La peine de mort dans le monde — Soudan http://www.peinedemort.org/rss/pays?id=SDN Soudan : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Sat, 25 Nov 2017 01:05:56 +0100 Thu, 28 Sep 2017 07:31:54 +0200 120 Soudan: un étudiant condamné à mort pour le meurtre d'un policier (avocat) http://www.peinedemort.org/document/9563 Khartoum - Un tribunal soudanais a condamné dimanche à la peine de mort un étudiant jugé coupable d'avoir tué un policier lors de manifestations l'année dernière dans la capitale soudanaise, a indiqué son avocat. Asim Omer, étudiant à l'université de Khartoum, avait été arrêté en décembre et inculpé pour le meurtre d'un policier au cours d'affrontements ayant opposé en avril 2016 des centaines d'étudiants aux forces de sécurité sur le campus universitaire. "Le juge a condamné Asim Omer à la peine de mort par pendaison, le jugeant coupable d'avoir tué un policier", a déclaré à l'AFP au sortir de l'audience Mohamed Arabi, l'avocat de l'étudiant, ajoutant qu'il allait interjeter appel. Un correspondant de l'AFP sur place n'a pas pu accéder à la salle d'audience pour le prononcé de la sentence. Plusieurs étudiants se sont rassemblés devant le tribunal pour protester contre le jugement avant que la police ne les disperse à coups de gaz lacrymogène, selon ce correspondant. D'autres rassemblements de protestations ont ensuite eu lieu dans et autour de l'université mais la police y a également mis fin avec des gaz lacrymogènes. Le Parti populaire du Congrès, formation de l'opposition soudanaise dont l'étudiant condamné est membre, s'est également élevé contre le jugement. "La peine imposée à Asim Omer est illégale car le juge n'avait pas suffisamment de preuves pour le condamner", a affirmé le parti dans un communiqué. "Nous poursuivrons la bataille devant la justice et toutes les options pour sauver sa vie restent ouvertes pour nous", a ajouté ce parti. De son côté, Mudawi Ibrahim Adam, un défenseur des droits de l'Homme renommé qui avait récemment été emprisonné, a estimé que "ce jugement va affecter l'image du pays et du système judiciaire". "Si des gens manifestent, les autorités doivent s'asseoir avec eux et comprendre ce qui se passe", a-t-il ajouté. Les étudiants soudanais ont manifesté à plusieurs reprises l'an dernier contre un projet présumé de vente de bâtiments appartenant à l'université de Khartoum. Le gouvernement avait nié avoir une telle intention. Par ailleurs, plusieurs manifestations antigouvernementales réprimées par la police ont eu lieu en 2016, notamment après l'annonce par Khartoum d'une forte hausse du carburant dans le cadre d'une série de réformes économiques. En 2013, des milliers de manifestants appelant à la chute du président Omar el-Béchir avaient été réprimés par les forces de sécurité soudanaises et, selon Amnesty International, au moins 200 d'entre eux avaient été tués et des centaines blessés. Les autorités avaient fait état de moins de 100 morts.
Asim Omer, étudiant à l'université de Khartoum, avait été arrêté en décembre et inculpé pour le meurtre d'un policier au cours d'affrontements ayant opposé en avril 2016 des centaines d'étudiants aux forces de sécurité sur le campus universitaire.

"Le juge a condamné Asim Omer à la peine de mort par pendaison, le jugeant coupable d'avoir tué un policier", a déclaré à l'AFP au sortir de l'audience Mohamed Arabi, l'avocat de l'étudiant, ajoutant qu'il allait interjeter appel.

Un correspondant de l'AFP sur place n'a pas pu accéder à la salle d'audience pour le prononcé de la sentence.

Plusieurs étudiants se sont rassemblés devant le tribunal pour protester contre le jugement avant que la police ne les disperse à coups de gaz lacrymogène, selon ce correspondant.

D'autres rassemblements de protestations ont ensuite eu lieu dans et autour de l'université mais la police y a également mis fin avec des gaz lacrymogènes.

Le Parti populaire du Congrès, formation de l'opposition soudanaise dont l'étudiant condamné est membre, s'est également élevé contre le jugement.

"La peine imposée à Asim Omer est illégale car le juge n'avait pas suffisamment de preuves pour le condamner", a affirmé le parti dans un communiqué.

"Nous poursuivrons la bataille devant la justice et toutes les options pour sauver sa vie restent ouvertes pour nous", a ajouté ce parti.

De son côté, Mudawi Ibrahim Adam, un défenseur des droits de l'Homme renommé qui avait récemment été emprisonné, a estimé que "ce jugement va affecter l'image du pays et du système judiciaire".

"Si des gens manifestent, les autorités doivent s'asseoir avec eux et comprendre ce qui se passe", a-t-il ajouté.

Les étudiants soudanais ont manifesté à plusieurs reprises l'an dernier contre un projet présumé de vente de bâtiments appartenant à l'université de Khartoum. Le gouvernement avait nié avoir une telle intention.

Par ailleurs, plusieurs manifestations antigouvernementales réprimées par la police ont eu lieu en 2016, notamment après l'annonce par Khartoum d'une forte hausse du carburant dans le cadre d'une série de réformes économiques.

En 2013, des milliers de manifestants appelant à la chute du président Omar el-Béchir avaient été réprimés par les forces de sécurité soudanaises et, selon Amnesty International, au moins 200 d'entre eux avaient été tués et des centaines blessés. Les autorités avaient fait état de moins de 100 morts.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9563 Sun, 24 Sep 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Diminution de 48% des exécutions en Afrique subsaharienne (Amnesty) http://www.peinedemort.org/document/9389 APA-Dakar (Sénégal) - Vingt-deux personnes condamnées à la peine capitale ont été exécutées en Afrique subsaharienne en 2016 contre 43 en 2015, soit une diminution de 48% des exécutions dans cette partie du continent, révèle Amnesty international dans son dernier rapport sur la peine de mort publié mardi à Dakar. Pourtant, souligne la même source, le nombre de pays où se sont déroulées les exécutions est passé de quatre à cinq : Botswana, Nigeria, Somalie, le Soudan, Sud Soudan et Nigeria. Dans le détail, note le rapport, le Botswana a exécuté une personne en 2016 et au Nigeria, précisément dans l'Etat d'Edo, trois personnes ont été exécutées. Toujours au Nigeria, 527 personnes ont été condamnées à mort, renseigne le rapport. Selon, en outre, Samira Daoud, Directrice régionale adjointe bureau d'Amnesty International pour l'Afrique du Centre et de l'Ouest, « au moins 160 condamnations à la peine capitale ont été prononcées par des tribunaux militaires dans la ville de Maoua », à l'extrême nord du Cameroun. « A l'heure actuelle, indique le rapport, 19 pays de la région ont aboli la peine de mort pour tous les crimes », à l'exception de la Guinée qui prévoit toujours la peine capitale pour des crimes exceptionnels. Toutefois, le rapport signale qu'un projet de loi visant à supprimer toutes les dispositions de la peine de mort du Code militaire est sur la table de l'assemblée nationale guinéenne. A l'échelle mondiale, 104 pays ont, selon Amnesty, aboli la peine de mort pour tous les crimes. Au plan individuel, Amnesty International demande la libération « immédiate et sans condition » d'Ahmed Baba, correspondant de Radio France Internationale (RFI). Le procureur a requis la peine capitale contre M. Baba, détenu au Cameroun depuis juillet 2015 pour « complicité d'acte de terrorisme » et de « non-dénonciation d'actes de terrorisme ».
Pourtant, souligne la même source, le nombre de pays où se sont déroulées les exécutions est passé de quatre à cinq : Botswana, Nigeria, Somalie, le Soudan, Sud Soudan et Nigeria.

Dans le détail, note le rapport, le Botswana a exécuté une personne en 2016 et au Nigeria, précisément dans l'Etat d'Edo, trois personnes ont été exécutées.

Toujours au Nigeria, 527 personnes ont été condamnées à mort, renseigne le rapport.

Selon, en outre, Samira Daoud, Directrice régionale adjointe bureau d'Amnesty International pour l'Afrique du Centre et de l'Ouest, « au moins 160 condamnations à la peine capitale ont été prononcées par des tribunaux militaires dans la ville de Maoua », à l'extrême nord du Cameroun.

« A l'heure actuelle, indique le rapport, 19 pays de la région ont aboli la peine de mort pour tous les crimes », à l'exception de la Guinée qui prévoit toujours la peine capitale pour des crimes exceptionnels.

Toutefois, le rapport signale qu'un projet de loi visant à supprimer toutes les dispositions de la peine de mort du Code militaire est sur la table de l'assemblée nationale guinéenne.

A l'échelle mondiale, 104 pays ont, selon Amnesty, aboli la peine de mort pour tous les crimes.

Au plan individuel, Amnesty International demande la libération « immédiate et sans condition » d'Ahmed Baba, correspondant de Radio France Internationale (RFI).

Le procureur a requis la peine capitale contre M. Baba, détenu au Cameroun depuis juillet 2015 pour « complicité d'acte de terrorisme » et de « non-dénonciation d'actes de terrorisme ».]]>
http://www.peinedemort.org/document/9389 Tue, 11 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence de Presse Africaine - APA
Soudan: grâce présidentielle pour 259 rebelles dont 66 condamnés à mort http://www.peinedemort.org/document/9348 Le président soudanais Omar el-Béchir a accordé mercredi sa grâce à 259 rebelles capturés lors de combats avec les forces gouvernementales, dont 66 avaient été condamnés à mort, selon la présidence. La grâce présidentielle a été ordonnée trois jours après l'annonce par un important groupe rebelle de la libération de 125 prisonniers pris lors de combats avec les forces soudanaises. « La décision de gracier 259 rebelles vise à créer un climat pour parachever le processus de paix dans le pays », explique le bureau du président Béchir. La présidence a indiqué que 66 d'entre eux étaient sur la liste des condamnés à mort, mais elle n'a pas précisé à quels groupes rebelles appartenaient les personnes amnistiées. La branche nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N) avait libéré dimanche 125 prisonniers, en majorité des militaires capturés dans les États du Nil Bleu et du Kordofan-Sud, un geste salué par l'armée. Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et des millions déplacées dans ces régions ainsi que celle du Darfour (ouest) où des groupes ethniques minoritaires se sont soulevés contre le régime dominé par les Arabes.
La grâce présidentielle a été ordonnée trois jours après l'annonce par un important groupe rebelle de la libération de 125 prisonniers pris lors de combats avec les forces soudanaises.

« La décision de gracier 259 rebelles vise à créer un climat pour parachever le processus de paix dans le pays », explique le bureau du président Béchir.

La présidence a indiqué que 66 d'entre eux étaient sur la liste des condamnés à mort, mais elle n'a pas précisé à quels groupes rebelles appartenaient les personnes amnistiées.

La branche nord du Mouvement populaire de libération du Soudan (SPLM-N) avait libéré dimanche 125 prisonniers, en majorité des militaires capturés dans les États du Nil Bleu et du Kordofan-Sud, un geste salué par l'armée.

Des dizaines de milliers de personnes ont été tuées et des millions déplacées dans ces régions ainsi que celle du Darfour (ouest) où des groupes ethniques minoritaires se sont soulevés contre le régime dominé par les Arabes.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9348 Wed, 08 Mar 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP