La peine de mort dans le monde — Thème sursis de dernière minute http://www.peinedemort.org/rss/theme?id=145 Thème sursis de dernière minute : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Wed, 22 Nov 2017 02:32:02 +0100 Fri, 20 Oct 2017 11:50:43 +0200 120 L'exécution au Texas d'un tueur en série reportée in extremis http://www.peinedemort.org/document/9598 Washington - L'Etat américain du Texas a reporté mercredi l'exécution d'un tueur en série, quelques heures seulement avant sa mise à mort, afin d'étudier des éléments pouvant le lier à un meurtre pour lequel un autre condamné est déjà dans les couloirs de la mort. Anthony Shore, 55 ans, surnommé le "Tourniquet killer" (le "tueur au garrot"), devait recevoir mercredi soir une injection létale dans sa prison au nord de Houston. Mais les procureurs texans craignaient que ce tueur en série, responsable du meurtre de quatre filles et jeunes femmes de 9 ans à 21 ans, ne s'accuse dans une lettre posthume d'un cinquième meurtre pour disculper un autre prisonnier et remettre ainsi en cause l'exécution de celui-ci. Ce dernier, Larry Swearingen, a été condamné pour le meurtre d'une jeune femme de 19 ans, Melissa Trotter, en 1998, et doit être exécuté le 18 novembre. "Nous demeurons absolument certains de la culpabilité de Swearingen", a écrit le procureur du Texas Brett Ligon au gouverneur Greg Abbott. Anthony Shore, père de famille, présenté comme particulièrement doué en musique, a avoué avoir violé et étranglé plusieurs filles et jeunes femmes d'origine hispanique sur une période d'une décennie. Son arrestation est intervenue huit ans après son dernier crime connu, le meurtre en 1995 d'une adolescente de 16 ans, Dana Sanchez. Anthony Shore a aussi assassiné une fillette de 9 ans, Diana Rebollar, et une autre adolescente, Laurie Tremblay, âgée de 14 ans. Mais c'est le viol et le meurtre en 1992 d'une jeune fille de 21 ans, Maria del Carmen Estrada, qui lui a valu sa condamnation à mort. Durant toutes ces années, Anthony Shore a mené une existence normale en apparence, travaillant, élevant ses filles et jouant dans des clubs de jazz. Ses proches avaient toutefois noté des éléments perturbants chez lui, notamment la fascination que semblait exercer sur lui la nuque de ses compagnes. A la fin des années 1990, il avait plaidé coupable d'agressions sexuelles sur ses filles et avait été enregistré sur le fichier des délinquants sexuels, les autorités prélevant son ADN. Des années plus tard, les policiers ont établi une correspondance entre son profil ADN et des fragments de matière prélevés sous les ongles du cadavre de Maria del Carmen Estrada. Placé en garde à vue, le suspect avait avoué ce meurtre ainsi que les autres. Après avoir demandé à être condamné à la peine de mort lors de son procès, Anthony Shore s'est ravisé durant sa détention et a passé ces dernières années à lancer des recours pour repousser la sentence.
Anthony Shore, 55 ans, surnommé le "Tourniquet killer" (le "tueur au garrot"), devait recevoir mercredi soir une injection létale dans sa prison au nord de Houston.

Mais les procureurs texans craignaient que ce tueur en série, responsable du meurtre de quatre filles et jeunes femmes de 9 ans à 21 ans, ne s'accuse dans une lettre posthume d'un cinquième meurtre pour disculper un autre prisonnier et remettre ainsi en cause l'exécution de celui-ci.

Ce dernier, Larry Swearingen, a été condamné pour le meurtre d'une jeune femme de 19 ans, Melissa Trotter, en 1998, et doit être exécuté le 18 novembre.

"Nous demeurons absolument certains de la culpabilité de Swearingen", a écrit le procureur du Texas Brett Ligon au gouverneur Greg Abbott.

Anthony Shore, père de famille, présenté comme particulièrement doué en musique, a avoué avoir violé et étranglé plusieurs filles et jeunes femmes d'origine hispanique sur une période d'une décennie.

Son arrestation est intervenue huit ans après son dernier crime connu, le meurtre en 1995 d'une adolescente de 16 ans, Dana Sanchez.

Anthony Shore a aussi assassiné une fillette de 9 ans, Diana Rebollar, et une autre adolescente, Laurie Tremblay, âgée de 14 ans. Mais c'est le viol et le meurtre en 1992 d'une jeune fille de 21 ans, Maria del Carmen Estrada, qui lui a valu sa condamnation à mort.

Durant toutes ces années, Anthony Shore a mené une existence normale en apparence, travaillant, élevant ses filles et jouant dans des clubs de jazz.

Ses proches avaient toutefois noté des éléments perturbants chez lui, notamment la fascination que semblait exercer sur lui la nuque de ses compagnes.

A la fin des années 1990, il avait plaidé coupable d'agressions sexuelles sur ses filles et avait été enregistré sur le fichier des délinquants sexuels, les autorités prélevant son ADN.

Des années plus tard, les policiers ont établi une correspondance entre son profil ADN et des fragments de matière prélevés sous les ongles du cadavre de Maria del Carmen Estrada.

Placé en garde à vue, le suspect avait avoué ce meurtre ainsi que les autres. Après avoir demandé à être condamné à la peine de mort lors de son procès, Anthony Shore s'est ravisé durant sa détention et a passé ces dernières années à lancer des recours pour repousser la sentence.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9598 Thu, 19 Oct 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Un condamné à mort exécuté en Floride http://www.peinedemort.org/document/9569 Washington - Un homme condamné à mort pour un double meurtre dont il s'est toujours dit innocent a été exécuté jeudi soir en Floride, a rapporté la chaîne locale CBS12. Michael Lambrix a reçu une injection létale peu après 22h00 heure locale (02h00 GMT vendredi), après le rejet par la Cour suprême à Washington d'un ultime recours judiciaire du prisonnier. M. Lambrix, 57 ans, avait été condamné à la peine capitale pour les meurtres d'Aleisha Bryant et de Clarence Moore en 1983 dans la ville de Labelle, au coeur de la Floride. Il affirmait être innocent depuis plus de trois décennies. "Cela ne va pas être une exécution, cela va être un meurtre commis de sang froid", avait déclaré le détenu, autorisé à rencontrer mardi des journalistes au parloir de sa prison. "L'Etat de Floride va délibérément mettre à mort un innocent", avait-il ajouté. Michael Lambrix avait été reconnu coupable d'avoir tué Clarence Moore et Aleisha Bryant à l'issue d'une soirée festive. Il a toujours affirmé avoir tué Moore en état de légitime défense, après que celui-ci eut assassiné Bryant. Il avait refusé une procédure de plaider coupable qui lui aurait évité la peine de mort et lui aurait permis d'être libéré il y a une dizaine d'années. Il avait été condamné par un jury non unanime, une exception locale. Plusieurs de ses exécutions prévues ont été suspendues à la dernière minute, notamment le 30 novembre 1988 où il avait été conduit jusqu'à la chaise électrique. La Floride présentait la particularité de ne pas exiger l'unanimité des jurés pour condamner à mort un accusé et elle se différenciait également par son système où le jury rendait "une condamnation consultative", que n'était pas obligé de suivre le juge présidant les assises. La Cour suprême des Etats-Unis a jugé en 2016 que ce processus violait la Constitution. Mais la justice de Floride a ensuite décidé que les condamnations à mort antérieures à juin 2002 resteraient valides. L'Etat voisin de l'Alabama prévoyait également d'exécuter un condamné à mort jeudi soir, mais un tribunal fédéral a suspendu jeudi cette exécution. Le procureur général de l'Alabama pourrait faire appel de la décision.
Michael Lambrix a reçu une injection létale peu après 22h00 heure locale (02h00 GMT vendredi), après le rejet par la Cour suprême à Washington d'un ultime recours judiciaire du prisonnier.

M. Lambrix, 57 ans, avait été condamné à la peine capitale pour les meurtres d'Aleisha Bryant et de Clarence Moore en 1983 dans la ville de Labelle, au coeur de la Floride. Il affirmait être innocent depuis plus de trois décennies.

"Cela ne va pas être une exécution, cela va être un meurtre commis de sang froid", avait déclaré le détenu, autorisé à rencontrer mardi des journalistes au parloir de sa prison.

"L'Etat de Floride va délibérément mettre à mort un innocent", avait-il ajouté.

Michael Lambrix avait été reconnu coupable d'avoir tué Clarence Moore et Aleisha Bryant à l'issue d'une soirée festive. Il a toujours affirmé avoir tué Moore en état de légitime défense, après que celui-ci eut assassiné Bryant.

Il avait refusé une procédure de plaider coupable qui lui aurait évité la peine de mort et lui aurait permis d'être libéré il y a une dizaine d'années.

Il avait été condamné par un jury non unanime, une exception locale. Plusieurs de ses exécutions prévues ont été suspendues à la dernière minute, notamment le 30 novembre 1988 où il avait été conduit jusqu'à la chaise électrique.

La Floride présentait la particularité de ne pas exiger l'unanimité des jurés pour condamner à mort un accusé et elle se différenciait également par son système où le jury rendait "une condamnation consultative", que n'était pas obligé de suivre le juge présidant les assises.

La Cour suprême des Etats-Unis a jugé en 2016 que ce processus violait la Constitution. Mais la justice de Floride a ensuite décidé que les condamnations à mort antérieures à juin 2002 resteraient valides.

L'Etat voisin de l'Alabama prévoyait également d'exécuter un condamné à mort jeudi soir, mais un tribunal fédéral a suspendu jeudi cette exécution. Le procureur général de l'Alabama pourrait faire appel de la décision.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9569 Fri, 06 Oct 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis. Un homme noir échappe de peu à la peine de mort http://www.peinedemort.org/document/9560 La Cour suprême des Etats-Unis a accordé mardi soir un sursis inespéré à un Noir condamné pour meurtre, qui devait être exécuté dans l'Etat de Géorgie. La décision de la plus haute instance judiciaire américaine est tombée à l'issue d'une éprouvante soirée d'attente au cours de laquelle Keith Tharpe avait été préparé à recevoir une injection létale dans sa prison. Mais, après avoir d'abord retardé l'exécution initialement prévue à 19h00 (23h00 GMT), la haute cour de Washington a finalement ordonné sa suspension in extremis. M. Tharpe avait été condamné à la peine capitale par un jury comprenant un homme convaincu que les Noirs étaient dépourvus d'âme. C'est principalement sur ce fondement que les avocats du prisonnier avaient lancé d'ultimes recours, assurant que le racisme avait joué un «rôle crucial» dans la sentence. Les défenseurs du condamné soutenaient également que M. Tharpe, 59 ans, devrait être épargné en raison de ses problèmes de santé mentale. La Cour suprême n'a pas motivé sa décision de suspendre l'exécution, mais trois juges conservateurs sur les neuf de l'institution ont fait savoir leur opposition à cette suspension. «Deux sortes de Noirs» A l'époque de son crime, en septembre 1990, Keith Tharpe vivait séparé de son épouse. Il avait arrêté celle-ci en route vers son travail, la femme étant accompagnée de sa soeur, Jacquelin Freeman. L'homme avait forcé sa belle-soeur à se réfugier à l'arrière du véhicule, la blessant d'un coup de feu. Puis il l'avait jetée dans un fossé, l'achevant par balle. Selon les procureurs, il avait ensuite violé sa femme et l'avait forcée à retirer de l'argent, mais la victime était parvenue à appeler la police. Trois mois plus tard, Keith Tharpe avait été reconnu coupable du meurtre de Mme Freeman. Le jury, se prononçant à l'unanimité, ainsi que l'exige la loi en Géorgie, avait rendu un verdict de peine capitale. En mai 1998, des avocats d'une ONG offrant une assistance juridique gratuite aux détenus s'étaient entretenus avec les jurés qui avaient décidé la sentence. L'un d'entre eux, un homme blanc nommé Barney Gattie, leur avait livré ce commentaire: «Selon mon expérience, j'ai observé qu'il existait deux sortes de Noirs: les bons vieux Noirs et les nègres». «Après avoir étudié la Bible, j'en suis venu à me demander si les Noirs avaient une âme», avait ajouté le juré aujourd'hui décédé. M. Gattie avait validé, à plusieurs semaines d'intervalle, la teneur de son discours, affirmant seulement n'avoir pas employé le terme «nègre» comme une injure, malgré sa connotation extrêmement raciste. Il avait signé un procès-verbal écrit reproduisant ses déclarations. Conscients du dommage potentiel pour leur action, les procureurs avaient ensuite persuadé Barney Gattie de renier ses propos, dans un autre procès-verbal, en affirmant que le juré était saoul quand il s'était exprimé la première fois. Jurisprudence favorable Reste que les avocats du condamné espéraient un coup de théâtre de dernière minute en sa faveur, ce qu'ils ont finalement obtenu. «Un juré qui met en doute le fait que les Noirs ont une âme ne peut se forger une opinion morale sensée sur le fait de savoir si un accusé noir comme M. Tharpe doit encourir le châtiment suprême», avait affirmé Sherrilyn Ifill, présidente du Fonds juridique de la NAACP, la plus importante organisation de défense des Noirs américains. Dans plusieurs affaires emblématiques ces dernières années, la Cour suprême des Etats-Unis a établi avec force que les préjugés racistes n'avaient pas leur place dans le système judiciaire américain. La haute cour a notamment suspendu en février l'exécution d'un Texan qui avait été présenté lors de son procès comme potentiellement plus dangereux car étant un Noir. Les sages de Washington ont également tranché en mai 2016 en faveur d'un Noir condamné à mort par un jury composé de 12 Blancs sélectionnés selon des critères racistes. Keith Tharpe reste condamné à mort et la Cour suprême doit désormais décider si elle examinera son appel contre sa condamnation.
La décision de la plus haute instance judiciaire américaine est tombée à l'issue d'une éprouvante soirée d'attente au cours de laquelle Keith Tharpe avait été préparé à recevoir une injection létale dans sa prison.

Mais, après avoir d'abord retardé l'exécution initialement prévue à 19h00 (23h00 GMT), la haute cour de Washington a finalement ordonné sa suspension in extremis.

M. Tharpe avait été condamné à la peine capitale par un jury comprenant un homme convaincu que les Noirs étaient dépourvus d'âme. C'est principalement sur ce fondement que les avocats du prisonnier avaient lancé d'ultimes recours, assurant que le racisme avait joué un «rôle crucial» dans la sentence.

Les défenseurs du condamné soutenaient également que M. Tharpe, 59 ans, devrait être épargné en raison de ses problèmes de santé mentale. La Cour suprême n'a pas motivé sa décision de suspendre l'exécution, mais trois juges conservateurs sur les neuf de l'institution ont fait savoir leur opposition à cette suspension.

«Deux sortes de Noirs»

A l'époque de son crime, en septembre 1990, Keith Tharpe vivait séparé de son épouse. Il avait arrêté celle-ci en route vers son travail, la femme étant accompagnée de sa soeur, Jacquelin Freeman. L'homme avait forcé sa belle-soeur à se réfugier à l'arrière du véhicule, la blessant d'un coup de feu. Puis il l'avait jetée dans un fossé, l'achevant par balle. Selon les procureurs, il avait ensuite violé sa femme et l'avait forcée à retirer de l'argent, mais la victime était parvenue à appeler la police.

Trois mois plus tard, Keith Tharpe avait été reconnu coupable du meurtre de Mme Freeman. Le jury, se prononçant à l'unanimité, ainsi que l'exige la loi en Géorgie, avait rendu un verdict de peine capitale.

En mai 1998, des avocats d'une ONG offrant une assistance juridique gratuite aux détenus s'étaient entretenus avec les jurés qui avaient décidé la sentence. L'un d'entre eux, un homme blanc nommé Barney Gattie, leur avait livré ce commentaire: «Selon mon expérience, j'ai observé qu'il existait deux sortes de Noirs: les bons vieux Noirs et les nègres». «Après avoir étudié la Bible, j'en suis venu à me demander si les Noirs avaient une âme», avait ajouté le juré aujourd'hui décédé.

M. Gattie avait validé, à plusieurs semaines d'intervalle, la teneur de son discours, affirmant seulement n'avoir pas employé le terme «nègre» comme une injure, malgré sa connotation extrêmement raciste. Il avait signé un procès-verbal écrit reproduisant ses déclarations.

Conscients du dommage potentiel pour leur action, les procureurs avaient ensuite persuadé Barney Gattie de renier ses propos, dans un autre procès-verbal, en affirmant que le juré était saoul quand il s'était exprimé la première fois.

Jurisprudence favorable

Reste que les avocats du condamné espéraient un coup de théâtre de dernière minute en sa faveur, ce qu'ils ont finalement obtenu. «Un juré qui met en doute le fait que les Noirs ont une âme ne peut se forger une opinion morale sensée sur le fait de savoir si un accusé noir comme M. Tharpe doit encourir le châtiment suprême», avait affirmé Sherrilyn Ifill, présidente du Fonds juridique de la NAACP, la plus importante organisation de défense des Noirs américains.

Dans plusieurs affaires emblématiques ces dernières années, la Cour suprême des Etats-Unis a établi avec force que les préjugés racistes n'avaient pas leur place dans le système judiciaire américain.

La haute cour a notamment suspendu en février l'exécution d'un Texan qui avait été présenté lors de son procès comme potentiellement plus dangereux car étant un Noir. Les sages de Washington ont également tranché en mai 2016 en faveur d'un Noir condamné à mort par un jury composé de 12 Blancs sélectionnés selon des critères racistes.

Keith Tharpe reste condamné à mort et la Cour suprême doit désormais décider si elle examinera son appel contre sa condamnation.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9560 Wed, 27 Sep 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Une exécution suspendue au dernier moment dans le Missouri http://www.peinedemort.org/document/9542 CHICAGO (Reuters) - Le gouverneur du Missouri a stoppé l'exécution d'un condamné à mort mardi, quatre heures avant le moment prévu pour l'injection létale, ses avocats ayant fait valoir que des analyses récentes d'ADN prouvaient son innocence. Marcellus Williams, 48 ans, avait été condamné à la peine capitale en 2001 pour avoir tué une femme à l'arme blanche lors d'un cambriolage au domicile de celle-ci en 1998. Le gouverneur Eric Greitens a annoncé qu'il allait nommer une commission d'enquête qui devra examiner les nouvelles preuves liées à l'ADN et dire si la condamnation à la peine de mort doit être commuée. L'avocat du condamné a fait valoir que les récentes analyses d'ADN utilisant les techniques les plus récentes montraient que l'ADN retrouvé sur l'arme blanche était celui d'un homme inconnu et non celui de Marcellus Williams. L'opposition à cette exécution est devenue de plus en plus forte. Une pétition en ligne demandant au gouverneur d'intervenir a recueilli plus de 200.000 signatures. Un rassemblement pour protester contre l'exécution était prévu mardi à St. Louis. Des cheveux découverts sur le corps de la victime ne sont pas non plus de Marcellus Williams, a déclaré un expert en médecine légale, Greg Hampikian. La Cour suprême du Missouri avait ordonné de surseoir à l'exécution du condamné en 2015 pour permettre la réalisation des nouveaux tests mais avait ensuite refusé sans explications de stopper la mise à mort après la publication des résultats, a expliqué l'expert.
Marcellus Williams, 48 ans, avait été condamné à la peine capitale en 2001 pour avoir tué une femme à l'arme blanche lors d'un cambriolage au domicile de celle-ci en 1998.

Le gouverneur Eric Greitens a annoncé qu'il allait nommer une commission d'enquête qui devra examiner les nouvelles preuves liées à l'ADN et dire si la condamnation à la peine de mort doit être commuée.

L'avocat du condamné a fait valoir que les récentes analyses d'ADN utilisant les techniques les plus récentes montraient que l'ADN retrouvé sur l'arme blanche était celui d'un homme inconnu et non celui de Marcellus Williams.

L'opposition à cette exécution est devenue de plus en plus forte. Une pétition en ligne demandant au gouverneur d'intervenir a recueilli plus de 200.000 signatures. Un rassemblement pour protester contre l'exécution était prévu mardi à St. Louis.

Des cheveux découverts sur le corps de la victime ne sont pas non plus de Marcellus Williams, a déclaré un expert en médecine légale, Greg Hampikian.

La Cour suprême du Missouri avait ordonné de surseoir à l'exécution du condamné en 2015 pour permettre la réalisation des nouveaux tests mais avait ensuite refusé sans explications de stopper la mise à mort après la publication des résultats, a expliqué l'expert.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9542 Wed, 23 Aug 2017 00:00:00 +0200 Reuters
Le gouverneur du Missouri suspend une exécution après un test ADN http://www.peinedemort.org/document/9543 Eric Greitens, le gouverneur de l'Etat américain du Missouri, a suspendu in extremis mardi l'exécution d'un homme condamné pour avoir tué une femme, grâce à des preuves ADN fournies par la défense. L'homme, un Noir âgé de 48 ans, avait été condamné à la peine capitale en 2001 pour avoir administré 43 coups de poignard à une femme blanche lors d'un cambriolage en 1998. Il a toujours clamé son innocence. Ses avocats, qui crient également à l'erreur judiciaire, ont lancé un recours de la dernière chance, fondé sur des tests pratiqués l'an dernier, qui ont révélé que l'ADN trouvé sur l'arme du crime n'était pas le sien. Le gouverneur Eric Greitens, un républicain, a décidé de suspendre l'exécution par injection létale mardi, un peu plus de quatre heures avant l'heure prévue. Témoignages mis en cause Le suspect avait été condamné sur la base de deux témoignages l'accusant du meurtre, émanant d'un détenu ayant partagé sa cellule et d'une de ses ex-compagnes. Pour les défenseurs du condamné, ces témoignages recueillis auprès de personnes au passé trouble n'avaient aucune valeur, d'autant plus que les deux intéressés avaient été rétribués financièrement par le bureau du procureur. L'homme, un Noir âgé de 48 ans, avait été condamné à la peine capitale en 2001 pour avoir administré 43 coups de poignard à une femme blanche lors d'un cambriolage en 1998.

Il a toujours clamé son innocence. Ses avocats, qui crient également à l'erreur judiciaire, ont lancé un recours de la dernière chance, fondé sur des tests pratiqués l'an dernier, qui ont révélé que l'ADN trouvé sur l'arme du crime n'était pas le sien.

Le gouverneur Eric Greitens, un républicain, a décidé de suspendre l'exécution par injection létale mardi, un peu plus de quatre heures avant l'heure prévue.

Témoignages mis en cause

Le suspect avait été condamné sur la base de deux témoignages l'accusant du meurtre, émanant d'un détenu ayant partagé sa cellule et d'une de ses ex-compagnes.

Pour les défenseurs du condamné, ces témoignages recueillis auprès de personnes au passé trouble n'avaient aucune valeur, d'autant plus que les deux intéressés avaient été rétribués financièrement par le bureau du procureur.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9543 Wed, 23 Aug 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Un condamné à mort exécuté au Texas http://www.peinedemort.org/document/9517 Un homme de 46 ans, condamné à la peine capitale pour avoir mortellement poignardé une femme chez elle en 2004, à San Antonio, a été exécuté jeudi soir dans une prison du Texas. Il est mort par injection létale dans la cellule d'exécution de l'Etat, à Huntsville. Son exécution a été suspendue pendant plus de trois heures pour permettre un recours en grâce devant la Cour suprême, qui l'a rejeté, a annoncé un responsable de la prison d'Huntsville. Il s'agit de la 543e exécution au Texas depuis le rétablissement de la peine de mort par la cour suprême, en 1976, ce qui fait de l'Etat le premier des Etats-Unis en nombre d'exécutés. Le quadragénaire avait été condamné pour le meurtre d'une jeune femme de 24 ans. Un homme qui se trouvait à ses côtés avait également été poignardé, mais avait survécu à ses blessures.
Son exécution a été suspendue pendant plus de trois heures pour permettre un recours en grâce devant la Cour suprême, qui l'a rejeté, a annoncé un responsable de la prison d'Huntsville.

Il s'agit de la 543e exécution au Texas depuis le rétablissement de la peine de mort par la cour suprême, en 1976, ce qui fait de l'Etat le premier des Etats-Unis en nombre d'exécutés.

Le quadragénaire avait été condamné pour le meurtre d'une jeune femme de 24 ans. Un homme qui se trouvait à ses côtés avait également été poignardé, mais avait survécu à ses blessures. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9517 Fri, 28 Jul 2017 00:00:00 +0200 Agence Télégraphique Suisse - ATS
Etats-Unis: la Géorgie a exécuté un homme condamné pour meurtre http://www.peinedemort.org/document/9456 Washington, 17 mai 2017 (AFP) - - L'Etat américain de Géorgie a exécuté mercredi par injection létale un homme condamné pour le meurtre de son voisin en 1992, la justice ayant rejeté la demande du prisonnier de mourir fusillé. Des chaînes de télévision locales de cet Etat du sud-est des Etats-Unis ont annoncé que J.W. Ledford, 45 ans, a été déclaré mort à 01H17 (05H17 GMT). L'exécution, programmée à l'origine pour 19H00 locales (23H00 GMT), a été retardée en raison d'un appel de dernière minute devant la Cour suprême, mais celui-ci a été rejeté. J.W. Ledford avait passé un quart de siècle dans le couloir de la mort. Ce détenu de 45 ans avait été reconnu coupable d'avoir cambriolé à main armée le domicile d'un médecin, Harry Johnston, qu'il avait égorgé et dont il avait ligoté l'épouse. Le couple habitait dans son quartier. Le meurtrier avait alors 20 ans et sa victime 73. Les avocats de J.W. Ledford avaient demandé à ce qu'il soit mis à mort par un peloton d'exécution, une demande jugée dilatoire par un tribunal qui l'avait rejetée. La Commission des grâces et libérations conditionnelles de la Géorgie avait de son côté également rejeté un recours en clémence introduit par M. Ledford. Cette exécution intervient moins d'un mois après celle de quatre détenus dans l'Arkansas, un Etat du sud des Etats-Unis avant la péremption le 30 avril d'une substance utilisée dans les injections létales.
Des chaînes de télévision locales de cet Etat du sud-est des Etats-Unis ont annoncé que J.W. Ledford, 45 ans, a été déclaré mort à 01H17 (05H17 GMT).

L'exécution, programmée à l'origine pour 19H00 locales (23H00 GMT), a été retardée en raison d'un appel de dernière minute devant la Cour suprême, mais celui-ci a été rejeté.

J.W. Ledford avait passé un quart de siècle dans le couloir de la mort.

Ce détenu de 45 ans avait été reconnu coupable d'avoir cambriolé à main armée le domicile d'un médecin, Harry Johnston, qu'il avait égorgé et dont il avait ligoté l'épouse. Le couple habitait dans son quartier. Le meurtrier avait alors 20 ans et sa victime 73.

Les avocats de J.W. Ledford avaient demandé à ce qu'il soit mis à mort par un peloton d'exécution, une demande jugée dilatoire par un tribunal qui l'avait rejetée.

La Commission des grâces et libérations conditionnelles de la Géorgie avait de son côté également rejeté un recours en clémence introduit par M. Ledford.

Cette exécution intervient moins d'un mois après celle de quatre détenus dans l'Arkansas, un Etat du sud des Etats-Unis avant la péremption le 30 avril d'une substance utilisée dans les injections létales.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9456 Wed, 17 May 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: l'Arkansas a procédé à une double exécution http://www.peinedemort.org/document/9415 L'Arkansas a procédé lundi soir à une double exécution très controversée de deux condamnés à mort, une première aux Etats-Unis depuis 17 ans. Jack Jones et Marcel Williams, condamnés de façon distincte dans les années 1990 pour viol et meurtre, ont chacun reçu une injection létale, a annoncé Leslie Rutledge, la procureure générale de cet Etat du sud du pays. Leurs avocats ont bataillé devant les tribunaux jusqu'aux ultimes minutes, avant de voir leurs derniers recours judiciaires rejetés. Le décès des deux hommes s'inscrit dans un calendrier très controversé d'exécutions accélérées en Arkansas, en raison de la proche péremption d'une substance utilisée dans les injections mortelles. Jones, 52 ans, et Williams, 46 ans, sont les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril dans cet Etat qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours. Mais ce programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples assignations en justice et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. Cette bataille judiciaire s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant été elle pratiquée jeudi. Outre les deux exécutions réalisées ce lundi, une dernière est prévue le 27 avril. Le dernier Etat américain à avoir exécuté deux détenus en un jour est le Texas, le 9 août 2000. Juste après la mort de Jack Jones lundi soir, les avocats de Marcel Williams ont lancé un ultime appel en justice, affirmant que cette première exécution ne s'était pas bien déroulée. Les agents pénitentiaires ont d'abord selon eux échoué à poser un cathéter central au niveau du cou de Jones, étant forcé de se rabattre sur la pose de deux voies veineuses périphériques sur les bras du détenu. - Niveau d'inconscience controversé - Six à sept minutes après l'injection du premier produit censé plonger dans une profonde inconscience le prisonnier, celui-ci "remuait ses lèvres et luttait pour respirer", ont-ils écrit dans leur recours. La juge fédérale Kristine Baker a alors pris une injonction de suspension temporaire de la deuxième exécution prévue, le temps d'examiner la validité de ces arguments. L'Etat a de son côté dénoncé des affirmations "complètement infondées" en assurant que la première exécution s'était déroulée dans les règles. Une fois l'injonction levée, Marcel Williams a été mis à mort tandis que des militants contre la peine capitale tenaient une veillée funèbre à l'extérieur de la prison. L'Arkansas a beau avoir vu naître et servi de tremplin à l'ancien président démocrate Bill Clinton, l'Etat s'est ancré ces dernières années dans le camp républicain. Reste qu'en annonçant fin février son intention de procéder à huit exécutions en onze jours --un rythme inédit dans l'histoire américaine-- le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a déclenché une vive polémique. Ce projet d'exécutions "à la chaîne" a été dénoncé par l'Union européenne, Amnesty International, Human Rights Watch ou encore par le maître du roman noir John Grisham, natif de l'Arkansas. - Substance létale critiquée - Les défenseurs des condamnés affirmaient qu'une double exécution ne pouvait qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte, ceux-ci étant de surcroît non préparés. Avant jeudi, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005. Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui qui arrive à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur. Jack Jones avait violé et tué une femme de 34 ans, Mary Phillips, et quasiment battu à mort sa petite fille. Le mari de la victime, James Phillips, avait confié qu'il ne serait pas perturbé de voir expirer le meurtrier de son épouse. "Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande", avait-il déclaré à THV11, une chaîne télévisée du réseau CBS. Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans.
Jack Jones et Marcel Williams, condamnés de façon distincte dans les années 1990 pour viol et meurtre, ont chacun reçu une injection létale, a annoncé Leslie Rutledge, la procureure générale de cet Etat du sud du pays.

Leurs avocats ont bataillé devant les tribunaux jusqu'aux ultimes minutes, avant de voir leurs derniers recours judiciaires rejetés.

Le décès des deux hommes s'inscrit dans un calendrier très controversé d'exécutions accélérées en Arkansas, en raison de la proche péremption d'une substance utilisée dans les injections mortelles.

Jones, 52 ans, et Williams, 46 ans, sont les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril dans cet Etat qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours.

Mais ce programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples assignations en justice et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort.

Cette bataille judiciaire s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant été elle pratiquée jeudi.

Outre les deux exécutions réalisées ce lundi, une dernière est prévue le 27 avril.

Le dernier Etat américain à avoir exécuté deux détenus en un jour est le Texas, le 9 août 2000.

Juste après la mort de Jack Jones lundi soir, les avocats de Marcel Williams ont lancé un ultime appel en justice, affirmant que cette première exécution ne s'était pas bien déroulée.

Les agents pénitentiaires ont d'abord selon eux échoué à poser un cathéter central au niveau du cou de Jones, étant forcé de se rabattre sur la pose de deux voies veineuses périphériques sur les bras du détenu.

- Niveau d'inconscience controversé -

Six à sept minutes après l'injection du premier produit censé plonger dans une profonde inconscience le prisonnier, celui-ci "remuait ses lèvres et luttait pour respirer", ont-ils écrit dans leur recours.

La juge fédérale Kristine Baker a alors pris une injonction de suspension temporaire de la deuxième exécution prévue, le temps d'examiner la validité de ces arguments.

L'Etat a de son côté dénoncé des affirmations "complètement infondées" en assurant que la première exécution s'était déroulée dans les règles.

Une fois l'injonction levée, Marcel Williams a été mis à mort tandis que des militants contre la peine capitale tenaient une veillée funèbre à l'extérieur de la prison.

L'Arkansas a beau avoir vu naître et servi de tremplin à l'ancien président démocrate Bill Clinton, l'Etat s'est ancré ces dernières années dans le camp républicain.

Reste qu'en annonçant fin février son intention de procéder à huit exécutions en onze jours --un rythme inédit dans l'histoire américaine-- le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a déclenché une vive polémique.

Ce projet d'exécutions "à la chaîne" a été dénoncé par l'Union européenne, Amnesty International, Human Rights Watch ou encore par le maître du roman noir John Grisham, natif de l'Arkansas.

- Substance létale critiquée -

Les défenseurs des condamnés affirmaient qu'une double exécution ne pouvait qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte, ceux-ci étant de surcroît non préparés.

Avant jeudi, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005.

Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui qui arrive à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de ne pas plonger suffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur.

Jack Jones avait violé et tué une femme de 34 ans, Mary Phillips, et quasiment battu à mort sa petite fille.

Le mari de la victime, James Phillips, avait confié qu'il ne serait pas perturbé de voir expirer le meurtrier de son épouse.

"Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande", avait-il déclaré à THV11, une chaîne télévisée du réseau CBS.

Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9415 Tue, 25 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Double exécution dans l'Arkansas après un sursis de dernière minute http://www.peinedemort.org/document/9416 Jack Jones puis Marcel Williams ont été exécutés dans l'Arkansas, aux Etats-Unis. Marcel Williams a d'abord obtenu une suspension temporaire de son exécution suite à l'appel de ses avocat arguant que la première exécution ne s'était pas déroulée correctement, avant d'être finalement mis à mort. Le gouverneur de l'Arkansas avait programmé quatre "doubles" exécutions les 17, 20, 24 et 27 avril avant la péremption des produits servant à l'injection létale. Un des condamné a été exécuté le 20, et une exécution est toujours prévue le 27 ; les quatre autres condamnés ont obtenu des sursis devant la justice. En août 2000 l'Etat du Texas avait procédé à deux exécutions le même jour. L'Arkansas avait déjà procédé, à plusieurs reprises, à des exécutions multiples le même jour : deux le 11 mai 1994, trois le 3 août 1994, trois le 8 janvier 1997 et deux le 8 septembre 1999. Marcel Williams a d'abord obtenu une suspension temporaire de son exécution suite à l'appel de ses avocat arguant que la première exécution ne s'était pas déroulée correctement, avant d'être finalement mis à mort.

Le gouverneur de l'Arkansas avait programmé quatre "doubles" exécutions les 17, 20, 24 et 27 avril avant la péremption des produits servant à l'injection létale. Un des condamné a été exécuté le 20, et une exécution est toujours prévue le 27 ; les quatre autres condamnés ont obtenu des sursis devant la justice.

En août 2000 l'Etat du Texas avait procédé à deux exécutions le même jour. L'Arkansas avait déjà procédé, à plusieurs reprises, à des exécutions multiples le même jour : deux le 11 mai 1994, trois le 3 août 1994, trois le 8 janvier 1997 et deux le 8 septembre 1999.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9416 Mon, 24 Apr 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
L'Arkansas maintient son calendrier d'exécutions malgré des revers http://www.peinedemort.org/document/9407 La bataille judiciaire autour d'une série inédite d'exécutions prévue dans l'Arkansas, avant l'arrivée à expiration d'un médicament crucial fin avril, n'en finit pas. Deux détenus ont décroché un sursis in extremis, mais cet Etat du sud reste déterminé à poursuivre les mises à mort. Le duel entre le bureau du procureur et le gouverneur d'un côté, et les avocats des prisonniers et opposants à la peine de mort de l'autre, s'est accéléré à la veille du week-end dernier. Chaque camp remportant tour à tour une manche, au gré des recours qui sont allés jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis. Les neuf Sages ont mis leur veto lundi à l'exécution de Don Davis, le premier sur la liste, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas. Bruce Ward, qui devait également être exécuté lundi, avait obtenu vendredi un sursis auprès de la Cour suprême de l'Arkansas. Aucune exécution n'a été réalisée dans cet Etat depuis 2005. L'Arkansas prévoyait à l'origine de réaliser huit exécutions en onze jours, du jamais-vu depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine de mort en 1976. Jason McGehee, qui devait recevoir une injection létale le 27 avril, avait obtenu le 6 avril un délai d'un mois, le temps qu'une demande de clémence soit examinée. - ADN - Malgré ces revers, le bureau du procureur entend suivre le reste du programme concocté par le gouverneur républicain Asa Hutchinson: Ledell Lee et Stacey Johnson jeudi, puis Jack Harold Jones et Marcel Williams le 24 avril et enfin Kenneth Williams le 27, a indiqué à l'AFP Judd Deere, porte-parole du procureur de l'Arkansas. "La procureure générale (Leslie Rutledge) se tournera vers la Cour suprême de l'Etat et examinera le bien-fondé (des arguments) dans les affaires Ward et Davis. Jusqu'à ce que ce bien-fondé soit déterminé, le gel reste en place", a-t-il fait savoir. Les avocats des deux hommes affirment que leurs clients souffrent de graves problèmes mentaux et que, lors de leurs procès, leurs représentants n'avaient pu présenter d'experts en psychiatrie. "Tous deux ont démontré que leurs problèmes psychologiques constitueraient des éléments importants pendant un procès", a indiqué Scott Braden, de l'antenne de l'Arkansas du bureau fédéral d'assistance aux prévenus pauvres, dans un communiqué. Si trois hommes ont obtenu un sursis salvateur, la mobilisation reste solide pour ceux figurant encore sur le calendrier morbide du gouverneur, qui a provoqué de nombreuses manifestations et une réprobation internationale. La semaine dernière, l'avocat de Stacey Johnson a demandé qu'une analyse ADN soit menée pour prouver l'innocence de son client, ce qui n'avait pas été fait pendant le procès de cet homme noir condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993. - Recours tous azimuts - La requête a été rejetée en première instance mais un recours va être déposé mardi devant la Cour suprême de l'Arkansas, a indiqué à l'AFP Paul Cates, de l'association contre la peine de mort Innocence Project. Recours également dans l'affaire de Ledell Lee, déposé lundi. Cette fois, c'est la puissante organisation américaine de défense des droits civiques ACLU qui mène la charge, réclamant aussi une analyse ADN. Cet homme noir a également été condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993. En marge de cet entrelacs de recours au cas par cas, un autre front judiciaire a été ouvert en fin de semaine dernière. Cette fois par la société américaine de distribution de produits pharmaceutiques McKesson. L'entreprise accuse les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium --qui provoque une paralysie des muscles-- sans l'avoir prévenue qu'il serait utilisé dans un protocole de mise à mort de prisonniers. Un juge local a tranché en sa faveur vendredi, suspendant les exécutions programmées. Mais une cour d'appel a levé ce blocage et donné son feu vert à l'Etat pour qu'il suive le protocole médicamenteux prévu. "Les prisonniers préparent (mardi) une pétition pour demander à la Cour suprême des Etats-Unis de l'invalider", a précisé à l'AFP Rob Dunham, directeur du Centre d'information sur la peine de mort. Si l'attaque sur ce flanc était victorieuse, le camp anti-peine de mort pourrait remporter la guerre dans l'Arkansas. Au moins temporairement.
Le duel entre le bureau du procureur et le gouverneur d'un côté, et les avocats des prisonniers et opposants à la peine de mort de l'autre, s'est accéléré à la veille du week-end dernier. Chaque camp remportant tour à tour une manche, au gré des recours qui sont allés jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis.

Les neuf Sages ont mis leur veto lundi à l'exécution de Don Davis, le premier sur la liste, quelques minutes seulement avant sa mise à mort. L'homme avait déjà pris ce qui devait être son dernier repas.

Bruce Ward, qui devait également être exécuté lundi, avait obtenu vendredi un sursis auprès de la Cour suprême de l'Arkansas.

Aucune exécution n'a été réalisée dans cet Etat depuis 2005. L'Arkansas prévoyait à l'origine de réaliser huit exécutions en onze jours, du jamais-vu depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine de mort en 1976.

Jason McGehee, qui devait recevoir une injection létale le 27 avril, avait obtenu le 6 avril un délai d'un mois, le temps qu'une demande de clémence soit examinée.

- ADN -

Malgré ces revers, le bureau du procureur entend suivre le reste du programme concocté par le gouverneur républicain Asa Hutchinson: Ledell Lee et Stacey Johnson jeudi, puis Jack Harold Jones et Marcel Williams le 24 avril et enfin Kenneth Williams le 27, a indiqué à l'AFP Judd Deere, porte-parole du procureur de l'Arkansas.

"La procureure générale (Leslie Rutledge) se tournera vers la Cour suprême de l'Etat et examinera le bien-fondé (des arguments) dans les affaires Ward et Davis. Jusqu'à ce que ce bien-fondé soit déterminé, le gel reste en place", a-t-il fait savoir.

Les avocats des deux hommes affirment que leurs clients souffrent de graves problèmes mentaux et que, lors de leurs procès, leurs représentants n'avaient pu présenter d'experts en psychiatrie.

"Tous deux ont démontré que leurs problèmes psychologiques constitueraient des éléments importants pendant un procès", a indiqué Scott Braden, de l'antenne de l'Arkansas du bureau fédéral d'assistance aux prévenus pauvres, dans un communiqué.

Si trois hommes ont obtenu un sursis salvateur, la mobilisation reste solide pour ceux figurant encore sur le calendrier morbide du gouverneur, qui a provoqué de nombreuses manifestations et une réprobation internationale.

La semaine dernière, l'avocat de Stacey Johnson a demandé qu'une analyse ADN soit menée pour prouver l'innocence de son client, ce qui n'avait pas été fait pendant le procès de cet homme noir condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993.

- Recours tous azimuts -

La requête a été rejetée en première instance mais un recours va être déposé mardi devant la Cour suprême de l'Arkansas, a indiqué à l'AFP Paul Cates, de l'association contre la peine de mort Innocence Project.

Recours également dans l'affaire de Ledell Lee, déposé lundi. Cette fois, c'est la puissante organisation américaine de défense des droits civiques ACLU qui mène la charge, réclamant aussi une analyse ADN. Cet homme noir a également été condamné pour le meurtre d'une femme blanche en 1993.

En marge de cet entrelacs de recours au cas par cas, un autre front judiciaire a été ouvert en fin de semaine dernière. Cette fois par la société américaine de distribution de produits pharmaceutiques McKesson.

L'entreprise accuse les autorités pénitentiaires de lui avoir acheté du bromure de vécuronium --qui provoque une paralysie des muscles-- sans l'avoir prévenue qu'il serait utilisé dans un protocole de mise à mort de prisonniers.

Un juge local a tranché en sa faveur vendredi, suspendant les exécutions programmées. Mais une cour d'appel a levé ce blocage et donné son feu vert à l'Etat pour qu'il suive le protocole médicamenteux prévu.

"Les prisonniers préparent (mardi) une pétition pour demander à la Cour suprême des Etats-Unis de l'invalider", a précisé à l'AFP Rob Dunham, directeur du Centre d'information sur la peine de mort.

Si l'attaque sur ce flanc était victorieuse, le camp anti-peine de mort pourrait remporter la guerre dans l'Arkansas. Au moins temporairement.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9407 Wed, 19 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Exécuté après avoir tué une femme pour 2000$ http://www.peinedemort.org/document/9347 L'Etat américain du Texas a exécuté mardi soir un homme qui avait accepté de tuer une femme contre la somme de 2000 dollars, après le rejet par la Cour suprême d'ultimes recours lancés par les avocats du prisonnier. Rolando Ruiz, 44 ans, a reçu une injection létale dans sa prison de Huntsville et a été déclaré décédé à 23h06 locales (05H06 GMT mercredi), ont indiqué les autorités pénitentiaires du grand Etat du Sud américain. «Je suis désolé» «Les mots ne peuvent exprimer combien je suis désolé par la peine que je vous ai causée à vous et à votre famille. Que cela (mon exécution, NDLR) vous amène la paix et le pardon. Je m'excuse», a déclaré le condamné juste avant de mourir, en s'adressant aux proches de sa victime. «A ma famille, merci pour tout votre amour et tout votre soutien. Je suis en paix. Jésus-Christ est le Sauveur. je vous aime tous», a-t-il ajouté. En juillet 1992, Mark Rodriguez était entré en contact avec Rolando Ruiz et lui avait demandé s'il accepterait de tuer sa belle-soeur, Theresa Rodriguez, contre rétribution. Ruiz avait accepté le marché et le meurtre avait été planifié pour se produire lorsque la femme se rendrait dans un restaurant de la ville de San Antonio. Une balle dans la tête En arrivant sur place, le tueur avait toutefois renoncé à agir, en apercevant un garde de sécurité. De nouvelles dispositions avaient été prises pour commettre l'assassinat quelques jours plus tard à un cinéma, où se rendaient Mark Rodriguez, son frère Michael -l'autre commanditaire du meurtre- et la femme de celui-ci, Theresa. Rolando Ruiz s'était posté devant le bâtiment et avait suivi la voiture du couple jusqu'à leur domicile. A l'instant où Theresa sortait du véhicule, il lui avait tiré une balle fatale dans la tête. Il avait terminé la soirée en jouant au basket-ball. Une importante assurance-vie Les enquêteurs n'avaient pas mis longtemps à confondre les trois hommes, d'autant que le mari de Theresa venait de souscrire une importante assurance-vie au nom de sa femme, et s'était porté bénéficiaire. Ruiz avait été condamné à mort, Mark et Michael Rodriguez à la réclusion criminelle à perpétuité. Le second frère a toutefois été exécuté en 2008, après avoir été condamné à la peine capitale pour une évasion de prison qui s'était soldée par la mort d'un policier. Rolando Ruiz a passé 25 ans dans le couloir de la mort. Ses avocats ont saisi la Cour suprême pour demander un sursis à son exécution, mais la haute cour a rejeté mardi soir ces démarches de dernière minute.
Rolando Ruiz, 44 ans, a reçu une injection létale dans sa prison de Huntsville et a été déclaré décédé à 23h06 locales (05H06 GMT mercredi), ont indiqué les autorités pénitentiaires du grand Etat du Sud américain.

«Je suis désolé»

«Les mots ne peuvent exprimer combien je suis désolé par la peine que je vous ai causée à vous et à votre famille. Que cela (mon exécution, NDLR) vous amène la paix et le pardon. Je m'excuse», a déclaré le condamné juste avant de mourir, en s'adressant aux proches de sa victime.

«A ma famille, merci pour tout votre amour et tout votre soutien. Je suis en paix. Jésus-Christ est le Sauveur. je vous aime tous», a-t-il ajouté.

En juillet 1992, Mark Rodriguez était entré en contact avec Rolando Ruiz et lui avait demandé s'il accepterait de tuer sa belle-soeur, Theresa Rodriguez, contre rétribution. Ruiz avait accepté le marché et le meurtre avait été planifié pour se produire lorsque la femme se rendrait dans un restaurant de la ville de San Antonio.

Une balle dans la tête

En arrivant sur place, le tueur avait toutefois renoncé à agir, en apercevant un garde de sécurité. De nouvelles dispositions avaient été prises pour commettre l'assassinat quelques jours plus tard à un cinéma, où se rendaient Mark Rodriguez, son frère Michael -l'autre commanditaire du meurtre- et la femme de celui-ci, Theresa.

Rolando Ruiz s'était posté devant le bâtiment et avait suivi la voiture du couple jusqu'à leur domicile. A l'instant où Theresa sortait du véhicule, il lui avait tiré une balle fatale dans la tête. Il avait terminé la soirée en jouant au basket-ball.

Une importante assurance-vie

Les enquêteurs n'avaient pas mis longtemps à confondre les trois hommes, d'autant que le mari de Theresa venait de souscrire une importante assurance-vie au nom de sa femme, et s'était porté bénéficiaire.

Ruiz avait été condamné à mort, Mark et Michael Rodriguez à la réclusion criminelle à perpétuité.

Le second frère a toutefois été exécuté en 2008, après avoir été condamné à la peine capitale pour une évasion de prison qui s'était soldée par la mort d'un policier. Rolando Ruiz a passé 25 ans dans le couloir de la mort. Ses avocats ont saisi la Cour suprême pour demander un sursis à son exécution, mais la haute cour a rejeté mardi soir ces démarches de dernière minute. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9347 Wed, 08 Mar 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
USA - Un homme condamné pour meurtre exécuté dans l'Alabama http://www.peinedemort.org/document/9224 9 décembre (Reuters) - Un homme condamné pour le meurtre d'un employé d'une épicerie en 1994 a été exécuté jeudi dans l'Alabama, a annoncé un porte-parole des autorités. Ronald Smith, âgé de 45 ans, a été déclaré mort à 23h05 (05h05 GMT) à la prison d'Holman, à Atmore, dans l'Alabama. Initialement prévue à 18h00, son exécution par injection létale a été repoussée de quelques heures, la Cour suprême l'ayant suspendu au dernier moment. L'homme est le vingtième condamné à mort exécuté cette année aux Etats-Unis et le deuxième en Alabama, selon l'ONG Death Penalty Information Center.
Ronald Smith, âgé de 45 ans, a été déclaré mort à 23h05 (05h05 GMT) à la prison d'Holman, à Atmore, dans l'Alabama.

Initialement prévue à 18h00, son exécution par injection létale a été repoussée de quelques heures, la Cour suprême l'ayant suspendu au dernier moment.

L'homme est le vingtième condamné à mort exécuté cette année aux Etats-Unis et le deuxième en Alabama, selon l'ONG Death Penalty Information Center. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9224 Fri, 09 Dec 2016 00:00:00 +0100 Reuters
Une nouvelle exécution se déroule de manière anormale aux Etats-Unis, dans l'Alabama http://www.peinedemort.org/document/9264 Ronald Bert Smith Jr. a été exécuté par injection létale dans l'Alabama, et son exécution, comme de précédentes aux Etats-Unis, ne s'est pas déroulée comme prévu. Des témoins ont rapporté qu'il avait suffoqué et fait des convulsions durant 13 minutes. Il aurait été déclaré mort 34 minutes après le début de son exécution. L'Alabama utilise pour les injections un produit très critiqué, le midazolam. Par ailleurs l'exécution de Ronald Smith Jr. avait été décalée deux fois dans la soirée, dans l'attente de la décision de la Cour Suprême qui a finalement refusé de la suspendre par 4 voix contre 4... L'Alabama utilise pour les injections un produit très critiqué, le midazolam.

Par ailleurs l'exécution de Ronald Smith Jr. avait été décalée deux fois dans la soirée, dans l'attente de la décision de la Cour Suprême qui a finalement refusé de la suspendre par 4 voix contre 4...]]>
http://www.peinedemort.org/document/9264 Thu, 08 Dec 2016 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi