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La Maison Blanche "remuée" par la condamnation d'un journaliste afghan

dépêche de presse du 24 octobre 2008 - Agence mondiale d'information - AFP
La porte-parole de la Maison Blanche Dana Perino s'est dite "remuée" vendredi par la condamnation à 20 ans de prison d'un journaliste afghan accusé de blasphème.

"J'ai lu la presse sur le sujet et, évidemment, cela m'a remuée", a dit Mme Perino devant la presse.

"Nous pensons que tout le monde devrait pouvoir exprimer son opinion", a-t-elle dit à propos d'une condamnation qui soulève des questions sur l'établissement de la démocratie en Afghanistan après l'attaque de 2001.

Le président George W. Bush a été "le meilleur avocat des femmes dans le monde, ici à la Maison Blanche et jusqu'à l'Afghanistan, l'Afrique, la Chine, l'Inde, partout", a-t-elle dit.

Mais, a-t-elle ajouté, "il y a autre chose qui nous inquiète beaucoup; si ces informations nous remuent beaucoup, nous le sommes également par ce que les talibans font à des innocents", a-t-elle dit.

Sayed Perwiz Kambakhsh, 23 ans, a été condamné le 22 janvier à la peine capitale par le tribunal de Mazar-i-Sharif, dans la province de Balkh (nord). Mardi, la cour d'appel de Kaboul a annulé cette sentence, remplacée par 20 ans de prison.

Le journaliste, membre de la minorité chiite, était employé par une publication locale, Jahan-e Naw (Nouveau Monde), tout en poursuivant des études universitaires.

Il avait été arrêté le 27 octobre 2007 pour avoir distribué à ses camarades d'université un article "insultant pour l'islam et interprétant de manière erronée des versets du Coran", selon l'acte de condamnation.

Il avait imprimé des articles portant sur la condition des femmes.

La constitution afghane adoptée après la chute des talibans fin 2001 repose sur la loi islamique (charia), qui requiert la peine de mort pour des actes jugés contraires à l'islam.
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