La peine de mort dans le monde — Thème exécution ratée (néanmoins le condamné est exécuté) http://www.peinedemort.org/rss/theme?id=146 Thème exécution ratée (néanmoins le condamné est exécuté) : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2017 Sun, 19 Nov 2017 03:52:03 +0100 Thu, 11 May 2017 07:31:39 +0200 120 Nouveau report d'exécutions dans l'Ohio http://www.peinedemort.org/document/9447 Le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, reporte les dates d'exécutions de neuf condamnés à mort, dans l'attente d'une procédure d'appel suite à la décision qui remet en cause le protocole d'injection létale de l'Ohio. Pour ces condamnés, neuf nouvelles dates d'exécutions sont programmées à partir du 26 juillet 2017 et jusqu'au 18 septembre 2019. La précédente exécution dans l'Ohio (ratée) remonte à janvier 2014.
Pour ces condamnés, neuf nouvelles dates d'exécutions sont programmées à partir du 26 juillet 2017 et jusqu'au 18 septembre 2019.
La précédente exécution dans l'Ohio (ratée) remonte à janvier 2014.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9447 Mon, 01 May 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Etats-Unis : Autopsie ordonnée après une exécution en Arkansas http://www.peinedemort.org/document/9430 Kenneth Williams, condamné à mort en Arkansas pour meurtre, aurait suffoqué et convulsé lors de son exécution. Une autopsie devra déterminer si son exécution s'est déroulée dans les règles. Une juge fédérale de l'Arkansas a ordonné vendredi soir qu'une autopsie soit réalisée sur un condamné dont l'exécution la veille avait déclenché une vive controverse, aux Etats-Unis et au-delà, car elle a mal tourné selon plusieurs témoins. Moins de 24 heures après l'injection létale effectuée jeudi soir sur Kenneth Williams avec un produit très critiqué, la juge Kristine Baker a demandé au médecin légiste de récupérer des échantillons de sang pour tenter de déterminer si l'exécution s'est déroulée dans les règles. Dès vendredi, les avocats du condamné âgé de 38 ans ainsi que la puissante organisation américaine pour les droits, l'ACLU, avaient réclamé l'ouverture d'une enquête sur cette exécution lors de laquelle Kenneth Williams a selon eux «souffert». Ils s'appuient notamment sur les récits de journalistes américains qui assistaient en tant que témoins à l'injection du cocktail mortel. Ces derniers ont notamment affirmé que Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, s'était tordu sur le lit où il était sanglé, pris de convulsions, d'accès de toux, de suffocation bruyante. Péremption des produits Accédant à la demande de Jason McGehee, également dans le couloir de la mort en Arkansas mais qui a échappé à une exécution jeudi, la juge Baker a demandé, dans son ordre, que soient collectés «des échantillons de sang et de tissus de Kenneth Williams», et de «procéder à une autopsie». Les conseils du condamné estiment que le sédatif utilisé pour l'exécution, le midazolam, peut être une cause des souffrances endurées par leur client. Il s'agit d'un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience. La péremption imminente - le 30 avril - de ce produit dans les stocks pénitentiaires de l'Arkansas avait justement précipité une série de mises à mort accélérées dans l'Etat du sud américain. L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi et donc Kenneth Williams jeudi. L'Etat avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours mais son programme a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale.

Une juge fédérale de l'Arkansas a ordonné vendredi soir qu'une autopsie soit réalisée sur un condamné dont l'exécution la veille avait déclenché une vive controverse, aux Etats-Unis et au-delà, car elle a mal tourné selon plusieurs témoins.

Moins de 24 heures après l'injection létale effectuée jeudi soir sur Kenneth Williams avec un produit très critiqué, la juge Kristine Baker a demandé au médecin légiste de récupérer des échantillons de sang pour tenter de déterminer si l'exécution s'est déroulée dans les règles.

Dès vendredi, les avocats du condamné âgé de 38 ans ainsi que la puissante organisation américaine pour les droits, l'ACLU, avaient réclamé l'ouverture d'une enquête sur cette exécution lors de laquelle Kenneth Williams a selon eux «souffert».

Ils s'appuient notamment sur les récits de journalistes américains qui assistaient en tant que témoins à l'injection du cocktail mortel. Ces derniers ont notamment affirmé que Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, s'était tordu sur le lit où il était sanglé, pris de convulsions, d'accès de toux, de suffocation bruyante.

Péremption des produits

Accédant à la demande de Jason McGehee, également dans le couloir de la mort en Arkansas mais qui a échappé à une exécution jeudi, la juge Baker a demandé, dans son ordre, que soient collectés «des échantillons de sang et de tissus de Kenneth Williams», et de «procéder à une autopsie».

Les conseils du condamné estiment que le sédatif utilisé pour l'exécution, le midazolam, peut être une cause des souffrances endurées par leur client. Il s'agit d'un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience. La péremption imminente - le 30 avril - de ce produit dans les stocks pénitentiaires de l'Arkansas avait justement précipité une série de mises à mort accélérées dans l'Etat du sud américain.

L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi et donc Kenneth Williams jeudi.

L'Etat avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours mais son programme a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9430 Sat, 29 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Les multiples exécutions en Arkansas inquiètent http://www.peinedemort.org/document/9429 VARNER, Ark. — Deux organisations de défense des droits de la personne de premier plan se sont inquiétées publiquement, vendredi, de l'exécution récente de multiples condamnés en Arkansas. Le bureau onusien des droits de la personne s'est ainsi dit «profondément troublé» par les quatre exécutions menées depuis huit jours, déclarant que l'accélération des exécutions pour devancer l'expiration d'un produit sédatif, dimanche, «ajoute au caractère arbitraire et cruel de tout le processus». La porte-parole Liz Throssell n'a toutefois pas condamné les exécutions, mais elle a prévenu que cet empressement «pourrait priver les détenus du plein exercice de leur droit de porter leur peine en appel». Elle a ajouté que l'utilisation du sédatif midazolam a été «critiquée pour ne pas avoir empêché les gens de souffrir». Elle a ensuite applaudi la suspension de quatre autres exécutions en Arkansas, avant de rappeler que le nombre d'exécutions est en déclin constant depuis quelques années aux États-Unis. De son côté, l'American Civil Liberties Union (ACLU) a affirmé que l'Arkansas a possiblement soumis un condamné à un châtiment cruel et inhabituel. Un journaliste de l'Associated Press affirme que Kenneth Williams a été secoué jeudi par une quinzaine de convulsions violentes environ trois minutes après l'injection du premier produit, puis par cinq moins intenses, avant de mourir. La responsable de l'ACLU en Arkansas, Rita Sklar, a demandé la tenue d'une enquête pour déterminer si Williams a été «torturé». Un porte-parole du gouverneur de l'Arkansas, Asa Hutchinson, a assuré que ces convulsions étaient des «spasmes musculaires involontaires» qui comptent parmi les effets secondaires connus du midazolam, le premier des trois produits qui sont injectés au condamné. Williams avait été condamné à la prison à vie pour le meurtre d'une meneuse de claque. Il a ensuite tué un ancien gardien de prison après s'être évadé, ce qui lui a valu la peine de mort. Tous les condamnés exécutés en Arkansas depuis quelques jours sont morts moins de 20 minutes après le début de leur exécution.
Le bureau onusien des droits de la personne s'est ainsi dit «profondément troublé» par les quatre exécutions menées depuis huit jours, déclarant que l'accélération des exécutions pour devancer l'expiration d'un produit sédatif, dimanche, «ajoute au caractère arbitraire et cruel de tout le processus».

La porte-parole Liz Throssell n'a toutefois pas condamné les exécutions, mais elle a prévenu que cet empressement «pourrait priver les détenus du plein exercice de leur droit de porter leur peine en appel».

Elle a ajouté que l'utilisation du sédatif midazolam a été «critiquée pour ne pas avoir empêché les gens de souffrir». Elle a ensuite applaudi la suspension de quatre autres exécutions en Arkansas, avant de rappeler que le nombre d'exécutions est en déclin constant depuis quelques années aux États-Unis.


De son côté, l'American Civil Liberties Union (ACLU) a affirmé que l'Arkansas a possiblement soumis un condamné à un châtiment cruel et inhabituel. Un journaliste de l'Associated Press affirme que Kenneth Williams a été secoué jeudi par une quinzaine de convulsions violentes environ trois minutes après l'injection du premier produit, puis par cinq moins intenses, avant de mourir.

La responsable de l'ACLU en Arkansas, Rita Sklar, a demandé la tenue d'une enquête pour déterminer si Williams a été «torturé».

Un porte-parole du gouverneur de l'Arkansas, Asa Hutchinson, a assuré que ces convulsions étaient des «spasmes musculaires involontaires» qui comptent parmi les effets secondaires connus du midazolam, le premier des trois produits qui sont injectés au condamné.

Williams avait été condamné à la prison à vie pour le meurtre d'une meneuse de claque. Il a ensuite tué un ancien gardien de prison après s'être évadé, ce qui lui a valu la peine de mort.

Tous les condamnés exécutés en Arkansas depuis quelques jours sont morts moins de 20 minutes après le début de leur exécution.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9429 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Associated Press - AP
Arkansas : Une exécution se transforme en séance de torture http://www.peinedemort.org/document/9432 Une série d'exécutions accélérées dans l'État américain de l'Arkansas s'est achevée dans une vive controverse et des condamnations internationales au lendemain de la mise à mort d'un dernier condamné, qui a apparemment suffoqué après s'être vu injecter un produit très critiqué. Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, a reçu une injection létale jeudi soir. Cet homme de 38 ans avait un quotient intellectuel d'enfant, selon ses avocats. Ceux-ci ont tenté jusqu'au bout d'obtenir pour leur client un sursis de dernière minute, par divers recours judiciaires jusqu'à la Cour suprême à Washington, qui ont été rejetés les uns après les autres. L'exécution, selon plusieurs témoins, s'est mal passée et Shawn Nolan, un des avocats de Kenneth Williams, a demandé vendredi l'ouverture d'une enquête. «Nous avons essayé encore et encore d'obtenir de l'État qu'il se conforme à son propre protocole en ne torturant pas notre client jusqu'à la mort, et pourtant les récits des témoins de l'exécution indiquent que M. Williams a souffert», a-t-il ajouté. Des journalistes américains y ayant assisté en tant que témoins indépendants ont raconté que le condamné s'était tordu sur le lit où il était sanglé, pris de convulsions, d'accès de toux, de suffocation bruyante. Même si le micro les reliant au prisonnier était coupé, ils ont entendu celui-ci lutter ainsi plusieurs minutes, à travers la vitre séparant les deux pièces. «Ceci est très perturbant, mais pas du tout surprenant, étant donné l'historique du sédatif midazolam, qui a été utilisé dans plusieurs exécutions qui ont mal tourné», a repris Shawn Nolan. Le conseil fait référence à cette substance utilisée dans les injections létales, dont la péremption imminente - le 30 avril - dans les stocks pénitentiaires de l'Arkansas avait justement précipité cette série de mises à mort. Le midazolam est un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience. L'État, «dans sa précipitation pour utiliser son stock de midazolam avant qu'il n'expire», a-t-il «violé le huitième amendement (de la Constitution américaine) sur l'interdiction des châtiments cruels et inhabituels ?», s'interroge vendredi la branche de l'Arkansas de la puissante organisation pour les droits, ACLU. L'exécution, précise l'ACLU-Arkansas, doit faire l'objet d'une enquête pour «déterminer si l'État a torturé M. Williams avant de le tuer». L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi. L'État avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours mais son programme a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale. La bataille devant les tribunaux s'est finalement soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues. De nombreuses instances internationales ont condamné l'exécution de jeudi. Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme s'est par exemple dit «profondément inquiet et troublé» par la série d'exécutions et a demandé un «moratoire sur la peine de mort». «Notre inquiétude est que ces exécutions ont été planifiées sur la base de la date d'expiration» du sédatif, a ajouté la porte-parole du Haut-Commissariat, Elizabeth Throssell. L'exécution de M. Williams «a mis fin de facto au moratoire en place depuis 2005», a également regretté l'Union européenne, affirmant qu'elle allait «soulever la question (de l'abolition de la peine capitale) à tous les niveaux avec les autorités américaines». Kenneth Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd. Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison. Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood. Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution. La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un courriel distincts datés de ce jeudi, ont demandé au gouverneur Asa Hutchinson d'épargner la vie du condamné, tandis que la famille Boren avait fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams.
Kenneth Williams, reconnu coupable de meurtre, a reçu une injection létale jeudi soir. Cet homme de 38 ans avait un quotient intellectuel d'enfant, selon ses avocats.

Ceux-ci ont tenté jusqu'au bout d'obtenir pour leur client un sursis de dernière minute, par divers recours judiciaires jusqu'à la Cour suprême à Washington, qui ont été rejetés les uns après les autres.


L'exécution, selon plusieurs témoins, s'est mal passée et Shawn Nolan, un des avocats de Kenneth Williams, a demandé vendredi l'ouverture d'une enquête.

«Nous avons essayé encore et encore d'obtenir de l'État qu'il se conforme à son propre protocole en ne torturant pas notre client jusqu'à la mort, et pourtant les récits des témoins de l'exécution indiquent que M. Williams a souffert», a-t-il ajouté.

Des journalistes américains y ayant assisté en tant que témoins indépendants ont raconté que le condamné s'était tordu sur le lit où il était sanglé, pris de convulsions, d'accès de toux, de suffocation bruyante.

Même si le micro les reliant au prisonnier était coupé, ils ont entendu celui-ci lutter ainsi plusieurs minutes, à travers la vitre séparant les deux pièces.

«Ceci est très perturbant, mais pas du tout surprenant, étant donné l'historique du sédatif midazolam, qui a été utilisé dans plusieurs exécutions qui ont mal tourné», a repris Shawn Nolan.

Le conseil fait référence à cette substance utilisée dans les injections létales, dont la péremption imminente - le 30 avril - dans les stocks pénitentiaires de l'Arkansas avait justement précipité cette série de mises à mort.

Le midazolam est un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé, car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience.

L'État, «dans sa précipitation pour utiliser son stock de midazolam avant qu'il n'expire», a-t-il «violé le huitième amendement (de la Constitution américaine) sur l'interdiction des châtiments cruels et inhabituels ?», s'interroge vendredi la branche de l'Arkansas de la puissante organisation pour les droits, ACLU.

L'exécution, précise l'ACLU-Arkansas, doit faire l'objet d'une enquête pour «déterminer si l'État a torturé M. Williams avant de le tuer».

L'Arkansas, qui n'avait exécuté personne de 2005 jusqu'à ce mois d'avril, a exécuté quatre détenus en huit jours, dont deux en une même soirée lundi.

L'État avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours mais son programme a été la cible de multiples recours judiciaires et d'une mobilisation internationale.

La bataille devant les tribunaux s'est finalement soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues.

De nombreuses instances internationales ont condamné l'exécution de jeudi.

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme s'est par exemple dit «profondément inquiet et troublé» par la série d'exécutions et a demandé un «moratoire sur la peine de mort».

«Notre inquiétude est que ces exécutions ont été planifiées sur la base de la date d'expiration» du sédatif, a ajouté la porte-parole du Haut-Commissariat, Elizabeth Throssell.

L'exécution de M. Williams «a mis fin de facto au moratoire en place depuis 2005», a également regretté l'Union européenne, affirmant qu'elle allait «soulever la question (de l'abolition de la peine capitale) à tous les niveaux avec les autorités américaines».

Kenneth Williams avait dans un premier temps été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir tué par balle en 1998 une étudiante et pom-pom girl de 19 ans, Dominique Hurd.

Il était parvenu à s'évader de son pénitencier un jour de 1999. Il avait alors abattu un quinquagénaire, Cecil Boren, dans sa ferme voisine de la prison.

Le fugitif avait volé le pick-up de sa victime, sa cavale le menant jusque dans le Missouri où il avait provoqué un accident de la route, tuant un jeune père de 24 ans, Michael Greenwood.

Les réactions de ces familles endeuillées ont été très différentes à l'approche de l'exécution.

La fille et la veuve de Michael Greenwood, dans une lettre et un courriel distincts datés de ce jeudi, ont demandé au gouverneur Asa Hutchinson d'épargner la vie du condamné, tandis que la famille Boren avait fait savoir qu'elle serait soulagée par l'exécution de Williams.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9432 Fri, 28 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
La 4ème exécution en 8 jours dans l'Arkansas ne se déroule pas comme prévu http://www.peinedemort.org/document/9438 Selon des témoins ayant assisté à l'exécution par injection létale de Kenneth Williams dans l'Arkansas, le condamné a été pris de convulsions et a suffoqué. Une autopsie a été ordonnée. Il s'agissait de la quatrième exécution capitale en huit jours dans l'Arkansas, après une double exécution le 24 avril et la reprise d'exécution le 20 avril (la précédente exécution dans cet Etat remontait à novembre 2005). Le rythme des exécutions avait été accéléré en raison de la péremption prochaine du sédatif utilisé pour l'injection létale (le midazolam).
Il s'agissait de la quatrième exécution capitale en huit jours dans l'Arkansas, après une double exécution le 24 avril et la reprise d'exécution le 20 avril (la précédente exécution dans cet Etat remontait à novembre 2005). Le rythme des exécutions avait été accéléré en raison de la péremption prochaine du sédatif utilisé pour l'injection létale (le midazolam).]]>
http://www.peinedemort.org/document/9438 Thu, 27 Apr 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Première double exécution aux États-Unis depuis l'an 2000 http://www.peinedemort.org/document/9422 (Agence France-Presse) Washington - L'Arkansas a procédé lundi soir à une double exécution controversée de deux condamnés à mort, une première aux États-Unis depuis 17 ans. Jack Jones et Marcel Williams, condamnés de façon distincte dans les années 1990 pour viol et meurtre, ont chacun reçu une injection létale, a annoncé Leslie Rutledge, procureure générale de cet État du sud du pays. Leurs avocats ont bataillé jusqu'aux dernières minutes, avant de voir leurs ultimes recours judiciaires rejetés. Le décès des deux hommes s'inscrit dans un calendrier très critiqué d'exécutions accélérées en Arkansas, en raison de la proche péremption d'une substance utilisée dans les injections mortelles. Jones, 52 ans, et Williams, 46 ans, sont les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril dans cet État qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours. Ce programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples assignations en justice et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort. La bataille judiciaire s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant elle été pratiquée la semaine dernière. Outre les deux exécutions réalisées lundi, une dernière est prévue jeudi. Le dernier État américain à avoir exécuté deux détenus en un jour était le Texas, le 9 août 2000. Juste après la mort de Jack Jones, les avocats de Marcel Williams ont affirmé que cette première exécution ne s'était pas bien déroulée. Niveau d'inconscience controversé Les agents pénitentiaires ont d'abord selon eux échoué à poser un cathéter central au niveau du cou de Jones, étant forcés de se rabattre sur la pose de deux voies veineuses périphériques dans les bras du détenu. Six à sept minutes après l'injection du premier produit censé plonger dans une profonde inconscience le prisonnier, celui-ci «remuait ses lèvres et luttait pour respirer», ont-ils écrit dans leur recours. La juge fédérale Kristine Baker a alors pris une injonction de suspension temporaire de la deuxième exécution, le temps d'examiner la validité de ces arguments. L'État a de son côté dénoncé des affirmations «complètement infondées». Une fois l'injonction levée, Marcel Williams a été mis à mort tandis que des militants contre la peine capitale tenaient une veillée funèbre à l'extérieur de la prison. L'Arkansas a beau avoir servi de tremplin à l'ancien président démocrate Bill Clinton, l'État s'est ancré ces dernières années dans le camp républicain. Reste qu'en annonçant fin février son intention de procéder à quatre fois deux exécutions à un rythme inédit dans l'histoire américaine, le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a déclenché une vive polémique. Ce projet d'exécutions «à la chaîne» a été dénoncé par l'Union européenne, Amnesty International, Human Rights Watch ou encore par le maître du roman noir John Grisham, natif de l'Arkansas. La controverse n'a toutefois pas agité les cercles politiques à Washington ni pris de l'ampleur, la question de la peine de mort relevant des États sans véritablement susciter de débat national. Plus largement, un moratoire ou une abolition de la peine capitale en Amérique n'est pas d'actualité, la Cour suprême ayant récemment retrouvé une majorité conservatrice. Les exécutions sont malgré tout en déclin, avec une carence des produits servant aux injections mortelles. Substance létale critiquée Les défenseurs des condamnés affirmaient qu'une double exécution ne pouvait qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte. Avant jeudi, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005. Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui arrivant à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de plonger insuffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur. Jack Jones avait violé et tué une femme de 34 ans, Mary Phillips, et quasiment battu à mort sa petite fille, Lacey. Le mari de la victime, James Phillips, avait confié qu'il ne serait pas perturbé de voir expirer le meurtrier de son épouse. «Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande», avait-il déclaré à une chaîne télévisée du réseau CBS. Juste avant de mourir, Jones a remis une lettre manuscrite, incluant la phrase suivante: «Aucun mot ne saurait exprimer complètement mon remords pour la peine que j'ai causée». Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans. Il a refusé de s'exprimer.
Jack Jones et Marcel Williams, condamnés de façon distincte dans les années 1990 pour viol et meurtre, ont chacun reçu une injection létale, a annoncé Leslie Rutledge, procureure générale de cet État du sud du pays.

Leurs avocats ont bataillé jusqu'aux dernières minutes, avant de voir leurs ultimes recours judiciaires rejetés.

Le décès des deux hommes s'inscrit dans un calendrier très critiqué d'exécutions accélérées en Arkansas, en raison de la proche péremption d'une substance utilisée dans les injections mortelles.

Jones, 52 ans, et Williams, 46 ans, sont les deuxième et troisième détenus mis à mort en avril dans cet État qui avait initialement prévu d'exécuter huit prisonniers en 11 jours.

Ce programme d'exécutions précipitées a été la cible de multiples assignations en justice et d'une mobilisation internationale des opposants à la peine de mort.

La bataille judiciaire s'est pour l'heure soldée par la suspension de quatre des exécutions prévues, une cinquième ayant elle été pratiquée la semaine dernière.

Outre les deux exécutions réalisées lundi, une dernière est prévue jeudi.

Le dernier État américain à avoir exécuté deux détenus en un jour était le Texas, le 9 août 2000.

Juste après la mort de Jack Jones, les avocats de Marcel Williams ont affirmé que cette première exécution ne s'était pas bien déroulée.


Niveau d'inconscience controversé

Les agents pénitentiaires ont d'abord selon eux échoué à poser un cathéter central au niveau du cou de Jones, étant forcés de se rabattre sur la pose de deux voies veineuses périphériques dans les bras du détenu.

Six à sept minutes après l'injection du premier produit censé plonger dans une profonde inconscience le prisonnier, celui-ci «remuait ses lèvres et luttait pour respirer», ont-ils écrit dans leur recours.

La juge fédérale Kristine Baker a alors pris une injonction de suspension temporaire de la deuxième exécution, le temps d'examiner la validité de ces arguments. L'État a de son côté dénoncé des affirmations «complètement infondées».

Une fois l'injonction levée, Marcel Williams a été mis à mort tandis que des militants contre la peine capitale tenaient une veillée funèbre à l'extérieur de la prison.

L'Arkansas a beau avoir servi de tremplin à l'ancien président démocrate Bill Clinton, l'État s'est ancré ces dernières années dans le camp républicain.

Reste qu'en annonçant fin février son intention de procéder à quatre fois deux exécutions à un rythme inédit dans l'histoire américaine, le gouverneur conservateur Asa Hutchinson a déclenché une vive polémique.

Ce projet d'exécutions «à la chaîne» a été dénoncé par l'Union européenne, Amnesty International, Human Rights Watch ou encore par le maître du roman noir John Grisham, natif de l'Arkansas.

La controverse n'a toutefois pas agité les cercles politiques à Washington ni pris de l'ampleur, la question de la peine de mort relevant des États sans véritablement susciter de débat national.

Plus largement, un moratoire ou une abolition de la peine capitale en Amérique n'est pas d'actualité, la Cour suprême ayant récemment retrouvé une majorité conservatrice. Les exécutions sont malgré tout en déclin, avec une carence des produits servant aux injections mortelles.


Substance létale critiquée

Les défenseurs des condamnés affirmaient qu'une double exécution ne pouvait qu'engendrer un stress dangereux chez les agents pénitentiaires chargés de l'acte. Avant jeudi, l'Arkansas n'avait procédé à aucune exécution depuis 2005.

Les injections létales sont composées de trois produits administrés l'un après l'autre. Celui arrivant à expiration le 30 avril, le midazolam, est un anxiolytique accusé de plonger insuffisamment dans l'inconscience le condamné, entraînant pour lui un risque de grave douleur.

Jack Jones avait violé et tué une femme de 34 ans, Mary Phillips, et quasiment battu à mort sa petite fille, Lacey. Le mari de la victime, James Phillips, avait confié qu'il ne serait pas perturbé de voir expirer le meurtrier de son épouse.

«Cela fait presque 22 ans que j'attends que justice soit rendue. C'est tout ce que je demande», avait-il déclaré à une chaîne télévisée du réseau CBS.

Juste avant de mourir, Jones a remis une lettre manuscrite, incluant la phrase suivante: «Aucun mot ne saurait exprimer complètement mon remords pour la peine que j'ai causée».

Marcel Williams a lui aussi violé et étranglé une mère de famille, Stacy Errickson, qui était âgée de 22 ans. Il a refusé de s'exprimer.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9422 Tue, 25 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Double exécution dans l'Arkansas après un sursis de dernière minute http://www.peinedemort.org/document/9416 Jack Jones puis Marcel Williams ont été exécutés dans l'Arkansas, aux Etats-Unis. Marcel Williams a d'abord obtenu une suspension temporaire de son exécution suite à l'appel de ses avocat arguant que la première exécution ne s'était pas déroulée correctement, avant d'être finalement mis à mort. Le gouverneur de l'Arkansas avait programmé quatre "doubles" exécutions les 17, 20, 24 et 27 avril avant la péremption des produits servant à l'injection létale. Un des condamné a été exécuté le 20, et une exécution est toujours prévue le 27 ; les quatre autres condamnés ont obtenu des sursis devant la justice. En août 2000 l'Etat du Texas avait procédé à deux exécutions le même jour. L'Arkansas avait déjà procédé, à plusieurs reprises, à des exécutions multiples le même jour : deux le 11 mai 1994, trois le 3 août 1994, trois le 8 janvier 1997 et deux le 8 septembre 1999. Marcel Williams a d'abord obtenu une suspension temporaire de son exécution suite à l'appel de ses avocat arguant que la première exécution ne s'était pas déroulée correctement, avant d'être finalement mis à mort.

Le gouverneur de l'Arkansas avait programmé quatre "doubles" exécutions les 17, 20, 24 et 27 avril avant la péremption des produits servant à l'injection létale. Un des condamné a été exécuté le 20, et une exécution est toujours prévue le 27 ; les quatre autres condamnés ont obtenu des sursis devant la justice.

En août 2000 l'Etat du Texas avait procédé à deux exécutions le même jour. L'Arkansas avait déjà procédé, à plusieurs reprises, à des exécutions multiples le même jour : deux le 11 mai 1994, trois le 3 août 1994, trois le 8 janvier 1997 et deux le 8 septembre 1999.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9416 Mon, 24 Apr 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Etats-Unis: "tuer", un tourment psychologique pour les bourreaux http://www.peinedemort.org/document/9411 Exécuter un détenu, le "tuer", c'est une expérience "qui ne vous quitte jamais", confie Ron McAndrew. Cet ancien directeur d'une prison de Floride en sait quelque chose, lui qui commençait à en souffrir quand il a quitté son poste en 1998, après huit exécutions. Il combat désormais la peine de mort et il s'inquiétait particulièrement pour la santé mentale des bourreaux qui devaient exécuter sept prisonniers dans l'Arkansas du 17 au 27 avril. Un rythme inédit pour un Etat américain depuis que la Cour suprême a rétabli la peine de mort en 1976. Rebondissement samedi matin: une juge fédérale américaine a suspendu ces mises à mort, mais l'Etat du sud devrait rapidement faire appel. C'est pour devancer la date de péremption, à la fin du mois, d'une substance utilisée dans les injections létales que le gouverneur républicain Asa Hutchinson a accéléré le calendrier des exécutions. "Nous voulons que le gouverneur comprenne que pendant que lui sera assis bien confortablement dans son bureau, ces hommes participeront à l'assassinat d'un autre être humain", expliquait Ron McAndrew à l'AFP, avant le répit de samedi. Il refuse de prononcer le mot "exécution" qui, pour lui, n'est qu'un euphémisme. "Ces agents pénitentiaires apprennent à connaître les détenus", a-t-il relevé. "Ils travaillent 24 heures par jour avec ces détenus, ils leur apportent à manger, les emmènent se laver, faire du sport, ils discutent avec eux, devant leur cellule, quand ils se sentent seuls. Et tout à coup, ce sont les mêmes qui doivent emmener les prisonniers dans une autre pièce pour les tuer." Dommages collatéraux "C'est une expérience qui ne vous quitte pas avant longtemps, je crois même que ça ne vous quitte jamais", a-t-il répété. Ron McAndrew a participé à la mise à mort de huit condamnés, trois en Floride et cinq au Texas. Les exécutions sont menées par un petit groupe d'environ cinq personnes, et "on ne peut pas changer l'équipe", explique-t-il. "Les gardiens qui se chargent des exécutions ont répété plusieurs centaines de fois", souligne l'ex-fonctionnaire, âgé de 78 ans. "Un agent volontaire joue le rôle du détenu. Ils vont le chercher dans sa cellule, le mettent sur la table d'exécution et lui mettent l'intraveineuse..." Les autorités ont refusé d'indiquer si les mêmes bourreaux devaient s'occuper de cette série d'exécutions, désireux de ne pas révéler leurs identités. "Je vous assure qu'ils sont bien formés et qualifiés pour mettre en pratique leurs responsabilités respectives", a simplement indiqué à l'AFP le porte-parole de l'administration pénitentiaire de l'Arkansas, Solomon Graves. Pour les militants contre la peine de mort, toutes les personnes impliquées dans le processus finissent par souffrir. "Nous nous préoccupons du bien-être des détenus, nous nous inquiétons pour les proches des victimes, et pour les employés de la prison qui sont chargés de faire ça", confiait Abraham Bonowitz, directeur d'une organisation basée à New York qui lutte en faveur de l'abolition de la peine capitale, "Death Penalty Action" "Les dommages collatéraux vont bien au-delà du prisonnier et de la victime", soulignait-il. - 43 minutes de convulsions - Même s'ils sont formés, les agents de l'Arkansas n'ont pu observer de "cas pratique" depuis 2005, date de la dernière exécution dans cet Etat. "Ce calendrier serré va faire peser un poids extraordinaire sur les hommes et femmes qui sont chargés par l'Etat de réaliser un acte aussi solennel", affirmait récemment Allen Ault, ancien responsable des services pénitentiaires de l'Etat de Géorgie, qui a dirigé l'exécution de cinq prisonniers. "Cela risque de les poursuivre pour le restant de leurs jours", écrivait-il dans une tribune publiée par le magazine Time le 28 mars. Ce même jour, un groupe d'anciens responsables pénitentiaires de tous les Etats-Unis avait envoyé une lettre à M. Hutchinson, lui demandant de ne pas faire peser ce poids sur la conscience des agents pénitenciers. "Même dans des circonstances moins difficiles, mener une exécution peut avoir de graves conséquences pour la santé des gardiens", soulignaient les signataires, parmi lesquels figuraient Ron McAndrew et Allen Ault. Personne n'a oublié aux Etats-Unis les récits poignants de récentes exécutions "ratées", comme celle de Clayton Lockett, qui avait succombé en 2014 dans l'Oklahoma après 43 minutes de râles et convulsions.
Il combat désormais la peine de mort et il s'inquiétait particulièrement pour la santé mentale des bourreaux qui devaient exécuter sept prisonniers dans l'Arkansas du 17 au 27 avril. Un rythme inédit pour un Etat américain depuis que la Cour suprême a rétabli la peine de mort en 1976.

Rebondissement samedi matin: une juge fédérale américaine a suspendu ces mises à mort, mais l'Etat du sud devrait rapidement faire appel.

C'est pour devancer la date de péremption, à la fin du mois, d'une substance utilisée dans les injections létales que le gouverneur républicain Asa Hutchinson a accéléré le calendrier des exécutions.

"Nous voulons que le gouverneur comprenne que pendant que lui sera assis bien confortablement dans son bureau, ces hommes participeront à l'assassinat d'un autre être humain", expliquait Ron McAndrew à l'AFP, avant le répit de samedi. Il refuse de prononcer le mot "exécution" qui, pour lui, n'est qu'un euphémisme.

"Ces agents pénitentiaires apprennent à connaître les détenus", a-t-il relevé. "Ils travaillent 24 heures par jour avec ces détenus, ils leur apportent à manger, les emmènent se laver, faire du sport, ils discutent avec eux, devant leur cellule, quand ils se sentent seuls. Et tout à coup, ce sont les mêmes qui doivent emmener les prisonniers dans une autre pièce pour les tuer."

Dommages collatéraux

"C'est une expérience qui ne vous quitte pas avant longtemps, je crois même que ça ne vous quitte jamais", a-t-il répété.

Ron McAndrew a participé à la mise à mort de huit condamnés, trois en Floride et cinq au Texas. Les exécutions sont menées par un petit groupe d'environ cinq personnes, et "on ne peut pas changer l'équipe", explique-t-il.

"Les gardiens qui se chargent des exécutions ont répété plusieurs centaines de fois", souligne l'ex-fonctionnaire, âgé de 78 ans. "Un agent volontaire joue le rôle du détenu. Ils vont le chercher dans sa cellule, le mettent sur la table d'exécution et lui mettent l'intraveineuse..."

Les autorités ont refusé d'indiquer si les mêmes bourreaux devaient s'occuper de cette série d'exécutions, désireux de ne pas révéler leurs identités.

"Je vous assure qu'ils sont bien formés et qualifiés pour mettre en pratique leurs responsabilités respectives", a simplement indiqué à l'AFP le porte-parole de l'administration pénitentiaire de l'Arkansas, Solomon Graves.

Pour les militants contre la peine de mort, toutes les personnes impliquées dans le processus finissent par souffrir.

"Nous nous préoccupons du bien-être des détenus, nous nous inquiétons pour les proches des victimes, et pour les employés de la prison qui sont chargés de faire ça", confiait Abraham Bonowitz, directeur d'une organisation basée à New York qui lutte en faveur de l'abolition de la peine capitale, "Death Penalty Action"

"Les dommages collatéraux vont bien au-delà du prisonnier et de la victime", soulignait-il.

- 43 minutes de convulsions -

Même s'ils sont formés, les agents de l'Arkansas n'ont pu observer de "cas pratique" depuis 2005, date de la dernière exécution dans cet Etat.

"Ce calendrier serré va faire peser un poids extraordinaire sur les hommes et femmes qui sont chargés par l'Etat de réaliser un acte aussi solennel", affirmait récemment Allen Ault, ancien responsable des services pénitentiaires de l'Etat de Géorgie, qui a dirigé l'exécution de cinq prisonniers.

"Cela risque de les poursuivre pour le restant de leurs jours", écrivait-il dans une tribune publiée par le magazine Time le 28 mars.

Ce même jour, un groupe d'anciens responsables pénitentiaires de tous les Etats-Unis avait envoyé une lettre à M. Hutchinson, lui demandant de ne pas faire peser ce poids sur la conscience des agents pénitenciers.

"Même dans des circonstances moins difficiles, mener une exécution peut avoir de graves conséquences pour la santé des gardiens", soulignaient les signataires, parmi lesquels figuraient Ron McAndrew et Allen Ault.

Personne n'a oublié aux Etats-Unis les récits poignants de récentes exécutions "ratées", comme celle de Clayton Lockett, qui avait succombé en 2014 dans l'Oklahoma après 43 minutes de râles et convulsions. ]]>
http://www.peinedemort.org/document/9411 Sun, 16 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le processus de peine de mort de l'Ohio jugé illégal http://www.peinedemort.org/document/9296 Un tribunal fédéral de l'État américain de l'Ohio a jugé jeudi que le protocole d'injection létale utilisé par les autorités locales pour la mise à mort des condamnés violait la Constitution des États-Unis. Cette décision du magistrat Michael Merz entraîne la suspension sine die des exécutions de trois prisonniers, prévues en février, mars et avril prochains. Le juge Merz est parvenu à sa conclusion au terme de cinq jours d'audiences consacrées au protocole létal de l'Ohio, qui fait appel à trois produits injectés successivement. Le premier de ces produits, le midazolam est censé endormir le condamné. Mais cet anxiolytique censé avoir un effet anesthésiant entraîne «un risque important de grave douleur» chez le condamné, a estimé le magistrat. Le 8e amendement de la Constitution américaine bannit les «peines cruelles ou inhabituelles». L'Ohio avait été le premier État américain à utiliser le 16 janvier 2014 le midazolam dans un cocktail lytique inédit. Le condamné ayant reçu cette injection, Dennis McGuire, était décédé après 25 longues minutes qui l'avaient vu suffoquer. À la suite de la polémique suscitée par cette « exécution ratée », l'Ohio avait suspendu pendant trois ans ses exécutions, avant de décider en octobre dernier de les reprendre en utilisant toujours le midazolam. La décision du juge Merz revient finalement à prolonger cette suspension. «Ce jugement place l'Ohio sur la même ligne que d'autres États qui ont admis que le midazolam n'était pas une substance adéquate pour pratiquer des exécutions», a commenté Megan McCracken, une spécialiste des injections létales à la Berkeley Law School. «À diverses occasions des prisonniers ayant reçu du midazolam sont soit restés conscients, soit ont repris conscience et lutté, suffoqué et montré des signes de douleurs et de souffrances», a récemment expliqué à l'AFP cette experte.
Cette décision du magistrat Michael Merz entraîne la suspension sine die des exécutions de trois prisonniers, prévues en février, mars et avril prochains.

Le juge Merz est parvenu à sa conclusion au terme de cinq jours d'audiences consacrées au protocole létal de l'Ohio, qui fait appel à trois produits injectés successivement.

Le premier de ces produits, le midazolam est censé endormir le condamné. Mais cet anxiolytique censé avoir un effet anesthésiant entraîne «un risque important de grave douleur» chez le condamné, a estimé le magistrat.
Le 8e amendement de la Constitution américaine bannit les «peines cruelles ou inhabituelles».

L'Ohio avait été le premier État américain à utiliser le 16 janvier 2014 le midazolam dans un cocktail lytique inédit. Le condamné ayant reçu cette injection, Dennis McGuire, était décédé après 25 longues minutes qui l'avaient vu suffoquer.

À la suite de la polémique suscitée par cette « exécution ratée », l'Ohio avait suspendu pendant trois ans ses exécutions, avant de décider en octobre dernier de les reprendre en utilisant toujours le midazolam. La décision du juge Merz revient finalement à prolonger cette suspension.

«Ce jugement place l'Ohio sur la même ligne que d'autres États qui ont admis que le midazolam n'était pas une substance adéquate pour pratiquer des exécutions», a commenté Megan McCracken, une spécialiste des injections létales à la Berkeley Law School.
«À diverses occasions des prisonniers ayant reçu du midazolam sont soit restés conscients, soit ont repris conscience et lutté, suffoqué et montré des signes de douleurs et de souffrances», a récemment expliqué à l'AFP cette experte.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9296 Thu, 26 Jan 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le protocole d'injection létale de l'Ohio est déclaré inconstitutionnel http://www.peinedemort.org/document/9313 Le juge Merz du tribunal fédéral de l'Ohio juge que le protocole d'injection létale de l'Ohio viole la constitution en raison notamment du risque de souffrance engendré par l'utilisation du midazolam. De fait les trois prochaines exécutions prévues sont suspendues. L'État de l'Ohio avait déjà reporté à plusieurs reprises ses exécutions capitales depuis l'exécution ratée de janvier 2014. De fait les trois prochaines exécutions prévues sont suspendues.

L'État de l'Ohio avait déjà reporté à plusieurs reprises ses exécutions capitales depuis l'exécution ratée de janvier 2014.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9313 Thu, 26 Jan 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Un condamné à mort risquerait une «torture chimique» http://www.peinedemort.org/document/9278 (Agence France-Presse) Washington - Les avocats d'un condamné à mort ont annoncé avoir saisi la Cour suprême des Etats-Unis en avertissant que l'exécution du meurtrier prévue mercredi risquait de tourner pour lui au supplice, en raison des substances létales utilisées. «La Virginie risque d'infliger une torture chimique mortelle à Ricky Gray», préviennent les défenseurs du prisonnier, qui avait été reconnu coupable d'un quadruple homicide commis au jour de l'An 2006. Avec son neveu, Ricky Gray s'était introduit au domicile de la famille Harvey dans la ville de Richmond pour dévaliser la maison. En plus du cambriolage, les deux malfaiteurs avaient assassiné le couple et leurs deux fillettes âgées de 9 et 4 ans. Les corps des victimes avaient été retrouvés ligotés, porteurs d'ecchymoses et de coups de couteau au sous-sol de la maison qui avait été de surcroît incendiée. Ce quadruple meurtre avait plongé dans l'effroi Richmond et sa région. L'enquête avait permis d'impliquer Ricky Gray dans plusieurs autres crimes. Il avait notamment reconnu avoir battu à mort sa femme et s'être débarrassé de son corps. Les défenseurs de Ricky Gray ont diffusé un enregistrement dans lequel on l'entend exprimer des remords. Ils font aussi valoir qu'à l'heure de ses crimes l'homme était sous l'effet de stupéfiants qu'il prenait pour atténuer le traumatisme résultant d'agressions sexuelles subies à l'enfance. Comme les autres États américains, la Virginie fait face à une carence des substances utilisées pour les injections létales, en raison d'un refus d'approvisionnement de grandes firmes pharmaceutiques. La situation a conduit certains États à se tourner en catimini vers des préparateurs en pharmacie non homologués par la FDA, l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux. Ou encore vers des circuits clandestins à l'étranger, en violation de la loi fédérale. La Virginie, située dans l'est du pays, a elle aussi choisi une stratégie controversée pour contourner l'écueil de la pénurie: garantir l'anonymat aux «pharmacies» prêtes à fournir des produits mortels. Pour exécuter M. Gray, l'État a donc payé la somme astronomique de 66 000 dollars pour se procurer du chlorure de potassium et du midazolam. Le premier produit est censé provoquer l'arrêt du coeur du condamné mais, selon ses avocats, pourrait au passage lui infliger une «vive souffrance». Le fait qu'il provienne d'un préparateur en pharmacie non identifié aggrave le risque, soutiennent-ils. La deuxième substance, le midazolam, est encore plus critiquée car c'est un anxiolytique et non un anesthésiant. En décembre dernier, un condamné à mort dans l'État de l'Alabama a suffoqué et fait des convulsions pendant 13 minutes lors de son exécution avec du midazolam.
«La Virginie risque d'infliger une torture chimique mortelle à Ricky Gray», préviennent les défenseurs du prisonnier, qui avait été reconnu coupable d'un quadruple homicide commis au jour de l'An 2006.

Avec son neveu, Ricky Gray s'était introduit au domicile de la famille Harvey dans la ville de Richmond pour dévaliser la maison. En plus du cambriolage, les deux malfaiteurs avaient assassiné le couple et leurs deux fillettes âgées de 9 et 4 ans.

Les corps des victimes avaient été retrouvés ligotés, porteurs d'ecchymoses et de coups de couteau au sous-sol de la maison qui avait été de surcroît incendiée. Ce quadruple meurtre avait plongé dans l'effroi Richmond et sa région.

L'enquête avait permis d'impliquer Ricky Gray dans plusieurs autres crimes. Il avait notamment reconnu avoir battu à mort sa femme et s'être débarrassé de son corps.

Les défenseurs de Ricky Gray ont diffusé un enregistrement dans lequel on l'entend exprimer des remords. Ils font aussi valoir qu'à l'heure de ses crimes l'homme était sous l'effet de stupéfiants qu'il prenait pour atténuer le traumatisme résultant d'agressions sexuelles subies à l'enfance.

Comme les autres États américains, la Virginie fait face à une carence des substances utilisées pour les injections létales, en raison d'un refus d'approvisionnement de grandes firmes pharmaceutiques.

La situation a conduit certains États à se tourner en catimini vers des préparateurs en pharmacie non homologués par la FDA, l'Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux. Ou encore vers des circuits clandestins à l'étranger, en violation de la loi fédérale.

La Virginie, située dans l'est du pays, a elle aussi choisi une stratégie controversée pour contourner l'écueil de la pénurie: garantir l'anonymat aux «pharmacies» prêtes à fournir des produits mortels.

Pour exécuter M. Gray, l'État a donc payé la somme astronomique de 66 000 dollars pour se procurer du chlorure de potassium et du midazolam.

Le premier produit est censé provoquer l'arrêt du coeur du condamné mais, selon ses avocats, pourrait au passage lui infliger une «vive souffrance». Le fait qu'il provienne d'un préparateur en pharmacie non identifié aggrave le risque, soutiennent-ils.

La deuxième substance, le midazolam, est encore plus critiquée car c'est un anxiolytique et non un anesthésiant.

En décembre dernier, un condamné à mort dans l'État de l'Alabama a suffoqué et fait des convulsions pendant 13 minutes lors de son exécution avec du midazolam.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9278 Tue, 17 Jan 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Une nouvelle exécution "ratée" aux Etats-Unis http://www.peinedemort.org/document/9225 Un condamné à mort dans l'Etat américain de l'Alabama a suffoqué et fait des convulsions pendant 13 minutes lors de son exécution jeudi soir, selon des témoins. Cette affaire relance la controverse sur l'efficacité des injections létales. Ronald Smith, 45 ans, a été exécuté après avoir passé 21 années dans le couloir de la mort, ayant été reconnu coupable du meurtre de l'employé d'une supérette en 1994. Durant son exécution par injection létale, qui a duré 34 minutes, le prisonnier a émis des râles et fait des convulsions pendant 13 minutes, a rapporté un journaliste d'Al.com, témoin de la scène. Le condamné a été déclaré mort à 23h05, selon un porte-parole de l'administration pénitentiaire locale. Pénurie Les Etats américains où la peine de mort est en vigueur font face à une pénurie des substances utilisées dans les injections létales. Des firmes pharmaceutiques pour la plupart européennes refusent d'approvisionner les prisons. Dans ce contexte de carence, divers Etats dont l'Alabama ont adopté pour leurs injections létales un protocole réunissant trois substances, l'une endormant le prisonnier, l'autre paralysant ses muscles et la troisième arrêtant son coeur. L'Alabama utilise comme première substance le midazolam, un produit très critiqué car étant un anxiolytique et non un anesthésiant. Les dernières paroles de Ronald Smith ont été: "Non, madame", quand on lui a demandé s'il avait une ultime déclaration à faire. Toutefois, ses lèvres ont continué à bouger avant et après l'administration du midazolam et il a également serré le poing après la première injection, a précisé Kent Faulk, un reporter témoin de l'exécution. "Par moment son oeil gauche s'est entrouvert", a-t-il également relaté. Autres cas Contactées par l'AFP, les autorités pénitentiaires de l'Alabama n'ont pas immédiatement donné suite pour confirmer ces faits. "Une autopsie sera pratiquée sur le corps de M. Smith", a déclaré de son côté jeudi soir Jefferson Dunn, un responsable de l'administration pénitentiaire de l'Etat, en précisant que d'éventuelles "irrégularités" seraient ainsi mises au jour. Au moins deux Etats, la Virginie et l'Ohio, prévoient de recourir au midazolam en début d'année prochaine. Ce qui inquiète les associations militant pour l'abolition de la peine de mort. Les Etats-Unis ont connu plusieurs exécutions "ratées" depuis janvier 2014, dont celles de Dennis McGuire, décédé dans l'Ohio après 25 longues minutes qui l'ont vu suffoquer, Clayton Lockett, qui a succombé dans l'Oklahoma au bout de 43 minutes de râles et convulsions, ou Joseph Wood, dont l'agonie a duré deux heures en Arizona.
Ronald Smith, 45 ans, a été exécuté après avoir passé 21 années dans le couloir de la mort, ayant été reconnu coupable du meurtre de l'employé d'une supérette en 1994.

Durant son exécution par injection létale, qui a duré 34 minutes, le prisonnier a émis des râles et fait des convulsions pendant 13 minutes, a rapporté un journaliste d'Al.com, témoin de la scène. Le condamné a été déclaré mort à 23h05, selon un porte-parole de l'administration pénitentiaire locale.

Pénurie
Les Etats américains où la peine de mort est en vigueur font face à une pénurie des substances utilisées dans les injections létales. Des firmes pharmaceutiques pour la plupart européennes refusent d'approvisionner les prisons.

Dans ce contexte de carence, divers Etats dont l'Alabama ont adopté pour leurs injections létales un protocole réunissant trois substances, l'une endormant le prisonnier, l'autre paralysant ses muscles et la troisième arrêtant son coeur.

L'Alabama utilise comme première substance le midazolam, un produit très critiqué car étant un anxiolytique et non un anesthésiant.

Les dernières paroles de Ronald Smith ont été: "Non, madame", quand on lui a demandé s'il avait une ultime déclaration à faire. Toutefois, ses lèvres ont continué à bouger avant et après l'administration du midazolam et il a également serré le poing après la première injection, a précisé Kent Faulk, un reporter témoin de l'exécution. "Par moment son oeil gauche s'est entrouvert", a-t-il également relaté.

Autres cas
Contactées par l'AFP, les autorités pénitentiaires de l'Alabama n'ont pas immédiatement donné suite pour confirmer ces faits. "Une autopsie sera pratiquée sur le corps de M. Smith", a déclaré de son côté jeudi soir Jefferson Dunn, un responsable de l'administration pénitentiaire de l'Etat, en précisant que d'éventuelles "irrégularités" seraient ainsi mises au jour.

Au moins deux Etats, la Virginie et l'Ohio, prévoient de recourir au midazolam en début d'année prochaine. Ce qui inquiète les associations militant pour l'abolition de la peine de mort.

Les Etats-Unis ont connu plusieurs exécutions "ratées" depuis janvier 2014, dont celles de Dennis McGuire, décédé dans l'Ohio après 25 longues minutes qui l'ont vu suffoquer, Clayton Lockett, qui a succombé dans l'Oklahoma au bout de 43 minutes de râles et convulsions, ou Joseph Wood, dont l'agonie a duré deux heures en Arizona.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9225 Sat, 10 Dec 2016 00:00:00 +0100 Agence Télégraphique Suisse - ATS
Exécuté par injection, un condamné agonise durant 13 minutes http://www.peinedemort.org/document/9226 (Agence France-Presse) WASHINGTON - Un condamné à mort dans l'État américain de l'Alabama a suffoqué et fait des convulsions pendant 13 minutes lors de son exécution jeudi soir, selon des témoins, cette affaire relançant la controverse sur l'efficacité des injections létales. Ronald Smith, 45 ans, a été exécuté après avoir passé 21 années dans le couloir de la mort, ayant été reconnu coupable du meurtre de l'employé d'un dépanneur en 1994. Durant son exécution par injection létale, qui a duré 34 minutes, le prisonnier a émis des râles et fait des convulsions pendant 13 minutes, a rapporté un journaliste d'Al.com, témoin de la scène. Le condamné a été déclaré mort à 23h05, selon un porte-parole de l'administration pénitentiaire locale. Les États américains où la peine de mort est en vigueur font face à une pénurie des substances utilisées dans les injections létales, alimentée par le refus de firmes pharmaceutiques, pour la plupart européennes, d'approvisionner les prisons. Dans ce contexte de carence, divers États, dont l'Alabama ont adopté pour leurs injections létales un protocole réunissant trois substances, l'une endormant le prisonnier, l'autre paralysant ses muscles et la troisième arrêtant son coeur. L'Alabama utilise comme première substance le midazolam, un produit très critiqué car étant un anxiolytique et non un anesthésiant. Les dernières paroles de Ronald Smith ont été: «Non, madame», quand on lui a demandé s'il avait une ultime déclaration à faire. Toutefois, ses lèvres ont continué à bouger avant et après l'administration du midazolam et il a également serré le poing après la première injection, a précisé Kent Faulk, un reporter témoin de l'exécution. «Par moment son oeil gauche s'est entrouvert», a-t-il également relaté. Contactées par l'AFP, les autorités pénitentiaires de l'Alabama n'ont pas immédiatement donné suite pour confirmer ces faits. «Une autopsie sera pratiquée sur le corps de M. Smith», a déclaré de son côté jeudi soir Jefferson Dunn, un responsable de l'administration pénitentiaire de l'État, en précisant que d'éventuelles «irrégularités» seraient ainsi mises au jour. Au moins deux États, la Virginie et l'Ohio, prévoient de recourir au midazolam en début d'année prochaine, ce qui inquiète les associations militant pour l'abolition de la peine de mort. Les États-Unis ont connu plusieurs exécutions «ratées» depuis janvier 2014, dont celles de Dennis McGuire, décédé dans l'Ohio après 25 longues minutes qui l'ont vu suffoquer, Clayton Lockett, qui a succombé dans l'Oklahoma au bout de 43 minutes de râles et convulsions, ou Joseph Wood, dont l'agonie a duré deux heures en Arizona.
Ronald Smith, 45 ans, a été exécuté après avoir passé 21 années dans le couloir de la mort, ayant été reconnu coupable du meurtre de l'employé d'un dépanneur en 1994.

Durant son exécution par injection létale, qui a duré 34 minutes, le prisonnier a émis des râles et fait des convulsions pendant 13 minutes, a rapporté un journaliste d'Al.com, témoin de la scène.

Le condamné a été déclaré mort à 23h05, selon un porte-parole de l'administration pénitentiaire locale.

Les États américains où la peine de mort est en vigueur font face à une pénurie des substances utilisées dans les injections létales, alimentée par le refus de firmes pharmaceutiques, pour la plupart européennes, d'approvisionner les prisons.


Dans ce contexte de carence, divers États, dont l'Alabama ont adopté pour leurs injections létales un protocole réunissant trois substances, l'une endormant le prisonnier, l'autre paralysant ses muscles et la troisième arrêtant son coeur.

L'Alabama utilise comme première substance le midazolam, un produit très critiqué car étant un anxiolytique et non un anesthésiant.

Les dernières paroles de Ronald Smith ont été: «Non, madame», quand on lui a demandé s'il avait une ultime déclaration à faire.

Toutefois, ses lèvres ont continué à bouger avant et après l'administration du midazolam et il a également serré le poing après la première injection, a précisé Kent Faulk, un reporter témoin de l'exécution.

«Par moment son oeil gauche s'est entrouvert», a-t-il également relaté.

Contactées par l'AFP, les autorités pénitentiaires de l'Alabama n'ont pas immédiatement donné suite pour confirmer ces faits.

«Une autopsie sera pratiquée sur le corps de M. Smith», a déclaré de son côté jeudi soir Jefferson Dunn, un responsable de l'administration pénitentiaire de l'État, en précisant que d'éventuelles «irrégularités» seraient ainsi mises au jour.

Au moins deux États, la Virginie et l'Ohio, prévoient de recourir au midazolam en début d'année prochaine, ce qui inquiète les associations militant pour l'abolition de la peine de mort.

Les États-Unis ont connu plusieurs exécutions «ratées» depuis janvier 2014, dont celles de Dennis McGuire, décédé dans l'Ohio après 25 longues minutes qui l'ont vu suffoquer, Clayton Lockett, qui a succombé dans l'Oklahoma au bout de 43 minutes de râles et convulsions, ou Joseph Wood, dont l'agonie a duré deux heures en Arizona.]]>
http://www.peinedemort.org/document/9226 Fri, 09 Dec 2016 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Une nouvelle exécution se déroule de manière anormale aux Etats-Unis, dans l'Alabama http://www.peinedemort.org/document/9264 Ronald Bert Smith Jr. a été exécuté par injection létale dans l'Alabama, et son exécution, comme de précédentes aux Etats-Unis, ne s'est pas déroulée comme prévu. Des témoins ont rapporté qu'il avait suffoqué et fait des convulsions durant 13 minutes. Il aurait été déclaré mort 34 minutes après le début de son exécution. L'Alabama utilise pour les injections un produit très critiqué, le midazolam. Par ailleurs l'exécution de Ronald Smith Jr. avait été décalée deux fois dans la soirée, dans l'attente de la décision de la Cour Suprême qui a finalement refusé de la suspendre par 4 voix contre 4... L'Alabama utilise pour les injections un produit très critiqué, le midazolam.

Par ailleurs l'exécution de Ronald Smith Jr. avait été décalée deux fois dans la soirée, dans l'attente de la décision de la Cour Suprême qui a finalement refusé de la suspendre par 4 voix contre 4...]]>
http://www.peinedemort.org/document/9264 Thu, 08 Dec 2016 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi