La peine de mort dans le monde — Cameroun http://www.peinedemort.org/rss/pays?id=CMR Cameroun : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Wed, 22 Nov 2017 10:13:22 +0100 Thu, 12 Oct 2017 17:37:54 +0200 120 235 condamnés à mort dans les prisons camerounaises http://www.peinedemort.org/document/9588 APA – Douala (Cameroun) Quelque 235 condamnés à mort séjournent actuellement dans les prisons camerounaises, d'après des chiffres obtenus par APA auprès du Réseau des avocats contre la peine de mort au Cameroun. Après des enquêtes menées dans les prisons à travers le pays, le réseau des avocats contre la peine de mort rapporte que «235 condamnés à mort sont présents dans les prisons du Cameroun». Dans les détails, la prison de Bafoussam compte 21 condamnés à mort, la prison centrale de Yaoundé-Kodengui détient 22 condamnés à mort, tandis qu'à Douala, la prison de New-Bell compte 3 condamnés à mort. Toutefois, c'est la région de l'Extrême-Nord qui détient le record du nombre des condamnés à mort au Cameroun avec 189 détenus dans les juridictions militaires. Il s'agit pour la plupart, des gens ayant un lien ou un lien présumé avec la secte terroriste nigériane Boko Haram dont des exactions sont réelles dans cette partie du pays. Selon des sources, le Cameroun fait encore partie des 54 pays à travers le monde qui continuent d'appliquer la peine de mort. Par ailleurs, si l'ordonnancement juridique du Cameroun maintient encore la condamnation à mort comme conclusion dans les tribunaux, les condamnés à mort du Cameroun se confondent généralement à des condamnés à vie. Toutefois, précise-t-on, ces derniers ne sont plus exécutés depuis 1997 au Cameroun, certains ayant même bénéficié de la réduction de peine. Par ailleurs, apprend-on, sur 54 pays à travers le monde qui continuent de maintenir et d'appliquer la peine de mort, le Japon, le Brésil, la Russie arrivent en tête du classement. Pour l'heure, 19 pays sont abolitionnistes de la peine de mort dans leur ordonnancement juridique.
Quelque 235 condamnés à mort séjournent actuellement dans les prisons camerounaises, d'après des chiffres obtenus par APA auprès du Réseau des avocats contre la peine de mort au Cameroun.

Après des enquêtes menées dans les prisons à travers le pays, le réseau des avocats contre la peine de mort rapporte que «235 condamnés à mort sont présents dans les prisons du Cameroun».

Dans les détails, la prison de Bafoussam compte 21 condamnés à mort, la prison centrale de Yaoundé-Kodengui détient 22 condamnés à mort, tandis qu'à Douala, la prison de New-Bell compte 3 condamnés à mort.

Toutefois, c'est la région de l'Extrême-Nord qui détient le record du nombre des condamnés à mort au Cameroun avec 189 détenus dans les juridictions militaires.

Il s'agit pour la plupart, des gens ayant un lien ou un lien présumé avec la secte terroriste nigériane Boko Haram dont des exactions sont réelles dans cette partie du pays.

Selon des sources, le Cameroun fait encore partie des 54 pays à travers le monde qui continuent d'appliquer la peine de mort.

Par ailleurs, si l'ordonnancement juridique du Cameroun maintient encore la condamnation à mort comme conclusion dans les tribunaux, les condamnés à mort du Cameroun se confondent généralement à des condamnés à vie.

Toutefois, précise-t-on, ces derniers ne sont plus exécutés depuis 1997 au Cameroun, certains ayant même bénéficié de la réduction de peine.

Par ailleurs, apprend-on, sur 54 pays à travers le monde qui continuent de maintenir et d'appliquer la peine de mort, le Japon, le Brésil, la Russie arrivent en tête du classement.

Pour l'heure, 19 pays sont abolitionnistes de la peine de mort dans leur ordonnancement juridique.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9588 Thu, 12 Oct 2017 00:00:00 +0200 Agence de Presse Africaine - APA
Diminution de 48% des exécutions en Afrique subsaharienne (Amnesty) http://www.peinedemort.org/document/9389 APA-Dakar (Sénégal) - Vingt-deux personnes condamnées à la peine capitale ont été exécutées en Afrique subsaharienne en 2016 contre 43 en 2015, soit une diminution de 48% des exécutions dans cette partie du continent, révèle Amnesty international dans son dernier rapport sur la peine de mort publié mardi à Dakar. Pourtant, souligne la même source, le nombre de pays où se sont déroulées les exécutions est passé de quatre à cinq : Botswana, Nigeria, Somalie, le Soudan, Sud Soudan et Nigeria. Dans le détail, note le rapport, le Botswana a exécuté une personne en 2016 et au Nigeria, précisément dans l'Etat d'Edo, trois personnes ont été exécutées. Toujours au Nigeria, 527 personnes ont été condamnées à mort, renseigne le rapport. Selon, en outre, Samira Daoud, Directrice régionale adjointe bureau d'Amnesty International pour l'Afrique du Centre et de l'Ouest, « au moins 160 condamnations à la peine capitale ont été prononcées par des tribunaux militaires dans la ville de Maoua », à l'extrême nord du Cameroun. « A l'heure actuelle, indique le rapport, 19 pays de la région ont aboli la peine de mort pour tous les crimes », à l'exception de la Guinée qui prévoit toujours la peine capitale pour des crimes exceptionnels. Toutefois, le rapport signale qu'un projet de loi visant à supprimer toutes les dispositions de la peine de mort du Code militaire est sur la table de l'assemblée nationale guinéenne. A l'échelle mondiale, 104 pays ont, selon Amnesty, aboli la peine de mort pour tous les crimes. Au plan individuel, Amnesty International demande la libération « immédiate et sans condition » d'Ahmed Baba, correspondant de Radio France Internationale (RFI). Le procureur a requis la peine capitale contre M. Baba, détenu au Cameroun depuis juillet 2015 pour « complicité d'acte de terrorisme » et de « non-dénonciation d'actes de terrorisme ».
Pourtant, souligne la même source, le nombre de pays où se sont déroulées les exécutions est passé de quatre à cinq : Botswana, Nigeria, Somalie, le Soudan, Sud Soudan et Nigeria.

Dans le détail, note le rapport, le Botswana a exécuté une personne en 2016 et au Nigeria, précisément dans l'Etat d'Edo, trois personnes ont été exécutées.

Toujours au Nigeria, 527 personnes ont été condamnées à mort, renseigne le rapport.

Selon, en outre, Samira Daoud, Directrice régionale adjointe bureau d'Amnesty International pour l'Afrique du Centre et de l'Ouest, « au moins 160 condamnations à la peine capitale ont été prononcées par des tribunaux militaires dans la ville de Maoua », à l'extrême nord du Cameroun.

« A l'heure actuelle, indique le rapport, 19 pays de la région ont aboli la peine de mort pour tous les crimes », à l'exception de la Guinée qui prévoit toujours la peine capitale pour des crimes exceptionnels.

Toutefois, le rapport signale qu'un projet de loi visant à supprimer toutes les dispositions de la peine de mort du Code militaire est sur la table de l'assemblée nationale guinéenne.

A l'échelle mondiale, 104 pays ont, selon Amnesty, aboli la peine de mort pour tous les crimes.

Au plan individuel, Amnesty International demande la libération « immédiate et sans condition » d'Ahmed Baba, correspondant de Radio France Internationale (RFI).

Le procureur a requis la peine capitale contre M. Baba, détenu au Cameroun depuis juillet 2015 pour « complicité d'acte de terrorisme » et de « non-dénonciation d'actes de terrorisme ».]]>
http://www.peinedemort.org/document/9389 Tue, 11 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence de Presse Africaine - APA
Cameroun: peine de mort requise contre un journaliste de RFI http://www.peinedemort.org/document/9397 La peine de mort a été requise jeudi par le parquet du tribunal militaire de Yaoundé à l'encontre du correspondant camerounais de Radio France Internationale (RFI), Ahmed Abba, poursuivi pour "complicité" de terrorisme, a annoncé vendredi la radio française dans un communiqué. Le journaliste, correspondant en langue haoussa dans le nord du Cameroun visé par les attaques du groupe nigérian jihadiste Boko Haram, sera fixé sur son sort le 20 avril, date à laquelle son affaire a été mise en délibéré, a précisé RFI dans un communiqué publié sur son site. Lors de l'audience de jeudi, le commissaire du gouvernement, représentant du parquet, "est allé jusqu'à réclamer la peine de mort alors que la loi ne prévoit pas de réquisition de peine avant une éventuelle reconnaissance de culpabilité", a ajouté RFI qui met de nouveau en avant "l'absence de preuve" contre son journaliste. Selon la radio publique française, très écoutée en Afrique, l'audience de jeudi "a donné lieu à un réquisitoire-éclair dans lequel le commissaire du gouvernement a maintenu les chefs d'accusation de +non-dénonciation d'actes de terrorisme, apologie et blanchiment+". Pendant "trois heures", les avocats du journaliste "ont littéralement déconstruit le dossier, prouvant qu'aucun élément de preuve n'a jamais été apporté par l'accusation et qu'aucune des infractions n'est constituée". Les avocats du journaliste ont demandé que les juges le déclarent "non coupable" et l'acquittent purement et simplement. "La direction de RFI ne peut douter que (le) jour (du verdict) sera celui où l'innocence d'Ahmed Abba sera reconnue, et qu'il sera aussi le dernier jour de son calvaire", a commenté la radio, ajoutant : "628 jours de détention, c'est décidément trop long pour un innocent!". Ahmed Abba avait été arrêté fin juillet 2015 à Maroua, dans l'extrême-nord du Cameroun, avant d'être transféré à Yaoundé où il est depuis détenu. Le parquet estime qu'il a "collaboré" avec des islamistes de Boko Haram. Ahmed Abba a toujours clamé son innocence. Fin juin 2014, une loi antiterroriste très controversée est entrée en vigueur au Cameroun, prévoyant notamment la peine de mort pour les personnes reconnues coupables d'actes de terrorisme ou de complicité. Depuis, des dizaines de personnes ont été condamnées à la peine capitale pour terrorisme. Le code pénal camerounais prévoyait déjà cette peine pour les coupables de meurtres et d'assassinats, mais aucune exécution n'a eu lieu depuis le milieu des années 1980.
Le journaliste, correspondant en langue haoussa dans le nord du Cameroun visé par les attaques du groupe nigérian jihadiste Boko Haram, sera fixé sur son sort le 20 avril, date à laquelle son affaire a été mise en délibéré, a précisé RFI dans un communiqué publié sur son site.

Lors de l'audience de jeudi, le commissaire du gouvernement, représentant du parquet, "est allé jusqu'à réclamer la peine de mort alors que la loi ne prévoit pas de réquisition de peine avant une éventuelle reconnaissance de culpabilité", a ajouté RFI qui met de nouveau en avant "l'absence de preuve" contre son journaliste.

Selon la radio publique française, très écoutée en Afrique, l'audience de jeudi "a donné lieu à un réquisitoire-éclair dans lequel le commissaire du gouvernement a maintenu les chefs d'accusation de +non-dénonciation d'actes de terrorisme, apologie et blanchiment+". Pendant "trois heures", les avocats du journaliste "ont littéralement déconstruit le dossier, prouvant qu'aucun élément de preuve n'a jamais été apporté par l'accusation et qu'aucune des infractions n'est constituée".

Les avocats du journaliste ont demandé que les juges le déclarent "non coupable" et l'acquittent purement et simplement.
"La direction de RFI ne peut douter que (le) jour (du verdict) sera celui où l'innocence d'Ahmed Abba sera reconnue, et qu'il sera aussi le dernier jour de son calvaire", a commenté la radio, ajoutant : "628 jours de détention, c'est décidément trop long pour un innocent!".

Ahmed Abba avait été arrêté fin juillet 2015 à Maroua, dans l'extrême-nord du Cameroun, avant d'être transféré à Yaoundé où il est depuis détenu.
Le parquet estime qu'il a "collaboré" avec des islamistes de Boko Haram. Ahmed Abba a toujours clamé son innocence.

Fin juin 2014, une loi antiterroriste très controversée est entrée en vigueur au Cameroun, prévoyant notamment la peine de mort pour les personnes reconnues coupables d'actes de terrorisme ou de complicité.
Depuis, des dizaines de personnes ont été condamnées à la peine capitale pour terrorisme. Le code pénal camerounais prévoyait déjà cette peine pour les coupables de meurtres et d'assassinats, mais aucune exécution n'a eu lieu depuis le milieu des années 1980.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9397 Fri, 07 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP