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Le meurtrier d'un enfant de 9 ans exécuté en Floride

dépêche de presse du 12 février 2014 - Agence mondiale d'information - AFP
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Juan Carlos Chavez
Le meurtrier et violeur d'un garçon de 9 ans a été exécuté par injection létale, mercredi soir en Floride (sud-est), a-t-on appris auprès des autorités pénitentiaires.

Juan Carlos Chavez, 46 ans, dont 15 dans le couloir de la mort, a été déclaré décédé après 20H00 locales (01H00 GMT jeudi), a indiqué une porte-parole des prisons de Floride, Misty Cash.

L'exécution a été retardée de deux heures en raison des appels examinés par la Cour suprême des Etats-Unis, qui les a tous au final rejetés, a-t-on appris auprès de cette dernière.

Il avait été reconnu coupable de l'enlèvement, du viol et du meurtre de "Jimmy" Ryce, un garçon de 9 ans porté disparu pendant trois mois dans une zone rurale du comté de Miami-Dade.

Chavez, qui vivait dans une caravane dans la ferme qui l'employait, avait été arrêté, au terme d'intensives recherches et d'appels à témoins, quand la propriétaire des lieux avait retrouvé en sa possession le cartable de l'enfant et l'arme dont elle avait préalablement déclaré le vol.

Il avait alors avoué avoir kidnappé l'enfant sous la menace du revolver, à sa sortie du bus scolaire, le 11 septembre 1995, l'avoir violé dans sa caravane et abattu quand le garçonnet tentait de s'enfuir. Le corps avait été ensuite retrouvé démembré et enseveli dans du ciment dans les jardinières d'une ferme voisine, selon un document judiciaire.

Dans son ultime appel devant la Cour suprême, Chavez arguait de la violation de ses droits constitutionnels à se voir épargner "une punition cruelle et inhabituelle" si l'Etat employait le cocktail médicamenteux prévu pour l'injection mortelle.

Confrontée comme d'autres Etats américains à une pénurie de l'anesthésiant le plus courant, le pentobarbital, la Floride utilise depuis octobre du midazolam en première injection, suivi de bromure de vecuronium et de chlorure de potassium.

Or le midazolam avait été utilisé dans une exécution controversée le mois dernier dans l'Ohio (nord) où le condamné avait paru suffoquer.

Plusieurs condamnés à mort ont demandé récemment aux tribunaux de suspendre leur exécution, le temps d'établir avec certitude que ces nouveaux produits ne leur feront pas subir des souffrances anticonstitutionnelles.

Chavez s'appuyait notamment sur le recours d'un autre condamné à mort de Floride, Paul Howell, qui a obtenu de la cour suprême de Floride l'examen approfondi du nouveau protocole d'injection, avant son exécution prévue le 26 février.

Chavez réclamait "d'être traité avec équité par les tribunaux", sans quoi "il souffrirait d'un préjudice irréparable", selon sa plainte devant la haute Cour.

Sans commentaire, la Cour suprême des Etats-Unis a rejeté son ultime appel et donné le feu vert pour son exécution.

Il s'agit de la 8e exécution de l'année aux Etats-Unis, la seconde en Floride, selon le centre d'information sur la peine capitale (DPIC).
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Données techniques

ID7224
Type de document (code)depeche
TitreLe meurtrier d'un enfant de 9 ans exécuté en Floride
Description(non défini)
Référence(non défini)
Date de publication12 février 2014
Date d'entrée en vigueur(non défini)
Zone de publication officielle(non défini)
Documents parents
OrganisationsAgence mondiale d'information - AFP (auteur)
CondamnésJuan Carlos Chavez
Mots-clefsexécution + méthode d'exécution + sursis de dernière minute
ZonegéosEtats-Unis + Floride