La peine de mort dans le monde — al-Arab https://www.peinedemort.org/rss/condamne?id=1765 al-Arab : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2020 Thu, 20 Feb 2020 23:49:10 +0000 Thu, 01 Aug 2019 09:01:29 +0000 120 Bahreïn : l'ONU condamne l'exécution de deux personnes dont les aveux ont été obtenus sous la torture https://www.peinedemort.org/document/10614 Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme a condamné mardi la récente exécution de deux jeunes bahreïnis accusés de terrorisme, dont les «aveux» auraient été obtenus sous la torture et en l'absence de garanties de procédure régulière et d'un procès équitable. « Nous condamnons fermement l'exécution, le 26 juillet à Manama, de deux citoyens bahreïnis, Ali Mohamed Hakeem Al-Arab, 25 ans, et Ahmed Isa Al-Malali, 24 ans », a déclaré le porte-parole du Haut-Commissariat, Rupert Colville, mardi lors d'un point de presse à Genève. « Les exécutions ont eu lieu vendredi soir, en dépit des préoccupations exprimées par la Haut-Commissaire, à la suite de deux déclarations publiques faites précédemment par des experts des droits de l'homme de l'ONU, concernant des allégations selon lesquelles les «aveux» de ces hommes auraient été obtenus par la torture, et concernant l'absence de garanties de procédure régulière et de procès équitable », a-t-il ajouté. Un troisième homme, un travailleur migrant, a également été exécuté après avoir été reconnu coupable de meurtre. Al-Arab et Al-Malali ont été arrêtés séparément en février 2017. Ils ont tous deux été jugés lors d'une audience collective avec 58 autres accusés, et condamnés à mort en janvier 2018 pour terrorisme, précise le Haut-Commissariat aux droits de l'homme. En mai 2019, la Cour de cassation a confirmé la condamnation à mort, bien que que tous deux aient clairement indiqué qu'ils avaient été torturés pour avouer des crimes qu'ils n'avaient pas commis. Appels réitérés des experts La première déclaration à laquelle se réfère le porte-parole est celle faite le 21 mai 2019 par cinq experts indépendants de l'ONU (Agnès Callamard, Rapporteure spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ; Fionnuala Ní Aoláin, Rapporteure spéciale sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste ; Nils Melzer, Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; Diego García-Sayán, Rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats ; et José Antonio Guevara Bermúdez, Président du Groupe de travail sur la détention arbitraire). Dans cette déclaration, les cinq experts indiquaient qu'Ali Mohamed Ali Mohamed Hakeem al-Arab aurait été porté disparu de force pendant un mois, au cours duquel il aurait été soumis à la torture pour obtenir des aveux qui ont ensuite été utilisés contre lui au tribunal. Il aurait été accusé d'avoir tué un policier, d'avoir tiré sur une patrouille de sécurité et blessé un de ses agents, d'avoir participé à une tentative d'évasion de prison et de possession d'armes à feu. De plus, il n'aurait pas eu accès à un avocat avant le début du procès. D'après la même déclaration des cinq experts, l'autre prévenu, Ahmed Isa Ahmed Isa Ahmed Isa al-Malali aurait été touché par deux balles dans la main droite lors de son arrestation. Les balles n'auraient été retirées que 23 jours plus tard. Il aurait également été torturé et contraint de signer des aveux qui, s'ils sont exacts, violent la Convention contre la torture. Il a par la suite été accusé de possession d'armes à feu, d'appartenance à une cellule terroriste et du meurtre présumé d'un agent de sécurité. Il n'aurait pas eu accès à un avocat avant la fin du procès. Dans la seconde déclaration mentionnée, datant du 26 juillet dernier, jour de l'exécution programmée des deux prévenus, la Rapporteure spéciale des Nations Unies sur les exécutions sommaires, Agnès Callamard, avait une nouvelle fois exhorté les autorités de Bahreïn à sursoir à l'exécution des deux hommes. Lors du point de presse de mardi, le porte-parole du Haut-Commissariat s'est dit également très préoccupé par le sort d'autres détenus qui sont toujours dans le couloir de la mort à Bahreïn et qui risquent d'être exécutés prochainement. « Nous demandons au gouvernement bahreïni de mettre un terme à toutes les exécutions en cours et de veiller à ce que ces personnes et les autres accusés dont les droits ont pu être violés soient rejugés », a déclaré Rupert Colville. « Le Haut-Commissariat indique soutenir pleinement l'appel lancé par les experts des Nations Unies aux autorités bahreïnies pour qu'elles instaurent un moratoire officiel sur toutes les exécutions en vue d'abolir la peine de mort », a-t-il conclu. « Nous condamnons fermement l'exécution, le 26 juillet à Manama, de deux citoyens bahreïnis, Ali Mohamed Hakeem Al-Arab, 25 ans, et Ahmed Isa Al-Malali, 24 ans », a déclaré le porte-parole du Haut-Commissariat, Rupert Colville, mardi lors d'un point de presse à Genève.

« Les exécutions ont eu lieu vendredi soir, en dépit des préoccupations exprimées par la Haut-Commissaire, à la suite de deux déclarations publiques faites précédemment par des experts des droits de l'homme de l'ONU, concernant des allégations selon lesquelles les «aveux» de ces hommes auraient été obtenus par la torture, et concernant l'absence de garanties de procédure régulière et de procès équitable », a-t-il ajouté.

Un troisième homme, un travailleur migrant, a également été exécuté après avoir été reconnu coupable de meurtre.

Al-Arab et Al-Malali ont été arrêtés séparément en février 2017. Ils ont tous deux été jugés lors d'une audience collective avec 58 autres accusés, et condamnés à mort en janvier 2018 pour terrorisme, précise le Haut-Commissariat aux droits de l'homme.

En mai 2019, la Cour de cassation a confirmé la condamnation à mort, bien que que tous deux aient clairement indiqué qu'ils avaient été torturés pour avouer des crimes qu'ils n'avaient pas commis.

Appels réitérés des experts

La première déclaration à laquelle se réfère le porte-parole est celle faite le 21 mai 2019 par cinq experts indépendants de l'ONU (Agnès Callamard, Rapporteure spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ; Fionnuala Ní Aoláin, Rapporteure spéciale sur la promotion et la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans la lutte antiterroriste ; Nils Melzer, Rapporteur spécial sur la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ; Diego García-Sayán, Rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats ; et José Antonio Guevara Bermúdez, Président du Groupe de travail sur la détention arbitraire).

Dans cette déclaration, les cinq experts indiquaient qu'Ali Mohamed Ali Mohamed Hakeem al-Arab aurait été porté disparu de force pendant un mois, au cours duquel il aurait été soumis à la torture pour obtenir des aveux qui ont ensuite été utilisés contre lui au tribunal. Il aurait été accusé d'avoir tué un policier, d'avoir tiré sur une patrouille de sécurité et blessé un de ses agents, d'avoir participé à une tentative d'évasion de prison et de possession d'armes à feu. De plus, il n'aurait pas eu accès à un avocat avant le début du procès.

D'après la même déclaration des cinq experts, l'autre prévenu, Ahmed Isa Ahmed Isa Ahmed Isa al-Malali aurait été touché par deux balles dans la main droite lors de son arrestation. Les balles n'auraient été retirées que 23 jours plus tard. Il aurait également été torturé et contraint de signer des aveux qui, s'ils sont exacts, violent la Convention contre la torture. Il a par la suite été accusé de possession d'armes à feu, d'appartenance à une cellule terroriste et du meurtre présumé d'un agent de sécurité. Il n'aurait pas eu accès à un avocat avant la fin du procès.

Dans la seconde déclaration mentionnée, datant du 26 juillet dernier, jour de l'exécution programmée des deux prévenus, la Rapporteure spéciale des Nations Unies sur les exécutions sommaires, Agnès Callamard, avait une nouvelle fois exhorté les autorités de Bahreïn à sursoir à l'exécution des deux hommes.

Lors du point de presse de mardi, le porte-parole du Haut-Commissariat s'est dit également très préoccupé par le sort d'autres détenus qui sont toujours dans le couloir de la mort à Bahreïn et qui risquent d'être exécutés prochainement.

« Nous demandons au gouvernement bahreïni de mettre un terme à toutes les exécutions en cours et de veiller à ce que ces personnes et les autres accusés dont les droits ont pu être violés soient rejugés », a déclaré Rupert Colville.

« Le Haut-Commissariat indique soutenir pleinement l'appel lancé par les experts des Nations Unies aux autorités bahreïnies pour qu'elles instaurent un moratoire officiel sur toutes les exécutions en vue d'abolir la peine de mort », a-t-il conclu.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10614 Tue, 30 Jul 2019 00:00:00 +0000 Organisation des Nations Unies + Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
[position de la France] Bahreïn - Q&R - Extrait du point de presse (29 juillet 2019) https://www.peinedemort.org/document/10617 Question : Le Royaume-Uni et l'Union européenne se sont exprimés sur les exécutions qui ont eu lieu au cours du week-end au Bahreïn. Quelle est la réaction de la France ? Réponse : La France s'associe pleinement aux déclarations faites par ses partenaires européens et le Service européen d'action extérieure concernant l'exécution, samedi 27 juillet, de trois ressortissants bahreïniens par les autorités du royaume de Bahreïn. La France réitère son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances et son engagement en faveur de l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Nous appelons tous les Etats appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive. Le Royaume-Uni et l'Union européenne se sont exprimés sur les exécutions qui ont eu lieu au cours du week-end au Bahreïn. Quelle est la réaction de la France ?

Réponse :
La France s'associe pleinement aux déclarations faites par ses partenaires européens et le Service européen d'action extérieure concernant l'exécution, samedi 27 juillet, de trois ressortissants bahreïniens par les autorités du royaume de Bahreïn.
La France réitère son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances et son engagement en faveur de l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Nous appelons tous les Etats appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10617 Mon, 29 Jul 2019 00:00:00 +0000 Ministère des Affaires Etrangères français
L'Iran "condamne avec force" les exécutions à Bahreïn https://www.peinedemort.org/document/10610 L'Iran a dénoncé avec force l'exécution à Bahreïn de deux jeunes chiites condamnés à mort pour actes "terroristes", affirmant que la répression des dissidents était vouée à l'échec. Les deux jeunes Bahreïnis ont été exécutés samedi, en dépit d'appels à la clémence de défenseurs des droits humains. Situé entre l'Arabie saoudite et l'Iran, deux puissances rivales de la région, Bahreïn a connu des troubles depuis 2011 avec les protestations des chiites qui réclamant une véritable monarchie constitutionnelle. La répression a été forte: tous les groupes d'opposition ont été interdits, des centaines de manifestants ont été emprisonnés et près de 1.000 personnes ont été déchues de leur nationalité, selon les groupes de défense des droits humains. Le ministère iranien des Affaires étrangères a émis un communiqué tard samedi soir dans lequel le porte-parole Abbas Moussavi "condamne avec force l'exécution de dissidents politiques" à Bahreïn, pays à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite. Il a souligné des "informations faisant état d'aveux obtenus sous la torture et de procès injustes pour les suppliciés, ainsi que d'appels internationaux exhortant Bahreïn à stopper les exécutions". Au lieu de réprimer les protestations, Bahreïn aurait dû "tenter de régler la crise qu'il a lui-même créé, en faisant la paix avec son peuple", a-t-il estimé dans une déclaration publiée sur le canal Telegram du ministère. Bahreïn, qui rejette régulièrement les accusations de violation des droits humains, nie aussi toute mesure discriminatoire à l'encontre de ses citoyens et accuse l'Iran de soutenir des dissidents dans le but de renverser le gouvernement de Manama. Téhéran dément. Les deux suppliciés, dont l'exécution avait été annoncée samedi par le procureur général de Bahreïn, ont été identifiés comme Ali al-Arab, 25 ans, et Ahmad al-Malali, 24 ans, par des organisations de défense des droits humains. Ils avaient été arrêtés séparément en février 2017, avaient été condamnés le 31 janvier 2018, avec 58 autres personnes et avaient depuis épuisé tous les recours. Ils ont été accusés, avec les autres prévenus, d'avoir "formé un groupe terroriste" ayant commis plusieurs attaques armées, selon le communiqué du procureur. Ils ont été reconnus coupables d'avoir attaqué en janvier 2017 la prison de Jaw, au sud de Manama, tuant un garde. L'attaque avait permis à dix détenus de s'évader. Le même groupe avait blessé ensuite par balle un policier et abattu le 28 janvier de la même année un officier de police, selon le procureur.
Les deux jeunes Bahreïnis ont été exécutés samedi, en dépit d'appels à la clémence de défenseurs des droits humains.

Situé entre l'Arabie saoudite et l'Iran, deux puissances rivales de la région, Bahreïn a connu des troubles depuis 2011 avec les protestations des chiites qui réclamant une véritable monarchie constitutionnelle.

La répression a été forte: tous les groupes d'opposition ont été interdits, des centaines de manifestants ont été emprisonnés et près de 1.000 personnes ont été déchues de leur nationalité, selon les groupes de défense des droits humains.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a émis un communiqué tard samedi soir dans lequel le porte-parole Abbas Moussavi "condamne avec force l'exécution de dissidents politiques" à Bahreïn, pays à majorité chiite dirigé par une dynastie sunnite.

Il a souligné des "informations faisant état d'aveux obtenus sous la torture et de procès injustes pour les suppliciés, ainsi que d'appels internationaux exhortant Bahreïn à stopper les exécutions".

Au lieu de réprimer les protestations, Bahreïn aurait dû "tenter de régler la crise qu'il a lui-même créé, en faisant la paix avec son peuple", a-t-il estimé dans une déclaration publiée sur le canal Telegram du ministère.

Bahreïn, qui rejette régulièrement les accusations de violation des droits humains, nie aussi toute mesure discriminatoire à l'encontre de ses citoyens et accuse l'Iran de soutenir des dissidents dans le but de renverser le gouvernement de Manama. Téhéran dément.

Les deux suppliciés, dont l'exécution avait été annoncée samedi par le procureur général de Bahreïn, ont été identifiés comme Ali al-Arab, 25 ans, et Ahmad al-Malali, 24 ans, par des organisations de défense des droits humains.

Ils avaient été arrêtés séparément en février 2017, avaient été condamnés le 31 janvier 2018, avec 58 autres personnes et avaient depuis épuisé tous les recours.

Ils ont été accusés, avec les autres prévenus, d'avoir "formé un groupe terroriste" ayant commis plusieurs attaques armées, selon le communiqué du procureur.

Ils ont été reconnus coupables d'avoir attaqué en janvier 2017 la prison de Jaw, au sud de Manama, tuant un garde. L'attaque avait permis à dix détenus de s'évader.

Le même groupe avait blessé ensuite par balle un policier et abattu le 28 janvier de la même année un officier de police, selon le procureur.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10610 Sun, 28 Jul 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Bahreïn: exécution de deux personnes condamnées à mort pour "terrorisme" https://www.peinedemort.org/document/10609 Deux Bahreïnis condamnés à mort pour "terrorisme" ont été exécutés par balles tôt samedi, en dépit d'appels à surseoir à l'application de cette peine en raison d'un procès entaché d'irrégularité, selon des défenseurs des droits humains. L'annonce a été faite par le procureur général du royaume de Bahreïn, Ahmed al-Hammadi qui n'a pas précisé les noms des deux suppliciés. Ces derniers ont été identifiés comme Ali al-Arab, 25 ans, et Ahmad al-Malali, 24 ans, par des organisations de défense des droits humains. Tous les deux sont de confession chiite, selon des sources judiciaires. Situé entre l'Arabie saoudite et l'Iran, deux puissances rivales, Bahreïn a connu des années de troubles liés à des protestations des chiites qui réclamaient une véritable monarchie constitutionnelle. Une troisième personne, condamnée à mort dans une affaire de séparée de meurtre, a été exécutée en même temps, selon le procureur de Bahreïn. Les deux premiers suppliciés, arrêtés en février 2017 ont été condamnés le 31 janvier 2018, avec 58 autres personnes et ont depuis épuisé tous les recours. Ils ont été accusés, avec les autres prévenus, d'avoir "formé un groupe terroriste" qui a commis plusieurs attaques armées, selon le communiqué du procureur général. Les membres du groupe ont attaqué la prison de Jaw au sud de la capitale Manama, le 1er janvier 2017 tuant un garde et blessant d'autres. L'attaque a permis à dix détenus de s'évader. Le même groupe a blessé par balle un policier 14 jours plus tard. Ses membres ont abattu le 28 janvier de la même année un officier de police, toujours selon le communiqué du procureur général. Vendredi, des organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch (HRW) ont appelé les autorités de Bahreïn à ne pas procéder à l'exécution. Selon HRW, leur "procès a été entaché de graves violations des procédures régulières".
L'annonce a été faite par le procureur général du royaume de Bahreïn, Ahmed al-Hammadi qui n'a pas précisé les noms des deux suppliciés. Ces derniers ont été identifiés comme Ali al-Arab, 25 ans, et Ahmad al-Malali, 24 ans, par des organisations de défense des droits humains. Tous les deux sont de confession chiite, selon des sources judiciaires.

Situé entre l'Arabie saoudite et l'Iran, deux puissances rivales, Bahreïn a connu des années de troubles liés à des protestations des chiites qui réclamaient une véritable monarchie constitutionnelle.

Une troisième personne, condamnée à mort dans une affaire de séparée de meurtre, a été exécutée en même temps, selon le procureur de Bahreïn.

Les deux premiers suppliciés, arrêtés en février 2017 ont été condamnés le 31 janvier 2018, avec 58 autres personnes et ont depuis épuisé tous les recours. Ils ont été accusés, avec les autres prévenus, d'avoir "formé un groupe terroriste" qui a commis plusieurs attaques armées, selon le communiqué du procureur général.

Les membres du groupe ont attaqué la prison de Jaw au sud de la capitale Manama, le 1er janvier 2017 tuant un garde et blessant d'autres. L'attaque a permis à dix détenus de s'évader.

Le même groupe a blessé par balle un policier 14 jours plus tard. Ses membres ont abattu le 28 janvier de la même année un officier de police, toujours selon le communiqué du procureur général.

Vendredi, des organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch (HRW) ont appelé les autorités de Bahreïn à ne pas procéder à l'exécution.

Selon HRW, leur "procès a été entaché de graves violations des procédures régulières".]]>
https://www.peinedemort.org/document/10609 Sat, 27 Jul 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Trois exécutions capitales à Bahreïn https://www.peinedemort.org/document/10711 Le 26 juillet au soir ou le 27 juillet au matin (selon les sources), le Royaume de Bahreïn a exécuté trois condamnés à mort. Parmi eux figuraient deux hommes condamnés pour terrorisme dans un procès collectif en janvier 2018, Ali Al Arab et Ahmed Al Malali. Ces exécutions ont eu lieu malgré des appels internationaux à la clémence en raison notamment de l'usage de la torture durant leur détention des violations de procédures durant leur procès.
Parmi eux figuraient deux hommes condamnés pour terrorisme dans un procès collectif en janvier 2018, Ali Al Arab et Ahmed Al Malali.
Ces exécutions ont eu lieu malgré des appels internationaux à la clémence en raison notamment de l'usage de la torture durant leur détention des violations de procédures durant leur procès.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10711 Sat, 27 Jul 2019 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
Déclaration de la porte-parole sur les exécutions qui ont eu lieu au Bahreïn https://www.peinedemort.org/document/10623 Le 27 juillet, le Royaume de Bahreïn a procédé à l'exécution de trois personnes condamnées dans le cadre de deux affaires distinctes, selon un communiqué diffusé par le procureur général, qui n'a pas précisé leur identité. Les groupes de défense des droits de l'homme ont identifié deux de ces personnes comme étant Ali Al Arab et Ahmed Al Malali, tous deux condamnés à mort lors d'un procès collectif tenu le 31 janvier 2018 pour des chefs d'accusation liés au terrorisme. M. Al Malali a été condamné par contumace. L'identité de la troisième personne est inconnue à ce stade. Les exécutions ont eu lieu en dépit des préoccupations exprimées quant au fait que les condamnations étaient fondées sur des aveux extorqués sous la torture. La peine de mort constitue une sanction cruelle, inhumaine et dégradante, qui n'a aucun effet dissuasif et représente une négation inacceptable de la dignité et de l'intégrité humaines. Il n'existe aucune preuve irréfutable indiquant qu'elle a un effet dissuasif sur la criminalité ou le terrorisme, et toute erreur judiciaire est irréversible. L'Union européenne est catégoriquement opposée au recours à la peine capitale en toutes circonstances et demande au Royaume de Bahreïn d'instaurer un moratoire sur les exécutions en guise de première étape vers son abolition.
Les exécutions ont eu lieu en dépit des préoccupations exprimées quant au fait que les condamnations étaient fondées sur des aveux extorqués sous la torture.

La peine de mort constitue une sanction cruelle, inhumaine et dégradante, qui n'a aucun effet dissuasif et représente une négation inacceptable de la dignité et de l'intégrité humaines.
Il n'existe aucune preuve irréfutable indiquant qu'elle a un effet dissuasif sur la criminalité ou le terrorisme, et toute erreur judiciaire est irréversible.

L'Union européenne est catégoriquement opposée au recours à la peine capitale en toutes circonstances et demande au Royaume de Bahreïn d'instaurer un moratoire sur les exécutions en guise de première étape vers son abolition.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10623 Sat, 27 Jul 2019 00:00:00 +0000 Union européenne
Longtemps critiqué, Bahreïn cherche à changer d'image https://www.peinedemort.org/document/10611 Longtemps critiqué pour la répression de la contestation des chiites, le royaume de Bahreïn, dirigé par une dynastie sunnite, cherche à projeter, en s'activant sur la scène internationale, l'image d'un pays ouvert et tolérant, estiment des experts. Peu après avoir été l'hôte d'un atelier international sur l'économie palestinienne, Bahreïn a annoncé la semaine dernière qu'il accueillerait une conférence mondiale sur la sécurité maritime après une série d'attaques impliquant des pétroliers et des drones dans le Golfe. Au même moment, le royaume a fait la Une avec l'annonce d'une rencontre inédite à Washington de son ministre des Affaires étrangères, cheikh Khaled ben Ahmed Al-Khalifa, avec son homologue israélien Israel Katz. « Le fait d'accueillir des forums, comme l'atelier sur la Palestine, et de tendre la main à Israël, sont une tentative de projeter une image de tolérance et l'ouverture », a déclaré à l'AFP Andreas Krieg, professeur au King's College de Londres. Cet analyste a estimé que « l'image d'un pays libéral et ouvert a pris un coup depuis 2011 », avec la répression des manifestations de chiites. Selon Simon Henderson, chercheur au Washington Institute for Near East Policy, la rencontre entre M. Katz et cheikh Khaled - dont les pays n'ont pas de relations diplomatiques - a eu un écho favorable à Washington. Situé entre l'Arabie saoudite et l'Iran, deux puissances rivales, Bahreïn a connu des années de troubles avec les protestations des chiites qui réclamaient une véritable monarchie constitutionnelle. « Image chahutée » La répression a été forte. Tous les groupes d'opposition ont été interdits, des centaines de manifestants ont été emprisonnés et près de 1000 personnes ont été déchues de leur nationalité, selon les groupes de défense des droits humains. « Bahreïn a fait preuve d'une politique de tolérance zéro à l'égard de toute dissidence ou opposition. Pratiquement tous les membres de l'opposition religieuse et laïque sont en exil ou derrière les barreaux », a déclaré à l'AFP Aya Majzoub, chercheuse à Human Rights Watch. « Il est particulièrement préoccupant de constater que Bahreïn (...) a commencé à cibler systématiquement les messages critiques en ligne », a-t-elle déclaré. « S'il y avait de la place - aussi petite soit-elle - pour la parole ou l'activisme en ligne avant, cet espace est en train de se réduire rapidement », selon elle. Vendredi, HRW s'est inquiétée d'une possible application des condamnations à mort contre deux Bahreïnis: Ali al-Arab, 25 ans, et Ahmad al-Malali, 24 ans, arrêtés le 9 février 2017. Un tribunal les a déclarés « coupables d'infractions liées au terrorisme et les a condamnés à mort le 31 janvier 2018 lors d'un procès entaché de graves violations des procédures régulières », selon HRW. Bahreïn nie toute mesure discriminatoire à l'encontre de ses citoyens et accuse l'Iran de soutenir des dissidents dans le but de renverser le gouvernement de Manama, ce que dément Téhéran. « Bahreïn reste très préoccupé par la menace iranienne et par l'influence de Téhéran sur ses citoyens chiites », a relevé M. Henderson. Selon lui, le retrait de la citoyenneté a été un moyen de décourager parmi la population la sympathie pour l'Iran, mais cette politique « peut être révisée » à la suite de critiques accrues. En avril, le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa a ordonné le rétablissement de la citoyenneté de 551 Bahreïnis. Deux mois plus tard, une cour d'appel a annulé la décision de retirer la citoyenneté de 92 chiites jugés pour avoir formé un groupe « terroriste » lié à l'Iran. Selon M. Krieg, l'image de tolérance que Manama tentait de projeter a été « chahutée par la répression permanente de la société civile ». Contre l'Iran Bahreïn a été au centre de l'attention internationale lorsqu'il a été choisi par le gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner, pour lancer le volet économique de son plan de paix pour le Proche-Orient. La réunion, fin juin, s'est tenue dans un contexte de tensions accrues dans le Golfe, Washington accusant Téhéran d'être à l'origine d'une série d'attaques de pétroliers près du détroit hautement stratégique d'Ormuz, accusations réfutées par l'Iran. Dans ce contexte, Bahreïn a annoncé le 18 juillet qu'il allait accueillir, à une date non précisée, une conférence sur la sécurité aérienne et maritime et les moyens de faire face à la « menace iranienne ». Pour Neil Partrick, un analyste du Moyen-Orient basé à Londres, Bahreïn cherche ainsi à « renforcer sa sécurité en se rendant indispensable ». « Bahreïn veut que les alliés internationaux et régionaux l'aident contre l'Iran, une stratégie risquée mais facilitée par l'accueil de la 5e Flotte américaine et d'une base navale britannique », a-t-il déclaré.
Peu après avoir été l'hôte d'un atelier international sur l'économie palestinienne, Bahreïn a annoncé la semaine dernière qu'il accueillerait une conférence mondiale sur la sécurité maritime après une série d'attaques impliquant des pétroliers et des drones dans le Golfe.

Au même moment, le royaume a fait la Une avec l'annonce d'une rencontre inédite à Washington de son ministre des Affaires étrangères, cheikh Khaled ben Ahmed Al-Khalifa, avec son homologue israélien Israel Katz.

« Le fait d'accueillir des forums, comme l'atelier sur la Palestine, et de tendre la main à Israël, sont une tentative de projeter une image de tolérance et l'ouverture », a déclaré à l'AFP Andreas Krieg, professeur au King's College de Londres.

Cet analyste a estimé que « l'image d'un pays libéral et ouvert a pris un coup depuis 2011 », avec la répression des manifestations de chiites.

Selon Simon Henderson, chercheur au Washington Institute for Near East Policy, la rencontre entre M. Katz et cheikh Khaled - dont les pays n'ont pas de relations diplomatiques - a eu un écho favorable à Washington.

Situé entre l'Arabie saoudite et l'Iran, deux puissances rivales, Bahreïn a connu des années de troubles avec les protestations des chiites qui réclamaient une véritable monarchie constitutionnelle.

« Image chahutée »
La répression a été forte. Tous les groupes d'opposition ont été interdits, des centaines de manifestants ont été emprisonnés et près de 1000 personnes ont été déchues de leur nationalité, selon les groupes de défense des droits humains.

« Bahreïn a fait preuve d'une politique de tolérance zéro à l'égard de toute dissidence ou opposition. Pratiquement tous les membres de l'opposition religieuse et laïque sont en exil ou derrière les barreaux », a déclaré à l'AFP Aya Majzoub, chercheuse à Human Rights Watch.

« Il est particulièrement préoccupant de constater que Bahreïn (...) a commencé à cibler systématiquement les messages critiques en ligne », a-t-elle déclaré.

« S'il y avait de la place - aussi petite soit-elle - pour la parole ou l'activisme en ligne avant, cet espace est en train de se réduire rapidement », selon elle.

Vendredi, HRW s'est inquiétée d'une possible application des condamnations à mort contre deux Bahreïnis: Ali al-Arab, 25 ans, et Ahmad al-Malali, 24 ans, arrêtés le 9 février 2017.

Un tribunal les a déclarés « coupables d'infractions liées au terrorisme et les a condamnés à mort le 31 janvier 2018 lors d'un procès entaché de graves violations des procédures régulières », selon HRW.

Bahreïn nie toute mesure discriminatoire à l'encontre de ses citoyens et accuse l'Iran de soutenir des dissidents dans le but de renverser le gouvernement de Manama, ce que dément Téhéran.

« Bahreïn reste très préoccupé par la menace iranienne et par l'influence de Téhéran sur ses citoyens chiites », a relevé M. Henderson.
Selon lui, le retrait de la citoyenneté a été un moyen de décourager parmi la population la sympathie pour l'Iran, mais cette politique « peut être révisée » à la suite de critiques accrues.

En avril, le roi Hamad ben Issa Al-Khalifa a ordonné le rétablissement de la citoyenneté de 551 Bahreïnis. Deux mois plus tard, une cour d'appel a annulé la décision de retirer la citoyenneté de 92 chiites jugés pour avoir formé un groupe « terroriste » lié à l'Iran.

Selon M. Krieg, l'image de tolérance que Manama tentait de projeter a été « chahutée par la répression permanente de la société civile ».
Contre l'Iran

Bahreïn a été au centre de l'attention internationale lorsqu'il a été choisi par le gendre du président américain Donald Trump, Jared Kushner, pour lancer le volet économique de son plan de paix pour le Proche-Orient.

La réunion, fin juin, s'est tenue dans un contexte de tensions accrues dans le Golfe, Washington accusant Téhéran d'être à l'origine d'une série d'attaques de pétroliers près du détroit hautement stratégique d'Ormuz, accusations réfutées par l'Iran.

Dans ce contexte, Bahreïn a annoncé le 18 juillet qu'il allait accueillir, à une date non précisée, une conférence sur la sécurité aérienne et maritime et les moyens de faire face à la « menace iranienne ».

Pour Neil Partrick, un analyste du Moyen-Orient basé à Londres, Bahreïn cherche ainsi à « renforcer sa sécurité en se rendant indispensable ».

« Bahreïn veut que les alliés internationaux et régionaux l'aident contre l'Iran, une stratégie risquée mais facilitée par l'accueil de la 5e Flotte américaine et d'une base navale britannique », a-t-il déclaré. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10611 Fri, 26 Jul 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Bahreïn: confirmation de la peine de mort pour deux chiites https://www.peinedemort.org/document/10495 La Cour suprême de Bahreïn a confirmé lundi la condamnation à mort de deux militants chiites et les peines de prison contre des dizaines de personnes accusées de "terrorisme" et de liens avec l'Iran, selon l'agence officielle BNA. La cour, dont les jugements sont définitifs, a aussi déchu de leur nationalité 47 des accusés, a ajouté l'agence en citant une déclaration officielle. Elle a confirmé des peines de prison à perpétuité contre 19 accusés et en a condamné 37 autres à des peines allant de 5 à 15 ans de prison, a précisé la BNA. Les hommes étaient notamment accusés d'avoir formé une "cellule terroriste" qui a perpétré un certain nombre d'attentats ayant tué au moins deux policiers et blessé plusieurs autres. Trente-six des condamnés, dont les deux condamnés à mort, étaient déjà en prison, les autres ont été jugés par contumace. Dans une autre affaire, la plus haute cour de cet Etat du Golfe a confirmé de longues peines de prison contre 19 chiites accusés d'espionnage au profit de l'Iran et de complot en vue de renverser le régime, a encore rapporté la BNA. La cour a confirmé la prison à perpétuité contre huit hommes, une peine de 15 ans de prison contre neuf accusés et de 10 ans contre deux autres, tout en maintenant la révocation de la citoyenneté de 15 d'entre eux. Le groupe a été reconnu coupable d'avoir divulgué des informations aux Gardiens de la révolution iraniens, l'armée idéologique de la République islamique, et au Hezbollah ainsi que d'avoir reçu un "soutien matériel" de ces deux forces alliées. Le petit royaume de Bahreïn, adossé à l'Arabie saoudite et siège de la Ve Flotte des Etats-Unis, est le théâtre de troubles sporadiques depuis la répression en 2011 d'un vaste mouvement de contestation chiite qui demandait des réformes à la dynastie sunnite au pouvoir. Les autorités nient toute discrimination envers la majorité chiite et affirment être confrontées à des groupes violents liés à l'Iran voisin, qui nie pour sa part les accusations de Manama.
La cour, dont les jugements sont définitifs, a aussi déchu de leur nationalité 47 des accusés, a ajouté l'agence en citant une déclaration officielle.

Elle a confirmé des peines de prison à perpétuité contre 19 accusés et en a condamné 37 autres à des peines allant de 5 à 15 ans de prison, a précisé la BNA.

Les hommes étaient notamment accusés d'avoir formé une "cellule terroriste" qui a perpétré un certain nombre d'attentats ayant tué au moins deux policiers et blessé plusieurs autres.

Trente-six des condamnés, dont les deux condamnés à mort, étaient déjà en prison, les autres ont été jugés par contumace.

Dans une autre affaire, la plus haute cour de cet Etat du Golfe a confirmé de longues peines de prison contre 19 chiites accusés d'espionnage au profit de l'Iran et de complot en vue de renverser le régime, a encore rapporté la BNA.

La cour a confirmé la prison à perpétuité contre huit hommes, une peine de 15 ans de prison contre neuf accusés et de 10 ans contre deux autres, tout en maintenant la révocation de la citoyenneté de 15 d'entre eux.

Le groupe a été reconnu coupable d'avoir divulgué des informations aux Gardiens de la révolution iraniens, l'armée idéologique de la République islamique, et au Hezbollah ainsi que d'avoir reçu un "soutien matériel" de ces deux forces alliées.

Le petit royaume de Bahreïn, adossé à l'Arabie saoudite et siège de la Ve Flotte des Etats-Unis, est le théâtre de troubles sporadiques depuis la répression en 2011 d'un vaste mouvement de contestation chiite qui demandait des réformes à la dynastie sunnite au pouvoir.

Les autorités nient toute discrimination envers la majorité chiite et affirment être confrontées à des groupes violents liés à l'Iran voisin, qui nie pour sa part les accusations de Manama.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10495 Mon, 06 May 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP