La peine de mort dans le monde — Gray http://www.peinedemort.org/rss/condamne?id=1470 Gray : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Sat, 25 Nov 2017 10:49:07 +0100 Thu, 19 Jan 2017 07:06:44 +0100 120 États-Unis : exécution d'un condamné à mort en Virginie http://www.peinedemort.org/document/9284 Un condamné à mort a été exécuté mercredi soir en Virginie, la Cour suprême des États-Unis ayant rejeté peu avant un ultime recours du prisonnier, ont annoncé les autorités pénitentiaires locales. Ricky Gray est décédé d'une injection létale à 21 h 42, sans avoir souhaité faire une dernière déclaration, ont-elles précisé. Les avocats du condamné ont tenté jusqu'au bout d'obtenir un sursis à son exécution en avertissant que celle-ci risquait de tourner au supplice, en raison des substances mortelles utilisées. « La Virginie risque d'infliger une torture chimique mortelle à Ricky Gray », avaient prévenu les défenseurs du prisonnier. Mais ils n'ont pas réussi à convaincre la Cour suprême à Washington, qui a rejeté ce recours quelques heures avant celle prévue pour l'exécution. Ricky Gray avait été reconnu coupable d'un quadruple homicide commis le jour de l'an 2006. Avec son neveu, il s'était introduit au domicile de la famille Harvey dans la ville de Richmond pour dévaliser la maison. En plus du cambriolage, les deux malfaiteurs avaient assassiné le couple et ses deux fillettes âgées de 9 et 4 ans. Les corps des victimes avaient été retrouvés ligotés, porteurs d'ecchymoses et de coups de couteau au sous-sol de la maison, qui avait été de surcroît incendiée. Ce quadruple meurtre avait plongé dans l'effroi Richmond et sa région. L'enquête avait permis d'impliquer Ricky Gray dans plusieurs autres crimes. Il avait notamment reconnu avoir battu à mort sa femme et s'être débarrassé de son corps. Les défenseurs de Ricky Gray ont récemment diffusé un enregistrement dans lequel on l'entend exprimer des remords. Ils faisaient aussi valoir qu'à l'heure de ses crimes l'homme était sous l'effet de stupéfiants, qu'il prenait pour atténuer le traumatisme résultant d'agressions sexuelles subies à l'enfance. Comme les autres États américains, la Virginie fait face à une carence des substances utilisées pour les injections létales, en raison d'un refus d'approvisionnement de grandes firmes pharmaceutiques. Elle a choisi une stratégie controversée pour contourner cet écueil : garantir l'anonymat aux « pharmacies » prêtes à fournir des produits mortels. Pour exécuter Ricky Gray, l'État a donc payé la somme astronomique de 66 000 dollars pour se procurer deux substances fournies par un préparateur en pharmacie non identifié.
Ricky Gray avait été reconnu coupable d'un quadruple homicide commis le jour de l'an 2006. Avec son neveu, il s'était introduit au domicile de la famille Harvey dans la ville de Richmond pour dévaliser la maison. En plus du cambriolage, les deux malfaiteurs avaient assassiné le couple et ses deux fillettes âgées de 9 et 4 ans. Les corps des victimes avaient été retrouvés ligotés, porteurs d'ecchymoses et de coups de couteau au sous-sol de la maison, qui avait été de surcroît incendiée. Ce quadruple meurtre avait plongé dans l'effroi Richmond et sa région. L'enquête avait permis d'impliquer Ricky Gray dans plusieurs autres crimes. Il avait notamment reconnu avoir battu à mort sa femme et s'être débarrassé de son corps. Les défenseurs de Ricky Gray ont récemment diffusé un enregistrement dans lequel on l'entend exprimer des remords. Ils faisaient aussi valoir qu'à l'heure de ses crimes l'homme était sous l'effet de stupéfiants, qu'il prenait pour atténuer le traumatisme résultant d'agressions sexuelles subies à l'enfance.

Comme les autres États américains, la Virginie fait face à une carence des substances utilisées pour les injections létales, en raison d'un refus d'approvisionnement de grandes firmes pharmaceutiques. Elle a choisi une stratégie controversée pour contourner cet écueil : garantir l'anonymat aux « pharmacies » prêtes à fournir des produits mortels. Pour exécuter Ricky Gray, l'État a donc payé la somme astronomique de 66 000 dollars pour se procurer deux substances fournies par un préparateur en pharmacie non identifié.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9284 Thu, 19 Jan 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Un condamné à mort risquerait une «torture chimique» http://www.peinedemort.org/document/9278 (Agence France-Presse) Washington - Les avocats d'un condamné à mort ont annoncé avoir saisi la Cour suprême des Etats-Unis en avertissant que l'exécution du meurtrier prévue mercredi risquait de tourner pour lui au supplice, en raison des substances létales utilisées. «La Virginie risque d'infliger une torture chimique mortelle à Ricky Gray», préviennent les défenseurs du prisonnier, qui avait été reconnu coupable d'un quadruple homicide commis au jour de l'An 2006. Avec son neveu, Ricky Gray s'était introduit au domicile de la famille Harvey dans la ville de Richmond pour dévaliser la maison. En plus du cambriolage, les deux malfaiteurs avaient assassiné le couple et leurs deux fillettes âgées de 9 et 4 ans. Les corps des victimes avaient été retrouvés ligotés, porteurs d'ecchymoses et de coups de couteau au sous-sol de la maison qui avait été de surcroît incendiée. Ce quadruple meurtre avait plongé dans l'effroi Richmond et sa région. L'enquête avait permis d'impliquer Ricky Gray dans plusieurs autres crimes. Il avait notamment reconnu avoir battu à mort sa femme et s'être débarrassé de son corps. Les défenseurs de Ricky Gray ont diffusé un enregistrement dans lequel on l'entend exprimer des remords. Ils font aussi valoir qu'à l'heure de ses crimes l'homme était sous l'effet de stupéfiants qu'il prenait pour atténuer le traumatisme résultant d'agressions sexuelles subies à l'enfance. Comme les autres États américains, la Virginie fait face à une carence des substances utilisées pour les injections létales, en raison d'un refus d'approvisionnement de grandes firmes pharmaceutiques. La situation a conduit certains États à se tourner en catimini vers des préparateurs en pharmacie non homologués par la FDA, l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux. Ou encore vers des circuits clandestins à l'étranger, en violation de la loi fédérale. La Virginie, située dans l'est du pays, a elle aussi choisi une stratégie controversée pour contourner l'écueil de la pénurie: garantir l'anonymat aux «pharmacies» prêtes à fournir des produits mortels. Pour exécuter M. Gray, l'État a donc payé la somme astronomique de 66 000 dollars pour se procurer du chlorure de potassium et du midazolam. Le premier produit est censé provoquer l'arrêt du coeur du condamné mais, selon ses avocats, pourrait au passage lui infliger une «vive souffrance». Le fait qu'il provienne d'un préparateur en pharmacie non identifié aggrave le risque, soutiennent-ils. La deuxième substance, le midazolam, est encore plus critiquée car c'est un anxiolytique et non un anesthésiant. En décembre dernier, un condamné à mort dans l'État de l'Alabama a suffoqué et fait des convulsions pendant 13 minutes lors de son exécution avec du midazolam.
«La Virginie risque d'infliger une torture chimique mortelle à Ricky Gray», préviennent les défenseurs du prisonnier, qui avait été reconnu coupable d'un quadruple homicide commis au jour de l'An 2006.

Avec son neveu, Ricky Gray s'était introduit au domicile de la famille Harvey dans la ville de Richmond pour dévaliser la maison. En plus du cambriolage, les deux malfaiteurs avaient assassiné le couple et leurs deux fillettes âgées de 9 et 4 ans.

Les corps des victimes avaient été retrouvés ligotés, porteurs d'ecchymoses et de coups de couteau au sous-sol de la maison qui avait été de surcroît incendiée. Ce quadruple meurtre avait plongé dans l'effroi Richmond et sa région.

L'enquête avait permis d'impliquer Ricky Gray dans plusieurs autres crimes. Il avait notamment reconnu avoir battu à mort sa femme et s'être débarrassé de son corps.

Les défenseurs de Ricky Gray ont diffusé un enregistrement dans lequel on l'entend exprimer des remords. Ils font aussi valoir qu'à l'heure de ses crimes l'homme était sous l'effet de stupéfiants qu'il prenait pour atténuer le traumatisme résultant d'agressions sexuelles subies à l'enfance.

Comme les autres États américains, la Virginie fait face à une carence des substances utilisées pour les injections létales, en raison d'un refus d'approvisionnement de grandes firmes pharmaceutiques.

La situation a conduit certains États à se tourner en catimini vers des préparateurs en pharmacie non homologués par la FDA, l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux. Ou encore vers des circuits clandestins à l'étranger, en violation de la loi fédérale.

La Virginie, située dans l'est du pays, a elle aussi choisi une stratégie controversée pour contourner l'écueil de la pénurie: garantir l'anonymat aux «pharmacies» prêtes à fournir des produits mortels.

Pour exécuter M. Gray, l'État a donc payé la somme astronomique de 66 000 dollars pour se procurer du chlorure de potassium et du midazolam.

Le premier produit est censé provoquer l'arrêt du coeur du condamné mais, selon ses avocats, pourrait au passage lui infliger une «vive souffrance». Le fait qu'il provienne d'un préparateur en pharmacie non identifié aggrave le risque, soutiennent-ils.

La deuxième substance, le midazolam, est encore plus critiquée car c'est un anxiolytique et non un anesthésiant.

En décembre dernier, un condamné à mort dans l'État de l'Alabama a suffoqué et fait des convulsions pendant 13 minutes lors de son exécution avec du midazolam.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9278 Tue, 17 Jan 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP