La peine de mort dans le monde — Département fédéral des affaires étrangères - Suisse http://www.peinedemort.org/rss/organisation?id=38 Département fédéral des affaires étrangères - Suisse : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Fri, 24 Nov 2017 21:39:11 +0100 Tue, 10 Oct 2017 16:27:55 +0200 120 Le DFAE réaffirme son engagement en faveur d'un monde sans peine de mort http://www.peinedemort.org/document/9582 Berne, 10.10.2017 - La Suisse veut continuer à jouer un rôle moteur dans le mouvement mondial pour l'abolition de la peine de mort. À l'occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, le DFAE publie son nouveau plan d'action de politique étrangère concernant l'engagement de la Suisse en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort pour la période 2017-2019. La Suisse s'oppose catégoriquement et en toutes circonstances à la peine de mort en toutes circonstances. Contraire aux droits de l'homme, la peine de mort n'est pas un instrument approprié de dissuasion ou de réconciliation. Aussi la Suisse se mobilise-t-elle, aux côtés d'États partageant ses vues et de partenaires de la société civile, de la justice et de la politique, en faveur de l'abolition universelle de ce châtiment d'ici à 2025. L'abolition de la peine de mort favorise la promotion des droits de l'homme, de la paix et de la sécurité dans le monde. Si la peine capitale était encore la règle il y a quelques décennies, elle est aujourd'hui l'exception. À ce jour, seuls 38 pays sur 199, soit un peu moins d'un cinquième, l'appliquent encore effectivement. Par ce plan d'action, la Suisse entend contribuer à la poursuite de la tendance mondiale vers l'abolition de la peine de mort, et ce malgré le débat sur son rétablissement qui anime certains pays. Concrètement, le DFAE poursuit trois objectifs: • en 2019, les pays abolitionnistes sont plus nombreux qu'aujourd'hui; • moins de pays appliquent la peine de mort et moins de personnes meurent exécutées; • les normes internationales minimales relatives à l'application de la peine de mort sont mieux respectées (p. ex. peine capitale seulement pour les crimes les plus graves, pas de sentence capitale pour le mineurs). Le DFAE entend atteindre ces objectifs par la mise en place d'un travail de plaidoyer politique, d'initiatives internationales et de projets locaux. Pour ce faire, il œuvre à trois niveaux. Premièrement, le DFAE veut inciter directement les États concernés à abolir la peine capitale ou, pour le moins, à s'engager sur cette voie. En parallèle, il s'efforcera d'en dissuader d'autres de la rétablir. Deuxièmement, le DFAE cherche à restreindre sur le plan international la marge de manœuvre politique et juridique qui permet d'appliquer cette sentence. Il s'appuie à cet égard sur une série de résolutions présentées au Conseil des droits de l'homme de l'ONU à l'initiative de la Suisse. Ces résolutions mettent en évidence les violations des droits de l'homme qu'entraine la peine de mort et appellent les États à protéger les droits des personnes concernées. Troisièmement, le DFAE entend approfondir la collaboration avec des États partageant les mêmes vues et renforcer les acteurs importants du mouvement abolitionniste, en particulier dans la société civile. Le plan d'action se fonde sur la stratégie de politique étrangère du Conseil fédéral et la stratégie droits de l'homme du DFAE. L'action du DFAE est ainsi coordonnée, de façon systématique et cohérente, avec les différents instruments de la politique extérieure suisse en matière de droits de l'homme.
La Suisse s'oppose catégoriquement et en toutes circonstances à la peine de mort en toutes circonstances. Contraire aux droits de l'homme, la peine de mort n'est pas un instrument approprié de dissuasion ou de réconciliation. Aussi la Suisse se mobilise-t-elle, aux côtés d'États partageant ses vues et de partenaires de la société civile, de la justice et de la politique, en faveur de l'abolition universelle de ce châtiment d'ici à 2025. L'abolition de la peine de mort favorise la promotion des droits de l'homme, de la paix et de la sécurité dans le monde.

Si la peine capitale était encore la règle il y a quelques décennies, elle est aujourd'hui l'exception. À ce jour, seuls 38 pays sur 199, soit un peu moins d'un cinquième, l'appliquent encore effectivement. Par ce plan d'action, la Suisse entend contribuer à la poursuite de la tendance mondiale vers l'abolition de la peine de mort, et ce malgré le débat sur son rétablissement qui anime certains pays.

Concrètement, le DFAE poursuit trois objectifs:

• en 2019, les pays abolitionnistes sont plus nombreux qu'aujourd'hui;
• moins de pays appliquent la peine de mort et moins de personnes meurent exécutées;
• les normes internationales minimales relatives à l'application de la peine de mort sont mieux respectées (p. ex. peine capitale seulement pour les crimes les plus graves, pas de sentence capitale pour le mineurs).

Le DFAE entend atteindre ces objectifs par la mise en place d'un travail de plaidoyer politique, d'initiatives internationales et de projets locaux. Pour ce faire, il œuvre à trois niveaux.

Premièrement, le DFAE veut inciter directement les États concernés à abolir la peine capitale ou, pour le moins, à s'engager sur cette voie. En parallèle, il s'efforcera d'en dissuader d'autres de la rétablir.

Deuxièmement, le DFAE cherche à restreindre sur le plan international la marge de manœuvre politique et juridique qui permet d'appliquer cette sentence. Il s'appuie à cet égard sur une série de résolutions présentées au Conseil des droits de l'homme de l'ONU à l'initiative de la Suisse. Ces résolutions mettent en évidence les violations des droits de l'homme qu'entraine la peine de mort et appellent les États à protéger les droits des personnes concernées.

Troisièmement, le DFAE entend approfondir la collaboration avec des États partageant les mêmes vues et renforcer les acteurs importants du mouvement abolitionniste, en particulier dans la société civile.

Le plan d'action se fonde sur la stratégie de politique étrangère du Conseil fédéral et la stratégie droits de l'homme du DFAE. L'action du DFAE est ainsi coordonnée, de façon systématique et cohérente, avec les différents instruments de la politique extérieure suisse en matière de droits de l'homme.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9582 Tue, 10 Oct 2017 00:00:00 +0200 Département fédéral des affaires étrangères - Suisse
Ensemble pour un monde sans peine de mort http://www.peinedemort.org/document/9583 En cette Journée mondiale contre la peine de mort, nous réaffirmons notre engagement en faveur de l'abolition universelle de ce châtiment. Il est positif d'observer, depuis quelques décennies, une tendance mondiale à abolir la peine capitale et à limiter son application. Sur les 193 États membres de l'ONU, seuls 36 pays, soit un peu moins d'un cinquième, l'appliquent encore effectivement. Alors que la peine de mort était courante dans les années 1980, elle fait figure d'exception aujourd'hui. Ce châtiment cruel est quasiment banni d'Europe, à une exception près. Il est grand temps que le Bélarus mette lui aussi un terme aux exécutions, de sorte que l'Europe en soit complètement et définitivement débarrassée. Nous constatons cependant avec inquiétude que certains pays envisagent sérieusement de rétablir la peine capitale et que dans d'autres, les exécutions ont repris après des années de moratoire, ce qui s'inscrit à contre-courant de la tendance mondiale et contrevient partiellement au droit international. Nous appelons donc tous les États à honorer leurs obligations internationales et à respecter l'esprit du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui prévoit l'abolition progressive de la peine de mort. Au niveau mondial, de nombreuses personnes vivent encore dans des pays où la peine de mort représente une menace. Elles sont exposées au risque d'être condamnées à mort et exécutées de façon arbitraire, voire à tort. Or, la peine de mort frappe souvent les personnes pauvres car celles-ci n'ont pas les moyens de se défendre efficacement contre des accusations. En cette journée mondiale consacrée au thème « Pauvreté et justice : un duo mortel », nous attirons l'attention sur cette injustice. Les membres de minorités ethniques, religieuses ou sexuelles sont également plus souvent victimes de la peine de mort. Par des résolutions que nous venons d'adopter au sein du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, nous appelons tous les États qui n'ont pas encore aboli la peine de mort à supprimer toute discrimination et toute inégalité de traitement impliquées par cette peine et à ne jamais prononcer cette peine contre des personnes mineures au moment des faits, des personnes avec un handicap mental et des femmes enceintes. Qu'elle soit utilisée de façon discriminatoire ou non, qu'elle frappe des innocents ou non, qu'elle serve à éliminer des adversaires politiques ou non, la peine capitale est incompatible avec notre conception des droits de l'homme. Nos législations nationales l'interdisent, et nous nous sommes engagés à l'échelon international à ne plus jamais la prononcer ni l'appliquer, en ratifiant des protocoles additionnels à la Convention européenne des droits de l'homme et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Un total de 85 États ont pris la même voie et se sont engagés pour l'abolition de la peine de mort en ratifiant le deuxième protocole additionnel au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. À ceux qui pensent que la peine de mort représente un moyen de lutter contre la violence, le crime et le terrorisme, nous répondons ceci : des études scientifiques prouvent qu'elle ne dissuade ni les criminels, ni les terroristes. Au lieu de prévenir la violence, la peine capitale ne fait que l'accroître. Si elle peut satisfaire un désir de vengeance, elle n'apporte aucune réparation aux victimes de crimes et à leurs proches. La peine de mort aggrave donc les problèmes au lieu de les résoudre. Nous nous engageons pour la protection de la dignité humaine et des droits de l'homme, et ce non seulement dans nos pays ou en Europe, mais dans le monde entier. À nos yeux, la peine de mort représente de manière exemplaire les innombrables violations des droits de l'homme dans le monde d'aujourd'hui. Elle n'a plus sa place au XXIe siècle. Nous allons nous investir pour l'abolir et limiter son application en dialoguant avec les États concernés. Un moratoire universel représenterait une étape importante sur cette voie. Nous continuerons aussi à aborder la question de la peine de mort dans les enceintes multilatérales et à nous engager en faveur de son abolition par des initiatives mondiales et régionales. Nous reconnaissons et soutenons les efforts des femmes et des hommes de la société civile, du monde politique, des instances judiciaires, des milieux scientifiques et culturels dans le monde entier. Ensemble, engageons-nous pour un monde sans peine de mort.
Il est positif d'observer, depuis quelques décennies, une tendance mondiale à abolir la peine capitale et à limiter son application. Sur les 193 États membres de l'ONU, seuls 36 pays, soit un peu moins d'un cinquième, l'appliquent encore effectivement. Alors que la peine de mort était courante dans les années 1980, elle fait figure d'exception aujourd'hui. Ce châtiment cruel est quasiment banni d'Europe, à une exception près. Il est grand temps que le Bélarus mette lui aussi un terme aux exécutions, de sorte que l'Europe en soit complètement et définitivement débarrassée.

Nous constatons cependant avec inquiétude que certains pays envisagent sérieusement de rétablir la peine capitale et que dans d'autres, les exécutions ont repris après des années de moratoire, ce qui s'inscrit à contre-courant de la tendance mondiale et contrevient partiellement au droit international. Nous appelons donc tous les États à honorer leurs obligations internationales et à respecter l'esprit du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui prévoit l'abolition progressive de la peine de mort.

Au niveau mondial, de nombreuses personnes vivent encore dans des pays où la peine de mort représente une menace. Elles sont exposées au risque d'être condamnées à mort et exécutées de façon arbitraire, voire à tort. Or, la peine de mort frappe souvent les personnes pauvres car celles-ci n'ont pas les moyens de se défendre efficacement contre des accusations. En cette journée mondiale consacrée au thème « Pauvreté et justice : un duo mortel », nous attirons l'attention sur cette injustice. Les membres de minorités ethniques, religieuses ou sexuelles sont également plus souvent victimes de la peine de mort. Par des résolutions que nous venons d'adopter au sein du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, nous appelons tous les États qui n'ont pas encore aboli la peine de mort à supprimer toute discrimination et toute inégalité de traitement impliquées par cette peine et à ne jamais prononcer cette peine contre des personnes mineures au moment des faits, des personnes avec un handicap mental et des femmes enceintes.

Qu'elle soit utilisée de façon discriminatoire ou non, qu'elle frappe des innocents ou non, qu'elle serve à éliminer des adversaires politiques ou non, la peine capitale est incompatible avec notre conception des droits de l'homme. Nos législations nationales l'interdisent, et nous nous sommes engagés à l'échelon international à ne plus jamais la prononcer ni l'appliquer, en ratifiant des protocoles additionnels à la Convention européenne des droits de l'homme et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Un total de 85 États ont pris la même voie et se sont engagés pour l'abolition de la peine de mort en ratifiant le deuxième protocole additionnel au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

À ceux qui pensent que la peine de mort représente un moyen de lutter contre la violence, le crime et le terrorisme, nous répondons ceci : des études scientifiques prouvent qu'elle ne dissuade ni les criminels, ni les terroristes. Au lieu de prévenir la violence, la peine capitale ne fait que l'accroître. Si elle peut satisfaire un désir de vengeance, elle n'apporte aucune réparation aux victimes de crimes et à leurs proches. La peine de mort aggrave donc les problèmes au lieu de les résoudre.

Nous nous engageons pour la protection de la dignité humaine et des droits de l'homme, et ce non seulement dans nos pays ou en Europe, mais dans le monde entier. À nos yeux, la peine de mort représente de manière exemplaire les innombrables violations des droits de l'homme dans le monde d'aujourd'hui. Elle n'a plus sa place au XXIe siècle.

Nous allons nous investir pour l'abolir et limiter son application en dialoguant avec les États concernés. Un moratoire universel représenterait une étape importante sur cette voie. Nous continuerons aussi à aborder la question de la peine de mort dans les enceintes multilatérales et à nous engager en faveur de son abolition par des initiatives mondiales et régionales. Nous reconnaissons et soutenons les efforts des femmes et des hommes de la société civile, du monde politique, des instances judiciaires, des milieux scientifiques et culturels dans le monde entier. Ensemble, engageons-nous pour un monde sans peine de mort.
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http://www.peinedemort.org/document/9583 Tue, 10 Oct 2017 00:00:00 +0200 Département fédéral des affaires étrangères - Suisse + Ministère des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg + Ministère fédéral des Affaires étrangères - Allemagne
Lancement de l'alliance mondiale visant à mettre fin au commerce de biens utilisés pour infliger la peine capitale ou la torture http://www.peinedemort.org/document/9578 Berne, 18.09.2017 - New York, 18.09.2017 - Déclaration du conseiller fédéral Didier Burkhalter à la 72e Assemblée générale de l'ONU - Seul le texte prononcé fait foi Madame la Commissaire, Chères et chers collègues, Mesdames et Messieurs, Un monde sans peine de mort et sans torture : voilà la vision qui nous réunit ici aujourd'hui. De plus en plus, cette vision est partagée parmi les gouvernements et les organisations de la société civile, mais aussi parmi les acteurs du secteur privé. De nombreuses sociétés pharmaceutiques, par exemple, sont arrivées à la conclusion qu'il n'est ni acceptable ni dans leur intérêt de vendre des médicaments à ceux qui les utilisent pour des exécutions. Ces entreprises témoignent ainsi du rôle important que jouent les sociétés privées dans la promotion des droits de l'homme. La Suisse est fermement convaincue que les États doivent encourager et soutenir le secteur privé dans ses efforts pour promouvoir et respecter les droits de l'homme. L'un des moyens de soutenir le secteur privé consiste à créer des conditions équitables: pour des entreprises en situation de concurrence, il est essentiel que toutes soient soumises aux mêmes règles. C'est la première raison pour laquelle la Suisse appuie cette initiative importante et opportune. En 2016, le Parlement suisse a adopté un texte législatif interdisant l'exportation et le commerce de médicaments susceptibles de servir pour des exécutions. Si un nombre croissant de pays adoptent une telle interdiction, son impact s'en trouvera renforcé. Il deviendra alors plus difficile de trouver un fournisseur, et la recherche de ces substances létales sera davantage stigmatisée. Le même raisonnement s'applique aux biens conçus pour infliger la torture. La cohérence de la démarche poursuivit par l'Alliance est la deuxième raison pour laquelle la Suisse la soutient. Si la torture est universellement interdite, ce n'est pas le cas de la peine capitale. Ce fait n'altère en rien notre opinion sur la question. Au contraire: la Suisse est fermement opposée à la peine de mort, partout dans le monde et en toutes circonstances. L'abolition universelle de la peine de mort est une priorité de la politique étrangère du gouvernement suisse. La Suisse est convaincue • que la peine de mort est incompatible avec les droits de l'homme et la dignité humaine; • qu'elle n'a aucun effet dissuasif sur les criminels et encore moins sur les terroristes; • qu'elle ne favorise ni la paix ni la sécurité – bien au contraire et • que la peine de mort n'allège pas la douleur pour les victimes.   Mesdames et Messieurs, Nous avons parcouru un long chemin en œuvrant, ensemble et individuellement, à l'abolition universelle de la peine capitale. Malgré les revers subis dans quelques pays, cette cause progresse dans le monde. Mais nous devons poursuivre nos efforts afin de tourner la page de la peine de mort et débarrasser l'humanité de ce châtiment cruel – que certains appellent cyniquement un « acte de justice ». Trente ans après l'entrée en vigueur de la Convention contre la torture, la torture est encore trop largement répandue et trop souvent excusée, alors que son interdiction est absolue et universelle. Nous devons construire des alliances et élaborer des stratégies intelligentes afin de convaincre nos partenaires et l'ensemble des citoyens que la peine de mort et la torture n'ont plus leur place en ce XXIe siècle. L'alliance mondiale vise à la fois: • à former une coalition de partenaires et • à proposer un moyen intelligent afin de dissuader ceux qui violent les droits de l'homme. La Suisse rejoint donc l'alliance mondiale visant à mettre fin au commerce de biens utilisés pour infliger la peine capitale ou la torture. Par ailleurs, elle encourage les entreprises et les organisations de la société civile à continuer de soutenir nos efforts.
Madame la Commissaire,
Chères et chers collègues,
Mesdames et Messieurs,

Un monde sans peine de mort et sans torture : voilà la vision qui nous réunit ici aujourd'hui. De plus en plus, cette vision est partagée parmi les gouvernements et les organisations de la société civile, mais aussi parmi les acteurs du secteur privé. De nombreuses sociétés pharmaceutiques, par exemple, sont arrivées à la conclusion qu'il n'est ni acceptable ni dans leur intérêt de vendre des médicaments à ceux qui les utilisent pour des exécutions.

Ces entreprises témoignent ainsi du rôle important que jouent les sociétés privées dans la promotion des droits de l'homme. La Suisse est fermement convaincue que les États doivent encourager et soutenir le secteur privé dans ses efforts pour promouvoir et respecter les droits de l'homme. L'un des moyens de soutenir le secteur privé consiste à créer des conditions équitables: pour des entreprises en situation de concurrence, il est essentiel que toutes soient soumises aux mêmes règles. C'est la première raison pour laquelle la Suisse appuie cette initiative importante et opportune.

En 2016, le Parlement suisse a adopté un texte législatif interdisant l'exportation et le commerce de médicaments susceptibles de servir pour des exécutions. Si un nombre croissant de pays adoptent une telle interdiction, son impact s'en trouvera renforcé. Il deviendra alors plus difficile de trouver un fournisseur, et la recherche de ces substances létales sera davantage stigmatisée. Le même raisonnement s'applique aux biens conçus pour infliger la torture. La cohérence de la démarche poursuivit par l'Alliance est la deuxième raison pour laquelle la Suisse la soutient.

Si la torture est universellement interdite, ce n'est pas le cas de la peine capitale. Ce fait n'altère en rien notre opinion sur la question. Au contraire: la Suisse est fermement opposée à la peine de mort, partout dans le monde et en toutes circonstances. L'abolition universelle de la peine de mort est une priorité de la politique étrangère du gouvernement suisse.
La Suisse est convaincue
• que la peine de mort est incompatible avec les droits de l'homme et la dignité humaine;
• qu'elle n'a aucun effet dissuasif sur les criminels et encore moins sur les terroristes;
• qu'elle ne favorise ni la paix ni la sécurité – bien au contraire et
• que la peine de mort n'allège pas la douleur pour les victimes.

Mesdames et Messieurs,

Nous avons parcouru un long chemin en œuvrant, ensemble et individuellement, à l'abolition universelle de la peine capitale. Malgré les revers subis dans quelques pays, cette cause progresse dans le monde. Mais nous devons poursuivre nos efforts afin de tourner la page de la peine de mort et débarrasser l'humanité de ce châtiment cruel – que certains appellent cyniquement un « acte de justice ». Trente ans après l'entrée en vigueur de la Convention contre la torture, la torture est encore trop largement répandue et trop souvent excusée, alors que son interdiction est absolue et universelle.

Nous devons construire des alliances et élaborer des stratégies intelligentes afin de convaincre nos partenaires et l'ensemble des citoyens que la peine de mort et la torture n'ont plus leur place en ce XXIe siècle. L'alliance mondiale vise à la fois:
• à former une coalition de partenaires et
• à proposer un moyen intelligent afin de dissuader ceux qui violent les droits de l'homme.

La Suisse rejoint donc l'alliance mondiale visant à mettre fin au commerce de biens utilisés pour infliger la peine capitale ou la torture. Par ailleurs, elle encourage les entreprises et les organisations de la société civile à continuer de soutenir nos efforts.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9578 Mon, 18 Sep 2017 00:00:00 +0200 Département fédéral des affaires étrangères - Suisse
Les priorités de la Suisse à la 72e Assemblée générale des Nations Unies http://www.peinedemort.org/document/9553 Berne, 06.09.2017 - La promotion de la paix et de la sécurité, en particulier par le renforcement de la prévention des conflits, le développement des capacités de médiation et la consolidation du rôle des droits de l'homme, sont quelques-unes des priorités de politique extérieure que la Suisse entend présenter lors de la 72e Assemblée générale des Nations Unies. Lors de la semaine ministérielle qui se tiendra à l'occasion de l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations Unies, à partir du 18 septembre 2017 à New York, la Suisse sera représentée par la présidente de la Confédération Doris Leuthard, le conseiller fédéral Didier Burkhalter et la secrétaire d'État du DFAE Pascale Baeriswyl. Après consultation des commissions de politique extérieure du Conseil national et du Conseil des États, le Conseil fédéral a été informé, le 6 septembre 2017, des priorités de la Suisse pour la 72e Assemblée générale. Celles-ci s'articulent le long des deux grands axes stratégiques de l'engagement suisse au sein des Nations Unies pour la période 2012-2022 : la paix et la sécurité, ainsi que la réforme des Nations Unies. L'accent sera mis concrètement sur la promotion de la paix et de la sécurité, notamment par le renforcement de la prévention des conflits et des capacités de médiation, ainsi que sur la consolidation du rôle des droits de l'homme. Par ailleurs, la Suisse soutient l'ensemble des efforts de réforme du nouveau secrétaire général de l'ONU António Guterres, afin que l'ONU puisse continuer à jouer son rôle de manière efficace et efficiente. La Suisse se mobilise pour la réalisation efficace de l'Agenda 2030 de développement durable, l'élaboration du pacte mondial sur la migration et le renforcement de la Genève internationale. Elle est également active sur le front humanitaire. Le débat général de la 72e Assemblée générale commencera le 19 septembre 2017 et se prolongera jusqu'en septembre de l'année suivante. Lors de son ouverture, la présidente de la Confédération Doris Leuthard prononcera une allocution au nom de la Suisse et soulignera notamment l'importance d'une ONU forte, capable de trouver des solutions communes face aux défis mondiaux tels que le changement climatique, la pauvreté, les conflits et la migration. Pendant son séjour à New York, la présidente de la Confédération participera par ailleurs au forum du secteur privé organisé par les Nations Unies, au cours duquel des personnalités politiques et économiques discuteront de nouvelles formes de financement permettant de réaliser les objectifs de l'Agenda 2030. Elle prononcera également un discours à l'Université Columbia. Pendant la semaine ministérielle, le conseiller fédéral Didier Burkhalter assistera à une manifestation co-organisée par la Suisse sur le lien entre la coopération dans le domaine de l'eau et la prévention des conflits. Il participera en outre au lancement d'une initiative dont le but est de soutenir les États souhaitant réglementer le commerce des marchandises susceptibles d'être utilisées pour l'exécution de peines capitales ou la pratique de la torture. La secrétaire d'État Pascale Baeriswyl accueillera un événement consacré au lancement de la feuille de route pour des sociétés pacifiques, justes et inclusives, au cours duquel seront discutées les stratégies nationales pour la concrétisation de l'objectif de développement «Paix, justice et institutions efficaces». La présidente de la Confédération Doris Leuthard et le conseiller fédéral Didier Burkhalter profiteront de leur présence pendant la semaine de haut niveau à New York pour participer à des rencontres bilatérales. Tous deux seront de retour à Berne le 20 septembre 2017, lorsque les chambres réunies de l'Assemblée fédérale éliront la personne qui succèdera à Didier Burkhalter au Conseil fédéral.
Après consultation des commissions de politique extérieure du Conseil national et du Conseil des États, le Conseil fédéral a été informé, le 6 septembre 2017, des priorités de la Suisse pour la 72e Assemblée générale. Celles-ci s'articulent le long des deux grands axes stratégiques de l'engagement suisse au sein des Nations Unies pour la période 2012-2022 : la paix et la sécurité, ainsi que la réforme des Nations Unies.

L'accent sera mis concrètement sur la promotion de la paix et de la sécurité, notamment par le renforcement de la prévention des conflits et des capacités de médiation, ainsi que sur la consolidation du rôle des droits de l'homme. Par ailleurs, la Suisse soutient l'ensemble des efforts de réforme du nouveau secrétaire général de l'ONU António Guterres, afin que l'ONU puisse continuer à jouer son rôle de manière efficace et efficiente. La Suisse se mobilise pour la réalisation efficace de l'Agenda 2030 de développement durable, l'élaboration du pacte mondial sur la migration et le renforcement de la Genève internationale. Elle est également active sur le front humanitaire.

Le débat général de la 72e Assemblée générale commencera le 19 septembre 2017 et se prolongera jusqu'en septembre de l'année suivante. Lors de son ouverture, la présidente de la Confédération Doris Leuthard prononcera une allocution au nom de la Suisse et soulignera notamment l'importance d'une ONU forte, capable de trouver des solutions communes face aux défis mondiaux tels que le changement climatique, la pauvreté, les conflits et la migration.

Pendant son séjour à New York, la présidente de la Confédération participera par ailleurs au forum du secteur privé organisé par les Nations Unies, au cours duquel des personnalités politiques et économiques discuteront de nouvelles formes de financement permettant de réaliser les objectifs de l'Agenda 2030. Elle prononcera également un discours à l'Université Columbia.

Pendant la semaine ministérielle, le conseiller fédéral Didier Burkhalter assistera à une manifestation co-organisée par la Suisse sur le lien entre la coopération dans le domaine de l'eau et la prévention des conflits. Il participera en outre au lancement d'une initiative dont le but est de soutenir les États souhaitant réglementer le commerce des marchandises susceptibles d'être utilisées pour l'exécution de peines capitales ou la pratique de la torture.

La secrétaire d'État Pascale Baeriswyl accueillera un événement consacré au lancement de la feuille de route pour des sociétés pacifiques, justes et inclusives, au cours duquel seront discutées les stratégies nationales pour la concrétisation de l'objectif de développement «Paix, justice et institutions efficaces».

La présidente de la Confédération Doris Leuthard et le conseiller fédéral Didier Burkhalter profiteront de leur présence pendant la semaine de haut niveau à New York pour participer à des rencontres bilatérales. Tous deux seront de retour à Berne le 20 septembre 2017, lorsque les chambres réunies de l'Assemblée fédérale éliront la personne qui succèdera à Didier Burkhalter au Conseil fédéral.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9553 Wed, 06 Sep 2017 00:00:00 +0200 Département fédéral des affaires étrangères - Suisse
Appel de Didier Burkhalter à préserver l'abolition de la peine de mort http://www.peinedemort.org/document/9458 Le conseiller fédéral Didier Burkhalter a appelé vendredi lors d'un discours à Chypre tous les Etats membres du Conseil de l'Europe à "s'engager pour préserver" l'acquis de l'abolition de la peine de mort. "Un jeune qui fête ses 18 ans cette année, s'il vit dans un Etat membre du Conseil de l'Europe, a vécu toute sa vie dans une région qui n'a connu aucune exécution capitale", a déclaré le conseiller fédéral en charge des Affaires étrangères lors d'un discours à l'occasion de la session ministérielle du Conseil de l'Europe. Il a rappelé que la lutte contre la peine de mort, "une avancée pour la dignité humaine", est "une priorité de la Suisse" qui "appelle les Etats membres et le Conseil de l'Europe à continuer de s'engager pour préserver cet acquis et encourager d'autres pays à progresser en ce sens". Appel au dialogue avec Ankara "Ces derniers mois, la situation en Turquie a demandé une attention particulière", a d'ailleurs souligné Didier Burkhalter dans son discours. Il a toutefois appelé à suivre "la voie du dialogue et de la coopération constructive entre le Conseil de l'Europe et la Turquie" à l'image du "dialogue bilatéral direct et régulier" qui existe entre la Suisse et la Turquie.
"Un jeune qui fête ses 18 ans cette année, s'il vit dans un Etat membre du Conseil de l'Europe, a vécu toute sa vie dans une région qui n'a connu aucune exécution capitale", a déclaré le conseiller fédéral en charge des Affaires étrangères lors d'un discours à l'occasion de la session ministérielle du Conseil de l'Europe.

Il a rappelé que la lutte contre la peine de mort, "une avancée pour la dignité humaine", est "une priorité de la Suisse" qui "appelle les Etats membres et le Conseil de l'Europe à continuer de s'engager pour préserver cet acquis et encourager d'autres pays à progresser en ce sens".

Appel au dialogue avec Ankara

"Ces derniers mois, la situation en Turquie a demandé une attention particulière", a d'ailleurs souligné Didier Burkhalter dans son discours. Il a toutefois appelé à suivre "la voie du dialogue et de la coopération constructive entre le Conseil de l'Europe et la Turquie" à l'image du "dialogue bilatéral direct et régulier" qui existe entre la Suisse et la Turquie.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9458 Fri, 19 May 2017 00:00:00 +0200 Agence Télégraphique Suisse - ATS
Le DFAE condamne les exécutions à Gaza http://www.peinedemort.org/document/9392 Berne, 10.04.2017 - Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) condamne l'exécution de trois personnes par les autorités de facto à Gaza le 6 avril 2017. Ces derniers mois, le DFAE est intervenu à plusieurs reprises auprès des autorités compétentes afin d'empêcher la reprise d'une telle pratique. La Suisse réitère son opposition ferme à l'imposition de la peine de mort. Elle appelle les autorités de facto à Gaza à suspendre toute exécution de condamnations à mort et à déclarer un moratoire sur l'utilisation de la peine de mort tel qu'il existe déjà dans le reste du Territoire palestinien occupé. La Suisse a répété cette position lors d'un entretien avec le Chef de la Mission de Palestine ce lundi 10 avril à Berne.
La Suisse réitère son opposition ferme à l'imposition de la peine de mort. Elle appelle les autorités de facto à Gaza à suspendre toute exécution de condamnations à mort et à déclarer un moratoire sur l'utilisation de la peine de mort tel qu'il existe déjà dans le reste du Territoire palestinien occupé.

La Suisse a répété cette position lors d'un entretien avec le Chef de la Mission de Palestine ce lundi 10 avril à Berne.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9392 Mon, 10 Apr 2017 00:00:00 +0200 Département fédéral des affaires étrangères - Suisse