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Jean-Marie Le Pen veut décapiter les djihadistes

dépêche de presse du 20 novembre 2015 - Agence mondiale d'information - AFP
Pays :
peine de mort / France
Thème :
(Agence France-Presse) SAINT-CLOUD - «Décapitation des terroristes», musulmans qui ne peuvent pas être au même «rang» que le catholicisme en France : deux membres de la famille Le Pen, emblématique de l'extrême droite française, ont fait assaut de déclarations controversées vendredi, une semaine après les attentats de Paris.

Exclu cet été du Front national (FN), le parti qu'il a fondé en 1972 et que dirige aujourd'hui sa fille Marine, le «patriarche» Jean-Marie Le Pen, 87 ans, a proposé de «rétablir pour les terroristes la peine de mort avec décapitation, comme le fait DAECH (acronyme arabe de l'organisation État islamique)».

Sa petite-fille âgée de 25 ans, Marion Maréchal-Le Pen, députée depuis 2012 et benjamine de l'Assemblée nationale, juge pour sa part que les musulmans «ne peuvent avoir exactement le même rang que la religion catholique» en France.

«Il faut affirmer les principes fondamentaux de légitime défense et de préférence nationale», a défendu Jean-Marie Le Pen lors d'une conférence de presse, appelant aussi pêle-mêle à «supprimer la double nationalité», «supprimer le droit du sol», «expulser les clandestins».

Dans une interview à un quotidien d'extrême droite à paraître samedi, Marion Maréchal-Le Pen a estimé de son côté qu'«il faut accepter de définir et de revendiquer quel est notre héritage et quelle est notre identité».


«Ça passe par l'affirmation de notre héritage gréco-romain et chrétien. Il faut dire que la France est une terre culturellement et très longtemps spirituellement chrétienne», a-t-elle déclaré.

«Dans ces conditions, si des Français peuvent être musulmans et exercer leur foi, il faut qu'ils acceptent de le faire sur une terre qui est culturellement chrétienne. Ça implique aujourd'hui qu'ils ne peuvent pas avoir exactement le même rang que la religion catholique», a-t-elle fait valoir.

Après plusieurs succès électoraux en France, le Front national pourrait début décembre gagner plusieurs régions lors d'un scrutin qui sera le dernier test électoral avant la présidentielle de 2017, moins d'un mois après les attentats jihadistes qui ont fait 130 morts le 13 novembre à Paris.
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