La peine de mort dans le monde — Documents http://www.peinedemort.org/rss/documents Tous les documents concernant la peine de mort (actualités, dépêches, loi, déclarations, etc). fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Sun, 30 Apr 2017 14:56:46 +0200 Sun, 30 Apr 2017 08:35:44 +0200 120 Etats-Unis : Autopsie ordonnée après une exécution en Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9430 Kenneth Williams, condamné à mort en Arkansas pour meurtre, aurait suffoqué et convulsé lors de son exécution. Une autopsie devra déterminer si son exécution s'est déroulée dans les règles. Une juge fédérale de l'Arkansas a ordonné vendredi soir qu'une autopsie soit réalisée sur un condamné dont l'exécution la veille avait déclenché une vive controverse, aux Etats-Unis et au-delà, car elle a mal tourné selon plusieurs témoins. Moins de 24 heures après l'injection létale effectuée jeudi soir sur Kenneth Williams avec un produit très critiqué, la juge Kristine Baker a demandé au médecin légiste de récupérer des échantillons de sang pour tenter de déterminer si l'exécution s'est déroulée dans les règles. Dès vendredi, les avocats du condamné âgé de 38 ans ainsi que la puissante organisation américaine pour les droits, l'ACLU, avaient réclamé l'ouverture d'une enquête sur cette exécution lors de laquelle Kenneth Williams a selon eux «souffert». Ils s'appuient notamment sur les récits de journalistes américains qui assistaient en tant que témoins à l'injection du cocktail mortel. Ces derniers ont notamment affirmé que Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, s'était tordu sur le lit où il était sanglé, pris de convulsions, d'accès de toux, de suffocation bruyante. Péremption des produits Accédant à la demande de Jason McGehee, également dans le couloir de la mort en Arkansas mais qui a échappé à une exécution jeudi, la juge Baker a demandé, dans son ordre, que soient collectés «des échantillons de sang et de tissus de Kenneth Williams», et de «procéder à une autopsie». Les conseils du condamné estiment que le sédatif utilisé pour l'exécution, le midazolam, peut être une cause des souffrances endurées par leur client. Il s'agit d'un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience. La péremption imminente - le 30 avril - de ce produit dans les stocks pénitentiaires de l'Arkansas avait justement précipité une série de mises à mort accélérées dans l'Etat du sud américain. L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi et donc Kenneth Williams jeudi. L'Etat avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours mais son programme a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale.

Une juge fédérale de l'Arkansas a ordonné vendredi soir qu'une autopsie soit réalisée sur un condamné dont l'exécution la veille avait déclenché une vive controverse, aux Etats-Unis et au-delà, car elle a mal tourné selon plusieurs témoins.

Moins de 24 heures après l'injection létale effectuée jeudi soir sur Kenneth Williams avec un produit très critiqué, la juge Kristine Baker a demandé au médecin légiste de récupérer des échantillons de sang pour tenter de déterminer si l'exécution s'est déroulée dans les règles.

Dès vendredi, les avocats du condamné âgé de 38 ans ainsi que la puissante organisation américaine pour les droits, l'ACLU, avaient réclamé l'ouverture d'une enquête sur cette exécution lors de laquelle Kenneth Williams a selon eux «souffert».

Ils s'appuient notamment sur les récits de journalistes américains qui assistaient en tant que témoins à l'injection du cocktail mortel. Ces derniers ont notamment affirmé que Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, s'était tordu sur le lit où il était sanglé, pris de convulsions, d'accès de toux, de suffocation bruyante.

Péremption des produits

Accédant à la demande de Jason McGehee, également dans le couloir de la mort en Arkansas mais qui a échappé à une exécution jeudi, la juge Baker a demandé, dans son ordre, que soient collectés «des échantillons de sang et de tissus de Kenneth Williams», et de «procéder à une autopsie».

Les conseils du condamné estiment que le sédatif utilisé pour l'exécution, le midazolam, peut être une cause des souffrances endurées par leur client. Il s'agit d'un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience. La péremption imminente - le 30 avril - de ce produit dans les stocks pénitentiaires de l'Arkansas avait justement précipité une série de mises à mort accélérées dans l'Etat du sud américain.

L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi et donc Kenneth Williams jeudi.

L'Etat avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours mais son programme a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9430 Sat, 29 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: un nouveau condamné exécuté dans l'Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9427 Washington - L'Arkansas a exécuté jeudi soir un nouveau prisonnier, dernier d'une série de condamnés mis à mort de façon accélérée dans cet Etat du sud de l'Amérique. Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, a reçu une injection létale, a annoncé dans un communiqué la procureure générale Leslie Rutledge. Cet homme de 38 ans avait un quotient intellectuel d'enfant, selon ses avocats. Ceux-ci ont tenté jusqu'au bout jeudi d'obtenir pour leur client un sursis de dernière minute, par divers recours judiciaires jusqu'à la Cour suprême à Washington, qui ont été rejetés les uns après les autres. L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi. L'Etat avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours. Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié cette précipitation par la péremption à la fin du mois d'une substance très controversée utilisée dans les injections létales. Mais son programme d'exécutions accélérées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. La bataille devant les tribunaux s'est finalement soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, l'Etat parvenant à procéder aux quatre autres. Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion perpétuelle pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd. Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison. Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood. Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution de Kenneth Williams. La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un email distincts datés de ce jeudi, avaient demandé au gouverneur Hutchinson d'épargner la vie du condamné. "Son exécution ne me ramènera pas mon père et ne nous rendra pas ce qui nous a été pris. Cela ne fera qu'ajouter de la souffrance", avait écrit Kayla Greenwood. La famille Greenwood a financé et organisé le voyage jusque dans l'Arkansas de la fille et de la petite-fille du condamné, afin qu'elles puissent le rencontrer une dernière fois. "En tant que famille dotée d'une foi très solide, nous ne pensons pas que c'est à nous de décider de prendre une vie", avait de son côté assuré Stacey Yaw, la veuve de Michael Greenwood et mère de Kayla. En revanche, la famille Boren avait fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams. "Nous avons attendu très, très longtemps ce moment", avait déclaré la veuve, Genie Boren, citée par la chaîne Fox 16. "Les gens doivent être punis pour leurs actes", avait-elle ajouté.
Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, a reçu une injection létale, a annoncé dans un communiqué la procureure générale Leslie Rutledge.

Cet homme de 38 ans avait un quotient intellectuel d'enfant, selon ses avocats.

Ceux-ci ont tenté jusqu'au bout jeudi d'obtenir pour leur client un sursis de dernière minute, par divers recours judiciaires jusqu'à la Cour suprême à Washington, qui ont été rejetés les uns après les autres.

L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi.

L'Etat avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours.

Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié cette précipitation par la péremption à la fin du mois d'une substance très controversée utilisée dans les injections létales.

Mais son programme d'exécutions accélérées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort.

La bataille devant les tribunaux s'est finalement soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, l'Etat parvenant à procéder aux quatre autres.

Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion perpétuelle pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd.

Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison.

Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood.

Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution de Kenneth Williams.

La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un email distincts datés de ce jeudi, avaient demandé au gouverneur Hutchinson d'épargner la vie du condamné.

"Son exécution ne me ramènera pas mon père et ne nous rendra pas ce qui nous a été pris. Cela ne fera qu'ajouter de la souffrance", avait écrit Kayla Greenwood.

La famille Greenwood a financé et organisé le voyage jusque dans l'Arkansas de la fille et de la petite-fille du condamné, afin qu'elles puissent le rencontrer une dernière fois.

"En tant que famille dotée d'une foi très solide, nous ne pensons pas que c'est à nous de décider de prendre une vie", avait de son côté assuré Stacey Yaw, la veuve de Michael Greenwood et mère de Kayla.

En revanche, la famille Boren avait fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams.

"Nous avons attendu très, très longtemps ce moment", avait déclaré la veuve, Genie Boren, citée par la chaîne Fox 16. "Les gens doivent être punis pour leurs actes", avait-elle ajouté. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9427 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Vietnam: Huit condamnés à mort pour trafic de drogue http://www.peinedemort.org/document/9428 Hanoi (VNA) – Huit personnes ont été condamnées à mort et trois autres du même réseau à la perpétuité pour trafic illicite de drogue, jeudi 27 avril, à l'issue d'un procès de quatre jours, au Tribunal populaire de la ville de Hanoi. Deux autres ont écopé des peines allant de 12 mois de prison avec sursis à 18 mois d'emprisonnement, respectivement pour non dénonciation de délits ou crimes et détention illicite des armes d'utilité militaire. Six condamnés ont été interceptés le 23 juillet 2015 dans le district de Gia Lâm, Hanoi, alors qu'ils roulaient en Toyota Fortuner, camion Hyundai et camionnette, cette dernière transportant une bouteille de gaz industriel contenant 170 pains de poudre blanche suspects. Une enquête poussée a permis de démanteler un réseau transfrontalier portant sur 1.182 pains d'héroïne, avec à sa tête Nguyên Quôc Hung et Dang Minh Châu. Dans cette affaire hors norme de trafic de drogue, 490 pains d'héroïne, deux pistolets, 8 cartouches, une boîte contenant 30 munitions, trois voitures, trois bouteilles de gaz industriel ainsi que 27 millions de dôngs et 400 dollars en liquide ont été saisis. Le Code pénal vietnamien dispose que toute personne trouvée en possession de plus de 100 grammes d'héroïne ou de cocaïne, ou bien de plus de 5 kilos d'opium, ou encore de plus de 75 kilos de cannabis, est passible d'une peine de prison à perpétuité ou de la peine de mort.
Deux autres ont écopé des peines allant de 12 mois de prison avec sursis à 18 mois d'emprisonnement, respectivement pour non dénonciation de délits ou crimes et détention illicite des armes d'utilité militaire.

Six condamnés ont été interceptés le 23 juillet 2015 dans le district de Gia Lâm, Hanoi, alors qu'ils roulaient en Toyota Fortuner, camion Hyundai et camionnette, cette dernière transportant une bouteille de gaz industriel contenant 170 pains de poudre blanche suspects.

Une enquête poussée a permis de démanteler un réseau transfrontalier portant sur 1.182 pains d'héroïne, avec à sa tête Nguyên Quôc Hung et Dang Minh Châu.

Dans cette affaire hors norme de trafic de drogue, 490 pains d'héroïne, deux pistolets, 8 cartouches, une boîte contenant 30 munitions, trois voitures, trois bouteilles de gaz industriel ainsi que 27 millions de dôngs et 400 dollars en liquide ont été saisis.

Le Code pénal vietnamien dispose que toute personne trouvée en possession de plus de 100 grammes d'héroïne ou de cocaïne, ou bien de plus de 5 kilos d'opium, ou encore de plus de 75 kilos de cannabis, est passible d'une peine de prison à perpétuité ou de la peine de mort. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9428 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence Vietnamienne d'Information - AVI
Les multiples exécutions en Arkansas inquiètent http://www.peinedemort.org/document/9429 VARNER, Ark. — Deux organisations de défense des droits de la personne de premier plan se sont inquiétées publiquement, vendredi, de l'exécution récente de multiples condamnés en Arkansas. Le bureau onusien des droits de la personne s'est ainsi dit «profondément troublé» par les quatre exécutions menées depuis huit jours, déclarant que l'accélération des exécutions pour devancer l'expiration d'un produit sédatif, dimanche, «ajoute au caractère arbitraire et cruel de tout le processus». La porte-parole Liz Throssell n'a toutefois pas condamné les exécutions, mais elle a prévenu que cet empressement «pourrait priver les détenus du plein exercice de leur droit de porter leur peine en appel». Elle a ajouté que l'utilisation du sédatif midazolam a été «critiquée pour ne pas avoir empêché les gens de souffrir». Elle a ensuite applaudi la suspension de quatre autres exécutions en Arkansas, avant de rappeler que le nombre d'exécutions est en déclin constant depuis quelques années aux États-Unis. De son côté, l'American Civil Liberties Union (ACLU) a affirmé que l'Arkansas a possiblement soumis un condamné à un châtiment cruel et inhabituel. Un journaliste de l'Associated Press affirme que Kenneth Williams a été secoué jeudi par une quinzaine de convulsions violentes environ trois minutes après l'injection du premier produit, puis par cinq moins intenses, avant de mourir. La responsable de l'ACLU en Arkansas, Rita Sklar, a demandé la tenue d'une enquête pour déterminer si Williams a été «torturé». Un porte-parole du gouverneur de l'Arkansas, Asa Hutchinson, a assuré que ces convulsions étaient des «spasmes musculaires involontaires» qui comptent parmi les effets secondaires connus du midazolam, le premier des trois produits qui sont injectés au condamné. Williams avait été condamné à la prison à vie pour le meurtre d'une meneuse de claque. Il a ensuite tué un ancien gardien de prison après s'être évadé, ce qui lui a valu la peine de mort. Tous les condamnés exécutés en Arkansas depuis quelques jours sont morts moins de 20 minutes après le début de leur exécution.
Le bureau onusien des droits de la personne s'est ainsi dit «profondément troublé» par les quatre exécutions menées depuis huit jours, déclarant que l'accélération des exécutions pour devancer l'expiration d'un produit sédatif, dimanche, «ajoute au caractère arbitraire et cruel de tout le processus».

La porte-parole Liz Throssell n'a toutefois pas condamné les exécutions, mais elle a prévenu que cet empressement «pourrait priver les détenus du plein exercice de leur droit de porter leur peine en appel».

Elle a ajouté que l'utilisation du sédatif midazolam a été «critiquée pour ne pas avoir empêché les gens de souffrir». Elle a ensuite applaudi la suspension de quatre autres exécutions en Arkansas, avant de rappeler que le nombre d'exécutions est en déclin constant depuis quelques années aux États-Unis.


De son côté, l'American Civil Liberties Union (ACLU) a affirmé que l'Arkansas a possiblement soumis un condamné à un châtiment cruel et inhabituel. Un journaliste de l'Associated Press affirme que Kenneth Williams a été secoué jeudi par une quinzaine de convulsions violentes environ trois minutes après l'injection du premier produit, puis par cinq moins intenses, avant de mourir.

La responsable de l'ACLU en Arkansas, Rita Sklar, a demandé la tenue d'une enquête pour déterminer si Williams a été «torturé».

Un porte-parole du gouverneur de l'Arkansas, Asa Hutchinson, a assuré que ces convulsions étaient des «spasmes musculaires involontaires» qui comptent parmi les effets secondaires connus du midazolam, le premier des trois produits qui sont injectés au condamné.

Williams avait été condamné à la prison à vie pour le meurtre d'une meneuse de claque. Il a ensuite tué un ancien gardien de prison après s'être évadé, ce qui lui a valu la peine de mort.

Tous les condamnés exécutés en Arkansas depuis quelques jours sont morts moins de 20 minutes après le début de leur exécution.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9429 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Associated Press - AP
Etats-Unis : l'ONU profondément troublée par les récentes exécutions dans l'Etat de l'Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9431 28 avril 2017 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) s'est dit profondément troublé par l'exécution de quatre hommes en l'espace de huit jours par l'Etat de l'Arkansas, aux Etats-Unis, après un moratoire de facto de 12 ans sur l'application de la peine de mort. Kenneth Williams était le dernier prisonnier à avoir été exécuté par injection létale. Sa mort a été prononcée jeudi, juste après 11 heures, heure locale. Les trois autres prisonniers récemment exécutés sont Ledell Lee (20 avril), Marcel Williams (24 avril) et Jack Jones (24 avril). « Nous nous félicitons du fait que les exécutions de quatre autres hommes en Arkansas aient été suspendues mais nous sommes vivement préoccupés par le fait que la peine de mort ait été appliquée dans ces quatre cas », a déclaré une porte-parole du HCDH, Elizabeth Throssell, lors d'un point de presse, vendredi, à Genève. L'expiration le 30 avril des stocks de midazolam - l'un des médicaments utilisés dans les injections mortelles – et le manque de clarté concernant l'obtention d'autres stocks sont les raisons invoquées par le gouverneur de l'Arkansas pour avoir procédé aux exécutions. « Un tel argument a conduit à l'accélération de l'organisation des exécutions de ces hommes de manière arbitraire, la date d'expiration d'un médicament étant un facteur déterminant », a déploré Mme Throssell. « Accélérer les exécutions peut nier aux prisonniers la possibilité d'exercer pleinement leurs droits de recours contre leur condamnation et/ou leur peine et peuvent également amener les États à raccourcir leurs procédures de clémence, ce qui affecte les droits des détenus », a précisé la porte-parole. L'utilisation du médicament sédatif midazolam dans le protocole d'injection létale a été critiquée pour le fait qu'il n'empêche pas les gens de souffrir. Au cours des trois dernières années, des exécutions ratées ont été reportées en raison de l'utilisation de ce médicament dans plusieurs cas, y compris dans les Etats américains de l'Alabama, de l'Oklahoma et de l'Ohio. Les exécutions dans l'Etat de l'Arkansas ont eu lieu dans un contexte de baisse régulière des condamnations à mort aux États-Unis, passant de 52 en 2009 à 20 en 2016. Dix exécutions ont été menées depuis le début de l'année. « L'ONU s'oppose à la peine de mort en toutes circonstances et nous appelons tous les gouvernements qui la maintiennent à établir un moratoire officiel sur toutes les exécutions dans le but d'abolir la peine de mort », a rappelé Mme Throssell.
Kenneth Williams était le dernier prisonnier à avoir été exécuté par injection létale. Sa mort a été prononcée jeudi, juste après 11 heures, heure locale. Les trois autres prisonniers récemment exécutés sont Ledell Lee (20 avril), Marcel Williams (24 avril) et Jack Jones (24 avril).

« Nous nous félicitons du fait que les exécutions de quatre autres hommes en Arkansas aient été suspendues mais nous sommes vivement préoccupés par le fait que la peine de mort ait été appliquée dans ces quatre cas », a déclaré une porte-parole du HCDH, Elizabeth Throssell, lors d'un point de presse, vendredi, à Genève.

L'expiration le 30 avril des stocks de midazolam - l'un des médicaments utilisés dans les injections mortelles – et le manque de clarté concernant l'obtention d'autres stocks sont les raisons invoquées par le gouverneur de l'Arkansas pour avoir procédé aux exécutions.

« Un tel argument a conduit à l'accélération de l'organisation des exécutions de ces hommes de manière arbitraire, la date d'expiration d'un médicament étant un facteur déterminant », a déploré Mme Throssell. « Accélérer les exécutions peut nier aux prisonniers la possibilité d'exercer pleinement leurs droits de recours contre leur condamnation et/ou leur peine et peuvent également amener les États à raccourcir leurs procédures de clémence, ce qui affecte les droits des détenus », a précisé la porte-parole.

L'utilisation du médicament sédatif midazolam dans le protocole d'injection létale a été critiquée pour le fait qu'il n'empêche pas les gens de souffrir. Au cours des trois dernières années, des exécutions ratées ont été reportées en raison de l'utilisation de ce médicament dans plusieurs cas, y compris dans les Etats américains de l'Alabama, de l'Oklahoma et de l'Ohio.

Les exécutions dans l'Etat de l'Arkansas ont eu lieu dans un contexte de baisse régulière des condamnations à mort aux États-Unis, passant de 52 en 2009 à 20 en 2016. Dix exécutions ont été menées depuis le début de l'année.

« L'ONU s'oppose à la peine de mort en toutes circonstances et nous appelons tous les gouvernements qui la maintiennent à établir un moratoire officiel sur toutes les exécutions dans le but d'abolir la peine de mort », a rappelé Mme Throssell.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9431 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
L'Arkansas va procéder à une nouvelle exécution http://www.peinedemort.org/document/9426 WASHINGTON - L'Arkansas se préparait jeudi à exécuter un nouveau prisonnier, dernier d'une série de condamnés mis à mort de façon accélérée dans cet État du sud de l'Amérique, malgré une demande de grâce d'une famille de victime. Si aucun sursis n'est octroyé in extremis par un juge, Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, recevra dans la soirée une injection létale. L'homme de 38 ans a selon ses avocats un quotient intellectuel d'enfant. L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, aura alors exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi. L'État avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours. Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié cette précipitation par la péremption à la fin du mois d'une substance très controversée utilisée dans les injections létales. Mais son programme d'exécutions accélérées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. La bataille devant les tribunaux s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues. Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion perpétuelle pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd. Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison. Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood. Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution de Kenneth Williams. La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un email distincts datés de ce jeudi, ont demandé au gouverneur Hutchinson d'épargner la vie du condamné. «Son exécution ne me ramènera pas mon père et ne nous rendra pas ce qui nous a été pris. Cela ne fera qu'ajouter de la peine», a écrit Kayla Greenwood. La famille Greenwood a financé et organisé le voyage jusque dans l'Arkansas de la fille et de la petite-fille du condamné, afin qu'elles puissent le rencontrer une dernière fois. «En tant que famille dotée d'une foi très solide, nous ne pensons pas que c'est à nous de décider de prendre une vie», a de son côté assuré Stacey Yaw, la veuve de Michael Greenwood et mère de Kayla. En revanche la famille Boren a fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams. «Nous avons attendu très, très longtemps ce moment», a déclaré la veuve, Genie Boren, citée par la chaîne Fox 16. «Les gens doivent être punis pour leurs actes», a-t-elle ajouté.
Si aucun sursis n'est octroyé in extremis par un juge, Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, recevra dans la soirée une injection létale. L'homme de 38 ans a selon ses avocats un quotient intellectuel d'enfant.

L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, aura alors exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi. L'État avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours.

Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié cette précipitation par la péremption à la fin du mois d'une substance très controversée utilisée dans les injections létales.

Mais son programme d'exécutions accélérées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort.

La bataille devant les tribunaux s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues.

Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion perpétuelle pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd.

Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison.

Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood.

Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution de Kenneth Williams.

La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un email distincts datés de ce jeudi, ont demandé au gouverneur Hutchinson d'épargner la vie du condamné.

«Son exécution ne me ramènera pas mon père et ne nous rendra pas ce qui nous a été pris. Cela ne fera qu'ajouter de la peine», a écrit Kayla Greenwood.

La famille Greenwood a financé et organisé le voyage jusque dans l'Arkansas de la fille et de la petite-fille du condamné, afin qu'elles puissent le rencontrer une dernière fois.

«En tant que famille dotée d'une foi très solide, nous ne pensons pas que c'est à nous de décider de prendre une vie», a de son côté assuré Stacey Yaw, la veuve de Michael Greenwood et mère de Kayla.

En revanche la famille Boren a fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams.

«Nous avons attendu très, très longtemps ce moment», a déclaré la veuve, Genie Boren, citée par la chaîne Fox 16. «Les gens doivent être punis pour leurs actes», a-t-elle ajouté.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9426 Thu, 27 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: l'Arkansas a procédé à une double exécution http://www.peinedemort.org/document/9415 L'Arkansas a procédé lundi soir à une double exécution très controversée de deux condamnés à mort, une première aux Etats-Unis depuis 17 ans. Jack Jones et Marcel Williams, condamnés de façon distincte dans les années 1990 pour viol et meurtre, ont chacun reçu une injection létale, a annoncé Leslie Rutledge, la procureure générale de cet Etat du sud du pays. Leurs avocats ont bataillé devant les tribunaux jusqu'aux ultimes minutes, avant de voir leurs derniers recours judiciaires rejetés. Le décès des deux hommes s'inscrit dans un calendrier très controversé d'exécutions accélérées en Arkansas, en raison de la proche péremption d'une substance utilisée dans les injections mortelles. Jones, 52 ans, et Williams, 46 ans, sont les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril dans cet Etat qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours. Mais ce programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples assignations en justice et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. Cette bataille judiciaire s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant été elle pratiquée jeudi. Outre les deux exécutions réalisées ce lundi, une dernière est prévue le 27 avril. Le dernier Etat américain à avoir exécuté deux détenus en un jour est le Texas, le 9 août 2000. Juste après la mort de Jack Jones lundi soir, les avocats de Marcel Williams ont lancé un ultime appel en justice, affirmant que cette première exécution ne s'était pas bien déroulée. Les agents pénitentiaires ont d'abord selon eux échoué à poser un cathéter central au niveau du cou de Jones, étant forcé de se rabattre sur la pose de deux voies veineuses périphériques sur les bras du détenu. - Niveau d'inconscience controversé - Six à sept minutes après l'injection du premier produit censé plonger dans une profonde inconscience le prisonnier, celui-ci "remuait ses lèvres et luttait pour respirer", ont-ils écrit dans leur recours. La juge fédérale Kristine Baker a alors pris une injonction de suspension temporaire de la deuxième exécution prévue, le temps d'examiner la validité de ces arguments. L'Etat a de son côté dénoncé des affirmations "complètement infondées" en assurant que la première exécution s'était déroulée dans les règles. Une fois l'injonction levée, Marcel Williams a été mis à mort tandis que des militants contre la peine capitale tenaient une veillée funèbre à l'extérieur de la prison. L'Arkansas a beau avoir vu naître et servi de tremplin à l'ancien président démocrate Bill Clinton, l'Etat s'est ancré ces dernières années dans le camp républicain. Reste qu'en annonçant fin février son intention de procéder à huit exécutions en onze jours --un rythme inédit dans l'histoire américaine-- le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a déclenché une vive polémique. Ce projet d'exécutions "à la chaîne" a été dénoncé par l'Union européenne, Amnesty International, Human Rights Watch ou encore par le maître du roman noir John Grisham, natif de l'Arkansas. - Substance létale critiquée - Les défenseurs des condamnés affirmaient qu'une double exécution ne pouvait qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte, ceux-ci étant de surcroît non préparés. Avant jeudi, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005. Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui qui arrive à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur. Jack Jones avait violé et tué une femme de 34 ans, Mary Phillips, et quasiment battu à mort sa petite fille. Le mari de la victime, James Phillips, avait confié qu'il ne serait pas perturbé de voir expirer le meurtrier de son épouse. "Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande", avait-il déclaré à THV11, une chaîne télévisée du réseau CBS. Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans.
Jack Jones et Marcel Williams, condamnés de façon distincte dans les années 1990 pour viol et meurtre, ont chacun reçu une injection létale, a annoncé Leslie Rutledge, la procureure générale de cet Etat du sud du pays.

Leurs avocats ont bataillé devant les tribunaux jusqu'aux ultimes minutes, avant de voir leurs derniers recours judiciaires rejetés.

Le décès des deux hommes s'inscrit dans un calendrier très controversé d'exécutions accélérées en Arkansas, en raison de la proche péremption d'une substance utilisée dans les injections mortelles.

Jones, 52 ans, et Williams, 46 ans, sont les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril dans cet Etat qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours.

Mais ce programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples assignations en justice et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort.

Cette bataille judiciaire s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant été elle pratiquée jeudi.

Outre les deux exécutions réalisées ce lundi, une dernière est prévue le 27 avril.

Le dernier Etat américain à avoir exécuté deux détenus en un jour est le Texas, le 9 août 2000.

Juste après la mort de Jack Jones lundi soir, les avocats de Marcel Williams ont lancé un ultime appel en justice, affirmant que cette première exécution ne s'était pas bien déroulée.

Les agents pénitentiaires ont d'abord selon eux échoué à poser un cathéter central au niveau du cou de Jones, étant forcé de se rabattre sur la pose de deux voies veineuses périphériques sur les bras du détenu.

- Niveau d'inconscience controversé -

Six à sept minutes après l'injection du premier produit censé plonger dans une profonde inconscience le prisonnier, celui-ci "remuait ses lèvres et luttait pour respirer", ont-ils écrit dans leur recours.

La juge fédérale Kristine Baker a alors pris une injonction de suspension temporaire de la deuxième exécution prévue, le temps d'examiner la validité de ces arguments.

L'Etat a de son côté dénoncé des affirmations "complètement infondées" en assurant que la première exécution s'était déroulée dans les règles.

Une fois l'injonction levée, Marcel Williams a été mis à mort tandis que des militants contre la peine capitale tenaient une veillée funèbre à l'extérieur de la prison.

L'Arkansas a beau avoir vu naître et servi de tremplin à l'ancien président démocrate Bill Clinton, l'Etat s'est ancré ces dernières années dans le camp républicain.

Reste qu'en annonçant fin février son intention de procéder à huit exécutions en onze jours --un rythme inédit dans l'histoire américaine-- le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a déclenché une vive polémique.

Ce projet d'exécutions "à la chaîne" a été dénoncé par l'Union européenne, Amnesty International, Human Rights Watch ou encore par le maître du roman noir John Grisham, natif de l'Arkansas.

- Substance létale critiquée -

Les défenseurs des condamnés affirmaient qu'une double exécution ne pouvait qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte, ceux-ci étant de surcroît non préparés.

Avant jeudi, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005.

Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui qui arrive à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur.

Jack Jones avait violé et tué une femme de 34 ans, Mary Phillips, et quasiment battu à mort sa petite fille.

Le mari de la victime, James Phillips, avait confié qu'il ne serait pas perturbé de voir expirer le meurtrier de son épouse.

"Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande", avait-il déclaré à THV11, une chaîne télévisée du réseau CBS.

Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9415 Tue, 25 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le Pakistan exécute 4 condamnés à mort http://www.peinedemort.org/document/9417 Le Pakistan a exécuté mardi quatre personnes condamnées à mort par des tribunaux militaires pour des attentats contre des civils, des policiers et des soldats, a indiqué l'armée. Les quatre activistes, présentés comme des membres du mouvement taliban pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan, ont été pendus dans une prison de la province du Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest), selon un communiqué. Le puissant chef de l'armée pakistanaise a confirmé la semaine dernière la peine capitale pour 30 personnes condamnées à mort par des tribunaux militaires, dont certaines étaient impliquées dans le sanglant assaut contre une école gérée par l'armée à Peshawar fin 2014. Le Pakistan, à la suite de cet attentat, le pire que le pays ait connu, avait rétabli la peine de mort et créé ces tribunaux militaires spéciaux. Ils ont depuis prononcé 161 condamnations à mort dont 24 ont été mises en oeuvre, selon des chiffres rendus publics début avril, qui ne prennent pas en compte les pendaisons de mardi. Initialement limitée à deux ans, l'existence des tribunaux militaires, qui peuvent juger des civils dans le plus grand secret, a été prolongée pour deux années supplémentaires en mars dernier, en dépit des critiques d'organisations de défense des droits de l'Homme. Le Pakistan a été secoué par des années de violences extrémistes après être devenu un allié clé des Etats-Unis dans leur "guerre contre le terrorisme", lancée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001 qui ont déclenché l'invasion américaine de l'Afghanistan voisin. Les violences ont diminué dans la foulée d'une offensive de l'armée pakistanaise lancée en juin 2014 contre les bases arrières des groupes extrémistes armés qui opéraient jusque-là impunément dans les zones tribales du nord-ouest du pays, mais restent fréquentes.
Les quatre activistes, présentés comme des membres du mouvement taliban pakistanais Tehreek-e-Taliban Pakistan, ont été pendus dans une prison de la province du Khyber-Pakhtunkhwa (nord-ouest), selon un communiqué.

Le puissant chef de l'armée pakistanaise a confirmé la semaine dernière la peine capitale pour 30 personnes condamnées à mort par des tribunaux militaires, dont certaines étaient impliquées dans le sanglant assaut contre une école gérée par l'armée à Peshawar fin 2014.

Le Pakistan, à la suite de cet attentat, le pire que le pays ait connu, avait rétabli la peine de mort et créé ces tribunaux militaires spéciaux. Ils ont depuis prononcé 161 condamnations à mort dont 24 ont été mises en oeuvre, selon des chiffres rendus publics début avril, qui ne prennent pas en compte les pendaisons de mardi.

Initialement limitée à deux ans, l'existence des tribunaux militaires, qui peuvent juger des civils dans le plus grand secret, a été prolongée pour deux années supplémentaires en mars dernier, en dépit des critiques d'organisations de défense des droits de l'Homme.

Le Pakistan a été secoué par des années de violences extrémistes après être devenu un allié clé des Etats-Unis dans leur "guerre contre le terrorisme", lancée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001 qui ont déclenché l'invasion américaine de l'Afghanistan voisin.

Les violences ont diminué dans la foulée d'une offensive de l'armée pakistanaise lancée en juin 2014 contre les bases arrières des groupes extrémistes armés qui opéraient jusque-là impunément dans les zones tribales du nord-ouest du pays, mais restent fréquentes.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9417 Tue, 25 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Première double exécution aux États-Unis depuis l'an 2000 http://www.peinedemort.org/document/9422 (Agence France-Presse) Washington - L'Arkansas a procédé lundi soir à une double exécution controversée de deux condamnés à mort, une première aux États-Unis depuis 17 ans. Jack Jones et Marcel Williams, condamnés de façon distincte dans les années 1990 pour viol et meurtre, ont chacun reçu une injection létale, a annoncé Leslie Rutledge, procureure générale de cet État du sud du pays. Leurs avocats ont bataillé jusqu'aux dernières minutes, avant de voir leurs ultimes recours judiciaires rejetés. Le décès des deux hommes s'inscrit dans un calendrier très critiqué d'exécutions accélérées en Arkansas, en raison de la proche péremption d'une substance utilisée dans les injections mortelles. Jones, 52 ans, et Williams, 46 ans, sont les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril dans cet État qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours. Ce programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples assignations en justice et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. La bataille judiciaire s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant elle été pratiquée la semaine dernière. Outre les deux exécutions réalisées lundi, une dernière est prévue jeudi. Le dernier État américain à avoir exécuté deux détenus en un jour était le Texas, le 9 août 2000. Juste après la mort de Jack Jones, les avocats de Marcel Williams ont affirmé que cette première exécution ne s'était pas bien déroulée. Niveau d'inconscience controversé Les agents pénitentiaires ont d'abord selon eux échoué à poser un cathéter central au niveau du cou de Jones, étant forcés de se rabattre sur la pose de deux voies veineuses périphériques dans les bras du détenu. Six à sept minutes après l'injection du premier produit censé plonger dans une profonde inconscience le prisonnier, celui-ci «remuait ses lèvres et luttait pour respirer», ont-ils écrit dans leur recours. La juge fédérale Kristine Baker a alors pris une injonction de suspension temporaire de la deuxième exécution, le temps d'examiner la validité de ces arguments. L'État a de son côté dénoncé des affirmations «complètement infondées». Une fois l'injonction levée, Marcel Williams a été mis à mort tandis que des militants contre la peine capitale tenaient une veillée funèbre à l'extérieur de la prison. L'Arkansas a beau avoir servi de tremplin à l'ancien président démocrate Bill Clinton, l'État s'est ancré ces dernières années dans le camp républicain. Reste qu'en annonçant fin février son intention de procéder à quatre fois deux exécutions à un rythme inédit dans l'histoire américaine, le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a déclenché une vive polémique. Ce projet d'exécutions «à la chaîne» a été dénoncé par l'Union européenne, Amnesty International, Human Rights Watch ou encore par le maître du roman noir John Grisham, natif de l'Arkansas. La controverse n'a toutefois pas agité les cercles politiques à Washington ni pris de l'ampleur, la question de la peine de mort relevant des États sans véritablement susciter de débat national. Plus largement, un moratoire ou une abolition de la peine capitale en Amérique n'est pas d'actualité, la Cour suprême ayant récemment retrouvé une majorité conservatrice. Les exécutions sont malgré tout en déclin, avec une carence des produits servant aux injections mortelles. Substance létale critiquée Les défenseurs des condamnés affirmaient qu'une double exécution ne pouvait qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte. Avant jeudi, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005. Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui arrivant à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de plonger insuffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur. Jack Jones avait violé et tué une femme de 34 ans, Mary Phillips, et quasiment battu à mort sa petite fille, Lacey. Le mari de la victime, James Phillips, avait confié qu'il ne serait pas perturbé de voir expirer le meurtrier de son épouse. «Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande», avait-il déclaré à une chaîne télévisée du réseau CBS. Juste avant de mourir, Jones a remis une lettre manuscrite, incluant la phrase suivante: «Aucun mot ne saurait exprimer complètement mon remords pour la peine que j'ai causée». Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans. Il a refusé de s'exprimer.
Jack Jones et Marcel Williams, condamnés de façon distincte dans les années 1990 pour viol et meurtre, ont chacun reçu une injection létale, a annoncé Leslie Rutledge, procureure générale de cet État du sud du pays.

Leurs avocats ont bataillé jusqu'aux dernières minutes, avant de voir leurs ultimes recours judiciaires rejetés.

Le décès des deux hommes s'inscrit dans un calendrier très critiqué d'exécutions accélérées en Arkansas, en raison de la proche péremption d'une substance utilisée dans les injections mortelles.

Jones, 52 ans, et Williams, 46 ans, sont les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril dans cet État qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours.

Ce programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples assignations en justice et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort.

La bataille judiciaire s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant elle été pratiquée la semaine dernière.

Outre les deux exécutions réalisées lundi, une dernière est prévue jeudi.

Le dernier État américain à avoir exécuté deux détenus en un jour était le Texas, le 9 août 2000.

Juste après la mort de Jack Jones, les avocats de Marcel Williams ont affirmé que cette première exécution ne s'était pas bien déroulée.


Niveau d'inconscience controversé

Les agents pénitentiaires ont d'abord selon eux échoué à poser un cathéter central au niveau du cou de Jones, étant forcés de se rabattre sur la pose de deux voies veineuses périphériques dans les bras du détenu.

Six à sept minutes après l'injection du premier produit censé plonger dans une profonde inconscience le prisonnier, celui-ci «remuait ses lèvres et luttait pour respirer», ont-ils écrit dans leur recours.

La juge fédérale Kristine Baker a alors pris une injonction de suspension temporaire de la deuxième exécution, le temps d'examiner la validité de ces arguments. L'État a de son côté dénoncé des affirmations «complètement infondées».

Une fois l'injonction levée, Marcel Williams a été mis à mort tandis que des militants contre la peine capitale tenaient une veillée funèbre à l'extérieur de la prison.

L'Arkansas a beau avoir servi de tremplin à l'ancien président démocrate Bill Clinton, l'État s'est ancré ces dernières années dans le camp républicain.

Reste qu'en annonçant fin février son intention de procéder à quatre fois deux exécutions à un rythme inédit dans l'histoire américaine, le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a déclenché une vive polémique.

Ce projet d'exécutions «à la chaîne» a été dénoncé par l'Union européenne, Amnesty International, Human Rights Watch ou encore par le maître du roman noir John Grisham, natif de l'Arkansas.

La controverse n'a toutefois pas agité les cercles politiques à Washington ni pris de l'ampleur, la question de la peine de mort relevant des États sans véritablement susciter de débat national.

Plus largement, un moratoire ou une abolition de la peine capitale en Amérique n'est pas d'actualité, la Cour suprême ayant récemment retrouvé une majorité conservatrice. Les exécutions sont malgré tout en déclin, avec une carence des produits servant aux injections mortelles.


Substance létale critiquée

Les défenseurs des condamnés affirmaient qu'une double exécution ne pouvait qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte. Avant jeudi, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005.

Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui arrivant à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de plonger insuffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur.

Jack Jones avait violé et tué une femme de 34 ans, Mary Phillips, et quasiment battu à mort sa petite fille, Lacey. Le mari de la victime, James Phillips, avait confié qu'il ne serait pas perturbé de voir expirer le meurtrier de son épouse.

«Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande», avait-il déclaré à une chaîne télévisée du réseau CBS.

Juste avant de mourir, Jones a remis une lettre manuscrite, incluant la phrase suivante: «Aucun mot ne saurait exprimer complètement mon remords pour la peine que j'ai causée».

Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans. Il a refusé de s'exprimer.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9422 Tue, 25 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Arkansas s'apprête à procéder à une double exécution, une première en 17 ans http://www.peinedemort.org/document/9414 (Agence France-Presse) Washington - L'Arkansas se préparait à exécuter lundi deux condamnés à mort, une première aux États-Unis depuis 17 ans qui s'inscrit dans un calendrier très controversé d'exécutions accélérées dans cet État du sud du pays. Si aucun sursis de dernière minute n'est octroyé par un juge, Jack Jones et Marcel Williams deviendront les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril en Arkansas, État qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours. Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié ce resserrement chronologique par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections létales. Mais son programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. La bataille devant les tribunaux s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant été pratiquée jeudi dernier. Outre celles de ce lundi, une dernière exécution est prévue le 27 avril. Les appels judiciaires se poursuivent jusqu'aux dernières minutes et, pour MM. Jones et Williams, le suspense macabre risque de se prolonger dans la soirée de lundi. Les deux hommes, âgés de 46 et 52 ans, ont chacun été condamnés dans les années 1990 pour un viol suivi d'un meurtre. Jack Jones avait violé et tué Mary Phillips et quasiment battu à mort la petite fille de la femme âgée de 34 ans. Le mari de la victime, James Phillips, a exprimé son intention d'assister à l'exécution, en précisant qu'il ne serait pas perturbé de voir mourir le meurtrier de son épouse. «Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande», a-t-il déclaré à THV11, une chaîne télévisée du réseau CBS. Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans. Le dernier État américain à avoir exécuté deux détenus en un jour est le Texas, le 9 août 2000. Les défenseurs des condamnés affirment qu'une double exécution ne peut qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte, ceux-ci étant de surcroît non préparés. Avant jeudi dernier, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005. Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui qui arrive à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur. Les avocats de Jones et Williams affirment que les conditions de santé respectives de leurs clients leur font encourir un danger accru. Jones souffre de diabète, de tension artérielle, de neuropathie et a une jambe amputée sous le genou. Son important traitement médicamenteux pourrait selon son entourage réduire l'efficacité du midazolam et donc le soumettre à des souffrances intolérables. Williams pèse lui environ 200 kilos, ce qui d'après ses défenseurs rend très difficile la pose sur lui du cathéter intraveineux d'injection mortelle.
Si aucun sursis de dernière minute n'est octroyé par un juge, Jack Jones et Marcel Williams deviendront les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril en Arkansas, État qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours.

Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié ce resserrement chronologique par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections létales.

Mais son programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort.

La bataille devant les tribunaux s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant été pratiquée jeudi dernier. Outre celles de ce lundi, une dernière exécution est prévue le 27 avril.

Les appels judiciaires se poursuivent jusqu'aux dernières minutes et, pour MM. Jones et Williams, le suspense macabre risque de se prolonger dans la soirée de lundi.

Les deux hommes, âgés de 46 et 52 ans, ont chacun été condamnés dans les années 1990 pour un viol suivi d'un meurtre.

Jack Jones avait violé et tué Mary Phillips et quasiment battu à mort la petite fille de la femme âgée de 34 ans.

Le mari de la victime, James Phillips, a exprimé son intention d'assister à l'exécution, en précisant qu'il ne serait pas perturbé de voir mourir le meurtrier de son épouse.

«Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande», a-t-il déclaré à THV11, une chaîne télévisée du réseau CBS.

Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans.

Le dernier État américain à avoir exécuté deux détenus en un jour est le Texas, le 9 août 2000.

Les défenseurs des condamnés affirment qu'une double exécution ne peut qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte, ceux-ci étant de surcroît non préparés. Avant jeudi dernier, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005.

Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui qui arrive à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur.

Les avocats de Jones et Williams affirment que les conditions de santé respectives de leurs clients leur font encourir un danger accru.

Jones souffre de diabète, de tension artérielle, de neuropathie et a une jambe amputée sous le genou. Son important traitement médicamenteux pourrait selon son entourage réduire l'efficacité du midazolam et donc le soumettre à des souffrances intolérables.

Williams pèse lui environ 200 kilos, ce qui d'après ses défenseurs rend très difficile la pose sur lui du cathéter intraveineux d'injection mortelle.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9414 Mon, 24 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Double exécution dans l'Arkansas après un sursis de dernière minute http://www.peinedemort.org/document/9416 Jack Jones puis Marcel Williams ont été exécutés dans l'Arkansas, aux Etats-Unis. Marcel Williams a d'abord obtenu une suspension temporaire de son exécution suite à l'appel de ses avocat arguant que la première exécution ne s'était pas déroulée correctement, avant d'être finalement mis à mort. Le gouverneur de l'Arkansas avait programmé quatre "doubles" exécutions les 17, 20, 24 et 27 avril avant la péremption des produits servant à l'injection létale. Un des condamné a été exécuté le 20, et une exécution est toujours prévue le 27 ; les quatre autres condamnés ont obtenu des sursis devant la justice. En août 2000 l'Etat du Texas avait procédé à deux exécutions le même jour. L'Arkansas avait déjà procédé, à plusieurs reprises, à des exécutions multiples le même jour : deux le 11 mai 1994, trois le 3 août 1994, trois le 8 janvier 1997 et deux le 8 septembre 1999. Marcel Williams a d'abord obtenu une suspension temporaire de son exécution suite à l'appel de ses avocat arguant que la première exécution ne s'était pas déroulée correctement, avant d'être finalement mis à mort.

Le gouverneur de l'Arkansas avait programmé quatre "doubles" exécutions les 17, 20, 24 et 27 avril avant la péremption des produits servant à l'injection létale. Un des condamné a été exécuté le 20, et une exécution est toujours prévue le 27 ; les quatre autres condamnés ont obtenu des sursis devant la justice.

En août 2000 l'Etat du Texas avait procédé à deux exécutions le même jour. L'Arkansas avait déjà procédé, à plusieurs reprises, à des exécutions multiples le même jour : deux le 11 mai 1994, trois le 3 août 1994, trois le 8 janvier 1997 et deux le 8 septembre 1999.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9416 Mon, 24 Apr 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Egypte: 20 peines de mort pour des pro-Morsi accusés du meurtre de policiers http://www.peinedemort.org/document/9418 Un tribunal égyptien a condamné à mort lundi 20 personnes accusées du meurtre de 13 policiers lors des violences qui avaient suivi la destitution de l'ancien président Mohamed Morsi en 2013, a indiqué un responsable judiciaire. Ces personnes étaient de nouveau jugées en première instance après l'annulation d'un premier procès où 183 peines de mort avaient été prononcées. Après l'éviction de M. Morsi en juillet 2013 par l'ex-chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi, des centaines de ses partisans islamistes ont été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs dénoncés par des ONG de défense des droits de l'Homme. Mais ces derniers mois, la Cour de cassation a annulé des centaines de peines capitales, notamment certaines prononcées à l'encontre de M. Morsi et des dirigeants de sa confrérie des Frères musulmans. L'affaire jugée lundi remonte au 14 août 2013. Dans la journée, les forces de sécurité avaient dispersé au Caire deux sit-in massifs de partisans de M. Morsi, tuant plus de 700 manifestants. Quelques heures plus tard une foule en colère avait attaqué un commissariat d'une banlieue du Caire, Kerdassa, réputé être un fief islamiste. Treize policiers avaient été tués. En février 2015, un tribunal de première instance avait prononcé 183 peines capitales contre les personnes poursuivies pour ces meurtres. Mais un an plus tard, la Cour de cassation avait annulé ce jugement, ordonnant un nouveau procès pour 149 des 183 accusés. C'est au terme de ce nouveau procès en première instance qu'une cour criminelle du Caire a prononcé lundi des peines capitales à l'encontre de 20 accusés, selon un responsable judiciaire. Ces peines doivent être soumises, conformément à la loi égyptienne, à l'avis purement consultatif du mufti, le représentant de l'islam auprès des autorités. Elles seront ensuite confirmées ou commuées en peines de prison lors d'un jugement final qui doit être prononcé le 2 juillet. Les juges annonceront aussi à cette occasion les peines contre les 129 autres accusés qui ont comparu. Après cette audience du 2 juillet, les détenus pourront faire appel devant la Cour de cassation. Depuis la destitution de M. Morsi, le pouvoir dirigé par M. Sissi a violemment réprimé toute opposition, d'abord islamiste puis la jeunesse laïque et libérale qui avait mené la révolte de 2011 contre Hosni Moubarak dans le cadre du Printemps arabe.
Ces personnes étaient de nouveau jugées en première instance après l'annulation d'un premier procès où 183 peines de mort avaient été prononcées.
Après l'éviction de M. Morsi en juillet 2013 par l'ex-chef de l'armée et actuel président Abdel Fattah al-Sissi, des centaines de ses partisans islamistes ont été condamnés à mort dans des procès de masse expéditifs dénoncés par des ONG de défense des droits de l'Homme.

Mais ces derniers mois, la Cour de cassation a annulé des centaines de peines capitales, notamment certaines prononcées à l'encontre de M. Morsi et des dirigeants de sa confrérie des Frères musulmans.
L'affaire jugée lundi remonte au 14 août 2013. Dans la journée, les forces de sécurité avaient dispersé au Caire deux sit-in massifs de partisans de M. Morsi, tuant plus de 700 manifestants.

Quelques heures plus tard une foule en colère avait attaqué un commissariat d'une banlieue du Caire, Kerdassa, réputé être un fief islamiste. Treize policiers avaient été tués.
En février 2015, un tribunal de première instance avait prononcé 183 peines capitales contre les personnes poursuivies pour ces meurtres. Mais un an plus tard, la Cour de cassation avait annulé ce jugement, ordonnant un nouveau procès pour 149 des 183 accusés.

C'est au terme de ce nouveau procès en première instance qu'une cour criminelle du Caire a prononcé lundi des peines capitales à l'encontre de 20 accusés, selon un responsable judiciaire.
Ces peines doivent être soumises, conformément à la loi égyptienne, à l'avis purement consultatif du mufti, le représentant de l'islam auprès des autorités.
Elles seront ensuite confirmées ou commuées en peines de prison lors d'un jugement final qui doit être prononcé le 2 juillet. Les juges annonceront aussi à cette occasion les peines contre les 129 autres accusés qui ont comparu.

Après cette audience du 2 juillet, les détenus pourront faire appel devant la Cour de cassation.
Depuis la destitution de M. Morsi, le pouvoir dirigé par M. Sissi a violemment réprimé toute opposition, d'abord islamiste puis la jeunesse laïque et libérale qui avait mené la révolte de 2011 contre Hosni Moubarak dans le cadre du Printemps arabe.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9418 Mon, 24 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
[position de la France] Etats-Unis - Peine de mort (20 avril 2017) http://www.peinedemort.org/document/9406 La France condamne l'exécution de Ledell Lee survenue le 20 avril en Arkansas et exprime sa vive préoccupation face à la reprise des exécutions dans cet Etat qui n'avait pas appliqué la peine de mort depuis douze ans. La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Nous demandons aux autorités de l'Arkansas de ne pas procéder aux prochaines exécutions qui sont annoncées. Alors que de plus en plus de voix s'élèvent aux Etats-Unis en faveur d'un moratoire sur les exécutions et que 19 Etats dans le pays ont déjà aboli la peine de mort, nous exhortons l'ensemble des autorités concernées à mettre un terme aux exécutions et à engager un débat en vue de l'abolition définitive.
La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances.

Nous demandons aux autorités de l'Arkansas de ne pas procéder aux prochaines exécutions qui sont annoncées.

Alors que de plus en plus de voix s'élèvent aux Etats-Unis en faveur d'un moratoire sur les exécutions et que 19 Etats dans le pays ont déjà aboli la peine de mort, nous exhortons l'ensemble des autorités concernées à mettre un terme aux exécutions et à engager un débat en vue de l'abolition définitive.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9406 Fri, 21 Apr 2017 00:00:00 +0200 Ministère des Affaires Etrangères français
L'Arkansas procède à sa première exécution en une décennie http://www.peinedemort.org/document/9409 L'Arkansas a procédé jeudi à sa première exécution d'un condamné depuis près de dix ans, ont déclaré les autorités judiciaires de cet Etat américain. Ledell Lee a été exécuté juste avant minuit, au terme d'une nouvelle journée d'intenses batailles judiciaires après que la Cour suprême des Etats-Unis eut rejeté des demandes de sursis de dernière minute. Cet homme noir de 51 ans, condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993, a reçu une injection mortelle composée de trois produits, dont l'un a soulevé un débat judiciaire. "Ce soir, la sentence légale d'un jury, confirmée par les tribunaux tout au long de plusieurs décennies de contestations, a été exécutée", a déclaré dans un communiqué la procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge, après la première exécution dans cet Etat depuis 2005. Trois autres hommes doivent être exécutés avant fin avril tandis que quatre autres condamnés à mort ont obtenu des sursis. Cet Etat du sud avait planifié huit exécutions au total en onze jours d'ici fin avril, justifiant ce rythme inédit par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections mortelles. Ces condamnations "à la chaîne" soulèvent une vive controverse et font l'objet de batailles judiciaires dont certaines sont remontées jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis. Ces batailles judiciaires portent notamment sur l'utilisation d'un sédatif, le midazolam, censé rendre inconsciente la personne avant que d'autres produits provoquent un arrêt cardiaque. Mais ce produit a été critiqué pour son effet parfois insuffisant ce qui peut provoquer des souffrances.
Ledell Lee a été exécuté juste avant minuit, au terme d'une nouvelle journée d'intenses batailles judiciaires après que la Cour suprême des Etats-Unis eut rejeté des demandes de sursis de dernière minute.

Cet homme noir de 51 ans, condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993, a reçu une injection mortelle composée de trois produits, dont l'un a soulevé un débat judiciaire.

"Ce soir, la sentence légale d'un jury, confirmée par les tribunaux tout au long de plusieurs décennies de contestations, a été exécutée", a déclaré dans un communiqué la procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge, après la première exécution dans cet Etat depuis 2005.

Trois autres hommes doivent être exécutés avant fin avril tandis que quatre autres condamnés à mort ont obtenu des sursis.

Cet Etat du sud avait planifié huit exécutions au total en onze jours d'ici fin avril, justifiant ce rythme inédit par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections mortelles.

Ces condamnations "à la chaîne" soulèvent une vive controverse et font l'objet de batailles judiciaires dont certaines sont remontées jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis.

Ces batailles judiciaires portent notamment sur l'utilisation d'un sédatif, le midazolam, censé rendre inconsciente la personne avant que d'autres produits provoquent un arrêt cardiaque. Mais ce produit a été critiqué pour son effet parfois insuffisant ce qui peut provoquer des souffrances.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9409 Fri, 21 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Arkansas procède à la première exécution d'une série contestée http://www.peinedemort.org/document/9410 L'Arkansas a procédé à la première exécution depuis plus de dix ans d'un condamné, parmi les huit détenus que cet Etat du sud voulait mettre à mort d'ici la fin du mois. Une série inédite qui fait l'objet d'une âpre bataille judiciaire. Ledell Lee a été exécuté jeudi soir juste avant minuit, après le rejet par la Cour suprême des Etats-Unis de demandes de sursis de dernière minute. Cet homme noir de 51 ans, condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993, a reçu une injection mortelle composée de trois produits, dont l'un est à l'origine d'une vive controverse. "Ce soir, la sentence légale d'un jury, confirmée par les tribunaux tout au long de plusieurs décennies de contestations, a été exécutée", a déclaré dans un communiqué la procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge. C'est la première exécution depuis 2005 dans l'Arkansas qui prévoyait initialement d'en réaliser huit d'ici la fin du mois, du jamais vu depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine de mort en 1976. Ces condamnations "à la chaîne" soulèvent une vive controverse aux Etats-Unis et les opposants à la peine de mort ont multiplié les recours judiciaires pour les empêcher. Trois nouvelles exécutions sont programmées dans les prochains jours: celles de Jack Harold et Marcel Williams le 24 avril, ainsi que celle de Kenneth Williams le 27 avril. Quatre autres condamnés à mort que l'Arkansas entendait exécuter avant la fin du mois ont obtenu des sursis. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Cour suprême de l'Arkansas a octroyé un sursis à Stacey Johnson. Ses avocats demandaient une analyse ADN qui ne lui avait pas été accordée pendant son procès pour prouver son innocence. Lundi, la Cour suprême des Etats-Unis avait mis son veto à l'exécution de Don Davis, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas. Bruce Ward, qui devait également être exécuté lundi, avait obtenu le 14 avril un sursis auprès de la Cour suprême de l'Arkansas. Enfin un juge fédéral de l'Arkansas avait, le 6 avril, suspendu pour un mois l'exécution de Jason McGehee, prévue le 27 avril. - Risque de souffrances - L'Arkansas justifie ce rythme inédit dans les exécutions par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections mortelles, le midazolam. Ce sédatif est censé rendre le condamné inconscient avant que d'autres produits provoquent un arrêt cardiaque. Mais le midazolam est accusé d'avoir un effet anesthésiant parfois insuffisant, ce qui peut provoquer des souffrances. Si le midazolam reste légal, il est devenu extrêmement compliqué pour les prisons américaines de se fournir en nouvelles substances létales, en raison d'un refus d'approvisionnement de grandes firmes pharmaceutiques. Le gouverneur de l'Arkansas a donc décidé de procéder au plus grand nombre d'exécutions possibles avant l'arrivée à expiration de ses stocks. Un autre produit utilisé dans les injections mortelles, le bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, fait lui aussi l'objet de procédures judiciaires. Une société de distribution de produits pharmaceutiques, l'entreprise McKesson, conteste l'achat de ce produit par les autorités pénitentiaires sans la prévenir que ce produit serait employé pour tuer des condamnés. La Cour suprême de l'Arkansas a toutefois autorisé l'administration pénitentiaire à utiliser ce produit.
Ledell Lee a été exécuté jeudi soir juste avant minuit, après le rejet par la Cour suprême des Etats-Unis de demandes de sursis de dernière minute. Cet homme noir de 51 ans, condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993, a reçu une injection mortelle composée de trois produits, dont l'un est à l'origine d'une vive controverse.

"Ce soir, la sentence légale d'un jury, confirmée par les tribunaux tout au long de plusieurs décennies de contestations, a été exécutée", a déclaré dans un communiqué la procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge.

C'est la première exécution depuis 2005 dans l'Arkansas qui prévoyait initialement d'en réaliser huit d'ici la fin du mois, du jamais vu depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine de mort en 1976.

Ces condamnations "à la chaîne" soulèvent une vive controverse aux Etats-Unis et les opposants à la peine de mort ont multiplié les recours judiciaires pour les empêcher.

Trois nouvelles exécutions sont programmées dans les prochains jours: celles de Jack Harold et Marcel Williams le 24 avril, ainsi que celle de Kenneth Williams le 27 avril.

Quatre autres condamnés à mort que l'Arkansas entendait exécuter avant la fin du mois ont obtenu des sursis.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Cour suprême de l'Arkansas a octroyé un sursis à Stacey Johnson. Ses avocats demandaient une analyse ADN qui ne lui avait pas été accordée pendant son procès pour prouver son innocence.

Lundi, la Cour suprême des Etats-Unis avait mis son veto à l'exécution de Don Davis, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas.

Bruce Ward, qui devait également être exécuté lundi, avait obtenu le 14 avril un sursis auprès de la Cour suprême de l'Arkansas.

Enfin un juge fédéral de l'Arkansas avait, le 6 avril, suspendu pour un mois l'exécution de Jason McGehee, prévue le 27 avril.

- Risque de souffrances -

L'Arkansas justifie ce rythme inédit dans les exécutions par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections mortelles, le midazolam.

Ce sédatif est censé rendre le condamné inconscient avant que d'autres produits provoquent un arrêt cardiaque. Mais le midazolam est accusé d'avoir un effet anesthésiant parfois insuffisant, ce qui peut provoquer des souffrances.

Si le midazolam reste légal, il est devenu extrêmement compliqué pour les prisons américaines de se fournir en nouvelles substances létales, en raison d'un refus d'approvisionnement de grandes firmes pharmaceutiques.

Le gouverneur de l'Arkansas a donc décidé de procéder au plus grand nombre d'exécutions possibles avant l'arrivée à expiration de ses stocks.

Un autre produit utilisé dans les injections mortelles, le bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, fait lui aussi l'objet de procédures judiciaires.

Une société de distribution de produits pharmaceutiques, l'entreprise McKesson, conteste l'achat de ce produit par les autorités pénitentiaires sans la prévenir que ce produit serait employé pour tuer des condamnés.

La Cour suprême de l'Arkansas a toutefois autorisé l'administration pénitentiaire à utiliser ce produit. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9410 Fri, 21 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Premier condamné à mort exécuté en Arkansas depuis douze ans http://www.peinedemort.org/document/9421 LITTLE ROCK, Arkansas (Reuters) - L'Etat de l'Arkansas a procédé à la première exécution d'un condamné à mort en douze ans, au terme d'une bataille juridique qui a mis en question certains aspects du recours à la peine de mort aux Etats-Unis. Ledell Lee, 51 ans, a été exécuté par injection létale à 23h56 jeudi soir (04h56 GMT vendredi) dans la prison de Cummins, à Little Rock. Il n'a fait aucune déclaration avant de mourir, ont dit les autorités pénitentiaires. Il avait passé plus de vingt ans dans le couloir de la mort puisqu'il avait été condamné pour avoir tué avec un objet contondant une femme, Debra Reese, en 1993. Ledell Lee affirmait son innocence et demandait des tests ADN qui, aux dires de ses avocats, auraient démontré qu'il n'était pas le coupable.
Ledell Lee, 51 ans, a été exécuté par injection létale à 23h56 jeudi soir (04h56 GMT vendredi) dans la prison de Cummins, à Little Rock. Il n'a fait aucune déclaration avant de mourir, ont dit les autorités pénitentiaires.

Il avait passé plus de vingt ans dans le couloir de la mort puisqu'il avait été condamné pour avoir tué avec un objet contondant une femme, Debra Reese, en 1993.


Ledell Lee affirmait son innocence et demandait des tests ADN qui, aux dires de ses avocats, auraient démontré qu'il n'était pas le coupable.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9421 Fri, 21 Apr 2017 00:00:00 +0200 Reuters
Déclaration de la porte-parole sur l'exécution de M. Ledell Lee dans l'État américain de l'Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9424 Union européenne - Action Extérieure. Bruxelles, 21/04/2017 L'exécution, hier, de M. Ledell Lee, a mis fin de facto au moratoire sur la peine de mort en vigueur depuis 2005 dans l'État de l'Arkansas. La peine capitale ne peut se justifier en aucune circonstance et constitue une négation inacceptable des droits de l'homme et de la dignité. En outre, elle n'a aucun effet dissuasif sur la criminalité. L'Union européenne rappelle qu'elle est fermement et catégoriquement opposée à la peine de mort et que les États qui persistent à maintenir ce châtiment sont tenus de respecter des normes minimales reconnues au niveau international. Ainsi, lorsque la peine capitale est appliquée, il convient de la mettre en œuvre de manière à infliger le moins de souffrances possible. Nous exhortons les autorités de l'État de l'Arkansas à rétablir le moratoire sur les exécutions, première étape vers l'abolition totale de la peine capitale, suivant en cela l'exemple positif des dix-neuf États américains qui ont, à ce jour, aboli la peine de mort.
L'exécution, hier, de M. Ledell Lee, a mis fin de facto au moratoire sur la peine de mort en vigueur depuis 2005 dans l'État de l'Arkansas. La peine capitale ne peut se justifier en aucune circonstance et constitue une négation inacceptable des droits de l'homme et de la dignité. En outre, elle n'a aucun effet dissuasif sur la criminalité.

L'Union européenne rappelle qu'elle est fermement et catégoriquement opposée à la peine de mort et que les États qui persistent à maintenir ce châtiment sont tenus de respecter des normes minimales reconnues au niveau international. Ainsi, lorsque la peine capitale est appliquée, il convient de la mettre en œuvre de manière à infliger le moins de souffrances possible.

Nous exhortons les autorités de l'État de l'Arkansas à rétablir le moratoire sur les exécutions, première étape vers l'abolition totale de la peine capitale, suivant en cela l'exemple positif des dix-neuf États américains qui ont, à ce jour, aboli la peine de mort.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9424 Fri, 21 Apr 2017 00:00:00 +0200 Union européenne
Thaïlande: un Espagnol condamné à mort pour un assassinat http://www.peinedemort.org/document/9425 Bangkok, 21 avr 2017 (AFP) - - Un tribunal thaïlandais a condamné à mort un Espagnol vendredi pour l'assassinat de l'un de ses compatriotes dont le corps avait été retrouvé démembré dans la Chayo Praya, la rivière de Bangkok, l'an passé. Artur Segarra, 38 ans, a été reconnu coupable de l'enlèvement et de l'assassinat de David Bernat, un homme d'affaires de 40 ans, pour un motif crapuleux. "Les taches de sang et les empreintes digitales sur le broyeur électrique (de Segarra) correspondent à l'ADN de la victime", a indiqué le juge, qui a insisté sur la préméditation pour expliquer la sentence. Les vidéos et le témoignage de l'ex-petite amie de l'accusé ont également été des éléments déterminants, a-t-il ajouté. L'avocat d'Artur Segarra a indiqué à la presse que son client allait faire appel. Artur Segarra avait réussi à fuir au Cambodge et avait été arrêté à Sihanoukville en février 2016 dans le sud du pays. En janvier 2016, la découverte de plusieurs morceaux de corps flottant dans la Chao Praya, le fleuve qui traverse la capitale thaïlandaise, avait fait la une des journaux locaux. D'après les organisations de défense des droits de l'homme, il y a plus de 600 prisonniers, dont une cinquantaine de femmes, condamnés à mort en Thaïlande - la plupart pour trafic de drogues. Mais cette peine est souvent transformée en prison à vie après grâce royale. La dernière fois que la Thaïlande a appliqué cette sentence c'était en 2009 quand deux hommes, condamnés pour trafic de drogues, ont été exécuté par injection létale. Dans cette affaire, les enquêteurs pensaient que le meurtre était lié aux triades chinoises en raison de la méthode utilisée pour se débarrasser du corps.
Artur Segarra, 38 ans, a été reconnu coupable de l'enlèvement et de l'assassinat de David Bernat, un homme d'affaires de 40 ans, pour un motif crapuleux.

"Les taches de sang et les empreintes digitales sur le broyeur électrique (de Segarra) correspondent à l'ADN de la victime", a indiqué le juge, qui a insisté sur la préméditation pour expliquer la sentence.

Les vidéos et le témoignage de l'ex-petite amie de l'accusé ont également été des éléments déterminants, a-t-il ajouté.

L'avocat d'Artur Segarra a indiqué à la presse que son client allait faire appel.

Artur Segarra avait réussi à fuir au Cambodge et avait été arrêté à Sihanoukville en février 2016 dans le sud du pays.

En janvier 2016, la découverte de plusieurs morceaux de corps flottant dans la Chao Praya, le fleuve qui traverse la capitale thaïlandaise, avait fait la une des journaux locaux.

D'après les organisations de défense des droits de l'homme, il y a plus de 600 prisonniers, dont une cinquantaine de femmes, condamnés à mort en Thaïlande - la plupart pour trafic de drogues. Mais cette peine est souvent transformée en prison à vie après grâce royale.

La dernière fois que la Thaïlande a appliqué cette sentence c'était en 2009 quand deux hommes, condamnés pour trafic de drogues, ont été exécuté par injection létale.

Dans cette affaire, les enquêteurs pensaient que le meurtre était lié aux triades chinoises en raison de la méthode utilisée pour se débarrasser du corps.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9425 Fri, 21 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Turquie: Erdogan ravive le spectre de la peine de mort http://www.peinedemort.org/document/9403 "Ce que Georges, Hans ou Helga peuvent dire ne nous intéresse pas", rugit le président turc Recep Tayyip Erdogan. "Ce qui compte pour nous, c'est ce que disent Ayse, Murat, Mehmet ou Hatice. Ce que dit Allah!" Opposer des noms européens à des noms turcs, pour finalement invoquer celui d'Allah, est devenu un procédé rhétorique classique de M. Erdogan pour rejeter les mises en garde européennes contre le rétablissement de la peine de mort en Turquie. En dépit de ces avertissements, le président turc affiche depuis plusieurs mois sa détermination à franchir le pas, même si une telle mesure sonnerait le glas de la demande d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. Certains analystes estimaient pourtant qu'après le référendum du 16 avril sur le renforcement de ses pouvoirs, M. Erdogan baisserait le ton sur ce sujet et que la peine de mort était pour lui surtout un argumentaire destiné à rallier les électeurs nationalistes. M. Erdogan a douché leurs attentes le soir-même du référendum après l'annonce de sa victoire étriquée. Lors d'un discours devant des milliers de ses supporteurs scandant "idam" ("exécution", en turc), il a affirmé qu'un référendum serait organisé sur la peine capitale si le Parlement ne la rétablissait pas. - "Voici la corde" - La peine capitale a été complètement abolie en 2004, dans le cadre du processus d'adhésion à l'UE, deux ans après l'arrivée au pouvoir du parti de M. Erdogan, l'AKP. Bruxelles affirme que l'abolition de la peine de mort est l'une des préconditions essentielles à l'adhésion et le Conseil de l'Europe, dont la Turquie est membre depuis 1950, en a fait une obligation pour les nouveaux membres. "Il va sans dire que si vous voulez rétablir la peine de mort, vous ne pouvez pas être membre du Conseil de l'Europe", a répété jeudi son secrétaire général Thorbjoern Jagland. A son accession au pouvoir en 2003, M. Erdogan avait pourtant refusé de recourir à la peine capitale en dépit des pressions des nationalistes. Ce fut notamment le cas avec Abdullah Öcalan, le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), bête noire d'Ankara, arrêté en 1999 et dont la condamnation à mort a été commuée en prison à vie. Le chef du parti ultranationaliste MHP, Devlet Bahçeli, avait à l'époque brandi une corde lors d'un meeting pour appeler M. Erdogan à exécuter M. Öcalan. "Voici la corde! Pendez-le si vous le pouvez!" avait-il crié en jetant le noeud coulant à la foule qui l'écoutait. Plus d'une décennie plus tard, M. Erdogan salue désormais publiquement la volonté de M. Bahçeli de faire rétablir la peine capitale. La victoire serrée de M. Erdogan au référendum de dimanche signifie qu'il va devoir continuer à compter sur le soutien de M. Bahçeli qui l'a appuyé pendant la campagne, selon Marc Pierini, expert de l'organisme Carnegie Europe. "Des questions comme le rétablissement de la peine de mort et la rupture des liens avec l'UE sont des ingrédients-clé du discours politique des deux partis", explique M. Pierini. - "Graves conséquences" - Certains responsables turcs estiment que la peine capitale doit être rétablie afin de punir les putschistes présumés impliqués dans le coup d'Etat avorté du 15 juillet mené par des militaires factieux. Mais la question reste sensible dans un pays marqué par plusieurs coups d'Etat, et nombreux sont ceux qui ne veulent pas rouvrir les plaies du passé. Le pendaison de l'ancien Premier ministre Adnan Menderes avec deux de ses ministres dans la foulée du coup d'Etat de 1960 est souvent invoquée par M. Erdogan pour critiquer cette ancienne Turquie dans laquelle l'armée était toute-puissante. D'autres exécutions ont suivi le coup d'Etat militaire de 1971, puis celui de 1980. La dernier supplicié est le militant de gauche Hidir Aslan, exécuté le 25 octobre 1984. "Cette nation a vu par le passé les graves conséquences de la peine de mort, et les réactions que cela a provoqué", dit à l'AFP Faruk Logoglu, ancien ambassadeur turc à Washington. "La société doit revenir à la raison. La peine de mort signifierait la fin automatique des relations avec l'UE. Le prix serait trop élevé", estime-t-il.
Opposer des noms européens à des noms turcs, pour finalement invoquer celui d'Allah, est devenu un procédé rhétorique classique de M. Erdogan pour rejeter les mises en garde européennes contre le rétablissement de la peine de mort en Turquie.

En dépit de ces avertissements, le président turc affiche depuis plusieurs mois sa détermination à franchir le pas, même si une telle mesure sonnerait le glas de la demande d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne.

Certains analystes estimaient pourtant qu'après le référendum du 16 avril sur le renforcement de ses pouvoirs, M. Erdogan baisserait le ton sur ce sujet et que la peine de mort était pour lui surtout un argumentaire destiné à rallier les électeurs nationalistes.

M. Erdogan a douché leurs attentes le soir-même du référendum après l'annonce de sa victoire étriquée. Lors d'un discours devant des milliers de ses supporteurs scandant "idam" ("exécution", en turc), il a affirmé qu'un référendum serait organisé sur la peine capitale si le Parlement ne la rétablissait pas.

- "Voici la corde" -

La peine capitale a été complètement abolie en 2004, dans le cadre du processus d'adhésion à l'UE, deux ans après l'arrivée au pouvoir du parti de M. Erdogan, l'AKP.

Bruxelles affirme que l'abolition de la peine de mort est l'une des préconditions essentielles à l'adhésion et le Conseil de l'Europe, dont la Turquie est membre depuis 1950, en a fait une obligation pour les nouveaux membres.

"Il va sans dire que si vous voulez rétablir la peine de mort, vous ne pouvez pas être membre du Conseil de l'Europe", a répété jeudi son secrétaire général Thorbjoern Jagland.

A son accession au pouvoir en 2003, M. Erdogan avait pourtant refusé de recourir à la peine capitale en dépit des pressions des nationalistes.

Ce fut notamment le cas avec Abdullah Öcalan, le chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), bête noire d'Ankara, arrêté en 1999 et dont la condamnation à mort a été commuée en prison à vie.

Le chef du parti ultranationaliste MHP, Devlet Bahçeli, avait à l'époque brandi une corde lors d'un meeting pour appeler M. Erdogan à exécuter M. Öcalan. "Voici la corde! Pendez-le si vous le pouvez!" avait-il crié en jetant le noeud coulant à la foule qui l'écoutait.

Plus d'une décennie plus tard, M. Erdogan salue désormais publiquement la volonté de M. Bahçeli de faire rétablir la peine capitale.

La victoire serrée de M. Erdogan au référendum de dimanche signifie qu'il va devoir continuer à compter sur le soutien de M. Bahçeli qui l'a appuyé pendant la campagne, selon Marc Pierini, expert de l'organisme Carnegie Europe.

"Des questions comme le rétablissement de la peine de mort et la rupture des liens avec l'UE sont des ingrédients-clé du discours politique des deux partis", explique M. Pierini.

- "Graves conséquences" -

Certains responsables turcs estiment que la peine capitale doit être rétablie afin de punir les putschistes présumés impliqués dans le coup d'Etat avorté du 15 juillet mené par des militaires factieux.

Mais la question reste sensible dans un pays marqué par plusieurs coups d'Etat, et nombreux sont ceux qui ne veulent pas rouvrir les plaies du passé.

Le pendaison de l'ancien Premier ministre Adnan Menderes avec deux de ses ministres dans la foulée du coup d'Etat de 1960 est souvent invoquée par M. Erdogan pour critiquer cette ancienne Turquie dans laquelle l'armée était toute-puissante.

D'autres exécutions ont suivi le coup d'Etat militaire de 1971, puis celui de 1980.

La dernier supplicié est le militant de gauche Hidir Aslan, exécuté le 25 octobre 1984.

"Cette nation a vu par le passé les graves conséquences de la peine de mort, et les réactions que cela a provoqué", dit à l'AFP Faruk Logoglu, ancien ambassadeur turc à Washington. "La société doit revenir à la raison. La peine de mort signifierait la fin automatique des relations avec l'UE. Le prix serait trop élevé", estime-t-il.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9403 Thu, 20 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Reprise d'exécution capitale dans l'Arkansas, aux Etats-Unis, plus de onze ans après la précédente http://www.peinedemort.org/document/9413 Ledell Lee a été exécuté dans l'Arkansas. Il faisait partie d'une liste de huit condamnés à mort qui devaient être exécutés en onze jours dans l'Arkansas avant la péremption des produits servant à l'injection létale. Plusieurs ont obtenu des sursis de dernière minute, pour d'autres des recours sont encore en cours. La précédente exécution dans l'Arkansas remontait à novembre 2005. Il faisait partie d'une liste de huit condamnés à mort qui devaient être exécutés en onze jours dans l'Arkansas avant la péremption des produits servant à l'injection létale. Plusieurs ont obtenu des sursis de dernière minute, pour d'autres des recours sont encore en cours.

La précédente exécution dans l'Arkansas remontait à novembre 2005.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9413 Thu, 20 Apr 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Arkansas: sursis pour un autre des huit condamnés à mort http://www.peinedemort.org/document/9420 La Cour suprême de l'Arkansas a accordé jeudi un sursis à un quatrième condamné à mort parmi les huit détenus que cet État américain veut exécuter d'ici la fin du mois. L'État du sud compte mettre à mort huit condamnés entre le 17 et le 27 avril, justifiant ce rythme inédit par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections mortelles. Ces condamnations «à la chaîne» font l'objet de multiples et d'âpres batailles judiciaires dont certaines sont remontées jusqu'à la Cour suprême des États-Unis. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Cour suprême de l'Arkansas a octroyé un sursis à Stacey Johnson, dont la défense avait demandé une analyse ADN pour prouver son innocence. Ce qui n'avait pas été fait pendant le procès de cet homme noir, condamné pour le meurtre d'une femme blanche perpétré en 1993. «Nous sommes reconnaissants et soulagés» après la décision de la Cour, a déclaré Nina Morrison, avocate de l'Innocence Project, un groupe de soutien à M. Johnson. Trois autres condamnés avaient auparavant obtenu des sursis. La Cour suprême des États-Unis avait mis son veto lundi à l'exécution de Don Davis, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas. Bruce Ward, qui devait également être exécuté lundi, avait obtenu vendredi un sursis auprès de la Cour suprême de l'Arkansas. Enfin un juge fédéral de l'Arkansas avait, le 6 avril, suspendu pour un mois l'exécution de Jason McGehee, prévue le 27 avril. La procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge, entend suivre le programme du gouverneur et faire annuler ces sursis, alors que quatre autres exécutions restent programmées. La puissante organisation de défense des droits civiques Aclu a déposé toutefois un recours contre l'exécution de Ledell Lee, qui doit avoir lieu ce jeudi. L'Arkansas prévoit aussi d'exécuter Jack Harold Jones et Marcel Williams le 24 avril, ainsi que Kenneth Williams le 27 avril. Parmi les recours intentés, une juge fédérale américaine a suspendu samedi la série d'exécutions. Sa décision a ensuite été cassée et fait l'objet de multiples procédures. Une société de distribution de produits pharmaceutiques, l'entreprise McKesson, accuse aussi les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, sans la prévenir que ce produit serait employé pour tuer des condamnés.
L'État du sud compte mettre à mort huit condamnés entre le 17 et le 27 avril, justifiant ce rythme inédit par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections mortelles.

Ces condamnations «à la chaîne» font l'objet de multiples et d'âpres batailles judiciaires dont certaines sont remontées jusqu'à la Cour suprême des États-Unis.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Cour suprême de l'Arkansas a octroyé un sursis à Stacey Johnson, dont la défense avait demandé une analyse ADN pour prouver son innocence. Ce qui n'avait pas été fait pendant le procès de cet homme noir, condamné pour le meurtre d'une femme blanche perpétré en 1993.

«Nous sommes reconnaissants et soulagés» après la décision de la Cour, a déclaré Nina Morrison, avocate de l'Innocence Project, un groupe de soutien à M. Johnson.

Trois autres condamnés avaient auparavant obtenu des sursis.

La Cour suprême des États-Unis avait mis son veto lundi à l'exécution de Don Davis, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas.

Bruce Ward, qui devait également être exécuté lundi, avait obtenu vendredi un sursis auprès de la Cour suprême de l'Arkansas.

Enfin un juge fédéral de l'Arkansas avait, le 6 avril, suspendu pour un mois l'exécution de Jason McGehee, prévue le 27 avril.

La procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge, entend suivre le programme du gouverneur et faire annuler ces sursis, alors que quatre autres exécutions restent programmées.

La puissante organisation de défense des droits civiques Aclu a déposé toutefois un recours contre l'exécution de Ledell Lee, qui doit avoir lieu ce jeudi.

L'Arkansas prévoit aussi d'exécuter Jack Harold Jones et Marcel Williams le 24 avril, ainsi que Kenneth Williams le 27 avril.

Parmi les recours intentés, une juge fédérale américaine a suspendu samedi la série d'exécutions. Sa décision a ensuite été cassée et fait l'objet de multiples procédures.

Une société de distribution de produits pharmaceutiques, l'entreprise McKesson, accuse aussi les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, sans la prévenir que ce produit serait employé pour tuer des condamnés.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9420 Thu, 20 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Turquie : le rétablissement de la peine de mort et l'appartenance au Conseil de l'Europe sont "incompatibles" http://www.peinedemort.org/document/9404 19/04/2017 Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) - QUESTIONS JURIDIQUES ET DROITS DE L'HOMME « On rapporte que le Président Erdogan envisagerait d'organiser un référendum sur la question du rétablissement de la peine de mort en Turquie », a déclaré Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), rapporteur général de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'abolition de la peine de mort. « Je tiens à rappeler qu'aucune exécution n'a lieu actuellement dans les 47 États membres du Conseil de l'Europe. Le rejet de la peine capitale est un principe fondamental de notre Organisation », a-t-il souligné. « L'APCE a contribué à la suppression de la peine de mort sur tout le continent européen, en conditionnant l'adhésion au Conseil de l'Europe à l'instauration d'un moratoire sur les exécutions et à l'engagement d'abolir ce châtiment. L'Assemblée n'acceptera aucun recul sur cette question. Le Président Erdogan ne devrait se faire aucune illusion : rétablir la peine de mort serait purement et simplement incompatible avec le maintien de la Turquie au sein du Conseil de l'Europe ».
« On rapporte que le Président Erdogan envisagerait d'organiser un référendum sur la question du rétablissement de la peine de mort en Turquie », a déclaré Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), rapporteur général de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'abolition de la peine de mort.

« Je tiens à rappeler qu'aucune exécution n'a lieu actuellement dans les 47 États membres du Conseil de l'Europe. Le rejet de la peine capitale est un principe fondamental de notre Organisation », a-t-il souligné.

« L'APCE a contribué à la suppression de la peine de mort sur tout le continent européen, en conditionnant l'adhésion au Conseil de l'Europe à l'instauration d'un moratoire sur les exécutions et à l'engagement d'abolir ce châtiment. L'Assemblée n'acceptera aucun recul sur cette question. Le Président Erdogan ne devrait se faire aucune illusion : rétablir la peine de mort serait purement et simplement incompatible avec le maintien de la Turquie au sein du Conseil de l'Europe ».]]>
http://www.peinedemort.org/document/9404 Wed, 19 Apr 2017 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
L'Arkansas maintient son calendrier d'exécutions malgré des revers http://www.peinedemort.org/document/9407 La bataille judiciaire autour d'une série inédite d'exécutions prévue dans l'Arkansas, avant l'arrivée à expiration d'un médicament crucial fin avril, n'en finit pas. Deux détenus ont décroché un sursis in extremis, mais cet Etat du sud reste déterminé à poursuivre les mises à mort. Le duel entre le bureau du procureur et le gouverneur d'un côté, et les avocats des prisonniers et opposants à la peine de mort de l'autre, s'est accéléré à la veille du week-end dernier. Chaque camp remportant tour à tour une manche, au gré des recours qui sont allés jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis. Les neuf Sages ont mis leur veto lundi à l'exécution de Don Davis, le premier sur la liste, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas. Bruce Ward, qui devait également être exécuté lundi, avait obtenu vendredi un sursis auprès de la Cour suprême de l'Arkansas. Aucune exécution n'a été réalisée dans cet Etat depuis 2005. L'Arkansas prévoyait à l'origine de réaliser huit exécutions en onze jours, du jamais-vu depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine de mort en 1976. Jason McGehee, qui devait recevoir une injection létale le 27 avril, avait obtenu le 6 avril un délai d'un mois, le temps qu'une demande de clémence soit examinée. - ADN - Malgré ces revers, le bureau du procureur entend suivre le reste du programme concocté par le gouverneur républicain Asa Hutchinson: Ledell Lee et Stacey Johnson jeudi, puis Jack Harold Jones et Marcel Williams le 24 avril et enfin Kenneth Williams le 27, a indiqué à l'AFP Judd Deere, porte-parole du procureur de l'Arkansas. "La procureure générale (Leslie Rutledge) se tournera vers la Cour suprême de l'Etat et examinera le bien-fondé (des arguments) dans les affaires Ward et Davis. Jusqu'à ce que ce bien-fondé soit déterminé, le gel reste en place", a-t-il fait savoir. Les avocats des deux hommes affirment que leurs clients souffrent de graves problèmes mentaux et que, lors de leurs procès, leurs représentants n'avaient pu présenter d'experts en psychiatrie. "Tous deux ont démontré que leurs problèmes psychologiques constitueraient des éléments importants pendant un procès", a indiqué Scott Braden, de l'antenne de l'Arkansas du bureau fédéral d'assistance aux prévenus pauvres, dans un communiqué. Si trois hommes ont obtenu un sursis salvateur, la mobilisation reste solide pour ceux figurant encore sur le calendrier morbide du gouverneur, qui a provoqué de nombreuses manifestations et une réprobation internationale. La semaine dernière, l'avocat de Stacey Johnson a demandé qu'une analyse ADN soit menée pour prouver l'innocence de son client, ce qui n'avait pas été fait pendant le procès de cet homme noir condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993. - Recours tous azimuts - La requête a été rejetée en première instance mais un recours va être déposé mardi devant la Cour suprême de l'Arkansas, a indiqué à l'AFP Paul Cates, de l'association contre la peine de mort Innocence Project. Recours également dans l'affaire de Ledell Lee, déposé lundi. Cette fois, c'est la puissante organisation américaine de défense des droits civiques ACLU qui mène la charge, réclamant aussi une analyse ADN. Cet homme noir a également été condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993. En marge de cet entrelacs de recours au cas par cas, un autre front judiciaire a été ouvert en fin de semaine dernière. Cette fois par la société américaine de distribution de produits pharmaceutiques McKesson. L'entreprise accuse les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium --qui provoque une paralysie des muscles-- sans l'avoir prévenue qu'il serait utilisé dans un protocole de mise à mort de prisonniers. Un juge local a tranché en sa faveur vendredi, suspendant les exécutions programmées. Mais une cour d'appel a levé ce blocage et donné son feu vert à l'Etat pour qu'il suive le protocole médicamenteux prévu. "Les prisonniers préparent (mardi) une pétition pour demander à la Cour suprême des Etats-Unis de l'invalider", a précisé à l'AFP Rob Dunham, directeur du Centre d'information sur la peine de mort. Si l'attaque sur ce flanc était victorieuse, le camp anti-peine de mort pourrait remporter la guerre dans l'Arkansas. Au moins temporairement.
Le duel entre le bureau du procureur et le gouverneur d'un côté, et les avocats des prisonniers et opposants à la peine de mort de l'autre, s'est accéléré à la veille du week-end dernier. Chaque camp remportant tour à tour une manche, au gré des recours qui sont allés jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis.

Les neuf Sages ont mis leur veto lundi à l'exécution de Don Davis, le premier sur la liste, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas.

Bruce Ward, qui devait également être exécuté lundi, avait obtenu vendredi un sursis auprès de la Cour suprême de l'Arkansas.

Aucune exécution n'a été réalisée dans cet Etat depuis 2005. L'Arkansas prévoyait à l'origine de réaliser huit exécutions en onze jours, du jamais-vu depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine de mort en 1976.

Jason McGehee, qui devait recevoir une injection létale le 27 avril, avait obtenu le 6 avril un délai d'un mois, le temps qu'une demande de clémence soit examinée.

- ADN -

Malgré ces revers, le bureau du procureur entend suivre le reste du programme concocté par le gouverneur républicain Asa Hutchinson: Ledell Lee et Stacey Johnson jeudi, puis Jack Harold Jones et Marcel Williams le 24 avril et enfin Kenneth Williams le 27, a indiqué à l'AFP Judd Deere, porte-parole du procureur de l'Arkansas.

"La procureure générale (Leslie Rutledge) se tournera vers la Cour suprême de l'Etat et examinera le bien-fondé (des arguments) dans les affaires Ward et Davis. Jusqu'à ce que ce bien-fondé soit déterminé, le gel reste en place", a-t-il fait savoir.

Les avocats des deux hommes affirment que leurs clients souffrent de graves problèmes mentaux et que, lors de leurs procès, leurs représentants n'avaient pu présenter d'experts en psychiatrie.

"Tous deux ont démontré que leurs problèmes psychologiques constitueraient des éléments importants pendant un procès", a indiqué Scott Braden, de l'antenne de l'Arkansas du bureau fédéral d'assistance aux prévenus pauvres, dans un communiqué.

Si trois hommes ont obtenu un sursis salvateur, la mobilisation reste solide pour ceux figurant encore sur le calendrier morbide du gouverneur, qui a provoqué de nombreuses manifestations et une réprobation internationale.

La semaine dernière, l'avocat de Stacey Johnson a demandé qu'une analyse ADN soit menée pour prouver l'innocence de son client, ce qui n'avait pas été fait pendant le procès de cet homme noir condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993.

- Recours tous azimuts -

La requête a été rejetée en première instance mais un recours va être déposé mardi devant la Cour suprême de l'Arkansas, a indiqué à l'AFP Paul Cates, de l'association contre la peine de mort Innocence Project.

Recours également dans l'affaire de Ledell Lee, déposé lundi. Cette fois, c'est la puissante organisation américaine de défense des droits civiques ACLU qui mène la charge, réclamant aussi une analyse ADN. Cet homme noir a également été condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993.

En marge de cet entrelacs de recours au cas par cas, un autre front judiciaire a été ouvert en fin de semaine dernière. Cette fois par la société américaine de distribution de produits pharmaceutiques McKesson.

L'entreprise accuse les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium --qui provoque une paralysie des muscles-- sans l'avoir prévenue qu'il serait utilisé dans un protocole de mise à mort de prisonniers.

Un juge local a tranché en sa faveur vendredi, suspendant les exécutions programmées. Mais une cour d'appel a levé ce blocage et donné son feu vert à l'Etat pour qu'il suive le protocole médicamenteux prévu.

"Les prisonniers préparent (mardi) une pétition pour demander à la Cour suprême des Etats-Unis de l'invalider", a précisé à l'AFP Rob Dunham, directeur du Centre d'information sur la peine de mort.

Si l'attaque sur ce flanc était victorieuse, le camp anti-peine de mort pourrait remporter la guerre dans l'Arkansas. Au moins temporairement.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9407 Wed, 19 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: veto de la Cour suprême pour une exécution en Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9408 La Cour suprême des Etats-Unis a mis son veto lundi à une demande de dernière minute des autorités de l'Arkansas de procéder à une exécution, dernier rebondissement judiciaire en date sur le front de la peine de mort dans cet Etat du Sud. L'Arkansas avait demandé le feu vert de la Cour suprême pour cette exécution, la première depuis plus d'une décennie. La décision de la Cour suprême constitue le dernier revers judiciaire en date pour cet Etat qui entendait procéder à huit exécutions entre le 17 et le 27 avril, à un rythme sans précédent, qui a suscité une mobilisation internationale des opposants à la peine capitale. La Cour a rejeté un appel du Procureur général de l'Arkansas (Attorney general) de lever l'interdiction d'exécuter Don Davis, émise lundi par la Cour suprême de l'Arkansas. Don Davis devait être le premier des condamnés à mort et son exécution était initialement prévue ce mois-ci. La décision de la Cour suprême des Etats-Unis est intervenue quelques minutes avant que l'ordre d'exécuter Don Davis n'expire à 12H00 locales (5h00 GMT), à l'issue d'une journée riche en rebondissements judiciaires. Ce dernier développement représente un échec pour le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, qui plaide pour des exécutions à un rythme accéléré. "Bien que la journée ait été épuisante pour toutes les personnes concernées, nous continuerons demain de nous battre contre les appels de dernière minute et les efforts pour s'opposer à la justice pour les familles des victimes", a déclaré le gouverneur dans un communiqué. L'Etat de l'Arkansas continuera d'aller de l'avant pour procéder à l'exécution des autres détenus, a-t-il indiqué. L'affaire a lieu aussi alors qu'une substance très controversée utilisée pour les exécutions par injection dans plusieurs Etats américains, le bromure de vécuronium, est de plus en plus difficile à obtenir. Plusieurs compagnies pharmaceutiques, en particulier en Europe, l'interdisent pour des exécutions. Les opposants à la peine de mort font valoir que cette substance entraîne une longue agonie, provoquée par la paralysie des muscles. Les exécutions prévues en Arkansas ont suscité l'émoi à l'étranger. L'Union européenne a exhorté le gouverneur de l'Etat à "commuer" les sentences. Amnesty International a demandé une "mise à l'arrêt urgente du tapis roulant d'exécutions" dans l'Arkansas et l'organisation Human Rights Watch a dénoncé "un déluge de mises à mort inédit dans l'histoire américaine moderne".
L'Arkansas avait demandé le feu vert de la Cour suprême pour cette exécution, la première depuis plus d'une décennie.

La décision de la Cour suprême constitue le dernier revers judiciaire en date pour cet Etat qui entendait procéder à huit exécutions entre le 17 et le 27 avril, à un rythme sans précédent, qui a suscité une mobilisation internationale des opposants à la peine capitale.

La Cour a rejeté un appel du Procureur général de l'Arkansas (Attorney general) de lever l'interdiction d'exécuter Don Davis, émise lundi par la Cour suprême de l'Arkansas.

Don Davis devait être le premier des condamnés à mort et son exécution était initialement prévue ce mois-ci.

La décision de la Cour suprême des Etats-Unis est intervenue quelques minutes avant que l'ordre d'exécuter Don Davis n'expire à 12H00 locales (5h00 GMT), à l'issue d'une journée riche en rebondissements judiciaires.

Ce dernier développement représente un échec pour le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, qui plaide pour des exécutions à un rythme accéléré.

"Bien que la journée ait été épuisante pour toutes les personnes concernées, nous continuerons demain de nous battre contre les appels de dernière minute et les efforts pour s'opposer à la justice pour les familles des victimes", a déclaré le gouverneur dans un communiqué.

L'Etat de l'Arkansas continuera d'aller de l'avant pour procéder à l'exécution des autres détenus, a-t-il indiqué.

L'affaire a lieu aussi alors qu'une substance très controversée utilisée pour les exécutions par injection dans plusieurs Etats américains, le bromure de vécuronium, est de plus en plus difficile à obtenir.

Plusieurs compagnies pharmaceutiques, en particulier en Europe, l'interdisent pour des exécutions.

Les opposants à la peine de mort font valoir que cette substance entraîne une longue agonie, provoquée par la paralysie des muscles.

Les exécutions prévues en Arkansas ont suscité l'émoi à l'étranger. L'Union européenne a exhorté le gouverneur de l'Etat à "commuer" les sentences.

Amnesty International a demandé une "mise à l'arrêt urgente du tapis roulant d'exécutions" dans l'Arkansas et l'organisation Human Rights Watch a dénoncé "un déluge de mises à mort inédit dans l'histoire américaine moderne".]]>
http://www.peinedemort.org/document/9408 Tue, 18 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
[position de la France] Turquie - Résultats du référendum - Communiqué de la présidence de la République http://www.peinedemort.org/document/9401 Paris, 17/04/2017 La France prend acte des chiffres annoncés au sujet du référendum sur les réformes constitutionnelles organisé hier en Turquie. Elle prend note des contestations émises et suivra avec la plus grande attention les évaluations du scrutin effectuées par le conseil de l'Europe et l'OSCE. Il appartient aux Turcs et à eux seuls de décider de leur organisation politique. Mais les chiffres publiés montrent qu'en tout état de cause la société turque est divisée sur les profondes réformes envisagées. Les valeurs et les engagements pris dans le cadre du conseil de l'Europe devraient conduire les autorités turques à conduire un dialogue libre et sincère avec toutes les composantes de la vie politique et sociale. L'organisation d'un référendum sur la peine de mort constituerait évidemment une rupture avec ces valeurs et ces engagements.
La France prend acte des chiffres annoncés au sujet du référendum sur les réformes constitutionnelles organisé hier en Turquie. Elle prend note des contestations émises et suivra avec la plus grande attention les évaluations du scrutin effectuées par le conseil de l'Europe et l'OSCE.

Il appartient aux Turcs et à eux seuls de décider de leur organisation politique. Mais les chiffres publiés montrent qu'en tout état de cause la société turque est divisée sur les profondes réformes envisagées. Les valeurs et les engagements pris dans le cadre du conseil de l'Europe devraient conduire les autorités turques à conduire un dialogue libre et sincère avec toutes les composantes de la vie politique et sociale.

L'organisation d'un référendum sur la peine de mort constituerait évidemment une rupture avec ces valeurs et ces engagements.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9401 Mon, 17 Apr 2017 00:00:00 +0200 Présidence de la République française
Turquie: Paris met en garde contre un possible référendum sur la peine de mort http://www.peinedemort.org/document/9402 La France a estimé lundi qu'un référendum sur le rétablissement de la peine de mort en Turquie, auquel le président turc Recep Tayyip Erdogan s'est dit prêt, serait une "rupture" avec "les valeurs" européennes. Au lendemain d'une consultation populaire remportée par le président turc sur un renforcement de ses pouvoirs, la présidence française estime dans un communiqué que "l?organisation d?un référendum sur la peine de mort constituerait évidemment une rupture avec (les) valeurs et (les) engagements" pris par la Turquie "dans le cadre du Conseil de l?Europe". Paris "prend acte des chiffres annoncés" après le referendum de dimanche -- et "des contestations émises" -- tout en relevant que ces chiffres "montrent qu?en tout état de cause la société turque est divisée sur les profondes réformes envisagées". "Les valeurs et les engagements pris dans le cadre du Conseil de l?Europe devraient conduire les autorités turques à conduire un dialogue libre et sincère avec toutes les composantes de la vie politique et sociale", indique la présidence française. Le président turc a remporté une victoire contestée par l'opposition dimanche sur une réforme constitutionnelle, à une courte majorité de 51,4%. Dans la soirée, il a évoqué la possibilité d'organiser un nouveau référendum, celui-ci sur le rétablissement de la peine de mort, une ligne rouge pour Bruxelles. Si l'opposition soutient le rétablissement de la peine capitale, "alors j'approuverai" cette mesure, a-t-il affirmé, si elle ne le soutient pas, "alors nous organiserons un nouveau référendum".
Au lendemain d'une consultation populaire remportée par le président turc sur un renforcement de ses pouvoirs, la présidence française estime dans un communiqué que "l?organisation d?un référendum sur la peine de mort constituerait évidemment une rupture avec (les) valeurs et (les) engagements" pris par la Turquie "dans le cadre du Conseil de l?Europe".

Paris "prend acte des chiffres annoncés" après le referendum de dimanche -- et "des contestations émises" -- tout en relevant que ces chiffres "montrent qu?en tout état de cause la société turque est divisée sur les profondes réformes envisagées".

"Les valeurs et les engagements pris dans le cadre du Conseil de l?Europe devraient conduire les autorités turques à conduire un dialogue libre et sincère avec toutes les composantes de la vie politique et sociale", indique la présidence française.

Le président turc a remporté une victoire contestée par l'opposition dimanche sur une réforme constitutionnelle, à une courte majorité de 51,4%.

Dans la soirée, il a évoqué la possibilité d'organiser un nouveau référendum, celui-ci sur le rétablissement de la peine de mort, une ligne rouge pour Bruxelles.

Si l'opposition soutient le rétablissement de la peine capitale, "alors j'approuverai" cette mesure, a-t-il affirmé, si elle ne le soutient pas, "alors nous organiserons un nouveau référendum".]]>
http://www.peinedemort.org/document/9402 Mon, 17 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Arkansas tente de réaliser une première exécution après des revers en cour http://www.peinedemort.org/document/9419 VARNER, Ark. — L'État de l'Arkansas tente de procéder à l'exécution d'un premier condamné sur huit détenus dans les couloirs de la mort, alors que des décisions des tribunaux ont bloqué les plans des autorités. Les intentions de l'Arkansas, si elles se concrétisent, entraîneraient le plus grand nombre d'exécutions par un État en une si courte période depuis que la Cour suprême des États-Unis a rétabli la peine de mort en 1976. L'État tentait de procéder à l'exécution du meurtrier Don Davis avant une date butoir, lundi à minuit. Don Davis et Bruce Ward devaient être exécutés lundi soir et avaient obtenu des sursis de la Cour suprême de l'Arkansas. La procureure générale Leslie Rutledge a indiqué qu'elle n'interjetterait pas appel pour l'instant dans la cause de Bruce Ward. L'État de l'Arkansas avait organisé les exécutions afin qu'elles soient réalisées avant l'expiration de son approvisionnement en midazolam — l'anxiolytique utilisé parmi le cocktail de trois médicaments de mise à mort — à la fin du mois. Les autorités n'ont pas trouvé une nouvelle source d'approvisionnement pour le cocktail à injection mortelle. La Cour suprême de l'État a voté à 4 contre 3 pour suspendre les exécutions des deux hommes. Les détenus voulaient un sursis pendant que la Cour suprême des États-Unis se penche sur une autre affaire concernant l'accès pour les défendants à des experts indépendants en santé mentale. Une audience est prévue le 24 avril pour entendre les plaidoiries. Les avocats des détenus ont argué que leurs clients s'étaient vus refuser l'accès à des experts indépendants en santé mentale, affirmant que Bruce Ward avait un long historique de troubles mentaux graves et que Don Davis a un quotient intellectuel équivalent à une déficience intellectuelle.
Les intentions de l'Arkansas, si elles se concrétisent, entraîneraient le plus grand nombre d'exécutions par un État en une si courte période depuis que la Cour suprême des États-Unis a rétabli la peine de mort en 1976.

L'État tentait de procéder à l'exécution du meurtrier Don Davis avant une date butoir, lundi à minuit. Don Davis et Bruce Ward devaient être exécutés lundi soir et avaient obtenu des sursis de la Cour suprême de l'Arkansas. La procureure générale Leslie Rutledge a indiqué qu'elle n'interjetterait pas appel pour l'instant dans la cause de Bruce Ward.

L'État de l'Arkansas avait organisé les exécutions afin qu'elles soient réalisées avant l'expiration de son approvisionnement en midazolam — l'anxiolytique utilisé parmi le cocktail de trois médicaments de mise à mort — à la fin du mois. Les autorités n'ont pas trouvé une nouvelle source d'approvisionnement pour le cocktail à injection mortelle.

La Cour suprême de l'État a voté à 4 contre 3 pour suspendre les exécutions des deux hommes. Les détenus voulaient un sursis pendant que la Cour suprême des États-Unis se penche sur une autre affaire concernant l'accès pour les défendants à des experts indépendants en santé mentale. Une audience est prévue le 24 avril pour entendre les plaidoiries.

Les avocats des détenus ont argué que leurs clients s'étaient vus refuser l'accès à des experts indépendants en santé mentale, affirmant que Bruce Ward avait un long historique de troubles mentaux graves et que Don Davis a un quotient intellectuel équivalent à une déficience intellectuelle.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9419 Mon, 17 Apr 2017 00:00:00 +0200 Associated Press - AP
Etats-Unis: "tuer", un tourment psychologique pour les bourreaux http://www.peinedemort.org/document/9411 Exécuter un détenu, le "tuer", c'est une expérience "qui ne vous quitte jamais", confie Ron McAndrew. Cet ancien directeur d'une prison de Floride en sait quelque chose, lui qui commençait à en souffrir quand il a quitté son poste en 1998, après huit exécutions. Il combat désormais la peine de mort et il s'inquiétait particulièrement pour la santé mentale des bourreaux qui devaient exécuter sept prisonniers dans l'Arkansas du 17 au 27 avril. Un rythme inédit pour un Etat américain depuis que la Cour suprême a rétabli la peine de mort en 1976. Rebondissement samedi matin: une juge fédérale américaine a suspendu ces mises à mort, mais l'Etat du sud devrait rapidement faire appel. C'est pour devancer la date de péremption, à la fin du mois, d'une substance utilisée dans les injections létales que le gouverneur républicain Asa Hutchinson a accéléré le calendrier des exécutions. "Nous voulons que le gouverneur comprenne que pendant que lui sera assis bien confortablement dans son bureau, ces hommes participeront à l'assassinat d'un autre être humain", expliquait Ron McAndrew à l'AFP, avant le répit de samedi. Il refuse de prononcer le mot "exécution" qui, pour lui, n'est qu'un euphémisme. "Ces agents pénitentiaires apprennent à connaître les détenus", a-t-il relevé. "Ils travaillent 24 heures par jour avec ces détenus, ils leur apportent à manger, les emmènent se laver, faire du sport, ils discutent avec eux, devant leur cellule, quand ils se sentent seuls. Et tout à coup, ce sont les mêmes qui doivent emmener les prisonniers dans une autre pièce pour les tuer." Dommages collatéraux "C'est une expérience qui ne vous quitte pas avant longtemps, je crois même que ça ne vous quitte jamais", a-t-il répété. Ron McAndrew a participé à la mise à mort de huit condamnés, trois en Floride et cinq au Texas. Les exécutions sont menées par un petit groupe d'environ cinq personnes, et "on ne peut pas changer l'équipe", explique-t-il. "Les gardiens qui se chargent des exécutions ont répété plusieurs centaines de fois", souligne l'ex-fonctionnaire, âgé de 78 ans. "Un agent volontaire joue le rôle du détenu. Ils vont le chercher dans sa cellule, le mettent sur la table d'exécution et lui mettent l'intraveineuse..." Les autorités ont refusé d'indiquer si les mêmes bourreaux devaient s'occuper de cette série d'exécutions, désireux de ne pas révéler leurs identités. "Je vous assure qu'ils sont bien formés et qualifiés pour mettre en pratique leurs responsabilités respectives", a simplement indiqué à l'AFP le porte-parole de l'administration pénitentiaire de l'Arkansas, Solomon Graves. Pour les militants contre la peine de mort, toutes les personnes impliquées dans le processus finissent par souffrir. "Nous nous préoccupons du bien-être des détenus, nous nous inquiétons pour les proches des victimes, et pour les employés de la prison qui sont chargés de faire ça", confiait Abraham Bonowitz, directeur d'une organisation basée à New York qui lutte en faveur de l'abolition de la peine capitale, "Death Penalty Action" "Les dommages collatéraux vont bien au-delà du prisonnier et de la victime", soulignait-il. - 43 minutes de convulsions - Même s'ils sont formés, les agents de l'Arkansas n'ont pu observer de "cas pratique" depuis 2005, date de la dernière exécution dans cet Etat. "Ce calendrier serré va faire peser un poids extraordinaire sur les hommes et femmes qui sont chargés par l'Etat de réaliser un acte aussi solennel", affirmait récemment Allen Ault, ancien responsable des services pénitentiaires de l'Etat de Géorgie, qui a dirigé l'exécution de cinq prisonniers. "Cela risque de les poursuivre pour le restant de leurs jours", écrivait-il dans une tribune publiée par le magazine Time le 28 mars. Ce même jour, un groupe d'anciens responsables pénitentiaires de tous les Etats-Unis avait envoyé une lettre à M. Hutchinson, lui demandant de ne pas faire peser ce poids sur la conscience des agents pénitenciers. "Même dans des circonstances moins difficiles, mener une exécution peut avoir de graves conséquences pour la santé des gardiens", soulignaient les signataires, parmi lesquels figuraient Ron McAndrew et Allen Ault. Personne n'a oublié aux Etats-Unis les récits poignants de récentes exécutions "ratées", comme celle de Clayton Lockett, qui avait succombé en 2014 dans l'Oklahoma après 43 minutes de râles et convulsions.
Il combat désormais la peine de mort et il s'inquiétait particulièrement pour la santé mentale des bourreaux qui devaient exécuter sept prisonniers dans l'Arkansas du 17 au 27 avril. Un rythme inédit pour un Etat américain depuis que la Cour suprême a rétabli la peine de mort en 1976.

Rebondissement samedi matin: une juge fédérale américaine a suspendu ces mises à mort, mais l'Etat du sud devrait rapidement faire appel.

C'est pour devancer la date de péremption, à la fin du mois, d'une substance utilisée dans les injections létales que le gouverneur républicain Asa Hutchinson a accéléré le calendrier des exécutions.

"Nous voulons que le gouverneur comprenne que pendant que lui sera assis bien confortablement dans son bureau, ces hommes participeront à l'assassinat d'un autre être humain", expliquait Ron McAndrew à l'AFP, avant le répit de samedi. Il refuse de prononcer le mot "exécution" qui, pour lui, n'est qu'un euphémisme.

"Ces agents pénitentiaires apprennent à connaître les détenus", a-t-il relevé. "Ils travaillent 24 heures par jour avec ces détenus, ils leur apportent à manger, les emmènent se laver, faire du sport, ils discutent avec eux, devant leur cellule, quand ils se sentent seuls. Et tout à coup, ce sont les mêmes qui doivent emmener les prisonniers dans une autre pièce pour les tuer."

Dommages collatéraux

"C'est une expérience qui ne vous quitte pas avant longtemps, je crois même que ça ne vous quitte jamais", a-t-il répété.

Ron McAndrew a participé à la mise à mort de huit condamnés, trois en Floride et cinq au Texas. Les exécutions sont menées par un petit groupe d'environ cinq personnes, et "on ne peut pas changer l'équipe", explique-t-il.

"Les gardiens qui se chargent des exécutions ont répété plusieurs centaines de fois", souligne l'ex-fonctionnaire, âgé de 78 ans. "Un agent volontaire joue le rôle du détenu. Ils vont le chercher dans sa cellule, le mettent sur la table d'exécution et lui mettent l'intraveineuse..."

Les autorités ont refusé d'indiquer si les mêmes bourreaux devaient s'occuper de cette série d'exécutions, désireux de ne pas révéler leurs identités.

"Je vous assure qu'ils sont bien formés et qualifiés pour mettre en pratique leurs responsabilités respectives", a simplement indiqué à l'AFP le porte-parole de l'administration pénitentiaire de l'Arkansas, Solomon Graves.

Pour les militants contre la peine de mort, toutes les personnes impliquées dans le processus finissent par souffrir.

"Nous nous préoccupons du bien-être des détenus, nous nous inquiétons pour les proches des victimes, et pour les employés de la prison qui sont chargés de faire ça", confiait Abraham Bonowitz, directeur d'une organisation basée à New York qui lutte en faveur de l'abolition de la peine capitale, "Death Penalty Action"

"Les dommages collatéraux vont bien au-delà du prisonnier et de la victime", soulignait-il.

- 43 minutes de convulsions -

Même s'ils sont formés, les agents de l'Arkansas n'ont pu observer de "cas pratique" depuis 2005, date de la dernière exécution dans cet Etat.

"Ce calendrier serré va faire peser un poids extraordinaire sur les hommes et femmes qui sont chargés par l'Etat de réaliser un acte aussi solennel", affirmait récemment Allen Ault, ancien responsable des services pénitentiaires de l'Etat de Géorgie, qui a dirigé l'exécution de cinq prisonniers.

"Cela risque de les poursuivre pour le restant de leurs jours", écrivait-il dans une tribune publiée par le magazine Time le 28 mars.

Ce même jour, un groupe d'anciens responsables pénitentiaires de tous les Etats-Unis avait envoyé une lettre à M. Hutchinson, lui demandant de ne pas faire peser ce poids sur la conscience des agents pénitenciers.

"Même dans des circonstances moins difficiles, mener une exécution peut avoir de graves conséquences pour la santé des gardiens", soulignaient les signataires, parmi lesquels figuraient Ron McAndrew et Allen Ault.

Personne n'a oublié aux Etats-Unis les récits poignants de récentes exécutions "ratées", comme celle de Clayton Lockett, qui avait succombé en 2014 dans l'Oklahoma après 43 minutes de râles et convulsions. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9411 Sun, 16 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: une juge fédérale bloque une série d'exécutions en Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9399 Une juge fédérale américaine a bloqué samedi l'exécution prévue avant la fin du mois de plusieurs condamnés à mort dans l'Arkansas, dont les responsables avaient fixé un calendrier resserré en raison de la proche péremption d'un produit utilisé dans l'injection létale. Les autorités de cet Etat du sud des Etats-Unis devraient faire appel de cette injonction de la juge fédérale de première instance Kristine Baker, basée à Little Rock, afin de tenter de mener à bien les exécutions, les premières là-bas depuis 2005. "La cour estime que les plaignants ont droit à une injonction préliminaire pour leur recours sur la méthode d'exécution, en vertu du huitième amendement", écrit la juge Baker, en référence à la partie de la Constitution américaine qui interdit les "peines cruelles ou inhabituelles". Le programme de mises à mort élaboré par le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a donc déraillé, au moins temporairement. "Il est regrettable qu'une juge ait pris le parti de prisonniers condamnés, dans une ultime tentative de retarder la justice", a déclaré un porte-parole de la procureure générale de l'Arkansas dans un communiqué. Si tout s'était passé comme l'avaient prévu les autorités de l'Arkansas, huit condamnés auraient été mis à mort entre le 17 et le 27 avril. Mais deux prisonniers, dont un atteint de troubles mentaux, avaient obtenu un sursis dans deux décisions distinctes. Vendredi, un simple juge de district, Wendell Griffen, saisi par une société de distribution de produits pharmaceutiques, a bloqué de facto les six exécutions restantes, en attendant d'examiner sur le fond les arguments de la firme. Une suspension renforcée par la justice fédérale samedi. L'entreprise McKesson accuse les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, sans la prévenir que ce produit serait employé dans un protocole visant à tuer des condamnés.
Les autorités de cet Etat du sud des Etats-Unis devraient faire appel de cette injonction de la juge fédérale de première instance Kristine Baker, basée à Little Rock, afin de tenter de mener à bien les exécutions, les premières là-bas depuis 2005.

"La cour estime que les plaignants ont droit à une injonction préliminaire pour leur recours sur la méthode d'exécution, en vertu du huitième amendement", écrit la juge Baker, en référence à la partie de la Constitution américaine qui interdit les "peines cruelles ou inhabituelles".

Le programme de mises à mort élaboré par le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a donc déraillé, au moins temporairement.

"Il est regrettable qu'une juge ait pris le parti de prisonniers condamnés, dans une ultime tentative de retarder la justice", a déclaré un porte-parole de la procureure générale de l'Arkansas dans un communiqué.

Si tout s'était passé comme l'avaient prévu les autorités de l'Arkansas, huit condamnés auraient été mis à mort entre le 17 et le 27 avril. Mais deux prisonniers, dont un atteint de troubles mentaux, avaient obtenu un sursis dans deux décisions distinctes.

Vendredi, un simple juge de district, Wendell Griffen, saisi par une société de distribution de produits pharmaceutiques, a bloqué de facto les six exécutions restantes, en attendant d'examiner sur le fond les arguments de la firme. Une suspension renforcée par la justice fédérale samedi.

L'entreprise McKesson accuse les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, sans la prévenir que ce produit serait employé dans un protocole visant à tuer des condamnés.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9399 Sat, 15 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: la justice suspend des exécutions "à la chaîne" dans l'Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9412 Une juge fédérale américaine a suspendu samedi une série d'exécutions prévues à un rythme inédit dans l'Etat de l'Arkansas, cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. Dans sa décision, la magistrate Kristine Baker a fait valoir que l'Arkansas n'avait exécuté personne depuis 2005. L'Etat comptait initialement mettre à mort huit condamnés entre le 17 et le 27 avril. La juge Baker a par ailleurs reconnu à ces prisonniers le droit de mettre en cause leur mode d'exécution par injection, celle-ci incluant une substance très controversée. "Il est regrettable qu'une juge ait pris le parti de prisonniers condamnés, dans une ultime tentative de retarder la justice", a réagi un porte-parole de la procureure générale de l'Arkansas. L'Etat devrait donc rapidement faire appel de ce jugement tombé après une journée de vendredi pleine de rebondissements dans les tribunaux. A moins de 72 heures du début des exécutions, un simple juge de district, saisi par une société de distribution de produits pharmaceutiques, avait déjà temporairement bloqué les exécutions. - Tromperie sur un produit ? - L'entreprise McKesson accuse les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, sans le prévenir que ce produit serait employé dans un protocole visant à tuer des condamnés. Le juge local Wendell Griffen a donc émis une injonction de suspension de six exécutions, en attendant un examen sur le fond. La Cour suprême de l'Arkansas avait de son côté accordé un sursis à l'un des huit prisonniers de la liste initiale, atteint de troubles mentaux. Et un autre avait obtenu un sursis il y a quelques jours. C'est donc au final tout le programme d'exécutions élaboré par le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, qui a déraillé au fil des jours devant différents juges. M. Hutchinson avait justifié ce resserrement chronologique par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections létales, dans un contexte de pénurie de ces produits dans les prisons américaines. Ses détracteurs lui reprochaient une précipitation absurde et arbitraire, faisant courir aux prisonniers un grave danger d'exécution "ratée". En une semaine et demie, l'Etat aurait réduit brutalement de 20% le nombre total de ses condamnés à mort. L'Union européenne avait exhorté mercredi le gouverneur à "commuer" les sentences. Amnesty International avait demandé une "mise à l'arrêt urgente du tapis roulant d'exécutions" dans l'Arkansas, l'organisation Human Rights Watch dénonçant de son côté "un déluge de mises à mort inédit dans l'histoire américaine moderne". - 'Folie', selon John Grisham - Natif de l'Arkansas, le maître du roman noir John Grisham avait lui appelé à interrompre cette "folie". "Une exécution est l'acte le plus grave que puisse prendre un gouvernement. Pourquoi cumuler autant de risques par opportunisme ?", avait interrogé l'écrivain dans une tribune publiée par USA Today. Le gouverneur avait répondu jeudi dans une conférence de presse à Little Rock, capitale de l'Etat. "Si j'avais réparti (ces exécutions) sur quatre mois ou six mois, qu'est-ce que cela aurait changé pour les opposants à la peine de mort qui viennent protester ?", avait affirmé Asa Hutchinson, cité par le journal Arkansas Times. Le conservateur s'était longuement étendu sur les meurtres qui avaient valu leur condamnation aux détenus. Asa Hutchinson avait par ailleurs balayé tout risque en termes d'image pour l'Arkansas, situé au coeur de ce Sud des Etats-Unis où la peine de mort est encore vivace. "Depuis l'an 2000 le Texas a pratiqué 343 exécutions. L'Europe n'a pour autant pas cessé de commercer avec le Texas", avait-il fait valoir. - Ultime bataille en justice - La bataille devant les tribunaux se déroulera encore ces prochains jours. Elle tournera notamment autour du fameux produit arrivant à expiration le 30 avril. Cet anxiolytique nommé midazolam est accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur. Les défenseurs des condamnés affirment que ce rythme ne peut qu'engendrer un stress dangereux chez les agents chargés de procéder aux exécutions, ceux-ci étant de surcroît non préparés après 12 ans d'inaction. "Je vous assure qu'ils sont bien formés et qualifiés pour mettre en pratique leurs responsabilités respectives", avait déclaré à l'AFP Solomon Graves, porte-parole de l'administration pénitentiaire de l'Arkansas.
Dans sa décision, la magistrate Kristine Baker a fait valoir que l'Arkansas n'avait exécuté personne depuis 2005. L'Etat comptait initialement mettre à mort huit condamnés entre le 17 et le 27 avril.

La juge Baker a par ailleurs reconnu à ces prisonniers le droit de mettre en cause leur mode d'exécution par injection, celle-ci incluant une substance très controversée.

"Il est regrettable qu'une juge ait pris le parti de prisonniers condamnés, dans une ultime tentative de retarder la justice", a réagi un porte-parole de la procureure générale de l'Arkansas.

L'Etat devrait donc rapidement faire appel de ce jugement tombé après une journée de vendredi pleine de rebondissements dans les tribunaux.

A moins de 72 heures du début des exécutions, un simple juge de district, saisi par une société de distribution de produits pharmaceutiques, avait déjà temporairement bloqué les exécutions.

- Tromperie sur un produit ? -

L'entreprise McKesson accuse les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, sans le prévenir que ce produit serait employé dans un protocole visant à tuer des condamnés.

Le juge local Wendell Griffen a donc émis une injonction de suspension de six exécutions, en attendant un examen sur le fond.

La Cour suprême de l'Arkansas avait de son côté accordé un sursis à l'un des huit prisonniers de la liste initiale, atteint de troubles mentaux. Et un autre avait obtenu un sursis il y a quelques jours.

C'est donc au final tout le programme d'exécutions élaboré par le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, qui a déraillé au fil des jours devant différents juges.

M. Hutchinson avait justifié ce resserrement chronologique par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections létales, dans un contexte de pénurie de ces produits dans les prisons américaines.

Ses détracteurs lui reprochaient une précipitation absurde et arbitraire, faisant courir aux prisonniers un grave danger d'exécution "ratée".

En une semaine et demie, l'Etat aurait réduit brutalement de 20% le nombre total de ses condamnés à mort.

L'Union européenne avait exhorté mercredi le gouverneur à "commuer" les sentences.

Amnesty International avait demandé une "mise à l'arrêt urgente du tapis roulant d'exécutions" dans l'Arkansas, l'organisation Human Rights Watch dénonçant de son côté "un déluge de mises à mort inédit dans l'histoire américaine moderne".

- 'Folie', selon John Grisham -

Natif de l'Arkansas, le maître du roman noir John Grisham avait lui appelé à interrompre cette "folie".

"Une exécution est l'acte le plus grave que puisse prendre un gouvernement. Pourquoi cumuler autant de risques par opportunisme ?", avait interrogé l'écrivain dans une tribune publiée par USA Today.

Le gouverneur avait répondu jeudi dans une conférence de presse à Little Rock, capitale de l'Etat.

"Si j'avais réparti (ces exécutions) sur quatre mois ou six mois, qu'est-ce que cela aurait changé pour les opposants à la peine de mort qui viennent protester ?", avait affirmé Asa Hutchinson, cité par le journal Arkansas Times.

Le conservateur s'était longuement étendu sur les meurtres qui avaient valu leur condamnation aux détenus.

Asa Hutchinson avait par ailleurs balayé tout risque en termes d'image pour l'Arkansas, situé au coeur de ce Sud des Etats-Unis où la peine de mort est encore vivace.

"Depuis l'an 2000 le Texas a pratiqué 343 exécutions. L'Europe n'a pour autant pas cessé de commercer avec le Texas", avait-il fait valoir.

- Ultime bataille en justice -

La bataille devant les tribunaux se déroulera encore ces prochains jours. Elle tournera notamment autour du fameux produit arrivant à expiration le 30 avril.

Cet anxiolytique nommé midazolam est accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur.

Les défenseurs des condamnés affirment que ce rythme ne peut qu'engendrer un stress dangereux chez les agents chargés de procéder aux exécutions, ceux-ci étant de surcroît non préparés après 12 ans d'inaction.

"Je vous assure qu'ils sont bien formés et qualifiés pour mettre en pratique leurs responsabilités respectives", avait déclaré à l'AFP Solomon Graves, porte-parole de l'administration pénitentiaire de l'Arkansas.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9412 Sat, 15 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP