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Après une exécution ratée, un condamné à mort demande un sursis dans l'Ohio

dépêche de presse du 30 septembre 2009 - Agence mondiale d'information - AFP
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Lawrence Reynolds, 43 ans, condamné à mourir par injection le 8 octobre, a déposé un appel dénonçant "un protocole défectueux" dans l'Ohio (nord), après que l'équipe d'exécution n'a pas réussi le 15 septembre à trouver une veine dans le corps d'un autre condamné.

Dans une requête devant une cour d'appel fédérale, dont l'AFP s'est procuré copie mercredi, les avocats de M. Reynolds estiment qu'il existe dans l'Ohio "une tendance à des problèmes graves dans l'administration de l'injection mortelle".

Une requête équivalente a été déposée devant la Cour suprême de l'Ohio, ont assuré à l'AFP les avocats du bureau des défenseurs publics de cet Etat qui a repris ses exécution en 1999.

Ils citent l'exécution ratée de Romell Broom le 15 septembre, qui a dû patienter deux heures que l'équipe d'exécution trouve une veine suffisamment solide pour supporter l'injection, avant de retourner vivant dans sa cellule, une première "depuis plus de 60 ans" aux Etats-Unis, rappellent les avocats.

La mise à mort de M. Broom a été suspendue au moins jusqu'au 30 novembre.

Les avocats citent également les exécutions de Christopher Newton, en mai 2007, où l'équipe avait mis plus d'une heure à trouver une veine, laissant le temps au condamné d'aller au toilettes au milieu de la procédure, et de Joseph Clark l'année précédente, pleurant de douleur alors que sa veine a éclaté pendant son exécution.

"L'Etat sait qu'il y a des problèmes avec la procédure et avec les qualifications, la compétence et la formation de l'équipe chargée de la mise à mort", assurent les avocats. "Cette cour ne peut pas laisser l'Etat de l'Ohio autoriser cette exécution sans un plan de secours complet et valable, mis en oeuvre par du personnel formé et qualifié, au cas où (l'équipe) ne trouve pas d'accès à une veine", ajoutent-ils.

Ils observent que "si l'Etat de l'Ohio utilise le même protocole défectueux que pour exécuter MM. Clark et Newton pour tenter d'exécuter M. Broom, et que ça tourne mal, la souffrance infligée sera intentionnelle".

Ils détaillent la douleur probablement ressentie par M. Clark, sur la base de l'autopsie de son corps qui a montré l'injection des produits hors de la veine et des "épanchements".

Dans sa réponse, dont l'AFP a également obtenu copie, le ministère de la Justice de l'Ohio affirme que "les difficultés pour trouver les veines de M. Broom et le report de son exécution ne signifient pas que l'exécution de M. Reynolds ou d'autres condamnés ne puissent être conduites correctement".

M. Reynolds avait été condamné à mort en 1994 pour avoir battu à mort et étranglé une femme de 67 ans. Plusieurs condamnés à mort ont en 2008 entamé une action commune contre le protocole de mise à mort de l'Ohio, qu'ils disent inconstitutionnel car "cruel". Certains de ces plaignants ont depuis été exécutés.

L'Ohio a exécuté quatre hommes en 2009.
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Données techniques

ID3828
Type de document (code)depeche
TitreAprès une exécution ratée, un condamné à mort demande un sursis dans l'Ohio
Description(non défini)
Référence(non défini)
Date de publication30 septembre 2009
Date d'entrée en vigueur(non défini)
Zone de publication officielle(non défini)
Documents parentsExécution ratée d'un condamné à mort dans l'Ohio, aux Etats-Unis
OrganisationsAgence mondiale d'information - AFP (auteur)
Condamnés
Mots-clefsexécution ratée (le condamné survit) + méthode d'exécution + procédure + sursis
ZonegéosEtats-Unis + Ohio