La peine de mort dans le monde — Sénégal http://www.peinedemort.org/rss/pays?id=SEN Sénégal : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Sun, 19 Nov 2017 03:44:42 +0100 Tue, 22 Nov 2016 16:54:07 +0100 120 La révision du Code pénal annoncée par Macky Sall pour la perpétuité contre les meurtriers à la Une http://www.peinedemort.org/document/9197 Sénégal - Revue de presse APA-Dakar (Sénégal)- Les quotidiens sénégalais parvenus mardi à APA mettent en exergue l'annonce faite hier par le Chef de l'Etat, Macky Sall, de réviser le Code pénal pour condamner à la prison à vie les auteurs de meurtre, alors qu'il présentait ses condoléances à la famille de Fatou Matar Ndiaye, vice-présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) égorgée samedi dernier par son chauffeur. «Recrudescence des meurtres-Macky sort le bâton», titre L'As, dans lequel journal le Chef de l'Etat annonce que «les auteurs de meurtre seront condamnés à la perpétuité». Ce journal informe que Fatou Matar Ndiaye a été inhumée hier devant de nombreuses personnalités et que son fils blessé n'est toujours pas informé de la mort de sa mère. Selon La Tribune, après le meurtre de Fatoumata Mactar Ndiaye, «Macky veut la prison à vie pour les tueurs». Ce qui fait dire au Témoin que «Macky Sall promet la perpète aux tueurs». «Recrudescence des meurtres au Sénégal-L'ordonnance de Macky», renchérit EnQuête, soulignant que venu présenter ses condoléances à la famille de Fatoumata Mactar Ndiaye, le Chef de l'Etat a annoncé hier la peine à vie pour tous les tueurs. «Qui tuera sera condamné à perpétuité», dit Macky Sall dans Le Quotidien. A la Une du Soleil, le président Sall promet que «l'Etat prendra toutes les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité». Revenant sur l'inhumation de Fatoumata Mactar Ndiaye, Rewmi constate une «douleur immense et une colère sourde». Pendant ce temps, L'Observateur informe que «le meurtrier (est) enfoncé par sa fiancée» entendue à deux reprises par les enquêteurs. Nos confrères indiquent que Samba Sow a passé la nuit dans le garage de sa victime. Traitant de l'institution de la peine de mort au Sénégal, Sud Quotidien informe que «Macky Sall oppose son veto». «Débat sur l'insécurité et la violence-la peine de mort divise le Sénégal», écrit Le Populaire, informant que populations, religieux et même des élus sont favorables au retour de la peine capitale, mais que des défenseurs des droits humains et autorités de l'Etat tempèrent. Quoi qu'il en soit, le journal indique que le Sénégal continue de sombrer dans une folie meurtrière, avec «un autre crime à Grand-Yoff hier nuit». Selon nos confrères, un jeune d'environ 16 ans tue son ami d'un coup de couteau dans le dos. Analysant ces meurtres en série, Walfadjri note «ce crimes qui donnent raison à Idy». Dans son dossier du jour, Le Quotidien s'intéresse à la production de la carte d'identité biométrique Cedeao au Sénégal et fait état d'un «parcours de combattant». «Machines en panne, longues files ‘attente, veillées…», notent nos confrères.
APA-Dakar (Sénégal)-
Les quotidiens sénégalais parvenus mardi à APA mettent en exergue l'annonce faite hier par le Chef de l'Etat, Macky Sall, de réviser le Code pénal pour condamner à la prison à vie les auteurs de meurtre, alors qu'il présentait ses condoléances à la famille de Fatou Matar Ndiaye, vice-présidente du Conseil économique, social et environnemental (Cese) égorgée samedi dernier par son chauffeur.


«Recrudescence des meurtres-Macky sort le bâton», titre L'As, dans lequel journal le Chef de l'Etat annonce que «les auteurs de meurtre seront condamnés à la perpétuité».

Ce journal informe que Fatou Matar Ndiaye a été inhumée hier devant de nombreuses personnalités et que son fils blessé n'est toujours pas informé de la mort de sa mère.

Selon La Tribune, après le meurtre de Fatoumata Mactar Ndiaye, «Macky veut la prison à vie pour les tueurs».

Ce qui fait dire au Témoin que «Macky Sall promet la perpète aux tueurs».

«Recrudescence des meurtres au Sénégal-L'ordonnance de Macky», renchérit EnQuête, soulignant que venu présenter ses condoléances à la famille de Fatoumata Mactar Ndiaye, le Chef de l'Etat a annoncé hier la peine à vie pour tous les tueurs.

«Qui tuera sera condamné à perpétuité», dit Macky Sall dans Le Quotidien.

A la Une du Soleil, le président Sall promet que «l'Etat prendra toutes les mesures nécessaires pour renforcer la sécurité».

Revenant sur l'inhumation de Fatoumata Mactar Ndiaye, Rewmi constate une «douleur immense et une colère sourde».

Pendant ce temps, L'Observateur informe que «le meurtrier (est) enfoncé par sa fiancée» entendue à deux reprises par les enquêteurs. Nos confrères indiquent que Samba Sow a passé la nuit dans le garage de sa victime.

Traitant de l'institution de la peine de mort au Sénégal, Sud Quotidien informe que «Macky Sall oppose son veto».

«Débat sur l'insécurité et la violence-la peine de mort divise le Sénégal», écrit Le Populaire, informant que populations, religieux et même des élus sont favorables au retour de la peine capitale, mais que des défenseurs des droits humains et autorités de l'Etat tempèrent.

Quoi qu'il en soit, le journal indique que le Sénégal continue de sombrer dans une folie meurtrière, avec «un autre crime à Grand-Yoff hier nuit». Selon nos confrères, un jeune d'environ 16 ans tue son ami d'un coup de couteau dans le dos.

Analysant ces meurtres en série, Walfadjri note «ce crimes qui donnent raison à Idy».

Dans son dossier du jour, Le Quotidien s'intéresse à la production de la carte d'identité biométrique Cedeao au Sénégal et fait état d'un «parcours de combattant».

«Machines en panne, longues files ‘attente, veillées…», notent nos confrères.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9197 Tue, 22 Nov 2016 00:00:00 +0100 Agence de Presse Africaine - APA
Sénégal : deux ONG islamiques pour un référendum sur la restauration de la peine de mort http://www.peinedemort.org/document/9194 APA-Dakar (Sénégal) - Les ONG islamiques sénégalaises Jamra et Mbagn Gacce suggèrent au président de la République, Macky Sall, la tenue d'un référendum sur la restauration de la peine de mort en vue de pouvoir faire face à l'"insécurité et (à la) criminalité galopante" dans le pays. "JAMRA et MBAÑ GACCE voudraient respectueusement suggérer au chef de l'Etat, qu'en sus de la nécessité vitale de consacrer à la problématique de la sécurité un Conseil présidentiel spécial, d'organiser une consultation populaire (référendum) sur l'opportunité d'abroger la Loi 2004-38, du 28 décembre 2004, portant abolition de la peine de mort au Sénégal. A la lumière de la forte indignation des populations, largement perceptible à travers les «talk-shows» des médias, il y a fort à craindre qu'elles se hâteront de saisir cette opportunité pour exprimer, démocratiquement, leur impatience à faire changer la peur de camp !", écrivent les deux ONG dans un communiqué conjoint. Selon elles, onze ‘'crimes crapuleux'' ont été enregistrés au Sénégal en moins de deux mois. Samedi dernier, une vice-présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a été égorgée chez elle dans la banlieue dakaroise, par son chauffeur. Quelques jours auparavant, deux employés d'une pharmacie à Ndioum (Nord) avaient eu la tête fracassée par des briques. Dans le même temps, un chauffeur de taxi a été tué par balle dans une station d'essence à Dakar. "De nos jours, s'indignent les deux ONG, on ne court plus seulement le risque de se faire lâchement agresser dans la rue en plein jour, mais les honnêtes citoyens ne sont plus en sécurité même chez eux! Comme en atteste l'agression mortelle, ce samedi, de la vice-présidente du Conseil économique et social, adjointe au maire de Pikine-Ouest, Fatoumata Matar Ndiaye, victime, le jour même du Magal, d'un effroyable assassinat dans son propre domicile, au quartier Khourounar. Forfait d'autant plus ignoble que la victime portait encore fraichement le deuil de son défunt mari !". Face à la montée en puissance de la criminalité, des voix s'élèvent pour réclamer le retour de la peine de mort abolie le 10 juillet 2004 au Sénégal qui depuis l'indépendance en 1960 n'a connu que deux exécutions à la peine capitale. En 1967, Abdou Faye, reconnu coupable du meurtre d'un député, a été passé par les armes de même que Moustapha Lô, jugé coupable d'une tentative d'assassinat du chef de l'Etat de l'époque, Léopold Senghor. Ce dernier avait rejeté les deux demandes de grâce de l'inculpé. Depuis 2013, le député Seydina Fall promet de déposer une proposition de loi pour la légalisation de la peine de mort au Sénégal. Pour les organisations de défense des droits de l'homme, le retour de la peine de mort serait une régression pour le pays. Les ONG islamiques sénégalaises Jamra et Mbagn Gacce suggèrent au président de la République, Macky Sall, la tenue d'un référendum sur la restauration de la peine de mort en vue de pouvoir faire face à l'"insécurité et (à la) criminalité galopante" dans le pays.

"JAMRA et MBAÑ GACCE voudraient respectueusement suggérer au chef de l'Etat, qu'en sus de la nécessité vitale de consacrer à la problématique de la sécurité un Conseil présidentiel spécial, d'organiser une consultation populaire (référendum) sur l'opportunité d'abroger la Loi 2004-38, du 28 décembre 2004, portant abolition de la peine de mort au Sénégal. A la lumière de la forte indignation des populations, largement perceptible à travers les «talk-shows» des médias, il y a fort à craindre qu'elles se hâteront de saisir cette opportunité pour exprimer, démocratiquement, leur impatience à faire changer la peur de camp !", écrivent les deux ONG dans un communiqué conjoint.

Selon elles, onze ‘'crimes crapuleux'' ont été enregistrés au Sénégal en moins de deux mois. Samedi dernier, une vice-présidente du Conseil économique, social et environnemental (CESE) a été égorgée chez elle dans la banlieue dakaroise, par son chauffeur. Quelques jours auparavant, deux employés d'une pharmacie à Ndioum (Nord) avaient eu la tête fracassée par des briques. Dans le même temps, un chauffeur de taxi a été tué par balle dans une station d'essence à Dakar.

"De nos jours, s'indignent les deux ONG, on ne court plus seulement le risque de se faire lâchement agresser dans la rue en plein jour, mais les honnêtes citoyens ne sont plus en sécurité même chez eux! Comme en atteste l'agression mortelle, ce samedi, de la vice-présidente du Conseil économique et social, adjointe au maire de Pikine-Ouest, Fatoumata Matar Ndiaye, victime, le jour même du Magal, d'un effroyable assassinat dans son propre domicile, au quartier Khourounar. Forfait d'autant plus ignoble que la victime portait encore fraichement le deuil de son défunt mari !".

Face à la montée en puissance de la criminalité, des voix s'élèvent pour réclamer le retour de la peine de mort abolie le 10 juillet 2004 au Sénégal qui depuis l'indépendance en 1960 n'a connu que deux exécutions à la peine capitale. En 1967, Abdou Faye, reconnu coupable du meurtre d'un député, a été passé par les armes de même que Moustapha Lô, jugé coupable d'une tentative d'assassinat du chef de l'Etat de l'époque, Léopold Senghor. Ce dernier avait rejeté les deux demandes de grâce de l'inculpé.

Depuis 2013, le député Seydina Fall promet de déposer une proposition de loi pour la légalisation de la peine de mort au Sénégal.

Pour les organisations de défense des droits de l'homme, le retour de la peine de mort serait une régression pour le pays.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9194 Mon, 21 Nov 2016 00:00:00 +0100 Agence de Presse Africaine - APA