La peine de mort dans le monde — al Hawaj https://www.peinedemort.org/rss/condamne?id=1723 al Hawaj : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2020 Sun, 29 Mar 2020 07:58:15 +0000 Tue, 07 May 2019 17:47:22 +0000 120 L'Unicef s'alarme de l'exécution de mineurs en Arabie saoudite et en Iran https://www.peinedemort.org/document/10497 Amman, 3 mai 2019 (AFP) - - Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) s'est dit alarmé par les informations faisant état d'exécutions de cinq mineurs ces deux dernières semaines en Iran et en Arabie saoudite. "En République islamique d'Iran, d'après des informations obtenues, deux garçons de 17 ans ont été exécutés dans une prison --où ils étaient apparemment détenus-- à Chiraz, dans le sud du pays", a indiqué jeudi l'Unicef, dans un communiqué. Les familles et avocats des garçons n'ont pas été informés par avance de leur sentence, a poursuivi l'Unicef. "Dans le royaume d'Arabie saoudite, des informations obtenues ont indiqué que trois garçons condamnés à mort auraient été exécutés le 23 avril", a ajouté l'Unicef, sans préciser leur âge. "L'Unicef est alarmée par les informations faisant régulièrement état d'exécutions d'enfants dans la région Moyen-Orient et Afrique du nord", a affirmé l'organisation, dénonçant une "claire violation des droits des enfants". La Convention de l'ONU sur les droits des enfants stipule que "ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de dix-huit ans", a rappelé l'Unicef. L'Unicef a également souligné la nécessité du respect du droit à un procès équitable pour les mineurs accusés d'infractions. Fin avril, l'Arabie Saoudite a mis à mort 37 de ses citoyens condamnés pour "terrorisme", portant à plus de 100 le nombre de personnes exécutées dans le pays depuis le début de l'année, selon un décompte établi à partir de communiqués officiels. Dans son rapport mondial sur la peine de mort pour l'année 2018, l'ONG Amnesty International a indiqué que derrière la Chine (qui ne publie pas de statistiques), les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253 personnes exécutées) et l'Arabie saoudite (149).
"En République islamique d'Iran, d'après des informations obtenues, deux garçons de 17 ans ont été exécutés dans une prison --où ils étaient apparemment détenus-- à Chiraz, dans le sud du pays", a indiqué jeudi l'Unicef, dans un communiqué.

Les familles et avocats des garçons n'ont pas été informés par avance de leur sentence, a poursuivi l'Unicef.

"Dans le royaume d'Arabie saoudite, des informations obtenues ont indiqué que trois garçons condamnés à mort auraient été exécutés le 23 avril", a ajouté l'Unicef, sans préciser leur âge.

"L'Unicef est alarmée par les informations faisant régulièrement état d'exécutions d'enfants dans la région Moyen-Orient et Afrique du nord", a affirmé l'organisation, dénonçant une "claire violation des droits des enfants".

La Convention de l'ONU sur les droits des enfants stipule que "ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de dix-huit ans", a rappelé l'Unicef.

L'Unicef a également souligné la nécessité du respect du droit à un procès équitable pour les mineurs accusés d'infractions.

Fin avril, l'Arabie Saoudite a mis à mort 37 de ses citoyens condamnés pour "terrorisme", portant à plus de 100 le nombre de personnes exécutées dans le pays depuis le début de l'année, selon un décompte établi à partir de communiqués officiels.

Dans son rapport mondial sur la peine de mort pour l'année 2018, l'ONG Amnesty International a indiqué que derrière la Chine (qui ne publie pas de statistiques), les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253 personnes exécutées) et l'Arabie saoudite (149).]]>
https://www.peinedemort.org/document/10497 Fri, 03 May 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
L'Arabie saoudite sous le feu des critiques après des exécutions massives https://www.peinedemort.org/document/10479 (Agence France-Presse) Dubaï - L'Arabie saoudite se retrouve sous le feu des critiques au lendemain d'exécutions massives de Saoudiens condamnés pour «terrorisme». Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, l'Union européenne, l'Iran, Amnistie Internationale et Human Rights Watch (HRW) ont été parmi les premiers à dénoncer la mise à mort de 37 hommes en une seule journée, ce qui porte à 107 le nombre d'exécutions depuis le début de l'année. Au moins 33 des suppliciés appartenaient à la minorité chiite du royaume dirigé par une dynastie sunnite, a indiqué HRW. Les personnes exécutées ont été reconnues coupables d'avoir «adopté la pensée terroriste extrémiste» et d'avoir «formé des cellules terroristes», a affirmé le ministère saoudien de l'Intérieur. Il s'agit des premières exécutions de masse depuis janvier 2016 lorsque 47 condamnés avaient été mis à mort, dont un haut dignitaire chiite, un évènement qui avait provoqué des tensions et la rupture des relations diplomatiques entre Riyad et Téhéran. Les 33 chiites exécutés mardi ont été condamnés à l'issue de procès «injustes» et les autorités ont obtenu des aveux de «nombre d'entre eux» par la torture, a déclaré HRW. «L'exécution massive des prisonniers montre que les dirigeants saoudiens n'ont que peu d'intérêt à améliorer le triste bilan du pays en matière de droits humains», a déclaré Michael Page, directeur adjoint de HRW pour le Moyen-Orient. «Outil politique» Dès mardi, Amnistie Internationale avait condamné ces exécutions. «C'est une autre indication de la façon dont la peine de mort est utilisée comme un outil politique pour écraser la dissidence au sein de la minorité chiite du pays», avait dit Lynn Maalouf, directrice de recherche sur le Moyen-Orient. Téhéran, rival chiite de Riyad, a dénoncé le silence des États-Unis. «Après avoir fermé les yeux sur le démembrement d'un journaliste (Jamal Khashoggi), pas un mot du gouvernement Trump quand l'Arabie saoudite décapite 37 hommes en une journée, allant jusqu'à crucifier un homme deux jours après Pâques», a écrit le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif sur Twitter. «Être membre du groupe des B. - Bolton, Ben Salmane, Ben Zayed et Bibi- assure l'impunité pour tout crime», a ajouté M. Zarif. John Bolton est le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, Mohammed ben Salmane, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Zayed, son homologue et allié émirati, et «Bibi» est le surnom du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. Le mouvement chiite libanais Hezbollah, allié de l'Iran, a également dénoncé ces exécutions et accusé Washington d'être «un partenaire clé des crimes odieux» en Arabie saoudite. «Le Hezbollah condamne fermement les crimes odieux commis pas le régime criminel saoudien contre des dizaines de civils innocents, dont la seule faute a été de réclamer la liberté et la liberté d'expression», a écrit le mouvement dans un communiqué. Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a lui aussi vivement réagi aux exécutions de mardi. «Risques» de tensions «Je condamne fermement ces exécutions de masse choquantes [...] en dépit des inquiétudes soulevées au sujet de ces cas par de nombreux Rapporteurs spéciaux de l'ONU, par le Comité de l'ONU sur les droits de l'enfant et d'autres», a déploré la Haut-Commissaire, Michelle Bachelet. Elle a en particulier jugé «odieux» le fait qu'au moins trois des suppliciés étaient mineurs au moment de leur procès. Un porte-parole de l'Union européenne s'est de son côté inquiété d'une «tendance négative» concernant les exécutions en Arabie saoudite, qui «contraste fortement avec le mouvement abolitionniste croissant dans le monde entier». «Ces exécutions massives soulèvent de sérieux doutes quant au respect du droit à un procès équitable, qui est une norme minimale internationale fondamentale de justice», a-t-il dit, s'inquiétant des «risques» de tensions confessionnelles que ces exécutions pourraient provoquer. Selon Amnistie Internationale, le royaume saoudien, qui suit une version rigoriste de l'islam sunnite, figure dans le peloton de tête des pays qui appliquent la peine de mort dans le monde. Dans son rapport mondial sur la peine de mort pour l'année 2018, l'ONG indique que derrière la Chine (qui ne publie pas de statistiques), les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253 personnes exécutées), l'Arabie saoudite (149), le Vietnam (85) et l'Irak (52).
Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, l'Union européenne, l'Iran, Amnistie Internationale et Human Rights Watch (HRW) ont été parmi les premiers à dénoncer la mise à mort de 37 hommes en une seule journée, ce qui porte à 107 le nombre d'exécutions depuis le début de l'année.

Au moins 33 des suppliciés appartenaient à la minorité chiite du royaume dirigé par une dynastie sunnite, a indiqué HRW.

Les personnes exécutées ont été reconnues coupables d'avoir «adopté la pensée terroriste extrémiste» et d'avoir «formé des cellules terroristes», a affirmé le ministère saoudien de l'Intérieur.

Il s'agit des premières exécutions de masse depuis janvier 2016 lorsque 47 condamnés avaient été mis à mort, dont un haut dignitaire chiite, un évènement qui avait provoqué des tensions et la rupture des relations diplomatiques entre Riyad et Téhéran.

Les 33 chiites exécutés mardi ont été condamnés à l'issue de procès «injustes» et les autorités ont obtenu des aveux de «nombre d'entre eux» par la torture, a déclaré HRW.

«L'exécution massive des prisonniers montre que les dirigeants saoudiens n'ont que peu d'intérêt à améliorer le triste bilan du pays en matière de droits humains», a déclaré Michael Page, directeur adjoint de HRW pour le Moyen-Orient.

«Outil politique»

Dès mardi, Amnistie Internationale avait condamné ces exécutions. «C'est une autre indication de la façon dont la peine de mort est utilisée comme un outil politique pour écraser la dissidence au sein de la minorité chiite du pays», avait dit Lynn Maalouf, directrice de recherche sur le Moyen-Orient.

Téhéran, rival chiite de Riyad, a dénoncé le silence des États-Unis.

«Après avoir fermé les yeux sur le démembrement d'un journaliste (Jamal Khashoggi), pas un mot du gouvernement Trump quand l'Arabie saoudite décapite 37 hommes en une journée, allant jusqu'à crucifier un homme deux jours après Pâques», a écrit le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif sur Twitter.

«Être membre du groupe des B. - Bolton, Ben Salmane, Ben Zayed et Bibi- assure l'impunité pour tout crime», a ajouté M. Zarif.

John Bolton est le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, Mohammed ben Salmane, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Zayed, son homologue et allié émirati, et «Bibi» est le surnom du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

Le mouvement chiite libanais Hezbollah, allié de l'Iran, a également dénoncé ces exécutions et accusé Washington d'être «un partenaire clé des crimes odieux» en Arabie saoudite.

«Le Hezbollah condamne fermement les crimes odieux commis pas le régime criminel saoudien contre des dizaines de civils innocents, dont la seule faute a été de réclamer la liberté et la liberté d'expression», a écrit le mouvement dans un communiqué.

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a lui aussi vivement réagi aux exécutions de mardi.

«Risques» de tensions

«Je condamne fermement ces exécutions de masse choquantes [...] en dépit des inquiétudes soulevées au sujet de ces cas par de nombreux Rapporteurs spéciaux de l'ONU, par le Comité de l'ONU sur les droits de l'enfant et d'autres», a déploré la Haut-Commissaire, Michelle Bachelet.

Elle a en particulier jugé «odieux» le fait qu'au moins trois des suppliciés étaient mineurs au moment de leur procès.

Un porte-parole de l'Union européenne s'est de son côté inquiété d'une «tendance négative» concernant les exécutions en Arabie saoudite, qui «contraste fortement avec le mouvement abolitionniste croissant dans le monde entier».

«Ces exécutions massives soulèvent de sérieux doutes quant au respect du droit à un procès équitable, qui est une norme minimale internationale fondamentale de justice», a-t-il dit, s'inquiétant des «risques» de tensions confessionnelles que ces exécutions pourraient provoquer.

Selon Amnistie Internationale, le royaume saoudien, qui suit une version rigoriste de l'islam sunnite, figure dans le peloton de tête des pays qui appliquent la peine de mort dans le monde.

Dans son rapport mondial sur la peine de mort pour l'année 2018, l'ONG indique que derrière la Chine (qui ne publie pas de statistiques), les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253 personnes exécutées), l'Arabie saoudite (149), le Vietnam (85) et l'Irak (52).]]>
https://www.peinedemort.org/document/10479 Wed, 24 Apr 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
L'ONU condamne les exécutions de masse "choquantes" en Arabie saoudite https://www.peinedemort.org/document/10480 Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a fermement condamné mercredi les exécutions de masse "choquantes" perpétrées en Arabie saoudite, en affirmant qu'au moins trois des 37 suppliciés étaient mineurs au moment de leur condamnation. Les exécutions pour faits de "terrorisme" se sont déroulées mardi dans 6 régions du royaume sunnite, et selon Amnesty International, la majorité des condamnés appartenaient à la minorité chiite. "Je condamne fermement ces exécutions de masse choquantes (...) en dépit des inquiétudes soulevées au sujet de ces cas par nombre de Rapporteurs spéciaux de l'ONU, par le Comité de l'ONU sur les droits de l'enfant et d'autres", a déploré la Haut-Commissaire, Michelle Bachelet. Dans un communiqué, elle a en particulier jugé "odieux" le fait qu'au moins trois des suppliciés étaient mineurs au moment de leur procès. "Je demande urgemment au gouvernement saoudien de lancer immédiatement une révision de sa loi antiterroriste (...) afin d'interdire la peine capitale pour les mineurs", a-t-elle affirmé. Ces exécutions portent à plus de 100 le nombre de personnes mises à mort en Arabie saoudite depuis le début de l'année, selon un décompte établi à partir de communiqués officiels.
Les exécutions pour faits de "terrorisme" se sont déroulées mardi dans 6 régions du royaume sunnite, et selon Amnesty International, la majorité des condamnés appartenaient à la minorité chiite.

"Je condamne fermement ces exécutions de masse choquantes (...) en dépit des inquiétudes soulevées au sujet de ces cas par nombre de Rapporteurs spéciaux de l'ONU, par le Comité de l'ONU sur les droits de l'enfant et d'autres", a déploré la Haut-Commissaire, Michelle Bachelet.

Dans un communiqué, elle a en particulier jugé "odieux" le fait qu'au moins trois des suppliciés étaient mineurs au moment de leur procès. "Je demande urgemment au gouvernement saoudien de lancer immédiatement une révision de sa loi antiterroriste (...) afin d'interdire la peine capitale pour les mineurs", a-t-elle affirmé.

Ces exécutions portent à plus de 100 le nombre de personnes mises à mort en Arabie saoudite depuis le début de l'année, selon un décompte établi à partir de communiqués officiels.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10480 Wed, 24 Apr 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Arabie saoudite : Michelle Bachelet condamne l'exécution de 37 personnes https://www.peinedemort.org/document/10483 La Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, a fermement condamné mercredi la décapitation de 37 hommes en Arabie saoudite. « Je condamne fermement ces exécutions massives choquantes dans six villes d'Arabie saoudite hier, en dépit des graves préoccupations exprimées au sujet de ces cas par de nombreux rapporteurs spéciaux de l'ONU, le Comité des droits de l'enfant de l'ONU et d'autres », a déclaré Michelle Bachelet dans un communiqué de presse. « Il est particulièrement odieux qu'au moins trois des personnes exécutées étaient mineures au moment de leur condamnation. J'exhorte le gouvernement de l'Arabie saoudite à réexaminer immédiatement sa législation antiterroriste et à modifier la loi pour interdire expressément l'imposition de la peine de mort à des mineurs ». Ces exécutions ont eu lieu en dépit des appels répétés des instances des droits de l'homme de l'ONU concernant l'absence de garanties de procédure régulière et de procès équitable, les allégations selon lesquelles les aveux ont été obtenus sous la torture et l'âge de certaines des personnes exécutées. L'un des corps des hommes a ensuite été exposé en public. J'exhorte le gouvernement de l'Arabie saoudite à réexaminer immédiatement sa législation antiterroriste - Michelle Bachelet Selon les informations disponibles au Bureau des droits de l'homme, au moins trois des personnes exécutées étaient des mineures au moment de leur condamnation à mort en raison de leur participation à des manifestations antigouvernementales. La plupart des 37 hommes appartenaient à la minorité musulmane chiite, et certains avaient également participé à des manifestations. Mme Bachelet s'est également déclarée profondément préoccupée par le sort des condamnés à mort, Ali al-Nimr, Dawood al-Marhoon et Abdulla al-Zaher, dont les cas ont également été examinés par le système des droits humains des Nations Unies. « J'appelle les autorités à mettre un terme aux exécutions en cours et à discuter de manière constructive avec le Bureau des droits de l'homme des Nations unies et les experts indépendants au sujet des nombreuses préoccupations liées à l'imposition de la peine de mort dans le pays », a-t-elle dit. La Haut-Commissaire a rappelé à l'Arabie saoudite qu'elle était tenue de respecter le droit international relatif aux droits de l'homme, notamment en tant qu'État partie à la Convention relative aux droits de l'enfant et à la Convention contre la torture. Selon les médias officiels saoudiens, plus de 100 personnes ont été exécutées dans ce pays depuis début janvier. Par ailleurs, des dizaines d'États au Conseil des droits de l'homme auraient également appelé l'Arabie saoudite à collaborer davantage avec les investigations onusiennes sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. Plusieurs responsables onusiens ont demandé que les procès contre plusieurs suspects dans cette affaire soient publics.
« Je condamne fermement ces exécutions massives choquantes dans six villes d'Arabie saoudite hier, en dépit des graves préoccupations exprimées au sujet de ces cas par de nombreux rapporteurs spéciaux de l'ONU, le Comité des droits de l'enfant de l'ONU et d'autres », a déclaré Michelle Bachelet dans un communiqué de presse.

« Il est particulièrement odieux qu'au moins trois des personnes exécutées étaient mineures au moment de leur condamnation. J'exhorte le gouvernement de l'Arabie saoudite à réexaminer immédiatement sa législation antiterroriste et à modifier la loi pour interdire expressément l'imposition de la peine de mort à des mineurs ».

Ces exécutions ont eu lieu en dépit des appels répétés des instances des droits de l'homme de l'ONU concernant l'absence de garanties de procédure régulière et de procès équitable, les allégations selon lesquelles les aveux ont été obtenus sous la torture et l'âge de certaines des personnes exécutées. L'un des corps des hommes a ensuite été exposé en public.

J'exhorte le gouvernement de l'Arabie saoudite à réexaminer immédiatement sa législation antiterroriste - Michelle Bachelet
Selon les informations disponibles au Bureau des droits de l'homme, au moins trois des personnes exécutées étaient des mineures au moment de leur condamnation à mort en raison de leur participation à des manifestations antigouvernementales.

La plupart des 37 hommes appartenaient à la minorité musulmane chiite, et certains avaient également participé à des manifestations.

Mme Bachelet s'est également déclarée profondément préoccupée par le sort des condamnés à mort, Ali al-Nimr, Dawood al-Marhoon et Abdulla al-Zaher, dont les cas ont également été examinés par le système des droits humains des Nations Unies.

« J'appelle les autorités à mettre un terme aux exécutions en cours et à discuter de manière constructive avec le Bureau des droits de l'homme des Nations unies et les experts indépendants au sujet des nombreuses préoccupations liées à l'imposition de la peine de mort dans le pays », a-t-elle dit.

La Haut-Commissaire a rappelé à l'Arabie saoudite qu'elle était tenue de respecter le droit international relatif aux droits de l'homme, notamment en tant qu'État partie à la Convention relative aux droits de l'enfant et à la Convention contre la torture.

Selon les médias officiels saoudiens, plus de 100 personnes ont été exécutées dans ce pays depuis début janvier. Par ailleurs, des dizaines d'États au Conseil des droits de l'homme auraient également appelé l'Arabie saoudite à collaborer davantage avec les investigations onusiennes sur le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi. Plusieurs responsables onusiens ont demandé que les procès contre plusieurs suspects dans cette affaire soient publics.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10483 Wed, 24 Apr 2019 00:00:00 +0000 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
Déclaration de la porte-parole sur les exécutions qui ont eu lieu dans le Royaume d'Arabie saoudite https://www.peinedemort.org/document/10491 Le Royaume d'Arabie saoudite a procédé hier à l'exécution simultanée de 37 personnes dans différentes villes du pays. Il s'agit là du plus grand nombre d'exécutions en une seule journée en Arabie saoudite depuis 2016 et cela confirme une tendance négative dans ce pays, qui contraste fortement avec l'essor du mouvement abolitionniste dans le monde. Ces exécutions de masse suscitent de sérieux doutes quant au respect du droit à un procès équitable, qui est une norme fondamentale minimale en matière de justice au niveau international. L'exécution de personnes qui étaient mineures à l'époque des faits reprochés constitue une autre violation grave. En outre, l'identité de la majorité des personnes exécutées et les doutes quant à la gravité des faits retenus contre certaines d'entre elles sont susceptibles d'alimenter les tensions sectaires qui dominent déjà la région. L'Union européenne est catégoriquement opposée au recours à la peine capitale en toutes circonstances et sans exception. Il s'agit d'une sanction cruelle et inhumaine qui n'a aucun effet dissuasif et représente une négation inacceptable de la dignité et de l'intégrité humaines. Dans les pays qui poursuivent leurs exécutions, l'Union européenne n'aura de cesse de répéter sa position de principe contre la peine de mort et de plaider en faveur de son abolition.
Ces exécutions de masse suscitent de sérieux doutes quant au respect du droit à un procès équitable, qui est une norme fondamentale minimale en matière de justice au niveau international. L'exécution de personnes qui étaient mineures à l'époque des faits reprochés constitue une autre violation grave. En outre, l'identité de la majorité des personnes exécutées et les doutes quant à la gravité des faits retenus contre certaines d'entre elles sont susceptibles d'alimenter les tensions sectaires qui dominent déjà la région.

L'Union européenne est catégoriquement opposée au recours à la peine capitale en toutes circonstances et sans exception. Il s'agit d'une sanction cruelle et inhumaine qui n'a aucun effet dissuasif et représente une négation inacceptable de la dignité et de l'intégrité humaines. Dans les pays qui poursuivent leurs exécutions, l'Union européenne n'aura de cesse de répéter sa position de principe contre la peine de mort et de plaider en faveur de son abolition.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10491 Wed, 24 Apr 2019 00:00:00 +0000 Union européenne
L'Arabie Saoudite exécute 37 personnes en un jour, dont des mineurs au moment des faits https://www.peinedemort.org/document/10471 Trente-sept Saoudiens condamnés à mort pour "terrorisme" ont été exécutés dans différentes régions du pays. Plusieurs organisations ont rapporté que trois des condamnés exécutés étaient mineurs au moment des faits pour lesquels ils ont été condamnés à mort. Parmi eux Amnesty International cite Abdulkareem al Hawaj qui avait été arrêté à l'âge de 16 ans suite à sa participation à des manifestations antigouvernementales. En janvier 2016 déjà des exécutions de masse avaient eu lieu en Arabie Saoudite (47 en un jour).
Plusieurs organisations ont rapporté que trois des condamnés exécutés étaient mineurs au moment des faits pour lesquels ils ont été condamnés à mort.
Parmi eux Amnesty International cite Abdulkareem al Hawaj qui avait été arrêté à l'âge de 16 ans suite à sa participation à des manifestations antigouvernementales.

En janvier 2016 déjà des exécutions de masse avaient eu lieu en Arabie Saoudite (47 en un jour).]]>
https://www.peinedemort.org/document/10471 Tue, 23 Apr 2019 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
Exécution de masse en Arabie saoudite pour "terrorisme" https://www.peinedemort.org/document/10477 L'Arabie saoudite a mis à mort mardi 37 de ses citoyens condamnés pour "terrorisme", une rare exécution de masse dans le royaume survenue trois ans après celle de dizaines de personnes qui avait précipité la rupture des relations avec l'Iran. Les exécutions de mardi ont eu lieu dans six régions: la capitale Ryad, les villes saintes de La Mecque et de Médine, la région sunnite d'Al-Qassim (centre), celle de Assir (sud) et celle de la Province orientale où se concentre la minorité chiite, selon le ministère de l'Intérieur. Amnesty International a dénoncé ces exécutions et indiqué, dans un communiqué, que la majorité des suppliciés étaient des chiites. "L'exécution massive d'aujourd'hui est une démonstration effrayante du mépris cruel des autorités saoudiennes pour la vie humaine", a déclaré, dans le communiqué, Lynn Maalouf, directrice de recherche sur le Moyen-Orient. "C'est aussi une autre indication de la façon dont la peine de mort est utilisée comme un outil politique pour écraser la dissidence au sein de la minorité chiite du pays", a-t-elle ajouté. - "Sédition confessionnelle" - Selon elle, 11 des personnes exécutées ont été reconnues coupables d'espionnage au profit de l'Iran et au moins 14 autres ont été condamnées pour des violences liées à leur participation à des manifestations dans la Province orientale entre 2011 et 2012. Une autre a été arrêtée à l'âge de 16 alors qu'elle était mineure. Ces exécutions portent à plus de 100 le nombre de personnes mises à mort en Arabie saoudite depuis le début de l'année, selon un décompte établi à partir de communiqués officiels. Selon Amnesty International, le royaume, qui suit une version rigoriste de l'islam, figure dans le peloton de tête des pays qui appliquent la peine de mort dans le monde. Dans son rapport mondial sur la peine de mort pour l'année 2018, l'organisation indique que derrière la Chine (qui ne publie pas de statistiques), les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253), l'Arabie saoudite (149), le Vietnam (85) et l'Irak (52). Les 37 personnes exécutées mardi ont été reconnues coupables d'"avoir adopté la pensée terroriste extrémiste" et d'"avoir formé des cellules terroristes", a affirmé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié par l'agence officielle SPA. Certaines ont été accusées de "sédition confessionnelle", un terme généralement utilisé pour les militants chiites. Les exécutions ont généralement lieu par décapitation en Arabie saoudite. Le ministère de l'Intérieur a précisé que l'un des suppliciés de mardi avait ensuite été crucifié, un traitement réservé aux auteurs de crimes particulièrement graves. L'Arabie saoudite ne cesse de répéter être en guerre contre "toutes les formes de terrorisme". Après les vagues d'attentat du début des années 2000, le pays a réussi à contenir la menace des groupes jihadistes, sans les éradiquer totalement. Dimanche, quatre Saoudiens sont morts en tentant d'attaquer au nord de Ryad un quartier général des forces de sécurité, dans un attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI). Les autorités ont annoncé l'arrestation le lendemain de 13 personnes suspectées d'"actes terroristes" sans préciser si elles étaient liées ou non à l'attentat de dimanche. La précédente exécution de masse en Arabie saoudite remonte à janvier 2016 quand 47 personnes, également condamnées pour "terrorisme", dont le chef religieux chiite Nimr Baqer al-Nimr, avaient été mises à mort le même jour. - Rupture avec l'Iran - La Province orientale est le théâtre de troubles récurrents depuis 2011. Elle a aussi été le berceau de Nimr Baqer al-Nimr, virulent critique du régime saoudien et figure du mouvement de contestation. La communauté chiite représente, selon des estimations, entre 10 et 15% des 32 millions de Saoudiens, mais le pouvoir, dirigé par une dynastie sunnite, n'a publié aucune statistique officielle. L'exécution de Nimr Baqer al-Nimr avait entraîné des manifestations en Iran pendant lesquelles des représentations diplomatiques saoudiennes avaient été attaquées. En réaction, Ryad avait rompu en janvier 2016 ses relations diplomatiques avec Téhéran qu'elle accuse régulièrement de "déstabiliser" le Golfe et de s'ingérer dans les affaires intérieures des pays de la région. Ryad donne pour exemple de ces ingérences le soutien apporté par Téhéran aux rebelles chiites Houthis qui ont pris le contrôle de la capitale yéménite Sanaa et d'autres régions à partir de 2014. L'Arabie saoudite a formé une coalition militaire qui intervient depuis mars 2015 dans ce pays pour empêcher les Houthis de prendre le contrôle total de ce pays situé à sa frontière sud.
Les exécutions de mardi ont eu lieu dans six régions: la capitale Ryad, les villes saintes de La Mecque et de Médine, la région sunnite d'Al-Qassim (centre), celle de Assir (sud) et celle de la Province orientale où se concentre la minorité chiite, selon le ministère de l'Intérieur.

Amnesty International a dénoncé ces exécutions et indiqué, dans un communiqué, que la majorité des suppliciés étaient des chiites.

"L'exécution massive d'aujourd'hui est une démonstration effrayante du mépris cruel des autorités saoudiennes pour la vie humaine", a déclaré, dans le communiqué, Lynn Maalouf, directrice de recherche sur le Moyen-Orient.

"C'est aussi une autre indication de la façon dont la peine de mort est utilisée comme un outil politique pour écraser la dissidence au sein de la minorité chiite du pays", a-t-elle ajouté.

- "Sédition confessionnelle" -

Selon elle, 11 des personnes exécutées ont été reconnues coupables d'espionnage au profit de l'Iran et au moins 14 autres ont été condamnées pour des violences liées à leur participation à des manifestations dans la Province orientale entre 2011 et 2012.

Une autre a été arrêtée à l'âge de 16 alors qu'elle était mineure.

Ces exécutions portent à plus de 100 le nombre de personnes mises à mort en Arabie saoudite depuis le début de l'année, selon un décompte établi à partir de communiqués officiels.

Selon Amnesty International, le royaume, qui suit une version rigoriste de l'islam, figure dans le peloton de tête des pays qui appliquent la peine de mort dans le monde.

Dans son rapport mondial sur la peine de mort pour l'année 2018, l'organisation indique que derrière la Chine (qui ne publie pas de statistiques), les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253), l'Arabie saoudite (149), le Vietnam (85) et l'Irak (52).

Les 37 personnes exécutées mardi ont été reconnues coupables d'"avoir adopté la pensée terroriste extrémiste" et d'"avoir formé des cellules terroristes", a affirmé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué publié par l'agence officielle SPA.

Certaines ont été accusées de "sédition confessionnelle", un terme généralement utilisé pour les militants chiites.

Les exécutions ont généralement lieu par décapitation en Arabie saoudite. Le ministère de l'Intérieur a précisé que l'un des suppliciés de mardi avait ensuite été crucifié, un traitement réservé aux auteurs de crimes particulièrement graves.

L'Arabie saoudite ne cesse de répéter être en guerre contre "toutes les formes de terrorisme". Après les vagues d'attentat du début des années 2000, le pays a réussi à contenir la menace des groupes jihadistes, sans les éradiquer totalement.

Dimanche, quatre Saoudiens sont morts en tentant d'attaquer au nord de Ryad un quartier général des forces de sécurité, dans un attentat revendiqué par le groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Les autorités ont annoncé l'arrestation le lendemain de 13 personnes suspectées d'"actes terroristes" sans préciser si elles étaient liées ou non à l'attentat de dimanche.

La précédente exécution de masse en Arabie saoudite remonte à janvier 2016 quand 47 personnes, également condamnées pour "terrorisme", dont le chef religieux chiite Nimr Baqer al-Nimr, avaient été mises à mort le même jour.

- Rupture avec l'Iran -

La Province orientale est le théâtre de troubles récurrents depuis 2011. Elle a aussi été le berceau de Nimr Baqer al-Nimr, virulent critique du régime saoudien et figure du mouvement de contestation.

La communauté chiite représente, selon des estimations, entre 10 et 15% des 32 millions de Saoudiens, mais le pouvoir, dirigé par une dynastie sunnite, n'a publié aucune statistique officielle.

L'exécution de Nimr Baqer al-Nimr avait entraîné des manifestations en Iran pendant lesquelles des représentations diplomatiques saoudiennes avaient été attaquées.

En réaction, Ryad avait rompu en janvier 2016 ses relations diplomatiques avec Téhéran qu'elle accuse régulièrement de "déstabiliser" le Golfe et de s'ingérer dans les affaires intérieures des pays de la région.

Ryad donne pour exemple de ces ingérences le soutien apporté par Téhéran aux rebelles chiites Houthis qui ont pris le contrôle de la capitale yéménite Sanaa et d'autres régions à partir de 2014.

L'Arabie saoudite a formé une coalition militaire qui intervient depuis mars 2015 dans ce pays pour empêcher les Houthis de prendre le contrôle total de ce pays situé à sa frontière sud.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10477 Tue, 23 Apr 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP