La peine de mort dans le monde — Yémen http://www.peinedemort.org/rss/pays?id=YEM Yémen : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Fri, 24 Nov 2017 19:47:48 +0100 Fri, 01 Sep 2017 10:56:08 +0200 120 Yémen : nouvelle exécution en public pour viol et meurtre d'une fillette http://www.peinedemort.org/document/9531 Une foule nombreuse, encadrée par la police, a assisté lundi dans la capitale yéménite à l'exécution d'un homme condamné pour le viol et le meurtre d'une fillette, deuxième mise à mort du genre en deux semaines à Sanaa. Le supplicié, Hussein al-Saket, un Yéménite de 22 ans, a été reconnu coupable d'avoir enlevé, violé, tué et enterré une fillette de 4 ans et demi, selon Rajeh Ezzedine, un juge présent pendant l'exécution. L'oncle de la victime, Ali Ayedh, a indiqué que le coupable avait "participé à la recherche de la fillette avant d'être démasqué" lors de l'enquête de police. Il s'est félicité de l'exécution, y voyant "un acte de dissuasion pour les criminels". Des représentants des autorités de Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les rebelles houthis pro-iraniens, ont emmené le supplicié sur la place Tahrir où a eu lieu l'exécution. Le condamné a été mis face à terre avant qu'un policier lui tire cinq balles dans le dos en visant le coeur, selon les conseils d'un médecin. Pour donner l'exemple, le corps a ensuite été suspendu à une grue, conformément à la loi islamique qui prévoit la crucifixion des auteurs de crimes graves. Le 31 juillet, un autre condamné avait été exécuté par balle sur la même place après avoir été condamné à mort pour le viol et le meurtre d'une fillette de 3 ans. Ces deux exécutions en public ont été organisées comme une démonstration de la volonté des rebelles de lutter contre la criminalité dans les zones qu'ils contrôlent.
Le supplicié, Hussein al-Saket, un Yéménite de 22 ans, a été reconnu coupable d'avoir enlevé, violé, tué et enterré une fillette de 4 ans et demi, selon Rajeh Ezzedine, un juge présent pendant l'exécution. L'oncle de la victime, Ali Ayedh, a indiqué que le coupable avait "participé à la recherche de la fillette avant d'être démasqué" lors de l'enquête de police. Il s'est félicité de l'exécution, y voyant "un acte de dissuasion pour les criminels".

Des représentants des autorités de Sanaa, la capitale yéménite contrôlée par les rebelles houthis pro-iraniens, ont emmené le supplicié sur la place Tahrir où a eu lieu l'exécution. Le condamné a été mis face à terre avant qu'un policier lui tire cinq balles dans le dos en visant le coeur, selon les conseils d'un médecin. Pour donner l'exemple, le corps a ensuite été suspendu à une grue, conformément à la loi islamique qui prévoit la crucifixion des auteurs de crimes graves.

Le 31 juillet, un autre condamné avait été exécuté par balle sur la même place après avoir été condamné à mort pour le viol et le meurtre d'une fillette de 3 ans.

Ces deux exécutions en public ont été organisées comme une démonstration de la volonté des rebelles de lutter contre la criminalité dans les zones qu'ils contrôlent.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9531 Mon, 14 Aug 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Yémen: exécution d'un homme condamné pour meurtre et viol d'une fillette http://www.peinedemort.org/document/9520 Des milliers de personnes ont assisté lundi sur une place de la capitale yéménite à l'exécution d'un homme condamné à mort pour le viol et le meurtre d'une fillette de trois ans, une affaire qui a bouleversé le pays. Mohamed al-Moghrabi, 41 ans, a été emmené sur la place Tahir, dans le centre de Sanaa, au milieu d'un impressionnant dispositif de sécurité, la police craignant qu'il soit lynché par la foule. Il a reçu 100 coups de fouet, qui faisaient partie de sa condamnation, avant d'être mis sur le ventre, face à terre, et exécuté de plusieurs balles tirées au niveau de l'omoplate pour atteindre le coeur. Le verdict prévoyait une exécution en public, les autorités de la capitale yéménite --contrôlée par les rebelles Houthis pro-iraniens--, voulant faire de cette mise à mort un exemple de leur volonté de lutter contre la criminalité.
Mohamed al-Moghrabi, 41 ans, a été emmené sur la place Tahir, dans le centre de Sanaa, au milieu d'un impressionnant dispositif de sécurité, la police craignant qu'il soit lynché par la foule.

Il a reçu 100 coups de fouet, qui faisaient partie de sa condamnation, avant d'être mis sur le ventre, face à terre, et exécuté de plusieurs balles tirées au niveau de l'omoplate pour atteindre le coeur.

Le verdict prévoyait une exécution en public, les autorités de la capitale yéménite --contrôlée par les rebelles Houthis pro-iraniens--, voulant faire de cette mise à mort un exemple de leur volonté de lutter contre la criminalité.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9520 Mon, 31 Jul 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Yémen: un journaliste condamné à mort par un tribunal rebelle http://www.peinedemort.org/document/9396 Un tribunal dans la capitale yéménite contrôlée par les rebelles Houthis a condamné un journaliste à la peine de mort pour "espionnage" au profit de l'Arabie saoudite voisine, ont indiqué jeudi une agence rebelle et un syndicat de journalistes. Yahya al-Jubaihi, 61 ans, a été reconnu coupable d'avoir noué "des contacts avec un Etat étranger" et d'avoir fourni à des diplomates saoudiens dans la capitale Sanaa "des informations ayant nui au Yémen militairement, politiquement et économiquement", a affirmé l'agence rebelle Saba. Cette agence, contrôlée par les houthis, a assuré que le journaliste touchait un salaire mensuel de 4.500 riyals saoudiens (1.125 euros) de Riyad depuis 2010. Issus de l'importante minorité zaïdite concentrée dans le nord du Yémen, les rebelles Houthis se sont emparés de Sanaa en septembre 2014 avec l'aide d'unités militaires restées loyales à l'ex-président Ali Abdallah Saleh. L'Arabie saoudite est intervenue au Yémen en mars 2015, à la tête d'une coalition militaire arabe, pour soutenir le gouvernement qui s'est replié à Aden, la deuxième ville du pays située dans le sud. Des départements gouvernementaux et des tribunaux restés dans la capitale Sanaa fonctionnent sous le contrôle des rebelles, tandis que d'autres ont été déplacés à Aden et opèrent sous la supervision du gouvernement internationalement reconnu. Le syndicat des journalistes yéménites a dénoncé la condamnation "arbitraire" de M. Jubaihi au cours de la deuxième audience du procès, en accusant les rebelles de "viser la liberté de la presse". Dans un communiqué, ce syndicat souligne que M. Jubaihi est "un journaliste chevronné" ayant "un long passé professionnel à travers le Yémen" et ayant enseigné dans une école de communication à Sanaa. M. Jubaihi, qui a été arrêté à son domicile le 6 septembre dernier, a collaboré avec plusieurs journaux au Yémen et en Arabie saoudite. Il avait également travaillé pour le département des médias au Conseil des ministres jusque dans les années 1990. Le ministère de l'Information du gouvernement basé à Aden a qualifié le procès de M. Jubaihi de "farce" et de tentative de "règlement de compte politique". Les rebelles yéménites ont été accusés à plusieurs reprises de cibler les journalistes. En décembre, le journaliste Mohammed al-Absi, 35 ans, est mort subitement après avoir publié des informations sur la corruption. Sa famille et des ONG avaient dénoncé un empoisonnement. La guerre au Yémen fait de nombreuses victimes civiles. Huit journalistes y ont trouvé la mort en 2016, selon la Fédération internationale des journalistes.
Yahya al-Jubaihi, 61 ans, a été reconnu coupable d'avoir noué "des contacts avec un Etat étranger" et d'avoir fourni à des diplomates saoudiens dans la capitale Sanaa "des informations ayant nui au Yémen militairement, politiquement et économiquement", a affirmé l'agence rebelle Saba.

Cette agence, contrôlée par les houthis, a assuré que le journaliste touchait un salaire mensuel de 4.500 riyals saoudiens (1.125 euros) de Riyad depuis 2010. Issus de l'importante minorité zaïdite concentrée dans le nord du Yémen, les rebelles Houthis se sont emparés de Sanaa en septembre 2014 avec l'aide d'unités militaires restées loyales à l'ex-président Ali Abdallah Saleh.

L'Arabie saoudite est intervenue au Yémen en mars 2015, à la tête d'une coalition militaire arabe, pour soutenir le gouvernement qui s'est replié à Aden, la deuxième ville du pays située dans le sud.

Des départements gouvernementaux et des tribunaux restés dans la capitale Sanaa fonctionnent sous le contrôle des rebelles, tandis que d'autres ont été déplacés à Aden et opèrent sous la supervision du gouvernement internationalement reconnu.

Le syndicat des journalistes yéménites a dénoncé la condamnation "arbitraire" de M. Jubaihi au cours de la deuxième audience du procès, en accusant les rebelles de "viser la liberté de la presse".
Dans un communiqué, ce syndicat souligne que M. Jubaihi est "un journaliste chevronné" ayant "un long passé professionnel à travers le Yémen" et ayant enseigné dans une école de communication à Sanaa.
M. Jubaihi, qui a été arrêté à son domicile le 6 septembre dernier, a collaboré avec plusieurs journaux au Yémen et en Arabie saoudite. Il avait également travaillé pour le département des médias au Conseil des ministres jusque dans les années 1990.

Le ministère de l'Information du gouvernement basé à Aden a qualifié le procès de M. Jubaihi de "farce" et de tentative de "règlement de compte politique".

Les rebelles yéménites ont été accusés à plusieurs reprises de cibler les journalistes. En décembre, le journaliste Mohammed al-Absi, 35 ans, est mort subitement après avoir publié des informations sur la corruption. Sa famille et des ONG avaient dénoncé un empoisonnement.
La guerre au Yémen fait de nombreuses victimes civiles. Huit journalistes y ont trouvé la mort en 2016, selon la Fédération internationale des journalistes.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9396 Thu, 13 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP