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    <title>La peine de mort dans le monde — Pike</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/condamne?id=2060</link>
    <description>Pike : tous les documents concernant la peine de mort.</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 22:59:02 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Thu, 01 Oct 2026 22:15:22 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Le Tennessee suspend les exécutions après l'échec de la mise à mort d'une femme</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12777</link>
      <description>&#13;
Le Tennessee a suspendu jusqu'à nouvel ordre les exécutions et ordonné une enquête après l'échec spectaculaire de la mise à mort d'une condamnée qui a survécu à deux doses d'injection létale, ravivant les interrogations sur la peine capitale aux États-Unis.&#13;
&#13;
L'état de santé de Christa Pike, 50 ans, qui devait être mercredi la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans cet État du Sud, n'était pas connu jeudi matin.&#13;
&#13;
"Christa est soignée dans un hôpital à proximité" de sa prison, ont seulement fait savoir ses avocats.&#13;
&#13;
Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a appelé jeudi le Tennessee à renoncer définitivement à l'exécuter.&#13;
&#13;
"Le cas de Christa Pike met en lumière plusieurs raisons pour lesquelles la peine de mort devrait être abolie", a affirmé le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Volker Türk, sur X. "Les souffrances prolongées - tant physiques que psychologiques - causées par plusieurs tentatives d'exécution infructueuses sont abjectes et cruelles", a-t-il souligné.&#13;
&#13;
Le gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, a suspendu les exécutions encore prévues cette année et ordonné l'ouverture d'une enquête indépendante.&#13;
&#13;
"L'application d'une peine prononcée légalement fait partie des responsabilités les plus graves de l'État, et les habitants du Tennessee s'attendent à ce qu'elle soit menée de manière non seulement légale et constitutionnelle, mais aussi efficace", a expliqué M. Lee dans un communiqué.&#13;
&#13;
Robin Maher, directrice de l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC), qui fait référence aux États-Unis, a dénoncé "une des pires exécutions ratées de l'ère moderne de la peine de mort", dans des déclarations aux médias.&#13;
&#13;
- Pentobarbital -&#13;
&#13;
L'administration pénitentiaire du Tennessee a affirmé dans un communiqué avoir suivi à la lettre "toutes les étapes du protocole d'exécution" adopté par l'État, assurant que "le produit utilisé dans ce protocole a toujours été efficace" jusqu'à présent.&#13;
&#13;
Selon des témoins de l'exécution et ses avocats, Mme Pike a continué à respirer et à ronfler de façon audible après deux injections de pentobarbital censées la tuer.&#13;
&#13;
"Plusieurs fois, elle a regardé dans la pièce. A un moment, elle a demandé à des responsables de la prison si elle était censée se sentir comme ça", a raconté sur CBS News Kim Chandler, une journaliste de l'agence Associated Press présente.&#13;
&#13;
Le pentobarbital est un puissant barbiturique utilisé à fortes doses dans les euthanasies vétérinaires mais aussi dans l'aide au suicide dans les pays où cette pratique est légale.&#13;
&#13;
La Cour suprême des États-Unis, à majorité conservatrice, avait autorisé mercredi l'exécution de Christa Pike, annulant un sursis accordé dans la matinée par une cour d'appel fédérale.&#13;
&#13;
Une heure avant l'horaire initialement prévu pour l'exécution, cette cour d'appel avait voulu se donner le temps de trancher sur la recevabilité d'un recours de la défense portant sur les violences sexuelles subies dans son enfance par la condamnée.&#13;
&#13;
Les avocats de Christa Pike affirment que sa défense lors de son procès en 1996 n'avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, dont les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge.&#13;
&#13;
L'État du Tennessee avait reconnu pour la première fois ces violences en août, sans infléchir sa position et le gouverneur Lee a refusé lundi de commuer sa peine.&#13;
&#13;
- 18 femmes exécutées depuis 1976 -&#13;
&#13;
La dernière exécution d'une femme aux États-Unis remonte à celle en 2023, dans le Missouri (centre), d'Amber McLaughlin, également la première femme transgenre exécutée dans le pays.&#13;
&#13;
Depuis son rétablissement en 1976, la peine capitale a été appliquée à 18 femmes aux États-Unis, soit à peine plus d'1% des exécutions, selon le DPIC.&#13;
&#13;
Depuis le début de l'année, 29 exécutions ont été réalisées aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride (sud-est), toutes par injection létale.&#13;
&#13;
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans un centre de formation professionnelle. Elle-même était âgée de 18 ans à l'époque. Ses deux complices, également adolescents, ont échappé à la peine de mort.&#13;
&#13;
Au total, 47 exécutions ont eu lieu dans le pays en 2025, le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.&#13;
&#13;
La peine capitale a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<br />
Le Tennessee a suspendu jusqu'à nouvel ordre les exécutions et ordonné une enquête après l'échec spectaculaire de la mise à mort d'une condamnée qui a survécu à deux doses d'injection létale, ravivant les interrogations sur la peine capitale aux États-Unis.<br />
<br />
L'état de santé de Christa Pike, 50 ans, qui devait être mercredi la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans cet État du Sud, n'était pas connu jeudi matin.<br />
<br />
"Christa est soignée dans un hôpital à proximité" de sa prison, ont seulement fait savoir ses avocats.<br />
<br />
Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a appelé jeudi le Tennessee à renoncer définitivement à l'exécuter.<br />
<br />
"Le cas de Christa Pike met en lumière plusieurs raisons pour lesquelles la peine de mort devrait être abolie", a affirmé le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Volker Türk, sur X. "Les souffrances prolongées - tant physiques que psychologiques - causées par plusieurs tentatives d'exécution infructueuses sont abjectes et cruelles", a-t-il souligné.<br />
<br />
Le gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, a suspendu les exécutions encore prévues cette année et ordonné l'ouverture d'une enquête indépendante.<br />
<br />
"L'application d'une peine prononcée légalement fait partie des responsabilités les plus graves de l'État, et les habitants du Tennessee s'attendent à ce qu'elle soit menée de manière non seulement légale et constitutionnelle, mais aussi efficace", a expliqué M. Lee dans un communiqué.<br />
<br />
Robin Maher, directrice de l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC), qui fait référence aux États-Unis, a dénoncé "une des pires exécutions ratées de l'ère moderne de la peine de mort", dans des déclarations aux médias.<br />
<br />
- Pentobarbital -<br />
<br />
L'administration pénitentiaire du Tennessee a affirmé dans un communiqué avoir suivi à la lettre "toutes les étapes du protocole d'exécution" adopté par l'État, assurant que "le produit utilisé dans ce protocole a toujours été efficace" jusqu'à présent.<br />
<br />
Selon des témoins de l'exécution et ses avocats, Mme Pike a continué à respirer et à ronfler de façon audible après deux injections de pentobarbital censées la tuer.<br />
<br />
"Plusieurs fois, elle a regardé dans la pièce. A un moment, elle a demandé à des responsables de la prison si elle était censée se sentir comme ça", a raconté sur CBS News Kim Chandler, une journaliste de l'agence Associated Press présente.<br />
<br />
Le pentobarbital est un puissant barbiturique utilisé à fortes doses dans les euthanasies vétérinaires mais aussi dans l'aide au suicide dans les pays où cette pratique est légale.<br />
<br />
La Cour suprême des États-Unis, à majorité conservatrice, avait autorisé mercredi l'exécution de Christa Pike, annulant un sursis accordé dans la matinée par une cour d'appel fédérale.<br />
<br />
Une heure avant l'horaire initialement prévu pour l'exécution, cette cour d'appel avait voulu se donner le temps de trancher sur la recevabilité d'un recours de la défense portant sur les violences sexuelles subies dans son enfance par la condamnée.<br />
<br />
Les avocats de Christa Pike affirment que sa défense lors de son procès en 1996 n'avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, dont les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge.<br />
<br />
L'État du Tennessee avait reconnu pour la première fois ces violences en août, sans infléchir sa position et le gouverneur Lee a refusé lundi de commuer sa peine.<br />
<br />
- 18 femmes exécutées depuis 1976 -<br />
<br />
La dernière exécution d'une femme aux États-Unis remonte à celle en 2023, dans le Missouri (centre), d'Amber McLaughlin, également la première femme transgenre exécutée dans le pays.<br />
<br />
Depuis son rétablissement en 1976, la peine capitale a été appliquée à 18 femmes aux États-Unis, soit à peine plus d'1% des exécutions, selon le DPIC.<br />
<br />
Depuis le début de l'année, 29 exécutions ont été réalisées aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride (sud-est), toutes par injection létale.<br />
<br />
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans un centre de formation professionnelle. Elle-même était âgée de 18 ans à l'époque. Ses deux complices, également adolescents, ont échappé à la peine de mort.<br />
<br />
Au total, 47 exécutions ont eu lieu dans le pays en 2025, le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.<br />
<br />
La peine capitale a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12777</guid>
      <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Une condamnée dans un état critique après son exécution ratée aux États-Unis</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12779</link>
      <description>La condamnée qui a survécu à deux injections létales dans le Tennessee, Christa Pike, est « encore vivante », mais dans un état critique, ont annoncé jeudi ses avocats, au lendemain de l'échec de cette exécution qui relance les interrogations sur la peine capitale aux États-Unis.&#13;
&#13;
Le Tennessee a suspendu jusqu'à nouvel ordre les exécutions et ordonné une enquête après l'échec de l'exécution mercredi soir de Christa Pike, 50 ans, qui devait être la première femme mise à mort depuis plus de 200 ans dans cet État du Sud.&#13;
&#13;
Ce qu'on nous a dit, c'est qu'elle est dans un état critique, a déclaré un de ses avocats, Randy Spivey, lors d'une conférence de presse, exhortant le gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, à commuer la peine de Christa maintenant.&#13;
&#13;
Après avoir subi plus de 20 ans de détention à l'isolement et une tentative complète de la tuer par injection létale, Christa est la personne qui a subi le plus grand châtiment de toute l'histoire de la peine de mort aux États-Unis, a-t-il fait valoir.&#13;
&#13;
Le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a appelé le Tennessee à renoncer définitivement à l'exécuter, soulignant que ce cas illustre les raisons pour lesquelles la peine de mort devrait être abolie, citant les souffrances prolongées – tant physiques que psychologiques –- causées par plusieurs tentatives d'exécution infructueuses.&#13;
&#13;
Le gouverneur a suspendu les exécutions prévues cette année et ordonné l'ouverture d'une enquête indépendante, mais a laissé entendre qu'il n'avait pas renoncé à la mise à mort de Christa Pike.&#13;
&#13;
Ma responsabilité est de faire appliquer les sentences prononcées par les jurys du Tennessee, même lorsque c'est difficile, et c'est exactement ce que nous avons l'intention de faire, a déclaré jeudi Bill Lee.&#13;
&#13;
Robin Maher, directrice de l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC), a dénoncé l'une des pires exécutions ratées de l'ère moderne de la peine de mort, dans des déclarations aux médias.&#13;
&#13;
L'administration pénitentiaire du Tennessee a affirmé avoir suivi à la lettre toutes les étapes du protocole d'exécution adopté par l'État, assurant que le produit utilisé dans ce protocole a toujours été efficace jusqu'à présent.&#13;
&#13;
Selon des témoins de l'exécution et ses avocats, Mme Pike a continué à respirer et à ronfler de façon audible après deux injections de pentobarbital, un puissant barbiturique utilisé à fortes doses dans les euthanasies vétérinaires, mais aussi dans l'aide au suicide dans les pays où cette pratique est légale.&#13;
&#13;
Plusieurs fois, elle a regardé dans la pièce. À un moment, elle a demandé à des responsables de la prison si elle était censée se sentir comme ça, a raconté sur CBS News Kim Chandler, une journaliste de l'agence Associated Press présente.&#13;
&#13;
&#13;
La Cour suprême des États-Unis, à majorité conservatrice, avait autorisé mercredi l'exécution de Christa Pike, annulant un sursis accordé dans la matinée par une cour d'appel fédérale.&#13;
&#13;
Environ une heure avant l'horaire initialement prévu pour l'exécution, cette cour d'appel avait voulu se donner le temps de trancher sur la recevabilité d'un recours de la défense portant sur les violences sexuelles subies dans son enfance par Christa Pike.&#13;
&#13;
Ses avocats affirment que sa défense lors de son procès en 1996 n'avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, dont les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge.&#13;
&#13;
L'État du Tennessee avait reconnu pour la première fois ces violences en août, sans infléchir sa position, et le gouverneur Lee a refusé lundi de commuer sa peine.&#13;
&#13;
La dernière exécution d'une femme aux États-Unis remonte à celle en 2023, dans le Missouri, d'Amber McLaughlin, également la première femme transgenre exécutée dans le pays.&#13;
&#13;
Seules 18 femmes ont été exécutées depuis le rétablissement de la peine capitale aux États-Unis en 1976, soit à peine plus de 1 % du total, selon le DPIC.&#13;
&#13;
Depuis le début de l'année, 29 exécutions ont été réalisées aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride, toutes par injection létale.&#13;
&#13;
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans un centre de formation professionnelle. Elle-même était âgée de 18 ans à l'époque. Ses deux complices, également adolescents, ont échappé à la peine de mort.&#13;
&#13;
La peine capitale a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La condamnée qui a survécu à deux injections létales dans le Tennessee, Christa Pike, est « encore vivante », mais dans un état critique, ont annoncé jeudi ses avocats, au lendemain de l'échec de cette exécution qui relance les interrogations sur la peine capitale aux États-Unis.<br />
<br />
Le Tennessee a suspendu jusqu'à nouvel ordre les exécutions et ordonné une enquête après l'échec de l'exécution mercredi soir de Christa Pike, 50 ans, qui devait être la première femme mise à mort depuis plus de 200 ans dans cet État du Sud.<br />
<br />
Ce qu'on nous a dit, c'est qu'elle est dans un état critique, a déclaré un de ses avocats, Randy Spivey, lors d'une conférence de presse, exhortant le gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, à commuer la peine de Christa maintenant.<br />
<br />
Après avoir subi plus de 20 ans de détention à l'isolement et une tentative complète de la tuer par injection létale, Christa est la personne qui a subi le plus grand châtiment de toute l'histoire de la peine de mort aux États-Unis, a-t-il fait valoir.<br />
<br />
Le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, a appelé le Tennessee à renoncer définitivement à l'exécuter, soulignant que ce cas illustre les raisons pour lesquelles la peine de mort devrait être abolie, citant les souffrances prolongées – tant physiques que psychologiques –- causées par plusieurs tentatives d'exécution infructueuses.<br />
<br />
Le gouverneur a suspendu les exécutions prévues cette année et ordonné l'ouverture d'une enquête indépendante, mais a laissé entendre qu'il n'avait pas renoncé à la mise à mort de Christa Pike.<br />
<br />
Ma responsabilité est de faire appliquer les sentences prononcées par les jurys du Tennessee, même lorsque c'est difficile, et c'est exactement ce que nous avons l'intention de faire, a déclaré jeudi Bill Lee.<br />
<br />
Robin Maher, directrice de l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC), a dénoncé l'une des pires exécutions ratées de l'ère moderne de la peine de mort, dans des déclarations aux médias.<br />
<br />
L'administration pénitentiaire du Tennessee a affirmé avoir suivi à la lettre toutes les étapes du protocole d'exécution adopté par l'État, assurant que le produit utilisé dans ce protocole a toujours été efficace jusqu'à présent.<br />
<br />
Selon des témoins de l'exécution et ses avocats, Mme Pike a continué à respirer et à ronfler de façon audible après deux injections de pentobarbital, un puissant barbiturique utilisé à fortes doses dans les euthanasies vétérinaires, mais aussi dans l'aide au suicide dans les pays où cette pratique est légale.<br />
<br />
Plusieurs fois, elle a regardé dans la pièce. À un moment, elle a demandé à des responsables de la prison si elle était censée se sentir comme ça, a raconté sur CBS News Kim Chandler, une journaliste de l'agence Associated Press présente.<br />
<br />
<br />
La Cour suprême des États-Unis, à majorité conservatrice, avait autorisé mercredi l'exécution de Christa Pike, annulant un sursis accordé dans la matinée par une cour d'appel fédérale.<br />
<br />
Environ une heure avant l'horaire initialement prévu pour l'exécution, cette cour d'appel avait voulu se donner le temps de trancher sur la recevabilité d'un recours de la défense portant sur les violences sexuelles subies dans son enfance par Christa Pike.<br />
<br />
Ses avocats affirment que sa défense lors de son procès en 1996 n'avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, dont les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge.<br />
<br />
L'État du Tennessee avait reconnu pour la première fois ces violences en août, sans infléchir sa position, et le gouverneur Lee a refusé lundi de commuer sa peine.<br />
<br />
La dernière exécution d'une femme aux États-Unis remonte à celle en 2023, dans le Missouri, d'Amber McLaughlin, également la première femme transgenre exécutée dans le pays.<br />
<br />
Seules 18 femmes ont été exécutées depuis le rétablissement de la peine capitale aux États-Unis en 1976, soit à peine plus de 1 % du total, selon le DPIC.<br />
<br />
Depuis le début de l'année, 29 exécutions ont été réalisées aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride, toutes par injection létale.<br />
<br />
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans un centre de formation professionnelle. Elle-même était âgée de 18 ans à l'époque. Ses deux complices, également adolescents, ont échappé à la peine de mort.<br />
<br />
La peine capitale a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12779</guid>
      <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'exécution de Christa Pike, qui devait être la première femme exécutée au Tennessee depuis 200 ans, suspendue par la justice</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12773</link>
      <description>Une cour d'appel fédérale américaine a suspendu in extremis mercredi l'exécution de Christa Pike dans le Tennessee, qui devait être la première femme mise à mort dans cet État depuis plus de 200 ans.&#13;
&#13;
Dans une brève décision rendue environ une heure à peine avant l'exécution, la cour d'appel considère que « l'intérêt de la justice et le caractère définitif de l'exécution imminente de Mme Pike nécessitent un court sursis », dont elle ne précise pas la durée, afin d'examiner les arguments des deux parties.&#13;
&#13;
La cour d'appel doit trancher sur la recevabilité d'un recours de la défense visant à prendre en considération les violences sexuelles subies dans son enfance par Christa Pike, 50 ans.&#13;
&#13;
L'exécution par injection létale, prévue à 10 h locales (15 h GMT) à Nashville, aurait été la 30e depuis le début de l'année aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride (sud-est). Toutes ont été réalisées par cette même méthode.&#13;
&#13;
La dernière exécution d'une femme aux États-Unis remonte à celle d'Amber McLaughlin, 49 ans, dans le Missouri (centre), en 2023, qui était également la première femme transgenre à être exécutée dans le pays.&#13;
&#13;
Le gouverneur républicain du Tennessee (sud), Bill Lee, a rejeté lundi les demandes de commutation de peine de Christa Pike malgré les appels de nombreuses organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, et la Cour suprême des États-Unis a rejeté mardi son ultime demande de sursis.&#13;
&#13;
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans le programme de formation professionnelle Job Corps, à Knoxville, alors qu'elle-même était âgée de 18 ans, dans une affaire de rivalité amoureuse.&#13;
&#13;
Ses deux complices également adolescents, son petit ami de l'époque, âgé de 17 ans, et une autre jeune fille de 18 ans, ont échappé à la peine de mort. Le premier a été condamné à perpétuité et la seconde à une peine avec sursis en échange de son témoignage contre les deux autres.&#13;
&#13;
Les avocats de Christa Pike ont tenté en vain de faire valoir que sa défense lors de son procès en 1996 n'avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, en particulier les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge.&#13;
&#13;
Elle a été diagnostiquée tardivement avec un trouble bipolaire et un stress post-traumatique provoqué par les violences subies pendant son enfance.&#13;
&#13;
Au total, 18 femmes ont été exécutées aux États-Unis depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976, sur 1683 exécutions, selon l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC).&#13;
&#13;
Début septembre, des experts mandatés par l'ONU ont appelé à suspendre et à commuer la peine de Christa Pike qui serait le « paroxysme d'une existence de grave souffrance physique et psychologique marquée par des violences dans l'enfance et près de trois décennies de détention à l'isolement dans le couloir de la mort ».&#13;
&#13;
Les États continuant à appliquer la peine capitale doivent « respecter strictement les garanties du droit international », ont affirmé ces experts, citant le plein respect des droits de la défense, « la prise en compte individualisée de toutes les circonstances atténuantes, y compris le passé de traumatismes et de violences, et une véritable opportunité de demander une grâce ou une commutation de peine ».&#13;
&#13;
Au total, 47 exécutions ont eu lieu aux États-Unis en 2025, contre une vingtaine par an depuis une décennie, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.&#13;
&#13;
La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Une cour d'appel fédérale américaine a suspendu in extremis mercredi l'exécution de Christa Pike dans le Tennessee, qui devait être la première femme mise à mort dans cet État depuis plus de 200 ans.<br />
<br />
Dans une brève décision rendue environ une heure à peine avant l'exécution, la cour d'appel considère que « l'intérêt de la justice et le caractère définitif de l'exécution imminente de Mme Pike nécessitent un court sursis », dont elle ne précise pas la durée, afin d'examiner les arguments des deux parties.<br />
<br />
La cour d'appel doit trancher sur la recevabilité d'un recours de la défense visant à prendre en considération les violences sexuelles subies dans son enfance par Christa Pike, 50 ans.<br />
<br />
L'exécution par injection létale, prévue à 10 h locales (15 h GMT) à Nashville, aurait été la 30e depuis le début de l'année aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride (sud-est). Toutes ont été réalisées par cette même méthode.<br />
<br />
La dernière exécution d'une femme aux États-Unis remonte à celle d'Amber McLaughlin, 49 ans, dans le Missouri (centre), en 2023, qui était également la première femme transgenre à être exécutée dans le pays.<br />
<br />
Le gouverneur républicain du Tennessee (sud), Bill Lee, a rejeté lundi les demandes de commutation de peine de Christa Pike malgré les appels de nombreuses organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, et la Cour suprême des États-Unis a rejeté mardi son ultime demande de sursis.<br />
<br />
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans le programme de formation professionnelle Job Corps, à Knoxville, alors qu'elle-même était âgée de 18 ans, dans une affaire de rivalité amoureuse.<br />
<br />
Ses deux complices également adolescents, son petit ami de l'époque, âgé de 17 ans, et une autre jeune fille de 18 ans, ont échappé à la peine de mort. Le premier a été condamné à perpétuité et la seconde à une peine avec sursis en échange de son témoignage contre les deux autres.<br />
<br />
Les avocats de Christa Pike ont tenté en vain de faire valoir que sa défense lors de son procès en 1996 n'avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, en particulier les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge.<br />
<br />
Elle a été diagnostiquée tardivement avec un trouble bipolaire et un stress post-traumatique provoqué par les violences subies pendant son enfance.<br />
<br />
Au total, 18 femmes ont été exécutées aux États-Unis depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976, sur 1683 exécutions, selon l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC).<br />
<br />
Début septembre, des experts mandatés par l'ONU ont appelé à suspendre et à commuer la peine de Christa Pike qui serait le « paroxysme d'une existence de grave souffrance physique et psychologique marquée par des violences dans l'enfance et près de trois décennies de détention à l'isolement dans le couloir de la mort ».<br />
<br />
Les États continuant à appliquer la peine capitale doivent « respecter strictement les garanties du droit international », ont affirmé ces experts, citant le plein respect des droits de la défense, « la prise en compte individualisée de toutes les circonstances atténuantes, y compris le passé de traumatismes et de violences, et une véritable opportunité de demander une grâce ou une commutation de peine ».<br />
<br />
Au total, 47 exécutions ont eu lieu aux États-Unis en 2025, contre une vingtaine par an depuis une décennie, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.<br />
<br />
La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12773</guid>
      <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Le Tennessee suspend les exécutions capitales après l'échec d'une exécution</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12780</link>
      <description>Condamnée à mort dans le Tennessee, Christa Pike a survécu aux deux injections létales réalisées dans le cadre de son exécution capitale le 30 septembre.&#13;
&#13;
Dans la foulée, le gouverneur républicain, Bill Lee, a ordonné une enquête et suspendu les exécutions encore prévues en 2026.&#13;
&#13;
L'exécution avait déjà été stoppée une première fois, avec un court sursis de dernière minute (une heure avant l'exécution) octroyé par une cour d'appel fédérale avant que le Cour suprême des États-Unis&#13;
&#13;
Il s'agit, pour le Tennessee, de la deuxième exécution de l'année 2026 suspendue après avoir été amorcée. C'est par ailleurs le premier cas aux États-Unis où le condamné survit après l'injection réussie des produits létaux.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Condamnée à mort dans le Tennessee, Christa Pike a survécu aux deux injections létales réalisées dans le cadre de son exécution capitale le 30 septembre.<br />
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Dans la foulée, le gouverneur républicain, Bill Lee, a ordonné une enquête et suspendu les exécutions encore prévues en 2026.<br />
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L'exécution avait déjà été stoppée une première fois, avec un court sursis de dernière minute (une heure avant l'exécution) octroyé par une cour d'appel fédérale avant que le Cour suprême des États-Unis<br />
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Il s'agit, pour le Tennessee, de la deuxième exécution de l'année 2026 suspendue après avoir été amorcée. C'est par ailleurs le premier cas aux États-Unis où le condamné survit après l'injection réussie des produits létaux.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12780</guid>
      <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Sophie Fotiadi</author>
    </item>
    <item>
      <title>La Cour suprême autorise in extremis l'exécution d'une femme, très rare aux États-Unis</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12776</link>
      <description>La Cour suprême américaine a autorisé mercredi l'exécution de Christa Pike, qui devrait être la première femme mise à mort dans le Tennessee depuis plus de deux siècles, au terme d'une journée d'intense suspense judiciaire.&#13;
&#13;
La dernière exécution d'une femme aux États-Unis remonte à celle, en 2023 dans le Missouri (centre), d'Amber McLaughlin, qui était également la première femme transgenre à être exécutée dans le pays. Au total, 18 femmes ont été exécutées aux États-Unis depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976, soit à peine plus de 1 % des exécutions, selon l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC).&#13;
&#13;
Une cour d'appel fédérale avait suspendu dans la matinée l'exécution de Christa Pike, 50 ans, dans une brève décision rendue environ une heure avant l'horaire prévu pour sa mise à mort, à 10 h locales (15 h GMT) à Nashville.&#13;
&#13;
La cour d'appel lui avait accordé un « court sursis », d'une durée non précisée, pour se donner le temps de trancher sur la recevabilité d'un recours de la défense visant à prendre en considération les violences sexuelles subies dans son enfance par Christa Pike. Des violences que l'État du Tennessee a reconnues pour la première fois lors d'une audience en août, sans pour autant changer sa position.&#13;
&#13;
&#13;
« D'un moment à l'autre »&#13;
Mais la Cour suprême des États-Unis à majorité conservatrice, saisie en urgence par le Tennessee, a annulé ce sursis en fin de journée, contre l'avis des trois juges progressistes (sur neuf), autorisant l'État à exécuter la condamnée.&#13;
&#13;
Un des avocats de Christa Pike, Luke Ihnen, a déclaré à l'AFP dans la soirée s'attendre à ce que sa cliente soit exécutée « d'un moment à l'autre ».&#13;
&#13;
L'ordre d'exécution délivré par la justice du Tennessee court en principe jusqu'à mercredi à minuit (jeudi 5 h GMT). Si l'exécution n'est pas réalisée dans ce délai, les autorités devront solliciter une nouvelle date.&#13;
&#13;
Si cette exécution est réalisée mercredi, il s'agira de la 30e depuis le début de l'année aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride (sud-est). Toutes ont été réalisées par cette même méthode.&#13;
&#13;
Le gouverneur républicain du Tennessee (sud), Bill Lee, a rejeté lundi les demandes de commutation de peine de Christa Pike malgré les appels de nombreuses organisations de défense des droits de la personne, dont Amnesty International. La Cour suprême avait déjà rejeté mardi son ultime demande de sursis.&#13;
&#13;
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans le programme de formation professionnelle Job Corps, à Knoxville, alors qu'elle-même était âgée de 18 ans, dans une affaire de rivalité amoureuse.&#13;
&#13;
Ses deux complices également adolescents, son petit ami de l'époque, âgé de 17 ans, et une autre jeune fille de 18 ans, ont échappé à la peine de mort. Le premier a été condamné à perpétuité et la seconde à une peine avec sursis en échange de son témoignage contre les deux autres.&#13;
&#13;
« Toutes les circonstances atténuantes »&#13;
Les avocats de Christa Pike affirment que sa défense lors de son procès en 1996 n'avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, en particulier les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge.&#13;
&#13;
Elle a été diagnostiquée tardivement pour trouble bipolaire et stress post-traumatique provoqué par ces violences.&#13;
&#13;
Début septembre, des experts mandatés par l'ONU ont appelé à suspendre l'exécution et à commuer sa peine.&#13;
&#13;
Les États continuant à appliquer la peine capitale doivent « respecter strictement les garanties du droit international », dont le plein respect des droits de la défense, « la prise en compte individualisée de toutes les circonstances atténuantes, y compris le passé de traumatismes et de violences et une véritable opportunité de demander une grâce ou une commutation de peine », selon ces experts.&#13;
&#13;
Au total, 47 exécutions ont eu lieu aux États-Unis en 2025, contre une vingtaine par an depuis une décennie, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.&#13;
&#13;
La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La Cour suprême américaine a autorisé mercredi l'exécution de Christa Pike, qui devrait être la première femme mise à mort dans le Tennessee depuis plus de deux siècles, au terme d'une journée d'intense suspense judiciaire.<br />
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La dernière exécution d'une femme aux États-Unis remonte à celle, en 2023 dans le Missouri (centre), d'Amber McLaughlin, qui était également la première femme transgenre à être exécutée dans le pays. Au total, 18 femmes ont été exécutées aux États-Unis depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976, soit à peine plus de 1 % des exécutions, selon l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC).<br />
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Une cour d'appel fédérale avait suspendu dans la matinée l'exécution de Christa Pike, 50 ans, dans une brève décision rendue environ une heure avant l'horaire prévu pour sa mise à mort, à 10 h locales (15 h GMT) à Nashville.<br />
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La cour d'appel lui avait accordé un « court sursis », d'une durée non précisée, pour se donner le temps de trancher sur la recevabilité d'un recours de la défense visant à prendre en considération les violences sexuelles subies dans son enfance par Christa Pike. Des violences que l'État du Tennessee a reconnues pour la première fois lors d'une audience en août, sans pour autant changer sa position.<br />
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« D'un moment à l'autre »<br />
Mais la Cour suprême des États-Unis à majorité conservatrice, saisie en urgence par le Tennessee, a annulé ce sursis en fin de journée, contre l'avis des trois juges progressistes (sur neuf), autorisant l'État à exécuter la condamnée.<br />
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Un des avocats de Christa Pike, Luke Ihnen, a déclaré à l'AFP dans la soirée s'attendre à ce que sa cliente soit exécutée « d'un moment à l'autre ».<br />
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L'ordre d'exécution délivré par la justice du Tennessee court en principe jusqu'à mercredi à minuit (jeudi 5 h GMT). Si l'exécution n'est pas réalisée dans ce délai, les autorités devront solliciter une nouvelle date.<br />
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Si cette exécution est réalisée mercredi, il s'agira de la 30e depuis le début de l'année aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride (sud-est). Toutes ont été réalisées par cette même méthode.<br />
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Le gouverneur républicain du Tennessee (sud), Bill Lee, a rejeté lundi les demandes de commutation de peine de Christa Pike malgré les appels de nombreuses organisations de défense des droits de la personne, dont Amnesty International. La Cour suprême avait déjà rejeté mardi son ultime demande de sursis.<br />
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Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans le programme de formation professionnelle Job Corps, à Knoxville, alors qu'elle-même était âgée de 18 ans, dans une affaire de rivalité amoureuse.<br />
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Ses deux complices également adolescents, son petit ami de l'époque, âgé de 17 ans, et une autre jeune fille de 18 ans, ont échappé à la peine de mort. Le premier a été condamné à perpétuité et la seconde à une peine avec sursis en échange de son témoignage contre les deux autres.<br />
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« Toutes les circonstances atténuantes »<br />
Les avocats de Christa Pike affirment que sa défense lors de son procès en 1996 n'avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, en particulier les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge.<br />
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Elle a été diagnostiquée tardivement pour trouble bipolaire et stress post-traumatique provoqué par ces violences.<br />
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Début septembre, des experts mandatés par l'ONU ont appelé à suspendre l'exécution et à commuer sa peine.<br />
<br />
Les États continuant à appliquer la peine capitale doivent « respecter strictement les garanties du droit international », dont le plein respect des droits de la défense, « la prise en compte individualisée de toutes les circonstances atténuantes, y compris le passé de traumatismes et de violences et une véritable opportunité de demander une grâce ou une commutation de peine », selon ces experts.<br />
<br />
Au total, 47 exécutions ont eu lieu aux États-Unis en 2025, contre une vingtaine par an depuis une décennie, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.<br />
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La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12776</guid>
      <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
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