La peine de mort dans le monde — Géorgie http://www.peinedemort.org/rss/etat?id=US-GA Géorgie : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Thu, 23 Nov 2017 16:09:46 +0100 Thu, 28 Sep 2017 07:08:41 +0200 120 Etats-Unis. Un homme noir échappe de peu à la peine de mort http://www.peinedemort.org/document/9560 La Cour suprême des Etats-Unis a accordé mardi soir un sursis inespéré à un Noir condamné pour meurtre, qui devait être exécuté dans l'Etat de Géorgie. La décision de la plus haute instance judiciaire américaine est tombée à l'issue d'une éprouvante soirée d'attente au cours de laquelle Keith Tharpe avait été préparé à recevoir une injection létale dans sa prison. Mais, après avoir d'abord retardé l'exécution initialement prévue à 19h00 (23h00 GMT), la haute cour de Washington a finalement ordonné sa suspension in extremis. M. Tharpe avait été condamné à la peine capitale par un jury comprenant un homme convaincu que les Noirs étaient dépourvus d'âme. C'est principalement sur ce fondement que les avocats du prisonnier avaient lancé d'ultimes recours, assurant que le racisme avait joué un «rôle crucial» dans la sentence. Les défenseurs du condamné soutenaient également que M. Tharpe, 59 ans, devrait être épargné en raison de ses problèmes de santé mentale. La Cour suprême n'a pas motivé sa décision de suspendre l'exécution, mais trois juges conservateurs sur les neuf de l'institution ont fait savoir leur opposition à cette suspension. «Deux sortes de Noirs» A l'époque de son crime, en septembre 1990, Keith Tharpe vivait séparé de son épouse. Il avait arrêté celle-ci en route vers son travail, la femme étant accompagnée de sa soeur, Jacquelin Freeman. L'homme avait forcé sa belle-soeur à se réfugier à l'arrière du véhicule, la blessant d'un coup de feu. Puis il l'avait jetée dans un fossé, l'achevant par balle. Selon les procureurs, il avait ensuite violé sa femme et l'avait forcée à retirer de l'argent, mais la victime était parvenue à appeler la police. Trois mois plus tard, Keith Tharpe avait été reconnu coupable du meurtre de Mme Freeman. Le jury, se prononçant à l'unanimité, ainsi que l'exige la loi en Géorgie, avait rendu un verdict de peine capitale. En mai 1998, des avocats d'une ONG offrant une assistance juridique gratuite aux détenus s'étaient entretenus avec les jurés qui avaient décidé la sentence. L'un d'entre eux, un homme blanc nommé Barney Gattie, leur avait livré ce commentaire: «Selon mon expérience, j'ai observé qu'il existait deux sortes de Noirs: les bons vieux Noirs et les nègres». «Après avoir étudié la Bible, j'en suis venu à me demander si les Noirs avaient une âme», avait ajouté le juré aujourd'hui décédé. M. Gattie avait validé, à plusieurs semaines d'intervalle, la teneur de son discours, affirmant seulement n'avoir pas employé le terme «nègre» comme une injure, malgré sa connotation extrêmement raciste. Il avait signé un procès-verbal écrit reproduisant ses déclarations. Conscients du dommage potentiel pour leur action, les procureurs avaient ensuite persuadé Barney Gattie de renier ses propos, dans un autre procès-verbal, en affirmant que le juré était saoul quand il s'était exprimé la première fois. Jurisprudence favorable Reste que les avocats du condamné espéraient un coup de théâtre de dernière minute en sa faveur, ce qu'ils ont finalement obtenu. «Un juré qui met en doute le fait que les Noirs ont une âme ne peut se forger une opinion morale sensée sur le fait de savoir si un accusé noir comme M. Tharpe doit encourir le châtiment suprême», avait affirmé Sherrilyn Ifill, présidente du Fonds juridique de la NAACP, la plus importante organisation de défense des Noirs américains. Dans plusieurs affaires emblématiques ces dernières années, la Cour suprême des Etats-Unis a établi avec force que les préjugés racistes n'avaient pas leur place dans le système judiciaire américain. La haute cour a notamment suspendu en février l'exécution d'un Texan qui avait été présenté lors de son procès comme potentiellement plus dangereux car étant un Noir. Les sages de Washington ont également tranché en mai 2016 en faveur d'un Noir condamné à mort par un jury composé de 12 Blancs sélectionnés selon des critères racistes. Keith Tharpe reste condamné à mort et la Cour suprême doit désormais décider si elle examinera son appel contre sa condamnation.
La décision de la plus haute instance judiciaire américaine est tombée à l'issue d'une éprouvante soirée d'attente au cours de laquelle Keith Tharpe avait été préparé à recevoir une injection létale dans sa prison.

Mais, après avoir d'abord retardé l'exécution initialement prévue à 19h00 (23h00 GMT), la haute cour de Washington a finalement ordonné sa suspension in extremis.

M. Tharpe avait été condamné à la peine capitale par un jury comprenant un homme convaincu que les Noirs étaient dépourvus d'âme. C'est principalement sur ce fondement que les avocats du prisonnier avaient lancé d'ultimes recours, assurant que le racisme avait joué un «rôle crucial» dans la sentence.

Les défenseurs du condamné soutenaient également que M. Tharpe, 59 ans, devrait être épargné en raison de ses problèmes de santé mentale. La Cour suprême n'a pas motivé sa décision de suspendre l'exécution, mais trois juges conservateurs sur les neuf de l'institution ont fait savoir leur opposition à cette suspension.

«Deux sortes de Noirs»

A l'époque de son crime, en septembre 1990, Keith Tharpe vivait séparé de son épouse. Il avait arrêté celle-ci en route vers son travail, la femme étant accompagnée de sa soeur, Jacquelin Freeman. L'homme avait forcé sa belle-soeur à se réfugier à l'arrière du véhicule, la blessant d'un coup de feu. Puis il l'avait jetée dans un fossé, l'achevant par balle. Selon les procureurs, il avait ensuite violé sa femme et l'avait forcée à retirer de l'argent, mais la victime était parvenue à appeler la police.

Trois mois plus tard, Keith Tharpe avait été reconnu coupable du meurtre de Mme Freeman. Le jury, se prononçant à l'unanimité, ainsi que l'exige la loi en Géorgie, avait rendu un verdict de peine capitale.

En mai 1998, des avocats d'une ONG offrant une assistance juridique gratuite aux détenus s'étaient entretenus avec les jurés qui avaient décidé la sentence. L'un d'entre eux, un homme blanc nommé Barney Gattie, leur avait livré ce commentaire: «Selon mon expérience, j'ai observé qu'il existait deux sortes de Noirs: les bons vieux Noirs et les nègres». «Après avoir étudié la Bible, j'en suis venu à me demander si les Noirs avaient une âme», avait ajouté le juré aujourd'hui décédé.

M. Gattie avait validé, à plusieurs semaines d'intervalle, la teneur de son discours, affirmant seulement n'avoir pas employé le terme «nègre» comme une injure, malgré sa connotation extrêmement raciste. Il avait signé un procès-verbal écrit reproduisant ses déclarations.

Conscients du dommage potentiel pour leur action, les procureurs avaient ensuite persuadé Barney Gattie de renier ses propos, dans un autre procès-verbal, en affirmant que le juré était saoul quand il s'était exprimé la première fois.

Jurisprudence favorable

Reste que les avocats du condamné espéraient un coup de théâtre de dernière minute en sa faveur, ce qu'ils ont finalement obtenu. «Un juré qui met en doute le fait que les Noirs ont une âme ne peut se forger une opinion morale sensée sur le fait de savoir si un accusé noir comme M. Tharpe doit encourir le châtiment suprême», avait affirmé Sherrilyn Ifill, présidente du Fonds juridique de la NAACP, la plus importante organisation de défense des Noirs américains.

Dans plusieurs affaires emblématiques ces dernières années, la Cour suprême des Etats-Unis a établi avec force que les préjugés racistes n'avaient pas leur place dans le système judiciaire américain.

La haute cour a notamment suspendu en février l'exécution d'un Texan qui avait été présenté lors de son procès comme potentiellement plus dangereux car étant un Noir. Les sages de Washington ont également tranché en mai 2016 en faveur d'un Noir condamné à mort par un jury composé de 12 Blancs sélectionnés selon des critères racistes.

Keith Tharpe reste condamné à mort et la Cour suprême doit désormais décider si elle examinera son appel contre sa condamnation.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9560 Wed, 27 Sep 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: la Géorgie a exécuté un homme condamné pour meurtre http://www.peinedemort.org/document/9456 Washington, 17 mai 2017 (AFP) - - L'Etat américain de Géorgie a exécuté mercredi par injection létale un homme condamné pour le meurtre de son voisin en 1992, la justice ayant rejeté la demande du prisonnier de mourir fusillé. Des chaînes de télévision locales de cet Etat du sud-est des Etats-Unis ont annoncé que J.W. Ledford, 45 ans, a été déclaré mort à 01H17 (05H17 GMT). L'exécution, programmée à l'origine pour 19H00 locales (23H00 GMT), a été retardée en raison d'un appel de dernière minute devant la Cour suprême, mais celui-ci a été rejeté. J.W. Ledford avait passé un quart de siècle dans le couloir de la mort. Ce détenu de 45 ans avait été reconnu coupable d'avoir cambriolé à main armée le domicile d'un médecin, Harry Johnston, qu'il avait égorgé et dont il avait ligoté l'épouse. Le couple habitait dans son quartier. Le meurtrier avait alors 20 ans et sa victime 73. Les avocats de J.W. Ledford avaient demandé à ce qu'il soit mis à mort par un peloton d'exécution, une demande jugée dilatoire par un tribunal qui l'avait rejetée. La Commission des grâces et libérations conditionnelles de la Géorgie avait de son côté également rejeté un recours en clémence introduit par M. Ledford. Cette exécution intervient moins d'un mois après celle de quatre détenus dans l'Arkansas, un Etat du sud des Etats-Unis avant la péremption le 30 avril d'une substance utilisée dans les injections létales.
Des chaînes de télévision locales de cet Etat du sud-est des Etats-Unis ont annoncé que J.W. Ledford, 45 ans, a été déclaré mort à 01H17 (05H17 GMT).

L'exécution, programmée à l'origine pour 19H00 locales (23H00 GMT), a été retardée en raison d'un appel de dernière minute devant la Cour suprême, mais celui-ci a été rejeté.

J.W. Ledford avait passé un quart de siècle dans le couloir de la mort.

Ce détenu de 45 ans avait été reconnu coupable d'avoir cambriolé à main armée le domicile d'un médecin, Harry Johnston, qu'il avait égorgé et dont il avait ligoté l'épouse. Le couple habitait dans son quartier. Le meurtrier avait alors 20 ans et sa victime 73.

Les avocats de J.W. Ledford avaient demandé à ce qu'il soit mis à mort par un peloton d'exécution, une demande jugée dilatoire par un tribunal qui l'avait rejetée.

La Commission des grâces et libérations conditionnelles de la Géorgie avait de son côté également rejeté un recours en clémence introduit par M. Ledford.

Cette exécution intervient moins d'un mois après celle de quatre détenus dans l'Arkansas, un Etat du sud des Etats-Unis avant la péremption le 30 avril d'une substance utilisée dans les injections létales.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9456 Wed, 17 May 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: l'Etat de Géorgie va exécuter un meurtrier http://www.peinedemort.org/document/9451 L'État américain de Géorgie se préparait à exécuter mardi un homme condamné pour le meurtre en 1992 de son voisin, la justice ayant rejeté la demande du prisonnier de mourir fusillé. J.W. Ledford a passé un quart de siècle dans le couloir de la mort de sa prison de cet État du sud-est du pays. Il doit recevoir une injection létale à 19H00 (23H00 GMT). Le détenu de 45 ans avait été reconnu coupable d'avoir cambriolé à main armée le domicile d'un médecin, Harry Johnston, qu'il avait égorgé et dont il avait ligoté l'épouse. Le couple habitait dans son quartier. Le meurtrier avait alors 20 ans et sa victime 73. Dans un communiqué annonçant l'exécution, le procureur général de la Géorgie, Chris Carr, a précisé que M. Ledford avait tranché si profondément le cou de M. Johnston qu'il l'avait pratiquement décapité. Les avocats de J.W. Ledford ont demandé à ce qu'il soit mis à mort par un peloton d'exécution, une demande jugée dilatoire par un tribunal qui l'a rejetée lundi. La Commission des grâces et libérations conditionnelles de la Géorgie a de son côté également rejeté un recours en clémence introduit par M. Ledford.
J.W. Ledford a passé un quart de siècle dans le couloir de la mort de sa prison de cet État du sud-est du pays. Il doit recevoir une injection létale à 19H00 (23H00 GMT).

Le détenu de 45 ans avait été reconnu coupable d'avoir cambriolé à main armée le domicile d'un médecin, Harry Johnston, qu'il avait égorgé et dont il avait ligoté l'épouse. Le couple habitait dans son quartier. Le meurtrier avait alors 20 ans et sa victime 73.

Dans un communiqué annonçant l'exécution, le procureur général de la Géorgie, Chris Carr, a précisé que M. Ledford avait tranché si profondément le cou de M. Johnston qu'il l'avait pratiquement décapité.

Les avocats de J.W. Ledford ont demandé à ce qu'il soit mis à mort par un peloton d'exécution, une demande jugée dilatoire par un tribunal qui l'a rejetée lundi.

La Commission des grâces et libérations conditionnelles de la Géorgie a de son côté également rejeté un recours en clémence introduit par M. Ledford.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9451 Tue, 16 May 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
La Chine, pays qui exécute le plus, les USA de moins en moins - Amnesty International http://www.peinedemort.org/document/9387 HONG KONG, 11 avril (Reuters) - La Chine est le pays qui pratique le plus la peine capitale, tandis que les exécutions sont tombées l'an dernier aux Etats-Unis à leur plus bas niveau depuis 20 ans, a annoncé mardi Amnesty International (AI). Plus de 3.000 personnes dans 55 pays ont été condamnées à morts l'an dernier, soit une hausse de 56% par rapport à 2015, indique l'organisation de défense des droits de l'homme dans son bilan de la peine capitale pour l'année 2016. Plus de 90% des exécutions répertoriées dans le monde ont lieu dans cinq pays : Chine, Iran, Arabie saoudite, Irak et Pakistan. Il reste difficile d'évaluer le nombre précis d'exécutions en Chine, parce qu'elles ont lieu souvent en secret, et que le gouvernement ne publie aucun chiffre, mais elles se comptent par "milliers", indique AI, soit plus que les quelque 1.023 exécutions combinées de 23 autres pays. A l'inverse, pour la première fois dix ans, les Etats-Unis ne figurent plus sur la liste des cinq pays qui exécutent le plus. Il y a eu 20 condamnations à morts exécutées l'an dernier, le plus petit nombre depuis 1991. Les Etats-Unis sont septième derrière l'Egypte. L'essentiel des mises à mort aux Etats-unis ont eu lieu en Géorgie et au Texas. Dix-neuf Etats sur les 50 ont aboli la peine capitale. Quand au nombre de condamnations à mort prononcées par les tribunaux, 32, il est au plus bas depuis 1973.
Plus de 3.000 personnes dans 55 pays ont été condamnées à morts l'an dernier, soit une hausse de 56% par rapport à 2015, indique l'organisation de défense des droits de l'homme dans son bilan de la peine capitale pour l'année 2016.

Plus de 90% des exécutions répertoriées dans le monde ont lieu dans cinq pays : Chine, Iran, Arabie saoudite, Irak et
Pakistan.

Il reste difficile d'évaluer le nombre précis d'exécutions en Chine, parce qu'elles ont lieu souvent en secret, et que le gouvernement ne publie aucun chiffre, mais elles se comptent par "milliers", indique AI, soit plus que les quelque 1.023 exécutions combinées de 23 autres pays.

A l'inverse, pour la première fois dix ans, les Etats-Unis ne figurent plus sur la liste des cinq pays qui exécutent le
plus. Il y a eu 20 condamnations à morts exécutées l'an dernier, le plus petit nombre depuis 1991. Les Etats-Unis sont septième
derrière l'Egypte.

L'essentiel des mises à mort aux Etats-unis ont eu lieu en Géorgie et au Texas. Dix-neuf Etats sur les 50 ont aboli la
peine capitale.

Quand au nombre de condamnations à mort prononcées par les tribunaux, 32, il est au plus bas depuis 1973. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9387 Tue, 11 Apr 2017 00:00:00 +0200 Reuters
La peine de mort en 2016 aux Etats-Unis : 20 exécutions, 3 référendums http://www.peinedemort.org/document/9259 20 condamnés à mort ont été exécutés en 2016 aux Etats-Unis, tous par injection létale. Ces 20 exécutions capitales ont eu lieu dans 5 Etats : l'Alabama (2), la Floride (1), la Géorgie (9), le Missouri (1) et le Texas (7). Au moment des élections de 2016, le 8 novembre, les électeurs se sont prononcés en faveur du renforcement de la peine de mort par 3 référendums, en Californie, dans l'Oklahoma et au Nebraska. Ces 20 exécutions capitales ont eu lieu dans 5 Etats : l'Alabama (2), la Floride (1), la Géorgie (9), le Missouri (1) et le Texas (7).

Au moment des élections de 2016, le 8 novembre, les électeurs se sont prononcés en faveur du renforcement de la peine de mort par 3 référendums, en Californie, dans l'Oklahoma et au Nebraska.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9259 Sat, 31 Dec 2016 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Exécutions de condamnés à mort au plus bas depuis 1991 aux USA http://www.peinedemort.org/document/9243 AUSTIN, Texas (Reuters) - Vingt condamnés à mort ont été exécutés en 2016 aux Etats-Unis, soit le chiffre le plus bas enregistré dans le pays depuis 1991, et les tribunaux ont également prononcé nettement moins de condamnations à mort cette année, indique une étude du Death Penalty Information Center publiée mercredi. Si 31 Etats du pays pratiquent toujours la peine capitale, seuls cinq d'entre eux ont procédé à des exécutions cette année, dont neuf en Georgie et sept au Texas. Pour ce qui est des condamnations à mort, les tribunaux ne devraient en prononcer que 30 cette année, du jamais vu depuis le rétablissement du caractère constitutionnel de la peine de mort en 1976 par la Cour suprême. A titre de comparaison, 315 condamnations à la peine capitale avaient été prononcées en 1996. "L'Amérique est au coeur d'un changement majeur concernant la peine capitale", estime Robert Dunham, directeur du centre d'information sur la peine de mort et auteur du rapport. Deux facteurs expliquent ce recul. En premier lieu, du point de vue du droit, les Etats pratiquant encore la peine de mort doivent faire face à un nombre croissant de recours juridiques. Leurs difficultés à se procurer les substances chimiques utilisées pour les exécutions par injection entrent aussi en ligne de compte. Pour des motifs éthiques, plusieurs groupes pharmaceutiques européens refusent depuis plusieurs années de vendre des produits létaux. En mai dernier, Pfizer, premier groupe pharmaceutique américain, a pris des mesures similaires afin de s'assurer qu'aucun de ses produits ne soit utilisé dans des injections létales.
Si 31 Etats du pays pratiquent toujours la peine capitale, seuls cinq d'entre eux ont procédé à des exécutions cette année, dont neuf en Georgie et sept au Texas.

Pour ce qui est des condamnations à mort, les tribunaux ne devraient en prononcer que 30 cette année, du jamais vu depuis le rétablissement du caractère constitutionnel de la peine de mort en 1976 par la Cour suprême. A titre de comparaison, 315 condamnations à la peine capitale avaient été prononcées en 1996.

"L'Amérique est au coeur d'un changement majeur concernant la peine capitale", estime Robert Dunham, directeur du centre d'information sur la peine de mort et auteur du rapport.

Deux facteurs expliquent ce recul. En premier lieu, du point de vue du droit, les Etats pratiquant encore la peine de mort doivent faire face à un nombre croissant de recours juridiques.

Leurs difficultés à se procurer les substances chimiques utilisées pour les exécutions par injection entrent aussi en ligne de compte.

Pour des motifs éthiques, plusieurs groupes pharmaceutiques européens refusent depuis plusieurs années de vendre des produits létaux. En mai dernier, Pfizer, premier groupe pharmaceutique américain, a pris des mesures similaires afin de s'assurer qu'aucun de ses produits ne soit utilisé dans des injections létales.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9243 Wed, 21 Dec 2016 00:00:00 +0100 Reuters
La Géorgie, championne 2016 des exécutions http://www.peinedemort.org/document/9242 (Associated Press) Atlanta - La Géorgie a exécuté neuf condamnés en 2016, soit pratiquement la moitié des 20 détenus qui ont été exécutés aux États-Unis pendant l'année. Il s'agit du plus grand nombre de condamnés jamais exécutés en une seule année en Géorgie, depuis que la Cour suprême a autorisé la reprise des exécutions il y a 40 ans. Le Texas arrive en deuxième place avec sept exécutions, le nombre le plus faible dans cet État depuis 1996. Deux détenus ont été exécutés en Alabama, un en Floride et un au Missouri. Neuf exécutions sont prévues au Texas pendant le premier semestre de 2017, mais on ne sait pas combien d'entre elles se concrétiseront.
Il s'agit du plus grand nombre de condamnés jamais exécutés en une seule année en Géorgie, depuis que la Cour suprême a autorisé la reprise des exécutions il y a 40 ans.

Le Texas arrive en deuxième place avec sept exécutions, le nombre le plus faible dans cet État depuis 1996. Deux détenus ont été exécutés en Alabama, un en Floride et un au Missouri.

Neuf exécutions sont prévues au Texas pendant le premier semestre de 2017, mais on ne sait pas combien d'entre elles se concrétiseront.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9242 Tue, 20 Dec 2016 00:00:00 +0100 Associated Press - AP
USA: un condamné à mort exécuté en Géorgie http://www.peinedemort.org/document/9223 Washington - Un meurtrier a été exécuté mardi soir dans l'Etat américain de Géorgie, après le rejet d'un ultime recours lancé par ses avocats devant la Cour suprême à Washington. Né en 1966 et condamné à la peine capitale en 2001, William Sallie a reçu une injection létale et est décédé à 22H05 (3H05 GMT) dans la prison de Jackson, ont indiqué les autorités pénitentiaires de cet Etat du sud-est du pays. Le détenu a accepté une dernière prière et a enregistré une ultime déclaration, ont-elles précisé. En mars 1990, il avait tué son beau-père et blessé par balle sa belle-mère, dans un contexte de conflit avec sa femme sur la garde de leur fils. Il avait été condamné une première fois à la peine capitale, mais cette sentence avait été cassée pour un conflit d'intérêt concernant son avocat. Sallie avait été rejugé et condamné à la même peine en 2001. Selon ses avocats, lors de ce deuxième procès, une femme composant le jury avait menti sur son passé et avait exercé des pressions sur les autres jurés, ces deux motifs étant théoriquement suffisants pour obtenir a posteriori l'annulation du verdict. Mais le condamné, à un moment où il ne bénéficiait plus des conseils d'un avocat, a laissé passer de huit jours la date limite pour interjeter appel. En conséquence, la justice n'a jamais examiné ces arguments. Le rythme des exécutions est en baisse aux Etats-Unis, en raison d'une conjonction de facteurs défavorables à la peine de mort, dont une pénurie des substances utilisées pour les injections létales. La Géorgie agit toutefois à l'inverse de cette tendance, ayant davantage exécuté cette année que le Texas. Probablement un des principaux problèmes du système (pénal) de la Géorgie est qu'elle ne fournit pas comme elle le devrait un avocat aux personnes (jugées), ce qui explique pourquoi elle procède à autant d'exécutions, a commenté cette semaine Norman Fletcher, ancien président de la Cour suprême de cet Etat. Selon lui, la Géorgie refuse à un homme comme William Sallie la possibilité de défendre sa vie, a-t-il écrit dans une tribune publiée par le New York Times.
Né en 1966 et condamné à la peine capitale en 2001, William Sallie a reçu une injection létale et est décédé à 22H05 (3H05 GMT) dans la prison de Jackson, ont indiqué les autorités pénitentiaires de cet Etat du sud-est du pays.

Le détenu a accepté une dernière prière et a enregistré une ultime déclaration, ont-elles précisé.

En mars 1990, il avait tué son beau-père et blessé par balle sa belle-mère, dans un contexte de conflit avec sa femme sur la garde de leur fils.

Il avait été condamné une première fois à la peine capitale, mais cette sentence avait été cassée pour un conflit d'intérêt concernant son avocat. Sallie avait été rejugé et condamné à la même peine en 2001.

Selon ses avocats, lors de ce deuxième procès, une femme composant le jury avait menti sur son passé et avait exercé des pressions sur les autres jurés, ces deux motifs étant théoriquement suffisants pour obtenir a posteriori l'annulation du verdict.

Mais le condamné, à un moment où il ne bénéficiait plus des conseils d'un avocat, a laissé passer de huit jours la date limite pour interjeter appel. En conséquence, la justice n'a jamais examiné ces arguments.

Le rythme des exécutions est en baisse aux Etats-Unis, en raison d'une conjonction de facteurs défavorables à la peine de mort, dont une pénurie des substances utilisées pour les injections létales.

La Géorgie agit toutefois à l'inverse de cette tendance, ayant davantage exécuté cette année que le Texas.

Probablement un des principaux problèmes du système (pénal) de la Géorgie est qu'elle ne fournit pas comme elle le devrait un avocat aux personnes (jugées), ce qui explique pourquoi elle procède à autant d'exécutions, a commenté cette semaine Norman Fletcher, ancien président de la Cour suprême de cet Etat.

Selon lui, la Géorgie refuse à un homme comme William Sallie la possibilité de défendre sa vie, a-t-il écrit dans une tribune publiée par le New York Times.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9223 Wed, 07 Dec 2016 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP