La peine de mort dans le monde — Bangladesh http://www.peinedemort.org/rss/pays?id=BGD Bangladesh : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Fri, 24 Nov 2017 06:44:34 +0100 Fri, 01 Sep 2017 10:58:25 +0200 120 Bangladesh : 15 peines de mort confirmées pour des assassinats politiques http://www.peinedemort.org/document/9532 La justice du Bangladesh a confirmé mardi en appel des peines de mort pour un ex-élu du parti au pouvoir et 14 membres d'une unité d'élite pour l'assassinat de rivaux politiques, affaire vue comme un test pour le gouvernement. En janvier, un tribunal de première instance avait condamné à la pendaison 26 hommes pour les enlèvements et meurtres de sept personnes dans la ville de Narayanganj, au sud de la capitale Dacca, en avril 2014. Le Bangladesh avait suivi avec attention le procès retentissant de ce règlement de comptes entre cadres locaux de l'Awami League, la formation au pouvoir. Seize des suspects impliqués dans l'affaire se trouvent être des membres de l'unité d'élite Rapid Action Battalion (RAB), dans un pays où les condamnations de membres de forces de sécurité sont rares. Les groupes de défense des droits de l'homme accusent cette unité d'élite d'être le bras armé d'une campagne de "disparitions" et d'assassinats visant l'opposition au gouvernement de la Première ministre Sheikh Hasina et d'agir dans un climat d'impunité. Mardi, la Haute Cour de Dacca a maintenu la peine de mort pour 15 des accusés et commué la peine des autres à la prison à vie, a annoncé à l'AFP le procureur général adjoint Jahid Sarwar Kazal. Les membres du RAB "étaient des protecteurs de la vie et propriété du peuple, au lieu de ça ils sont devenus des prédateurs", a déclaré le procureur Bashir Ahmed en référence au jugement. Les partis d'opposition affirment que des centaines de leurs partisans ont été enlevés depuis neuf ans. Le gouvernement de Mme Hasina dément toute implication des forces de sécurité. Lors de l'audience de première instance, le parquet avait décrit comment Nur Hossain, un conseiller municipal de Narayanganj et alors membre de l'Awami League, avait engagé des membres du RAB pour se débarrasser de son collègue et ennemi juré Nazrul Islam et de quatre de ses conseillers. Le commando avait également capturé un avocat qui filmait la scène sur son portable ainsi que son chauffeur. Embarquées dans une camionnette banalisée à l'extérieur d'un stade de cricket, les victimes étaient mortes asphyxiées par des sacs en plastique. Leurs corps avaient été retrouvés flottant sur une rivière, le ventre ouvert. Selon des ONG locales, au moins 326 personnes ont disparu depuis janvier 2009, date du retour au pouvoir de Mme Hasina. Nombre d'entre elles se trouvent être des supporters de l'opposition.
En janvier, un tribunal de première instance avait condamné à la pendaison 26 hommes pour les enlèvements et meurtres de sept personnes dans la ville de Narayanganj, au sud de la capitale Dacca, en avril 2014. Le Bangladesh avait suivi avec attention le procès retentissant de ce règlement de comptes entre cadres locaux de l'Awami League, la formation au pouvoir.

Seize des suspects impliqués dans l'affaire se trouvent être des membres de l'unité d'élite Rapid Action Battalion (RAB), dans un pays où les condamnations de membres de forces de sécurité sont rares.
Les groupes de défense des droits de l'homme accusent cette unité d'élite d'être le bras armé d'une campagne de "disparitions" et d'assassinats visant l'opposition au gouvernement de la Première ministre Sheikh Hasina et d'agir dans un climat d'impunité.

Mardi, la Haute Cour de Dacca a maintenu la peine de mort pour 15 des accusés et commué la peine des autres à la prison à vie, a annoncé à l'AFP le procureur général adjoint Jahid Sarwar Kazal.
Les membres du RAB "étaient des protecteurs de la vie et propriété du peuple, au lieu de ça ils sont devenus des prédateurs", a déclaré le procureur Bashir Ahmed en référence au jugement.

Les partis d'opposition affirment que des centaines de leurs partisans ont été enlevés depuis neuf ans. Le gouvernement de Mme Hasina dément toute implication des forces de sécurité.

Lors de l'audience de première instance, le parquet avait décrit comment Nur Hossain, un conseiller municipal de Narayanganj et alors membre de l'Awami League, avait engagé des membres du RAB pour se débarrasser de son collègue et ennemi juré Nazrul Islam et de quatre de ses conseillers.

Le commando avait également capturé un avocat qui filmait la scène sur son portable ainsi que son chauffeur.
Embarquées dans une camionnette banalisée à l'extérieur d'un stade de cricket, les victimes étaient mortes asphyxiées par des sacs en plastique. Leurs corps avaient été retrouvés flottant sur une rivière, le ventre ouvert.
Selon des ONG locales, au moins 326 personnes ont disparu depuis janvier 2009, date du retour au pouvoir de Mme Hasina. Nombre d'entre elles se trouvent être des supporters de l'opposition.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9532 Tue, 22 Aug 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Bangladesh: trois militants islamistes pendus http://www.peinedemort.org/document/9398 Kashimpur (Bangladesh) - La justice au Bangladesh a fait procéder à l'exécution par pendaison mercredi de trois militants islamistes, dont le chef d'un groupe interdit, condamnés à mort pour une attaque à la grenade contre l'ambassadeur de Grande-Bretagne en 2004. Mufti Abdul Hannan, leader du Harkatul Jihad Al Islami (HuJI), a été pendu avec un de ses complices à la prison de Kashimpur, en banlieue de Dacca. Un deuxième complice a été pendu dans une prison de Sylhet (nord), a annoncé le ministre de l'Intérieur, Asaduzzaman Khan. Tous les trois avaient été condamnés à mort en 2008 pour l'attaque à la grenade menée quatre ans plus tôt dans un temple soufi de Sylhet, qui avait tué trois personnes et blessé l'ambassadeur britannique de l'époque. Le verdict avait été confirmé le mois dernier avec le rejet des appels déposés par Hannan et ses deux complices, Delwar Hossain et Sharif Shahedul Islam, et des recours en grâce auprès de la présidence. Ancien enseignant de madrassa (école coranique), Hannan, 60 ans, avait combattu l'armée soviétique en Afghanistan avant de rejoindre le HuJI, un groupe jihadiste qu'il a dirigé jusqu'à la fin des années 1990. Avec son groupe, il est à l'origine d'attentats contre une église, des rassemblements laïcs et des mosquées de minorités musulmanes, faisant plus d'une centaine de morts jusqu'à son arrestation en 2005.
Mufti Abdul Hannan, leader du Harkatul Jihad Al Islami (HuJI), a été pendu avec un de ses complices à la prison de Kashimpur, en banlieue de Dacca. Un deuxième complice a été pendu dans une prison de Sylhet (nord), a annoncé le ministre de l'Intérieur, Asaduzzaman Khan.

Tous les trois avaient été condamnés à mort en 2008 pour l'attaque à la grenade menée quatre ans plus tôt dans un temple soufi de Sylhet, qui avait tué trois personnes et blessé l'ambassadeur britannique de l'époque.

Le verdict avait été confirmé le mois dernier avec le rejet des appels déposés par Hannan et ses deux complices, Delwar Hossain et Sharif Shahedul Islam, et des recours en grâce auprès de la présidence.

Ancien enseignant de madrassa (école coranique), Hannan, 60 ans, avait combattu l'armée soviétique en Afghanistan avant de rejoindre le HuJI, un groupe jihadiste qu'il a dirigé jusqu'à la fin des années 1990.

Avec son groupe, il est à l'origine d'attentats contre une église, des rassemblements laïcs et des mosquées de minorités musulmanes, faisant plus d'une centaine de morts jusqu'à son arrestation en 2005.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9398 Wed, 12 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Koweït: sept exécutions, dont trois femmes et un prince http://www.peinedemort.org/document/9288 Sept personnes condamnées à mort au Koweït dans des affaires de droit commun, dont un membre de la famille régnante des Al-Sabah et trois femmes, ont été pendues mercredi, les premières exécutions depuis juin 2013, a annoncé un porte-parole du procureur général. L'une des trois suppliciées est une Koweïtienne qui avait été condamnée pour avoir mis le feu à une tente lors d'un mariage, provoquant la mort de 57 personnes. Les deux autres femmes sont de nationalité philippine et éthiopienne. Cheikh Fayçal Abdallah Al-Jaber Al-Sabah, le premier membre de la famille régnante à jamais avoir été exécuté, avait lui été condamné pour avoir tué par balle en 2010 un autre membre des Al-Sabah avec lequel il avait un différend. Les autres suppliciés sont deux Égyptiens, condamnés pour meurtre avec préméditation, et un ressortissant du Bangladesh condamné pour enlèvement et viol. La Koweïtienne Nusra al-Enezi avait été reconnue coupable d'un crime qui avait suscité une vive indignation au Koweït. Selon la justice, elle avait mis le feu en 2009 dans une tente lors du remariage de son époux, provoquant la mort de 57 personnes, principalement des femmes et des enfants. Cette femme avait déclaré lors de son procès avoir voulu se venger de son mari. La Philippine et l'Éthiopienne sont des employées de maison qui ont assassiné, selon la justice koweïtienne, des membres des familles de leurs employeurs.
L'une des trois suppliciées est une Koweïtienne qui avait été condamnée pour avoir mis le feu à une tente lors d'un mariage, provoquant la mort de 57 personnes. Les deux autres femmes sont de nationalité philippine et éthiopienne.

Cheikh Fayçal Abdallah Al-Jaber Al-Sabah, le premier membre de la famille régnante à jamais avoir été exécuté, avait lui été condamné pour avoir tué par balle en 2010 un autre membre des Al-Sabah avec lequel il avait un différend.

Les autres suppliciés sont deux Égyptiens, condamnés pour meurtre avec préméditation, et un ressortissant du Bangladesh condamné pour enlèvement et viol.

La Koweïtienne Nusra al-Enezi avait été reconnue coupable d'un crime qui avait suscité une vive indignation au Koweït. Selon la justice, elle avait mis le feu en 2009 dans une tente lors du remariage de son époux, provoquant la mort de 57 personnes, principalement des femmes et des enfants.

Cette femme avait déclaré lors de son procès avoir voulu se venger de son mari.

La Philippine et l'Éthiopienne sont des employées de maison qui ont assassiné, selon la justice koweïtienne, des membres des familles de leurs employeurs.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9288 Wed, 25 Jan 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Reprise des exécutions capitales au Koweit : 7 exécutions principalement de ressortissants étrangers http://www.peinedemort.org/document/9289 Le Koweït exécute sept condamnés à mort par pendaison. Parmi ces exécutions : trois femmes, une Koweïtienne, une Philippine et une Éthiopienne. Deux des quatre hommes exécutés étaient Égyptiens, un Bangladais et le dernier Koweïtien (Cheikh Fayçal Abdallah Al-Jaber Al-Sabah, membre de la famille régnante). Les précédentes exécutions capitales au Koweït avaient eu lieu en juin 2013.
Parmi ces exécutions : trois femmes, une Koweïtienne, une Philippine et une Éthiopienne.
Deux des quatre hommes exécutés étaient Égyptiens, un Bangladais et le dernier Koweïtien (Cheikh Fayçal Abdallah Al-Jaber Al-Sabah, membre de la famille régnante).

Les précédentes exécutions capitales au Koweït avaient eu lieu en juin 2013.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9289 Wed, 25 Jan 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Bangladesh: 26 condamnations à mort pour des assassinats politiques http://www.peinedemort.org/document/9269 Vingt-six personnes, dont des officiers d'une unité d'élite de la police, ont été condamnées à mort lundi au Bangladesh pour des meurtres dans le cadre de règlements de comptes entre cadres locaux du parti au pouvoir. Au terme d'un procès très suivi au Bangladesh, un juge a reconnu les 35 suspects coupables des enlèvements et meurtres de sept personnes dans la ville de Narayanganj, au sud de la capitale Dacca, en avril 2014. Après un an de débats, 26 des suspects ont été condamnés à la pendaison et neuf autres à des peines de prison s'étendant de sept à dix-sept ans. Pendant le procès, le parquet a décrit comment Nur Hossain, un conseiller municipal de Narayanganj et alors membre de l'Awami League de la Première ministre Sheikh Hasina, avait engagé des membres d'une unité d'élite pour se débarrasser de son collègue et ennemi juré Nazrul Islam ainsi que quatre de ses conseillers. Les corps des victimes avaient été retrouvés flottant sur une rivière, le ventre ouvert, après qu'elles eurent été embarquées dans une camionnette banalisée à l'extérieur d'un stade de cricket. Un avocat, qui avait filmé la scène sur son portable, et son chauffeur avaient également été capturés par le commando. "Nous sommes satisfaits. Nous avons enfin eu justice", a déclaré à la presse Shakhawat Hossain Khan, un avocat des parties civiles. Parmi les condamnés à mort, Tarek Sayeed, un commandant de l'unité d'élite Rapid Action Battalion (RAB), se trouve être le gendre d'un ministre du gouvernement.
Au terme d'un procès très suivi au Bangladesh, un juge a reconnu les 35 suspects coupables des enlèvements et meurtres de sept personnes dans la ville de Narayanganj, au sud de la capitale Dacca, en avril 2014. Après un an de débats, 26 des suspects ont été condamnés à la pendaison et neuf autres à des peines de prison s'étendant de sept à dix-sept ans.

Pendant le procès, le parquet a décrit comment Nur Hossain, un conseiller municipal de Narayanganj et alors membre de l'Awami League de la Première ministre Sheikh Hasina, avait engagé des membres d'une unité d'élite pour se débarrasser de son collègue et ennemi juré Nazrul Islam ainsi que quatre de ses conseillers.

Les corps des victimes avaient été retrouvés flottant sur une rivière, le ventre ouvert, après qu'elles eurent été embarquées dans une camionnette banalisée à l'extérieur d'un stade de cricket.
Un avocat, qui avait filmé la scène sur son portable, et son chauffeur avaient également été capturés par le commando. "Nous sommes satisfaits. Nous avons enfin eu justice", a déclaré à la presse Shakhawat Hossain Khan, un avocat des parties civiles.

Parmi les condamnés à mort, Tarek Sayeed, un commandant de l'unité d'élite Rapid Action Battalion (RAB), se trouve être le gendre d'un ministre du gouvernement.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9269 Mon, 16 Jan 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
26 condamnations à mort simultanées au Bangladesh http://www.peinedemort.org/document/9271 Dans le cadre d'un procès sur sept meurtres commandités par un responsable politique local au Bangladesh, 26 personnes sont condamnées à mort par pendaison et 9 autres à des peines de prison. http://www.peinedemort.org/document/9271 Mon, 16 Jan 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi