La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués dans le monde https://www.peinedemort.org/rss/depeches Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort dans le monde fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Sun, 19 Aug 2018 20:00:44 +0200 Fri, 17 Aug 2018 15:54:41 +0200 120 Un trafiquant de drogue malaisien condamné à mort en Thaïlande https://www.peinedemort.org/document/10049 Un Malaisien de 65 ans a été condamné à mort jeudi en Thaïlande pour trafic de drogue et blanchiment. Tun Hung Seong, 65 ans, avait été arrêté en avril 2017, la police ayant appris qu'il avait engagé un homme de main pour acheminer 282 kilos de méthamphétamine cristallisée en Malaisie. Il est aussi accusé d'avoir blanchi l'argent de la drogue dans des hôtels, bars et restaurants. Une Thaïlandaise de 64 ans, jugée à ses côtés, a également été condamnée à mort tandis qu'un Taiwanais et une autre Thaïlandaise ont été condamnés à la perpétuité après avoir reconnu les faits. La production de méthamphétamine cristallisée connaît un boom dans le Triangle d'Or, région aux confins de la Birmanie, la Thaïlande, du Laos et de la Chine. Environ 1,2 tonne de cette drogue de synthèse très addictive, dissimulée dans des paquets de thé en provenance de Birmanie, a été saisie en mai en Malaisie, un record pour ce pays d'Asie du Sud-Est. En Thaïlande, la législation anti-drogue est très dure: les petits trafiquants, parmi lesquels de nombreuses femmes, sont condamnés à de longues années de prison. Dans les cas les plus graves, le trafic est passible de la peine de mort. Depuis 1935, 326 condamnés ont été exécutés en Thaïlande. Mi-juin, un Thaïlandais de 26 ans a été tué par injection létale après avoir été reconnu coupable de meurtre. Cette exécution capitale, la première dans le pays depuis 2009, a suscité de multiples réactions à l'encontre de la junte militaire, arrivée au pouvoir par un coup d'Etat en 2014 et très critiquée pour son bilan sur les droits de l'homme.
Tun Hung Seong, 65 ans, avait été arrêté en avril 2017, la police ayant appris qu'il avait engagé un homme de main pour acheminer 282 kilos de méthamphétamine cristallisée en Malaisie.

Il est aussi accusé d'avoir blanchi l'argent de la drogue dans des hôtels, bars et restaurants.

Une Thaïlandaise de 64 ans, jugée à ses côtés, a également été condamnée à mort tandis qu'un Taiwanais et une autre Thaïlandaise ont été condamnés à la perpétuité après avoir reconnu les faits.

La production de méthamphétamine cristallisée connaît un boom dans le Triangle d'Or, région aux confins de la Birmanie, la Thaïlande, du Laos et de la Chine.

Environ 1,2 tonne de cette drogue de synthèse très addictive, dissimulée dans des paquets de thé en provenance de Birmanie, a été saisie en mai en Malaisie, un record pour ce pays d'Asie du Sud-Est.

En Thaïlande, la législation anti-drogue est très dure: les petits trafiquants, parmi lesquels de nombreuses femmes, sont condamnés à de longues années de prison. Dans les cas les plus graves, le trafic est passible de la peine de mort.

Depuis 1935, 326 condamnés ont été exécutés en Thaïlande.

Mi-juin, un Thaïlandais de 26 ans a été tué par injection létale après avoir été reconnu coupable de meurtre.

Cette exécution capitale, la première dans le pays depuis 2009, a suscité de multiples réactions à l'encontre de la junte militaire, arrivée au pouvoir par un coup d'Etat en 2014 et très critiquée pour son bilan sur les droits de l'homme.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10049 Thu, 16 Aug 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Libye: 45 miliciens condamnés à mort pour avoir tué des manifestants en 2011 https://www.peinedemort.org/document/10047 Tripoli - Une cour libyenne a condamné mercredi à mort 45 miliciens accusés d'avoir tué des manifestants protestant contre le régime de Mouammar Kadhafi pendant la révolte populaire de 2011, a indiqué le ministère de la Justice. C'est la première fois depuis la fin de la révolte qui renversa le dictateur Kadhafi qu'un si grand nombre de personnes sont condamnées à mort dans un seul procès. Selon un communiqué du ministère, le verdict a été prononcé à l'encontre de 122 personnes, toute en détention et jugées dans cette affaire. La Cour criminelle de Tripoli a statué en présence des avocats et des proches des accusés, dans l'affaire connue sous le nom du "périphérique d'Abou Slim", un quartier de la capitale libyenne qui était acquis au régime Kadhafi et où ont été tués les manifestants, selon le communiqué. Elle a condamné à mort par fusillade 45 miliciens, 54 personnes à cinq ans de prison et a acquitté 22 autres. Une personne jugée dans ce procès qui dure depuis des années a été libérée dans le cadre d'une amnistie. Trois dossiers avaient été clos pour une raison non précisée et trois car les accusés sont morts. L'affaire remonte au 21 août 2011, date du début de la "libération" de Tripoli du régime Kadhafi, six mois après le déclenchement de la révolte. Des miliciens pro-Kadhafi avaient alors ouvert le feu et tué des dizaines de manifestants près du quartier d'Abou Slim. Mouammar Kadhafi, qui a dirigé pendant des décennies la Libye d'une main de fer, a été capturé et tué par les rebelles en octobre 2011 près de sa ville natale de Syrte. Depuis, ce riche pays pétrolier est plongé dans l'instabilité, avec deux autorités politiques rivales, le gouvernement d'union nationale à Tripoli, reconnu par la communauté internationale, et un cabinet parallèle dans l'est du pays, soutenu par le puissant maréchal Khalifa Haftar. En outre, faute d'un pouvoir central structuré, la Libye est devenue une plaque tournante du trafic de migrants vers l'Europe et un repaire pour les groupes jihadistes, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique dans le sud du pays. Acteurs politiques et milices continuent à se disputer le contrôle du pays, rendant incertaine toute échéance électorale voulue par les Occidentaux notamment la France. Réunis à Paris fin mai par le président Emmanuel Macron, quatre principaux protagonistes du conflit s'étaient engagés, sans pourtant signer de texte, à organiser des élections avant la fin de l'année. Mais un référendum doit être organisé sur un projet de Constitution, et une loi électorale rédigée et adoptée avant d'éventuelles élections. Entretemps, le quotidien des Libyens, désabusés, est de plus en plus difficile. Les services sont défaillants et ils doivent faire face à des pénuries d'électricité, de carburant et de liquidités en plus d'une hausse vertigineuse des prix des produits de base.
C'est la première fois depuis la fin de la révolte qui renversa le dictateur Kadhafi qu'un si grand nombre de personnes sont condamnées à mort dans un seul procès.

Selon un communiqué du ministère, le verdict a été prononcé à l'encontre de 122 personnes, toute en détention et jugées dans cette affaire.

La Cour criminelle de Tripoli a statué en présence des avocats et des proches des accusés, dans l'affaire connue sous le nom du "périphérique d'Abou Slim", un quartier de la capitale libyenne qui était acquis au régime Kadhafi et où ont été tués les manifestants, selon le communiqué.

Elle a condamné à mort par fusillade 45 miliciens, 54 personnes à cinq ans de prison et a acquitté 22 autres. Une personne jugée dans ce procès qui dure depuis des années a été libérée dans le cadre d'une amnistie. Trois dossiers avaient été clos pour une raison non précisée et trois car les accusés sont morts.

L'affaire remonte au 21 août 2011, date du début de la "libération" de Tripoli du régime Kadhafi, six mois après le déclenchement de la révolte. Des miliciens pro-Kadhafi avaient alors ouvert le feu et tué des dizaines de manifestants près du quartier d'Abou Slim.

Mouammar Kadhafi, qui a dirigé pendant des décennies la Libye d'une main de fer, a été capturé et tué par les rebelles en octobre 2011 près de sa ville natale de Syrte.

Depuis, ce riche pays pétrolier est plongé dans l'instabilité, avec deux autorités politiques rivales, le gouvernement d'union nationale à Tripoli, reconnu par la communauté internationale, et un cabinet parallèle dans l'est du pays, soutenu par le puissant maréchal Khalifa Haftar.

En outre, faute d'un pouvoir central structuré, la Libye est devenue une plaque tournante du trafic de migrants vers l'Europe et un repaire pour les groupes jihadistes, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique dans le sud du pays.

Acteurs politiques et milices continuent à se disputer le contrôle du pays, rendant incertaine toute échéance électorale voulue par les Occidentaux notamment la France.

Réunis à Paris fin mai par le président Emmanuel Macron, quatre principaux protagonistes du conflit s'étaient engagés, sans pourtant signer de texte, à organiser des élections avant la fin de l'année.

Mais un référendum doit être organisé sur un projet de Constitution, et une loi électorale rédigée et adoptée avant d'éventuelles élections.

Entretemps, le quotidien des Libyens, désabusés, est de plus en plus difficile. Les services sont défaillants et ils doivent faire face à des pénuries d'électricité, de carburant et de liquidités en plus d'une hausse vertigineuse des prix des produits de base.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10047 Wed, 15 Aug 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Libye : 45 partisans de Mouammar Kadhafi condamnés à mort pour avoir exécuté des manifestants en 2011 https://www.peinedemort.org/document/10048 TRIPOLI, 15 août (Xinhua) -- Mercredi, la Cour d'appel de Libye a condamné à mort 45 partisans du régime de l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi pour avoir exécuté des manifestants à Tripoli, la capitale du pays, au cours du soulèvement de 2011, a indiqué le ministère de la Justice. "Le Deuxième parquet judiciaire de la Cour d'appel de Tripoli a rendu un verdict sur l'affaire de l'autoroute Abou Salim (...), dans laquelle 128 personnes ont été mises en accusation", a déclaré le ministère dans un communiqué. Parmi ces 128 accusés, 99 ont été reconnus coupables, et 45 ont été condamnés à mort, selon le ministère. L'affaire remonte au 21 août 2011, lorsque des partisans du régime de Mouammar Kadhafi ont assassiné un certain nombre de civils qui manifestaient près de l'autoroute à Tripoli. Des enregistrements vidéo ont révélé que les partisans du régime avaient forcé les manifestants à s'agenouiller, avant de les exécuter sommairement.
"Le Deuxième parquet judiciaire de la Cour d'appel de Tripoli a rendu un verdict sur l'affaire de l'autoroute Abou Salim (...), dans laquelle 128 personnes ont été mises en accusation", a déclaré le ministère dans un communiqué.

Parmi ces 128 accusés, 99 ont été reconnus coupables, et 45 ont été condamnés à mort, selon le ministère.

L'affaire remonte au 21 août 2011, lorsque des partisans du régime de Mouammar Kadhafi ont assassiné un certain nombre de civils qui manifestaient près de l'autoroute à Tripoli.

Des enregistrements vidéo ont révélé que les partisans du régime avaient forcé les manifestants à s'agenouiller, avant de les exécuter sommairement.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10048 Wed, 15 Aug 2018 00:00:00 +0200 Xinhua
La première exécution d'un prisonnier au fentanyl a eu lieu aux Etats-Unis https://www.peinedemort.org/document/10044 L'Etat du Nebraska a procédé mardi matin à la première exécution aux Etats-Unis d'un prisonnier par une injection létale contenant du fentanyl, un opiacé puissant à l'usage controversé. Carey Dean Moore, 60 ans, avait été condamné à mort pour le meurtre de deux chauffeurs de taxi en 1979. Son décès a été prononcé à 10H47 (15H47 GMT) mardi. L'exécution a duré une vingtaine de minutes, a indiqué Scott Frakes, directeur du Département des services pénitentiaires du Nebraska (centre). "Je reconnais que l'exécution d'aujourd'hui touche de nombreuses personnes à plusieurs niveaux", a-t-il ajouté, précisant qu'elle avait été menée avec "professionnalisme, respect de la procédure et dignité pour toutes les parties impliquées". "Calme et posé", selon les médias présents sur place, Moore s'est tourné vers ses proches, notamment son frère, pour leur demander pardon et leur adresser ses derniers mots, "je vous aime", à trois reprises. On lui a ensuite administré un cocktail de quatre substances, dont trois n'avaient encore jamais été utilisées lors d'une exécution: le sédatif diazépam, le puissant analgésique fentanyl, le relaxant musculaire cisatracurium et du chlorure de potassium, qui arrête le coeur. L'usage du fentanyl, responsable de dizaines de milliers de morts par overdose aux Etats-Unis, est particulièrement décrié. Cet opiacé est cinquante fois plus puissant que l'héroïne et près de cent fois plus puissant que la morphine. Dans le but de protéger sa réputation, un laboratoire pharmaceutique allemand avait engagé une procédure judiciaire pour bloquer l'exécution de Moore, affirmant que le Nebraska avait illégalement obtenu des produits auprès de sa société. "Fresenius Kabi ne prend pas position sur la peine capitale" mais "s'oppose à l'utilisation de ses produits à cette fin et ne vend donc pas certains médicaments aux établissements pénitentiaires", avait déclaré le laboratoire dans sa plainte au civil. Un appel rejeté par un tribunal fédéral, qui a donné lundi son feu vert à l'exécution. - 38 ans de couloir de la mort - Pour Robert Dunham, directeur du Centre d'information sur la peine de mort, cette première exécution au fentanyl dans le Nebraska "montre que les Etats sont à la recherche de produits disponibles". Les cocktails létaux sont devenus difficiles à obtenir en raison de l'opposition du public et de la réticence, ou de l'hostilité pure et simple, des laboratoires pharmaceutiques à les vendre aux prisons pour procéder à des exécutions. Un procès intenté en juillet par le laboratoire pharmaceutique Alvogen a temporairement interrompu une exécution capitale dans le Nevada. L'ACLU, puissante organisation américaine de défense des droits civiques, a également demandé lundi à la justice du Nebraska le report de l'exécution de Moore. Les avocats ont argué que sa peine avait été automatiquement commuée en peine de prison à perpétuité en 2015 quand le Nebraska a aboli la peine capitale, un an avant que les électeurs ne la rétablissent par référendum. Cet Etat rural du centre du pays n'avait plus exécuté de prisonnier depuis 1997. Il s'agit de la première mise à mort par injection létale de son histoire. Carey Dean Moore, qui a passé 38 ans dans le couloir de la mort, avait fait savoir qu'il ne voulait plus que l'exécution soit repoussée. Il n'avait que 22 ans lorsqu'il a été condamné à mort pour le meurtre de deux chauffeurs de taxi à Omaha, en août 1979, à cinq jours d'intervalle. Il a reconnu avoir tué par balle le premier chauffeur au cours d'un braquage avec son frère jumeau. Il a écrit en 2007 avoir tué le second à la fin d'une course pour "(se) prouver bêtement" qu'il était capable "d'enlever tout seul la vie d'un homme". Quelque seize prisonniers ont désormais été exécutés aux Etats-Unis depuis le début de l'année, selon le Centre d'information sur la peine de mort. La moitié de ces exécutions ont eu lieu au Texas (sud), qui n'utilise qu'une seule substance pour ses injections létales: le pentobarbital, un sédatif provoquant à forte dose un arrêt respiratoire.
Carey Dean Moore, 60 ans, avait été condamné à mort pour le meurtre de deux chauffeurs de taxi en 1979.

Son décès a été prononcé à 10H47 (15H47 GMT) mardi. L'exécution a duré une vingtaine de minutes, a indiqué Scott Frakes, directeur du Département des services pénitentiaires du Nebraska (centre).

"Je reconnais que l'exécution d'aujourd'hui touche de nombreuses personnes à plusieurs niveaux", a-t-il ajouté, précisant qu'elle avait été menée avec "professionnalisme, respect de la procédure et dignité pour toutes les parties impliquées".

"Calme et posé", selon les médias présents sur place, Moore s'est tourné vers ses proches, notamment son frère, pour leur demander pardon et leur adresser ses derniers mots, "je vous aime", à trois reprises.

On lui a ensuite administré un cocktail de quatre substances, dont trois n'avaient encore jamais été utilisées lors d'une exécution: le sédatif diazépam, le puissant analgésique fentanyl, le relaxant musculaire cisatracurium et du chlorure de potassium, qui arrête le coeur.

L'usage du fentanyl, responsable de dizaines de milliers de morts par overdose aux Etats-Unis, est particulièrement décrié. Cet opiacé est cinquante fois plus puissant que l'héroïne et près de cent fois plus puissant que la morphine.

Dans le but de protéger sa réputation, un laboratoire pharmaceutique allemand avait engagé une procédure judiciaire pour bloquer l'exécution de Moore, affirmant que le Nebraska avait illégalement obtenu des produits auprès de sa société.

"Fresenius Kabi ne prend pas position sur la peine capitale" mais "s'oppose à l'utilisation de ses produits à cette fin et ne vend donc pas certains médicaments aux établissements pénitentiaires", avait déclaré le laboratoire dans sa plainte au civil.

Un appel rejeté par un tribunal fédéral, qui a donné lundi son feu vert à l'exécution.

- 38 ans de couloir de la mort -

Pour Robert Dunham, directeur du Centre d'information sur la peine de mort, cette première exécution au fentanyl dans le Nebraska "montre que les Etats sont à la recherche de produits disponibles".

Les cocktails létaux sont devenus difficiles à obtenir en raison de l'opposition du public et de la réticence, ou de l'hostilité pure et simple, des laboratoires pharmaceutiques à les vendre aux prisons pour procéder à des exécutions.

Un procès intenté en juillet par le laboratoire pharmaceutique Alvogen a temporairement interrompu une exécution capitale dans le Nevada.

L'ACLU, puissante organisation américaine de défense des droits civiques, a également demandé lundi à la justice du Nebraska le report de l'exécution de Moore.

Les avocats ont argué que sa peine avait été automatiquement commuée en peine de prison à perpétuité en 2015 quand le Nebraska a aboli la peine capitale, un an avant que les électeurs ne la rétablissent par référendum.

Cet Etat rural du centre du pays n'avait plus exécuté de prisonnier depuis 1997. Il s'agit de la première mise à mort par injection létale de son histoire.

Carey Dean Moore, qui a passé 38 ans dans le couloir de la mort, avait fait savoir qu'il ne voulait plus que l'exécution soit repoussée.

Il n'avait que 22 ans lorsqu'il a été condamné à mort pour le meurtre de deux chauffeurs de taxi à Omaha, en août 1979, à cinq jours d'intervalle. Il a reconnu avoir tué par balle le premier chauffeur au cours d'un braquage avec son frère jumeau.

Il a écrit en 2007 avoir tué le second à la fin d'une course pour "(se) prouver bêtement" qu'il était capable "d'enlever tout seul la vie d'un homme".

Quelque seize prisonniers ont désormais été exécutés aux Etats-Unis depuis le début de l'année, selon le Centre d'information sur la peine de mort.

La moitié de ces exécutions ont eu lieu au Texas (sud), qui n'utilise qu'une seule substance pour ses injections létales: le pentobarbital, un sédatif provoquant à forte dose un arrêt respiratoire. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10044 Tue, 14 Aug 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Egypte : nouvelle peine de prison à vie pour le chef des Frères musulmans https://www.peinedemort.org/document/10046 Un tribunal en Egypte a condamné à la prison à vie le guide suprême des Frères musulmans Mohamed Badie et d'autres responsables de la confrérie islamiste pour des manifestations violentes qui se sont déroulées en 2013, a annoncé leur avocat dimanche. Les Frères musulmans sont la cible d'une répression judiciaire depuis que l'armée a destitué à l'été 2013 le président Mohamed Morsi - lui-même issu de la confrérie -, après des manifestations monstres réclamant son départ. Dimanche, le tribunal a aussi condamné à la perpétuité quatre hauts responsables des Frères, notamment Essam al-Erian, Mohamed al-Beltagui et Safwat Hegazi, a indiqué à l'AFP leur avocat, Abdelmoneim Abdelmaqsoud. La peine de prison à vie se traduit par 25 années de détention au maximum en Egypte. Quatre autres co-accusés ont par ailleurs été condamnés à des peines de prison allant de 10 à 15 ans, selon l'avocat. "Nous allons faire appel de ces verdicts dans les 60 jours", a souligné M. Abdelmaqsoud. Les faits remontent à juillet 2013, après l'éviction de M. Morsi, quand une manifestation de soutien aux Frères musulmans avait dégénéré en violences, faisant six morts, dont un enfant, dans un quartier de l'ouest du Caire. Ces dirigeants des Frères musulmans ont notamment été condamnés pour rassemblement non autorisé, tentative de meurtre et port d'armes à feu. Tout comme M. Morsi, M. Badie a par le passé déjà été condamné à mort ou à la prison à vie dans plusieurs procès. Après l'éviction de M. Morsi, ses partisans organisaient régulièrement des manifestations pour appeler au retour du président islamiste, et leurs rassemblements dégénéraient souvent en affrontements avec les forces de sécurité ou des civils. Il s'agit du second verdict dans cette affaire. En septembre 2014, un tribunal de première instance avait prononcé des peines de prison à vie pour les accusés, mais la Cour de cassation avait annulé ces jugements en 2015 et ordonné un nouveau procès Les Frères musulmans sont la cible d'une répression judiciaire depuis que l'armée a destitué à l'été 2013 le président Mohamed Morsi - lui-même issu de la confrérie -, après des manifestations monstres réclamant son départ.

Dimanche, le tribunal a aussi condamné à la perpétuité quatre hauts responsables des Frères, notamment Essam al-Erian, Mohamed al-Beltagui et Safwat Hegazi, a indiqué à l'AFP leur avocat, Abdelmoneim Abdelmaqsoud. La peine de prison à vie se traduit par 25 années de détention au maximum en Egypte. Quatre autres co-accusés ont par ailleurs été condamnés à des peines de prison allant de 10 à 15 ans, selon l'avocat.
"Nous allons faire appel de ces verdicts dans les 60 jours", a souligné M. Abdelmaqsoud.

Les faits remontent à juillet 2013, après l'éviction de M. Morsi, quand une manifestation de soutien aux Frères musulmans avait dégénéré en violences, faisant six morts, dont un enfant, dans un quartier de l'ouest du Caire. Ces dirigeants des Frères musulmans ont notamment été condamnés pour rassemblement non autorisé, tentative de meurtre et port d'armes à feu.
Tout comme M. Morsi, M. Badie a par le passé déjà été condamné à mort ou à la prison à vie dans plusieurs procès.

Après l'éviction de M. Morsi, ses partisans organisaient régulièrement des manifestations pour appeler au retour du président islamiste, et leurs rassemblements dégénéraient souvent en affrontements avec les forces de sécurité ou des civils.

Il s'agit du second verdict dans cette affaire. En septembre 2014, un tribunal de première instance avait prononcé des peines de prison à vie pour les accusés, mais la Cour de cassation avait annulé ces jugements en 2015 et ordonné un nouveau procès]]>
https://www.peinedemort.org/document/10046 Sun, 12 Aug 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Tennessee: exécution d'un Américain condamné à mort pour le meurtre d'une enfant https://www.peinedemort.org/document/10039 (Agence France-Presse) Chicago - Un Américain reconnu coupable du viol et du meurtre d'une enfant a été exécuté jeudi dans le Tennessee à l'aide d'un cocktail létal controversé, après que la Cour suprême a rejeté un recours de ses avocats. Il s'agit de la première exécution dans cet État du sud des États-Unis depuis 2009. « Je voudrais juste dire que je suis vraiment désolé. Et c'est... c'est tout », a dit Billy Ray Irick, 59 ans, avant de se voir administrer l'injection mortelle à Nashville. Il avait été condamné en 1986 pour le viol et le meurtre d'une enfant de sept ans, Paula Dyer. Ses avocats avaient plaidé un passif de grave maladie mentale. Dans une requête devant la Cour suprême, les avocats ont contesté le protocole d'injection létale, qui contient le puissant sédatif controversé midazolam. La Cour a rejeté la demande. Mais une magistrate de la haute cour, Sonia Sotomayor, s'est demandée si l'exécution n'équivaudrait pas à de la « barbarie ». « Les experts médicaux ont minutieusement expliqué comment le cocktail de trois médicaments que le Tennessee prévoit d'injecter dans les veines d'Irick lui fera ressentir des sensations de noyade, de suffocation et de vive brûlure de l'intérieur », a écrit Mme Sotomayor. « Si la loi permet que cette exécution se fasse malgré les horribles dernières minutes qu'Irick pourrait bien vivre, alors nous avons cessé d'être une nation civilisée et nous avons accepté la barbarie ». Trois des 14 exécutions effectuées aux États-Unis cette année ont utilisé du midazolam, selon le Death Penalty Information Center. Mais le médicament a fait l'objet de multiples recours en justice. L'Ohio avait suspendu les exécutions en 2014 après celle, ayant utilisé du midazolam, de Dennis McGuire, décédé après 25 longues minutes qui l'avaient vu suffoquer et se débattre. Un Américain reconnu coupable du viol et du meurtre d'une enfant a été exécuté jeudi dans le Tennessee à l'aide d'un cocktail létal controversé, après que la Cour suprême a rejeté un recours de ses avocats.

Il s'agit de la première exécution dans cet État du sud des États-Unis depuis 2009.

« Je voudrais juste dire que je suis vraiment désolé. Et c'est... c'est tout », a dit Billy Ray Irick, 59 ans, avant de se voir administrer l'injection mortelle à Nashville.

Il avait été condamné en 1986 pour le viol et le meurtre d'une enfant de sept ans, Paula Dyer. Ses avocats avaient plaidé un passif de grave maladie mentale.

Dans une requête devant la Cour suprême, les avocats ont contesté le protocole d'injection létale, qui contient le puissant sédatif controversé midazolam.


La Cour a rejeté la demande. Mais une magistrate de la haute cour, Sonia Sotomayor, s'est demandée si l'exécution n'équivaudrait pas à de la « barbarie ».

« Les experts médicaux ont minutieusement expliqué comment le cocktail de trois médicaments que le Tennessee prévoit d'injecter dans les veines d'Irick lui fera ressentir des sensations de noyade, de suffocation et de vive brûlure de l'intérieur », a écrit Mme Sotomayor.

« Si la loi permet que cette exécution se fasse malgré les horribles dernières minutes qu'Irick pourrait bien vivre, alors nous avons cessé d'être une nation civilisée et nous avons accepté la barbarie ».

Trois des 14 exécutions effectuées aux États-Unis cette année ont utilisé du midazolam, selon le Death Penalty Information Center.

Mais le médicament a fait l'objet de multiples recours en justice.

L'Ohio avait suspendu les exécutions en 2014 après celle, ayant utilisé du midazolam, de Dennis McGuire, décédé après 25 longues minutes qui l'avaient vu suffoquer et se débattre.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10039 Fri, 10 Aug 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Une pharmaceutique allemande s'oppose à une exécution au Nebraska https://www.peinedemort.org/document/10041 (Agence France-Presse) Chicago - Dans le but de protéger sa réputation, un laboratoire pharmaceutique allemand a engagé une procédure judiciaire pour stopper une condamnation à mort par injection létale dans le Nebraska, affirmant que l'État américain a illégalement obtenu des produits auprès de sa société. Fresenius Kabi a déposé son action en justice mardi soir, affirmant que le Nebraska prévoyait d'utiliser deux de ses médicaments le 14 août, pour ôter la vie à Carey Dean Moore, condamné à mort pour le meurtre de deux chauffeurs de taxi en 1979. L'État américain prévoit d'utiliser quatre médicaments - le sédatif diazépam, le puissant analgésique fentanyl, le relaxant musculaire cisatracurium et du chlorure de potassium, qui arrête le coeur. Fresenius Kabi croit que ces deux derniers médicaments proviennent de chez lui et demande à un juge fédéral de rendre une ordonnance qui empêche temporairement ou définitivement l'État d'utiliser ses produits injectables. «Fresenius Kabi ne prend pas position sur la peine capitale», mais «s'oppose à l'utilisation de ses produits à cette fin et ne vend donc pas certains médicaments aux établissements pénitentiaires», a déclaré la société dans sa plainte au civil. «Ces médicaments, s'ils ont été fabriqués par Fresenius Kabi, n'ont pu être obtenus qu'en contradiction et en violation des contrats de distribution que l'entreprise a mis en place et donc par des moyens inappropriés ou illégaux». Fresenius Kabi estime que les peines capitales sont rejetées par une majorité en Europe et que cela porterait «grandement atteinte à sa réputation». L'État du Nebraska n'a rendu publiques que de rares informations sur le cocktail médicamenteux et n'a pas divulgué leur provenance. «Les produits pour injections létales du Nebraska ont été achetés légalement et conformément à l'obligation de l'État d'exécuter les peines capitales dans un cadre légal», a déclaré le bureau du procureur général dans une brève déclaration. Les cocktails létaux sont devenus difficiles à obtenir en raison de l'opposition du public et de la réticence, ou de l'hostilité pure et simple, des laboratoires pharmaceutiques à les vendre aux prisons pour procéder à des exécutions. Le mois dernier, un procès similaire intenté par le laboratoire pharmaceutique Alvogen a temporairement interrompu une exécution capitale dans le Nevada. Si la condamnation à mort était exécutée, ce serait la première dans le Nebraska depuis 21 ans, la toute première par injection létale. Dans le but de protéger sa réputation, un laboratoire pharmaceutique allemand a engagé une procédure judiciaire pour stopper une condamnation à mort par injection létale dans le Nebraska, affirmant que l'État américain a illégalement obtenu des produits auprès de sa société.

Fresenius Kabi a déposé son action en justice mardi soir, affirmant que le Nebraska prévoyait d'utiliser deux de ses médicaments le 14 août, pour ôter la vie à Carey Dean Moore, condamné à mort pour le meurtre de deux chauffeurs de taxi en 1979.

L'État américain prévoit d'utiliser quatre médicaments - le sédatif diazépam, le puissant analgésique fentanyl, le relaxant musculaire cisatracurium et du chlorure de potassium, qui arrête le coeur.

Fresenius Kabi croit que ces deux derniers médicaments proviennent de chez lui et demande à un juge fédéral de rendre une ordonnance qui empêche temporairement ou définitivement l'État d'utiliser ses produits injectables.

«Fresenius Kabi ne prend pas position sur la peine capitale», mais «s'oppose à l'utilisation de ses produits à cette fin et ne vend donc pas certains médicaments aux établissements pénitentiaires», a déclaré la société dans sa plainte au civil.


«Ces médicaments, s'ils ont été fabriqués par Fresenius Kabi, n'ont pu être obtenus qu'en contradiction et en violation des contrats de distribution que l'entreprise a mis en place et donc par des moyens inappropriés ou illégaux».

Fresenius Kabi estime que les peines capitales sont rejetées par une majorité en Europe et que cela porterait «grandement atteinte à sa réputation».

L'État du Nebraska n'a rendu publiques que de rares informations sur le cocktail médicamenteux et n'a pas divulgué leur provenance.

«Les produits pour injections létales du Nebraska ont été achetés légalement et conformément à l'obligation de l'État d'exécuter les peines capitales dans un cadre légal», a déclaré le bureau du procureur général dans une brève déclaration.

Les cocktails létaux sont devenus difficiles à obtenir en raison de l'opposition du public et de la réticence, ou de l'hostilité pure et simple, des laboratoires pharmaceutiques à les vendre aux prisons pour procéder à des exécutions.

Le mois dernier, un procès similaire intenté par le laboratoire pharmaceutique Alvogen a temporairement interrompu une exécution capitale dans le Nevada.

Si la condamnation à mort était exécutée, ce serait la première dans le Nebraska depuis 21 ans, la toute première par injection létale.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10041 Thu, 09 Aug 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Un tribunal égyptien condamne à mort 45 personnes impliquées dans un combat armé meurtrier https://www.peinedemort.org/document/10043 LE CAIRE, 8 août (Xinhua) -- Mercredi, un tribunal pénal égyptien a condamné à mort 45 personnes impliquées dans un combat armé qui a fait trois morts dans la province côtière d'Alexandrie. Quatre de ces personnes étaient en détention et les 41 autres ont été condamnées par contumace, selon l'agence de presse MENA. Les faits remontent à 2012 : un violent combat avait éclaté entre deux grandes familles qui avaient utilisé des couteaux, des armes à feu et des cocktails Molotov. Trois personnes avaient été tuées. Le verdict n'est pas définitif et les accusés ont encore la possibilité de faire appel. Le nombre des combats armés a augmenté en Égypte au cours des dernières décennies, notamment à cause de la prévalence des armes acquises sans permis et des armes de corps à corps, principalement dans les bidonvilles et dans les zones déshéritées et reculées. En début de semaine, trois personnes ont trouvé la mort lors d'un échange de coups de feu entre deux familles, pour un morceau de terrain, dans la province de la Nouvelle-Vallée, dans le sud du pays.
Quatre de ces personnes étaient en détention et les 41 autres ont été condamnées par contumace, selon l'agence de presse MENA.

Les faits remontent à 2012 : un violent combat avait éclaté entre deux grandes familles qui avaient utilisé des couteaux, des armes à feu et des cocktails Molotov. Trois personnes avaient été tuées.

Le verdict n'est pas définitif et les accusés ont encore la possibilité de faire appel.

Le nombre des combats armés a augmenté en Égypte au cours des dernières décennies, notamment à cause de la prévalence des armes acquises sans permis et des armes de corps à corps, principalement dans les bidonvilles et dans les zones déshéritées et reculées.

En début de semaine, trois personnes ont trouvé la mort lors d'un échange de coups de feu entre deux familles, pour un morceau de terrain, dans la province de la Nouvelle-Vallée, dans le sud du pays.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10043 Wed, 08 Aug 2018 00:00:00 +0200 Xinhua
Peine de mort envisagée au Bangladesh en cas d'accident de la route «délibéré» https://www.peinedemort.org/document/10035 Le gouvernement bangladais a proposé lundi la peine de mort en cas d'accident de la route mortel « causé délibérément » pour apaiser les manifestations contre l'insécurité routière qui ont lieu depuis plus d'une semaine, tandis que de nouveaux heurts ont opposé manifestants étudiants et police. Le ministre de la Justice et des Lois, Anisul Huq, a déclaré lundi que le gouvernement a approuvé une loi autorisant la peine capitale « si l'enquête prouve que la mort dans un accident de la route a été causée délibérément ». Cette déclaration fait suite aux manifestations qui se sont multipliées ces derniers jours à travers le pays, après la mort de deux jeunes percutés par un bus qui roulait trop vite. Dans le quartier de Rampura à Dacca, des heurts ont opposé lundi des centaines d'étudiants à la police, qui a utilisé des gaz lacrymogènes pour les disperser, a affirmé le chef de la police locale, Rafiqul Islam. « Ils ont tenté de mettre le feu à un camp de police », a-t-il dit en ajoutant que quatre policiers ont été blessés. Des étudiants ont raconté que la police a tiré des balles de caoutchouc sur les manifestants dans le quartier de deux universités privées et que des membres de la branche étudiante du parti au pouvoir, la Ligue Awami, les ont attaqués à l'aide de matraques et de briques. « La situation est grave, nous avons conduit au moins trois étudiants à l'hôpital », a précisé l'un d'entre eux, Z. Mallick. De nombreuses personnes ont été blessées depuis samedi par les gaz lacrymogènes et par les attaques de groupes fidèles au gouvernement contre des manifestants, des photographes et contre la voiture de l'ambassadrice américaine. Au cours des neuf derniers jours, des dizaines de milliers d'étudiants ont mis le feu à huit bus et ont bloqué la capitale Dacca ainsi que d'autres parties du pays pour réclamer une meilleure sécurité routière. Attirant la presse étrangère et provoquant des critiques de l'ONU et d'associations de défense des droits de la personne, ces affrontements se sont transformés en véritable mise à l'épreuve pour le gouvernement de la première ministre Sheikh Hasina, à un peu moins de quatre mois des élections.
Le ministre de la Justice et des Lois, Anisul Huq, a déclaré lundi que le gouvernement a approuvé une loi autorisant la peine capitale « si l'enquête prouve que la mort dans un accident de la route a été causée délibérément ».

Cette déclaration fait suite aux manifestations qui se sont multipliées ces derniers jours à travers le pays, après la mort de deux jeunes percutés par un bus qui roulait trop vite.

Dans le quartier de Rampura à Dacca, des heurts ont opposé lundi des centaines d'étudiants à la police, qui a utilisé des gaz lacrymogènes pour les disperser, a affirmé le chef de la police locale, Rafiqul Islam.

« Ils ont tenté de mettre le feu à un camp de police », a-t-il dit en ajoutant que quatre policiers ont été blessés.

Des étudiants ont raconté que la police a tiré des balles de caoutchouc sur les manifestants dans le quartier de deux universités privées et que des membres de la branche étudiante du parti au pouvoir, la Ligue Awami, les ont attaqués à l'aide de matraques et de briques.

« La situation est grave, nous avons conduit au moins trois étudiants à l'hôpital », a précisé l'un d'entre eux, Z. Mallick.

De nombreuses personnes ont été blessées depuis samedi par les gaz lacrymogènes et par les attaques de groupes fidèles au gouvernement contre des manifestants, des photographes et contre la voiture de l'ambassadrice américaine.

Au cours des neuf derniers jours, des dizaines de milliers d'étudiants ont mis le feu à huit bus et ont bloqué la capitale Dacca ainsi que d'autres parties du pays pour réclamer une meilleure sécurité routière.

Attirant la presse étrangère et provoquant des critiques de l'ONU et d'associations de défense des droits de la personne, ces affrontements se sont transformés en véritable mise à l'épreuve pour le gouvernement de la première ministre Sheikh Hasina, à un peu moins de quatre mois des élections.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10035 Tue, 07 Aug 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Perpétuité en Irak pour un Français et une Allemande membres de l'EI https://www.peinedemort.org/document/10034 Un Français et une Allemande, ont été condamnés lundi à la perpétuité en Irak, une peine équivalant à 20 ans de prison régulièrement infligée aux Occidentaux ayant rejoint le groupe Etat islamique (EI) qui avait plongé en 2014 le pays dans le chaos. Le Français Lahcen Gueboudj, 58 ans, et l'Allemande dont seul le prénom, Nadia, a été dévoilé publiquement, ont été condamnés par la Cour pénale centrale de Bagdad, chargée des affaires de terrorisme. Une quinzaine d'accusés, tous Irakiens en dehors des deux Européens, ont comparu devant la Cour pour entendre leur sentence, en majorité pour des affaires relevant de la loi antiterrorisme. L'un d'eux, un Irakien, a été condamné à la mort par pendaison pour appartenance au groupe jihadiste EI. M. Gueboudj, cheveux blancs coupés courts, barbe de quelques jours et uniforme marron des prisonniers, a répondu durant une demi-heure aux questions du juge, selon une journaliste de l'AFP présente à l'audience. Il a d'emblée démenti toutes ses déclarations obtenues lors d'interrogatoires et citées par le juge affirmant avoir "signé des aveux en arabe sans savoir ce qui était écrit". L'homme qui s'exprimait en français avec un accent du sud de la France a expliqué être parti avec sa femme et ses enfants en Turquie puis en Syrie. - "Convaincre mon fils" - "Je n'aurai jamais quitté la France si mon fils aîné Nabil, 25 ans, n'avait pas rejoint la Syrie", a-t-il plaidé. "Je voulais le convaincre de rentrer avec nous en France". Il a nié avoir prêté allégeance à l'EI ou avoir suivi des entraînements du groupe ultraradical, comme l'indiquaient ses aveux après deux interrogatoires en mars et avril. Il s'est présenté comme "un civil à Raqa puis durant sept mois à Mayadine", deux fiefs de l'EI en Syrie, d'où les jihadistes ont été chassés. Le juge lui a montré une photo de lui, portant une longue barbe blanche au moment de son arrestation. Il a dit se reconnaître, sans toutefois pouvoir préciser le lieu de son arrestation. Il a affirmé n'avoir jamais rejoint l'Irak mais avoir été arrêté par l'Armée syrienne libre (ASL, rebelles) après s'être "perdu près d'un village" en Syrie puis avoir été ensuite emmené par les forces américaines en Irak. Fin juillet, le même tribunal l'avait déjà condamné à un an de prison pour "entrée illégale" en Irak. A la question "êtes-vous coupable ou innocent?", M. Gueboudj a répondu: "Je suis coupable d'être allé en Syrie, c'est tout". Son avocat commis d'office s'est ensuite borné à répéter ses propos dans sa très rapide plaidoirie. - Mineure au moment des faits - Nadia, teint pâle mais l'air déterminé, a raconté en allemand émaillé de mots d'arabe être partie en Turquie avant de passer en Syrie puis en Irak avec sa soeur -handicapée mentale et morte dans un bombardement-, sa mère et sa fille Yamama. Son avocat a plaidé qu'elle était mineure au moment des faits et que son mariage avec un jihadiste relevait du "viol commis par un groupe armé et non d'une décision prise par un adulte en toute conscience". Répudiée par son mari membre de l'EI en Syrie, la jeune femme, voile noir et blanc sur la tête, abaya et lunettes noires, a affirmé s'être rendue en Irak avec sa mère et sa fille "pour fuir les gens de l'EI". Sa mère, Lamia K. arrêtée avec elle en juillet 2017 à Mossoul (nord irakien), avait écopé en janvier 2018 de la peine de mort, sentence ensuite commuée en perpétuité. Nadia, comme M. Gueboudj ont trente jours pour faire appel. La loi irakienne prévoit la peine capitale pour toute personne ayant rejoint un "groupe terroriste", qu'elle ait combattu ou non dans ses rangs. En tout, selon des sources judiciaires, plus de 300 personnes -dont une centaine d'étrangères- ont été condamnées à mort et autant à la perpétuité en Irak pour avoir rejoint l'EI. En mai, un Belge et un Russe ont été condamnés à mort. En juin, six mois après l'annonce de la victoire sur l'EI en Irak, une Française Mélina Boughedir, 27 ans, a été condamnée à la perpétuité, en plus de sept mois de prison pour séjour illégal en Irak. En avril, une autre Française, Djamila Boutoutaou, 28 ans, a été condamnée à la prison à vie. Toutes deux avaient dit avoir été dupées par leurs maris qu'elles avaient suivis en Irak. Fin février, une Allemande de 17 ans a été condamnée en Irak à six ans de prison pour appartenance à l'EI.
Le Français Lahcen Gueboudj, 58 ans, et l'Allemande dont seul le prénom, Nadia, a été dévoilé publiquement, ont été condamnés par la Cour pénale centrale de Bagdad, chargée des affaires de terrorisme.

Une quinzaine d'accusés, tous Irakiens en dehors des deux Européens, ont comparu devant la Cour pour entendre leur sentence, en majorité pour des affaires relevant de la loi antiterrorisme. L'un d'eux, un Irakien, a été condamné à la mort par pendaison pour appartenance au groupe jihadiste EI.

M. Gueboudj, cheveux blancs coupés courts, barbe de quelques jours et uniforme marron des prisonniers, a répondu durant une demi-heure aux questions du juge, selon une journaliste de l'AFP présente à l'audience.

Il a d'emblée démenti toutes ses déclarations obtenues lors d'interrogatoires et citées par le juge affirmant avoir "signé des aveux en arabe sans savoir ce qui était écrit".

L'homme qui s'exprimait en français avec un accent du sud de la France a expliqué être parti avec sa femme et ses enfants en Turquie puis en Syrie.

- "Convaincre mon fils" -

"Je n'aurai jamais quitté la France si mon fils aîné Nabil, 25 ans, n'avait pas rejoint la Syrie", a-t-il plaidé. "Je voulais le convaincre de rentrer avec nous en France".

Il a nié avoir prêté allégeance à l'EI ou avoir suivi des entraînements du groupe ultraradical, comme l'indiquaient ses aveux après deux interrogatoires en mars et avril.

Il s'est présenté comme "un civil à Raqa puis durant sept mois à Mayadine", deux fiefs de l'EI en Syrie, d'où les jihadistes ont été chassés.

Le juge lui a montré une photo de lui, portant une longue barbe blanche au moment de son arrestation. Il a dit se reconnaître, sans toutefois pouvoir préciser le lieu de son arrestation.

Il a affirmé n'avoir jamais rejoint l'Irak mais avoir été arrêté par l'Armée syrienne libre (ASL, rebelles) après s'être "perdu près d'un village" en Syrie puis avoir été ensuite emmené par les forces américaines en Irak.

Fin juillet, le même tribunal l'avait déjà condamné à un an de prison pour "entrée illégale" en Irak.

A la question "êtes-vous coupable ou innocent?", M. Gueboudj a répondu: "Je suis coupable d'être allé en Syrie, c'est tout".

Son avocat commis d'office s'est ensuite borné à répéter ses propos dans sa très rapide plaidoirie.

- Mineure au moment des faits -

Nadia, teint pâle mais l'air déterminé, a raconté en allemand émaillé de mots d'arabe être partie en Turquie avant de passer en Syrie puis en Irak avec sa soeur -handicapée mentale et morte dans un bombardement-, sa mère et sa fille Yamama.

Son avocat a plaidé qu'elle était mineure au moment des faits et que son mariage avec un jihadiste relevait du "viol commis par un groupe armé et non d'une décision prise par un adulte en toute conscience".

Répudiée par son mari membre de l'EI en Syrie, la jeune femme, voile noir et blanc sur la tête, abaya et lunettes noires, a affirmé s'être rendue en Irak avec sa mère et sa fille "pour fuir les gens de l'EI".

Sa mère, Lamia K. arrêtée avec elle en juillet 2017 à Mossoul (nord irakien), avait écopé en janvier 2018 de la peine de mort, sentence ensuite commuée en perpétuité.

Nadia, comme M. Gueboudj ont trente jours pour faire appel.

La loi irakienne prévoit la peine capitale pour toute personne ayant rejoint un "groupe terroriste", qu'elle ait combattu ou non dans ses rangs.

En tout, selon des sources judiciaires, plus de 300 personnes -dont une centaine d'étrangères- ont été condamnées à mort et autant à la perpétuité en Irak pour avoir rejoint l'EI.

En mai, un Belge et un Russe ont été condamnés à mort.

En juin, six mois après l'annonce de la victoire sur l'EI en Irak, une Française Mélina Boughedir, 27 ans, a été condamnée à la perpétuité, en plus de sept mois de prison pour séjour illégal en Irak. En avril, une autre Française, Djamila Boutoutaou, 28 ans, a été condamnée à la prison à vie. Toutes deux avaient dit avoir été dupées par leurs maris qu'elles avaient suivis en Irak.

Fin février, une Allemande de 17 ans a été condamnée en Irak à six ans de prison pour appartenance à l'EI.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10034 Mon, 06 Aug 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le pape inscrit dans le catéchisme une opposition catégorique à la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10027 Cité du Vatican - Le pape François a inscrit dans le catéchisme de l'Eglise catholique une opposition catégorique à la peine de mort et souhaite désormais que l'Eglise s'engage "de façon déterminée" à l'abolir partout dans le monde. La version de 1992 du catéchisme de l'Eglise catholique n'exclut pas explicitement la peine capitale dans des cas extrêmes. "L'Église enseigne, à la lumière de l'Évangile, que +la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle+ et elle s'engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde", peut-on lire dans la version française du texte modifié par le pape François. Dans la version italienne d'origine, le texte utilise l'expression "mesure inadmissible", à l'instar de l'anglais, de l'allemand, de l'espagnol et du portugais. Seule la traduction française parle d'une mesure "inhumaine". Le pape avait approuvé ces modifications au catéchisme le 11 mai lors d'une audience avec le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. "Pendant longtemps, le recours à la peine de mort de la part de l'autorité légitime, après un procès régulier, fut considéré comme une réponse adaptée a la gravité de certains délits, et un moyen acceptable, bien qu'extrême, pour la sauvegarde du bien commun", peut-on lire dans l'introduction du texte modifié. "Aujourd'hui on est de plus en plus conscient que la personne ne perd pas sa dignité, même après avoir commis des crimes très graves", poursuit le texte. "En outre, s'est répandue une nouvelle compréhension du sens de sanctions pénales de la part de l'État. On a également mis au point des systèmes de détention plus efficaces pour garantir la sécurité à laquelle les citoyens ont droit, et qui n'enlèvent pas définitivement au coupable la possibilité de se repentir", ajoute encore le texte.
La version de 1992 du catéchisme de l'Eglise catholique n'exclut pas explicitement la peine capitale dans des cas extrêmes.

"L'Église enseigne, à la lumière de l'Évangile, que +la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle+ et elle s'engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde", peut-on lire dans la version française du texte modifié par le pape François.

Dans la version italienne d'origine, le texte utilise l'expression "mesure inadmissible", à l'instar de l'anglais, de l'allemand, de l'espagnol et du portugais. Seule la traduction française parle d'une mesure "inhumaine".

Le pape avait approuvé ces modifications au catéchisme le 11 mai lors d'une audience avec le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi.

"Pendant longtemps, le recours à la peine de mort de la part de l'autorité légitime, après un procès régulier, fut considéré comme une réponse adaptée a la gravité de certains délits, et un moyen acceptable, bien qu'extrême, pour la sauvegarde du bien commun", peut-on lire dans l'introduction du texte modifié.

"Aujourd'hui on est de plus en plus conscient que la personne ne perd pas sa dignité, même après avoir commis des crimes très graves", poursuit le texte.

"En outre, s'est répandue une nouvelle compréhension du sens de sanctions pénales de la part de l'État. On a également mis au point des systèmes de détention plus efficaces pour garantir la sécurité à laquelle les citoyens ont droit, et qui n'enlèvent pas définitivement au coupable la possibilité de se repentir", ajoute encore le texte.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10027 Thu, 02 Aug 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le pape raye la peine de mort du catéchisme de l'Eglise https://www.peinedemort.org/document/10028 Le pape François a inscrit pour la première fois dans le catéchisme de l'Eglise catholique une opposition catégorique à la peine de mort et a appelé l'Eglise à s'engager pour l'abolir "partout dans le monde". La version de 1992 du catéchisme de l'Eglise catholique - livre d'enseignement officiel qui contient les principes de la foi - tolérait encore la peine capitale dans des cas extrêmes. Le pape argentin, très sensible au sort des détenus auxquels il rend régulièrement visite et avocat de leur réintégration dans la société, s'est toujours opposé à la peine de mort. Pour lui, l'exécution d'un être humain "ne rend pas justice aux victimes mais attise la vengeance". En septembre 2015, il avait ainsi exprimé sa conviction selon laquelle il fallait "protéger et défendre la vie humaine à chaque étape de son développement", dans un discours historique devant le Congrès américain, face à des élus majoritairement d'un avis contraire. Jean Paul II avait également saisi l'occasion d'un voyage aux Etats-Unis pour appeler à l'abolition de la peine capitale en 1999. Benoît XVI avait pour sa part parlé de "la nécessité de faire tout ce qui est possible pour arriver à l'élimination de la peine capitale", mais sans aller jusqu'à demander de réécrire le catéchisme. Le pape François avait plaidé pour cette réécriture en octobre, en reconnaissant au passage que l'Eglise catholique avait elle-même eu recours pendant des siècles à "cette pratique extrême et inhumaine". L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a recensé en 2017 au moins 2.591 condamnations à mort dans 53 pays et près de 1.000 exécutions (en excluant la Chine qui ne communique pas sur ses milliers de sentences). Plus de deux tiers des pays dans le monde ont cependant aboli la peine de mort en droit ou en pratique. - Dignité humaine - "L'Eglise enseigne, à la lumière de l'Evangile, que +la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle+ et elle s'engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde", peut-on lire dans la nouvelle version française du catéchisme. Dans la version italienne d'origine, le texte parle en revanche de "mesure inadmissible", à l'instar de l'anglais, de l'allemand, de l'espagnol et du portugais. Le pape avait approuvé ces modifications le 11 mai à l'occasion d'une audience avec le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Luis Ladaria. "Pendant longtemps, le recours à la peine de mort de la part de l'autorité légitime, après un procès régulier, fut considéré comme une réponse adaptée à la gravité de certains délits et un moyen acceptable, bien qu'extrême, pour la sauvegarde du bien commun", peut-on lire dans l'introduction de la partie modifiée du catéchisme. "Aujourd'hui, on est de plus en plus conscient que la personne ne perd pas sa dignité, même après avoir commis des crimes très graves", poursuit le texte. "En outre, s'est répandue une nouvelle compréhension du sens de sanctions pénales de la part de l'Etat. On a également mis au point des systèmes de détention plus efficaces pour garantir la sécurité à laquelle les citoyens ont droit et qui n'enlèvent pas définitivement au coupable la possibilité de se repentir", ajoute encore le texte. Dans une lettre explicative aux évêques, le gardien du dogme Mgr Ladaria retrace la prise de conscience toujours plus claire dans l'Eglise du "respect dû à chaque vie humaine". La nouvelle formulation "veut pousser à un engagement décisif, notamment par un dialogue respectueux et serein avec les autorités politiques", explique le cardinal. "Elle incite à créer les conditions qui permettent d'éliminer dans le monde contemporain l'institution légale de la peine de mort, là où elle est encore en vigueur".
La version de 1992 du catéchisme de l'Eglise catholique - livre d'enseignement officiel qui contient les principes de la foi - tolérait encore la peine capitale dans des cas extrêmes.

Le pape argentin, très sensible au sort des détenus auxquels il rend régulièrement visite et avocat de leur réintégration dans la société, s'est toujours opposé à la peine de mort.

Pour lui, l'exécution d'un être humain "ne rend pas justice aux victimes mais attise la vengeance".

En septembre 2015, il avait ainsi exprimé sa conviction selon laquelle il fallait "protéger et défendre la vie humaine à chaque étape de son développement", dans un discours historique devant le Congrès américain, face à des élus majoritairement d'un avis contraire.

Jean Paul II avait également saisi l'occasion d'un voyage aux Etats-Unis pour appeler à l'abolition de la peine capitale en 1999.

Benoît XVI avait pour sa part parlé de "la nécessité de faire tout ce qui est possible pour arriver à l'élimination de la peine capitale", mais sans aller jusqu'à demander de réécrire le catéchisme.

Le pape François avait plaidé pour cette réécriture en octobre, en reconnaissant au passage que l'Eglise catholique avait elle-même eu recours pendant des siècles à "cette pratique extrême et inhumaine".

L'organisation de défense des droits de l'Homme Amnesty International a recensé en 2017 au moins 2.591 condamnations à mort dans 53 pays et près de 1.000 exécutions (en excluant la Chine qui ne communique pas sur ses milliers de sentences). Plus de deux tiers des pays dans le monde ont cependant aboli la peine de mort en droit ou en pratique.

- Dignité humaine -

"L'Eglise enseigne, à la lumière de l'Evangile, que +la peine de mort est une mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle+ et elle s'engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde", peut-on lire dans la nouvelle version française du catéchisme.

Dans la version italienne d'origine, le texte parle en revanche de "mesure inadmissible", à l'instar de l'anglais, de l'allemand, de l'espagnol et du portugais.

Le pape avait approuvé ces modifications le 11 mai à l'occasion d'une audience avec le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, le cardinal Luis Ladaria.

"Pendant longtemps, le recours à la peine de mort de la part de l'autorité légitime, après un procès régulier, fut considéré comme une réponse adaptée à la gravité de certains délits et un moyen acceptable, bien qu'extrême, pour la sauvegarde du bien commun", peut-on lire dans l'introduction de la partie modifiée du catéchisme.

"Aujourd'hui, on est de plus en plus conscient que la personne ne perd pas sa dignité, même après avoir commis des crimes très graves", poursuit le texte.

"En outre, s'est répandue une nouvelle compréhension du sens de sanctions pénales de la part de l'Etat. On a également mis au point des systèmes de détention plus efficaces pour garantir la sécurité à laquelle les citoyens ont droit et qui n'enlèvent pas définitivement au coupable la possibilité de se repentir", ajoute encore le texte.

Dans une lettre explicative aux évêques, le gardien du dogme Mgr Ladaria retrace la prise de conscience toujours plus claire dans l'Eglise du "respect dû à chaque vie humaine".

La nouvelle formulation "veut pousser à un engagement décisif, notamment par un dialogue respectueux et serein avec les autorités politiques", explique le cardinal. "Elle incite à créer les conditions qui permettent d'éliminer dans le monde contemporain l'institution légale de la peine de mort, là où elle est encore en vigueur".]]>
https://www.peinedemort.org/document/10028 Thu, 02 Aug 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
[position de la France] Appel du Saint-Siège à l'abolition de la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10033 La France se réjouit de l'opposition ferme à la peine de mort exprimée par le Saint-Siège, pour laquelle elle est une « mesure inhumaine qui blesse la dignité personnelle ». Nous saluons le souhait exprimé que l'Eglise « s'engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde ». La France est engagée de façon déterminée et constante pour l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Elle appelle tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive.
Nous saluons le souhait exprimé que l'Eglise « s'engage de façon déterminée, en vue de son abolition partout dans le monde ».

La France est engagée de façon déterminée et constante pour l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Elle appelle tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10033 Thu, 02 Aug 2018 00:00:00 +0200 Ministère des Affaires Etrangères français
Le Gouverneur Cuomo présentera un projet de loi visant à supprimer la peine de mort de la législation de l'État en solidarité avec le Pape François https://www.peinedemort.org/document/10036 Le Gouverneur Cuomo : «Aujourd'hui, en solidarité avec le Pape François et en l'honneur de mon père, je vais présenter un projet de loi visant à supprimer une fois pour toutes la peine de mort de notre droit étatique, et effacer cette tache hideuse de notre histoire». «En déclarant la peine de mort inadmissible dans tous les cas et en s'efforçant de mettre fin à cette pratique dans le monde entier, le pape François ouvre la porte à un monde plus juste pour nous tous. La peine de mort est moralement indéfendable et n'a pas sa place au 21e siècle. La décision du pape François est une validation de la position de principe de mon père contre la peine de mort face à une majorité écrasante en faveur de la peine capitale. Mon père a centré sa carrière politique sur son opposition à la peine de mort et n'a jamais fait marche arrière, affirmant qu'elle «rabaisse ceux qui s'efforcent de préserver la vie humaine et la dignité». En tant que Gouverneur, Mario Cuomo a opposé son veto à une loi rétablissant la peine de mort 12 fois en 12 ans. Il l'a fait car il croyait que la peine de mort était une erreur et il a eu le courage de rester intransigeant dans ses convictions, à tel point qu'il était prêt à perdre son poste plutôt que de capituler. Papa avait raison à l'époque, et il a raison encore aujourd'hui. La peine de mort a été rétablie à New York sous l'administration Pataki, mais elle a été suspendue par les tribunaux en 2004. Dans ses dernières années, mon père a continué de plaider pour élimer la loi dans les textes, l'appelant une «tache sur notre conscience». Aujourd'hui, en solidarité avec le Pape François et en l'honneur de mon père, je vais présenter un projet de loi visant à supprimer une fois pour toutes la peine de mort de notre droit étatique, et effacer cette tache hideuse de notre histoire».
«En déclarant la peine de mort inadmissible dans tous les cas et en s'efforçant de mettre fin à cette pratique dans le monde entier, le pape François ouvre la porte à un monde plus juste pour nous tous. La peine de mort est moralement indéfendable et n'a pas sa place au 21e siècle.

La décision du pape François est une validation de la position de principe de mon père contre la peine de mort face à une majorité écrasante en faveur de la peine capitale. Mon père a centré sa carrière politique sur son opposition à la peine de mort et n'a jamais fait marche arrière, affirmant qu'elle «rabaisse ceux qui s'efforcent de préserver la vie humaine et la dignité».

En tant que Gouverneur, Mario Cuomo a opposé son veto à une loi rétablissant la peine de mort 12 fois en 12 ans. Il l'a fait car il croyait que la peine de mort était une erreur et il a eu le courage de rester intransigeant dans ses convictions, à tel point qu'il était prêt à perdre son poste plutôt que de capituler. Papa avait raison à l'époque, et il a raison encore aujourd'hui.

La peine de mort a été rétablie à New York sous l'administration Pataki, mais elle a été suspendue par les tribunaux en 2004. Dans ses dernières années, mon père a continué de plaider pour élimer la loi dans les textes, l'appelant une «tache sur notre conscience». Aujourd'hui, en solidarité avec le Pape François et en l'honneur de mon père, je vais présenter un projet de loi visant à supprimer une fois pour toutes la peine de mort de notre droit étatique, et effacer cette tache hideuse de notre histoire».]]>
https://www.peinedemort.org/document/10036 Thu, 02 Aug 2018 00:00:00 +0200 Gouverneur de l'Etat de New York
Irak/EI : 8 membres d'une même famille encourent la peine capitale pour 370 exécutions https://www.peinedemort.org/document/10031 Huit Irakiens d'une même famille encourent la peine de mort, après avoir avoué leur participation dans l'exécution de 370 personnes alors qu'ils étaient dans les rangs du groupe Etat islamique (EI), a annoncé mercredi la justice. Les huit hommes arrêtés, qui risquent la pendaison en vertu de la loi antiterroriste irakienne, ont reconnu avoir pris part aux exécutions sommaires sur le site de Khasfa, qui abrite l'un des plus grands charniers d'Irak dans le nord du pays. Khasfa, le gouffre en arabe, creusé selon la légende locale par la chute d'une météorite, se trouve à environ 8 km au sud de Mossoul, ancienne "capitale" du "califat" auto-proclamé de l'EI en Irak. L'EI y conduisait ses victimes les yeux bandés et les mains liées dans le dos, les mettaient à genoux et leur tiraient une balle dans la tête avant de pousser les cadavres dans le trou, selon des témoignages. "Les huit terroristes arrêtés ont reconnu avoir participé au massacre de Khasfa", indique le porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature, le juge Abdel Sattar Bayraqdar, dans un communiqué. "Ils ont participé à l'exécution de 370 civils et membres des forces de sécurité et à l'arrestation de 400 personnes à Mossoul", jetées ensuite dans les geôles du groupe jihadiste, poursuit le texte. Plus de 300 personnes --dont une centaine de ressortissantes étrangères-- ont été condamnées à mort ou à la prison à vie en Irak pour avoir rejoint l'EI, selon des sources judiciaires. Bagdad a déclaré en décembre sa "victoire" contre le groupe jihadiste, qui a un temps tenu près d'un tiers du pays ainsi que de larges pans de la Syrie.
Les huit hommes arrêtés, qui risquent la pendaison en vertu de la loi antiterroriste irakienne, ont reconnu avoir pris part aux exécutions sommaires sur le site de Khasfa, qui abrite l'un des plus grands charniers d'Irak dans le nord du pays.

Khasfa, le gouffre en arabe, creusé selon la légende locale par la chute d'une météorite, se trouve à environ 8 km au sud de Mossoul, ancienne "capitale" du "califat" auto-proclamé de l'EI en Irak. L'EI y conduisait ses victimes les yeux bandés et les mains liées dans le dos, les mettaient à genoux et leur tiraient une balle dans la tête avant de pousser les cadavres dans le trou, selon des témoignages.

"Les huit terroristes arrêtés ont reconnu avoir participé au massacre de Khasfa", indique le porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature, le juge Abdel Sattar Bayraqdar, dans un communiqué. "Ils ont participé à l'exécution de 370 civils et membres des forces de sécurité et à l'arrestation de 400 personnes à Mossoul", jetées ensuite dans les geôles du groupe jihadiste, poursuit le texte.

Plus de 300 personnes --dont une centaine de ressortissantes étrangères-- ont été condamnées à mort ou à la prison à vie en Irak pour avoir rejoint l'EI, selon des sources judiciaires. Bagdad a déclaré en décembre sa "victoire" contre le groupe jihadiste, qui a un temps tenu près d'un tiers du pays ainsi que de larges pans de la Syrie.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10031 Wed, 01 Aug 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Yves Cruchten dénonce deux condamnations à mort prononcées par la Cour de Gaza https://www.peinedemort.org/document/10030 Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), rapporteur de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'abolition de la peine de mort, a fermement dénoncé deux condamnations à mort prononcées par le tribunal de première instance de Gaza le 26 juillet. "Ces condamnations ont été prononcées en l'absence de garanties de procès équitable dans la bande de Gaza et malgré le fait que l'Autorité palestinienne a récemment signé le deuxième Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) de 1989, sur l'abolition de la peine de mort", a noté le rapporteur. "Lorsqu'il a obtenu le statut de "Partenaire pour la Démocratie" auprès de l'Assemblée, le Conseil national palestinien (PNC) s'est engagé à maintenir un moratoire sur les exécutions et à œuvrer en faveur de l'abolition totale. Une fois de plus, j'appelle les autorités palestiniennes à instaurer sans délai un moratoire sur toutes les exécutions dans la bande de Gaza et à modifier sa législation pénale conformément à leurs obligations internationales. En attendant ces amendements, les nouvelles condamnations à mort ne devraient plus être prononcées", a ajouté le rapporteur.
"Ces condamnations ont été prononcées en l'absence de garanties de procès équitable dans la bande de Gaza et malgré le fait que l'Autorité palestinienne a récemment signé le deuxième Protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) de 1989, sur l'abolition de la peine de mort", a noté le rapporteur.

"Lorsqu'il a obtenu le statut de "Partenaire pour la Démocratie" auprès de l'Assemblée, le Conseil national palestinien (PNC) s'est engagé à maintenir un moratoire sur les exécutions et à œuvrer en faveur de l'abolition totale. Une fois de plus, j'appelle les autorités palestiniennes à instaurer sans délai un moratoire sur toutes les exécutions dans la bande de Gaza et à modifier sa législation pénale conformément à leurs obligations internationales. En attendant ces amendements, les nouvelles condamnations à mort ne devraient plus être prononcées", a ajouté le rapporteur.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10030 Wed, 01 Aug 2018 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
Le président béninois renonce à l'organisation d'un référendum pour réviser la Constitution du pays https://www.peinedemort.org/document/10029 COTONOU, 31 juillet (Xinhua) -- Le président béninois, Patrice Talon, a renoncé mardi soir à Cotonou, à l'organisation d'un référendum sur les quatre points de l'amendement de la Constitution béninoise de 1990. "J'ai décidé chers compatriotes, de ne pas organiser de référendum sur l'amendement de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990. Parce que dans son état actuel, la loi organique sur le référendum ne me permet d'y recourir sans méconnaître ses dispositions essentielles. Je suis garant de la légalité républicaine", a-t-il déclaré. Dans son message à la nation à la veille de la célébration du 58e anniversaire de l'accession du Bénin à l'indépendance, le président Talon a estimé que le coût de l'organisation des référendums mettrait à contribution la trésorerie de l'Etat pour un montant incompatible avec sa volonté de consacrer les ressources actuelles aux besoins vitaux de la population. "Un référendum coûte cher. Et nous sommes à quelques mois des élections législatives. La réforme initiée par l'Assemblée nationale est importante, certes, mais ne constitue pas à mes yeux et pour l'heure, un enjeu prioritaire", a-t-il précisé. Introduit en juin dernier au Parlement, par huit députés de la majorité parlementaire soutenant le pouvoir du président Talon, le projet de loi portant amendement de cette loi fondamentale, porte sur l'institutionnalisation de la Cour des compte, d'une meilleure représentativité des femmes au sein de l'Assemblée nationale, le passage de 4 à 5 ans du mandat des députés à partir de la prochaine législature en vue de l'organisation des élections générales et enfin l'institutionnalisation de l'abolition de la peine de mort. Cette proposition de révision de la Constitution, soumise au vote des députés à la faveur d'une plénière le 5 juillet dernier au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, a juste recueillis le vote favorable de 62 parlementaires sur les 82 que compte l'Assemblée nationale du Bénin, au lieu de 66 suffrages nécessaires, ouvrant la voie à un référendum.
"J'ai décidé chers compatriotes, de ne pas organiser de référendum sur l'amendement de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990. Parce que dans son état actuel, la loi organique sur le référendum ne me permet d'y recourir sans méconnaître ses dispositions essentielles. Je suis garant de la légalité républicaine", a-t-il déclaré.

Dans son message à la nation à la veille de la célébration du 58e anniversaire de l'accession du Bénin à l'indépendance, le président Talon a estimé que le coût de l'organisation des référendums mettrait à contribution la trésorerie de l'Etat pour un montant incompatible avec sa volonté de consacrer les ressources actuelles aux besoins vitaux de la population.

"Un référendum coûte cher. Et nous sommes à quelques mois des élections législatives. La réforme initiée par l'Assemblée nationale est importante, certes, mais ne constitue pas à mes yeux et pour l'heure, un enjeu prioritaire", a-t-il précisé.

Introduit en juin dernier au Parlement, par huit députés de la majorité parlementaire soutenant le pouvoir du président Talon, le projet de loi portant amendement de cette loi fondamentale, porte sur l'institutionnalisation de la Cour des compte, d'une meilleure représentativité des femmes au sein de l'Assemblée nationale, le passage de 4 à 5 ans du mandat des députés à partir de la prochaine législature en vue de l'organisation des élections générales et enfin l'institutionnalisation de l'abolition de la peine de mort.

Cette proposition de révision de la Constitution, soumise au vote des députés à la faveur d'une plénière le 5 juillet dernier au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, a juste recueillis le vote favorable de 62 parlementaires sur les 82 que compte l'Assemblée nationale du Bénin, au lieu de 66 suffrages nécessaires, ouvrant la voie à un référendum.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10029 Tue, 31 Jul 2018 00:00:00 +0200 Xinhua
Une cour égyptienne requiert la peine de mort pour 75 membres des Frères musulmans https://www.peinedemort.org/document/10032 Une cour égyptienne a requis samedi la peine de mort pour 75 personnes accusées d'avoir participé en 2013 à un sit-in de soutien au président de l'époque Mohammed Morsi. Au total, 739 personnes sont poursuivies dans ce gigantesque procès. Comme le définit la loi égyptienne, le grand Mufti (chef de l'autorité islamique dans le pays) peut désormais émettre un avis, non liant. Les condamnations finales tomberont le 8 septembre.
Comme le définit la loi égyptienne, le grand Mufti (chef de l'autorité islamique dans le pays) peut désormais émettre un avis, non liant. Les condamnations finales tomberont le 8 septembre.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10032 Sat, 28 Jul 2018 00:00:00 +0200 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
Japon: nouvelles exécutions d'ex-membres de la meurtrière secte Aum https://www.peinedemort.org/document/10024 Six ex-membres de la secte Aum Vérité Suprême, responsable de l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, ont été exécutés jeudi matin, s'ajoutant aux sept déjà pendus au début du mois, selon les médias japonais. Le ministère de la Justice, contacté par l'AFP, n'a pas confirmé dans l'immédiat, mais une conférence de presse de la ministre, Yoko Kamikawa, est prévue plus tard dans la journée, selon la chaîne publique NHK. Avec les exécutions de jeudi martin, tous les 13 ex-membres de la secte Aum condamnés à la peine capitale il y a plusieurs années ont ainsi été exécutés, dont le gourou Shoko Asahara (de son vrai nom Chizuo Matsumoto), exécuté au début du mois. Quelque 190 autres membres de la secte avaient également été condamnés à diverses sentences. Le 20 mars 1995, selon un procédé très réfléchi, plusieurs membres de l'organisation occulte Aum Vérité Suprême, créée par Shoko Asahara, répandaient du gaz sarin dans des rames de métro convergeant vers le coeur administratif de la capitale. Nul ne comprit immédiatement ce qui se passait à cette heure matinale, en pleine période de pointe, alors que de nombreux passagers sortaient en suffoquant de diverses bouches de métro des lignes visées. La première peine capitale pour l'attentat de 1995 a été prononcée en septembre 1999. En décembre 1999, la secte Aum, qui a accueilli jusqu'à 10.000 fidèles, a reconnu pour la première fois officiellement sa responsabilité dans l'attentat contre le métro de Tokyo. Shoko Asahara avait vu sa sentence confirmée en 2006 et a attendu jusqu'au 6 juillet dernier. L'attentat au sarin avait tué 13 personnes et en avait intoxiqué 6.300 autres. Aum est tenue au total pour responsable du décès de 29 personnes et de 6.500 blessés. Il y a trois semaines, lors de la précédente série d'exécutions de fidèles de cette secte, la ministre de la Justice avait dit avoir pris "après une prudente réflexion la décision de signer l'ordre d'exécution" de ces sept condamnés, estimant que "des actes d'une telle gravité, sans précédent au Japon, ne doivent plus jamais se produire". - "Exécutions inévitables" - "Il a fallu 23 ans depuis l'attentat pour que cette sanction soit exécutée, malheureusement, les parents de mon mari, tué dans l'attentat, sont décédés avant", avait alors déploré devant la presse Shizue Takahashi, l'épouse d'un employé du métro mort dans l'attentat et présidente d'une association de victimes. La loi japonaise précise que les condamnés à la peine capitale doivent être exécutés dans les six mois suivant la confirmation de leur sentence, mais dans la pratique ils restent souvent des années dans l'antichambre de la mort. D'autres, comme l'avocat Masaki Kito, estiment que l'exécution du gourou et de ses disciples ne met pas fin à un attentat où demeurent de nombreuses zones d'ombre. "Il est regrettable qu'ils aient été exécutés sans avoir parlé davantage". Certains craignent en outre que la pendaison d'Asahara fasse de lui un martyr. "Des craintes existent qu'il soit vénéré comme un dieu, je pense que nous devons rester vigilants", met en garde Minoru Kariya, fils de Kiyoshi Kariya enlevé et tué par la secte Aum en 1995. "Les attaques menées par Aum étaient injustifiables et les responsables méritent d'être punis. Cependant, la peine de mort n'est jamais la solution", a commenté Hiroka Shoji, chercheur sur l'Asie de l'Est au sein de l'organisation de défense des droits humains Amnesty International. L'organisme déplore depuis toujours que le Japon continue de pratiquer la peine de mort "en disant que les exécutions sont inévitables parce que le public l'exige", les sondages montrant en effet que le public soutient ce type de sentence.
Le ministère de la Justice, contacté par l'AFP, n'a pas confirmé dans l'immédiat, mais une conférence de presse de la ministre, Yoko Kamikawa, est prévue plus tard dans la journée, selon la chaîne publique NHK.

Avec les exécutions de jeudi martin, tous les 13 ex-membres de la secte Aum condamnés à la peine capitale il y a plusieurs années ont ainsi été exécutés, dont le gourou Shoko Asahara (de son vrai nom Chizuo Matsumoto), exécuté au début du mois.

Quelque 190 autres membres de la secte avaient également été condamnés à diverses sentences.

Le 20 mars 1995, selon un procédé très réfléchi, plusieurs membres de l'organisation occulte Aum Vérité Suprême, créée par Shoko Asahara, répandaient du gaz sarin dans des rames de métro convergeant vers le coeur administratif de la capitale.

Nul ne comprit immédiatement ce qui se passait à cette heure matinale, en pleine période de pointe, alors que de nombreux passagers sortaient en suffoquant de diverses bouches de métro des lignes visées.

La première peine capitale pour l'attentat de 1995 a été prononcée en septembre 1999. En décembre 1999, la secte Aum, qui a accueilli jusqu'à 10.000 fidèles, a reconnu pour la première fois officiellement sa responsabilité dans l'attentat contre le métro de Tokyo.

Shoko Asahara avait vu sa sentence confirmée en 2006 et a attendu jusqu'au 6 juillet dernier.

L'attentat au sarin avait tué 13 personnes et en avait intoxiqué 6.300 autres. Aum est tenue au total pour responsable du décès de 29 personnes et de 6.500 blessés.

Il y a trois semaines, lors de la précédente série d'exécutions de fidèles de cette secte, la ministre de la Justice avait dit avoir pris "après une prudente réflexion la décision de signer l'ordre d'exécution" de ces sept condamnés, estimant que "des actes d'une telle gravité, sans précédent au Japon, ne doivent plus jamais se produire".

- "Exécutions inévitables" -

"Il a fallu 23 ans depuis l'attentat pour que cette sanction soit exécutée, malheureusement, les parents de mon mari, tué dans l'attentat, sont décédés avant", avait alors déploré devant la presse Shizue Takahashi, l'épouse d'un employé du métro mort dans l'attentat et présidente d'une association de victimes.

La loi japonaise précise que les condamnés à la peine capitale doivent être exécutés dans les six mois suivant la confirmation de leur sentence, mais dans la pratique ils restent souvent des années dans l'antichambre de la mort.

D'autres, comme l'avocat Masaki Kito, estiment que l'exécution du gourou et de ses disciples ne met pas fin à un attentat où demeurent de nombreuses zones d'ombre. "Il est regrettable qu'ils aient été exécutés sans avoir parlé davantage".

Certains craignent en outre que la pendaison d'Asahara fasse de lui un martyr. "Des craintes existent qu'il soit vénéré comme un dieu, je pense que nous devons rester vigilants", met en garde Minoru Kariya, fils de Kiyoshi Kariya enlevé et tué par la secte Aum en 1995.

"Les attaques menées par Aum étaient injustifiables et les responsables méritent d'être punis. Cependant, la peine de mort n'est jamais la solution", a commenté Hiroka Shoji, chercheur sur l'Asie de l'Est au sein de l'organisation de défense des droits humains Amnesty International.

L'organisme déplore depuis toujours que le Japon continue de pratiquer la peine de mort "en disant que les exécutions sont inévitables parce que le public l'exige", les sondages montrant en effet que le public soutient ce type de sentence. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10024 Thu, 26 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Japon: les 13 condamnés à mort de la meurtrière secte Aum ont été pendus https://www.peinedemort.org/document/10025 Les 13 condamnés à mort de la meurtrière secte Aum, responsable de l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, ont tous été exécutés, a annoncé jeudi le gouvernement japonais après la pendaison en début de matinée des six condamnés restants. "J'ai ordonné ces exécutions après avoir mûrement réfléchi", a déclaré devant la presse la ministre de la Justice Yoko Kamikawa. Selon elle, les meurtres perpétrés par la secte "ne doivent plus jamais se produire" et la sentence de mort était "inévitable". Aum est responsable de l'attentat au gaz sarin qui avait tué 13 personnes et en avait intoxiqué 6.300 autres dans le métro de Tokyo en 1995. Cette organisation créée par le gourou Shoko Asahara (de son vrai nom Chizuo Matsumoto) est tenue au total pour responsable du décès de 29 personnes et de 6.500 blessés. Outre Asahara, pendu le 6 juillet, douze de ses disciples s'étaient vu infliger la peine capitale. Ils sont désormais tous morts. Quelque 190 autres membres de la secte, qui a accueilli jusqu'à 10.000 fidèles, avaient également été condamnés à diverses sentences. "Avec l'exécution des 13 ex-membres, peut-être l'affaire est-elle close du point de vue de la justice, mais les victimes, elles, continuent de souffrir, les préjudices continues", a réagi devant les journalistes Shizue Takahashi, l'épouse d'un employé du métro décédé dans l'attentat et présidente d'une association de victimes. D'autres, comme l'avocat Masaki Kito, estiment que l'exécution du gourou et de ses complices ne met pas fin à une affaire dans laquelle demeurent de nombreuses zones d'ombre. "Il est regrettable qu'ils aient été exécutés sans avoir parlé davantage". Certains redoutent en outre que la pendaison d'Asahara et de ses fidèles ne fasse d'eux des martyrs. "Des craintes existent qu'Asahara soit vénéré comme un dieu, je pense que nous devons rester vigilants", a mis en garde Minoru Kariya, fils de Kiyoshi Kariya enlevé et tué par la secte Aum en 1995. - Nouvelle ère - Plusieurs des enfants du gourou sont des fidèles d'une secte qui a succédé à Aum. Ils auraient voulu récupérer ses cendres mais après une querelle de quelques jours, la fille cadette d'Asahara, qui n'est membre d'aucune organisation occulte et veut que cette affaire se termine au plus vite, a accepté de récupérer ses restes. Il a fallu 23 ans depuis l'attentat pour que la sanction soit réalisée, les autorités ayant attendu que s'achève en début d'année le dernier procès impliquant des ex-membres d'Aum. La loi japonaise précise que les condamnés à la peine capitale doivent être exécutés dans les six mois suivant la confirmation de leur sentence, mais dans la pratique ils restent souvent des années dans l'antichambre de la mort. Selon les médias nippons, le gouvernement voulait cependant en finir avec les condamnés à mort de la secte, dont les meurtres ont entaché l'ère Heisei (celle de l'actuel empereur Hirohito), avant l'abdication du souverain prévue en avril prochain et l'intronisation de son fils qui ouvrira une nouvelle ère impériale. Même si les attaques menées par Aum étaient injustifiables et les responsables méritaient d'être punis, "cette frénésie d'exécution sans précédent, 13 en trois semaines, ne laisse pas la société japonaise plus en sécurité. Les pendaisons ne parviennent pas à expliquer pourquoi les gens ont été attirés par un gourou charismatique avec des idées dangereuses", a réagi Hiroka Shoji, chercheur du groupe Amnesty International. L'organisme déplore que, sans en débattre réellement, le Japon continue de pratiquer la peine de mort "en disant que les exécutions sont inévitables parce que le public l'exige", les sondages montrant en effet qu'une majorité de Japonais soutiennent ce type de sentence.
"J'ai ordonné ces exécutions après avoir mûrement réfléchi", a déclaré devant la presse la ministre de la Justice Yoko Kamikawa.

Selon elle, les meurtres perpétrés par la secte "ne doivent plus jamais se produire" et la sentence de mort était "inévitable".

Aum est responsable de l'attentat au gaz sarin qui avait tué 13 personnes et en avait intoxiqué 6.300 autres dans le métro de Tokyo en 1995. Cette organisation créée par le gourou Shoko Asahara (de son vrai nom Chizuo Matsumoto) est tenue au total pour responsable du décès de 29 personnes et de 6.500 blessés.

Outre Asahara, pendu le 6 juillet, douze de ses disciples s'étaient vu infliger la peine capitale. Ils sont désormais tous morts. Quelque 190 autres membres de la secte, qui a accueilli jusqu'à 10.000 fidèles, avaient également été condamnés à diverses sentences.

"Avec l'exécution des 13 ex-membres, peut-être l'affaire est-elle close du point de vue de la justice, mais les victimes, elles, continuent de souffrir, les préjudices continues", a réagi devant les journalistes Shizue Takahashi, l'épouse d'un employé du métro décédé dans l'attentat et présidente d'une association de victimes.

D'autres, comme l'avocat Masaki Kito, estiment que l'exécution du gourou et de ses complices ne met pas fin à une affaire dans laquelle demeurent de nombreuses zones d'ombre. "Il est regrettable qu'ils aient été exécutés sans avoir parlé davantage".

Certains redoutent en outre que la pendaison d'Asahara et de ses fidèles ne fasse d'eux des martyrs. "Des craintes existent qu'Asahara soit vénéré comme un dieu, je pense que nous devons rester vigilants", a mis en garde Minoru Kariya, fils de Kiyoshi Kariya enlevé et tué par la secte Aum en 1995.

- Nouvelle ère -

Plusieurs des enfants du gourou sont des fidèles d'une secte qui a succédé à Aum. Ils auraient voulu récupérer ses cendres mais après une querelle de quelques jours, la fille cadette d'Asahara, qui n'est membre d'aucune organisation occulte et veut que cette affaire se termine au plus vite, a accepté de récupérer ses restes.

Il a fallu 23 ans depuis l'attentat pour que la sanction soit réalisée, les autorités ayant attendu que s'achève en début d'année le dernier procès impliquant des ex-membres d'Aum.

La loi japonaise précise que les condamnés à la peine capitale doivent être exécutés dans les six mois suivant la confirmation de leur sentence, mais dans la pratique ils restent souvent des années dans l'antichambre de la mort.

Selon les médias nippons, le gouvernement voulait cependant en finir avec les condamnés à mort de la secte, dont les meurtres ont entaché l'ère Heisei (celle de l'actuel empereur Hirohito), avant l'abdication du souverain prévue en avril prochain et l'intronisation de son fils qui ouvrira une nouvelle ère impériale.

Même si les attaques menées par Aum étaient injustifiables et les responsables méritaient d'être punis, "cette frénésie d'exécution sans précédent, 13 en trois semaines, ne laisse pas la société japonaise plus en sécurité. Les pendaisons ne parviennent pas à expliquer pourquoi les gens ont été attirés par un gourou charismatique avec des idées dangereuses", a réagi Hiroka Shoji, chercheur du groupe Amnesty International.

L'organisme déplore que, sans en débattre réellement, le Japon continue de pratiquer la peine de mort "en disant que les exécutions sont inévitables parce que le public l'exige", les sondages montrant en effet qu'une majorité de Japonais soutiennent ce type de sentence. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10025 Thu, 26 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
En Indonésie, la lutte sans merci contre la drogue produit peu d'effets https://www.peinedemort.org/document/10023 La lutte contre la drogue est une priorité en Indonésie, où la législation anti-stupéfiants est parmi les plus restrictives du monde et où des dizaines d'étrangers, dont un Français, ont été condamnés à mort. Mais les résultats sont peu probants, observent des experts. Un autre Français, Michaël Blanc, arrêté en 1999 à Bali en possession de 3,8 kilos de haschisch, devrait pouvoir regagner la France samedi après 14 ans de prison et quatre années supplémentaires d'interdiction de quitter l'archipel d'Asie du Sud-Est. Il avait échappé de peu à la peine capitale, sanction ultime que risque toute personne interpellée avec cinq grammes ou plus de drogue, héroïne comme cannabis, à partir du moment où le juge considère qu'il s'agit de trafic. Signe qu'il ne plaisante pas avec ce fléau, le président indonésien, Joko Widodo, avait donné l'ordre l'an passé à la police de tirer systématiquement sur les trafiquants de drogue présumés, y compris étrangers, s'ils résistaient à leur arrestation. Pas moins de 18 condamnés à mort pour trafic de stupéfiants, en majorité des ressortissants étrangers, ont été exécutés en Indonésie depuis l'arrivée au pouvoir fin 2014 de M. Widodo, qui a déclaré la «guerre à la drogue». «Toute guerre doit se terminer par une victoire, mais en réalité, nous avons perdu», constate Dhira Narayana, directeur de l'ONG Cercle du cannabis de l'archipel, qui se définit comme un mouvement de sensibilisation aux effets de la drogue. «Dans certains pays, le cannabis a été légalisé. Il est prouvé que notre approche n'est pas la bonne car le nombre de consommateurs et de trafiquants ne cesse d'augmenter chaque année». Les produits stupéfiants font un peu plus de 11.000 morts chaque année en Indonésie - soit en moyenne 30 par jour, selon des statistiques de l'agence chargée de la lutte contre la drogue. Le nombre de consommateurs de drogue a nettement augmenté ces dernières années, passant de 0,02% de la population en 2016 à 1,77% l'an passé, soit 4,5 millions d'usagers supplémentaires. - «Pas d'effet dissuasif» - De plus, souligne M. Narayana, certains détenus dans des affaires de drogue ont été «torturés et contraints d'avouer. Nous devrions en fait nous pencher sur notre système», dit-il, en référence à la corruption qui mine aussi bien l'administration pénitentiaire que la police et le système judiciaire. Des défenseurs des droits de l'Homme dénoncent régulièrement les incohérences et approximations du système judiciaire indonésien. Dans le cas du Français Serge Atlaoui, arrêté en 2005 pour trafic de drogue et condamné à mort deux ans plus tard, le ministre français des Affaires étrangères de l'époque, Laurent Fabius, avait dénoncé de «graves dysfonctionnements de la justice indonésienne» et le «traitement expéditif» de cette affaire comportant «des affirmations erronées». M. Atlaoui, qui devait initialement être exécuté début 2015 avec huit autres condamnés à mort pour trafic de drogue - deux Australiens, un Brésilien, quatre Africains et un Indonésien - avait été retiré de la liste au dernier moment à la suite d'initiatives diplomatiques. Il est toujours en prison et figure parmi plus de 70 étrangers dans le couloir de la mort pour des affaires de drogue. Dans le cas de Michaël Blanc, sa mère très active en Indonésie pour obtenir sa libération avait dénoncé une loi qui interdisait en théorie aux étrangers, contrairement aux Indonésiens, d'être libérés après avoir purgé les deux tiers de leur peine. Hélène Le Touzey avait finalement obtenu gain de cause pour son fils sorti de prison en 2014. De son côté, Daniel Awigra, fondateur de l'ONG Coalition pour l'abolition de la peine de mort en Asie du Sud-Est, estime lui aussi que la répression sans merci appliquée par l'Indonésie «n'a pas d'effet dissuasif» et que la politique du gouvernement est «contre-productive». Dans une interview à l'AFP début 2017, le président indonésien s'était déclaré ouvert à un moratoire sur la peine de mort si la population y était favorable, se montrant ainsi moins sévère qu'au début de son mandat. Aucun condamné à la peine capitale n'a été exécuté depuis deux ans.
Un autre Français, Michaël Blanc, arrêté en 1999 à Bali en possession de 3,8 kilos de haschisch, devrait pouvoir regagner la France samedi après 14 ans de prison et quatre années supplémentaires d'interdiction de quitter l'archipel d'Asie du Sud-Est.

Il avait échappé de peu à la peine capitale, sanction ultime que risque toute personne interpellée avec cinq grammes ou plus de drogue, héroïne comme cannabis, à partir du moment où le juge considère qu'il s'agit de trafic.

Signe qu'il ne plaisante pas avec ce fléau, le président indonésien, Joko Widodo, avait donné l'ordre l'an passé à la police de tirer systématiquement sur les trafiquants de drogue présumés, y compris étrangers, s'ils résistaient à leur arrestation.

Pas moins de 18 condamnés à mort pour trafic de stupéfiants, en majorité des ressortissants étrangers, ont été exécutés en Indonésie depuis l'arrivée au pouvoir fin 2014 de M. Widodo, qui a déclaré la «guerre à la drogue».

«Toute guerre doit se terminer par une victoire, mais en réalité, nous avons perdu», constate Dhira Narayana, directeur de l'ONG Cercle du cannabis de l'archipel, qui se définit comme un mouvement de sensibilisation aux effets de la drogue.

«Dans certains pays, le cannabis a été légalisé. Il est prouvé que notre approche n'est pas la bonne car le nombre de consommateurs et de trafiquants ne cesse d'augmenter chaque année».

Les produits stupéfiants font un peu plus de 11.000 morts chaque année en Indonésie - soit en moyenne 30 par jour, selon des statistiques de l'agence chargée de la lutte contre la drogue. Le nombre de consommateurs de drogue a nettement augmenté ces dernières années, passant de 0,02% de la population en 2016 à 1,77% l'an passé, soit 4,5 millions d'usagers supplémentaires.

- «Pas d'effet dissuasif» -

De plus, souligne M. Narayana, certains détenus dans des affaires de drogue ont été «torturés et contraints d'avouer. Nous devrions en fait nous pencher sur notre système», dit-il, en référence à la corruption qui mine aussi bien l'administration pénitentiaire que la police et le système judiciaire.

Des défenseurs des droits de l'Homme dénoncent régulièrement les incohérences et approximations du système judiciaire indonésien.

Dans le cas du Français Serge Atlaoui, arrêté en 2005 pour trafic de drogue et condamné à mort deux ans plus tard, le ministre français des Affaires étrangères de l'époque, Laurent Fabius, avait dénoncé de «graves dysfonctionnements de la justice indonésienne» et le «traitement expéditif» de cette affaire comportant «des affirmations erronées».

M. Atlaoui, qui devait initialement être exécuté début 2015 avec huit autres condamnés à mort pour trafic de drogue - deux Australiens, un Brésilien, quatre Africains et un Indonésien - avait été retiré de la liste au dernier moment à la suite d'initiatives diplomatiques. Il est toujours en prison et figure parmi plus de 70 étrangers dans le couloir de la mort pour des affaires de drogue.

Dans le cas de Michaël Blanc, sa mère très active en Indonésie pour obtenir sa libération avait dénoncé une loi qui interdisait en théorie aux étrangers, contrairement aux Indonésiens, d'être libérés après avoir purgé les deux tiers de leur peine. Hélène Le Touzey avait finalement obtenu gain de cause pour son fils sorti de prison en 2014.

De son côté, Daniel Awigra, fondateur de l'ONG Coalition pour l'abolition de la peine de mort en Asie du Sud-Est, estime lui aussi que la répression sans merci appliquée par l'Indonésie «n'a pas d'effet dissuasif» et que la politique du gouvernement est «contre-productive».

Dans une interview à l'AFP début 2017, le président indonésien s'était déclaré ouvert à un moratoire sur la peine de mort si la population y était favorable, se montrant ainsi moins sévère qu'au début de son mandat. Aucun condamné à la peine capitale n'a été exécuté depuis deux ans.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10023 Fri, 20 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le Texas exécute un meurtrier malgré l'appel à la clémence du fils de la victime https://www.peinedemort.org/document/10021 Washington - L'Etat américain du Texas a exécuté mardi un meurtrier âgé de 34 ans, malgré un ultime appel à la clémence du fils de l'homme qu'il a tué. Christopher Young a été déclaré mort le 17 juillet 2018 à 18h38 heure locale, a indiqué, dans un communiqué, le département de la Justice pénale du Texas. Mitesh Patel, le fils de la victime, avait mené une campagne ces dernières semaines pour demander au gouverneur du Texas d'épargner le prisonnier, père de trois enfants. "Il a tué mon père, on va le tuer: l'addition de deux maux ne fera pas un bien", avait déclaré aux médias M. Patel. Selon la chaîne CNN, Mitesh Patel avait rendu visite lundi à Christopher Young, décrivant une rencontre émouvante pour les deux hommes. Les derniers mots du condamné furent d'ailleurs adressé à la famille de la victime. "Je veux que la famille Patel sache que je les aime comme il m'aime. Assurez-vous que les enfants dans le monde sachent que je suis exécuté et que les enfants que j'ai encadré continuent ce combat. Je suis prêt, gardien". Un jour de novembre 2004, sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants, il avait abattu le gérant d'une supérette de San Antonio. Il avait également été accusé d'une agression sexuelle sur une femme ce même jour. M. Young, qui était membre d'un gang violent, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'ôter la vie au commerçant quinquagénaire, nommé Hasmukh Patel. La scène avait été filmée par une caméra de surveillance. Une des filles de Christopher Young avait de son côté supplié les autorités texanes de ne pas exécuter son père. Mais la commission des grâces et libérations conditionnelles de l'Etat avait écarté toute mesure de clémence en sa faveur. Le Texas est l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis: Christopher Young est le huitième condamné à être mis à mort depuis le début de l'année.
Christopher Young a été déclaré mort le 17 juillet 2018 à 18h38 heure locale, a indiqué, dans un communiqué, le département de la Justice pénale du Texas.

Mitesh Patel, le fils de la victime, avait mené une campagne ces dernières semaines pour demander au gouverneur du Texas d'épargner le prisonnier, père de trois enfants.

"Il a tué mon père, on va le tuer: l'addition de deux maux ne fera pas un bien", avait déclaré aux médias M. Patel.

Selon la chaîne CNN, Mitesh Patel avait rendu visite lundi à Christopher Young, décrivant une rencontre émouvante pour les deux hommes.

Les derniers mots du condamné furent d'ailleurs adressé à la famille de la victime.

"Je veux que la famille Patel sache que je les aime comme il m'aime. Assurez-vous que les enfants dans le monde sachent que je suis exécuté et que les enfants que j'ai encadré continuent ce combat. Je suis prêt, gardien".

Un jour de novembre 2004, sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants, il avait abattu le gérant d'une supérette de San Antonio. Il avait également été accusé d'une agression sexuelle sur une femme ce même jour.

M. Young, qui était membre d'un gang violent, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'ôter la vie au commerçant quinquagénaire, nommé Hasmukh Patel. La scène avait été filmée par une caméra de surveillance.

Une des filles de Christopher Young avait de son côté supplié les autorités texanes de ne pas exécuter son père. Mais la commission des grâces et libérations conditionnelles de l'Etat avait écarté toute mesure de clémence en sa faveur.

Le Texas est l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis: Christopher Young est le huitième condamné à être mis à mort depuis le début de l'année. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10021 Wed, 18 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
«Panique homosexuelle» : un meurtrier exécuté dans l'Ohio https://www.peinedemort.org/document/10022 (Agence France-Presse) Chicago - L'État de l'Ohio a exécuté mercredi un meurtrier qui avait tenté de justifier son crime par un accès de «panique homosexuelle», un argument extrêmement critiqué sur le plan juridique, même s'il est parfois utilisé dans des procès. Robert Van Hook, 58 ans, s'est excusé et a sangloté avant de recevoir une injection létale dans sa prison de Lucasville, selon les médias témoins de l'exécution. Il avait été condamné à mort pour avoir poignardé fatalement et mutilé un homme qu'il avait rencontré en 1985 dans un bar de Cincinnati. Les avocats de Van Hook avaient utilisé, sans succès, une ligne de défense extrêmement controversée, visant à atténuer des violences commises par un homme sous le prétexte de sa révulsion pour les actes homosexuels. Cet argument a permis aux États-Unis à des meurtriers d'avoir une peine allégée après qu'ils eurent plaidé avoir agi dans un état de panique causé par des avances d'une personne du même sexe. Le concept de la «panique homosexuelle» est toutefois absent des codes pénaux des États américains et est fortement combattu par des organisations de psychiatres ou d'avocats. Quelques rares États américains ont adopté une législation interdisant expressément le recours à cette ligne de défense.
Robert Van Hook, 58 ans, s'est excusé et a sangloté avant de recevoir une injection létale dans sa prison de Lucasville, selon les médias témoins de l'exécution.

Il avait été condamné à mort pour avoir poignardé fatalement et mutilé un homme qu'il avait rencontré en 1985 dans un bar de Cincinnati.

Les avocats de Van Hook avaient utilisé, sans succès, une ligne de défense extrêmement controversée, visant à atténuer des violences commises par un homme sous le prétexte de sa révulsion pour les actes homosexuels.

Cet argument a permis aux États-Unis à des meurtriers d'avoir une peine allégée après qu'ils eurent plaidé avoir agi dans un état de panique causé par des avances d'une personne du même sexe.

Le concept de la «panique homosexuelle» est toutefois absent des codes pénaux des États américains et est fortement combattu par des organisations de psychiatres ou d'avocats.

Quelques rares États américains ont adopté une législation interdisant expressément le recours à cette ligne de défense.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10022 Wed, 18 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Arabie saoudite: sept personnes exécutées en une seule journée https://www.peinedemort.org/document/10019 Sept personnes condamnées à mort pour meurtre et trafic de drogue ont été exécutées mardi en Arabie saoudite, ont rapporté les médias d'État. Le royaume est régi par une version rigoriste de la charia, la loi islamique, et applique la peine capitale dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue. Il compte l'un des taux d'exécutions les plus élevés au monde. Deux citoyens saoudiens et trois ressortissants tchadiens ont été exécutés pour l'enlèvement et le meurtre d'un agent de sécurité pakistanais, alors qu'ils cherchaient à cambrioler l'entrepôt qu'il gardait, selon l'agence officielle SPA. Un autre citoyen saoudien a été exécuté pour avoir tué un homme en lui mettant le feu, rapporte SPA. Un Libanais a été exécuté pour tentative de contrebande de captagon, drogue fabriquée à base d'amphétamine utilisée comme psychostimulant. Ces exécutions portent à 73 le nombre de personnes exécutées dans le royaume depuis le début de l'année, selon un décompte établi par l'AFP à partir d'annonces officielles. Des experts des droits de l'Homme tirent régulièrement la sonnette d'alarme sur le manque d'équité des procès dans ce pays. Les autorités invoquent elles la dissuasion pour justifier la peine de mort. En 2017, près de 150 personnes ont été exécutées dans le royaume, qui a recours aux décapitations à l'aide d'un sabre pour les mises à mort. Dans une interview en avril avec Time Magazine, le prince héritier Mohammed ben Salmane a suggéré que son pays pourrait changer les peines de mort en prison à vie dans certains cas, à l'exception des affaires d'homicide.
Le royaume est régi par une version rigoriste de la charia, la loi islamique, et applique la peine capitale dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue. Il compte l'un des taux d'exécutions les plus élevés au monde.

Deux citoyens saoudiens et trois ressortissants tchadiens ont été exécutés pour l'enlèvement et le meurtre d'un agent de sécurité pakistanais, alors qu'ils cherchaient à cambrioler l'entrepôt qu'il gardait, selon l'agence officielle SPA.

Un autre citoyen saoudien a été exécuté pour avoir tué un homme en lui mettant le feu, rapporte SPA.

Un Libanais a été exécuté pour tentative de contrebande de captagon, drogue fabriquée à base d'amphétamine utilisée comme psychostimulant.

Ces exécutions portent à 73 le nombre de personnes exécutées dans le royaume depuis le début de l'année, selon un décompte établi par l'AFP à partir d'annonces officielles.

Des experts des droits de l'Homme tirent régulièrement la sonnette d'alarme sur le manque d'équité des procès dans ce pays. Les autorités invoquent elles la dissuasion pour justifier la peine de mort.

En 2017, près de 150 personnes ont été exécutées dans le royaume, qui a recours aux décapitations à l'aide d'un sabre pour les mises à mort.

Dans une interview en avril avec Time Magazine, le prince héritier Mohammed ben Salmane a suggéré que son pays pourrait changer les peines de mort en prison à vie dans certains cas, à l'exception des affaires d'homicide.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10019 Tue, 17 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Un Texan se dit contre l'exécution du meurtrier de son père https://www.peinedemort.org/document/10020 L'Etat américain du Texas se préparait à exécuter mardi un meurtrier âgé de 34 ans, malgré un ultime appel à la clémence du fils de l'homme qu'il a tué. Si les derniers appels de ses avocats sont rejetés, Christopher Young recevra une injection létale dans sa prison au nord de Houston. Un jour de novembre 2004, sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants, il avait abattu le gérant d'une supérette de San Antonio. Il avait également été accusé d'une agression sexuelle sur une femme ce même jour. M. Young, qui était membre d'un gang violent, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'ôter la vie au commerçant quinquagénaire, nommé Hasmukh Patel. La scène avait été filmée par une caméra de surveillance. Mitesh Patel, le fils de la victime, a mené une campagne ces dernières semaines pour demander au gouverneur du Texas d'épargner le prisonnier, père de trois enfants. "Il a tué mon père, on va le tuer: l'addition de deux maux ne fera pas un bien", a déclaré aux médias M. Patel. Une des filles de Christopher Young a de son côté supplié les autorités texanes de ne pas exécuter son père. Mais la commission des grâces et libérations conditionnelles de l'Etat a écarté toute mesure de clémence en sa faveur. Le Texas est l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis. Sept condamnés y ont été mis à mort depuis le début de l'année.
Un jour de novembre 2004, sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants, il avait abattu le gérant d'une supérette de San Antonio. Il avait également été accusé d'une agression sexuelle sur une femme ce même jour. M. Young, qui était membre d'un gang violent, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'ôter la vie au commerçant quinquagénaire, nommé Hasmukh Patel. La scène avait été filmée par une caméra de surveillance.

Mitesh Patel, le fils de la victime, a mené une campagne ces dernières semaines pour demander au gouverneur du Texas d'épargner le prisonnier, père de trois enfants. "Il a tué mon père, on va le tuer: l'addition de deux maux ne fera pas un bien", a déclaré aux médias M. Patel. Une des filles de Christopher Young a de son côté supplié les autorités texanes de ne pas exécuter son père. Mais la commission des grâces et libérations conditionnelles de l'Etat a écarté toute mesure de clémence en sa faveur.

Le Texas est l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis. Sept condamnés y ont été mis à mort depuis le début de l'année.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10020 Tue, 17 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
La peine de mort rétablie, le Sri Lanka cherche un bourreau https://www.peinedemort.org/document/10015 Le Sri Lanka cherche d'urgence un bourreau, ont indiqué vendredi les autorités pénitentiaires après la fin du moratoire sur la peine de mort pour les trafiquants de drogue annoncée par le président du pays. Une annonce pour un poste de responsable qui exécutera des prisonniers par pendaison va être publiée la semaine prochaine, a précisé Thushara Upuldeniya, porte-parole du système pénitentiaire. Le candidat choisi touchera 35,000 roupies (environ 200 euros) par mois, a-t-il ajouté. Le président du Sri Lanka Maithripala Sirisena a annoncé cette semaine que les trafiquants de drogue allaient désormais être exécutés alors qu'ils purgent actuellement des peines de prison à vie. Aucune exécution n'a eu lieu au Sri Lanka depuis 1976. Des condamnations à la peine de mort sont régulièrement prononcées pour meurtre, viol et des crimes liés à la drogue, mais elles ont été jusqu'à présent commuées en prison à perpétuité. Selon M. Upuldeniya, 373 personnes ont été condamnées à morts dans son pays, dont 18 pour des crimes graves liés à la drogue. Un organisme chargé des exécutions existe toujours, mais ses trois bourreaux démissionné. "Nous devons être prêts à procéder à des exécutions après la décision du gouvernement cette semaine", a souligné le porte-parole. Le gouvernement sri-lankais dit s'inspirer de la politique suivie aux Philippines. "Nous allons essayer de rééditer ce succès", a expliqué son porte-parole Rajitha Senaratne, évoquant notamment un déploiement de l'armée pour lutter contre la drogue. Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre sans merci au trafic de drogue. La police philippine dit avoir tué environ 4.200 toxicomanes et trafiquants présumés mais les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois et dénoncent des exécutions extrajudiciaires. L'ONG Amnesty International a exhorté les autorités du Sri-Lanka à ne pas revenir à la peine capitale.
Une annonce pour un poste de responsable qui exécutera des prisonniers par pendaison va être publiée la semaine prochaine, a précisé Thushara Upuldeniya, porte-parole du système pénitentiaire. Le candidat choisi touchera 35,000 roupies (environ 200 euros) par mois, a-t-il ajouté.

Le président du Sri Lanka Maithripala Sirisena a annoncé cette semaine que les trafiquants de drogue allaient désormais être exécutés alors qu'ils purgent actuellement des peines de prison à vie.

Aucune exécution n'a eu lieu au Sri Lanka depuis 1976. Des condamnations à la peine de mort sont régulièrement prononcées pour meurtre, viol et des crimes liés à la drogue, mais elles ont été jusqu'à présent commuées en prison à perpétuité.

Selon M. Upuldeniya, 373 personnes ont été condamnées à morts dans son pays, dont 18 pour des crimes graves liés à la drogue.

Un organisme chargé des exécutions existe toujours, mais ses trois bourreaux démissionné.

"Nous devons être prêts à procéder à des exécutions après la décision du gouvernement cette semaine", a souligné le porte-parole.

Le gouvernement sri-lankais dit s'inspirer de la politique suivie aux Philippines. "Nous allons essayer de rééditer ce succès", a expliqué son porte-parole Rajitha Senaratne, évoquant notamment un déploiement de l'armée pour lutter contre la drogue.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre sans merci au trafic de drogue. La police philippine dit avoir tué environ 4.200 toxicomanes et trafiquants présumés mais les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois et dénoncent des exécutions extrajudiciaires.

L'ONG Amnesty International a exhorté les autorités du Sri-Lanka à ne pas revenir à la peine capitale. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10015 Fri, 13 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Report d'une exécution utilisant le fentanyl au Nevada https://www.peinedemort.org/document/10016 LOS ANGELES — L'État américain du Nevada a reporté mercredi l'exécution d'un prisonnier par une injection létale contenant du fentanyl, une substance opiacée puissante et controversée, ont rapporté des médias américains. L'exécution de Scott Dozier, condamné pour meurtre en 2002, a été suspendue quelques heures avant sa mise à mort, à la suite d'une plainte déposée par le fabricant du sédatif midazolam, autre produit faisant partie du cocktail de trois substances devant être administré au prisonnier. «Le plaignant a de bonnes raisons de penser qu'il subira des dommages à sa réputation commerciale qui auront un impact sur les relations avec ses investisseurs et ses clients», a estimé la juge Elizabeth Gonzalez, du comté de Clark, selon le Las Vegas Review-Journal. Sans la suspension de cette exécution, le Nevada aurait alors été le premier État américain à exécuter un prisonnier en utilisant du fentanyl. Le fentanyl fait partie de ces médicaments antidouleurs très puissants de la famille des opiacés qui ont provoqué une crise de santé publique sans précédent aux États-Unis, en plongeant de nombreux patients dans une situation de dépendance et en les poussant vers la toxicomanie. Il est considéré comme responsable de la mort de plus de 20 000 personnes aux États-Unis en 2016. Il s'agit d'une drogue 50 fois plus puissante que l'héroïne et jusqu'à 100 fois plus que la morphine. Le Nevada s'est attiré les critiques de professionnels de la médecine et de militants qui dénoncent une dangereuse expérimentation. Vingt-trois personnes ont été exécutées aux États-Unis en 2017, loin du pic de 1999, avec 98 exécutions. Si la peine de mort est autorisée dans 31 États, seulement huit d'entre eux l'ont pratiquée en 2017 selon le Pew Research Center. L'exécution de Scott Dozier, condamné pour meurtre en 2002, a été suspendue quelques heures avant sa mise à mort, à la suite d'une plainte déposée par le fabricant du sédatif midazolam, autre produit faisant partie du cocktail de trois substances devant être administré au prisonnier.

«Le plaignant a de bonnes raisons de penser qu'il subira des dommages à sa réputation commerciale qui auront un impact sur les relations avec ses investisseurs et ses clients», a estimé la juge Elizabeth Gonzalez, du comté de Clark, selon le Las Vegas Review-Journal.

Sans la suspension de cette exécution, le Nevada aurait alors été le premier État américain à exécuter un prisonnier en utilisant du fentanyl.

Le fentanyl fait partie de ces médicaments antidouleurs très puissants de la famille des opiacés qui ont provoqué une crise de santé publique sans précédent aux États-Unis, en plongeant de nombreux patients dans une situation de dépendance et en les poussant vers la toxicomanie.

Il est considéré comme responsable de la mort de plus de 20 000 personnes aux États-Unis en 2016. Il s'agit d'une drogue 50 fois plus puissante que l'héroïne et jusqu'à 100 fois plus que la morphine.

Le Nevada s'est attiré les critiques de professionnels de la médecine et de militants qui dénoncent une dangereuse expérimentation.

Vingt-trois personnes ont été exécutées aux États-Unis en 2017, loin du pic de 1999, avec 98 exécutions. Si la peine de mort est autorisée dans 31 États, seulement huit d'entre eux l'ont pratiquée en 2017 selon le Pew Research Center.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10016 Thu, 12 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le Sri Lanka met fin à son moratoire sur la peine capitale pour les affaires de drogue https://www.peinedemort.org/document/10014 Le Sri Lanka a annoncé mercredi qu'il allait pendre les auteurs d'infractions en matière de drogue, se promettant de "réitérer le succès" des Philippines pour lutter contre la drogue et mettant ainsi fin à un moratoire officieux sur la peine de mort en place depuis près d'un demi-siècle. Le président Maithripala Sirisena a déclaré à son gouvernement qu'il était "prêt à signer les arrêts de mort" de récidivistes dans le domaine de la drogue, a expliqué le porte-parole du gouvernement Rajitha Senaratne. "Dorénavant, nous allons pendre les auteurs d'infractions en matière de drogue sans commuer leurs condamnations à mort", a-t-il dit. Depuis sa dernière exécution en 1976, le Sri Lanka commue les condamnations à mort en peines d'emprisonnement à perpétuité. Selon le porte-parole du gouvernement, 19 criminels en matière de drogue ont vu leur condamnation à la peine capitale commuée en prison à vie. Il n'a pas été possible de déterminer s'ils seraient pendus aux termes du changement de politique annoncé. Les autorités estiment qu'une approche plus ferme est nécessaire pour combattre la criminalité liée à la drogue, en pleine augmentation. M. Senaratne a cité le cas découvert cette semaine d'un trafiquant de drogue dont la condamnation à mort avait été commuée en emprisonnement à perpétuité et qui avait organisé l'importation de 100 kilogrammes d'héroïne alors qu'il se trouvait derrière les barreaux. Le gouvernement dit s'inspirer de la politique suivie aux Philippines. "Nous allons essayer de rééditer ce succès", a dit M. Senaratne évoquant notamment un déploiement de l'armée pour lutter contre la drogue. Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre sans merci au trafic de drogue. La police philippine dit avoir tué environ 4.200 toxicomanes et trafiquants présumés mais les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois et dénoncent des exécutions extrajudiciaires.
Le président Maithripala Sirisena a déclaré à son gouvernement qu'il était "prêt à signer les arrêts de mort" de récidivistes dans le domaine de la drogue, a expliqué le porte-parole du gouvernement Rajitha Senaratne.

"Dorénavant, nous allons pendre les auteurs d'infractions en matière de drogue sans commuer leurs condamnations à mort", a-t-il dit.

Depuis sa dernière exécution en 1976, le Sri Lanka commue les condamnations à mort en peines d'emprisonnement à perpétuité.

Selon le porte-parole du gouvernement, 19 criminels en matière de drogue ont vu leur condamnation à la peine capitale commuée en prison à vie. Il n'a pas été possible de déterminer s'ils seraient pendus aux termes du changement de politique annoncé.

Les autorités estiment qu'une approche plus ferme est nécessaire pour combattre la criminalité liée à la drogue, en pleine augmentation.

M. Senaratne a cité le cas découvert cette semaine d'un trafiquant de drogue dont la condamnation à mort avait été commuée en emprisonnement à perpétuité et qui avait organisé l'importation de 100 kilogrammes d'héroïne alors qu'il se trouvait derrière les barreaux.

Le gouvernement dit s'inspirer de la politique suivie aux Philippines. "Nous allons essayer de rééditer ce succès", a dit M. Senaratne évoquant notamment un déploiement de l'armée pour lutter contre la drogue.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre sans merci au trafic de drogue. La police philippine dit avoir tué environ 4.200 toxicomanes et trafiquants présumés mais les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois et dénoncent des exécutions extrajudiciaires.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10014 Wed, 11 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Une exécution bloquée au Nevada après l'objection d'un laboratoire https://www.peinedemort.org/document/10017 11 juillet (Reuters) - Une juge du Nevada a ordonné le report de l'exécution d'un assassin condamné à la peine capitale après qu'un laboratoire pharmaceutique a contesté l'utilisation de l'un de ses produits pour la mise à mort, estimant que l'Etat américain l'avait obtenu de manière illégitime. Elizabeth Gonzalez, juge de district du comté de Clark, a interdit l'utilisation du médicament le jour même où était programmée l'exécution de Scott Dozier, 47 ans, par injection létale dans la prison d'Ely, à 395 kilomètres au nord de Las Vegas. Cette exécution devait être la première dans le Nevada depuis 12 ans. Elizabeth Gonzalez a donné suite à la requête du laboratoire Alvogen d'empêcher le département de l'administration pénitentiaire du Nevada d'utiliser le sédatif midazolam dans son injection létale composée de trois médicaments, selon des documents judiciaires. Dans une plainte déposée mardi par Alvogen, le groupe accuse le Nevada d'avoir acquis son médicament de manière illégale, ajoutant que l'utilisation de ce produit pour une exécution provoquerait "un dommage irréparable à Alvogen, à sa réputation et à sa bonne volonté". Les responsables pénitentiaires du Nevada avaient revu leur protocole d'injection létale la semaine dernière, disant alors qu'ils remplaçaient le diazepam, en rupture de stock dans la prison, par le midazolam. Ce sédatif est censé rendre le prisonnier inconscient avant qu'on lui administre l'opioïde synthétique fentanyl puis l'agent paralysant cisatracurium. Scott Dozier aurait renoncé à tout nouvel appel de sa condamnation, disant qu'il ne supportait plus la vie derrière les barreaux.
Elizabeth Gonzalez, juge de district du comté de Clark, a interdit l'utilisation du médicament le jour même où était programmée l'exécution de Scott Dozier, 47 ans, par injection létale dans la prison d'Ely, à 395 kilomètres au nord de Las Vegas.

Cette exécution devait être la première dans le Nevada depuis 12 ans.

Elizabeth Gonzalez a donné suite à la requête du laboratoire Alvogen d'empêcher le département de l'administration pénitentiaire du Nevada d'utiliser le sédatif midazolam dans son injection létale composée de trois médicaments, selon des documents judiciaires.

Dans une plainte déposée mardi par Alvogen, le groupe accuse le Nevada d'avoir acquis son médicament de manière illégale, ajoutant que l'utilisation de ce produit pour une exécution provoquerait "un dommage irréparable à Alvogen, à sa réputation et à sa bonne volonté".

Les responsables pénitentiaires du Nevada avaient revu leur protocole d'injection létale la semaine dernière, disant alors qu'ils remplaçaient le diazepam, en rupture de stock dans la prison, par le midazolam.

Ce sédatif est censé rendre le prisonnier inconscient avant qu'on lui administre l'opioïde synthétique fentanyl puis l'agent paralysant cisatracurium.

Scott Dozier aurait renoncé à tout nouvel appel de sa condamnation, disant qu'il ne supportait plus la vie derrière les barreaux.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10017 Wed, 11 Jul 2018 00:00:00 +0200 Reuters
Inde: peines de mort confirmées pour le viol collectif de Delhi en 2012 https://www.peinedemort.org/document/10013 (Agence France-Presse) New Delhi - La Cour suprême indienne a confirmé lundi la condamnation à mort de trois hommes pour le viol et le meurtre d'une étudiante en 2012 à New Delhi qui avait révulsé le pays et le monde. Cette affaire avait soulevé une intense émotion populaire au sein de la société indienne et au-delà. Elle avait jeté une lumière crue sur les violences subies par les femmes dans ce pays de 1,25 milliard d'habitants. Le 16 décembre 2012, une étudiante en kinésithérapie de 23 ans avait été violée avec une brutalité extrême par cinq jeunes hommes et un adolescent à bord d'un bus en mouvement dans la capitale indienne, devant son compagnon impuissant. La victime avait par la suite succombé à ses blessures. En 2013, quatre des six agresseurs avaient été condamnés à mort pour meurtre, viol en réunion, vol, conspiration et «actes non naturels». Seuls trois d'entre eux avaient saisi la Cour suprême qui a rejeté leur appel lundi. Un cinquième homme, le chauffeur du bus présenté comme le meneur, est mort en prison où il se serait suicidé. Quant au sixième, âgé de 17 ans à l'époque des faits, il n'avait écopé que de trois ans de prison, peine maximale prévue pour les mineurs. Sa libération fin 2015 avait déclenché un tollé. Les quatre condamnés, qui ont toujours soutenu qu'ils étaient innocents, ont lancé appel après appel contre le verdict. Ils peuvent encore introduire un ultime recours devant la Cour suprême et demander une grâce présidentielle. L'horreur vécue par l'étudiante et son compagnon, vus comme des symboles d'une classe moyenne citadine émergente, avait déclenché des manifestations massives à travers le pays et forcé le gouvernement à promettre une meilleure protection des femmes. Jyoti Singh sortait du cinéma d'un centre commercial du sud de la capitale avec son compagnon avant que le couple ne soit séquestré à bord d'un bus privé. La jeune femme avait été violée tour à tour par ses agresseurs, y compris avec une barre en métal, avant d'être jetée sur le bord de la route. Elle est morte d'une hémorragie interne deux semaines plus tard dans un hôpital de Singapour. Depuis cette affaire, l'Inde a renforcé sa législation contre les agressions sexuelles et accéléré les procédures judiciaires pour ce type de cas. Les peines contre les délinquants sexuels ont été alourdies et la peine de mort introduite dans les cas de viols ayant entraîné la mort de la victime ou perpétrés par des récidivistes. L'Inde a recensé environ 40 000 viols en 2016, derniers chiffres disponibles. Mais les experts estiment que ce nombre ne constitue que la partie émergée de l'iceberg et que la plupart des viols ne sont jamais signalés du fait des tabous sociaux. En 2017, 371 personnes attendaient dans le couloir de la mort en Inde. Les exécutions restent cependant rarissimes. Au cours des dernières 25 années, seuls quatre condamnés ont été pendus, dont l'un en 2004 pour le viol et le meurtre d'une adolescente de 14 ans.
Cette affaire avait soulevé une intense émotion populaire au sein de la société indienne et au-delà. Elle avait jeté une lumière crue sur les violences subies par les femmes dans ce pays de 1,25 milliard d'habitants.

Le 16 décembre 2012, une étudiante en kinésithérapie de 23 ans avait été violée avec une brutalité extrême par cinq jeunes hommes et un adolescent à bord d'un bus en mouvement dans la capitale indienne, devant son compagnon impuissant. La victime avait par la suite succombé à ses blessures.

En 2013, quatre des six agresseurs avaient été condamnés à mort pour meurtre, viol en réunion, vol, conspiration et «actes non naturels».

Seuls trois d'entre eux avaient saisi la Cour suprême qui a rejeté leur appel lundi.

Un cinquième homme, le chauffeur du bus présenté comme le meneur, est mort en prison où il se serait suicidé.

Quant au sixième, âgé de 17 ans à l'époque des faits, il n'avait écopé que de trois ans de prison, peine maximale prévue pour les mineurs. Sa libération fin 2015 avait déclenché un tollé.

Les quatre condamnés, qui ont toujours soutenu qu'ils étaient innocents, ont lancé appel après appel contre le verdict. Ils peuvent encore introduire un ultime recours devant la Cour suprême et demander une grâce présidentielle.

L'horreur vécue par l'étudiante et son compagnon, vus comme des symboles d'une classe moyenne citadine émergente, avait déclenché des manifestations massives à travers le pays et forcé le gouvernement à promettre une meilleure protection des femmes.

Jyoti Singh sortait du cinéma d'un centre commercial du sud de la capitale avec son compagnon avant que le couple ne soit séquestré à bord d'un bus privé. La jeune femme avait été violée tour à tour par ses agresseurs, y compris avec une barre en métal, avant d'être jetée sur le bord de la route. Elle est morte d'une hémorragie interne deux semaines plus tard dans un hôpital de Singapour.

Depuis cette affaire, l'Inde a renforcé sa législation contre les agressions sexuelles et accéléré les procédures judiciaires pour ce type de cas.

Les peines contre les délinquants sexuels ont été alourdies et la peine de mort introduite dans les cas de viols ayant entraîné la mort de la victime ou perpétrés par des récidivistes.

L'Inde a recensé environ 40 000 viols en 2016, derniers chiffres disponibles. Mais les experts estiment que ce nombre ne constitue que la partie émergée de l'iceberg et que la plupart des viols ne sont jamais signalés du fait des tabous sociaux.

En 2017, 371 personnes attendaient dans le couloir de la mort en Inde.

Les exécutions restent cependant rarissimes. Au cours des dernières 25 années, seuls quatre condamnés ont été pendus, dont l'un en 2004 pour le viol et le meurtre d'une adolescente de 14 ans.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10013 Mon, 09 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
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