La peine de mort dans le monde — Arkansas http://www.peinedemort.org/rss/etat?id=US-AR Arkansas : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Thu, 23 Nov 2017 02:57:42 +0100 Fri, 01 Sep 2017 11:07:29 +0200 120 L'Arkansas prêt à reprendre ses exécutions de prisonniers http://www.peinedemort.org/document/9534 Quatre mois après avoir mis à mort des prisonniers de façon accélérée, en raison de la proche péremption d'une substance d'injection létale, l'État américain de l'Arkansas est parvenu à se réapprovisionner en ce produit afin de reprendre ses exécutions. La directrice de l'administration pénitentiaire de l'Etat, Wendy Kelley, a elle-même acheté 40 ampoules de midazolam, un anxiolytique très controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience, a rapporté Buzzfeed. Le site d'information a publié une note de frais présentée le 11 août par Mme Kelley, dans laquelle la directrice demande le remboursement de ces 40 ampoules, achetées en liquide pour un total de 250 dollars. Contactée par l'AFP, l'administration pénitentiaire de l'Arkansas n'a pas immédiatement donné suite. Cet achat en argent comptant et en catimini, sans dévoiler le nom du fournisseur, a en tout cas été immédiatement dénoncé par les militants anti-peine de mort comme une tentative indigne de contournement de l'interdiction que s'imposent les grands laboratoires pharmaceutiques de fournir les prisons américaines en produits mortels. Dans un courrier daté jeudi, la procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge, a de son côté demandé au gouverneur républicain de l'Etat, Asa Hutchinson, de fixer une date d'exécution pour Jack Greene, qui a été reconnu coupable d'un double meurtre commis en 1991. L'Arkansas avait suscité en avril des condamnations internationales en prévoyant d'exécuter huit prisonniers en 11 jours, une précipitation que l'État avait justifiée par la péremption à la fin de ce mois de ses stocks de midazolam. Ce programme avait été la cible de multiples recours judiciaires et l'État n'avait finalement pu exécuter «que» quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée. Dans le but de réaliser ces exécutions, Wendy Kelley avait elle-même été chercher en voiture du chlorure de potassium, l'une des substances utilisées dans les injections létales.
La directrice de l'administration pénitentiaire de l'Etat, Wendy Kelley, a elle-même acheté 40 ampoules de midazolam, un anxiolytique très controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience, a rapporté Buzzfeed.

Le site d'information a publié une note de frais présentée le 11 août par Mme Kelley, dans laquelle la directrice demande le remboursement de ces 40 ampoules, achetées en liquide pour un total de 250 dollars. Contactée par l'AFP, l'administration pénitentiaire de l'Arkansas n'a pas immédiatement donné suite.

Cet achat en argent comptant et en catimini, sans dévoiler le nom du fournisseur, a en tout cas été immédiatement dénoncé par les militants anti-peine de mort comme une tentative indigne de contournement de l'interdiction que s'imposent les grands laboratoires pharmaceutiques de fournir les prisons américaines en produits mortels.

Dans un courrier daté jeudi, la procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge, a de son côté demandé au gouverneur républicain de l'Etat, Asa Hutchinson, de fixer une date d'exécution pour Jack Greene, qui a été reconnu coupable d'un double meurtre commis en 1991.

L'Arkansas avait suscité en avril des condamnations internationales en prévoyant d'exécuter huit prisonniers en 11 jours, une précipitation que l'État avait justifiée par la péremption à la fin de ce mois de ses stocks de midazolam.

Ce programme avait été la cible de multiples recours judiciaires et l'État n'avait finalement pu exécuter «que» quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée.

Dans le but de réaliser ces exécutions, Wendy Kelley avait elle-même été chercher en voiture du chlorure de potassium, l'une des substances utilisées dans les injections létales.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9534 Fri, 18 Aug 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis : Autopsie ordonnée après une exécution en Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9430 Kenneth Williams, condamné à mort en Arkansas pour meurtre, aurait suffoqué et convulsé lors de son exécution. Une autopsie devra déterminer si son exécution s'est déroulée dans les règles. Une juge fédérale de l'Arkansas a ordonné vendredi soir qu'une autopsie soit réalisée sur un condamné dont l'exécution la veille avait déclenché une vive controverse, aux Etats-Unis et au-delà, car elle a mal tourné selon plusieurs témoins. Moins de 24 heures après l'injection létale effectuée jeudi soir sur Kenneth Williams avec un produit très critiqué, la juge Kristine Baker a demandé au médecin légiste de récupérer des échantillons de sang pour tenter de déterminer si l'exécution s'est déroulée dans les règles. Dès vendredi, les avocats du condamné âgé de 38 ans ainsi que la puissante organisation américaine pour les droits, l'ACLU, avaient réclamé l'ouverture d'une enquête sur cette exécution lors de laquelle Kenneth Williams a selon eux «souffert». Ils s'appuient notamment sur les récits de journalistes américains qui assistaient en tant que témoins à l'injection du cocktail mortel. Ces derniers ont notamment affirmé que Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, s'était tordu sur le lit où il était sanglé, pris de convulsions, d'accès de toux, de suffocation bruyante. Péremption des produits Accédant à la demande de Jason McGehee, également dans le couloir de la mort en Arkansas mais qui a échappé à une exécution jeudi, la juge Baker a demandé, dans son ordre, que soient collectés «des échantillons de sang et de tissus de Kenneth Williams», et de «procéder à une autopsie». Les conseils du condamné estiment que le sédatif utilisé pour l'exécution, le midazolam, peut être une cause des souffrances endurées par leur client. Il s'agit d'un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience. La péremption imminente - le 30 avril - de ce produit dans les stocks pénitentiaires de l'Arkansas avait justement précipité une série de mises à mort accélérées dans l'Etat du sud américain. L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi et donc Kenneth Williams jeudi. L'Etat avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours mais son programme a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale.

Une juge fédérale de l'Arkansas a ordonné vendredi soir qu'une autopsie soit réalisée sur un condamné dont l'exécution la veille avait déclenché une vive controverse, aux Etats-Unis et au-delà, car elle a mal tourné selon plusieurs témoins.

Moins de 24 heures après l'injection létale effectuée jeudi soir sur Kenneth Williams avec un produit très critiqué, la juge Kristine Baker a demandé au médecin légiste de récupérer des échantillons de sang pour tenter de déterminer si l'exécution s'est déroulée dans les règles.

Dès vendredi, les avocats du condamné âgé de 38 ans ainsi que la puissante organisation américaine pour les droits, l'ACLU, avaient réclamé l'ouverture d'une enquête sur cette exécution lors de laquelle Kenneth Williams a selon eux «souffert».

Ils s'appuient notamment sur les récits de journalistes américains qui assistaient en tant que témoins à l'injection du cocktail mortel. Ces derniers ont notamment affirmé que Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, s'était tordu sur le lit où il était sanglé, pris de convulsions, d'accès de toux, de suffocation bruyante.

Péremption des produits

Accédant à la demande de Jason McGehee, également dans le couloir de la mort en Arkansas mais qui a échappé à une exécution jeudi, la juge Baker a demandé, dans son ordre, que soient collectés «des échantillons de sang et de tissus de Kenneth Williams», et de «procéder à une autopsie».

Les conseils du condamné estiment que le sédatif utilisé pour l'exécution, le midazolam, peut être une cause des souffrances endurées par leur client. Il s'agit d'un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience. La péremption imminente - le 30 avril - de ce produit dans les stocks pénitentiaires de l'Arkansas avait justement précipité une série de mises à mort accélérées dans l'Etat du sud américain.

L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi et donc Kenneth Williams jeudi.

L'Etat avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours mais son programme a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9430 Sat, 29 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: un nouveau condamné exécuté dans l'Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9427 Washington - L'Arkansas a exécuté jeudi soir un nouveau prisonnier, dernier d'une série de condamnés mis à mort de façon accélérée dans cet Etat du sud de l'Amérique. Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, a reçu une injection létale, a annoncé dans un communiqué la procureure générale Leslie Rutledge. Cet homme de 38 ans avait un quotient intellectuel d'enfant, selon ses avocats. Ceux-ci ont tenté jusqu'au bout jeudi d'obtenir pour leur client un sursis de dernière minute, par divers recours judiciaires jusqu'à la Cour suprême à Washington, qui ont été rejetés les uns après les autres. L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi. L'Etat avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours. Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié cette précipitation par la péremption à la fin du mois d'une substance très controversée utilisée dans les injections létales. Mais son programme d'exécutions accélérées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. La bataille devant les tribunaux s'est finalement soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, l'Etat parvenant à procéder aux quatre autres. Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion perpétuelle pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd. Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison. Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood. Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution de Kenneth Williams. La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un email distincts datés de ce jeudi, avaient demandé au gouverneur Hutchinson d'épargner la vie du condamné. "Son exécution ne me ramènera pas mon père et ne nous rendra pas ce qui nous a été pris. Cela ne fera qu'ajouter de la souffrance", avait écrit Kayla Greenwood. La famille Greenwood a financé et organisé le voyage jusque dans l'Arkansas de la fille et de la petite-fille du condamné, afin qu'elles puissent le rencontrer une dernière fois. "En tant que famille dotée d'une foi très solide, nous ne pensons pas que c'est à nous de décider de prendre une vie", avait de son côté assuré Stacey Yaw, la veuve de Michael Greenwood et mère de Kayla. En revanche, la famille Boren avait fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams. "Nous avons attendu très, très longtemps ce moment", avait déclaré la veuve, Genie Boren, citée par la chaîne Fox 16. "Les gens doivent être punis pour leurs actes", avait-elle ajouté.
Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, a reçu une injection létale, a annoncé dans un communiqué la procureure générale Leslie Rutledge.

Cet homme de 38 ans avait un quotient intellectuel d'enfant, selon ses avocats.

Ceux-ci ont tenté jusqu'au bout jeudi d'obtenir pour leur client un sursis de dernière minute, par divers recours judiciaires jusqu'à la Cour suprême à Washington, qui ont été rejetés les uns après les autres.

L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi.

L'Etat avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours.

Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié cette précipitation par la péremption à la fin du mois d'une substance très controversée utilisée dans les injections létales.

Mais son programme d'exécutions accélérées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort.

La bataille devant les tribunaux s'est finalement soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, l'Etat parvenant à procéder aux quatre autres.

Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion perpétuelle pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd.

Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison.

Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood.

Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution de Kenneth Williams.

La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un email distincts datés de ce jeudi, avaient demandé au gouverneur Hutchinson d'épargner la vie du condamné.

"Son exécution ne me ramènera pas mon père et ne nous rendra pas ce qui nous a été pris. Cela ne fera qu'ajouter de la souffrance", avait écrit Kayla Greenwood.

La famille Greenwood a financé et organisé le voyage jusque dans l'Arkansas de la fille et de la petite-fille du condamné, afin qu'elles puissent le rencontrer une dernière fois.

"En tant que famille dotée d'une foi très solide, nous ne pensons pas que c'est à nous de décider de prendre une vie", avait de son côté assuré Stacey Yaw, la veuve de Michael Greenwood et mère de Kayla.

En revanche, la famille Boren avait fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams.

"Nous avons attendu très, très longtemps ce moment", avait déclaré la veuve, Genie Boren, citée par la chaîne Fox 16. "Les gens doivent être punis pour leurs actes", avait-elle ajouté. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9427 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Les multiples exécutions en Arkansas inquiètent http://www.peinedemort.org/document/9429 VARNER, Ark. — Deux organisations de défense des droits de la personne de premier plan se sont inquiétées publiquement, vendredi, de l'exécution récente de multiples condamnés en Arkansas. Le bureau onusien des droits de la personne s'est ainsi dit «profondément troublé» par les quatre exécutions menées depuis huit jours, déclarant que l'accélération des exécutions pour devancer l'expiration d'un produit sédatif, dimanche, «ajoute au caractère arbitraire et cruel de tout le processus». La porte-parole Liz Throssell n'a toutefois pas condamné les exécutions, mais elle a prévenu que cet empressement «pourrait priver les détenus du plein exercice de leur droit de porter leur peine en appel». Elle a ajouté que l'utilisation du sédatif midazolam a été «critiquée pour ne pas avoir empêché les gens de souffrir». Elle a ensuite applaudi la suspension de quatre autres exécutions en Arkansas, avant de rappeler que le nombre d'exécutions est en déclin constant depuis quelques années aux États-Unis. De son côté, l'American Civil Liberties Union (ACLU) a affirmé que l'Arkansas a possiblement soumis un condamné à un châtiment cruel et inhabituel. Un journaliste de l'Associated Press affirme que Kenneth Williams a été secoué jeudi par une quinzaine de convulsions violentes environ trois minutes après l'injection du premier produit, puis par cinq moins intenses, avant de mourir. La responsable de l'ACLU en Arkansas, Rita Sklar, a demandé la tenue d'une enquête pour déterminer si Williams a été «torturé». Un porte-parole du gouverneur de l'Arkansas, Asa Hutchinson, a assuré que ces convulsions étaient des «spasmes musculaires involontaires» qui comptent parmi les effets secondaires connus du midazolam, le premier des trois produits qui sont injectés au condamné. Williams avait été condamné à la prison à vie pour le meurtre d'une meneuse de claque. Il a ensuite tué un ancien gardien de prison après s'être évadé, ce qui lui a valu la peine de mort. Tous les condamnés exécutés en Arkansas depuis quelques jours sont morts moins de 20 minutes après le début de leur exécution.
Le bureau onusien des droits de la personne s'est ainsi dit «profondément troublé» par les quatre exécutions menées depuis huit jours, déclarant que l'accélération des exécutions pour devancer l'expiration d'un produit sédatif, dimanche, «ajoute au caractère arbitraire et cruel de tout le processus».

La porte-parole Liz Throssell n'a toutefois pas condamné les exécutions, mais elle a prévenu que cet empressement «pourrait priver les détenus du plein exercice de leur droit de porter leur peine en appel».

Elle a ajouté que l'utilisation du sédatif midazolam a été «critiquée pour ne pas avoir empêché les gens de souffrir». Elle a ensuite applaudi la suspension de quatre autres exécutions en Arkansas, avant de rappeler que le nombre d'exécutions est en déclin constant depuis quelques années aux États-Unis.


De son côté, l'American Civil Liberties Union (ACLU) a affirmé que l'Arkansas a possiblement soumis un condamné à un châtiment cruel et inhabituel. Un journaliste de l'Associated Press affirme que Kenneth Williams a été secoué jeudi par une quinzaine de convulsions violentes environ trois minutes après l'injection du premier produit, puis par cinq moins intenses, avant de mourir.

La responsable de l'ACLU en Arkansas, Rita Sklar, a demandé la tenue d'une enquête pour déterminer si Williams a été «torturé».

Un porte-parole du gouverneur de l'Arkansas, Asa Hutchinson, a assuré que ces convulsions étaient des «spasmes musculaires involontaires» qui comptent parmi les effets secondaires connus du midazolam, le premier des trois produits qui sont injectés au condamné.

Williams avait été condamné à la prison à vie pour le meurtre d'une meneuse de claque. Il a ensuite tué un ancien gardien de prison après s'être évadé, ce qui lui a valu la peine de mort.

Tous les condamnés exécutés en Arkansas depuis quelques jours sont morts moins de 20 minutes après le début de leur exécution.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9429 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Associated Press - AP
Etats-Unis : l'ONU profondément troublée par les récentes exécutions dans l'Etat de l'Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9431 28 avril 2017 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) s'est dit profondément troublé par l'exécution de quatre hommes en l'espace de huit jours par l'Etat de l'Arkansas, aux Etats-Unis, après un moratoire de facto de 12 ans sur l'application de la peine de mort. Kenneth Williams était le dernier prisonnier à avoir été exécuté par injection létale. Sa mort a été prononcée jeudi, juste après 11 heures, heure locale. Les trois autres prisonniers récemment exécutés sont Ledell Lee (20 avril), Marcel Williams (24 avril) et Jack Jones (24 avril). « Nous nous félicitons du fait que les exécutions de quatre autres hommes en Arkansas aient été suspendues mais nous sommes vivement préoccupés par le fait que la peine de mort ait été appliquée dans ces quatre cas », a déclaré une porte-parole du HCDH, Elizabeth Throssell, lors d'un point de presse, vendredi, à Genève. L'expiration le 30 avril des stocks de midazolam - l'un des médicaments utilisés dans les injections mortelles – et le manque de clarté concernant l'obtention d'autres stocks sont les raisons invoquées par le gouverneur de l'Arkansas pour avoir procédé aux exécutions. « Un tel argument a conduit à l'accélération de l'organisation des exécutions de ces hommes de manière arbitraire, la date d'expiration d'un médicament étant un facteur déterminant », a déploré Mme Throssell. « Accélérer les exécutions peut nier aux prisonniers la possibilité d'exercer pleinement leurs droits de recours contre leur condamnation et/ou leur peine et peuvent également amener les États à raccourcir leurs procédures de clémence, ce qui affecte les droits des détenus », a précisé la porte-parole. L'utilisation du médicament sédatif midazolam dans le protocole d'injection létale a été critiquée pour le fait qu'il n'empêche pas les gens de souffrir. Au cours des trois dernières années, des exécutions ratées ont été reportées en raison de l'utilisation de ce médicament dans plusieurs cas, y compris dans les Etats américains de l'Alabama, de l'Oklahoma et de l'Ohio. Les exécutions dans l'Etat de l'Arkansas ont eu lieu dans un contexte de baisse régulière des condamnations à mort aux États-Unis, passant de 52 en 2009 à 20 en 2016. Dix exécutions ont été menées depuis le début de l'année. « L'ONU s'oppose à la peine de mort en toutes circonstances et nous appelons tous les gouvernements qui la maintiennent à établir un moratoire officiel sur toutes les exécutions dans le but d'abolir la peine de mort », a rappelé Mme Throssell.
Kenneth Williams était le dernier prisonnier à avoir été exécuté par injection létale. Sa mort a été prononcée jeudi, juste après 11 heures, heure locale. Les trois autres prisonniers récemment exécutés sont Ledell Lee (20 avril), Marcel Williams (24 avril) et Jack Jones (24 avril).

« Nous nous félicitons du fait que les exécutions de quatre autres hommes en Arkansas aient été suspendues mais nous sommes vivement préoccupés par le fait que la peine de mort ait été appliquée dans ces quatre cas », a déclaré une porte-parole du HCDH, Elizabeth Throssell, lors d'un point de presse, vendredi, à Genève.

L'expiration le 30 avril des stocks de midazolam - l'un des médicaments utilisés dans les injections mortelles – et le manque de clarté concernant l'obtention d'autres stocks sont les raisons invoquées par le gouverneur de l'Arkansas pour avoir procédé aux exécutions.

« Un tel argument a conduit à l'accélération de l'organisation des exécutions de ces hommes de manière arbitraire, la date d'expiration d'un médicament étant un facteur déterminant », a déploré Mme Throssell. « Accélérer les exécutions peut nier aux prisonniers la possibilité d'exercer pleinement leurs droits de recours contre leur condamnation et/ou leur peine et peuvent également amener les États à raccourcir leurs procédures de clémence, ce qui affecte les droits des détenus », a précisé la porte-parole.

L'utilisation du médicament sédatif midazolam dans le protocole d'injection létale a été critiquée pour le fait qu'il n'empêche pas les gens de souffrir. Au cours des trois dernières années, des exécutions ratées ont été reportées en raison de l'utilisation de ce médicament dans plusieurs cas, y compris dans les Etats américains de l'Alabama, de l'Oklahoma et de l'Ohio.

Les exécutions dans l'Etat de l'Arkansas ont eu lieu dans un contexte de baisse régulière des condamnations à mort aux États-Unis, passant de 52 en 2009 à 20 en 2016. Dix exécutions ont été menées depuis le début de l'année.

« L'ONU s'oppose à la peine de mort en toutes circonstances et nous appelons tous les gouvernements qui la maintiennent à établir un moratoire officiel sur toutes les exécutions dans le but d'abolir la peine de mort », a rappelé Mme Throssell.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9431 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
Arkansas : Une exécution se transforme en séance de torture http://www.peinedemort.org/document/9432 Une série d'exécutions accélérées dans l'État américain de l'Arkansas s'est achevée dans une vive controverse et des condamnations internationales au lendemain de la mise à mort d'un dernier condamné, qui a apparemment suffoqué après s'être vu injecter un produit très critiqué. Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, a reçu une injection létale jeudi soir. Cet homme de 38 ans avait un quotient intellectuel d'enfant, selon ses avocats. Ceux-ci ont tenté jusqu'au bout d'obtenir pour leur client un sursis de dernière minute, par divers recours judiciaires jusqu'à la Cour suprême à Washington, qui ont été rejetés les uns après les autres. L'exécution, selon plusieurs témoins, s'est mal passée et Shawn Nolan, un des avocats de Kenneth Williams, a demandé vendredi l'ouverture d'une enquête. «Nous avons essayé encore et encore d'obtenir de l'État qu'il se conforme à son propre protocole en ne torturant pas notre client jusqu'à la mort, et pourtant les récits des témoins de l'exécution indiquent que M. Williams a souffert», a-t-il ajouté. Des journalistes américains y ayant assisté en tant que témoins indépendants ont raconté que le condamné s'était tordu sur le lit où il était sanglé, pris de convulsions, d'accès de toux, de suffocation bruyante. Même si le micro les reliant au prisonnier était coupé, ils ont entendu celui-ci lutter ainsi plusieurs minutes, à travers la vitre séparant les deux pièces. «Ceci est très perturbant, mais pas du tout surprenant, étant donné l'historique du sédatif midazolam, qui a été utilisé dans plusieurs exécutions qui ont mal tourné», a repris Shawn Nolan. Le conseil fait référence à cette substance utilisée dans les injections létales, dont la péremption imminente - le 30 avril - dans les stocks pénitentiaires de l'Arkansas avait justement précipité cette série de mises à mort. Le midazolam est un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience. L'État, «dans sa précipitation pour utiliser son stock de midazolam avant qu'il n'expire», a-t-il «violé le huitième amendement (de la Constitution américaine) sur l'interdiction des châtiments cruels et inhabituels ?», s'interroge vendredi la branche de l'Arkansas de la puissante organisation pour les droits, ACLU. L'exécution, précise l'ACLU-Arkansas, doit faire l'objet d'une enquête pour «déterminer si l'État a torturé M. Williams avant de le tuer». L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi. L'État avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours mais son programme a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale. La bataille devant les tribunaux s'est finalement soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues. De nombreuses instances internationales ont condamné l'exécution de jeudi. Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme s'est par exemple dit «profondément inquiet et troublé» par la série d'exécutions et a demandé un «moratoire sur la peine de mort». «Notre inquiétude est que ces exécutions ont été planifiées sur la base de la date d'expiration» du sédatif, a ajouté la porte-parole du Haut-Commissariat, Elizabeth Throssell. L'exécution de M. Williams «a mis fin de facto au moratoire en place depuis 2005», a également regretté l'Union européenne, affirmant qu'elle allait «soulever la question (de l'abolition de la peine capitale) à tous les niveaux avec les autorités américaines». Kenneth Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd. Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison. Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood. Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution. La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un courriel distincts datés de ce jeudi, ont demandé au gouverneur Asa Hutchinson d'épargner la vie du condamné, tandis que la famille Boren avait fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams.
Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, a reçu une injection létale jeudi soir. Cet homme de 38 ans avait un quotient intellectuel d'enfant, selon ses avocats.

Ceux-ci ont tenté jusqu'au bout d'obtenir pour leur client un sursis de dernière minute, par divers recours judiciaires jusqu'à la Cour suprême à Washington, qui ont été rejetés les uns après les autres.


L'exécution, selon plusieurs témoins, s'est mal passée et Shawn Nolan, un des avocats de Kenneth Williams, a demandé vendredi l'ouverture d'une enquête.

«Nous avons essayé encore et encore d'obtenir de l'État qu'il se conforme à son propre protocole en ne torturant pas notre client jusqu'à la mort, et pourtant les récits des témoins de l'exécution indiquent que M. Williams a souffert», a-t-il ajouté.

Des journalistes américains y ayant assisté en tant que témoins indépendants ont raconté que le condamné s'était tordu sur le lit où il était sanglé, pris de convulsions, d'accès de toux, de suffocation bruyante.

Même si le micro les reliant au prisonnier était coupé, ils ont entendu celui-ci lutter ainsi plusieurs minutes, à travers la vitre séparant les deux pièces.

«Ceci est très perturbant, mais pas du tout surprenant, étant donné l'historique du sédatif midazolam, qui a été utilisé dans plusieurs exécutions qui ont mal tourné», a repris Shawn Nolan.

Le conseil fait référence à cette substance utilisée dans les injections létales, dont la péremption imminente - le 30 avril - dans les stocks pénitentiaires de l'Arkansas avait justement précipité cette série de mises à mort.

Le midazolam est un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience.

L'État, «dans sa précipitation pour utiliser son stock de midazolam avant qu'il n'expire», a-t-il «violé le huitième amendement (de la Constitution américaine) sur l'interdiction des châtiments cruels et inhabituels ?», s'interroge vendredi la branche de l'Arkansas de la puissante organisation pour les droits, ACLU.

L'exécution, précise l'ACLU-Arkansas, doit faire l'objet d'une enquête pour «déterminer si l'État a torturé M. Williams avant de le tuer».

L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi.

L'État avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours mais son programme a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale.

La bataille devant les tribunaux s'est finalement soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues.

De nombreuses instances internationales ont condamné l'exécution de jeudi.

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme s'est par exemple dit «profondément inquiet et troublé» par la série d'exécutions et a demandé un «moratoire sur la peine de mort».

«Notre inquiétude est que ces exécutions ont été planifiées sur la base de la date d'expiration» du sédatif, a ajouté la porte-parole du Haut-Commissariat, Elizabeth Throssell.

L'exécution de M. Williams «a mis fin de facto au moratoire en place depuis 2005», a également regretté l'Union européenne, affirmant qu'elle allait «soulever la question (de l'abolition de la peine capitale) à tous les niveaux avec les autorités américaines».

Kenneth Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd.

Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison.

Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood.

Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution.

La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un courriel distincts datés de ce jeudi, ont demandé au gouverneur Asa Hutchinson d'épargner la vie du condamné, tandis que la famille Boren avait fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9432 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Déclaration de la porte-parole sur les exécutions en Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9455 L'exécution, hier, de Kenneth Williams, est la quatrième pratiquée en huit jours par l'État d'Arkansas, mettant fin au moratoire de fait qui était en vigueur depuis 2005. L'Union européenne est fermement et catégoriquement opposée à la peine capitale. Quelles que soient les circonstances, la peine de mort ne saurait en aucun cas se justifier. Elle demeure une violation inacceptable des droits de l'homme et de la dignité humaine et n'a aucun caractère dissuasif. L'abolition universelle de la peine de mort constitue l'un des principaux objectifs de l'Union européenne, à la réalisation duquel elle continuera d'œuvrer en soulevant la question à tous les niveaux avec les autorités américaines et celles des autres États dans lesquels cette pratique est toujours en vigueur.
L'Union européenne est fermement et catégoriquement opposée à la peine capitale. Quelles que soient les circonstances, la peine de mort ne saurait en aucun cas se justifier. Elle demeure une violation inacceptable des droits de l'homme et de la dignité humaine et n'a aucun caractère dissuasif.

L'abolition universelle de la peine de mort constitue l'un des principaux objectifs de l'Union européenne, à la réalisation duquel elle continuera d'œuvrer en soulevant la question à tous les niveaux avec les autorités américaines et celles des autres États dans lesquels cette pratique est toujours en vigueur.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9455 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Union européenne
Point presse sur les exécutions dans l'Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9466 Porte-parole du Haut-Commissaire aux droits de l'homme des Nations Unies: Elizabeth Throssell Lieu: Genève Date: 28 avril 2017 Exécutions dans l'Arkansas Nous sommes profondément troublés par les quatre exécutions qui ont eu lieu dans l'Arkansas en l'espace de huit jours, après un moratoire de fait de 12 ans sur l'application de la peine de mort dans cet État américain. Le dernier prisonnier à être exécuté par injection létale a été Kenneth Williams, déclaré mort juste après 23h00 heure locale jeudi. Ledell Lee a été exécuté le 20 avril, Jack Jones et Marcel Williams le 24 avril. Nous nous félicitons de la suspension de l'exécution de quatre autres personnes dans l'Arkansas, pour le moment, mais nous sommes vivement préoccupés par le fait que la peine de mort ait été imposée dans ces quatre cas. L'argument avancé ici par le gouverneur de l'Arkansas était la péremption prochaine, le 30 avril, de l'un des produits utilisés dans les injections létales d'une substance utilisée dans les injections létales, le midazolam, et l'État ne savait pas s'il pourrait se fournir à nouveau. Un tel argument a conduit à l'accélération de l'ordonnancement des exécutions de ces hommes de manière arbitraire, la date d'expiration d'un médicament étant un facteur déterminant. Ces exécutions «à la chaîne» peuvent priver les prisonniers d'exercer pleinement leurs droits de recours contre leur condamnation et/ou leur peine. Elles peuvent également amener les États à raccourcir leurs processus de clémence, ce qui affecte les droits des détenus. Le midazolam est accusé d'avoir un effet anesthésiant parfois insuffisant, ce qui peut provoquer des souffrances. Au cours des trois dernières années, des exécutions ratées ont été rapportées dans plusieurs cas sur l'utilisation de ce médicament, notamment en Alabama, en Oklahoma et dans l'Ohio. Les exécutions en Arkansas ont eu lieu au moment où l'on constate un déclin de l'application de la peine de mort aux États-Unis, passées de 52 cas en 2009 à 20 en 2016. 10 exécutions ont eu lieu jusqu'ici cette année. Les services du Haut-Commissaire Zeid ont rappelé que l'ONU s'oppose fermement à la peine de mort en toutes circonstances et ils ont à nouveau sollicité un moratoire sur les exécutions en vue de l'abolition de la peine capitale. Lieu: Genève
Date: 28 avril 2017

Exécutions dans l'Arkansas

Nous sommes profondément troublés par les quatre exécutions qui ont eu lieu dans l'Arkansas en l'espace de huit jours, après un moratoire de fait de 12 ans sur l'application de la peine de mort dans cet État américain.

Le dernier prisonnier à être exécuté par injection létale a été Kenneth Williams, déclaré mort juste après 23h00 heure locale jeudi. Ledell Lee a été exécuté le 20 avril, Jack Jones et Marcel Williams le 24 avril.

Nous nous félicitons de la suspension de l'exécution de quatre autres personnes dans l'Arkansas, pour le moment, mais nous sommes vivement préoccupés par le fait que la peine de mort ait été imposée dans ces quatre cas. L'argument avancé ici par le gouverneur de l'Arkansas était la péremption prochaine, le 30 avril, de l'un des produits utilisés dans les injections létales d'une substance utilisée dans les injections létales, le midazolam, et l'État ne savait pas s'il pourrait se fournir à nouveau.

Un tel argument a conduit à l'accélération de l'ordonnancement des exécutions de ces hommes de manière arbitraire, la date d'expiration d'un médicament étant un facteur déterminant. Ces exécutions «à la chaîne» peuvent priver les prisonniers d'exercer pleinement leurs droits de recours contre leur condamnation et/ou leur peine. Elles peuvent également amener les États à raccourcir leurs processus de clémence, ce qui affecte les droits des détenus.

Le midazolam est accusé d'avoir un effet anesthésiant parfois insuffisant, ce qui peut provoquer des souffrances. Au cours des trois dernières années, des exécutions ratées ont été rapportées dans plusieurs cas sur l'utilisation de ce médicament, notamment en Alabama, en Oklahoma et dans l'Ohio.

Les exécutions en Arkansas ont eu lieu au moment où l'on constate un déclin de l'application de la peine de mort aux États-Unis, passées de 52 cas en 2009 à 20 en 2016. 10 exécutions ont eu lieu jusqu'ici cette année.

Les services du Haut-Commissaire Zeid ont rappelé que l'ONU s'oppose fermement à la peine de mort en toutes circonstances et ils ont à nouveau sollicité un moratoire sur les exécutions en vue de l'abolition de la peine capitale.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9466 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
L'Arkansas va procéder à une nouvelle exécution http://www.peinedemort.org/document/9426 WASHINGTON - L'Arkansas se préparait jeudi à exécuter un nouveau prisonnier, dernier d'une série de condamnés mis à mort de façon accélérée dans cet État du sud de l'Amérique, malgré une demande de grâce d'une famille de victime. Si aucun sursis n'est octroyé in extremis par un juge, Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, recevra dans la soirée une injection létale. L'homme de 38 ans a selon ses avocats un quotient intellectuel d'enfant. L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, aura alors exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi. L'État avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours. Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié cette précipitation par la péremption à la fin du mois d'une substance très controversée utilisée dans les injections létales. Mais son programme d'exécutions accélérées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. La bataille devant les tribunaux s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues. Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion perpétuelle pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd. Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison. Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood. Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution de Kenneth Williams. La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un email distincts datés de ce jeudi, ont demandé au gouverneur Hutchinson d'épargner la vie du condamné. «Son exécution ne me ramènera pas mon père et ne nous rendra pas ce qui nous a été pris. Cela ne fera qu'ajouter de la peine», a écrit Kayla Greenwood. La famille Greenwood a financé et organisé le voyage jusque dans l'Arkansas de la fille et de la petite-fille du condamné, afin qu'elles puissent le rencontrer une dernière fois. «En tant que famille dotée d'une foi très solide, nous ne pensons pas que c'est à nous de décider de prendre une vie», a de son côté assuré Stacey Yaw, la veuve de Michael Greenwood et mère de Kayla. En revanche la famille Boren a fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams. «Nous avons attendu très, très longtemps ce moment», a déclaré la veuve, Genie Boren, citée par la chaîne Fox 16. «Les gens doivent être punis pour leurs actes», a-t-elle ajouté.
Si aucun sursis n'est octroyé in extremis par un juge, Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, recevra dans la soirée une injection létale. L'homme de 38 ans a selon ses avocats un quotient intellectuel d'enfant.

L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, aura alors exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi. L'État avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours.

Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié cette précipitation par la péremption à la fin du mois d'une substance très controversée utilisée dans les injections létales.

Mais son programme d'exécutions accélérées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort.

La bataille devant les tribunaux s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues.

Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion perpétuelle pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd.

Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison.

Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood.

Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution de Kenneth Williams.

La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un email distincts datés de ce jeudi, ont demandé au gouverneur Hutchinson d'épargner la vie du condamné.

«Son exécution ne me ramènera pas mon père et ne nous rendra pas ce qui nous a été pris. Cela ne fera qu'ajouter de la peine», a écrit Kayla Greenwood.

La famille Greenwood a financé et organisé le voyage jusque dans l'Arkansas de la fille et de la petite-fille du condamné, afin qu'elles puissent le rencontrer une dernière fois.

«En tant que famille dotée d'une foi très solide, nous ne pensons pas que c'est à nous de décider de prendre une vie», a de son côté assuré Stacey Yaw, la veuve de Michael Greenwood et mère de Kayla.

En revanche la famille Boren a fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams.

«Nous avons attendu très, très longtemps ce moment», a déclaré la veuve, Genie Boren, citée par la chaîne Fox 16. «Les gens doivent être punis pour leurs actes», a-t-elle ajouté.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9426 Thu, 27 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
La 4ème exécution en 8 jours dans l'Arkansas ne se déroule pas comme prévu http://www.peinedemort.org/document/9438 Selon des témoins ayant assisté à l'exécution par injection létale de Kenneth Williams dans l'Arkansas, le condamné a été pris de convulsions et a suffoqué. Une autopsie a été ordonnée. Il s'agissait de la quatrième exécution capitale en huit jours dans l'Arkansas, après une double exécution le 24 avril et la reprise d'exécution le 20 avril (la précédente exécution dans cet Etat remontait à novembre 2005). Le rythme des exécutions avait été accéléré en raison de la péremption prochaine du sédatif utilisé pour l'injection létale (le midazolam).
Il s'agissait de la quatrième exécution capitale en huit jours dans l'Arkansas, après une double exécution le 24 avril et la reprise d'exécution le 20 avril (la précédente exécution dans cet Etat remontait à novembre 2005). Le rythme des exécutions avait été accéléré en raison de la péremption prochaine du sédatif utilisé pour l'injection létale (le midazolam).]]>
http://www.peinedemort.org/document/9438 Thu, 27 Apr 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Etats-Unis: l'Arkansas a procédé à une double exécution http://www.peinedemort.org/document/9415 L'Arkansas a procédé lundi soir à une double exécution très controversée de deux condamnés à mort, une première aux Etats-Unis depuis 17 ans. Jack Jones et Marcel Williams, condamnés de façon distincte dans les années 1990 pour viol et meurtre, ont chacun reçu une injection létale, a annoncé Leslie Rutledge, la procureure générale de cet Etat du sud du pays. Leurs avocats ont bataillé devant les tribunaux jusqu'aux ultimes minutes, avant de voir leurs derniers recours judiciaires rejetés. Le décès des deux hommes s'inscrit dans un calendrier très controversé d'exécutions accélérées en Arkansas, en raison de la proche péremption d'une substance utilisée dans les injections mortelles. Jones, 52 ans, et Williams, 46 ans, sont les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril dans cet Etat qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours. Mais ce programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples assignations en justice et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. Cette bataille judiciaire s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant été elle pratiquée jeudi. Outre les deux exécutions réalisées ce lundi, une dernière est prévue le 27 avril. Le dernier Etat américain à avoir exécuté deux détenus en un jour est le Texas, le 9 août 2000. Juste après la mort de Jack Jones lundi soir, les avocats de Marcel Williams ont lancé un ultime appel en justice, affirmant que cette première exécution ne s'était pas bien déroulée. Les agents pénitentiaires ont d'abord selon eux échoué à poser un cathéter central au niveau du cou de Jones, étant forcé de se rabattre sur la pose de deux voies veineuses périphériques sur les bras du détenu. - Niveau d'inconscience controversé - Six à sept minutes après l'injection du premier produit censé plonger dans une profonde inconscience le prisonnier, celui-ci "remuait ses lèvres et luttait pour respirer", ont-ils écrit dans leur recours. La juge fédérale Kristine Baker a alors pris une injonction de suspension temporaire de la deuxième exécution prévue, le temps d'examiner la validité de ces arguments. L'Etat a de son côté dénoncé des affirmations "complètement infondées" en assurant que la première exécution s'était déroulée dans les règles. Une fois l'injonction levée, Marcel Williams a été mis à mort tandis que des militants contre la peine capitale tenaient une veillée funèbre à l'extérieur de la prison. L'Arkansas a beau avoir vu naître et servi de tremplin à l'ancien président démocrate Bill Clinton, l'Etat s'est ancré ces dernières années dans le camp républicain. Reste qu'en annonçant fin février son intention de procéder à huit exécutions en onze jours --un rythme inédit dans l'histoire américaine-- le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a déclenché une vive polémique. Ce projet d'exécutions "à la chaîne" a été dénoncé par l'Union européenne, Amnesty International, Human Rights Watch ou encore par le maître du roman noir John Grisham, natif de l'Arkansas. - Substance létale critiquée - Les défenseurs des condamnés affirmaient qu'une double exécution ne pouvait qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte, ceux-ci étant de surcroît non préparés. Avant jeudi, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005. Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui qui arrive à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur. Jack Jones avait violé et tué une femme de 34 ans, Mary Phillips, et quasiment battu à mort sa petite fille. Le mari de la victime, James Phillips, avait confié qu'il ne serait pas perturbé de voir expirer le meurtrier de son épouse. "Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande", avait-il déclaré à THV11, une chaîne télévisée du réseau CBS. Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans.
Jack Jones et Marcel Williams, condamnés de façon distincte dans les années 1990 pour viol et meurtre, ont chacun reçu une injection létale, a annoncé Leslie Rutledge, la procureure générale de cet Etat du sud du pays.

Leurs avocats ont bataillé devant les tribunaux jusqu'aux ultimes minutes, avant de voir leurs derniers recours judiciaires rejetés.

Le décès des deux hommes s'inscrit dans un calendrier très controversé d'exécutions accélérées en Arkansas, en raison de la proche péremption d'une substance utilisée dans les injections mortelles.

Jones, 52 ans, et Williams, 46 ans, sont les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril dans cet Etat qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours.

Mais ce programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples assignations en justice et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort.

Cette bataille judiciaire s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant été elle pratiquée jeudi.

Outre les deux exécutions réalisées ce lundi, une dernière est prévue le 27 avril.

Le dernier Etat américain à avoir exécuté deux détenus en un jour est le Texas, le 9 août 2000.

Juste après la mort de Jack Jones lundi soir, les avocats de Marcel Williams ont lancé un ultime appel en justice, affirmant que cette première exécution ne s'était pas bien déroulée.

Les agents pénitentiaires ont d'abord selon eux échoué à poser un cathéter central au niveau du cou de Jones, étant forcé de se rabattre sur la pose de deux voies veineuses périphériques sur les bras du détenu.

- Niveau d'inconscience controversé -

Six à sept minutes après l'injection du premier produit censé plonger dans une profonde inconscience le prisonnier, celui-ci "remuait ses lèvres et luttait pour respirer", ont-ils écrit dans leur recours.

La juge fédérale Kristine Baker a alors pris une injonction de suspension temporaire de la deuxième exécution prévue, le temps d'examiner la validité de ces arguments.

L'Etat a de son côté dénoncé des affirmations "complètement infondées" en assurant que la première exécution s'était déroulée dans les règles.

Une fois l'injonction levée, Marcel Williams a été mis à mort tandis que des militants contre la peine capitale tenaient une veillée funèbre à l'extérieur de la prison.

L'Arkansas a beau avoir vu naître et servi de tremplin à l'ancien président démocrate Bill Clinton, l'Etat s'est ancré ces dernières années dans le camp républicain.

Reste qu'en annonçant fin février son intention de procéder à huit exécutions en onze jours --un rythme inédit dans l'histoire américaine-- le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a déclenché une vive polémique.

Ce projet d'exécutions "à la chaîne" a été dénoncé par l'Union européenne, Amnesty International, Human Rights Watch ou encore par le maître du roman noir John Grisham, natif de l'Arkansas.

- Substance létale critiquée -

Les défenseurs des condamnés affirmaient qu'une double exécution ne pouvait qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte, ceux-ci étant de surcroît non préparés.

Avant jeudi, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005.

Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui qui arrive à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur.

Jack Jones avait violé et tué une femme de 34 ans, Mary Phillips, et quasiment battu à mort sa petite fille.

Le mari de la victime, James Phillips, avait confié qu'il ne serait pas perturbé de voir expirer le meurtrier de son épouse.

"Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande", avait-il déclaré à THV11, une chaîne télévisée du réseau CBS.

Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9415 Tue, 25 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Première double exécution aux États-Unis depuis l'an 2000 http://www.peinedemort.org/document/9422 (Agence France-Presse) Washington - L'Arkansas a procédé lundi soir à une double exécution controversée de deux condamnés à mort, une première aux États-Unis depuis 17 ans. Jack Jones et Marcel Williams, condamnés de façon distincte dans les années 1990 pour viol et meurtre, ont chacun reçu une injection létale, a annoncé Leslie Rutledge, procureure générale de cet État du sud du pays. Leurs avocats ont bataillé jusqu'aux dernières minutes, avant de voir leurs ultimes recours judiciaires rejetés. Le décès des deux hommes s'inscrit dans un calendrier très critiqué d'exécutions accélérées en Arkansas, en raison de la proche péremption d'une substance utilisée dans les injections mortelles. Jones, 52 ans, et Williams, 46 ans, sont les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril dans cet État qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours. Ce programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples assignations en justice et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. La bataille judiciaire s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant elle été pratiquée la semaine dernière. Outre les deux exécutions réalisées lundi, une dernière est prévue jeudi. Le dernier État américain à avoir exécuté deux détenus en un jour était le Texas, le 9 août 2000. Juste après la mort de Jack Jones, les avocats de Marcel Williams ont affirmé que cette première exécution ne s'était pas bien déroulée. Niveau d'inconscience controversé Les agents pénitentiaires ont d'abord selon eux échoué à poser un cathéter central au niveau du cou de Jones, étant forcés de se rabattre sur la pose de deux voies veineuses périphériques dans les bras du détenu. Six à sept minutes après l'injection du premier produit censé plonger dans une profonde inconscience le prisonnier, celui-ci «remuait ses lèvres et luttait pour respirer», ont-ils écrit dans leur recours. La juge fédérale Kristine Baker a alors pris une injonction de suspension temporaire de la deuxième exécution, le temps d'examiner la validité de ces arguments. L'État a de son côté dénoncé des affirmations «complètement infondées». Une fois l'injonction levée, Marcel Williams a été mis à mort tandis que des militants contre la peine capitale tenaient une veillée funèbre à l'extérieur de la prison. L'Arkansas a beau avoir servi de tremplin à l'ancien président démocrate Bill Clinton, l'État s'est ancré ces dernières années dans le camp républicain. Reste qu'en annonçant fin février son intention de procéder à quatre fois deux exécutions à un rythme inédit dans l'histoire américaine, le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a déclenché une vive polémique. Ce projet d'exécutions «à la chaîne» a été dénoncé par l'Union européenne, Amnesty International, Human Rights Watch ou encore par le maître du roman noir John Grisham, natif de l'Arkansas. La controverse n'a toutefois pas agité les cercles politiques à Washington ni pris de l'ampleur, la question de la peine de mort relevant des États sans véritablement susciter de débat national. Plus largement, un moratoire ou une abolition de la peine capitale en Amérique n'est pas d'actualité, la Cour suprême ayant récemment retrouvé une majorité conservatrice. Les exécutions sont malgré tout en déclin, avec une carence des produits servant aux injections mortelles. Substance létale critiquée Les défenseurs des condamnés affirmaient qu'une double exécution ne pouvait qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte. Avant jeudi, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005. Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui arrivant à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de plonger insuffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur. Jack Jones avait violé et tué une femme de 34 ans, Mary Phillips, et quasiment battu à mort sa petite fille, Lacey. Le mari de la victime, James Phillips, avait confié qu'il ne serait pas perturbé de voir expirer le meurtrier de son épouse. «Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande», avait-il déclaré à une chaîne télévisée du réseau CBS. Juste avant de mourir, Jones a remis une lettre manuscrite, incluant la phrase suivante: «Aucun mot ne saurait exprimer complètement mon remords pour la peine que j'ai causée». Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans. Il a refusé de s'exprimer.
Jack Jones et Marcel Williams, condamnés de façon distincte dans les années 1990 pour viol et meurtre, ont chacun reçu une injection létale, a annoncé Leslie Rutledge, procureure générale de cet État du sud du pays.

Leurs avocats ont bataillé jusqu'aux dernières minutes, avant de voir leurs ultimes recours judiciaires rejetés.

Le décès des deux hommes s'inscrit dans un calendrier très critiqué d'exécutions accélérées en Arkansas, en raison de la proche péremption d'une substance utilisée dans les injections mortelles.

Jones, 52 ans, et Williams, 46 ans, sont les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril dans cet État qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours.

Ce programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples assignations en justice et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort.

La bataille judiciaire s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant elle été pratiquée la semaine dernière.

Outre les deux exécutions réalisées lundi, une dernière est prévue jeudi.

Le dernier État américain à avoir exécuté deux détenus en un jour était le Texas, le 9 août 2000.

Juste après la mort de Jack Jones, les avocats de Marcel Williams ont affirmé que cette première exécution ne s'était pas bien déroulée.


Niveau d'inconscience controversé

Les agents pénitentiaires ont d'abord selon eux échoué à poser un cathéter central au niveau du cou de Jones, étant forcés de se rabattre sur la pose de deux voies veineuses périphériques dans les bras du détenu.

Six à sept minutes après l'injection du premier produit censé plonger dans une profonde inconscience le prisonnier, celui-ci «remuait ses lèvres et luttait pour respirer», ont-ils écrit dans leur recours.

La juge fédérale Kristine Baker a alors pris une injonction de suspension temporaire de la deuxième exécution, le temps d'examiner la validité de ces arguments. L'État a de son côté dénoncé des affirmations «complètement infondées».

Une fois l'injonction levée, Marcel Williams a été mis à mort tandis que des militants contre la peine capitale tenaient une veillée funèbre à l'extérieur de la prison.

L'Arkansas a beau avoir servi de tremplin à l'ancien président démocrate Bill Clinton, l'État s'est ancré ces dernières années dans le camp républicain.

Reste qu'en annonçant fin février son intention de procéder à quatre fois deux exécutions à un rythme inédit dans l'histoire américaine, le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a déclenché une vive polémique.

Ce projet d'exécutions «à la chaîne» a été dénoncé par l'Union européenne, Amnesty International, Human Rights Watch ou encore par le maître du roman noir John Grisham, natif de l'Arkansas.

La controverse n'a toutefois pas agité les cercles politiques à Washington ni pris de l'ampleur, la question de la peine de mort relevant des États sans véritablement susciter de débat national.

Plus largement, un moratoire ou une abolition de la peine capitale en Amérique n'est pas d'actualité, la Cour suprême ayant récemment retrouvé une majorité conservatrice. Les exécutions sont malgré tout en déclin, avec une carence des produits servant aux injections mortelles.


Substance létale critiquée

Les défenseurs des condamnés affirmaient qu'une double exécution ne pouvait qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte. Avant jeudi, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005.

Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui arrivant à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de plonger insuffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur.

Jack Jones avait violé et tué une femme de 34 ans, Mary Phillips, et quasiment battu à mort sa petite fille, Lacey. Le mari de la victime, James Phillips, avait confié qu'il ne serait pas perturbé de voir expirer le meurtrier de son épouse.

«Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande», avait-il déclaré à une chaîne télévisée du réseau CBS.

Juste avant de mourir, Jones a remis une lettre manuscrite, incluant la phrase suivante: «Aucun mot ne saurait exprimer complètement mon remords pour la peine que j'ai causée».

Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans. Il a refusé de s'exprimer.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9422 Tue, 25 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Arkansas s'apprête à procéder à une double exécution, une première en 17 ans http://www.peinedemort.org/document/9414 (Agence France-Presse) Washington - L'Arkansas se préparait à exécuter lundi deux condamnés à mort, une première aux États-Unis depuis 17 ans qui s'inscrit dans un calendrier très controversé d'exécutions accélérées dans cet État du sud du pays. Si aucun sursis de dernière minute n'est octroyé par un juge, Jack Jones et Marcel Williams deviendront les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril en Arkansas, État qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours. Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié ce resserrement chronologique par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections létales. Mais son programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. La bataille devant les tribunaux s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant été pratiquée jeudi dernier. Outre celles de ce lundi, une dernière exécution est prévue le 27 avril. Les appels judiciaires se poursuivent jusqu'aux dernières minutes et, pour MM. Jones et Williams, le suspense macabre risque de se prolonger dans la soirée de lundi. Les deux hommes, âgés de 46 et 52 ans, ont chacun été condamnés dans les années 1990 pour un viol suivi d'un meurtre. Jack Jones avait violé et tué Mary Phillips et quasiment battu à mort la petite fille de la femme âgée de 34 ans. Le mari de la victime, James Phillips, a exprimé son intention d'assister à l'exécution, en précisant qu'il ne serait pas perturbé de voir mourir le meurtrier de son épouse. «Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande», a-t-il déclaré à THV11, une chaîne télévisée du réseau CBS. Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans. Le dernier État américain à avoir exécuté deux détenus en un jour est le Texas, le 9 août 2000. Les défenseurs des condamnés affirment qu'une double exécution ne peut qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte, ceux-ci étant de surcroît non préparés. Avant jeudi dernier, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005. Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui qui arrive à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur. Les avocats de Jones et Williams affirment que les conditions de santé respectives de leurs clients leur font encourir un danger accru. Jones souffre de diabète, de tension artérielle, de neuropathie et a une jambe amputée sous le genou. Son important traitement médicamenteux pourrait selon son entourage réduire l'efficacité du midazolam et donc le soumettre à des souffrances intolérables. Williams pèse lui environ 200 kilos, ce qui d'après ses défenseurs rend très difficile la pose sur lui du cathéter intraveineux d'injection mortelle.
Si aucun sursis de dernière minute n'est octroyé par un juge, Jack Jones et Marcel Williams deviendront les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril en Arkansas, État qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours.

Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait justifié ce resserrement chronologique par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections létales.

Mais son programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort.

La bataille devant les tribunaux s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant été pratiquée jeudi dernier. Outre celles de ce lundi, une dernière exécution est prévue le 27 avril.

Les appels judiciaires se poursuivent jusqu'aux dernières minutes et, pour MM. Jones et Williams, le suspense macabre risque de se prolonger dans la soirée de lundi.

Les deux hommes, âgés de 46 et 52 ans, ont chacun été condamnés dans les années 1990 pour un viol suivi d'un meurtre.

Jack Jones avait violé et tué Mary Phillips et quasiment battu à mort la petite fille de la femme âgée de 34 ans.

Le mari de la victime, James Phillips, a exprimé son intention d'assister à l'exécution, en précisant qu'il ne serait pas perturbé de voir mourir le meurtrier de son épouse.

«Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande», a-t-il déclaré à THV11, une chaîne télévisée du réseau CBS.

Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans.

Le dernier État américain à avoir exécuté deux détenus en un jour est le Texas, le 9 août 2000.

Les défenseurs des condamnés affirment qu'une double exécution ne peut qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte, ceux-ci étant de surcroît non préparés. Avant jeudi dernier, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005.

Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui qui arrive à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur.

Les avocats de Jones et Williams affirment que les conditions de santé respectives de leurs clients leur font encourir un danger accru.

Jones souffre de diabète, de tension artérielle, de neuropathie et a une jambe amputée sous le genou. Son important traitement médicamenteux pourrait selon son entourage réduire l'efficacité du midazolam et donc le soumettre à des souffrances intolérables.

Williams pèse lui environ 200 kilos, ce qui d'après ses défenseurs rend très difficile la pose sur lui du cathéter intraveineux d'injection mortelle.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9414 Mon, 24 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Double exécution dans l'Arkansas après un sursis de dernière minute http://www.peinedemort.org/document/9416 Jack Jones puis Marcel Williams ont été exécutés dans l'Arkansas, aux Etats-Unis. Marcel Williams a d'abord obtenu une suspension temporaire de son exécution suite à l'appel de ses avocat arguant que la première exécution ne s'était pas déroulée correctement, avant d'être finalement mis à mort. Le gouverneur de l'Arkansas avait programmé quatre "doubles" exécutions les 17, 20, 24 et 27 avril avant la péremption des produits servant à l'injection létale. Un des condamné a été exécuté le 20, et une exécution est toujours prévue le 27 ; les quatre autres condamnés ont obtenu des sursis devant la justice. En août 2000 l'Etat du Texas avait procédé à deux exécutions le même jour. L'Arkansas avait déjà procédé, à plusieurs reprises, à des exécutions multiples le même jour : deux le 11 mai 1994, trois le 3 août 1994, trois le 8 janvier 1997 et deux le 8 septembre 1999. Marcel Williams a d'abord obtenu une suspension temporaire de son exécution suite à l'appel de ses avocat arguant que la première exécution ne s'était pas déroulée correctement, avant d'être finalement mis à mort.

Le gouverneur de l'Arkansas avait programmé quatre "doubles" exécutions les 17, 20, 24 et 27 avril avant la péremption des produits servant à l'injection létale. Un des condamné a été exécuté le 20, et une exécution est toujours prévue le 27 ; les quatre autres condamnés ont obtenu des sursis devant la justice.

En août 2000 l'Etat du Texas avait procédé à deux exécutions le même jour. L'Arkansas avait déjà procédé, à plusieurs reprises, à des exécutions multiples le même jour : deux le 11 mai 1994, trois le 3 août 1994, trois le 8 janvier 1997 et deux le 8 septembre 1999.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9416 Mon, 24 Apr 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
[position de la France] Etats-Unis - Peine de mort (20 avril 2017) http://www.peinedemort.org/document/9406 La France condamne l'exécution de Ledell Lee survenue le 20 avril en Arkansas et exprime sa vive préoccupation face à la reprise des exécutions dans cet Etat qui n'avait pas appliqué la peine de mort depuis douze ans. La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Nous demandons aux autorités de l'Arkansas de ne pas procéder aux prochaines exécutions qui sont annoncées. Alors que de plus en plus de voix s'élèvent aux Etats-Unis en faveur d'un moratoire sur les exécutions et que 19 Etats dans le pays ont déjà aboli la peine de mort, nous exhortons l'ensemble des autorités concernées à mettre un terme aux exécutions et à engager un débat en vue de l'abolition définitive.
La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances.

Nous demandons aux autorités de l'Arkansas de ne pas procéder aux prochaines exécutions qui sont annoncées.

Alors que de plus en plus de voix s'élèvent aux Etats-Unis en faveur d'un moratoire sur les exécutions et que 19 Etats dans le pays ont déjà aboli la peine de mort, nous exhortons l'ensemble des autorités concernées à mettre un terme aux exécutions et à engager un débat en vue de l'abolition définitive.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9406 Fri, 21 Apr 2017 00:00:00 +0200 Ministère des Affaires Etrangères français
L'Arkansas procède à sa première exécution en une décennie http://www.peinedemort.org/document/9409 L'Arkansas a procédé jeudi à sa première exécution d'un condamné depuis près de dix ans, ont déclaré les autorités judiciaires de cet Etat américain. Ledell Lee a été exécuté juste avant minuit, au terme d'une nouvelle journée d'intenses batailles judiciaires après que la Cour suprême des Etats-Unis eut rejeté des demandes de sursis de dernière minute. Cet homme noir de 51 ans, condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993, a reçu une injection mortelle composée de trois produits, dont l'un a soulevé un débat judiciaire. "Ce soir, la sentence légale d'un jury, confirmée par les tribunaux tout au long de plusieurs décennies de contestations, a été exécutée", a déclaré dans un communiqué la procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge, après la première exécution dans cet Etat depuis 2005. Trois autres hommes doivent être exécutés avant fin avril tandis que quatre autres condamnés à mort ont obtenu des sursis. Cet Etat du sud avait planifié huit exécutions au total en onze jours d'ici fin avril, justifiant ce rythme inédit par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections mortelles. Ces condamnations "à la chaîne" soulèvent une vive controverse et font l'objet de batailles judiciaires dont certaines sont remontées jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis. Ces batailles judiciaires portent notamment sur l'utilisation d'un sédatif, le midazolam, censé rendre inconsciente la personne avant que d'autres produits provoquent un arrêt cardiaque. Mais ce produit a été critiqué pour son effet parfois insuffisant ce qui peut provoquer des souffrances.
Ledell Lee a été exécuté juste avant minuit, au terme d'une nouvelle journée d'intenses batailles judiciaires après que la Cour suprême des Etats-Unis eut rejeté des demandes de sursis de dernière minute.

Cet homme noir de 51 ans, condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993, a reçu une injection mortelle composée de trois produits, dont l'un a soulevé un débat judiciaire.

"Ce soir, la sentence légale d'un jury, confirmée par les tribunaux tout au long de plusieurs décennies de contestations, a été exécutée", a déclaré dans un communiqué la procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge, après la première exécution dans cet Etat depuis 2005.

Trois autres hommes doivent être exécutés avant fin avril tandis que quatre autres condamnés à mort ont obtenu des sursis.

Cet Etat du sud avait planifié huit exécutions au total en onze jours d'ici fin avril, justifiant ce rythme inédit par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections mortelles.

Ces condamnations "à la chaîne" soulèvent une vive controverse et font l'objet de batailles judiciaires dont certaines sont remontées jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis.

Ces batailles judiciaires portent notamment sur l'utilisation d'un sédatif, le midazolam, censé rendre inconsciente la personne avant que d'autres produits provoquent un arrêt cardiaque. Mais ce produit a été critiqué pour son effet parfois insuffisant ce qui peut provoquer des souffrances.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9409 Fri, 21 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Arkansas procède à la première exécution d'une série contestée http://www.peinedemort.org/document/9410 L'Arkansas a procédé à la première exécution depuis plus de dix ans d'un condamné, parmi les huit détenus que cet Etat du sud voulait mettre à mort d'ici la fin du mois. Une série inédite qui fait l'objet d'une âpre bataille judiciaire. Ledell Lee a été exécuté jeudi soir juste avant minuit, après le rejet par la Cour suprême des Etats-Unis de demandes de sursis de dernière minute. Cet homme noir de 51 ans, condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993, a reçu une injection mortelle composée de trois produits, dont l'un est à l'origine d'une vive controverse. "Ce soir, la sentence légale d'un jury, confirmée par les tribunaux tout au long de plusieurs décennies de contestations, a été exécutée", a déclaré dans un communiqué la procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge. C'est la première exécution depuis 2005 dans l'Arkansas qui prévoyait initialement d'en réaliser huit d'ici la fin du mois, du jamais vu depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine de mort en 1976. Ces condamnations "à la chaîne" soulèvent une vive controverse aux Etats-Unis et les opposants à la peine de mort ont multiplié les recours judiciaires pour les empêcher. Trois nouvelles exécutions sont programmées dans les prochains jours: celles de Jack Harold et Marcel Williams le 24 avril, ainsi que celle de Kenneth Williams le 27 avril. Quatre autres condamnés à mort que l'Arkansas entendait exécuter avant la fin du mois ont obtenu des sursis. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Cour suprême de l'Arkansas a octroyé un sursis à Stacey Johnson. Ses avocats demandaient une analyse ADN qui ne lui avait pas été accordée pendant son procès pour prouver son innocence. Lundi, la Cour suprême des Etats-Unis avait mis son veto à l'exécution de Don Davis, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas. Bruce Ward, qui devait également être exécuté lundi, avait obtenu le 14 avril un sursis auprès de la Cour suprême de l'Arkansas. Enfin un juge fédéral de l'Arkansas avait, le 6 avril, suspendu pour un mois l'exécution de Jason McGehee, prévue le 27 avril. - Risque de souffrances - L'Arkansas justifie ce rythme inédit dans les exécutions par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections mortelles, le midazolam. Ce sédatif est censé rendre le condamné inconscient avant que d'autres produits provoquent un arrêt cardiaque. Mais le midazolam est accusé d'avoir un effet anesthésiant parfois insuffisant, ce qui peut provoquer des souffrances. Si le midazolam reste légal, il est devenu extrêmement compliqué pour les prisons américaines de se fournir en nouvelles substances létales, en raison d'un refus d'approvisionnement de grandes firmes pharmaceutiques. Le gouverneur de l'Arkansas a donc décidé de procéder au plus grand nombre d'exécutions possibles avant l'arrivée à expiration de ses stocks. Un autre produit utilisé dans les injections mortelles, le bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, fait lui aussi l'objet de procédures judiciaires. Une société de distribution de produits pharmaceutiques, l'entreprise McKesson, conteste l'achat de ce produit par les autorités pénitentiaires sans la prévenir que ce produit serait employé pour tuer des condamnés. La Cour suprême de l'Arkansas a toutefois autorisé l'administration pénitentiaire à utiliser ce produit.
Ledell Lee a été exécuté jeudi soir juste avant minuit, après le rejet par la Cour suprême des Etats-Unis de demandes de sursis de dernière minute. Cet homme noir de 51 ans, condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993, a reçu une injection mortelle composée de trois produits, dont l'un est à l'origine d'une vive controverse.

"Ce soir, la sentence légale d'un jury, confirmée par les tribunaux tout au long de plusieurs décennies de contestations, a été exécutée", a déclaré dans un communiqué la procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge.

C'est la première exécution depuis 2005 dans l'Arkansas qui prévoyait initialement d'en réaliser huit d'ici la fin du mois, du jamais vu depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine de mort en 1976.

Ces condamnations "à la chaîne" soulèvent une vive controverse aux Etats-Unis et les opposants à la peine de mort ont multiplié les recours judiciaires pour les empêcher.

Trois nouvelles exécutions sont programmées dans les prochains jours: celles de Jack Harold et Marcel Williams le 24 avril, ainsi que celle de Kenneth Williams le 27 avril.

Quatre autres condamnés à mort que l'Arkansas entendait exécuter avant la fin du mois ont obtenu des sursis.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Cour suprême de l'Arkansas a octroyé un sursis à Stacey Johnson. Ses avocats demandaient une analyse ADN qui ne lui avait pas été accordée pendant son procès pour prouver son innocence.

Lundi, la Cour suprême des Etats-Unis avait mis son veto à l'exécution de Don Davis, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas.

Bruce Ward, qui devait également être exécuté lundi, avait obtenu le 14 avril un sursis auprès de la Cour suprême de l'Arkansas.

Enfin un juge fédéral de l'Arkansas avait, le 6 avril, suspendu pour un mois l'exécution de Jason McGehee, prévue le 27 avril.

- Risque de souffrances -

L'Arkansas justifie ce rythme inédit dans les exécutions par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections mortelles, le midazolam.

Ce sédatif est censé rendre le condamné inconscient avant que d'autres produits provoquent un arrêt cardiaque. Mais le midazolam est accusé d'avoir un effet anesthésiant parfois insuffisant, ce qui peut provoquer des souffrances.

Si le midazolam reste légal, il est devenu extrêmement compliqué pour les prisons américaines de se fournir en nouvelles substances létales, en raison d'un refus d'approvisionnement de grandes firmes pharmaceutiques.

Le gouverneur de l'Arkansas a donc décidé de procéder au plus grand nombre d'exécutions possibles avant l'arrivée à expiration de ses stocks.

Un autre produit utilisé dans les injections mortelles, le bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, fait lui aussi l'objet de procédures judiciaires.

Une société de distribution de produits pharmaceutiques, l'entreprise McKesson, conteste l'achat de ce produit par les autorités pénitentiaires sans la prévenir que ce produit serait employé pour tuer des condamnés.

La Cour suprême de l'Arkansas a toutefois autorisé l'administration pénitentiaire à utiliser ce produit. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9410 Fri, 21 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Premier condamné à mort exécuté en Arkansas depuis douze ans http://www.peinedemort.org/document/9421 LITTLE ROCK, Arkansas (Reuters) - L'Etat de l'Arkansas a procédé à la première exécution d'un condamné à mort en douze ans, au terme d'une bataille juridique qui a mis en question certains aspects du recours à la peine de mort aux Etats-Unis. Ledell Lee, 51 ans, a été exécuté par injection létale à 23h56 jeudi soir (04h56 GMT vendredi) dans la prison de Cummins, à Little Rock. Il n'a fait aucune déclaration avant de mourir, ont dit les autorités pénitentiaires. Il avait passé plus de vingt ans dans le couloir de la mort puisqu'il avait été condamné pour avoir tué avec un objet contondant une femme, Debra Reese, en 1993. Ledell Lee affirmait son innocence et demandait des tests ADN qui, aux dires de ses avocats, auraient démontré qu'il n'était pas le coupable.
Ledell Lee, 51 ans, a été exécuté par injection létale à 23h56 jeudi soir (04h56 GMT vendredi) dans la prison de Cummins, à Little Rock. Il n'a fait aucune déclaration avant de mourir, ont dit les autorités pénitentiaires.

Il avait passé plus de vingt ans dans le couloir de la mort puisqu'il avait été condamné pour avoir tué avec un objet contondant une femme, Debra Reese, en 1993.


Ledell Lee affirmait son innocence et demandait des tests ADN qui, aux dires de ses avocats, auraient démontré qu'il n'était pas le coupable.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9421 Fri, 21 Apr 2017 00:00:00 +0200 Reuters
Déclaration de la porte-parole sur l'exécution de M. Ledell Lee dans l'État américain de l'Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9424 Union européenne - Action Extérieure. Bruxelles, 21/04/2017 L'exécution, hier, de M. Ledell Lee, a mis fin de facto au moratoire sur la peine de mort en vigueur depuis 2005 dans l'État de l'Arkansas. La peine capitale ne peut se justifier en aucune circonstance et constitue une négation inacceptable des droits de l'homme et de la dignité. En outre, elle n'a aucun effet dissuasif sur la criminalité. L'Union européenne rappelle qu'elle est fermement et catégoriquement opposée à la peine de mort et que les États qui persistent à maintenir ce châtiment sont tenus de respecter des normes minimales reconnues au niveau international. Ainsi, lorsque la peine capitale est appliquée, il convient de la mettre en œuvre de manière à infliger le moins de souffrances possible. Nous exhortons les autorités de l'État de l'Arkansas à rétablir le moratoire sur les exécutions, première étape vers l'abolition totale de la peine capitale, suivant en cela l'exemple positif des dix-neuf États américains qui ont, à ce jour, aboli la peine de mort.
L'exécution, hier, de M. Ledell Lee, a mis fin de facto au moratoire sur la peine de mort en vigueur depuis 2005 dans l'État de l'Arkansas. La peine capitale ne peut se justifier en aucune circonstance et constitue une négation inacceptable des droits de l'homme et de la dignité. En outre, elle n'a aucun effet dissuasif sur la criminalité.

L'Union européenne rappelle qu'elle est fermement et catégoriquement opposée à la peine de mort et que les États qui persistent à maintenir ce châtiment sont tenus de respecter des normes minimales reconnues au niveau international. Ainsi, lorsque la peine capitale est appliquée, il convient de la mettre en œuvre de manière à infliger le moins de souffrances possible.

Nous exhortons les autorités de l'État de l'Arkansas à rétablir le moratoire sur les exécutions, première étape vers l'abolition totale de la peine capitale, suivant en cela l'exemple positif des dix-neuf États américains qui ont, à ce jour, aboli la peine de mort.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9424 Fri, 21 Apr 2017 00:00:00 +0200 Union européenne
Reprise d'exécution capitale dans l'Arkansas, aux Etats-Unis, plus de onze ans après la précédente http://www.peinedemort.org/document/9413 Ledell Lee a été exécuté dans l'Arkansas. Il faisait partie d'une liste de huit condamnés à mort qui devaient être exécutés en onze jours dans l'Arkansas avant la péremption des produits servant à l'injection létale. Plusieurs ont obtenu des sursis de dernière minute, pour d'autres des recours sont encore en cours. La précédente exécution dans l'Arkansas remontait à novembre 2005. Il faisait partie d'une liste de huit condamnés à mort qui devaient être exécutés en onze jours dans l'Arkansas avant la péremption des produits servant à l'injection létale. Plusieurs ont obtenu des sursis de dernière minute, pour d'autres des recours sont encore en cours.

La précédente exécution dans l'Arkansas remontait à novembre 2005.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9413 Thu, 20 Apr 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Arkansas: sursis pour un autre des huit condamnés à mort http://www.peinedemort.org/document/9420 La Cour suprême de l'Arkansas a accordé jeudi un sursis à un quatrième condamné à mort parmi les huit détenus que cet État américain veut exécuter d'ici la fin du mois. L'État du sud compte mettre à mort huit condamnés entre le 17 et le 27 avril, justifiant ce rythme inédit par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections mortelles. Ces condamnations «à la chaîne» font l'objet de multiples et d'âpres batailles judiciaires dont certaines sont remontées jusqu'à la Cour suprême des États-Unis. Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Cour suprême de l'Arkansas a octroyé un sursis à Stacey Johnson, dont la défense avait demandé une analyse ADN pour prouver son innocence. Ce qui n'avait pas été fait pendant le procès de cet homme noir, condamné pour le meurtre d'une femme blanche perpétré en 1993. «Nous sommes reconnaissants et soulagés» après la décision de la Cour, a déclaré Nina Morrison, avocate de l'Innocence Project, un groupe de soutien à M. Johnson. Trois autres condamnés avaient auparavant obtenu des sursis. La Cour suprême des États-Unis avait mis son veto lundi à l'exécution de Don Davis, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas. Bruce Ward, qui devait également être exécuté lundi, avait obtenu vendredi un sursis auprès de la Cour suprême de l'Arkansas. Enfin un juge fédéral de l'Arkansas avait, le 6 avril, suspendu pour un mois l'exécution de Jason McGehee, prévue le 27 avril. La procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge, entend suivre le programme du gouverneur et faire annuler ces sursis, alors que quatre autres exécutions restent programmées. La puissante organisation de défense des droits civiques Aclu a déposé toutefois un recours contre l'exécution de Ledell Lee, qui doit avoir lieu ce jeudi. L'Arkansas prévoit aussi d'exécuter Jack Harold Jones et Marcel Williams le 24 avril, ainsi que Kenneth Williams le 27 avril. Parmi les recours intentés, une juge fédérale américaine a suspendu samedi la série d'exécutions. Sa décision a ensuite été cassée et fait l'objet de multiples procédures. Une société de distribution de produits pharmaceutiques, l'entreprise McKesson, accuse aussi les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, sans la prévenir que ce produit serait employé pour tuer des condamnés.
L'État du sud compte mettre à mort huit condamnés entre le 17 et le 27 avril, justifiant ce rythme inédit par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections mortelles.

Ces condamnations «à la chaîne» font l'objet de multiples et d'âpres batailles judiciaires dont certaines sont remontées jusqu'à la Cour suprême des États-Unis.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Cour suprême de l'Arkansas a octroyé un sursis à Stacey Johnson, dont la défense avait demandé une analyse ADN pour prouver son innocence. Ce qui n'avait pas été fait pendant le procès de cet homme noir, condamné pour le meurtre d'une femme blanche perpétré en 1993.

«Nous sommes reconnaissants et soulagés» après la décision de la Cour, a déclaré Nina Morrison, avocate de l'Innocence Project, un groupe de soutien à M. Johnson.

Trois autres condamnés avaient auparavant obtenu des sursis.

La Cour suprême des États-Unis avait mis son veto lundi à l'exécution de Don Davis, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas.

Bruce Ward, qui devait également être exécuté lundi, avait obtenu vendredi un sursis auprès de la Cour suprême de l'Arkansas.

Enfin un juge fédéral de l'Arkansas avait, le 6 avril, suspendu pour un mois l'exécution de Jason McGehee, prévue le 27 avril.

La procureure générale de l'Arkansas, Leslie Rutledge, entend suivre le programme du gouverneur et faire annuler ces sursis, alors que quatre autres exécutions restent programmées.

La puissante organisation de défense des droits civiques Aclu a déposé toutefois un recours contre l'exécution de Ledell Lee, qui doit avoir lieu ce jeudi.

L'Arkansas prévoit aussi d'exécuter Jack Harold Jones et Marcel Williams le 24 avril, ainsi que Kenneth Williams le 27 avril.

Parmi les recours intentés, une juge fédérale américaine a suspendu samedi la série d'exécutions. Sa décision a ensuite été cassée et fait l'objet de multiples procédures.

Une société de distribution de produits pharmaceutiques, l'entreprise McKesson, accuse aussi les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, sans la prévenir que ce produit serait employé pour tuer des condamnés.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9420 Thu, 20 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Arkansas maintient son calendrier d'exécutions malgré des revers http://www.peinedemort.org/document/9407 La bataille judiciaire autour d'une série inédite d'exécutions prévue dans l'Arkansas, avant l'arrivée à expiration d'un médicament crucial fin avril, n'en finit pas. Deux détenus ont décroché un sursis in extremis, mais cet Etat du sud reste déterminé à poursuivre les mises à mort. Le duel entre le bureau du procureur et le gouverneur d'un côté, et les avocats des prisonniers et opposants à la peine de mort de l'autre, s'est accéléré à la veille du week-end dernier. Chaque camp remportant tour à tour une manche, au gré des recours qui sont allés jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis. Les neuf Sages ont mis leur veto lundi à l'exécution de Don Davis, le premier sur la liste, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas. Bruce Ward, qui devait également être exécuté lundi, avait obtenu vendredi un sursis auprès de la Cour suprême de l'Arkansas. Aucune exécution n'a été réalisée dans cet Etat depuis 2005. L'Arkansas prévoyait à l'origine de réaliser huit exécutions en onze jours, du jamais-vu depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine de mort en 1976. Jason McGehee, qui devait recevoir une injection létale le 27 avril, avait obtenu le 6 avril un délai d'un mois, le temps qu'une demande de clémence soit examinée. - ADN - Malgré ces revers, le bureau du procureur entend suivre le reste du programme concocté par le gouverneur républicain Asa Hutchinson: Ledell Lee et Stacey Johnson jeudi, puis Jack Harold Jones et Marcel Williams le 24 avril et enfin Kenneth Williams le 27, a indiqué à l'AFP Judd Deere, porte-parole du procureur de l'Arkansas. "La procureure générale (Leslie Rutledge) se tournera vers la Cour suprême de l'Etat et examinera le bien-fondé (des arguments) dans les affaires Ward et Davis. Jusqu'à ce que ce bien-fondé soit déterminé, le gel reste en place", a-t-il fait savoir. Les avocats des deux hommes affirment que leurs clients souffrent de graves problèmes mentaux et que, lors de leurs procès, leurs représentants n'avaient pu présenter d'experts en psychiatrie. "Tous deux ont démontré que leurs problèmes psychologiques constitueraient des éléments importants pendant un procès", a indiqué Scott Braden, de l'antenne de l'Arkansas du bureau fédéral d'assistance aux prévenus pauvres, dans un communiqué. Si trois hommes ont obtenu un sursis salvateur, la mobilisation reste solide pour ceux figurant encore sur le calendrier morbide du gouverneur, qui a provoqué de nombreuses manifestations et une réprobation internationale. La semaine dernière, l'avocat de Stacey Johnson a demandé qu'une analyse ADN soit menée pour prouver l'innocence de son client, ce qui n'avait pas été fait pendant le procès de cet homme noir condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993. - Recours tous azimuts - La requête a été rejetée en première instance mais un recours va être déposé mardi devant la Cour suprême de l'Arkansas, a indiqué à l'AFP Paul Cates, de l'association contre la peine de mort Innocence Project. Recours également dans l'affaire de Ledell Lee, déposé lundi. Cette fois, c'est la puissante organisation américaine de défense des droits civiques ACLU qui mène la charge, réclamant aussi une analyse ADN. Cet homme noir a également été condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993. En marge de cet entrelacs de recours au cas par cas, un autre front judiciaire a été ouvert en fin de semaine dernière. Cette fois par la société américaine de distribution de produits pharmaceutiques McKesson. L'entreprise accuse les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium --qui provoque une paralysie des muscles-- sans l'avoir prévenue qu'il serait utilisé dans un protocole de mise à mort de prisonniers. Un juge local a tranché en sa faveur vendredi, suspendant les exécutions programmées. Mais une cour d'appel a levé ce blocage et donné son feu vert à l'Etat pour qu'il suive le protocole médicamenteux prévu. "Les prisonniers préparent (mardi) une pétition pour demander à la Cour suprême des Etats-Unis de l'invalider", a précisé à l'AFP Rob Dunham, directeur du Centre d'information sur la peine de mort. Si l'attaque sur ce flanc était victorieuse, le camp anti-peine de mort pourrait remporter la guerre dans l'Arkansas. Au moins temporairement.
Le duel entre le bureau du procureur et le gouverneur d'un côté, et les avocats des prisonniers et opposants à la peine de mort de l'autre, s'est accéléré à la veille du week-end dernier. Chaque camp remportant tour à tour une manche, au gré des recours qui sont allés jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis.

Les neuf Sages ont mis leur veto lundi à l'exécution de Don Davis, le premier sur la liste, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas.

Bruce Ward, qui devait également être exécuté lundi, avait obtenu vendredi un sursis auprès de la Cour suprême de l'Arkansas.

Aucune exécution n'a été réalisée dans cet Etat depuis 2005. L'Arkansas prévoyait à l'origine de réaliser huit exécutions en onze jours, du jamais-vu depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine de mort en 1976.

Jason McGehee, qui devait recevoir une injection létale le 27 avril, avait obtenu le 6 avril un délai d'un mois, le temps qu'une demande de clémence soit examinée.

- ADN -

Malgré ces revers, le bureau du procureur entend suivre le reste du programme concocté par le gouverneur républicain Asa Hutchinson: Ledell Lee et Stacey Johnson jeudi, puis Jack Harold Jones et Marcel Williams le 24 avril et enfin Kenneth Williams le 27, a indiqué à l'AFP Judd Deere, porte-parole du procureur de l'Arkansas.

"La procureure générale (Leslie Rutledge) se tournera vers la Cour suprême de l'Etat et examinera le bien-fondé (des arguments) dans les affaires Ward et Davis. Jusqu'à ce que ce bien-fondé soit déterminé, le gel reste en place", a-t-il fait savoir.

Les avocats des deux hommes affirment que leurs clients souffrent de graves problèmes mentaux et que, lors de leurs procès, leurs représentants n'avaient pu présenter d'experts en psychiatrie.

"Tous deux ont démontré que leurs problèmes psychologiques constitueraient des éléments importants pendant un procès", a indiqué Scott Braden, de l'antenne de l'Arkansas du bureau fédéral d'assistance aux prévenus pauvres, dans un communiqué.

Si trois hommes ont obtenu un sursis salvateur, la mobilisation reste solide pour ceux figurant encore sur le calendrier morbide du gouverneur, qui a provoqué de nombreuses manifestations et une réprobation internationale.

La semaine dernière, l'avocat de Stacey Johnson a demandé qu'une analyse ADN soit menée pour prouver l'innocence de son client, ce qui n'avait pas été fait pendant le procès de cet homme noir condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993.

- Recours tous azimuts -

La requête a été rejetée en première instance mais un recours va être déposé mardi devant la Cour suprême de l'Arkansas, a indiqué à l'AFP Paul Cates, de l'association contre la peine de mort Innocence Project.

Recours également dans l'affaire de Ledell Lee, déposé lundi. Cette fois, c'est la puissante organisation américaine de défense des droits civiques ACLU qui mène la charge, réclamant aussi une analyse ADN. Cet homme noir a également été condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993.

En marge de cet entrelacs de recours au cas par cas, un autre front judiciaire a été ouvert en fin de semaine dernière. Cette fois par la société américaine de distribution de produits pharmaceutiques McKesson.

L'entreprise accuse les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium --qui provoque une paralysie des muscles-- sans l'avoir prévenue qu'il serait utilisé dans un protocole de mise à mort de prisonniers.

Un juge local a tranché en sa faveur vendredi, suspendant les exécutions programmées. Mais une cour d'appel a levé ce blocage et donné son feu vert à l'Etat pour qu'il suive le protocole médicamenteux prévu.

"Les prisonniers préparent (mardi) une pétition pour demander à la Cour suprême des Etats-Unis de l'invalider", a précisé à l'AFP Rob Dunham, directeur du Centre d'information sur la peine de mort.

Si l'attaque sur ce flanc était victorieuse, le camp anti-peine de mort pourrait remporter la guerre dans l'Arkansas. Au moins temporairement.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9407 Wed, 19 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: veto de la Cour suprême pour une exécution en Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9408 La Cour suprême des Etats-Unis a mis son veto lundi à une demande de dernière minute des autorités de l'Arkansas de procéder à une exécution, dernier rebondissement judiciaire en date sur le front de la peine de mort dans cet Etat du Sud. L'Arkansas avait demandé le feu vert de la Cour suprême pour cette exécution, la première depuis plus d'une décennie. La décision de la Cour suprême constitue le dernier revers judiciaire en date pour cet Etat qui entendait procéder à huit exécutions entre le 17 et le 27 avril, à un rythme sans précédent, qui a suscité une mobilisation internationale des opposants à la peine capitale. La Cour a rejeté un appel du Procureur général de l'Arkansas (Attorney general) de lever l'interdiction d'exécuter Don Davis, émise lundi par la Cour suprême de l'Arkansas. Don Davis devait être le premier des condamnés à mort et son exécution était initialement prévue ce mois-ci. La décision de la Cour suprême des Etats-Unis est intervenue quelques minutes avant que l'ordre d'exécuter Don Davis n'expire à 12H00 locales (5h00 GMT), à l'issue d'une journée riche en rebondissements judiciaires. Ce dernier développement représente un échec pour le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, qui plaide pour des exécutions à un rythme accéléré. "Bien que la journée ait été épuisante pour toutes les personnes concernées, nous continuerons demain de nous battre contre les appels de dernière minute et les efforts pour s'opposer à la justice pour les familles des victimes", a déclaré le gouverneur dans un communiqué. L'Etat de l'Arkansas continuera d'aller de l'avant pour procéder à l'exécution des autres détenus, a-t-il indiqué. L'affaire a lieu aussi alors qu'une substance très controversée utilisée pour les exécutions par injection dans plusieurs Etats américains, le bromure de vécuronium, est de plus en plus difficile à obtenir. Plusieurs compagnies pharmaceutiques, en particulier en Europe, l'interdisent pour des exécutions. Les opposants à la peine de mort font valoir que cette substance entraîne une longue agonie, provoquée par la paralysie des muscles. Les exécutions prévues en Arkansas ont suscité l'émoi à l'étranger. L'Union européenne a exhorté le gouverneur de l'Etat à "commuer" les sentences. Amnesty International a demandé une "mise à l'arrêt urgente du tapis roulant d'exécutions" dans l'Arkansas et l'organisation Human Rights Watch a dénoncé "un déluge de mises à mort inédit dans l'histoire américaine moderne".
L'Arkansas avait demandé le feu vert de la Cour suprême pour cette exécution, la première depuis plus d'une décennie.

La décision de la Cour suprême constitue le dernier revers judiciaire en date pour cet Etat qui entendait procéder à huit exécutions entre le 17 et le 27 avril, à un rythme sans précédent, qui a suscité une mobilisation internationale des opposants à la peine capitale.

La Cour a rejeté un appel du Procureur général de l'Arkansas (Attorney general) de lever l'interdiction d'exécuter Don Davis, émise lundi par la Cour suprême de l'Arkansas.

Don Davis devait être le premier des condamnés à mort et son exécution était initialement prévue ce mois-ci.

La décision de la Cour suprême des Etats-Unis est intervenue quelques minutes avant que l'ordre d'exécuter Don Davis n'expire à 12H00 locales (5h00 GMT), à l'issue d'une journée riche en rebondissements judiciaires.

Ce dernier développement représente un échec pour le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, qui plaide pour des exécutions à un rythme accéléré.

"Bien que la journée ait été épuisante pour toutes les personnes concernées, nous continuerons demain de nous battre contre les appels de dernière minute et les efforts pour s'opposer à la justice pour les familles des victimes", a déclaré le gouverneur dans un communiqué.

L'Etat de l'Arkansas continuera d'aller de l'avant pour procéder à l'exécution des autres détenus, a-t-il indiqué.

L'affaire a lieu aussi alors qu'une substance très controversée utilisée pour les exécutions par injection dans plusieurs Etats américains, le bromure de vécuronium, est de plus en plus difficile à obtenir.

Plusieurs compagnies pharmaceutiques, en particulier en Europe, l'interdisent pour des exécutions.

Les opposants à la peine de mort font valoir que cette substance entraîne une longue agonie, provoquée par la paralysie des muscles.

Les exécutions prévues en Arkansas ont suscité l'émoi à l'étranger. L'Union européenne a exhorté le gouverneur de l'Etat à "commuer" les sentences.

Amnesty International a demandé une "mise à l'arrêt urgente du tapis roulant d'exécutions" dans l'Arkansas et l'organisation Human Rights Watch a dénoncé "un déluge de mises à mort inédit dans l'histoire américaine moderne".]]>
http://www.peinedemort.org/document/9408 Tue, 18 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Arkansas tente de réaliser une première exécution après des revers en cour http://www.peinedemort.org/document/9419 VARNER, Ark. — L'État de l'Arkansas tente de procéder à l'exécution d'un premier condamné sur huit détenus dans les couloirs de la mort, alors que des décisions des tribunaux ont bloqué les plans des autorités. Les intentions de l'Arkansas, si elles se concrétisent, entraîneraient le plus grand nombre d'exécutions par un État en une si courte période depuis que la Cour suprême des États-Unis a rétabli la peine de mort en 1976. L'État tentait de procéder à l'exécution du meurtrier Don Davis avant une date butoir, lundi à minuit. Don Davis et Bruce Ward devaient être exécutés lundi soir et avaient obtenu des sursis de la Cour suprême de l'Arkansas. La procureure générale Leslie Rutledge a indiqué qu'elle n'interjetterait pas appel pour l'instant dans la cause de Bruce Ward. L'État de l'Arkansas avait organisé les exécutions afin qu'elles soient réalisées avant l'expiration de son approvisionnement en midazolam — l'anxiolytique utilisé parmi le cocktail de trois médicaments de mise à mort — à la fin du mois. Les autorités n'ont pas trouvé une nouvelle source d'approvisionnement pour le cocktail à injection mortelle. La Cour suprême de l'État a voté à 4 contre 3 pour suspendre les exécutions des deux hommes. Les détenus voulaient un sursis pendant que la Cour suprême des États-Unis se penche sur une autre affaire concernant l'accès pour les défendants à des experts indépendants en santé mentale. Une audience est prévue le 24 avril pour entendre les plaidoiries. Les avocats des détenus ont argué que leurs clients s'étaient vus refuser l'accès à des experts indépendants en santé mentale, affirmant que Bruce Ward avait un long historique de troubles mentaux graves et que Don Davis a un quotient intellectuel équivalent à une déficience intellectuelle.
Les intentions de l'Arkansas, si elles se concrétisent, entraîneraient le plus grand nombre d'exécutions par un État en une si courte période depuis que la Cour suprême des États-Unis a rétabli la peine de mort en 1976.

L'État tentait de procéder à l'exécution du meurtrier Don Davis avant une date butoir, lundi à minuit. Don Davis et Bruce Ward devaient être exécutés lundi soir et avaient obtenu des sursis de la Cour suprême de l'Arkansas. La procureure générale Leslie Rutledge a indiqué qu'elle n'interjetterait pas appel pour l'instant dans la cause de Bruce Ward.

L'État de l'Arkansas avait organisé les exécutions afin qu'elles soient réalisées avant l'expiration de son approvisionnement en midazolam — l'anxiolytique utilisé parmi le cocktail de trois médicaments de mise à mort — à la fin du mois. Les autorités n'ont pas trouvé une nouvelle source d'approvisionnement pour le cocktail à injection mortelle.

La Cour suprême de l'État a voté à 4 contre 3 pour suspendre les exécutions des deux hommes. Les détenus voulaient un sursis pendant que la Cour suprême des États-Unis se penche sur une autre affaire concernant l'accès pour les défendants à des experts indépendants en santé mentale. Une audience est prévue le 24 avril pour entendre les plaidoiries.

Les avocats des détenus ont argué que leurs clients s'étaient vus refuser l'accès à des experts indépendants en santé mentale, affirmant que Bruce Ward avait un long historique de troubles mentaux graves et que Don Davis a un quotient intellectuel équivalent à une déficience intellectuelle.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9419 Mon, 17 Apr 2017 00:00:00 +0200 Associated Press - AP
Etats-Unis: "tuer", un tourment psychologique pour les bourreaux http://www.peinedemort.org/document/9411 Exécuter un détenu, le "tuer", c'est une expérience "qui ne vous quitte jamais", confie Ron McAndrew. Cet ancien directeur d'une prison de Floride en sait quelque chose, lui qui commençait à en souffrir quand il a quitté son poste en 1998, après huit exécutions. Il combat désormais la peine de mort et il s'inquiétait particulièrement pour la santé mentale des bourreaux qui devaient exécuter sept prisonniers dans l'Arkansas du 17 au 27 avril. Un rythme inédit pour un Etat américain depuis que la Cour suprême a rétabli la peine de mort en 1976. Rebondissement samedi matin: une juge fédérale américaine a suspendu ces mises à mort, mais l'Etat du sud devrait rapidement faire appel. C'est pour devancer la date de péremption, à la fin du mois, d'une substance utilisée dans les injections létales que le gouverneur républicain Asa Hutchinson a accéléré le calendrier des exécutions. "Nous voulons que le gouverneur comprenne que pendant que lui sera assis bien confortablement dans son bureau, ces hommes participeront à l'assassinat d'un autre être humain", expliquait Ron McAndrew à l'AFP, avant le répit de samedi. Il refuse de prononcer le mot "exécution" qui, pour lui, n'est qu'un euphémisme. "Ces agents pénitentiaires apprennent à connaître les détenus", a-t-il relevé. "Ils travaillent 24 heures par jour avec ces détenus, ils leur apportent à manger, les emmènent se laver, faire du sport, ils discutent avec eux, devant leur cellule, quand ils se sentent seuls. Et tout à coup, ce sont les mêmes qui doivent emmener les prisonniers dans une autre pièce pour les tuer." Dommages collatéraux "C'est une expérience qui ne vous quitte pas avant longtemps, je crois même que ça ne vous quitte jamais", a-t-il répété. Ron McAndrew a participé à la mise à mort de huit condamnés, trois en Floride et cinq au Texas. Les exécutions sont menées par un petit groupe d'environ cinq personnes, et "on ne peut pas changer l'équipe", explique-t-il. "Les gardiens qui se chargent des exécutions ont répété plusieurs centaines de fois", souligne l'ex-fonctionnaire, âgé de 78 ans. "Un agent volontaire joue le rôle du détenu. Ils vont le chercher dans sa cellule, le mettent sur la table d'exécution et lui mettent l'intraveineuse..." Les autorités ont refusé d'indiquer si les mêmes bourreaux devaient s'occuper de cette série d'exécutions, désireux de ne pas révéler leurs identités. "Je vous assure qu'ils sont bien formés et qualifiés pour mettre en pratique leurs responsabilités respectives", a simplement indiqué à l'AFP le porte-parole de l'administration pénitentiaire de l'Arkansas, Solomon Graves. Pour les militants contre la peine de mort, toutes les personnes impliquées dans le processus finissent par souffrir. "Nous nous préoccupons du bien-être des détenus, nous nous inquiétons pour les proches des victimes, et pour les employés de la prison qui sont chargés de faire ça", confiait Abraham Bonowitz, directeur d'une organisation basée à New York qui lutte en faveur de l'abolition de la peine capitale, "Death Penalty Action" "Les dommages collatéraux vont bien au-delà du prisonnier et de la victime", soulignait-il. - 43 minutes de convulsions - Même s'ils sont formés, les agents de l'Arkansas n'ont pu observer de "cas pratique" depuis 2005, date de la dernière exécution dans cet Etat. "Ce calendrier serré va faire peser un poids extraordinaire sur les hommes et femmes qui sont chargés par l'Etat de réaliser un acte aussi solennel", affirmait récemment Allen Ault, ancien responsable des services pénitentiaires de l'Etat de Géorgie, qui a dirigé l'exécution de cinq prisonniers. "Cela risque de les poursuivre pour le restant de leurs jours", écrivait-il dans une tribune publiée par le magazine Time le 28 mars. Ce même jour, un groupe d'anciens responsables pénitentiaires de tous les Etats-Unis avait envoyé une lettre à M. Hutchinson, lui demandant de ne pas faire peser ce poids sur la conscience des agents pénitenciers. "Même dans des circonstances moins difficiles, mener une exécution peut avoir de graves conséquences pour la santé des gardiens", soulignaient les signataires, parmi lesquels figuraient Ron McAndrew et Allen Ault. Personne n'a oublié aux Etats-Unis les récits poignants de récentes exécutions "ratées", comme celle de Clayton Lockett, qui avait succombé en 2014 dans l'Oklahoma après 43 minutes de râles et convulsions.
Il combat désormais la peine de mort et il s'inquiétait particulièrement pour la santé mentale des bourreaux qui devaient exécuter sept prisonniers dans l'Arkansas du 17 au 27 avril. Un rythme inédit pour un Etat américain depuis que la Cour suprême a rétabli la peine de mort en 1976.

Rebondissement samedi matin: une juge fédérale américaine a suspendu ces mises à mort, mais l'Etat du sud devrait rapidement faire appel.

C'est pour devancer la date de péremption, à la fin du mois, d'une substance utilisée dans les injections létales que le gouverneur républicain Asa Hutchinson a accéléré le calendrier des exécutions.

"Nous voulons que le gouverneur comprenne que pendant que lui sera assis bien confortablement dans son bureau, ces hommes participeront à l'assassinat d'un autre être humain", expliquait Ron McAndrew à l'AFP, avant le répit de samedi. Il refuse de prononcer le mot "exécution" qui, pour lui, n'est qu'un euphémisme.

"Ces agents pénitentiaires apprennent à connaître les détenus", a-t-il relevé. "Ils travaillent 24 heures par jour avec ces détenus, ils leur apportent à manger, les emmènent se laver, faire du sport, ils discutent avec eux, devant leur cellule, quand ils se sentent seuls. Et tout à coup, ce sont les mêmes qui doivent emmener les prisonniers dans une autre pièce pour les tuer."

Dommages collatéraux

"C'est une expérience qui ne vous quitte pas avant longtemps, je crois même que ça ne vous quitte jamais", a-t-il répété.

Ron McAndrew a participé à la mise à mort de huit condamnés, trois en Floride et cinq au Texas. Les exécutions sont menées par un petit groupe d'environ cinq personnes, et "on ne peut pas changer l'équipe", explique-t-il.

"Les gardiens qui se chargent des exécutions ont répété plusieurs centaines de fois", souligne l'ex-fonctionnaire, âgé de 78 ans. "Un agent volontaire joue le rôle du détenu. Ils vont le chercher dans sa cellule, le mettent sur la table d'exécution et lui mettent l'intraveineuse..."

Les autorités ont refusé d'indiquer si les mêmes bourreaux devaient s'occuper de cette série d'exécutions, désireux de ne pas révéler leurs identités.

"Je vous assure qu'ils sont bien formés et qualifiés pour mettre en pratique leurs responsabilités respectives", a simplement indiqué à l'AFP le porte-parole de l'administration pénitentiaire de l'Arkansas, Solomon Graves.

Pour les militants contre la peine de mort, toutes les personnes impliquées dans le processus finissent par souffrir.

"Nous nous préoccupons du bien-être des détenus, nous nous inquiétons pour les proches des victimes, et pour les employés de la prison qui sont chargés de faire ça", confiait Abraham Bonowitz, directeur d'une organisation basée à New York qui lutte en faveur de l'abolition de la peine capitale, "Death Penalty Action"

"Les dommages collatéraux vont bien au-delà du prisonnier et de la victime", soulignait-il.

- 43 minutes de convulsions -

Même s'ils sont formés, les agents de l'Arkansas n'ont pu observer de "cas pratique" depuis 2005, date de la dernière exécution dans cet Etat.

"Ce calendrier serré va faire peser un poids extraordinaire sur les hommes et femmes qui sont chargés par l'Etat de réaliser un acte aussi solennel", affirmait récemment Allen Ault, ancien responsable des services pénitentiaires de l'Etat de Géorgie, qui a dirigé l'exécution de cinq prisonniers.

"Cela risque de les poursuivre pour le restant de leurs jours", écrivait-il dans une tribune publiée par le magazine Time le 28 mars.

Ce même jour, un groupe d'anciens responsables pénitentiaires de tous les Etats-Unis avait envoyé une lettre à M. Hutchinson, lui demandant de ne pas faire peser ce poids sur la conscience des agents pénitenciers.

"Même dans des circonstances moins difficiles, mener une exécution peut avoir de graves conséquences pour la santé des gardiens", soulignaient les signataires, parmi lesquels figuraient Ron McAndrew et Allen Ault.

Personne n'a oublié aux Etats-Unis les récits poignants de récentes exécutions "ratées", comme celle de Clayton Lockett, qui avait succombé en 2014 dans l'Oklahoma après 43 minutes de râles et convulsions. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9411 Sun, 16 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: une juge fédérale bloque une série d'exécutions en Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9399 Une juge fédérale américaine a bloqué samedi l'exécution prévue avant la fin du mois de plusieurs condamnés à mort dans l'Arkansas, dont les responsables avaient fixé un calendrier resserré en raison de la proche péremption d'un produit utilisé dans l'injection létale. Les autorités de cet Etat du sud des Etats-Unis devraient faire appel de cette injonction de la juge fédérale de première instance Kristine Baker, basée à Little Rock, afin de tenter de mener à bien les exécutions, les premières là-bas depuis 2005. "La cour estime que les plaignants ont droit à une injonction préliminaire pour leur recours sur la méthode d'exécution, en vertu du huitième amendement", écrit la juge Baker, en référence à la partie de la Constitution américaine qui interdit les "peines cruelles ou inhabituelles". Le programme de mises à mort élaboré par le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a donc déraillé, au moins temporairement. "Il est regrettable qu'une juge ait pris le parti de prisonniers condamnés, dans une ultime tentative de retarder la justice", a déclaré un porte-parole de la procureure générale de l'Arkansas dans un communiqué. Si tout s'était passé comme l'avaient prévu les autorités de l'Arkansas, huit condamnés auraient été mis à mort entre le 17 et le 27 avril. Mais deux prisonniers, dont un atteint de troubles mentaux, avaient obtenu un sursis dans deux décisions distinctes. Vendredi, un simple juge de district, Wendell Griffen, saisi par une société de distribution de produits pharmaceutiques, a bloqué de facto les six exécutions restantes, en attendant d'examiner sur le fond les arguments de la firme. Une suspension renforcée par la justice fédérale samedi. L'entreprise McKesson accuse les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, sans la prévenir que ce produit serait employé dans un protocole visant à tuer des condamnés.
Les autorités de cet Etat du sud des Etats-Unis devraient faire appel de cette injonction de la juge fédérale de première instance Kristine Baker, basée à Little Rock, afin de tenter de mener à bien les exécutions, les premières là-bas depuis 2005.

"La cour estime que les plaignants ont droit à une injonction préliminaire pour leur recours sur la méthode d'exécution, en vertu du huitième amendement", écrit la juge Baker, en référence à la partie de la Constitution américaine qui interdit les "peines cruelles ou inhabituelles".

Le programme de mises à mort élaboré par le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a donc déraillé, au moins temporairement.

"Il est regrettable qu'une juge ait pris le parti de prisonniers condamnés, dans une ultime tentative de retarder la justice", a déclaré un porte-parole de la procureure générale de l'Arkansas dans un communiqué.

Si tout s'était passé comme l'avaient prévu les autorités de l'Arkansas, huit condamnés auraient été mis à mort entre le 17 et le 27 avril. Mais deux prisonniers, dont un atteint de troubles mentaux, avaient obtenu un sursis dans deux décisions distinctes.

Vendredi, un simple juge de district, Wendell Griffen, saisi par une société de distribution de produits pharmaceutiques, a bloqué de facto les six exécutions restantes, en attendant d'examiner sur le fond les arguments de la firme. Une suspension renforcée par la justice fédérale samedi.

L'entreprise McKesson accuse les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, sans la prévenir que ce produit serait employé dans un protocole visant à tuer des condamnés.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9399 Sat, 15 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: la justice suspend des exécutions "à la chaîne" dans l'Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9412 Une juge fédérale américaine a suspendu samedi une série d'exécutions prévues à un rythme inédit dans l'Etat de l'Arkansas, cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. Dans sa décision, la magistrate Kristine Baker a fait valoir que l'Arkansas n'avait exécuté personne depuis 2005. L'Etat comptait initialement mettre à mort huit condamnés entre le 17 et le 27 avril. La juge Baker a par ailleurs reconnu à ces prisonniers le droit de mettre en cause leur mode d'exécution par injection, celle-ci incluant une substance très controversée. "Il est regrettable qu'une juge ait pris le parti de prisonniers condamnés, dans une ultime tentative de retarder la justice", a réagi un porte-parole de la procureure générale de l'Arkansas. L'Etat devrait donc rapidement faire appel de ce jugement tombé après une journée de vendredi pleine de rebondissements dans les tribunaux. A moins de 72 heures du début des exécutions, un simple juge de district, saisi par une société de distribution de produits pharmaceutiques, avait déjà temporairement bloqué les exécutions. - Tromperie sur un produit ? - L'entreprise McKesson accuse les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, sans le prévenir que ce produit serait employé dans un protocole visant à tuer des condamnés. Le juge local Wendell Griffen a donc émis une injonction de suspension de six exécutions, en attendant un examen sur le fond. La Cour suprême de l'Arkansas avait de son côté accordé un sursis à l'un des huit prisonniers de la liste initiale, atteint de troubles mentaux. Et un autre avait obtenu un sursis il y a quelques jours. C'est donc au final tout le programme d'exécutions élaboré par le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, qui a déraillé au fil des jours devant différents juges. M. Hutchinson avait justifié ce resserrement chronologique par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections létales, dans un contexte de pénurie de ces produits dans les prisons américaines. Ses détracteurs lui reprochaient une précipitation absurde et arbitraire, faisant courir aux prisonniers un grave danger d'exécution "ratée". En une semaine et demie, l'Etat aurait réduit brutalement de 20% le nombre total de ses condamnés à mort. L'Union européenne avait exhorté mercredi le gouverneur à "commuer" les sentences. Amnesty International avait demandé une "mise à l'arrêt urgente du tapis roulant d'exécutions" dans l'Arkansas, l'organisation Human Rights Watch dénonçant de son côté "un déluge de mises à mort inédit dans l'histoire américaine moderne". - 'Folie', selon John Grisham - Natif de l'Arkansas, le maître du roman noir John Grisham avait lui appelé à interrompre cette "folie". "Une exécution est l'acte le plus grave que puisse prendre un gouvernement. Pourquoi cumuler autant de risques par opportunisme ?", avait interrogé l'écrivain dans une tribune publiée par USA Today. Le gouverneur avait répondu jeudi dans une conférence de presse à Little Rock, capitale de l'Etat. "Si j'avais réparti (ces exécutions) sur quatre mois ou six mois, qu'est-ce que cela aurait changé pour les opposants à la peine de mort qui viennent protester ?", avait affirmé Asa Hutchinson, cité par le journal Arkansas Times. Le conservateur s'était longuement étendu sur les meurtres qui avaient valu leur condamnation aux détenus. Asa Hutchinson avait par ailleurs balayé tout risque en termes d'image pour l'Arkansas, situé au coeur de ce Sud des Etats-Unis où la peine de mort est encore vivace. "Depuis l'an 2000 le Texas a pratiqué 343 exécutions. L'Europe n'a pour autant pas cessé de commercer avec le Texas", avait-il fait valoir. - Ultime bataille en justice - La bataille devant les tribunaux se déroulera encore ces prochains jours. Elle tournera notamment autour du fameux produit arrivant à expiration le 30 avril. Cet anxiolytique nommé midazolam est accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur. Les défenseurs des condamnés affirment que ce rythme ne peut qu'engendrer un stress dangereux chez les agents chargés de procéder aux exécutions, ceux-ci étant de surcroît non préparés après 12 ans d'inaction. "Je vous assure qu'ils sont bien formés et qualifiés pour mettre en pratique leurs responsabilités respectives", avait déclaré à l'AFP Solomon Graves, porte-parole de l'administration pénitentiaire de l'Arkansas.
Dans sa décision, la magistrate Kristine Baker a fait valoir que l'Arkansas n'avait exécuté personne depuis 2005. L'Etat comptait initialement mettre à mort huit condamnés entre le 17 et le 27 avril.

La juge Baker a par ailleurs reconnu à ces prisonniers le droit de mettre en cause leur mode d'exécution par injection, celle-ci incluant une substance très controversée.

"Il est regrettable qu'une juge ait pris le parti de prisonniers condamnés, dans une ultime tentative de retarder la justice", a réagi un porte-parole de la procureure générale de l'Arkansas.

L'Etat devrait donc rapidement faire appel de ce jugement tombé après une journée de vendredi pleine de rebondissements dans les tribunaux.

A moins de 72 heures du début des exécutions, un simple juge de district, saisi par une société de distribution de produits pharmaceutiques, avait déjà temporairement bloqué les exécutions.

- Tromperie sur un produit ? -

L'entreprise McKesson accuse les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium, qui provoque une paralysie des muscles, sans le prévenir que ce produit serait employé dans un protocole visant à tuer des condamnés.

Le juge local Wendell Griffen a donc émis une injonction de suspension de six exécutions, en attendant un examen sur le fond.

La Cour suprême de l'Arkansas avait de son côté accordé un sursis à l'un des huit prisonniers de la liste initiale, atteint de troubles mentaux. Et un autre avait obtenu un sursis il y a quelques jours.

C'est donc au final tout le programme d'exécutions élaboré par le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, qui a déraillé au fil des jours devant différents juges.

M. Hutchinson avait justifié ce resserrement chronologique par la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections létales, dans un contexte de pénurie de ces produits dans les prisons américaines.

Ses détracteurs lui reprochaient une précipitation absurde et arbitraire, faisant courir aux prisonniers un grave danger d'exécution "ratée".

En une semaine et demie, l'Etat aurait réduit brutalement de 20% le nombre total de ses condamnés à mort.

L'Union européenne avait exhorté mercredi le gouverneur à "commuer" les sentences.

Amnesty International avait demandé une "mise à l'arrêt urgente du tapis roulant d'exécutions" dans l'Arkansas, l'organisation Human Rights Watch dénonçant de son côté "un déluge de mises à mort inédit dans l'histoire américaine moderne".

- 'Folie', selon John Grisham -

Natif de l'Arkansas, le maître du roman noir John Grisham avait lui appelé à interrompre cette "folie".

"Une exécution est l'acte le plus grave que puisse prendre un gouvernement. Pourquoi cumuler autant de risques par opportunisme ?", avait interrogé l'écrivain dans une tribune publiée par USA Today.

Le gouverneur avait répondu jeudi dans une conférence de presse à Little Rock, capitale de l'Etat.

"Si j'avais réparti (ces exécutions) sur quatre mois ou six mois, qu'est-ce que cela aurait changé pour les opposants à la peine de mort qui viennent protester ?", avait affirmé Asa Hutchinson, cité par le journal Arkansas Times.

Le conservateur s'était longuement étendu sur les meurtres qui avaient valu leur condamnation aux détenus.

Asa Hutchinson avait par ailleurs balayé tout risque en termes d'image pour l'Arkansas, situé au coeur de ce Sud des Etats-Unis où la peine de mort est encore vivace.

"Depuis l'an 2000 le Texas a pratiqué 343 exécutions. L'Europe n'a pour autant pas cessé de commercer avec le Texas", avait-il fait valoir.

- Ultime bataille en justice -

La bataille devant les tribunaux se déroulera encore ces prochains jours. Elle tournera notamment autour du fameux produit arrivant à expiration le 30 avril.

Cet anxiolytique nommé midazolam est accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur.

Les défenseurs des condamnés affirment que ce rythme ne peut qu'engendrer un stress dangereux chez les agents chargés de procéder aux exécutions, ceux-ci étant de surcroît non préparés après 12 ans d'inaction.

"Je vous assure qu'ils sont bien formés et qualifiés pour mettre en pratique leurs responsabilités respectives", avait déclaré à l'AFP Solomon Graves, porte-parole de l'administration pénitentiaire de l'Arkansas.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9412 Sat, 15 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'UE condamne l'exécution groupée de prisonniers prévue aux Etats-Unis http://www.peinedemort.org/document/9394 L'Union européenne a condamné mercredi l'exécution prochaine de sept prisonniers prévue d'ici la fin du mois dans l'Arkansas, appelant le gouverneur de cet État du sud des États-Unis à «commuer» leurs peines de mort. «Nous appelons le gouverneur de l'Arkansas à commuer ces peines (...) et à leur épargner la peine capitale», a déclaré une porte-parole de l'UE pour les Affaires étrangères dans un communiqué. «L'Union européenne est opposée à la peine capitale, qui ne dissuade aucunement le crime, représente un déni inacceptable de la dignité et de l'intégrité humaines et ne peut être justifiée sous aucun prétexte», a-t-elle rappelé. «Les sept exécutions par injection létale, programmées par l'État américain de l'Arkansas pour la période allant du 17 au 27 avril, interrompraient le moratoire sur la peine de mort observé dans les faits par cet État depuis novembre 2005», a regretté l'UE. Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, a signé le 10 mars un décret ordonnant l'exécution de huit prisonniers en dix jours, entre le 17 et le 27 avril, un rythme inédit justifié par la proche date de péremption d'une substance utilisée pour mettre à mort les condamnés. L'un de ces huit hommes, qui ont passé en moyenne deux décennies dans le couloir de la mort, a obtenu un sursis après que la Commission des grâces et libérations conditionnelles de l'Arkansas a jugé que son recours en clémence méritait d'être examiné. Les opposants à la peine capitale aux États-Unis ont dénoncé des exécutions «à la chaîne», fondées sur un motif aussi absurde que prosaïque.
«Nous appelons le gouverneur de l'Arkansas à commuer ces peines (...) et à leur épargner la peine capitale», a déclaré une porte-parole de l'UE pour les Affaires étrangères dans un communiqué.

«L'Union européenne est opposée à la peine capitale, qui ne dissuade aucunement le crime, représente un déni inacceptable de la dignité et de l'intégrité humaines et ne peut être justifiée sous aucun prétexte», a-t-elle rappelé.

«Les sept exécutions par injection létale, programmées par l'État américain de l'Arkansas pour la période allant du 17 au 27 avril, interrompraient le moratoire sur la peine de mort observé dans les faits par cet État depuis novembre 2005», a regretté l'UE.

Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, a signé le 10 mars un décret ordonnant l'exécution de huit prisonniers en dix jours, entre le 17 et le 27 avril, un rythme inédit justifié par la proche date de péremption d'une substance utilisée pour mettre à mort les condamnés.

L'un de ces huit hommes, qui ont passé en moyenne deux décennies dans le couloir de la mort, a obtenu un sursis après que la Commission des grâces et libérations conditionnelles de l'Arkansas a jugé que son recours en clémence méritait d'être examiné.

Les opposants à la peine capitale aux États-Unis ont dénoncé des exécutions «à la chaîne», fondées sur un motif aussi absurde que prosaïque.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9394 Wed, 12 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le rapporteur exhorte le Gouverneur de l'Arkansas à ne pas procéder aux exécutions prévues http://www.peinedemort.org/document/9395 QUESTIONS JURIDIQUES ET DROITS DE L'HOMME « Je suis extrêmement choqué par le fait qu'un Etat fédéral des Etats Unis, l'Arkansas, qui n'a exécuté aucun détenu depuis 2005, envisage de procéder, dans un espace de onze jours, à sept exécutions, dont la première va intervenir le 17 avril et les suivantes les 20, 24 et 27 avril », a déclaré Yves Cruchten, rapporteur général sur l'abolition de la peine de mort de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE). « Cela est d'autant plus déplorable, que le caractère urgent de ces exécutions est motivé par la péremption imminente des stocks de midazolam, un sédatif très controversé, utilisé pour l'injection létale. L'utilisation de ce sédatif peut entraîner des traitements cruels et inhumains, car, selon plusieurs experts, le midazolam ne plonge pas suffisamment le condamné dans l'inconscience », a souligné le rapporteur. « J'exhorte le Gouverneur de l'Arkansas de ne pas mener ces exécutions « à la chaine » et de ne pas utiliser ce sédatif controversé. De plus, j'exhorte, sans réserve, les Etats-Unis à réfléchir non seulement à la légalité de la manière dont sont administrées les injections létales, mais aussi à la nature de la peine de mort qui constitue en toutes circonstances une peine cruelle et inhumaine », a conclu M. Cruchten.
« Je suis extrêmement choqué par le fait qu'un Etat fédéral des Etats Unis, l'Arkansas, qui n'a exécuté aucun détenu depuis 2005, envisage de procéder, dans un espace de onze jours, à sept exécutions, dont la première va intervenir le 17 avril et les suivantes les 20, 24 et 27 avril », a déclaré Yves Cruchten, rapporteur général sur l'abolition de la peine de mort de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE).

« Cela est d'autant plus déplorable, que le caractère urgent de ces exécutions est motivé par la péremption imminente des stocks de midazolam, un sédatif très controversé, utilisé pour l'injection létale. L'utilisation de ce sédatif peut entraîner des traitements cruels et inhumains, car, selon plusieurs experts, le midazolam ne plonge pas suffisamment le condamné dans l'inconscience », a souligné le rapporteur.

« J'exhorte le Gouverneur de l'Arkansas de ne pas mener ces exécutions « à la chaine » et de ne pas utiliser ce sédatif controversé. De plus, j'exhorte, sans réserve, les Etats-Unis à réfléchir non seulement à la légalité de la manière dont sont administrées les injections létales, mais aussi à la nature de la peine de mort qui constitue en toutes circonstances une peine cruelle et inhumaine », a conclu M. Cruchten.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9395 Wed, 12 Apr 2017 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
Exécution suspendue pour un condamné à mort http://www.peinedemort.org/document/9382 Un juge fédéral a suspendu jeudi l'exécution prévue d'un condamné à la peine capitale faisant partie d'un groupe de huit prisonniers censés être exécutés sur une période de dix jours en avril dans l'Etat américain de l'Arkansas. Le magistrat Price Marshall s'est appuyé dans sa décision sur l'avis rendu mercredi par la Commission des grâces et libérations conditionnelles de l'Arkansas, qui a estimé que Jason McGehee devrait bénéficier d'un délai de 30 jours supplémentaires après avoir présenté un recours en clémence dont les arguments méritaient d'être examinés. Ce délai épargne le prisonnier pour longtemps. En effet, l'Arkansas a programmé toutes ces exécutions en avril en raison de la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections létales. Passé le 30 avril, l'Etat ne sera plus immédiatement en mesure de procéder à des exécutions. Jason McGehee avait été reconnu coupable de l'enlèvement suivi du meurtre d'un adolescent en 1996. Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait suscité la controverse en annonçant ces exécutions précipitées, qui s'expliquent par le contexte de pénurie des substances létales dans les prisons américaines. Les sept autres prisonniers doivent toujours être exécutés entre le 17 et le 27 avril, un rythme qui reste inédit pour un Etat depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine de mort en 1976. Les avocats de ces condamnés ont lancé divers recours en justice et d'autres jugements sont attendus ces prochains jours.
Le magistrat Price Marshall s'est appuyé dans sa décision sur l'avis rendu mercredi par la Commission des grâces et libérations conditionnelles de l'Arkansas, qui a estimé que Jason McGehee devrait bénéficier d'un délai de 30 jours supplémentaires après avoir présenté un recours en clémence dont les arguments méritaient d'être examinés.

Ce délai épargne le prisonnier pour longtemps. En effet, l'Arkansas a programmé toutes ces exécutions en avril en raison de la péremption à la fin du mois d'une substance utilisée dans les injections létales. Passé le 30 avril, l'Etat ne sera plus immédiatement en mesure de procéder à des exécutions.

Jason McGehee avait été reconnu coupable de l'enlèvement suivi du meurtre d'un adolescent en 1996.

Le gouverneur républicain de l'Arkansas, Asa Hutchinson, avait suscité la controverse en annonçant ces exécutions précipitées, qui s'expliquent par le contexte de pénurie des substances létales dans les prisons américaines.

Les sept autres prisonniers doivent toujours être exécutés entre le 17 et le 27 avril, un rythme qui reste inédit pour un Etat depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine de mort en 1976.

Les avocats de ces condamnés ont lancé divers recours en justice et d'autres jugements sont attendus ces prochains jours. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9382 Thu, 06 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP