La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués dans le monde https://www.peinedemort.org/rss/depeches Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort dans le monde fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2021 Sat, 23 Jan 2021 07:36:38 +0000 Fri, 22 Jan 2021 17:36:32 +0000 120 Un adolescent condamné à 10 ans de prison pour « blasphème » acquitté en appel https://www.peinedemort.org/document/11184 (Kano) Un adolescent, condamné en août à dix ans de prison pour « blasphème » par un tribunal islamique, a été acquitté jeudi par la cour d'appel de Kano, dans le nord du Nigeria, selon le jugement consulté par l'AFP. « Le jugement du tribunal de la Charia est annulé pour manque de crédibilité, considérant que l'accusé est mineur », a jugé la Cour d'appel. Il avait prononcé des jurons religieux Les charges contre Umar Farouk, âgé de treize ans lors de sa condamnation, « sont abandonnées et il est acquitté », poursuit le jugement. En août dernier, le tribunal appliquant la Charia — la loi islamique en vigueur dans de nombreux états à majorité musulmane du nord du Nigeria — avait condamné à dix ans de travaux forcés l'adolescent, jugé pour avoir utilisé un langage grossier contre Dieu au cours d'une dispute avec l'un de ses amis. Ce jugement avait alors suscité une indignation internationale et été condamné par plusieurs gouvernements étrangers et les associations de défense des droits humains. Nouveau procès pour un musicien condamné à mort La Cour d'appel de Kano a également demandé jeudi dans un autre jugement qu'un musicien de 22 ans, condamné en août à la peine de mort pour blasphème contre Dieu, soit rejugé. La Cour a estimé que Aminu Sharif, âgé de 22 ans, n'avait pas eu de représentation légale lors de son procès devant le tribunal islamique. Il avait été jugé coupable d'avoir insulté le Prophète dans l'une de ses chansons. La ville de Kano avait été agitée par des manifestations après la diffusion en mars sur les réseaux sociaux, de la chanson à l'origine de cette condamnation. Les manifestants avaient mis le feu à la maison familiale d'Ibrahim Said Sharif et ils avaient défilé dans les rues de la ville pour réclamer son arrestation. C'est la deuxième fois qu'une peine de mort est prononcée pour blasphème depuis que plusieurs états du nord du Nigeria ont adopté au début des années 2000 une version stricte de la charia. Abdul Nyass, un religieux appartenant à la même confrérie soufie que Ibrahim Said Sharif, avait déjà été condamné à mort pour blasphème par une cour islamique de Kano en 2015. Les tribunaux islamiques du nord du Nigeria fonctionnent en parallèle du système judiciaire étatique.
« Le jugement du tribunal de la Charia est annulé pour manque de crédibilité, considérant que l'accusé est mineur », a jugé la Cour d'appel.
Il avait prononcé des jurons religieux

Les charges contre Umar Farouk, âgé de treize ans lors de sa condamnation, « sont abandonnées et il est acquitté », poursuit le jugement.

En août dernier, le tribunal appliquant la Charia — la loi islamique en vigueur dans de nombreux états à majorité musulmane du nord du Nigeria — avait condamné à dix ans de travaux forcés l'adolescent, jugé pour avoir utilisé un langage grossier contre Dieu au cours d'une dispute avec l'un de ses amis.

Ce jugement avait alors suscité une indignation internationale et été condamné par plusieurs gouvernements étrangers et les associations de défense des droits humains.

Nouveau procès pour un musicien condamné à mort

La Cour d'appel de Kano a également demandé jeudi dans un autre jugement qu'un musicien de 22 ans, condamné en août à la peine de mort pour blasphème contre Dieu, soit rejugé.

La Cour a estimé que Aminu Sharif, âgé de 22 ans, n'avait pas eu de représentation légale lors de son procès devant le tribunal islamique.
Il avait été jugé coupable d'avoir insulté le Prophète dans l'une de ses chansons.

La ville de Kano avait été agitée par des manifestations après la diffusion en mars sur les réseaux sociaux, de la chanson à l'origine de cette condamnation.

Les manifestants avaient mis le feu à la maison familiale d'Ibrahim Said Sharif et ils avaient défilé dans les rues de la ville pour réclamer son arrestation.

C'est la deuxième fois qu'une peine de mort est prononcée pour blasphème depuis que plusieurs états du nord du Nigeria ont adopté au début des années 2000 une version stricte de la charia.

Abdul Nyass, un religieux appartenant à la même confrérie soufie que Ibrahim Said Sharif, avait déjà été condamné à mort pour blasphème par une cour islamique de Kano en 2015.

Les tribunaux islamiques du nord du Nigeria fonctionnent en parallèle du système judiciaire étatique. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/11184 Thu, 21 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Une 13e exécution fédérale prévue au soir de la présidence Trump, du jamais-vu https://www.peinedemort.org/document/11177 Les autorités fédérales américaines préparaient vendredi leur 13e et dernière exécution en six mois, une série inédite qui, là, encore distinguera Donald Trump de ses prédécesseurs dans les livres d'Histoire. La Cour suprême a donné son feu vert pour que Dustin Higgs, un homme noir de 48 ans, reçoive une injection létale dans le pénitencier fédéral de Terre-Haute dans l'Indiana. Un soir de janvier 1996, il avait invité trois jeunes femmes dans son appartement, près de Washington, avec deux amis. L'une d'elle ayant refusé ses avances, il avait proposé de les reconduire, mais s'était arrêté dans une réserve fédérale isolée. Selon le ministère de la Justice, il avait alors ordonné à l'un de ses amis d'abattre les trois femmes. En 2000, il a été condamné à la peine de mort pour enlèvement et assassinat. L'auteur des coups de feu a, lui, écopé d'une peine de rétention à perpétuité. "C'est arbitraire et inéquitable de punir M. Higgs plus que le tueur", a estimé son avocat Shawn Nolan dans une demande de clémence adressée à Donald Trump. Comme dans d'autres dossiers, le président républicain, un fervent défenseur de la peine de mort, n'a pas donné suite. Au contraire, son administration s'est battue en justice pour pouvoir procéder à l'exécution avant qu'il ne quitte la Maison Blanche, dans cinq jours. Un tribunal avait en effet accordé, mardi, un sursis à M. Higgs parce qu'il a contracté le Covid-19 et risque de souffrir davantage au moment de l'injection de pentobarbital. Le ministère de la Justice a immédiatement fait appel, et obtenu gain de cause. Un dernier recours, qui portait sur des questions de juridiction, a été étudié par la Cour suprême, qui l'a rejeté: la haute juridiction, profondément remaniée par Donald Trump compte désormais six juges conservateurs sur neuf et ils ont systématiquement donné leur feu vert aux exécutions fédérales depuis l'été. - "Tuer plutôt qu'épargner" - L'administration républicaine a renoué en juillet avec une pratique suspendue depuis 17 ans, alors qu'au même moment les Etats reportaient toutes les exécutions pour éviter de propager le virus. Depuis, douze Américains ont reçu des injections létales à Terre-Haute, dont, pour la première fois en près de 70 ans, une femme, exécutée malgré les doutes sur sa santé mentale. "Il n'y a jamais eu autant d'exécutions fédérales en un laps de temps aussi court", relève Richard Dunham, le directeur du Centre d'information sur la peine de mort: "Le maximum de civils exécutés par les autorités fédérales était de 16 en 1896, et là, on s'apprête à avoir 13 exécutions en six mois". Avec l'exécution de M. Higgs, six auront eu lieu depuis la victoire de Joe Biden à la présidentielle du 3 novembre, là encore du jamais-vu, ajoute-t-il. "Historiquement, les présidents en fin de mandat se concentrent sur les pardons et la commutations de peines", rappelle M. Dunham. Avant Donald Trump, aucun président sortant "n'a exercé son pouvoir discrétionnaire pour tuer des gens plutôt que pour les épargner". Si le rythme est inédit, le profil des condamnés reflète, selon l'expert, des problèmes récurrents dans l'application de la peine capitale aux Etats-Unis, avec une surreprésentation des personnes de couleurs (sept des 13), deux personnes ayant de lourdes déficiences intellectuelles, deux souffrant de troubles mentaux et deux tout juste majeures au moment de leur crime. Sensible à ces travers, le démocrate Joe Biden, qui prêtera serment mercredi, a fait campagne sur son opposition à la peine de mort et a promis de travailler avec le Congrès pour tenter de l'abolir au niveau fédéral. Des parlementaires démocrates ont introduit lundi une proposition de loi en ce sens. Leur parti ayant repris le contrôle du Sénat, elle pourrait être adoptée. "Mais les démocrates devront convaincre certains de leurs collègues républicains", estime M. Dunham, en rappelant qu'aucune mesure abolitionniste n'a jamais été adoptée sans un soutien des deux partis.
La Cour suprême a donné son feu vert pour que Dustin Higgs, un homme noir de 48 ans, reçoive une injection létale dans le pénitencier fédéral de Terre-Haute dans l'Indiana.

Un soir de janvier 1996, il avait invité trois jeunes femmes dans son appartement, près de Washington, avec deux amis. L'une d'elle ayant refusé ses avances, il avait proposé de les reconduire, mais s'était arrêté dans une réserve fédérale isolée. Selon le ministère de la Justice, il avait alors ordonné à l'un de ses amis d'abattre les trois femmes.

En 2000, il a été condamné à la peine de mort pour enlèvement et assassinat. L'auteur des coups de feu a, lui, écopé d'une peine de rétention à perpétuité.

"C'est arbitraire et inéquitable de punir M. Higgs plus que le tueur", a estimé son avocat Shawn Nolan dans une demande de clémence adressée à Donald Trump. Comme dans d'autres dossiers, le président républicain, un fervent défenseur de la peine de mort, n'a pas donné suite.


Au contraire, son administration s'est battue en justice pour pouvoir procéder à l'exécution avant qu'il ne quitte la Maison Blanche, dans cinq jours.

Un tribunal avait en effet accordé, mardi, un sursis à M. Higgs parce qu'il a contracté le Covid-19 et risque de souffrir davantage au moment de l'injection de pentobarbital. Le ministère de la Justice a immédiatement fait appel, et obtenu gain de cause.

Un dernier recours, qui portait sur des questions de juridiction, a été étudié par la Cour suprême, qui l'a rejeté: la haute juridiction, profondément remaniée par Donald Trump compte désormais six juges conservateurs sur neuf et ils ont systématiquement donné leur feu vert aux exécutions fédérales depuis l'été.

- "Tuer plutôt qu'épargner" -

L'administration républicaine a renoué en juillet avec une pratique suspendue depuis 17 ans, alors qu'au même moment les Etats reportaient toutes les exécutions pour éviter de propager le virus.

Depuis, douze Américains ont reçu des injections létales à Terre-Haute, dont, pour la première fois en près de 70 ans, une femme, exécutée malgré les doutes sur sa santé mentale.

"Il n'y a jamais eu autant d'exécutions fédérales en un laps de temps aussi court", relève Richard Dunham, le directeur du Centre d'information sur la peine de mort: "Le maximum de civils exécutés par les autorités fédérales était de 16 en 1896, et là, on s'apprête à avoir 13 exécutions en six mois".

Avec l'exécution de M. Higgs, six auront eu lieu depuis la victoire de Joe Biden à la présidentielle du 3 novembre, là encore du jamais-vu, ajoute-t-il.

"Historiquement, les présidents en fin de mandat se concentrent sur les pardons et la commutations de peines", rappelle M. Dunham. Avant Donald Trump, aucun président sortant "n'a exercé son pouvoir discrétionnaire pour tuer des gens plutôt que pour les épargner".

Si le rythme est inédit, le profil des condamnés reflète, selon l'expert, des problèmes récurrents dans l'application de la peine capitale aux Etats-Unis, avec une surreprésentation des personnes de couleurs (sept des 13), deux personnes ayant de lourdes déficiences intellectuelles, deux souffrant de troubles mentaux et deux tout juste majeures au moment de leur crime.

Sensible à ces travers, le démocrate Joe Biden, qui prêtera serment mercredi, a fait campagne sur son opposition à la peine de mort et a promis de travailler avec le Congrès pour tenter de l'abolir au niveau fédéral.

Des parlementaires démocrates ont introduit lundi une proposition de loi en ce sens. Leur parti ayant repris le contrôle du Sénat, elle pourrait être adoptée.

"Mais les démocrates devront convaincre certains de leurs collègues républicains", estime M. Dunham, en rappelant qu'aucune mesure abolitionniste n'a jamais été adoptée sans un soutien des deux partis.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11177 Sat, 16 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Une 13e exécution fédérale menée au soir de la présidence Trump, du jamais-vu https://www.peinedemort.org/document/11179 Les autorités fédérales américaines ont procédé samedi à leur 13e et dernière exécution en six mois, selon des médias, une série inédite qui, là encore, distinguera Donald Trump de ses prédécesseurs dans les livres d'Histoire. Dustin Higgs, un homme noir de 48 ans, a reçu une injection létale dans le pénitencier fédéral de Terre-Haute dans l'Indiana, a indiqué le New York Times. Il a été déclaré mort à 01H23 (06H23 GMT), a indiqué le journal, citant une déclaration du Bureau fédéral des prisons. Un soir de janvier 1996, il avait invité trois jeunes femmes dans son appartement, près de Washington, avec deux amis. L'une d'elle ayant refusé ses avances, il avait proposé de les reconduire, mais s'était arrêté dans une réserve fédérale isolée. Selon le ministère de la Justice, il avait alors ordonné à l'un de ses amis d'abattre les trois femmes. En 2000, il avait été condamné à la peine de mort pour enlèvement et assassinat. L'auteur des coups de feu a, lui, écopé d'une peine de rétention à perpétuité. "C'est arbitraire et inéquitable de punir M. Higgs plus que le tueur", avait estimé son avocat Shawn Nolan dans une demande de clémence adressée à Donald Trump. Comme dans d'autres dossiers, le président républicain, un fervent défenseur de la peine de mort, n'avait pas donné suite. Au contraire, son administration s'est battue en justice pour pouvoir procéder à l'exécution avant qu'il ne quitte la Maison Blanche, dans quatre jours. Un tribunal avait en effet accordé, mardi, un sursis à M. Higgs parce qu'il avait contracté le Covid-19 et risquait de souffrir davantage au moment de l'injection de pentobarbital. Le ministère de la Justice avait immédiatement fait appel, et obtenu gain de cause. Un dernier recours, qui portait sur des questions de juridiction, avait été étudié par la Cour suprême, qui l'a rejeté: la haute juridiction, profondément remaniée par Donald Trump compte désormais six juges conservateurs sur neuf et ils ont systématiquement donné leur feu vert aux exécutions fédérales depuis l'été. - "Tuer plutôt qu'épargner" - L'administration républicaine a renoué en juillet avec une pratique suspendue depuis 17 ans, alors qu'au même moment les Etats reportaient toutes les exécutions pour éviter de propager le virus. Depuis, douze Américains ont reçu des injections létales à Terre-Haute, dont, pour la première fois en près de 70 ans, une femme, exécutée malgré les doutes sur sa santé mentale. "Il n'y a jamais eu autant d'exécutions fédérales en un laps de temps aussi court", relève Richard Dunham, le directeur du Centre d'information sur la peine de mort: "Le maximum de civils exécutés par les autorités fédérales était de 16 en 1896", contre, là, 13 exécutions en six mois. Avec l'exécution de M. Higgs, six ont eu lieu depuis la victoire de Joe Biden à la présidentielle du 3 novembre, là encore du jamais-vu, ajoute-t-il. "Historiquement, les présidents en fin de mandat se concentrent sur les pardons et la commutations de peines", rappelle M. Dunham. Avant Donald Trump, aucun président sortant "n'a exercé son pouvoir discrétionnaire pour tuer des gens plutôt que pour les épargner". Si le rythme est inédit, le profil des condamnés reflète, selon l'expert, des problèmes récurrents dans l'application de la peine capitale aux Etats-Unis, avec une surreprésentation des personnes de couleurs (sept des 13), deux personnes ayant de lourdes déficiences intellectuelles, deux souffrant de troubles mentaux et deux tout juste majeures au moment de leur crime. Sensible à ces travers, le démocrate Joe Biden, qui prêtera serment mercredi, a fait campagne sur son opposition à la peine de mort et a promis de travailler avec le Congrès pour tenter de l'abolir au niveau fédéral. Des parlementaires démocrates ont introduit lundi une proposition de loi en ce sens. Leur parti ayant repris le contrôle du Sénat, elle pourrait être adoptée. "Mais les démocrates devront convaincre certains de leurs collègues républicains", estime M. Dunham, en rappelant qu'aucune mesure abolitionniste n'a jamais été adoptée sans un soutien des deux partis.
Dustin Higgs, un homme noir de 48 ans, a reçu une injection létale dans le pénitencier fédéral de Terre-Haute dans l'Indiana, a indiqué le New York Times.

Il a été déclaré mort à 01H23 (06H23 GMT), a indiqué le journal, citant une déclaration du Bureau fédéral des prisons.

Un soir de janvier 1996, il avait invité trois jeunes femmes dans son appartement, près de Washington, avec deux amis. L'une d'elle ayant refusé ses avances, il avait proposé de les reconduire, mais s'était arrêté dans une réserve fédérale isolée. Selon le ministère de la Justice, il avait alors ordonné à l'un de ses amis d'abattre les trois femmes.

En 2000, il avait été condamné à la peine de mort pour enlèvement et assassinat. L'auteur des coups de feu a, lui, écopé d'une peine de rétention à perpétuité.

"C'est arbitraire et inéquitable de punir M. Higgs plus que le tueur", avait estimé son avocat Shawn Nolan dans une demande de clémence adressée à Donald Trump. Comme dans d'autres dossiers, le président républicain, un fervent défenseur de la peine de mort, n'avait pas donné suite.


Au contraire, son administration s'est battue en justice pour pouvoir procéder à l'exécution avant qu'il ne quitte la Maison Blanche, dans quatre jours.

Un tribunal avait en effet accordé, mardi, un sursis à M. Higgs parce qu'il avait contracté le Covid-19 et risquait de souffrir davantage au moment de l'injection de pentobarbital. Le ministère de la Justice avait immédiatement fait appel, et obtenu gain de cause.

Un dernier recours, qui portait sur des questions de juridiction, avait été étudié par la Cour suprême, qui l'a rejeté: la haute juridiction, profondément remaniée par Donald Trump compte désormais six juges conservateurs sur neuf et ils ont systématiquement donné leur feu vert aux exécutions fédérales depuis l'été.

- "Tuer plutôt qu'épargner" -

L'administration républicaine a renoué en juillet avec une pratique suspendue depuis 17 ans, alors qu'au même moment les Etats reportaient toutes les exécutions pour éviter de propager le virus.

Depuis, douze Américains ont reçu des injections létales à Terre-Haute, dont, pour la première fois en près de 70 ans, une femme, exécutée malgré les doutes sur sa santé mentale.

"Il n'y a jamais eu autant d'exécutions fédérales en un laps de temps aussi court", relève Richard Dunham, le directeur du Centre d'information sur la peine de mort: "Le maximum de civils exécutés par les autorités fédérales était de 16 en 1896", contre, là, 13 exécutions en six mois.

Avec l'exécution de M. Higgs, six ont eu lieu depuis la victoire de Joe Biden à la présidentielle du 3 novembre, là encore du jamais-vu, ajoute-t-il.

"Historiquement, les présidents en fin de mandat se concentrent sur les pardons et la commutations de peines", rappelle M. Dunham. Avant Donald Trump, aucun président sortant "n'a exercé son pouvoir discrétionnaire pour tuer des gens plutôt que pour les épargner".

Si le rythme est inédit, le profil des condamnés reflète, selon l'expert, des problèmes récurrents dans l'application de la peine capitale aux Etats-Unis, avec une surreprésentation des personnes de couleurs (sept des 13), deux personnes ayant de lourdes déficiences intellectuelles, deux souffrant de troubles mentaux et deux tout juste majeures au moment de leur crime.

Sensible à ces travers, le démocrate Joe Biden, qui prêtera serment mercredi, a fait campagne sur son opposition à la peine de mort et a promis de travailler avec le Congrès pour tenter de l'abolir au niveau fédéral.

Des parlementaires démocrates ont introduit lundi une proposition de loi en ce sens. Leur parti ayant repris le contrôle du Sénat, elle pourrait être adoptée.

"Mais les démocrates devront convaincre certains de leurs collègues républicains", estime M. Dunham, en rappelant qu'aucune mesure abolitionniste n'a jamais été adoptée sans un soutien des deux partis.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11179 Sat, 16 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Un Américain exécuté par les autorités fédérales, à six jours du départ de Trump https://www.peinedemort.org/document/11176 Les autorités fédérales américaines ont exécuté jeudi un ex-trafiquant de drogue condamné à la peine capitale pour une série de meurtres et prévoient une dernière exécution, vendredi, à cinq jours du départ de Donald Trump de la Maison Blanche. Corey Johnson, un Afro-Américain de 52 ans, a reçu une injection létale dans le pénitencier fédéral de Terre-Haute dans l'Indiana et son décès a été prononcé à 11H34 (04H34 GMT). En 1992, il faisait partie d'un gang qui a commis une dizaine de meurtres, notamment de rivaux, dans la région de Richmond en Virginie. Il a été condamné par un tribunal fédéral pour sa participation à sept d'entre eux. Ses derniers mots ont été pour les proches de ses victimes. "J'aurais voulu dire avant que j'étais désolé, mais je ne savais pas comment. J'espère que vous trouverez la paix", a-t-il notamment déclaré. Dustin Higgs, un homme noir de 48 ans, jugé coupable d'avoir ordonné l'enlèvement et le meurtre de trois jeunes femmes sur des terres fédérales, près de Washington, en 1996, doit subir le même sort vendredi. Les deux hommes avaient contracté le Covid-19 en décembre et une juge avait décidé mardi de reporter leurs exécutions de plusieurs semaines. Leurs poumons n'étant pas totalement remis, l'injection de pentobarbital risque de leur causer une souffrance interdite par la Constitution, qui bannit les peines "cruelles", avait estimé le tribunal. Mais une cour d'appel, saisie par le ministère de la Justice, a annulé cette décision mercredi, et la Cour suprême lui a donné raison jeudi soir. Elle a également refusé un autre recours des avocats de Corey Johnson qui portait sur ses déficiences intellectuelles. "Corey n'avait pas les facultés pour être le +baron de la drogue+ que le gouvernement a dépeint à tort pendant près de 30 ans. Il pouvait à peine lire et écrire", ont écrit Mes Donald Salzman et Ronald Tabak, en déplorant dans un communiqué son exécution, selon eux "contraire à la Constitution". - "Déshonneur" - La Cour suprême a été profondément remaniée par Donald Trump et compte désormais six juges conservateurs sur neuf qui, depuis des mois, ont systématiquement accordé leur feu vert à l'administration républicaine dans les dossiers de peine capitale. Le président républicain, un fervent partisan de la peine de mort, comme ses électeurs les plus conservateurs, a pour sa part ignoré toutes les demandes de clémence qui lui ont été adressées par des condamnés. A contre-courant des Etats qui ont suspendu les exécutions depuis le début de la pandémie pour minimiser les risques de propagation du virus, son administration a renoué en juillet, après 17 ans de pause, avec les exécutions fédérales et les enchaîne depuis à un rythme jamais vu. Douze Américains ont reçu depuis l'été des injections létales à Terre-Haute, dont, M. Johnson et pour la première fois en près de 70 ans, une femme, exécutée mardi malgré les doutes sur sa santé mentale. Le président élu Joe Biden, qui prêtera serment mercredi, est opposé à la peine de mort et a promis de travailler avec le Congrès pour tenter de l'abolir au niveau fédéral. Des parlementaires démocrates ont introduit lundi une proposition de loi en ce sens. Leur parti ayant repris le contrôle du Sénat, elle pourrait être adoptée. Les efforts de l'administration républicaine pour procéder aux exécutions si près du transfert de pouvoir ont suscité de vives critiques parmi les défenseurs des droits de l'Homme. "Vendredi aurait été le 92e anniversaire de mon père et rien ne déshonorerait autant son héritage que ces exécutions", a ainsi écrit Martin Luther King III, le fils du leader du mouvement des droits civiques assassiné en 1968, dans le Washington Post. "Trop de vies noires ont déjà été perdues à cause des violences policières et de la pandémie", a-t-il ajouté, en soulignant les fortes disparités raciales dans les couloirs de la mort fédéraux, où plus de la moitié des détenus sont des personnes de couleur.
Corey Johnson, un Afro-Américain de 52 ans, a reçu une injection létale dans le pénitencier fédéral de Terre-Haute dans l'Indiana et son décès a été prononcé à 11H34 (04H34 GMT).

En 1992, il faisait partie d'un gang qui a commis une dizaine de meurtres, notamment de rivaux, dans la région de Richmond en Virginie. Il a été condamné par un tribunal fédéral pour sa participation à sept d'entre eux.

Ses derniers mots ont été pour les proches de ses victimes. "J'aurais voulu dire avant que j'étais désolé, mais je ne savais pas comment. J'espère que vous trouverez la paix", a-t-il notamment déclaré.

Dustin Higgs, un homme noir de 48 ans, jugé coupable d'avoir ordonné l'enlèvement et le meurtre de trois jeunes femmes sur des terres fédérales, près de Washington, en 1996, doit subir le même sort vendredi.

Les deux hommes avaient contracté le Covid-19 en décembre et une juge avait décidé mardi de reporter leurs exécutions de plusieurs semaines.

Leurs poumons n'étant pas totalement remis, l'injection de pentobarbital risque de leur causer une souffrance interdite par la Constitution, qui bannit les peines "cruelles", avait estimé le tribunal.

Mais une cour d'appel, saisie par le ministère de la Justice, a annulé cette décision mercredi, et la Cour suprême lui a donné raison jeudi soir.

Elle a également refusé un autre recours des avocats de Corey Johnson qui portait sur ses déficiences intellectuelles.

"Corey n'avait pas les facultés pour être le +baron de la drogue+ que le gouvernement a dépeint à tort pendant près de 30 ans. Il pouvait à peine lire et écrire", ont écrit Mes Donald Salzman et Ronald Tabak, en déplorant dans un communiqué son exécution, selon eux "contraire à la Constitution".

- "Déshonneur" -

La Cour suprême a été profondément remaniée par Donald Trump et compte désormais six juges conservateurs sur neuf qui, depuis des mois, ont systématiquement accordé leur feu vert à l'administration républicaine dans les dossiers de peine capitale.

Le président républicain, un fervent partisan de la peine de mort, comme ses électeurs les plus conservateurs, a pour sa part ignoré toutes les demandes de clémence qui lui ont été adressées par des condamnés.

A contre-courant des Etats qui ont suspendu les exécutions depuis le début de la pandémie pour minimiser les risques de propagation du virus, son administration a renoué en juillet, après 17 ans de pause, avec les exécutions fédérales et les enchaîne depuis à un rythme jamais vu.


Douze Américains ont reçu depuis l'été des injections létales à Terre-Haute, dont, M. Johnson et pour la première fois en près de 70 ans, une femme, exécutée mardi malgré les doutes sur sa santé mentale.

Le président élu Joe Biden, qui prêtera serment mercredi, est opposé à la peine de mort et a promis de travailler avec le Congrès pour tenter de l'abolir au niveau fédéral.

Des parlementaires démocrates ont introduit lundi une proposition de loi en ce sens. Leur parti ayant repris le contrôle du Sénat, elle pourrait être adoptée.

Les efforts de l'administration républicaine pour procéder aux exécutions si près du transfert de pouvoir ont suscité de vives critiques parmi les défenseurs des droits de l'Homme.

"Vendredi aurait été le 92e anniversaire de mon père et rien ne déshonorerait autant son héritage que ces exécutions", a ainsi écrit Martin Luther King III, le fils du leader du mouvement des droits civiques assassiné en 1968, dans le Washington Post.

"Trop de vies noires ont déjà été perdues à cause des violences policières et de la pandémie", a-t-il ajouté, en soulignant les fortes disparités raciales dans les couloirs de la mort fédéraux, où plus de la moitié des détenus sont des personnes de couleur. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/11176 Fri, 15 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Deux dernières exécutions fédérales prévues avant le départ de Donald Trump https://www.peinedemort.org/document/11175 Les autorités fédérales américaines prévoient deux nouvelles exécutions avant le départ de Donald Trump de la Maison Blanche dont, jeudi, celle d'un ex-trafiquant de drogue condamné à la peine capitale pour une série de meurtres. Corey Johnson faisait partie d'un gang qui a commis, en 1992, une dizaine de meurtres, notamment de rivaux, dans la région de Richmond en Virginie. Il a été condamné par un tribunal fédéral pour sa participation à sept d'entre eux. Désormais âgé de 52 ans, cet Afro-Américain doit recevoir une injection létale jeudi soir dans le pénitencier fédéral de Terre-Haute dans l'Indiana, sauf si la justice lui accorde un sursis à la dernière minute. Le lendemain, les autorités prévoient d'exécuter Dustin Higgs, un homme noir de 48 ans, jugé coupable d'avoir ordonné l'enlèvement et le meurtre de trois jeunes femmes sur des terres fédérales, près de Washington, en 1996. Les deux hommes ont contracté le Covid-19 en décembre et une juge avait décidé mardi de reporter leurs exécutions de plusieurs semaines. Leurs poumons n'étant pas totalement remis, l'injection de pentobarbital risque de leur causer une souffrance interdite par la Constitution, qui bannit les peines "cruelles", avait estimé le tribunal. Mais une cour d'appel, saisie par le ministère de la Justice, a annulé cette décision mercredi. La question va désormais remonter jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis, tout comme d'autres recours de dernière minute. Les avocats de Corey Johnson plaident notamment qu'il est très limité intellectuellement ce qui, selon eux, interdit de l'exécuter. Ceux de Dustin Higgs font remarquer que l'auteur des tirs ayant tué les jeunes femmes a été condamné à la réclusion à perpétuité, une différence de traitement qui selon eux illustre l'iniquité de la peine capitale. La Cour suprême a toutefois été profondément remaniée par Donald Trump et compte désormais six juges conservateurs sur neuf qui, depuis des mois, ont systématiquement accordé leur feu vert à l'administration républicaine dans les dossiers de peine capitale. - "Déshonneur" - Le président républicain, un fervent partisan de la peine de mort, comme ses électeurs les plus conservateurs, a pour sa part ignoré toutes les demandes de clémence qui lui ont été adressées par des condamnés. A contre-courant des Etats qui ont suspendu les exécutions depuis le début de la pandémie pour minimiser les risques de propagation du virus, son administration a renoué en juillet, après 17 ans de pause, avec les exécutions fédérales et les enchaîne depuis à un rythme jamais vu. Onze Américains ont reçu depuis l'été des injections létales à Terre-Haute, dont, pour la première fois en près de 70 ans, une femme, exécutée mardi malgré les doutes sur sa santé mentale. Le président élu Joe Biden, qui prêtera serment mercredi, est opposé à la peine de mort et a promis de travailler avec le Congrès pour tenter de l'abolir au niveau fédéral. Des parlementaires démocrates ont introduit lundi une proposition de loi en ce sens. Leur parti ayant repris le contrôle du Sénat, elle pourrait être adoptée. Les efforts de l'administration républicaine pour procéder aux exécutions si près du transfert de pouvoir ont suscité de vives critiques parmi les défenseurs des droits de l'Homme. "Vendredi aurait été le 92e anniversaire de mon père et rien ne déshonorerait autant son héritage que ces exécutions, si elles ont lieu", a ainsi écrit Martin Luther King III, le fils du leader du mouvement des droits civiques assassiné en 1968, dans le Washington Post. "Trop de vies noires ont été perdues l'année dernière à cause des violences policières et de la pandémie", a-t-il ajouté, en soulignant les fortes disparités raciales dans les couloirs de la mort fédéraux, où plus de la moitié des détenus sont des personnes de couleur. "Le gouvernement fédéral ne doit pas prendre, inutilement, deux vies noires de plus."
Corey Johnson faisait partie d'un gang qui a commis, en 1992, une dizaine de meurtres, notamment de rivaux, dans la région de Richmond en Virginie. Il a été condamné par un tribunal fédéral pour sa participation à sept d'entre eux.

Désormais âgé de 52 ans, cet Afro-Américain doit recevoir une injection létale jeudi soir dans le pénitencier fédéral de Terre-Haute dans l'Indiana, sauf si la justice lui accorde un sursis à la dernière minute.

Le lendemain, les autorités prévoient d'exécuter Dustin Higgs, un homme noir de 48 ans, jugé coupable d'avoir ordonné l'enlèvement et le meurtre de trois jeunes femmes sur des terres fédérales, près de Washington, en 1996.

Les deux hommes ont contracté le Covid-19 en décembre et une juge avait décidé mardi de reporter leurs exécutions de plusieurs semaines.

Leurs poumons n'étant pas totalement remis, l'injection de pentobarbital risque de leur causer une souffrance interdite par la Constitution, qui bannit les peines "cruelles", avait estimé le tribunal.

Mais une cour d'appel, saisie par le ministère de la Justice, a annulé cette décision mercredi. La question va désormais remonter jusqu'à la Cour suprême des Etats-Unis, tout comme d'autres recours de dernière minute.

Les avocats de Corey Johnson plaident notamment qu'il est très limité intellectuellement ce qui, selon eux, interdit de l'exécuter.

Ceux de Dustin Higgs font remarquer que l'auteur des tirs ayant tué les jeunes femmes a été condamné à la réclusion à perpétuité, une différence de traitement qui selon eux illustre l'iniquité de la peine capitale.

La Cour suprême a toutefois été profondément remaniée par Donald Trump et compte désormais six juges conservateurs sur neuf qui, depuis des mois, ont systématiquement accordé leur feu vert à l'administration républicaine dans les dossiers de peine capitale.

- "Déshonneur" -

Le président républicain, un fervent partisan de la peine de mort, comme ses électeurs les plus conservateurs, a pour sa part ignoré toutes les demandes de clémence qui lui ont été adressées par des condamnés.

A contre-courant des Etats qui ont suspendu les exécutions depuis le début de la pandémie pour minimiser les risques de propagation du virus, son administration a renoué en juillet, après 17 ans de pause, avec les exécutions fédérales et les enchaîne depuis à un rythme jamais vu.

Onze Américains ont reçu depuis l'été des injections létales à Terre-Haute, dont, pour la première fois en près de 70 ans, une femme, exécutée mardi malgré les doutes sur sa santé mentale.

Le président élu Joe Biden, qui prêtera serment mercredi, est opposé à la peine de mort et a promis de travailler avec le Congrès pour tenter de l'abolir au niveau fédéral.

Des parlementaires démocrates ont introduit lundi une proposition de loi en ce sens. Leur parti ayant repris le contrôle du Sénat, elle pourrait être adoptée.

Les efforts de l'administration républicaine pour procéder aux exécutions si près du transfert de pouvoir ont suscité de vives critiques parmi les défenseurs des droits de l'Homme.

"Vendredi aurait été le 92e anniversaire de mon père et rien ne déshonorerait autant son héritage que ces exécutions, si elles ont lieu", a ainsi écrit Martin Luther King III, le fils du leader du mouvement des droits civiques assassiné en 1968, dans le Washington Post.

"Trop de vies noires ont été perdues l'année dernière à cause des violences policières et de la pandémie", a-t-il ajouté, en soulignant les fortes disparités raciales dans les couloirs de la mort fédéraux, où plus de la moitié des détenus sont des personnes de couleur. "Le gouvernement fédéral ne doit pas prendre, inutilement, deux vies noires de plus."]]>
https://www.peinedemort.org/document/11175 Thu, 14 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Le rapporteur sur la peine de mort exprime son profond regret concernant l'exécution fédérale de Lisa Montgomery aux Etats-Unis https://www.peinedemort.org/document/11180 Vladimir Vardanyan (Arménie, PPE/DC), rapporteur général de l'APCE sur l'abolition de la peine de mort, a exprimé son profond regret concernant l'exécution mercredi aux Etats-Unis de Lisa Montgomery au niveau fédéral. « Malgré toute ma compassion à l'égard des personnes touchées par ce crime, je suis vivement consterné par l'exécution au niveau fédéral de la première femme depuis près de sept décennies. Il est d'autant plus déplorable que cette exécution ait été effectuée malgré les indications selon lesquelles Lisa Montgomery pourrait avoir souffert d'une maladie mentale », a déclaré M. Vardanyan. « Mme Montgomery était la onzième prisonnière fédérale à être exécutée, suite à la décision du gouvernement fédéral américain de juillet 2020 de reprendre les exécutions après un moratoire de facto de 17 ans. Je suis profondément déçu par cette décision, qui va à l'encontre de la tendance abolitionniste croissante dans différents États américains, comme en témoigne en 2020 le nombre d'exécutions le plus faible en 37 ans ». « La peine de mort est toujours un châtiment cruel et inhumain, quel que soit le crime, et elle ne devrait plus être appliquée dans des États démocratiques qui respectent les droits de l'homme. L'adoption de la 8ème résolution appelant à un « moratoire sur l'application de la peine de mort » par l'Assemblée générale des Nations unies le 16 décembre 2020 reflète l'élan croissant en faveur de l'abolition de cette peine dans le monde entier », a-t-il déclaré. « J'appelle donc les autorités fédérales des États-Unis, en tant qu'État observateur auprès du Conseil de l'Europe, à ne plus procéder à de nouvelles exécutions. Je les encourage aussi vivement à réévaluer au niveau politique la possibilité de supprimer totalement la peine de mort en tant que peine, conformément à nos valeurs communes telles qu'énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et les traités internationaux ».
« Malgré toute ma compassion à l'égard des personnes touchées par ce crime, je suis vivement consterné par l'exécution au niveau fédéral de la première femme depuis près de sept décennies. Il est d'autant plus déplorable que cette exécution ait été effectuée malgré les indications selon lesquelles Lisa Montgomery pourrait avoir souffert d'une maladie mentale », a déclaré M. Vardanyan.

« Mme Montgomery était la onzième prisonnière fédérale à être exécutée, suite à la décision du gouvernement fédéral américain de juillet 2020 de reprendre les exécutions après un moratoire de facto de 17 ans. Je suis profondément déçu par cette décision, qui va à l'encontre de la tendance abolitionniste croissante dans différents États américains, comme en témoigne en 2020 le nombre d'exécutions le plus faible en 37 ans ».

« La peine de mort est toujours un châtiment cruel et inhumain, quel que soit le crime, et elle ne devrait plus être appliquée dans des États démocratiques qui respectent les droits de l'homme. L'adoption de la 8ème résolution appelant à un « moratoire sur l'application de la peine de mort » par l'Assemblée générale des Nations unies le 16 décembre 2020 reflète l'élan croissant en faveur de l'abolition de cette peine dans le monde entier », a-t-il déclaré.

« J'appelle donc les autorités fédérales des États-Unis, en tant qu'État observateur auprès du Conseil de l'Europe, à ne plus procéder à de nouvelles exécutions. Je les encourage aussi vivement à réévaluer au niveau politique la possibilité de supprimer totalement la peine de mort en tant que peine, conformément à nos valeurs communes telles qu'énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et les traités internationaux ».]]>
https://www.peinedemort.org/document/11180 Thu, 14 Jan 2021 00:00:00 +0000 Conseil de l'Europe
La Cour suprême autorise l'administration Trump à exécuter une femme https://www.peinedemort.org/document/11171 La Cour suprême des Etats-Unis a donné, dans la nuit de mardi à mercredi, son feu vert à la première exécution fédérale d'une femme en près de 70 ans, qui sera l'un des derniers actes de la présidence de Donald Trump. La haute Cour a refusé à minuit (05H00 GMT) d'ultimes recours déposés par les avocats de Lisa Montgomery, 52 ans, malgré le désaccord de ses trois magistrats progressistes. Détenue dans un pénitencier fédéral à Terre-Haute, dans l'Indiana, elle devrait donc recevoir dans la nuit une injection létale. En 2004, elle a tué une femme enceinte de huit mois afin de lui voler son foetus. Dans l'incapacité d'avoir un nouvel enfant, elle avait repéré sa victime, une éleveuse de chiens, sur internet et s'était présentée à son domicile dans le Missouri sous prétexte de lui acheter un terrier. Sur place, elle l'avait étranglée, lui avait ouvert l'utérus, avait pris le bébé -- qui a survécu -- avant de l'abandonner dans une mare de sang. Sans nier la gravité de son crime, ses avocats avaient souligné qu'elle souffrait de troubles mentaux sévères, conséquences de violences et viols en réunion subis dans son enfance. Lundi soir, un juge fédéral avait ordonné de surseoir à son exécution, le temps d'évaluer son état mental. "Mme Montgomery est si éloignée de la réalité qu'elle ne peut pas comprendre rationnellement le motif de l'administration pour son exécution", avait estimé le juge Patrick Hanlon. Une cour d'appel, saisie par le ministère de la Justice, avait toutefois annulé cette décision mardi, et la Cour suprême, profondément remaniée par Donald Trump, a validé sa décision. Le temple du Droit américain, qui avait été saisi de deux autres recours distinct, a à chaque fois donné raison aux avocats du gouvernement. Fervent partisan de la peine capitale, comme ses électeurs les plus conservateurs, Donald Trump a par ailleurs ignoré une demande de clémence adressée par les soutiens de Lisa Montgomery. - "Course folle" - Malgré le recul de la peine capitale aux Etats-Unis et dans le monde, son administration a renoué en juillet, après 17 ans de pause, avec les exécutions fédérales et les enchaîne depuis à un rythme jamais vu. Dix Américains ont reçu depuis l'été des injections létales à Terre-Haute et l'administration Trump prévoit, outre Mme Montgomery, d'exécuter deux hommes noirs cette semaine: Corey Johnson jeudi et Dustin Higgs vendredi. Là encore, une bataille judiciaire féroce est engagée. Un tribunal fédéral a décidé mardi de reporter leur exécution de plusieurs semaines au motif qu'ils ont été contaminés par le Covid-19. D'anciens gardiens de prison ont de leur côté demandé au ministère de la Justice de reporter ces exécutions "jusqu'à ce que le personnel pénitencier soit vacciné" contre ce virus. Entre les bourreaux, les gardiens, les témoins, les avocats... une exécution mobilise des dizaines de personnes dans un environnement clos, propice à la propagation du virus. Pour cette raison, les Etats américains, y compris le très répressif Texas, ont suspendu les exécutions depuis des mois. A contre-courant, l'administration de Donald Trump a au contraire affiché sa détermination à procéder au maximum d'exécutions, avant de quitter le pouvoir. "Dans les dernières heures de la présidence Trump, il y a une course folle pour exécuter des gens qui sont dans les couloirs de la mort depuis des années voire des décennies. C'est insensé", a dénoncé sur NPR le sénateur démocrate Dick Durbin, en annonçant l'introduction d'une loi visant à mettre un terme aux exécutions fédérales. Les démocrates ayant repris le contrôle du Sénat, il est possible qu'elle soit adoptée une fois que Joe Biden aura pris ses fonctions. Le président élu, qui prêtera serment le 20 janvier, est un opposant à la peine capitale et a promis de travailler avec le Congrès pour l'interdire au niveau fédéral.
La haute Cour a refusé à minuit (05H00 GMT) d'ultimes recours déposés par les avocats de Lisa Montgomery, 52 ans, malgré le désaccord de ses trois magistrats progressistes.

Détenue dans un pénitencier fédéral à Terre-Haute, dans l'Indiana, elle devrait donc recevoir dans la nuit une injection létale.

En 2004, elle a tué une femme enceinte de huit mois afin de lui voler son foetus.

Dans l'incapacité d'avoir un nouvel enfant, elle avait repéré sa victime, une éleveuse de chiens, sur internet et s'était présentée à son domicile dans le Missouri sous prétexte de lui acheter un terrier.

Sur place, elle l'avait étranglée, lui avait ouvert l'utérus, avait pris le bébé -- qui a survécu -- avant de l'abandonner dans une mare de sang.

Sans nier la gravité de son crime, ses avocats avaient souligné qu'elle souffrait de troubles mentaux sévères, conséquences de violences et viols en réunion subis dans son enfance.

Lundi soir, un juge fédéral avait ordonné de surseoir à son exécution, le temps d'évaluer son état mental. "Mme Montgomery est si éloignée de la réalité qu'elle ne peut pas comprendre rationnellement le motif de l'administration pour son exécution", avait estimé le juge Patrick Hanlon.

Une cour d'appel, saisie par le ministère de la Justice, avait toutefois annulé cette décision mardi, et la Cour suprême, profondément remaniée par Donald Trump, a validé sa décision.

Le temple du Droit américain, qui avait été saisi de deux autres recours distinct, a à chaque fois donné raison aux avocats du gouvernement.

Fervent partisan de la peine capitale, comme ses électeurs les plus conservateurs, Donald Trump a par ailleurs ignoré une demande de clémence adressée par les soutiens de Lisa Montgomery.


- "Course folle" -

Malgré le recul de la peine capitale aux Etats-Unis et dans le monde, son administration a renoué en juillet, après 17 ans de pause, avec les exécutions fédérales et les enchaîne depuis à un rythme jamais vu.

Dix Américains ont reçu depuis l'été des injections létales à Terre-Haute et l'administration Trump prévoit, outre Mme Montgomery, d'exécuter deux hommes noirs cette semaine: Corey Johnson jeudi et Dustin Higgs vendredi.

Là encore, une bataille judiciaire féroce est engagée. Un tribunal fédéral a décidé mardi de reporter leur exécution de plusieurs semaines au motif qu'ils ont été contaminés par le Covid-19.

D'anciens gardiens de prison ont de leur côté demandé au ministère de la Justice de reporter ces exécutions "jusqu'à ce que le personnel pénitencier soit vacciné" contre ce virus.

Entre les bourreaux, les gardiens, les témoins, les avocats... une exécution mobilise des dizaines de personnes dans un environnement clos, propice à la propagation du virus. Pour cette raison, les Etats américains, y compris le très répressif Texas, ont suspendu les exécutions depuis des mois.

A contre-courant, l'administration de Donald Trump a au contraire affiché sa détermination à procéder au maximum d'exécutions, avant de quitter le pouvoir.

"Dans les dernières heures de la présidence Trump, il y a une course folle pour exécuter des gens qui sont dans les couloirs de la mort depuis des années voire des décennies. C'est insensé", a dénoncé sur NPR le sénateur démocrate Dick Durbin, en annonçant l'introduction d'une loi visant à mettre un terme aux exécutions fédérales.

Les démocrates ayant repris le contrôle du Sénat, il est possible qu'elle soit adoptée une fois que Joe Biden aura pris ses fonctions.

Le président élu, qui prêtera serment le 20 janvier, est un opposant à la peine capitale et a promis de travailler avec le Congrès pour l'interdire au niveau fédéral.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11171 Wed, 13 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: première exécution fédérale d'une femme en près de 70 ans https://www.peinedemort.org/document/11173 Les Etats-Unis ont procédé mercredi à la première exécution fédérale d'une femme en près de 70 ans, qui sera l'un des derniers actes de la présidence de Donald Trump. "Lisa Montgomery, 52 ans, a été exécutée au pénitencier fédéral de Terre-Haute" dans l'Indiana, a annoncé dans un communiqué le ministère de la Justice. Sa mort, causée par une injection létale, a été constatée à 01H31 (06H31 GMT). La Cour suprême avait auparavant donné son feu vert à l'exécution dans la nuit, rejetant les ultimes recours des avocats de la condamnée malgré le désaccord de trois magistrats progressistes. En 2004, Lisa Montgomery avait tué une femme enceinte de huit mois afin de lui voler son foetus. Dans l'incapacité d'avoir un nouvel enfant, elle avait repéré sa victime, une éleveuse de chiens, sur internet et s'était présentée à son domicile dans le Missouri sous prétexte de lui acheter un terrier. Sur place, elle l'avait étranglée, lui avait ouvert l'utérus, avait pris le bébé -- qui a survécu -- avant de l'abandonner dans une mare de sang. Sans nier la gravité de son crime, ses avocats avaient souligné qu'elle souffrait de troubles mentaux sévères, conséquences de violences et viols en réunion subis dans son enfance. Elle avait été condamnée à mort en 2007 dans le Missouri. Lundi soir, un juge fédéral avait ordonné de surseoir à son exécution, le temps d'évaluer son état mental. "Mme Montgomery est si éloignée de la réalité qu'elle ne peut pas comprendre rationnellement le motif de l'administration pour son exécution", avait estimé le juge Patrick Hanlon. Une cour d'appel, saisie par le ministère de la Justice, avait toutefois annulé cette décision mardi et la Cour suprême, profondément remaniée par Donald Trump, a validé sa décision. Le temple du Droit américain, qui avait été saisi de deux autres recours distinct, a à chaque fois donné raison aux avocats du gouvernement. Les dernières exécutions fédérales de femmes remontent à 1953, celles de Bonnie Brown Heady pour enlèvement et meurtre et d'Ethel Rosenberg de la même année pour espionnage, rappellent les médias américains. Fervent partisan de la peine capitale, comme ses électeurs les plus conservateurs, Donald Trump a par ailleurs ignoré une demande de clémence adressée par les soutiens de Lisa Montgomery. L'avocate de Lisa Montgomery, Kelley Henry, a qualifié cette nouvelle exécution de "vicieuse, évoquant dans un communiqué "la soif de sang d'une administration en faillite". - "Course folle" - Malgré le recul de la peine capitale aux Etats-Unis et dans le monde, son administration a renoué en juillet, après 17 ans de pause, avec les exécutions fédérales et les enchaîne depuis à un rythme jamais vu. Dix Américains ont reçu depuis l'été des injections létales à Terre-Haute et l'administration Trump prévoit, outre Mme Montgomery, d'exécuter deux hommes noirs cette semaine: Corey Johnson jeudi et Dustin Higgs vendredi. Là encore, une bataille judiciaire féroce est engagée. Un tribunal fédéral a décidé mardi de reporter leur exécution de plusieurs semaines au motif qu'ils ont été contaminés par le Covid-19. D'anciens gardiens de prison ont de leur côté demandé au ministère de la Justice de reporter ces exécutions "jusqu'à ce que le personnel pénitencier soit vacciné" contre ce virus. Entre les bourreaux, les gardiens, les témoins, les avocats... une exécution mobilise des dizaines de personnes dans un environnement clos, propice à la propagation du virus. Pour cette raison, les Etats américains, y compris le très répressif Texas, ont suspendu les exécutions depuis des mois. A contre-courant, l'administration de Donald Trump a au contraire affiché sa détermination à procéder au maximum d'exécutions, avant de quitter le pouvoir. "Dans les dernières heures de la présidence Trump, il y a une course folle pour exécuter des gens qui sont dans les couloirs de la mort depuis des années voire des décennies. C'est insensé", a dénoncé sur NPR le sénateur démocrate Dick Durbin, en annonçant l'introduction d'une loi visant à mettre un terme aux exécutions fédérales. Les démocrates ayant repris le contrôle du Sénat, il est possible qu'elle soit adoptée une fois que Joe Biden aura pris ses fonctions. Le président élu, qui prêtera serment le 20 janvier, est un opposant à la peine capitale et a promis de travailler avec le Congrès pour l'interdire au niveau fédéral.
"Lisa Montgomery, 52 ans, a été exécutée au pénitencier fédéral de Terre-Haute" dans l'Indiana, a annoncé dans un communiqué le ministère de la Justice. Sa mort, causée par une injection létale, a été constatée à 01H31 (06H31 GMT).

La Cour suprême avait auparavant donné son feu vert à l'exécution dans la nuit, rejetant les ultimes recours des avocats de la condamnée malgré le désaccord de trois magistrats progressistes.

En 2004, Lisa Montgomery avait tué une femme enceinte de huit mois afin de lui voler son foetus.

Dans l'incapacité d'avoir un nouvel enfant, elle avait repéré sa victime, une éleveuse de chiens, sur internet et s'était présentée à son domicile dans le Missouri sous prétexte de lui acheter un terrier.

Sur place, elle l'avait étranglée, lui avait ouvert l'utérus, avait pris le bébé -- qui a survécu -- avant de l'abandonner dans une mare de sang.

Sans nier la gravité de son crime, ses avocats avaient souligné qu'elle souffrait de troubles mentaux sévères, conséquences de violences et viols en réunion subis dans son enfance. Elle avait été condamnée à mort en 2007 dans le Missouri.

Lundi soir, un juge fédéral avait ordonné de surseoir à son exécution, le temps d'évaluer son état mental.

"Mme Montgomery est si éloignée de la réalité qu'elle ne peut pas comprendre rationnellement le motif de l'administration pour son exécution", avait estimé le juge Patrick Hanlon.

Une cour d'appel, saisie par le ministère de la Justice, avait toutefois annulé cette décision mardi et la Cour suprême, profondément remaniée par Donald Trump, a validé sa décision.

Le temple du Droit américain, qui avait été saisi de deux autres recours distinct, a à chaque fois donné raison aux avocats du gouvernement.

Les dernières exécutions fédérales de femmes remontent à 1953, celles de Bonnie Brown Heady pour enlèvement et meurtre et d'Ethel Rosenberg de la même année pour espionnage, rappellent les médias américains.

Fervent partisan de la peine capitale, comme ses électeurs les plus conservateurs, Donald Trump a par ailleurs ignoré une demande de clémence adressée par les soutiens de Lisa Montgomery.

L'avocate de Lisa Montgomery, Kelley Henry, a qualifié cette nouvelle exécution de "vicieuse, évoquant dans un communiqué "la soif de sang d'une administration en faillite".

- "Course folle" -

Malgré le recul de la peine capitale aux Etats-Unis et dans le monde, son administration a renoué en juillet, après 17 ans de pause, avec les exécutions fédérales et les enchaîne depuis à un rythme jamais vu.

Dix Américains ont reçu depuis l'été des injections létales à Terre-Haute et l'administration Trump prévoit, outre Mme Montgomery, d'exécuter deux hommes noirs cette semaine: Corey Johnson jeudi et Dustin Higgs vendredi.

Là encore, une bataille judiciaire féroce est engagée. Un tribunal fédéral a décidé mardi de reporter leur exécution de plusieurs semaines au motif qu'ils ont été contaminés par le Covid-19.

D'anciens gardiens de prison ont de leur côté demandé au ministère de la Justice de reporter ces exécutions "jusqu'à ce que le personnel pénitencier soit vacciné" contre ce virus.

Entre les bourreaux, les gardiens, les témoins, les avocats... une exécution mobilise des dizaines de personnes dans un environnement clos, propice à la propagation du virus. Pour cette raison, les Etats américains, y compris le très répressif Texas, ont suspendu les exécutions depuis des mois.

A contre-courant, l'administration de Donald Trump a au contraire affiché sa détermination à procéder au maximum d'exécutions, avant de quitter le pouvoir.

"Dans les dernières heures de la présidence Trump, il y a une course folle pour exécuter des gens qui sont dans les couloirs de la mort depuis des années voire des décennies. C'est insensé", a dénoncé sur NPR le sénateur démocrate Dick Durbin, en annonçant l'introduction d'une loi visant à mettre un terme aux exécutions fédérales.

Les démocrates ayant repris le contrôle du Sénat, il est possible qu'elle soit adoptée une fois que Joe Biden aura pris ses fonctions.

Le président élu, qui prêtera serment le 20 janvier, est un opposant à la peine capitale et a promis de travailler avec le Congrès pour l'interdire au niveau fédéral.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11173 Wed, 13 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Maroc : le meurtrier d'Adnane, 11 ans, écope de la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/11181 La justice marocaine a condamné mercredi un homme de 24 ans à la peine capitale après l'avoir reconnu coupable du meurtre et du viol d'un garçon de onze ans, une affaire qui avait secoué l'opinion publique marocaine et jusqu'ici en Belgique. "Le tribunal a été convaincu de l'implication du principal accusé dans le crime de meurtre avec préméditation, associé à l'enlèvement, la séquestration et le détournement de mineur", indique l'agence officielle MAP. Le corps du jeune Adnane a été retrouvé en septembre, cinq jours après sa disparition dans le quartier populaire de Tanger où il vivait. L'enquête a débouché sur l'arrestation d'un ouvrier qui avait envoyé aux parents un message de demande de rançon pour faire croire à un enlèvement. L'homme a été accusé d'avoir emmené le garçon dans l'appartement qu'il louait, de l'avoir agressé sexuellement puis tué avant de l'enterrer à proximité. Ses colocataires ont été condamnés mercredi à quatre mois de prison pour "non-dénonciation de crime", précise la MAP. La peine capitale est toujours en vigueur dans le royaume mais n'est plus appliquée depuis 1993. Un total de 74 personnes condamnées à la peine capitale se trouvaient en prison fin 2020, selon le Conseil national des droits de l'homme. Entre 2000 et 2019, 119 condamnés à mort ont bénéficié d'une grâce royale et leurs peines ont été commuées en prison à perpétuité ou en peines à durée déterminée, selon la même source. Les appels à exécution ressurgissent quand certaines affaires mobilisent l'opinion publique, comme celle du petit Adnane qui avait suscité un débat national sur la question, avec des pétitions demandant "justice". L'affaire avait aussi relancé le débat sur la protection de l'enfance dans un pays régulièrement marqué par des affaires de pédophilie. Des ONG dénoncent depuis longtemps des condamnations qu'elles jugent trop clémentes, appelant à renforcer la lutte contre les prédateurs sexuels. La libération sous caution en juin 2020 d'un homme soupçonné d'avoir violé une fillette de 6 ans avait soulevé de vives protestations et conduit à son retour en détention provisoire. A l'été 2013, la grâce royale un temps accordée par erreur à un pédophile espagnol avait déclenché une polémique violente et d'importantes manifestations.

Le corps du jeune Adnane a été retrouvé en septembre, cinq jours après sa disparition dans le quartier populaire de Tanger où il vivait. L'enquête a débouché sur l'arrestation d'un ouvrier qui avait envoyé aux parents un message de demande de rançon pour faire croire à un enlèvement.

L'homme a été accusé d'avoir emmené le garçon dans l'appartement qu'il louait, de l'avoir agressé sexuellement puis tué avant de l'enterrer à proximité. Ses colocataires ont été condamnés mercredi à quatre mois de prison pour "non-dénonciation de crime", précise la MAP.

La peine capitale est toujours en vigueur dans le royaume mais n'est plus appliquée depuis 1993.

Un total de 74 personnes condamnées à la peine capitale se trouvaient en prison fin 2020, selon le Conseil national des droits de l'homme.

Entre 2000 et 2019, 119 condamnés à mort ont bénéficié d'une grâce royale et leurs peines ont été commuées en prison à perpétuité ou en peines à durée déterminée, selon la même source.

Les appels à exécution ressurgissent quand certaines affaires mobilisent l'opinion publique, comme celle du petit Adnane qui avait suscité un débat national sur la question, avec des pétitions demandant "justice".


L'affaire avait aussi relancé le débat sur la protection de l'enfance dans un pays régulièrement marqué par des affaires de pédophilie. Des ONG dénoncent depuis longtemps des condamnations qu'elles jugent trop clémentes, appelant à renforcer la lutte contre les prédateurs sexuels.

La libération sous caution en juin 2020 d'un homme soupçonné d'avoir violé une fillette de 6 ans avait soulevé de vives protestations et conduit à son retour en détention provisoire.

A l'été 2013, la grâce royale un temps accordée par erreur à un pédophile espagnol avait déclenché une polémique violente et d'importantes manifestations.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11181 Wed, 13 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: sursis pour une femme qui devait être exécutée https://www.peinedemort.org/document/11170 Un juge a accordé lundi un sursis à une Américaine qui devait devenir mardi la première femme à être exécutée par les autorités fédérales depuis 70 ans. Détenue dans un pénitencier fédéral à Terre-Haute dans l'Indiana, Lisa Montgomery, 52 ans, devait recevoir une injection létale dans la soirée de mardi, seize ans après avoir tué une femme enceinte afin de lui voler son foetus. Mais le juge James Hanlon du district Sud de l'Indiana a ordonné lundi de surseoir à son exécution. Les avocats de la condamnée ont fait valoir que Lisa Montgomery n'était pas dans un état mental compatible avec son exécution. Elle souffre de troubles mentaux en raison de viols en réunion et de violences subis dans son enfance. "Les informations présentées à la Cour contiennent de nombreuses preuves que l'état mental actuel de Mme Montgomery est si éloigné de la réalité qu'elle ne peut pas comprendre rationnellement le motif du gouvernement pour son exécution", a écrit le juge dans sa décision. Le juge Hanlon a indiqué que le tribunal fixerait une date pour une audience ultérieure destinée à évaluer l'état mental de Lisa Montgomery. En 2004, incapable d'avoir un nouvel enfant, Lisa Montgomery avait repéré sur internet sa victime, une éleveuse de chiens, et s'était présentée à son domicile dans le Missouri sous prétexte de lui acheter un terrier. Elle l'avait alors étranglée, lui avait ouvert l'utérus et avait pris le bébé, qui a survécu. Elle avait été condamnée à mort en 2007. Si elle était exécutée, elle serait la première femme exécutée par les autorités fédérales américaines depuis 1953. Ses avocats ont adressé la semaine dernière une demande de clémence au président Donald Trump, qui n'a jusqu'ici pas donné suite à leur requête.
Détenue dans un pénitencier fédéral à Terre-Haute dans l'Indiana, Lisa Montgomery, 52 ans, devait recevoir une injection létale dans la soirée de mardi, seize ans après avoir tué une femme enceinte afin de lui voler son foetus.

Mais le juge James Hanlon du district Sud de l'Indiana a ordonné lundi de surseoir à son exécution.

Les avocats de la condamnée ont fait valoir que Lisa Montgomery n'était pas dans un état mental compatible avec son exécution. Elle souffre de troubles mentaux en raison de viols en réunion et de violences subis dans son enfance.

"Les informations présentées à la Cour contiennent de nombreuses preuves que l'état mental actuel de Mme Montgomery est si éloigné de la réalité qu'elle ne peut pas comprendre rationnellement le motif du gouvernement pour son exécution", a écrit le juge dans sa décision.

Le juge Hanlon a indiqué que le tribunal fixerait une date pour une audience ultérieure destinée à évaluer l'état mental de Lisa Montgomery.

En 2004, incapable d'avoir un nouvel enfant, Lisa Montgomery avait repéré sur internet sa victime, une éleveuse de chiens, et s'était présentée à son domicile dans le Missouri sous prétexte de lui acheter un terrier.

Elle l'avait alors étranglée, lui avait ouvert l'utérus et avait pris le bébé, qui a survécu.

Elle avait été condamnée à mort en 2007. Si elle était exécutée, elle serait la première femme exécutée par les autorités fédérales américaines depuis 1953.

Ses avocats ont adressé la semaine dernière une demande de clémence au président Donald Trump, qui n'a jusqu'ici pas donné suite à leur requête.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11170 Tue, 12 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Jordanie: peine de mort pour l'auteur d'une attaque qui avait notamment blessé une Suissesse https://www.peinedemort.org/document/11182 La cour de sûreté de l'Etat en Jordanie a condamné mardi à la peine de mort par pendaison un Jordanien pour avoir poignardé en 2019 huit personnes, parmi lesquelles des touristes étrangers. Une Suissesse avait notamment été blessée. Huit personnes, dont trois touristes mexicains et une Suissesse, avaient été blessées en novembre 2019 dans une attaque au couteau à Jerash, célèbre site archéologique du nord de la Jordanie. Moustafa Abourouis, 24 ans, a été condamné «à mort par pendaison pour l'attaque terroriste au couteau contre des touristes», a annoncé la cour, dont les verdicts sont définitifs. Le condamné est un Jordanien d'origine palestinienne qui résidait dans le camp de réfugiés de Souf, à Jerash (50 kilomètres au nord d'Amman), où vivent environ 20'000 personnes. Le 6 novembre 2019, outre les quatre touristes, il avait poignardé quatre Jordaniens, dont un guide touristique. Les services de sécurité l'avaient arrêté immédiatement après l'attaque, et le 26 janvier 2020, la cour de sûreté de l'Etat l'avait inculpé de «terrorisme».
Huit personnes, dont trois touristes mexicains et une Suissesse, avaient été blessées en novembre 2019 dans une attaque au couteau à Jerash, célèbre site archéologique du nord de la Jordanie.

Moustafa Abourouis, 24 ans, a été condamné «à mort par pendaison pour l'attaque terroriste au couteau contre des touristes», a annoncé la cour, dont les verdicts sont définitifs.

Le condamné est un Jordanien d'origine palestinienne qui résidait dans le camp de réfugiés de Souf, à Jerash (50 kilomètres au nord d'Amman), où vivent environ 20'000 personnes.

Le 6 novembre 2019, outre les quatre touristes, il avait poignardé quatre Jordaniens, dont un guide touristique.

Les services de sécurité l'avaient arrêté immédiatement après l'attaque, et le 26 janvier 2020, la cour de sûreté de l'Etat l'avait inculpé de «terrorisme».]]>
https://www.peinedemort.org/document/11182 Tue, 12 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence Télégraphique Suisse - ATS
Peine de mort pour l'auteur d'une attaque contre des touristes étrangers https://www.peinedemort.org/document/11183 La cour de sûreté de l'Etat en Jordanie a condamné mardi à la peine de mort par pendaison un Jordanien pour avoir poignardé en 2019 huit personnes, dont des touristes étrangers. Quatre Jordaniens, dont un guide touristique, et trois touristes mexicains et une Suisse, avaient été blessées le 6 novembre 2019 dans une attaque au couteau à Jerash, célèbre site archéologique du nord de la Jordanie. Moustafa Abourouis, 24 ans, a été condamné "à mort par pendaison pour l'attaque terroriste au couteau" contre les touristes, a annoncé la cour, dont les verdicts sont définitifs. Le condamné est un Jordanien d'origine palestinienne qui résidait dans le camp de réfugiés de Souf à Jerash (50 kilomètres au nord d'Amman), où vivent environ 20.000 personnes. Les services de sécurité l'avaient arrêté immédiatement après l'attaque et le 26 janvier 2020, la Cour de sûreté de l'Etat l'avait inculpé de "terrorisme". L'acte d'accusation indiquait à l'époque qu'Abourouis avait "adhéré à l'idéologie du gang terroriste Daech" (acronyme en arabe du groupe jihadiste Etat islamique, EI). Il était "en contact avec l'un des membres de cette organisation en Syrie" qui lui avait donné le feu vert pour cibler des étrangers dans la région. Mais cette attaque n'a pas été formellement revendiquée. Deux Jordaniens d'une vingtaine d'années étaient jugés pour complicité dans le cadre de cette affaire. La cour de sûreté de l'Etat a condamné mardi l'un à la réclusion à perpétuité avec travaux forcés et l'autre à sept ans de travaux forcés. L'attaque de Jerash n'était pas la première visant des sites touristiques en Jordanie. En décembre 2016, Karak, réputée pour sa citadelle croisée du XIIe siècle et située à 120 km au sud d'Amman, avait été le théâtre d'une attaque meurtrière ayant fait 10 morts. Sept policiers, deux civils jordaniens et une touriste canadienne avaient été tués et 34 personnes blessées. L'attentat avait été revendiqué par l'EI et fait craindre des répercussions sur le tourisme, un secteur clé de l'économie qui tentait de se relever après des années de crise en raison notamment de l'instabilité régionale. Dix personnes avaient été condamnées pour cette attaque, dont deux à mort. La Jordanie, qui compte près de onze millions d'habitants, est réputée pour ses vestiges, parmi les plus importants du Proche-Orient, comme la ville nabatéenne de Petra ou le temple romain de Jerash. Le désert du Wadi Rum et la mer Morte figurent aussi parmi ses attractions touristiques. Le tourisme est l'une des principales ressources du royaume, en contribuant à hauteur de 14% au PIB. L'économie jordanienne a subi de plein fouet l'impact combiné du conflit en Syrie, depuis 2011, et du nouveau coronavirus. Dépourvu de ressources naturelles et très dépendant d'aides étrangères, le royaume fait face à un taux de chômage de 18,5%, et 20% de la population vit à la limite du seuil de pauvreté. Ces dernières années, la Jordanie a été le théâtre de manifestations contre les mesures d'austérité, menées par les jeunes, particulièrement touchés par le chômage.
Quatre Jordaniens, dont un guide touristique, et trois touristes mexicains et une Suisse, avaient été blessées le 6 novembre 2019 dans une attaque au couteau à Jerash, célèbre site archéologique du nord de la Jordanie.

Moustafa Abourouis, 24 ans, a été condamné "à mort par pendaison pour l'attaque terroriste au couteau" contre les touristes, a annoncé la cour, dont les verdicts sont définitifs. Le condamné est un Jordanien d'origine palestinienne qui résidait dans le camp de réfugiés de Souf à Jerash (50 kilomètres au nord d'Amman), où vivent environ 20.000 personnes. Les services de sécurité l'avaient arrêté immédiatement après l'attaque et le 26 janvier 2020, la Cour de sûreté de l'Etat l'avait inculpé de "terrorisme". L'acte d'accusation indiquait à l'époque qu'Abourouis avait "adhéré à l'idéologie du gang terroriste Daech" (acronyme en arabe du groupe jihadiste Etat islamique, EI). Il était "en contact avec l'un des membres de cette organisation en Syrie" qui lui avait donné le feu vert pour cibler des étrangers dans la région. Mais cette attaque n'a pas été formellement revendiquée.

Deux Jordaniens d'une vingtaine d'années étaient jugés pour complicité dans le cadre de cette affaire. La cour de sûreté de l'Etat a condamné mardi l'un à la réclusion à perpétuité avec travaux forcés et l'autre à sept ans de travaux forcés.

L'attaque de Jerash n'était pas la première visant des sites touristiques en Jordanie. En décembre 2016, Karak, réputée pour sa citadelle croisée du XIIe siècle et située à 120 km au sud d'Amman, avait été le théâtre d'une attaque meurtrière ayant fait 10 morts. Sept policiers, deux civils jordaniens et une touriste canadienne avaient été tués et 34 personnes blessées.

L'attentat avait été revendiqué par l'EI et fait craindre des répercussions sur le tourisme, un secteur clé de l'économie qui tentait de se relever après des années de crise en raison notamment de l'instabilité régionale. Dix personnes avaient été condamnées pour cette attaque, dont deux à mort.

La Jordanie, qui compte près de onze millions d'habitants, est réputée pour ses vestiges, parmi les plus importants du Proche-Orient, comme la ville nabatéenne de Petra ou le temple romain de Jerash. Le désert du Wadi Rum et la mer Morte figurent aussi parmi ses attractions touristiques. Le tourisme est l'une des principales ressources du royaume, en contribuant à hauteur de 14% au PIB. L'économie jordanienne a subi de plein fouet l'impact combiné du conflit en Syrie, depuis 2011, et du nouveau coronavirus.

Dépourvu de ressources naturelles et très dépendant d'aides étrangères, le royaume fait face à un taux de chômage de 18,5%, et 20% de la population vit à la limite du seuil de pauvreté. Ces dernières années, la Jordanie a été le théâtre de manifestations contre les mesures d'austérité, menées par les jeunes, particulièrement touchés par le chômage.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11183 Tue, 12 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Une Américaine, qui doit être exécuté le 12 janvier, demande la clémence de Trump https://www.peinedemort.org/document/11168 Les défenseurs d'une Américaine qui doit être exécutée la semaine prochaine ont adressé mardi en son nom une demande de clémence au président Donald Trump, arguant qu'elle a été victime de viols en réunion dans son enfance et souffre de troubles mentaux. Lisa Montgomery, condamnée à la peine capitale pour avoir tué une femme enceinte afin de lui voler son fœtus, pourrait devenir la première femme exécutée par la justice fédérale depuis 1953. Le gouvernement républicain a renoué avec les exécutions fédérales en juillet, après 17 ans de pause, et les enchaîne depuis à un rythme soutenu. Jugeant le crime de Mme Montgomery "particulièrement odieux", il a fixé au 12 janvier la date de son exécution, soit huit jours avant le départ de Donald Trump de la Maison Blanche. En 2004, elle souhaitait avoir un enfant avec son nouveau mari mais ne pouvait pas, ayant subi une ligature des trompes quelques années plus tôt. Elle avait alors repéré une femme enceinte de huit mois sur un forum de discussions et s'était présentée à son domicile dans le Missouri sous prétexte de lui acheter un chien. A la place, elle l'avait étranglée, avant de lui découper l'utérus, et l'avait abandonnée dans un bain de sang. Elle était partie avec la petite fille -- qui a survécu -- mais avait été arrêtée le lendemain. Sans nier la gravité des faits, ses proches et ses avocats ont demandé au président sortant de commuer sa peine en rétention à perpétuité. Cela "enverrait un important message (...) sur le besoin de venir en aide aux victimes de violences domestiques et d'abus sexuel", ont-ils écrit dans leur demande. Selon eux, "sa vie a été remplie d'une terreur inconcevable": elle a été victime adolescente de viols en réunion commis par son beau-père et des amis à lui, puis "vendue" à d'autres hommes par sa mère alcoolique et violente. Mariée à 18 ans à son demi-frère, elle a subi de nouveaux abus. "Elle a été brisée", "profondément transformée par ces abus" sans jamais recevoir d'aide, a commenté lors d'une conférence de presse sa demi-soeur Diane Mattingly qui, elle aussi, avait subi des viols avant d'être extraite de la famille. Elle souffre de graves problèmes mentaux, dont une dissociation de la réalité, écrivent ses défenseurs, qui estiment que cela devrait servir de "circonstances atténuantes". Le président Trump, un fervent défenseur de la peine de mort, n'a jamais accepté jusqu'ici aucune demande de clémence adressé par un condamné à mort. Deux autres exécutions fédérales sont prévues la semaine prochaine.
Lisa Montgomery, condamnée à la peine capitale pour avoir tué une femme enceinte afin de lui voler son fœtus, pourrait devenir la première femme exécutée par la justice fédérale depuis 1953.

Le gouvernement républicain a renoué avec les exécutions fédérales en juillet, après 17 ans de pause, et les enchaîne depuis à un rythme soutenu.

Jugeant le crime de Mme Montgomery "particulièrement odieux", il a fixé au 12 janvier la date de son exécution, soit huit jours avant le départ de Donald Trump de la Maison Blanche.

En 2004, elle souhaitait avoir un enfant avec son nouveau mari mais ne pouvait pas, ayant subi une ligature des trompes quelques années plus tôt.

Elle avait alors repéré une femme enceinte de huit mois sur un forum de discussions et s'était présentée à son domicile dans le Missouri sous prétexte de lui acheter un chien. A la place, elle l'avait étranglée, avant de lui découper l'utérus, et l'avait abandonnée dans un bain de sang.

Elle était partie avec la petite fille -- qui a survécu -- mais avait été arrêtée le lendemain.

Sans nier la gravité des faits, ses proches et ses avocats ont demandé au président sortant de commuer sa peine en rétention à perpétuité. Cela "enverrait un important message (...) sur le besoin de venir en aide aux victimes de violences domestiques et d'abus sexuel", ont-ils écrit dans leur demande.

Selon eux, "sa vie a été remplie d'une terreur inconcevable": elle a été victime adolescente de viols en réunion commis par son beau-père et des amis à lui, puis "vendue" à d'autres hommes par sa mère alcoolique et violente. Mariée à 18 ans à son demi-frère, elle a subi de nouveaux abus.

"Elle a été brisée", "profondément transformée par ces abus" sans jamais recevoir d'aide, a commenté lors d'une conférence de presse sa demi-soeur Diane Mattingly qui, elle aussi, avait subi des viols avant d'être extraite de la famille.

Elle souffre de graves problèmes mentaux, dont une dissociation de la réalité, écrivent ses défenseurs, qui estiment que cela devrait servir de "circonstances atténuantes".

Le président Trump, un fervent défenseur de la peine de mort, n'a jamais accepté jusqu'ici aucune demande de clémence adressé par un condamné à mort. Deux autres exécutions fédérales sont prévues la semaine prochaine.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11168 Tue, 05 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Corruption et bigamie: rare peine de mort pour un ex-grand patron en Chine https://www.peinedemort.org/document/11167 Coffres-forts, liasses de billets et tellement d'argent qu'il n'osait pas "le dépenser": un ancien grand patron a été condamné mardi en Chine à la peine capitale, un verdict exceptionnel dans le monde des affaires. Le jugement survient au moment où le pouvoir communiste serre la vis au secteur de la finance, avec l'interdiction in extremis en novembre de ce qui aurait dû être la plus grosse introduction en Bourse de l'histoire. L'ancien patron du conglomérat financier China Huarong a été condamné à mort mardi pour "corruption et bigamie", a annoncé la justice chinoise. Lai Xiaomin a été reconnu coupable d'avoir obtenu 215 millions d'euros de pots-de-vin et tenté d'en obtenir 13 millions supplémentaires. La justice lui a en outre attribué des détournements de fonds publics de 3,1 millions d'euros. Les montants étaient "extrêmement importants, les circonstances particulièrement graves et les intentions extrêmement malveillantes", a indiqué dans son jugement un tribunal de Tianjin (nord). Lai Xiaomin a également été reconnu coupable de bigamie, pour avoir "vécu longtemps avec d'autres femmes", en dehors de son mariage, dont il a eu des "enfants illégitimes". En janvier 2020, M. Lai avait fait des aveux diffusés par la télévision publique CCTV. Des images d'un appartement de Pékin, censé lui appartenir, avec coffres-forts et armoires remplies de liasses d'argent liquide, avaient alors été diffusées. Lai Xiaomin, qui avait auparavant travaillé à la banque centrale et pour le gendarme des banques, assurait ne pas avoir "dépensé un seul centime". "Je n'ai pas osé dépenser" l'argent, affirmait-il. Des images avaient également montré des voitures de luxe et des lingots d'or que l'accusé aurait acceptés comme pots-de-vin. China Huarong Asset Management est l'un des plus grands gestionnaires en Chine de créances douteuses (c'est-à-dire présentant une grande probabilité de non remboursement). Elle fait partie des quatre entreprises créées par le gouvernement en 1999 afin d'assainir le secteur bancaire. Le groupe s'est depuis diversifié dans l'investissement, les prêts et l'immobilier. - Les affaires dans le viseur - La Chine a lancé une vaste campagne anti-corruption en 2012, après l'arrivée du président Xi Jinping à la tête du Parti communiste chinois (PCC). Depuis, plus d'un million et demi de cadres du PCC ont été sanctionnés. Cette opération, populaire auprès de l'opinion, est également soupçonnée de servir à écarter les personnalités opposées à la ligne du président. L'an dernier, un ex-magnat chinois de l'immobilier, Ren Zhiqiang en a fait les frais et a été condamné à 18 ans de prison. Figure critique au sein des sphères économiques, il avait publié un article acerbe fustigeant la réponse des autorités à l'épidémie de Covid-19, apparu fin 2019 à Wuhan (centre). En novembre, le milliardaire Jack Ma, le plus célèbre homme d'affaires de Chine, a fait lui aussi face à la vindicte des autorités. Elles ont stoppé in extremis la colossale entrée en Bourse à Hong Kong du géant du paiement en ligne Ant Group, fondé par Jack Ma. L'opération aurait dû permettre de lever plus de 34 milliards de dollars et devenir la plus grosse introduction en Bourse de l'histoire. Jack Ma a pu froisser le régime communiste en critiquant publiquement les régulateurs financiers de brider l'innovation. Depuis ce faux pas, l'ancien professeur d'anglais devenu le pionnier du commerce en ligne en Chine avec son groupe Alibaba, n'a plus été vu en public. Depuis l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping, un seul haut responsable chinois a été condamné à mort. C'était en 2016 pour une affaire de meurtre. D'autres ont aussi été condamnés à la peine capitale, mais avec sursis -- la sentence n'étant en pratique jamais exécutée sur ce genre de personnalités. La Chine garde le plus secret sur les exécutions des condamnés à la peine capitale. L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty international estime que des milliers de prisonniers de droit commun sont exécutés chaque année dans le pays.
Le jugement survient au moment où le pouvoir communiste serre la vis au secteur de la finance, avec l'interdiction in extremis en novembre de ce qui aurait dû être la plus grosse introduction en Bourse de l'histoire.

L'ancien patron du conglomérat financier China Huarong a été condamné à mort mardi pour "corruption et bigamie", a annoncé la justice chinoise.

Lai Xiaomin a été reconnu coupable d'avoir obtenu 215 millions d'euros de pots-de-vin et tenté d'en obtenir 13 millions supplémentaires. La justice lui a en outre attribué des détournements de fonds publics de 3,1 millions d'euros.

Les montants étaient "extrêmement importants, les circonstances particulièrement graves et les intentions extrêmement malveillantes", a indiqué dans son jugement un tribunal de Tianjin (nord).

Lai Xiaomin a également été reconnu coupable de bigamie, pour avoir "vécu longtemps avec d'autres femmes", en dehors de son mariage, dont il a eu des "enfants illégitimes".

En janvier 2020, M. Lai avait fait des aveux diffusés par la télévision publique CCTV.

Des images d'un appartement de Pékin, censé lui appartenir, avec coffres-forts et armoires remplies de liasses d'argent liquide, avaient alors été diffusées.

Lai Xiaomin, qui avait auparavant travaillé à la banque centrale et pour le gendarme des banques, assurait ne pas avoir "dépensé un seul centime".

"Je n'ai pas osé dépenser" l'argent, affirmait-il.

Des images avaient également montré des voitures de luxe et des lingots d'or que l'accusé aurait acceptés comme pots-de-vin.

China Huarong Asset Management est l'un des plus grands gestionnaires en Chine de créances douteuses (c'est-à-dire présentant une grande probabilité de non remboursement).

Elle fait partie des quatre entreprises créées par le gouvernement en 1999 afin d'assainir le secteur bancaire. Le groupe s'est depuis diversifié dans l'investissement, les prêts et l'immobilier.

- Les affaires dans le viseur -

La Chine a lancé une vaste campagne anti-corruption en 2012, après l'arrivée du président Xi Jinping à la tête du Parti communiste chinois (PCC). Depuis, plus d'un million et demi de cadres du PCC ont été sanctionnés.

Cette opération, populaire auprès de l'opinion, est également soupçonnée de servir à écarter les personnalités opposées à la ligne du président.

L'an dernier, un ex-magnat chinois de l'immobilier, Ren Zhiqiang en a fait les frais et a été condamné à 18 ans de prison.

Figure critique au sein des sphères économiques, il avait publié un article acerbe fustigeant la réponse des autorités à l'épidémie de Covid-19, apparu fin 2019 à Wuhan (centre).

En novembre, le milliardaire Jack Ma, le plus célèbre homme d'affaires de Chine, a fait lui aussi face à la vindicte des autorités.

Elles ont stoppé in extremis la colossale entrée en Bourse à Hong Kong du géant du paiement en ligne Ant Group, fondé par Jack Ma.

L'opération aurait dû permettre de lever plus de 34 milliards de dollars et devenir la plus grosse introduction en Bourse de l'histoire.

Jack Ma a pu froisser le régime communiste en critiquant publiquement les régulateurs financiers de brider l'innovation.

Depuis ce faux pas, l'ancien professeur d'anglais devenu le pionnier du commerce en ligne en Chine avec son groupe Alibaba, n'a plus été vu en public.

Depuis l'arrivée au pouvoir de Xi Jinping, un seul haut responsable chinois a été condamné à mort. C'était en 2016 pour une affaire de meurtre. D'autres ont aussi été condamnés à la peine capitale, mais avec sursis -- la sentence n'étant en pratique jamais exécutée sur ce genre de personnalités.

La Chine garde le plus secret sur les exécutions des condamnés à la peine capitale. L'organisation de défense des droits de l'homme Amnesty international estime que des milliers de prisonniers de droit commun sont exécutés chaque année dans le pays.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11167 Tue, 05 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Chine : l'ancien président du conseil d'administration de Huarong Lai Xiaomin condamné à mort pour corruption https://www.peinedemort.org/document/11169 TIANJIN, 5 janvier (Xinhua) -- Lai Xiaomin, ancien président du conseil d'administration de China Huarong Asset Management Co., Ltd., a été condamné à mort mardi après avoir été reconnu coupable de corruption et de bigamie. La condamnation a été prononcée par le deuxième tribunal populaire municipal intermédiaire de Tianjin. Le tribunal a également privé Lai Xiaomin de ses droits politiques à vie, et ses biens personnels seront confisqués. Le tribunal a lui ordonné de remettre tous ses gains illicites, dont les intérêts perçus, au trésor public. Selon le tribunal, entre 2008 et 2018, Lai Xiaomin a indûment profité de ses différents postes au sein de l'ancienne Commission chinoise de régulation bancaire et de Huarong, entre autres, pour aider certaines organisations et personnes en matière de financement, de passation de marchés de projets, d'opérations commerciales ainsi que de promotion ou de mutations. En retour, il a accepté de l'argent et des cadeaux d'une valeur de plus de 1,78 milliard de yuans (environ 276 millions de dollars), indique le verdict. De fin 2009 à janvier 2018, il a tiré profit de ses fonctions pour détourner et extorquer des fonds publics de plus de 25,13 millions de yuans, en collusion avec d'autres personnes. Il a également été reconnu coupable de bigamie. Le montant de ses pots-de-vin était "particulièrement énorme" et les circonstances étaient particulièrement graves, déclare la décision du tribunal, notant que son intention derrière les crimes était très mauvaise. Lai Xiaomin a également enfreint les règles en décidant de certaines affaires importantes de l'entreprise et en s'immisçant dans certains projets spécifiques. Ses crimes ont miné la sécurité et la stabilité financières du pays, entraînant un impact social extrêmement négatif, et ont aussi causé "une grande perte" aux intérêts de l'Etat et du peuple. Considérant les circonstances de ses crimes, le tribunal a décidé qu'il ne méritait pas une peine clémente.
La condamnation a été prononcée par le deuxième tribunal populaire municipal intermédiaire de Tianjin.

Le tribunal a également privé Lai Xiaomin de ses droits politiques à vie, et ses biens personnels seront confisqués.

Le tribunal a lui ordonné de remettre tous ses gains illicites, dont les intérêts perçus, au trésor public.

Selon le tribunal, entre 2008 et 2018, Lai Xiaomin a indûment profité de ses différents postes au sein de l'ancienne Commission chinoise de régulation bancaire et de Huarong, entre autres, pour aider certaines organisations et personnes en matière de financement, de passation de marchés de projets, d'opérations commerciales ainsi que de promotion ou de mutations.

En retour, il a accepté de l'argent et des cadeaux d'une valeur de plus de 1,78 milliard de yuans (environ 276 millions de dollars), indique le verdict.

De fin 2009 à janvier 2018, il a tiré profit de ses fonctions pour détourner et extorquer des fonds publics de plus de 25,13 millions de yuans, en collusion avec d'autres personnes. Il a également été reconnu coupable de bigamie.

Le montant de ses pots-de-vin était "particulièrement énorme" et les circonstances étaient particulièrement graves, déclare la décision du tribunal, notant que son intention derrière les crimes était très mauvaise.

Lai Xiaomin a également enfreint les règles en décidant de certaines affaires importantes de l'entreprise et en s'immisçant dans certains projets spécifiques.

Ses crimes ont miné la sécurité et la stabilité financières du pays, entraînant un impact social extrêmement négatif, et ont aussi causé "une grande perte" aux intérêts de l'Etat et du peuple.

Considérant les circonstances de ses crimes, le tribunal a décidé qu'il ne méritait pas une peine clémente.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11169 Tue, 05 Jan 2021 00:00:00 +0000 Xinhua
Iran. Trois hommes exécutés pour "terrorisme" et meurtres https://www.peinedemort.org/document/11166 Deux hommes condamnés à mort pour "actes terroristes" et un troisième pour meurtres et vol à main armée ont été exécutés dimanche en Iran, a indiqué l'agence officielle iranienne Mizan Online. Les trois Iraniens ont été pendus dans la province du Sistan-Balouchistan (sud-est), selon l'agence d'information officielle de l'Autorité judiciaire. Deux d'entre eux, identifiés comme Hassan Dehvari et Elias Qalandarzehi, avaient été arrêtés en avril 2014 en possession "d'une quantité importante d'explosifs" et d'armes, a précisé la même source. Ils avaient été accusés d'enlèvements, attentats à la bombe et meurtres de civils et de membres des forces de sécurité ainsi que de liens avec le groupe jihadiste et séparatiste sunnite Jaïch al-Adl ("Armée de la justice"), considéré comme "terroriste" par Téhéran. D'après Mizan Online, les services des renseignements avaient découvert des "documents" de Jaïch al-Adl sur Dehvari et Qalandarzehi détaillant "comment fabriquer des bombes". Jaïch al-Adl a revendiqué des enlèvements et des attentats particulièrement meurtriers contre les forces de sécurité iraniennes ces dernières années en Iran. Le troisième Iranien, identifié comme Omid Mahmoudzehi, avait été accusé de vol à main armée et de meurtres de civils, toujours selon Mizan Online.
Les trois Iraniens ont été pendus dans la province du Sistan-Balouchistan (sud-est), selon l'agence d'information officielle de l'Autorité judiciaire. Deux d'entre eux, identifiés comme Hassan Dehvari et Elias Qalandarzehi, avaient été arrêtés en avril 2014 en possession "d'une quantité importante d'explosifs" et d'armes, a précisé la même source. Ils avaient été accusés d'enlèvements, attentats à la bombe et meurtres de civils et de membres des forces de sécurité ainsi que de liens avec le groupe jihadiste et séparatiste sunnite Jaïch al-Adl ("Armée de la justice"), considéré comme "terroriste" par Téhéran. D'après Mizan Online, les services des renseignements avaient découvert des "documents" de Jaïch al-Adl sur Dehvari et Qalandarzehi détaillant "comment fabriquer des bombes".
Jaïch al-Adl a revendiqué des enlèvements et des attentats particulièrement meurtriers contre les forces de sécurité iraniennes ces dernières années en Iran.

Le troisième Iranien, identifié comme Omid Mahmoudzehi, avait été accusé de vol à main armée et de meurtres de civils, toujours selon Mizan Online.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11166 Sun, 03 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Le Kazakhstan abolit la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/11165 (Nur-Sultan) Le Kazakhstan a aboli la peine de mort, après un moratoire sur les exécutions en vigueur depuis près de 20 ans dans ce pays autoritaire d'Asie centrale, a indiqué samedi la présidence. Selon une notice publiée sur son site officiel, le chef d'État Kassym-Jomart Tokaïev a signé la ratification du deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Ce texte, ratifié l'année dernière par le Parlement kazakh, oblige ses signataires à abolir la peine capitale à l'intérieur de leurs frontières. Les exécutions étaient suspendues au Kazakhstan depuis 2003. Des tribunaux continuaient néanmoins à condamner à mort des accusés pour des crimes exceptionnels, notamment ceux jugés comme relevant du terrorisme. Un homme qui avait tué huit policiers et deux civils, lors d'un carnage dans la plus grande ville du pays, Almaty, en 2016, avait ainsi été condamné à mort. Cette sentence est désormais convertie en peine de prison à perpétuité. Grand comme quatre fois la France, le Kazakhstan, une ancienne république soviétique, compte 18 millions d'habitants. En ex-URSS, seule la Biélorussie continue d'appliquer régulièrement la peine de mort. La Russie l'a abolie de facto, sans l'interdire explicitement.
Selon une notice publiée sur son site officiel, le chef d'État Kassym-Jomart Tokaïev a signé la ratification du deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Ce texte, ratifié l'année dernière par le Parlement kazakh, oblige ses signataires à abolir la peine capitale à l'intérieur de leurs frontières.

Les exécutions étaient suspendues au Kazakhstan depuis 2003. Des tribunaux continuaient néanmoins à condamner à mort des accusés pour des crimes exceptionnels, notamment ceux jugés comme relevant du terrorisme.

Un homme qui avait tué huit policiers et deux civils, lors d'un carnage dans la plus grande ville du pays, Almaty, en 2016, avait ainsi été condamné à mort. Cette sentence est désormais convertie en peine de prison à perpétuité.

Grand comme quatre fois la France, le Kazakhstan, une ancienne république soviétique, compte 18 millions d'habitants.

En ex-URSS, seule la Biélorussie continue d'appliquer régulièrement la peine de mort. La Russie l'a abolie de facto, sans l'interdire explicitement.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11165 Sat, 02 Jan 2021 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Une cour d'appel fédérale ouvre la voie à l'exécution de Lisa Montgomery https://www.peinedemort.org/document/11154 Trois juges de la Cour d'appel des États-Unis pour le circuit du District de Columbia ont conclu qu'un tribunal inférieur avait commis une erreur en annulant la date d'exécution de Lisa Montgomery, la semaine dernière. Le juge Randolph Moss du tribunal de district des États-Unis avait statué que le ministère de la Justice avait illégalement avancé la date de l'exécution de Montgomery. Il avait annulé un ordre du directeur du Bureau des prisons fixant la mort de la détenue au 12 janvier. Montgomery devait être mise à mort au Complexe correctionnel fédéral de Terre haute, dans l'Indiana, en décembre. Le juge Moss avait retardé l'exécution après que les avocats de la détenue eurent contracté la COVID-19 en la visitant. Ils avaient demandé de prolonger le délai pour déposer une requête en grâce. Le juge Moss a conclu que le Bureau des prisons ne pouvait même pas reporter l'exécution de Montgomery au moins jusqu'au 1er janvier. Mais la Cour d'appel a refusé d'accepter ses conclusions. Meaghan VerGow, une avocate de Montgomery, a indiqué que son équipe juridique demanderait à la Cour d'appel un examen complet de l'affaire. Selon elle, Montgomery ne devrait pas être exécutée le 12 janvier. Montgomery a été reconnue coupable du meurtre de Bobbie Jo Stinnett, une femme âgée de 23 ans, dans la ville de Skidmore, au nord-ouest du Missouri en décembre 2004. Elle a utilisé une corde pour étrangler sa victime qui était enceinte de huit mois, avant de détacher le fœtus de l'utérus et de tenter de faire passer le bébé pour sien, ont indiqué les procureurs. Les avocats de Montgomery ont soutenu que leur client souffrait de graves problèmes mentaux. Joe Biden s'oppose à la peine de mort. Il cherchera à mettre un terme aux exécutions lorsqu'il deviendra officiellement le président des États-Unis, le 20 janvier, a fait savoir son porte-parole TJ Ducklo.
Le juge Randolph Moss du tribunal de district des États-Unis avait statué que le ministère de la Justice avait illégalement avancé la date de l'exécution de Montgomery. Il avait annulé un ordre du directeur du Bureau des prisons fixant la mort de la détenue au 12 janvier.

Montgomery devait être mise à mort au Complexe correctionnel fédéral de Terre haute, dans l'Indiana, en décembre. Le juge Moss avait retardé l'exécution après que les avocats de la détenue eurent contracté la COVID-19 en la visitant. Ils avaient demandé de prolonger le délai pour déposer une requête en grâce.

Le juge Moss a conclu que le Bureau des prisons ne pouvait même pas reporter l'exécution de Montgomery au moins jusqu'au 1er janvier. Mais la Cour d'appel a refusé d'accepter ses conclusions.

Meaghan VerGow, une avocate de Montgomery, a indiqué que son équipe juridique demanderait à la Cour d'appel un examen complet de l'affaire. Selon elle, Montgomery ne devrait pas être exécutée le 12 janvier.

Montgomery a été reconnue coupable du meurtre de Bobbie Jo Stinnett, une femme âgée de 23 ans, dans la ville de Skidmore, au nord-ouest du Missouri en décembre 2004. Elle a utilisé une corde pour étrangler sa victime qui était enceinte de huit mois, avant de détacher le fœtus de l'utérus et de tenter de faire passer le bébé pour sien, ont indiqué les procureurs.

Les avocats de Montgomery ont soutenu que leur client souffrait de graves problèmes mentaux.

Joe Biden s'oppose à la peine de mort. Il cherchera à mettre un terme aux exécutions lorsqu'il deviendra officiellement le président des États-Unis, le 20 janvier, a fait savoir son porte-parole TJ Ducklo.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11154 Fri, 01 Jan 2021 00:00:00 +0000 Associated Press - AP
L'ONU et l'UE condamnent une nouvelle exécution d'un mineur délinquant en Iran https://www.peinedemort.org/document/11155 L'ONU et l'UE ont vivement condamné jeudi l'exécution en Iran d'un homme pour un crime qu'il aurait commis alors qu'il avait 16 ans, la quatrième d'un mineur délinquant cette année dans ce pays, appelant Téhéran à cesser cette pratique. Selon l'ONU, Mohammad Hassan Rezaiee a été exécuté tôt jeudi. D'après Amnesty International, il avait été arrêté en 2007 dans le cadre d'une affaire où un homme avait été tué à coups de couteau lors d'une rixe et il a passé plus de douze ans dans le quartier des condamnés à mort. "L'exécution de mineurs délinquants est catégoriquement prohibée par les lois internationales et l'Iran a l'obligation de respecter cette interdiction", a déclaré une porte-parole du Bureau des droits de l'homme des Nations unies à Genève, Ravina Shamdasani. La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, "condamne vivement cette exécution", a-t-elle ajouté. Ravina Shamdasani a ajouté que le Bureau des droits de l'homme de l'ONU était consterné que l'exécution ait eu lieu en dépit de ses efforts pour un dialogue avec Téhéran sur cette question. "Il existe des allégations extrêmement troublantes selon lesquelles il a été condamné sur la base d'aveux extorqués sous la torture", a-t-elle dit, ajoutant qu'il y avait également "de nombreuses autres inquiétudes au sujet des violations de son droit à un procès équitable". De son côté, l'UE "condamne cette exécution dans les termes les plus forts", a indiqué dans un communiqué un porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. "Par principe, l'UE s'oppose à la peine capitale en toutes circonstances (...) et appelle l'Iran à s'abstenir de toute future exécution", a-t-il ajouté. L'exécution de Rezaiee est la quatrième d'un mineur délinquant en 2020 et intervient après une série d'exécutions récentes en Iran, selon Mme Shamdasani. L'exécution par Téhéran le 12 décembre d'un journaliste et dissident basé en France, Ruhollah Zam, avait provoqué un tollé international, des gouvernements occidentaux accusant l'Iran de l'avoir kidnappé à l'étranger avant de le juger. La porte-parole onusienne a souligné qu'au moins huit personnes avaient été exécutées dans différentes prisons iraniennes pour la seule période entre le 19 et le 26 décembre. Elle a ajouté que selon des informations non confirmées, huit autres personnes couraient le risque d'une "exécution imminente". Plusieurs personnes condamnées pour des crimes qu'elles auraient commis alors qu'elles étaient mineures sont dans le couloir de la mort, d'après elle. "L'ONU a appelé à plusieurs reprises l'Iran à cesser d'exécuter des mineurs délinquants, mais nous pensons qu'au moins 80 d'entre eux sont dans le couloir de la mort", a-t-elle dit. Elle a souligné que Michelle Bachelet "a exhorté les autorités iraniennes à arrêter toutes les exécutions de mineurs délinquants et à reconsidérer immédiatement leur cas conformément aux lois internationales sur les droits de l'homme".
Selon l'ONU, Mohammad Hassan Rezaiee a été exécuté tôt jeudi. D'après Amnesty International, il avait été arrêté en 2007 dans le cadre d'une affaire où un homme avait été tué à coups de couteau lors d'une rixe et il a passé plus de douze ans dans le quartier des condamnés à mort.

"L'exécution de mineurs délinquants est catégoriquement prohibée par les lois internationales et l'Iran a l'obligation de respecter cette interdiction", a déclaré une porte-parole du Bureau des droits de l'homme des Nations unies à Genève, Ravina Shamdasani.

La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Michelle Bachelet, "condamne vivement cette exécution", a-t-elle ajouté. Ravina Shamdasani a ajouté que le Bureau des droits de l'homme de l'ONU était consterné que l'exécution ait eu lieu en dépit de ses efforts pour un dialogue avec Téhéran sur cette question. "Il existe des allégations extrêmement troublantes selon lesquelles il a été condamné sur la base d'aveux extorqués sous la torture", a-t-elle dit, ajoutant qu'il y avait également "de nombreuses autres inquiétudes au sujet des violations de son droit à un procès équitable".

De son côté, l'UE "condamne cette exécution dans les termes les plus forts", a indiqué dans un communiqué un porte-parole du chef de la diplomatie européenne Josep Borrell. "Par principe, l'UE s'oppose à la peine capitale en toutes circonstances (...) et appelle l'Iran à s'abstenir de toute future exécution", a-t-il ajouté.

L'exécution de Rezaiee est la quatrième d'un mineur délinquant en 2020 et intervient après une série d'exécutions récentes en Iran, selon Mme Shamdasani. L'exécution par Téhéran le 12 décembre d'un journaliste et dissident basé en France, Ruhollah Zam, avait provoqué un tollé international, des gouvernements occidentaux accusant l'Iran de l'avoir kidnappé à l'étranger avant de le juger.

La porte-parole onusienne a souligné qu'au moins huit personnes avaient été exécutées dans différentes prisons iraniennes pour la seule période entre le 19 et le 26 décembre. Elle a ajouté que selon des informations non confirmées, huit autres personnes couraient le risque d'une "exécution imminente". Plusieurs personnes condamnées pour des crimes qu'elles auraient commis alors qu'elles étaient mineures sont dans le couloir de la mort, d'après elle. "L'ONU a appelé à plusieurs reprises l'Iran à cesser d'exécuter des mineurs délinquants, mais nous pensons qu'au moins 80 d'entre eux sont dans le couloir de la mort", a-t-elle dit. Elle a souligné que Michelle Bachelet "a exhorté les autorités iraniennes à arrêter toutes les exécutions de mineurs délinquants et à reconsidérer immédiatement leur cas conformément aux lois internationales sur les droits de l'homme".]]>
https://www.peinedemort.org/document/11155 Thu, 31 Dec 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Iran: déclaration du porte parole sur l'exécution d'un mineur délinquant https://www.peinedemort.org/document/11174 Le 31 décembre, Mohammad Hassan Rezaiee a été exécuté en Iran, après avoir été condamné à mort pour un crime commis alors qu'il avait 16 ans. L'Union européenne condamne cette exécution avec la plus grande fermeté et rappelle une fois encore que les condamnations à mort pour des crimes commis par des personnes de moins de dix‑huit ans sont contraires aux obligations internationales découlant du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Convention relative aux droits de l'enfant. Par principe, l'UE est opposée à la peine capitale en toutes circonstances et elle aspire à son abolition partout dans le monde. La peine de mort n'a aucun effet dissuasif sur la criminalité et représente une négation inacceptable de la dignité et de l'intégrité humaines. L'UE invite l'Iran à s'abstenir de toute exécution future et à mener une politique cohérente en vue de l'abolition de la peine capitale.
L'Union européenne condamne cette exécution avec la plus grande fermeté et rappelle une fois encore que les condamnations à mort pour des crimes commis par des personnes de moins de dix‑huit ans sont contraires aux obligations internationales découlant du Pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la Convention relative aux droits de l'enfant.

Par principe, l'UE est opposée à la peine capitale en toutes circonstances et elle aspire à son abolition partout dans le monde. La peine de mort n'a aucun effet dissuasif sur la criminalité et représente une négation inacceptable de la dignité et de l'intégrité humaines. L'UE invite l'Iran à s'abstenir de toute exécution future et à mener une politique cohérente en vue de l'abolition de la peine capitale.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11174 Thu, 31 Dec 2020 00:00:00 +0000 Union européenne
Les USA pourraient poursuivre en justice l'assassin présumé de Daniel Pearl https://www.peinedemort.org/document/11158 WASHINGTON (Reuters) - Les Etats-Unis pourraient tenter de traduire devant la justice américaine le principal suspect du meurtre de Daniel Pearl après qu'un tribunal pakistanais a ordonné la semaine dernière la libération immédiate de quatre hommes d'accusés d'avoir orchestré l'enlèvement et le meurtre du journaliste américain. Ahmed Omar Saïd, le principal suspect dans cette affaire, avait vu en avril dernier sa condamnation à mort être commuée en appel en une peine de sept ans de prison, tandis que les trois autres suspects avaient été acquittés. "Les décisions distinctes infirmant sa condamnation et ordonnant sa libération sont un affront pour les victimes du terrorisme partout dans le monde", a déclaré l'Attorney General (ministre fédéral américain de la Justice) par intérim. Si les démarches pour rétablir la condamnation de Saïd s'avèrent infructueuses, a poursuivi Jeffrey Rosen dans un communiqué, les Etats-Unis "se tiennent prêts" à le placer en détention et le traduire devant la justice. "Nous ne pouvons pas lui permettre d'échapper à la justice pour son rôle dans l'enlèvement et le meurtre de Daniel Pearl", a-t-il ajouté.
Ahmed Omar Saïd, le principal suspect dans cette affaire, avait vu en avril dernier sa condamnation à mort être commuée en appel en une peine de sept ans de prison, tandis que les trois autres suspects avaient été acquittés.

"Les décisions distinctes infirmant sa condamnation et ordonnant sa libération sont un affront pour les victimes du terrorisme partout dans le monde", a déclaré l'Attorney General (ministre fédéral américain de la Justice) par intérim.

Si les démarches pour rétablir la condamnation de Saïd s'avèrent infructueuses, a poursuivi Jeffrey Rosen dans un communiqué, les Etats-Unis "se tiennent prêts" à le placer en détention et le traduire devant la justice.

"Nous ne pouvons pas lui permettre d'échapper à la justice pour son rôle dans l'enlèvement et le meurtre de Daniel Pearl", a-t-il ajouté.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11158 Wed, 30 Dec 2020 00:00:00 +0000 Reuters
Pakistan Un tribunal ordonne la libération de l'homme condamné pour le meurtre de Daniel Pearl https://www.peinedemort.org/document/11137 (Karachi) Un tribunal pakistanais a ordonné jeudi la libération de l'extrémiste pakistano-britannique condamné pour le meurtre du journaliste américain Daniel Pearl, kidnappé et décapité à Karachi en 2002. Cette décision de la Haute cour de la province du Sindh (sud) intervient plusieurs mois après que cette même cour a annulé la peine de mort de Ahmed Omar Saeed Sheikh et acquitté trois autres hommes précédemment condamnés. Une procédure d'appel ouverte devant la Cour suprême du Pakistan pour contester ces acquittements a retardé la libération des condamnés, mais les avocats de la défense ont en parallèle attaqué leur détention dans le sud du pays. Le tribunal a conclu qu'il n'y « a pas de raison valable pour les priver de liberté », selon Mahmood Sheikh, qui représente M. Sheikh et ses co-accusés. « La libération peut avoir lieu aujourd'hui ou dans les 24 prochaines heures », a-t-il ajouté. Selon les mots de la Cour, les quatre hommes « doivent être libérés de prison dès la réception de cet ordre. » Ahmed Omar Saeed Sheikh, djihadiste chevronné passé par la prestigieuse université London School of Economics, était déjà connu pour des kidnappings d'étrangers lorsqu'il avait été arrêté puis condamné à mort pour l'enlèvement et le meurtre de Daniel Pearl. Le journaliste âgé de 38 ans, correspondant du quotidien américain The Wall Street Journal, avait disparu le 23 janvier 2002 à Karachi. Une vidéo montrant sa décapitation avait été remise un mois plus tard au consulat des États-Unis de cette mégalopole du sud du Pakistan. Une enquête indépendante menée pendant trois ans dans le cadre du « Pearl Project » avait déterminé en 2011 que la justice pakistanaise s'était fourvoyée, les quatre hommes condamnés pour l'assassinat du journaliste n'étant même pas présents lors de son exécution. Selon Asra Nomani, une ancienne collègue et une amie de Daniel Pearl, qui avait dirigé cette enquête, c'est bien le Pakistanais Khaled Cheikh Mohammed (KSM selon ses initiales en anglais), le cerveau auto-proclamé des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, qui l'avait exécuté. KSM, arrêté au Pakistan en 2003, est détenu dans la prison américaine de Guantanamo, à Cuba. Un psychologue qui l'avait interrogé a affirmé que le détenu lui avait confessé avoir décapité le journaliste américain.
Cette décision de la Haute cour de la province du Sindh (sud) intervient plusieurs mois après que cette même cour a annulé la peine de mort de Ahmed Omar Saeed Sheikh et acquitté trois autres hommes précédemment condamnés.

Une procédure d'appel ouverte devant la Cour suprême du Pakistan pour contester ces acquittements a retardé la libération des condamnés, mais les avocats de la défense ont en parallèle attaqué leur détention dans le sud du pays.

Le tribunal a conclu qu'il n'y « a pas de raison valable pour les priver de liberté », selon Mahmood Sheikh, qui représente M. Sheikh et ses co-accusés.

« La libération peut avoir lieu aujourd'hui ou dans les 24 prochaines heures », a-t-il ajouté.

Selon les mots de la Cour, les quatre hommes « doivent être libérés de prison dès la réception de cet ordre. »

Ahmed Omar Saeed Sheikh, djihadiste chevronné passé par la prestigieuse université London School of Economics, était déjà connu pour des kidnappings d'étrangers lorsqu'il avait été arrêté puis condamné à mort pour l'enlèvement et le meurtre de Daniel Pearl.

Le journaliste âgé de 38 ans, correspondant du quotidien américain The Wall Street Journal, avait disparu le 23 janvier 2002 à Karachi. Une vidéo montrant sa décapitation avait été remise un mois plus tard au consulat des États-Unis de cette mégalopole du sud du Pakistan.

Une enquête indépendante menée pendant trois ans dans le cadre du « Pearl Project » avait déterminé en 2011 que la justice pakistanaise s'était fourvoyée, les quatre hommes condamnés pour l'assassinat du journaliste n'étant même pas présents lors de son exécution.

Selon Asra Nomani, une ancienne collègue et une amie de Daniel Pearl, qui avait dirigé cette enquête, c'est bien le Pakistanais Khaled Cheikh Mohammed (KSM selon ses initiales en anglais), le cerveau auto-proclamé des attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, qui l'avait exécuté.

KSM, arrêté au Pakistan en 2003, est détenu dans la prison américaine de Guantanamo, à Cuba. Un psychologue qui l'avait interrogé a affirmé que le détenu lui avait confessé avoir décapité le journaliste américain.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11137 Thu, 24 Dec 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Japon: le tueur en série sur Twitter renonce à faire appel (média) https://www.peinedemort.org/document/11139 Un Japonais condamné à mort pour l'assassinat de neuf personnes repérées sur Twitter a assuré dans les médias qu'il renonçait à faire appel du verdict, mais qu'il comptait se marier avant son exécution. Mardi, un tribunal de Tokyo a condamné à la peine de mort Takahiro Shiraishi pour le meurtre et le démembrement de ces victimes rencontrées sur les réseaux sociaux. L'homme visait les internautes qui évoquaient des projets suicidaires en ligne en leur disant qu'il pouvait les aider, et même mourir à leurs côtés. Si M. Shiraishi, 30 ans, a reconnu avoir tué et massacré ses jeunes victimes - tous sauf un étaient des femmes -, ses avocats ont commencé les procédures afin de faire appel du verdict. Mais lui-même, détenu depuis son arrestation il y a trois ans, a déclaré au quotidien Mainichi Shimbun qu'il ne comptait pas faire appel. Jugeant le verdict "évident", il a assuré qu'il n'était pas nerveux à son énoncé. S'il accepte ce jugement, Takahiro Shiraishi souhaite "rencontrer une fille ordinaire" et se marier avant d'être exécuté. "Je veux me marier. Je veux rencontrer une partenaire depuis ma prison", a-t-il dit au journal. Lors du procès, ses avocats avait plaidé pour la perpétuité, estimant que ses victimes, âgés de 15 à 26 ans, avaient exprimé des pensées suicidaires sur les réseaux sociaux, et avaient ainsi consenti à leur mort. Le tribunal n'a pas retenu cet argument, jugeant que l'affaire a "provoqué une grande anxiété dans la société, car les réseaux sociaux sont si répandus", et l'avait ainsi condamné à la peine de mort.
Mardi, un tribunal de Tokyo a condamné à la peine de mort Takahiro Shiraishi pour le meurtre et le démembrement de ces victimes rencontrées sur les réseaux sociaux.

L'homme visait les internautes qui évoquaient des projets suicidaires en ligne en leur disant qu'il pouvait les aider, et même mourir à leurs côtés.

Si M. Shiraishi, 30 ans, a reconnu avoir tué et massacré ses jeunes victimes - tous sauf un étaient des femmes -, ses avocats ont commencé les procédures afin de faire appel du verdict.

Mais lui-même, détenu depuis son arrestation il y a trois ans, a déclaré au quotidien Mainichi Shimbun qu'il ne comptait pas faire appel.

Jugeant le verdict "évident", il a assuré qu'il n'était pas nerveux à son énoncé.

S'il accepte ce jugement, Takahiro Shiraishi souhaite "rencontrer une fille ordinaire" et se marier avant d'être exécuté.

"Je veux me marier. Je veux rencontrer une partenaire depuis ma prison", a-t-il dit au journal.

Lors du procès, ses avocats avait plaidé pour la perpétuité, estimant que ses victimes, âgés de 15 à 26 ans, avaient exprimé des pensées suicidaires sur les réseaux sociaux, et avaient ainsi consenti à leur mort.

Le tribunal n'a pas retenu cet argument, jugeant que l'affaire a "provoqué une grande anxiété dans la société, car les réseaux sociaux sont si répandus", et l'avait ainsi condamné à la peine de mort.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11139 Sat, 19 Dec 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Les Etats-Unis s'apprêtent à exécuter une femme pour un "vol de foetus" https://www.peinedemort.org/document/11133 En 2004, Lisa Montgomery a tué une femme enceinte pour lui ravir son foetus. Seize ans après, les Etats-Unis s'apprêtent à l'exécuter le 12 janvier et continuent de s'interroger sur les raisons qui peuvent pousser à un tel acte. "Voler un bébé en éventrant sa mère" reste très rare, mais ce type d'attaques "a augmenté depuis une quinzaine d'années", remarque John Rabun, qui a cofondé le Centre national pour les enfants disparus et exploités. Son organisation a recensé 21 "enlèvements de foetus" depuis 1964 aux Etats-Unis, dont 18 commis depuis 2004. Cette année-là, Lisa Montgomery avait 36 ans. Mère de quatre grands enfants, elle avait subi une ligature des trompes quelques années plus tôt, ce que ses proches ignoraient. Après avoir repéré sa victime --une éleveuse de chiens enceinte de huit mois-- sur un forum de discussions, elle s'était présentée à son domicile sous prétexte de lui acheter un terrier. A la place, elle l'avait étranglée, avant de lui découper l'utérus avec un couteau, et l'avait abandonnée dans un bain de sang. Elle était partie avec la petite fille - qui a survécu - et l'avait présentée à son nouveau mari comme leur nouveau-né. Ce dernier l'avait crue, jusqu'à l'intervention de la police le lendemain. Lisa Montgomery a été condamnée en 2007 à la peine capitale pour ce crime "particulièrement odieux", selon le ministère de la Justice qui a fixé au 12 janvier son exécution. Sans nier la gravité des faits, ses avocats essaient de faire commuer sa peine en rétention à la perpétuité. Ils soulignent qu'elle a été victime de violences et de viols en réunion dans son enfance et qu'elle souffre de troubles psychotiques. - "Préparatifs" - Sans entrer dans ce débat, les experts dressent des parallèles avec d'autres drames comparables, dont le dernier a eu lieu en octobre au Texas. Le crime est souvent commis par une femme ayant perdu un enfant ou incapable d'en avoir, qui "veut un bébé pour améliorer une relation mal en point avec un partenaire", souligne Ann Burgess, professeure en psychiatrie à Boston. "Elle a un homme dans sa vie et c'est la seule raison pour laquelle elle vole un enfant", renchérit John Rabun. Avant de passer à l'acte, elle se livre à "beaucoup de préparatifs", selon Mme Burgess. Elle prend généralement du poids, peut décorer une chambre d'enfants et parfois organise une fête pour célébrer l'arrivée prochaine du bébé (une "baby shower", disent les Américains). "Ces femmes planifient tout, elles lisent aussi des textes médicaux" pour apprendre à pratiquer des césariennes, ajoute John Rabun. "L'une d'elle avait surligné des passages jusqu'au moment de l'incision. Ensuite, elle s'était arrêtée de lire", raconte-t-il. Ces criminelles se montrent en effet totalement indifférentes au sort des mères. "Elles ne semblent pas comprendre, qu'avec un ventre ouvert, on peut mourir", dit-il. Sur les 21 cas "d'enlèvements de foetus" recensés par son organisation, dix-neuf mères sont décédées. En revanche, les autrices de ces crimes se sont occupées des enfants comme si c'était les leurs, et treize nourrissons ont survécu. - "Pas envie d'en parler" - Pour l'éducatrice Elizabeth Petrucelli, ancienne directrice de la sécurité d'un hôpital, les femmes enceintes devraient apprendre à reconnaître les signaux d'alerte. Elle-même avait réagi, en 2015, quand une utilisatrice d'un forum avait trouvé étrange qu'une de ses connaissances, censée accoucher en novembre, soit toujours enceinte à la mi-janvier. "Si elle est désespérée, elle pourrait commettre le pire", avait commenté M. Petrucelli, qui n'avait pas été prise au sérieux. Deux mois plus tard, cette femme, Dynel Lane, avait attaqué une future mère en prétextant vouloir lui donner des vêtements d'enfants. Cette dernière avait survécu, mais pas son bébé. Cela prouve qu'il faut discuter du problème "même si on n'en a pas envie, pour des raisons évidentes", estime Mme Petrucelli. "On essaie de sensibiliser les gynécologues, les sages-femmes", abonde Mme Burgess. "C'est important d'en parler car les victimes sont souvent attirées par la promesse de nourriture ou de vêtements gratuits pour le bébé" et il faut qu'elles soient conscientes du danger, dit-elle. Mais cela ne suffira probablement pas, reconnaît Mme Petrucelli. "Comment empêcher quelque chose d'aussi rare ? Je ne pense pas que ce soit possible."
"Voler un bébé en éventrant sa mère" reste très rare, mais ce type d'attaques "a augmenté depuis une quinzaine d'années", remarque John Rabun, qui a cofondé le Centre national pour les enfants disparus et exploités.

Son organisation a recensé 21 "enlèvements de foetus" depuis 1964 aux Etats-Unis, dont 18 commis depuis 2004.

Cette année-là, Lisa Montgomery avait 36 ans. Mère de quatre grands enfants, elle avait subi une ligature des trompes quelques années plus tôt, ce que ses proches ignoraient.

Après avoir repéré sa victime --une éleveuse de chiens enceinte de huit mois-- sur un forum de discussions, elle s'était présentée à son domicile sous prétexte de lui acheter un terrier.

A la place, elle l'avait étranglée, avant de lui découper l'utérus avec un couteau, et l'avait abandonnée dans un bain de sang.

Elle était partie avec la petite fille - qui a survécu - et l'avait présentée à son nouveau mari comme leur nouveau-né. Ce dernier l'avait crue, jusqu'à l'intervention de la police le lendemain.

Lisa Montgomery a été condamnée en 2007 à la peine capitale pour ce crime "particulièrement odieux", selon le ministère de la Justice qui a fixé au 12 janvier son exécution.

Sans nier la gravité des faits, ses avocats essaient de faire commuer sa peine en rétention à la perpétuité. Ils soulignent qu'elle a été victime de violences et de viols en réunion dans son enfance et qu'elle souffre de troubles psychotiques.

- "Préparatifs" -

Sans entrer dans ce débat, les experts dressent des parallèles avec d'autres drames comparables, dont le dernier a eu lieu en octobre au Texas.

Le crime est souvent commis par une femme ayant perdu un enfant ou incapable d'en avoir, qui "veut un bébé pour améliorer une relation mal en point avec un partenaire", souligne Ann Burgess, professeure en psychiatrie à Boston.

"Elle a un homme dans sa vie et c'est la seule raison pour laquelle elle vole un enfant", renchérit John Rabun.

Avant de passer à l'acte, elle se livre à "beaucoup de préparatifs", selon Mme Burgess. Elle prend généralement du poids, peut décorer une chambre d'enfants et parfois organise une fête pour célébrer l'arrivée prochaine du bébé (une "baby shower", disent les Américains).

"Ces femmes planifient tout, elles lisent aussi des textes médicaux" pour apprendre à pratiquer des césariennes, ajoute John Rabun. "L'une d'elle avait surligné des passages jusqu'au moment de l'incision. Ensuite, elle s'était arrêtée de lire", raconte-t-il.

Ces criminelles se montrent en effet totalement indifférentes au sort des mères. "Elles ne semblent pas comprendre, qu'avec un ventre ouvert, on peut mourir", dit-il. Sur les 21 cas "d'enlèvements de foetus" recensés par son organisation, dix-neuf mères sont décédées.

En revanche, les autrices de ces crimes se sont occupées des enfants comme si c'était les leurs, et treize nourrissons ont survécu.

- "Pas envie d'en parler" -

Pour l'éducatrice Elizabeth Petrucelli, ancienne directrice de la sécurité d'un hôpital, les femmes enceintes devraient apprendre à reconnaître les signaux d'alerte.

Elle-même avait réagi, en 2015, quand une utilisatrice d'un forum avait trouvé étrange qu'une de ses connaissances, censée accoucher en novembre, soit toujours enceinte à la mi-janvier. "Si elle est désespérée, elle pourrait commettre le pire", avait commenté M. Petrucelli, qui n'avait pas été prise au sérieux.

Deux mois plus tard, cette femme, Dynel Lane, avait attaqué une future mère en prétextant vouloir lui donner des vêtements d'enfants. Cette dernière avait survécu, mais pas son bébé.

Cela prouve qu'il faut discuter du problème "même si on n'en a pas envie, pour des raisons évidentes", estime Mme Petrucelli.

"On essaie de sensibiliser les gynécologues, les sages-femmes", abonde Mme Burgess. "C'est important d'en parler car les victimes sont souvent attirées par la promesse de nourriture ou de vêtements gratuits pour le bébé" et il faut qu'elles soient conscientes du danger, dit-elle.

Mais cela ne suffira probablement pas, reconnaît Mme Petrucelli. "Comment empêcher quelque chose d'aussi rare ? Je ne pense pas que ce soit possible."]]>
https://www.peinedemort.org/document/11133 Thu, 17 Dec 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Le Prix Nord-Sud 2020 centré sur le droit à la vie et le changement climatique https://www.peinedemort.org/document/11132 Le Prix Nord-Sud 2020 a été attribué à la Commission internationale contre la peine de mort (CIPD) et au réseau des experts méditerranéens sur le climat et le changement environnemental (MedECC) de l'Union pour la Méditerranée. Le jury a reconnu la contribution unique de l'ICDP au cours de ses dix années d'existence à la lutte contre la peine de mort et son rôle clé dans le mouvement international qui plaide pour son abolition. À l'occasion du 10e anniversaire de l'ICDP, le Prix Nord-Sud reconnaît sa contribution, sur le fond, à la promotion du droit de l'homme fondamental - le droit à la vie ; et, sur la forme, à la solidarité et au partenariat internationaux. 22 personnalités et 23 pays du monde entier contribuent à la mission de l'ICDP dans le but d'agir universellement pour la réalisation de cet objectif commun. Le Jury a également salué les travaux du Réseau des Experts Méditerranéens sur le Climat et le Changement Environnemental (MedECC) de l'Union pour la Méditerranée, composé de plus de 600 scientifiques de 35 pays de la Méditerranée et d'Europe. Le réseau MedECC - qui a élaboré la toute première évaluation scientifique de l'impact des changements climatiques et environnementaux dans le bassin méditerranéen - constitue à la fois un exemple marquant du potentiel de collaboration entre les États et les sociétés pour faire face aux défis du changement climatique et de la durabilité environnementale, ainsi qu'une réponse au besoin de coopération scientifique entre experts pour produire une analyse fondée sur les connaissances comme base solide pour la planification de politiques environnementales. Ses travaux contribuent à la promotion de l'objectif global 1.5 de l'Accord de Paris dans la région. Le réseau constitue également un exemple concret de la vision de la mer Méditerranée en tant qu'espace partagé de paix, de développement et de droits de l'homme, qui a conduit à la création, il y a 25 ans, du processus de Barcelone. Par cette décision, le Jury du Prix Nord-Sud du Conseil de l'Europe souhaite mettre en évidence deux causes universelles inextricablement liées aux principes des droits de l'homme, de la démocratie et de l'Etat de droit, qui constituent les principales valeurs du Conseil de l'Europe. Ils soulignent également l'importance du partenariat et de la coopération pour relever les défis mondiaux communs. Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la décision du jury (disponible uniquement en anglais).
Le jury a reconnu la contribution unique de l'ICDP au cours de ses dix années d'existence à la lutte contre la peine de mort et son rôle clé dans le mouvement international qui plaide pour son abolition. À l'occasion du 10e anniversaire de l'ICDP, le Prix Nord-Sud reconnaît sa contribution, sur le fond, à la promotion du droit de l'homme fondamental - le droit à la vie ; et, sur la forme, à la solidarité et au partenariat internationaux. 22 personnalités et 23 pays du monde entier contribuent à la mission de l'ICDP dans le but d'agir universellement pour la réalisation de cet objectif commun.

Le Jury a également salué les travaux du Réseau des Experts Méditerranéens sur le Climat et le Changement Environnemental (MedECC) de l'Union pour la Méditerranée, composé de plus de 600 scientifiques de 35 pays de la Méditerranée et d'Europe. Le réseau MedECC - qui a élaboré la toute première évaluation scientifique de l'impact des changements climatiques et environnementaux dans le bassin méditerranéen - constitue à la fois un exemple marquant du potentiel de collaboration entre les États et les sociétés pour faire face aux défis du changement climatique et de la durabilité environnementale, ainsi qu'une réponse au besoin de coopération scientifique entre experts pour produire une analyse fondée sur les connaissances comme base solide pour la planification de politiques environnementales. Ses travaux contribuent à la promotion de l'objectif global 1.5 de l'Accord de Paris dans la région. Le réseau constitue également un exemple concret de la vision de la mer Méditerranée en tant qu'espace partagé de paix, de développement et de droits de l'homme, qui a conduit à la création, il y a 25 ans, du processus de Barcelone.

Par cette décision, le Jury du Prix Nord-Sud du Conseil de l'Europe souhaite mettre en évidence deux causes universelles inextricablement liées aux principes des droits de l'homme, de la démocratie et de l'Etat de droit, qui constituent les principales valeurs du Conseil de l'Europe. Ils soulignent également l'importance du partenariat et de la coopération pour relever les défis mondiaux communs.

Pour plus d'informations, vous pouvez consulter la décision du jury (disponible uniquement en anglais).]]>
https://www.peinedemort.org/document/11132 Thu, 17 Dec 2020 00:00:00 +0000 Conseil de l'Europe
Sur recommandation de sa Troisième Commission, l'Assemblée générale appelle à améliorer la riposte rapide à la COVID-19 pour les femmes et les filles https://www.peinedemort.org/document/11136 COUVERTURE DES RÉUNIONS ASSEMBLÉE GÉNÉRALE PLÉNIÈRE SOIXANTE-QUINZIÈME SESSION, 46E SÉANCE PLÉNIÈRE – MATIN Suivant les recommandations de sa Troisième Commission, chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, l'Assemblée générale a adopté, ce matin, 48 résolutions, dont 31 par consensus, parmi lesquelles deux textes qui appellent à prendre en compte l'impact particulier de la pandémie de COVID-19 sur les femmes et les filles. Elle a en outre proclamé le 31 août Journée internationale des personnes d'ascendance africaine. [...] Un vote a également été nécessaire pour entériner la résolution sur le droit au développement, dont la notion même reste controversée. Il en a été de même pour les textes consacrés au moratoire sur l'application de la peine de mort, aux mesures coercitives unilatérales, à l'utilisation de mercenaires, au droit à l'alimentation, et au Sommet mondial pour le développement social. [...] Promotion et protection des droits de l'homme: questions relatives aux droits de l'homme, y compris les divers moyens de mieux assurer l'exercice effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales (A/75/478/Add.2) Explications de vote avant le vote L'Eswatini a fait savoir que, lors des travaux en Commission, il avait voté par erreur en faveur du projet de texte relatif au moratoire sur l'application de la peine de mort alors qu'il souhaitait s'abstenir. Il a déclaré vouloir faire de même ce jour. Les Maldives ont estimé que la peine de mort représente une punition prescrite dans des circonstances précises. Les Maldives observent un moratoire officieux sur cette peine depuis un demi-siècle et continueront sur cette voie. La cour pénale du pays a prescrit en 2014 que cette peine ne pouvait être décidée que dans les cas de meurtre prémédité. La délégation a précisé que les décisions à cet égard doivent respecter la charia islamique et être examinées de manière méticuleuse afin de s'assurer que les arrêts ne sont pas arbitraires, conformément au droit international. Sur cette base, la délégation a indiqué qu'elle voterait contre le projet de résolution. [...] Par sa résolution IX intitulée « Moratoire sur l'application de la peine de mort », adoptée par 123 voix pour, 38 voix contre et 24 abstentions, l'Assemblée générale réaffirme le droit souverain de tous les pays d'élaborer leur propre système juridique et notamment de déterminer les peines appropriées, conformément aux obligations que leur impose le droit international. Elle s'inquiète profondément de ce que la peine de mort continue d'être appliquée. L'Assemblée générale demande à tous les États de limiter progressivement l'application de la peine de mort et de ne pas l'imposer aux personnes de moins de 18 ans, aux femmes enceintes ou aux personnes atteintes de déficiences mentales ou intellectuelles. Elle leur demande aussi de réduire le nombre d'infractions pouvant emporter la peine de mort et de faire en sorte que les personnes passibles de la peine de mort puissent exercer leur droit de recours en grâce ou en commutation de peine. Elle leur demande, d'autre part, de faire en sorte que la peine de mort ne soit pas appliquée sur la base de lois discriminatoires et d'instituer un moratoire sur les exécutions en vue d'abolir la peine de mort. De surcroît, l'Assemblée générale engage les États qui ont aboli la peine de mort à ne pas la rétablir et encouragerait les États qui ont institué un moratoire à le maintenir. [...] Selon les termes de sa résolution XI intitulée « Les droits de l'homme dans l'administration de la justice », adoptée par consensus, l'Assemblée générale lance un appel aux gouvernements pour qu'ils inscrivent l'administration efficace de la justice et l'égal accès de chaque personne à la justice dans les efforts qu'ils font pour mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030. Elle exhorte les États, compte tenu des priorités nationales, à assurer la pleine et égale participation des femmes, y compris aux institutions de gouvernance et au système judiciaire, et à garantir leur autonomisation et leur accès plein et égal à la justice. Elle demande également aux États de veiller à ce que les personnes handicapées aient un accès effectif à la justice lorsqu'ils mènent des enquêtes, engagent des poursuites et punissent les personnes jugées coupables d'avoir violé les droits humains de ces personnes. Par ce texte, l'Assemblée générale encourage les États à s'attaquer à la question de la surpopulation carcérale, en gardant à l'esprit l'incidence de la COVID-19 sur la santé des personnes privées de liberté. Elle les encourage aussi à revoir les politiques pénales qui peuvent contribuer à l'incarcération excessive et à la surpopulation carcérale, en particulier les politiques dites « de tolérance zéro ». Elle exhorte également les États à bannir de leurs textes comme dans leur pratique, l'imposition de la peine capitale, de la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération, ou de châtiments corporels à tout auteur d'infraction âgé de moins de 18 ans. [...] Selon les termes de sa résolution II intitulée « Situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran », adoptée par 82 voix pour, 30 contre et 64 abstentions, l'Assemblée générale prend acte des efforts déployés par le Gouvernement de la République islamique d'Iran pour atténuer les effets de la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19) sur le respect des droits humains, notamment pour lutter contre la violence sexuelle et fondée sur le genre, y compris les agressions sexuelles, et la violence familiale et au sein du couple pendant l'épidémie de COVID-19. Elle se déclare vivement préoccupée, nonobstant les améliorations constatées dans le nombre d'exécutions, par la fréquence alarmante de l'imposition et de l'exécution de la peine de mort par la République islamique d'Iran, notamment des cas d'exécutions menées sur la base d'aveux forcés ou pour des crimes qui ne peuvent être qualifiés de crimes les plus graves. Elle se déclare également vivement préoccupée par l'application persistante de la peine de mort aux mineurs par la République islamique d'Iran et prie instamment celle-ci d'y mettre fin. Par ce texte, l'Assemblée générale exhorte également la République islamique d'Iran à mettre fin au recours généralisé et systématique aux arrestations et à la détention arbitraires, notamment contre des personnes ayant une double nationalité ou des ressortissants étrangers, ainsi qu'à la pratique des disparitions forcées et de la détention au secret. Elle engage la République islamique d'Iran à remettre en liberté les personnes détenues pour avoir exercé leurs libertés et droits fondamentaux, notamment celles qui ont été arrêtées au seul motif qu'elles avaient participé à des manifestations pacifiques, y compris celles qui ont eu lieu dans tout le pays en novembre 2019 et en janvier 2020. En outre, elle demande à la République islamique d'Iran de remédier aux mauvaises conditions de détention, étant consciente des risques particuliers auxquels sont exposés les détenus durant la pandémie de COVID-19, et se félicitant à cet égard de l'initiative qui vise à autoriser la libération conditionnelle, à titre temporaire, d'un nombre de détenus pouvant aller jusqu'à 120 000, afin d'atténuer les risques liés à la COVID-19 dans les prisons. Par ailleurs, l'Assemblée générale se déclare gravement préoccupée par les limitations et les restrictions de plus en plus graves frappant le droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction, ainsi que par l'incitation à la haine qui mène à la violence envers les personnes appartenant à des minorités religieuses reconnues ou non, dont les chrétiens, les derviches gonabadi, les juifs, les musulmans soufis, les musulmans sunnites, les yarsanis, les zoroastriens et les personnes de confession bahaïe qui feraient l'objet d'arrestations massives et de longues peines d'emprisonnement durant la pandémie de COVID-19. À ce titre, elle demande à la République islamique d'Iran de mettre fin à l'impunité des auteurs de crimes commis contre des personnes appartenant à des minorités religieuses reconnues ou non. Elle lui demande également de prendre des mesures pour déterminer les responsabilités dans toutes les violations graves des droits humains. Par ce projet, l'Assemblée générale demande en outre à la République islamique d'Iran d'assurer la tenue d'une élection présidentielle libre et équitable en 2021. Le pays est également appelé à collaborer davantage avec les mécanismes internationaux relatifs aux droits de l'homme, notamment en coopérant pleinement avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran. [...] ASSEMBLÉE GÉNÉRALE PLÉNIÈRE
SOIXANTE-QUINZIÈME SESSION, 46E SÉANCE PLÉNIÈRE – MATIN

Suivant les recommandations de sa Troisième Commission, chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, l'Assemblée générale a adopté, ce matin, 48 résolutions, dont 31 par consensus, parmi lesquelles deux textes qui appellent à prendre en compte l'impact particulier de la pandémie de COVID-19 sur les femmes et les filles. Elle a en outre proclamé le 31 août Journée internationale des personnes d'ascendance africaine.

[...]

Un vote a également été nécessaire pour entériner la résolution sur le droit au développement, dont la notion même reste controversée. Il en a été de même pour les textes consacrés au moratoire sur l'application de la peine de mort, aux mesures coercitives unilatérales, à l'utilisation de mercenaires, au droit à l'alimentation, et au Sommet mondial pour le développement social.

[...]

Promotion et protection des droits de l'homme: questions relatives aux droits de l'homme, y compris les divers moyens de mieux assurer l'exercice effectif des droits de l'homme et des libertés fondamentales (A/75/478/Add.2)

Explications de vote avant le vote

L'Eswatini a fait savoir que, lors des travaux en Commission, il avait voté par erreur en faveur du projet de texte relatif au moratoire sur l'application de la peine de mort alors qu'il souhaitait s'abstenir. Il a déclaré vouloir faire de même ce jour.

Les Maldives ont estimé que la peine de mort représente une punition prescrite dans des circonstances précises. Les Maldives observent un moratoire officieux sur cette peine depuis un demi-siècle et continueront sur cette voie. La cour pénale du pays a prescrit en 2014 que cette peine ne pouvait être décidée que dans les cas de meurtre prémédité. La délégation a précisé que les décisions à cet égard doivent respecter la charia islamique et être examinées de manière méticuleuse afin de s'assurer que les arrêts ne sont pas arbitraires, conformément au droit international. Sur cette base, la délégation a indiqué qu'elle voterait contre le projet de résolution.

[...]

Par sa résolution IX intitulée « Moratoire sur l'application de la peine de mort », adoptée par 123 voix pour, 38 voix contre et 24 abstentions, l'Assemblée générale réaffirme le droit souverain de tous les pays d'élaborer leur propre système juridique et notamment de déterminer les peines appropriées, conformément aux obligations que leur impose le droit international. Elle s'inquiète profondément de ce que la peine de mort continue d'être appliquée.

L'Assemblée générale demande à tous les États de limiter progressivement l'application de la peine de mort et de ne pas l'imposer aux personnes de moins de 18 ans, aux femmes enceintes ou aux personnes atteintes de déficiences mentales ou intellectuelles. Elle leur demande aussi de réduire le nombre d'infractions pouvant emporter la peine de mort et de faire en sorte que les personnes passibles de la peine de mort puissent exercer leur droit de recours en grâce ou en commutation de peine.

Elle leur demande, d'autre part, de faire en sorte que la peine de mort ne soit pas appliquée sur la base de lois discriminatoires et d'instituer un moratoire sur les exécutions en vue d'abolir la peine de mort. De surcroît, l'Assemblée générale engage les États qui ont aboli la peine de mort à ne pas la rétablir et encouragerait les États qui ont institué un moratoire à le maintenir.

[...]

Selon les termes de sa résolution XI intitulée « Les droits de l'homme dans l'administration de la justice », adoptée par consensus, l'Assemblée générale lance un appel aux gouvernements pour qu'ils inscrivent l'administration efficace de la justice et l'égal accès de chaque personne à la justice dans les efforts qu'ils font pour mettre en œuvre le Programme de développement durable à l'horizon 2030.

Elle exhorte les États, compte tenu des priorités nationales, à assurer la pleine et égale participation des femmes, y compris aux institutions de gouvernance et au système judiciaire, et à garantir leur autonomisation et leur accès plein et égal à la justice.

Elle demande également aux États de veiller à ce que les personnes handicapées aient un accès effectif à la justice lorsqu'ils mènent des enquêtes, engagent des poursuites et punissent les personnes jugées coupables d'avoir violé les droits humains de ces personnes.

Par ce texte, l'Assemblée générale encourage les États à s'attaquer à la question de la surpopulation carcérale, en gardant à l'esprit l'incidence de la COVID-19 sur la santé des personnes privées de liberté. Elle les encourage aussi à revoir les politiques pénales qui peuvent contribuer à l'incarcération excessive et à la surpopulation carcérale, en particulier les politiques dites « de tolérance zéro ».

Elle exhorte également les États à bannir de leurs textes comme dans leur pratique, l'imposition de la peine capitale, de la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération, ou de châtiments corporels à tout auteur d'infraction âgé de moins de 18 ans.

[...]

Selon les termes de sa résolution II intitulée « Situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran », adoptée par 82 voix pour, 30 contre et 64 abstentions, l'Assemblée générale prend acte des efforts déployés par le Gouvernement de la République islamique d'Iran pour atténuer les effets de la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19) sur le respect des droits humains, notamment pour lutter contre la violence sexuelle et fondée sur le genre, y compris les agressions sexuelles, et la violence familiale et au sein du couple pendant l'épidémie de COVID-19.

Elle se déclare vivement préoccupée, nonobstant les améliorations constatées dans le nombre d'exécutions, par la fréquence alarmante de l'imposition et de l'exécution de la peine de mort par la République islamique d'Iran, notamment des cas d'exécutions menées sur la base d'aveux forcés ou pour des crimes qui ne peuvent être qualifiés de crimes les plus graves.

Elle se déclare également vivement préoccupée par l'application persistante de la peine de mort aux mineurs par la République islamique d'Iran et prie instamment celle-ci d'y mettre fin.

Par ce texte, l'Assemblée générale exhorte également la République islamique d'Iran à mettre fin au recours généralisé et systématique aux arrestations et à la détention arbitraires, notamment contre des personnes ayant une double nationalité ou des ressortissants étrangers, ainsi qu'à la pratique des disparitions forcées et de la détention au secret.

Elle engage la République islamique d'Iran à remettre en liberté les personnes détenues pour avoir exercé leurs libertés et droits fondamentaux, notamment celles qui ont été arrêtées au seul motif qu'elles avaient participé à des manifestations pacifiques, y compris celles qui ont eu lieu dans tout le pays en novembre 2019 et en janvier 2020.

En outre, elle demande à la République islamique d'Iran de remédier aux mauvaises conditions de détention, étant consciente des risques particuliers auxquels sont exposés les détenus durant la pandémie de COVID-19, et se félicitant à cet égard de l'initiative qui vise à autoriser la libération conditionnelle, à titre temporaire, d'un nombre de détenus pouvant aller jusqu'à 120 000, afin d'atténuer les risques liés à la COVID-19 dans les prisons.

Par ailleurs, l'Assemblée générale se déclare gravement préoccupée par les limitations et les restrictions de plus en plus graves frappant le droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction, ainsi que par l'incitation à la haine qui mène à la violence envers les personnes appartenant à des minorités religieuses reconnues ou non, dont les chrétiens, les derviches gonabadi, les juifs, les musulmans soufis, les musulmans sunnites, les yarsanis, les zoroastriens et les personnes de confession bahaïe qui feraient l'objet d'arrestations massives et de longues peines d'emprisonnement durant la pandémie de COVID-19.

À ce titre, elle demande à la République islamique d'Iran de mettre fin à l'impunité des auteurs de crimes commis contre des personnes appartenant à des minorités religieuses reconnues ou non. Elle lui demande également de prendre des mesures pour déterminer les responsabilités dans toutes les violations graves des droits humains.

Par ce projet, l'Assemblée générale demande en outre à la République islamique d'Iran d'assurer la tenue d'une élection présidentielle libre et équitable en 2021. Le pays est également appelé à collaborer davantage avec les mécanismes internationaux relatifs aux droits de l'homme, notamment en coopérant pleinement avec le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran.

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https://www.peinedemort.org/document/11136 Wed, 16 Dec 2020 00:00:00 +0000 Assemblée Générale de l'ONU
Japon: peine de mort pour un tueur en série qui repérait ses proies sur Twitter https://www.peinedemort.org/document/11129 Un Japonais de 30 ans a été condamné mardi par un tribunal de Tokyo à la peine capitale pour avoir assassiné en 2017 neuf personnes qu'il avait attirées chez lui après les avoir approchées sur Twitter. Takahiro Shiraishi avait admis durant son procès avoir tué et démembré dans son appartement neuf personnes âgées de 15 à 26 ans, dont huit femmes, en l'espace d'à peine deux mois. "J'ai compris", a-t-il calmement déclaré mardi devant le tribunal quand les juges lui ont demandé s'il avait bien entendu l'énoncé du verdict. Dès le mois dernier, l'accusé s'était dit "prêt" à accepter un tel verdict, écartant ainsi la possibilité de faire appel. Il n'était cependant pas certain dans l'immédiat qu'il se tienne à cette résolution. Ses avocats avaient plaidé pour une peine de prison en arguant que ses victimes, qui avaient exprimé des pensées suicidaires sur les réseaux sociaux, lui auraient donné leur consentement pour mourir. Mais cette version des faits, contestée par l'accusé lui-même, a été rejetée par le tribunal, tout comme la tentative de ses avocats de mettre en avant d'éventuels troubles psychiatriques chez leur client pour tenter d'obtenir un verdict plus clément. - Dignité "piétinée" des victimes - "Aucune des neuf victimes n'a consenti à être tuée, même tacitement", selon des propos du juge du procès rapportés par la chaîne de télévision publique NHK. Le juge a aussi dénoncé des faits "d'une extrême gravité" et souligné que la "dignité" des victimes avait été "piétinée". Takahiro Shiraishi avait démembré leurs cadavres et les avait stockés dans son petit appartement de Zama, dans la grande banlieue sud-ouest de Tokyo. Le 31 octobre 2017, la police avait découvert chez lui une véritable maison des horreurs: 240 morceaux de restes humains cachés dans des glacières et des boîtes à outils, saupoudrés de litière pour chat pour tenter de masquer les odeurs de putréfaction. Ciseaux, couteaux, une scie et divers outils de menuiserie avaient été retrouvés à son domicile. Cette affaire avait choqué le Japon, pays où le taux de criminalité est très faible, et avait également eu un fort retentissement à l'international. Car au-delà des détails particulièrement sordides de l'affaire, Takahiro Shiraishi repérait ses proies sur Twitter, un réseau social très populaire, en leur disant qu'il pouvait les aider dans leurs projets suicidaires ou même mourir à leur côté. - "Bourreau professionnel" - La police l'avait finalement arrêté alors qu'elle enquêtait sur la disparition inquiétante d'une jeune femme de 23 ans, dont le frère avait pu se connecter à son compte Twitter, où il avait remarqué des échanges avec un compte suspect. Lequel s'était avéré être l'un de ceux qu'utilisait M. Shiraishi pour se présenter comme un "bourreau professionnel". Avant de devenir un meurtrier, cet homme à l'apparence ordinaire et effacée avait travaillé pendant quelques années comme recruteur de jeunes femmes pour des clubs pour adultes à Kabukicho, le grand quartier rouge de Tokyo. L'affaire du "tueur de Twitter", comme la presse nippone l'avait surnommé, avait ravivé au Japon des débats sur le contrôle des réseaux sociaux ainsi que sur le suicide et sa prévention. Le Japon a le plus fort taux de suicide parmi les pays industrialisés du G7, avec environ 20.000 personnes mettant fin à leurs jours par an, sur une population totale d'environ 126 millions d'habitants. Ces chiffres ont baissé depuis un pic atteint en 2003, mais ils sont repartis à la hausse ces derniers mois, sur fond de pandémie aggravant des situations de détresse psychologique et de solitude. Le Japon est l'un des rares pays industrialisés à n'avoir pas aboli la peine de mort et l'opinion publique est très majoritairement favorable à son maintien. La peine capitale pour M. Shiraishi est "appropriée", a déclaré à la NHK le père de l'une des victimes, même si "je ne sais pas comment apaiser ma colère". Le Japon compte actuellement plus de 100 condamnés à mort, et de nombreuses années s'écoulent généralement entre l'énoncé de la sentence et son exécution par pendaison. La dernière exécution au Japon remonte à un an, celle d'un Chinois reconnu coupable des meurtres de quatre membres d'une même famille dans le sud-ouest du pays en 2003.
Takahiro Shiraishi avait admis durant son procès avoir tué et démembré dans son appartement neuf personnes âgées de 15 à 26 ans, dont huit femmes, en l'espace d'à peine deux mois.

"J'ai compris", a-t-il calmement déclaré mardi devant le tribunal quand les juges lui ont demandé s'il avait bien entendu l'énoncé du verdict.

Dès le mois dernier, l'accusé s'était dit "prêt" à accepter un tel verdict, écartant ainsi la possibilité de faire appel.

Il n'était cependant pas certain dans l'immédiat qu'il se tienne à cette résolution.

Ses avocats avaient plaidé pour une peine de prison en arguant que ses victimes, qui avaient exprimé des pensées suicidaires sur les réseaux sociaux, lui auraient donné leur consentement pour mourir.

Mais cette version des faits, contestée par l'accusé lui-même, a été rejetée par le tribunal, tout comme la tentative de ses avocats de mettre en avant d'éventuels troubles psychiatriques chez leur client pour tenter d'obtenir un verdict plus clément.

- Dignité "piétinée" des victimes -

"Aucune des neuf victimes n'a consenti à être tuée, même tacitement", selon des propos du juge du procès rapportés par la chaîne de télévision publique NHK.

Le juge a aussi dénoncé des faits "d'une extrême gravité" et souligné que la "dignité" des victimes avait été "piétinée".

Takahiro Shiraishi avait démembré leurs cadavres et les avait stockés dans son petit appartement de Zama, dans la grande banlieue sud-ouest de Tokyo.

Le 31 octobre 2017, la police avait découvert chez lui une véritable maison des horreurs: 240 morceaux de restes humains cachés dans des glacières et des boîtes à outils, saupoudrés de litière pour chat pour tenter de masquer les odeurs de putréfaction.

Ciseaux, couteaux, une scie et divers outils de menuiserie avaient été retrouvés à son domicile.

Cette affaire avait choqué le Japon, pays où le taux de criminalité est très faible, et avait également eu un fort retentissement à l'international.

Car au-delà des détails particulièrement sordides de l'affaire, Takahiro Shiraishi repérait ses proies sur Twitter, un réseau social très populaire, en leur disant qu'il pouvait les aider dans leurs projets suicidaires ou même mourir à leur côté.

- "Bourreau professionnel" -

La police l'avait finalement arrêté alors qu'elle enquêtait sur la disparition inquiétante d'une jeune femme de 23 ans, dont le frère avait pu se connecter à son compte Twitter, où il avait remarqué des échanges avec un compte suspect. Lequel s'était avéré être l'un de ceux qu'utilisait M. Shiraishi pour se présenter comme un "bourreau professionnel".

Avant de devenir un meurtrier, cet homme à l'apparence ordinaire et effacée avait travaillé pendant quelques années comme recruteur de jeunes femmes pour des clubs pour adultes à Kabukicho, le grand quartier rouge de Tokyo.

L'affaire du "tueur de Twitter", comme la presse nippone l'avait surnommé, avait ravivé au Japon des débats sur le contrôle des réseaux sociaux ainsi que sur le suicide et sa prévention.

Le Japon a le plus fort taux de suicide parmi les pays industrialisés du G7, avec environ 20.000 personnes mettant fin à leurs jours par an, sur une population totale d'environ 126 millions d'habitants.

Ces chiffres ont baissé depuis un pic atteint en 2003, mais ils sont repartis à la hausse ces derniers mois, sur fond de pandémie aggravant des situations de détresse psychologique et de solitude.

Le Japon est l'un des rares pays industrialisés à n'avoir pas aboli la peine de mort et l'opinion publique est très majoritairement favorable à son maintien.

La peine capitale pour M. Shiraishi est "appropriée", a déclaré à la NHK le père de l'une des victimes, même si "je ne sais pas comment apaiser ma colère".

Le Japon compte actuellement plus de 100 condamnés à mort, et de nombreuses années s'écoulent généralement entre l'énoncé de la sentence et son exécution par pendaison.

La dernière exécution au Japon remonte à un an, celle d'un Chinois reconnu coupable des meurtres de quatre membres d'une même famille dans le sud-ouest du pays en 2003.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11129 Tue, 15 Dec 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
L'exécution du journaliste Rouhollah Zam est légale, affirme Rohani https://www.peinedemort.org/document/11130 Le président iranien Hassan Rohani a défendu lundi l'exécution du journaliste Rouhollah Zam, condamnée par plusieurs pays européens, affirmant que la peine de mort a été prononcée dans le respect du droit du pays. "Le système judiciaire iranien est indépendant... Ils (les Européens) ont le droit de faire des commentaires mais Rouhollah Zam a été exécuté sur décision d'un tribunal", a déclaré Hassan Rohani lors d'une conférence de presse. "Je pense qu'il est peu probable que cela nuise aux relations entre l'Iran et l'Europe." Rouhollah Zam, qui a vécu un temps en exil en France avant d'être capturé en Irak puis transféré en Iran, a été pendu samedi pour incitation à la violence lors du mouvement de contestation de 2017 en Iran. La France a dénoncé un "acte barbare et inacceptable" et a condamné "avec la plus grande fermeté cette atteinte grave à la liberté d'expression et à la liberté de la presse". Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué dimanche les ambassadeurs de France et d'Allemagne à Téhéran pour contester les critiques formulées après l'exécution du journaliste, ont rapporté les médias iraniens.
"Le système judiciaire iranien est indépendant... Ils (les Européens) ont le droit de faire des commentaires mais Rouhollah Zam a été exécuté sur décision d'un tribunal", a déclaré Hassan Rohani lors d'une conférence de presse. "Je pense qu'il est peu probable que cela nuise aux relations entre l'Iran et l'Europe." Rouhollah Zam, qui a vécu un temps en exil en France avant d'être capturé en Irak puis transféré en Iran, a été pendu samedi pour incitation à la violence lors du mouvement de contestation de 2017 en Iran.

La France a dénoncé un "acte barbare et inacceptable" et a condamné "avec la plus grande fermeté cette atteinte grave à la liberté d'expression et à la liberté de la presse". Le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué dimanche les ambassadeurs de France et d'Allemagne à Téhéran pour contester les critiques formulées après l'exécution du journaliste, ont rapporté les médias iraniens.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11130 Mon, 14 Dec 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Tollé mondial après l'exécution « barbare » par l'Iran du dissident Rouhollah Zam https://www.peinedemort.org/document/11128 (Washington) Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a vivement dénoncé lundi l'exécution « barbare » par l'Iran de l'opposant Rouhollah Zam. « Les États-Unis condamnent fermement l'exécution barbare et injuste de Rouhollah Zam, un journaliste iranien enlevé à l'étranger par le régime », a tweeté M. Pompeo au sujet du dissident quadragénaire qui disposait du statut de réfugié en France et a été exécuté par pendaison samedi en Iran. En s'élevant contre l'exécution de M. Zam, Mike Pompeo se joint à l'Union européenne et à la France, dont l'ambassadeur, ainsi que celui de l'Allemagne ont été convoqués par Téhéran, qui regrette une « une ingérence inacceptable ». Au moins 251 exécutions en 2019 Installé plusieurs années en France, Rouhollah Zam avait été arrêté à une date et dans un lieu inconnus, avant d'être reconnu coupable d'avoir joué un rôle actif dans la contestation de l'hiver 2017-2018 et condamné à mort. Au moins 25 personnes avaient été tuées dans ces troubles ayant touché plusieurs dizaines de villes iraniennes entre le 28 décembre 2017 et le 3 janvier 2018. Téhéran avait qualifié de « sédition » ce mouvement de protestation contre la vie chère ayant rapidement pris un tour politique. Avec au moins 251 exécutions en 2019, l'Iran est, après la Chine, le pays qui a le plus recours à la peine capitale, selon le dernier rapport mondial sur la peine de mort d'Amnistie internationale. Par ailleurs, la Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme s'est dite lundi « consternée » par l'exécution de Zam, dénonçant le recours « alarmant et croissant » de Téhéran à la peine de mort. « Je suis consterné » par son exécution, a déclaré Michelle Bachelet dans une déclaration écrite envoyée aux médias, soulignant que la peine de mort est « simplement inconciliable avec la dignité humaine » et « trop souvent arbitraire ». « Aveux obtenus par la torture » « Sa condamnation à mort et son exécution par pendaison sont emblématiques d'un schéma d'aveux forcés obtenus par la torture et diffusés sur les médias d'État, servant de base pour condamner des personnes », a-t-elle réagi. En outre, a-t-elle poursuivi, il existe « de sérieuses inquiétudes quant au fait que l'arrestation de Zam en dehors du territoire iranien pourrait équivaloir à un enlèvement et que son transfert ultérieur en Iran pour y être jugé n'aurait pas respecté les garanties d'une procédure régulière ». Rouhollah Zam, qualifié de « journaliste et dissident » par l'ONG de défense des droits humains Amnistie internationale, a été pendu samedi en Iran. Il avait été reconnu coupable d'avoir joué un rôle actif (par le biais de la chaîne Amadnews qu'il dirigeait sur la plateforme de messagerie cryptée Telegram) dans la contestation de l'hiver 2017-2018 en Iran. M. Zam avait vécu en exil plusieurs années en France où il avait le statut de réfugié, avant d'être arrêté par les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique, dans des circonstances obscures. Enlevé durant un séjour en Irak ? Son arrestation avait été annoncée en octobre 2019, mais l'Iran n'a pas précisé le lieu ni la date des faits. L'ONG Reporters sans frontières a accusé le régime de Téhéran de l'avoir enlevé alors qu'il se trouvait en Irak. Dans sa déclaration, Mme Bachelet a appelé les autorités iraniennes « à cesser immédiatement leur recours alarmant et croissant à la peine de mort et à de vagues accusations de sécurité nationale pour réprimer les voix indépendantes et la dissidence en Iran ». « En vertu du droit international en matière de droits de l'homme, si elle est appliquée, la peine de mort doit être limitée aux crimes les plus graves, impliquant un homicide volontaire, et après des procédures respectant pleinement les garanties d'un procès équitable, le droit de faire appel et le droit de demander la clémence. Ces conditions cumulatives n'ont manifestement pas été remplies dans le cas de Rouhollah Zam », a conclu la Haute-Commissaire.
« Les États-Unis condamnent fermement l'exécution barbare et injuste de Rouhollah Zam, un journaliste iranien enlevé à l'étranger par le régime », a tweeté M. Pompeo au sujet du dissident quadragénaire qui disposait du statut de réfugié en France et a été exécuté par pendaison samedi en Iran.

En s'élevant contre l'exécution de M. Zam, Mike Pompeo se joint à l'Union européenne et à la France, dont l'ambassadeur, ainsi que celui de l'Allemagne ont été convoqués par Téhéran, qui regrette une « une ingérence inacceptable ».


Au moins 251 exécutions en 2019

Installé plusieurs années en France, Rouhollah Zam avait été arrêté à une date et dans un lieu inconnus, avant d'être reconnu coupable d'avoir joué un rôle actif dans la contestation de l'hiver 2017-2018 et condamné à mort.

Au moins 25 personnes avaient été tuées dans ces troubles ayant touché plusieurs dizaines de villes iraniennes entre le 28 décembre 2017 et le 3 janvier 2018. Téhéran avait qualifié de « sédition » ce mouvement de protestation contre la vie chère ayant rapidement pris un tour politique.

Avec au moins 251 exécutions en 2019, l'Iran est, après la Chine, le pays qui a le plus recours à la peine capitale, selon le dernier rapport mondial sur la peine de mort d'Amnistie internationale.

Par ailleurs, la Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme s'est dite lundi « consternée » par l'exécution de Zam, dénonçant le recours « alarmant et croissant » de Téhéran à la peine de mort.

« Je suis consterné » par son exécution, a déclaré Michelle Bachelet dans une déclaration écrite envoyée aux médias, soulignant que la peine de mort est « simplement inconciliable avec la dignité humaine » et « trop souvent arbitraire ».


« Aveux obtenus par la torture »

« Sa condamnation à mort et son exécution par pendaison sont emblématiques d'un schéma d'aveux forcés obtenus par la torture et diffusés sur les médias d'État, servant de base pour condamner des personnes », a-t-elle réagi.

En outre, a-t-elle poursuivi, il existe « de sérieuses inquiétudes quant au fait que l'arrestation de Zam en dehors du territoire iranien pourrait équivaloir à un enlèvement et que son transfert ultérieur en Iran pour y être jugé n'aurait pas respecté les garanties d'une procédure régulière ».

Rouhollah Zam, qualifié de « journaliste et dissident » par l'ONG de défense des droits humains Amnistie internationale, a été pendu samedi en Iran.

Il avait été reconnu coupable d'avoir joué un rôle actif (par le biais de la chaîne Amadnews qu'il dirigeait sur la plateforme de messagerie cryptée Telegram) dans la contestation de l'hiver 2017-2018 en Iran.

M. Zam avait vécu en exil plusieurs années en France où il avait le statut de réfugié, avant d'être arrêté par les Gardiens de la révolution, l'armée idéologique de la République islamique, dans des circonstances obscures.


Enlevé durant un séjour en Irak ?

Son arrestation avait été annoncée en octobre 2019, mais l'Iran n'a pas précisé le lieu ni la date des faits. L'ONG Reporters sans frontières a accusé le régime de Téhéran de l'avoir enlevé alors qu'il se trouvait en Irak.

Dans sa déclaration, Mme Bachelet a appelé les autorités iraniennes « à cesser immédiatement leur recours alarmant et croissant à la peine de mort et à de vagues accusations de sécurité nationale pour réprimer les voix indépendantes et la dissidence en Iran ».

« En vertu du droit international en matière de droits de l'homme, si elle est appliquée, la peine de mort doit être limitée aux crimes les plus graves, impliquant un homicide volontaire, et après des procédures respectant pleinement les garanties d'un procès équitable, le droit de faire appel et le droit de demander la clémence. Ces conditions cumulatives n'ont manifestement pas été remplies dans le cas de Rouhollah Zam », a conclu la Haute-Commissaire.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11128 Mon, 14 Dec 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Pompeo condamne l'exécution "barbare" par l'Iran d'un dissident https://www.peinedemort.org/document/11134 Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a vivement dénoncé lundi l'exécution "barbare" par l'Iran de l'opposant Rouhollah Zam. "Les Etats-Unis condamnent fermement l'exécution barbare et injuste de Rouhollah Zam, un journaliste iranien enlevé à l'étranger par le régime", a tweeté M. Pompeo au sujet du dissident quadragénaire, qui disposait du statut de réfugié en France et a été exécuté par pendaison samedi en Iran. En s'élevant contre l'exécution de M. Zam, Mike Pompeo se joint à l'Union européenne et à la France, dont l'ambassadeur, ainsi que celui de l'Allemagne, ont été convoqués par Téhéran, qui regrette une "une ingérence inacceptable". Installé plusieurs années en France, Rouhollah Zam avait été arrêté à une date et dans un lieu inconnus, avant d'être reconnu coupable d'avoir joué un rôle actif dans la contestation de l'hiver 2017-2018 et condamné à mort. Au moins 25 personnes avaient été tuées dans ces troubles ayant touché plusieurs dizaines de villes iraniennes entre le 28 décembre 2017 et le 3 janvier 2018. Téhéran avait qualifié de "sédition" ce mouvement de protestation contre la vie chère ayant rapidement pris un tour politique. Avec au moins 251 exécutions en 2019, l'Iran est, après la Chine, le pays qui a le plus recours à la peine capitale, selon le dernier rapport mondial sur la peine de mort d'Amnesty International.
En s'élevant contre l'exécution de M. Zam, Mike Pompeo se joint à l'Union européenne et à la France, dont l'ambassadeur, ainsi que celui de l'Allemagne, ont été convoqués par Téhéran, qui regrette une "une ingérence inacceptable".

Installé plusieurs années en France, Rouhollah Zam avait été arrêté à une date et dans un lieu inconnus, avant d'être reconnu coupable d'avoir joué un rôle actif dans la contestation de l'hiver 2017-2018 et condamné à mort.

Au moins 25 personnes avaient été tuées dans ces troubles ayant touché plusieurs dizaines de villes iraniennes entre le 28 décembre 2017 et le 3 janvier 2018. Téhéran avait qualifié de "sédition" ce mouvement de protestation contre la vie chère ayant rapidement pris un tour politique. Avec au moins 251 exécutions en 2019, l'Iran est, après la Chine, le pays qui a le plus recours à la peine capitale, selon le dernier rapport mondial sur la peine de mort d'Amnesty International.]]>
https://www.peinedemort.org/document/11134 Mon, 14 Dec 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP