La peine de mort dans le monde — Nigéria http://www.peinedemort.org/rss/pays?id=NGA Nigéria : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Mon, 20 Nov 2017 06:34:24 +0100 Tue, 11 Apr 2017 21:55:36 +0200 120 Diminution de 48% des exécutions en Afrique subsaharienne (Amnesty) http://www.peinedemort.org/document/9389 APA-Dakar (Sénégal) - Vingt-deux personnes condamnées à la peine capitale ont été exécutées en Afrique subsaharienne en 2016 contre 43 en 2015, soit une diminution de 48% des exécutions dans cette partie du continent, révèle Amnesty international dans son dernier rapport sur la peine de mort publié mardi à Dakar. Pourtant, souligne la même source, le nombre de pays où se sont déroulées les exécutions est passé de quatre à cinq : Botswana, Nigeria, Somalie, le Soudan, Sud Soudan et Nigeria. Dans le détail, note le rapport, le Botswana a exécuté une personne en 2016 et au Nigeria, précisément dans l'Etat d'Edo, trois personnes ont été exécutées. Toujours au Nigeria, 527 personnes ont été condamnées à mort, renseigne le rapport. Selon, en outre, Samira Daoud, Directrice régionale adjointe bureau d'Amnesty International pour l'Afrique du Centre et de l'Ouest, « au moins 160 condamnations à la peine capitale ont été prononcées par des tribunaux militaires dans la ville de Maoua », à l'extrême nord du Cameroun. « A l'heure actuelle, indique le rapport, 19 pays de la région ont aboli la peine de mort pour tous les crimes », à l'exception de la Guinée qui prévoit toujours la peine capitale pour des crimes exceptionnels. Toutefois, le rapport signale qu'un projet de loi visant à supprimer toutes les dispositions de la peine de mort du Code militaire est sur la table de l'assemblée nationale guinéenne. A l'échelle mondiale, 104 pays ont, selon Amnesty, aboli la peine de mort pour tous les crimes. Au plan individuel, Amnesty International demande la libération « immédiate et sans condition » d'Ahmed Baba, correspondant de Radio France Internationale (RFI). Le procureur a requis la peine capitale contre M. Baba, détenu au Cameroun depuis juillet 2015 pour « complicité d'acte de terrorisme » et de « non-dénonciation d'actes de terrorisme ».
Pourtant, souligne la même source, le nombre de pays où se sont déroulées les exécutions est passé de quatre à cinq : Botswana, Nigeria, Somalie, le Soudan, Sud Soudan et Nigeria.

Dans le détail, note le rapport, le Botswana a exécuté une personne en 2016 et au Nigeria, précisément dans l'Etat d'Edo, trois personnes ont été exécutées.

Toujours au Nigeria, 527 personnes ont été condamnées à mort, renseigne le rapport.

Selon, en outre, Samira Daoud, Directrice régionale adjointe bureau d'Amnesty International pour l'Afrique du Centre et de l'Ouest, « au moins 160 condamnations à la peine capitale ont été prononcées par des tribunaux militaires dans la ville de Maoua », à l'extrême nord du Cameroun.

« A l'heure actuelle, indique le rapport, 19 pays de la région ont aboli la peine de mort pour tous les crimes », à l'exception de la Guinée qui prévoit toujours la peine capitale pour des crimes exceptionnels.

Toutefois, le rapport signale qu'un projet de loi visant à supprimer toutes les dispositions de la peine de mort du Code militaire est sur la table de l'assemblée nationale guinéenne.

A l'échelle mondiale, 104 pays ont, selon Amnesty, aboli la peine de mort pour tous les crimes.

Au plan individuel, Amnesty International demande la libération « immédiate et sans condition » d'Ahmed Baba, correspondant de Radio France Internationale (RFI).

Le procureur a requis la peine capitale contre M. Baba, détenu au Cameroun depuis juillet 2015 pour « complicité d'acte de terrorisme » et de « non-dénonciation d'actes de terrorisme ».]]>
http://www.peinedemort.org/document/9389 Tue, 11 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence de Presse Africaine - APA
Les exécutions ont baissé de 37% dans le monde en 2016 (Amnesty) http://www.peinedemort.org/document/9390 La justice américaine a prononcé 32 condamnations à mort en 2016, un plus bas depuis 1973, et les exécutions ont également diminué de 37% dans le monde l'an dernier, a annoncé mardi Amnesty International. Au total, 32 condamnations à mort ont été prononcées aux Etats-Unis en 2016, un plus bas depuis 1973, et 20 exécutions ont eu lieu, ce qui place le pays en septième position dans le classement de ceux qui exécutent le plus dans le monde derrière la Chine (plusieurs milliers), l'Iran (+ de 567), l'Arabie saoudite (+ de 154), l'Irak (+ de 88), le Pakistan (87) et l'Egypte (44). Pour Salil Shetty, le secrétaire général de l'organisation non gouvernementale (ONG) basée à Londres, ce déclin est "un signe d'espoir pour les militants qui font campagne depuis longtemps pour mettre fin à la peine capitale". "Le débat est clairement en train de changer", juge-t-il dans le rapport annuel mondial sur la peine de mort d'Amnesty. Amnesty a ajouté qu'il s'agissait "d'un signe clair que les juges, les procureurs et les jurés se détournent de la peine de mort comme moyen de rendre la justice". Le rapport note également de fortes baisses dans le nombre d'exécutions en Iran -- en baisse de 42% à 567 en 2016-- et au Pakistan, en baisse de 73% à 87. Il y a aussi eu moins d'exécutions en Afrique sub-saharienne mais le nombre de condamnations à mort a plus que doublé, principalement à cause d'une forte augmentation au Nigeria. Au total, Amnesty a répertorié 1.032 exécutions dans le monde en 2016 contre 1.634 en 2015, qui était un plus haut depuis 1989. Ces statistiques ne prennent pas en compte la Chine qui exécute, selon Amnesty, davantage de personnes que tous les autres pays du monde cumulés, mais en gardant secret tout chiffre officiel. "La Chine veut être un leader sur la scène mondiale mais quand il s'agit de la peine de mort, elle suit le pire chemin possible en exécutant davantage de personnes chaque année que tout autre pays dans le monde", a regretté Salil Shetty. "Il est grand temps pour la Chine de lever le voile sur ce secret mortel et de devenir finalement transparente sur son système de peine de mort", a-t-il appelé de ses voeux. Amnesty a indiqué avoir répertorié pour le pays des articles de presse sur l'exécution d'au moins 931 personnes entre 2014 et 2016, une fraction du nombre total, mais seulement 85% étaient enregistrées dans une base de données étatique.
Au total, 32 condamnations à mort ont été prononcées aux Etats-Unis en 2016, un plus bas depuis 1973, et 20 exécutions ont eu lieu, ce qui place le pays en septième position dans le classement de ceux qui exécutent le plus dans le monde derrière la Chine (plusieurs milliers), l'Iran (+ de 567), l'Arabie saoudite (+ de 154), l'Irak (+ de 88), le Pakistan (87) et l'Egypte (44).

Pour Salil Shetty, le secrétaire général de l'organisation non gouvernementale (ONG) basée à Londres, ce déclin est "un signe d'espoir pour les militants qui font campagne depuis longtemps pour mettre fin à la peine capitale".
"Le débat est clairement en train de changer", juge-t-il dans le rapport annuel mondial sur la peine de mort d'Amnesty.
Amnesty a ajouté qu'il s'agissait "d'un signe clair que les juges, les procureurs et les jurés se détournent de la peine de mort comme moyen de rendre la justice".

Le rapport note également de fortes baisses dans le nombre d'exécutions en Iran -- en baisse de 42% à 567 en 2016-- et au Pakistan, en baisse de 73% à 87.
Il y a aussi eu moins d'exécutions en Afrique sub-saharienne mais le nombre de condamnations à mort a plus que doublé, principalement à cause d'une forte augmentation au Nigeria.

Au total, Amnesty a répertorié 1.032 exécutions dans le monde en 2016 contre 1.634 en 2015, qui était un plus haut depuis 1989.
Ces statistiques ne prennent pas en compte la Chine qui exécute, selon Amnesty, davantage de personnes que tous les autres pays du monde cumulés, mais en gardant secret tout chiffre officiel.
"La Chine veut être un leader sur la scène mondiale mais quand il s'agit de la peine de mort, elle suit le pire chemin possible en exécutant davantage de personnes chaque année que tout autre pays dans le monde", a regretté Salil Shetty.
"Il est grand temps pour la Chine de lever le voile sur ce secret mortel et de devenir finalement transparente sur son système de peine de mort", a-t-il appelé de ses voeux.

Amnesty a indiqué avoir répertorié pour le pays des articles de presse sur l'exécution d'au moins 931 personnes entre 2014 et 2016, une fraction du nombre total, mais seulement 85% étaient enregistrées dans une base de données étatique.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9390 Tue, 11 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Nigeria: deux policiers condamnés à mort pour des meurtres datant de 2005 http://www.peinedemort.org/document/9355 Deux policiers ont été condamnés à mort jeudi par un tribunal nigérian pour le meurtre en 2005 de six civils à la périphérie de la capitale Abuja, un crime qui avait fait grand bruit dans le pays à l'époque. Le juge Ishaq Bello s'est dit "contraint de condamner" Ezekiel Acheneche et Emmanuel Baba "pour les exécutions extra-judiciaires d'innocents". "Les deux prévenus n'ont aucun respect du caractère sacré des vies humaines. Ils sont non seulement trop zélés mais aussi complètement irresponsables", a-t-il ajouté. Le crime d'homicide volontaire est "puni par la peine capitale", a déclaré le juge dans le tribunal. Six policiers avaient initialement été inculpés de complot et d'homicide volontaire après que six commerçants de l'ethnie Igbo avaient été tués en juin 2015 dans le quartier Apo, dans la capitale. Ces meurtres avaient choqué la population, et le président nigérian en place à l'époque, Olusegun Obasanjo, avait dû intervenir, en annonçant la mise en place d'une commission judiciaire pour enquêter sur l'incident. Les deux policiers condamnés jeudi - qui ont nié ces accusations de meurtres - ont affirmé que les commerçants, surnommés depuis les "Apo Six" (les Six d'Apo, ndlr), étaient des bandits armés et qu'ils avaient refusé de d'arrêter leur véhicule lors d'un contrôle routier. Mais selon l'accusation, ces six personnes ont été assassinées alors qu'elles revenaient d'une discothèque et elles n'avaient aucun lien avec une activité criminelle. Quatre des six personnes avaient été tuées par balles sur le coup, mais deux autres - un jeune homme et une jeune femme - avaient été blessés, puis transportées à l'extérieur de la ville et exécutées, selon l'accusation. Quatre des six policiers initialement accusés du meurtre des quatre commerçants tués sur le coup ont été acquittés pour manque de preuves, a expliqué le juge Bello. Les policiers Ezekiel Acheneche et Emmanuel Baba ont eux été reconnus coupables d'avoir exécuté la jeune femme et le jeune homme. "Il n'y a aucun élément pour prouver que ces deux personnes, un garçon et une fille, aient fait quoi que ce soit qui aurait représenté une menace pour les accusés", a souligné le juge. La police nigériane est régulièrement accusée de perpétrer des exécutions extra-judiciaires, des arrestations arbitraires et d'avoir recours à la torture en détention. Mais les policiers sont rarement condamnés pour ces faits.
Le juge Ishaq Bello s'est dit "contraint de condamner" Ezekiel Acheneche et Emmanuel Baba "pour les exécutions extra-judiciaires d'innocents". "Les deux prévenus n'ont aucun respect du caractère sacré des vies humaines. Ils sont non seulement trop zélés mais aussi complètement irresponsables", a-t-il ajouté.

Le crime d'homicide volontaire est "puni par la peine capitale", a déclaré le juge dans le tribunal.
Six policiers avaient initialement été inculpés de complot et d'homicide volontaire après que six commerçants de l'ethnie Igbo avaient été tués en juin 2015 dans le quartier Apo, dans la capitale.

Ces meurtres avaient choqué la population, et le président nigérian en place à l'époque, Olusegun Obasanjo, avait dû intervenir, en annonçant la mise en place d'une commission judiciaire pour enquêter sur l'incident.
Les deux policiers condamnés jeudi - qui ont nié ces accusations de meurtres - ont affirmé que les commerçants, surnommés depuis les "Apo Six" (les Six d'Apo, ndlr), étaient des bandits armés et qu'ils avaient refusé de d'arrêter leur véhicule lors d'un contrôle routier.
Mais selon l'accusation, ces six personnes ont été assassinées alors qu'elles revenaient d'une discothèque et elles n'avaient aucun lien avec une activité criminelle.

Quatre des six personnes avaient été tuées par balles sur le coup, mais deux autres - un jeune homme et une jeune femme - avaient été blessés, puis transportées à l'extérieur de la ville et exécutées, selon l'accusation.
Quatre des six policiers initialement accusés du meurtre des quatre commerçants tués sur le coup ont été acquittés pour manque de preuves, a expliqué le juge Bello.

Les policiers Ezekiel Acheneche et Emmanuel Baba ont eux été reconnus coupables d'avoir exécuté la jeune femme et le jeune homme.
"Il n'y a aucun élément pour prouver que ces deux personnes, un garçon et une fille, aient fait quoi que ce soit qui aurait représenté une menace pour les accusés", a souligné le juge.
La police nigériane est régulièrement accusée de perpétrer des exécutions extra-judiciaires, des arrestations arbitraires et d'avoir recours à la torture en détention. Mais les policiers sont rarement condamnés pour ces faits.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9355 Thu, 09 Mar 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Nigeria: Amnesty International dénonce l'exécution de trois condamnés à mort http://www.peinedemort.org/document/9250 L'ONG de défense des droits de l'Homme, Amnesty International, a dénoncé vendredi l'exécution de trois condamnés à mort dans l'Etat d'Edo, dans le sud du Nigeria qui n'avait pas eu recours à la peine capitale depuis 2013. "Amnesty International condamne fermement l'exécution de trois prisonniers, le 23 décembre 2016, dans la prison de Benin City (Etat d'Edo), et demande aux autorités nigérianes de ne procéder à aucune autre exécution", a annoncé Makmid Kamara, le porte-parole, dans un communiqué. "Le gouvernement nigérian, au niveau fédéral et local, doit retourner à un moratoire sur les exécutions, et suivre l'objectif d'abolir la peine de mort", écrit M. Kamara. Les trois condamnés à mort avaient été arrêtés il y a plus de vingt ans pour braquage à main armé, pendant la dictature militaire, alors que le système judiciaire n'était pas indépendant et qu'il n'y avait aucun droit d'appel. Ils ont été exécutés par pendaison. Plus de 1.600 condamnés à mort sont toujours incarcérés au Nigeria (chiffres année 2015, Amnesty International). En 2014, le pays avait prononcé un record de 659 condamnations à la peine capitale, dont 70 soldats qui avaient été jugés par la Cour martiale pour mutinerie. Les militaires s'étaient plaint de n'être pas suffisamment armés face aux combattants de Boko Haram. Le débat sur l'application de la peine de mort, qui a un fort soutien de la population, est régulièrement relancé, notamment dans les Etats du sud du pays où les kidnappings sont fréquents, ou, plus récemment, pour les auteurs de scandales de corruption. Dans le Nord, 12 Etats musulmans imposent la loi islamique de la Charia depuis 2000 et veulent conserver cette peine pour les crimes dénoncés dans le Coran (notamment viols et adultères).
"Amnesty International condamne fermement l'exécution de trois prisonniers, le 23 décembre 2016, dans la prison de Benin City (Etat d'Edo), et demande aux autorités nigérianes de ne procéder à aucune autre exécution", a annoncé Makmid Kamara, le porte-parole, dans un communiqué.
"Le gouvernement nigérian, au niveau fédéral et local, doit retourner à un moratoire sur les exécutions, et suivre l'objectif d'abolir la peine de mort", écrit M. Kamara.

Les trois condamnés à mort avaient été arrêtés il y a plus de vingt ans pour braquage à main armé, pendant la dictature militaire, alors que le système judiciaire n'était pas indépendant et qu'il n'y avait aucun droit d'appel.
Ils ont été exécutés par pendaison. Plus de 1.600 condamnés à mort sont toujours incarcérés au Nigeria (chiffres année 2015, Amnesty International).

En 2014, le pays avait prononcé un record de 659 condamnations à la peine capitale, dont 70 soldats qui avaient été jugés par la Cour martiale pour mutinerie. Les militaires s'étaient plaint de n'être pas suffisamment armés face aux combattants de Boko Haram.

Le débat sur l'application de la peine de mort, qui a un fort soutien de la population, est régulièrement relancé, notamment dans les Etats du sud du pays où les kidnappings sont fréquents, ou, plus récemment, pour les auteurs de scandales de corruption.

Dans le Nord, 12 Etats musulmans imposent la loi islamique de la Charia depuis 2000 et veulent conserver cette peine pour les crimes dénoncés dans le Coran (notamment viols et adultères).]]>
http://www.peinedemort.org/document/9250 Fri, 30 Dec 2016 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP