La peine de mort dans le monde — Williams http://www.peinedemort.org/rss/condamne?id=1480 Williams : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Sat, 18 Nov 2017 20:33:14 +0100 Sun, 30 Apr 2017 10:35:44 +0200 120 Etats-Unis : Autopsie ordonnée après une exécution en Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9430 Kenneth Williams, condamné à mort en Arkansas pour meurtre, aurait suffoqué et convulsé lors de son exécution. Une autopsie devra déterminer si son exécution s'est déroulée dans les règles. Une juge fédérale de l'Arkansas a ordonné vendredi soir qu'une autopsie soit réalisée sur un condamné dont l'exécution la veille avait déclenché une vive controverse, aux Etats-Unis et au-delà, car elle a mal tourné selon plusieurs témoins. Moins de 24 heures après l'injection létale effectuée jeudi soir sur Kenneth Williams avec un produit très critiqué, la juge Kristine Baker a demandé au médecin légiste de récupérer des échantillons de sang pour tenter de déterminer si l'exécution s'est déroulée dans les règles. Dès vendredi, les avocats du condamné âgé de 38 ans ainsi que la puissante organisation américaine pour les droits, l'ACLU, avaient réclamé l'ouverture d'une enquête sur cette exécution lors de laquelle Kenneth Williams a selon eux «souffert». Ils s'appuient notamment sur les récits de journalistes américains qui assistaient en tant que témoins à l'injection du cocktail mortel. Ces derniers ont notamment affirmé que Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, s'était tordu sur le lit où il était sanglé, pris de convulsions, d'accès de toux, de suffocation bruyante. Péremption des produits Accédant à la demande de Jason McGehee, également dans le couloir de la mort en Arkansas mais qui a échappé à une exécution jeudi, la juge Baker a demandé, dans son ordre, que soient collectés «des échantillons de sang et de tissus de Kenneth Williams», et de «procéder à une autopsie». Les conseils du condamné estiment que le sédatif utilisé pour l'exécution, le midazolam, peut être une cause des souffrances endurées par leur client. Il s'agit d'un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience. La péremption imminente - le 30 avril - de ce produit dans les stocks pénitentiaires de l'Arkansas avait justement précipité une série de mises à mort accélérées dans l'Etat du sud américain. L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi et donc Kenneth Williams jeudi. L'Etat avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours mais son programme a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale.

Une juge fédérale de l'Arkansas a ordonné vendredi soir qu'une autopsie soit réalisée sur un condamné dont l'exécution la veille avait déclenché une vive controverse, aux Etats-Unis et au-delà, car elle a mal tourné selon plusieurs témoins.

Moins de 24 heures après l'injection létale effectuée jeudi soir sur Kenneth Williams avec un produit très critiqué, la juge Kristine Baker a demandé au médecin légiste de récupérer des échantillons de sang pour tenter de déterminer si l'exécution s'est déroulée dans les règles.

Dès vendredi, les avocats du condamné âgé de 38 ans ainsi que la puissante organisation américaine pour les droits, l'ACLU, avaient réclamé l'ouverture d'une enquête sur cette exécution lors de laquelle Kenneth Williams a selon eux «souffert».

Ils s'appuient notamment sur les récits de journalistes américains qui assistaient en tant que témoins à l'injection du cocktail mortel. Ces derniers ont notamment affirmé que Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, s'était tordu sur le lit où il était sanglé, pris de convulsions, d'accès de toux, de suffocation bruyante.

Péremption des produits

Accédant à la demande de Jason McGehee, également dans le couloir de la mort en Arkansas mais qui a échappé à une exécution jeudi, la juge Baker a demandé, dans son ordre, que soient collectés «des échantillons de sang et de tissus de Kenneth Williams», et de «procéder à une autopsie».

Les conseils du condamné estiment que le sédatif utilisé pour l'exécution, le midazolam, peut être une cause des souffrances endurées par leur client. Il s'agit d'un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience. La péremption imminente - le 30 avril - de ce produit dans les stocks pénitentiaires de l'Arkansas avait justement précipité une série de mises à mort accélérées dans l'Etat du sud américain.

L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi et donc Kenneth Williams jeudi.

L'Etat avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours mais son programme a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9430 Sat, 29 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Les multiples exécutions en Arkansas inquiètent http://www.peinedemort.org/document/9429 VARNER, Ark. — Deux organisations de défense des droits de la personne de premier plan se sont inquiétées publiquement, vendredi, de l'exécution récente de multiples condamnés en Arkansas. Le bureau onusien des droits de la personne s'est ainsi dit «profondément troublé» par les quatre exécutions menées depuis huit jours, déclarant que l'accélération des exécutions pour devancer l'expiration d'un produit sédatif, dimanche, «ajoute au caractère arbitraire et cruel de tout le processus». La porte-parole Liz Throssell n'a toutefois pas condamné les exécutions, mais elle a prévenu que cet empressement «pourrait priver les détenus du plein exercice de leur droit de porter leur peine en appel». Elle a ajouté que l'utilisation du sédatif midazolam a été «critiquée pour ne pas avoir empêché les gens de souffrir». Elle a ensuite applaudi la suspension de quatre autres exécutions en Arkansas, avant de rappeler que le nombre d'exécutions est en déclin constant depuis quelques années aux États-Unis. De son côté, l'American Civil Liberties Union (ACLU) a affirmé que l'Arkansas a possiblement soumis un condamné à un châtiment cruel et inhabituel. Un journaliste de l'Associated Press affirme que Kenneth Williams a été secoué jeudi par une quinzaine de convulsions violentes environ trois minutes après l'injection du premier produit, puis par cinq moins intenses, avant de mourir. La responsable de l'ACLU en Arkansas, Rita Sklar, a demandé la tenue d'une enquête pour déterminer si Williams a été «torturé». Un porte-parole du gouverneur de l'Arkansas, Asa Hutchinson, a assuré que ces convulsions étaient des «spasmes musculaires involontaires» qui comptent parmi les effets secondaires connus du midazolam, le premier des trois produits qui sont injectés au condamné. Williams avait été condamné à la prison à vie pour le meurtre d'une meneuse de claque. Il a ensuite tué un ancien gardien de prison après s'être évadé, ce qui lui a valu la peine de mort. Tous les condamnés exécutés en Arkansas depuis quelques jours sont morts moins de 20 minutes après le début de leur exécution.
Le bureau onusien des droits de la personne s'est ainsi dit «profondément troublé» par les quatre exécutions menées depuis huit jours, déclarant que l'accélération des exécutions pour devancer l'expiration d'un produit sédatif, dimanche, «ajoute au caractère arbitraire et cruel de tout le processus».

La porte-parole Liz Throssell n'a toutefois pas condamné les exécutions, mais elle a prévenu que cet empressement «pourrait priver les détenus du plein exercice de leur droit de porter leur peine en appel».

Elle a ajouté que l'utilisation du sédatif midazolam a été «critiquée pour ne pas avoir empêché les gens de souffrir». Elle a ensuite applaudi la suspension de quatre autres exécutions en Arkansas, avant de rappeler que le nombre d'exécutions est en déclin constant depuis quelques années aux États-Unis.


De son côté, l'American Civil Liberties Union (ACLU) a affirmé que l'Arkansas a possiblement soumis un condamné à un châtiment cruel et inhabituel. Un journaliste de l'Associated Press affirme que Kenneth Williams a été secoué jeudi par une quinzaine de convulsions violentes environ trois minutes après l'injection du premier produit, puis par cinq moins intenses, avant de mourir.

La responsable de l'ACLU en Arkansas, Rita Sklar, a demandé la tenue d'une enquête pour déterminer si Williams a été «torturé».

Un porte-parole du gouverneur de l'Arkansas, Asa Hutchinson, a assuré que ces convulsions étaient des «spasmes musculaires involontaires» qui comptent parmi les effets secondaires connus du midazolam, le premier des trois produits qui sont injectés au condamné.

Williams avait été condamné à la prison à vie pour le meurtre d'une meneuse de claque. Il a ensuite tué un ancien gardien de prison après s'être évadé, ce qui lui a valu la peine de mort.

Tous les condamnés exécutés en Arkansas depuis quelques jours sont morts moins de 20 minutes après le début de leur exécution.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9429 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Associated Press - AP
Etats-Unis: un nouveau condamné exécuté dans l'Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9427 Washington - L'Arkansas a exécuté jeudi soir un nouveau prisonnier, dernier d'une série de condamnés mis à mort de façon accélérée dans cet Etat du sud de l'Amérique. Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, a reçu une injection létale, a annoncé dans un communiqué la procureure générale Leslie Rutledge. Cet homme de 38 ans avait un quotient intellectuel d'enfant, selon ses avocats. Ceux-ci ont tenté jusqu'au bout jeudi d'obtenir pour leur client un sursis de dernière minute, par divers recours judiciaires jusqu'à la Cour suprême à Washington, qui ont été rejetés les uns après les autres. L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi. L'Etat avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours. Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié cette précipitation par la péremption à la fin du mois d'une substance très controversée utilisée dans les injections létales. Mais son programme d'exécutions accélérées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. La bataille devant les tribunaux s'est finalement soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, l'Etat parvenant à procéder aux quatre autres. Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion perpétuelle pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd. Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison. Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood. Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution de Kenneth Williams. La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un email distincts datés de ce jeudi, avaient demandé au gouverneur Hutchinson d'épargner la vie du condamné. "Son exécution ne me ramènera pas mon père et ne nous rendra pas ce qui nous a été pris. Cela ne fera qu'ajouter de la souffrance", avait écrit Kayla Greenwood. La famille Greenwood a financé et organisé le voyage jusque dans l'Arkansas de la fille et de la petite-fille du condamné, afin qu'elles puissent le rencontrer une dernière fois. "En tant que famille dotée d'une foi très solide, nous ne pensons pas que c'est à nous de décider de prendre une vie", avait de son côté assuré Stacey Yaw, la veuve de Michael Greenwood et mère de Kayla. En revanche, la famille Boren avait fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams. "Nous avons attendu très, très longtemps ce moment", avait déclaré la veuve, Genie Boren, citée par la chaîne Fox 16. "Les gens doivent être punis pour leurs actes", avait-elle ajouté.
Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, a reçu une injection létale, a annoncé dans un communiqué la procureure générale Leslie Rutledge.

Cet homme de 38 ans avait un quotient intellectuel d'enfant, selon ses avocats.

Ceux-ci ont tenté jusqu'au bout jeudi d'obtenir pour leur client un sursis de dernière minute, par divers recours judiciaires jusqu'à la Cour suprême à Washington, qui ont été rejetés les uns après les autres.

L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi.

L'Etat avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours.

Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié cette précipitation par la péremption à la fin du mois d'une substance très controversée utilisée dans les injections létales.

Mais son programme d'exécutions accélérées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort.

La bataille devant les tribunaux s'est finalement soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, l'Etat parvenant à procéder aux quatre autres.

Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion perpétuelle pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd.

Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison.

Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood.

Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution de Kenneth Williams.

La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un email distincts datés de ce jeudi, avaient demandé au gouverneur Hutchinson d'épargner la vie du condamné.

"Son exécution ne me ramènera pas mon père et ne nous rendra pas ce qui nous a été pris. Cela ne fera qu'ajouter de la souffrance", avait écrit Kayla Greenwood.

La famille Greenwood a financé et organisé le voyage jusque dans l'Arkansas de la fille et de la petite-fille du condamné, afin qu'elles puissent le rencontrer une dernière fois.

"En tant que famille dotée d'une foi très solide, nous ne pensons pas que c'est à nous de décider de prendre une vie", avait de son côté assuré Stacey Yaw, la veuve de Michael Greenwood et mère de Kayla.

En revanche, la famille Boren avait fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams.

"Nous avons attendu très, très longtemps ce moment", avait déclaré la veuve, Genie Boren, citée par la chaîne Fox 16. "Les gens doivent être punis pour leurs actes", avait-elle ajouté. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9427 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis : l'ONU profondément troublée par les récentes exécutions dans l'Etat de l'Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9431 28 avril 2017 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) s'est dit profondément troublé par l'exécution de quatre hommes en l'espace de huit jours par l'Etat de l'Arkansas, aux Etats-Unis, après un moratoire de facto de 12 ans sur l'application de la peine de mort. Kenneth Williams était le dernier prisonnier à avoir été exécuté par injection létale. Sa mort a été prononcée jeudi, juste après 11 heures, heure locale. Les trois autres prisonniers récemment exécutés sont Ledell Lee (20 avril), Marcel Williams (24 avril) et Jack Jones (24 avril). « Nous nous félicitons du fait que les exécutions de quatre autres hommes en Arkansas aient été suspendues mais nous sommes vivement préoccupés par le fait que la peine de mort ait été appliquée dans ces quatre cas », a déclaré une porte-parole du HCDH, Elizabeth Throssell, lors d'un point de presse, vendredi, à Genève. L'expiration le 30 avril des stocks de midazolam - l'un des médicaments utilisés dans les injections mortelles – et le manque de clarté concernant l'obtention d'autres stocks sont les raisons invoquées par le gouverneur de l'Arkansas pour avoir procédé aux exécutions. « Un tel argument a conduit à l'accélération de l'organisation des exécutions de ces hommes de manière arbitraire, la date d'expiration d'un médicament étant un facteur déterminant », a déploré Mme Throssell. « Accélérer les exécutions peut nier aux prisonniers la possibilité d'exercer pleinement leurs droits de recours contre leur condamnation et/ou leur peine et peuvent également amener les États à raccourcir leurs procédures de clémence, ce qui affecte les droits des détenus », a précisé la porte-parole. L'utilisation du médicament sédatif midazolam dans le protocole d'injection létale a été critiquée pour le fait qu'il n'empêche pas les gens de souffrir. Au cours des trois dernières années, des exécutions ratées ont été reportées en raison de l'utilisation de ce médicament dans plusieurs cas, y compris dans les Etats américains de l'Alabama, de l'Oklahoma et de l'Ohio. Les exécutions dans l'Etat de l'Arkansas ont eu lieu dans un contexte de baisse régulière des condamnations à mort aux États-Unis, passant de 52 en 2009 à 20 en 2016. Dix exécutions ont été menées depuis le début de l'année. « L'ONU s'oppose à la peine de mort en toutes circonstances et nous appelons tous les gouvernements qui la maintiennent à établir un moratoire officiel sur toutes les exécutions dans le but d'abolir la peine de mort », a rappelé Mme Throssell.
Kenneth Williams était le dernier prisonnier à avoir été exécuté par injection létale. Sa mort a été prononcée jeudi, juste après 11 heures, heure locale. Les trois autres prisonniers récemment exécutés sont Ledell Lee (20 avril), Marcel Williams (24 avril) et Jack Jones (24 avril).

« Nous nous félicitons du fait que les exécutions de quatre autres hommes en Arkansas aient été suspendues mais nous sommes vivement préoccupés par le fait que la peine de mort ait été appliquée dans ces quatre cas », a déclaré une porte-parole du HCDH, Elizabeth Throssell, lors d'un point de presse, vendredi, à Genève.

L'expiration le 30 avril des stocks de midazolam - l'un des médicaments utilisés dans les injections mortelles – et le manque de clarté concernant l'obtention d'autres stocks sont les raisons invoquées par le gouverneur de l'Arkansas pour avoir procédé aux exécutions.

« Un tel argument a conduit à l'accélération de l'organisation des exécutions de ces hommes de manière arbitraire, la date d'expiration d'un médicament étant un facteur déterminant », a déploré Mme Throssell. « Accélérer les exécutions peut nier aux prisonniers la possibilité d'exercer pleinement leurs droits de recours contre leur condamnation et/ou leur peine et peuvent également amener les États à raccourcir leurs procédures de clémence, ce qui affecte les droits des détenus », a précisé la porte-parole.

L'utilisation du médicament sédatif midazolam dans le protocole d'injection létale a été critiquée pour le fait qu'il n'empêche pas les gens de souffrir. Au cours des trois dernières années, des exécutions ratées ont été reportées en raison de l'utilisation de ce médicament dans plusieurs cas, y compris dans les Etats américains de l'Alabama, de l'Oklahoma et de l'Ohio.

Les exécutions dans l'Etat de l'Arkansas ont eu lieu dans un contexte de baisse régulière des condamnations à mort aux États-Unis, passant de 52 en 2009 à 20 en 2016. Dix exécutions ont été menées depuis le début de l'année.

« L'ONU s'oppose à la peine de mort en toutes circonstances et nous appelons tous les gouvernements qui la maintiennent à établir un moratoire officiel sur toutes les exécutions dans le but d'abolir la peine de mort », a rappelé Mme Throssell.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9431 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
Déclaration de la porte-parole sur les exécutions en Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9455 L'exécution, hier, de Kenneth Williams, est la quatrième pratiquée en huit jours par l'État d'Arkansas, mettant fin au moratoire de fait qui était en vigueur depuis 2005. L'Union européenne est fermement et catégoriquement opposée à la peine capitale. Quelles que soient les circonstances, la peine de mort ne saurait en aucun cas se justifier. Elle demeure une violation inacceptable des droits de l'homme et de la dignité humaine et n'a aucun caractère dissuasif. L'abolition universelle de la peine de mort constitue l'un des principaux objectifs de l'Union européenne, à la réalisation duquel elle continuera d'œuvrer en soulevant la question à tous les niveaux avec les autorités américaines et celles des autres États dans lesquels cette pratique est toujours en vigueur.
L'Union européenne est fermement et catégoriquement opposée à la peine capitale. Quelles que soient les circonstances, la peine de mort ne saurait en aucun cas se justifier. Elle demeure une violation inacceptable des droits de l'homme et de la dignité humaine et n'a aucun caractère dissuasif.

L'abolition universelle de la peine de mort constitue l'un des principaux objectifs de l'Union européenne, à la réalisation duquel elle continuera d'œuvrer en soulevant la question à tous les niveaux avec les autorités américaines et celles des autres États dans lesquels cette pratique est toujours en vigueur.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9455 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Union européenne
Point presse sur les exécutions dans l'Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9466 Porte-parole du Haut-Commissaire aux droits de l'homme des Nations Unies: Elizabeth Throssell Lieu: Genève Date: 28 avril 2017 Exécutions dans l'Arkansas Nous sommes profondément troublés par les quatre exécutions qui ont eu lieu dans l'Arkansas en l'espace de huit jours, après un moratoire de fait de 12 ans sur l'application de la peine de mort dans cet État américain. Le dernier prisonnier à être exécuté par injection létale a été Kenneth Williams, déclaré mort juste après 23h00 heure locale jeudi. Ledell Lee a été exécuté le 20 avril, Jack Jones et Marcel Williams le 24 avril. Nous nous félicitons de la suspension de l'exécution de quatre autres personnes dans l'Arkansas, pour le moment, mais nous sommes vivement préoccupés par le fait que la peine de mort ait été imposée dans ces quatre cas. L'argument avancé ici par le gouverneur de l'Arkansas était la péremption prochaine, le 30 avril, de l'un des produits utilisés dans les injections létales d'une substance utilisée dans les injections létales, le midazolam, et l'État ne savait pas s'il pourrait se fournir à nouveau. Un tel argument a conduit à l'accélération de l'ordonnancement des exécutions de ces hommes de manière arbitraire, la date d'expiration d'un médicament étant un facteur déterminant. Ces exécutions «à la chaîne» peuvent priver les prisonniers d'exercer pleinement leurs droits de recours contre leur condamnation et/ou leur peine. Elles peuvent également amener les États à raccourcir leurs processus de clémence, ce qui affecte les droits des détenus. Le midazolam est accusé d'avoir un effet anesthésiant parfois insuffisant, ce qui peut provoquer des souffrances. Au cours des trois dernières années, des exécutions ratées ont été rapportées dans plusieurs cas sur l'utilisation de ce médicament, notamment en Alabama, en Oklahoma et dans l'Ohio. Les exécutions en Arkansas ont eu lieu au moment où l'on constate un déclin de l'application de la peine de mort aux États-Unis, passées de 52 cas en 2009 à 20 en 2016. 10 exécutions ont eu lieu jusqu'ici cette année. Les services du Haut-Commissaire Zeid ont rappelé que l'ONU s'oppose fermement à la peine de mort en toutes circonstances et ils ont à nouveau sollicité un moratoire sur les exécutions en vue de l'abolition de la peine capitale. Lieu: Genève
Date: 28 avril 2017

Exécutions dans l'Arkansas

Nous sommes profondément troublés par les quatre exécutions qui ont eu lieu dans l'Arkansas en l'espace de huit jours, après un moratoire de fait de 12 ans sur l'application de la peine de mort dans cet État américain.

Le dernier prisonnier à être exécuté par injection létale a été Kenneth Williams, déclaré mort juste après 23h00 heure locale jeudi. Ledell Lee a été exécuté le 20 avril, Jack Jones et Marcel Williams le 24 avril.

Nous nous félicitons de la suspension de l'exécution de quatre autres personnes dans l'Arkansas, pour le moment, mais nous sommes vivement préoccupés par le fait que la peine de mort ait été imposée dans ces quatre cas. L'argument avancé ici par le gouverneur de l'Arkansas était la péremption prochaine, le 30 avril, de l'un des produits utilisés dans les injections létales d'une substance utilisée dans les injections létales, le midazolam, et l'État ne savait pas s'il pourrait se fournir à nouveau.

Un tel argument a conduit à l'accélération de l'ordonnancement des exécutions de ces hommes de manière arbitraire, la date d'expiration d'un médicament étant un facteur déterminant. Ces exécutions «à la chaîne» peuvent priver les prisonniers d'exercer pleinement leurs droits de recours contre leur condamnation et/ou leur peine. Elles peuvent également amener les États à raccourcir leurs processus de clémence, ce qui affecte les droits des détenus.

Le midazolam est accusé d'avoir un effet anesthésiant parfois insuffisant, ce qui peut provoquer des souffrances. Au cours des trois dernières années, des exécutions ratées ont été rapportées dans plusieurs cas sur l'utilisation de ce médicament, notamment en Alabama, en Oklahoma et dans l'Ohio.

Les exécutions en Arkansas ont eu lieu au moment où l'on constate un déclin de l'application de la peine de mort aux États-Unis, passées de 52 cas en 2009 à 20 en 2016. 10 exécutions ont eu lieu jusqu'ici cette année.

Les services du Haut-Commissaire Zeid ont rappelé que l'ONU s'oppose fermement à la peine de mort en toutes circonstances et ils ont à nouveau sollicité un moratoire sur les exécutions en vue de l'abolition de la peine capitale.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9466 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
Arkansas : Une exécution se transforme en séance de torture http://www.peinedemort.org/document/9432 Une série d'exécutions accélérées dans l'État américain de l'Arkansas s'est achevée dans une vive controverse et des condamnations internationales au lendemain de la mise à mort d'un dernier condamné, qui a apparemment suffoqué après s'être vu injecter un produit très critiqué. Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, a reçu une injection létale jeudi soir. Cet homme de 38 ans avait un quotient intellectuel d'enfant, selon ses avocats. Ceux-ci ont tenté jusqu'au bout d'obtenir pour leur client un sursis de dernière minute, par divers recours judiciaires jusqu'à la Cour suprême à Washington, qui ont été rejetés les uns après les autres. L'exécution, selon plusieurs témoins, s'est mal passée et Shawn Nolan, un des avocats de Kenneth Williams, a demandé vendredi l'ouverture d'une enquête. «Nous avons essayé encore et encore d'obtenir de l'État qu'il se conforme à son propre protocole en ne torturant pas notre client jusqu'à la mort, et pourtant les récits des témoins de l'exécution indiquent que M. Williams a souffert», a-t-il ajouté. Des journalistes américains y ayant assisté en tant que témoins indépendants ont raconté que le condamné s'était tordu sur le lit où il était sanglé, pris de convulsions, d'accès de toux, de suffocation bruyante. Même si le micro les reliant au prisonnier était coupé, ils ont entendu celui-ci lutter ainsi plusieurs minutes, à travers la vitre séparant les deux pièces. «Ceci est très perturbant, mais pas du tout surprenant, étant donné l'historique du sédatif midazolam, qui a été utilisé dans plusieurs exécutions qui ont mal tourné», a repris Shawn Nolan. Le conseil fait référence à cette substance utilisée dans les injections létales, dont la péremption imminente - le 30 avril - dans les stocks pénitentiaires de l'Arkansas avait justement précipité cette série de mises à mort. Le midazolam est un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience. L'État, «dans sa précipitation pour utiliser son stock de midazolam avant qu'il n'expire», a-t-il «violé le huitième amendement (de la Constitution américaine) sur l'interdiction des châtiments cruels et inhabituels ?», s'interroge vendredi la branche de l'Arkansas de la puissante organisation pour les droits, ACLU. L'exécution, précise l'ACLU-Arkansas, doit faire l'objet d'une enquête pour «déterminer si l'État a torturé M. Williams avant de le tuer». L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi. L'État avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours mais son programme a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale. La bataille devant les tribunaux s'est finalement soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues. De nombreuses instances internationales ont condamné l'exécution de jeudi. Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme s'est par exemple dit «profondément inquiet et troublé» par la série d'exécutions et a demandé un «moratoire sur la peine de mort». «Notre inquiétude est que ces exécutions ont été planifiées sur la base de la date d'expiration» du sédatif, a ajouté la porte-parole du Haut-Commissariat, Elizabeth Throssell. L'exécution de M. Williams «a mis fin de facto au moratoire en place depuis 2005», a également regretté l'Union européenne, affirmant qu'elle allait «soulever la question (de l'abolition de la peine capitale) à tous les niveaux avec les autorités américaines». Kenneth Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd. Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison. Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood. Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution. La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un courriel distincts datés de ce jeudi, ont demandé au gouverneur Asa Hutchinson d'épargner la vie du condamné, tandis que la famille Boren avait fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams.
Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, a reçu une injection létale jeudi soir. Cet homme de 38 ans avait un quotient intellectuel d'enfant, selon ses avocats.

Ceux-ci ont tenté jusqu'au bout d'obtenir pour leur client un sursis de dernière minute, par divers recours judiciaires jusqu'à la Cour suprême à Washington, qui ont été rejetés les uns après les autres.


L'exécution, selon plusieurs témoins, s'est mal passée et Shawn Nolan, un des avocats de Kenneth Williams, a demandé vendredi l'ouverture d'une enquête.

«Nous avons essayé encore et encore d'obtenir de l'État qu'il se conforme à son propre protocole en ne torturant pas notre client jusqu'à la mort, et pourtant les récits des témoins de l'exécution indiquent que M. Williams a souffert», a-t-il ajouté.

Des journalistes américains y ayant assisté en tant que témoins indépendants ont raconté que le condamné s'était tordu sur le lit où il était sanglé, pris de convulsions, d'accès de toux, de suffocation bruyante.

Même si le micro les reliant au prisonnier était coupé, ils ont entendu celui-ci lutter ainsi plusieurs minutes, à travers la vitre séparant les deux pièces.

«Ceci est très perturbant, mais pas du tout surprenant, étant donné l'historique du sédatif midazolam, qui a été utilisé dans plusieurs exécutions qui ont mal tourné», a repris Shawn Nolan.

Le conseil fait référence à cette substance utilisée dans les injections létales, dont la péremption imminente - le 30 avril - dans les stocks pénitentiaires de l'Arkansas avait justement précipité cette série de mises à mort.

Le midazolam est un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience.

L'État, «dans sa précipitation pour utiliser son stock de midazolam avant qu'il n'expire», a-t-il «violé le huitième amendement (de la Constitution américaine) sur l'interdiction des châtiments cruels et inhabituels ?», s'interroge vendredi la branche de l'Arkansas de la puissante organisation pour les droits, ACLU.

L'exécution, précise l'ACLU-Arkansas, doit faire l'objet d'une enquête pour «déterminer si l'État a torturé M. Williams avant de le tuer».

L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi.

L'État avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours mais son programme a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale.

La bataille devant les tribunaux s'est finalement soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues.

De nombreuses instances internationales ont condamné l'exécution de jeudi.

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme s'est par exemple dit «profondément inquiet et troublé» par la série d'exécutions et a demandé un «moratoire sur la peine de mort».

«Notre inquiétude est que ces exécutions ont été planifiées sur la base de la date d'expiration» du sédatif, a ajouté la porte-parole du Haut-Commissariat, Elizabeth Throssell.

L'exécution de M. Williams «a mis fin de facto au moratoire en place depuis 2005», a également regretté l'Union européenne, affirmant qu'elle allait «soulever la question (de l'abolition de la peine capitale) à tous les niveaux avec les autorités américaines».

Kenneth Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd.

Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison.

Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood.

Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution.

La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un courriel distincts datés de ce jeudi, ont demandé au gouverneur Asa Hutchinson d'épargner la vie du condamné, tandis que la famille Boren avait fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9432 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Arkansas va procéder à une nouvelle exécution http://www.peinedemort.org/document/9426 WASHINGTON - L'Arkansas se préparait jeudi à exécuter un nouveau prisonnier, dernier d'une série de condamnés mis à mort de façon accélérée dans cet État du sud de l'Amérique, malgré une demande de grâce d'une famille de victime. Si aucun sursis n'est octroyé in extremis par un juge, Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, recevra dans la soirée une injection létale. L'homme de 38 ans a selon ses avocats un quotient intellectuel d'enfant. L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, aura alors exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi. L'État avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours. Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié cette précipitation par la péremption à la fin du mois d'une substance très controversée utilisée dans les injections létales. Mais son programme d'exécutions accélérées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. La bataille devant les tribunaux s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues. Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion perpétuelle pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd. Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison. Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood. Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution de Kenneth Williams. La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un email distincts datés de ce jeudi, ont demandé au gouverneur Hutchinson d'épargner la vie du condamné. «Son exécution ne me ramènera pas mon père et ne nous rendra pas ce qui nous a été pris. Cela ne fera qu'ajouter de la peine», a écrit Kayla Greenwood. La famille Greenwood a financé et organisé le voyage jusque dans l'Arkansas de la fille et de la petite-fille du condamné, afin qu'elles puissent le rencontrer une dernière fois. «En tant que famille dotée d'une foi très solide, nous ne pensons pas que c'est à nous de décider de prendre une vie», a de son côté assuré Stacey Yaw, la veuve de Michael Greenwood et mère de Kayla. En revanche la famille Boren a fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams. «Nous avons attendu très, très longtemps ce moment», a déclaré la veuve, Genie Boren, citée par la chaîne Fox 16. «Les gens doivent être punis pour leurs actes», a-t-elle ajouté.
Si aucun sursis n'est octroyé in extremis par un juge, Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, recevra dans la soirée une injection létale. L'homme de 38 ans a selon ses avocats un quotient intellectuel d'enfant.

L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, aura alors exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi. L'État avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours.

Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié cette précipitation par la péremption à la fin du mois d'une substance très controversée utilisée dans les injections létales.

Mais son programme d'exécutions accélérées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort.

La bataille devant les tribunaux s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues.

Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion perpétuelle pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd.

Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison.

Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood.

Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution de Kenneth Williams.

La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un email distincts datés de ce jeudi, ont demandé au gouverneur Hutchinson d'épargner la vie du condamné.

«Son exécution ne me ramènera pas mon père et ne nous rendra pas ce qui nous a été pris. Cela ne fera qu'ajouter de la peine», a écrit Kayla Greenwood.

La famille Greenwood a financé et organisé le voyage jusque dans l'Arkansas de la fille et de la petite-fille du condamné, afin qu'elles puissent le rencontrer une dernière fois.

«En tant que famille dotée d'une foi très solide, nous ne pensons pas que c'est à nous de décider de prendre une vie», a de son côté assuré Stacey Yaw, la veuve de Michael Greenwood et mère de Kayla.

En revanche la famille Boren a fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams.

«Nous avons attendu très, très longtemps ce moment», a déclaré la veuve, Genie Boren, citée par la chaîne Fox 16. «Les gens doivent être punis pour leurs actes», a-t-elle ajouté.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9426 Thu, 27 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
La 4ème exécution en 8 jours dans l'Arkansas ne se déroule pas comme prévu http://www.peinedemort.org/document/9438 Selon des témoins ayant assisté à l'exécution par injection létale de Kenneth Williams dans l'Arkansas, le condamné a été pris de convulsions et a suffoqué. Une autopsie a été ordonnée. Il s'agissait de la quatrième exécution capitale en huit jours dans l'Arkansas, après une double exécution le 24 avril et la reprise d'exécution le 20 avril (la précédente exécution dans cet Etat remontait à novembre 2005). Le rythme des exécutions avait été accéléré en raison de la péremption prochaine du sédatif utilisé pour l'injection létale (le midazolam).
Il s'agissait de la quatrième exécution capitale en huit jours dans l'Arkansas, après une double exécution le 24 avril et la reprise d'exécution le 20 avril (la précédente exécution dans cet Etat remontait à novembre 2005). Le rythme des exécutions avait été accéléré en raison de la péremption prochaine du sédatif utilisé pour l'injection létale (le midazolam).]]>
http://www.peinedemort.org/document/9438 Thu, 27 Apr 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi