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Liban: peine de mort requise pour le chef du Fatah al-Islam, en fuite

dépêche de presse du 19 février 2008 - Agence mondiale d'information - AFP
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Le procureur général du Liban a requis la peine de mort contre le chef du groupuscule islamiste Fatah al-Islam, Chaker el-Abssi, en fuite, pour un double attentat qui avait tué trois civils en février 2007, a annoncé mardi son bureau.

Le procureur Saïd Mirza a accusé le chef du groupuscule, qui a combattu durant l'été 2007 l'armée libanaise au camp de réfugiés palestiniens de Nahr al-Bared (nord), d'"incitation au meurtre" dans le double attentat et requis la peine de mort à son encontre.

Il a requis la même peine à l'encontre de trois autres membres du Fatah al-Islam accusés d'être les auteurs de l'attentat: Moustapha Siou, Kamal Farid Nassan et Yasser Choukeiri, tous Syriens et aujourd'hui derrière les barreaux.

Conformément à la procédure libanaise, ces requêtes sont émises avant le procès dont la date n'est pas encore fixée.

Le 13 février 2007, un attentat à l'explosif avait visé deux bus transportant des civils à Aïn Aalak, dans la montagne chrétienne, au nord de Beyrouth, faisant trois morts et une vingtaine de blessés.

D'après l'acte d'accusation, Moustapha Siou a placé les explosifs dans le premier bus, et Kamal Farid Nassan et Yasser Choukeiri ont fourni des armes. Omar Hajji, qui a placé les explosifs dans le second, a été tué plus tard dans les combats de Nahr al-Bared.

Moustapha Siou a avoué que l'attentat, exécuté la veille de la deuxième commémoration de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, était "un message à la majorité parlementaire antisyrienne".

Selon lui, Chaker al-Abssi avait envisagé, après le double attentat, de déposer une charge explosive dans un lieu de culte chiite fréquenté par des cadres du parti chiite Hezbollah, ou près des bureaux du parti chrétien des Kataëb (Phalanges), "dans le but de provoquer la discorde".

Le Liban, plongé dans sa plus grave crise depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), est sans président depuis le 24 novembre faute d'un accord sur une répartition du pouvoir dans le futur gouvernement entre la majorité, appuyée par les Etats-Unis et l'Arabie saoudite, et l'opposition emmenée par le Hezbollah et soutenue par Damas et Téhéran.

Le capitaine des services de renseignement Wissam Eid, assassiné avec quatre autres personnes dans un attentat à Beyrouth le 25 janvier, a joué un grand rôle dans la découverte des auteurs du double attentat, toujours selon l'acte d'accusation.

Le procureur n'a pas écarté que son assassinat soit "une riposte à sa contribution dans cette affaire" de Aïn Aalak, grâce notamment à l'interception d'appels téléphoniques.

Début janvier, Chaker al-Abssi, un moment donné pour mort avant que l'information soit démentie, a déclaré dans un enregistrement sonore lui étant attribué que la bataille de Nahr al-Bared, "n'était qu'un début".

Pendant plus de trois mois, des combats ont opposé le Fatah al-Islam à l'armée libanaise, qui s'est emparée du camp le 2 septembre. Les combats ont fait plus de 400 morts, dont 168 soldats.
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Données techniques

ID2771
Type de document (code)depeche
TitreLiban: peine de mort requise pour le chef du Fatah al-Islam, en fuite
Description(non défini)
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Date de publication19 février 2008
Date d'entrée en vigueur(non défini)
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OrganisationsAgence mondiale d'information - AFP (auteur)
Condamnés
Mots-clefsprocès + terrorisme
ZonegéosLiban