La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués — Irak http://www.peinedemort.org/rss/depeches?zonegeo=72 Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort — Irak fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Fri, 24 Nov 2017 17:51:23 +0100 Thu, 28 Sep 2017 07:19:41 +0200 120 Iraq : le chef de droits de l'homme de l'ONU consterné par la pendaison de masse à Nasiriyah http://www.peinedemort.org/document/9561 27 septembre 2017 – Consterné par l'exécution en une seule journée de 42 prisonniers en Iraq, le chef du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a invité mercredi les autorités de Bagdad à mettre fin à toutes les exécutions imminentes et à établir un moratoire immédiat sur l'utilisation de la peine de mort. Dimanche, 42 détenus de la prison d'Al Hoot, dans la ville de Nasiriyah, au sud de l'Iraq, ont été pendus. « En vertu du droit international, la peine de mort ne peut être imposée qu'après avoir respecté une stricte série d'exigences de fond et de procédures », a déclaré dans un communiqué le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, estimant « extrêmement douteux » que les garanties strictes de procédure et de procès équitable aient été respectées pour les 42 personnes exécutées. « Dans de telles circonstances, il existe un risque évident d'une erreur judiciaire grave », a-t-il ajouté. « Le manque d'informations précises est une source de préoccupation supplémentaire » Les responsables du gouvernement iraquien ont déclaré que les détenus exécutés étaient des individus affiliés aux organisations terroristes Etat islamique en Iraq ou au Levant (EIIL/Daech) ou Al-Qaïda et qu'ils avaient été inculpés en vertu de lois antiterroristes pour des crimes tels que des enlèvements, des meurtres de forces de sécurité, des vols à main armée et la détonation d'engins explosifs. Cependant, aucune information n'a été divulguée concernant leurs noms, leurs lieux de résidence, leurs crimes exacts, leurs procès, la date de la détermination de la peine ou les processus d'appel que les responsables iraquiens disent avoir épuisés. « Le manque d'informations précises sur ces cas est une source de préoccupation supplémentaire », a déclaré M. Zeid. Au cours des deux dernières années, et pas plus tard que la semaine dernière, le personnel du HCDH en Iraq a régulièrement demandé aux autorités iraquiennes des informations sur le recours à la peine de mort. A ce jour, aucune réponse n'a été reçue de la part du gouvernement ou de la magistrature. Les responsables gouvernementaux iraquiens ont déclaré qu'environ 1.200 des quelques 6.000 prisonniers détenus à Nasiriyah avaient été condamnés à mort. Le HCDH a averti à maintes reprises que le système de justice iraquien dans son ensemble est trop déficient pour permettre toute exécution et exhorté Bagdad à s'écarter de sa politique d'exécutions accélérées ou de masse. M. Zeid a également appelé le gouvernement iraquien à établir un organe spécial de contrôle judiciaire chargé de formuler des recommandations de réformes juridiques qui garantissent le respect des normes de procédure et de procès équitable, ainsi que de surveiller les prochains procès impliquant la peine capitale.
Dimanche, 42 détenus de la prison d'Al Hoot, dans la ville de Nasiriyah, au sud de l'Iraq, ont été pendus.

« En vertu du droit international, la peine de mort ne peut être imposée qu'après avoir respecté une stricte série d'exigences de fond et de procédures », a déclaré dans un communiqué le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, estimant « extrêmement douteux » que les garanties strictes de procédure et de procès équitable aient été respectées pour les 42 personnes exécutées.

« Dans de telles circonstances, il existe un risque évident d'une erreur judiciaire grave », a-t-il ajouté.

« Le manque d'informations précises est une source de préoccupation supplémentaire »
Les responsables du gouvernement iraquien ont déclaré que les détenus exécutés étaient des individus affiliés aux organisations terroristes Etat islamique en Iraq ou au Levant (EIIL/Daech) ou Al-Qaïda et qu'ils avaient été inculpés en vertu de lois antiterroristes pour des crimes tels que des enlèvements, des meurtres de forces de sécurité, des vols à main armée et la détonation d'engins explosifs.

Cependant, aucune information n'a été divulguée concernant leurs noms, leurs lieux de résidence, leurs crimes exacts, leurs procès, la date de la détermination de la peine ou les processus d'appel que les responsables iraquiens disent avoir épuisés. « Le manque d'informations précises sur ces cas est une source de préoccupation supplémentaire », a déclaré M. Zeid.

Au cours des deux dernières années, et pas plus tard que la semaine dernière, le personnel du HCDH en Iraq a régulièrement demandé aux autorités iraquiennes des informations sur le recours à la peine de mort. A ce jour, aucune réponse n'a été reçue de la part du gouvernement ou de la magistrature.

Les responsables gouvernementaux iraquiens ont déclaré qu'environ 1.200 des quelques 6.000 prisonniers détenus à Nasiriyah avaient été condamnés à mort.

Le HCDH a averti à maintes reprises que le système de justice iraquien dans son ensemble est trop déficient pour permettre toute exécution et exhorté Bagdad à s'écarter de sa politique d'exécutions accélérées ou de masse.

M. Zeid a également appelé le gouvernement iraquien à établir un organe spécial de contrôle judiciaire chargé de formuler des recommandations de réformes juridiques qui garantissent le respect des normes de procédure et de procès équitable, ainsi que de surveiller les prochains procès impliquant la peine capitale.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9561 Wed, 27 Sep 2017 00:00:00 +0200 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
L'ONU «consternée» par l'exécution de 42 condamnés à mort en Irak http://www.peinedemort.org/document/9562 Genève - Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme s'est dit «consterné» par la récente exécution de 42 condamnés en Irak, tout en faisant part de sa crainte que des exécutions à «grande échelle» aient lieu dans ce pays dans les prochaines semaines. «Je suis consterné d'apprendre l'exécution de 42 prisonniers en un seul jour» en Irak, a déclaré Zeid Ra'ad Al Hussein, cité dans un communiqué. «En vertu du droit international, la peine de mort ne peut être imposée qu'après qu'une série d'exigences aient été respectées», a-t-il ajouté, jugeant «extrêmement douteux» que les garanties de procédure et de droit à un procès équitable aient été respectées dans tous les cas. Il a notamment déploré qu'aucune information n'ait été divulguée concernant leurs noms, lieux de résidence, date de condamnation et autres détails concernant les crimes et les procès. «Dans de telles circonstances, il y a un risque évident d'erreur judiciaire», a-t-il dit. Il a également souligné que la peine de mort ne peut être appliquée que pour les «crimes les plus graves». Lundi, le ministère irakien de la Justice a annoncé l'exécution par pendaison de 42 personnes condamnées à mort pour «rapt», «assassinat», «recours à des voitures piégées» ou à «des engins explosifs». Les condamnés à mort ont été exécutés dans l'enceinte de la prison de Nassiriya, en vertu de la loi antiterroriste, selon les autorités. «Nous pouvons tous convenir que les membres des groupes terroristes qui ont commis des crimes graves» doivent être jugés, a souligné M. Zeid, critiquant toutefois l'application de la peine de mort à «un large éventail d'actes», qui ne sont pas des crimes graves. Le Haut-Commissaire a dit craindre de nouvelles exécutions. Environ 1200 des quelque 6000 prisonniers détenus dans la prison de Nassiriya ont été condamnés à mort, selon l'ONU, citant des statistiques des autorités irakiennes. «Cela pourrait entraîner des exécutions à plus grande échelle dans les prochaines semaines», s'est inquiété M. Zeid, demandant un «moratoire immédiat» sur la peine de mort en Irak. Il a également appelé le gouvernement à établir un «organe spécial» chargé de surveiller l'application de la peine de mort et les procès qui y sont liés et de formuler des recommandations en vue de réformer le système judiciaire pour qu'il garantisse le respect des normes en matière de procès équitable.
«Je suis consterné d'apprendre l'exécution de 42 prisonniers en un seul jour» en Irak, a déclaré Zeid Ra'ad Al Hussein, cité dans un communiqué.

«En vertu du droit international, la peine de mort ne peut être imposée qu'après qu'une série d'exigences aient été respectées», a-t-il ajouté, jugeant «extrêmement douteux» que les garanties de procédure et de droit à un procès équitable aient été respectées dans tous les cas.

Il a notamment déploré qu'aucune information n'ait été divulguée concernant leurs noms, lieux de résidence, date de condamnation et autres détails concernant les crimes et les procès.

«Dans de telles circonstances, il y a un risque évident d'erreur judiciaire», a-t-il dit.

Il a également souligné que la peine de mort ne peut être appliquée que pour les «crimes les plus graves».

Lundi, le ministère irakien de la Justice a annoncé l'exécution par pendaison de 42 personnes condamnées à mort pour «rapt», «assassinat», «recours à des voitures piégées» ou à «des engins explosifs».

Les condamnés à mort ont été exécutés dans l'enceinte de la prison de Nassiriya, en vertu de la loi antiterroriste, selon les autorités.

«Nous pouvons tous convenir que les membres des groupes terroristes qui ont commis des crimes graves» doivent être jugés, a souligné M. Zeid, critiquant toutefois l'application de la peine de mort à «un large éventail d'actes», qui ne sont pas des crimes graves.

Le Haut-Commissaire a dit craindre de nouvelles exécutions. Environ 1200 des quelque 6000 prisonniers détenus dans la prison de Nassiriya ont été condamnés à mort, selon l'ONU, citant des statistiques des autorités irakiennes.

«Cela pourrait entraîner des exécutions à plus grande échelle dans les prochaines semaines», s'est inquiété M. Zeid, demandant un «moratoire immédiat» sur la peine de mort en Irak.

Il a également appelé le gouvernement à établir un «organe spécial» chargé de surveiller l'application de la peine de mort et les procès qui y sont liés et de formuler des recommandations en vue de réformer le système judiciaire pour qu'il garantisse le respect des normes en matière de procès équitable.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9562 Wed, 27 Sep 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Irak: 42 condamnés à mort exécutés par pendaison http://www.peinedemort.org/document/9559 Bagdad - Quarante-deux personnes condamnées à mort en Irak pour "rapt", "assassinat", "recours à des voitures piégées" ou à "des engins explosifs", ont été exécutées par pendaison, a annoncé lundi le ministère de la Justice. Ces exécutions ont eu lieu dans l'enceinte de la prison de Nassiriya (sud) après confirmation du verdict et sur décision du Conseil présidentiel, qui doit donner son aval, a précisé ce ministère dans un communiqué. Les familles des victimes ont pu assister à ces exécutions. Amnesty International a dénoncé dans un communiqué la "manifestation choquante du recours par les autorités irakiennes à la peine de mort pour montrer qu'elles répondent aux menaces sécuritaires". "Appliquer des exécutions n'est pas la solution et ne rendra pas le pays plus sûr", a précisé Lynn Maalouf, directrice de recherche pour le Moyen-Orient au sein de l'ONG. Selon Amnesty, l'Irak est l'un des pays où les exécutions sont les plus nombreuses après la Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite.
Ces exécutions ont eu lieu dans l'enceinte de la prison de Nassiriya (sud) après confirmation du verdict et sur décision du Conseil présidentiel, qui doit donner son aval, a précisé ce ministère dans un communiqué.

Les familles des victimes ont pu assister à ces exécutions.

Amnesty International a dénoncé dans un communiqué la "manifestation choquante du recours par les autorités irakiennes à la peine de mort pour montrer qu'elles répondent aux menaces sécuritaires".

"Appliquer des exécutions n'est pas la solution et ne rendra pas le pays plus sûr", a précisé Lynn Maalouf, directrice de recherche pour le Moyen-Orient au sein de l'ONG.

Selon Amnesty, l'Irak est l'un des pays où les exécutions sont les plus nombreuses après la Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9559 Mon, 25 Sep 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Irak: première condamnation à mort d'un jihadiste russe http://www.peinedemort.org/document/9550 Bagdad - Un tribunal irakien a condamné à mort mardi pour la première fois un jihadiste russe du groupe Etat islamique (EI), arrêté lors de la reprise récente de Mossoul, dans le nord du pays. "C'est la première fois qu'un tribunal irakien condamne à la mort, par pendaison, un jihadiste russe", a affirmé à l'AFP une source judiciaire. L'homme de 28 ans a reconnu "avoir mené des opérations terroristes contre les forces de sécurité depuis 2015", a indiqué dans un communiqué la Cour pénale centrale. Il "appartenait à la brigade al-Zarqaoui, l'une des sections armées de l'organisation terroriste EI", a précisé le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole de la Cour. Il a été arrêté par les forces irakiennes qui, au terme de neuf mois d'une sanglante et dévastatrice guérilla urbaine, ont repris en juillet à l'EI son grand fief irakien. "Il a été le premier (jihadiste) à se rendre (aux forces irakiennes) durant la bataille dans l'ouest de Mossoul. Il a été remis aux services de renseignements puis transféré aux autorités judiciaires", a confié à l'AFP le général Yahya Rassoul, porte-parole du Commandement conjoint des opérations (JOC), qui coordonne la lutte anti-EI en Irak. Lors de son interrogatoire, l'homme a raconté s'être lié à des ouvriers ouzbeks alors qu'il travaillait sur un chantier à Moscou. L'un d'eux lui a enseigné la prière et les bases du Coran. Au même moment, il a arrêté de fumer et de boire. En 2014, après avoir terminé ses études d'ingénieur, il se rend en Turquie pour tenter en vain de passer en Syrie, affirmant avoir été enthousiasmé par la proclamation par l'EI du "califat". Il tente à nouveau sa chance après avoir reçu de l'EI la marche à suivre. Il atterrit à l'aéroport d'Istanbul puis prend la direction de la Syrie et de Tall Abyad avec des Français, des Albanais et des Turcs. - Formé par l'EI - L'EI lui demande d'aller à Mossoul. Il y fait allégeance à un imam de l'organisation ultraradicale venu d'Azerbaïdjan, suit un mois d'entraînement militaire avec 70 autres jihadistes et accepte de devenir kamikaze. Il prend le nom d'Abou Yasmina al-Roussi. En 2015, il est blessé lors de la tentative avortée de prendre la raffinerie de Baiji. En mai 2016, il est de nouveau blessé par un éclat d'obus près de Fallouja, dans l'ouest de l'Irak, lors de l'offensive de l'armée pour reprendre la ville. Sa dernière bataille aura lieu à Mossoul où il est arrêté, là où des centaines de combattants de l'EI sont tués. Les autorités irakiennes n'ont jusqu'ici jamais indiqué le nombre de jihadistes faits prisonniers depuis le début de la contre-offensive des forces irakiennes après la percée fulgurante de l'EI en 2014. Des centaines d'entre eux se seraient toutefois rendus aux autorités kurdes et fédérales, selon des commandants irakiens et des peshmergas. D'autres sont parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la "vie civile". "De nombreux combattants de l'EI se cachent encore parmi les habitants de quartiers de Mossoul, surtout dans la Vieille ville", indique à l'AFP un responsable au sein du Conseil de la province de Ninive, sous le couvert de l'anonymat. L'EI ne tient plus désormais que deux fiefs en Irak: Hawija, à 300 km au nord de Bagdad, et trois localités du désert oriental frontalier de la Syrie: al-Qaïm, Rawa et Anna où se trouvent, selon un général irakien, "plus de 1.500 jihadistes". Le groupe extrémiste sunnite subit d'importants revers militaires en Irak comme en Syrie. Il a également perdu des milliers de combattants.
"C'est la première fois qu'un tribunal irakien condamne à la mort, par pendaison, un jihadiste russe", a affirmé à l'AFP une source judiciaire.

L'homme de 28 ans a reconnu "avoir mené des opérations terroristes contre les forces de sécurité depuis 2015", a indiqué dans un communiqué la Cour pénale centrale. Il "appartenait à la brigade al-Zarqaoui, l'une des sections armées de l'organisation terroriste EI", a précisé le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole de la Cour.

Il a été arrêté par les forces irakiennes qui, au terme de neuf mois d'une sanglante et dévastatrice guérilla urbaine, ont repris en juillet à l'EI son grand fief irakien.

"Il a été le premier (jihadiste) à se rendre (aux forces irakiennes) durant la bataille dans l'ouest de Mossoul. Il a été remis aux services de renseignements puis transféré aux autorités judiciaires", a confié à l'AFP le général Yahya Rassoul, porte-parole du Commandement conjoint des opérations (JOC), qui coordonne la lutte anti-EI en Irak.

Lors de son interrogatoire, l'homme a raconté s'être lié à des ouvriers ouzbeks alors qu'il travaillait sur un chantier à Moscou. L'un d'eux lui a enseigné la prière et les bases du Coran. Au même moment, il a arrêté de fumer et de boire.

En 2014, après avoir terminé ses études d'ingénieur, il se rend en Turquie pour tenter en vain de passer en Syrie, affirmant avoir été enthousiasmé par la proclamation par l'EI du "califat".

Il tente à nouveau sa chance après avoir reçu de l'EI la marche à suivre. Il atterrit à l'aéroport d'Istanbul puis prend la direction de la Syrie et de Tall Abyad avec des Français, des Albanais et des Turcs.

- Formé par l'EI -

L'EI lui demande d'aller à Mossoul. Il y fait allégeance à un imam de l'organisation ultraradicale venu d'Azerbaïdjan, suit un mois d'entraînement militaire avec 70 autres jihadistes et accepte de devenir kamikaze.

Il prend le nom d'Abou Yasmina al-Roussi. En 2015, il est blessé lors de la tentative avortée de prendre la raffinerie de Baiji.

En mai 2016, il est de nouveau blessé par un éclat d'obus près de Fallouja, dans l'ouest de l'Irak, lors de l'offensive de l'armée pour reprendre la ville. Sa dernière bataille aura lieu à Mossoul où il est arrêté, là où des centaines de combattants de l'EI sont tués.

Les autorités irakiennes n'ont jusqu'ici jamais indiqué le nombre de jihadistes faits prisonniers depuis le début de la contre-offensive des forces irakiennes après la percée fulgurante de l'EI en 2014. Des centaines d'entre eux se seraient toutefois rendus aux autorités kurdes et fédérales, selon des commandants irakiens et des peshmergas.

D'autres sont parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la "vie civile". "De nombreux combattants de l'EI se cachent encore parmi les habitants de quartiers de Mossoul, surtout dans la Vieille ville", indique à l'AFP un responsable au sein du Conseil de la province de Ninive, sous le couvert de l'anonymat.

L'EI ne tient plus désormais que deux fiefs en Irak: Hawija, à 300 km au nord de Bagdad, et trois localités du désert oriental frontalier de la Syrie: al-Qaïm, Rawa et Anna où se trouvent, selon un général irakien, "plus de 1.500 jihadistes".

Le groupe extrémiste sunnite subit d'importants revers militaires en Irak comme en Syrie. Il a également perdu des milliers de combattants.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9550 Tue, 12 Sep 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Irak condamne 27 personnes à mort pour le massacre de soldats à Tikrit http://www.peinedemort.org/document/9540 BAGDAD, 8 août (Xinhua) -- Un tribunal irakien a condamné à mort mardi 27 accusés pour le massacre de 1.700 soldats lors de la prise de Tikrit en juin 2014 par l'Etat islamique (EI), a annoncé Abdelsattar Birakdar, porte-parole du Conseil judiciaire suprême. Il a ajouté que la cour avait par ailleurs relâché 25 autres accusés faute de preuves. Le porte-parole a ajouté que ces condamnations à mort peuvent faire l'objet d'un pourvoi en cassation. En juin 2014, des insurgés sunnites, guidés par l'EI, avaient lancé une offensive surprise contre les forces de sécurité irakiennes, s'emparant de vastes territoires dans le nord et l'ouest du pays après que les forces gouvernementales eurent fui en abandonnant leur matériel. Selon certaines informations, parmi ces dizaines de milliers de militaires en fuite, quelque 1.700 soldats ayant abandonné la base aérienne de Sahra, aussi appelée Camp Speicher, située au nord de Tikrit, chef-lieu de la province de Saladin, avaient été enlevés et tués par les djihadistes. L'EI avait plus tard diffusé des images montrant ses combattants armés charger des dizaines de soldats dans de nombreux camions, avant de les forcer à s'allonger à plat ventre, puis de les abattre.
Il a ajouté que la cour avait par ailleurs relâché 25 autres accusés faute de preuves. Le porte-parole a ajouté que ces condamnations à mort peuvent faire l'objet d'un pourvoi en cassation.

En juin 2014, des insurgés sunnites, guidés par l'EI, avaient lancé une offensive surprise contre les forces de sécurité irakiennes, s'emparant de vastes territoires dans le nord et l'ouest du pays après que les forces gouvernementales eurent fui en abandonnant leur matériel.

Selon certaines informations, parmi ces dizaines de milliers de militaires en fuite, quelque 1.700 soldats ayant abandonné la base aérienne de Sahra, aussi appelée Camp Speicher, située au nord de Tikrit, chef-lieu de la province de Saladin, avaient été enlevés et tués par les djihadistes.

L'EI avait plus tard diffusé des images montrant ses combattants armés charger des dizaines de soldats dans de nombreux camions, avant de les forcer à s'allonger à plat ventre, puis de les abattre.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9540 Tue, 08 Aug 2017 00:00:00 +0200 Xinhua
La Chine, pays qui exécute le plus, les USA de moins en moins - Amnesty International http://www.peinedemort.org/document/9387 HONG KONG, 11 avril (Reuters) - La Chine est le pays qui pratique le plus la peine capitale, tandis que les exécutions sont tombées l'an dernier aux Etats-Unis à leur plus bas niveau depuis 20 ans, a annoncé mardi Amnesty International (AI). Plus de 3.000 personnes dans 55 pays ont été condamnées à morts l'an dernier, soit une hausse de 56% par rapport à 2015, indique l'organisation de défense des droits de l'homme dans son bilan de la peine capitale pour l'année 2016. Plus de 90% des exécutions répertoriées dans le monde ont lieu dans cinq pays : Chine, Iran, Arabie saoudite, Irak et Pakistan. Il reste difficile d'évaluer le nombre précis d'exécutions en Chine, parce qu'elles ont lieu souvent en secret, et que le gouvernement ne publie aucun chiffre, mais elles se comptent par "milliers", indique AI, soit plus que les quelque 1.023 exécutions combinées de 23 autres pays. A l'inverse, pour la première fois dix ans, les Etats-Unis ne figurent plus sur la liste des cinq pays qui exécutent le plus. Il y a eu 20 condamnations à morts exécutées l'an dernier, le plus petit nombre depuis 1991. Les Etats-Unis sont septième derrière l'Egypte. L'essentiel des mises à mort aux Etats-unis ont eu lieu en Géorgie et au Texas. Dix-neuf Etats sur les 50 ont aboli la peine capitale. Quand au nombre de condamnations à mort prononcées par les tribunaux, 32, il est au plus bas depuis 1973.
Plus de 3.000 personnes dans 55 pays ont été condamnées à morts l'an dernier, soit une hausse de 56% par rapport à 2015, indique l'organisation de défense des droits de l'homme dans son bilan de la peine capitale pour l'année 2016.

Plus de 90% des exécutions répertoriées dans le monde ont lieu dans cinq pays : Chine, Iran, Arabie saoudite, Irak et
Pakistan.

Il reste difficile d'évaluer le nombre précis d'exécutions en Chine, parce qu'elles ont lieu souvent en secret, et que le gouvernement ne publie aucun chiffre, mais elles se comptent par "milliers", indique AI, soit plus que les quelque 1.023 exécutions combinées de 23 autres pays.

A l'inverse, pour la première fois dix ans, les Etats-Unis ne figurent plus sur la liste des cinq pays qui exécutent le
plus. Il y a eu 20 condamnations à morts exécutées l'an dernier, le plus petit nombre depuis 1991. Les Etats-Unis sont septième
derrière l'Egypte.

L'essentiel des mises à mort aux Etats-unis ont eu lieu en Géorgie et au Texas. Dix-neuf Etats sur les 50 ont aboli la
peine capitale.

Quand au nombre de condamnations à mort prononcées par les tribunaux, 32, il est au plus bas depuis 1973. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9387 Tue, 11 Apr 2017 00:00:00 +0200 Reuters
Les exécutions ont baissé de 37% dans le monde en 2016 (Amnesty) http://www.peinedemort.org/document/9390 La justice américaine a prononcé 32 condamnations à mort en 2016, un plus bas depuis 1973, et les exécutions ont également diminué de 37% dans le monde l'an dernier, a annoncé mardi Amnesty International. Au total, 32 condamnations à mort ont été prononcées aux Etats-Unis en 2016, un plus bas depuis 1973, et 20 exécutions ont eu lieu, ce qui place le pays en septième position dans le classement de ceux qui exécutent le plus dans le monde derrière la Chine (plusieurs milliers), l'Iran (+ de 567), l'Arabie saoudite (+ de 154), l'Irak (+ de 88), le Pakistan (87) et l'Egypte (44). Pour Salil Shetty, le secrétaire général de l'organisation non gouvernementale (ONG) basée à Londres, ce déclin est "un signe d'espoir pour les militants qui font campagne depuis longtemps pour mettre fin à la peine capitale". "Le débat est clairement en train de changer", juge-t-il dans le rapport annuel mondial sur la peine de mort d'Amnesty. Amnesty a ajouté qu'il s'agissait "d'un signe clair que les juges, les procureurs et les jurés se détournent de la peine de mort comme moyen de rendre la justice". Le rapport note également de fortes baisses dans le nombre d'exécutions en Iran -- en baisse de 42% à 567 en 2016-- et au Pakistan, en baisse de 73% à 87. Il y a aussi eu moins d'exécutions en Afrique sub-saharienne mais le nombre de condamnations à mort a plus que doublé, principalement à cause d'une forte augmentation au Nigeria. Au total, Amnesty a répertorié 1.032 exécutions dans le monde en 2016 contre 1.634 en 2015, qui était un plus haut depuis 1989. Ces statistiques ne prennent pas en compte la Chine qui exécute, selon Amnesty, davantage de personnes que tous les autres pays du monde cumulés, mais en gardant secret tout chiffre officiel. "La Chine veut être un leader sur la scène mondiale mais quand il s'agit de la peine de mort, elle suit le pire chemin possible en exécutant davantage de personnes chaque année que tout autre pays dans le monde", a regretté Salil Shetty. "Il est grand temps pour la Chine de lever le voile sur ce secret mortel et de devenir finalement transparente sur son système de peine de mort", a-t-il appelé de ses voeux. Amnesty a indiqué avoir répertorié pour le pays des articles de presse sur l'exécution d'au moins 931 personnes entre 2014 et 2016, une fraction du nombre total, mais seulement 85% étaient enregistrées dans une base de données étatique.
Au total, 32 condamnations à mort ont été prononcées aux Etats-Unis en 2016, un plus bas depuis 1973, et 20 exécutions ont eu lieu, ce qui place le pays en septième position dans le classement de ceux qui exécutent le plus dans le monde derrière la Chine (plusieurs milliers), l'Iran (+ de 567), l'Arabie saoudite (+ de 154), l'Irak (+ de 88), le Pakistan (87) et l'Egypte (44).

Pour Salil Shetty, le secrétaire général de l'organisation non gouvernementale (ONG) basée à Londres, ce déclin est "un signe d'espoir pour les militants qui font campagne depuis longtemps pour mettre fin à la peine capitale".
"Le débat est clairement en train de changer", juge-t-il dans le rapport annuel mondial sur la peine de mort d'Amnesty.
Amnesty a ajouté qu'il s'agissait "d'un signe clair que les juges, les procureurs et les jurés se détournent de la peine de mort comme moyen de rendre la justice".

Le rapport note également de fortes baisses dans le nombre d'exécutions en Iran -- en baisse de 42% à 567 en 2016-- et au Pakistan, en baisse de 73% à 87.
Il y a aussi eu moins d'exécutions en Afrique sub-saharienne mais le nombre de condamnations à mort a plus que doublé, principalement à cause d'une forte augmentation au Nigeria.

Au total, Amnesty a répertorié 1.032 exécutions dans le monde en 2016 contre 1.634 en 2015, qui était un plus haut depuis 1989.
Ces statistiques ne prennent pas en compte la Chine qui exécute, selon Amnesty, davantage de personnes que tous les autres pays du monde cumulés, mais en gardant secret tout chiffre officiel.
"La Chine veut être un leader sur la scène mondiale mais quand il s'agit de la peine de mort, elle suit le pire chemin possible en exécutant davantage de personnes chaque année que tout autre pays dans le monde", a regretté Salil Shetty.
"Il est grand temps pour la Chine de lever le voile sur ce secret mortel et de devenir finalement transparente sur son système de peine de mort", a-t-il appelé de ses voeux.

Amnesty a indiqué avoir répertorié pour le pays des articles de presse sur l'exécution d'au moins 931 personnes entre 2014 et 2016, une fraction du nombre total, mais seulement 85% étaient enregistrées dans une base de données étatique.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9390 Tue, 11 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP