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    <title>La peine de mort dans le monde — Labbad</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/condamne?id=2009</link>
    <description>Labbad : tous les documents concernant la peine de mort.</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Mon, 27 Apr 2026 21:37:29 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Fri, 10 Oct 2025 17:43:27 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Une rapporteure générale appelle à l'abolition universelle de la peine capitale et à contrer tout discours visant à justifier sa réintroduction</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12488</link>
      <description>[Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe]&#13;
&#13;
La rapporteure générale de l'APCE sur l'abolition de la peine de mort, Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), a fait aujourd'hui la déclaration suivante, à la veille de la Journée mondiale contre la peine de mort :&#13;
&#13;
« Cette année encore, la Journée mondiale contre la peine de mort est consacrée à la lutte contre l'idée fausse selon laquelle la peine capitale rend les personnes et les sociétés plus sûres. Il n'existe aucune preuve que la peine de mort ait un effet dissuasif plus efficace que de longues peines de prison. Ce que nous savons, en revanche, c'est qu'elle viole les droits humains, porte atteinte à la dignité humaine et rend irréversibles les erreurs judiciaires.&#13;
&#13;
En 2024, le nombre d'exécutions dans le monde a atteint son niveau le plus élevé depuis 2015, avec 1 518 exécutions enregistrées. Ce chiffre ne tient pas compte des exécutions qui auraient eu lieu en Chine, premier pays au monde en matière d'exécutions, ainsi qu'en Corée du Nord et au Vietnam. Si la tendance mondiale générale reste celle d'une abolition progressive, les pays qui appliquent encore la peine de mort font pour la plupart état de chiffres décourageants.&#13;
&#13;
Je reste profondément préoccupée par l'évolution de la situation aux États-Unis, État observateur du Conseil de l'Europe. Le nombre d'exécutions en 2025 (34) a déjà dépassé le total de l'année dernière (25). En janvier 2025, le Président Donald Trump a signé un décret visant à « rétablir » la peine de mort au niveau fédéral. En avril dernier, le ministre américain de la Justice a donné pour instruction aux procureurs de requérir la première condamnation à mort au niveau fédéral sous la nouvelle administration. Une autre évolution alarmante est la décision de la Cour suprême de Caroline du Sud de maintenir le peloton d'exécution comme méthode constitutionnelle d'exécution, au motif que les prisonniers peuvent choisir leur mode d'exécution. Cette année, la Caroline du Sud a procédé aux premières exécutions par peloton d'exécution aux États-Unis depuis 15 ans.&#13;
&#13;
Malheureusement, au Japon, autre État observateur, après près de trois ans sans application de la peine de mort, Takahiro Shiraishi a été exécuté en juin. Il s'agit d'un recul important, car le gouvernement a choisi de reprendre les exécutions au lieu d'avancer vers l'abolition.&#13;
&#13;
Nous avons également assisté à une augmentation choquante du nombre d'exécutions en Arabie saoudite et en Iran. En août, les autorités saoudiennes ont exécuté Jalal Labbad pour des crimes qu'il aurait commis alors qu'il était mineur, au mépris total du droit international en matière de droits de l'homme.&#13;
&#13;
Je suis également préoccupée par le fait qu'une commission de la Knesset en Israël, dont le Parlement a le statut d'observateur auprès de l'Assemblée, a récemment approuvé un projet de loi autorisant la peine de mort pour certains types de meurtres.&#13;
&#13;
Néanmoins, certains signes de progrès sont perceptibles. En 2024, le nombre de pays ayant procédé à des exécutions est resté à un niveau historiquement bas, avec 15 pays dans le monde. En décembre 2024, le Maroc, Partenaire pour la démocratie à l'Assemblée, a voté pour la première fois en faveur de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire sur l'application de la peine de mort. Plusieurs pays ont pris des mesures législatives pour restreindre le champ d'application de la peine capitale ou l'abolir complètement. Il est encourageant de constater que les forces démocratiques bélarusses prennent également des mesures pour préparer le terrain en vue de l'abolition dans un futur Bélarus démocratique. Je me félicite du mémorandum sur l'abolition de la peine de mort qu'elles ont adopté en juin dernier.&#13;
&#13;
À l'occasion de cette 23ème Journée mondiale contre la peine de mort, j'appelle tous les États membres et observateurs, les pays ayant un statut de partenariat avec l'Assemblée et la communauté internationale au sens large à œuvrer en faveur de l'abolition universelle de la peine capitale et à contrer tout discours visant à justifier sa réintroduction au nom de la sécurité. J'exhorte également l'Azerbaïdjan à ratifier le Protocole n°13 à la Convention européenne des droits de l'homme, car c'est le seul État membre qui ne l'a pas encore ratifié. L'Assemblée est prête à contribuer à toute initiative mondiale en faveur de l'abolition, notamment au prochain Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra en France en 2026 ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[[Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe]<br />
<br />
La rapporteure générale de l'APCE sur l'abolition de la peine de mort, Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), a fait aujourd'hui la déclaration suivante, à la veille de la Journée mondiale contre la peine de mort :<br />
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« Cette année encore, la Journée mondiale contre la peine de mort est consacrée à la lutte contre l'idée fausse selon laquelle la peine capitale rend les personnes et les sociétés plus sûres. Il n'existe aucune preuve que la peine de mort ait un effet dissuasif plus efficace que de longues peines de prison. Ce que nous savons, en revanche, c'est qu'elle viole les droits humains, porte atteinte à la dignité humaine et rend irréversibles les erreurs judiciaires.<br />
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En 2024, le nombre d'exécutions dans le monde a atteint son niveau le plus élevé depuis 2015, avec 1 518 exécutions enregistrées. Ce chiffre ne tient pas compte des exécutions qui auraient eu lieu en Chine, premier pays au monde en matière d'exécutions, ainsi qu'en Corée du Nord et au Vietnam. Si la tendance mondiale générale reste celle d'une abolition progressive, les pays qui appliquent encore la peine de mort font pour la plupart état de chiffres décourageants.<br />
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Je reste profondément préoccupée par l'évolution de la situation aux États-Unis, État observateur du Conseil de l'Europe. Le nombre d'exécutions en 2025 (34) a déjà dépassé le total de l'année dernière (25). En janvier 2025, le Président Donald Trump a signé un décret visant à « rétablir » la peine de mort au niveau fédéral. En avril dernier, le ministre américain de la Justice a donné pour instruction aux procureurs de requérir la première condamnation à mort au niveau fédéral sous la nouvelle administration. Une autre évolution alarmante est la décision de la Cour suprême de Caroline du Sud de maintenir le peloton d'exécution comme méthode constitutionnelle d'exécution, au motif que les prisonniers peuvent choisir leur mode d'exécution. Cette année, la Caroline du Sud a procédé aux premières exécutions par peloton d'exécution aux États-Unis depuis 15 ans.<br />
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Malheureusement, au Japon, autre État observateur, après près de trois ans sans application de la peine de mort, Takahiro Shiraishi a été exécuté en juin. Il s'agit d'un recul important, car le gouvernement a choisi de reprendre les exécutions au lieu d'avancer vers l'abolition.<br />
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Nous avons également assisté à une augmentation choquante du nombre d'exécutions en Arabie saoudite et en Iran. En août, les autorités saoudiennes ont exécuté Jalal Labbad pour des crimes qu'il aurait commis alors qu'il était mineur, au mépris total du droit international en matière de droits de l'homme.<br />
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Je suis également préoccupée par le fait qu'une commission de la Knesset en Israël, dont le Parlement a le statut d'observateur auprès de l'Assemblée, a récemment approuvé un projet de loi autorisant la peine de mort pour certains types de meurtres.<br />
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Néanmoins, certains signes de progrès sont perceptibles. En 2024, le nombre de pays ayant procédé à des exécutions est resté à un niveau historiquement bas, avec 15 pays dans le monde. En décembre 2024, le Maroc, Partenaire pour la démocratie à l'Assemblée, a voté pour la première fois en faveur de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire sur l'application de la peine de mort. Plusieurs pays ont pris des mesures législatives pour restreindre le champ d'application de la peine capitale ou l'abolir complètement. Il est encourageant de constater que les forces démocratiques bélarusses prennent également des mesures pour préparer le terrain en vue de l'abolition dans un futur Bélarus démocratique. Je me félicite du mémorandum sur l'abolition de la peine de mort qu'elles ont adopté en juin dernier.<br />
<br />
À l'occasion de cette 23ème Journée mondiale contre la peine de mort, j'appelle tous les États membres et observateurs, les pays ayant un statut de partenariat avec l'Assemblée et la communauté internationale au sens large à œuvrer en faveur de l'abolition universelle de la peine capitale et à contrer tout discours visant à justifier sa réintroduction au nom de la sécurité. J'exhorte également l'Azerbaïdjan à ratifier le Protocole n°13 à la Convention européenne des droits de l'homme, car c'est le seul État membre qui ne l'a pas encore ratifié. L'Assemblée est prête à contribuer à toute initiative mondiale en faveur de l'abolition, notamment au prochain Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra en France en 2026 ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12488</guid>
      <pubDate>Thu, 09 Oct 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>Exécution en Arabie saoudite d'un condamné qui était mineur au moment des faits</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12503</link>
      <description>Jalal Labbad est exécuté en Arabie saoudite après avoir été condamné à mort pour des faits qui ont eu lieu alors qu'il avait 16 et 17 ans.&#13;
Il avait été arrêté suite à sa participation en 2011 et 2012 à des manifestations contre le traitement réservé à la minorité chiite.&#13;
&#13;
Amnesty international précise qu'un de ses frères "Fadel Labbad, a été exécuté en 2019" et qu'un autre, "Mohammad Labbad, a été condamné à mort en octobre 2022 [puis] de nouveau été [...] en février 2025".&#13;
&#13;
Depuis 2020 un arrêté royal saoudien interdit l'application de la peine de mort pour les accusés mineurs au moment des faits.&#13;
&#13;
</description>
      <content:encoded><![CDATA[Jalal Labbad est exécuté en Arabie saoudite après avoir été condamné à mort pour des faits qui ont eu lieu alors qu'il avait 16 et 17 ans.<br />
Il avait été arrêté suite à sa participation en 2011 et 2012 à des manifestations contre le traitement réservé à la minorité chiite.<br />
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Amnesty international précise qu'un de ses frères "Fadel Labbad, a été exécuté en 2019" et qu'un autre, "Mohammad Labbad, a été condamné à mort en octobre 2022 [puis] de nouveau été [...] en février 2025".<br />
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Depuis 2020 un arrêté royal saoudien interdit l'application de la peine de mort pour les accusés mineurs au moment des faits.<br />
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      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12503</guid>
      <pubDate>Thu, 21 Aug 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Sophie Fotiadi</author>
    </item>
    <item>
      <title>Arabie saoudite. Un homme exécuté malgré des appels des ONG</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12502</link>
      <description>Les autorités saoudiennes ont annoncé jeudi l'exécution d'un citoyen pour terrorisme, malgré les appels d'ONG de défense des droits humains rappelant qu'il avait été condamné pour des infractions commises alors qu'il était mineur.&#13;
&#13;
« La peine de mort a été exécutée contre Jalal ben Hassan ben Abdul Karim Labbad, un ressortissant saoudien, dans la province orientale », a indiqué l'agence de presse officielle SPA. &#13;
&#13;
Labbad « a commis des crimes terroristes, notamment en rejoignant une organisation terroriste étrangère », a souligné l'agence de presse, ajoutant qu'il avait été condamné pour avoir tué un juge dans le gouvernorat de Qatif et lancé des explosifs sur les forces de sécurité dans l'intention de les tuer. &#13;
&#13;
Labbad fait partie d'un certain nombre de personnes condamnées à mort pour des infractions commises alors qu'elles avaient moins de 18 ans.&#13;
&#13;
En octobre 2023, Amnesty International avait dénoncé une décision de la Cour suprême saoudienne rendue à huis clos, confirmant la condamnation à mort prononcée à l'encontre de Labbad, membre de la minorité chiite. &#13;
&#13;
Labbad a été condamné pour terrorisme avec huit autres personnes parmi lesquelles Abdullah al-Derazi, également mineur à l'époque, pour leur participation à de rares manifestations antigouvernementales en 2011, selon Amnesty.&#13;
&#13;
En mai, des experts de l'ONU ont appelé à la libération de Labbad et de quatre autres personnes condamnées pour des infractions commises alors qu'elles étaient mineures.&#13;
&#13;
L'Arabie saoudite, l'un des pays qui recourt le plus à la peine de mort dans le monde, a procédé à plus de 250 exécutions depuis le début de l'année. &#13;
&#13;
Ce pays conservateur est en passe de dépasser les 338 exécutions enregistrées l'année dernière, nombre le plus élevé depuis que les cas sont consignés dans des registres publics au début des années 1990. </description>
      <content:encoded><![CDATA[Les autorités saoudiennes ont annoncé jeudi l'exécution d'un citoyen pour terrorisme, malgré les appels d'ONG de défense des droits humains rappelant qu'il avait été condamné pour des infractions commises alors qu'il était mineur.<br />
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« La peine de mort a été exécutée contre Jalal ben Hassan ben Abdul Karim Labbad, un ressortissant saoudien, dans la province orientale », a indiqué l'agence de presse officielle SPA. <br />
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Labbad « a commis des crimes terroristes, notamment en rejoignant une organisation terroriste étrangère », a souligné l'agence de presse, ajoutant qu'il avait été condamné pour avoir tué un juge dans le gouvernorat de Qatif et lancé des explosifs sur les forces de sécurité dans l'intention de les tuer. <br />
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Labbad fait partie d'un certain nombre de personnes condamnées à mort pour des infractions commises alors qu'elles avaient moins de 18 ans.<br />
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En octobre 2023, Amnesty International avait dénoncé une décision de la Cour suprême saoudienne rendue à huis clos, confirmant la condamnation à mort prononcée à l'encontre de Labbad, membre de la minorité chiite. <br />
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Labbad a été condamné pour terrorisme avec huit autres personnes parmi lesquelles Abdullah al-Derazi, également mineur à l'époque, pour leur participation à de rares manifestations antigouvernementales en 2011, selon Amnesty.<br />
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En mai, des experts de l'ONU ont appelé à la libération de Labbad et de quatre autres personnes condamnées pour des infractions commises alors qu'elles étaient mineures.<br />
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L'Arabie saoudite, l'un des pays qui recourt le plus à la peine de mort dans le monde, a procédé à plus de 250 exécutions depuis le début de l'année. <br />
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Ce pays conservateur est en passe de dépasser les 338 exécutions enregistrées l'année dernière, nombre le plus élevé depuis que les cas sont consignés dans des registres publics au début des années 1990. ]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12502</guid>
      <pubDate>Thu, 21 Aug 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
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