La peine de mort dans le monde — Ethiopie http://www.peinedemort.org/rss/pays?id=ETH Ethiopie : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Tue, 21 Nov 2017 00:08:56 +0100 Tue, 31 Oct 2017 08:25:13 +0100 120 Ethiopie: un ancien proche de Mengistu jugé aux Pays-Bas http://www.peinedemort.org/document/9612 La Haye - Un proche de l'ancien dictateur marxiste éthiopien Mengistu Hailé Mariam a rejeté lundi toutes les accusations portées contre lui à l'ouverture de son procès aux Pays-Bas pour des crimes commis en Ethiopie pendant la "terreur rouge" des années 1970, dont la mort de 75 prisonniers. "Je rejette toutes les accusations portées contre moi", a assuré Eshetu Alemu, 63 ans, en assurant que le parquet visait "la mauvaise personne". "J'ai vraiment été choqué en apprenant ce que les procureurs m'accusent d'avoir fait, que j'aurais pu me conduire comme ça en tant qu'être humain", a ajouté l'accusé à l'ouverture d'un procès prévu pour durer trois semaines. Ancien homme de main de Mengistu, Eshetu Alemu possède la double nationalité éthiopienne et néerlandaise et réside aux Pays-Bas depuis de nombreuses années. Il est accusé d'une série de crimes, "incluant l'incarcération, la torture et le meurtre d'opposants sous le régime révolutionnaire éthiopien des années 1970", selon un communiqué des services du procureur du tribunal qui va le juger à La Haye. Un total de 321 victimes d'Alemu ont été identifiées. Parmi elles, 75 prisonniers dont l'exécution aurait été ordonnée par le suspect en août 1978 dans une église de la province de Gojjam (nord-ouest) où il était en poste, selon l'accusation. Les corps avaient ensuite été jetés dans une fosse commune. Eshetu est aussi notamment accusé "de l'incarcération et du traitement inhumain de 240 personnes", condamnées à des peines de prison sans avoir été jugées. "Plusieurs témoins ont rapporté qu'elles avaient été enfermées dans de petites cellules surpeuplées, sans presque aucune lumière ni sanitaire, une nourriture et de l'eau en quantité insuffisante, sans soins médicaux", selon les services du procureur. Les Pays-Bas et sa justice "estiment que ce pays ne devrait pas être un hâvre de paix pour des gens qui ont commis des crimes de guerre présumés", a déclaré Wil de Bruin, un port-parole du procureur. Mengistu a dirigé l'Ethiopie d'une main de fer de 1977 à 1991 après la chute de l'empereur Hailé Sélassié. Le "dictateur rouge" avait été renversé après une série de révoltes de groupes insurgés. Eshetu Alemu avait été condamné à mort par contumace en Ethiopie pour le meurtre présumé d'opposants sous le régime Mengistu. Mais cette sentence ne pouvant être exécutée aux Pays-Bas où la peine de mort n'existe pas, un procès dans ce pays "est la meilleure option pour qu'il rende des comptes devant la justice", selon l'accusation. L'accusé a déjà passé deux ans en détention préventive dans l'attente de son procès prévu pour durer trois semaines et auquel viendront témoigner plusieurs de ses victimes qui vivent aujourd'hui en exil. Un proche de victime, Sirak Asfwa, était présent lundi à l'ouverture du procès, brandissant une photo en noir et blanc d'un ami qui, selon lui, a été tué par le régime Mengistu. "Je suis ici car je ne veux pas que la prochaine génération voit ce que j'ai vu, je veux qu'elle soit libre", a-t-il dit à l'AFP.
"Je rejette toutes les accusations portées contre moi", a assuré Eshetu Alemu, 63 ans, en assurant que le parquet visait "la mauvaise personne".

"J'ai vraiment été choqué en apprenant ce que les procureurs m'accusent d'avoir fait, que j'aurais pu me conduire comme ça en tant qu'être humain", a ajouté l'accusé à l'ouverture d'un procès prévu pour durer trois semaines.

Ancien homme de main de Mengistu, Eshetu Alemu possède la double nationalité éthiopienne et néerlandaise et réside aux Pays-Bas depuis de nombreuses années.

Il est accusé d'une série de crimes, "incluant l'incarcération, la torture et le meurtre d'opposants sous le régime révolutionnaire éthiopien des années 1970", selon un communiqué des services du procureur du tribunal qui va le juger à La Haye.

Un total de 321 victimes d'Alemu ont été identifiées. Parmi elles, 75 prisonniers dont l'exécution aurait été ordonnée par le suspect en août 1978 dans une église de la province de Gojjam (nord-ouest) où il était en poste, selon l'accusation. Les corps avaient ensuite été jetés dans une fosse commune.

Eshetu est aussi notamment accusé "de l'incarcération et du traitement inhumain de 240 personnes", condamnées à des peines de prison sans avoir été jugées.

"Plusieurs témoins ont rapporté qu'elles avaient été enfermées dans de petites cellules surpeuplées, sans presque aucune lumière ni sanitaire, une nourriture et de l'eau en quantité insuffisante, sans soins médicaux", selon les services du procureur.

Les Pays-Bas et sa justice "estiment que ce pays ne devrait pas être un hâvre de paix pour des gens qui ont commis des crimes de guerre présumés", a déclaré Wil de Bruin, un port-parole du procureur.

Mengistu a dirigé l'Ethiopie d'une main de fer de 1977 à 1991 après la chute de l'empereur Hailé Sélassié. Le "dictateur rouge" avait été renversé après une série de révoltes de groupes insurgés.

Eshetu Alemu avait été condamné à mort par contumace en Ethiopie pour le meurtre présumé d'opposants sous le régime Mengistu. Mais cette sentence ne pouvant être exécutée aux Pays-Bas où la peine de mort n'existe pas, un procès dans ce pays "est la meilleure option pour qu'il rende des comptes devant la justice", selon l'accusation.

L'accusé a déjà passé deux ans en détention préventive dans l'attente de son procès prévu pour durer trois semaines et auquel viendront témoigner plusieurs de ses victimes qui vivent aujourd'hui en exil.

Un proche de victime, Sirak Asfwa, était présent lundi à l'ouverture du procès, brandissant une photo en noir et blanc d'un ami qui, selon lui, a été tué par le régime Mengistu. "Je suis ici car je ne veux pas que la prochaine génération voit ce que j'ai vu, je veux qu'elle soit libre", a-t-il dit à l'AFP.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9612 Mon, 30 Oct 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Koweït: sept exécutions, dont trois femmes et un prince http://www.peinedemort.org/document/9288 Sept personnes condamnées à mort au Koweït dans des affaires de droit commun, dont un membre de la famille régnante des Al-Sabah et trois femmes, ont été pendues mercredi, les premières exécutions depuis juin 2013, a annoncé un porte-parole du procureur général. L'une des trois suppliciées est une Koweïtienne qui avait été condamnée pour avoir mis le feu à une tente lors d'un mariage, provoquant la mort de 57 personnes. Les deux autres femmes sont de nationalité philippine et éthiopienne. Cheikh Fayçal Abdallah Al-Jaber Al-Sabah, le premier membre de la famille régnante à jamais avoir été exécuté, avait lui été condamné pour avoir tué par balle en 2010 un autre membre des Al-Sabah avec lequel il avait un différend. Les autres suppliciés sont deux Égyptiens, condamnés pour meurtre avec préméditation, et un ressortissant du Bangladesh condamné pour enlèvement et viol. La Koweïtienne Nusra al-Enezi avait été reconnue coupable d'un crime qui avait suscité une vive indignation au Koweït. Selon la justice, elle avait mis le feu en 2009 dans une tente lors du remariage de son époux, provoquant la mort de 57 personnes, principalement des femmes et des enfants. Cette femme avait déclaré lors de son procès avoir voulu se venger de son mari. La Philippine et l'Éthiopienne sont des employées de maison qui ont assassiné, selon la justice koweïtienne, des membres des familles de leurs employeurs.
L'une des trois suppliciées est une Koweïtienne qui avait été condamnée pour avoir mis le feu à une tente lors d'un mariage, provoquant la mort de 57 personnes. Les deux autres femmes sont de nationalité philippine et éthiopienne.

Cheikh Fayçal Abdallah Al-Jaber Al-Sabah, le premier membre de la famille régnante à jamais avoir été exécuté, avait lui été condamné pour avoir tué par balle en 2010 un autre membre des Al-Sabah avec lequel il avait un différend.

Les autres suppliciés sont deux Égyptiens, condamnés pour meurtre avec préméditation, et un ressortissant du Bangladesh condamné pour enlèvement et viol.

La Koweïtienne Nusra al-Enezi avait été reconnue coupable d'un crime qui avait suscité une vive indignation au Koweït. Selon la justice, elle avait mis le feu en 2009 dans une tente lors du remariage de son époux, provoquant la mort de 57 personnes, principalement des femmes et des enfants.

Cette femme avait déclaré lors de son procès avoir voulu se venger de son mari.

La Philippine et l'Éthiopienne sont des employées de maison qui ont assassiné, selon la justice koweïtienne, des membres des familles de leurs employeurs.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9288 Wed, 25 Jan 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Reprise des exécutions capitales au Koweit : 7 exécutions principalement de ressortissants étrangers http://www.peinedemort.org/document/9289 Le Koweït exécute sept condamnés à mort par pendaison. Parmi ces exécutions : trois femmes, une Koweïtienne, une Philippine et une Éthiopienne. Deux des quatre hommes exécutés étaient Égyptiens, un Bangladais et le dernier Koweïtien (Cheikh Fayçal Abdallah Al-Jaber Al-Sabah, membre de la famille régnante). Les précédentes exécutions capitales au Koweït avaient eu lieu en juin 2013.
Parmi ces exécutions : trois femmes, une Koweïtienne, une Philippine et une Éthiopienne.
Deux des quatre hommes exécutés étaient Égyptiens, un Bangladais et le dernier Koweïtien (Cheikh Fayçal Abdallah Al-Jaber Al-Sabah, membre de la famille régnante).

Les précédentes exécutions capitales au Koweït avaient eu lieu en juin 2013.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9289 Wed, 25 Jan 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi