La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués dans le monde https://www.peinedemort.org/rss/depeches Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort dans le monde fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Sat, 24 Feb 2018 15:06:27 +0100 Fri, 23 Feb 2018 07:47:32 +0100 120 Un Américain ayant planifié le meurtre de sa famille échappe à la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/9803 Bart Whitaker, un Américain qui avait planifié le meurtre de toute sa famille, a échappé de peu à la peine de mort jeudi soir, le gouverneur du Texas ayant commué sa peine capitale en prison à perpétuité peu avant son exécution programmée. Son père, un fervent chrétien, militait pour un sursis de dernière minute. Il a été entendu: pour la première fois de sa carrière, le gouverneur du Texas Gregg Abbott a commué une peine de mort. «M. Whitaker doit passer le reste de sa vie derrière des barreaux, en punition pour son crime haineux», a-t-il indiqué dans un communiqué pour justifier sa décision. Le détenu de 38 ans ne bénéficiera d'aucune possibilité de libération conditionnelle. Ce drame familial rencontre un écho notable aux États-Unis en raison de son intensité: d'un côté se trouve un fils qui n'a pas hésité à commanditer l'assassinat en 2003 de ses parents et de son frère, et de l'autre un père grièvement blessé, rescapé de l'attaque, qui a choisi le pardon et croit en la rédemption. De façon très exceptionnelle, la commission des grâces et libérations conditionnelles du Texas avait recommandé mardi la clémence pour Bart Whitaker. «Je suis reconnaissant pour cette décision, pas pour moi, mais pour mon père. Toute punition que j'ai reçue ou que je pourrai recevoir sera juste», a déclaré ce dernier en apprenant qu'il échappait à la mort trente minutes avant l'heure fatidique. Bart avait engagé un tireur, lui donnant pour instruction de le débarrasser de ses parents et de son frère, contre lesquels il avait accumulé sa haine. Il avait mis en scène un faux cambriolage, prétendant avoir été lui-même victime d'un tir lors de l'attaque sanglante. Sa mère Tricia, 51 ans, et son frère Kevin, 19 ans, avaient été fatalement touchés. «Pardon miraculeux» Sur son lit d'hôpital, le thorax perforé par une balle de 9 mm, Kent Whitaker s'était étonnamment senti prêt à offrir un «pardon miraculeux» au meurtrier de sa femme et de son fils. «J'endure leur absence chaque jour et je peux vous dire combien cela me coûte. Et je suis pleinement conscient que ces pertes ont été provoquées par mon fils», a confié à l'AFP le Texan de 69 ans. «Mais Dieu m'a aidé à parvenir à ce pardon intégral. Je pense qu'Il l'a fait pour m'aider à retisser ma relation avec mon fils». Dans une rare coïncidence temporelle, deux autres États américains devaient exécuter chacun un prisonnier jeudi. Deux éxécutions En Floride, la sentence d'Eric Branch, condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une étudiante en 1993, a ainsi été appliquée à 19h05 locales (00h05 GMT). Ses avocats avaient lancé d'ultimes recours, faisant valoir qu'il n'était âgé que de 21 ans à l'époque des faits et qu'un jury non unanime avait rendu le verdict de sa peine capitale. Et l'État de l'Alabama a prévu d'exécuter Doyle Hamm, qui a passé trois décennies dans le couloir de la mort. Il a été condamné en 1987 pour le meurtre de l'employé d'un motel au cours d'un vol à main armée. M. Hamm souffrant d'un double cancer du cerveau et du système lymphatique, ses avocats redoutent que son exécution par injection létale ne se transforme en séance de torture. Ils affirment qu'il ne dispose pas d'un réseau veineux permettant la perfusion. Saisi de la question, un tribunal a finalement tranché mardi, estimant que l'état de santé de Doyle Hamm ne l'empêchait pas d'être exécuté, à la condition que le cathéter de perfusion soit inséré dans une veine de ses jambes ou de ses pieds. Les condamnés à mort aux États-Unis sont d'ordinaire perfusés dans les bras ou les mains. Dans l'histoire américaine moderne, le record du nombre d'exécutions en un jour a été enregistré le 9 décembre 1999, quand l'Oklahoma, l'Indiana, le Texas et la Virginie avaient chacun exécuté un prisonnier. Mais le nombre le plus élevé dans l'histoire du pays a été atteint le 26 décembre 1862 dans le Minnesota, quand les autorités fédérales ont exécuté par pendaison 38 membres de la tribu indienne des Dakota.
Son père, un fervent chrétien, militait pour un sursis de dernière minute. Il a été entendu: pour la première fois de sa carrière, le gouverneur du Texas Gregg Abbott a commué une peine de mort.

«M. Whitaker doit passer le reste de sa vie derrière des barreaux, en punition pour son crime haineux», a-t-il indiqué dans un communiqué pour justifier sa décision. Le détenu de 38 ans ne bénéficiera d'aucune possibilité de libération conditionnelle.

Ce drame familial rencontre un écho notable aux États-Unis en raison de son intensité: d'un côté se trouve un fils qui n'a pas hésité à commanditer l'assassinat en 2003 de ses parents et de son frère, et de l'autre un père grièvement blessé, rescapé de l'attaque, qui a choisi le pardon et croit en la rédemption.

De façon très exceptionnelle, la commission des grâces et libérations conditionnelles du Texas avait recommandé mardi la clémence pour Bart Whitaker.

«Je suis reconnaissant pour cette décision, pas pour moi, mais pour mon père. Toute punition que j'ai reçue ou que je pourrai recevoir sera juste», a déclaré ce dernier en apprenant qu'il échappait à la mort trente minutes avant l'heure fatidique.

Bart avait engagé un tireur, lui donnant pour instruction de le débarrasser de ses parents et de son frère, contre lesquels il avait accumulé sa haine.

Il avait mis en scène un faux cambriolage, prétendant avoir été lui-même victime d'un tir lors de l'attaque sanglante. Sa mère Tricia, 51 ans, et son frère Kevin, 19 ans, avaient été fatalement touchés.

«Pardon miraculeux»
Sur son lit d'hôpital, le thorax perforé par une balle de 9 mm, Kent Whitaker s'était étonnamment senti prêt à offrir un «pardon miraculeux» au meurtrier de sa femme et de son fils.

«J'endure leur absence chaque jour et je peux vous dire combien cela me coûte. Et je suis pleinement conscient que ces pertes ont été provoquées par mon fils», a confié à l'AFP le Texan de 69 ans.

«Mais Dieu m'a aidé à parvenir à ce pardon intégral. Je pense qu'Il l'a fait pour m'aider à retisser ma relation avec mon fils».

Dans une rare coïncidence temporelle, deux autres États américains devaient exécuter chacun un prisonnier jeudi.

Deux éxécutions
En Floride, la sentence d'Eric Branch, condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une étudiante en 1993, a ainsi été appliquée à 19h05 locales (00h05 GMT).

Ses avocats avaient lancé d'ultimes recours, faisant valoir qu'il n'était âgé que de 21 ans à l'époque des faits et qu'un jury non unanime avait rendu le verdict de sa peine capitale.

Et l'État de l'Alabama a prévu d'exécuter Doyle Hamm, qui a passé trois décennies dans le couloir de la mort. Il a été condamné en 1987 pour le meurtre de l'employé d'un motel au cours d'un vol à main armée.

M. Hamm souffrant d'un double cancer du cerveau et du système lymphatique, ses avocats redoutent que son exécution par injection létale ne se transforme en séance de torture. Ils affirment qu'il ne dispose pas d'un réseau veineux permettant la perfusion.

Saisi de la question, un tribunal a finalement tranché mardi, estimant que l'état de santé de Doyle Hamm ne l'empêchait pas d'être exécuté, à la condition que le cathéter de perfusion soit inséré dans une veine de ses jambes ou de ses pieds.

Les condamnés à mort aux États-Unis sont d'ordinaire perfusés dans les bras ou les mains.

Dans l'histoire américaine moderne, le record du nombre d'exécutions en un jour a été enregistré le 9 décembre 1999, quand l'Oklahoma, l'Indiana, le Texas et la Virginie avaient chacun exécuté un prisonnier.

Mais le nombre le plus élevé dans l'histoire du pays a été atteint le 26 décembre 1862 dans le Minnesota, quand les autorités fédérales ont exécuté par pendaison 38 membres de la tribu indienne des Dakota.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9803 Thu, 22 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le meurtrier d'une adolescente condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/9794 SEOUL, 21 fév. (Yonhap) -- La cour du district nord de Séoul a condamné à mort ce mercredi un homme ayant tué une amie d'école de sa fille après l'avoir agressée sexuellement. La cour a condamné à mort Lee Young-hak, âgé de 36 ans, qui a confessé avoir étranglé en septembre à son domicile une jeune fille de 14 ans après l'avoir droguée et abusé d'elle sexuellement. L'accusation avait demandé la peine capitale. La cour a condamné sa fille à quatre ans de prison pour avoir attiré son amie chez elle et aidé son père à se débarrasser du corps. Le meurtre avait choqué la nation car Lee était apparu dans une émission télévisée dans les années 2000 qui l'avait présenté comme un homme sans-le-sou souffrant d'une rare maladie et qui tentait de survivre avec sa fille qui était atteinte de la même maladie incurable. Lee avait hérité du surnom de «père à la molaire» après avoir perdu toute ses dents sauf une molaire lors du traitement de sa maladie. La cour a réprimandé Lee pour ne montrer aucun remord ou regret, signe, selon le tribunal, qu'il est peu probable qu'il se repente mais qu'au contraire il commettra des crimes similaires, ou pires. Lee était aussi inculpé pour avoir officié en tant que proxénète de sa femme et pour l'avoir forcée à avoir des relations sexuelles avec une dizaine d'hommes. Lee battait sa compagne et la filmait lors de ses ébats sexuels avec d'autres hommes. Sa femme s'est suicidée en septembre. Lee est aussi accusé de fraude pour avoir levé la somme de 940 millions de wons (873,000 dollars) à travers une campagne de levée de fonds pour le traitement de sa fille et pour avoir dépensé l'argent pour lui. Il s'est avéré que Lee vivait dans le luxe des subsides du gouvernement et des donations qu'il a reçus des gens s'étant apitoyés sur son sort après son apparition à la télévision.
La cour a condamné à mort Lee Young-hak, âgé de 36 ans, qui a confessé avoir étranglé en septembre à son domicile une jeune fille de 14 ans après l'avoir droguée et abusé d'elle sexuellement.

L'accusation avait demandé la peine capitale.

La cour a condamné sa fille à quatre ans de prison pour avoir attiré son amie chez elle et aidé son père à se débarrasser du corps.

Le meurtre avait choqué la nation car Lee était apparu dans une émission télévisée dans les années 2000 qui l'avait présenté comme un homme sans-le-sou souffrant d'une rare maladie et qui tentait de survivre avec sa fille qui était atteinte de la même maladie incurable.

Lee avait hérité du surnom de «père à la molaire» après avoir perdu toute ses dents sauf une molaire lors du traitement de sa maladie.

La cour a réprimandé Lee pour ne montrer aucun remord ou regret, signe, selon le tribunal, qu'il est peu probable qu'il se repente mais qu'au contraire il commettra des crimes similaires, ou pires.

Lee était aussi inculpé pour avoir officié en tant que proxénète de sa femme et pour l'avoir forcée à avoir des relations sexuelles avec une dizaine d'hommes. Lee battait sa compagne et la filmait lors de ses ébats sexuels avec d'autres hommes. Sa femme s'est suicidée en septembre.

Lee est aussi accusé de fraude pour avoir levé la somme de 940 millions de wons (873,000 dollars) à travers une campagne de levée de fonds pour le traitement de sa fille et pour avoir dépensé l'argent pour lui.

Il s'est avéré que Lee vivait dans le luxe des subsides du gouvernement et des donations qu'il a reçus des gens s'étant apitoyés sur son sort après son apparition à la télévision.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9794 Wed, 21 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence de presse Yonhap
Trois exécutions de condamnés prévues jeudi aux États-Unis https://www.peinedemort.org/document/9800 Trois États américains ont prévu d'exécuter chacun un prisonnier jeudi, dans une rare coïncidence temporelle, mais les avocats des trois condamnés gardent l'espoir d'obtenir un sursis de dernière minute. Le Texas a l'intention de mettre à mort Bart Whitaker, un homme de 38 ans qui avait planifié en 2003 le meurtre de toute sa famille proche. Grièvement blessé dans l'attaque, son père est devenu son plus fervent défenseur. Kent Whitaker remue ciel et terre depuis des années pour que soit épargné son fils, auquel il a tout pardonné depuis son lit d'hôpital. De façon très exceptionnelle, la commission des grâces et libérations conditionnelles du Texas a recommandé mardi la clémence pour Bart Whitaker. La décision finale appartient désormais au gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott. L'État de l'Alabama a lui prévu d'exécuter Doyle Hamm, qui a passé trois décennies dans le couloir de la mort. Il avait été condamné en 1987 pour le meurtre de l'employé d'un motel au cours d'un vol à main armée. M. Hamm souffrant d'un cancer du cerveau et d'un cancer du système lymphatique, ses avocats redoutent que son exécution par injection létale se transforme en séance de torture. Ils affirment que leur client ne dispose pas d'un réseau veineux permettant la perfusion. Saisi de la question, à l'issue d'une âpre bataille judiciaire, un tribunal a finalement tranché mardi, estimant que l'état de santé de Doyle Hamm ne l'empêchait pas d'être exécuté, à la condition que le cathéter de perfusion soit inséré dans une veine de ses jambes ou de ses pieds. Les condamnés à mort aux États-Unis sont d'ordinaire perfusés dans les bras ou les mains. Enfin, la Floride a l'intention d'exécuter Eric Branch, condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une étudiante en 1993. Ses avocats ont lancé d'ultimes recours, en faisant valoir que le détenu n'était âgé que de 21 ans à l'époque des faits et que le verdict de sa peine de mort n'a pas été rendu à l'unanimité des jurés. Il n'y a pas eu trois exécutions le même jour aux États-Unis depuis le 7 janvier 2010. Et, depuis la reprise des exécutions en 1977, ce cas de figure s'est présenté 13 fois, selon le Centre d'information sur la peine de mort (DPIC), une organisation qui fait autorité sur le sujet. Dans l'histoire moderne, le record du nombre d'exécutions en un jour a été enregistré le 9 décembre 1999, quand l'Oklahoma, l'Indiana, le Texas et la Virginie avaient chacun exécuté un prisonnier. Mais le nombre le plus élevé dans toute l'histoire du pays a été atteint le 26 décembre 1862 dans le Minnesota, quand les autorités fédérales ont exécuté par pendaison 38 membres de la tribu indienne des Dakota.
Le Texas a l'intention de mettre à mort Bart Whitaker, un homme de 38 ans qui avait planifié en 2003 le meurtre de toute sa famille proche. Grièvement blessé dans l'attaque, son père est devenu son plus fervent défenseur.

Kent Whitaker remue ciel et terre depuis des années pour que soit épargné son fils, auquel il a tout pardonné depuis son lit d'hôpital.

De façon très exceptionnelle, la commission des grâces et libérations conditionnelles du Texas a recommandé mardi la clémence pour Bart Whitaker. La décision finale appartient désormais au gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott.

L'État de l'Alabama a lui prévu d'exécuter Doyle Hamm, qui a passé trois décennies dans le couloir de la mort. Il avait été condamné en 1987 pour le meurtre de l'employé d'un motel au cours d'un vol à main armée.

M. Hamm souffrant d'un cancer du cerveau et d'un cancer du système lymphatique, ses avocats redoutent que son exécution par injection létale se transforme en séance de torture.

Ils affirment que leur client ne dispose pas d'un réseau veineux permettant la perfusion.

Saisi de la question, à l'issue d'une âpre bataille judiciaire, un tribunal a finalement tranché mardi, estimant que l'état de santé de Doyle Hamm ne l'empêchait pas d'être exécuté, à la condition que le cathéter de perfusion soit inséré dans une veine de ses jambes ou de ses pieds.

Les condamnés à mort aux États-Unis sont d'ordinaire perfusés dans les bras ou les mains.

Enfin, la Floride a l'intention d'exécuter Eric Branch, condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une étudiante en 1993.

Ses avocats ont lancé d'ultimes recours, en faisant valoir que le détenu n'était âgé que de 21 ans à l'époque des faits et que le verdict de sa peine de mort n'a pas été rendu à l'unanimité des jurés.

Il n'y a pas eu trois exécutions le même jour aux États-Unis depuis le 7 janvier 2010. Et, depuis la reprise des exécutions en 1977, ce cas de figure s'est présenté 13 fois, selon le Centre d'information sur la peine de mort (DPIC), une organisation qui fait autorité sur le sujet.

Dans l'histoire moderne, le record du nombre d'exécutions en un jour a été enregistré le 9 décembre 1999, quand l'Oklahoma, l'Indiana, le Texas et la Virginie avaient chacun exécuté un prisonnier.

Mais le nombre le plus élevé dans toute l'histoire du pays a été atteint le 26 décembre 1862 dans le Minnesota, quand les autorités fédérales ont exécuté par pendaison 38 membres de la tribu indienne des Dakota.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9800 Wed, 21 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le président béninois commue les peines de mort en peine de réclusion criminelle à perpétuité https://www.peinedemort.org/document/9801 COTONOU, 21 février (Xinhua) -- Le président béninois, Patrice Talon, a pris par décret présidentiel la décision de commuer les peines de mort prononcées par les juridictions nationales à l'endroit de 14 prisonniers béninois, en peine de réclusion criminelle à perpétuité, a annoncé mercredi à Cotonou, le ministre béninois de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou. "Ces 14 hommes sont les derniers accusés à avoir été condamnés à mort au Bénin", a-t-on indiqué. S'exprimant au cours d'une conférence de presse ce même jour dans la capitale économique béninoise, à l'issue de la réunion hebdomadaire des membres du gouvernement, le ministre Djogbénou a indiqué qu'avec cette décision du chef de l'Etat béninois, "aucune personne condamnée à mort ne se trouve dans les prisons du Bénin". "Cette décision est la conséquence de la position de notre pays en faveur de l'abolition de la peine de mort, et de la ratification par l'Etat béninois du deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques", a-t-il souligné. De même, a-t-il expliqué, la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction en matière de la constitutionnalité des lois au Bénin, avait déjà, dans sa décision du 4 août 2012, jugé "qu'aucune disposition légale ne doit plus faire état de la peine de mort" et dans celle du 21 janvier 2016, que l'entrée en vigueur de ce deuxième protocole facultatif "rend inopérant toutes les dispositions légales prévoyant comme sanction la peine de mort". "C'est donc pour toutes ces raisons, et pour tenir les engagements du Bénin au plan international, que le président de la République a pris cette décision majeure au plan de la promotion des droits humains", a-t-il expliqué.
"Ces 14 hommes sont les derniers accusés à avoir été condamnés à mort au Bénin", a-t-on indiqué.

S'exprimant au cours d'une conférence de presse ce même jour dans la capitale économique béninoise, à l'issue de la réunion hebdomadaire des membres du gouvernement, le ministre Djogbénou a indiqué qu'avec cette décision du chef de l'Etat béninois, "aucune personne condamnée à mort ne se trouve dans les prisons du Bénin".

"Cette décision est la conséquence de la position de notre pays en faveur de l'abolition de la peine de mort, et de la ratification par l'Etat béninois du deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques", a-t-il souligné.

De même, a-t-il expliqué, la Cour constitutionnelle, la plus haute juridiction en matière de la constitutionnalité des lois au Bénin, avait déjà, dans sa décision du 4 août 2012, jugé "qu'aucune disposition légale ne doit plus faire état de la peine de mort" et dans celle du 21 janvier 2016, que l'entrée en vigueur de ce deuxième protocole facultatif "rend inopérant toutes les dispositions légales prévoyant comme sanction la peine de mort".

"C'est donc pour toutes ces raisons, et pour tenir les engagements du Bénin au plan international, que le président de la République a pris cette décision majeure au plan de la promotion des droits humains", a-t-il expliqué.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9801 Wed, 21 Feb 2018 00:00:00 +0100 Xinhua
L'Iran reproche à la Suède d'avoir naturalisé un espion Iranien https://www.peinedemort.org/document/9793 L'Iran a critiqué officiellement la Suède pour avoir accordé la nationalité à un universitaire iranien condamné à mort en Iran pour espionnage, a indiqué mardi son ministère des Affaires étrangères. La Suède a accordé la semaine dernière la nationalité au Dr Ahmadreza Djalali, un spécialiste de la médecine d'urgence qui résidait dans ce pays. Arrêté à l'occasion d'une brève visite en Iran en avril 2016, M. Djalali a été reconnu coupable « d'intelligence » avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien, un pays considéré comme ennemi par l'Iran. La justice iranienne l'a aussi estimé coupable d'avoir transmis des renseignements sur deux responsables du programme nucléaire iranien, contribuant ainsi à leur assassinat entre 2010 et 2012. Le porte-parole des Affaires étrangères Bahram Ghassemi a déclaré que la décision suédoise était « très étrange, incohérente et contestable » et qu'à ce sujet, l'ambassadeur suédois à Téhéran a été convoqué lundi. « Une vive protestation a été transmise à l'ambassadeur suédois en ce qui concerne la décision du gouvernement de Suède d'accorder la nationalité à une personne qui a avoué avoir espionné pour le compte du Mossad et du régime sioniste », indique M. Ghassemi dans un communiqué diffusé sur le site de son ministère. Il a souligné que son pays ne reconnaissait pas la double nationalité et que M. Djalali, actuellement détenu en Iran, sera traité comme un citoyen iranien. La Cour suprême iranienne a confirmé en décembre la peine capitale retenue à l'encontre de l'universitaire iranien. L'organisation de défense des droits de l'Homme, Amnesty International, avait condamné ce jugement, résultat selon elle « d'une procédure secrète et précipitée n'ayant autorisé aucun exposé des arguments de la défense ». Sa condamnation a suscité l'émotion en Belgique, notamment au sein de l'Université flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel) où il a été professeur invité. L'Iran a accusé le Mossad et la CIA d'avoir commandité des assassinats ayant coûté la vie entre 2010 et 2012 à cinq savants iraniens impliqués dans son programme nucléaire.
La Suède a accordé la semaine dernière la nationalité au Dr Ahmadreza Djalali, un spécialiste de la médecine d'urgence qui résidait dans ce pays.

Arrêté à l'occasion d'une brève visite en Iran en avril 2016, M. Djalali a été reconnu coupable « d'intelligence » avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien, un pays considéré comme ennemi par l'Iran. La justice iranienne l'a aussi estimé coupable d'avoir transmis des renseignements sur deux responsables du programme nucléaire iranien, contribuant ainsi à leur assassinat entre 2010 et 2012.

Le porte-parole des Affaires étrangères Bahram Ghassemi a déclaré que la décision suédoise était « très étrange, incohérente et contestable » et qu'à ce sujet, l'ambassadeur suédois à Téhéran a été convoqué lundi.

« Une vive protestation a été transmise à l'ambassadeur suédois en ce qui concerne la décision du gouvernement de Suède d'accorder la nationalité à une personne qui a avoué avoir espionné pour le compte du Mossad et du régime sioniste », indique M. Ghassemi dans un communiqué diffusé sur le site de son ministère.

Il a souligné que son pays ne reconnaissait pas la double nationalité et que M. Djalali, actuellement détenu en Iran, sera traité comme un citoyen iranien.

La Cour suprême iranienne a confirmé en décembre la peine capitale retenue à l'encontre de l'universitaire iranien.

L'organisation de défense des droits de l'Homme, Amnesty International, avait condamné ce jugement, résultat selon elle « d'une procédure secrète et précipitée n'ayant autorisé aucun exposé des arguments de la défense ».

Sa condamnation a suscité l'émotion en Belgique, notamment au sein de l'Université flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel) où il a été professeur invité.

L'Iran a accusé le Mossad et la CIA d'avoir commandité des assassinats ayant coûté la vie entre 2010 et 2012 à cinq savants iraniens impliqués dans son programme nucléaire.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9793 Tue, 20 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Botswana : exécution d'un prisonnier par pendaison https://www.peinedemort.org/document/9792 BOTSWANA - Un homme de 28 ans, reconnu coupable d'un double meurtre, a été exécuté par pendaison dans la prison de haute sécurité de Gaborone, ont indiqué les services pénitentiaires lundi. La précédente exécution capitale dans ce petit pays d'Afrique australe remonte à mai 2016. Samedi, Joseph Poni Tselayarona a été pendu après avoir été reconnu coupable en 2017 du meurtre de sa petite amie et du fils de trois ans de cette dernière. Il avait écopé de 20 ans de prison pour le premier meurtre et de la peine capitale pour le second. Le président du Botswana Ian Khama, qui doit quitter le pouvoir fin mars, a récemment réaffirmé son attachement à la peine capitale, un moyen selon lui de réduire la criminalité. “Nous voulons sauver les vies de notre peuple et nous ne pouvons pas vivre dans un pays où des individus choisissent de tuer des innocents”, avait-il déclaré, cité par le journal indépendant Monitor.
La précédente exécution capitale dans ce petit pays d'Afrique australe remonte à mai 2016. Samedi, Joseph Poni Tselayarona a été pendu après avoir été reconnu coupable en 2017 du meurtre de sa petite amie et du fils de trois ans de cette dernière.

Il avait écopé de 20 ans de prison pour le premier meurtre et de la peine capitale pour le second.

Le président du Botswana Ian Khama, qui doit quitter le pouvoir fin mars, a récemment réaffirmé son attachement à la peine capitale, un moyen selon lui de réduire la criminalité.

“Nous voulons sauver les vies de notre peuple et nous ne pouvons pas vivre dans un pays où des individus choisissent de tuer des innocents”, avait-il déclaré, cité par le journal indépendant Monitor.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9792 Mon, 19 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Un scientifique condamné à mort en Iran, naturalisé en Suède https://www.peinedemort.org/document/9786 STOCKHOLM (Reuters) - Les autorités de Stockholm ont accordé la nationalité suédoise à un scientifique condamné à mort et emprisonné en Iran, a confirmé samedi le ministère suédois des Affaires étrangères. Ahmadreza Djalali, qui est également enseignant au Karolinska Institute de Stockholm, a été arrêté en avril 2016 en Iran avant d'être condamné à la peine capitale pour espionnage. On l'accusait notamment d'avoir transmis à Israël des informations qui aurait facilité l'assassinat de scientifiques iraniens. La cour suprême iranienne a confirmé en décembre le verdict le condamnant à la peine de mort. Selon le ministère public, Ahmadreza Djalali a avoué avoir rencontré des représentants du renseignement israélien. Au moins quatre scientifiques ont été tués en Iran entre 2010 et 2012, des décès que Téhéran a présentés comme faisant partie d'un plan visant à saboter son programme en matière d'énergie nucléaire. En 2012, un homme accusé d'être en relation avec Israël a été pendu pour ces meurtres. "Nous poursuivons nos efforts diplomatiques en faveur de Djalali et nous demandons un accès consulaire à notre concitoyen", a déclaré une porte-parole du ministère suédois des Affaires étrangères.
Ahmadreza Djalali, qui est également enseignant au Karolinska Institute de Stockholm, a été arrêté en avril 2016 en Iran avant d'être condamné à la peine capitale pour espionnage.

On l'accusait notamment d'avoir transmis à Israël des informations qui aurait facilité l'assassinat de scientifiques iraniens.

La cour suprême iranienne a confirmé en décembre le verdict le condamnant à la peine de mort. Selon le ministère public, Ahmadreza Djalali a avoué avoir rencontré des représentants du renseignement israélien.

Au moins quatre scientifiques ont été tués en Iran entre 2010 et 2012, des décès que Téhéran a présentés comme faisant partie d'un plan visant à saboter son programme en matière d'énergie nucléaire. En 2012, un homme accusé d'être en relation avec Israël a été pendu pour ces meurtres.

"Nous poursuivons nos efforts diplomatiques en faveur de Djalali et nous demandons un accès consulaire à notre concitoyen", a déclaré une porte-parole du ministère suédois des Affaires étrangères.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9786 Sun, 18 Feb 2018 00:00:00 +0100 Reuters
Moratoire sur la peine de mort en Gambie https://www.peinedemort.org/document/9789 BANJUL, 18 février (Reuters) - Le président gambien Adama Barrow a annoncé dimanche un moratoire sur la peine de mort dans le pays ouest-africain, un peu plus d'un an après le départ en exil de l'ancien autocrate Yahya Jammeh. "Je profite de cette occasion pour proclamer un moratoire sur l'application de la peine capitale en Gambie, première étape vers son abolition", a déclaré Adama Barrow lors des commémorations du 53e anniversaire de l'indépendance. La peine capitale est en déclin à travers toute l'Afrique subsaharienne, où 22 personnes ont été exécutées en 2016 contre 43 l'année précédente, selon Amnesty International. le pays ouest-africain, un peu plus d'un an après le départ en exil de l'ancien autocrate Yahya Jammeh.

"Je profite de cette occasion pour proclamer un moratoire sur l'application de la peine capitale en Gambie, première étape vers son abolition", a déclaré Adama Barrow lors des commémorations du 53e anniversaire de l'indépendance.

La peine capitale est en déclin à travers toute l'Afrique subsaharienne, où 22 personnes ont été exécutées en 2016 contre
43 l'année précédente, selon Amnesty International.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9789 Sun, 18 Feb 2018 00:00:00 +0100 Reuters
La Gambie annonce un moratoire sur la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/9790 Le président gambien Adama Barrow a annoncé dimanche un moratoire sur la peine de mort en Gambie, plus de cinq ans après l'exécution de neuf détenus par le régime de l'ex-dirigeant Yahya Jammeh. "Je saisirai cette occasion pour annoncer un moratoire sur l'usage de la peine de mort en Gambie, un premier pas vers l'abolition" de cette pratique, a déclaré M. Barrow dans un discours marquant le 53e anniversaire de l'indépendance de la Gambie. Le dirigeant gambien avait annoncé devant les Nations unies en septembre 2017 la signature par son pays du traité de l'ONU sur l'abolition de la peine de mort. "Cela abolira la peur et garantira l'Etat de droit, afin que les citoyens puissent exprimer leurs droits civiques et politiques", avait alors indiqué la présidence gambienne. "Nous avons vaincu la dictature" mais "maintenir la paix pour renforcer notre démocratie reste notre plus grand défi. Cela requiert de la patience, de la tolérance et des erreurs sont inévitables mais nous les corrigerons au fur et à mesure qu'on essayera de parfaire la nouvelle Gambie", a lancé dimanche M. Barrow. La Gambie, petit pays anglophone enclavé dans le Sénégal, à l'exception d'une étroite façade côtière prisée des touristes, a été dirigée d'une main de fer pendant 22 ans par Yahya Jammeh, un ancien militaire. En août 2012, il avait fait fusiller neuf détenus, dont deux Sénégalais, entraînant une vague de protestations dans le monde, particulièrement au Sénégal. Il avait ensuite annoncé un "moratoire" sur les exécutions. En décembre 2016, M. Jammeh avait refusé de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle face à l'opposant Adama Barrow. Il s'était finalement résolu à quitter le pouvoir et le pays en janvier, à la suite d'une intervention militaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et d'une ultime médiation guinéo-mauritanienne. "Je saisirai cette occasion pour annoncer un moratoire sur l'usage de la peine de mort en Gambie, un premier pas vers l'abolition" de cette pratique, a déclaré M. Barrow dans un discours marquant le 53e anniversaire de l'indépendance de la Gambie.

Le dirigeant gambien avait annoncé devant les Nations unies en septembre 2017 la signature par son pays du traité de l'ONU sur l'abolition de la peine de mort. "Cela abolira la peur et garantira l'Etat de droit, afin que les citoyens puissent exprimer leurs droits civiques et politiques", avait alors indiqué la présidence gambienne.

"Nous avons vaincu la dictature" mais "maintenir la paix pour renforcer notre démocratie reste notre plus grand défi. Cela requiert de la patience, de la tolérance et des erreurs sont inévitables mais nous les corrigerons au fur et à mesure qu'on essayera de parfaire la nouvelle Gambie", a lancé dimanche M. Barrow.

La Gambie, petit pays anglophone enclavé dans le Sénégal, à l'exception d'une étroite façade côtière prisée des touristes, a été dirigée d'une main de fer pendant 22 ans par Yahya Jammeh, un ancien militaire.

En août 2012, il avait fait fusiller neuf détenus, dont deux Sénégalais, entraînant une vague de protestations dans le monde, particulièrement au Sénégal. Il avait ensuite annoncé un "moratoire" sur les exécutions.

En décembre 2016, M. Jammeh avait refusé de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle face à l'opposant Adama Barrow.

Il s'était finalement résolu à quitter le pouvoir et le pays en janvier, à la suite d'une intervention militaire de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) et d'une ultime médiation guinéo-mauritanienne.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9790 Sun, 18 Feb 2018 00:00:00 +0100 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
Un professeur de la VUB, condamné à la peine capitale en Iran, obtient la nationalité suédoise https://www.peinedemort.org/document/9785 Les autorités de Stockholm ont accordé la nationalité suédoise à un scientifique d'origine iranienne, Ahmadreza Djalali, condamné à mort et emprisonné en Iran, a confirmé samedi le ministère suédois des Affaires étrangères, cité par la chaîne de radio Sveriges Radio. M. Djalali, un spécialiste de la médecine d'urgence résidant en Suède et qui été professeur invité à l'Université libre flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel), enseigne au Karolinska Institute de Stockholm. Il a été arrêté en avril 2016 en Iran sous l'accusation d'intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien, avant d'être condamné à la peine capitale pour espionnage. Selon Téhéran, il serait lié à l'assassinat de deux responsables du programme nucléaire iranien tués par des bombes collées à leur voiture il y a quelques années. La cour suprême iranienne a confirmé à deux reprises, en décembre puis le mois dernier, le verdict le condamnant à la peine de mort. Selon le ministère public, M. Djalali a avoué avoir rencontré des représentants du renseignement israélien. Au moins quatre scientifiques ont été tués en Iran entre 2010 et 2012 - des décès que Téhéran a présentés comme faisant partie d'un plan visant à saboter son programme en matière d'énergie nucléaire. En 2012, un homme accusé d'être en relation avec Israël a été pendu pour ces meurtres. "Nous poursuivons nos efforts diplomatiques en faveur de Djalali et nous demandons un accès consulaire à notre concitoyen", a déclaré une porte-parole du ministère suédois des Affaires étrangères.
M. Djalali, un spécialiste de la médecine d'urgence résidant en Suède et qui été professeur invité à l'Université libre flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel), enseigne au Karolinska Institute de Stockholm.

Il a été arrêté en avril 2016 en Iran sous l'accusation d'intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien, avant d'être condamné à la peine capitale pour espionnage.

Selon Téhéran, il serait lié à l'assassinat de deux responsables du programme nucléaire iranien tués par des bombes collées à leur voiture il y a quelques années.

La cour suprême iranienne a confirmé à deux reprises, en décembre puis le mois dernier, le verdict le condamnant à la peine de mort. Selon le ministère public, M. Djalali a avoué avoir rencontré des représentants du renseignement israélien.

Au moins quatre scientifiques ont été tués en Iran entre 2010 et 2012 - des décès que Téhéran a présentés comme faisant partie d'un plan visant à saboter son programme en matière d'énergie nucléaire. En 2012, un homme accusé d'être en relation avec Israël a été pendu pour ces meurtres.

"Nous poursuivons nos efforts diplomatiques en faveur de Djalali et nous demandons un accès consulaire à notre concitoyen", a déclaré une porte-parole du ministère suédois des Affaires étrangères.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9785 Sat, 17 Feb 2018 00:00:00 +0100 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
Pakistan: peine de mort pour le meurtrier et violeur d'une fillette https://www.peinedemort.org/document/9788 Le principal suspect du viol et du meurtre d'une fillette a été condamné à mort samedi, une affaire qui a bouleversé le Pakistan et alimenté la peur d'un tueur en série s'en prenant aux enfants de la ville de Kasur (est). Imran Ali, 24 ans, a été reconnu coupable du meurtre de Zainab Fatima Ameen, 6 ans, dont le corps a été retrouvé début janvier. La petite Zainab était le douzième enfant assassiné ces deux dernières années dans un rayon de 2 kilomètres autour de Kasur, selon les autorités. Ali, dont l'ADN a été retrouvé sur Zainab et six autres victimes, a confessé huit crimes au total. "La cour a prononcé quatre peines de mort contre ce tueur en série", l'une "pour avoir kidnappé Zainab", une autre "pour l'avoir violée", une troisième "pour l'avoir tuée" et une quatrième "pour d'autres inculpations terroristes", a déclaré à la presse le procureur général de la province du Pendjab, Ihtesham Qadir. L'audience, qui ne s'intéressait pas aux autres victimes présumées d'Ali, s'est tenue à huis clos dans la prison Kot Lakhpat de Lahore pour des raisons de sécurité. Seuls les proches des victimes avaient accès à la salle d'audience, les journalistes étant retenus 500 mètres en amont. La cour a aussi condamné Imran Ali à plusieurs autres peines, dont une de prison à perpétuité, ainsi qu'à plusieurs amendes, pour un total de 3,2 millions de roupies (environ 23.700 euros), pour avoir notamment "caché le cadavre dans des ordures", a poursuivi le procureur Qadir. "C'était un procès juste", a commenté Mian Sultan Masood, l'avocat de l'accusé, qui a lui a été fourni par l'Etat, son précédent défenseur s'étant récusé. "L'accusé a admis son crime. Dans ce contexte, il est correct qu'il ait été condamné à mort", a-t-il poursuivi. La mère de Zainab, Nusrat Bibi, a accueilli le verdict avec satisfaction. "Je veux qu'il soit pendu publiquement à l'endroit où il a pris Zainab", a-t-elle déclaré à des journalistes. Le bâtonnier Ahmed Pansota, opposé à la pendaison publique car elle est selon lui inconstitutionnelle, a de son côté émis des réserves quant à la "justesse" du procès, dont le verdict a été rendu moins d'un mois après l'arrestation du suspect. "La justice accélérée dans cette affaire est conforme à la constitution. Mais dans bien des cas similaires, la justice n'est pas rendue à cause de la pression médiatique, les circonstances atténuantes étant exclues" pour l'accusé, a rappelé cet avocat à la Haute cour. Le viol et le meurtre de la fillette ont bouleversé l'opinion publique au Pakistan. Une violente manifestation contre l'inaction supposée de la police a fait deux morts à Kasur. Des célébrités, des hommes politiques de l'opposition et des anonymes ont exigé l'arrestation du coupable tandis que le hashtag #JusticeForZainab circulait sur les réseaux sociaux. D'après le père de Zainab, Ameen Ansari, Ali, qui habitait à proximité, avait pris part aux manifestations ayant embrasé la ville après la mort de sa fille. La colère des habitants a été alimentée par le fait que la région de Kasur est déjà tristement célèbre pour une affaire de crimes sexuels. En 2015, un gigantesque scandale de pédophilie y avait été mis au jour. Des vidéos montrant au moins 280 enfants victimes d'abus sexuels par une bande qui faisait chanter les familles avaient été découvertes. A l'époque déjà, la police avait été accusée de fermer les yeux.
Imran Ali, 24 ans, a été reconnu coupable du meurtre de Zainab Fatima Ameen, 6 ans, dont le corps a été retrouvé début janvier. La petite Zainab était le douzième enfant assassiné ces deux dernières années dans un rayon de 2 kilomètres autour de Kasur, selon les autorités. Ali, dont l'ADN a été retrouvé sur Zainab et six autres victimes, a confessé huit crimes au total.

"La cour a prononcé quatre peines de mort contre ce tueur en série", l'une "pour avoir kidnappé Zainab", une autre "pour l'avoir violée", une troisième "pour l'avoir tuée" et une quatrième "pour d'autres inculpations terroristes", a déclaré à la presse le procureur général de la province du Pendjab, Ihtesham Qadir.

L'audience, qui ne s'intéressait pas aux autres victimes présumées d'Ali, s'est tenue à huis clos dans la prison Kot Lakhpat de Lahore pour des raisons de sécurité. Seuls les proches des victimes avaient accès à la salle d'audience, les journalistes étant retenus 500 mètres en amont.

La cour a aussi condamné Imran Ali à plusieurs autres peines, dont une de prison à perpétuité, ainsi qu'à plusieurs amendes, pour un total de 3,2 millions de roupies (environ 23.700 euros), pour avoir notamment "caché le cadavre dans des ordures", a poursuivi le procureur Qadir.

"C'était un procès juste", a commenté Mian Sultan Masood, l'avocat de l'accusé, qui a lui a été fourni par l'Etat, son précédent défenseur s'étant récusé. "L'accusé a admis son crime. Dans ce contexte, il est correct qu'il ait été condamné à mort", a-t-il poursuivi.
La mère de Zainab, Nusrat Bibi, a accueilli le verdict avec satisfaction. "Je veux qu'il soit pendu publiquement à l'endroit où il a pris Zainab", a-t-elle déclaré à des journalistes.

Le bâtonnier Ahmed Pansota, opposé à la pendaison publique car elle est selon lui inconstitutionnelle, a de son côté émis des réserves quant à la "justesse" du procès, dont le verdict a été rendu moins d'un mois après l'arrestation du suspect.

"La justice accélérée dans cette affaire est conforme à la constitution. Mais dans bien des cas similaires, la justice n'est pas rendue à cause de la pression médiatique, les circonstances atténuantes étant exclues" pour l'accusé, a rappelé cet avocat à la Haute cour.

Le viol et le meurtre de la fillette ont bouleversé l'opinion publique au Pakistan. Une violente manifestation contre l'inaction supposée de la police a fait deux morts à Kasur. Des célébrités, des hommes politiques de l'opposition et des anonymes ont exigé l'arrestation du coupable tandis que le hashtag #JusticeForZainab circulait sur les réseaux sociaux.

D'après le père de Zainab, Ameen Ansari, Ali, qui habitait à proximité, avait pris part aux manifestations ayant embrasé la ville après la mort de sa fille.

La colère des habitants a été alimentée par le fait que la région de Kasur est déjà tristement célèbre pour une affaire de crimes sexuels.
En 2015, un gigantesque scandale de pédophilie y avait été mis au jour. Des vidéos montrant au moins 280 enfants victimes d'abus sexuels par une bande qui faisait chanter les familles avaient été découvertes. A l'époque déjà, la police avait été accusée de fermer les yeux.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9788 Sat, 17 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
L'ONU appelle l'Iran à stopper les exécutions pour des crimes commis par des mineurs https://www.peinedemort.org/document/9781 Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a appelé vendredi les autorités iraniennes à cesser immédiatement les exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis quand elles étaient mineures, en violation du droit international. Zeid Ra'ad Al Hussein a souligné que depuis le début de l'année trois personnes -- deux hommes et une femme -- ont été exécutées pour des crimes commis lorsqu'elles avaient 15 et 16 ans, contre cinq pendaisons de condamnés du même type pour toute l'année 2017. Un quatrième condamné, qui devait apparemment être exécuté mercredi, aurait bénéficié d'un sursis de deux mois, a indiqué le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme dans un communiqué publié à Genève. Quelque 80 personnes attendraient dans le couloir de la mort pour des crimes commis alors qu'elles étaient âgées de moins de 18 ans, selon l'organisme. "L'exécution de mineurs délinquants est totalement interdite par le droit international, quelles que soient les circonstances et la nature des crimes commis", a rappelé M. Zeid. "L'imposition de la peine de mort à des personnes qui ont commis des crimes alors qu'elles avaient moins de 18 ans, est une violation claire des obligations de l'Iran en vertu de deux traités internationaux qu'il a ratifiés, à savoir la Convention internationale sur les droits civiques et politiques et la Convention sur les droits de l'enfant." "Je suis au regret de dire que l'Iran a violé cette interdiction absolue (...) bien plus souvent que tout autre Etat", a poursuivi M. Zeid. Amirhossein Pourjafar, 18 ans, a été exécuté le 4 janvier à Karaj (près de Téhéran) pour le viol et le meurtre d'une fillette de 3 ans commis alors qu'il était âgé de 16 ans. Le 30 janvier, Ali Kazemi, 22 ans, a été pendu à Bouchehr (sud de l'Iran) pour un meurtre qu'il aurait commis alors qu'il avait 15 ans. L'exécution de Mahboubeh Mofidi, 20 ans, a eu lieu le même jour à Nowshahr (nord). Mariée à 13 ans, elle aurait tué son mari en 2014, alors qu'elle avait 17 ans. Selon l'organisation américaine de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW), l'Iran est un des quatre pays au monde (avec l'Arabie saoudite, le Pakistan et le Yémen) à exécuter des personnes ayant commis des crimes alors qu'elles étaient mineures.
Zeid Ra'ad Al Hussein a souligné que depuis le début de l'année trois personnes -- deux hommes et une femme -- ont été exécutées pour des crimes commis lorsqu'elles avaient 15 et 16 ans, contre cinq pendaisons de condamnés du même type pour toute l'année 2017.

Un quatrième condamné, qui devait apparemment être exécuté mercredi, aurait bénéficié d'un sursis de deux mois, a indiqué le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme dans un communiqué publié à Genève. Quelque 80 personnes attendraient dans le couloir de la mort pour des crimes commis alors qu'elles étaient âgées de moins de 18 ans, selon l'organisme.

"L'exécution de mineurs délinquants est totalement interdite par le droit international, quelles que soient les circonstances et la nature des crimes commis", a rappelé M. Zeid. "L'imposition de la peine de mort à des personnes qui ont commis des crimes alors qu'elles avaient moins de 18 ans, est une violation claire des obligations de l'Iran en vertu de deux traités internationaux qu'il a ratifiés, à savoir la Convention internationale sur les droits civiques et politiques et la Convention sur les droits de l'enfant."
"Je suis au regret de dire que l'Iran a violé cette interdiction absolue (...) bien plus souvent que tout autre Etat", a poursuivi M. Zeid.

Amirhossein Pourjafar, 18 ans, a été exécuté le 4 janvier à Karaj (près de Téhéran) pour le viol et le meurtre d'une fillette de 3 ans commis alors qu'il était âgé de 16 ans.
Le 30 janvier, Ali Kazemi, 22 ans, a été pendu à Bouchehr (sud de l'Iran) pour un meurtre qu'il aurait commis alors qu'il avait 15 ans.

L'exécution de Mahboubeh Mofidi, 20 ans, a eu lieu le même jour à Nowshahr (nord). Mariée à 13 ans, elle aurait tué son mari en 2014, alors qu'elle avait 17 ans.

Selon l'organisation américaine de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW), l'Iran est un des quatre pays au monde (avec l'Arabie saoudite, le Pakistan et le Yémen) à exécuter des personnes ayant commis des crimes alors qu'elles étaient mineures.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9781 Fri, 16 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Iran : l'ONU demande aux autorités de cesser d'exécuter des délinquants juvéniles https://www.peinedemort.org/document/9784 Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a exhorté vendredi l'Iran « à respecter le droit international et à mettre immédiatement fin à toutes les exécutions de personnes condamnées à mort pour des crimes commis alors qu'ils étaient mineurs ». Au cours du mois de janvier, trois personnes - deux hommes : Amir Hussein Pourjafar et Ali Kazemi et une femme : Mahboubeh Mofidi - ont été exécutées pour des crimes commis à l'âge de 15 ou 16 ans. Mahboubeh Mofidi avait 16 ans quand, avec l'aide de son beau-frère, elle aurait tué son mari, qui l'avait épousée alors qu'elle n'avait que 13 ans. Elle avait 20 ans au moment de son exécution le 30 janvier. Amir Hussein Pourjafar, exécuté à l'âge de 18 ans, aurait violé et assassiné une jeune fille afghane lorsqu'il avait 16 ans. Ali Kazemi, 22 ans au moment de son exécution, n'avait que 15 ans lorsqu'il aurait commis un meurtre. « L'exécution de mineurs délinquants est interdite sans équivoque en vertu du droit international, quelles que soient les circonstances et la nature du crime commis », a déclaré M. Zeid. « L'imposition de la peine de mort aux personnes ayant commis des crimes alors qu'elles avaient moins de 18 ans constitue une violation flagrante des obligations de l'Iran en vertu de deux traités internationaux ratifiés et tenus de respecter - le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention sur les droits de l'enfant », a-t-il rappelé. Les exécutions menées en 2018 sont déjà importantes en nombre. En 2017, cinq délinquants juvéniles avaient été exécutés en Iran. « Je suis attristé de dire que l'Iran viole cette interdiction absolue en vertu du droit international relatif droits de l'homme beaucoup plus souvent que tout autre Etat », a déclaré le Haut-Commissaire. « Aucun autre État ne se rapproche, même de loin, du nombre total de mineurs qui ont été exécutés en Iran au cours des deux dernières décennies ». Plusieurs Haut-Commissaires des Nations Unies aux droits de l'homme ont exhorté l'Iran à mettre fin à toutes les violations du droit international relatives à la peine de mort, en particulier l'interdiction absolue de l'application de la peine de mort pour les mineurs délinquants, et à imposer un moratoire sur toutes les exécutions en vue d'abolir la peine de mort.
Au cours du mois de janvier, trois personnes - deux hommes : Amir Hussein Pourjafar et Ali Kazemi et une femme : Mahboubeh Mofidi - ont été exécutées pour des crimes commis à l'âge de 15 ou 16 ans.

Mahboubeh Mofidi avait 16 ans quand, avec l'aide de son beau-frère, elle aurait tué son mari, qui l'avait épousée alors qu'elle n'avait que 13 ans. Elle avait 20 ans au moment de son exécution le 30 janvier.

Amir Hussein Pourjafar, exécuté à l'âge de 18 ans, aurait violé et assassiné une jeune fille afghane lorsqu'il avait 16 ans. Ali Kazemi, 22 ans au moment de son exécution, n'avait que 15 ans lorsqu'il aurait commis un meurtre.

« L'exécution de mineurs délinquants est interdite sans équivoque en vertu du droit international, quelles que soient les circonstances et la nature du crime commis », a déclaré M. Zeid. « L'imposition de la peine de mort aux personnes ayant commis des crimes alors qu'elles avaient moins de 18 ans constitue une violation flagrante des obligations de l'Iran en vertu de deux traités internationaux ratifiés et tenus de respecter - le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention sur les droits de l'enfant », a-t-il rappelé.

Les exécutions menées en 2018 sont déjà importantes en nombre. En 2017, cinq délinquants juvéniles avaient été exécutés en Iran.

« Je suis attristé de dire que l'Iran viole cette interdiction absolue en vertu du droit international relatif droits de l'homme beaucoup plus souvent que tout autre Etat », a déclaré le Haut-Commissaire. « Aucun autre État ne se rapproche, même de loin, du nombre total de mineurs qui ont été exécutés en Iran au cours des deux dernières décennies ».

Plusieurs Haut-Commissaires des Nations Unies aux droits de l'homme ont exhorté l'Iran à mettre fin à toutes les violations du droit international relatives à la peine de mort, en particulier l'interdiction absolue de l'application de la peine de mort pour les mineurs délinquants, et à imposer un moratoire sur toutes les exécutions en vue d'abolir la peine de mort.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9784 Fri, 16 Feb 2018 00:00:00 +0100 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
Guinée équatoriale : peine de mort requise contre 147 opposants (avocat) https://www.peinedemort.org/document/9770 La peine de mort a été requise par le procureur de la République de Guinée équatoriale pour 147 militants du premier parti d'opposition jugés depuis lundi pour "sédition" et "attentats contre l'autorité", selon leur avocat. "Le procureur a demandé la peine capitale contre tous les opposants", a déclaré mercredi à l'AFP Me Fabian Nsue, l'avocat des accusés jugés au tribunal de grande instance de Mongomo, fief du président Teodoro Obiang Nguema situé sur la partie continentale de la Guinée. La tenue du procès a été confirmée à l'AFP de sources diplomatiques. Jointes par l'AFP, les autorités n'ont pas donné suite. Les 147 militants, dont des cadres du parti Citoyens pour l'Innovation (CI), ont été arrêtés à diverses occasions non détaillées depuis les élections législatives de novembre. Ils sont poursuivis pour "sédition, attentat contre l'autorité, désordre public, blessures graves et dégâts", selon leur avocat. Selon leur parti dans un communiqué, une trentaine d'accusés ne pouvait se tenir debout mardi au procès, "en raison de la torture subie" pendant leur détention "à Guantanamo", le surnom du commissariat central de la capitale Malabo. Le procureur "veut cacher ou faire taire les atrocités et la brutalité des crimes de torture (mais) nous irons devant les tribunaux internationaux et la CPI (Cour pénale internationale) pour crimes contre l'humanité", affirme CI. Si rien n'est fait, "tous (les militants détenus) pourront mourir comme Santiago Ebbe Ela". Début janvier, M. Ebbe Ela, un militant de CI, est décédé en détention à "Guantanamo". Mi-janvier, Le président Obiang avait martelé face à la presse qu'il "n'était pas vrai" que ce militant soit décédé à la suite de torture. Début février, l'Union européenne s'est inquiétée de la "forte détérioration de la situation des droits de l'homme" dans le pays. La Guinée équatoriale, un des plus gros producteurs de pétrole d'Afrique subsaharienne, mais dont la grande majorité des 1,2 million d'habitants vit dans la pauvreté, est dirigée de façon autoritaire par le président Obiang Nguema depuis 1979. Le pouvoir a obtenu 99 sièges sur 100 au Parlement aux élections de novembre, un siège allant au CI. Depuis ces élections, "les restrictions de liberté et arrestations, en particulier d'opposants politiques, se poursuivent sans discontinuer", selon l'Union européenne.
"Le procureur a demandé la peine capitale contre tous les opposants", a déclaré mercredi à l'AFP Me Fabian Nsue, l'avocat des accusés jugés au tribunal de grande instance de Mongomo, fief du président Teodoro Obiang Nguema situé sur la partie continentale de la Guinée.

La tenue du procès a été confirmée à l'AFP de sources diplomatiques. Jointes par l'AFP, les autorités n'ont pas donné suite.

Les 147 militants, dont des cadres du parti Citoyens pour l'Innovation (CI), ont été arrêtés à diverses occasions non détaillées depuis les élections législatives de novembre.

Ils sont poursuivis pour "sédition, attentat contre l'autorité, désordre public, blessures graves et dégâts", selon leur avocat.

Selon leur parti dans un communiqué, une trentaine d'accusés ne pouvait se tenir debout mardi au procès, "en raison de la torture subie" pendant leur détention "à Guantanamo", le surnom du commissariat central de la capitale Malabo.

Le procureur "veut cacher ou faire taire les atrocités et la brutalité des crimes de torture (mais) nous irons devant les tribunaux internationaux et la CPI (Cour pénale internationale) pour crimes contre l'humanité", affirme CI. Si rien n'est fait, "tous (les militants détenus) pourront mourir comme Santiago Ebbe Ela".

Début janvier, M. Ebbe Ela, un militant de CI, est décédé en détention à "Guantanamo". Mi-janvier, Le président Obiang avait martelé face à la presse qu'il "n'était pas vrai" que ce militant soit décédé à la suite de torture.

Début février, l'Union européenne s'est inquiétée de la "forte détérioration de la situation des droits de l'homme" dans le pays.

La Guinée équatoriale, un des plus gros producteurs de pétrole d'Afrique subsaharienne, mais dont la grande majorité des 1,2 million d'habitants vit dans la pauvreté, est dirigée de façon autoritaire par le président Obiang Nguema depuis 1979. Le pouvoir a obtenu 99 sièges sur 100 au Parlement aux élections de novembre, un siège allant au CI.

Depuis ces élections, "les restrictions de liberté et arrestations, en particulier d'opposants politiques, se poursuivent sans discontinuer", selon l'Union européenne.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9770 Wed, 14 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Un Texan lutte pour son fils, meurtrier de sa famille https://www.peinedemort.org/document/9771 WASHINGTON | Sur son lit d'hôpital, le thorax perforé par une balle de 9 mm, Kent Whitaker s'était juré de se venger de l'homme qui avait voulu le tuer et avait décimé sa famille. Aujourd'hui, Kent se bat contre l'exécution de cet homme, pour une raison particulière: c'est son propre fils. «J'étais radicalement opposé à toute idée de pardon [...] J'avais juste envie de faire souffrir le plus possible ce tireur masqué, “quel qu'il soit”, car il venait de saccager mon existence», confie à l'AFP le Texan de 69 ans. La tragédie qu'il évoque s'est déroulée à Sugar Land, une banlieue huppée de Houston, un soir de décembre 2003. Les quatre Whitaker étaient sortis dîner: Kent, le père; Tricia, sa femme; leurs deux fils, Bart et Kevin. Il s'agissait de fêter en avance le diplôme universitaire de Bart, l'aîné des garçons. À leur retour au domicile familial, ils ont été brutalement pris pour cibles par un tireur embusqué dans la maison. Tricia, 51 ans, et Kevin, 19 ans, ont été fatalement touchés. Kent a été grièvement atteint. Bart, lui, a reçu une balle dans le bras. Les policiers ont d'abord pensé à un cambriolage qui aurait très mal tourné. La famille, qui baignait dans une solide foi chrétienne, avait toutes les apparences de la normalité. C'est d'ailleurs cette foi qui a permis au père endeuillé de réfréner son envie de vengeance. «J'étais en colère contre Dieu, pas seulement parce qu'il avait permis ces événements, mais aussi parce que cela me semblait contredire certaines promesses de la Bible», relate Kent Whitaker. «Mais Dieu est venu à ma rencontre dans cette chambre d'hôpital, la nuit même des tirs, et m'a permis de parvenir à un pardon miraculeux.» Il a fallu plus d'un an pour que les enquêteurs établissent que celui qui avait planifié l'attaque sanglante n'était autre que le fils survivant, dont la blessure faisait partie de la mise en scène. Bart avait engagé un tireur, lui donnant pour instruction de le débarrasser de ses deux parents et de son frère, contre lesquels il avait accumulé de la haine. Les procureurs l'ont accusé d'avoir voulu toucher un héritage qu'il estimait à un million de dollars. Sept mois durant, Kent Whitaker a donc vécu avec Bart en ignorant que celui-ci était le responsable de la mort de sa femme et de son fils. Une période au cours de laquelle l'enquête des policiers a progressé. L'hypothèse du cambriolage a vite pris du plomb dans l'aile: rien n'avait disparu, hormis le téléphone portable de Bart. Aucune trace d'entrée par effraction n'a été relevée. Les enquêteurs ont ensuite découvert que le fils survivant n'avait jamais été inscrit à l'université, et que ce mensonge avait permis de tendre le traquenard. Sentant le vent tourner, Bart était parti se cacher au Mexique sous une fausse identité en juillet 2004. Un an plus tard, l'un de ses complices avait fini par tout avouer. Le fugitif était arrêté en septembre 2005 et extradé aux États-Unis. Les jurés l'ont condamné à la peine capitale en mars 2007, malgré la supplique de Kent Whitaker leur enjoignant d'épargner la vie de son fils. Ce verdict m'a «broyé», glisse Kent. «Pendant des années, j'ai fait un travail de deuil [à la suite de la mort de] ma femme et [de] mon fils, grâce à une thérapie [...] Et aujourd'hui, je fais face à une nouvelle perte et un autre traumatisme.» Bart doit en effet recevoir une injection létale le 22 février, dans sa prison. À 38 ans, c'est aujourd'hui un détenu modèle, serviable et altruiste, selon ses gardiens. «Bart a mûri», confirme Kent, qui a décrit son déchirement dans un livre, Murder by Family. «Il a suivi une formation pour canaliser sa colère, et des classes de catéchisme. Il a étudié et reçu un diplôme de premier cycle universitaire.» «Cette affaire est unique», plaide Keith Hampton, l'avocat des Whitaker. «Prenez les deux personnes que vous aimez le plus dans votre famille et imaginez que l'une tue l'autre. Il faut une punition. Mais choisiriez-vous une exécution? Et si cette personne est le seul enfant qui vous reste?»
«J'étais radicalement opposé à toute idée de pardon [...] J'avais juste envie de faire souffrir le plus possible ce tireur masqué, “quel qu'il soit”, car il venait de saccager mon existence», confie à l'AFP le Texan de 69 ans.

La tragédie qu'il évoque s'est déroulée à Sugar Land, une banlieue huppée de Houston, un soir de décembre 2003.

Les quatre Whitaker étaient sortis dîner: Kent, le père; Tricia, sa femme; leurs deux fils, Bart et Kevin. Il s'agissait de fêter en avance le diplôme universitaire de Bart, l'aîné des garçons.
À leur retour au domicile familial, ils ont été brutalement pris pour cibles par un tireur embusqué dans la maison.

Tricia, 51 ans, et Kevin, 19 ans, ont été fatalement touchés. Kent a été grièvement atteint. Bart, lui, a reçu une balle dans le bras.
Les policiers ont d'abord pensé à un cambriolage qui aurait très mal tourné. La famille, qui baignait dans une solide foi chrétienne, avait toutes les apparences de la normalité.
C'est d'ailleurs cette foi qui a permis au père endeuillé de réfréner son envie de vengeance.

«J'étais en colère contre Dieu, pas seulement parce qu'il avait permis ces événements, mais aussi parce que cela me semblait contredire certaines promesses de la Bible», relate Kent Whitaker. «Mais Dieu est venu à ma rencontre dans cette chambre d'hôpital, la nuit même des tirs, et m'a permis de parvenir à un pardon miraculeux.»

Il a fallu plus d'un an pour que les enquêteurs établissent que celui qui avait planifié l'attaque sanglante n'était autre que le fils survivant, dont la blessure faisait partie de la mise en scène.
Bart avait engagé un tireur, lui donnant pour instruction de le débarrasser de ses deux parents et de son frère, contre lesquels il avait accumulé de la haine. Les procureurs l'ont accusé d'avoir voulu toucher un héritage qu'il estimait à un million de dollars.
Sept mois durant, Kent Whitaker a donc vécu avec Bart en ignorant que celui-ci était le responsable de la mort de sa femme et de son fils. Une période au cours de laquelle l'enquête des policiers a progressé.

L'hypothèse du cambriolage a vite pris du plomb dans l'aile: rien n'avait disparu, hormis le téléphone portable de Bart. Aucune trace d'entrée par effraction n'a été relevée.
Les enquêteurs ont ensuite découvert que le fils survivant n'avait jamais été inscrit à l'université, et que ce mensonge avait permis de tendre le traquenard.
Sentant le vent tourner, Bart était parti se cacher au Mexique sous une fausse identité en juillet 2004. Un an plus tard, l'un de ses complices avait fini par tout avouer. Le fugitif était arrêté en septembre 2005 et extradé aux États-Unis.

Les jurés l'ont condamné à la peine capitale en mars 2007, malgré la supplique de Kent Whitaker leur enjoignant d'épargner la vie de son fils.
Ce verdict m'a «broyé», glisse Kent. «Pendant des années, j'ai fait un travail de deuil [à la suite de la mort de] ma femme et [de] mon fils, grâce à une thérapie [...] Et aujourd'hui, je fais face à une nouvelle perte et un autre traumatisme.»

Bart doit en effet recevoir une injection létale le 22 février, dans sa prison. À 38 ans, c'est aujourd'hui un détenu modèle, serviable et altruiste, selon ses gardiens.
«Bart a mûri», confirme Kent, qui a décrit son déchirement dans un livre, Murder by Family. «Il a suivi une formation pour canaliser sa colère, et des classes de catéchisme. Il a étudié et reçu un diplôme de premier cycle universitaire.»

«Cette affaire est unique», plaide Keith Hampton, l'avocat des Whitaker. «Prenez les deux personnes que vous aimez le plus dans votre famille et imaginez que l'une tue l'autre. Il faut une punition. Mais choisiriez-vous une exécution? Et si cette personne est le seul enfant qui vous reste?»]]>
https://www.peinedemort.org/document/9771 Tue, 13 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Peine de mort pour le porte-parole des rebelles du Soudan du Sud https://www.peinedemort.org/document/9764 (Agence France-Presse) Juba - Le porte-parole des rebelles du Soudan du Sud, James Gatdet Dak, a été condamné à mort pour trahison lundi, un an après avoir été expulsé du Kenya où il avait obtenu le statut de réfugié. «Peine de mort par pendaison», a déclaré le juge Ladu Armenio d'un tribunal de Juba à l'accusé reconnu coupable de trahison et d'autres crimes contre l'État. L'ancien journaliste, qui a proclamé son innocence, a également été condamné à 21 ans de prison, une peine qu'il devrait purger avant son exécution. Cette condamnation intervient alors que des négociations de paix engagées entre le gouvernement sud-soudanais et les rebelles sont au point mort en Éthiopie et que les deux camps s'accusent mutuellement d'avoir lancé des opérations militaires contre l'autre. James Gatdet avait fui son pays et avait obtenu le statut de réfugié au Kenya d'où il a néanmoins été expulsé vers le Soudan du Sud en novembre 2016, en violation du droit international. Son expulsion avait eu lieu après qu'il eut salué le renvoi du chef de la force de l'ONU au Soudan du Sud, un général kényan, accusé de ne pas avoir réussi à protéger les populations civiles. Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) avait à l'époque exprimé sa «profonde préoccupation» quant au sort de M. Gatdet. Le Soudan du Sud a obtenu en 2011 son indépendance du Soudan, mais, un peu plus de deux ans plus tard, une guerre civile a éclaté en décembre 2013, entre le président Salva Kiir et son rival, l'ex-vice-président Riek Machar. Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et forcé près de quatre millions de personnes, soit environ un tiers de la population, à quitter leur domicile. Les défenseurs de M. Gatdet s'étaient retirés de son procès le mois dernier, affirmant que l'accusé aurait dû bénéficier d'une libération dans le cadre du dernier l'accord de paix intervenu entre les deux camps, en décembre, mais pas plus respecté sur le terrain que les précédents. Lundi, les pourparlers de paix ont achoppé en Éthiopie sur des accusations mutuelles d'attaque et des équipes chargées de contrôler le respect du cessez-le-feu ont été envoyées dans la région de Nasir, foyer des affrontements, dans l'extrême est.
«Peine de mort par pendaison», a déclaré le juge Ladu Armenio d'un tribunal de Juba à l'accusé reconnu coupable de trahison et d'autres crimes contre l'État. L'ancien journaliste, qui a proclamé son innocence, a également été condamné à 21 ans de prison, une peine qu'il devrait purger avant son exécution.

Cette condamnation intervient alors que des négociations de paix engagées entre le gouvernement sud-soudanais et les rebelles sont au point mort en Éthiopie et que les deux camps s'accusent mutuellement d'avoir lancé des opérations militaires contre l'autre.

James Gatdet avait fui son pays et avait obtenu le statut de réfugié au Kenya d'où il a néanmoins été expulsé vers le Soudan du Sud en novembre 2016, en violation du droit international.

Son expulsion avait eu lieu après qu'il eut salué le renvoi du chef de la force de l'ONU au Soudan du Sud, un général kényan, accusé de ne pas avoir réussi à protéger les populations civiles.

Le Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) avait à l'époque exprimé sa «profonde préoccupation» quant au sort de M. Gatdet.

Le Soudan du Sud a obtenu en 2011 son indépendance du Soudan, mais, un peu plus de deux ans plus tard, une guerre civile a éclaté en décembre 2013, entre le président Salva Kiir et son rival, l'ex-vice-président Riek Machar.

Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts et forcé près de quatre millions de personnes, soit environ un tiers de la population, à quitter leur domicile.

Les défenseurs de M. Gatdet s'étaient retirés de son procès le mois dernier, affirmant que l'accusé aurait dû bénéficier d'une libération dans le cadre du dernier l'accord de paix intervenu entre les deux camps, en décembre, mais pas plus respecté sur le terrain que les précédents.

Lundi, les pourparlers de paix ont achoppé en Éthiopie sur des accusations mutuelles d'attaque et des équipes chargées de contrôler le respect du cessez-le-feu ont été envoyées dans la région de Nasir, foyer des affrontements, dans l'extrême est.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9764 Mon, 12 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Condamnation à mort au Soudan du Sud pour un ancien porte-parole https://www.peinedemort.org/document/9765 Un porte-parole de l'ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar, devenu chef des rebelles, a été condamné à mort lundi pour des accusations de trahison et d'incitation à la révolte contre le gouvernement. Une haute juridiction de Juba, la capitale du Soudan du Sud, a infligé à James Gatdet Dak une peine de 21 ans de réclusion et une condamnation à mort pour avoir comploté contre le gouvernement du président Salva Kiir. Exilé au Kenya, où il avait obtenu refuge, James Gatdet Dak a été transféré en novembre 2016 au Soudan du Sud, mesure décriée par des organisations de défense des droits de l'homme et par l'Onu. L'ancien avocat de Gatdet Dak, Monyluak Alor Kuol, qui a démissionné pour protester contre la façon dont le dossier était traité, a estimé que cette condamnation était en infraction avec le cessez-le-feu signé le 21 décembre dernier, qui prévoit notamment la libération de tous les prisonniers. L'accord signé par le gouvernement et les groupes rebelles vise à rétablir la trêve conclue en 2015, qui a volé en éclats un an plus tard en raison de violents combats à Juba. Devenu indépendant en 2011, le Soudan du Sud a basculé deux ans plus tard dans la guerre civile quand le président Salva Kiir, un Dinka, a limogé son vice-président, Riek Machar, issu de l'ethnie Nuer. Les combats ont fait des dizaines de milliers de morts, déplacé environ un tiers des 12 millions d'habitants et pratiquement démantelé une économie reposant sur le pétrole. Riek Machar a fui le pays en juillet 2016. Il est actuellement détenu en Afrique du Sud.
Une haute juridiction de Juba, la capitale du Soudan du Sud, a infligé à James Gatdet Dak une peine de 21 ans de réclusion et une condamnation à mort pour avoir comploté contre le gouvernement du président Salva Kiir.

Exilé au Kenya, où il avait obtenu refuge, James Gatdet Dak a été transféré en novembre 2016 au Soudan du Sud, mesure décriée par des organisations de défense des droits de l'homme et par l'Onu.

L'ancien avocat de Gatdet Dak, Monyluak Alor Kuol, qui a démissionné pour protester contre la façon dont le dossier était traité, a estimé que cette condamnation était en infraction avec le cessez-le-feu signé le 21 décembre dernier, qui prévoit notamment la libération de tous les prisonniers.

L'accord signé par le gouvernement et les groupes rebelles vise à rétablir la trêve conclue en 2015, qui a volé en éclats un an plus tard en raison de violents combats à Juba.

Devenu indépendant en 2011, le Soudan du Sud a basculé deux ans plus tard dans la guerre civile quand le président Salva Kiir, un Dinka, a limogé son vice-président, Riek Machar, issu de l'ethnie Nuer.

Les combats ont fait des dizaines de milliers de morts, déplacé environ un tiers des 12 millions d'habitants et pratiquement démantelé une économie reposant sur le pétrole.

Riek Machar a fui le pays en juillet 2016. Il est actuellement détenu en Afrique du Sud.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9765 Mon, 12 Feb 2018 00:00:00 +0100 Reuters
Une femme condamnée à mort pour incendie volontaire https://www.peinedemort.org/document/9761 HANGZHOU, 9 février (Xinhua) -- Une femme a été condamnée à mort vendredi dans la province orientale du Zhejiang pour un incendie volontaire qui avait causé la mort de quatre membres d'une famille en 2017, ont indiqué les autorités locales. Le 21 juin 2017, Mo Huanjing, nourrice de la famille de Lin Shengbin, a mis le feu à l'appartement de son employeur dans la ville de Hangzhou. La femme de M. Lin, Zhu Xiaozhen, ainsi que leurs trois enfants en bas âge, sont morts dans l'incendie, selon le Tribunal populaire intermédiaire de Hangzhou. Mo Huanjing a déclenché le feu avec un briquet au petit matin. Elle avait fait des recherches sur Internet en tapant le mot clé "incendie volontaire" avant de passer à l'acte. L'incendie a également causé des pertes économiques de plus de 2,57 millions de yuans (405.900 dollars). Mo Huanjing a également été jugée coupable de vol.
Le 21 juin 2017, Mo Huanjing, nourrice de la famille de Lin Shengbin, a mis le feu à l'appartement de son employeur dans la ville de Hangzhou. La femme de M. Lin, Zhu Xiaozhen, ainsi que leurs trois enfants en bas âge, sont morts dans l'incendie, selon le Tribunal populaire intermédiaire de Hangzhou.

Mo Huanjing a déclenché le feu avec un briquet au petit matin. Elle avait fait des recherches sur Internet en tapant le mot clé "incendie volontaire" avant de passer à l'acte.

L'incendie a également causé des pertes économiques de plus de 2,57 millions de yuans (405.900 dollars).

Mo Huanjing a également été jugée coupable de vol.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9761 Fri, 09 Feb 2018 00:00:00 +0100 Xinhua
Pakistan : la justice militaire condamne à mort sept "terroristes endurcis" https://www.peinedemort.org/document/9762 Des tribunaux militaires pakistanais ont condamné à mort sept "terroristes endurcis" ayant participé à diverses attaques ayant fait 85 morts et 109 blessés, a annoncé vendredi l'armée dans un communiqué. Les sept hommes étaient "impliqués dans des crimes haineux liés au terrorisme, ce qui inclut le meurtre de civils innocents, des attaques contre les agences de maintien de l'ordre et les forces armées pakistanaises", a précisé le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général Qamar Javed Bajwa, via l'Inter services public relations (ISPR), l'organe de communication militaire. Les faits qui leur sont reprochés ont abouti à "la mort de 85 personnes" et ont fait "109 blessés", d'après ce communiqué. Les sept hommes, dont certains avaient des armes et des explosifs en leur possession, étaient tous "membres d'organisations proscrites", a fait savoir l'armée, sans plus de précisions. Cinq autres accusés ont été condamnés à différentes peines de prison, peut-on également lire dans ce communiqué, qui ne donne pas d'autres détails. Les tribunaux militaires ont été instaurés au Pakistan pour accélérer les procédures liées aux actes de terrorisme après le massacre de décembre 2014 à Peshawar (Nord-Ouest), quand 150 personnes, pour la plupart des enfants, avaient été tuées dans une attaque contre une école gérée par l'armée. Après cet attentat, revendiqué par les talibans, le gouvernement avait levé un moratoire sur la peine de mort. Le parlement pakistanais avait ensuite voté un 21e amendement qui instaurait les cours militaires. Aucune mention n'est faite de l'endroit où les procès se sont déroulés, ni de la date des verdicts, les tribunaux militaires oeuvrant en secret de crainte de représailles des groupes jihadistes.
Les sept hommes étaient "impliqués dans des crimes haineux liés au terrorisme, ce qui inclut le meurtre de civils innocents, des attaques contre les agences de maintien de l'ordre et les forces armées pakistanaises", a précisé le chef d'état-major de l'armée pakistanaise, le général Qamar Javed Bajwa, via l'Inter services public relations (ISPR), l'organe de communication militaire.

Les faits qui leur sont reprochés ont abouti à "la mort de 85 personnes" et ont fait "109 blessés", d'après ce communiqué. Les sept hommes, dont certains avaient des armes et des explosifs en leur possession, étaient tous "membres d'organisations proscrites", a fait savoir l'armée, sans plus de précisions.

Cinq autres accusés ont été condamnés à différentes peines de prison, peut-on également lire dans ce communiqué, qui ne donne pas d'autres détails.

Les tribunaux militaires ont été instaurés au Pakistan pour accélérer les procédures liées aux actes de terrorisme après le massacre de décembre 2014 à Peshawar (Nord-Ouest), quand 150 personnes, pour la plupart des enfants, avaient été tuées dans une attaque contre une école gérée par l'armée.

Après cet attentat, revendiqué par les talibans, le gouvernement avait levé un moratoire sur la peine de mort. Le parlement pakistanais avait ensuite voté un 21e amendement qui instaurait les cours militaires.

Aucune mention n'est faite de l'endroit où les procès se sont déroulés, ni de la date des verdicts, les tribunaux militaires oeuvrant en secret de crainte de représailles des groupes jihadistes.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9762 Fri, 09 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Iran/recours rejeté contre la condamnation d'un universitaire: appel d'experts de l'ONU https://www.peinedemort.org/document/9763 Quatre experts de l'ONU en droits de l'homme ont appelé vendredi l'Iran à annuler la condamnation à mort d'un universitaire iranien, le Dr Ahmadreza Djalali, pour espionnage au profit d'Israël, alors que la justice a rejeté sa demande de recours. "Nous demandons urgemment à l'Iran de lever la peine de mort prononcée à l'encontre de M. Djalali, l'Etat n'ayant apparemment pas respecté ses obligations internationales de lui donner un procès équitable et le droit de faire appel", ont écrit dans un communiqué quatre rapporteurs de l'ONU, dont le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, et la rapporteure spéciale sur les exécutions sommaires ou arbitraires, Agnès Callamard. "Nous exhortons les autorités à annuler la condamnation à mort (...) et à le libérer", continue le communiqué. M. Djalali, un spécialiste de la médecine d'urgence résidant en Suède, a été reconnu coupable d'intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien, et d'avoir transmis des renseignements sur deux responsables du programme nucléaire iranien, contribuant ainsi à leur assassinat entre 2010 et 2012. Sa condamnation a suscité l'émotion en Belgique, notamment au sein de l'Université flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel) où il a été professeur invité. L'Union européenne suit d'"extrêmement près" la situation de l'universitaire. Et en novembre 2017, le groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire a statué en faveur de M. Djalali, jugeant sa détention contraire aux principes du droit international. Arrêté en avril 2016, il a ensuite été détenu sans pouvoir consulter un avocat pendant sept mois, dont trois passés à l'isolement, selon Amnesty International.
"Nous demandons urgemment à l'Iran de lever la peine de mort prononcée à l'encontre de M. Djalali, l'Etat n'ayant apparemment pas respecté ses obligations internationales de lui donner un procès équitable et le droit de faire appel", ont écrit dans un communiqué quatre rapporteurs de l'ONU, dont le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture, Nils Melzer, et la rapporteure spéciale sur les exécutions sommaires ou arbitraires, Agnès Callamard.
"Nous exhortons les autorités à annuler la condamnation à mort (...) et à le libérer", continue le communiqué.

M. Djalali, un spécialiste de la médecine d'urgence résidant en Suède, a été reconnu coupable d'intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien, et d'avoir transmis des renseignements sur deux responsables du programme nucléaire iranien, contribuant ainsi à leur assassinat entre 2010 et 2012. Sa condamnation a suscité l'émotion en Belgique, notamment au sein de l'Université flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel) où il a été professeur invité.

L'Union européenne suit d'"extrêmement près" la situation de l'universitaire. Et en novembre 2017, le groupe de travail de l'ONU sur la détention arbitraire a statué en faveur de M. Djalali, jugeant sa détention contraire aux principes du droit international.
Arrêté en avril 2016, il a ensuite été détenu sans pouvoir consulter un avocat pendant sept mois, dont trois passés à l'isolement, selon Amnesty International.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9763 Fri, 09 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Professeur de la VUB condamné à la peine capitale en Iran: nouvelle procédure engagée https://www.peinedemort.org/document/9760 Une nouvelle procédure a été (ou sera) introduite auprès de la Cour suprême iranienne afin qu'elle reconsidère la condamnation à mort de l'universitaire irano-suédois, Ahmadreza Djalali, a indiqué l'ambassadeur iranien au ministre-président flamand Geert Bourgeois. Selon l'ambassadeur, la peine de mort de ce professeur invité à la Vrije Universiteit Brussel (VUB) ne sera pas exécutée "dans un futur immédiat", a précisé Bourgeois ce mercredi, en réponse à une question du député N-VA, Marc Hendrickx. Le ministre-président flamand, Geert Bourgeois, qui suit de près la question, a alors interpellé l'ambassadeur iranien en Belgique. Celui-ci a confirmé la décision de la Cour suprême mais a aussi indiqué qu'il était possible d'introduire une nouvelle procédure auprès de cette juridiction pour reconsidérer la peine prononcée. Cette procédure a débuté ou le sera prochainement. Selon l'ambassadeur, cette action sera plus approfondie que les précédentes. L'ambassadeur a précisé que l'exécution de la peine de mort n'était pas prévue "dans un futur immédiat". M. Djalali "reçoit les soins médicaux nécessaires mais souffre de la situation", a-t-il encore ajouté. Par ailleurs, le ministre-président flamand n'a pas encore reçu de réponse quant à sa demande de grâce pour l'universitaire irano-suédois. M. Bourgeois a répété ce mercredi son intention d'user de tous les moyens diplomatiques disponibles pour faire changer d'avis les autorités iraniennes. Il ne veut toutefois pas entendre parler d'éventuelles sanctions ou mesures de rétorsion économique.
Le ministre-président flamand, Geert Bourgeois, qui suit de près la question, a alors interpellé l'ambassadeur iranien en Belgique. Celui-ci a confirmé la décision de la Cour suprême mais a aussi indiqué qu'il était possible d'introduire une nouvelle procédure auprès de cette juridiction pour reconsidérer la peine prononcée. Cette procédure a débuté ou le sera prochainement. Selon l'ambassadeur, cette action sera plus approfondie que les précédentes.

L'ambassadeur a précisé que l'exécution de la peine de mort n'était pas prévue "dans un futur immédiat". M. Djalali "reçoit les soins médicaux nécessaires mais souffre de la situation", a-t-il encore ajouté.

Par ailleurs, le ministre-président flamand n'a pas encore reçu de réponse quant à sa demande de grâce pour l'universitaire irano-suédois.

M. Bourgeois a répété ce mercredi son intention d'user de tous les moyens diplomatiques disponibles pour faire changer d'avis les autorités iraniennes. Il ne veut toutefois pas entendre parler d'éventuelles sanctions ou mesures de rétorsion économique.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9760 Wed, 07 Feb 2018 00:00:00 +0100 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
HRW appelle l'Iran à cesser les exécutions de criminels mineurs https://www.peinedemort.org/document/9782 L'organisation américaine de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a appelé mercredi les autorités iraniennes à cesser les exécutions de criminels juvéniles après l'annonce de trois nouvelles pendaisons de jeunes mineurs. « L'Iran doit cesser immédiatement et sans condition de recourir à la peine de mort pour des crimes commis par des mineurs de moins de 18 ans, et s'acheminer vers l'interdiction totale de la peine capitale », écrit HRW dans un communiqué. L'ONG s'indigne de l'exécution récente de trois jeunes en Iran. Selon elle, Amirhossein Pourjafar, 18 ans, a été exécuté le 4 janvier à Karaj (près de Téhéran) pour le viol et le meurtre d'une fillette de 3 ans commis alors qu'il en avait 16. Le 30 janvier, ajoute HRW, Ali Kazemi, 22 ans, a été exécuté à Bouchehr (Sud de l'Iran) pour un meurtre qu'il aurait commis alors qu'il avait 15 ans, et à Nowshahr (Nord), « les autorités ont exécuté Mahboubeh Mofidi, mariée à l'âge de 13 ans pour le meurtre présumé de son mari en 2014, alors qu'elle avait 17 ans ». La pendaison d'Ali Kazemi a été déplorée par la Société de l'Imam Ali, ONG iranienne engagée dans la lutte contre la pauvreté et qui cherche à soustraire à l'échafaud des mineurs condamnés à mort. « Des promesses avaient été données ces derniers jours laissant espérer que la peine ne serait pas appliquée » immédiatement, a écrit l'association sur sa page Instagram, indiquant qu'il s'agit du « troisième » mineur exécuté par les autorités depuis le début de l'année en Iran. « Ce chiffre vient des dossiers que nous possédons et il est possible que le nombre soit plus élevé », a-t-elle ajouté. Pour l'ONG, ces exécutions montrent que les dispositions du Code pénal laissant aux juges une certaine latitude pour éviter l'échafaud aux criminels mineurs sont inefficaces. Elle appelle le Parlement « à revoir d'urgence » les lois permettant l'application de la peine capitale contre des mineurs, et le pouvoir judiciaire à agir pour faire cesser un « cercle vicieux ». Selon HRW, l'Iran est un des quatre pays au monde (avec l'Arabie saoudite, le Pakistan et le Yémen) à exécuter des criminels mineurs, alors que le pays a signé la Convention internationale des droits de l'enfant par laquelle « les États parties veillent à ce que » la peine capitale ne soit pas prononcée « pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de 18 ans ».
« L'Iran doit cesser immédiatement et sans condition de recourir à la peine de mort pour des crimes commis par des mineurs de moins de 18 ans, et s'acheminer vers l'interdiction totale de la peine capitale », écrit HRW dans un communiqué.

L'ONG s'indigne de l'exécution récente de trois jeunes en Iran.

Selon elle, Amirhossein Pourjafar, 18 ans, a été exécuté le 4 janvier à Karaj (près de Téhéran) pour le viol et le meurtre d'une fillette de 3 ans commis alors qu'il en avait 16.

Le 30 janvier, ajoute HRW, Ali Kazemi, 22 ans, a été exécuté à Bouchehr (Sud de l'Iran) pour un meurtre qu'il aurait commis alors qu'il avait 15 ans, et à Nowshahr (Nord), « les autorités ont exécuté Mahboubeh Mofidi, mariée à l'âge de 13 ans pour le meurtre présumé de son mari en 2014, alors qu'elle avait 17 ans ».

La pendaison d'Ali Kazemi a été déplorée par la Société de l'Imam Ali, ONG iranienne engagée dans la lutte contre la pauvreté et qui cherche à soustraire à l'échafaud des mineurs condamnés à mort.

« Des promesses avaient été données ces derniers jours laissant espérer que la peine ne serait pas appliquée » immédiatement, a écrit l'association sur sa page Instagram, indiquant qu'il s'agit du « troisième » mineur exécuté par les autorités depuis le début de l'année en Iran.

« Ce chiffre vient des dossiers que nous possédons et il est possible que le nombre soit plus élevé », a-t-elle ajouté.

Pour l'ONG, ces exécutions montrent que les dispositions du Code pénal laissant aux juges une certaine latitude pour éviter l'échafaud aux criminels mineurs sont inefficaces. Elle appelle le Parlement « à revoir d'urgence » les lois permettant l'application de la peine capitale contre des mineurs, et le pouvoir judiciaire à agir pour faire cesser un « cercle vicieux ».

Selon HRW, l'Iran est un des quatre pays au monde (avec l'Arabie saoudite, le Pakistan et le Yémen) à exécuter des criminels mineurs, alors que le pays a signé la Convention internationale des droits de l'enfant par laquelle « les États parties veillent à ce que » la peine capitale ne soit pas prononcée « pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de 18 ans ».]]>
https://www.peinedemort.org/document/9782 Wed, 07 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Somalie : un condamné à mort pour l'attentat le plus meurtrier du pays https://www.peinedemort.org/document/9757 Un tribunal militaire a condamné mardi à la peine de mort un homme de 23 ans reconnu coupable d'avoir organisé l'attentat le plus meurtrier de l'histoire de la Somalie, qui avait fait plus de 500 morts le 14 octobre 2017 dans la capitale Mogadiscio. Les juges ont estimé que Hassan Adan Isaq était à la tête d'une cellule du groupe islamiste somalien shebab, affilié à Al-Qaïda, chargée d'organiser cet attentat au camion piégé. L'attaque n'a pas été revendiquée par les shebab, mais ces derniers ont été pointés du doigt par les autorités car coutumiers de ce genre d'attentat. Un deuxième accusé a été condamné par contumace à la prison à perpétuité, pour avoir fourni le véhicule ayant servi à l'attaque, ainsi que pour son appartenance au groupe shebab. Un troisième homme a lui été condamné à trois ans de prison pour avoir permis au véhicule de passer un checkpoint sans encombres, avant son explosion. Deux autres accusés ont été acquittés. "Le premier accusé a été condamné à la peine de mort, le second, qui n'est pas présent, a été condamné à la prison à vie, et le troisième a été condamné à trois ans dans une prison militaire", a déclaré le juge principal, le colonel Hassan Ali Shute. L'attentat au camion piégé du 14 octobre, mené dans le centre de Mogadiscio, a fait jusqu'à 512 morts, selon un bilan officiel. Il avait soulevé une vague d'indignation en Somalie. Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom). Ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 et ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.
Les juges ont estimé que Hassan Adan Isaq était à la tête d'une cellule du groupe islamiste somalien shebab, affilié à Al-Qaïda, chargée d'organiser cet attentat au camion piégé. L'attaque n'a pas été revendiquée par les shebab, mais ces derniers ont été pointés du doigt par les autorités car coutumiers de ce genre d'attentat.

Un deuxième accusé a été condamné par contumace à la prison à perpétuité, pour avoir fourni le véhicule ayant servi à l'attaque, ainsi que pour son appartenance au groupe shebab. Un troisième homme a lui été condamné à trois ans de prison pour avoir permis au véhicule de passer un checkpoint sans encombres, avant son explosion.

Deux autres accusés ont été acquittés.

"Le premier accusé a été condamné à la peine de mort, le second, qui n'est pas présent, a été condamné à la prison à vie, et le troisième a été condamné à trois ans dans une prison militaire", a déclaré le juge principal, le colonel Hassan Ali Shute.

L'attentat au camion piégé du 14 octobre, mené dans le centre de Mogadiscio, a fait jusqu'à 512 morts, selon un bilan officiel. Il avait soulevé une vague d'indignation en Somalie.

Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).

Ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011 et ont ensuite perdu l'essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d'où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, souvent dans la capitale, et contre des bases militaires, somaliennes ou étrangères.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9757 Tue, 06 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Reynders appelle une nouvelle fois l'Iran à ne pas exécuter le professeur Djalali https://www.peinedemort.org/document/9758 Le ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, a une nouvelle fois appelé mardi les autorités iraniennes à ne pas procéder à l'exécution de l'universitaire irano-suédois Ahmadreza Djalali, dont la condamnation à mort a été confirmée le week-end dernier par la Cour suprême en Iran. "Avec ma collègue suédoise Margot Wallström, j'appelle les autorités iraniennes à ne pas exécuter le docteur Djalali. L'Union européenne et ses Etats membres condamnent fermement et s'opposent au recours à la peine de mort sous toutes ses formes", a indiqué M. Reynders sur son compte Twitter. M. Djalali, un spécialiste de la médecine d'urgence résidant en Suède et qui été professeur invité à l'Université libre flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel), a été arrêté en avril 2016 sous l'accusation d'intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien. Selon Téhéran, il serait lié à l'assassinat de deux responsables du programme nucléaire iranien tués par des bombes collées à leur voiture il y a quelques années. Le professeur a été condamné à mort le 21 octobre dernier au terme d'un procès jugé non équitable par quatre rapporteurs de l'ONU, qui ont appelé en décembre la République islamique à annuler "immédiatement" cette condamnation à mort et à remettre en liberté l'universitaire. Sa peine a toutefois été confirmée début décembre par la Cour suprême iranienne en dépit d'un vaste mouvement de soutien international et en Belgique. La condamnation avait été un moment "suspendue" en raison d'un nouvel appel de M. Djalali, mais celui-ci a été rejeté le week-end dernier.
"Avec ma collègue suédoise Margot Wallström, j'appelle les autorités iraniennes à ne pas exécuter le docteur Djalali. L'Union européenne et ses Etats membres condamnent fermement et s'opposent au recours à la peine de mort sous toutes ses formes", a indiqué M. Reynders sur son compte Twitter.

M. Djalali, un spécialiste de la médecine d'urgence résidant en Suède et qui été professeur invité à l'Université libre flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel), a été arrêté en avril 2016 sous l'accusation d'intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien.

Selon Téhéran, il serait lié à l'assassinat de deux responsables du programme nucléaire iranien tués par des bombes collées à leur voiture il y a quelques années. Le professeur a été condamné à mort le 21 octobre dernier au terme d'un procès jugé non équitable par quatre rapporteurs de l'ONU, qui ont appelé en décembre la République islamique à annuler "immédiatement" cette condamnation à mort et à remettre en liberté l'universitaire.

Sa peine a toutefois été confirmée début décembre par la Cour suprême iranienne en dépit d'un vaste mouvement de soutien international et en Belgique.

La condamnation avait été un moment "suspendue" en raison d'un nouvel appel de M. Djalali, mais celui-ci a été rejeté le week-end dernier.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9758 Tue, 06 Feb 2018 00:00:00 +0100 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
En Irak, des djihadistes condamnés à mort se «confessent» à la télévision https://www.peinedemort.org/document/9759 (Agence France-Presse) Bagdad - «Salam Aleikoum, chers auditeurs, où que vous soyez»: chaque vendredi le présentateur introduit ainsi les confessions de djihadistes condamnés à mort en Irak avant de les conduire sous bonne escorte sur les lieux de leur crime. Dans un pays qui a été terrorisé par le groupe État islamique (EI), chaque émission diffuse, à une heure de grande écoute, des images, parfois insoutenables, des crimes attribués à celui qui va être interrogé, menotté et vêtu d'une tunique orange ou jaune. «Je reçois l'information du ministère de l'Intérieur, de la Défense ou de la Sécurité nationale, qui les ont capturés. Eux choisissent le dossier à traiter, moi, je demande au ministère de la Justice l'autorisation d'interviewer le condamné», explique Ahmad Hassan, 36 ans, qui présente depuis fin 2013 «Dans les griffes de la loi» sur la chaîne officielle Iraqiya. Son émission fête son 150e numéro et elle n'est pas près de s'arrêter, car, selon lui, même si l'EI «a peut-être perdu militairement, son idéologie existe toujours». «Ses partisans considèrent les autres comme des incroyants et continueront à assassiner tant que son idéologie perdurera», dit-il. Images-chocs, reconstitution Cela commence toujours pas des images-chocs, comme la photo d'une cinquantaine de membres de la tribu d'Abou Nimr gisant dans une mare de sang. Ils ont été exécutés par l'EI à Hit (ouest). Puis apparaît l'un des meurtriers condamnés, Mithaq Hamid Hekmet, 41 ans, qui raconte le massacre en détail et donne les noms de ceux qui y ont participé. D'autres vidéos tournées par l'EI montrent l'attaque d'une bijouterie, des attentats, un camion bourré de 750 kg d'explosifs, l'exécution au pistolet de six hommes en tunique orange agenouillés sur une place, ou des rapts. Dans la plupart des émissions, les coupables se rendent sur place pour la reconstitution. Un responsable des Finances de l'EI, Mohammad Hamid Omar, surnommé Abou Hajjaj, détaille sa spécialité: l'extorsion de fonds auprès des pharmacies, écoles, agences immobilières, stations essence, médecins. Le présentateur assure qu'il n'interroge que des personnes déjà «condamnées». Pour la majorité, le verdict est la peine de mort, mais certains écopent de la réclusion à perpétuité ou des peines allant jusqu'à 20 ans de prison. Dans son émission, la plupart sont des Irakiens, mais il y a aussi des ressortissants d'autres pays arabes. «Certains de ceux que j'ai interrogés ont été depuis exécutés. C'est l'affaire de la justice pas la mienne», dit-il. Le Haut-commissariat aux droits de l'Homme a comptabilisé en 2017 106 exécutions, principalement pour «terrorisme». L'article 4 de la loi antiterroriste irakienne stipule que toute personne qui commet, incite, planifie, finance ou assiste des actes de terrorisme sera condamnée à mort. L'ambiance se veut celle d'un bureau de détectives dans les années 20 aux États-Unis avec un bureau en acajou, un portemanteau, un meuble rempli de classeurs, des cartes de Bagdad et les photos des coupables du jour. «Le décor est important pour attirer l'audience», assure le producteur Rami Ahmad al-Lami. Costume beige, cravate et pochette marrons, Ahmad Hassan assure que les condamnés participent «volontairement» à son émission et savent que cela ne leur donne aucune chance de voir leur peine réduite. «Pourquoi avez-vous tué mes fils?» «S'ils le font c'est parce qu'ils ont des regrets, ils veulent montrer les actes horribles qu'ils ont commis et révéler la façon de penser du groupe auquel ils ont appartenu, pour dissuader d'autres de commettre la même erreur», assure-t-il. Mais les moments les plus poignants sont les rencontres sur le terrain entre les mères de victimes et les meurtriers. «Pourquoi avez-vous tué mes deux fils Ahmed et Hamid? Ils étaient vos amis. Vous ont-ils fait du tort? Pourquoi avoir détruit ma famille?», demande cette femme tout en noir face aux trois hommes qui baissent la tête. Ses deux fils étaient des officiers de police. Une autre mère lance à quatre prisonniers: «Comment pouvez-vous manger avec ces mains qui ont tué mon fils en lui tirant dans la tête». Pour le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le général Saad Maan, «les gens peuvent voir grâce à cette émission que les forces de sécurité fournissent des informations véridiques et cela crée des liens avec la population». Face aux organisations des droits de l'Homme critiques du fait de montrer à la télévision des condamnés qui vont certainement être exécutés, Ahmad Hassan se défend: «Les interviews sont conformes aux droits de l'Homme». «Nous ne faisons pression sur personne, mais nous sommes en situation de guerre et il vaut mieux s'intéresser aux droits des victimes plutôt qu'à ceux des terroristes».
Dans un pays qui a été terrorisé par le groupe État islamique (EI), chaque émission diffuse, à une heure de grande écoute, des images, parfois insoutenables, des crimes attribués à celui qui va être interrogé, menotté et vêtu d'une tunique orange ou jaune.

«Je reçois l'information du ministère de l'Intérieur, de la Défense ou de la Sécurité nationale, qui les ont capturés. Eux choisissent le dossier à traiter, moi, je demande au ministère de la Justice l'autorisation d'interviewer le condamné», explique Ahmad Hassan, 36 ans, qui présente depuis fin 2013 «Dans les griffes de la loi» sur la chaîne officielle Iraqiya.

Son émission fête son 150e numéro et elle n'est pas près de s'arrêter, car, selon lui, même si l'EI «a peut-être perdu militairement, son idéologie existe toujours». «Ses partisans considèrent les autres comme des incroyants et continueront à assassiner tant que son idéologie perdurera», dit-il.

Images-chocs, reconstitution

Cela commence toujours pas des images-chocs, comme la photo d'une cinquantaine de membres de la tribu d'Abou Nimr gisant dans une mare de sang. Ils ont été exécutés par l'EI à Hit (ouest).

Puis apparaît l'un des meurtriers condamnés, Mithaq Hamid Hekmet, 41 ans, qui raconte le massacre en détail et donne les noms de ceux qui y ont participé.

D'autres vidéos tournées par l'EI montrent l'attaque d'une bijouterie, des attentats, un camion bourré de 750 kg d'explosifs, l'exécution au pistolet de six hommes en tunique orange agenouillés sur une place, ou des rapts.

Dans la plupart des émissions, les coupables se rendent sur place pour la reconstitution.

Un responsable des Finances de l'EI, Mohammad Hamid Omar, surnommé Abou Hajjaj, détaille sa spécialité: l'extorsion de fonds auprès des pharmacies, écoles, agences immobilières, stations essence, médecins.

Le présentateur assure qu'il n'interroge que des personnes déjà «condamnées». Pour la majorité, le verdict est la peine de mort, mais certains écopent de la réclusion à perpétuité ou des peines allant jusqu'à 20 ans de prison. Dans son émission, la plupart sont des Irakiens, mais il y a aussi des ressortissants d'autres pays arabes.

«Certains de ceux que j'ai interrogés ont été depuis exécutés. C'est l'affaire de la justice pas la mienne», dit-il.

Le Haut-commissariat aux droits de l'Homme a comptabilisé en 2017 106 exécutions, principalement pour «terrorisme». L'article 4 de la loi antiterroriste irakienne stipule que toute personne qui commet, incite, planifie, finance ou assiste des actes de terrorisme sera condamnée à mort.

L'ambiance se veut celle d'un bureau de détectives dans les années 20 aux États-Unis avec un bureau en acajou, un portemanteau, un meuble rempli de classeurs, des cartes de Bagdad et les photos des coupables du jour. «Le décor est important pour attirer l'audience», assure le producteur Rami Ahmad al-Lami.

Costume beige, cravate et pochette marrons, Ahmad Hassan assure que les condamnés participent «volontairement» à son émission et savent que cela ne leur donne aucune chance de voir leur peine réduite.

«Pourquoi avez-vous tué mes fils?»

«S'ils le font c'est parce qu'ils ont des regrets, ils veulent montrer les actes horribles qu'ils ont commis et révéler la façon de penser du groupe auquel ils ont appartenu, pour dissuader d'autres de commettre la même erreur», assure-t-il.

Mais les moments les plus poignants sont les rencontres sur le terrain entre les mères de victimes et les meurtriers.

«Pourquoi avez-vous tué mes deux fils Ahmed et Hamid? Ils étaient vos amis. Vous ont-ils fait du tort? Pourquoi avoir détruit ma famille?», demande cette femme tout en noir face aux trois hommes qui baissent la tête. Ses deux fils étaient des officiers de police.

Une autre mère lance à quatre prisonniers: «Comment pouvez-vous manger avec ces mains qui ont tué mon fils en lui tirant dans la tête».

Pour le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le général Saad Maan, «les gens peuvent voir grâce à cette émission que les forces de sécurité fournissent des informations véridiques et cela crée des liens avec la population».

Face aux organisations des droits de l'Homme critiques du fait de montrer à la télévision des condamnés qui vont certainement être exécutés, Ahmad Hassan se défend: «Les interviews sont conformes aux droits de l'Homme».

«Nous ne faisons pression sur personne, mais nous sommes en situation de guerre et il vaut mieux s'intéresser aux droits des victimes plutôt qu'à ceux des terroristes».]]>
https://www.peinedemort.org/document/9759 Tue, 06 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
La peine de mort du professeur Djalali confirmée par la Cour suprême en Iran https://www.peinedemort.org/document/9750 La Cour suprême iranienne a confirmé la peine de mort prononcée à l'encontre de l'universitaire irano-suédois Ahmadreza Djalali pour espionnage au profit d'Israël, a affirmé dimanche son avocat en Belgique, Me Zouhaier Chichaoui, à l'agence Belga. M. Djalali, un spécialiste de la médecine d'urgence résidant en Suède et qui été professeur invité à l'Université libre flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel), a été arrêté en avril 2016 sous l'accusation d'intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien. Selon Téhéran, il serait lié à l'assassinat de deux responsables du programme nucléaire iranien tués par des bombes collées à leur voiture il y a quelques années. Il a été condamné à mort le 21 octobre dernier au terme d'un procès jugé non équitable par quatre rapporteurs de l'ONU, qui ont appelé en décembre l'Iran à annuler "immédiatement" cette condamnation à mort et à une remise en liberté l'universitaire iranien. Sa peine a toutefois été confirmée début décembre par la Cour suprême iranienne en dépit d'un vaste mouvement de soutien international et en Belgique. Selon Me Chichaoui, cette peine avait été un moment "suspendu" en raison d'un appel de M. Djalali. Mais cet appel a été rejeté, a expliqué l'avocat, citant les propos d'un collègue iranien à l'épouse du professeur. "Cette fois, la sentence est définitive. La peine capitale a été déclaré exécutable et cela peut se produire à n'importe quel moment", a-t-il ajouté, en dénonçant une nouvelle fois un procès inéquitable.
M. Djalali, un spécialiste de la médecine d'urgence résidant en Suède et qui été professeur invité à l'Université libre flamande de Bruxelles (VUB, Vrije Universiteit Brussel), a été arrêté en avril 2016 sous l'accusation d'intelligence avec le Mossad, le service du renseignement extérieur israélien. Selon Téhéran, il serait lié à l'assassinat de deux responsables du programme nucléaire iranien tués par des bombes collées à leur voiture il y a quelques années.

Il a été condamné à mort le 21 octobre dernier au terme d'un procès jugé non équitable par quatre rapporteurs de l'ONU, qui ont appelé en décembre l'Iran à annuler "immédiatement" cette condamnation à mort et à une remise en liberté l'universitaire iranien.

Sa peine a toutefois été confirmée début décembre par la Cour suprême iranienne en dépit d'un vaste mouvement de soutien international et en Belgique.

Selon Me Chichaoui, cette peine avait été un moment "suspendu" en raison d'un appel de M. Djalali. Mais cet appel a été rejeté, a expliqué l'avocat, citant les propos d'un collègue iranien à l'épouse du professeur.

"Cette fois, la sentence est définitive. La peine capitale a été déclaré exécutable et cela peut se produire à n'importe quel moment", a-t-il ajouté, en dénonçant une nouvelle fois un procès inéquitable.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9750 Sun, 04 Feb 2018 00:00:00 +0100 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
Le Texas exécute un meurtrier qui avait choqué l'Amérique https://www.peinedemort.org/document/9749 L'un des meurtriers ayant le plus choqué l'opinion publique américaine a été exécuté ce jeudi au Texas, après le rejet des ultimes recours de ses avocats qui affirmaient que le prisonnier souffrait d'hallucinations. John Battaglia, 62 ans, a reçu une injection létale dans sa prison du grand Etat du sud et a été déclaré décédé à 21H40, ont annoncé les autorités pénitentiaires. Des experts mandatés par un tribunal avaient conclu qu'il était mentalement apte. Il y a 17 ans, John Battaglia avait fait les gros titres de la presse américaine et même au-delà en raison de l'atrocité de son double meurtre. Cet ancien comptable au passé violent, vivant séparé de son ex-épouse, avait ouvert le feu à son domicile sur leurs deux filles, âgées de 6 et 9 ans, en prenant soin que la mère entende la scène à distance, grâce au haut-parleur du téléphone. L'homme s'était ensuite rendu dans un salon de tatouage pour se faire graver sur le bras deux dessins en hommage à ses deux petites filles décédées. Ses avocats avaient saisi la Cour suprême des Etats-Unis, en espérant obtenir un sursis de dernière minute, mais la haute cour a rejeté cet ultime appel. L'exécution de M. Battaglia est la seconde cette semaine au Texas, l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis.
John Battaglia, 62 ans, a reçu une injection létale dans sa prison du grand Etat du sud et a été déclaré décédé à 21H40, ont annoncé les autorités pénitentiaires.

Des experts mandatés par un tribunal avaient conclu qu'il était mentalement apte.

Il y a 17 ans, John Battaglia avait fait les gros titres de la presse américaine et même au-delà en raison de l'atrocité de son double meurtre.

Cet ancien comptable au passé violent, vivant séparé de son ex-épouse, avait ouvert le feu à son domicile sur leurs deux filles, âgées de 6 et 9 ans, en prenant soin que la mère entende la scène à distance, grâce au haut-parleur du téléphone.

L'homme s'était ensuite rendu dans un salon de tatouage pour se faire graver sur le bras deux dessins en hommage à ses deux petites filles décédées.

Ses avocats avaient saisi la Cour suprême des Etats-Unis, en espérant obtenir un sursis de dernière minute, mais la haute cour a rejeté cet ultime appel.

L'exécution de M. Battaglia est la seconde cette semaine au Texas, l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9749 Fri, 02 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Déclaration sur l'exécution d'un mineur délinquant en Iran https://www.peinedemort.org/document/9751 Le 30 janvier 2018, Ali Kazemi a été exécuté en Iran. Il a été jugé coupable d'un meurtre qu'il avait commis lorsqu'il avait 15 ans. La condamnation à la peine capitale pour des faits commis avant l'âge de 18 ans est contraire aux obligations internationales qui incombent à l'Iran en vertu du pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la convention relative aux droits de l'enfant. L'Union européenne est opposée à la peine de mort en toutes circonstances et milite en faveur de son abolition partout dans le monde.
La condamnation à la peine capitale pour des faits commis avant l'âge de 18 ans est contraire aux obligations internationales qui incombent à l'Iran en vertu du pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la convention relative aux droits de l'enfant.

L'Union européenne est opposée à la peine de mort en toutes circonstances et milite en faveur de son abolition partout dans le monde.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9751 Wed, 31 Jan 2018 00:00:00 +0100 Union européenne
Un condamné à mort exécuté au Texas https://www.peinedemort.org/document/9743 Washington - L'Etat américain du Texas a exécuté mardi soir un condamné à mort, peu après que la Cour suprême des Etats-Unis eut rejeté un ultime recours lancé par ses avocats. William Rayford, un Noir de 64 ans, a reçu une injection létale dans sa prison de Huntsville. Il est devenu le deuxième prisonnier à être exécuté cette année dans le pays, après un premier également au Texas. M. Rayford avait un jour de 1999 battu, poignardé et étranglé son ex-compagne, Carol Lynn Thomas Hall, abandonnant son corps dans une conduite d'égout. Il avait juste avant blessé par arme blanche le fils de sa victime, qui était adolescent. L'agresseur se trouvait à l'époque des faits en liberté conditionnelle, ayant été condamné pour un premier meurtre en 1986: il avait mortellement blessé, également par arme blanche, son ancienne femme, Gail Rayford, devant les quatre enfants du couple. Le Texas a prévu une exécution jeudi d'un autre condamné à mort. C'est traditionnellement l'Etat américain qui exécute le plus.
William Rayford, un Noir de 64 ans, a reçu une injection létale dans sa prison de Huntsville. Il est devenu le deuxième prisonnier à être exécuté cette année dans le pays, après un premier également au Texas.

M. Rayford avait un jour de 1999 battu, poignardé et étranglé son ex-compagne, Carol Lynn Thomas Hall, abandonnant son corps dans une conduite d'égout. Il avait juste avant blessé par arme blanche le fils de sa victime, qui était adolescent.

L'agresseur se trouvait à l'époque des faits en liberté conditionnelle, ayant été condamné pour un premier meurtre en 1986: il avait mortellement blessé, également par arme blanche, son ancienne femme, Gail Rayford, devant les quatre enfants du couple.

Le Texas a prévu une exécution jeudi d'un autre condamné à mort. C'est traditionnellement l'Etat américain qui exécute le plus.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9743 Wed, 31 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Exécution au Texas d'un homme coupable du meurtre de son ex-compagne https://www.peinedemort.org/document/9744 AUSTIN, Texas, 31 janvier (Reuters) - Un Texan de 64 ans a été exécuté mardi près de vingt ans après le meurtre de son ex-compagne, a-t-on appris auprès des autorités pénitentiaires. William Rayford avait été condamné à mort pour avoir battu à mort et étranglé son ancienne petite amie. Il avait été libéré sur parole quatre ans plus tôt alors qu'il purgeait une peine de 23 ans pour le meurtre de son épouse, en 1986. Ses avocats ont déposé un ultime recours devant la Cour suprême, en vain.
William Rayford avait été condamné à mort pour avoir battu à mort et étranglé son ancienne petite amie. Il avait été libéré sur parole quatre ans plus tôt alors qu'il purgeait une peine de 23 ans pour le meurtre de son épouse, en 1986.

Ses avocats ont déposé un ultime recours devant la Cour suprême, en vain. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9744 Wed, 31 Jan 2018 00:00:00 +0100 Reuters