La peine de mort dans le monde — Japon http://www.peinedemort.org/rss/pays?id=JPN Japon : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Thu, 23 Nov 2017 23:09:28 +0100 Tue, 07 Nov 2017 08:14:06 +0100 120 Une "veuve noire" japonaise condamnée à mort pour le meurtre de trois conjoints http://www.peinedemort.org/document/9618 Une ancienne millionnaire au Japon a été condamnée à mort par pendaison mardi pour les meurtres de trois de ses conjoints et une tentative de meurtre sur un quatrième, au terme d'un procès qui a captivé tout le pays. Chisako Kakehi, 70 ans, avait été surnommée la "veuve noire", en référence à cette araignée dévorant les mâles après l'accouplement, mais aussi "l'empoisonneuse" car elle avait parfois recours à du cyanure pour arriver à ses fins. "L'accusée a fait boire du cyanure avec l'intention de tuer dans les quatre cas" pour lesquels elle était jugée, a déclaré mardi Ayako Nakagawa, la juge du tribunal de Kyoto (ouest) où se déroulait le procès de Mme Kakehi depuis fin juin, selon des propos rapportés par la chaîne publique NHK. La justice a rejeté l'argumentation de ses avocats qui plaidaient que l'accusée était atteinte de démence et que par conséquent elle ne pouvait être pénalement responsable. Selon le Parquet, elle supprimait ses amants après avoir veillé à ce qu'ils la désignent comme héritière de leur patrimoine après leur mort. Sur plus de dix ans, elle avait ainsi amassé une fortune d'un milliard de yens (7,6 millions d'euros environ) sous la forme d'assurance vie, de biens immobiliers et de dépôts bancaires, selon la presse. Elle avait par la suite perdu une bonne partie de sa fortune dans des placements financiers hasardeux, et avait été arrêtée en novembre 2014. - 'Je mourrais avec le sourire' - Depuis la mort de son premier conjoint en 1994 des suites d'une maladie, elle aurait eu selon la presse des relations avec une dizaine d'hommes, dont six sont passés de vie à trépas. Elle s'est mariée avec quatre d'entre eux et faisait leur connaissance via des agences matrimoniales qui lui présentaient, à sa demande, des hommes âgés, fortunés, sans enfants et vivant seuls. Du cyanure a été retrouvé dans les corps d'au moins deux de ses anciens conjoints, et les enquêteurs avaient retrouvé des traces du poison dans les poubelles de sa maison à Kyoto. Les enquêteurs avaient aussi retrouvé dans un autre appartement qu'elle possédait à Kyoto du matériel pour administrer des médicaments, ainsi que des livres médicaux. Mme Kakehi avait d'abord clamé son innocence, puis refusé de parler au début de son procès. Mais elle a ensuite créé la surprise en juillet en avouant avoir tué son quatrième époux. "Je l'ai tué (...) parce qu'il donnait à d'autres femmes des dizaines de millions de yens, mais qu'à moi il ne donnait rien", a-t-elle dit au tribunal selon l'agence de presse Jiji. Elle avait déclaré plus tard aux juges qu'elle était prête à affronter la peine capitale: "Même si j'étais exécutée demain, je mourrais avec le sourire". Cependant ses avocats envisagent de faire appel devant une plus haute juridiction, selon les médias, ce qui pourrait prolonger ce feuilleton judiciaire hors norme au Japon.
Chisako Kakehi, 70 ans, avait été surnommée la "veuve noire", en référence à cette araignée dévorant les mâles après l'accouplement, mais aussi "l'empoisonneuse" car elle avait parfois recours à du cyanure pour arriver à ses fins.

"L'accusée a fait boire du cyanure avec l'intention de tuer dans les quatre cas" pour lesquels elle était jugée, a déclaré mardi Ayako Nakagawa, la juge du tribunal de Kyoto (ouest) où se déroulait le procès de Mme Kakehi depuis fin juin, selon des propos rapportés par la chaîne publique NHK.

La justice a rejeté l'argumentation de ses avocats qui plaidaient que l'accusée était atteinte de démence et que par conséquent elle ne pouvait être pénalement responsable.

Selon le Parquet, elle supprimait ses amants après avoir veillé à ce qu'ils la désignent comme héritière de leur patrimoine après leur mort. Sur plus de dix ans, elle avait ainsi amassé une fortune d'un milliard de yens (7,6 millions d'euros environ) sous la forme d'assurance vie, de biens immobiliers et de dépôts bancaires, selon la presse.

Elle avait par la suite perdu une bonne partie de sa fortune dans des placements financiers hasardeux, et avait été arrêtée en novembre 2014.

- 'Je mourrais avec le sourire' -

Depuis la mort de son premier conjoint en 1994 des suites d'une maladie, elle aurait eu selon la presse des relations avec une dizaine d'hommes, dont six sont passés de vie à trépas. Elle s'est mariée avec quatre d'entre eux et faisait leur connaissance via des agences matrimoniales qui lui présentaient, à sa demande, des hommes âgés, fortunés, sans enfants et vivant seuls.

Du cyanure a été retrouvé dans les corps d'au moins deux de ses anciens conjoints, et les enquêteurs avaient retrouvé des traces du poison dans les poubelles de sa maison à Kyoto.

Les enquêteurs avaient aussi retrouvé dans un autre appartement qu'elle possédait à Kyoto du matériel pour administrer des médicaments, ainsi que des livres médicaux.

Mme Kakehi avait d'abord clamé son innocence, puis refusé de parler au début de son procès. Mais elle a ensuite créé la surprise en juillet en avouant avoir tué son quatrième époux.

"Je l'ai tué (...) parce qu'il donnait à d'autres femmes des dizaines de millions de yens, mais qu'à moi il ne donnait rien", a-t-elle dit au tribunal selon l'agence de presse Jiji.

Elle avait déclaré plus tard aux juges qu'elle était prête à affronter la peine capitale: "Même si j'étais exécutée demain, je mourrais avec le sourire".

Cependant ses avocats envisagent de faire appel devant une plus haute juridiction, selon les médias, ce qui pourrait prolonger ce feuilleton judiciaire hors norme au Japon.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9618 Tue, 07 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le Japon réalise ses premières exécutions depuis 8 mois http://www.peinedemort.org/document/9491 (Belga) Le Japon a exécuté par pendaison deux détenus condamnés à la peine de mort, jeudi matin, selon l'agence de presse Kyodo, qui cite des sources anonymes. Il s'agit des premières exécutions du Japon depuis novembre dernier. L'information fournie par Kyodo ne précise pas l'identité des détenus, leur crime ou le lieu des exécutions. Ces décès font grimper le total des exécutions réalisées sous le gouvernement actuel du Premier ministre Shinzo Abe au nombre de 19. Le Japon et les Etats-Unis sont les seules démocraties industrialisées à appliquer la peine capitale, une pratique régulièrement dénoncée par les associations internationales de défense des droits de l'Homme. Celles-ci fustigent en outre un système nippon cruel car les condamnés peuvent attendre des années en isolement et ne sont informés du moment de leur exécution que quelques heures avant. Selon les organisations internationales, les proches du condamné sont, au Japon, mis au courant de l'exécution généralement après qu'elle a eu lieu. Il n'est pas rare que les détenus condamnés à mort attendent pendant 15 ou 20 ans avant d'être exécutés. Amnesty International pointait en 2016 qu'il arrive que les condamnés ne soient pas prévenus de l'arrivée de leur exécution.
Ces décès font grimper le total des exécutions réalisées sous le gouvernement actuel du Premier ministre Shinzo Abe au nombre de 19. Le Japon et les Etats-Unis sont les seules démocraties industrialisées à appliquer la peine capitale, une pratique régulièrement dénoncée par les associations internationales de défense des droits de l'Homme. Celles-ci fustigent en outre un système nippon cruel car les condamnés peuvent attendre des années en isolement et ne sont informés du moment de leur exécution que quelques heures avant. Selon les organisations internationales, les proches du condamné sont, au Japon, mis au courant de l'exécution généralement après qu'elle a eu lieu. Il n'est pas rare que les détenus condamnés à mort attendent pendant 15 ou 20 ans avant d'être exécutés. Amnesty International pointait en 2016 qu'il arrive que les condamnés ne soient pas prévenus de l'arrivée de leur exécution.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9491 Thu, 13 Jul 2017 00:00:00 +0200 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
Deux condamnés à mort exécutés au Japon http://www.peinedemort.org/document/9492 Deux condamnés à mort ont été exécutés jeudi au Japon, portant à 19 le nombre de mises à mort dans l'archipel depuis le retour au pouvoir du Premier ministre conservateur Shinzo Abe fin 2012. Masakatsu Nishikawa, 61 ans, avait été condamné à la peine capitale pour avoir tué quatre tenantes de bars dans l'ouest du Japon en 1991. Koichi Sumida, 34 ans, a pour sa part été reconnu coupable du meurtre d'une de ses collègues en 2011, dont il avait démembré le corps, selon des informations de presse. Ces deux exécutions ont été mises en oeuvre sur ordre du ministre de la Justice, Katsutoshi Kaneda, a précisé le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga. Il avait également autorisé la précédente qui remonte à novembre 2016. Le Japon et les Etats-Unis sont les seules démocraties industrialisées à appliquer la peine capitale, une pratique régulièrement dénoncée par les associations internationales de défense des droits de l'Homme. Celles-ci fustigent en outre un système nippon cruel car les condamnés peuvent attendre des années en isolement et ne sont informés du moment de leur exécution que quelques heures avant. Actuellement, plus d'une centaine de prisonniers patientent dans le couloir de la mort.
Masakatsu Nishikawa, 61 ans, avait été condamné à la peine capitale pour avoir tué quatre tenantes de bars dans l'ouest du Japon en 1991. Koichi Sumida, 34 ans, a pour sa part été reconnu coupable du meurtre d'une de ses collègues en 2011, dont il avait démembré le corps, selon des informations de presse.

Ces deux exécutions ont été mises en oeuvre sur ordre du ministre de la Justice, Katsutoshi Kaneda, a précisé le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga. Il avait également autorisé la précédente qui remonte à novembre 2016.

Le Japon et les Etats-Unis sont les seules démocraties industrialisées à appliquer la peine capitale, une pratique régulièrement dénoncée par les associations internationales de défense des droits de l'Homme. Celles-ci fustigent en outre un système nippon cruel car les condamnés peuvent attendre des années en isolement et ne sont informés du moment de leur exécution que quelques heures avant.

Actuellement, plus d'une centaine de prisonniers patientent dans le couloir de la mort.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9492 Thu, 13 Jul 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Deux exécutions capitales au Japon http://www.peinedemort.org/document/9493 Masakatsu Nishikawa et Koichi Sumida, tous deux condamnés à mort pour meurtre, ont été exécutés au Japon. La précédente exécution remontait à novembre 2016. La précédente exécution remontait à novembre 2016.]]> http://www.peinedemort.org/document/9493 Thu, 13 Jul 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi Le Rapporteur Général condamne les exécutions au Japon http://www.peinedemort.org/document/9501 Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) - QUESTIONS JURIDIQUES ET DROITS DE L'HOMME Le Rapporteur Général sur l'abolition de la peine de mort de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), a vivement condamné l'exécution de deux hommes - Masakatsu Nishikawa et Koichi Sumida – au Japon le 6 juillet 2017. « Je suis indigné que le Japon, qui a le statut d'observateur au Conseil de l'Europe, continue d'appliquer la peine de mort. Ceci est encore plus regrettable quand on sait que les condamnés ne sont prévenus que quelques heures avant leur exécution, et que les familles et les avocats ne sont alertés du sort de ceux-ci qu'après leur mise à mort. De plus, Masakatsu Nishikawa a été exécuté alors même qu'il avait demandé la réouverture de son procès », a déclaré le rapporteur. « La majeure partie des Etats dans le monde se sont détournés de la peine de mort, qui est en toutes circonstances un traitement cruel et inhumain. J'exhorte le Japon à faire de même et à abolir la peine capitale », a-t-il conclu.

Le Rapporteur Général sur l'abolition de la peine de mort de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE), Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), a vivement condamné l'exécution de deux hommes - Masakatsu Nishikawa et Koichi Sumida – au Japon le 6 juillet 2017.

« Je suis indigné que le Japon, qui a le statut d'observateur au Conseil de l'Europe, continue d'appliquer la peine de mort. Ceci est encore plus regrettable quand on sait que les condamnés ne sont prévenus que quelques heures avant leur exécution, et que les familles et les avocats ne sont alertés du sort de ceux-ci qu'après leur mise à mort. De plus, Masakatsu Nishikawa a été exécuté alors même qu'il avait demandé la réouverture de son procès », a déclaré le rapporteur.

« La majeure partie des Etats dans le monde se sont détournés de la peine de mort, qui est en toutes circonstances un traitement cruel et inhumain. J'exhorte le Japon à faire de même et à abolir la peine capitale », a-t-il conclu. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9501 Thu, 13 Jul 2017 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
Japon: peine de mort maintenue pour une "veuve noire" http://www.peinedemort.org/document/9400 Une "veuve noire" japonaise reconnue coupable du meurtre de trois compagnons rencontrés en ligne et dont elle convoitait l'argent a vu vendredi sa peine de mort maintenue après le rejet par la Cour suprême d'un ultime recours. En 2012, Kanae Kijima, à présent âgée de 42 ans, avait été condamnée à la mort par pendaison. Elle empoisonnait ses victimes au monoxyde de carbone après les avoir préalablement endormies à l'aide de somnifères. Un porte-parole de la Cour suprême a confirmé le rejet de son appel. Sa défense avait clamé son innocence, affirmant que les trois hommes avait dû se suicider, selon la chaîne de télévision publique NHK. Une autre femme surnommée "la veuve noire" en allusion à cette araignée mangeuse de mâles, Chisako Kakehi, 70 ans, accusée du meurtre de plusieurs hommes pour toucher la prime d'assurance, attend son procès en juin. Le Japon et les Etats-Unis sont les seules démocraties industrialisées à appliquer la peine capitale, une pratique régulièrement dénoncée par les associations internationales de défense des droits de l'homme. Ces organisations soulignent par ailleurs que le système japonais est cruel car les condamnés peuvent attendre leur exécution pendant des années et ne sont informés du moment de leur mort que quelques heures avant. Les sondages montrent cependant que la peine capitale est largement soutenue par les Japonais.
En 2012, Kanae Kijima, à présent âgée de 42 ans, avait été condamnée à la mort par pendaison. Elle empoisonnait ses victimes au monoxyde de carbone après les avoir préalablement endormies à l'aide de somnifères.

Un porte-parole de la Cour suprême a confirmé le rejet de son appel. Sa défense avait clamé son innocence, affirmant que les trois hommes avait dû se suicider, selon la chaîne de télévision publique NHK.

Une autre femme surnommée "la veuve noire" en allusion à cette araignée mangeuse de mâles, Chisako Kakehi, 70 ans, accusée du meurtre de plusieurs hommes pour toucher la prime d'assurance, attend son procès en juin.

Le Japon et les Etats-Unis sont les seules démocraties industrialisées à appliquer la peine capitale, une pratique régulièrement dénoncée par les associations internationales de défense des droits de l'homme.

Ces organisations soulignent par ailleurs que le système japonais est cruel car les condamnés peuvent attendre leur exécution pendant des années et ne sont informés du moment de leur mort que quelques heures avant.

Les sondages montrent cependant que la peine capitale est largement soutenue par les Japonais.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9400 Fri, 14 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Décision du Comité des Ministres - Abolition de la peine de mort en Europe http://www.peinedemort.org/document/9228 1272e réunion – 30 novembre 2016 - Point 4.1 Décisions Les Délégués 1. réaffirment leur opposition sans équivoque à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances, et réitèrent l'objectif de créer un espace sans peine de mort en Europe ; 2. se félicitent de la tendance mondiale vers l'abolition de la peine de mort et encouragent tous les Etats membres à soutenir cette tendance en intervenant auprès des autorités des pays qui utilisent encore la peine de mort ; 3. réitèrent leur appel ferme et pressant à la Fédération de Russie, seul Etat membre n'ayant pas encore aboli la peine de mort, afin qu'elle prenne sans délai toutes les mesures nécessaires pour transformer le moratoire existant sur la peine capitale en abolition de jure de la peine de mort et ratifier le Protocole n° 6 à la Convention européenne des droits de l'homme ; 4. prennent note des informations fournies par la Fédération de Russie sur les mesures prises à cet effet ; 5. encouragent les Etats qui n'ont pas encore signé et/ou ratifié le Protocole n° 13 à le faire rapidement ; 6. prennent note des informations fournies par l'Arménie sur les mesures prises concernant la ratification du Protocole n° 13 et regrettent que les autres pays concernés n'aient pas encore répondu à leur invitation à fournir de plus amples informations sur les mesures prises à cet effet ; 7. déplorent vivement que, contrairement à la tendance mondiale à l'abolition, quatre nouvelles condamnations à mort ont été prononcées au Belarus depuis leur dernier échange de vues les 7 et 8 octobre 2015, respectivement à l'encontre de M. Ivan Kulesh le 20 novembre 2015, de M. Henadz Yakavitski le 5 janvier 2016, de M. Sergej Khmelevsky le 16 février 2016 et de M. Siarhei Vostrykau le 19 mai 2016 ; 8. condamnent les récentes exécutions de M. Ivan Kulesh et de M. Sergei Khmelevsky, qui ont eu lieu immédiatement avant leur débat sur l'abolition de la peine de mort ; 9. réitèrent leur appel pressant aux autorités du Bélarus à instaurer sans délai un moratoire officiel sur les exécutions comme premier pas vers l'abolition de la peine de mort, et à commuer les peines de mort qui ont été prononcées ; et, dans l'intervalle, à assurer que les exécutions garantissent les standards minimum internationaux. Cela implique, entre autres, que les exécutions ne devraient pas concerner des personnes atteintes de maladie mentale ou de déficience intellectuelle, ni avoir lieu sans notification préalable aux membres de la famille et aux avocats des condamnés ; 10. réitèrent leur disponibilité à apporter aux autorités du Bélarus l'assistance dont elles pourraient avoir besoin pour introduire ce moratoire formel, éventuellement dans le cadre des activités du Conseil de l'Europe pour le Bélarus en 2017, mais aussi en coopération avec le Point d'information du Conseil de l'Europe à Minsk ; 11. regrettent vivement que le Japon et les Etats-Unis, Etats observateurs auprès du Conseil de l'Europe, continuent également de procéder à des exécutions et appellent les autorités de ces pays à promouvoir un débat ouvert et démocratique en vue de l'abolition de la peine de mort, en veillant, dans l'intervalle, à assurer que les exécutions remplissent les standards minimum internationaux. Cela implique, entre autres, que les exécutions ne devraient pas concerner des personnes atteintes de maladie mentale ou de déficience intellectuelle ; 12. notent avec grande préoccupation, que suite à l'élection nationale aux Etats-Unis le 8 novembre 2016, la peine de mort a été formellement introduite dans la Constitution de l'Oklahoma et que l'interdiction de la peine de mort a été abrogée dans le Nebraska ; 13. conviennent de reprendre l'examen de ce point lors de l'une de leurs prochaines réunions, au plus tard en avril 2017, à la lumière d'informations supplémentaires à fournir, avant la mi-mars 2017, sur le Protocole n° 6 par la Fédération de Russie, sur le Protocole n° 13 par les pays qui n'ont pas encore signé et/ou ratifié ce Protocole, et sur la situation au Bélarus.
Décisions

Les Délégués

1. réaffirment leur opposition sans équivoque à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances, et réitèrent l'objectif de créer un espace sans peine de mort en Europe ;

2. se félicitent de la tendance mondiale vers l'abolition de la peine de mort et encouragent tous les Etats membres à soutenir cette tendance en intervenant auprès des autorités des pays qui utilisent encore la peine de mort ;

3. réitèrent leur appel ferme et pressant à la Fédération de Russie, seul Etat membre n'ayant pas encore aboli la peine de mort, afin qu'elle prenne sans délai toutes les mesures nécessaires pour transformer le moratoire existant sur la peine capitale en abolition de jure de la peine de mort et ratifier le Protocole n° 6 à la Convention européenne des droits de l'homme ;

4. prennent note des informations fournies par la Fédération de Russie sur les mesures prises à cet effet ;

5. encouragent les Etats qui n'ont pas encore signé et/ou ratifié le Protocole n° 13 à le faire rapidement ;

6. prennent note des informations fournies par l'Arménie sur les mesures prises concernant la ratification du Protocole n° 13 et regrettent que les autres pays concernés n'aient pas encore répondu à leur invitation à fournir de plus amples informations sur les mesures prises à cet effet ;

7. déplorent vivement que, contrairement à la tendance mondiale à l'abolition, quatre nouvelles condamnations à mort ont été prononcées au Belarus depuis leur dernier échange de vues les 7 et 8 octobre 2015, respectivement à l'encontre de M. Ivan Kulesh le 20 novembre 2015, de M. Henadz Yakavitski le 5 janvier 2016, de M. Sergej Khmelevsky le 16 février 2016 et de M. Siarhei Vostrykau le 19 mai 2016 ;

8. condamnent les récentes exécutions de M. Ivan Kulesh et de M. Sergei Khmelevsky, qui ont eu lieu immédiatement avant leur débat sur l'abolition de la peine de mort ;

9. réitèrent leur appel pressant aux autorités du Bélarus à instaurer sans délai un moratoire officiel sur les exécutions comme premier pas vers l'abolition de la peine de mort, et à commuer les peines de mort qui ont été prononcées ; et, dans l'intervalle, à assurer que les exécutions garantissent les standards minimum internationaux. Cela implique, entre autres, que les exécutions ne devraient pas concerner des personnes atteintes de maladie mentale ou de déficience intellectuelle, ni avoir lieu sans notification préalable aux membres de la famille et aux avocats des condamnés ;

10. réitèrent leur disponibilité à apporter aux autorités du Bélarus l'assistance dont elles pourraient avoir besoin pour introduire ce moratoire formel, éventuellement dans le cadre des activités du Conseil de l'Europe pour le Bélarus en 2017, mais aussi en coopération avec le Point d'information du Conseil de l'Europe à Minsk ;

11. regrettent vivement que le Japon et les Etats-Unis, Etats observateurs auprès du Conseil de l'Europe, continuent également de procéder à des exécutions et appellent les autorités de ces pays à promouvoir un débat ouvert et démocratique en vue de l'abolition de la peine de mort, en veillant, dans l'intervalle, à assurer que les exécutions remplissent les standards minimum internationaux. Cela implique, entre autres, que les exécutions ne devraient pas concerner des personnes atteintes de maladie mentale ou de déficience intellectuelle ;

12. notent avec grande préoccupation, que suite à l'élection nationale aux Etats-Unis le 8 novembre 2016, la peine de mort a été formellement introduite dans la Constitution de l'Oklahoma et que l'interdiction de la peine de mort a été abrogée dans le Nebraska ;

13. conviennent de reprendre l'examen de ce point lors de l'une de leurs prochaines réunions, au plus tard en avril 2017, à la lumière d'informations supplémentaires à fournir, avant la mi-mars 2017, sur le Protocole n° 6 par la Fédération de Russie, sur le Protocole n° 13 par les pays qui n'ont pas encore signé et/ou ratifié ce Protocole, et sur la situation au Bélarus.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9228 Wed, 30 Nov 2016 00:00:00 +0100 Conseil de l'Europe