La peine de mort dans le monde — Bernard https://www.peinedemort.org/rss/condamne?id=1820 Bernard : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2021 Tue, 13 Apr 2021 06:48:34 +0000 Sat, 16 Jan 2021 10:46:12 +0000 120 La peine de mort au niveau fédéral aux Etats-Unis : 13 exécutions fédérales sous l'administration Trump https://www.peinedemort.org/document/11178 Le 14 juillet 2020 une exécution fédérale a eu lieu aux Etats-Unis, alors que la précédente avait eu lieu en 2003. Dès juillet 2019 le gouvernement fédéral américain avait annoncé son intention de reprendre les exécutions capitales au niveau fédéral, mais les premières tentatives ont été bloquées par la justice. Dix hommes condamnés à mort par des tribunaux fédéraux ont été exécutés en 2020, alors même qu'il n'y a eu aucune exécution capitale dans les États fédérés sur cette même période (14 juillet-décembre) en raison de la situation sanitaire. Daniel Lewis Lee le 14 juillet, Wesley Ira Purkey le 16 juillet, Dustin Lee Honken le 17 juillet, Lezmond Mitchell le 26 août, Keith Dwayne Nelson le 28 août, William Emmett LeCroy le 22 septembre, Christopher Andre Vialva le 24 septembre, Orlando Hall le 19 novembre, Brandon Bernard le 10 décembre et Alfred Bourgeois le 11 décembre. Les exécutions se sont poursuivies jusqu'aux derniers jours du mandat de Donald Trump avec trois exécutions en 2021, dont une femme : Lisa Montgomery le 13 janvier, Corey Johnson le 14 janvier et Dustin John Higgs le 16 janvier.
Dix hommes condamnés à mort par des tribunaux fédéraux ont été exécutés en 2020, alors même qu'il n'y a eu aucune exécution capitale dans les États fédérés sur cette même période (14 juillet-décembre) en raison de la situation sanitaire. Daniel Lewis Lee le 14 juillet, Wesley Ira Purkey le 16 juillet, Dustin Lee Honken le 17 juillet, Lezmond Mitchell le 26 août, Keith Dwayne Nelson le 28 août, William Emmett LeCroy le 22 septembre, Christopher Andre Vialva le 24 septembre, Orlando Hall le 19 novembre, Brandon Bernard le 10 décembre et Alfred Bourgeois le 11 décembre.

Les exécutions se sont poursuivies jusqu'aux derniers jours du mandat de Donald Trump avec trois exécutions en 2021, dont une femme : Lisa Montgomery le 13 janvier, Corey Johnson le 14 janvier et Dustin John Higgs le 16 janvier.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11178 Sat, 16 Jan 2021 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
Les Etats-Unis exécutent leur dernier condamné de 2020 https://www.peinedemort.org/document/11114 Les autorités fédérales américaines ont procédé vendredi à leur dixième et dernière exécution de 2020, celle d'Alfred Bourgeois, un Afro-Américain condamné pour le meurtre de sa fille de 2 ans. Cet ancien chauffeur routier de 55 ans reçu une injection létale dans le pénitencier de Terre-Haute, dans l'Indiana, où a déjà été exécuté la veille un autre condamné fédéral, Brandon Bernard. Après un test de paternité, il avait accepté de prendre sa fillette avec lui dans son camion pour une partie de l'été 2002, mais lui avait fait subir de nombreux mauvais traitements. Il avait fini par lui fracasser le crâne sur le pare-brise. Le crime s'étant déroulé sur une base militaire où il effectuait une livraison, il a été jugé par un tribunal fédéral et condamné en 2004 à la peine capitale. Dans un communiqué, la famille de la petite fille a déclaré pouvoir "débuter le processus de guérison" tout en estimant qu'"il n'aurait pas dû falloir 18 années pour nous rendre justice". Il était resté depuis 2004 dans les couloirs de la mort, les Etats-Unis n'ayant procédé à aucune exécution fédérale à partir de 2003, notamment en raison d'interrogations sur la légalité des drogues utilisées dans les injections. En juillet, en pleine pandémie de Covid-19, l'administration de Donald Trump a toutefois renoué avec la pratique, bien que les Etats aient eux reporté leurs exécutions pour ne pas exposer au virus le personnel pénitentiaire ou les témoins. Sept exécutions fédérales ont eu lieu avant la présidentielle du 3 novembre. Le démocrate Joe Biden, qui a promis de travailler avec le Congrès pour mettre un terme définitif aux exécutions fédérales, a remporté ce scrutin -- ce que le républicain refuse de reconnaître -- et prendra ses fonctions le 20 janvier. Traditionnellement, les présidents sortants sursoient aux exécutions pendant la période intérimaire, mais le ministre de la Justice Bill Barr a annoncé six nouvelles exécutions entre novembre et janvier, dont celle d'Alfred Bourgeois. Ses avocats avaient demandé à la Cour suprême des Etats-Unis de lui accorder un répit, au motif qu'il souffre d'un gros retard mental. "Le jury qui a condamné M. Bourgeois à la peine capitale ne savait pas qu'il avait un handicap intellectuel parce que ses avocats n'avaient pas présenté de preuves", a plaidé son nouvel avocat, Me Victor Abreu. Les Etats-Unis ont exécuté 17 condamnés depuis le début de l'année, un plus bas historique provoqué par la pause observée dans les Etats. Pour le gouvernement fédéral en revanche, cette dixième exécution est un record depuis plus d'un siècle.
Cet ancien chauffeur routier de 55 ans reçu une injection létale dans le pénitencier de Terre-Haute, dans l'Indiana, où a déjà été exécuté la veille un autre condamné fédéral, Brandon Bernard.

Après un test de paternité, il avait accepté de prendre sa fillette avec lui dans son camion pour une partie de l'été 2002, mais lui avait fait subir de nombreux mauvais traitements. Il avait fini par lui fracasser le crâne sur le pare-brise.

Le crime s'étant déroulé sur une base militaire où il effectuait une livraison, il a été jugé par un tribunal fédéral et condamné en 2004 à la peine capitale.

Dans un communiqué, la famille de la petite fille a déclaré pouvoir "débuter le processus de guérison" tout en estimant qu'"il n'aurait pas dû falloir 18 années pour nous rendre justice".

Il était resté depuis 2004 dans les couloirs de la mort, les Etats-Unis n'ayant procédé à aucune exécution fédérale à partir de 2003, notamment en raison d'interrogations sur la légalité des drogues utilisées dans les injections.

En juillet, en pleine pandémie de Covid-19, l'administration de Donald Trump a toutefois renoué avec la pratique, bien que les Etats aient eux reporté leurs exécutions pour ne pas exposer au virus le personnel pénitentiaire ou les témoins.

Sept exécutions fédérales ont eu lieu avant la présidentielle du 3 novembre.

Le démocrate Joe Biden, qui a promis de travailler avec le Congrès pour mettre un terme définitif aux exécutions fédérales, a remporté ce scrutin -- ce que le républicain refuse de reconnaître -- et prendra ses fonctions le 20 janvier.

Traditionnellement, les présidents sortants sursoient aux exécutions pendant la période intérimaire, mais le ministre de la Justice Bill Barr a annoncé six nouvelles exécutions entre novembre et janvier, dont celle d'Alfred Bourgeois.

Ses avocats avaient demandé à la Cour suprême des Etats-Unis de lui accorder un répit, au motif qu'il souffre d'un gros retard mental.

"Le jury qui a condamné M. Bourgeois à la peine capitale ne savait pas qu'il avait un handicap intellectuel parce que ses avocats n'avaient pas présenté de preuves", a plaidé son nouvel avocat, Me Victor Abreu.

Les Etats-Unis ont exécuté 17 condamnés depuis le début de l'année, un plus bas historique provoqué par la pause observée dans les Etats. Pour le gouvernement fédéral en revanche, cette dixième exécution est un record depuis plus d'un siècle.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11114 Sat, 12 Dec 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Le gouvernement Trump a procédé à une nouvelle exécution malgré la pandémie https://www.peinedemort.org/document/11111 Déterminé à mener des exécutions jusqu'aux derniers jours de son mandat, le gouvernement de Donald Trump a procédé à une nouvelle injection létale jeudi, ignorant les appels à la clémence et l'irruption du Covid-19 chez les bourreaux. Brandon Bernard, un Afro-Américain de 40 ans, a été exécuté pour avoir participé à un double meurtre en 1999 au Texas, quand il était tout juste majeur. Un demi-million de personnes ont signé des pétitions pour demander au président républicain de commuer sa peine en rétention à perpétuité, soulignant notamment son manque de maturité au moment du crime et sa bonne conduite en prison. "A 18 ans et quelques mois, son cerveau n'avait pas fini de se développer", a notamment plaidé la star de téléréalité Kim Kardashian. Avec d'autres jeunes, il avait pris part à l'enlèvement d'un couple de pasteurs blancs, ensuite abattu et brûlé dans sa voiture. Certains des agresseurs avaient moins de 17 ans et ont échappé à la peine de mort. Deux sont déjà sortis de prison. Mais l'auteur des tirs, Christopher Vialva, 19 ans à l'époque, et Brandon Bernard, qui avait mis le feu au véhicule, ont été condamnés à la peine capitale en 2000 par un tribunal fédéral, car le crime s'était déroulé sur un terrain militaire. Le premier a reçu une injection létale en septembre au pénitencier de Terre-Haute, dans l'Indiana. Le second a subi le même sort jeudi soir après le rejet par la Cour Suprême d'un ultime recours. "L'exécution de Brandon est une tache sur le système judiciaire américain", a déclaré son avocat dans un communiqué. "Brandon a fait une erreur terrible à l'âge de 18 ans mais (...) il n'a jamais cessé de ressentir de la honte et de profonds remords pour ses actes." - "Déphasé" - Il s'agit de la neuvième exécution fédérale depuis juillet, après la mise en sommeil de cette pratique pendant 17 ans. Malgré la défaite de Donald Trump à la présidentielle - qu'il refuse de reconnaître - son gouvernement a planifié quatre autres exécutions d'ici la prestation de serment le 20 janvier du démocrate Joe Biden, opposé aux exécutions fédérales. Depuis 131 ans, pourtant, la tradition veut que les présidents sortants sursoient aux exécutions en attendant l'arrivée de leur successeur. "Le gouvernement n'est pas du tout en phase avec l'approche" de ses prédécesseurs, puisqu'il n'y a eu que trois exécutions fédérales au cours des 45 dernières années, relève Ngozi Ndulue, directrice de recherches au Centre d'information sur la peine de mort (DPIC). Il est tout aussi "décalé" vis-à-vis des évolutions dans le pays, où les nouvelles peines capitales et le soutien à la peine de mort sont à des plus bas historiques, ajoute-t-elle. Mais surtout, note-t-elle, "il poursuit obstinément les exécutions au milieu d'une pandémie mondiale, c'est saisissant". Le Covid-19 fait rage aux Etats-Unis, où plus de 3.000 personnes sont mortes du virus en une seule journée mercredi, avec un bilan total dans le pays à plus de 290.000 décès. - "Problèmes familiers" - Face au risque sanitaire, même les Etats les plus attachés à la peine capitale, comme le Texas, ont suspendu les exécutions. Le gouvernement de Donald Trump, lui, persiste bien que six membres de l'équipe des bourreaux ayant participé à la dernière exécution fédérale aient été diagnostiqués positifs au nouveau coronavirus dans la semaine suivante, tout comme le conseiller spirituel du condamné. Dans ce contexte, de plus en plus de voix - éditorialistes, experts de l'ONU, évêques catholiques... - condamnent son entêtement. "Nos responsables essaient juste de marquer des points politiques", a dénoncé jeudi Gary Witte, un prêtre venu manifester devant le ministère de la Justice à Washington contre ce "manque d'humanité". Donald Trump "bat déjà des records d'exécutions, il n'a pas de raison de continuer, à part le dépit", a ajouté l'un des organisateurs, Abraham Bonowitz, 53 ans. Tous ces condamnés ont commis des "crimes horribles", rétorque le ministre de la Justice Bill Barr, qui assure se borner à "appliquer les peines déclarées par les tribunaux". Ngozi Ndulue souligne toutefois que les prisonniers exécutés cet été, alors que le pays était traversé par une large mobilisation antiraciste, étaient tous blancs, ce qui pour elle traduit "un choix discrétionnaire". A l'inverse, les derniers sur la liste sont, à l'exception d'une femme blanche, tous noirs, ce qui pour la chercheuse reflète la surreprésentation des Afro-Américains dans les couloirs de la mort. Des "problèmes familiers" liés aux préjugés racistes dans le système pénal qui, déplore-t-elle, restent d'actualité même en temps "d'exécutions extraordinaires".
Brandon Bernard, un Afro-Américain de 40 ans, a été exécuté pour avoir participé à un double meurtre en 1999 au Texas, quand il était tout juste majeur.

Un demi-million de personnes ont signé des pétitions pour demander au président républicain de commuer sa peine en rétention à perpétuité, soulignant notamment son manque de maturité au moment du crime et sa bonne conduite en prison.

"A 18 ans et quelques mois, son cerveau n'avait pas fini de se développer", a notamment plaidé la star de téléréalité Kim Kardashian.

Avec d'autres jeunes, il avait pris part à l'enlèvement d'un couple de pasteurs blancs, ensuite abattu et brûlé dans sa voiture. Certains des agresseurs avaient moins de 17 ans et ont échappé à la peine de mort. Deux sont déjà sortis de prison.

Mais l'auteur des tirs, Christopher Vialva, 19 ans à l'époque, et Brandon Bernard, qui avait mis le feu au véhicule, ont été condamnés à la peine capitale en 2000 par un tribunal fédéral, car le crime s'était déroulé sur un terrain militaire.

Le premier a reçu une injection létale en septembre au pénitencier de Terre-Haute, dans l'Indiana. Le second a subi le même sort jeudi soir après le rejet par la Cour Suprême d'un ultime recours.

"L'exécution de Brandon est une tache sur le système judiciaire américain", a déclaré son avocat dans un communiqué. "Brandon a fait une erreur terrible à l'âge de 18 ans mais (...) il n'a jamais cessé de ressentir de la honte et de profonds remords pour ses actes."

- "Déphasé" -

Il s'agit de la neuvième exécution fédérale depuis juillet, après la mise en sommeil de cette pratique pendant 17 ans.

Malgré la défaite de Donald Trump à la présidentielle - qu'il refuse de reconnaître - son gouvernement a planifié quatre autres exécutions d'ici la prestation de serment le 20 janvier du démocrate Joe Biden, opposé aux exécutions fédérales.

Depuis 131 ans, pourtant, la tradition veut que les présidents sortants sursoient aux exécutions en attendant l'arrivée de leur successeur.

"Le gouvernement n'est pas du tout en phase avec l'approche" de ses prédécesseurs, puisqu'il n'y a eu que trois exécutions fédérales au cours des 45 dernières années, relève Ngozi Ndulue, directrice de recherches au Centre d'information sur la peine de mort (DPIC).

Il est tout aussi "décalé" vis-à-vis des évolutions dans le pays, où les nouvelles peines capitales et le soutien à la peine de mort sont à des plus bas historiques, ajoute-t-elle.

Mais surtout, note-t-elle, "il poursuit obstinément les exécutions au milieu d'une pandémie mondiale, c'est saisissant".

Le Covid-19 fait rage aux Etats-Unis, où plus de 3.000 personnes sont mortes du virus en une seule journée mercredi, avec un bilan total dans le pays à plus de 290.000 décès.

- "Problèmes familiers" -

Face au risque sanitaire, même les Etats les plus attachés à la peine capitale, comme le Texas, ont suspendu les exécutions.

Le gouvernement de Donald Trump, lui, persiste bien que six membres de l'équipe des bourreaux ayant participé à la dernière exécution fédérale aient été diagnostiqués positifs au nouveau coronavirus dans la semaine suivante, tout comme le conseiller spirituel du condamné.

Dans ce contexte, de plus en plus de voix - éditorialistes, experts de l'ONU, évêques catholiques... - condamnent son entêtement.

"Nos responsables essaient juste de marquer des points politiques", a dénoncé jeudi Gary Witte, un prêtre venu manifester devant le ministère de la Justice à Washington contre ce "manque d'humanité". Donald Trump "bat déjà des records d'exécutions, il n'a pas de raison de continuer, à part le dépit", a ajouté l'un des organisateurs, Abraham Bonowitz, 53 ans.

Tous ces condamnés ont commis des "crimes horribles", rétorque le ministre de la Justice Bill Barr, qui assure se borner à "appliquer les peines déclarées par les tribunaux".

Ngozi Ndulue souligne toutefois que les prisonniers exécutés cet été, alors que le pays était traversé par une large mobilisation antiraciste, étaient tous blancs, ce qui pour elle traduit "un choix discrétionnaire".

A l'inverse, les derniers sur la liste sont, à l'exception d'une femme blanche, tous noirs, ce qui pour la chercheuse reflète la surreprésentation des Afro-Américains dans les couloirs de la mort.

Des "problèmes familiers" liés aux préjugés racistes dans le système pénal qui, déplore-t-elle, restent d'actualité même en temps "d'exécutions extraordinaires".]]>
https://www.peinedemort.org/document/11111 Fri, 11 Dec 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
A la veille d'une exécution, Kim Kardashian appelle Trump à la clémence https://www.peinedemort.org/document/11110 La vedette de téléréalité Kim Kardashian a appelé mercredi le président Donald Trump à épargner Brandon Bernard, qui doit être exécuté le lendemain pour un double meurtre commis quand il avait tout juste 18 ans. "J'ai le cœur brisé par cette exécution et j'appelle @realDonaldTrump à commuer la peine de Brandon et à le laisser purger sa peine en prison", a-t-elle écrit sur Twitter. La star, qui s'est déjà mobilisée à plusieurs reprises pour des condamnés à mort dont elle doutait de la culpabilité, ne met cette fois pas en cause le rôle de Brandon Bernard dans le meurtre de deux jeunes pasteurs en 1999. Il "a participé à ce crime, mais son rôle était mineur par rapport aux autres jeunes impliqués, dont deux sont déjà sortis de prison", avait-elle souligné dans un tweet fin novembre. "A 18 ans et quelques mois, son cerveau n'avait pas fini de se développer", avait-elle également plaidé. En 1999, il avait participé, avec d'autres jeunes afro-américains, à l'enlèvement de Todd et Stacie Bagley dans le but de les forcer à faire des retraits d'argent liquide. Le couple avait finalement été abattu et brûlé dans sa voiture. Certains des attaquants avaient moins de 17 ans et ont échappé à la peine de mort. L'auteur des tirs, Christopher Vialva, 19 ans à l'époque, et Brandon Bernard, qui avait mis le feu au véhicule, ont tous les deux été condamnés à la peine capitale en 2000 par un tribunal fédéral, car le crime s'était déroulé sur un terrain militaire. Le premier a reçu une injection létale en septembre dans le pénitencier de Terre-Haute dans l'Indiana, et, sauf sursis de dernière minute, le second doit subir le même sort jeudi soir. A l'approche de l'échéance, plusieurs dizaines de milliers de personnes, dont des jurés l'ayant condamné et une ancienne procureure en charge du dossier, ont demandé au président de commuer sa peine. Elles ont notamment mis en avant son bon comportement en prison et son manque de maturité à l'époque des faits. De leur côté, ses avocats ont tenté, en vain, d'obtenir une révision du procès, en présentant de nouveaux documents qui, selon eux, prouvent qu'il a joué un rôle "périphérique" dans le crime. Sauf sursis de dernière minute, Brandon Bernard sera le huitième condamné à mort tué depuis la reprise des exécutions fédérales en juillet après 17 ans d'interruption. Malgré sa défaite à la présidentielle et la pandémie, qui a poussé les Etats à suspendre quasi toutes les exécutions, le gouvernement de Donald Trump en a planifié quatre autres d'ici à son départ de la Maison Blanche, le 20 janvier.
"J'ai le cœur brisé par cette exécution et j'appelle @realDonaldTrump à commuer la peine de Brandon et à le laisser purger sa peine en prison", a-t-elle écrit sur Twitter.

La star, qui s'est déjà mobilisée à plusieurs reprises pour des condamnés à mort dont elle doutait de la culpabilité, ne met cette fois pas en cause le rôle de Brandon Bernard dans le meurtre de deux jeunes pasteurs en 1999.

Il "a participé à ce crime, mais son rôle était mineur par rapport aux autres jeunes impliqués, dont deux sont déjà sortis de prison", avait-elle souligné dans un tweet fin novembre. "A 18 ans et quelques mois, son cerveau n'avait pas fini de se développer", avait-elle également plaidé.

En 1999, il avait participé, avec d'autres jeunes afro-américains, à l'enlèvement de Todd et Stacie Bagley dans le but de les forcer à faire des retraits d'argent liquide. Le couple avait finalement été abattu et brûlé dans sa voiture.

Certains des attaquants avaient moins de 17 ans et ont échappé à la peine de mort.

L'auteur des tirs, Christopher Vialva, 19 ans à l'époque, et Brandon Bernard, qui avait mis le feu au véhicule, ont tous les deux été condamnés à la peine capitale en 2000 par un tribunal fédéral, car le crime s'était déroulé sur un terrain militaire.

Le premier a reçu une injection létale en septembre dans le pénitencier de Terre-Haute dans l'Indiana, et, sauf sursis de dernière minute, le second doit subir le même sort jeudi soir.

A l'approche de l'échéance, plusieurs dizaines de milliers de personnes, dont des jurés l'ayant condamné et une ancienne procureure en charge du dossier, ont demandé au président de commuer sa peine. Elles ont notamment mis en avant son bon comportement en prison et son manque de maturité à l'époque des faits.

De leur côté, ses avocats ont tenté, en vain, d'obtenir une révision du procès, en présentant de nouveaux documents qui, selon eux, prouvent qu'il a joué un rôle "périphérique" dans le crime.

Sauf sursis de dernière minute, Brandon Bernard sera le huitième condamné à mort tué depuis la reprise des exécutions fédérales en juillet après 17 ans d'interruption.

Malgré sa défaite à la présidentielle et la pandémie, qui a poussé les Etats à suspendre quasi toutes les exécutions, le gouvernement de Donald Trump en a planifié quatre autres d'ici à son départ de la Maison Blanche, le 20 janvier.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11110 Thu, 10 Dec 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Peine de mort: l'administration Trump poursuit les exécutions malgré la défaite https://www.peinedemort.org/document/11081 Un condamné a été exécuté jeudi aux Etats-Unis, l'administration Trump rompant avec une tradition qui veut que les présidents sortants non réélus sursoient aux exécutions. Orlando Hall a été exécuté d'une injection de pentobarbital dans une prison de l'Etat de l'Indiana, a annoncé le département de la Justice. Cet Afro-Américain de 49 ans a été condamné en 1995 à la peine de mort pour avoir participé à l'enlèvement, au viol et au meurtre d'une adolescente de 16 ans, Lisa Rene, qu'il avait battue et enterrée vivante, avec des complices, dans le cadre d'un règlement de comptes. Il a été exécuté après le rejet d'un ultime recours par la Cour suprême. C'était la première décision de la nouvelle juge à la Cour suprême, Amy Coney Barnett, qui s'est prononcée comme les cinq autres juges conservateurs de cette instance de neuf magistrats. Il s'agit de la huitième exécution fédérale depuis la reprise cet été d'une pratique mise en sommeil pendant 17 ans et à laquelle est opposé le président élu démocrate Joe Biden, qui doit prêter serment le 20 janvier. Alors que les Etats américains ont quasiment tous renoncé à appliquer la peine capitale depuis le début de la pandémie, le gouvernement de Donald Trump a au contraire procédé à un nombre inégalé d'exécutions: huit depuis juillet, contre trois au cours des 45 dernières années. Deux autres exécutions sont prévues dans les semaines à venir, malgré une tradition observée depuis 131 ans qui veut que les présidents non réélus sursoient aux exécutions en attendant que leur successeur prête serment. Donald Trump refuse toujours de reconnaître sa défaite face à Joe Biden aux élections du 3 novembre. "Aujourd'hui, Orlando Cordia Hall a été exécuté au pénitencier américain de Terre Haute conformément à la peine capitale recommandée à l'unanimité par un jury fédéral", a fait savoir le Département de la justice sur son site internet. Même si leur client n'a pas nié le rôle qu'il a joué dans la mort de Lise Rene, ses avocats Marcia Widder et Robert Owen ont dénoncé des "préjugés racistes" lors de son procès devant un jury entièrement blanc. Selon eux, son dossier "reflète les disparités raciales troublantes en matière de peine capitale aux Etats-Unis", où 45% des condamnés à mort sont Afro-Américains, alors qu'ils ne représentent que 13% de la population globale. Le département de la Justice a prévu deux autres exécutions dans l'intervalle entre l'élection présidentielle et la prestation de serment en janvier. L'exécution de Lisa Montgomery, qui serait la première femme exécutée par le gouvernement fédéral en 70 ans, prévue initialement le 8 décembre a été reportée au 31 décembre car ses avocats ont contracté le Covid-19. Les Etats-Unis prévoient aussi d'exécuter Brandon Bernard le 10 décembre.
Orlando Hall a été exécuté d'une injection de pentobarbital dans une prison de l'Etat de l'Indiana, a annoncé le département de la Justice.

Cet Afro-Américain de 49 ans a été condamné en 1995 à la peine de mort pour avoir participé à l'enlèvement, au viol et au meurtre d'une adolescente de 16 ans, Lisa Rene, qu'il avait battue et enterrée vivante, avec des complices, dans le cadre d'un règlement de comptes.

Il a été exécuté après le rejet d'un ultime recours par la Cour suprême. C'était la première décision de la nouvelle juge à la Cour suprême, Amy Coney Barnett, qui s'est prononcée comme les cinq autres juges conservateurs de cette instance de neuf magistrats.

Il s'agit de la huitième exécution fédérale depuis la reprise cet été d'une pratique mise en sommeil pendant 17 ans et à laquelle est opposé le président élu démocrate Joe Biden, qui doit prêter serment le 20 janvier.

Alors que les Etats américains ont quasiment tous renoncé à appliquer la peine capitale depuis le début de la pandémie, le gouvernement de Donald Trump a au contraire procédé à un nombre inégalé d'exécutions: huit depuis juillet, contre trois au cours des 45 dernières années.

Deux autres exécutions sont prévues dans les semaines à venir, malgré une tradition observée depuis 131 ans qui veut que les présidents non réélus sursoient aux exécutions en attendant que leur successeur prête serment.


Donald Trump refuse toujours de reconnaître sa défaite face à Joe Biden aux élections du 3 novembre.

"Aujourd'hui, Orlando Cordia Hall a été exécuté au pénitencier américain de Terre Haute conformément à la peine capitale recommandée à l'unanimité par un jury fédéral", a fait savoir le Département de la justice sur son site internet.

Même si leur client n'a pas nié le rôle qu'il a joué dans la mort de Lise Rene, ses avocats Marcia Widder et Robert Owen ont dénoncé des "préjugés racistes" lors de son procès devant un jury entièrement blanc.

Selon eux, son dossier "reflète les disparités raciales troublantes en matière de peine capitale aux Etats-Unis", où 45% des condamnés à mort sont Afro-Américains, alors qu'ils ne représentent que 13% de la population globale.

Le département de la Justice a prévu deux autres exécutions dans l'intervalle entre l'élection présidentielle et la prestation de serment en janvier.

L'exécution de Lisa Montgomery, qui serait la première femme exécutée par le gouvernement fédéral en 70 ans, prévue initialement le 8 décembre a été reportée au 31 décembre car ses avocats ont contracté le Covid-19.

Les Etats-Unis prévoient aussi d'exécuter Brandon Bernard le 10 décembre.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11081 Fri, 20 Nov 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP