La peine de mort dans le monde — Sakkam https://www.peinedemort.org/rss/condamne?id=1744 Sakkam : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2019 Mon, 18 Nov 2019 22:02:23 +0100 Tue, 11 Jun 2019 07:07:31 +0200 120 Syrie : la France rapatrie 12 enfants de jihadistes, remis par les Kurdes https://www.peinedemort.org/document/10552 Douze enfants de jihadistes français, dont dix orphelins, qui étaient retenus dans des camps de déplacés du nord-est de la Syrie, ont été rapatriés lundi à Paris, a annoncé le ministère français des Affaires étrangères (MAE). Les douze enfants, dont le plus âgé a 10 ans, "orphelins, isolés" ou "particulièrement vulnérables", certains "malades et dénutris", selon le MAE, avaient été remis dimanche par les Kurdes à une délégation française venue les chercher sur place. Deux orphelins de parents néerlandais, pris en charge par la délégation française, ont aussi été rapatriés dans l'avion militaire français puis remis à des représentants des Pays-Bas à Paris, a précisé la même source. Les enfants français vivaient dans deux camps tenus par les forces kurdes, où ont été accueillies des dizaines de milliers de personnes capturées ou ayant fui les offensives contre le dernier bastion du groupe jihadiste État islamique (EI). Dix d'entre eux sont des orphelins qui étaient non accompagnés dans les camps, selon une source proche du dossier. Les deux autres vivaient avec leur mère, Saïda El Ghaza, qui a accepté d'être séparée d'eux, la France s'opposant au retour des mères parties rejoindre l'EI. Originaire de l'Hérault (sud de la France), cette Franco-Marocaine de 32 ans était partie en Syrie avec sa fille, née d'un premier mariage, pour rejoindre Yassine Sakkam, un Français condamné à mort le 29 mai en Irak. Elle avait été arrêté en juillet 2017 avec sa fille, aujourd'hui âgée de 10 ans, et leur fils de 3 ans, né sur place. - Près de la frontière turque - Selon la procédure mise en place pour le retour d'un premier contingent de cinq enfants de jihadistes le 15 mars, les 12 mineurs ont été remis dans la matinée aux services de protection à l'enfance. Ils vont d'abord faire l'objet d'un examen médical approfondi puis seront pris en charge par les services sociaux, a précisé le MAE. Au Kurdistan syrien, Abdel Karim Omar, haut responsable des Affaires étrangères de l'administration autonome kurde, non reconnue par la communauté internationale, avait auparavant indiqué que "12 orphelins français issus de familles de l'EI" avaient été remis "à une délégation du ministère français des Affaires étrangères". L'opération s'est déroulée dimanche dans la localité d'Aïn Issa, près de la frontière turque, selon lui. Un responsable kurde demandant l'anonymat a précisé que les orphelins français se trouvaient dans les camps d'al-Hol et Roj, et les Néerlandais dans celui d'Aïn Issa. Les autorités kurdes estiment qu'un autre groupe d'orphelins français pourrait être remis prochainement à la France. Le MAE a également confirmé qu'il "n'était pas exclu qu'il y ait une troisième opération, si l'on identifie d'autres enfants répondant aux mêmes critères de vulnérabilité". Pour l'instant, les autorités françaises ont rapatrié 17 orphelins français, cinq le 15 mars et 12 lundi. Il y a 400 à 500 ressortissants français dans les camps gérés par les Kurdes dans le Nord-Est syrien, dont une grande majorité d'enfants, a précisé le MAE. Après avoir conquis l'ultime fief des jihadistes dans l'Est syrien, au terme d'une offensive soutenue par une coalition internationale menée par Washington, les combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS) ont proclamé le 23 mars la défaite du "califat" de l'EI. Les autorités kurdes administrent aujourd'hui dans le nord-est de la Syrie plusieurs camps de déplacés surpeuplés où les conditions de vie sont très précaires. - "Au cas par cas" - Pour désengorger le camp d'Al-Hol, elles avaient, début juin, laissé rentrer dans leurs foyers quelque 800 femmes et enfants syriens. Parallèlement, elles réclament depuis plusieurs mois le rapatriement des femmes et enfants de jihadistes étrangers. Deux Américaines et six enfants, issus de familles liées à l'EI en Syrie, ont été rapatriés la semaine dernière aux Etats-Unis. En France, le gouvernement, soumis à la pression des familles, a été sommé fin mai par le Défenseur des droits de venir en aide aux enfants de jihadistes français retenus en Syrie, en faisant cesser dans un délai d'un mois les "traitements inhumains" qu'ils subissent dans les camps. A ce sujet, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a réaffirmé la "position constante" de la France, qui étudie les situations "au cas par cas" et ne rapatrie que des orphelins ou des enfants avec l'accord de leur mère. Samia Maktouf, avocate de familles françaises d'enfants retenus en Syrie, a salué "une étape très importante", car "il en va de la sécurité de ces enfants, qui étaient confrontés à un danger de mort imminent. Ils sont Français, ils ont leur place en France". Mais une autre avocate de familles françaises, Marie Dosé, à l'origine de plusieurs recours pour tenter d'obtenir ces retours, a dénoncé des "rapatriements au compte-goutte" qui "conduisent à des discriminations inexplicables et injustifiées entre des enfants qui ne sont responsables de rien". "J'ai une pensée pour les 200 enfants qui restent là-bas, dont le traumatisme et les dangers augmentent chaque jour", a-t-elle déclaré. "Laisser ces enfants et leurs mères dans ces camps gangrenés par l'idéologie de Daesh participe de la fabrication des attentats de demain".
Les douze enfants, dont le plus âgé a 10 ans, "orphelins, isolés" ou "particulièrement vulnérables", certains "malades et dénutris", selon le MAE, avaient été remis dimanche par les Kurdes à une délégation française venue les chercher sur place.

Deux orphelins de parents néerlandais, pris en charge par la délégation française, ont aussi été rapatriés dans l'avion militaire français puis remis à des représentants des Pays-Bas à Paris, a précisé la même source.

Les enfants français vivaient dans deux camps tenus par les forces kurdes, où ont été accueillies des dizaines de milliers de personnes capturées ou ayant fui les offensives contre le dernier bastion du groupe jihadiste État islamique (EI).

Dix d'entre eux sont des orphelins qui étaient non accompagnés dans les camps, selon une source proche du dossier. Les deux autres vivaient avec leur mère, Saïda El Ghaza, qui a accepté d'être séparée d'eux, la France s'opposant au retour des mères parties rejoindre l'EI.

Originaire de l'Hérault (sud de la France), cette Franco-Marocaine de 32 ans était partie en Syrie avec sa fille, née d'un premier mariage, pour rejoindre Yassine Sakkam, un Français condamné à mort le 29 mai en Irak.

Elle avait été arrêté en juillet 2017 avec sa fille, aujourd'hui âgée de 10 ans, et leur fils de 3 ans, né sur place.

- Près de la frontière turque -

Selon la procédure mise en place pour le retour d'un premier contingent de cinq enfants de jihadistes le 15 mars, les 12 mineurs ont été remis dans la matinée aux services de protection à l'enfance. Ils vont d'abord faire l'objet d'un examen médical approfondi puis seront pris en charge par les services sociaux, a précisé le MAE.

Au Kurdistan syrien, Abdel Karim Omar, haut responsable des Affaires étrangères de l'administration autonome kurde, non reconnue par la communauté internationale, avait auparavant indiqué que "12 orphelins français issus de familles de l'EI" avaient été remis "à une délégation du ministère français des Affaires étrangères".

L'opération s'est déroulée dimanche dans la localité d'Aïn Issa, près de la frontière turque, selon lui. Un responsable kurde demandant l'anonymat a précisé que les orphelins français se trouvaient dans les camps d'al-Hol et Roj, et les Néerlandais dans celui d'Aïn Issa.

Les autorités kurdes estiment qu'un autre groupe d'orphelins français pourrait être remis prochainement à la France.

Le MAE a également confirmé qu'il "n'était pas exclu qu'il y ait une troisième opération, si l'on identifie d'autres enfants répondant aux mêmes critères de vulnérabilité".

Pour l'instant, les autorités françaises ont rapatrié 17 orphelins français, cinq le 15 mars et 12 lundi.

Il y a 400 à 500 ressortissants français dans les camps gérés par les Kurdes dans le Nord-Est syrien, dont une grande majorité d'enfants, a précisé le MAE.

Après avoir conquis l'ultime fief des jihadistes dans l'Est syrien, au terme d'une offensive soutenue par une coalition internationale menée par Washington, les combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS) ont proclamé le 23 mars la défaite du "califat" de l'EI.

Les autorités kurdes administrent aujourd'hui dans le nord-est de la Syrie plusieurs camps de déplacés surpeuplés où les conditions de vie sont très précaires.

- "Au cas par cas" -

Pour désengorger le camp d'Al-Hol, elles avaient, début juin, laissé rentrer dans leurs foyers quelque 800 femmes et enfants syriens. Parallèlement, elles réclament depuis plusieurs mois le rapatriement des femmes et enfants de jihadistes étrangers.

Deux Américaines et six enfants, issus de familles liées à l'EI en Syrie, ont été rapatriés la semaine dernière aux Etats-Unis.

En France, le gouvernement, soumis à la pression des familles, a été sommé fin mai par le Défenseur des droits de venir en aide aux enfants de jihadistes français retenus en Syrie, en faisant cesser dans un délai d'un mois les "traitements inhumains" qu'ils subissent dans les camps.

A ce sujet, la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye a réaffirmé la "position constante" de la France, qui étudie les situations "au cas par cas" et ne rapatrie que des orphelins ou des enfants avec l'accord de leur mère.

Samia Maktouf, avocate de familles françaises d'enfants retenus en Syrie, a salué "une étape très importante", car "il en va de la sécurité de ces enfants, qui étaient confrontés à un danger de mort imminent. Ils sont Français, ils ont leur place en France".

Mais une autre avocate de familles françaises, Marie Dosé, à l'origine de plusieurs recours pour tenter d'obtenir ces retours, a dénoncé des "rapatriements au compte-goutte" qui "conduisent à des discriminations inexplicables et injustifiées entre des enfants qui ne sont responsables de rien".

"J'ai une pensée pour les 200 enfants qui restent là-bas, dont le traumatisme et les dangers augmentent chaque jour", a-t-elle déclaré. "Laisser ces enfants et leurs mères dans ces camps gangrenés par l'idéologie de Daesh participe de la fabrication des attentats de demain".]]>
https://www.peinedemort.org/document/10552 Mon, 10 Jun 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Onze Français et un Tunisien condamnés à mort en neuf jours en Irak https://www.peinedemort.org/document/10532 Onze ressortissants français transférés de Syrie ont été condamnés à mort en Irak pour appartenance au groupe Etat islamique (EI). Trois le dimanche 26 mai (Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou), un le lundi 27 (Mustapha Merzoughi), deux le mardi 28 (Karam El Harchaoui et Brahim Nejara), un le mercredi 29 (Yassine Sakkam), deux le dimanche 2 juin (Fodil Tahar Aouidate et Vianney Ouraghi) et deux le lundi 3 juin (Bilel Kabaoui et Mourad Delhomme). Un ressortissant tunisien (Mohammed Berriri), également rapatrié de Syrie, a été condamné à mort le 29 mai.
Trois le dimanche 26 mai (Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou), un le lundi 27 (Mustapha Merzoughi), deux le mardi 28 (Karam El Harchaoui et Brahim Nejara), un le mercredi 29 (Yassine Sakkam), deux le dimanche 2 juin (Fodil Tahar Aouidate et Vianney Ouraghi) et deux le lundi 3 juin (Bilel Kabaoui et Mourad Delhomme).

Un ressortissant tunisien (Mohammed Berriri), également rapatrié de Syrie, a été condamné à mort le 29 mai.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10532 Mon, 03 Jun 2019 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Qui sont les Français condamnés à mort en Irak? https://www.peinedemort.org/document/10546 Ils ont été condamnés à mort en Irak pour appartenance au groupe Etat islamique (EI): voici les profils des 11 Français et du Tunisien transférés en janvier de Syrie à l'Irak. - Léonard Lopez - Ce Parisien de 32 ans a été condamné à mort le 26 mai. Au début des années 2000, ce converti fait partie des plus actifs sur le site jihadiste francophone de référence d'alors, Ansar Al-Haqq. En juillet 2015, pourtant sous contrôle judiciaire, il part avec sa femme et leurs deux enfants à Mossoul (nord de l'Irak) puis en Syrie, selon les enquêteurs français. Condamné en son absence en juillet 2018 à cinq ans de prison dans le dossier Ansar al-Haqq, celui qui se faisait appeler Abou Ibrahim al-Andaloussi au sein de l'EI est surtout connu des services de renseignement pour avoir cofondé l'association Sanabil. Elle a été dissoute fin 2016 en France car "tous ceux qui ont été impliqués directement ou indirectement dans les attentats depuis janvier 2015 ont été en lien direct ou indirect avec Sanabil", selon un enquêteur. - Kévin Gonot - Arrêté en Syrie avec son demi-frère Thomas Collange, 31 ans, sa mère et son épouse, ce Français de 32 ans, né à Figeac (sud-ouest), a été condamné à mort le 26 mai. Kévin Gonot est marié à une nièce des frères Fabien et Jean-Michel Clain, qui ont revendiqué les attentats du 13-Novembre 2015 en France (130 morts), avant d'être tués récemment en Syrie. Il a dit au juge "regretter" d'être parti en Syrie, où son père a été tué et où il a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance à l'EI, selon l'instruction. Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane au sein de l'EI a également affirmé lors de l'instruction avoir combattu en Syrie et en Irak. Lors de son procès toutefois, Kévin Gonot a indiqué avoir été blessé au ventre en 2015 à Kobané, en Syrie, et avoir été transféré ensuite à Mossoul, "capitale" de l'EI en Irak de 2014 à 2017, pour y être hospitalisé et non pour combattre. En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT). - Mustapha Merzoughi - Ce Français d'origine tunisienne de 37 ans, qui a servi dans l'armée française de 2000 à 2010, notamment "en Afghanistan en 2009", a été condamné à mort le 27 mai. Celui qui se faisait appeler Abou Omrane al-Faranssi est originaire de Toulouse (sud-ouest) et a vécu à Metz (nord-est), qu'il a quitté après avoir divorcé et perdu son emploi, a-t-il expliqué. Père d'une famille recomposée de cinq enfants, il a assuré au juge avoir suivi "des formations obligatoires religieuses et militaires à Mossoul" avant de se voir remettre "une Kalachnikov et un salaire mensuel de 200 dollars" en tant que "médecin des armées". Il a affirmé lors de ses interrogatoires avoir "prêté allégeance devant un chef de l'EI au visage masqué à Mossoul" parce que "les chefs avaient peur d'être reconnus ou identifiés par les combattants étrangers dont ils redoutaient qu'ils soient des espions". - Salim Machou - Condamné à mort le 26 mai, ce Français de 41 ans a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une unité de l'EI menée par un ancien légionnaire français, Abdelilah Himich --originaire de Lunel (sud) comme une vingtaine d'autres Français de l'EI--, selon le CAT. Cette "cellule de combattants européens, vivier d'auteurs d'attaques en Irak, en Syrie et à l'étranger", a compté jusqu'à "300 membres", d'après Washington. - Fodil Tahar Aouidate - Ce Français de 32 ans a été condamné à mort le 2 juin, après que le tribunal a rejeté ses allégations de torture lors de ses interrogatoires. Décrit comme autoritaire, violent et prêt à mourir pour l'idéologie radicale de l'EI, celui qui se faisait appeler Abou Mariam a rejoint la Syrie en 2014, comme 22 membres de sa famille. "Mon beau-frère là-bas me disait, +viens, ici tu peux vivre en musulman, alors qu'en France, ils combattent l'islam+", a-t-il dit. Originaire de Roubaix (nord), il a été enregistré par l'EI comme "combattant", selon un document à en-tête du groupe présenté par le juge. Fodil Tahar Aouidate était connu du renseignement pour ses liens avec Abdelhamid Abaaoud, un des organisateurs présumés du 13-Novembre. Fin 2015, il était apparu dans une vidéo faisant l'apologie de ces attaques. Il y disait son "grand plaisir et grand bonheur de voir ces mécréants souffrir comme nous souffrons ici". Il menaçait: "on continuera à frapper chez vous". Deux de ses soeurs ont été condamnées en France pour "financement du terrorisme", car elles ont, selon le tribunal, envoyé 15.000 euros en Syrie, notamment des allocations familiales perçues par des membres de leur famille après leur départ. - Yassine Sakkam - Ce Français de 29 ans a été condamné à mort le 29 mai, cinq ans après avoir quitté la France pour retrouver son frère Karim en Syrie. Ce dernier a mené un attentat suicide à la frontière irakienne en 2015. Yassine Sakkam a indiqué au juge avoir également fait venir une jeune Française de sa famille élargie, Saïda, pour l'épouser. Elle est, selon lui, aux mains des Kurdes en Syrie avec leur fils et une fille qu'elle a eue d'un premier mariage. Originaire de Lunel, il a rejoint la brigade Tariq ibn Ziyad, selon l'accusation. Recruté par un Marocain, Yassine Sakkam a prêté allégeance devant un Egyptien et s'est porté volontaire pour être combattant en première ligne, selon ses dires. Celui qui se faisait appeler Abou Salmane al-Faranssi a mis en ligne des photos où il pose avec des armes. Il a dit à la cour avoir "participé à des combats contre l'Armée syrienne libre" (ASL, rebelles). Il a assuré avoir déchanté et tenté de fuir. "Mais c'était dur de trouver un passeur, car je n'étais pas un civil, mais un terroriste, un type de l'EI", a-t-il dit au juge. - Karam El Harchaoui - Ce Français de 33 ans installé à Bruxelles, qui se faisait appeler Abou Abdallah, a été condamné à mort le 28 mai. Sans emploi, il est arrivé en Syrie en 2014 au terme d'un long périple: Belgique-Italie en bus, Italie-Albanie par bateau, puis Albanie-Turquie en avion et enfin la Syrie grâce à un passeur, a-t-il détaillé au juge. L'homme au physique élancé, crâne et barbe rasés pour son procès, a épousé successivement deux Belges, rencontrées sur Facebook et qu'il a fait venir en Syrie. Après que son frère, qui avait également rejoint l'EI, a été tué dans un bombardement, Karam El Harchaoui s'est rendu en janvier 2018 aux forces kurdes anti-EI en Syrie. - Brahim Nejara - Ce Français de 33 ans, accusé par le renseignement français d'avoir facilité l'envoi de jihadistes en Syrie, a été condamné à mort le 28 mai. Celui qui se faisait appeler Abou Haydar était apparu peu après le 13-Novembre dans la vidéo "Paris s'est effondrée". Originaire de Meyzieu, près de Lyon (centre-est), d'où sont partis plusieurs jihadistes français, il a également incité un de ses frères à commettre un attentat en France, selon le CAT. En Syrie, de même source, il a fréquenté Foued Mohamed-Aggad, l'un des kamikazes du Bataclan, salle de spectacles où a eu lieu l'une des tueries du 13-Novembre. - Vianney Ouraghi - Ce Français de 28 ans, fils d'une Française et d'un Franco-Algérien, a été condamné à mort le 3 juin. Vianney Ouraghi, lunettes aux verres épais et bouc châtain clair, a affirmé au juge être parti en Syrie avec Lyes Darani, condamné à huit ans de prison en France pour avoir voulu préparer un attentat à son retour en 2013. Cet ancien étudiant en psychologie de Lille (nord), qui s'adressait au juge en arabe classique, appris lors de séjours linguistiques au Caire, a rejoint le Front al-Nosra avant l'EI. Marié à deux Syriennes, Vianney Ouraghi a plaidé n'avoir été qu'un "fonctionnaire administratif de l'EI", en charge "des veuves et des familles" de jihadistes, pour un salaire mensuel de 200 dollars. Le juge a toutefois montré un document administratif de l'EI sur lequel il est enregistré comme "combattant". Blessé à deux reprises, il a assuré avoir reçu une balle dans le ventre "par erreur". - Mourad Delhomme - Ce Français d'origine algérienne de 41 ans, cheveux châtains et yeux verts transparents, a été condamné à mort le 3 juin. Présenté comme un "vétéran du jihad" par le renseignement français, celui qui se faisait appeler Abou Ayman au sein de l'EI a également rejoint la brigade Tariq Ibn Ziyad, selon l'accusation. Durant une heure lors de son procès, il a fait le récit de son séjour en Syrie --où il avait déjà vécu de 2009 à 2012--, avec rebondissements, mariages, détentions, violences et tentatives de fuites avortées. Il a rejoint le territoire de l'EI, a-t-il juré, pour sauver la femme d'un ami --proche des mouvements jihadistes algériens et mort au combat en Syrie dans les rangs de l'EI--, prisonnière des rebelles syriens. Il a fini par épouser cette femme et avoir un enfant avec elle, a-t-il dit au juge, en plus de sa première épouse Palestinienne de Syrie rencontrée en 2009 à Damas, et d'une autre, rencontrée en Syrie en 2014. - Bilel Kabaoui - Ce Français de 32 ans qui se faisait appeler Abou al-Farouq au sein de l'EI, a été condamné à mort le 3 juin. De sa voix sourde, Bilel Kabaoui, nez fin et arcades sourcilières proéminentes, a affirmé au juge avoir convaincu sa femme --aujourd'hui aux mains des Kurdes de Syrie-- de rejoindre la Syrie. Il a plaidé avoir été lui-même décidé par un ami, qui lui avait affirmé qu'il pourrait quitter la Syrie à tout moment. "C'était il y a cinq ans, j'étais super bête", a-t-il déclaré. Souffrant d'un fort asthme, il a affirmé avoir obtenu "une dizaine de certificats médicaux de l'EI (le) déclarant inapte" au combat. Il a indiqué au juge avoir été "aide-soignant" à Minbej, dans le nord syrien, puis "geôlier" dans l'un des très redoutés tribunaux de l'EI, qui ordonnaient régulièrement châtiments corporels et exécutions sommaires. Il s'est rendu aux forces kurdes anti-EI en octobre 2017, sur les conseils de la DGSE, a-t-il dit. Il avait chargé sa belle-mère d'appeler l'agence du renseignement français pour connaître la marche à suivre pour rentrer et être jugé en France avec sa famille. - Mohammed Berriri - Le plus jeune du groupe, le Tunisien Mohammed Berriri, 24 ans, d'abord présenté comme Français, a été condamné à mort le 29 mai. Parti de Nice (sud-est de la France) en voiture, celui qui se faisait appeler Abou Abdallah al-Tounssi a rallié la Syrie à 20 ans. L'homme, dont des clichés --arme à la main devant le drapeau noir de l'EI-- sont encore visibles sur internet, a déclaré au tribunal: "je regrette d'avoir rejoint l'EI mais je ne regrette pas d'être allé en Syrie, car là-bas j'ai ouvert les yeux". Après trois ans comme "garde-frontière" du "califat" autoproclamé et planton de ses institutions, il a assuré avoir ensuite cherché à quitter l'EI. Il a déclaré au juge être parvenu à obtenir une "lettre de radiation" de l'EI mais l'avoir ensuite perdue, sans expliquer dans quelles circonstances.
- Léonard Lopez -

Ce Parisien de 32 ans a été condamné à mort le 26 mai.

Au début des années 2000, ce converti fait partie des plus actifs sur le site jihadiste francophone de référence d'alors, Ansar Al-Haqq.

En juillet 2015, pourtant sous contrôle judiciaire, il part avec sa femme et leurs deux enfants à Mossoul (nord de l'Irak) puis en Syrie, selon les enquêteurs français.

Condamné en son absence en juillet 2018 à cinq ans de prison dans le dossier Ansar al-Haqq, celui qui se faisait appeler Abou Ibrahim al-Andaloussi au sein de l'EI est surtout connu des services de renseignement pour avoir cofondé l'association Sanabil.

Elle a été dissoute fin 2016 en France car "tous ceux qui ont été impliqués directement ou indirectement dans les attentats depuis janvier 2015 ont été en lien direct ou indirect avec Sanabil", selon un enquêteur.

- Kévin Gonot -

Arrêté en Syrie avec son demi-frère Thomas Collange, 31 ans, sa mère et son épouse, ce Français de 32 ans, né à Figeac (sud-ouest), a été condamné à mort le 26 mai.

Kévin Gonot est marié à une nièce des frères Fabien et Jean-Michel Clain, qui ont revendiqué les attentats du 13-Novembre 2015 en France (130 morts), avant d'être tués récemment en Syrie.

Il a dit au juge "regretter" d'être parti en Syrie, où son père a été tué et où il a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance à l'EI, selon l'instruction.

Celui qui se faisait appeler Abou Sofiane au sein de l'EI a également affirmé lors de l'instruction avoir combattu en Syrie et en Irak.

Lors de son procès toutefois, Kévin Gonot a indiqué avoir été blessé au ventre en 2015 à Kobané, en Syrie, et avoir été transféré ensuite à Mossoul, "capitale" de l'EI en Irak de 2014 à 2017, pour y être hospitalisé et non pour combattre.

En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT).

- Mustapha Merzoughi -

Ce Français d'origine tunisienne de 37 ans, qui a servi dans l'armée française de 2000 à 2010, notamment "en Afghanistan en 2009", a été condamné à mort le 27 mai.

Celui qui se faisait appeler Abou Omrane al-Faranssi est originaire de Toulouse (sud-ouest) et a vécu à Metz (nord-est), qu'il a quitté après avoir divorcé et perdu son emploi, a-t-il expliqué.

Père d'une famille recomposée de cinq enfants, il a assuré au juge avoir suivi "des formations obligatoires religieuses et militaires à Mossoul" avant de se voir remettre "une Kalachnikov et un salaire mensuel de 200 dollars" en tant que "médecin des armées".

Il a affirmé lors de ses interrogatoires avoir "prêté allégeance devant un chef de l'EI au visage masqué à Mossoul" parce que "les chefs avaient peur d'être reconnus ou identifiés par les combattants étrangers dont ils redoutaient qu'ils soient des espions".

- Salim Machou -

Condamné à mort le 26 mai, ce Français de 41 ans a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une unité de l'EI menée par un ancien légionnaire français, Abdelilah Himich --originaire de Lunel (sud) comme une vingtaine d'autres Français de l'EI--, selon le CAT.

Cette "cellule de combattants européens, vivier d'auteurs d'attaques en Irak, en Syrie et à l'étranger", a compté jusqu'à "300 membres", d'après Washington.

- Fodil Tahar Aouidate -

Ce Français de 32 ans a été condamné à mort le 2 juin, après que le tribunal a rejeté ses allégations de torture lors de ses interrogatoires.

Décrit comme autoritaire, violent et prêt à mourir pour l'idéologie radicale de l'EI, celui qui se faisait appeler Abou Mariam a rejoint la Syrie en 2014, comme 22 membres de sa famille.

"Mon beau-frère là-bas me disait, +viens, ici tu peux vivre en musulman, alors qu'en France, ils combattent l'islam+", a-t-il dit.

Originaire de Roubaix (nord), il a été enregistré par l'EI comme "combattant", selon un document à en-tête du groupe présenté par le juge.

Fodil Tahar Aouidate était connu du renseignement pour ses liens avec Abdelhamid Abaaoud, un des organisateurs présumés du 13-Novembre.

Fin 2015, il était apparu dans une vidéo faisant l'apologie de ces attaques. Il y disait son "grand plaisir et grand bonheur de voir ces mécréants souffrir comme nous souffrons ici". Il menaçait: "on continuera à frapper chez vous".

Deux de ses soeurs ont été condamnées en France pour "financement du terrorisme", car elles ont, selon le tribunal, envoyé 15.000 euros en Syrie, notamment des allocations familiales perçues par des membres de leur famille après leur départ.

- Yassine Sakkam -

Ce Français de 29 ans a été condamné à mort le 29 mai, cinq ans après avoir quitté la France pour retrouver son frère Karim en Syrie. Ce dernier a mené un attentat suicide à la frontière irakienne en 2015.

Yassine Sakkam a indiqué au juge avoir également fait venir une jeune Française de sa famille élargie, Saïda, pour l'épouser. Elle est, selon lui, aux mains des Kurdes en Syrie avec leur fils et une fille qu'elle a eue d'un premier mariage.

Originaire de Lunel, il a rejoint la brigade Tariq ibn Ziyad, selon l'accusation.

Recruté par un Marocain, Yassine Sakkam a prêté allégeance devant un Egyptien et s'est porté volontaire pour être combattant en première ligne, selon ses dires.

Celui qui se faisait appeler Abou Salmane al-Faranssi a mis en ligne des photos où il pose avec des armes. Il a dit à la cour avoir "participé à des combats contre l'Armée syrienne libre" (ASL, rebelles).

Il a assuré avoir déchanté et tenté de fuir. "Mais c'était dur de trouver un passeur, car je n'étais pas un civil, mais un terroriste, un type de l'EI", a-t-il dit au juge.

- Karam El Harchaoui -

Ce Français de 33 ans installé à Bruxelles, qui se faisait appeler Abou Abdallah, a été condamné à mort le 28 mai.

Sans emploi, il est arrivé en Syrie en 2014 au terme d'un long périple: Belgique-Italie en bus, Italie-Albanie par bateau, puis Albanie-Turquie en avion et enfin la Syrie grâce à un passeur, a-t-il détaillé au juge.

L'homme au physique élancé, crâne et barbe rasés pour son procès, a épousé successivement deux Belges, rencontrées sur Facebook et qu'il a fait venir en Syrie.

Après que son frère, qui avait également rejoint l'EI, a été tué dans un bombardement, Karam El Harchaoui s'est rendu en janvier 2018 aux forces kurdes anti-EI en Syrie.

- Brahim Nejara -

Ce Français de 33 ans, accusé par le renseignement français d'avoir facilité l'envoi de jihadistes en Syrie, a été condamné à mort le 28 mai.

Celui qui se faisait appeler Abou Haydar était apparu peu après le 13-Novembre dans la vidéo "Paris s'est effondrée".

Originaire de Meyzieu, près de Lyon (centre-est), d'où sont partis plusieurs jihadistes français, il a également incité un de ses frères à commettre un attentat en France, selon le CAT.

En Syrie, de même source, il a fréquenté Foued Mohamed-Aggad, l'un des kamikazes du Bataclan, salle de spectacles où a eu lieu l'une des tueries du 13-Novembre.

- Vianney Ouraghi -

Ce Français de 28 ans, fils d'une Française et d'un Franco-Algérien, a été condamné à mort le 3 juin.

Vianney Ouraghi, lunettes aux verres épais et bouc châtain clair, a affirmé au juge être parti en Syrie avec Lyes Darani, condamné à huit ans de prison en France pour avoir voulu préparer un attentat à son retour en 2013.

Cet ancien étudiant en psychologie de Lille (nord), qui s'adressait au juge en arabe classique, appris lors de séjours linguistiques au Caire, a rejoint le Front al-Nosra avant l'EI.

Marié à deux Syriennes, Vianney Ouraghi a plaidé n'avoir été qu'un "fonctionnaire administratif de l'EI", en charge "des veuves et des familles" de jihadistes, pour un salaire mensuel de 200 dollars.

Le juge a toutefois montré un document administratif de l'EI sur lequel il est enregistré comme "combattant".

Blessé à deux reprises, il a assuré avoir reçu une balle dans le ventre "par erreur".

- Mourad Delhomme -

Ce Français d'origine algérienne de 41 ans, cheveux châtains et yeux verts transparents, a été condamné à mort le 3 juin.

Présenté comme un "vétéran du jihad" par le renseignement français, celui qui se faisait appeler Abou Ayman au sein de l'EI a également rejoint la brigade Tariq Ibn Ziyad, selon l'accusation.

Durant une heure lors de son procès, il a fait le récit de son séjour en Syrie --où il avait déjà vécu de 2009 à 2012--, avec rebondissements, mariages, détentions, violences et tentatives de fuites avortées.

Il a rejoint le territoire de l'EI, a-t-il juré, pour sauver la femme d'un ami --proche des mouvements jihadistes algériens et mort au combat en Syrie dans les rangs de l'EI--, prisonnière des rebelles syriens.

Il a fini par épouser cette femme et avoir un enfant avec elle, a-t-il dit au juge, en plus de sa première épouse Palestinienne de Syrie rencontrée en 2009 à Damas, et d'une autre, rencontrée en Syrie en 2014.

- Bilel Kabaoui -

Ce Français de 32 ans qui se faisait appeler Abou al-Farouq au sein de l'EI, a été condamné à mort le 3 juin.

De sa voix sourde, Bilel Kabaoui, nez fin et arcades sourcilières proéminentes, a affirmé au juge avoir convaincu sa femme --aujourd'hui aux mains des Kurdes de Syrie-- de rejoindre la Syrie.

Il a plaidé avoir été lui-même décidé par un ami, qui lui avait affirmé qu'il pourrait quitter la Syrie à tout moment. "C'était il y a cinq ans, j'étais super bête", a-t-il déclaré.

Souffrant d'un fort asthme, il a affirmé avoir obtenu "une dizaine de certificats médicaux de l'EI (le) déclarant inapte" au combat.

Il a indiqué au juge avoir été "aide-soignant" à Minbej, dans le nord syrien, puis "geôlier" dans l'un des très redoutés tribunaux de l'EI, qui ordonnaient régulièrement châtiments corporels et exécutions sommaires.

Il s'est rendu aux forces kurdes anti-EI en octobre 2017, sur les conseils de la DGSE, a-t-il dit. Il avait chargé sa belle-mère d'appeler l'agence du renseignement français pour connaître la marche à suivre pour rentrer et être jugé en France avec sa famille.

- Mohammed Berriri -

Le plus jeune du groupe, le Tunisien Mohammed Berriri, 24 ans, d'abord présenté comme Français, a été condamné à mort le 29 mai.

Parti de Nice (sud-est de la France) en voiture, celui qui se faisait appeler Abou Abdallah al-Tounssi a rallié la Syrie à 20 ans.

L'homme, dont des clichés --arme à la main devant le drapeau noir de l'EI-- sont encore visibles sur internet, a déclaré au tribunal: "je regrette d'avoir rejoint l'EI mais je ne regrette pas d'être allé en Syrie, car là-bas j'ai ouvert les yeux".

Après trois ans comme "garde-frontière" du "califat" autoproclamé et planton de ses institutions, il a assuré avoir ensuite cherché à quitter l'EI.

Il a déclaré au juge être parvenu à obtenir une "lettre de radiation" de l'EI mais l'avoir ensuite perdue, sans expliquer dans quelles circonstances.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10546 Mon, 03 Jun 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Irak: un 7e Français condamné à mort pour appartenance au groupe EI https://www.peinedemort.org/document/10537 Un tribunal de Bagdad a condamné à mort mercredi Yassine Sakkam pour appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI), portant à sept le nombre de Français ayant écopé en quatre jours de la peine capitale dans ce pays, a constaté une journaliste de l'AFP. "Je reconnais avoir fait allégeance (à l'EI). Je touchais un salaire de 70 dollars" par mois, a dit lors de l'audience le jeune homme de 29 ans, l'un des Français de l'EI les plus médiatisés. "En France, je ne m'intéressais à rien, ni à la Palestine, ni à l'Irak, ni à la guerre. Je pensais seulement à gagner de l'argent. Entre deux verres (d'alcool) et de la cocaïne, j'ai appelé mon frère (en Syrie) et je lui ai dit: +je viens te voir+", a-t-il raconté. A la question du juge qui lui demandait où se trouvait actuellement son frère, il a répondu: "Il s'est fait exploser à la frontière irakienne". "Je regrette, je demande pardon à l'Etat irakien et aux victimes", a-t-il poursuivi. Plus tôt dans la journée, le même tribunal avait condamné à mort un Tunisien, Mohammed Berriri, âgé de 24 ans, pour la même accusation. M. Berriri a indiqué avoir fait partie de différentes "brigades" de l'EI, où il était employé comme garde. "Je regrette d'avoir rejoint l'EI", a-t-il dit. - "J'étais énervé" - "Je suis parti en Syrie parce que j'étais énervé et que je pensais que l'EI défendait les plus faibles. Aujourd'hui, j'ai vu la vérité sur l'EI et je n'ai plus rien à voir avec cette organisation", a-t-il ajouté. MM. Berriri et Sakkam avaient été arrêtés en Syrie puis transférés en janvier en Irak avec un groupe de 10 jihadistes français présumés. Six d'entre eux ont été condamnés à mort depuis dimanche pour avoir rejoint l'EI. Brahim Nejara, 33 ans, accusé par le renseignement français d'avoir facilité l'envoi de jihadistes vers la Syrie, et Karam El Harchaoui, qui aura 33 ans jeudi, ont été condamnés à mort mardi par un tribunal de Bagdad. Dimanche et lundi, Kévin Gonot, Léonard Lopez, Salim Machou et Mustapha Merzoughi avaient aussi été condamnés à la peine capitale par pendaison. Mardi, la France a affirmé qu'elle "multipli(ait) les démarches pour éviter la peine de mort" à ces ressortissants, alors que Paris milite de longue date pour l'abolition de la peine capitale dans le monde. Les condamnés ont 30 jours pour faire appel, et l'avocat français de Léonard Lopez a déjà annoncé qu'il le ferait. Selon la loi irakienne, quiconque ayant rejoint une organisation "terroriste" --qu'il ait ou non combattu-- est passible de la peine de mort. Les défenseurs des droits humains dénoncent par ailleurs "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables" en Irak, 12e pays le plus corrompu au monde selon l'ONG Transparency International. Bagdad a déjà condamné plus de 500 étrangers de l'EI --hommes et femmes--, mais aucun n'a jusqu'ici été exécuté. Cette série de verdicts relance le débat sur l'épineuse question des jihadistes étrangers: le retour dans leur pays d'origine suscite un vif rejet dans l'opinion publique en Europe, où des Etats comme la France refusent dans le même temps la peine de mort et tout retour - et jugement - de ses ressortissants affiliés à l'EI.
"Je reconnais avoir fait allégeance (à l'EI). Je touchais un salaire de 70 dollars" par mois, a dit lors de l'audience le jeune homme de 29 ans, l'un des Français de l'EI les plus médiatisés.

"En France, je ne m'intéressais à rien, ni à la Palestine, ni à l'Irak, ni à la guerre. Je pensais seulement à gagner de l'argent. Entre deux verres (d'alcool) et de la cocaïne, j'ai appelé mon frère (en Syrie) et je lui ai dit: +je viens te voir+", a-t-il raconté.

A la question du juge qui lui demandait où se trouvait actuellement son frère, il a répondu: "Il s'est fait exploser à la frontière irakienne".

"Je regrette, je demande pardon à l'Etat irakien et aux victimes", a-t-il poursuivi.

Plus tôt dans la journée, le même tribunal avait condamné à mort un Tunisien, Mohammed Berriri, âgé de 24 ans, pour la même accusation.

M. Berriri a indiqué avoir fait partie de différentes "brigades" de l'EI, où il était employé comme garde.

"Je regrette d'avoir rejoint l'EI", a-t-il dit.

- "J'étais énervé" -

"Je suis parti en Syrie parce que j'étais énervé et que je pensais que l'EI défendait les plus faibles. Aujourd'hui, j'ai vu la vérité sur l'EI et je n'ai plus rien à voir avec cette organisation", a-t-il ajouté.

MM. Berriri et Sakkam avaient été arrêtés en Syrie puis transférés en janvier en Irak avec un groupe de 10 jihadistes français présumés.

Six d'entre eux ont été condamnés à mort depuis dimanche pour avoir rejoint l'EI.

Brahim Nejara, 33 ans, accusé par le renseignement français d'avoir facilité l'envoi de jihadistes vers la Syrie, et Karam El Harchaoui, qui aura 33 ans jeudi, ont été condamnés à mort mardi par un tribunal de Bagdad.

Dimanche et lundi, Kévin Gonot, Léonard Lopez, Salim Machou et Mustapha Merzoughi avaient aussi été condamnés à la peine capitale par pendaison.

Mardi, la France a affirmé qu'elle "multipli(ait) les démarches pour éviter la peine de mort" à ces ressortissants, alors que Paris milite de longue date pour l'abolition de la peine capitale dans le monde.

Les condamnés ont 30 jours pour faire appel, et l'avocat français de Léonard Lopez a déjà annoncé qu'il le ferait.

Selon la loi irakienne, quiconque ayant rejoint une organisation "terroriste" --qu'il ait ou non combattu-- est passible de la peine de mort.

Les défenseurs des droits humains dénoncent par ailleurs "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables" en Irak, 12e pays le plus corrompu au monde selon l'ONG Transparency International.

Bagdad a déjà condamné plus de 500 étrangers de l'EI --hommes et femmes--, mais aucun n'a jusqu'ici été exécuté.

Cette série de verdicts relance le débat sur l'épineuse question des jihadistes étrangers: le retour dans leur pays d'origine suscite un vif rejet dans l'opinion publique en Europe, où des Etats comme la France refusent dans le même temps la peine de mort et tout retour - et jugement - de ses ressortissants affiliés à l'EI.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10537 Wed, 29 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Irak: un Tunisien condamné à la peine de mort pour appartenance à l'EI https://www.peinedemort.org/document/10539 Un tribunal de Bagdad a condamné mercredi à la peine de mort le Tunisien Mohammed Berriri pour appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI), selon une journaliste de l'AFP. Agé de 24 ans, M. Berriri a été condamné à la peine capitale à l'issue d'une audience qui a duré moins d'une heure, lors de laquelle il a indiqué avoir fait partie de différentes "brigades" de l'EI, où il était employé comme garde. "Je regrette d'avoir rejoint l'EI", a-t-il dit. "Je suis parti en Syrie parce que j'étais énervé et que je pensais que l'EI défendait les plus faibles. Aujourd'hui, j'ai vu la vérité sur l'EI et je n'ai plus rien à voir avec cette organisation", a-t-il ajouté. M. Berriri avait été arrêté en Syrie puis transféré en janvier en Irak avec un groupe de 11 jihadistes français présumés. Alors qu'il avait été présenté dans un premier temps comme étant lui aussi Français, il a indiqué mercredi devant la cour qu'il résidait par le passé en France mais précisé qu'il ne détenait pas la nationalité française. Dans le sillage du verdict rendu à l'encontre de Mohammed Berriri a débuté la comparution de Yassine Sakkam, l'un des Français de l'EI les plus médiatisés, selon la journaliste de l'AFP sur place. Six des Français qui avaient été transférés avec M. Berriri ont été condamnés à mort depuis dimanche pour avoir rejoint l'EI. Brahim Nejara, 33 ans, accusé par le renseignement français d'avoir facilité l'envoi de jihadistes vers la Syrie, et Karam El Harchaoui, qui aura 33 ans jeudi, ont été condamnés à mort mardi par un tribunal de Bagdad. Dimanche et lundi, Kévin Gonot, Léonard Lopez, Salim Machou et Mustapha Merzoughi avaient aussi été condamnés à la peine capitale par pendaison. Tous ont 30 jours pour faire appel, et l'avocat français de Léonard Lopez a déjà annoncé qu'il le ferait. Selon la loi irakienne, quiconque ayant rejoint une organisation "terroriste" --qu'il ait ou non combattu-- est passible de la peine de mort. Les défenseurs des droits humains dénoncent "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables" en Irak, 12e pays le plus corrompu au monde. Bagdad a déjà condamné plus de 500 étrangers de l'EI --hommes et femmes--, mais aucun n'a jusqu'ici été exécuté. Cette série de verdicts relance le débat sur l'épineuse question des jihadistes étrangers: le retour dans leur pays d'origine suscite un vif rejet dans l'opinion publique en Europe, où des Etats comme la France refusent dans le même temps la peine de mort et tout retour - et jugement - de ses ressortissants affiliés à l'EI.
Agé de 24 ans, M. Berriri a été condamné à la peine capitale à l'issue d'une audience qui a duré moins d'une heure, lors de laquelle il a indiqué avoir fait partie de différentes "brigades" de l'EI, où il était employé comme garde.

"Je regrette d'avoir rejoint l'EI", a-t-il dit.

"Je suis parti en Syrie parce que j'étais énervé et que je pensais que l'EI défendait les plus faibles. Aujourd'hui, j'ai vu la vérité sur l'EI et je n'ai plus rien à voir avec cette organisation", a-t-il ajouté.

M. Berriri avait été arrêté en Syrie puis transféré en janvier en Irak avec un groupe de 11 jihadistes français présumés.

Alors qu'il avait été présenté dans un premier temps comme étant lui aussi Français, il a indiqué mercredi devant la cour qu'il résidait par le passé en France mais précisé qu'il ne détenait pas la nationalité française.

Dans le sillage du verdict rendu à l'encontre de Mohammed Berriri a débuté la comparution de Yassine Sakkam, l'un des Français de l'EI les plus médiatisés, selon la journaliste de l'AFP sur place.

Six des Français qui avaient été transférés avec M. Berriri ont été condamnés à mort depuis dimanche pour avoir rejoint l'EI.

Brahim Nejara, 33 ans, accusé par le renseignement français d'avoir facilité l'envoi de jihadistes vers la Syrie, et Karam El Harchaoui, qui aura 33 ans jeudi, ont été condamnés à mort mardi par un tribunal de Bagdad.

Dimanche et lundi, Kévin Gonot, Léonard Lopez, Salim Machou et Mustapha Merzoughi avaient aussi été condamnés à la peine capitale par pendaison.

Tous ont 30 jours pour faire appel, et l'avocat français de Léonard Lopez a déjà annoncé qu'il le ferait.

Selon la loi irakienne, quiconque ayant rejoint une organisation "terroriste" --qu'il ait ou non combattu-- est passible de la peine de mort.

Les défenseurs des droits humains dénoncent "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables" en Irak, 12e pays le plus corrompu au monde.

Bagdad a déjà condamné plus de 500 étrangers de l'EI --hommes et femmes--, mais aucun n'a jusqu'ici été exécuté.

Cette série de verdicts relance le débat sur l'épineuse question des jihadistes étrangers: le retour dans leur pays d'origine suscite un vif rejet dans l'opinion publique en Europe, où des Etats comme la France refusent dans le même temps la peine de mort et tout retour - et jugement - de ses ressortissants affiliés à l'EI.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10539 Wed, 29 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Jihadistes français condamnés à mort en Irak : les procès sont "équitables", estime Le Drian https://www.peinedemort.org/document/10540 Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a estimé mercredi que les sept Français condamnés à la peine de mort en Irak pour appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI) avaient bénéficié d'un "procès équitable". "Je voudrais vous dire, contrairement à ce que j'entends ici et là : le procès est équitable", a-t-il déclaré à l'Assemblée nationale alors que les avocats des familles dénoncent une justice expéditive en Irak et réclament leur jugement en France. Le chef de la diplomatie française a affirmé que les droits de la défense étaient parfaitement respectés et souligné que les accusés bénéficiaient de l'assistance consulaire de la France. "Les audiences sont publiques, les procès sont conduits par un magistrat du siège, assisté de deux assesseurs. Le réquisitoire est conduit par un procureur. Un greffier consigne en direct l'intégralité des débats. L'avocat est présent et s'il y a un problème de traduction, l'ambassade elle-même fournit les interprètes", a-t-il détaillé. "Le juge énonce les charges en début d'audience, le prévenu se voit offrir la parole tout au long de l'audience, l'avocat intervient quand il le souhaite", a également assuré le ministre français des Affaires étrangères. Un tribunal de Bagdad a condamné à mort mercredi Yassine Sakkam pour appartenance à l'EI, portant à sept le nombre de Français ayant écopé en quatre jours de la peine capitale dans ce pays. Il s'agit de "terroristes, bien connus de nos services", a lancé Jean-Yves Le Drian. "Ces sept resssortissants, et il y en aura sans doute d'autres, sont bien connus de nos services pour action terroriste contre notre pays", a-t-il ajouté. "L'assistance consulaire leur est aussi apportée si bien que tout au long de la procédure, que ce soit dans la période d'emprisonnement, de détention, dans la période du procès et après le procès, nos services consulaires sont là, sont présents, assistent, constatent le bon déroulement des opérations", a précisé Jean-Yves Le Drian. "On les aide à faire leur recours auprès des autorités irakiennes", a-t-il ajouté. Les ONG dénoncent régulièrement une "parodie de justice" en Irak. "Ces procès ne cherchent pas du tout à comprendre les actes individuels ou à remettre les victimes au centre. Ils sont plutôt une sorte de tampon judiciaire pour exécuter des membres suspectés de Daech (acronyme arabe de l'EI)", déclarait récemment Nadim Houry chez Human Rights Watch (HRW). Le chef de la diplomatie française a réitéré par ailleurs l'opposition de la France à la peine de mort, même si Paris souhaite que les jihadistes français soient jugés sur le lieu de leur crime et s'oppose à leur retour en France. "La question de la peine de mort reste intacte, nous y sommes totalement opposés. C'est un principe intangible mais ca vaut pour l'Irak comme ça vaut pour les Etats-Unis, comme ça vaut d'ailleurs pour les pays qui aujourd'hui ont en charge huit condamnés à mort en plus des sept dont nous parlons", a-t-il ajouté en référence notamment à l'Indonésie. Un Français a été condamné à la peine de mort pour trafic de drogue le 20 mai par un tribunal indonésien, rejoignant ainsi un autre Français dans le couloir de la mort en Indonésie, Serge Atlaoui, condamné en 2007 également pour trafic de drogue et toujours incarcéré.
"Je voudrais vous dire, contrairement à ce que j'entends ici et là : le procès est équitable", a-t-il déclaré à l'Assemblée nationale alors que les avocats des familles dénoncent une justice expéditive en Irak et réclament leur jugement en France.

Le chef de la diplomatie française a affirmé que les droits de la défense étaient parfaitement respectés et souligné que les accusés bénéficiaient de l'assistance consulaire de la France.

"Les audiences sont publiques, les procès sont conduits par un magistrat du siège, assisté de deux assesseurs. Le réquisitoire est conduit par un procureur. Un greffier consigne en direct l'intégralité des débats. L'avocat est présent et s'il y a un problème de traduction, l'ambassade elle-même fournit les interprètes", a-t-il détaillé.

"Le juge énonce les charges en début d'audience, le prévenu se voit offrir la parole tout au long de l'audience, l'avocat intervient quand il le souhaite", a également assuré le ministre français des Affaires étrangères.

Un tribunal de Bagdad a condamné à mort mercredi Yassine Sakkam pour appartenance à l'EI, portant à sept le nombre de Français ayant écopé en quatre jours de la peine capitale dans ce pays.

Il s'agit de "terroristes, bien connus de nos services", a lancé Jean-Yves Le Drian. "Ces sept resssortissants, et il y en aura sans doute d'autres, sont bien connus de nos services pour action terroriste contre notre pays", a-t-il ajouté.

"L'assistance consulaire leur est aussi apportée si bien que tout au long de la procédure, que ce soit dans la période d'emprisonnement, de détention, dans la période du procès et après le procès, nos services consulaires sont là, sont présents, assistent, constatent le bon déroulement des opérations", a précisé Jean-Yves Le Drian. "On les aide à faire leur recours auprès des autorités irakiennes", a-t-il ajouté.

Les ONG dénoncent régulièrement une "parodie de justice" en Irak. "Ces procès ne cherchent pas du tout à comprendre les actes individuels ou à remettre les victimes au centre. Ils sont plutôt une sorte de tampon judiciaire pour exécuter des membres suspectés de Daech (acronyme arabe de l'EI)", déclarait récemment Nadim Houry chez Human Rights Watch (HRW).

Le chef de la diplomatie française a réitéré par ailleurs l'opposition de la France à la peine de mort, même si Paris souhaite que les jihadistes français soient jugés sur le lieu de leur crime et s'oppose à leur retour en France.

"La question de la peine de mort reste intacte, nous y sommes totalement opposés. C'est un principe intangible mais ca vaut pour l'Irak comme ça vaut pour les Etats-Unis, comme ça vaut d'ailleurs pour les pays qui aujourd'hui ont en charge huit condamnés à mort en plus des sept dont nous parlons", a-t-il ajouté en référence notamment à l'Indonésie.
Un Français a été condamné à la peine de mort pour trafic de drogue le 20 mai par un tribunal indonésien, rejoignant ainsi un autre Français dans le couloir de la mort en Indonésie, Serge Atlaoui, condamné en 2007 également pour trafic de drogue et toujours incarcéré.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10540 Wed, 29 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Irak: six Français de l'EI condamnés à mort en trois jours https://www.peinedemort.org/document/10530 La moitié des 12 Français transférés de Syrie en Irak ont été condamnés à mort en trois jours pour avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI), Paris assurant "multiplier les démarches" pour éviter la peine capitale à ses ressortissants. Brahim Nejara, 33 ans, accusé par le renseignement français d'avoir facilité l'envoi de jihadistes vers la Syrie, et Karam El Harchaoui, qui aura 33 ans jeudi, ont été condamnés à la peine capitale mardi par un tribunal de Bagdad, après avoir été transférés fin janvier de Syrie, où ils étaient détenus par une alliance arabo-kurde antijihadistes. Dimanche et lundi, Kévin Gonot, Léonard Lopez, Salim Machou et Mustapha Merzoughi avaient aussi été condamnés à la mort par pendaison. Tous ces condamnés ont 30 jours pour faire appel, et l'avocat français de Léonard Lopez a déjà annoncé qu'il le ferait. - "Opposés à la peine de mort" - Six autres Français transférés de Syrie seront jugés dans les prochains jours en Irak, où quiconque ayant rejoint une organisation "terroriste" --qu'il ait ou non combattu-- est passible de la peine de mort. Mardi, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a assuré sur la radio France Inter que Paris "multipli(ait) les démarches pour éviter la peine de mort" aux Français. Bagdad a déjà condamné plus de 500 étrangers de l'EI -hommes et femmes--, mais aucun n'a jusqu'ici été exécuté. Deux jihadistes belges ont écopé de la peine de mort, tandis qu'une Allemande condamnée à la peine capitale a vu sa sentence commuée en peine de prison à perpétuité en appel. Cette série de verdicts relance le débat sur l'épineuse question des jihadistes étrangers: le retour dans leur pays d'origine suscite un vif rejet dans l'opinion publique en Europe, où des Etats comme la France refusent dans le même temps la peine de mort et plaide pour son abolition partout dans le monde. "Nous sommes opposés à la peine de mort et nous le disons", a ainsi déclaré mardi M. Le Drian. Il a toutefois aussitôt réitéré la position de principe de Paris, qui refuse tout retour et jugement de ses ressortissants affiliés à l'EI en France. - "Risques de torture" - "Ces terroristes-là, parce qu'il s'agit bien de terroristes qui nous ont attaqués, qui ont aussi été semeurs de mort en Irak, doivent être jugés là où ils ont commis leurs crimes", a-t-il dit sur France Inter. Les défenseurs des droits humains dénoncent de leur côté "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables" en Irak, 12e pays le plus corrompu au monde selon Transparency. En 2018, l'année qui a suivi la déclaration de la "victoire" sur l'EI en Irak, les tribunaux irakiens ont ordonné au moins 271 peines capitales, soit quatre fois plus qu'en 2017, selon Amnesty International. Mais, dans les faits, Bagdad --qui reste parmi les cinq pays ordonnant le plus de peines de mort au monde-- a exécuté moins de condamnés. En 2018, 52 personnes ont été pendues, contre 125 en 2017. Au juge, Brahim Nejara a raconté être "parti de France en Syrie avec (sa) voiture en 2014", date à laquelle le "calife" autoproclamé de l'EI a appelé ses partisans à lui prêter allégeance. "Ma femme, ma fille et mon beau-frère étaient avec moi", a poursuivi l'homme vêtu de l'uniforme jaune des détenus qui se faisait appeler Abou Souleimane al-Tounsi au sein de l'EI. - Dans une vidéo de l'EI - Ce Français originaire de Meyzieu, près de Lyon (centre-est), d'où sont partis plusieurs jihadistes français, est apparu dans une vidéo de propagande du groupe ultraradical après les attentats de novembre 2015 en France (130 morts). Selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT), basé à Paris, il avait incité un de ses frères à commettre un attentat en France et fréquenté en Syrie Foued Mohamed-Aggad, l'un des kamikazes du Bataclan, salle de spectacles où a eu lieu une des tueries du 13-Novembre. Karam El Harchaoui, Français d'origine marocaine élancé et visiblement très stressé à la barre, s'est lui dit "innocent". "Je ne suis pas entré en Irak et je n'ai participé à aucun combat ni en Syrie ni en Irak", a clamé l'homme, crâne et barbe rasés, qui a expliqué avoir pris la route de la Syrie depuis Bruxelles où il était chômeur. Il a assuré être parti seul en Syrie, où il a eu deux épouses successives, toutes deux ressortissantes belges. Les procès de Yassine Sakkam, 29 ans et l'un des Français de l'EI les plus médiatisés, et de Mohammed Berriri, le benjamin de ce groupe de 12 Français (24 ans), sont fixés à mercredi. Fodil Tahar Aouidate, qui a affirmé avoir été frappé par ses interrogateurs, comparaîtra de nouveau le 2 juin, un examen médical ayant été requis d'ici cette nouvelle audience. La prochaine comparution de Vianney Ouraghi, Bilel Kabaoui et Mourad Delhomme a été fixée au 3 juin.
Brahim Nejara, 33 ans, accusé par le renseignement français d'avoir facilité l'envoi de jihadistes vers la Syrie, et Karam El Harchaoui, qui aura 33 ans jeudi, ont été condamnés à la peine capitale mardi par un tribunal de Bagdad, après avoir été transférés fin janvier de Syrie, où ils étaient détenus par une alliance arabo-kurde antijihadistes.

Dimanche et lundi, Kévin Gonot, Léonard Lopez, Salim Machou et Mustapha Merzoughi avaient aussi été condamnés à la mort par pendaison.

Tous ces condamnés ont 30 jours pour faire appel, et l'avocat français de Léonard Lopez a déjà annoncé qu'il le ferait.

- "Opposés à la peine de mort" -

Six autres Français transférés de Syrie seront jugés dans les prochains jours en Irak, où quiconque ayant rejoint une organisation "terroriste" --qu'il ait ou non combattu-- est passible de la peine de mort.

Mardi, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a assuré sur la radio France Inter que Paris "multipli(ait) les démarches pour éviter la peine de mort" aux Français.

Bagdad a déjà condamné plus de 500 étrangers de l'EI -hommes et femmes--, mais aucun n'a jusqu'ici été exécuté.

Deux jihadistes belges ont écopé de la peine de mort, tandis qu'une Allemande condamnée à la peine capitale a vu sa sentence commuée en peine de prison à perpétuité en appel.

Cette série de verdicts relance le débat sur l'épineuse question des jihadistes étrangers: le retour dans leur pays d'origine suscite un vif rejet dans l'opinion publique en Europe, où des Etats comme la France refusent dans le même temps la peine de mort et plaide pour son abolition partout dans le monde.

"Nous sommes opposés à la peine de mort et nous le disons", a ainsi déclaré mardi M. Le Drian. Il a toutefois aussitôt réitéré la position de principe de Paris, qui refuse tout retour et jugement de ses ressortissants affiliés à l'EI en France.

- "Risques de torture" -

"Ces terroristes-là, parce qu'il s'agit bien de terroristes qui nous ont attaqués, qui ont aussi été semeurs de mort en Irak, doivent être jugés là où ils ont commis leurs crimes", a-t-il dit sur France Inter.

Les défenseurs des droits humains dénoncent de leur côté "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables" en Irak, 12e pays le plus corrompu au monde selon Transparency.

En 2018, l'année qui a suivi la déclaration de la "victoire" sur l'EI en Irak, les tribunaux irakiens ont ordonné au moins 271 peines capitales, soit quatre fois plus qu'en 2017, selon Amnesty International.

Mais, dans les faits, Bagdad --qui reste parmi les cinq pays ordonnant le plus de peines de mort au monde-- a exécuté moins de condamnés. En 2018, 52 personnes ont été pendues, contre 125 en 2017.

Au juge, Brahim Nejara a raconté être "parti de France en Syrie avec (sa) voiture en 2014", date à laquelle le "calife" autoproclamé de l'EI a appelé ses partisans à lui prêter allégeance.

"Ma femme, ma fille et mon beau-frère étaient avec moi", a poursuivi l'homme vêtu de l'uniforme jaune des détenus qui se faisait appeler Abou Souleimane al-Tounsi au sein de l'EI.

- Dans une vidéo de l'EI -

Ce Français originaire de Meyzieu, près de Lyon (centre-est), d'où sont partis plusieurs jihadistes français, est apparu dans une vidéo de propagande du groupe ultraradical après les attentats de novembre 2015 en France (130 morts).

Selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT), basé à Paris, il avait incité un de ses frères à commettre un attentat en France et fréquenté en Syrie Foued Mohamed-Aggad, l'un des kamikazes du Bataclan, salle de spectacles où a eu lieu une des tueries du 13-Novembre.

Karam El Harchaoui, Français d'origine marocaine élancé et visiblement très stressé à la barre, s'est lui dit "innocent".

"Je ne suis pas entré en Irak et je n'ai participé à aucun combat ni en Syrie ni en Irak", a clamé l'homme, crâne et barbe rasés, qui a expliqué avoir pris la route de la Syrie depuis Bruxelles où il était chômeur.

Il a assuré être parti seul en Syrie, où il a eu deux épouses successives, toutes deux ressortissantes belges.

Les procès de Yassine Sakkam, 29 ans et l'un des Français de l'EI les plus médiatisés, et de Mohammed Berriri, le benjamin de ce groupe de 12 Français (24 ans), sont fixés à mercredi.

Fodil Tahar Aouidate, qui a affirmé avoir été frappé par ses interrogateurs, comparaîtra de nouveau le 2 juin, un examen médical ayant été requis d'ici cette nouvelle audience. La prochaine comparution de Vianney Ouraghi, Bilel Kabaoui et Mourad Delhomme a été fixée au 3 juin.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10530 Tue, 28 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Trois Français condamnés à mort en Irak pour avoir rejoint l'EI https://www.peinedemort.org/document/10524 Trois Français ont été condamnés à mort dimanche en Irak pour appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI), un verdict inédit pour des ressortissants de ce pays, selon une source judiciaire. Il s'agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d'être transférés en Irak avec neuf autres Français en février, a indiqué à l'AFP un magistrat du tribunal de Bagdad qui les a jugés. Ils ont 30 jours pour faire appel selon la loi irakienne, qui prévoit jusqu'à la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation "terroriste", qu'il ait combattu ou non. Trois Français ont déjà été reconnus coupables d'avoir rejoint l'EI en Irak: Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans. Tous ont été condamnés à la perpétuité, équivalente à 20 ans de détention en Irak, alors que la France refuse la peine de mort. Les verdicts de dimanche pourraient relancer le débat sur l'épineuse question du retour des jihadistes dans leurs pays respectifs, qui suscite un vif rejet dans l'opinion publique en Europe. - "Appel" - Léonard Lopez, un Parisien de 32 ans converti à l'islam, a répondu aux questions du juge en arabe, après quatre mois d'interrogatoires, sur la base desquels la cour a rendu son jugement. Contacté par l'AFP à Paris, son avocat français Me Nabil Boudi a annoncé interjeter appel avec son confrère irakien, dénonçant une "justice expéditive". "On condamne à la peine capitale un ressortissant français, sur la base uniquement d'interrogatoires dans des geôles à Bagdad", a-t-il dit. "Le ministère des Affaires étrangères nous avait pourtant garanti que les Français auraient droit à un procès équitable même en Irak". Des défenseurs des droits humains dénoncent "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables" en Irak, le 12e le plus corrompu au monde selon une liste de l'ONG Transparency International. Léonard Lopez a fait partie au début des années 2000 des plus actifs sur le site jihadiste francophone de référence d'alors, Ansar Al-Haqq. En juillet 2015, sous contrôle judiciaire, il est parti avec sa femme et leurs deux enfants, à Mossoul en Irak puis en Syrie, selon les enquêteurs français. Surnommé au sein de l'EI Abou Ibrahim al-Andaloussi, il a été condamné en son absence en 2018 en France à cinq ans de prison dans le dossier Ansar al-Haqq. Il est surtout connu des services de renseignement pour avoir cofondé l'association Sanabil, dissoute fin 2016 car elle contribuait sous couvert d'aide à radicaliser des détenus. - "Regrets" - Kévin Gonot, 32 ans, né à Figeac dans le sud-ouest de la France, a dit au juge "regretter" d'avoir rejoint l'EI. Il a été arrêté en Syrie avec son demi-frère Thomas Collange, 31 ans, sa mère et son épouse, une nièce des frères Fabien et Jean-Michel Clain qui ont revendiqué les attentats de novembre 2015 à Paris (130 morts) avant d'être tués en Syrie. Kévin Gonot affirme que son père, qui avait également rejoint l'EI selon ses "aveux" publiés par la justice irakienne, a été tué à Raqa en Syrie. Entré illégalement en Syrie via la Turquie selon ses dires, il a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au "calife" autoproclamé de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi. Se faisant appeler Abou Sofiane au sein de l'EI, il a indiqué avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané en Syrie en 2015. Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, "capitale" de l'EI en Irak de 2014 à 2017, pour y être hospitalisé et non pour combattre. En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT). Le troisième homme, Salim Machou, 41 ans, a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une cellule d'Européens de l'EI que les autorités américaines décrivent comme un "vivier d'auteurs d'attaques" qui a compté jusqu'à "300 membres". Salim Machou a, selon le CAT, hébergé à Raqa Jonathan Geffroy, un Français capturé en Syrie et remis à la justice française qui a fait de nombreuses révélations, notamment sur les frères Clain. Neuf autres Français doivent encore être jugés en Irak: Fodil Tahar Aouidat, Mustapha Merzoughi, Yassine Sakkam, Karam El Harchaoui, Vianney Ouraghi, Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Mohammed Berriri et Mourad Delhomme. Dimanche, un autre tribunal de Bagdad a condamné à 15 ans de prison une Suédoise accusée d'appartenance à l'EI, selon une source judiciaire. Récemment, Bagdad, qui a déjà condamné plus de 500 étrangers de l'EI -hommes et femmes dont jusqu'ici aucun n'a été exécuté-, s'est proposé de juger également le millier d'autres aux mains des Kurdes en Syrie. Contre deux milliards de dollars.
Il s'agit de Kévin Gonot, Léonard Lopez et Salim Machou, arrêtés en Syrie par une alliance arabo-kurde anti-EI avant d'être transférés en Irak avec neuf autres Français en février, a indiqué à l'AFP un magistrat du tribunal de Bagdad qui les a jugés.

Ils ont 30 jours pour faire appel selon la loi irakienne, qui prévoit jusqu'à la peine de mort pour quiconque a rejoint une organisation "terroriste", qu'il ait combattu ou non.

Trois Français ont déjà été reconnus coupables d'avoir rejoint l'EI en Irak: Mélina Boughedir, 27 ans, Djamila Boutoutaou, 28 ans, et Lahcène Gueboudj, 58 ans. Tous ont été condamnés à la perpétuité, équivalente à 20 ans de détention en Irak, alors que la France refuse la peine de mort.

Les verdicts de dimanche pourraient relancer le débat sur l'épineuse question du retour des jihadistes dans leurs pays respectifs, qui suscite un vif rejet dans l'opinion publique en Europe.

- "Appel" -

Léonard Lopez, un Parisien de 32 ans converti à l'islam, a répondu aux questions du juge en arabe, après quatre mois d'interrogatoires, sur la base desquels la cour a rendu son jugement.

Contacté par l'AFP à Paris, son avocat français Me Nabil Boudi a annoncé interjeter appel avec son confrère irakien, dénonçant une "justice expéditive".

"On condamne à la peine capitale un ressortissant français, sur la base uniquement d'interrogatoires dans des geôles à Bagdad", a-t-il dit. "Le ministère des Affaires étrangères nous avait pourtant garanti que les Français auraient droit à un procès équitable même en Irak".

Des défenseurs des droits humains dénoncent "de vrais risques de torture" et "aucune garantie pour des procès équitables" en Irak, le 12e le plus corrompu au monde selon une liste de l'ONG Transparency International.

Léonard Lopez a fait partie au début des années 2000 des plus actifs sur le site jihadiste francophone de référence d'alors, Ansar Al-Haqq.

En juillet 2015, sous contrôle judiciaire, il est parti avec sa femme et leurs deux enfants, à Mossoul en Irak puis en Syrie, selon les enquêteurs français.

Surnommé au sein de l'EI Abou Ibrahim al-Andaloussi, il a été condamné en son absence en 2018 en France à cinq ans de prison dans le dossier Ansar al-Haqq. Il est surtout connu des services de renseignement pour avoir cofondé l'association Sanabil, dissoute fin 2016 car elle contribuait sous couvert d'aide à radicaliser des détenus.

- "Regrets" -

Kévin Gonot, 32 ans, né à Figeac dans le sud-ouest de la France, a dit au juge "regretter" d'avoir rejoint l'EI.

Il a été arrêté en Syrie avec son demi-frère Thomas Collange, 31 ans, sa mère et son épouse, une nièce des frères Fabien et Jean-Michel Clain qui ont revendiqué les attentats de novembre 2015 à Paris (130 morts) avant d'être tués en Syrie.

Kévin Gonot affirme que son père, qui avait également rejoint l'EI selon ses "aveux" publiés par la justice irakienne, a été tué à Raqa en Syrie.

Entré illégalement en Syrie via la Turquie selon ses dires, il a d'abord rejoint le Front al-Nosra (ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie) avant de prêter allégeance au "calife" autoproclamé de l'EI, Abou Bakr al-Baghdadi.

Se faisant appeler Abou Sofiane au sein de l'EI, il a indiqué avoir été blessé au ventre lors de la bataille de Kobané en Syrie en 2015.

Il a assuré au juge avoir ensuite été transféré à Mossoul, "capitale" de l'EI en Irak de 2014 à 2017, pour y être hospitalisé et non pour combattre.

En France, il a déjà été condamné en son absence à neuf ans de prison, selon le Centre d'analyse du terrorisme (CAT).

Le troisième homme, Salim Machou, 41 ans, a appartenu à la brigade Tariq ibn Ziyad, une cellule d'Européens de l'EI que les autorités américaines décrivent comme un "vivier d'auteurs d'attaques" qui a compté jusqu'à "300 membres".

Salim Machou a, selon le CAT, hébergé à Raqa Jonathan Geffroy, un Français capturé en Syrie et remis à la justice française qui a fait de nombreuses révélations, notamment sur les frères Clain.

Neuf autres Français doivent encore être jugés en Irak: Fodil Tahar Aouidat, Mustapha Merzoughi, Yassine Sakkam, Karam El Harchaoui, Vianney Ouraghi, Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Mohammed Berriri et Mourad Delhomme.

Dimanche, un autre tribunal de Bagdad a condamné à 15 ans de prison une Suédoise accusée d'appartenance à l'EI, selon une source judiciaire.

Récemment, Bagdad, qui a déjà condamné plus de 500 étrangers de l'EI -hommes et femmes dont jusqu'ici aucun n'a été exécuté-, s'est proposé de juger également le millier d'autres aux mains des Kurdes en Syrie. Contre deux milliards de dollars.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10524 Sun, 26 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP