La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués dans le monde https://www.peinedemort.org/rss/depeches Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort dans le monde fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2019 Wed, 22 May 2019 10:56:04 +0200 Fri, 17 May 2019 08:30:45 +0200 120 Deux Etats américains ont procédé à des exécutions https://www.peinedemort.org/document/10518 Deux exécutions par injection létale ont eu lieu jeudi soir dans le sud des Etats-Unis, où les gouverneurs de deux Etats voisins ont refusé d'accorder leur grâce aux condamnés. Michael Samra, 41 ans, a été exécuté dans l'Alabama 22 ans après avoir participé à un quadruple meurtre, ont annoncé les autorités. Quatre minutes plus tard, Donnie Edward Johnson, 68 ans, est mort dans le Tennessee, où il avait tué sa femme il y a 35 ans. En 1997, Michael Samra, alors âgé de 19 ans et doté d'une "intelligence très limitée" selon des documents judiciaires, avait participé à une virée meurtrière avec un ami. Celui-ci était en colère contre son père qui avait refusé de lui prêter une camionnette et avait convaincu Michael Samra de l'aider à se venger. Les deux jeunes hommes avaient abattu le père et sa compagne, avant d'égorger les deux filles de cette dernière, âgées de six et sept ans. Ils avaient tous les deux été condamnés à la peine capitale. Mais l'ami de Michael Samra, âgé de 16 ans au moment des faits, avait vu sa peine commuée en rétention à perpétuité, après que la Cour suprême eut interdit la peine de mort pour les mineurs. Les avocats de Michael Samra avaient saisi le temple du droit américain pour qu'il étende son raisonnement aux jeunes de moins de 21 ans. Ils avaient toutefois essuyé un refus mardi. Sur les mêmes motifs, ils avaient demandé à la gouverneure républicaine de l'Alabama, Kay Ivey, d'épargner Michael Samra. Kay Ivey, qui a promulgué mercredi une loi interdisant les avortements dans son Etat, a refusé, puis salué l'exécution. Elle envoie, selon elle, "le signal que l'Alabama ne tolère aucun acte meurtrier de quelque nature que ce soit. - "Rédemption" - Dans le Tennessee voisin, le gouverneur républicain Bill Lee a lui aussi refusé de gracier Donnie Edward Johnson malgré le soutien que lui ont apporté plusieurs responsables religieux. En 1984, il avait étouffé sa femme, en lui enfonçant un sac en plastique dans la gorge. "Je n'étais pas un homme, mais un monstre", a-t-il écrit dans un communiqué rendu public par ses avocats. Depuis, a-t-il assuré, la religion l'avait transformé. Très croyant, il était devenu un représentant de l'Eglise adventiste du septième jour auprès de ses codétenus. Il avait donc demandé la clémence du gouverneur au nom de sa "rédemption". Le chef de son Eglise, ainsi que des évêques catholiques, avaient soutenu sa demande, tout comme la fille de sa victime. Bill Lee ayant refusé sa requête, il est mort après avoir chanté et déclaré: "Je remets ma vie entre tes mains. Ta volonté sera faite. Au nom de Jésus, je prie, Amen", ont rapporté les médias locaux. Depuis le début de l'année, les Etats-Unis ont procédé à sept exécutions.
Michael Samra, 41 ans, a été exécuté dans l'Alabama 22 ans après avoir participé à un quadruple meurtre, ont annoncé les autorités.

Quatre minutes plus tard, Donnie Edward Johnson, 68 ans, est mort dans le Tennessee, où il avait tué sa femme il y a 35 ans.

En 1997, Michael Samra, alors âgé de 19 ans et doté d'une "intelligence très limitée" selon des documents judiciaires, avait participé à une virée meurtrière avec un ami.

Celui-ci était en colère contre son père qui avait refusé de lui prêter une camionnette et avait convaincu Michael Samra de l'aider à se venger.

Les deux jeunes hommes avaient abattu le père et sa compagne, avant d'égorger les deux filles de cette dernière, âgées de six et sept ans.

Ils avaient tous les deux été condamnés à la peine capitale.

Mais l'ami de Michael Samra, âgé de 16 ans au moment des faits, avait vu sa peine commuée en rétention à perpétuité, après que la Cour suprême eut interdit la peine de mort pour les mineurs.

Les avocats de Michael Samra avaient saisi le temple du droit américain pour qu'il étende son raisonnement aux jeunes de moins de 21 ans. Ils avaient toutefois essuyé un refus mardi.

Sur les mêmes motifs, ils avaient demandé à la gouverneure républicaine de l'Alabama, Kay Ivey, d'épargner Michael Samra.

Kay Ivey, qui a promulgué mercredi une loi interdisant les avortements dans son Etat, a refusé, puis salué l'exécution. Elle envoie, selon elle, "le signal que l'Alabama ne tolère aucun acte meurtrier de quelque nature que ce soit.

- "Rédemption" -

Dans le Tennessee voisin, le gouverneur républicain Bill Lee a lui aussi refusé de gracier Donnie Edward Johnson malgré le soutien que lui ont apporté plusieurs responsables religieux.

En 1984, il avait étouffé sa femme, en lui enfonçant un sac en plastique dans la gorge. "Je n'étais pas un homme, mais un monstre", a-t-il écrit dans un communiqué rendu public par ses avocats.

Depuis, a-t-il assuré, la religion l'avait transformé. Très croyant, il était devenu un représentant de l'Eglise adventiste du septième jour auprès de ses codétenus. Il avait donc demandé la clémence du gouverneur au nom de sa "rédemption".

Le chef de son Eglise, ainsi que des évêques catholiques, avaient soutenu sa demande, tout comme la fille de sa victime.

Bill Lee ayant refusé sa requête, il est mort après avoir chanté et déclaré: "Je remets ma vie entre tes mains. Ta volonté sera faite. Au nom de Jésus, je prie, Amen", ont rapporté les médias locaux.

Depuis le début de l'année, les Etats-Unis ont procédé à sept exécutions.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10518 Fri, 17 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Chine : peine capitale pour des trafiquants de drogue https://www.peinedemort.org/document/10519 CHANGSHA, 17 mai (Xinhua) -- Un tribunal de la province chinoise du Hunan (centre) a condamné jeudi 18 trafiquants de drogue. Quatre suspects ont été condamnés à mort, cinq autres à la peine de mort avec deux ans de sursis et neuf autres à la perpétuité ou des peines de prison allant de dix à 15 ans, selon le jugement rendu par le tribunal populaire intermédiaire dans la ville de Shaoyang. Leurs propriétés personnelles seront confisquées. Ces suspects étaient impliqués dans la vente et le transport de drogue de juillet à septembre 2017, selon le tribunal. Le trafic de drogue est un crime grave en Chine. La peine maximale pour quelqu'un reconnu coupable de vente ou de production de plus de 50 grammes d'héroïne est la peine capitale.
Quatre suspects ont été condamnés à mort, cinq autres à la peine de mort avec deux ans de sursis et neuf autres à la perpétuité ou des peines de prison allant de dix à 15 ans, selon le jugement rendu par le tribunal populaire intermédiaire dans la ville de Shaoyang.

Leurs propriétés personnelles seront confisquées.

Ces suspects étaient impliqués dans la vente et le transport de drogue de juillet à septembre 2017, selon le tribunal.

Le trafic de drogue est un crime grave en Chine. La peine maximale pour quelqu'un reconnu coupable de vente ou de production de plus de 50 grammes d'héroïne est la peine capitale.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10519 Fri, 17 May 2019 00:00:00 +0200 Xinhua
Bélarus: des parlementaires dénoncent le jugement condamnant à mort Aliaksandr Asipovich https://www.peinedemort.org/document/10520 Titus Corlatean (Roumanie, SOC), Rapporteur général de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'abolition de la peine de mort, et Ria Oomen-Ruijten (Pays-Bas, PPE/DC), Présidente de la Commission des questions politiques, ont dénoncé le jugement du 14 mai de la Cour suprême du Bélarus confirmant la condamnation à mort d'Aliaksandr Asipovich, prononcée par le Tribunal régional de Mahiliou le 9 janvier dernier. « Ce verdict est décevant, car il démontre, que malgré quelques signaux abolitionnistes, la justice bélarusse continue d'appliquer la peine capitale. De plus, selon certains défenseurs de droits de l'homme, le droit de M. Asipovich à un procès équitable n'aurait pas été respecté au cours de la procédure pénale ». « Une fois de plus, nous nous élevons fermement contre toute condamnation à mort prononcée par les juridictions bélarusses. La peine capitale est une peine cruelle et inhumaine, qui n'est plus acceptable en Europe. Nous réitérons notre appel aux autorités du Bélarus pour qu'elles mettent en place de toute urgence un moratoire sur les exécutions et abolissent de facto et de jure la peine de mort ».
« Ce verdict est décevant, car il démontre, que malgré quelques signaux abolitionnistes, la justice bélarusse continue d'appliquer la peine capitale. De plus, selon certains défenseurs de droits de l'homme, le droit de M. Asipovich à un procès équitable n'aurait pas été respecté au cours de la procédure pénale ».

« Une fois de plus, nous nous élevons fermement contre toute condamnation à mort prononcée par les juridictions bélarusses. La peine capitale est une peine cruelle et inhumaine, qui n'est plus acceptable en Europe. Nous réitérons notre appel aux autorités du Bélarus pour qu'elles mettent en place de toute urgence un moratoire sur les exécutions et abolissent de facto et de jure la peine de mort ».]]>
https://www.peinedemort.org/document/10520 Thu, 16 May 2019 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
Abolir la peine de la mort, la torture et les traitements inhumains d'enfants à Brunei https://www.peinedemort.org/document/10516 Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe QUESTIONS SOCIALES, SANTÉ ET DÉVELOPPEMENT DURABLE Dans une déclaration adoptée aujourd'hui à Vienne, la commission des questions sociales, de la santé et du développement durable lance un appel pressant au gouvernement de Brunei à mettre en place un moratoire immédiat sur la mise en œuvre du code pénal, fondé sur la charia, en ce qui concerne les enfants. QUESTIONS SOCIALES, SANTÉ ET DÉVELOPPEMENT DURABLE

Dans une déclaration adoptée aujourd'hui à Vienne, la commission des questions sociales, de la santé et du développement durable lance un appel pressant au gouvernement de Brunei à mettre en place un moratoire immédiat sur la mise en œuvre du code pénal, fondé sur la charia, en ce qui concerne les enfants.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10516 Tue, 14 May 2019 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
Abolir la peine de la mort, la torture et les traitements inhumains d'enfants à Brunei https://www.peinedemort.org/document/10517 Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe - Commission des questions sociales, de la santé et du développement durable Déclaration adoptée par la commission le 14 mai 2019 La commission des questions sociales, de la santé et du développement durable de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe est profondément troublée par les développements à Brunei Darussalam, où le code pénal, fondé sur la charia, qui est entré en vigueur le 3 avril 2019, autorise la peine de mort pour le viol, l'adultère, la sodomie, les rapports sexuels en dehors des liens du mariage, le vol, et l'insulte ou la diffamation du Prophète Mahomet. L'avortement peut être puni par la flagellation publique et le vol par l'amputation. L'enfant pubère condamné pour ces crimes est sujet aux mêmes sanctions que l'adulte. Les coups de fouet sont préconisés pour l'enfant prépubère. La commission note que dans sa réponse aux inquiétudes exprimées par la communauté internationale1, Brunei a souligné l'aspect préventif de cette loi, introduite « dans l'intérêt de préserver ses valeurs traditionnelles, religieuses et culturelles » et de « sauvegarder l'inviolabilité de la lignée familiale et du mariage ». La réponse rappelle l'égalité souveraine des États partis de l'ONU et précise qu'il « n'y a pas de norme unique qui convient à tous »2. Il est vrai que la diversité de cultures, religions et traditions parmi les États partis de l'ONU est étendue. Néanmoins, la plupart des pays acceptent un certain nombre de principes qui transcendent des frontières nationales et doivent être respectés par tous. La Convention de l'ONU relative aux droits de l'enfant, ratifiée par Brunei, proclame que « Les États parties veillent à ce que : [...] Nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de dix-huit ans ». L'Europe elle-même a parcouru un long chemin vers l'acceptation que la peine de la mort et les traitements dégradants ne sont pas justice et ne sont pas un moyen de dissuasion efficace contre les crimes ou comportements sociaux indésirables. D'autres moyens pour améliorer la moralité et le bien-être de la société, tels que l'enseignement, le débat public, et le dialogue constructif, son plus propices à apporter les résultats acceptables et durables. Ces moyens sont aussi plus susceptibles de dépeindre Brunei comme une communauté paisible, où les droits humains et les valeurs religieux sont tous les deux nourris et protégés. La commission appelle le gouvernement de Brunei à respecter intégralement ses obligations envers la loi internationale et de : 1. mettre en place un moratoire immédiat sur la mise en œuvre du code pénal, fondé sur la charia, en ce qui concerne les enfants ; 2. mettre en œuvre intégralement les recommandations reçues dans le cadre de l'examen des records sur les droits humains de tous les États parties de l'ONU (Examen périodique universel) ; 3. ratifier la Convention de l'ONU contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et reconnaître la compétence du Comité contre la torture pour recevoir et examiner des plaintes individuelles ; 4. promouvoir un dialogue inclusif à l'intérieur du pays et avec la communauté internationale, afin de développer des moyens humains et durables de préserver ses valeurs traditionnelles, religieuses et culturelles ; 5. abolir la peine de la mort, la torture et les traitements et peines inhumains d'enfants. ____________________ 1 La déclaration par la Haute‐Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, est disponible (uniquement en anglais et en mandarin) à : https://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=24432&LangID=E et la Résolution du Parlement européen du 18 avril 2019 sur Brunei (2109/2692(RSP)), disponible à : http://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA- 8-2019-0424_FR.html, consultée le 24 avril 2019. 2 La lettre du 15 avril 2019 de la mission de Brunei Darussalam auprès de l'Union européenne, adressée au Parlement européen est disponible (uniquement en anglais) à : https://www.documentcloud.org/documents/5974911-Mission-of-Brunei-letter-to-the-European- Union.html, consultée le 24 avril 2019.
Déclaration adoptée par la commission le 14 mai 2019

La commission des questions sociales, de la santé et du développement durable de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe est profondément troublée par les développements à Brunei Darussalam, où le code pénal, fondé sur la charia, qui est entré en vigueur le 3 avril 2019, autorise la peine de mort pour le viol, l'adultère, la sodomie, les rapports sexuels en dehors des liens du mariage, le vol, et l'insulte ou la diffamation du Prophète Mahomet. L'avortement peut être puni par la flagellation publique et le vol par l'amputation. L'enfant pubère condamné pour ces crimes est sujet aux mêmes sanctions que l'adulte. Les coups de fouet sont préconisés pour l'enfant prépubère.

La commission note que dans sa réponse aux inquiétudes exprimées par la communauté internationale1, Brunei a souligné l'aspect préventif de cette loi, introduite « dans l'intérêt de préserver ses valeurs traditionnelles, religieuses et culturelles » et de « sauvegarder l'inviolabilité de la lignée familiale et du mariage ». La réponse rappelle l'égalité souveraine des États partis de l'ONU et précise qu'il « n'y a pas de norme unique qui convient à tous »2. Il est vrai que la diversité de cultures, religions et traditions parmi les États partis de l'ONU est étendue. Néanmoins, la plupart des pays acceptent un certain nombre de principes qui transcendent des frontières nationales et doivent être respectés par tous. La Convention de l'ONU relative aux droits de l'enfant, ratifiée par Brunei, proclame que « Les États parties veillent à ce que : [...] Nul enfant ne soit soumis à la torture ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. Ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de dix-huit ans ».

L'Europe elle-même a parcouru un long chemin vers l'acceptation que la peine de la mort et les traitements dégradants ne sont pas justice et ne sont pas un moyen de dissuasion efficace contre les crimes ou comportements sociaux indésirables. D'autres moyens pour améliorer la moralité et le bien-être de la société, tels que l'enseignement, le débat public, et le dialogue constructif, son plus propices à apporter les résultats acceptables et durables. Ces moyens sont aussi plus susceptibles de dépeindre Brunei comme une communauté paisible, où les droits humains et les valeurs religieux sont tous les deux nourris et protégés.

La commission appelle le gouvernement de Brunei à respecter intégralement ses obligations envers la loi internationale et de :

1. mettre en place un moratoire immédiat sur la mise en œuvre du code pénal, fondé sur la charia, en ce qui concerne les enfants ;

2. mettre en œuvre intégralement les recommandations reçues dans le cadre de l'examen des records sur les droits humains de tous les États parties de l'ONU (Examen périodique universel) ;

3. ratifier la Convention de l'ONU contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, et reconnaître la compétence du Comité contre la torture pour recevoir et examiner des plaintes individuelles ;

4. promouvoir un dialogue inclusif à l'intérieur du pays et avec la communauté internationale, afin de développer des moyens humains et durables de préserver ses valeurs traditionnelles, religieuses et culturelles ;

5. abolir la peine de la mort, la torture et les traitements et peines inhumains d'enfants.


____________________
1 La déclaration par la Haute‐Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, est disponible (uniquement en anglais et en mandarin) à : https://www.ohchr.org/EN/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=24432&LangID=E et la Résolution du Parlement européen du 18 avril 2019 sur Brunei (2109/2692(RSP)), disponible à : http://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA- 8-2019-0424_FR.html, consultée le 24 avril 2019.

2 La lettre du 15 avril 2019 de la mission de Brunei Darussalam auprès de l'Union européenne, adressée au Parlement européen est disponible (uniquement en anglais) à : https://www.documentcloud.org/documents/5974911-Mission-of-Brunei-letter-to-the-European- Union.html, consultée le 24 avril 2019. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10517 Tue, 14 May 2019 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
USA: Dissensions sur la peine de mort au sein de la Cour suprême https://www.peinedemort.org/document/10512 WASHINGTON (Reuters) - Les désaccords au sein de la Cour suprême des Etats-Unis sur la peine de mort ont été mis en lumière lundi à l'occasion d'un différend sur la façon dont les juges ont géré les tentatives récentes des deux condamnés à mort en Alabama et au Texas de faire reporter leurs exécutions. Dans les deux cas, les juges conservateurs - ils sont majoritaires à la haute juridiction - expriment leur scepticisme concernant les motivations de ces recours de dernière minute de condamnés à mort. Dans l'affaire de l'Alabama, le juge Clarence Thomas, l'un des cinq juges dits conservateurs de la Cour sur les neuf, a produit un avis de 14 pages expliquant son point de vue défendant une décision de la Cour le 12 avril dernier qui ouvrait la voie à l'exécution de Christopher Price, 46 ans, condamné en 1993 à la peine capitale pour un meurtre commis en 1991 en Alabama. L'ordonnance de la Cour a toutefois été envoyée trop tard pour que l'exécution puisse avoir lieu et Christopher Price est toujours dans le couloir de la mort. Quelques minutes plus tard, la Cour suprême a oublié un avis du juge conservateur Samuel Alito critiquant une décision de la Cour du 28 mars d'ordonner un sursis à une exécution au Texas concernant Patrick Murphy parce que cet Etat avait empêché un conseiller spirituel bouddhiste de l'accompagner jusqu'à la chambre d'exécution. Dans sa décision de lundi, le juge Clarence Thomas, rejoint par ses confrères conservateurs Samuel Alito et Neil Gorsuch, s'en prend au magistrat Stephen Breyer, connu pour ses positions contre la peine de mort et qui, avec les trois autres juges progressistes de la Cour suprême, avait voté contre la décision du 12 avril au sujet du condamné Price. RETARDER SON EXÉCUTION Le condamné, écrit le juge Clarence Thomas lundi, avançait des arguments faibles sur le plan juridique ne visant qu'à retarder son exécution et pourtant, quatre membres de la Cour étaient prêts à soutenir sa stratégie non juridiquement étayée. Stephen Breyer est le critique le plus virulent de la peine de mort à la Cour suprême. Il conteste la constitutionnalité de la peine capitale et soutient qu'elle est infligée de manière arbitraire et différente dans les divers Etat du pays. Le mois dernier, Stephen Breyer écrivait que si les prisonniers ne peuvent être exécutés rapidement sans violer leurs droits, "il se peut qu'il n'y ait simplement pas de façon constitutionnelle d'appliquer la peine de mort". Concrètement lors du vote d'avril, la Cour suprême cassait deux décisions de juridictions inférieures qui avaient retardé l'exécution de Christopher Price afin qu'il puisse donner suite à sa demande d'être exécuté au moyen d'un gaz létal au lieu d'une injection létale. L'avis du juge Clarence Thomas rendu lundi a été publié en même temps que la décision de la Cour suprême rendu sur le fond. Dans l'affaire du Texas, le juge Samuel Alito estime que le détenu Patrick Murphy avait attendu trop longtemps pour présenter sa demande et que le sursis obtenu de la Cour était de nature à encourager d'autres personnes à intenter des actions similaires de dernière minute. "Cette Cour reçoit une demande de surseoir à pratiquement toutes les exécutions; ces demandes le sont presque toutes à la date d'exécution prévue ou peu après; et dans la grande majorité des cas, aucune raison valable ne justifie le dépôt tardif", écrit Samuel Alito. Patrick Murphy purgeait une peine de 50 ans pour agression sexuelle aggravée quand il s'est échappé de prison avec six autres détenus en 2000. Un policier avait été tué dans les violences qui avaient suivi.
Dans les deux cas, les juges conservateurs - ils sont majoritaires à la haute juridiction - expriment leur scepticisme concernant les motivations de ces recours de dernière minute de condamnés à mort.

Dans l'affaire de l'Alabama, le juge Clarence Thomas, l'un des cinq juges dits conservateurs de la Cour sur les neuf, a produit un avis de 14 pages expliquant son point de vue défendant une décision de la Cour le 12 avril dernier qui ouvrait la voie à l'exécution de Christopher Price, 46 ans, condamné en 1993 à la peine capitale pour un meurtre commis en 1991 en Alabama.

L'ordonnance de la Cour a toutefois été envoyée trop tard pour que l'exécution puisse avoir lieu et Christopher Price est toujours dans le couloir de la mort.

Quelques minutes plus tard, la Cour suprême a oublié un avis du juge conservateur Samuel Alito critiquant une décision de la Cour du 28 mars d'ordonner un sursis à une exécution au Texas concernant Patrick Murphy parce que cet Etat avait empêché un conseiller spirituel bouddhiste de l'accompagner jusqu'à la chambre d'exécution.

Dans sa décision de lundi, le juge Clarence Thomas, rejoint par ses confrères conservateurs Samuel Alito et Neil Gorsuch, s'en prend au magistrat Stephen Breyer, connu pour ses positions contre la peine de mort et qui, avec les trois autres juges progressistes de la Cour suprême, avait voté contre la décision du 12 avril au sujet du condamné Price.

RETARDER SON EXÉCUTION

Le condamné, écrit le juge Clarence Thomas lundi, avançait des arguments faibles sur le plan juridique ne visant qu'à retarder son exécution et pourtant, quatre membres de la Cour étaient prêts à soutenir sa stratégie non juridiquement étayée.

Stephen Breyer est le critique le plus virulent de la peine de mort à la Cour suprême. Il conteste la constitutionnalité de la peine capitale et soutient qu'elle est infligée de manière arbitraire et différente dans les divers Etat du pays.

Le mois dernier, Stephen Breyer écrivait que si les prisonniers ne peuvent être exécutés rapidement sans violer leurs droits, "il se peut qu'il n'y ait simplement pas de façon constitutionnelle d'appliquer la peine de mort".

Concrètement lors du vote d'avril, la Cour suprême cassait deux décisions de juridictions inférieures qui avaient retardé l'exécution de Christopher Price afin qu'il puisse donner suite à sa demande d'être exécuté au moyen d'un gaz létal au lieu d'une injection létale.

L'avis du juge Clarence Thomas rendu lundi a été publié en même temps que la décision de la Cour suprême rendu sur le fond.

Dans l'affaire du Texas, le juge Samuel Alito estime que le détenu Patrick Murphy avait attendu trop longtemps pour présenter sa demande et que le sursis obtenu de la Cour était de nature à encourager d'autres personnes à intenter des actions similaires de dernière minute.

"Cette Cour reçoit une demande de surseoir à pratiquement toutes les exécutions; ces demandes le sont presque toutes à la date d'exécution prévue ou peu après; et dans la grande majorité des cas, aucune raison valable ne justifie le dépôt tardif", écrit Samuel Alito.

Patrick Murphy purgeait une peine de 50 ans pour agression sexuelle aggravée quand il s'est échappé de prison avec six autres détenus en 2000. Un policier avait été tué dans les violences qui avaient suivi.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10512 Mon, 13 May 2019 00:00:00 +0200 Reuters
Egypte: un homme condamné à mort pour un attentat dans une église https://www.peinedemort.org/document/10510 Un Egyptien a été condamné à mort par pendaison dimanche pour un attentat en 2017 revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), qui avait fait 10 morts dans une église au Caire, a annoncé une source judiciaire. Armé de fusils d'assaut, de munitions et d'une bombe qu'il avait l'intention de faire exploser dans l'église Saint-Mina à Helouane, dans le sud du Caire, l'homme avait ouvert le feu près du lieu de culte. Dix personnes ont été tuées, dont un policier, lors de cet attentat visant la minorité chrétienne copte. L'homme a été condamné pour le "meurtre de neuf coptes et d'un policier", "possession d'armes", et "formation d'un groupe terroriste lié à l'EI", a précisé la source. Un autre homme, en fuite, a également été condamné à mort par contumace, a-t-elle ajouté. Deux personnes ont elles été condamnées à l'emprisonnement à perpétuité, quatre autres à dix ans, deux à trois ans. Un accusé a été acquitté. Tous les condamnés ont la possibilité de se pourvoir en cassation. Depuis 2016, plus d'une centaine de personnes ont été tuées dans des attaques revendiquées par l'EI ciblant la minorité copte orthodoxe. La plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient représente environ 10% d'une population de près de 100 millions d'habitants. La dernière attaque contre des chrétiens remonte à novembre 2018: sept personnes ont été tuées dans un attentat revendiqué par l'EI contre un bus transportant des fidèles revenant d'un pèlerinage à Minya, au sud du Caire. Depuis la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, les forces de sécurité affrontent des groupes extrémistes très actifs, dont l'EI, principalement dans le Sinaï (nord-est). Des centaines de personnes accusées de terrorisme ont été arrêtées et condamnées. Les ONG de défense des droits humains accusent régulièrement le régime de recourir à la torture et de ne pas assurer des procès équitables aux personnes poursuivies. Selon un rapport publié en avril par Amnesty International, l'Egypte occupait en 2018 le sixième rang mondial au classement des pays qui appliquent le plus la peine de mort, avec au moins 43 personnes exécutées.
Armé de fusils d'assaut, de munitions et d'une bombe qu'il avait l'intention de faire exploser dans l'église Saint-Mina à Helouane, dans le sud du Caire, l'homme avait ouvert le feu près du lieu de culte. Dix personnes ont été tuées, dont un policier, lors de cet attentat visant la minorité chrétienne copte.

L'homme a été condamné pour le "meurtre de neuf coptes et d'un policier", "possession d'armes", et "formation d'un groupe terroriste lié à l'EI", a précisé la source. Un autre homme, en fuite, a également été condamné à mort par contumace, a-t-elle ajouté. Deux personnes ont elles été condamnées à l'emprisonnement à perpétuité, quatre autres à dix ans, deux à trois ans. Un accusé a été acquitté. Tous les condamnés ont la possibilité de se pourvoir en cassation.

Depuis 2016, plus d'une centaine de personnes ont été tuées dans des attaques revendiquées par l'EI ciblant la minorité copte orthodoxe. La plus importante communauté chrétienne du Moyen-Orient représente environ 10% d'une population de près de 100 millions d'habitants.

La dernière attaque contre des chrétiens remonte à novembre 2018: sept personnes ont été tuées dans un attentat revendiqué par l'EI contre un bus transportant des fidèles revenant d'un pèlerinage à Minya, au sud du Caire.

Depuis la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, les forces de sécurité affrontent des groupes extrémistes très actifs, dont l'EI, principalement dans le Sinaï (nord-est).

Des centaines de personnes accusées de terrorisme ont été arrêtées et condamnées.

Les ONG de défense des droits humains accusent régulièrement le régime de recourir à la torture et de ne pas assurer des procès équitables aux personnes poursuivies.

Selon un rapport publié en avril par Amnesty International, l'Egypte occupait en 2018 le sixième rang mondial au classement des pays qui appliquent le plus la peine de mort, avec au moins 43 personnes exécutées.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10510 Sun, 12 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le rétablissement de la peine de mort au coeur des élections philippines https://www.peinedemort.org/document/10507 Les élections de mi-mandat prévues lundi aux Philippines devraient donner les coudées franches au président Rodrigo Duterte pour, potentiellement, mettre en oeuvre ses promesses de rétablissement de la peine de mort et de réforme de la constitution. Le chef d'Etat élu en 2016 a été la cible de critiques des capitales occidentales en raison de sa politique violente de lutte contre le trafic de drogue et de tirades parfois ordurières. Mais il conserve une très forte popularité dans l'archipel, en raison notamment de son franc parler, une partie des Philippins continuant de le voir comme un recours crédible face à l'inefficacité prêtée aux élites politiques traditionnelles. M. Duterte s'est engagé à rétablir la peine capitale pour les crimes liés au trafic de drogue dans le cadre de sa campagne très dure contre les stupéfiants, au cours de laquelle des milliers de trafiquants et de consommateurs présumés ont péri. Son programme de fermeté sur la criminalité avait joué un rôle crucial dans sa très confortable élection à la présidence en 2016. Il prévoit actuellement un abaissement de la responsabilité pénale de 15 à 12 ans. M. Duterte préconisait même initialement de la faire tomber à neuf ans. Parmi les 18.000 sièges à pourvoir lundi lors des élections, figure la moitié du Sénat, institution qui a joué un rôle crucial depuis trois ans pour bloquer certaines des initiatives les plus controversées de l'ancien maire de Davao, la grande ville du Sud. Les "pires instincts" de Duterte Les sondages laissent cependant entendre que les partisans de M. Duterte ont de fortes chances, lundi, non seulement de conserver la majorité à la chambre des représentants, mais surtout de prendre le contrôle de la chambre haute. M. Duterte a également promis de réécrire la constitution, ce qui pourrait lui ouvrir un boulevard pour se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat en 2022. Le président philippin est actuellement limité à un mandat unique de six ans. L'ancien avocat de 74 ans a cependant plusieurs fois affirmé qu'il n'était pas intéressé par l'idée de rester plus longtemps à la présidence. Toute réforme constitutionnelle implique non seulement le feu vert du Congrès, mais aussi une approbation par référendum. Le rétablissement de la peine de mort et la réforme constitutionnelle ont été sans problème votés par la Chambre des représentants depuis 2016 mais ils se sont heurtés au veto du Sénat. "Le Sénat a agi comme une chambre de contrôle institutionnel face aux pires instincts du président", observe à l'AFP le politologue Richard Heydarian. Cela pourrait cependant changer avec les élections de mi-mandat. Le retour des Marcos Force est de reconnaître que, historiquement, les 24 membres du Sénat philippin, qui sont élus pour six ans, se sont toujours montrés plus indépendants d'esprit que leurs collègues de la chambre basse. Les élections de lundi pourraient permettre l'entrée au Sénat d'Imee Marcos, la fille de l'ancien dictateur Ferdinand Marcos. Il s'agirait là d'une nouvelle confirmation du remarquable retour des Marcos sur la scène politique, plus de trois décennies après la chute de la dictature. L'ex-chef de la police nationale, Ronald dela Rosa, qui fut en 2016 chargé de la mise en oeuvre de la "guerre contre la drogue", est également donné gagnant lors des sénatoriales, en dépit des multiples accusations de violations des droits de l'Homme lancées contre les forces de l'ordre qu'il contrôlait. La peine capitale avait été abolie en 1987 dans l'archipel, avant d'être réinstituée six ans plus tard, et de nouveau abolie en 2006, à l'issue notamment d'une longue campagne de lobbying de l'Eglise catholique, qui compte 80 % de fidèles dans l'archipel. Les Philippines ont cependant fait un grand pas en 2017 vers le rétablissement du châtiment suprême avec le vote par la Chambre des représentants d'une loi prévoyant cette peine pour ceux qui seraient pris en possession de 500 grammes de marijuana ou 10 grammes de cocaïne, d'héroïne ou d'ecstasy. Mais le texte n'a jamais été validé par le Sénat.
Le chef d'Etat élu en 2016 a été la cible de critiques des capitales occidentales en raison de sa politique violente de lutte contre le trafic de drogue et de tirades parfois ordurières. Mais il conserve une très forte popularité dans l'archipel, en raison notamment de son franc parler, une partie des Philippins continuant de le voir comme un recours crédible face à l'inefficacité prêtée aux élites politiques traditionnelles.

M. Duterte s'est engagé à rétablir la peine capitale pour les crimes liés au trafic de drogue dans le cadre de sa campagne très dure contre les stupéfiants, au cours de laquelle des milliers de trafiquants et de consommateurs présumés ont péri.

Son programme de fermeté sur la criminalité avait joué un rôle crucial dans sa très confortable élection à la présidence en 2016. Il prévoit actuellement un abaissement de la responsabilité pénale de 15 à 12 ans. M. Duterte préconisait même initialement de la faire tomber à neuf ans.

Parmi les 18.000 sièges à pourvoir lundi lors des élections, figure la moitié du Sénat, institution qui a joué un rôle crucial depuis trois ans pour bloquer certaines des initiatives les plus controversées de l'ancien maire de Davao, la grande ville du Sud.

Les "pires instincts" de Duterte
Les sondages laissent cependant entendre que les partisans de M. Duterte ont de fortes chances, lundi, non seulement de conserver la majorité à la chambre des représentants, mais surtout de prendre le contrôle de la chambre haute.

M. Duterte a également promis de réécrire la constitution, ce qui pourrait lui ouvrir un boulevard pour se maintenir au pouvoir après la fin de son mandat en 2022.

Le président philippin est actuellement limité à un mandat unique de six ans. L'ancien avocat de 74 ans a cependant plusieurs fois affirmé qu'il n'était pas intéressé par l'idée de rester plus longtemps à la présidence.

Toute réforme constitutionnelle implique non seulement le feu vert du Congrès, mais aussi une approbation par référendum.

Le rétablissement de la peine de mort et la réforme constitutionnelle ont été sans problème votés par la Chambre des représentants depuis 2016 mais ils se sont heurtés au veto du Sénat.

"Le Sénat a agi comme une chambre de contrôle institutionnel face aux pires instincts du président", observe à l'AFP le politologue Richard Heydarian. Cela pourrait cependant changer avec les élections de mi-mandat.

Le retour des Marcos
Force est de reconnaître que, historiquement, les 24 membres du Sénat philippin, qui sont élus pour six ans, se sont toujours montrés plus indépendants d'esprit que leurs collègues de la chambre basse.

Les élections de lundi pourraient permettre l'entrée au Sénat d'Imee Marcos, la fille de l'ancien dictateur Ferdinand Marcos. Il s'agirait là d'une nouvelle confirmation du remarquable retour des Marcos sur la scène politique, plus de trois décennies après la chute de la dictature.

L'ex-chef de la police nationale, Ronald dela Rosa, qui fut en 2016 chargé de la mise en oeuvre de la "guerre contre la drogue", est également donné gagnant lors des sénatoriales, en dépit des multiples accusations de violations des droits de l'Homme lancées contre les forces de l'ordre qu'il contrôlait.

La peine capitale avait été abolie en 1987 dans l'archipel, avant d'être réinstituée six ans plus tard, et de nouveau abolie en 2006, à l'issue notamment d'une longue campagne de lobbying de l'Eglise catholique, qui compte 80 % de fidèles dans l'archipel.

Les Philippines ont cependant fait un grand pas en 2017 vers le rétablissement du châtiment suprême avec le vote par la Chambre des représentants d'une loi prévoyant cette peine pour ceux qui seraient pris en possession de 500 grammes de marijuana ou 10 grammes de cocaïne, d'héroïne ou d'ecstasy. Mais le texte n'a jamais été validé par le Sénat.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10507 Fri, 10 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
La Suisse contre la peine de mort au Brunei https://www.peinedemort.org/document/10509 La Suisse souhaite que Brunei révise la récente modification controversée de son Code pénal qui prévoit la peine capitale pour des actes homosexuels et d'adultère. Vendredi à Genève, elle a dit attendre «des actions concrètes». Après le tollé dans cette affaire, le sultanat avait décidé un moratoire sur son application. Mais devant le Conseil des droits de l'homme, la Suisse a recommandé une abolition de cette modification lors de l'Examen périodique universel (EPU) de ce pays. Ce dispositif contesté ne criminalise pas les personnes en fonction de leur identité sexuelle, a affirmé de son côté le vice-ministre des Affaires étrangères du Brunei, Dato Erywan Mohn Yusof. Il demande seulement que de tels actes soient limités à un contexte privé. La Suisse appelle encore cet Etat à devenir partie aux Pactes internationaux sur les droits civils et politiques et sur les droits économiques, sociaux et culturels. Mais aussi à la Convention contre la torture.
Après le tollé dans cette affaire, le sultanat avait décidé un moratoire sur son application. Mais devant le Conseil des droits de l'homme, la Suisse a recommandé une abolition de cette modification lors de l'Examen périodique universel (EPU) de ce pays.

Ce dispositif contesté ne criminalise pas les personnes en fonction de leur identité sexuelle, a affirmé de son côté le vice-ministre des Affaires étrangères du Brunei, Dato Erywan Mohn Yusof. Il demande seulement que de tels actes soient limités à un contexte privé.

La Suisse appelle encore cet Etat à devenir partie aux Pactes internationaux sur les droits civils et politiques et sur les droits économiques, sociaux et culturels. Mais aussi à la Convention contre la torture.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10509 Fri, 10 May 2019 00:00:00 +0200 Agence Télégraphique Suisse - ATS
Audience en Chine pour un Canadien condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/10503 (Associated Press) Pékin - Un tribunal chinois a tenu jeudi une audience d'appel pour un Canadien condamné à mort pour trafic de drogue dans une affaire qui a creusé le fossé diplomatique entre les deux pays. Le tribunal de la province du Liaoning a déclaré que la peine de Robert Schellenberg serait annoncée à une date indéterminée. Reconnu coupable d'avoir joué un rôle central dans une opération de contrebande de méthamphétamine, Robert Schellenberg a été condamné à 15 ans de prison en novembre. Il a été condamné à la peine capitale lors d'un nouveau procès, en janvier. Cela s'est produit après l'arrestation, en décembre, de Meng Wanzhou, l'une des dirigeantes du géant chinois des télécommunications Huawei, en vertu d'un mandat d'extradition américain. Quelques jours plus tard, deux Canadiens - Michael Kovrig et Michael Spavor - ont été arrêtés en Chine en représailles apparentes. Le premier ministre canadien Justin Trudeau a dénoncé la condamnation de Robert Schellenberg en janvier et a accusé la Chine d'avoir « arbitrairement » appliqué la peine de mort. Robert Schellenberg, arrêté en 2014, maintient son innocence. Plus de 200 kilogrammes de méthamphétamine ont été saisis dans le cadre de l'affaire Schellenberg, a annoncé le tribunal. Le Canadien, âgé de 36 ans, a été qualifié de « délinquant principal » et a déclaré que les preuves présentées étaient « vraies et suffisantes ». Les représentants de l'ambassade du Canada ont été informés et les droits de Robert Schellenberg ont été légalement protégés au cours de la procédure de jeudi, a ajouté le tribunal. L'avocat de Robert Schellenberg, Zhang Dongshuo, a déclaré que le moment où le tribunal annoncerait une décision n'était pas encore clair. L'audience d'appel a suivi la comparution de Mme Meng devant le tribunal mercredi à Vancouver. Mme Meng est accusée d'avoir menti aux banques au sujet des relations de la société avec l'Iran, en violation des sanctions commerciales américaines. Son avocat, Scott Fenton, a fait valoir que les commentaires du président américain Donald Trump suggèrent que les arguments à son encontre sont motivés par des considérations politiques. Washington a fait pression sur d'autres pays pour qu'ils limitent l'utilisation de la technologie de Huawei, avertissant qu'ils pourraient s'ouvrir à la surveillance et au vol d'informations.
Le tribunal de la province du Liaoning a déclaré que la peine de Robert Schellenberg serait annoncée à une date indéterminée.

Reconnu coupable d'avoir joué un rôle central dans une opération de contrebande de méthamphétamine, Robert Schellenberg a été condamné à 15 ans de prison en novembre. Il a été condamné à la peine capitale lors d'un nouveau procès, en janvier.

Cela s'est produit après l'arrestation, en décembre, de Meng Wanzhou, l'une des dirigeantes du géant chinois des télécommunications Huawei, en vertu d'un mandat d'extradition américain. Quelques jours plus tard, deux Canadiens - Michael Kovrig et Michael Spavor - ont été arrêtés en Chine en représailles apparentes.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a dénoncé la condamnation de Robert Schellenberg en janvier et a accusé la Chine d'avoir « arbitrairement » appliqué la peine de mort.

Robert Schellenberg, arrêté en 2014, maintient son innocence.

Plus de 200 kilogrammes de méthamphétamine ont été saisis dans le cadre de l'affaire Schellenberg, a annoncé le tribunal. Le Canadien, âgé de 36 ans, a été qualifié de « délinquant principal » et a déclaré que les preuves présentées étaient « vraies et suffisantes ».

Les représentants de l'ambassade du Canada ont été informés et les droits de Robert Schellenberg ont été légalement protégés au cours de la procédure de jeudi, a ajouté le tribunal.

L'avocat de Robert Schellenberg, Zhang Dongshuo, a déclaré que le moment où le tribunal annoncerait une décision n'était pas encore clair.

L'audience d'appel a suivi la comparution de Mme Meng devant le tribunal mercredi à Vancouver.

Mme Meng est accusée d'avoir menti aux banques au sujet des relations de la société avec l'Iran, en violation des sanctions commerciales américaines. Son avocat, Scott Fenton, a fait valoir que les commentaires du président américain Donald Trump suggèrent que les arguments à son encontre sont motivés par des considérations politiques.

Washington a fait pression sur d'autres pays pour qu'ils limitent l'utilisation de la technologie de Huawei, avertissant qu'ils pourraient s'ouvrir à la surveillance et au vol d'informations.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10503 Thu, 09 May 2019 00:00:00 +0200 Associated Press - AP
Deux trafiquants de stupéfiants vietnamiens sont condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/10506 HANOÏ, 9 mai (Xinhua) -- Jeudi, un tribunal vietnamien a condamné à mort deux ressortissants du pays qui avaient écoulé plus de 28,8 kilogrammes de méthamphétamine en cristaux. Le tribunal populaire de la province septentrionale de Hoa Binh a rendu la décision à l'encontre de M. Phang A Nha, 46 ans, de la province, et de M. Nguyen Van Ve, 48 ans, de la province septentrionale de Nam Dinh, a rapporté l'agence de presse du Vietnam. Selon les documents du tribunal, M. Nha a été pris en flagrant délit de transport de méthamphétamine en cristaux, en avril 2018. M. Nha a avoué qu'un citoyen laotien l'a recruté afin qu'il remette les stupéfiants à M. Ve. Conformément à la législation vietnamienne, toute personne accusée d'avoir passé en contrebande plus de 600 grammes d'héroïne ou plus de 2,5 kilogrammes de méthamphétamine en cristaux est passible de la peine capitale. Fabriquer ou faire le commerce de 100 grammes d'héroïne ou de 300 grammes d'autres stupéfiants illégaux est également passible de la peine capitale.
Le tribunal populaire de la province septentrionale de Hoa Binh a rendu la décision à l'encontre de M. Phang A Nha, 46 ans, de la province, et de M. Nguyen Van Ve, 48 ans, de la province septentrionale de Nam Dinh, a rapporté l'agence de presse du Vietnam.

Selon les documents du tribunal, M. Nha a été pris en flagrant délit de transport de méthamphétamine en cristaux, en avril 2018. M. Nha a avoué qu'un citoyen laotien l'a recruté afin qu'il remette les stupéfiants à M. Ve.

Conformément à la législation vietnamienne, toute personne accusée d'avoir passé en contrebande plus de 600 grammes d'héroïne ou plus de 2,5 kilogrammes de méthamphétamine en cristaux est passible de la peine capitale. Fabriquer ou faire le commerce de 100 grammes d'héroïne ou de 300 grammes d'autres stupéfiants illégaux est également passible de la peine capitale.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10506 Thu, 09 May 2019 00:00:00 +0200 Xinhua
La chrétienne Asia Bibi a quitté le Pakistan https://www.peinedemort.org/document/10498 La chrétienne Asia Bibi a quitté le Pakistan, a indiqué mercredi à l'AFP un cadre du gouvernement pakistanais, plus de six mois après avoir été acquittée d'une condamnation à mort pour blasphème, qui avait suscité l'indignation à l'étranger. "Asia Bibi a quitté le Pakistan de son plein gré", a déclaré cette source, qui a requis l'anonymat. Plusieurs médias pakistanais avaient annoncé la nouvelle mercredi matin. L'avocat de la chrétienne Saif ul Mulook, tout en admettant ne pas avoir parlé directement à sa cliente, a indiqué à l'AFP avoir compris après s'être entretenu avec ses propres "sources" qu'elle était au Canada, où ses filles ont fui il y a plusieurs mois, selon plusieurs sources diplomatiques. Les autorités pakistanaises et l'ambassade canadienne à Islamabad ne se sont toutefois pas encore prononcées officiellement sur sa destination ou les conditions de son départ. Le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt s'est félicité sur Twitter qu'Asia Bibi "semble avoir quitté le Pakistan saine et sauve". "Avec des efforts concertés, de bonnes choses peuvent se produire", a-t-il poursuivi. Asia Bibi avait été condamnée à mort pour blasphème en 2010, après avoir été accusée par deux villageoises musulmanes avec qui elle travaillait d'avoir "insulté" le prophète Mahomet lors d'une querelle autour d'un verre d'eau. Son cas était devenu emblématique des dérives de la loi sur le blasphème au Pakistan, souvent instrumentalisée, selon ses détracteurs, pour régler des conflits personnels, via la diffusion de fausses accusations. "C'est un grand soulagement que cette épreuve honteuse soit enfin arrivée à son terme et que Asia Bibi et sa famille soient en sécurité", a déclaré Omar Waraich, directeur adjoint du programme Asie du Sud d'Amnesty International. - "Abroger" la loi - "Elle n'aurait jamais dû être emprisonnée, et encore moins subir les menaces constantes qui pèsent sur sa vie", a-t-il poursuivi, appelant à "abroger" la loi sur le blasphème au Pakistan. Mme Bibi, ouvrière agricole chrétienne âgée d'une cinquantaine d'années, avait fini par être acquittée en octobre par la Cour suprême pakistanaise, la plus haute instance judiciaire du pays, après avoir passé plus de huit ans dans les couloirs de la mort. Après son acquittement, des milliers d'islamistes du groupe Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP) avaient bloqué trois jours durant les principaux axes du pays pour exiger sa pendaison, le blasphème étant une question incendiaire au Pakistan. Cette même Cour suprême l'avait ensuite définitivement blanchie en janvier en rejetant un recours contre son acquittement. Depuis lors, Asia Bibi était vraisemblablement gardée en résidence surveillée, les conditions de son séjour ces derniers mois n'ayant pas été explicitées par Islamabad. Le sort d'Asia Bibi a eu un retentissement international, attirant l'attention des papes Benoît XVI et François. L'une de ses filles a rencontré ce dernier à deux reprises. "Asia Bibi est enfin libre", s'est réjouie une association de chrétiens britanniques d'origine pakistanaise (British pakistani christian association), qui dit s'être impliquée dans l'affaire Asia Bibi. "La plus célèbre victime de la loi pakistanaise sur le blasphème, a finalement été libérée de son pays natal, où elle est devenue la figure la plus détestée du pays, bien que les tribunaux l'aient exonérée des fausses accusations qui l'avaient maintenue en cellule d'isolement pendant presque 10 ans", a poursuivi cette association dans un communiqué. Les chrétiens, qui comptent pour environ 2% de la population pakistanaise, à très large majorité musulmane, constituent l'une des communautés les plus déclassées d'un pays. Ils vivent souvent dans des bidonvilles et se voient offrir des emplois peu rémunérés de balayeurs, agents d'entretien ou cuisiniers.
"Asia Bibi a quitté le Pakistan de son plein gré", a déclaré cette source, qui a requis l'anonymat. Plusieurs médias pakistanais avaient annoncé la nouvelle mercredi matin.

L'avocat de la chrétienne Saif ul Mulook, tout en admettant ne pas avoir parlé directement à sa cliente, a indiqué à l'AFP avoir compris après s'être entretenu avec ses propres "sources" qu'elle était au Canada, où ses filles ont fui il y a plusieurs mois, selon plusieurs sources diplomatiques.

Les autorités pakistanaises et l'ambassade canadienne à Islamabad ne se sont toutefois pas encore prononcées officiellement sur sa destination ou les conditions de son départ.

Le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt s'est félicité sur Twitter qu'Asia Bibi "semble avoir quitté le Pakistan saine et sauve". "Avec des efforts concertés, de bonnes choses peuvent se produire", a-t-il poursuivi.

Asia Bibi avait été condamnée à mort pour blasphème en 2010, après avoir été accusée par deux villageoises musulmanes avec qui elle travaillait d'avoir "insulté" le prophète Mahomet lors d'une querelle autour d'un verre d'eau.

Son cas était devenu emblématique des dérives de la loi sur le blasphème au Pakistan, souvent instrumentalisée, selon ses détracteurs, pour régler des conflits personnels, via la diffusion de fausses accusations.

"C'est un grand soulagement que cette épreuve honteuse soit enfin arrivée à son terme et que Asia Bibi et sa famille soient en sécurité", a déclaré Omar Waraich, directeur adjoint du programme Asie du Sud d'Amnesty International.

- "Abroger" la loi -

"Elle n'aurait jamais dû être emprisonnée, et encore moins subir les menaces constantes qui pèsent sur sa vie", a-t-il poursuivi, appelant à "abroger" la loi sur le blasphème au Pakistan.

Mme Bibi, ouvrière agricole chrétienne âgée d'une cinquantaine d'années, avait fini par être acquittée en octobre par la Cour suprême pakistanaise, la plus haute instance judiciaire du pays, après avoir passé plus de huit ans dans les couloirs de la mort.

Après son acquittement, des milliers d'islamistes du groupe Tehreek-e-Labaik Pakistan (TLP) avaient bloqué trois jours durant les principaux axes du pays pour exiger sa pendaison, le blasphème étant une question incendiaire au Pakistan.

Cette même Cour suprême l'avait ensuite définitivement blanchie en janvier en rejetant un recours contre son acquittement.

Depuis lors, Asia Bibi était vraisemblablement gardée en résidence surveillée, les conditions de son séjour ces derniers mois n'ayant pas été explicitées par Islamabad.

Le sort d'Asia Bibi a eu un retentissement international, attirant l'attention des papes Benoît XVI et François. L'une de ses filles a rencontré ce dernier à deux reprises.

"Asia Bibi est enfin libre", s'est réjouie une association de chrétiens britanniques d'origine pakistanaise (British pakistani christian association), qui dit s'être impliquée dans l'affaire Asia Bibi.

"La plus célèbre victime de la loi pakistanaise sur le blasphème, a finalement été libérée de son pays natal, où elle est devenue la figure la plus détestée du pays, bien que les tribunaux l'aient exonérée des fausses accusations qui l'avaient maintenue en cellule d'isolement pendant presque 10 ans", a poursuivi cette association dans un communiqué.

Les chrétiens, qui comptent pour environ 2% de la population pakistanaise, à très large majorité musulmane, constituent l'une des communautés les plus déclassées d'un pays. Ils vivent souvent dans des bidonvilles et se voient offrir des emplois peu rémunérés de balayeurs, agents d'entretien ou cuisiniers.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10498 Wed, 08 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Chine: l'appel d'un Canadien condamné à mort examiné jeudi https://www.peinedemort.org/document/10500 L'appel d'un ressortissant canadien contre sa condamnation à mort en Chine pour trafic de drogue en janvier sera examiné au cours d'une audience jeudi, sur fond de crise diplomatique entre Ottawa et Pékin. Ce procès en appel intervient au moment où la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, doit comparaître mercredi devant la justice canadienne dans le cadre d'une procédure d'extradition aux Etats-Unis. Son arrestation début décembre au Canada, à la demande de la justice américaine, pour violation des sanctions contre l'Iran avait irrité Pékin et conduit à une escalade diplomatique avec Ottawa. Dans ce contexte, le cas de Robert Lloyd Schellenberg, arrêté en 2014 pour trafic de drogue, avait alors soudainement refait surface. L'homme avait été condamné en première instance en novembre à 15 ans de prison. Mais fin décembre, le tribunal qui traitait son appel a ordonné un nouveau procès, estimant la peine trop "indulgente". Au terme d'un procès très médiatisé, le Canadien avait finalement été condamné à la peine capitale au mois de janvier. Son appel sera examiné jeudi matin devant le tribunal intermédiaire de Dalian (nord-est), a indiqué à l'AFP une source proche du dossier. Le tribunal de Dalian et la Haute Cour de la province Liaoning, qui avait ordonné un nouveau procès, n'avaient pas réagi mercredi. Déjà condamné dans le passé au Canada pour trafic de drogue, M. Schellenberg a jusqu'à présent toujours clamé son innocence et assuré être venu en Chine pour y faire du tourisme. La directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, le 6 mars 2019 à Vancouver ( AFP/Archives / Don MacKinnon ) La justice "protégera les droits légitimes" de Robert Lloyd Schellenberg, a déclaré mercredi lors d'un point presse régulier Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. "La Chine est un pays régi par l'Etat de droit", a-t-il assuré, refusant de confirmer si des membres du consulat du Canada seraient autorisés à se rendre au procès. Une porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Canada, Brittany Fletcher, a en tout cas indiqué que des représentants de son pays prévoyaient d'assister à l'audience. "Le Canada demeure extrêmement préoccupé par le fait que la Chine ait choisi d'appliquer la peine de mort, une peine cruelle et inhumaine", a expliqué Mme Fletcher dans un courriel transmis à l'AFP. "Le Canada a demandé et continuera à demander la clémence pour M. Schellenberg." La Chine a également arrêté deux Canadiens en fin d'année dernière: un ex-diplomate et un consultant, accusés d'avoir "menacé la sécurité nationale". Des interpellations que nombre d'experts étrangers considèrent comme des mesures de rétorsion après l'arrestation de la cadre de Huawei au Canada. Dans une autre affaire, un second Canadien, identifié en mandarin sous le nom de "Fan Wei", a été condamné à mort la semaine dernière dans le sud du pays.
Ce procès en appel intervient au moment où la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, doit comparaître mercredi devant la justice canadienne dans le cadre d'une procédure d'extradition aux Etats-Unis.

Son arrestation début décembre au Canada, à la demande de la justice américaine, pour violation des sanctions contre l'Iran avait irrité Pékin et conduit à une escalade diplomatique avec Ottawa.

Dans ce contexte, le cas de Robert Lloyd Schellenberg, arrêté en 2014 pour trafic de drogue, avait alors soudainement refait surface. L'homme avait été condamné en première instance en novembre à 15 ans de prison. Mais fin décembre, le tribunal qui traitait son appel a ordonné un nouveau procès, estimant la peine trop "indulgente".

Au terme d'un procès très médiatisé, le Canadien avait finalement été condamné à la peine capitale au mois de janvier.

Son appel sera examiné jeudi matin devant le tribunal intermédiaire de Dalian (nord-est), a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

Le tribunal de Dalian et la Haute Cour de la province Liaoning, qui avait ordonné un nouveau procès, n'avaient pas réagi mercredi.

Déjà condamné dans le passé au Canada pour trafic de drogue, M. Schellenberg a jusqu'à présent toujours clamé son innocence et assuré être venu en Chine pour y faire du tourisme.

La directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, le 6 mars 2019 à Vancouver ( AFP/Archives / Don MacKinnon )

La justice "protégera les droits légitimes" de Robert Lloyd Schellenberg, a déclaré mercredi lors d'un point presse régulier Geng Shuang, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

"La Chine est un pays régi par l'Etat de droit", a-t-il assuré, refusant de confirmer si des membres du consulat du Canada seraient autorisés à se rendre au procès.

Une porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Canada, Brittany Fletcher, a en tout cas indiqué que des représentants de son pays prévoyaient d'assister à l'audience.

"Le Canada demeure extrêmement préoccupé par le fait que la Chine ait choisi d'appliquer la peine de mort, une peine cruelle et inhumaine", a expliqué Mme Fletcher dans un courriel transmis à l'AFP.

"Le Canada a demandé et continuera à demander la clémence pour M. Schellenberg."

La Chine a également arrêté deux Canadiens en fin d'année dernière: un ex-diplomate et un consultant, accusés d'avoir "menacé la sécurité nationale". Des interpellations que nombre d'experts étrangers considèrent comme des mesures de rétorsion après l'arrestation de la cadre de Huawei au Canada.

Dans une autre affaire, un second Canadien, identifié en mandarin sous le nom de "Fan Wei", a été condamné à mort la semaine dernière dans le sud du pays.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10500 Wed, 08 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Irak a déjà condamné plus de 500 jihadistes étrangers https://www.peinedemort.org/document/10504 Plus de 500 étrangers ont été condamnés depuis début 2018 en Irak pour appartenance au groupe extrémiste Etat islamique (EI), a annoncé mercredi la Cour suprême irakienne. Outre les 514 verdicts de culpabilité déjà rendus, contre des hommes et des femmes, les dossiers de 202 jihadistes présumés sont à l'instruction tandis que 44 accusés sont en cours de jugement, a ajouté la Cour suprême dans un communiqué. Enfin, 11 personnes ont été acquittées et relâchées, d'après l'instance judiciaire. La Cour suprême, qui ne fournit pas le détail des nationalités, précise que les interrogatoires dans le cadre des enquêtes peuvent prendre de six mois à un an, selon la gravité des charges. L'Irak, dont de larges pans de territoires étaient passés sous la coupe de l'EI en 2014, a déclaré la victoire sur l'organisation ultraradicale fin 2017. La justice irakienne a, depuis, jugé des milliers de ses ressortissants et d'étrangers, des hommes et femmes, qu'elle a pour beaucoup condamnés à la peine de mort ou à la réclusion à perpétuité. De nombreux défenseurs des droits humains ont dénoncé des procès "expéditifs" et prévenu de possibles "risques de torture" lors des interrogatoires. Sur la seule année 2018, les tribunaux irakiens ont ordonné au moins 271 peines capitales, soit quatre fois plus qu'en 2017, selon Amnesty International. Dans le même temps, Bagdad, qui reste parmi les cinq pays prononçant le plus de peines de mort au monde, a exécuté beaucoup moins de condamnés. En 2018, 52 ont été pendus, contre 125 en 2017. Parmi les jihadistes présumés qui sont dans l'attente d'un procès en Irak figurent 12 Français, transférés dans ce pays en février dernier après leur interpellation en Syrie. Bagdad s'estime compétent pour l'ensemble des crimes commis sous le "califat" autoproclamé de l'EI sur des territoires qui se trouvaient à cheval sur l'Irak et la Syrie. Il a proposé le mois dernier de juger tous les jihadistes étrangers retenus en Syrie contre de l'argent. Cette solution permettrait aux pays d'origine de résoudre l'épineuse question des retours, mais elle soulève là aussi les inquiétudes d'ONG. Un millier de combattants étrangers présumés de l'EI sont à ce jour détenus dans le nord de la Syrie, où quelque 9.000 femmes et enfants étrangers sont pour leur part entassés dans des camps.
Outre les 514 verdicts de culpabilité déjà rendus, contre des hommes et des femmes, les dossiers de 202 jihadistes présumés sont à l'instruction tandis que 44 accusés sont en cours de jugement, a ajouté la Cour suprême dans un communiqué. Enfin, 11 personnes ont été acquittées et relâchées, d'après l'instance judiciaire.

La Cour suprême, qui ne fournit pas le détail des nationalités, précise que les interrogatoires dans le cadre des enquêtes peuvent prendre de six mois à un an, selon la gravité des charges.

L'Irak, dont de larges pans de territoires étaient passés sous la coupe de l'EI en 2014, a déclaré la victoire sur l'organisation ultraradicale fin 2017.

La justice irakienne a, depuis, jugé des milliers de ses ressortissants et d'étrangers, des hommes et femmes, qu'elle a pour beaucoup condamnés à la peine de mort ou à la réclusion à perpétuité.

De nombreux défenseurs des droits humains ont dénoncé des procès "expéditifs" et prévenu de possibles "risques de torture" lors des interrogatoires. Sur la seule année 2018, les tribunaux irakiens ont ordonné au moins 271 peines capitales, soit quatre fois plus qu'en 2017, selon Amnesty International.

Dans le même temps, Bagdad, qui reste parmi les cinq pays prononçant le plus de peines de mort au monde, a exécuté beaucoup moins de condamnés. En 2018, 52 ont été pendus, contre 125 en 2017.

Parmi les jihadistes présumés qui sont dans l'attente d'un procès en Irak figurent 12 Français, transférés dans ce pays en février dernier après leur interpellation en Syrie.

Bagdad s'estime compétent pour l'ensemble des crimes commis sous le "califat" autoproclamé de l'EI sur des territoires qui se trouvaient à cheval sur l'Irak et la Syrie.

Il a proposé le mois dernier de juger tous les jihadistes étrangers retenus en Syrie contre de l'argent. Cette solution permettrait aux pays d'origine de résoudre l'épineuse question des retours, mais elle soulève là aussi les inquiétudes d'ONG.

Un millier de combattants étrangers présumés de l'EI sont à ce jour détenus dans le nord de la Syrie, où quelque 9.000 femmes et enfants étrangers sont pour leur part entassés dans des camps.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10504 Wed, 08 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Asia Bibi, symbole des dérives de la loi sur le blasphème au Pakistan https://www.peinedemort.org/document/10501 La chrétienne Asia Bibi, qui a quitté le Pakistan, est devenue malgré elle l'incarnation des dérives de la loi sur le blasphème dans ce pays, où elle a été condamnée à mort puis acquittée plus de huit ans plus tard. Son départ, confirmé mercredi de source gouvernementale pakistanaise, marque un nouveau chapitre dans une saga judiciaire vieille d'une décennie, qui a embrasé le pays et passionné le monde entier. Selon son avocat, Asia Bibi pourrait avoir rejoint ses filles au Canada. Pour cette mère de famille illettrée originaire de la province du Pendjab (centre) et âgée aujourd'hui d'une cinquantaine d'années, le cauchemar a commencé en 2009 lors d'une dispute alors qu'elle travaillait aux champs. Invoquant des raisons religieuses, deux femmes musulmanes refusent de partager un verre d'eau avec elle. Une querelle éclate. Quelques jours plus tard, ces femmes relatent l'affaire à un imam local, qui l'accuse ensuite d'avoir "insulté" le prophète de l'islam, ce que la chrétienne a toujours nié. Le religieux se rend ensuite auprès de la police, qui ouvre une enquête. Asia Bibi est arrêtée et poursuivie en justice en application de l'article 295 C du Code pénal pakistanais, qui prévoit la peine de mort dans un tel cas. Elle est condamnée à la pendaison en 2010. Mme Bibi dépose un recours auprès de la Cour suprême en 2014. Deux ans plus tard, l'un des trois magistrats appelés à se prononcer sur son cas se désiste, reportant à nouveau toute évolution dans ce dossier. Durant ces années de bataille judiciaire, son cas devient emblématique des dérives de la législation réprimant le blasphème au Pakistan, souvent instrumentalisée, selon ses détracteurs, pour régler des conflits personnels, via la diffusion de fausses accusations. - Peur permanente - Asia Bibi est acquittée fin octobre par la Cour suprême pakistanaise, la plus haute instance judiciaire du pays, après plus de huit ans passés dans les couloirs de la mort. Mais des manifestations violentes embrasent alors le Pakistan pendant trois jours, le blasphème étant une question incendiaire dans le pays. Son acquittement est toutefois confirmé par la Cour suprême en janvier, épilogue d'un intense combat judiciaire. Durant sa longue incarcération, sa famille a reçu des menaces et a été contrainte de fuir son domicile. Son mari Ashiq Masih avait dû trouver refuge dans un quartier populaire de Lahore, où il vivait avec les deux plus jeunes filles du couple, Esha et Ehsam. "Papa me disait de ne pas sortir, que la situation au dehors était très mauvaise", expliquait à l'AFP Esham en 2016, à une période où la famille se sentait particulièrement menacée. "Nous restions à l'intérieur en permanence", poursuivait-elle, confessant sa peur. "Un jour, quelqu'un va venir et me demander: +es-tu la fille d'Asia Bibi?+" Selon plusieurs sources diplomatiques, les filles d'Asia Bibi ont fui au Canada il y a plusieurs mois. Mme Bibi, dont le sort a ému plusieurs dirigeants occidentaux ainsi que les papes Benoît XVI et François, avait pour sa part été placée à l'isolement dans la prison pour femmes de la ville de Multan (centre) en raison d'inquiétudes pour sa sécurité. Un autre de ses défenseurs, l'ex-gouverneur de la province pakistanaise du Pendjab, Salman Taseer, l'un des rares politiciens du pays à oser critiquer ouvertement l'islamisme, avait été assassiné en 2011 par l'un de ses propres gardes du corps, qui l'avait criblé de 29 balles à Islamabad. L'assassin, Mumtaz Qadri, avait été condamné à mort et pendu en 2016, suscitant la fureur des extrémistes. Ceux-ci exigeaient depuis que la chrétienne soit à son tour exécutée. Interrogée par l'AFP par téléphone juste après l'annonce de son acquittement, Asia Bibi avait indiqué : "je n'arrive pas à croire ce que j'entends. Je vais sortir? Ils vont vraiment me laisser sortir?". "J'ai tant rêvé que les murs de la prison tomberaient", avait-elle ajouté.
Son départ, confirmé mercredi de source gouvernementale pakistanaise, marque un nouveau chapitre dans une saga judiciaire vieille d'une décennie, qui a embrasé le pays et passionné le monde entier. Selon son avocat, Asia Bibi pourrait avoir rejoint ses filles au Canada.

Pour cette mère de famille illettrée originaire de la province du Pendjab (centre) et âgée aujourd'hui d'une cinquantaine d'années, le cauchemar a commencé en 2009 lors d'une dispute alors qu'elle travaillait aux champs.

Invoquant des raisons religieuses, deux femmes musulmanes refusent de partager un verre d'eau avec elle. Une querelle éclate. Quelques jours plus tard, ces femmes relatent l'affaire à un imam local, qui l'accuse ensuite d'avoir "insulté" le prophète de l'islam, ce que la chrétienne a toujours nié.

Le religieux se rend ensuite auprès de la police, qui ouvre une enquête. Asia Bibi est arrêtée et poursuivie en justice en application de l'article 295 C du Code pénal pakistanais, qui prévoit la peine de mort dans un tel cas. Elle est condamnée à la pendaison en 2010.

Mme Bibi dépose un recours auprès de la Cour suprême en 2014. Deux ans plus tard, l'un des trois magistrats appelés à se prononcer sur son cas se désiste, reportant à nouveau toute évolution dans ce dossier.

Durant ces années de bataille judiciaire, son cas devient emblématique des dérives de la législation réprimant le blasphème au Pakistan, souvent instrumentalisée, selon ses détracteurs, pour régler des conflits personnels, via la diffusion de fausses accusations.

- Peur permanente -

Asia Bibi est acquittée fin octobre par la Cour suprême pakistanaise, la plus haute instance judiciaire du pays, après plus de huit ans passés dans les couloirs de la mort.

Mais des manifestations violentes embrasent alors le Pakistan pendant trois jours, le blasphème étant une question incendiaire dans le pays. Son acquittement est toutefois confirmé par la Cour suprême en janvier, épilogue d'un intense combat judiciaire.

Durant sa longue incarcération, sa famille a reçu des menaces et a été contrainte de fuir son domicile. Son mari Ashiq Masih avait dû trouver refuge dans un quartier populaire de Lahore, où il vivait avec les deux plus jeunes filles du couple, Esha et Ehsam.

"Papa me disait de ne pas sortir, que la situation au dehors était très mauvaise", expliquait à l'AFP Esham en 2016, à une période où la famille se sentait particulièrement menacée.

"Nous restions à l'intérieur en permanence", poursuivait-elle, confessant sa peur. "Un jour, quelqu'un va venir et me demander: +es-tu la fille d'Asia Bibi?+"

Selon plusieurs sources diplomatiques, les filles d'Asia Bibi ont fui au Canada il y a plusieurs mois.

Mme Bibi, dont le sort a ému plusieurs dirigeants occidentaux ainsi que les papes Benoît XVI et François, avait pour sa part été placée à l'isolement dans la prison pour femmes de la ville de Multan (centre) en raison d'inquiétudes pour sa sécurité.

Un autre de ses défenseurs, l'ex-gouverneur de la province pakistanaise du Pendjab, Salman Taseer, l'un des rares politiciens du pays à oser critiquer ouvertement l'islamisme, avait été assassiné en 2011 par l'un de ses propres gardes du corps, qui l'avait criblé de 29 balles à Islamabad.

L'assassin, Mumtaz Qadri, avait été condamné à mort et pendu en 2016, suscitant la fureur des extrémistes. Ceux-ci exigeaient depuis que la chrétienne soit à son tour exécutée.

Interrogée par l'AFP par téléphone juste après l'annonce de son acquittement, Asia Bibi avait indiqué : "je n'arrive pas à croire ce que j'entends. Je vais sortir? Ils vont vraiment me laisser sortir?".

"J'ai tant rêvé que les murs de la prison tomberaient", avait-elle ajouté.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10501 Wed, 08 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
La Pakistanaise accusée de blasphème Asia Bibi est arrivée au Canada https://www.peinedemort.org/document/10502 (La Presse canadienne) Islamabad - L'avocat représentant une chrétienne acquittée de blasphème au Pakistan après avoir passé huit ans dans le « couloir de la mort » affirme qu'elle est maintenant arrivée au Canada. Asia Bibi avait été reconnue coupable de blasphème en 2009 à la suite d'une querelle avec une collègue ouvrière dans les champs. La Cour suprême du Pakistan a finalement annulé sa condamnation à mort l'année dernière et elle avait été depuis placée en lieu sûr, protégée par les forces de sécurité pakistanaises - des islamistes menaçaient de la tuer. Les mêmes extrémistes, dont plusieurs ont été emprisonnés par la suite, avaient également appelé au renversement du gouvernement à la suite de l'acquittement de Mme Bibi. « Elle est enfin libérée de toutes ses épreuves », a déclaré Saif-ul Malook à La Presse canadienne, mercredi, dans une entrevue téléphonique depuis Lahore, au Pakistan. Me Malook n'a pas rencontré sa cliente ni ne lui a parlé avant son départ, mais il assure qu'elle est arrivée au Canada mardi matin. « Ses filles sont à Ottawa. Elles étaient arrivées en décembre, alors elle a dû les rejoindre, j'imagine », a déclaré l'avocat. Des responsables pakistanais et d'autres personnes impliquées dans cette affaire ont aussi affirmé mercredi que Mme Bibi avait quitté le Pakistan pour retrouver ses filles au Canada, où l'asile leur avait été accordé. Me Malook a déclaré que sa cliente, aujourd'hui dans la cinquantaine, était impatiente de venir au Canada. « Si vous êtes en enfer et que quelqu'un vous dit que vous serez bientôt au paradis, il n'y a pas de question à se poser. » Quand Mme Bibi était en prison, son avocat lui disait : « Quand vous serez libérée, le président américain vous enverra son avion, et elle partait à rire. » Retrouver l'anonymat L'avocat, qui dit avoir été lui aussi victime de menaces, espère maintenant que Mme Bibi trouvera la paix au Canada. « La Cour suprême du Pakistan a annoncé que les accusations de blasphème portées contre elle étaient fausses », a-t-il rappelé. « De grâce, ne la suivez pas : laissez-la mener le reste de sa vie en paix. » Wilson Chawdhry, de l'Association des chrétiens britanniques d'origine pakistanaise, a déclaré à l'Associated Press mercredi qu'il avait reçu un message texte d'un diplomate britannique dans lequel il était écrit : « Asia est partie. » Dans un communiqué, l'association indique qu'elle a reçu une confirmation mardi soir que Mme Bibi « avait quitté le Pakistan en toute sécurité ». « Asia Bibi a courageusement gardé sa foi malgré la plus brutale des incarcérations, au cours de laquelle elle avait accès à la lumière du jour deux heures par mois », selon l'association. « Maintenant, elle se rend enfin au Canada pour y rejoindre ses enfants. » M. Chowdhry indique d'ailleurs dans le communiqué de l'association que Mme Bibi est « malade » après une décennie d'isolement _ d'abord en prison puis, plus tard, pour sa sécurité. « Elle doit être traitée avec le plus grand soin et recevoir les soins médicaux appropriés maintenant qu'elle est libre », a-t-il déclaré. Un ami proche de Mme Bibi, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat par peur de représailles, a également confirmé qu'elle avait quitté le pays. Cet ami, qui lui a parlé pour la dernière fois mardi, a déclaré que Mme Bibi et son mari, Ashiq Masih, avaient passé les dernières semaines à mettre leurs documents en ordre. Il a ajouté que Mme Bibi avait hâte de voir ses filles, avec qui elle s'entretenait presque quotidiennement. Des responsables des ministères pakistanais de l'Intérieur et des Affaires étrangères ont également confirmé son départ, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, car ils n'étaient pas autorisés à informer les médias. À Ottawa Le premier ministre Justin Trudeau, qui avait déclaré en novembre que le Canada était en pourparlers avec le gouvernement pakistanais au sujet de Mme Bibi, n'a pas voulu discuter de l'affaire, mercredi. « De toute évidence, il y a des problèmes de confidentialité et de sécurité délicats à cet égard et, malheureusement, je ne peux pas en dire plus pour le moment », a-t-il dit. Affaires mondiales Canada n'a pas voulu commenter non plus. L'affaire avait attiré l'attention du monde sur cette controversée loi pakistanaise qui interdit le blasphème _ et qui prévoit automatiquement la peine de mort. Mais le simple soupçon de blasphème contre l'islam dans ce pays suffit aussi à déclencher les lynchages de la foule. L'accusation de blasphème a également été utilisée au Pakistan pour intimider les minorités religieuses et régler des comptes. Les islamistes radicaux ont fait de la punition du blasphème un grand cri de ralliement, en mobilisant des dizaines de milliers de personnes dans les rues et en paralysant les grandes villes. Salman Taseer, gouverneur de la province du Pendjab, a été assassiné par l'un de ses gardes du corps en 2011 pour avoir défendu Mme Bibi et critiqué la loi sur le blasphème. L'assassin, Mumtaz Qadri, a été élevé au rang de martyr par les extrémistes après sa pendaison, et des millions de personnes se sont rendues dans un sanctuaire érigé pour lui près d'Islamabad. Le ministre pakistanais des Minorités, Shahbaz Bhatti, a été assassiné plus tard la même année après avoir demandé que justice soit faite pour Mme Bibi. Le premier ministre Imran Khan a juré de ne pas se laisser intimider par les émeutiers, affirmant que l'État de droit prévaudrait dans ce dossier. Mais on a quand même refusé à Mme Bibi la permission de quitter le pays pendant plusieurs mois, jusqu'à ce que les esprits s'apaisent. En janvier, un comité de trois juges de la Cour suprême a finalement levé le dernier obstacle juridique en concluant qu'il n'y avait aucune raison de revenir sur l'acquittement prononcé un peu plus tôt. Les juges ont d'autre part accusé de parjure ceux qui avaient porté les accusations de blasphème contre Mme Bibi _ mais ils ont déclaré que ces accusés ne seraient pas poursuivis, en raison de la sensibilité de l'affaire. Les juges de la Cour suprême ont par ailleurs confirmé la validité de la loi sur le blasphème.
Asia Bibi avait été reconnue coupable de blasphème en 2009 à la suite d'une querelle avec une collègue ouvrière dans les champs. La Cour suprême du Pakistan a finalement annulé sa condamnation à mort l'année dernière et elle avait été depuis placée en lieu sûr, protégée par les forces de sécurité pakistanaises - des islamistes menaçaient de la tuer. Les mêmes extrémistes, dont plusieurs ont été emprisonnés par la suite, avaient également appelé au renversement du gouvernement à la suite de l'acquittement de Mme Bibi.

« Elle est enfin libérée de toutes ses épreuves », a déclaré Saif-ul Malook à La Presse canadienne, mercredi, dans une entrevue téléphonique depuis Lahore, au Pakistan. Me Malook n'a pas rencontré sa cliente ni ne lui a parlé avant son départ, mais il assure qu'elle est arrivée au Canada mardi matin. « Ses filles sont à Ottawa. Elles étaient arrivées en décembre, alors elle a dû les rejoindre, j'imagine », a déclaré l'avocat.

Des responsables pakistanais et d'autres personnes impliquées dans cette affaire ont aussi affirmé mercredi que Mme Bibi avait quitté le Pakistan pour retrouver ses filles au Canada, où l'asile leur avait été accordé.

Me Malook a déclaré que sa cliente, aujourd'hui dans la cinquantaine, était impatiente de venir au Canada. « Si vous êtes en enfer et que quelqu'un vous dit que vous serez bientôt au paradis, il n'y a pas de question à se poser. » Quand Mme Bibi était en prison, son avocat lui disait : « Quand vous serez libérée, le président américain vous enverra son avion, et elle partait à rire. »

Retrouver l'anonymat

L'avocat, qui dit avoir été lui aussi victime de menaces, espère maintenant que Mme Bibi trouvera la paix au Canada. « La Cour suprême du Pakistan a annoncé que les accusations de blasphème portées contre elle étaient fausses », a-t-il rappelé. « De grâce, ne la suivez pas : laissez-la mener le reste de sa vie en paix. »

Wilson Chawdhry, de l'Association des chrétiens britanniques d'origine pakistanaise, a déclaré à l'Associated Press mercredi qu'il avait reçu un message texte d'un diplomate britannique dans lequel il était écrit : « Asia est partie. » Dans un communiqué, l'association indique qu'elle a reçu une confirmation mardi soir que Mme Bibi « avait quitté le Pakistan en toute sécurité ».

« Asia Bibi a courageusement gardé sa foi malgré la plus brutale des incarcérations, au cours de laquelle elle avait accès à la lumière du jour deux heures par mois », selon l'association. « Maintenant, elle se rend enfin au Canada pour y rejoindre ses enfants. »

M. Chowdhry indique d'ailleurs dans le communiqué de l'association que Mme Bibi est « malade » après une décennie d'isolement _ d'abord en prison puis, plus tard, pour sa sécurité. « Elle doit être traitée avec le plus grand soin et recevoir les soins médicaux appropriés maintenant qu'elle est libre », a-t-il déclaré.

Un ami proche de Mme Bibi, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat par peur de représailles, a également confirmé qu'elle avait quitté le pays. Cet ami, qui lui a parlé pour la dernière fois mardi, a déclaré que Mme Bibi et son mari, Ashiq Masih, avaient passé les dernières semaines à mettre leurs documents en ordre. Il a ajouté que Mme Bibi avait hâte de voir ses filles, avec qui elle s'entretenait presque quotidiennement.

Des responsables des ministères pakistanais de l'Intérieur et des Affaires étrangères ont également confirmé son départ, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, car ils n'étaient pas autorisés à informer les médias.

À Ottawa

Le premier ministre Justin Trudeau, qui avait déclaré en novembre que le Canada était en pourparlers avec le gouvernement pakistanais au sujet de Mme Bibi, n'a pas voulu discuter de l'affaire, mercredi. « De toute évidence, il y a des problèmes de confidentialité et de sécurité délicats à cet égard et, malheureusement, je ne peux pas en dire plus pour le moment », a-t-il dit.

Affaires mondiales Canada n'a pas voulu commenter non plus.

L'affaire avait attiré l'attention du monde sur cette controversée loi pakistanaise qui interdit le blasphème _ et qui prévoit automatiquement la peine de mort. Mais le simple soupçon de blasphème contre l'islam dans ce pays suffit aussi à déclencher les lynchages de la foule. L'accusation de blasphème a également été utilisée au Pakistan pour intimider les minorités religieuses et régler des comptes.

Les islamistes radicaux ont fait de la punition du blasphème un grand cri de ralliement, en mobilisant des dizaines de milliers de personnes dans les rues et en paralysant les grandes villes.

Salman Taseer, gouverneur de la province du Pendjab, a été assassiné par l'un de ses gardes du corps en 2011 pour avoir défendu Mme Bibi et critiqué la loi sur le blasphème. L'assassin, Mumtaz Qadri, a été élevé au rang de martyr par les extrémistes après sa pendaison, et des millions de personnes se sont rendues dans un sanctuaire érigé pour lui près d'Islamabad. Le ministre pakistanais des Minorités, Shahbaz Bhatti, a été assassiné plus tard la même année après avoir demandé que justice soit faite pour Mme Bibi.

Le premier ministre Imran Khan a juré de ne pas se laisser intimider par les émeutiers, affirmant que l'État de droit prévaudrait dans ce dossier. Mais on a quand même refusé à Mme Bibi la permission de quitter le pays pendant plusieurs mois, jusqu'à ce que les esprits s'apaisent.

En janvier, un comité de trois juges de la Cour suprême a finalement levé le dernier obstacle juridique en concluant qu'il n'y avait aucune raison de revenir sur l'acquittement prononcé un peu plus tôt. Les juges ont d'autre part accusé de parjure ceux qui avaient porté les accusations de blasphème contre Mme Bibi _ mais ils ont déclaré que ces accusés ne seraient pas poursuivis, en raison de la sensibilité de l'affaire.

Les juges de la Cour suprême ont par ailleurs confirmé la validité de la loi sur le blasphème.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10502 Wed, 08 May 2019 00:00:00 +0200 Presse Canadienne
Egypte : la justice confirme la peine de mort pour 13 islamistes https://www.peinedemort.org/document/10499 La Cour de cassation égyptienne a confirmé mardi la peine de mort contre 13 membres d'un groupe islamiste, accusés de meurtres d'officiers des forces de sécurité et d'attentats à la bombe, a annoncé une source judiciaire. Les accusés avaient été condamnés en décembre 2017 par un tribunal de Guizeh pour appartenance à Ajnad Misr ("soldats de l'Egypte"), un groupe officiellement lancé en janvier 2014 et auteur de nombreuses attaques ayant ciblé des militaires, des policiers et des magistrats au Caire. "La Cour de cassation a rejeté l'appel interjeté par les accusés", a indiqué la source judiciaire. Cette décision s'applique également à d'autres membres du groupe, condamnés en décembre 2017, dont 17 à la prison à perpétuité (25 ans en Egypte), deux à 15 ans et sept à cinq ans. Cinq personnes avaient été acquittées. Le parquet suprême de la sûreté de l'Etat les avaient accusés d'appartenance à un groupe illégal, de meurtre et tentative de meurtre ciblant notamment des membres de l'armée, de la police et du pouvoir judiciaire ainsi que de menace à la sécurité et à la paix publiques et de planification du renversement du régime. Après la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, à la faveur d'un vaste mouvement populaire contre ce dernier, les forces de sécurité ont été confrontées à des attaques régulières de groupes extrémistes. L'armée mène actuellement une vaste offensive contre le groupe Etat islamique (EI) dans le Nord-Sinaï (nord-est). Arrivé au pouvoir en 2014, le président Abdel Fattah al-Sissi a fait de la "stabilité" et de "la lutte antiterroriste" son cheval de bataille. Mais les ONG accusent régulièrement le régime de cet ancien maréchal et chef des armées de très graves violations des droits humains sous des prétextes sécuritaires. Selon un rapport publié en avril par Amnesty International, l'Egypte occupait en 2018 le sixième rang mondial au classement des pays qui appliquent la peine de mort, avec au moins 43 personnes exécutées. "Le nombre de sentences capitales prononcées est monté en flèche jusqu'à atteindre 717 condamnations à mort, chiffre le plus élevé jamais enregistré par Amnesty International dans le pays", avait souligné l'ONG.
Les accusés avaient été condamnés en décembre 2017 par un tribunal de Guizeh pour appartenance à Ajnad Misr ("soldats de l'Egypte"), un groupe officiellement lancé en janvier 2014 et auteur de nombreuses attaques ayant ciblé des militaires, des policiers et des magistrats au Caire.

"La Cour de cassation a rejeté l'appel interjeté par les accusés", a indiqué la source judiciaire. Cette décision s'applique également à d'autres membres du groupe, condamnés en décembre 2017, dont 17 à la prison à perpétuité (25 ans en Egypte), deux à 15 ans et sept à cinq ans. Cinq personnes avaient été acquittées.
Le parquet suprême de la sûreté de l'Etat les avaient accusés d'appartenance à un groupe illégal, de meurtre et tentative de meurtre ciblant notamment des membres de l'armée, de la police et du pouvoir judiciaire ainsi que de menace à la sécurité et à la paix publiques et de planification du renversement du régime.

Après la destitution par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, à la faveur d'un vaste mouvement populaire contre ce dernier, les forces de sécurité ont été confrontées à des attaques régulières de groupes extrémistes. L'armée mène actuellement une vaste offensive contre le groupe Etat islamique (EI) dans le Nord-Sinaï (nord-est).

Arrivé au pouvoir en 2014, le président Abdel Fattah al-Sissi a fait de la "stabilité" et de "la lutte antiterroriste" son cheval de bataille. Mais les ONG accusent régulièrement le régime de cet ancien maréchal et chef des armées de très graves violations des droits humains sous des prétextes sécuritaires.

Selon un rapport publié en avril par Amnesty International, l'Egypte occupait en 2018 le sixième rang mondial au classement des pays qui appliquent la peine de mort, avec au moins 43 personnes exécutées. "Le nombre de sentences capitales prononcées est monté en flèche jusqu'à atteindre 717 condamnations à mort, chiffre le plus élevé jamais enregistré par Amnesty International dans le pays", avait souligné l'ONG.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10499 Tue, 07 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Bahreïn: confirmation de la peine de mort pour deux chiites https://www.peinedemort.org/document/10495 La Cour suprême de Bahreïn a confirmé lundi la condamnation à mort de deux militants chiites et les peines de prison contre des dizaines de personnes accusées de "terrorisme" et de liens avec l'Iran, selon l'agence officielle BNA. La cour, dont les jugements sont définitifs, a aussi déchu de leur nationalité 47 des accusés, a ajouté l'agence en citant une déclaration officielle. Elle a confirmé des peines de prison à perpétuité contre 19 accusés et en a condamné 37 autres à des peines allant de 5 à 15 ans de prison, a précisé la BNA. Les hommes étaient notamment accusés d'avoir formé une "cellule terroriste" qui a perpétré un certain nombre d'attentats ayant tué au moins deux policiers et blessé plusieurs autres. Trente-six des condamnés, dont les deux condamnés à mort, étaient déjà en prison, les autres ont été jugés par contumace. Dans une autre affaire, la plus haute cour de cet Etat du Golfe a confirmé de longues peines de prison contre 19 chiites accusés d'espionnage au profit de l'Iran et de complot en vue de renverser le régime, a encore rapporté la BNA. La cour a confirmé la prison à perpétuité contre huit hommes, une peine de 15 ans de prison contre neuf accusés et de 10 ans contre deux autres, tout en maintenant la révocation de la citoyenneté de 15 d'entre eux. Le groupe a été reconnu coupable d'avoir divulgué des informations aux Gardiens de la révolution iraniens, l'armée idéologique de la République islamique, et au Hezbollah ainsi que d'avoir reçu un "soutien matériel" de ces deux forces alliées. Le petit royaume de Bahreïn, adossé à l'Arabie saoudite et siège de la Ve Flotte des Etats-Unis, est le théâtre de troubles sporadiques depuis la répression en 2011 d'un vaste mouvement de contestation chiite qui demandait des réformes à la dynastie sunnite au pouvoir. Les autorités nient toute discrimination envers la majorité chiite et affirment être confrontées à des groupes violents liés à l'Iran voisin, qui nie pour sa part les accusations de Manama.
La cour, dont les jugements sont définitifs, a aussi déchu de leur nationalité 47 des accusés, a ajouté l'agence en citant une déclaration officielle.

Elle a confirmé des peines de prison à perpétuité contre 19 accusés et en a condamné 37 autres à des peines allant de 5 à 15 ans de prison, a précisé la BNA.

Les hommes étaient notamment accusés d'avoir formé une "cellule terroriste" qui a perpétré un certain nombre d'attentats ayant tué au moins deux policiers et blessé plusieurs autres.

Trente-six des condamnés, dont les deux condamnés à mort, étaient déjà en prison, les autres ont été jugés par contumace.

Dans une autre affaire, la plus haute cour de cet Etat du Golfe a confirmé de longues peines de prison contre 19 chiites accusés d'espionnage au profit de l'Iran et de complot en vue de renverser le régime, a encore rapporté la BNA.

La cour a confirmé la prison à perpétuité contre huit hommes, une peine de 15 ans de prison contre neuf accusés et de 10 ans contre deux autres, tout en maintenant la révocation de la citoyenneté de 15 d'entre eux.

Le groupe a été reconnu coupable d'avoir divulgué des informations aux Gardiens de la révolution iraniens, l'armée idéologique de la République islamique, et au Hezbollah ainsi que d'avoir reçu un "soutien matériel" de ces deux forces alliées.

Le petit royaume de Bahreïn, adossé à l'Arabie saoudite et siège de la Ve Flotte des Etats-Unis, est le théâtre de troubles sporadiques depuis la répression en 2011 d'un vaste mouvement de contestation chiite qui demandait des réformes à la dynastie sunnite au pouvoir.

Les autorités nient toute discrimination envers la majorité chiite et affirment être confrontées à des groupes violents liés à l'Iran voisin, qui nie pour sa part les accusations de Manama.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10495 Mon, 06 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Brunei affirme que le moratoire sur la peine de mort va continuer avec la charia https://www.peinedemort.org/document/10493 Le sultan de Brunei a déclaré dimanche que le moratoire sur la peine capitale s'appliquerait aussi pour les condamnations à mort par lapidation en cas d'homosexualité et d'adultère, dont l'instauration dans le cadre de la charia a suscité l'indignation internationale. C'est la première fois que le sultan Hassanal Bolkiah s'exprime publiquement sur la nouvelle législation d'inspiration islamique depuis son entrée en vigueur en avril, et il semble avoir ainsi cherché à apaiser ses innombrables critiques. Le nouveau code, qui prévoit aussi l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs dans ce petit pays de l'île de Bornéo, a déclenché la réprobation de personnalités comme George Clooney, de l'ONU, d'ONG et de nombreux gouvernements. Dans un discours télévisé avant le début du mois de jeûne musulman de ramadan, le sultan a déclaré: "Je suis conscient qu'il y a beaucoup de questions et de mauvaises perceptions à propos de la mise en place" du nouveau code pénal. "Il ne devrait y avoir aucune inquiétude concernant la charia, car elle est pleine de la miséricorde et des bénédictions d'Allah", a-t-il affirmé, selon une traduction officielle de ses propos. "Comme il est évident depuis plus de deux décennies, nous avons pratiqué un moratoire de fait sur l'exécution de la peine capitale pour les affaires jugées dans le cadre du code civil", a-t-il poursuivi. "Cela s'appliquera aussi aux affaires jugées dans le cadre (du nouveau code pénal islamique), qui fournit un cadre plus vaste pour la remise" des peines, a-t-il indiqué. Le sultan a également promis que Brunei ratifierait la convention des Nations unies contre la torture, signée par le pays il y a plusieurs années. Brunei, à la population majoritairement musulmane, dispose d'un double système judiciaire, avec d'une part des tribunaux civils et de l'autre des tribunaux islamiques qui traitent notamment d'affaires de mariage et d'héritage. Certains crimes pouvaient déjà être punis de la mort par pendaison dans le cadre du code civil, mais Brunei n'a procédé à aucune exécution depuis plusieurs décennies, et les déclarations du sultan suggèrent que cela ne changera pas avec l'introduction du code islamique. Le viol et le vol sont aussi passibles de peine de mort selon le code islamique, qui prévoit en outre que la peine capitale pour insulte au Prophète Mahomet s'appliquera aux musulmans comme aux non-musulmans. Le sultan, l'une des plus grandes fortunes au monde, avait annoncé dès 2013 l'application progressive de la charia. De premières dispositions avaient été introduites dès 2014 avec des amendes ou des peines de prison pour exhibitionnisme ou manquement à la prière du vendredi. Face aux critiques, les peines les plus sévères avaient été repoussées, avant d'entrer finalement en vigueur en avril.
C'est la première fois que le sultan Hassanal Bolkiah s'exprime publiquement sur la nouvelle législation d'inspiration islamique depuis son entrée en vigueur en avril, et il semble avoir ainsi cherché à apaiser ses innombrables critiques.

Le nouveau code, qui prévoit aussi l'amputation d'une main ou d'un pied pour les voleurs dans ce petit pays de l'île de Bornéo, a déclenché la réprobation de personnalités comme George Clooney, de l'ONU, d'ONG et de nombreux gouvernements.

Dans un discours télévisé avant le début du mois de jeûne musulman de ramadan, le sultan a déclaré: "Je suis conscient qu'il y a beaucoup de questions et de mauvaises perceptions à propos de la mise en place" du nouveau code pénal.

"Il ne devrait y avoir aucune inquiétude concernant la charia, car elle est pleine de la miséricorde et des bénédictions d'Allah", a-t-il affirmé, selon une traduction officielle de ses propos.

"Comme il est évident depuis plus de deux décennies, nous avons pratiqué un moratoire de fait sur l'exécution de la peine capitale pour les affaires jugées dans le cadre du code civil", a-t-il poursuivi.

"Cela s'appliquera aussi aux affaires jugées dans le cadre (du nouveau code pénal islamique), qui fournit un cadre plus vaste pour la remise" des peines, a-t-il indiqué.

Le sultan a également promis que Brunei ratifierait la convention des Nations unies contre la torture, signée par le pays il y a plusieurs années.

Brunei, à la population majoritairement musulmane, dispose d'un double système judiciaire, avec d'une part des tribunaux civils et de l'autre des tribunaux islamiques qui traitent notamment d'affaires de mariage et d'héritage.

Certains crimes pouvaient déjà être punis de la mort par pendaison dans le cadre du code civil, mais Brunei n'a procédé à aucune exécution depuis plusieurs décennies, et les déclarations du sultan suggèrent que cela ne changera pas avec l'introduction du code islamique.

Le viol et le vol sont aussi passibles de peine de mort selon le code islamique, qui prévoit en outre que la peine capitale pour insulte au Prophète Mahomet s'appliquera aux musulmans comme aux non-musulmans.

Le sultan, l'une des plus grandes fortunes au monde, avait annoncé dès 2013 l'application progressive de la charia. De premières dispositions avaient été introduites dès 2014 avec des amendes ou des peines de prison pour exhibitionnisme ou manquement à la prière du vendredi.

Face aux critiques, les peines les plus sévères avaient été repoussées, avant d'entrer finalement en vigueur en avril.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10493 Sun, 05 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Unicef s'alarme de l'exécution de mineurs en Arabie saoudite et en Iran https://www.peinedemort.org/document/10497 Amman, 3 mai 2019 (AFP) - - Le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) s'est dit alarmé par les informations faisant état d'exécutions de cinq mineurs ces deux dernières semaines en Iran et en Arabie saoudite. "En République islamique d'Iran, d'après des informations obtenues, deux garçons de 17 ans ont été exécutés dans une prison --où ils étaient apparemment détenus-- à Chiraz, dans le sud du pays", a indiqué jeudi l'Unicef, dans un communiqué. Les familles et avocats des garçons n'ont pas été informés par avance de leur sentence, a poursuivi l'Unicef. "Dans le royaume d'Arabie saoudite, des informations obtenues ont indiqué que trois garçons condamnés à mort auraient été exécutés le 23 avril", a ajouté l'Unicef, sans préciser leur âge. "L'Unicef est alarmée par les informations faisant régulièrement état d'exécutions d'enfants dans la région Moyen-Orient et Afrique du nord", a affirmé l'organisation, dénonçant une "claire violation des droits des enfants". La Convention de l'ONU sur les droits des enfants stipule que "ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de dix-huit ans", a rappelé l'Unicef. L'Unicef a également souligné la nécessité du respect du droit à un procès équitable pour les mineurs accusés d'infractions. Fin avril, l'Arabie Saoudite a mis à mort 37 de ses citoyens condamnés pour "terrorisme", portant à plus de 100 le nombre de personnes exécutées dans le pays depuis le début de l'année, selon un décompte établi à partir de communiqués officiels. Dans son rapport mondial sur la peine de mort pour l'année 2018, l'ONG Amnesty International a indiqué que derrière la Chine (qui ne publie pas de statistiques), les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253 personnes exécutées) et l'Arabie saoudite (149).
"En République islamique d'Iran, d'après des informations obtenues, deux garçons de 17 ans ont été exécutés dans une prison --où ils étaient apparemment détenus-- à Chiraz, dans le sud du pays", a indiqué jeudi l'Unicef, dans un communiqué.

Les familles et avocats des garçons n'ont pas été informés par avance de leur sentence, a poursuivi l'Unicef.

"Dans le royaume d'Arabie saoudite, des informations obtenues ont indiqué que trois garçons condamnés à mort auraient été exécutés le 23 avril", a ajouté l'Unicef, sans préciser leur âge.

"L'Unicef est alarmée par les informations faisant régulièrement état d'exécutions d'enfants dans la région Moyen-Orient et Afrique du nord", a affirmé l'organisation, dénonçant une "claire violation des droits des enfants".

La Convention de l'ONU sur les droits des enfants stipule que "ni la peine capitale ni l'emprisonnement à vie sans possibilité de libération ne doivent être prononcés pour les infractions commises par des personnes âgées de moins de dix-huit ans", a rappelé l'Unicef.

L'Unicef a également souligné la nécessité du respect du droit à un procès équitable pour les mineurs accusés d'infractions.

Fin avril, l'Arabie Saoudite a mis à mort 37 de ses citoyens condamnés pour "terrorisme", portant à plus de 100 le nombre de personnes exécutées dans le pays depuis le début de l'année, selon un décompte établi à partir de communiqués officiels.

Dans son rapport mondial sur la peine de mort pour l'année 2018, l'ONG Amnesty International a indiqué que derrière la Chine (qui ne publie pas de statistiques), les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253 personnes exécutées) et l'Arabie saoudite (149).]]>
https://www.peinedemort.org/document/10497 Fri, 03 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'ONU rappelle à l'Iran que le droit international interdit l'exécution d'enfants délinquants https://www.peinedemort.org/document/10496 L'exécution de deux adolescents âgés de 17 ans et accusés de viol et de vol qualifié en Iran, à l'issue d'un procès qui semble avoir gravement violé les garanties fondamentales d'une procédure régulière, est déplorable, a déclaré vendredi la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Michelle Bachelet. La Haut-Commissaire a une nouvelle fois exhorté les autorités iraniennes à veiller à ce que les exécutions d'enfants délinquants soient immédiatement gelées. « L'interdiction de l'exécution d'enfants délinquants est absolue en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Convention relative aux droits de l'enfant », a déclaré Mme Bachelet dans un communiqué de presse. « L'Iran est partie à ces deux traités sur les droits de l'homme et obligé de les respecter. Ces deux cas sont particulièrement scandaleux, car il semble que les deux garçons auraient été soumis à des mauvais traitements et à une procédure judiciaire erronée ». Mehdi Sohrabifar et Amin Sedaghat avaient 15 ans quand ils ont été arrêtés et accusés de viol et de vol qualifié en 2017. Selon les informations reçues par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), ils ont été détenus dans un centre de détention de la police pendant deux mois, où ils ont été initialement privés de leur droit à un avocat, battus et apparemment contraints à faire de faux aveux. Les garçons avaient initialement nié toutes les accusations. Ils ont ensuite été reconnus coupables et condamnés à mort. Leurs familles et leurs avocats ont porté l'affaire devant la Cour suprême, qui a annulé la peine capitale prononcée par la juridiction de première instance et ordonné un nouveau procès. La juridiction de première instance a de nouveau condamné à mort les deux garçons. Apparemment, ni les victimes ni leurs familles ne savaient que les exécutions allaient avoir lieu. Ils ont été exécutés le 25 avril 2019 à Shiraz, dans le sud de la province de Fars. Medhi Sohrabifar et Amin Sedaghat auraient été fouettés avant leur exécution. La flagellation est également interdite par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que par la Convention relative aux droits de l'enfant en tant qu'acte constitutif de traitements cruels, inhumains et dégradants et éventuellement de torture. Le HCDH a noté qu'aucun des tribunaux concernés n'a pris en considération les preuves médicales attestant la santé mentale de Medhi Sohrabifar, y compris le fait qu'il fréquentait une école pour enfants ayant des besoins spéciaux pendant une décennie. L'article 91 du Code pénal islamique amendé donne aux juges le pouvoir discrétionnaire d'exempter les enfants de la peine de mort s'ils jugent que l'enfant n'a pas compris la nature du crime ou s'il existe une incertitude quant à son développement mental. « Je suis consternée », a déclaré Mme Bachelet. « J'appelle une nouvelle fois les autorités à mettre un terme à toutes les exécutions de mineurs délinquants et à commuer immédiatement toutes ces condamnations à mort ».
La Haut-Commissaire a une nouvelle fois exhorté les autorités iraniennes à veiller à ce que les exécutions d'enfants délinquants soient immédiatement gelées.

« L'interdiction de l'exécution d'enfants délinquants est absolue en vertu du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Convention relative aux droits de l'enfant », a déclaré Mme Bachelet dans un communiqué de presse. « L'Iran est partie à ces deux traités sur les droits de l'homme et obligé de les respecter. Ces deux cas sont particulièrement scandaleux, car il semble que les deux garçons auraient été soumis à des mauvais traitements et à une procédure judiciaire erronée ».

Mehdi Sohrabifar et Amin Sedaghat avaient 15 ans quand ils ont été arrêtés et accusés de viol et de vol qualifié en 2017. Selon les informations reçues par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), ils ont été détenus dans un centre de détention de la police pendant deux mois, où ils ont été initialement privés de leur droit à un avocat, battus et apparemment contraints à faire de faux aveux. Les garçons avaient initialement nié toutes les accusations. Ils ont ensuite été reconnus coupables et condamnés à mort.

Leurs familles et leurs avocats ont porté l'affaire devant la Cour suprême, qui a annulé la peine capitale prononcée par la juridiction de première instance et ordonné un nouveau procès. La juridiction de première instance a de nouveau condamné à mort les deux garçons. Apparemment, ni les victimes ni leurs familles ne savaient que les exécutions allaient avoir lieu. Ils ont été exécutés le 25 avril 2019 à Shiraz, dans le sud de la province de Fars.

Medhi Sohrabifar et Amin Sedaghat auraient été fouettés avant leur exécution. La flagellation est également interdite par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que par la Convention relative aux droits de l'enfant en tant qu'acte constitutif de traitements cruels, inhumains et dégradants et éventuellement de torture.

Le HCDH a noté qu'aucun des tribunaux concernés n'a pris en considération les preuves médicales attestant la santé mentale de Medhi Sohrabifar, y compris le fait qu'il fréquentait une école pour enfants ayant des besoins spéciaux pendant une décennie. L'article 91 du Code pénal islamique amendé donne aux juges le pouvoir discrétionnaire d'exempter les enfants de la peine de mort s'ils jugent que l'enfant n'a pas compris la nature du crime ou s'il existe une incertitude quant à son développement mental.

« Je suis consternée », a déclaré Mme Bachelet. « J'appelle une nouvelle fois les autorités à mettre un terme à toutes les exécutions de mineurs délinquants et à commuer immédiatement toutes ces condamnations à mort ». ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10496 Fri, 03 May 2019 00:00:00 +0200 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
États-Unis: la Géorgie exécute l'auteur d'un double meurtre https://www.peinedemort.org/document/10490 L'État américain de Géorgie a exécuté jeudi un homme condamné à la peine capitale pour un double meurtre commis en 1994 devant un enfant de cinq ans. Scotty Morrow, 52 ans, a reçu dans la soirée une injection létale dans un pénitencier situé près de Jackson, dans le sud-est des États-Unis. Son décès a été prononcé à 21 h 38 après une « dernière prière », ont rapporté les autorités. Peu après Noël 1994, il avait fait irruption au domicile de son ancienne petite amie qui venait de mettre un terme à leur relation. Elle s'y trouvait en compagnie de deux amies et de ses enfants. Scotty Morrow avait tiré sur les trois femmes, tuant deux d'entre elles. Son ex-compagne était morte sous les yeux de son fils de cinq ans. En 1999, il avait été condamné à la peine de mort pour ce double meurtre. Cette décision avait toutefois été annulée en 2011 par un tribunal au motif qu'il avait été mal défendu lors de son procès, ses avocats ayant notamment omis de souligner qu'il avait été victime de maltraitance et de viols dans son enfance. La Cour suprême de Géorgie était rapidement revenue sur cette décision, validant le verdict prononcé en 1999. Il avait ensuite tenté, en vain, plusieurs recours. Mercredi, la commission des grâces de Géorgie a écarté une demande de clémence formulée par ses défenseurs, selon lesquels il est devenu un prisonnier modèle qui regrette ses crimes. Jeudi, ils ont tenté un ultime recours qui a été rejeté par la Cour suprême de Géorgie à moins de trois heures de l'horaire fixé pour l'exécution. La Cour suprême des États-Unis a ensuite également rejeté la suspension de son exécution. Scotty Morrow est le cinquième condamné exécuté en 2019 aux États-Unis.
Scotty Morrow, 52 ans, a reçu dans la soirée une injection létale dans un pénitencier situé près de Jackson, dans le sud-est des États-Unis. Son décès a été prononcé à 21 h 38 après une « dernière prière », ont rapporté les autorités.

Peu après Noël 1994, il avait fait irruption au domicile de son ancienne petite amie qui venait de mettre un terme à leur relation. Elle s'y trouvait en compagnie de deux amies et de ses enfants.

Scotty Morrow avait tiré sur les trois femmes, tuant deux d'entre elles. Son ex-compagne était morte sous les yeux de son fils de cinq ans.

En 1999, il avait été condamné à la peine de mort pour ce double meurtre.

Cette décision avait toutefois été annulée en 2011 par un tribunal au motif qu'il avait été mal défendu lors de son procès, ses avocats ayant notamment omis de souligner qu'il avait été victime de maltraitance et de viols dans son enfance.

La Cour suprême de Géorgie était rapidement revenue sur cette décision, validant le verdict prononcé en 1999. Il avait ensuite tenté, en vain, plusieurs recours.

Mercredi, la commission des grâces de Géorgie a écarté une demande de clémence formulée par ses défenseurs, selon lesquels il est devenu un prisonnier modèle qui regrette ses crimes.

Jeudi, ils ont tenté un ultime recours qui a été rejeté par la Cour suprême de Géorgie à moins de trois heures de l'horaire fixé pour l'exécution.

La Cour suprême des États-Unis a ensuite également rejeté la suspension de son exécution.

Scotty Morrow est le cinquième condamné exécuté en 2019 aux États-Unis.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10490 Thu, 02 May 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Chine : un Canadien condamné à la peine de mort pour une affaire de drogue https://www.peinedemort.org/document/10486 (Associated Press) La ministre canadienne des Affaires étrangères, Chrystia Freeland, s'est dite très préoccupée par la condamnation à mort d'un autre citoyen canadien en Chine, mais n'a pas voulu y voir un signe d'escalade dans sa querelle avec ce pays. Un tribunal du sud de la Chine a annoncé mardi les peines d'au moins six étrangers impliqués dans une opération internationale de production de méthamphétamine. Parmi eux, un Canadien identifié comme étant « Fan Wei » a été condamné à mort. À son arrivée à la rencontre hebdomadaire du conseil des ministres, mardi matin, Mme Freeland a rappelé que le Canada s'oppose en toutes circonstances à la peine de mort, « une punition cruelle et inhumaine ». « Nous sommes évidemment particulièrement préoccupés lorsque pareille sentence est appliquée à des Canadiens », a déclaré la ministre Freeland. Elle n'a pas voulu dire si elle voit un lien entre cette condamnation et le différend qui oppose Ottawa et Pékin depuis cinq mois. La ministre de l'Agriculture s'est montrée un peu plus candide que sa collègue Freeland. « C'est difficile de faire des relations directes, mais les circonstances font que c'est considéré dans toutes nos analyses », a admis Marie-Claude Bibeau. Plus tard dans la journée, à la sortie des Communes, la ministre Freeland a précisé sa pensée. « La Chine utilise la peine de mort et cette cause impliquait un plus grand groupe d'individus », a-t-elle tenu à souligner. Puis, elle a parlé de deux autres Canadiens. « La chose la plus difficile, ce sont les détentions arbitraires et injustes des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor. Pour moi, c'est la chose la plus importante. C'est la chose la plus grave », a-t-elle insisté. Des déclarations qui laissent entendre que la ministre met le cas de Fan Wei dans une catégorie à part. Les relations sino-canadiennes se sont détériorées depuis l'arrestation par le Canada d'une dirigeante de Huawei, à la demande des États-Unis, en décembre dernier. Depuis lors, la Chine multiplie les gestes de représailles. Pendant que Meng Wanzhou, directrice financière de la société Huawei, attend à Vancouver que se décide son extradition vers les États-Unis, MM. Kovrig et Spavor sont détenus sur la base de vagues allégations de sécurité nationale et Fan Wei devient le second Canadien, après Robert Lloyd Schellenberg, à être condamné à mort par les autorités chinoises. La querelle du canola Pékin a également suspendu certaines exportations canadiennes, dont le canola, en représailles apparentes. La ministre de l'Agriculture se bute au refus des Chinois de recevoir une délégation canadienne pour discuter du canola. « Pour le moment, on poursuit les discussions sous forme de vidéoconférence. Nous sommes prêts à aller en Chine, à avoir cette discussion-là en personne, de scientifiques à scientifiques », a soutenu Mme Bibeau. Les autorités chinoises allèguent que le canola canadien serait infesté par un « quelconque insecte ». La ministre Bibeau a confirmé qu'une aide gouvernementale sera annoncée cette semaine pour venir en aide aux producteurs canadiens de canola, pris dans ce tir croisé. Aux Communes, l'opposition conservatrice s'en est prise au gouvernement libéral qui n'en fait pas assez, selon elle, pour protéger les producteurs de canola de la colère chinoise. Le chef conservateur Andrew Scheer a, de nouveau, réclamé que le gouvernement canadien punisse la Chine en annulant sa participation financière à la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures de la Chine. Le Canada s'est engagé à y verser 256 millions de dollars sur 5 ans. Le premier ministre Justin Trudeau lui a répondu que cette banque sert à des projets d'infrastructures vertes partout en Asie, y compris dans des pays très pauvres. Pas question, donc, d'en retirer ses fonds. Le cas de Fan Wei Le tribunal populaire intermédiaire de Jiangmen, dans la province méridionale du Guangdong, a condamné 11 personnes qui ont produit plus de 63 kilogrammes de méthamphétamine, une drogue illégale. Parmi eux se trouvaient un Américain et quatre Mexicains, qui ont tous été condamnés à une peine d'emprisonnement à perpétuité ou à une peine de mort avec sursis d'une durée de deux ans. La déclaration du tribunal n'indiquait pas clairement quelle personne avait été condamnée à quelle peine et ne donnait pas de nom complet. Le Canadien condamné à mort a été identifié comme étant Fan Wei, mais il n'a pas été déterminé s'il s'agissait de son nom légal. Une personne identifiée comme étant Wu Ziping, dont la nationalité n'a pas été précisée, a également été condamnée à mort. Selon le tribunal, Fan Wei et Wu Ziping ont comploté pour fabriquer et vendre les drogues en 2012 et ont invité les autres - décrits comme des « techniciens en fabrication de drogues » - à bord. Selon la cour, le groupe a créé un « repaire » dans la ville de Taishan, dans le Guangdong, où il a produit et vendu plus de 63 kilogrammes de méthamphétamine et 365,9 grammes de méthylamphétamine.
Un tribunal du sud de la Chine a annoncé mardi les peines d'au moins six étrangers impliqués dans une opération internationale de production de méthamphétamine. Parmi eux, un Canadien identifié comme étant « Fan Wei » a été condamné à mort.

À son arrivée à la rencontre hebdomadaire du conseil des ministres, mardi matin, Mme Freeland a rappelé que le Canada s'oppose en toutes circonstances à la peine de mort, « une punition cruelle et inhumaine ».

« Nous sommes évidemment particulièrement préoccupés lorsque pareille sentence est appliquée à des Canadiens », a déclaré la ministre Freeland. Elle n'a pas voulu dire si elle voit un lien entre cette condamnation et le différend qui oppose Ottawa et Pékin depuis cinq mois.

La ministre de l'Agriculture s'est montrée un peu plus candide que sa collègue Freeland. « C'est difficile de faire des relations directes, mais les circonstances font que c'est considéré dans toutes nos analyses », a admis Marie-Claude Bibeau.

Plus tard dans la journée, à la sortie des Communes, la ministre Freeland a précisé sa pensée.

« La Chine utilise la peine de mort et cette cause impliquait un plus grand groupe d'individus », a-t-elle tenu à souligner. Puis, elle a parlé de deux autres Canadiens.

« La chose la plus difficile, ce sont les détentions arbitraires et injustes des Canadiens Michael Kovrig et Michael Spavor. Pour moi, c'est la chose la plus importante. C'est la chose la plus grave », a-t-elle insisté.

Des déclarations qui laissent entendre que la ministre met le cas de Fan Wei dans une catégorie à part.

Les relations sino-canadiennes se sont détériorées depuis l'arrestation par le Canada d'une dirigeante de Huawei, à la demande des États-Unis, en décembre dernier. Depuis lors, la Chine multiplie les gestes de représailles.

Pendant que Meng Wanzhou, directrice financière de la société Huawei, attend à Vancouver que se décide son extradition vers les États-Unis, MM. Kovrig et Spavor sont détenus sur la base de vagues allégations de sécurité nationale et Fan Wei devient le second Canadien, après Robert Lloyd Schellenberg, à être condamné à mort par les autorités chinoises.

La querelle du canola

Pékin a également suspendu certaines exportations canadiennes, dont le canola, en représailles apparentes.

La ministre de l'Agriculture se bute au refus des Chinois de recevoir une délégation canadienne pour discuter du canola.

« Pour le moment, on poursuit les discussions sous forme de vidéoconférence. Nous sommes prêts à aller en Chine, à avoir cette discussion-là en personne, de scientifiques à scientifiques », a soutenu Mme Bibeau.

Les autorités chinoises allèguent que le canola canadien serait infesté par un « quelconque insecte ».

La ministre Bibeau a confirmé qu'une aide gouvernementale sera annoncée cette semaine pour venir en aide aux producteurs canadiens de canola, pris dans ce tir croisé.

Aux Communes, l'opposition conservatrice s'en est prise au gouvernement libéral qui n'en fait pas assez, selon elle, pour protéger les producteurs de canola de la colère chinoise.

Le chef conservateur Andrew Scheer a, de nouveau, réclamé que le gouvernement canadien punisse la Chine en annulant sa participation financière à la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures de la Chine. Le Canada s'est engagé à y verser 256 millions de dollars sur 5 ans.

Le premier ministre Justin Trudeau lui a répondu que cette banque sert à des projets d'infrastructures vertes partout en Asie, y compris dans des pays très pauvres. Pas question, donc, d'en retirer ses fonds.

Le cas de Fan Wei

Le tribunal populaire intermédiaire de Jiangmen, dans la province méridionale du Guangdong, a condamné 11 personnes qui ont produit plus de 63 kilogrammes de méthamphétamine, une drogue illégale.

Parmi eux se trouvaient un Américain et quatre Mexicains, qui ont tous été condamnés à une peine d'emprisonnement à perpétuité ou à une peine de mort avec sursis d'une durée de deux ans. La déclaration du tribunal n'indiquait pas clairement quelle personne avait été condamnée à quelle peine et ne donnait pas de nom complet.

Le Canadien condamné à mort a été identifié comme étant Fan Wei, mais il n'a pas été déterminé s'il s'agissait de son nom légal. Une personne identifiée comme étant Wu Ziping, dont la nationalité n'a pas été précisée, a également été condamnée à mort.

Selon le tribunal, Fan Wei et Wu Ziping ont comploté pour fabriquer et vendre les drogues en 2012 et ont invité les autres - décrits comme des « techniciens en fabrication de drogues » - à bord. Selon la cour, le groupe a créé un « repaire » dans la ville de Taishan, dans le Guangdong, où il a produit et vendu plus de 63 kilogrammes de méthamphétamine et 365,9 grammes de méthylamphétamine.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10486 Tue, 30 Apr 2019 00:00:00 +0200 Associated Press - AP
Un 2e Canadien condamné à mort pour trafic de drogue en Chine https://www.peinedemort.org/document/10487 Un tribunal chinois a condamné à mort mardi un second Canadien pour trafic de drogue, dans un contexte de tensions diplomatiques persistantes entre Ottawa et Pékin depuis fin 2018. Ce ressortissant canadien, identifié en mandarin sous le nom de "Fan Wei", faisait partie d'une organisation internationale criminelle qui agissait dans la ville de Taishan (sud de la Chine) entre juillet et novembre 2012, selon la justice. Dix autres personnes faisaient partie de ce gang, dont un Américain et quatre Mexicains, a indiqué dans un communiqué le Tribunal populaire intermédiaire de Jiangmen, dans la province méridionale du Guangdong. Au total, l'organisation aurait produit et vendu 63,4 kilos de méthamphétamine et 366 grammes de DMAA - un composé organique notamment utilisé pour l'amélioration des performances sportives. "Fan Wei" et un ressortissant chinois ont été condamnés à mort en raison de leur rôle clé dans le trafic, selon le tribunal. "La quantité de drogue vendue et fabriquée était extrêmement importante et les crimes extrêmement graves", a estimé la justice. Deux autres étrangers ont écopé d'une peine de mort avec sursis - normalement commuée en prison à perpétuité après deux ans - et le reste des hommes ont été condamnés à de la détention. Tous ont 10 jours pour faire appel du verdict. Il s'agit du deuxième Canadien à être condamné pour trafic de drogue cette année en Chine. En janvier, un tribunal avait condamné Robert Lloyd Schellenberg à la peine capitale à l'issue d'un nouveau procès exigé par la justice, après une condamnation à 15 ans de prison en première instance. Déjà condamné dans le passé au Canada pour trafic de drogue, M. Schellenberg clamait son innocence et assurait être venu en Chine pour y faire du tourisme. Les relations entre Pékin et Ottawa sont tendues depuis l'arrestation début décembre à Vancouver - sur demande américaine - de Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei. Accusée par Washington de complicité de fraude pour contourner les sanctions contre l'Iran, elle est en liberté surveillée au Canada, d'où elle risque une extradition vers les Etats-Unis. La Chine avait dans la foulée arrêté deux Canadiens, toujours en détention: un ex-diplomate et un consultant, accusés d'avoir "menacé la sécurité nationale". Des interpellations que nombre d'experts étrangers considèrent comme des mesures de rétorsion.
Ce ressortissant canadien, identifié en mandarin sous le nom de "Fan Wei", faisait partie d'une organisation internationale criminelle qui agissait dans la ville de Taishan (sud de la Chine) entre juillet et novembre 2012, selon la justice.

Dix autres personnes faisaient partie de ce gang, dont un Américain et quatre Mexicains, a indiqué dans un communiqué le Tribunal populaire intermédiaire de Jiangmen, dans la province méridionale du Guangdong.

Au total, l'organisation aurait produit et vendu 63,4 kilos de méthamphétamine et 366 grammes de DMAA - un composé organique notamment utilisé pour l'amélioration des performances sportives.

"Fan Wei" et un ressortissant chinois ont été condamnés à mort en raison de leur rôle clé dans le trafic, selon le tribunal.

"La quantité de drogue vendue et fabriquée était extrêmement importante et les crimes extrêmement graves", a estimé la justice.

Deux autres étrangers ont écopé d'une peine de mort avec sursis - normalement commuée en prison à perpétuité après deux ans - et le reste des hommes ont été condamnés à de la détention.

Tous ont 10 jours pour faire appel du verdict.

Il s'agit du deuxième Canadien à être condamné pour trafic de drogue cette année en Chine.

En janvier, un tribunal avait condamné Robert Lloyd Schellenberg à la peine capitale à l'issue d'un nouveau procès exigé par la justice, après une condamnation à 15 ans de prison en première instance.

Déjà condamné dans le passé au Canada pour trafic de drogue, M. Schellenberg clamait son innocence et assurait être venu en Chine pour y faire du tourisme.

Les relations entre Pékin et Ottawa sont tendues depuis l'arrestation début décembre à Vancouver - sur demande américaine - de Meng Wanzhou, la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei.

Accusée par Washington de complicité de fraude pour contourner les sanctions contre l'Iran, elle est en liberté surveillée au Canada, d'où elle risque une extradition vers les Etats-Unis.

La Chine avait dans la foulée arrêté deux Canadiens, toujours en détention: un ex-diplomate et un consultant, accusés d'avoir "menacé la sécurité nationale". Des interpellations que nombre d'experts étrangers considèrent comme des mesures de rétorsion.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10487 Tue, 30 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Yémen: Amnistie accuse les rebelles de détenir 10 journalistes https://www.peinedemort.org/document/10492 (Agence France-Presse) Dubaï - Amnistie internationale a dénoncé mercredi la détention prolongée de dix journalistes yéménites, aux mains des rebelles Houthis, y voyant « un triste indicateur sur l'état déplorable de la liberté de la presse » dans ce pays en guerre. Selon l'organisation, les dix journalistes sont détenus depuis l'été 2015 et sont poursuivis pour espionnage, alors qu'ils n'ont fait qu'« exercer pacifiquement leur droit à la liberté d'expression ». « Au cours de leur détention, ces hommes ont été mis au secret de façon intermittente, privés d'accès aux soins médicaux et subi des tortures et autres mauvais traitements », a ajouté Amnistie dans un communiqué. C'est « un rappel choquant du climat répressif auquel sont confrontés les journalistes au Yémen » et cela « illustre les risques auxquels ils sont exposés par toutes les parties en conflit », a déclaré Rasha Mohamed, chercheuse d'Amnistie pour le Yémen. « Ces hommes sont punis pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d'expression. (Les Houthis) doivent les libérer immédiatement et abandonner toutes les charges retenues contre eux », a-t-elle ajouté. Plus de trois ans après leur détention, en décembre 2018, les journalistes ont été déférés devant un tribunal spécialisé dans les affaires de « terrorisme ». Certains ont été inculpés d'espionnage au profit de la coalition militaire anti-rebelles menée par l'Arabie saoudite et risquent la peine de mort, selon Amnistie. Certains travaillaient pour des organes d'information en ligne affiliés à al-Islah, un parti islamiste sunnite opposé aux rebelles chiites. Les Houthis, appuyés par l'Iran, contrôlent la capitale Sanaa et une bonne partie du nord du Yémen depuis fin 2014. Ils sont en guerre contre le camp gouvernemental soutenu par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Huit journalistes ont été tués en 2018 au Yémen, selon Reporters sans frontières (RSF). Le conflit au Yémen, qui dure depuis plus de quatre ans, a fait des dizaines de milliers de morts, dont des milliers de civils, selon des organisations humanitaires. Plus de 3,6 millions de personnes ont été déplacées depuis 2015 et 24,1 millions ont besoin d'assistance, selon l'ONU qui évoque régulièrement la pire crise humanitaire en cours dans le monde.
Selon l'organisation, les dix journalistes sont détenus depuis l'été 2015 et sont poursuivis pour espionnage, alors qu'ils n'ont fait qu'« exercer pacifiquement leur droit à la liberté d'expression ».

« Au cours de leur détention, ces hommes ont été mis au secret de façon intermittente, privés d'accès aux soins médicaux et subi des tortures et autres mauvais traitements », a ajouté Amnistie dans un communiqué.

C'est « un rappel choquant du climat répressif auquel sont confrontés les journalistes au Yémen » et cela « illustre les risques auxquels ils sont exposés par toutes les parties en conflit », a déclaré Rasha Mohamed, chercheuse d'Amnistie pour le Yémen.

« Ces hommes sont punis pour avoir exercé pacifiquement leur droit à la liberté d'expression. (Les Houthis) doivent les libérer immédiatement et abandonner toutes les charges retenues contre eux », a-t-elle ajouté.

Plus de trois ans après leur détention, en décembre 2018, les journalistes ont été déférés devant un tribunal spécialisé dans les affaires de « terrorisme ».

Certains ont été inculpés d'espionnage au profit de la coalition militaire anti-rebelles menée par l'Arabie saoudite et risquent la peine de mort, selon Amnistie.

Certains travaillaient pour des organes d'information en ligne affiliés à al-Islah, un parti islamiste sunnite opposé aux rebelles chiites.

Les Houthis, appuyés par l'Iran, contrôlent la capitale Sanaa et une bonne partie du nord du Yémen depuis fin 2014. Ils sont en guerre contre le camp gouvernemental soutenu par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Huit journalistes ont été tués en 2018 au Yémen, selon Reporters sans frontières (RSF).

Le conflit au Yémen, qui dure depuis plus de quatre ans, a fait des dizaines de milliers de morts, dont des milliers de civils, selon des organisations humanitaires.

Plus de 3,6 millions de personnes ont été déplacées depuis 2015 et 24,1 millions ont besoin d'assistance, selon l'ONU qui évoque régulièrement la pire crise humanitaire en cours dans le monde.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10492 Tue, 30 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Exécutions: des démocrates américains appellent à redéfinir la relation avec Riyad https://www.peinedemort.org/document/10482 Des responsables démocrates américains ont appelé mercredi à repenser l'alliance entre Washington et Riyad après l'exécution de 37 Saoudiens condamnés pour "terrorisme". L'écrasante majorité de ces citoyens saoudiens exécutés mardi étaient issus de la minorité chiite. Selon l'ONU, au moins trois des suppliciés étaient mineurs au moment de leur procès. Pour le sénateur américain Bernie Sanders, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2020, ces exécutions "montrent à quel point il est devenu urgent pour les Etats-Unis de redéfinir notre relation avec le régime despotique en Arabie saoudite", allié historique de Etats-Unis au Moyen-Orient. Washington devrait "montrer que les Saoudiens n'ont pas carte blanche pour continuer à violer les droits humains et dicter notre politique étrangère", a estimé M. Sanders. La sénatrice démocrate Dianne Feinstein a rappelé avoir demandé de "reconsidérer notre relation avec l'Arabie saoudite" après l'assassinat en octobre du journaliste Jamal Khashoggi dans l'enceinte du consulat d'Arabie à Istanbul. "Ces dernières informations renforcent mes inquiétudes. Nous ne pouvons pas ignorer le recours croissant de l'Arabie saoudite aux exécutions, surtout quand tant de questions entourent la validité des procès", a-t-elle tweeté. M. Trump n'avait pas réagi dans l'immédiat. Le président républicain s'est engagé par le passé à préserver les relations étroites entre son administration et l'Arabie, même après le meurtre de Jamal Khashoggi. Interrogé au sujet des exécutions, le département d'Etat a affirmé que le secrétaire d'Etat Mike Pompeo avait soulevé la question des droits humains avec les dirigeants saoudiens "à chaque fois" qu'il y avait eu des inquiétudes. "Nous exhortons le gouvernement d'Arabie saoudite, et tous les gouvernements, à respecter et protéger les droits humains et les libertés fondamentales, à assurer des procès équitables (...) et la liberté de religion et de croyance", a indiqué une porte-parole du département d'Etat. Elle n'a pas commenté les exécutions mais a affirmé que les Etats-Unis s'opposaient à la peine capitale dans les cas où la personne exécutée était mineure au moment du crime présumé. L'administration Trump considère l'Arabie comme un partenaire de taille en raison de ses achats d'armes américaines, ses réserves de pétrole et son hostilité envers l'Iran, l'une des bêtes noires de Washington. Les Etats-Unis sont le seul pays occidental où la peine de mort existe encore.
L'écrasante majorité de ces citoyens saoudiens exécutés mardi étaient issus de la minorité chiite. Selon l'ONU, au moins trois des suppliciés étaient mineurs au moment de leur procès.

Pour le sénateur américain Bernie Sanders, candidat à l'investiture démocrate pour la présidentielle de 2020, ces exécutions "montrent à quel point il est devenu urgent pour les Etats-Unis de redéfinir notre relation avec le régime despotique en Arabie saoudite", allié historique de Etats-Unis au Moyen-Orient.

Washington devrait "montrer que les Saoudiens n'ont pas carte blanche pour continuer à violer les droits humains et dicter notre politique étrangère", a estimé M. Sanders.

La sénatrice démocrate Dianne Feinstein a rappelé avoir demandé de "reconsidérer notre relation avec l'Arabie saoudite" après l'assassinat en octobre du journaliste Jamal Khashoggi dans l'enceinte du consulat d'Arabie à Istanbul.

"Ces dernières informations renforcent mes inquiétudes. Nous ne pouvons pas ignorer le recours croissant de l'Arabie saoudite aux exécutions, surtout quand tant de questions entourent la validité des procès", a-t-elle tweeté.

M. Trump n'avait pas réagi dans l'immédiat. Le président républicain s'est engagé par le passé à préserver les relations étroites entre son administration et l'Arabie, même après le meurtre de Jamal Khashoggi.

Interrogé au sujet des exécutions, le département d'Etat a affirmé que le secrétaire d'Etat Mike Pompeo avait soulevé la question des droits humains avec les dirigeants saoudiens "à chaque fois" qu'il y avait eu des inquiétudes.

"Nous exhortons le gouvernement d'Arabie saoudite, et tous les gouvernements, à respecter et protéger les droits humains et les libertés fondamentales, à assurer des procès équitables (...) et la liberté de religion et de croyance", a indiqué une porte-parole du département d'Etat.

Elle n'a pas commenté les exécutions mais a affirmé que les Etats-Unis s'opposaient à la peine capitale dans les cas où la personne exécutée était mineure au moment du crime présumé.

L'administration Trump considère l'Arabie comme un partenaire de taille en raison de ses achats d'armes américaines, ses réserves de pétrole et son hostilité envers l'Iran, l'une des bêtes noires de Washington.

Les Etats-Unis sont le seul pays occidental où la peine de mort existe encore. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10482 Thu, 25 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
USA: un suprémaciste blanc doit être exécuté 20 ans après le lynchage d'un Noir https://www.peinedemort.org/document/10476 Un suprémaciste blanc doit être exécuté mercredi dans le Texas pour avoir participé au meurtre d'un Noir il y a 20 ans lors d'une séance de torture qualifiée de "lynchage des temps modernes", qui avait révulsé l'Amérique. Dans la nuit du 7 juin 1998, James Byrd, 49 ans, rentrait chez lui à pied après une fête, quand trois hommes blancs à bord d'une camionnette lui ont proposé de le raccompagner. Son corps démembré avait été retrouvé devant une église noire de la petite ville de Jasper, au Texas. Les trois hommes l'avaient en fait mené dans un bois pour le battre férocement, avant de l'enchaîner à l'arrière de leur véhicule et de le traîner sur plus de trois kilomètres. En moins de 48 heures, la police avait interpellé les auteurs du crime: Shawn Berry, 23 ans, John King, 23 ans, et Lawrence Brewer, 31 ans. Le premier, qui avait coopéré avec les enquêteurs, a été condamné à la réclusion à perpétuité. Les deux autres, qui affichaient ouvertement leurs idées racistes et avaient rejoint un gang de partisans de la suprématie blanche en prison, ont écopé de la peine capitale. Lawrence Brewer a été exécuté en 2011. Mercredi soir, John King, désormais âgé de 44 ans, devrait à son tour subir une injection létale dans le pénitencier de Huntsville au Texas. - Tatouages nazis - Lors de son procès en 1999, des membres du Ku Klux Klan et d'une branche des Black Panthers avaient manifesté à Jasper, replongeant les Etats-Unis vers les heures sombres de leur histoire. Le père de l'accusé avait toutefois lancé un appel en faveur de la réconciliation raciale. "Nous sommes tous des êtres humains, noirs et blancs (...) nous devons apprendre à nous aimer pas à nous haïr", avait exhorté Ronald King. Dix ans plus tard, une loi au nom de James Byrd, mais aussi de Matthew Shepard, un jeune gay battu à mort la même année dans le Wyoming, a été adoptée au niveau fédéral pour renforcer la lutte contre les crimes motivés par une haine raciale, homophobe ou tout autre sentiment discriminatoire. De son côté, John King avait maintenu une attitude ambiguë. Dans une lettre adressée à un journal local, il avait clamé son innocence et imputé toute la responsabilité du crime à Shawn Berry. Sans s'expliquer sur les mégots de cigarettes retrouvés sur les lieux du crime avec son ADN, il avait ajouté être "persécuté" pour avoir "exprimé ouvertement" sa "fierté pour sa race". A l'audience, il n'avait pas pris la parole, laissant ses avocats accuser le système carcéral du Texas pour sa radicalisation. Selon eux, le jeune homme avait été violé par des détenus noirs et s'était ensuite placé sous la protection d'un gang aux idées extrémistes, d'où ses tatouages faisant référence au nazisme ou à la "fierté aryenne". - Pas de pardon - Pas convaincus, les jurés avaient mis moins de trois heures à le condamner à la peine capitale. Depuis, ses avocats ont multiplié les recours pour tenter d'annuler la sentence, arguant que John King avait été mal défendu au début de l'enquête ou regrettant que le procès n'ait pas été dépaysé. Toutes leurs procédures ont échoué et la Cour suprême a refusé en 2018 d'examiner son dossier. Lundi, le bureau des grâces et des pardons du Texas a refusé à l'unanimité de commuer sa peine. Sauf rebondissement de dernière minute, il sera donc le quatrième condamné à mort de l'année aux Etats-Unis. Certains proches de sa victime s'opposent toutefois à la peine capitale, a rappelé la chaîne CNN. En 2011, lors de l'exécution de Lawrence Brewer, le fils de James Byrd, Ross, avait protesté: "Vous ne pouvez pas combattre un crime avec un crime".
Dans la nuit du 7 juin 1998, James Byrd, 49 ans, rentrait chez lui à pied après une fête, quand trois hommes blancs à bord d'une camionnette lui ont proposé de le raccompagner.

Son corps démembré avait été retrouvé devant une église noire de la petite ville de Jasper, au Texas.

Les trois hommes l'avaient en fait mené dans un bois pour le battre férocement, avant de l'enchaîner à l'arrière de leur véhicule et de le traîner sur plus de trois kilomètres.

En moins de 48 heures, la police avait interpellé les auteurs du crime: Shawn Berry, 23 ans, John King, 23 ans, et Lawrence Brewer, 31 ans.

Le premier, qui avait coopéré avec les enquêteurs, a été condamné à la réclusion à perpétuité.

Les deux autres, qui affichaient ouvertement leurs idées racistes et avaient rejoint un gang de partisans de la suprématie blanche en prison, ont écopé de la peine capitale.

Lawrence Brewer a été exécuté en 2011. Mercredi soir, John King, désormais âgé de 44 ans, devrait à son tour subir une injection létale dans le pénitencier de Huntsville au Texas.

- Tatouages nazis -

Lors de son procès en 1999, des membres du Ku Klux Klan et d'une branche des Black Panthers avaient manifesté à Jasper, replongeant les Etats-Unis vers les heures sombres de leur histoire.

Le père de l'accusé avait toutefois lancé un appel en faveur de la réconciliation raciale. "Nous sommes tous des êtres humains, noirs et blancs (...) nous devons apprendre à nous aimer pas à nous haïr", avait exhorté Ronald King.

Dix ans plus tard, une loi au nom de James Byrd, mais aussi de Matthew Shepard, un jeune gay battu à mort la même année dans le Wyoming, a été adoptée au niveau fédéral pour renforcer la lutte contre les crimes motivés par une haine raciale, homophobe ou tout autre sentiment discriminatoire.

De son côté, John King avait maintenu une attitude ambiguë.

Dans une lettre adressée à un journal local, il avait clamé son innocence et imputé toute la responsabilité du crime à Shawn Berry.

Sans s'expliquer sur les mégots de cigarettes retrouvés sur les lieux du crime avec son ADN, il avait ajouté être "persécuté" pour avoir "exprimé ouvertement" sa "fierté pour sa race".

A l'audience, il n'avait pas pris la parole, laissant ses avocats accuser le système carcéral du Texas pour sa radicalisation.

Selon eux, le jeune homme avait été violé par des détenus noirs et s'était ensuite placé sous la protection d'un gang aux idées extrémistes, d'où ses tatouages faisant référence au nazisme ou à la "fierté aryenne".

- Pas de pardon -

Pas convaincus, les jurés avaient mis moins de trois heures à le condamner à la peine capitale.

Depuis, ses avocats ont multiplié les recours pour tenter d'annuler la sentence, arguant que John King avait été mal défendu au début de l'enquête ou regrettant que le procès n'ait pas été dépaysé.

Toutes leurs procédures ont échoué et la Cour suprême a refusé en 2018 d'examiner son dossier. Lundi, le bureau des grâces et des pardons du Texas a refusé à l'unanimité de commuer sa peine.

Sauf rebondissement de dernière minute, il sera donc le quatrième condamné à mort de l'année aux Etats-Unis.

Certains proches de sa victime s'opposent toutefois à la peine capitale, a rappelé la chaîne CNN. En 2011, lors de l'exécution de Lawrence Brewer, le fils de James Byrd, Ross, avait protesté: "Vous ne pouvez pas combattre un crime avec un crime".]]>
https://www.peinedemort.org/document/10476 Wed, 24 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Un suprémaciste blanc exécuté 20 ans après le lynchage d'un Noir https://www.peinedemort.org/document/10478 Un suprémaciste blanc a été exécuté mercredi au Texas pour avoir tué un Noir il y a 20 ans lors d'une séance de torture, comparée à un «lynchage des temps modernes», qui avait révulsé l'Amérique. N'ayant pas obtenu de sursis de dernière minute de la Cour suprême, John King, 44 ans, a subi une injection létale à 19h08 (heure locale) dans le pénitencier de Huntsville. Cet homme, qui affichait des idées racistes et des tatouages nazis, avait été condamné à la peine capitale en 1999 pour avoir participé avec deux autres Blancs au meurtre de James Byrd. Dans la nuit du 7 juin 1998, ils avaient prétendu vouloir raccompagner cet homme noir de 49 ans qui rentrait à pied chez lui après une fête. Les trois hommes l'avaient en fait violemment battu, avant de l'enchaîner à l'arrière de leur camionnette et de le traîner sur plus de trois kilomètres. Son corps démembré avait été retrouvé le lendemain matin devant une église noire de la petite ville de Jasper, au Texas. En moins de 48 heures, la police avait interpellé les auteurs du crime: Shawn Berry, 23 ans, John King, 23 ans, et Lawrence Brewer, 31 ans. Les deux derniers, qui avaient rallié un gang de suprémacistes blancs lors d'un séjour en prison, ont été condamnés à la peine de mort dans des procès distincts. Lawrence Brewer a été exécuté en 2011. Shawn Berry, qui avait coopéré avec les enquêteurs, a écopé de la réclusion à perpétuité. KKK et SS Lors du procès de John King en 1999, des membres du Ku Klux Klan (KKK) et des Black Panthers avaient manifesté à Jasper, replongeant les États-Unis dans les heures sombres de leur histoire. Le père de l'accusé avait toutefois lancé un appel en faveur de la réconciliation raciale. «Nous sommes tous des êtres humains, noirs et blancs (...) Nous devons apprendre à nous aimer, pas à nous haïr», avait exhorté Ronald King. Dix ans plus tard, une loi au nom de James Byrd, mais aussi de Matthew Shepard, un jeune homosexuel battu à mort la même année dans le Wyoming, a été adoptée au niveau fédéral pour renforcer la lutte contre les crimes motivés par le racisme, l'homophobie ou toute autre haine ciblée. De son côté, John King a toujours maintenu une attitude ambiguë. Dans une lettre adressée à un journal local, il avait clamé son innocence et assuré ne pas avoir été sur les lieux du crime. Sans s'expliquer sur les mégots de cigarettes retrouvés avec son ADN ou les autres éléments à charge, il avait ajouté être «persécuté» pour avoir «exprimé ouvertement» sa «fierté pour sa race». À l'audience, il n'avait pas pris la parole, laissant ses avocats accuser le système carcéral du Texas pour sa radicalisation. Selon eux, le jeune homme avait été violé par des détenus noirs et s'était ensuite placé sous la protection d'un gang aux idées extrémistes, d'où ses tatouages faisant référence aux SS nazis, au KKK ou à la «fierté aryenne». «Justice» Pas convaincus, les jurés avaient mis moins de trois heures à le condamner à mort. Depuis, ses avocats ont multiplié les recours pour tenter de le sauver. Mardi, ils ont introduit une ultime requête - finalement rejetée - auprès de la Cour suprême des États-Unis pour qu'elle suspende l'exécution. Selon eux, les premiers avocats de John King ont violé les droits de leur client en ne plaidant pas l'innocence, comme il le leur avait demandé. Déjà sollicité avec cet argumentaire, le temple du droit américain avait refusé en 2018 de se saisir du dossier. John King est devenu le quatrième détenu exécuté en 2019 aux États-Unis. Certains proches de sa victime s'opposaient toutefois à son exécution, a rappelé la chaîne CNN. En 2011, lors de l'exécution de Lawrence Brewer, le fils de James Byrd, Ross, avait protesté: «Vous ne pouvez pas combattre un crime avec un crime». Mais trois de ses soeurs avaient prévu d'assister à l'exécution. «Cela ne nous guérira pas», a déclaré l'une d'elles, Louven Harris, au New York Times. «Mais justice aura été rendue».
N'ayant pas obtenu de sursis de dernière minute de la Cour suprême, John King, 44 ans, a subi une injection létale à 19h08 (heure locale) dans le pénitencier de Huntsville.

Cet homme, qui affichait des idées racistes et des tatouages nazis, avait été condamné à la peine capitale en 1999 pour avoir participé avec deux autres Blancs au meurtre de James Byrd.

Dans la nuit du 7 juin 1998, ils avaient prétendu vouloir raccompagner cet homme noir de 49 ans qui rentrait à pied chez lui après une fête.

Les trois hommes l'avaient en fait violemment battu, avant de l'enchaîner à l'arrière de leur camionnette et de le traîner sur plus de trois kilomètres.

Son corps démembré avait été retrouvé le lendemain matin devant une église noire de la petite ville de Jasper, au Texas.

En moins de 48 heures, la police avait interpellé les auteurs du crime: Shawn Berry, 23 ans, John King, 23 ans, et Lawrence Brewer, 31 ans.

Les deux derniers, qui avaient rallié un gang de suprémacistes blancs lors d'un séjour en prison, ont été condamnés à la peine de mort dans des procès distincts. Lawrence Brewer a été exécuté en 2011.

Shawn Berry, qui avait coopéré avec les enquêteurs, a écopé de la réclusion à perpétuité.

KKK et SS
Lors du procès de John King en 1999, des membres du Ku Klux Klan (KKK) et des Black Panthers avaient manifesté à Jasper, replongeant les États-Unis dans les heures sombres de leur histoire.

Le père de l'accusé avait toutefois lancé un appel en faveur de la réconciliation raciale. «Nous sommes tous des êtres humains, noirs et blancs (...) Nous devons apprendre à nous aimer, pas à nous haïr», avait exhorté Ronald King.

Dix ans plus tard, une loi au nom de James Byrd, mais aussi de Matthew Shepard, un jeune homosexuel battu à mort la même année dans le Wyoming, a été adoptée au niveau fédéral pour renforcer la lutte contre les crimes motivés par le racisme, l'homophobie ou toute autre haine ciblée.

De son côté, John King a toujours maintenu une attitude ambiguë.

Dans une lettre adressée à un journal local, il avait clamé son innocence et assuré ne pas avoir été sur les lieux du crime.

Sans s'expliquer sur les mégots de cigarettes retrouvés avec son ADN ou les autres éléments à charge, il avait ajouté être «persécuté» pour avoir «exprimé ouvertement» sa «fierté pour sa race».

À l'audience, il n'avait pas pris la parole, laissant ses avocats accuser le système carcéral du Texas pour sa radicalisation.

Selon eux, le jeune homme avait été violé par des détenus noirs et s'était ensuite placé sous la protection d'un gang aux idées extrémistes, d'où ses tatouages faisant référence aux SS nazis, au KKK ou à la «fierté aryenne».

«Justice»
Pas convaincus, les jurés avaient mis moins de trois heures à le condamner à mort.

Depuis, ses avocats ont multiplié les recours pour tenter de le sauver.

Mardi, ils ont introduit une ultime requête - finalement rejetée - auprès de la Cour suprême des États-Unis pour qu'elle suspende l'exécution. Selon eux, les premiers avocats de John King ont violé les droits de leur client en ne plaidant pas l'innocence, comme il le leur avait demandé.

Déjà sollicité avec cet argumentaire, le temple du droit américain avait refusé en 2018 de se saisir du dossier.

John King est devenu le quatrième détenu exécuté en 2019 aux États-Unis.

Certains proches de sa victime s'opposaient toutefois à son exécution, a rappelé la chaîne CNN. En 2011, lors de l'exécution de Lawrence Brewer, le fils de James Byrd, Ross, avait protesté: «Vous ne pouvez pas combattre un crime avec un crime».

Mais trois de ses soeurs avaient prévu d'assister à l'exécution. «Cela ne nous guérira pas», a déclaré l'une d'elles, Louven Harris, au New York Times. «Mais justice aura été rendue».]]>
https://www.peinedemort.org/document/10478 Wed, 24 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'ONU condamne les exécutions de masse "choquantes" en Arabie saoudite https://www.peinedemort.org/document/10480 Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a fermement condamné mercredi les exécutions de masse "choquantes" perpétrées en Arabie saoudite, en affirmant qu'au moins trois des 37 suppliciés étaient mineurs au moment de leur condamnation. Les exécutions pour faits de "terrorisme" se sont déroulées mardi dans 6 régions du royaume sunnite, et selon Amnesty International, la majorité des condamnés appartenaient à la minorité chiite. "Je condamne fermement ces exécutions de masse choquantes (...) en dépit des inquiétudes soulevées au sujet de ces cas par nombre de Rapporteurs spéciaux de l'ONU, par le Comité de l'ONU sur les droits de l'enfant et d'autres", a déploré la Haut-Commissaire, Michelle Bachelet. Dans un communiqué, elle a en particulier jugé "odieux" le fait qu'au moins trois des suppliciés étaient mineurs au moment de leur procès. "Je demande urgemment au gouvernement saoudien de lancer immédiatement une révision de sa loi antiterroriste (...) afin d'interdire la peine capitale pour les mineurs", a-t-elle affirmé. Ces exécutions portent à plus de 100 le nombre de personnes mises à mort en Arabie saoudite depuis le début de l'année, selon un décompte établi à partir de communiqués officiels.
Les exécutions pour faits de "terrorisme" se sont déroulées mardi dans 6 régions du royaume sunnite, et selon Amnesty International, la majorité des condamnés appartenaient à la minorité chiite.

"Je condamne fermement ces exécutions de masse choquantes (...) en dépit des inquiétudes soulevées au sujet de ces cas par nombre de Rapporteurs spéciaux de l'ONU, par le Comité de l'ONU sur les droits de l'enfant et d'autres", a déploré la Haut-Commissaire, Michelle Bachelet.

Dans un communiqué, elle a en particulier jugé "odieux" le fait qu'au moins trois des suppliciés étaient mineurs au moment de leur procès. "Je demande urgemment au gouvernement saoudien de lancer immédiatement une révision de sa loi antiterroriste (...) afin d'interdire la peine capitale pour les mineurs", a-t-elle affirmé.

Ces exécutions portent à plus de 100 le nombre de personnes mises à mort en Arabie saoudite depuis le début de l'année, selon un décompte établi à partir de communiqués officiels.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10480 Wed, 24 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Arabie saoudite sous le feu des critiques après des exécutions massives https://www.peinedemort.org/document/10479 (Agence France-Presse) Dubaï - L'Arabie saoudite se retrouve sous le feu des critiques au lendemain d'exécutions massives de Saoudiens condamnés pour «terrorisme». Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, l'Union européenne, l'Iran, Amnistie Internationale et Human Rights Watch (HRW) ont été parmi les premiers à dénoncer la mise à mort de 37 hommes en une seule journée, ce qui porte à 107 le nombre d'exécutions depuis le début de l'année. Au moins 33 des suppliciés appartenaient à la minorité chiite du royaume dirigé par une dynastie sunnite, a indiqué HRW. Les personnes exécutées ont été reconnues coupables d'avoir «adopté la pensée terroriste extrémiste» et d'avoir «formé des cellules terroristes», a affirmé le ministère saoudien de l'Intérieur. Il s'agit des premières exécutions de masse depuis janvier 2016 lorsque 47 condamnés avaient été mis à mort, dont un haut dignitaire chiite, un évènement qui avait provoqué des tensions et la rupture des relations diplomatiques entre Riyad et Téhéran. Les 33 chiites exécutés mardi ont été condamnés à l'issue de procès «injustes» et les autorités ont obtenu des aveux de «nombre d'entre eux» par la torture, a déclaré HRW. «L'exécution massive des prisonniers montre que les dirigeants saoudiens n'ont que peu d'intérêt à améliorer le triste bilan du pays en matière de droits humains», a déclaré Michael Page, directeur adjoint de HRW pour le Moyen-Orient. «Outil politique» Dès mardi, Amnistie Internationale avait condamné ces exécutions. «C'est une autre indication de la façon dont la peine de mort est utilisée comme un outil politique pour écraser la dissidence au sein de la minorité chiite du pays», avait dit Lynn Maalouf, directrice de recherche sur le Moyen-Orient. Téhéran, rival chiite de Riyad, a dénoncé le silence des États-Unis. «Après avoir fermé les yeux sur le démembrement d'un journaliste (Jamal Khashoggi), pas un mot du gouvernement Trump quand l'Arabie saoudite décapite 37 hommes en une journée, allant jusqu'à crucifier un homme deux jours après Pâques», a écrit le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif sur Twitter. «Être membre du groupe des B. - Bolton, Ben Salmane, Ben Zayed et Bibi- assure l'impunité pour tout crime», a ajouté M. Zarif. John Bolton est le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, Mohammed ben Salmane, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Zayed, son homologue et allié émirati, et «Bibi» est le surnom du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou. Le mouvement chiite libanais Hezbollah, allié de l'Iran, a également dénoncé ces exécutions et accusé Washington d'être «un partenaire clé des crimes odieux» en Arabie saoudite. «Le Hezbollah condamne fermement les crimes odieux commis pas le régime criminel saoudien contre des dizaines de civils innocents, dont la seule faute a été de réclamer la liberté et la liberté d'expression», a écrit le mouvement dans un communiqué. Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a lui aussi vivement réagi aux exécutions de mardi. «Risques» de tensions «Je condamne fermement ces exécutions de masse choquantes [...] en dépit des inquiétudes soulevées au sujet de ces cas par de nombreux Rapporteurs spéciaux de l'ONU, par le Comité de l'ONU sur les droits de l'enfant et d'autres», a déploré la Haut-Commissaire, Michelle Bachelet. Elle a en particulier jugé «odieux» le fait qu'au moins trois des suppliciés étaient mineurs au moment de leur procès. Un porte-parole de l'Union européenne s'est de son côté inquiété d'une «tendance négative» concernant les exécutions en Arabie saoudite, qui «contraste fortement avec le mouvement abolitionniste croissant dans le monde entier». «Ces exécutions massives soulèvent de sérieux doutes quant au respect du droit à un procès équitable, qui est une norme minimale internationale fondamentale de justice», a-t-il dit, s'inquiétant des «risques» de tensions confessionnelles que ces exécutions pourraient provoquer. Selon Amnistie Internationale, le royaume saoudien, qui suit une version rigoriste de l'islam sunnite, figure dans le peloton de tête des pays qui appliquent la peine de mort dans le monde. Dans son rapport mondial sur la peine de mort pour l'année 2018, l'ONG indique que derrière la Chine (qui ne publie pas de statistiques), les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253 personnes exécutées), l'Arabie saoudite (149), le Vietnam (85) et l'Irak (52).
Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, l'Union européenne, l'Iran, Amnistie Internationale et Human Rights Watch (HRW) ont été parmi les premiers à dénoncer la mise à mort de 37 hommes en une seule journée, ce qui porte à 107 le nombre d'exécutions depuis le début de l'année.

Au moins 33 des suppliciés appartenaient à la minorité chiite du royaume dirigé par une dynastie sunnite, a indiqué HRW.

Les personnes exécutées ont été reconnues coupables d'avoir «adopté la pensée terroriste extrémiste» et d'avoir «formé des cellules terroristes», a affirmé le ministère saoudien de l'Intérieur.

Il s'agit des premières exécutions de masse depuis janvier 2016 lorsque 47 condamnés avaient été mis à mort, dont un haut dignitaire chiite, un évènement qui avait provoqué des tensions et la rupture des relations diplomatiques entre Riyad et Téhéran.

Les 33 chiites exécutés mardi ont été condamnés à l'issue de procès «injustes» et les autorités ont obtenu des aveux de «nombre d'entre eux» par la torture, a déclaré HRW.

«L'exécution massive des prisonniers montre que les dirigeants saoudiens n'ont que peu d'intérêt à améliorer le triste bilan du pays en matière de droits humains», a déclaré Michael Page, directeur adjoint de HRW pour le Moyen-Orient.

«Outil politique»

Dès mardi, Amnistie Internationale avait condamné ces exécutions. «C'est une autre indication de la façon dont la peine de mort est utilisée comme un outil politique pour écraser la dissidence au sein de la minorité chiite du pays», avait dit Lynn Maalouf, directrice de recherche sur le Moyen-Orient.

Téhéran, rival chiite de Riyad, a dénoncé le silence des États-Unis.

«Après avoir fermé les yeux sur le démembrement d'un journaliste (Jamal Khashoggi), pas un mot du gouvernement Trump quand l'Arabie saoudite décapite 37 hommes en une journée, allant jusqu'à crucifier un homme deux jours après Pâques», a écrit le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif sur Twitter.

«Être membre du groupe des B. - Bolton, Ben Salmane, Ben Zayed et Bibi- assure l'impunité pour tout crime», a ajouté M. Zarif.

John Bolton est le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, Mohammed ben Salmane, le prince héritier saoudien, Mohammed ben Zayed, son homologue et allié émirati, et «Bibi» est le surnom du premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou.

Le mouvement chiite libanais Hezbollah, allié de l'Iran, a également dénoncé ces exécutions et accusé Washington d'être «un partenaire clé des crimes odieux» en Arabie saoudite.

«Le Hezbollah condamne fermement les crimes odieux commis pas le régime criminel saoudien contre des dizaines de civils innocents, dont la seule faute a été de réclamer la liberté et la liberté d'expression», a écrit le mouvement dans un communiqué.

Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a lui aussi vivement réagi aux exécutions de mardi.

«Risques» de tensions

«Je condamne fermement ces exécutions de masse choquantes [...] en dépit des inquiétudes soulevées au sujet de ces cas par de nombreux Rapporteurs spéciaux de l'ONU, par le Comité de l'ONU sur les droits de l'enfant et d'autres», a déploré la Haut-Commissaire, Michelle Bachelet.

Elle a en particulier jugé «odieux» le fait qu'au moins trois des suppliciés étaient mineurs au moment de leur procès.

Un porte-parole de l'Union européenne s'est de son côté inquiété d'une «tendance négative» concernant les exécutions en Arabie saoudite, qui «contraste fortement avec le mouvement abolitionniste croissant dans le monde entier».

«Ces exécutions massives soulèvent de sérieux doutes quant au respect du droit à un procès équitable, qui est une norme minimale internationale fondamentale de justice», a-t-il dit, s'inquiétant des «risques» de tensions confessionnelles que ces exécutions pourraient provoquer.

Selon Amnistie Internationale, le royaume saoudien, qui suit une version rigoriste de l'islam sunnite, figure dans le peloton de tête des pays qui appliquent la peine de mort dans le monde.

Dans son rapport mondial sur la peine de mort pour l'année 2018, l'ONG indique que derrière la Chine (qui ne publie pas de statistiques), les pays ayant eu le plus massivement recours aux exécutions sont l'Iran (253 personnes exécutées), l'Arabie saoudite (149), le Vietnam (85) et l'Irak (52).]]>
https://www.peinedemort.org/document/10479 Wed, 24 Apr 2019 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP