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L'ADN, une porte de sortie pour Hank Skinner?

dépêche de presse du 12 octobre 2010 - Associated Press - AP
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LIVINGSTON, Texas (AP) — Le dossier d'Hank Skinner, condamné à mort au Texas, va être réexaminé mercredi par la Cour suprême américaine. Celle-ci devrait se prononcer sur la possibilité pour ses avocats de faire procéder dix-sept ans après les faits à de nouveaux tests ADN qui, selon l'accusé, pourraient permettre de l'innocenter.

En 1995, Hank Skinner a été déclaré coupable des meurtres de sa compagne, Twila Jean Busby, âgée de 40 ans, et des deux fils de 20 et 22 ans de cette dernière, dans leur maison de Pampa, au Texas, le 31 décembre 1993.

Lors de son procès, des experts avaient affirmé que selon des analyses ADN, des traces de son sang, ainsi que de celui d'au moins un de ses fils, avaient été retrouvés cette nuit-là sur ses vêtements. Des empreintes de ses mains, ensanglantées, avaient aussi été relevées dans la maison.

La Cour suprême devrait se prononcer sur le droit des prisonniers à se servir de la législation fédérale sur les droits civiques pour faire procéder à des tests ADN qui n'ont pas été réalisés avant leur condamnation. Dans l'affaire Skinner, les procureurs avaient refusé d'autoriser des tests ADN sur certains objets, notamment des couteaux retrouvés sur place et une veste qui se trouvait près de l'un des corps. Aujourd'hui, les avocats d'Hank Skinner veulent que des tests ADN soient effectués sur ces objets notamment.

Ce nouvel examen du dossier intervient sept mois après la suspension, par la Cour suprême, de l'exécution d'Hank Skinner, une heure seulement avant l'heure prévue.

Rob Owen, professeur de droit à l'Université du Texas et avocat d'Hank Skinner, a déclaré que ce que demande son client est "simple et limité": "la possibilité d'obtenir l'accès à des preuves matérielles dans l'objectif de procéder à des tests ADN".

Lynn Switzer, procureur de la République du comté de Gray, a refusé de rendre les objets pour que des analyses soient faites, et les tribunaux saisis du dossier l'ont appuyée, affirmant que la législation texane a déjà donné à Hank Skinner "toutes les occasions" nécessaires pour montrer que des tests supplémentaires pourraient prouver son innocence.

Hank Skinner essayait de "jouer" avec le système, a commenté Lynn Switzer.

Selon les procureurs, il n'existe pas d'éléments permettant de prouver de manière certaine qu'Hank Skinner n'est pas l'assassin. Ils estiment au contraire que des preuves suffisantes existent pour montrer qu'il est coupable. Ils soutiennent aussi que de nouveaux tests ADN "ne prouveraient rien" de manière certaine.

"Ils ont décidé de me tuer pour quelque chose que je n'ai pas fait", avait déclaré en décembre Hank Skinner, 48 ans.

Hank Skinner reconnaît qu'il se trouvait dans la maison au moment des meurtres, mais il assure qu'il n'aurait pas pu les tuer parce qu'il s'était évanoui après avoir ingurgité un mélange de vodka et de codéine. Il affirme qu'un des fils de sa compagne, Elwin "Scooter" Caler, 22 ans, qui avait reçu des coups de couteau, a sans doute laissé couler du sang sur lui alors qu'il essayait de le sortir de sa torpeur alcoolique. Et il ajoute qu'il se trouvait couché tout près de l'endroit où sa compagne a été tuée à coups de matraque, ce qui expliquerait les traces du sang de celle-ci retrouvées sur lui.

Le Texas est l'Etat américain qui procède au plus grand nombre d'exécutions capitales. Depuis le début de l'année, 16 condamnés à mort y ont été exécutés.
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Données techniques

ID4613
Type de document (code)depeche
TitreL'ADN, une porte de sortie pour Hank Skinner?
Description(non défini)
Référence(non défini)
Date de publication12 octobre 2010
Date d'entrée en vigueur(non défini)
Zone de publication officielle(non défini)
Documents parents
OrganisationsAssociated Press - AP (auteur)
CondamnésHank Skinner
Mots-clefsADN + doutes sur la culpabilité + procès
ZonegéosEtats-Unis