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    <title>La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués dans le monde</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/depeches</link>
    <description>Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort dans le monde</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Mon, 27 Jul 2026 14:19:35 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Sun, 19 Jul 2026 23:30:14 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Iran : deux hommes exécutés pour la mort de policiers lors des manifestations antigouvernementales</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12729</link>
      <description>La justice iranienne a annoncé, ce dimanche, l'exécution de deux hommes. Ces derniers avaient été reconnus coupables d'avoir exécuté deux policiers.&#13;
&#13;
Deux hommes accusés d'avoir fomenté des émeutes en Iran et tué deux policiers en janvier, lors de vastes manifestations antigouvernementales, ont été pendus dimanche matin, a rapporté la justice iranienne au moment où les exécutions liées à ces événements se multiplient.&#13;
&#13;
Les condamnés ont été présentés comme responsables de la mort de policiers lors des mouvements protestataires qui ont secoué le pays en décembre et janvier. Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi ont été exécutés dimanche après confirmation de la peine par la Cour suprême, a précisé la justice. Le communiqué ne précise ni la date de leur arrestation ni celle de leur procès.&#13;
&#13;
Selon le pouvoir judiciaire, Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi «ont attaché des policiers à un panneau de signalisation avec des cordes, les ont blessés à coups de pierres, les ont aspergés d'essence et incendiés» à Ispahan (centre). L'acte d'accusation affirme que les deux hommes exécutés avaient «filmé la scène du meurtre et transmis les images à des chaînes» de télévision à l'étranger.&#13;
&#13;
Fin décembre, un mouvement de contestation initialement déclenché contre la vie chère s'était rapidement mué en vastes manifestations antigouvernementales qui ont culminé les 8 et 9 janvier. Le pouvoir iranien a recensé plus de 3000 morts, imputant les violences à des «actes terroristes» orchestrés par les États-Unis et Israël. Des ONG basées à l'étranger ont parlé, elles, d'une répression ayant fait des milliers de morts.&#13;
&#13;
Le président américain Donald Trump avait alors menacé d'intervenir militairement en Iran. Israël et les États-Unis ont finalement lancé le 28 février une attaque conjointe contre l'Iran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient. Depuis, arrestations et exécutions se multiplient en Iran, en lien avec le conflit, mais aussi les manifestations du début d'année.&#13;
&#13;
Selon des ONG, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine. Les autorités ont exécuté au moins 1639 personnes en 2025, un record depuis 1989, selon les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort, dont le siège est à Paris.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La justice iranienne a annoncé, ce dimanche, l'exécution de deux hommes. Ces derniers avaient été reconnus coupables d'avoir exécuté deux policiers.<br />
<br />
Deux hommes accusés d'avoir fomenté des émeutes en Iran et tué deux policiers en janvier, lors de vastes manifestations antigouvernementales, ont été pendus dimanche matin, a rapporté la justice iranienne au moment où les exécutions liées à ces événements se multiplient.<br />
<br />
Les condamnés ont été présentés comme responsables de la mort de policiers lors des mouvements protestataires qui ont secoué le pays en décembre et janvier. Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi ont été exécutés dimanche après confirmation de la peine par la Cour suprême, a précisé la justice. Le communiqué ne précise ni la date de leur arrestation ni celle de leur procès.<br />
<br />
Selon le pouvoir judiciaire, Erfan Esfandiari et Gol-Mohammad Mohammadi «ont attaché des policiers à un panneau de signalisation avec des cordes, les ont blessés à coups de pierres, les ont aspergés d'essence et incendiés» à Ispahan (centre). L'acte d'accusation affirme que les deux hommes exécutés avaient «filmé la scène du meurtre et transmis les images à des chaînes» de télévision à l'étranger.<br />
<br />
Fin décembre, un mouvement de contestation initialement déclenché contre la vie chère s'était rapidement mué en vastes manifestations antigouvernementales qui ont culminé les 8 et 9 janvier. Le pouvoir iranien a recensé plus de 3000 morts, imputant les violences à des «actes terroristes» orchestrés par les États-Unis et Israël. Des ONG basées à l'étranger ont parlé, elles, d'une répression ayant fait des milliers de morts.<br />
<br />
Le président américain Donald Trump avait alors menacé d'intervenir militairement en Iran. Israël et les États-Unis ont finalement lancé le 28 février une attaque conjointe contre l'Iran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient. Depuis, arrestations et exécutions se multiplient en Iran, en lien avec le conflit, mais aussi les manifestations du début d'année.<br />
<br />
Selon des ONG, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine. Les autorités ont exécuté au moins 1639 personnes en 2025, un record depuis 1989, selon les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort, dont le siège est à Paris.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12729</guid>
      <pubDate>Sun, 19 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Soudan : Hemedti condamné à mort pour crimes de guerre</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12728</link>
      <description>&#13;
APA-Khartoum (Soudan)&#13;
&#13;
Le chef des Forces de soutien rapide (RSF), Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti », a été condamné à mort par contumace par un tribunal soudanais pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.&#13;
&#13;
La condamnation du chef des RSF a été rendue par le Tribunal antiterroriste et des crimes contre l'État soudanais, basé à Port-Soudan, une ville sous contrôle de l'armée régulière. Le jugement vise les exactions attribuées aux RSF dans le Darfour occidental depuis le début de la guerre en avril 2023.&#13;
&#13;
Le tribunal accuse Hemedti et quinze autres responsables des RSF et chefs tribaux alliés d'avoir orchestré des attaques à caractère ethnique contre des civils, notamment dans la ville d'El Geneina, capitale du Darfour occidental. Ces violences auraient causé des milliers de morts, des déplacements massifs de populations et de nombreuses atteintes aux droits humains, notamment contre la communauté non arabe Massalit.&#13;
&#13;
Le dossier judiciaire s'appuie également sur l'assassinat, en juin 2023, du gouverneur du Darfour occidental, Khamis Abdallah Abakar, tué après avoir accusé publiquement les RSF de mener des opérations assimilées à un génocide dans la région.&#13;
&#13;
Parmi les autres personnes condamnées à mort figurent Abdelrahim Hamdan Dagalo, frère de Hemedti et numéro deux des RSF, ainsi que Abdel Rahman Juma Barkallah, ancien commandant de la force paramilitaire au Darfour occidental.&#13;
&#13;
Le tribunal a aussi ordonné la confiscation des biens et avoirs des Forces de soutien rapide, ainsi que ceux des entreprises qui leur sont liées. Le juge président a rappelé que les crimes internationaux retenus contre les accusés sont imprescriptibles.&#13;
&#13;
Cette condamnation, première du genre visant directement la haute direction des RSF depuis le début du conflit, intervient alors que la localisation de Hemedti reste inconnue. Les autorités soudanaises ont annoncé leur intention de demander l'émission de notices rouges d'Interpol contre les condamnés.&#13;
&#13;
Les RSF rejettent depuis plusieurs mois les accusations de crimes de guerre portées contre elles, tandis que des responsables politiques proches de cette force contestent la légitimité du procès.&#13;
&#13;
Pour plusieurs observateurs, cette décision constitue surtout un acte symbolique en matière de justice et de reddition des comptes, son application demeurant incertaine dans un pays toujours plongé dans la guerre.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<br />
APA-Khartoum (Soudan)<br />
<br />
Le chef des Forces de soutien rapide (RSF), Mohamed Hamdan Dagalo, dit « Hemedti », a été condamné à mort par contumace par un tribunal soudanais pour crimes de guerre, crimes contre l'humanité et génocide.<br />
<br />
La condamnation du chef des RSF a été rendue par le Tribunal antiterroriste et des crimes contre l'État soudanais, basé à Port-Soudan, une ville sous contrôle de l'armée régulière. Le jugement vise les exactions attribuées aux RSF dans le Darfour occidental depuis le début de la guerre en avril 2023.<br />
<br />
Le tribunal accuse Hemedti et quinze autres responsables des RSF et chefs tribaux alliés d'avoir orchestré des attaques à caractère ethnique contre des civils, notamment dans la ville d'El Geneina, capitale du Darfour occidental. Ces violences auraient causé des milliers de morts, des déplacements massifs de populations et de nombreuses atteintes aux droits humains, notamment contre la communauté non arabe Massalit.<br />
<br />
Le dossier judiciaire s'appuie également sur l'assassinat, en juin 2023, du gouverneur du Darfour occidental, Khamis Abdallah Abakar, tué après avoir accusé publiquement les RSF de mener des opérations assimilées à un génocide dans la région.<br />
<br />
Parmi les autres personnes condamnées à mort figurent Abdelrahim Hamdan Dagalo, frère de Hemedti et numéro deux des RSF, ainsi que Abdel Rahman Juma Barkallah, ancien commandant de la force paramilitaire au Darfour occidental.<br />
<br />
Le tribunal a aussi ordonné la confiscation des biens et avoirs des Forces de soutien rapide, ainsi que ceux des entreprises qui leur sont liées. Le juge président a rappelé que les crimes internationaux retenus contre les accusés sont imprescriptibles.<br />
<br />
Cette condamnation, première du genre visant directement la haute direction des RSF depuis le début du conflit, intervient alors que la localisation de Hemedti reste inconnue. Les autorités soudanaises ont annoncé leur intention de demander l'émission de notices rouges d'Interpol contre les condamnés.<br />
<br />
Les RSF rejettent depuis plusieurs mois les accusations de crimes de guerre portées contre elles, tandis que des responsables politiques proches de cette force contestent la légitimité du procès.<br />
<br />
Pour plusieurs observateurs, cette décision constitue surtout un acte symbolique en matière de justice et de reddition des comptes, son application demeurant incertaine dans un pays toujours plongé dans la guerre.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12728</guid>
      <pubDate>Wed, 15 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence de Presse Africaine - APA</author>
    </item>
    <item>
      <title>Le Conseil de l'Europe a pris part activement au 9ème Congrès mondial contre la peine de mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12730</link>
      <description>Le 9ème Congrès Mondial contre la peine de mort, organisé par Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM) à Paris, a eu lieu du 30 juin au 2 juillet 2026. Il a rassemblé environ 1300 personnes d'une centaine de nationalités différentes. Il s'agissait du premier Congrès mondial tenu sans son parrain, Robert Badinter.&#13;
&#13;
Le Conseil de l'Europe a joué un rôle majeur dans l'abolition de la peine de mort en Europe et avait co-organisé la premier Congrès mondial contre la peine de mort en 2001 à Strasbourg. Le Conseil de l'Europe est donc très attaché à cet événement rassemblant tous les trois ans la communauté abolitionniste et a pris une part active à cette édition qui a marqué son 25ème anniversaire.&#13;
&#13;
Les participants du Congrès mondial se sont félicités d'une dynamique globale favorable à l'abolition sur plusieurs décennies, mais ils ont aussi dressé le constat d'un contexte actuel préoccupant marqué par des reculs : hausse récente des exécutions au niveau global due à un nombre réduit de pays, levées de moratoires, résurgence de discours favorables à la peine capitale. Face à cette résurgence, le combat abolitionniste doit se poursuivre, y compris dans les pays abolitionnistes. Lors de son allocution, le Président de la République française est intervenu en ce sens, soulignant que « cela n'est jamais acquis ». Ce Congrès mondial a mis en exergue deux priorités thématiques susceptibles de contribuer à répondre aux défis actuels : d'une part, le rôle de la jeunesse, et d'autre part l'importance du pouvoir judiciaire comme acteur de l'abolition.&#13;
&#13;
Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, a participé à la cérémonie officielle d'ouverture du Congrès mondial. Il est intervenu dans le premier panel de haut niveau aux côtés du Haut-Commissaire aux Droits de l'Homme des Nations Unies et de la Secrétaire Générale de l'Organisation Internationale de la Francophonie. Il a notamment rappelé la position du Conseil de l'Europe, opposé à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances, soulignant que l'abolition en Europe constituait l'une de ses plus grandes réalisations : « Aucune exécution n'a eu lieu dans nos États membres depuis 1997 ; toute une génération a grandi en Europe sans connaître la peine de mort. » Il a également encouragé à poursuivre le combat abolitionniste, en s'appuyant en particulier sur la jeunesse.&#13;
&#13;
Le Président de la Cour européenne des droits de l'Homme, Mathias Guyomar, a quant à lui pris part à l'une des deux principales sessions plénières du Congrès, celle sur rôle du pouvoir judiciaire en tant qu'acteur de l'abolition, et plus spécifiquement dans une séquence sur les cours régionales et l'impact de leurs décisions sur l'application de la peine de mort, aux côtés de juges de la Cour interaméricaine des droits de l'Homme, et de Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples.&#13;
&#13;
La Rapporteure générale de l'APCE sur l'abolition de la peine de mort, Gala Veldhoen, est intervenue dans une table ronde intitulée « La peine de mort dans un monde en mutation : comment réagir face à la résurgence actuelle ? » dans laquelle elle a notamment dressé un panorama de la situation de la peine de mort à travers le monde.&#13;
&#13;
Le Conseil de l'Europe a également organisé le 2 juillet au Congrès mondial une réunion publique sur la situation de la peine capital au Belarus, qui demeure le seul pays d'Europe à appliquer encore la peine de mort. Cette réunion faisait partie des activités du Groupe de contact du Conseil de l'Europe sur la coopération avec les forces démocratiques et la société civile du Bélarus. Cette réunion a été ouverte par le Coordonnateur du Conseil de l'Europe pour l'abolition de la peine de mort, et a rassemblé des représentants des forces démocratiques et de la société civile bélarusses en exil (Viasna, Rada) qui y ont notamment évoqué l'évolution de l'utilisation de la peine capitale par les autorités, établi un lien entre démocratie et abolition, ou encore mis en exergue le rôle de la jeunesse. Le principal orateur, Maxim Znak, avocat et ancien prisonnier d'opinion, a notamment expliqué que l'existence de la peine de mort favorise une atmosphère de terreur et altère le système de peines. Partageant son expérience personnelle avec cet atavisme juridique, il a observé que « le Belarus est non seulement connu pour être le seul pays en Europe et de l'ex-URSS à maintenir la peine de mort, mais son histoire est aussi marquée par des périodes où des milliers de personnes innocentes ont été exécutées « légalement » suite à des erreurs irréversibles. »&#13;
&#13;
Dans le cadre du projet « La mort n'est pas la justice », le Conseil de l'Europe a travaillé pendant plusieurs années, avec ses partenaires de la société civile, en particulier ECPM, à la création d'un réseau de jeunes ambassadeurs et ambassadrices contre la peine de mort, qui a été associé à l'ensemble du Congrès mondial. Une représentante du réseau était membre du comité académique chargé de préparer le programme du Congrès. Les jeunes ambassadrices et ambassadeurs contre la peine de mort ont aussi participé à la cérémonie d'ouverture dans une séquence rendant hommage à Robert Badinter, qui avait appelé la jeunesse lors du précédent Congrès mondial à poursuivre son combat, et marquant un passage de flambeau. Des membres du réseau ont également pu être intervenants lors de débats et s'exprimer lors de la cérémonie de clôture. Ils ont aussi pu travailler sur leurs projets lors d'un atelier, qui a été ouvert par le Coordonnateur pour l'abolition de la peine de mort du Conseil de l'Europe.&#13;
&#13;
Le Conseil de l'Europe a aussi récemment coopéré avec le CNDH du Maroc sur la création d'un réseau de jeunes ambassadrices et ambassadeurs marocains contre la peine de mort, qui a déjà permis de former environ 250 jeunes au plaidoyer abolitionniste. Une délégation de quatre jeunes Marocaines et Marocains a pu se rendre au Congrès mondial et participer notamment à l'atelier précité. Ce réseau pourra travailler dans la perspective du prochain Congrès mondial qui aura lieu à Marrakech en 2029 suite à l'annonce du Ministre de la Justice du Maroc à Paris.&#13;
&#13;
D'autres travaux du Conseil de l'Europe en matière d'abolition de la peine capitale ont été présentés ou promus lors du Congrès mondial de Paris :&#13;
&#13;
- l'étude sur l'enseignement de l'histoire de l'abolition de la peine de mort, récemment publiée par l'Observatoire de l'enseignement de l'histoire en Europe, a été présentée par le Coordonnateur pour l'abolition de la peine de mort lors de la réunion du Réseau international d'éducation à l'abolition et évoquée lors d'autres segments du Congrès ;&#13;
&#13;
- le rapport « Entre maintien et abolition : comprendre la peine de mort sans exécutions » a été présenté par nos partenaires, l'université d'Oxford et Death Penalty Project, lors d'un atelier sur « la consolidation des acquis – comment prévenir le retour de la peine de mort » ;&#13;
&#13;
- notre module HELP consacré à l'abolition de la peine de mort, formation gratuite en ligne destinée aux professions juridiques et à un public étudiant, a été promue lors d'un événement parallèle sur le sens de la peine organisé par l'Ecole nationale de la magistrature de la France.&#13;
&#13;
</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le 9ème Congrès Mondial contre la peine de mort, organisé par Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM) à Paris, a eu lieu du 30 juin au 2 juillet 2026. Il a rassemblé environ 1300 personnes d'une centaine de nationalités différentes. Il s'agissait du premier Congrès mondial tenu sans son parrain, Robert Badinter.<br />
<br />
Le Conseil de l'Europe a joué un rôle majeur dans l'abolition de la peine de mort en Europe et avait co-organisé la premier Congrès mondial contre la peine de mort en 2001 à Strasbourg. Le Conseil de l'Europe est donc très attaché à cet événement rassemblant tous les trois ans la communauté abolitionniste et a pris une part active à cette édition qui a marqué son 25ème anniversaire.<br />
<br />
Les participants du Congrès mondial se sont félicités d'une dynamique globale favorable à l'abolition sur plusieurs décennies, mais ils ont aussi dressé le constat d'un contexte actuel préoccupant marqué par des reculs : hausse récente des exécutions au niveau global due à un nombre réduit de pays, levées de moratoires, résurgence de discours favorables à la peine capitale. Face à cette résurgence, le combat abolitionniste doit se poursuivre, y compris dans les pays abolitionnistes. Lors de son allocution, le Président de la République française est intervenu en ce sens, soulignant que « cela n'est jamais acquis ». Ce Congrès mondial a mis en exergue deux priorités thématiques susceptibles de contribuer à répondre aux défis actuels : d'une part, le rôle de la jeunesse, et d'autre part l'importance du pouvoir judiciaire comme acteur de l'abolition.<br />
<br />
Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, a participé à la cérémonie officielle d'ouverture du Congrès mondial. Il est intervenu dans le premier panel de haut niveau aux côtés du Haut-Commissaire aux Droits de l'Homme des Nations Unies et de la Secrétaire Générale de l'Organisation Internationale de la Francophonie. Il a notamment rappelé la position du Conseil de l'Europe, opposé à la peine de mort en tous lieux et en toutes circonstances, soulignant que l'abolition en Europe constituait l'une de ses plus grandes réalisations : « Aucune exécution n'a eu lieu dans nos États membres depuis 1997 ; toute une génération a grandi en Europe sans connaître la peine de mort. » Il a également encouragé à poursuivre le combat abolitionniste, en s'appuyant en particulier sur la jeunesse.<br />
<br />
Le Président de la Cour européenne des droits de l'Homme, Mathias Guyomar, a quant à lui pris part à l'une des deux principales sessions plénières du Congrès, celle sur rôle du pouvoir judiciaire en tant qu'acteur de l'abolition, et plus spécifiquement dans une séquence sur les cours régionales et l'impact de leurs décisions sur l'application de la peine de mort, aux côtés de juges de la Cour interaméricaine des droits de l'Homme, et de Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples.<br />
<br />
La Rapporteure générale de l'APCE sur l'abolition de la peine de mort, Gala Veldhoen, est intervenue dans une table ronde intitulée « La peine de mort dans un monde en mutation : comment réagir face à la résurgence actuelle ? » dans laquelle elle a notamment dressé un panorama de la situation de la peine de mort à travers le monde.<br />
<br />
Le Conseil de l'Europe a également organisé le 2 juillet au Congrès mondial une réunion publique sur la situation de la peine capital au Belarus, qui demeure le seul pays d'Europe à appliquer encore la peine de mort. Cette réunion faisait partie des activités du Groupe de contact du Conseil de l'Europe sur la coopération avec les forces démocratiques et la société civile du Bélarus. Cette réunion a été ouverte par le Coordonnateur du Conseil de l'Europe pour l'abolition de la peine de mort, et a rassemblé des représentants des forces démocratiques et de la société civile bélarusses en exil (Viasna, Rada) qui y ont notamment évoqué l'évolution de l'utilisation de la peine capitale par les autorités, établi un lien entre démocratie et abolition, ou encore mis en exergue le rôle de la jeunesse. Le principal orateur, Maxim Znak, avocat et ancien prisonnier d'opinion, a notamment expliqué que l'existence de la peine de mort favorise une atmosphère de terreur et altère le système de peines. Partageant son expérience personnelle avec cet atavisme juridique, il a observé que « le Belarus est non seulement connu pour être le seul pays en Europe et de l'ex-URSS à maintenir la peine de mort, mais son histoire est aussi marquée par des périodes où des milliers de personnes innocentes ont été exécutées « légalement » suite à des erreurs irréversibles. »<br />
<br />
Dans le cadre du projet « La mort n'est pas la justice », le Conseil de l'Europe a travaillé pendant plusieurs années, avec ses partenaires de la société civile, en particulier ECPM, à la création d'un réseau de jeunes ambassadeurs et ambassadrices contre la peine de mort, qui a été associé à l'ensemble du Congrès mondial. Une représentante du réseau était membre du comité académique chargé de préparer le programme du Congrès. Les jeunes ambassadrices et ambassadeurs contre la peine de mort ont aussi participé à la cérémonie d'ouverture dans une séquence rendant hommage à Robert Badinter, qui avait appelé la jeunesse lors du précédent Congrès mondial à poursuivre son combat, et marquant un passage de flambeau. Des membres du réseau ont également pu être intervenants lors de débats et s'exprimer lors de la cérémonie de clôture. Ils ont aussi pu travailler sur leurs projets lors d'un atelier, qui a été ouvert par le Coordonnateur pour l'abolition de la peine de mort du Conseil de l'Europe.<br />
<br />
Le Conseil de l'Europe a aussi récemment coopéré avec le CNDH du Maroc sur la création d'un réseau de jeunes ambassadrices et ambassadeurs marocains contre la peine de mort, qui a déjà permis de former environ 250 jeunes au plaidoyer abolitionniste. Une délégation de quatre jeunes Marocaines et Marocains a pu se rendre au Congrès mondial et participer notamment à l'atelier précité. Ce réseau pourra travailler dans la perspective du prochain Congrès mondial qui aura lieu à Marrakech en 2029 suite à l'annonce du Ministre de la Justice du Maroc à Paris.<br />
<br />
D'autres travaux du Conseil de l'Europe en matière d'abolition de la peine capitale ont été présentés ou promus lors du Congrès mondial de Paris :<br />
<br />
- l'étude sur l'enseignement de l'histoire de l'abolition de la peine de mort, récemment publiée par l'Observatoire de l'enseignement de l'histoire en Europe, a été présentée par le Coordonnateur pour l'abolition de la peine de mort lors de la réunion du Réseau international d'éducation à l'abolition et évoquée lors d'autres segments du Congrès ;<br />
<br />
- le rapport « Entre maintien et abolition : comprendre la peine de mort sans exécutions » a été présenté par nos partenaires, l'université d'Oxford et Death Penalty Project, lors d'un atelier sur « la consolidation des acquis – comment prévenir le retour de la peine de mort » ;<br />
<br />
- notre module HELP consacré à l'abolition de la peine de mort, formation gratuite en ligne destinée aux professions juridiques et à un public étudiant, a été promue lors d'un événement parallèle sur le sens de la peine organisé par l'Ecole nationale de la magistrature de la France.<br />
<br />
]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12730</guid>
      <pubDate>Wed, 15 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>Deux hommes pendus en Iran pour appartenance présumée à l'Etat islamique</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12727</link>
      <description>Deux hommes ont été pendus mardi en Iran pour leur appartenance présumée au groupe jihadiste État islamique (EI), a annoncé l'organe de presse de l'autorité judiciaire.&#13;
&#13;
« Suite au verdict définitif de la Cour suprême et conformément à la procédure légale, deux membres du groupe terroriste État islamique (EI), Mohiyodin Abdollahi et Hossein Palani, ont été pendus ce matin » mardi, a annoncé l'agence Mizan.&#13;
&#13;
Le pouvoir judiciaire n'a communiqué ni la date de leur arrestation ni celle de leur procès.&#13;
&#13;
Selon Mizan, les deux hommes « projetaient de mener des opérations terroristes » dans le pays et ont été condamnés à mort pour « rébellion armée contre la République islamique ».&#13;
&#13;
Le groupe État islamique a revendiqué plusieurs attaques ces dernières années en Iran.&#13;
&#13;
L'Iran est le deuxième pays au monde après la Chine à procéder au plus grand nombre d'exécutions, selon des groupes de défense des droits humains, notamment Amnesty International.&#13;
&#13;
Les exécutions se sont multipliées dans le pays depuis le début de la guerre déclenchée par une offensive américano-israélienne le 28 février contre l'Iran.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Deux hommes ont été pendus mardi en Iran pour leur appartenance présumée au groupe jihadiste État islamique (EI), a annoncé l'organe de presse de l'autorité judiciaire.<br />
<br />
« Suite au verdict définitif de la Cour suprême et conformément à la procédure légale, deux membres du groupe terroriste État islamique (EI), Mohiyodin Abdollahi et Hossein Palani, ont été pendus ce matin » mardi, a annoncé l'agence Mizan.<br />
<br />
Le pouvoir judiciaire n'a communiqué ni la date de leur arrestation ni celle de leur procès.<br />
<br />
Selon Mizan, les deux hommes « projetaient de mener des opérations terroristes » dans le pays et ont été condamnés à mort pour « rébellion armée contre la République islamique ».<br />
<br />
Le groupe État islamique a revendiqué plusieurs attaques ces dernières années en Iran.<br />
<br />
L'Iran est le deuxième pays au monde après la Chine à procéder au plus grand nombre d'exécutions, selon des groupes de défense des droits humains, notamment Amnesty International.<br />
<br />
Les exécutions se sont multipliées dans le pays depuis le début de la guerre déclenchée par une offensive américano-israélienne le 28 février contre l'Iran.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12727</guid>
      <pubDate>Tue, 14 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Victime d'une «profonde injustice»: la dernière femme exécutée au Royaume-Uni graciée à titre posthume</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12725</link>
      <description>La dernière femme à avoir été exécutée au Royaume-Uni, Ruth Ellis, a été graciée, a annoncé mercredi le gouvernement britannique, qui a reconnu qu'elle avait été victime d'une « profonde injustice », 71 ans après sa pendaison pour avoir tué son compagnon violent. &#13;
&#13;
Ruth Ellis, qui avait 28 ans et travaillait comme hôtesse dans une boîte de nuit, a été exécutée en juillet 1955 pour avoir abattu son compagnon, David Blakely, à la sortie d'un bar londonien.&#13;
&#13;
Dix jours avant qu'elle ne le tue, David Blakely, qui était un pilote automobile, avait donné un coup de poing dans le ventre de Ruth Ellis, enceinte, provoquant une fausse couche.&#13;
&#13;
Le jury l'avait condamnée à mort après seulement vingt minutes de délibération.&#13;
&#13;
« J'ai l'honneur d'annoncer que sa majesté le roi a accepté, sur notre recommandation, d'accorder une grâce conditionnelle à Ruth Ellis », a déclaré le vice-premier ministre David Lammy au Parlement.&#13;
&#13;
« Si cette grâce ne signifie pas que Ruth Ellis était innocente du meurtre de David Blakely, elle remplace toutefois la peine de mort par une condamnation à la réclusion à perpétuité, afin de reconnaître une profonde injustice dans cette affaire exceptionnelle », a ajouté David Lammy, qui est également le ministre de la Justice.&#13;
&#13;
Deux des petits-enfants de Ruth Ellis se trouvaient dans la galerie du public au Parlement lors de cette annonce.&#13;
&#13;
Elle avait deux enfants âgés de 3 et 10 ans quand elle a été exécutée.&#13;
&#13;
Les enfants et petits-enfants de Ruth Ellis ont échoué à faire annuler sa condamnation en 2003 devant la Cour d'appel. Mais ils ont continué à militer pour qu'elle soit graciée.&#13;
&#13;
« Aujourd'hui, justice a enfin été rendue à notre grand-mère », a réagi dans un communiqué Laura Enston, petite-fille de Ruth Ellis.&#13;
&#13;
« Cette grâce n'efface pas ce qui s'est passé il y a 71 ans. (...) Mais elle affirme, officiellement et définitivement, que Ruth n'aurait pas dû être exécutée, que la justice lui a fait défaut », a-t-elle ajouté.&#13;
&#13;
Laura Enston a rappelé que sa grand-mère avait été « victime de violences répétées et brutales ».&#13;
&#13;
Sa pendaison avait contribué à faire basculer l'opinion publique contre la peine de mort, abolie en 1973 au Royaume-Uni.&#13;
&#13;
Cette affaire a été adaptée au cinéma en 1985 sous le titre de « Un crime pour une passion » (« Dance with a Stranger »), avec Miranda Richardson et Rupert Everett.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La dernière femme à avoir été exécutée au Royaume-Uni, Ruth Ellis, a été graciée, a annoncé mercredi le gouvernement britannique, qui a reconnu qu'elle avait été victime d'une « profonde injustice », 71 ans après sa pendaison pour avoir tué son compagnon violent. <br />
<br />
Ruth Ellis, qui avait 28 ans et travaillait comme hôtesse dans une boîte de nuit, a été exécutée en juillet 1955 pour avoir abattu son compagnon, David Blakely, à la sortie d'un bar londonien.<br />
<br />
Dix jours avant qu'elle ne le tue, David Blakely, qui était un pilote automobile, avait donné un coup de poing dans le ventre de Ruth Ellis, enceinte, provoquant une fausse couche.<br />
<br />
Le jury l'avait condamnée à mort après seulement vingt minutes de délibération.<br />
<br />
« J'ai l'honneur d'annoncer que sa majesté le roi a accepté, sur notre recommandation, d'accorder une grâce conditionnelle à Ruth Ellis », a déclaré le vice-premier ministre David Lammy au Parlement.<br />
<br />
« Si cette grâce ne signifie pas que Ruth Ellis était innocente du meurtre de David Blakely, elle remplace toutefois la peine de mort par une condamnation à la réclusion à perpétuité, afin de reconnaître une profonde injustice dans cette affaire exceptionnelle », a ajouté David Lammy, qui est également le ministre de la Justice.<br />
<br />
Deux des petits-enfants de Ruth Ellis se trouvaient dans la galerie du public au Parlement lors de cette annonce.<br />
<br />
Elle avait deux enfants âgés de 3 et 10 ans quand elle a été exécutée.<br />
<br />
Les enfants et petits-enfants de Ruth Ellis ont échoué à faire annuler sa condamnation en 2003 devant la Cour d'appel. Mais ils ont continué à militer pour qu'elle soit graciée.<br />
<br />
« Aujourd'hui, justice a enfin été rendue à notre grand-mère », a réagi dans un communiqué Laura Enston, petite-fille de Ruth Ellis.<br />
<br />
« Cette grâce n'efface pas ce qui s'est passé il y a 71 ans. (...) Mais elle affirme, officiellement et définitivement, que Ruth n'aurait pas dû être exécutée, que la justice lui a fait défaut », a-t-elle ajouté.<br />
<br />
Laura Enston a rappelé que sa grand-mère avait été « victime de violences répétées et brutales ».<br />
<br />
Sa pendaison avait contribué à faire basculer l'opinion publique contre la peine de mort, abolie en 1973 au Royaume-Uni.<br />
<br />
Cette affaire a été adaptée au cinéma en 1985 sous le titre de « Un crime pour une passion » (« Dance with a Stranger »), avec Miranda Richardson et Rupert Everett.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12725</guid>
      <pubDate>Wed, 08 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Le Conseil de l'Europe attire l'attention sur la peine de mort au Bélarus lors du Congrès mondial à Paris</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12724</link>
      <description>Discussion sur la lutte pour l'abolition de la peine de mort avec les forces démocratiques et la société civile bélarussiennes en exil lors d'un événement soutenu par le Conseil de l'Europe&#13;
&#13;
Le Conseil de l'Europe s'est toujours opposé à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances, en militant pour son abolition universelle, comme l'a réaffirmé le Secrétaire Général, Alain Berset, en ouverture du 9e Congrès mondial contre la peine de mort, qui s'est tenu à Paris en début de semaine.&#13;
&#13;
C'est pourquoi le Conseil de l'Europe milite depuis longtemps en faveur de l'abolition de la peine de mort au Bélarus. Depuis 2022, l'Organisation n'entretient plus aucune relation avec les autorités bélarussiennes et coopère avec la société civile et les forces démocratiques bélarussiennes en exil dans le cadre du Groupe de contact du Conseil de l'Europe sur le Bélarus, notamment sur question de l'abolition de la peine de mort. Dans ce cadre, un événement public intitulé « La situation de la peine de mort au Bélarus : la mobilisation de la société civile et de la jeunesse en faveur de son abolition, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays » s'est tenu à Paris, lors du Congrès mondial, le 2 juillet. &#13;
&#13;
« Il est important d'aborder la question du Bélarus au Congrès mondial, d'autant plus que celui-ci se tient en Europe et que le Bélarus est le seul pays du continent européen à appliquer encore la peine capitale », a déclaré Sébastien Potaufeu, Coordonnateur du Conseil de l'Europe pour l'abolition de la peine de mort. « À travers les activités du Groupe de contact sur l'abolition de la peine de mort, le Conseil de l'Europe continue de soutenir les efforts déployés par la société civile et les forces démocratiques bélarussiennes pour un futur Bélarus démocratique sans peine de mort. »  &#13;
&#13;
Alexander Shlyk, Conseiller spécial de Sviatlana Tsikhanouskaya pour les questions électorales et la diplomatie multilatérale, a souligné le lien intrinsèque qui relie démocratie et abolition de la peine de mort : « Les forces démocratiques du Bélarus sont fermement convaincues que l'abolition de la peine de mort doit être une priorité absolue dans le cadre de la transformation démocratique du pays. Ce châtiment est incompatible avec le respect de la dignité humaine en tant que fondement de la démocratie et de l'État de droit ».&#13;
&#13;
La menace de la peine de mort comme moyen d'intimidation politique&#13;
&#13;
Les intervenants ont axé leurs interventions sur la place de l'abolition de la peine de mort dans le contexte des nécessaires réformes démocratiques au Bélarus.&#13;
&#13;
« Ces dernières années, l'objectif même de la peine de mort a évolué. En effet, les autorités n'ont cessé d'élargir les fondements juridiques du recours à la peine capitale, la faisant passer d'un moyen de justice pénale à un outil au service d'un système plus large d'intimidation et de répression politiques », a souligné Andrei Paluda, représentant du Centre des droits humains Viasna, qui est la principale et l'une des plus anciennes organisations de la société civile bélarussienne. « L'abolition de la peine de mort au Bélarus est une question qui touche au droit à la vie, aux droits humains, à l'État de droit et à l'avenir d'un Bélarus démocratique. »&#13;
&#13;
Les jeunes, moteurs de l'action militante&#13;
&#13;
Un autre thème important de la discussion a été la nécessité de poursuivre les campagnes abolitionnistes au sein de la société et de la diaspora bélarussiennes, en mettant tout particulièrement l'accent sur la jeunesse. Yulia Ralko, représentante du Conseil national de la jeunesse bélarussienne (RADA), figurait parmi les intervenants. Elle a évoqué les initiatives de défense et de soutien menées par les jeunes.&#13;
&#13;
Les participants à l'événement ont conclu que le renforcement de l'engagement des jeunes, malgré un contexte politique difficile, ainsi que leur implication dans l'éducation aux droits humains et dans la lutte pour l'abolition de la peine de mort, sont essentiels pour garantir un changement durable et favoriser une culture des droits humains dans un futur Bélarus démocratique.&#13;
&#13;
Le travail en exil : des difficultés supplémentaires&#13;
&#13;
L'une des questions soulevées a concerné la problématique du suivi de la situation des droits humains au Bélarus – et notamment des développements liés à la peine de mort – lorsqu'on se trouve en exil. Comment recueillir des informations depuis l'étranger, comment travailler avec des sources et vérifier les informations, comment entrer en contact avec les personnes qui vivent dans le pays : la discussion a montré que ces questions revêtent une grande importance non seulement pour les Bélarussiens, mais aussi pour les militants en exil originaires d'autres pays où la peine capitale n'est toujours pas abolie.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Discussion sur la lutte pour l'abolition de la peine de mort avec les forces démocratiques et la société civile bélarussiennes en exil lors d'un événement soutenu par le Conseil de l'Europe<br />
<br />
Le Conseil de l'Europe s'est toujours opposé à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances, en militant pour son abolition universelle, comme l'a réaffirmé le Secrétaire Général, Alain Berset, en ouverture du 9e Congrès mondial contre la peine de mort, qui s'est tenu à Paris en début de semaine.<br />
<br />
C'est pourquoi le Conseil de l'Europe milite depuis longtemps en faveur de l'abolition de la peine de mort au Bélarus. Depuis 2022, l'Organisation n'entretient plus aucune relation avec les autorités bélarussiennes et coopère avec la société civile et les forces démocratiques bélarussiennes en exil dans le cadre du Groupe de contact du Conseil de l'Europe sur le Bélarus, notamment sur question de l'abolition de la peine de mort. Dans ce cadre, un événement public intitulé « La situation de la peine de mort au Bélarus : la mobilisation de la société civile et de la jeunesse en faveur de son abolition, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays » s'est tenu à Paris, lors du Congrès mondial, le 2 juillet. <br />
<br />
« Il est important d'aborder la question du Bélarus au Congrès mondial, d'autant plus que celui-ci se tient en Europe et que le Bélarus est le seul pays du continent européen à appliquer encore la peine capitale », a déclaré Sébastien Potaufeu, Coordonnateur du Conseil de l'Europe pour l'abolition de la peine de mort. « À travers les activités du Groupe de contact sur l'abolition de la peine de mort, le Conseil de l'Europe continue de soutenir les efforts déployés par la société civile et les forces démocratiques bélarussiennes pour un futur Bélarus démocratique sans peine de mort. »  <br />
<br />
Alexander Shlyk, Conseiller spécial de Sviatlana Tsikhanouskaya pour les questions électorales et la diplomatie multilatérale, a souligné le lien intrinsèque qui relie démocratie et abolition de la peine de mort : « Les forces démocratiques du Bélarus sont fermement convaincues que l'abolition de la peine de mort doit être une priorité absolue dans le cadre de la transformation démocratique du pays. Ce châtiment est incompatible avec le respect de la dignité humaine en tant que fondement de la démocratie et de l'État de droit ».<br />
<br />
La menace de la peine de mort comme moyen d'intimidation politique<br />
<br />
Les intervenants ont axé leurs interventions sur la place de l'abolition de la peine de mort dans le contexte des nécessaires réformes démocratiques au Bélarus.<br />
<br />
« Ces dernières années, l'objectif même de la peine de mort a évolué. En effet, les autorités n'ont cessé d'élargir les fondements juridiques du recours à la peine capitale, la faisant passer d'un moyen de justice pénale à un outil au service d'un système plus large d'intimidation et de répression politiques », a souligné Andrei Paluda, représentant du Centre des droits humains Viasna, qui est la principale et l'une des plus anciennes organisations de la société civile bélarussienne. « L'abolition de la peine de mort au Bélarus est une question qui touche au droit à la vie, aux droits humains, à l'État de droit et à l'avenir d'un Bélarus démocratique. »<br />
<br />
Les jeunes, moteurs de l'action militante<br />
<br />
Un autre thème important de la discussion a été la nécessité de poursuivre les campagnes abolitionnistes au sein de la société et de la diaspora bélarussiennes, en mettant tout particulièrement l'accent sur la jeunesse. Yulia Ralko, représentante du Conseil national de la jeunesse bélarussienne (RADA), figurait parmi les intervenants. Elle a évoqué les initiatives de défense et de soutien menées par les jeunes.<br />
<br />
Les participants à l'événement ont conclu que le renforcement de l'engagement des jeunes, malgré un contexte politique difficile, ainsi que leur implication dans l'éducation aux droits humains et dans la lutte pour l'abolition de la peine de mort, sont essentiels pour garantir un changement durable et favoriser une culture des droits humains dans un futur Bélarus démocratique.<br />
<br />
Le travail en exil : des difficultés supplémentaires<br />
<br />
L'une des questions soulevées a concerné la problématique du suivi de la situation des droits humains au Bélarus – et notamment des développements liés à la peine de mort – lorsqu'on se trouve en exil. Comment recueillir des informations depuis l'étranger, comment travailler avec des sources et vérifier les informations, comment entrer en contact avec les personnes qui vivent dans le pays : la discussion a montré que ces questions revêtent une grande importance non seulement pour les Bélarussiens, mais aussi pour les militants en exil originaires d'autres pays où la peine capitale n'est toujours pas abolie.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12724</guid>
      <pubDate>Fri, 03 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>La peine de mort continue de reculer, mais l'ONU alerte sur des signes inquiétants</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12723</link>
      <description>Pendant des décennies, l'histoire semblait suivre une seule direction. Année après année, des États renonçaient à la peine capitale, des moratoires devenaient définitifs et l'abolition s'imposait peu à peu comme une norme internationale. Mais ce mouvement, longtemps perçu comme irréversible, montre aujourd'hui des signes d'essoufflement.&#13;
Réunis mardi à Paris à l'occasion du neuvième congrès mondial contre la peine de mort, deux des plus hauts responsables des Nations Unies ont lancé un avertissement : les progrès sont réels, mais les acquis sont menacés.&#13;
&#13;
« Le mouvement vers l'abolition universelle progresse », a reconnu le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, dans un message vidéo adressé aux participants. « De plus en plus de pays s'engagent à mettre définitivement fin à cette pratique cruelle. Mais ces progrès ne peuvent être tenus pour acquis. Ils exigent vigilance, courage et une détermination constante ».&#13;
&#13;
Si près de 90 % des États ont désormais aboli la peine de mort en droit ou en pratique, ou observent un moratoire sur les exécutions, plusieurs gouvernements empruntent aujourd'hui la direction inverse.&#13;
&#13;
Des signaux de recul&#13;
&#13;
Dans la capitale française, le chef des droits humains des Nations Unies, Volker Türk, a dressé un inventaire préoccupant de ces revirements.&#13;
&#13;
Il a notamment cité Israël, où une nouvelle législation « réintroduit effectivement la peine de mort », selon lui, « applicable presque exclusivement aux Palestiniens ». Au Burkina Faso, un projet de réforme du code pénal prévoit de rétablir la peine capitale pour certaines infractions. Dans le même temps, « je suis également profondément préoccupé par la forte augmentation des exécutions dans un petit nombre d'États, notamment en Iran », a-t-il déclaré, évoquant en outre le manque de transparence des autorités chinoises sur le nombre d'exécutions.&#13;
&#13;
Pour Volker Türk, ces évolutions ne constituent pas des épisodes isolés, mais les symptômes d'un consensus abolitionniste devenu plus fragile qu'il n'y paraît.&#13;
&#13;
Une justice qui n'en est pas une&#13;
&#13;
Le discours du haut responsable dépasse toutefois le seul terrain juridique. Il attaque le principe même de la peine capitale.&#13;
&#13;
« Délibérément mettre quelqu'un à mort est, à mes yeux [...] cruel, inhumain et dégradant », a-t-il affirmé. Une pratique selon lui incompatible non seulement avec le droit à la vie, mais aussi avec l'interdiction des traitements cruels, inhumains ou dégradants.&#13;
&#13;
Il rappelle également qu'aucune étude n'a démontré l'effet dissuasif de la peine de mort sur la criminalité, y compris pour les infractions liées aux stupéfiants. Au contraire, souligne Volker Türk, son application demeure fréquemment arbitraire et discriminatoire. &#13;
&#13;
« Ce sont, dans une écrasante majorité des cas, les personnes pauvres et issues de communautés marginalisées qui sont exécutées. Les voix dissidentes et critiques sont elles aussi souvent prises pour cible ».&#13;
&#13;
À cet argument s'ajoute celui de l'erreur judiciaire. « La peine de mort ne rend pas la justice », a de son côté insisté António Guterres. « Elle met des vies innocentes en danger. Et elle n'a pas sa place au XXIᵉ siècle ».&#13;
&#13;
Transformer la norme en abolition universelle&#13;
&#13;
Pour les Nations Unies, l'enjeu consiste désormais moins à convertir de nouveaux États qu'à empêcher un retour en arrière et à transformer l'écrasante majorité actuelle en abolition universelle.&#13;
&#13;
Volker Türk a appelé à élargir la mobilisation au-delà des gouvernements, en associant entreprises, fondations, organisations régionales et société civile. Il a notamment cité l'exemple des laboratoires pharmaceutiques qui empêchent l'utilisation de leurs produits lors des exécutions.&#13;
&#13;
Son diagnostic, lui, ne souffre d'aucune nuance. « La peine de mort a été un échec à tous les niveaux, comme le confirme l'expérience acquise partout dans le monde », a-t-il déclaré. « Son coût est intolérable pour les individus, les communautés et les nations ».&#13;
&#13;
Puis il a résumé l'objectif des abolitionnistes en une phrase. « Nous devons déployer tous les efforts possibles pour reléguer cette pratique odieuse dans les livres d'histoire ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[Pendant des décennies, l'histoire semblait suivre une seule direction. Année après année, des États renonçaient à la peine capitale, des moratoires devenaient définitifs et l'abolition s'imposait peu à peu comme une norme internationale. Mais ce mouvement, longtemps perçu comme irréversible, montre aujourd'hui des signes d'essoufflement.<br />
Réunis mardi à Paris à l'occasion du neuvième congrès mondial contre la peine de mort, deux des plus hauts responsables des Nations Unies ont lancé un avertissement : les progrès sont réels, mais les acquis sont menacés.<br />
<br />
« Le mouvement vers l'abolition universelle progresse », a reconnu le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, dans un message vidéo adressé aux participants. « De plus en plus de pays s'engagent à mettre définitivement fin à cette pratique cruelle. Mais ces progrès ne peuvent être tenus pour acquis. Ils exigent vigilance, courage et une détermination constante ».<br />
<br />
Si près de 90 % des États ont désormais aboli la peine de mort en droit ou en pratique, ou observent un moratoire sur les exécutions, plusieurs gouvernements empruntent aujourd'hui la direction inverse.<br />
<br />
Des signaux de recul<br />
<br />
Dans la capitale française, le chef des droits humains des Nations Unies, Volker Türk, a dressé un inventaire préoccupant de ces revirements.<br />
<br />
Il a notamment cité Israël, où une nouvelle législation « réintroduit effectivement la peine de mort », selon lui, « applicable presque exclusivement aux Palestiniens ». Au Burkina Faso, un projet de réforme du code pénal prévoit de rétablir la peine capitale pour certaines infractions. Dans le même temps, « je suis également profondément préoccupé par la forte augmentation des exécutions dans un petit nombre d'États, notamment en Iran », a-t-il déclaré, évoquant en outre le manque de transparence des autorités chinoises sur le nombre d'exécutions.<br />
<br />
Pour Volker Türk, ces évolutions ne constituent pas des épisodes isolés, mais les symptômes d'un consensus abolitionniste devenu plus fragile qu'il n'y paraît.<br />
<br />
Une justice qui n'en est pas une<br />
<br />
Le discours du haut responsable dépasse toutefois le seul terrain juridique. Il attaque le principe même de la peine capitale.<br />
<br />
« Délibérément mettre quelqu'un à mort est, à mes yeux [...] cruel, inhumain et dégradant », a-t-il affirmé. Une pratique selon lui incompatible non seulement avec le droit à la vie, mais aussi avec l'interdiction des traitements cruels, inhumains ou dégradants.<br />
<br />
Il rappelle également qu'aucune étude n'a démontré l'effet dissuasif de la peine de mort sur la criminalité, y compris pour les infractions liées aux stupéfiants. Au contraire, souligne Volker Türk, son application demeure fréquemment arbitraire et discriminatoire. <br />
<br />
« Ce sont, dans une écrasante majorité des cas, les personnes pauvres et issues de communautés marginalisées qui sont exécutées. Les voix dissidentes et critiques sont elles aussi souvent prises pour cible ».<br />
<br />
À cet argument s'ajoute celui de l'erreur judiciaire. « La peine de mort ne rend pas la justice », a de son côté insisté António Guterres. « Elle met des vies innocentes en danger. Et elle n'a pas sa place au XXIᵉ siècle ».<br />
<br />
Transformer la norme en abolition universelle<br />
<br />
Pour les Nations Unies, l'enjeu consiste désormais moins à convertir de nouveaux États qu'à empêcher un retour en arrière et à transformer l'écrasante majorité actuelle en abolition universelle.<br />
<br />
Volker Türk a appelé à élargir la mobilisation au-delà des gouvernements, en associant entreprises, fondations, organisations régionales et société civile. Il a notamment cité l'exemple des laboratoires pharmaceutiques qui empêchent l'utilisation de leurs produits lors des exécutions.<br />
<br />
Son diagnostic, lui, ne souffre d'aucune nuance. « La peine de mort a été un échec à tous les niveaux, comme le confirme l'expérience acquise partout dans le monde », a-t-il déclaré. « Son coût est intolérable pour les individus, les communautés et les nations ».<br />
<br />
Puis il a résumé l'objectif des abolitionnistes en une phrase. « Nous devons déployer tous les efforts possibles pour reléguer cette pratique odieuse dans les livres d'histoire ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12723</guid>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>Rapporteure générale sur la peine de mort : ‘L'abolition ne peut jamais être considérée comme acquise'</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12726</link>
      <description>Bien que plus des deux tiers des États dans le monde n'appliquent plus la peine de mort, « les événements récents nous rappellent que les progrès ne sont pas irréversibles, et que l'abolition ne peut jamais être considérée comme acquise », a déclaré aujourd'hui Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), rapporteure générale sur l'abolition de la peine de mort. Elle participait à une table ronde intitulée « La peine de mort dans un monde en mutation : comment réagir face à la résurgence actuelle ? », à l'occasion du 9ème Congrès mondial contre la peine de mort à Paris.&#13;
&#13;
Mme Veldhoen a souligné que cette régression s'observait en particulier au Moyen-Orient, où Israël* avait adopté une nouvelle législation visant à étendre le recours à la peine de mort, et où la Jordanie* avait récemment procédé à des exécutions, malgré un moratoire de facto sur les exécutions en vigueur depuis 2017. Elle a également mis en avant un bilan effroyable en Chine et en Iran. « Les situations de conflit armé donnent souvent lieu à des discours visant à justifier la réintroduction de la peine de mort ou son application progressive. Dans certains pays, la peine de mort est également utilisée comme outil pour réprimer l'opposition politique, faire taire les voix critiques et museler la société civile », a-t-elle déclaré. Elle a également noté des tendances inquiétantes au Japon et aux États-Unis.&#13;
&#13;
Dans ce contexte, elle a souligné que le Conseil de l'Europe avait toujours fait de l'abolition de la peine capitale une priorité absolue, « faisant du continent européen une zone exempte de peine de mort ». « Toute réintroduction de la peine de mort serait purement et simplement incompatible avec le maintien d'un État au sein de l'Organisation », a-t-elle déclaré. « Ce que nous devons promouvoir, c'est la justice, pas la vengeance ».&#13;
&#13;
Mme Veldhoen a souligné que les parlementaires, le pouvoir judiciaire et la jeunesse pouvaient jouer un rôle significatif pour relever le défi que représente la résurgence actuelle de la peine de mort. « Il est essentiel de veiller à ce que les nouvelles générations restent engagées en faveur de l'abolition », a-t-elle déclaré.&#13;
&#13;
Organisé par l'ONG française Ensemble contre la peine de mort (ECPM), ce congrès se tient à Paris du 30 juin au 2 juillet, et prévoit la participation d'acteurs politiques, institutionnels et juridiques, et de la société civile. Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, le Président de la Cour européenne des droits de l'homme, Mattias Guyomar, le Président français Emmanuel Macron, et d'autres membres de l'APCE ont pris part à cet évènement.&#13;
&#13;
* * *&#13;
&#13;
* La Knesset israélienne a le statut d'observateur auprès de l'APCE, et la Jordanie est « Partenaire pour la démocratie » de l'APCE.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Bien que plus des deux tiers des États dans le monde n'appliquent plus la peine de mort, « les événements récents nous rappellent que les progrès ne sont pas irréversibles, et que l'abolition ne peut jamais être considérée comme acquise », a déclaré aujourd'hui Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), rapporteure générale sur l'abolition de la peine de mort. Elle participait à une table ronde intitulée « La peine de mort dans un monde en mutation : comment réagir face à la résurgence actuelle ? », à l'occasion du 9ème Congrès mondial contre la peine de mort à Paris.<br />
<br />
Mme Veldhoen a souligné que cette régression s'observait en particulier au Moyen-Orient, où Israël* avait adopté une nouvelle législation visant à étendre le recours à la peine de mort, et où la Jordanie* avait récemment procédé à des exécutions, malgré un moratoire de facto sur les exécutions en vigueur depuis 2017. Elle a également mis en avant un bilan effroyable en Chine et en Iran. « Les situations de conflit armé donnent souvent lieu à des discours visant à justifier la réintroduction de la peine de mort ou son application progressive. Dans certains pays, la peine de mort est également utilisée comme outil pour réprimer l'opposition politique, faire taire les voix critiques et museler la société civile », a-t-elle déclaré. Elle a également noté des tendances inquiétantes au Japon et aux États-Unis.<br />
<br />
Dans ce contexte, elle a souligné que le Conseil de l'Europe avait toujours fait de l'abolition de la peine capitale une priorité absolue, « faisant du continent européen une zone exempte de peine de mort ». « Toute réintroduction de la peine de mort serait purement et simplement incompatible avec le maintien d'un État au sein de l'Organisation », a-t-elle déclaré. « Ce que nous devons promouvoir, c'est la justice, pas la vengeance ».<br />
<br />
Mme Veldhoen a souligné que les parlementaires, le pouvoir judiciaire et la jeunesse pouvaient jouer un rôle significatif pour relever le défi que représente la résurgence actuelle de la peine de mort. « Il est essentiel de veiller à ce que les nouvelles générations restent engagées en faveur de l'abolition », a-t-elle déclaré.<br />
<br />
Organisé par l'ONG française Ensemble contre la peine de mort (ECPM), ce congrès se tient à Paris du 30 juin au 2 juillet, et prévoit la participation d'acteurs politiques, institutionnels et juridiques, et de la société civile. Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, le Président de la Cour européenne des droits de l'homme, Mattias Guyomar, le Président français Emmanuel Macron, et d'autres membres de l'APCE ont pris part à cet évènement.<br />
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* * *<br />
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* La Knesset israélienne a le statut d'observateur auprès de l'APCE, et la Jordanie est « Partenaire pour la démocratie » de l'APCE.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12726</guid>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>« En tous lieux. En toutes circonstances » – Le Secrétaire Général Berset plaide pour l'abolition de la peine de mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12718</link>
      <description>Le neuvième Congrès mondial contre la peine de mort met en avant l'action abolitionniste de l'Organisation&#13;
&#13;
Le Secrétaire Général, Alain Berset, a qualifié l'abolition de la peine de mort de l'une des plus grandes réalisations du Conseil de l'Europe. S'exprimant aujourd'hui à Paris à l'occasion du Congrès mondial contre la peine de mort, il a ajouté : « Aucune exécution n'a eu lieu dans nos États membres depuis 1997 ; toute une génération a grandi en Europe sans connaître la peine de mort. »&#13;
&#13;
Un continent transformé&#13;
« Le Conseil de l'Europe s'oppose à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Il continuera à le faire jusqu'à l'abolition universelle de ce châtiment », a souligné Alain Berset.&#13;
&#13;
Le Bélarus demeure le seul pays d'Europe à appliquer la peine de mort. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un État membre de l'Organisation, le Conseil de l'Europe plaide depuis longtemps pour l'abolition de la peine capitale dans ce pays. Cet objectif reste une priorité essentielle de sa coopération avec les forces démocratiques bélarussiennes et la société civile en exil.&#13;
&#13;
Le 2 juillet, le Conseil de l'Europe organise un événement public en marge du Congrès mondial, consacré à la situation de la peine de mort au Bélarus ainsi qu'à la mobilisation de la société civile et de la jeunesse en faveur de son abolition, à l'intérieur du pays comme hors des frontières nationales. Le principal orateur bélarussien sera Maxim Znak, avocat, militant des droits civiques et ancien prisonnier d'opinion. L'événement est organisé sous l'égide du Groupe de contact du Conseil de l'Europe sur la coopération avec les forces démocratiques et la société civile du Bélarus.&#13;
&#13;
Mise en lumière de l'action abolitionniste du Conseil de l'Europe&#13;
Parmi les autres personnalités de haut rang du Conseil de l'Europe participant au Congrès figurent le président de la Cour européenne des droits de l'homme, Mattias Guyomar, et la rapporteure générale de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe sur l'abolition de la peine de mort, Gala Veldhoen. De jeunes ambassadeurs et ambassadrices contre la peine de mort, formés par le Conseil de l'Europe en collaboration avec l'organisateur Ensemble contre la peine de mort, prendront également part à cet événement.&#13;
&#13;
Plusieurs initiatives du Conseil de l'Europe seront présentées lors du Congrès mondial, notamment l'atelier « La mort n'est pas la justice », dans le cadre duquel  de jeunes ambassadeurs et ambassadrices se mobilisent pour l'abolition universelle de la peine de mort ; une étude de l'Observatoire de l'enseignement de l'histoire en Europe soulignant que les jeunes Européens n'acquièrent pas suffisamment de connaissances sur l'abolition ; le rapport « Entre maintien et abolition : comprendre la peine de mort sans exécutions » ; une formation destinée aux professionnel·les du droit dans le cadre du module du programme HELP consacré à l'abolition de la peine de mort, et le projet de coopération au Maroc visant à élargir le soutien des jeunes Marocaines et Marocains à l'abolition.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le neuvième Congrès mondial contre la peine de mort met en avant l'action abolitionniste de l'Organisation<br />
<br />
Le Secrétaire Général, Alain Berset, a qualifié l'abolition de la peine de mort de l'une des plus grandes réalisations du Conseil de l'Europe. S'exprimant aujourd'hui à Paris à l'occasion du Congrès mondial contre la peine de mort, il a ajouté : « Aucune exécution n'a eu lieu dans nos États membres depuis 1997 ; toute une génération a grandi en Europe sans connaître la peine de mort. »<br />
<br />
Un continent transformé<br />
« Le Conseil de l'Europe s'oppose à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Il continuera à le faire jusqu'à l'abolition universelle de ce châtiment », a souligné Alain Berset.<br />
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Le Bélarus demeure le seul pays d'Europe à appliquer la peine de mort. Bien qu'il ne s'agisse pas d'un État membre de l'Organisation, le Conseil de l'Europe plaide depuis longtemps pour l'abolition de la peine capitale dans ce pays. Cet objectif reste une priorité essentielle de sa coopération avec les forces démocratiques bélarussiennes et la société civile en exil.<br />
<br />
Le 2 juillet, le Conseil de l'Europe organise un événement public en marge du Congrès mondial, consacré à la situation de la peine de mort au Bélarus ainsi qu'à la mobilisation de la société civile et de la jeunesse en faveur de son abolition, à l'intérieur du pays comme hors des frontières nationales. Le principal orateur bélarussien sera Maxim Znak, avocat, militant des droits civiques et ancien prisonnier d'opinion. L'événement est organisé sous l'égide du Groupe de contact du Conseil de l'Europe sur la coopération avec les forces démocratiques et la société civile du Bélarus.<br />
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Mise en lumière de l'action abolitionniste du Conseil de l'Europe<br />
Parmi les autres personnalités de haut rang du Conseil de l'Europe participant au Congrès figurent le président de la Cour européenne des droits de l'homme, Mattias Guyomar, et la rapporteure générale de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe sur l'abolition de la peine de mort, Gala Veldhoen. De jeunes ambassadeurs et ambassadrices contre la peine de mort, formés par le Conseil de l'Europe en collaboration avec l'organisateur Ensemble contre la peine de mort, prendront également part à cet événement.<br />
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Plusieurs initiatives du Conseil de l'Europe seront présentées lors du Congrès mondial, notamment l'atelier « La mort n'est pas la justice », dans le cadre duquel  de jeunes ambassadeurs et ambassadrices se mobilisent pour l'abolition universelle de la peine de mort ; une étude de l'Observatoire de l'enseignement de l'histoire en Europe soulignant que les jeunes Européens n'acquièrent pas suffisamment de connaissances sur l'abolition ; le rapport « Entre maintien et abolition : comprendre la peine de mort sans exécutions » ; une formation destinée aux professionnel·les du droit dans le cadre du module du programme HELP consacré à l'abolition de la peine de mort, et le projet de coopération au Maroc visant à élargir le soutien des jeunes Marocaines et Marocains à l'abolition.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12718</guid>
      <pubDate>Tue, 30 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>Résolution sur la peine de mort: la Chambre appelle à un “rôle de premier plan” de la Belgique</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12716</link>
      <description>La Chambre a approuvé jeudi une proposition de résolution sur la peine de mort, à quelques jours du congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra à Paris. Depuis longtemps, la Belgique fait partie des États pionniers de cette cause mais l'augmentation du nombre d'exécutions dans le monde et les choix récents de certains pays ont incité le parlement fédéral à relancer le sujet.&#13;
&#13;
La résolution, co-signée par les partis de la majorité, demande à la Belgique “de continuer à jouer un rôle de premier plan” dans les initiatives prises dans ce domaine, que ce soit en faveur de l'abolition, ou d'un moratoire comme premier jalon de l'abolition, ou vis-à-vis des pays qui envisagent de rétablir la peine de mort. Certaines demandes visent l'Union européenne: la Chambre estime ainsi que les négociations d'adhésion doivent être suspendues si un pays candidat rétablit la peine capitale. Elle plaide aussi pour l'exclusion automatique de tout État membre du Conseil de l'Europe qui rétablirait la peine de mort.&#13;
&#13;
Des exécutions en hausse&#13;
Selon le dernier rapport d'Amnesty International, au moins 2.707 exécutions ont été recensées en 2025, soit une hausse de 78% par rapport à l'année précédente et un nombre record depuis 44 ans. Une hausse qui s'explique en partie par l'usage de la peine de mort comme moyen de répression politique. Les pays qui ont procédé au plus grand nombre d'exécutions sont dans l'ordre la Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Yémen et les États-Unis.&#13;
Ces pays sont régulièrement visés par les campagnes en faveur de l'abolition de la peine de mort. D'autres suscitent des inquiétudes, comme la République démocratique du Congo qui, en mars 2024, a annoncé une reprise des exécutions capitales pour lutter contre les désertions dans son armée. Israël est aussi visé avec la loi condamnant à la pendaison des auteurs de meurtres d'Israéliens dans le but de nuire à Israël, une qualification qui dans les faits vise uniquement des Palestiniens.&#13;
&#13;
Les USA délibérément ignorés&#13;
Parmi les pays mentionnés dans la résolution, l'on retrouve encore l'Afghanistan, l'Irak, le Vietnam, la Corée du Nord, le Bélarus... mais il en est un qui manque à l'appel: les États-Unis, délibérément ignorés. Une absence pointée du doigt par le PTB, Anders et Ecolo-Groen. “Les États-Unis vous font tellement peur que vous êtes incapables d'aller jusqu'au bout de vos résolutions”, a déploré Nabil Boukili (PTB).&#13;
&#13;
La résolution des députés Charlotte Deborsu (MR), Mathieu Michel (MR), Kathleen Depoorter (N-VA), Michel De Maegd (Les Engagés), Annick Lambrecht (Vooruit) et Els Van Hoof (CD&amp;V) a néanmoins reçu un soutien unanime, moins l'abstention du Vlaams Belang.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La Chambre a approuvé jeudi une proposition de résolution sur la peine de mort, à quelques jours du congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra à Paris. Depuis longtemps, la Belgique fait partie des États pionniers de cette cause mais l'augmentation du nombre d'exécutions dans le monde et les choix récents de certains pays ont incité le parlement fédéral à relancer le sujet.<br />
<br />
La résolution, co-signée par les partis de la majorité, demande à la Belgique “de continuer à jouer un rôle de premier plan” dans les initiatives prises dans ce domaine, que ce soit en faveur de l'abolition, ou d'un moratoire comme premier jalon de l'abolition, ou vis-à-vis des pays qui envisagent de rétablir la peine de mort. Certaines demandes visent l'Union européenne: la Chambre estime ainsi que les négociations d'adhésion doivent être suspendues si un pays candidat rétablit la peine capitale. Elle plaide aussi pour l'exclusion automatique de tout État membre du Conseil de l'Europe qui rétablirait la peine de mort.<br />
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Des exécutions en hausse<br />
Selon le dernier rapport d'Amnesty International, au moins 2.707 exécutions ont été recensées en 2025, soit une hausse de 78% par rapport à l'année précédente et un nombre record depuis 44 ans. Une hausse qui s'explique en partie par l'usage de la peine de mort comme moyen de répression politique. Les pays qui ont procédé au plus grand nombre d'exécutions sont dans l'ordre la Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Yémen et les États-Unis.<br />
Ces pays sont régulièrement visés par les campagnes en faveur de l'abolition de la peine de mort. D'autres suscitent des inquiétudes, comme la République démocratique du Congo qui, en mars 2024, a annoncé une reprise des exécutions capitales pour lutter contre les désertions dans son armée. Israël est aussi visé avec la loi condamnant à la pendaison des auteurs de meurtres d'Israéliens dans le but de nuire à Israël, une qualification qui dans les faits vise uniquement des Palestiniens.<br />
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Les USA délibérément ignorés<br />
Parmi les pays mentionnés dans la résolution, l'on retrouve encore l'Afghanistan, l'Irak, le Vietnam, la Corée du Nord, le Bélarus... mais il en est un qui manque à l'appel: les États-Unis, délibérément ignorés. Une absence pointée du doigt par le PTB, Anders et Ecolo-Groen. “Les États-Unis vous font tellement peur que vous êtes incapables d'aller jusqu'au bout de vos résolutions”, a déploré Nabil Boukili (PTB).<br />
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La résolution des députés Charlotte Deborsu (MR), Mathieu Michel (MR), Kathleen Depoorter (N-VA), Michel De Maegd (Les Engagés), Annick Lambrecht (Vooruit) et Els Van Hoof (CD&V) a néanmoins reçu un soutien unanime, moins l'abstention du Vlaams Belang.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12716</guid>
      <pubDate>Fri, 26 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse</author>
    </item>
    <item>
      <title>La France accueille le 9ème Congrès mondial contre la peine de mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12714</link>
      <description>Organisé par l'ONG française Ensemble contre la peine de mort, le Congrès aura lieu à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026. Grâce à la coopération d'acteurs politiques, institutionnels et juridiques, et de la société civile, il représente le temps fort du mouvement abolitionniste mondial.&#13;
&#13;
&#13;
Le Congrès contre la peine de mort, organisé par l'organisation non gouvernementale Ensemble contre la peine de mort (ECPM), sera ponctué de sessions de travail dédiées à des thématiques spécifiques et d'événements ouverts à tous ceux qui souhaitent se mobiliser pour l'abolition universelle de la peine de mort, en particulier les jeunes. &#13;
&#13;
Un hommage particulier sera rendu à Robert Badinter, dont le combat acharné avait conduit à l'adoption de la loi portant abolition de la peine de mort en France, dont nous célébrons le 45ème anniversaire. Robert Badinter avait été à l'origine du mouvement abolitionniste et de l'organisation de ces Congrès mondiaux annuels, dont la première édition s'était tenue à Strasbourg en 2001.&#13;
&#13;
Le programme complet est disponible ici et les inscriptions se font sur l'application « ECPM – 9th World Congress ».&#13;
&#13;
La France reste à la pointe du combat pour l'abolition universelle et engagée, avec ses partenaires européens, aux côtés des organisations internationales et des organisations de la société civile qui militent au service des valeurs de la communauté abolitionniste.&#13;
&#13;
L'événement, qui a lieu tous les trois ans,  est ouvert au public et aura lieu à Paris à la Maison de la Radio et la Musique (30 juin et 1e juillet) et à l'Hôtel de Lassay (2 juillet). </description>
      <content:encoded><![CDATA[Organisé par l'ONG française Ensemble contre la peine de mort, le Congrès aura lieu à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026. Grâce à la coopération d'acteurs politiques, institutionnels et juridiques, et de la société civile, il représente le temps fort du mouvement abolitionniste mondial.<br />
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Le Congrès contre la peine de mort, organisé par l'organisation non gouvernementale Ensemble contre la peine de mort (ECPM), sera ponctué de sessions de travail dédiées à des thématiques spécifiques et d'événements ouverts à tous ceux qui souhaitent se mobiliser pour l'abolition universelle de la peine de mort, en particulier les jeunes. <br />
<br />
Un hommage particulier sera rendu à Robert Badinter, dont le combat acharné avait conduit à l'adoption de la loi portant abolition de la peine de mort en France, dont nous célébrons le 45ème anniversaire. Robert Badinter avait été à l'origine du mouvement abolitionniste et de l'organisation de ces Congrès mondiaux annuels, dont la première édition s'était tenue à Strasbourg en 2001.<br />
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Le programme complet est disponible ici et les inscriptions se font sur l'application « ECPM – 9th World Congress ».<br />
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La France reste à la pointe du combat pour l'abolition universelle et engagée, avec ses partenaires européens, aux côtés des organisations internationales et des organisations de la société civile qui militent au service des valeurs de la communauté abolitionniste.<br />
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L'événement, qui a lieu tous les trois ans,  est ouvert au public et aura lieu à Paris à la Maison de la Radio et la Musique (30 juin et 1e juillet) et à l'Hôtel de Lassay (2 juillet). ]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12714</guid>
      <pubDate>Thu, 25 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Ministère des Affaires Etrangères français</author>
    </item>
    <item>
      <title>Une paix durable en Iran ne peut être instaurée sans respect des droits humains – Assemblée parlementaire</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12715</link>
      <description>L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a fermement condamné « la répression brutale, meurtrière et systémique des manifestations » qui ont débuté en Iran en décembre 2025 et l'intensification de cette répression depuis le début du conflit armé en février 2026 avec Israël et les États-Unis, notamment l'expansion de la peine de mort et le recours à la torture.&#13;
&#13;
L'organe statutaire du Conseil de l'Europe a souligné que « l'aggravation de la situation régionale ne devait pas détourner l'attention du sort de la population iranienne », qui continue de subir des violations des droits humains, des déplacements internes, un manque d'accès aux services essentiels, et des restrictions sur les communications.&#13;
&#13;
L'Europe devrait soutenir la société civile iranienne&#13;
En adoptant une résolution basée sur le rapport du parlementaire allemand Max Lucks, l'Assemblée parlementaire a déclaré que les préoccupations relatives aux droits humains n'avaient pas été suffisamment intégrées dans les processus diplomatiques, et « qu'une une paix et une stabilité durables en Iran ne pouvaient être instaurées que dans le respect des droits humains, de la démocratie et de l'État de droit ».&#13;
&#13;
Dans ce contexte, l'Assemblée parlementaire a appelé les États membres à « renforcer leur soutien à la société civile iranienne », notamment aux défenseur·es des droits humains, aux journalistes, et aux autres acteurs démocratiques, et a encouragé un dialogue accru avec les représentant·es de la société civile et de l'opposition iraniennes. &#13;
&#13;
En outre, les parlementaires s'inquiètent vivement de « la répression transnationale systémique attribuée aux autorités iraniennes » visant des personnes se trouvant dans les États membres du Conseil de l'Europe, et ont appelé à une protection efficace des personnes en situation de risque.&#13;
&#13;
Enfin, la résolution adoptée appelle à « l'instauration immédiate d'un moratoire sur l'application de la peine de mort en Iran, en vue de son abolition totale » et à la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits à la liberté d'expression, de réunion et de manifestation pacifique.&#13;
&#13;
Les otages français témoignent&#13;
Jacques Paris, ancien otage français détenu en Iran – libéré le 7 avril dernier avec Cécile Kohler – est intervenu lors du débat, en décrivant ses conditions de détention extrêmement difficiles pendant près de quatre ans.&#13;
&#13;
« Les tribunaux révolutionnaires islamiques rendent une justice sans établissement de preuve, sans droit à une défense indépendante ; c'est une justice de détention arbitraire, de condamnation les plus lourdes, bien souvent de peine de mort », a déclaré Jacques Paris. « Cécile et moi avons été victimes d'un système, dont le seul but est d'assurer par la terreur la survie du régime. Les libertés fondamentales, de conscience, d'opinion, d'expression, d'association, sont bafouées en permanence », a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
« Pour le peuple iranien la situation est plus difficile encore qu'au début de la guerre. Le régime iranien n'est ni nouveau ni réformé, mais s'est durci. L'ensemble des institutions du régime et de ses bras répressifs sont toujours là. Le peuple iranien, épuisé par la guerre, la répression et les privations, a plus que jamais besoin de paix et de liberté », a-t-il conclu.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a fermement condamné « la répression brutale, meurtrière et systémique des manifestations » qui ont débuté en Iran en décembre 2025 et l'intensification de cette répression depuis le début du conflit armé en février 2026 avec Israël et les États-Unis, notamment l'expansion de la peine de mort et le recours à la torture.<br />
<br />
L'organe statutaire du Conseil de l'Europe a souligné que « l'aggravation de la situation régionale ne devait pas détourner l'attention du sort de la population iranienne », qui continue de subir des violations des droits humains, des déplacements internes, un manque d'accès aux services essentiels, et des restrictions sur les communications.<br />
<br />
L'Europe devrait soutenir la société civile iranienne<br />
En adoptant une résolution basée sur le rapport du parlementaire allemand Max Lucks, l'Assemblée parlementaire a déclaré que les préoccupations relatives aux droits humains n'avaient pas été suffisamment intégrées dans les processus diplomatiques, et « qu'une une paix et une stabilité durables en Iran ne pouvaient être instaurées que dans le respect des droits humains, de la démocratie et de l'État de droit ».<br />
<br />
Dans ce contexte, l'Assemblée parlementaire a appelé les États membres à « renforcer leur soutien à la société civile iranienne », notamment aux défenseur·es des droits humains, aux journalistes, et aux autres acteurs démocratiques, et a encouragé un dialogue accru avec les représentant·es de la société civile et de l'opposition iraniennes. <br />
<br />
En outre, les parlementaires s'inquiètent vivement de « la répression transnationale systémique attribuée aux autorités iraniennes » visant des personnes se trouvant dans les États membres du Conseil de l'Europe, et ont appelé à une protection efficace des personnes en situation de risque.<br />
<br />
Enfin, la résolution adoptée appelle à « l'instauration immédiate d'un moratoire sur l'application de la peine de mort en Iran, en vue de son abolition totale » et à la libération immédiate et inconditionnelle de toutes les personnes détenues pour avoir exercé leurs droits à la liberté d'expression, de réunion et de manifestation pacifique.<br />
<br />
Les otages français témoignent<br />
Jacques Paris, ancien otage français détenu en Iran – libéré le 7 avril dernier avec Cécile Kohler – est intervenu lors du débat, en décrivant ses conditions de détention extrêmement difficiles pendant près de quatre ans.<br />
<br />
« Les tribunaux révolutionnaires islamiques rendent une justice sans établissement de preuve, sans droit à une défense indépendante ; c'est une justice de détention arbitraire, de condamnation les plus lourdes, bien souvent de peine de mort », a déclaré Jacques Paris. « Cécile et moi avons été victimes d'un système, dont le seul but est d'assurer par la terreur la survie du régime. Les libertés fondamentales, de conscience, d'opinion, d'expression, d'association, sont bafouées en permanence », a-t-il ajouté.<br />
<br />
« Pour le peuple iranien la situation est plus difficile encore qu'au début de la guerre. Le régime iranien n'est ni nouveau ni réformé, mais s'est durci. L'ensemble des institutions du régime et de ses bras répressifs sont toujours là. Le peuple iranien, épuisé par la guerre, la répression et les privations, a plus que jamais besoin de paix et de liberté », a-t-il conclu.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12715</guid>
      <pubDate>Wed, 24 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Arabie saoudite a exécuté 100 personnes depuis le début de l'année</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12713</link>
      <description>Sept personnes ont été exécutées mardi en Arabie saoudite, dont cinq pour trafic de drogue, portant à 100 le nombre d'exécutions depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP établi à partir d'annonces du ministère de l'Intérieur.&#13;
&#13;
« Un sinistre cap qui met en lumière le recours inacceptable et illégal des autorités à la peine de mort », a dénoncé l'ONG Amnesty International dans un communiqué.&#13;
&#13;
Depuis début 2026, 65 des 100 personnes exécutées ont été condamnées pour des infractions liées aux stupéfiants, parmi lesquelles 43 étrangers, a recensé l'AFP. Sur l'ensemble des exécutions, figurent 52 étrangers, dont 12 Ethiopiens, sept Pakistanais, six Soudanais, quatre Yéménites et quatre Syriens.&#13;
&#13;
« Les ressortissants étrangers ont subi de plein fouet le recours impitoyable de l'Arabie saoudite à la peine de mort pour des infractions liées à la drogue, souvent à l'issue de procès profondément inéquitables », commente Amnesty dans son rapport publié à la veille de ces exécutions. L'ONG a également averti qu'au moins 63 Ethiopiens détenus dans une prison du sud-ouest du royaume risquaient une exécution imminente pour des infractions liées à la drogue.&#13;
&#13;
L'an dernier, la puissante monarchie du Golfe a exécuté 356 personnes. Un record et le bilan le plus élevé jamais enregistré en une seule année depuis qu'Amnesty International a commencé à y documenter les cas de peine capitale en 1990.&#13;
&#13;
L'Arabie saoudite a repris les exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants fin 2022, après un moratoire dans ce type d'affaires pendant environ trois ans. Les autorités ont alors lancé une campagne de lutte contre la drogue très médiatisée, avec une série de raids et d'arrestations.&#13;
&#13;
Première économie du monde arabe, le royaume est aussi un marché important pour le captagon, une drogue de la famille des amphétamines produite en Syrie et au Liban. Le pays s'est classé au troisième rang mondial pour le nombre d'exécutions recensées au cours des quatre dernières années (2022-2025), derrière la Chine et l'Iran, selon Amnesty International. Il fait l'objet de critiques persistantes concernant son recours à la peine de mort, que des ONG jugent excessif et en décalage avec ses efforts pour projeter une image moderne. Les autorités affirment quant à elles que la peine capitale est nécessaire au maintien de l'ordre public et qu'elle n'est appliquée que lorsque toutes les voies de recours ont été épuisées.&#13;
&#13;
</description>
      <content:encoded><![CDATA[Sept personnes ont été exécutées mardi en Arabie saoudite, dont cinq pour trafic de drogue, portant à 100 le nombre d'exécutions depuis le début de l'année, selon un décompte de l'AFP établi à partir d'annonces du ministère de l'Intérieur.<br />
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« Un sinistre cap qui met en lumière le recours inacceptable et illégal des autorités à la peine de mort », a dénoncé l'ONG Amnesty International dans un communiqué.<br />
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Depuis début 2026, 65 des 100 personnes exécutées ont été condamnées pour des infractions liées aux stupéfiants, parmi lesquelles 43 étrangers, a recensé l'AFP. Sur l'ensemble des exécutions, figurent 52 étrangers, dont 12 Ethiopiens, sept Pakistanais, six Soudanais, quatre Yéménites et quatre Syriens.<br />
<br />
« Les ressortissants étrangers ont subi de plein fouet le recours impitoyable de l'Arabie saoudite à la peine de mort pour des infractions liées à la drogue, souvent à l'issue de procès profondément inéquitables », commente Amnesty dans son rapport publié à la veille de ces exécutions. L'ONG a également averti qu'au moins 63 Ethiopiens détenus dans une prison du sud-ouest du royaume risquaient une exécution imminente pour des infractions liées à la drogue.<br />
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L'an dernier, la puissante monarchie du Golfe a exécuté 356 personnes. Un record et le bilan le plus élevé jamais enregistré en une seule année depuis qu'Amnesty International a commencé à y documenter les cas de peine capitale en 1990.<br />
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L'Arabie saoudite a repris les exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants fin 2022, après un moratoire dans ce type d'affaires pendant environ trois ans. Les autorités ont alors lancé une campagne de lutte contre la drogue très médiatisée, avec une série de raids et d'arrestations.<br />
<br />
Première économie du monde arabe, le royaume est aussi un marché important pour le captagon, une drogue de la famille des amphétamines produite en Syrie et au Liban. Le pays s'est classé au troisième rang mondial pour le nombre d'exécutions recensées au cours des quatre dernières années (2022-2025), derrière la Chine et l'Iran, selon Amnesty International. Il fait l'objet de critiques persistantes concernant son recours à la peine de mort, que des ONG jugent excessif et en décalage avec ses efforts pour projeter une image moderne. Les autorités affirment quant à elles que la peine capitale est nécessaire au maintien de l'ordre public et qu'elle n'est appliquée que lorsque toutes les voies de recours ont été épuisées.<br />
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]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12713</guid>
      <pubDate>Tue, 23 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Jordanie. Six exécutions, les premières en neuf ans</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12709</link>
      <description>La Jordanie a exécuté dimanche six hommes condamnés pour le meurtre de membres des forces de sécurité, mettant fin à un moratoire de neuf ans sur l'application de la peine de mort, a indiqué le gouvernement. Les six hommes ont été condamnés dans « des affaires de terrorisme et des affaires criminelles », a indiqué le porte-parole du gouvernement, Mohammed Momani, dans un communiqué.&#13;
&#13;
Deux étaient impliqués dans une affaire datant de 2018, dans laquelle six membres des forces de sécurité avaient été tués dans la ville de Salt, dans le centre-ouest du pays. Un autre a été condamné pour le meurtre d'un haut responsable de la police lors de manifestations contre la hausse des prix du carburant en 2022. Les autres étaient impliqués dans des affrontements entre 2014 et 2018, durant lesquels des membres des forces de sécurité avaient été tués, sur fond d'affaires de trafic de drogue. Selon M. Momani, plus de 100 personnes se trouvent toujours dans le couloir de la mort en Jordanie et les exécutions seront menées « une par une ».&#13;
&#13;
Les dernières exécutions dans le royaume remontaient à 2017, lorsque 15 personnes avaient été pendues, dont dix condamnées dans des affaires de « terrorisme ». M. Momani a affirmé que les dernières exécutions devaient rendre justice « à ceux qui sont morts en protégeant » le pays.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La Jordanie a exécuté dimanche six hommes condamnés pour le meurtre de membres des forces de sécurité, mettant fin à un moratoire de neuf ans sur l'application de la peine de mort, a indiqué le gouvernement. Les six hommes ont été condamnés dans « des affaires de terrorisme et des affaires criminelles », a indiqué le porte-parole du gouvernement, Mohammed Momani, dans un communiqué.<br />
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Deux étaient impliqués dans une affaire datant de 2018, dans laquelle six membres des forces de sécurité avaient été tués dans la ville de Salt, dans le centre-ouest du pays. Un autre a été condamné pour le meurtre d'un haut responsable de la police lors de manifestations contre la hausse des prix du carburant en 2022. Les autres étaient impliqués dans des affrontements entre 2014 et 2018, durant lesquels des membres des forces de sécurité avaient été tués, sur fond d'affaires de trafic de drogue. Selon M. Momani, plus de 100 personnes se trouvent toujours dans le couloir de la mort en Jordanie et les exécutions seront menées « une par une ».<br />
<br />
Les dernières exécutions dans le royaume remontaient à 2017, lorsque 15 personnes avaient été pendues, dont dix condamnées dans des affaires de « terrorisme ». M. Momani a affirmé que les dernières exécutions devaient rendre justice « à ceux qui sont morts en protégeant » le pays.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12709</guid>
      <pubDate>Sun, 21 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Au moins 18 manifestants exécutés pour « des raisons de sécurité nationale » depuis janvier, selon l'ONU</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12707</link>
      <description>Au moins 40 personnes, dont 18 manifestants, ont été exécutées en Iran depuis janvier pour « des raisons de sécurité nationale », a affirmé lundi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme. « Les autorités ont intensifié leur répression brutale, procédant à des milliers d'arrestations et imposant des restrictions encore plus sévères à l'espace civique. Elles ont exécuté au moins 40 personnes pour des raisons de sécurité nationale depuis le début de l'année, dont 18 manifestants », a affirmé Volker Türk devant le Conseil des droits de l'homme à Genève. « Je compatis profondément avec le peuple iranien, pris entre la guerre et une répression cruelle, qui a fait des milliers de morts lors de la répression brutale des manifestations en janvier dernier », a-t-il également dit.&#13;
&#13;
Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine. Les autorités ont exécuté au moins 1.639 personnes en 2025, un record depuis 1989, ont récemment indiqué les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM).</description>
      <content:encoded><![CDATA[Au moins 40 personnes, dont 18 manifestants, ont été exécutées en Iran depuis janvier pour « des raisons de sécurité nationale », a affirmé lundi le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme. « Les autorités ont intensifié leur répression brutale, procédant à des milliers d'arrestations et imposant des restrictions encore plus sévères à l'espace civique. Elles ont exécuté au moins 40 personnes pour des raisons de sécurité nationale depuis le début de l'année, dont 18 manifestants », a affirmé Volker Türk devant le Conseil des droits de l'homme à Genève. « Je compatis profondément avec le peuple iranien, pris entre la guerre et une répression cruelle, qui a fait des milliers de morts lors de la répression brutale des manifestations en janvier dernier », a-t-il également dit.<br />
<br />
Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine. Les autorités ont exécuté au moins 1.639 personnes en 2025, un record depuis 1989, ont récemment indiqué les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM).]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12707</guid>
      <pubDate>Mon, 15 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Les jeunes Européens n'apprennent pas suffisamment pourquoi la peine de mort a été abolie</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12708</link>
      <description>UNE NOUVELLE ÉTUDE DU CONSEIL DE L'EUROPE RÉVÈLE QUE LES PROGRAMMES ET LES MANUELS D'HISTOIRE METTENT L'ACCENT SUR LES EXÉCUTIONS – ET QUE LES ENSEIGNANTS SOUHAITENT BÉNÉFICIER D'UN SOUTIEN ACCRU&#13;
&#13;
L'Europe connaît aujourd'hui un regain des discours favorables à la peine de mort, remettant en cause des valeurs européennes fondamentales telles que la dignité humaine et le droit à la vie. Une nouvelle étude examine si les systèmes éducatifs pourraient fournir une base plus solide pour soutenir l'abolition. Cette étude montre que, si les exemples de recours à la peine capitale sont largement enseignés, les raisons ayant conduit à son abolition demeurent souvent absentes des programmes.&#13;
&#13;
L'étude, réalisée par l'Observatoire de l'enseignement de l'histoire en Europe (OHTE) du Conseil de l'Europe conjointement avec le Leibniz Institute for Educational Media | Georg Eckert Institute, constitue la première analyse consacrée à la manière dont l'histoire de l'abolition de la peine de mort est enseignée à travers l'Europe. Menée dans dix-neuf pays, l'étude s'appuie également sur une expertise contextuelle et juridique apportée par le Coordinateur du Conseil de l'Europe pour l'abolition de la peine de mort et par le Réseau académique international pour l'abolition de la peine capitale (REPECAP).&#13;
&#13;
« L'abolition universelle doit rester notre objectif  » – Alain Berset&#13;
&#13;
« Les conclusions de cette étude constituent un appel à l'action pour renforcer les stratégies abolitionnistes et approfondir la sensibilisation des jeunes à cet enjeu fondamental en matière de droits humains. Personne, où que ce soit dans le monde, ne peut se permettre de voir ces droits se fragiliser. L'abolition universelle doit rester notre objectif. Partout où elle subsiste, la peine de mort porte atteinte à notre propre humanité et ébranle les fondements de nos démocraties », souligne Alain Berset, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, dans la préface de l'étude. « La lutte pour l'abolition de la peine capitale ne peut souffrir d'aucun relâchement. Et à ce titre, l'éducation des jeunes est essentielle. »&#13;
&#13;
L'étude révèle que, dans les 19 pays européens examinés, si les programmes d'histoire et les manuels scolaires évoquent régulièrement des exemples d'application de la peine de mort – du Code babylonien d'Hammourabi aux procès de Moscou en Union soviétique –, ils expliquent rarement pourquoi la peine de mort a été abolie, quels étaient les arguments philosophiques portés par les mouvements abolitionnistes ou encore quel était le rôle joué par les institutions internationales dans cette évolution.&#13;
&#13;
L'étude montre également que les enseignants abordent souvent la question de leur propre initiative et souhaiteraient disposer de davantage de repères et de ressources pédagogiques, notamment concernant l'abolition de la peine de mort dans une perspective mondiale.&#13;
&#13;
Pourquoi la question de l'abolition de la peine est toujours d'actualité ?&#13;
&#13;
Comme le soulignent, dans le préambule de l'étude, les professeurs Luis Arroyo Zapatero et William Schabas, membres du REPECAP : « Aujourd'hui, de nombreux jeunes, dans diverses régions du globe et particulièrement en Europe, sont nés et ont grandi dans un monde où la peine de mort est une relique de l'histoire. […] L'étude de l'évolution historique de la peine de mort et de son abolition est riche en enseignements précieux, notamment concernant la reconnaissance des progrès réalisés en matière de droits humains et de libertés en général. »&#13;
&#13;
Le nombre de pays appliquant encore la peine de mort dans le monde continue de diminuer. Pourtant, le nombre d'exécutions augmente dans les États qui la maintiennent, tandis que les discours favorables à la peine capitale connaissent un certain regain, y compris en Europe. Aucune exécution n'a eu lieu dans les 46 États membres du Conseil de l'Europe depuis 1997 – une avancée que les jeunes générations peuvent considérer comme acquise. Un enseignant ayant participé à l'étude a d'ailleurs souligné l'importance de rappeler, même dans le cadre d'un enseignement historique, que la peine de mort existe toujours aujourd'hui en droit et en pratique, notamment aux États-Unis et en Chine.&#13;
&#13;
En mai 2023, constatant la résurgence de discours favorables à la peine de mort en Europe, les dirigeants du Conseil de l'Europe réunis lors du Sommet de Reykjavik ont décidé de donner un nouvel élan aux travaux de l'Organisation en faveur de l'abolition de la peine capitale. Cette initiative poursuit un double objectif : lutter contre toute réintroduction de la peine de mort et contribuer davantage à son abolition universelle, en tout lieu et en toutes circonstances. Les jeunes occupent une place centrale dans les projets lancés depuis lors, notamment à travers la création d'un nouveau réseau de jeunes ambassadeurs contre la peine de mort. La présente étude constitue une composante essentielle de ces efforts.&#13;
&#13;
Les 6 principales conclusions&#13;
&#13;
1. Les programmes scolaires de tous les États membres de l'OHTE proposent un large éventail de thèmes pouvant inclure le traitement de la peine de mort et les mouvements en faveur de son abolition. Les programmes scolaires de la France, de l'Irlande et de Malte mentionnent explicitement le thème de la peine de mort et des cas historiques d'exécution.&#13;
&#13;
2. Les manuels scolaires de tous les États membres de l'OHTE incluent des thèmes qui font directement référence à la peine de mort ou offrent la possibilité d'aborder cette question. Les exemples les plus fréquemment cités sont : le Code de Hammurabi, le procès et l'exécution de Louis XVI, et les procès de Moscou sous le régime stalinien.&#13;
&#13;
3. Les manuels scolaires présentent souvent la peine de mort sous son angle politique. De nombreux manuels soulignent que ce châtiment était souvent utilisé par les pouvoirs politiques comme moyen de réprimer leurs opposants.&#13;
&#13;
4. De nombreux manuels soulignent que la peine de mort était souvent utilisée de manière discriminatoire en fonction de la classe sociale, du sexe ou de l'appartenance à des communautés autochtones.&#13;
&#13;
5. Si les manuels scolaires présentent largement des exemples d'application de la peine de mort, les arguments en faveur de son abolition sont rarement abordés. Lorsque les manuels scolaires présentent des mouvements en faveur de l'abolition de la peine de mort, ils les inscrivent dans un contexte sociétal plus large de lutte contre les régimes autoritaires et de promotion de la démocratisation de la société.&#13;
&#13;
6. La majorité des enseignants qui ont donné leur avis sur leur expérience de ce sujet enseignent la peine de mort de leur propre initiative. Ils ont indiqué qu'ils apprécieraient disposer de matériel supplémentaire, en particulier sur l'abolition de la peine de mort dans une perspective mondiale. Ils ont également souligné que ce sujet pouvait contribuer à une éducation interdisciplinaire aux droits humains en établissant un lien entre l'histoire, la philosophie, l'éducation civique et l'éducation morale ou religieuse.&#13;
&#13;
 &#13;
&#13;
***&#13;
&#13;
L'Observatoire de l'enseignement de l'histoire en Europe (OHTE) est un accord partiel élargi du Conseil de l'Europe*, créé en 2020. Il promeut un enseignement de qualité de l'histoire comme fondement d'une culture démocratique. Si l'OHTE publie régulièrement des rapports généraux et thématiques sur l'état de l'enseignement de l'histoire, il s'agit ici de sa première étude ad hoc, réalisée en coopération avec le Coordinateur pour l'abolition de la peine de mort du Conseil de l'Europe.&#13;
&#13;
* États membres de l'Observatoire (19) : Albanie, Andorre, Arménie, Chypre, Espagne, France, Géorgie, Grèce, Irlande, Luxembourg, Macédoine du Nord, Malte, Monténégro, Portugal, République slovaque, Serbie, Slovénie, Türkiye et Ukraine. État observateur (1) : République de Moldova.</description>
      <content:encoded><![CDATA[UNE NOUVELLE ÉTUDE DU CONSEIL DE L'EUROPE RÉVÈLE QUE LES PROGRAMMES ET LES MANUELS D'HISTOIRE METTENT L'ACCENT SUR LES EXÉCUTIONS – ET QUE LES ENSEIGNANTS SOUHAITENT BÉNÉFICIER D'UN SOUTIEN ACCRU<br />
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L'Europe connaît aujourd'hui un regain des discours favorables à la peine de mort, remettant en cause des valeurs européennes fondamentales telles que la dignité humaine et le droit à la vie. Une nouvelle étude examine si les systèmes éducatifs pourraient fournir une base plus solide pour soutenir l'abolition. Cette étude montre que, si les exemples de recours à la peine capitale sont largement enseignés, les raisons ayant conduit à son abolition demeurent souvent absentes des programmes.<br />
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L'étude, réalisée par l'Observatoire de l'enseignement de l'histoire en Europe (OHTE) du Conseil de l'Europe conjointement avec le Leibniz Institute for Educational Media | Georg Eckert Institute, constitue la première analyse consacrée à la manière dont l'histoire de l'abolition de la peine de mort est enseignée à travers l'Europe. Menée dans dix-neuf pays, l'étude s'appuie également sur une expertise contextuelle et juridique apportée par le Coordinateur du Conseil de l'Europe pour l'abolition de la peine de mort et par le Réseau académique international pour l'abolition de la peine capitale (REPECAP).<br />
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« L'abolition universelle doit rester notre objectif  » – Alain Berset<br />
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« Les conclusions de cette étude constituent un appel à l'action pour renforcer les stratégies abolitionnistes et approfondir la sensibilisation des jeunes à cet enjeu fondamental en matière de droits humains. Personne, où que ce soit dans le monde, ne peut se permettre de voir ces droits se fragiliser. L'abolition universelle doit rester notre objectif. Partout où elle subsiste, la peine de mort porte atteinte à notre propre humanité et ébranle les fondements de nos démocraties », souligne Alain Berset, Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, dans la préface de l'étude. « La lutte pour l'abolition de la peine capitale ne peut souffrir d'aucun relâchement. Et à ce titre, l'éducation des jeunes est essentielle. »<br />
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L'étude révèle que, dans les 19 pays européens examinés, si les programmes d'histoire et les manuels scolaires évoquent régulièrement des exemples d'application de la peine de mort – du Code babylonien d'Hammourabi aux procès de Moscou en Union soviétique –, ils expliquent rarement pourquoi la peine de mort a été abolie, quels étaient les arguments philosophiques portés par les mouvements abolitionnistes ou encore quel était le rôle joué par les institutions internationales dans cette évolution.<br />
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L'étude montre également que les enseignants abordent souvent la question de leur propre initiative et souhaiteraient disposer de davantage de repères et de ressources pédagogiques, notamment concernant l'abolition de la peine de mort dans une perspective mondiale.<br />
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Pourquoi la question de l'abolition de la peine est toujours d'actualité ?<br />
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Comme le soulignent, dans le préambule de l'étude, les professeurs Luis Arroyo Zapatero et William Schabas, membres du REPECAP : « Aujourd'hui, de nombreux jeunes, dans diverses régions du globe et particulièrement en Europe, sont nés et ont grandi dans un monde où la peine de mort est une relique de l'histoire. […] L'étude de l'évolution historique de la peine de mort et de son abolition est riche en enseignements précieux, notamment concernant la reconnaissance des progrès réalisés en matière de droits humains et de libertés en général. »<br />
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Le nombre de pays appliquant encore la peine de mort dans le monde continue de diminuer. Pourtant, le nombre d'exécutions augmente dans les États qui la maintiennent, tandis que les discours favorables à la peine capitale connaissent un certain regain, y compris en Europe. Aucune exécution n'a eu lieu dans les 46 États membres du Conseil de l'Europe depuis 1997 – une avancée que les jeunes générations peuvent considérer comme acquise. Un enseignant ayant participé à l'étude a d'ailleurs souligné l'importance de rappeler, même dans le cadre d'un enseignement historique, que la peine de mort existe toujours aujourd'hui en droit et en pratique, notamment aux États-Unis et en Chine.<br />
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En mai 2023, constatant la résurgence de discours favorables à la peine de mort en Europe, les dirigeants du Conseil de l'Europe réunis lors du Sommet de Reykjavik ont décidé de donner un nouvel élan aux travaux de l'Organisation en faveur de l'abolition de la peine capitale. Cette initiative poursuit un double objectif : lutter contre toute réintroduction de la peine de mort et contribuer davantage à son abolition universelle, en tout lieu et en toutes circonstances. Les jeunes occupent une place centrale dans les projets lancés depuis lors, notamment à travers la création d'un nouveau réseau de jeunes ambassadeurs contre la peine de mort. La présente étude constitue une composante essentielle de ces efforts.<br />
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Les 6 principales conclusions<br />
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1. Les programmes scolaires de tous les États membres de l'OHTE proposent un large éventail de thèmes pouvant inclure le traitement de la peine de mort et les mouvements en faveur de son abolition. Les programmes scolaires de la France, de l'Irlande et de Malte mentionnent explicitement le thème de la peine de mort et des cas historiques d'exécution.<br />
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2. Les manuels scolaires de tous les États membres de l'OHTE incluent des thèmes qui font directement référence à la peine de mort ou offrent la possibilité d'aborder cette question. Les exemples les plus fréquemment cités sont : le Code de Hammurabi, le procès et l'exécution de Louis XVI, et les procès de Moscou sous le régime stalinien.<br />
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3. Les manuels scolaires présentent souvent la peine de mort sous son angle politique. De nombreux manuels soulignent que ce châtiment était souvent utilisé par les pouvoirs politiques comme moyen de réprimer leurs opposants.<br />
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4. De nombreux manuels soulignent que la peine de mort était souvent utilisée de manière discriminatoire en fonction de la classe sociale, du sexe ou de l'appartenance à des communautés autochtones.<br />
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5. Si les manuels scolaires présentent largement des exemples d'application de la peine de mort, les arguments en faveur de son abolition sont rarement abordés. Lorsque les manuels scolaires présentent des mouvements en faveur de l'abolition de la peine de mort, ils les inscrivent dans un contexte sociétal plus large de lutte contre les régimes autoritaires et de promotion de la démocratisation de la société.<br />
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6. La majorité des enseignants qui ont donné leur avis sur leur expérience de ce sujet enseignent la peine de mort de leur propre initiative. Ils ont indiqué qu'ils apprécieraient disposer de matériel supplémentaire, en particulier sur l'abolition de la peine de mort dans une perspective mondiale. Ils ont également souligné que ce sujet pouvait contribuer à une éducation interdisciplinaire aux droits humains en établissant un lien entre l'histoire, la philosophie, l'éducation civique et l'éducation morale ou religieuse.<br />
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L'Observatoire de l'enseignement de l'histoire en Europe (OHTE) est un accord partiel élargi du Conseil de l'Europe*, créé en 2020. Il promeut un enseignement de qualité de l'histoire comme fondement d'une culture démocratique. Si l'OHTE publie régulièrement des rapports généraux et thématiques sur l'état de l'enseignement de l'histoire, il s'agit ici de sa première étude ad hoc, réalisée en coopération avec le Coordinateur pour l'abolition de la peine de mort du Conseil de l'Europe.<br />
<br />
* États membres de l'Observatoire (19) : Albanie, Andorre, Arménie, Chypre, Espagne, France, Géorgie, Grèce, Irlande, Luxembourg, Macédoine du Nord, Malte, Monténégro, Portugal, République slovaque, Serbie, Slovénie, Türkiye et Ukraine. État observateur (1) : République de Moldova.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12708</guid>
      <pubDate>Mon, 15 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>Le meurtrier d'une élue du Minnesota échappe à la peine de mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12705</link>
      <description>Le meurtrier présumé d'une élue du Minnesota et de son mari, dans le nord des États-Unis, en juin 2025, a plaidé coupable jeudi, échappant ainsi à la peine capitale dans le cadre d'un accord avec le ministère de la Justice.&#13;
&#13;
Vance Boelter, 58 ans, a plaidé coupable des six chefs d'accusation retenus contre lui, dont deux pour meurtre par arme à feu, passible de la prison à perpétuité, voire de la peine de mort.&#13;
&#13;
Il est accusé de s'être déguisé en policier pour tuer Melissa Hortman et son époux, Mark Hortman, dans la banlieue de Minneapolis. Il avait auparavant grièvement blessé un autre élu, John Hoffman, ainsi que sa femme.&#13;
&#13;
Vance Boelter avait initialement plaidé non coupable en août 2025, avant de changer de position dans le cadre d'un accord avec l'accusation, selon une lettre du procureur fédéral pour le Minnesota versée au dossier mercredi. Il sera donc condamné à la prison à perpétuité à une date ultérieure.&#13;
&#13;
« Le ministre de la Justice a autorisé le gouvernement et lui a donné instruction de ne pas requérir la peine de mort contre l'accusé Vance Luther Boelter selon les termes définis par un accord de plaider coupable », peut-on y lire.&#13;
&#13;
Vance Boelter est également visé au niveau de l'État du Minnesota par des chefs d'accusation, notamment d'assassinat et de tentatives d'assassinat, mais cet État n'applique pas la peine de mort.&#13;
&#13;
En avril, le ministère de la Justice avait annoncé une série de mesures visant à faciliter le recours à la peine capitale dans les dossiers fédéraux, notamment en élargissant les modes d'exécution autorisés au-delà de la seule injection létale.&#13;
&#13;
Le ministère affirmait alors « reprendre son devoir solennel de requérir, obtenir, et faire appliquer les condamnations légitimes à la peine capitale ».&#13;
&#13;
Dès son retour à la Maison-Blanche le 20 janvier 2025, Donald Trump a signé un décret ordonnant de requérir systématiquement la peine capitale pour les crimes les plus graves ainsi que pour les meurtres de policiers ou les crimes commis par des étrangers en situation irrégulière.&#13;
&#13;
« Sous la direction du président Trump, le ministère de la Justice applique de nouveau la loi et se tient aux côtés des victimes », affirmait le ministre par intérim, Todd Blanche, cité dans le texte, critiquant le bilan de l'administration Biden en la matière.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le meurtrier présumé d'une élue du Minnesota et de son mari, dans le nord des États-Unis, en juin 2025, a plaidé coupable jeudi, échappant ainsi à la peine capitale dans le cadre d'un accord avec le ministère de la Justice.<br />
<br />
Vance Boelter, 58 ans, a plaidé coupable des six chefs d'accusation retenus contre lui, dont deux pour meurtre par arme à feu, passible de la prison à perpétuité, voire de la peine de mort.<br />
<br />
Il est accusé de s'être déguisé en policier pour tuer Melissa Hortman et son époux, Mark Hortman, dans la banlieue de Minneapolis. Il avait auparavant grièvement blessé un autre élu, John Hoffman, ainsi que sa femme.<br />
<br />
Vance Boelter avait initialement plaidé non coupable en août 2025, avant de changer de position dans le cadre d'un accord avec l'accusation, selon une lettre du procureur fédéral pour le Minnesota versée au dossier mercredi. Il sera donc condamné à la prison à perpétuité à une date ultérieure.<br />
<br />
« Le ministre de la Justice a autorisé le gouvernement et lui a donné instruction de ne pas requérir la peine de mort contre l'accusé Vance Luther Boelter selon les termes définis par un accord de plaider coupable », peut-on y lire.<br />
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Vance Boelter est également visé au niveau de l'État du Minnesota par des chefs d'accusation, notamment d'assassinat et de tentatives d'assassinat, mais cet État n'applique pas la peine de mort.<br />
<br />
En avril, le ministère de la Justice avait annoncé une série de mesures visant à faciliter le recours à la peine capitale dans les dossiers fédéraux, notamment en élargissant les modes d'exécution autorisés au-delà de la seule injection létale.<br />
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Le ministère affirmait alors « reprendre son devoir solennel de requérir, obtenir, et faire appliquer les condamnations légitimes à la peine capitale ».<br />
<br />
Dès son retour à la Maison-Blanche le 20 janvier 2025, Donald Trump a signé un décret ordonnant de requérir systématiquement la peine capitale pour les crimes les plus graves ainsi que pour les meurtres de policiers ou les crimes commis par des étrangers en situation irrégulière.<br />
<br />
« Sous la direction du président Trump, le ministère de la Justice applique de nouveau la loi et se tient aux côtés des victimes », affirmait le ministre par intérim, Todd Blanche, cité dans le texte, critiquant le bilan de l'administration Biden en la matière.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12705</guid>
      <pubDate>Thu, 11 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Deux Chinois ouïghours condamnés à mort pour l'attentat le plus meurtrier de Thaïlande</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12706</link>
      <description>Deux Chinois ouïghours ont été condamnés à mort jeudi pour avoir mené l'attentat le plus meurtrier de l'histoire de la Thaïlande, dans lequel 20 personnes avaient été tuées en 2015 sur un site religieux de Bangkok.&#13;
&#13;
« Les accusés ont commis un acte unique correspondant à de multiples violations de la loi. Le tribunal a donc imposé la peine la plus sévère prévue par la législation, la peine de mort », a déclaré l'un des juges d'un tribunal de la capitale thaïlandaise.&#13;
&#13;
« Les deux hommes ont commis un crime portant atteinte à la sécurité et à la sûreté publiques de la Thaïlande », a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
Yusufu Mieraili et Bilal Mohammed comptent faire appel de la décision, selon leur avocat.&#13;
&#13;
Ils ont été désignés coupables d'avoir placé des explosifs dans le sanctuaire hindou d'Erawan, situé au cœur du quartier commercial de la capitale thaïlandaise.&#13;
&#13;
La charge était apparemment placée dans un sac à dos et l'explosion avait ravagé la cour du sanctuaire où fidèles et touristes étaient rassemblés le 17 août 2015. Plusieurs touristes chinois avaient été tués. L'explosion avait fait également plus de 100 blessés, au milieu de fragments de scooters et de débris calcinés.&#13;
&#13;
L'un des quatre juges a affirmé lors de la longue lecture du verdict, très attendu, qu'il existait « suffisamment de preuves pour conclure que les accusés avaient commis une tentative de meurtre et un meurtre avec préméditation ».&#13;
&#13;
Les deux hommes, qui nient les faits, ont en revanche été acquittés pour une seconde explosion survenue dans le même temps dans un autre quartier de Bangkok, sans faire de victimes.&#13;
&#13;
En cours depuis une décennie, le procès a été longuement retardé en raison de la pandémie de Covid et de difficultés à trouver des traducteurs.&#13;
&#13;
L'attentat avait eu lieu quelques semaines après que la junte alors au pouvoir en Thaïlande avait renvoyé de force 109 Ouïghours en Chine, où cette minorité musulmane fait face à une répression culturelle et religieuse, selon des organisations de défense des droits humains.&#13;
&#13;
Cela laissait penser à un acte de vengeance contre un pays qui avait été un point de transit clé pour les Ouïghours, alors que les dirigeants militaires thaïlandais se rapprochaient de Pékin.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Deux Chinois ouïghours ont été condamnés à mort jeudi pour avoir mené l'attentat le plus meurtrier de l'histoire de la Thaïlande, dans lequel 20 personnes avaient été tuées en 2015 sur un site religieux de Bangkok.<br />
<br />
« Les accusés ont commis un acte unique correspondant à de multiples violations de la loi. Le tribunal a donc imposé la peine la plus sévère prévue par la législation, la peine de mort », a déclaré l'un des juges d'un tribunal de la capitale thaïlandaise.<br />
<br />
« Les deux hommes ont commis un crime portant atteinte à la sécurité et à la sûreté publiques de la Thaïlande », a-t-il ajouté.<br />
<br />
Yusufu Mieraili et Bilal Mohammed comptent faire appel de la décision, selon leur avocat.<br />
<br />
Ils ont été désignés coupables d'avoir placé des explosifs dans le sanctuaire hindou d'Erawan, situé au cœur du quartier commercial de la capitale thaïlandaise.<br />
<br />
La charge était apparemment placée dans un sac à dos et l'explosion avait ravagé la cour du sanctuaire où fidèles et touristes étaient rassemblés le 17 août 2015. Plusieurs touristes chinois avaient été tués. L'explosion avait fait également plus de 100 blessés, au milieu de fragments de scooters et de débris calcinés.<br />
<br />
L'un des quatre juges a affirmé lors de la longue lecture du verdict, très attendu, qu'il existait « suffisamment de preuves pour conclure que les accusés avaient commis une tentative de meurtre et un meurtre avec préméditation ».<br />
<br />
Les deux hommes, qui nient les faits, ont en revanche été acquittés pour une seconde explosion survenue dans le même temps dans un autre quartier de Bangkok, sans faire de victimes.<br />
<br />
En cours depuis une décennie, le procès a été longuement retardé en raison de la pandémie de Covid et de difficultés à trouver des traducteurs.<br />
<br />
L'attentat avait eu lieu quelques semaines après que la junte alors au pouvoir en Thaïlande avait renvoyé de force 109 Ouïghours en Chine, où cette minorité musulmane fait face à une répression culturelle et religieuse, selon des organisations de défense des droits humains.<br />
<br />
Cela laissait penser à un acte de vengeance contre un pays qui avait été un point de transit clé pour les Ouïghours, alors que les dirigeants militaires thaïlandais se rapprochaient de Pékin.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12706</guid>
      <pubDate>Thu, 11 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Deux hommes pendus en lien avec les manifestations de janvier</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12702</link>
      <description>La justice iranienne a annoncé lundi la pendaison à l'aube de deux hommes présentés comme les responsables du saccage et de l'incendie d'une mosquée lors des manifestations antigouvernementales qui ont secoué le pays en décembre et janvier.&#13;
&#13;
« Mehrdad Mohammadinia et Ashkan Maleki, principaux auteurs de l'incendie criminel et de la destruction d'une mosquée [du centre de Téhéran] ont été pendus ce matin », a écrit Mizan, l'agence du pouvoir judiciaire. Le communiqué ne précise ni la date de leur arrestation ni celle de leur procès.&#13;
&#13;
Fin décembre, un mouvement de contestation initialement déclenché contre la vie chère s'était rapidement étendu à des revendications politiques.&#13;
&#13;
Ces rassemblements avaient été marqués le 8 janvier par des dégradations massives à travers le pays, des incendies mais aussi des violences qui ont fait plusieurs milliers de morts. Le pouvoir iranien a accusé des « terroristes » à la solde des Etats-Unis et d'Israël d'en être responsables, tandis que des ONG basées à l'étranger assurent que les forces de l'ordre ont tiré sur les manifestants.&#13;
&#13;
Le président américain Donald Trump avait alors menacé d'intervenir. « Face à la menace d'une attaque militaire des Etats-Unis et du régime sioniste, les agissements de ces individus (...) ont servi de prétexte à l'agression militaire » de février, a affirmé Mizan.&#13;
&#13;
Israël et les Etats-Unis ont lancé le 28 février une attaque conjointe contre l'Iran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient. Depuis, arrestations et exécutions se multiplient dans le pays, en lien avec le conflit mais aussi les manifestations du début d'année. Selon des ONG dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine.&#13;
&#13;
Les autorités ont exécuté au moins 1.639 personnes en 2025, un record depuis 1989, ont récemment indiqué les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM).</description>
      <content:encoded><![CDATA[La justice iranienne a annoncé lundi la pendaison à l'aube de deux hommes présentés comme les responsables du saccage et de l'incendie d'une mosquée lors des manifestations antigouvernementales qui ont secoué le pays en décembre et janvier.<br />
<br />
« Mehrdad Mohammadinia et Ashkan Maleki, principaux auteurs de l'incendie criminel et de la destruction d'une mosquée [du centre de Téhéran] ont été pendus ce matin », a écrit Mizan, l'agence du pouvoir judiciaire. Le communiqué ne précise ni la date de leur arrestation ni celle de leur procès.<br />
<br />
Fin décembre, un mouvement de contestation initialement déclenché contre la vie chère s'était rapidement étendu à des revendications politiques.<br />
<br />
Ces rassemblements avaient été marqués le 8 janvier par des dégradations massives à travers le pays, des incendies mais aussi des violences qui ont fait plusieurs milliers de morts. Le pouvoir iranien a accusé des « terroristes » à la solde des Etats-Unis et d'Israël d'en être responsables, tandis que des ONG basées à l'étranger assurent que les forces de l'ordre ont tiré sur les manifestants.<br />
<br />
Le président américain Donald Trump avait alors menacé d'intervenir. « Face à la menace d'une attaque militaire des Etats-Unis et du régime sioniste, les agissements de ces individus (...) ont servi de prétexte à l'agression militaire » de février, a affirmé Mizan.<br />
<br />
Israël et les Etats-Unis ont lancé le 28 février une attaque conjointe contre l'Iran, déclenchant la guerre au Moyen-Orient. Depuis, arrestations et exécutions se multiplient dans le pays, en lien avec le conflit mais aussi les manifestations du début d'année. Selon des ONG dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine.<br />
<br />
Les autorités ont exécuté au moins 1.639 personnes en 2025, un record depuis 1989, ont récemment indiqué les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM).]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12702</guid>
      <pubDate>Mon, 01 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Maroc/Aïd al-Adha : Grâce royale pour 1 376 condamnés</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12696</link>
      <description>APA-Rabat (Maroc)&#13;
Le roi Mohammed VI a accordé une grâce royale à 1 376 personnes condamnées par les juridictions marocaines à l'occasion de l'Aïd al-Adha, dont 20 détenus impliqués dans des affaires d'extrémisme et de terrorisme ayant officiellement renoncé à leurs orientations radicales, selon le ministère marocain de la Justice.&#13;
&#13;
Le ministère de la Justice a annoncé, à l'occasion de l'Aïd al-Adha, dans un communiqué publié samedi, que la grâce royale accordée à 1 376 condamnés concerne à la fois des détenus incarcérés et des personnes condamnées en liberté. Selon les autorités marocaines, 1 195 bénéficiaires se trouvent actuellement en détention, tandis que 161 autres purgent leur peine hors des établissements pénitentiaires.&#13;
&#13;
Parmi les détenus concernés, 1 180 ont obtenu une remise de peine, tandis que 13 autres ont bénéficié d'une grâce portant sur le reliquat de leur condamnation. Le communiqué précise également qu'une peine de réclusion à perpétuité a été commuée en peine à temps pour un détenu, alors qu'une condamnation à mort a été transformée en réclusion à perpétuité pour un autre prisonnier.&#13;
&#13;
Les bénéficiaires en liberté ont, pour leur part, obtenu différentes formes d'allègement judiciaire, allant de la remise de peines d'emprisonnement ou d'amendes à des grâces combinant sanctions financières et peines privatives de liberté. Les autorités n'ont pas précisé les infractions concernées pour cette catégorie de bénéficiaires.&#13;
&#13;
Le communiqué met également en avant un volet portant sur des condamnés dans des affaires liées à «l'extrémisme et au terrorisme». Vingt détenus ont ainsi bénéficié d'une mesure de grâce après avoir, selon le ministère, «officiellement exprimé leur attachement aux constantes et aux sacralités de la nation et aux institutions nationales», tout en révisant leurs orientations idéologiques et en rejetant l'extrémisme.&#13;
&#13;
Parmi ces détenus, douze ont obtenu une réduction du reliquat de leur peine privative de liberté, six ont bénéficié d'une remise totale de peine et deux autres d'une grâce portant à la fois sur des amendes et sur le reliquat de leur condamnation. Les autorités marocaines présentent régulièrement ce type de mesures comme s'inscrivant dans une politique de réinsertion et de dé-radicalisation menée dans le cadre du dispositif sécuritaire du Royaume.&#13;
&#13;
Les grâces royales sont traditionnellement annoncées au Maroc à l'occasion des principales fêtes religieuses et nationales. Elles concernent généralement des détenus sélectionnés sur la base de critères sociaux, humanitaires ou liés à leur comportement en détention.</description>
      <content:encoded><![CDATA[APA-Rabat (Maroc)<br />
Le roi Mohammed VI a accordé une grâce royale à 1 376 personnes condamnées par les juridictions marocaines à l'occasion de l'Aïd al-Adha, dont 20 détenus impliqués dans des affaires d'extrémisme et de terrorisme ayant officiellement renoncé à leurs orientations radicales, selon le ministère marocain de la Justice.<br />
<br />
Le ministère de la Justice a annoncé, à l'occasion de l'Aïd al-Adha, dans un communiqué publié samedi, que la grâce royale accordée à 1 376 condamnés concerne à la fois des détenus incarcérés et des personnes condamnées en liberté. Selon les autorités marocaines, 1 195 bénéficiaires se trouvent actuellement en détention, tandis que 161 autres purgent leur peine hors des établissements pénitentiaires.<br />
<br />
Parmi les détenus concernés, 1 180 ont obtenu une remise de peine, tandis que 13 autres ont bénéficié d'une grâce portant sur le reliquat de leur condamnation. Le communiqué précise également qu'une peine de réclusion à perpétuité a été commuée en peine à temps pour un détenu, alors qu'une condamnation à mort a été transformée en réclusion à perpétuité pour un autre prisonnier.<br />
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Les bénéficiaires en liberté ont, pour leur part, obtenu différentes formes d'allègement judiciaire, allant de la remise de peines d'emprisonnement ou d'amendes à des grâces combinant sanctions financières et peines privatives de liberté. Les autorités n'ont pas précisé les infractions concernées pour cette catégorie de bénéficiaires.<br />
<br />
Le communiqué met également en avant un volet portant sur des condamnés dans des affaires liées à «l'extrémisme et au terrorisme». Vingt détenus ont ainsi bénéficié d'une mesure de grâce après avoir, selon le ministère, «officiellement exprimé leur attachement aux constantes et aux sacralités de la nation et aux institutions nationales», tout en révisant leurs orientations idéologiques et en rejetant l'extrémisme.<br />
<br />
Parmi ces détenus, douze ont obtenu une réduction du reliquat de leur peine privative de liberté, six ont bénéficié d'une remise totale de peine et deux autres d'une grâce portant à la fois sur des amendes et sur le reliquat de leur condamnation. Les autorités marocaines présentent régulièrement ce type de mesures comme s'inscrivant dans une politique de réinsertion et de dé-radicalisation menée dans le cadre du dispositif sécuritaire du Royaume.<br />
<br />
Les grâces royales sont traditionnellement annoncées au Maroc à l'occasion des principales fêtes religieuses et nationales. Elles concernent généralement des détenus sélectionnés sur la base de critères sociaux, humanitaires ou liés à leur comportement en détention.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12696</guid>
      <pubDate>Tue, 26 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence de Presse Africaine - APA</author>
    </item>
    <item>
      <title>Nouvelle exécution en Iran, des dizaines d'autres condamnés en danger selon des ONG</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12695</link>
      <description>L'Iran a pendu lundi un homme condamné pour des attaques armées lors des manifestations qui ont secoué le pays en janvier, tandis que des dizaines d'autres mis en cause risquent d'être exécutés, selon des groupes de défense des droits humains. « Abbas Akbari a été pendu ce matin », a indiqué le site du pouvoir judiciaire, Mizan Online, en le présentant comme « l'un des meneurs armés » des protestations dans la province d'Ispahan (centre).&#13;
&#13;
Selon Mizan, il a « ouvert le feu dans la rue sur les forces de sécurité » et a attaqué des bâtiments officiels et centres de santé dans la ville de Nain. Il a été reconnu coupable de plusieurs chefs d'accusation, dont le « moharebeh » (guerre contre Dieu) et d'actes visant, d'après les autorités, à porter atteinte à l'ordre public et à la sécurité nationale. Il a été exécuté après la confirmation de sa peine par la Cour suprême, selon Mizan.&#13;
&#13;
Avant lui, 13 hommes ont été exécutés à la suite du mouvement de contestation de janvier.&#13;
&#13;
Les exécutions se multiplient en Iran depuis le début de la guerre avec Israël et les Etats-Unis, déclenchée fin février, des groupes de défenseurs des droits chiffrant à plus de 30 le nombre d'hommes pendus en lien avec des manifestations, une appartenance à des groupes interdits ou sous l'accusation d'espionnage.&#13;
&#13;
Selon des ONG de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine. « Le premier objectif est de provoquer la peur au sein de la société et d'empêcher de futures manifestations », affirme Mahmoud Amiri Moghaddam, directeur de l'ONG « Iran Human Rights » basée en Norvège. L'augmentation du nombre d'exécutions n'a pas eu de « conséquences politiques pour la République islamique », relève-t-il, ajoutant que dans ces conditions, « il est probable que les exécutions quotidiennes se poursuivent et même augmentent dans les semaines et les mois à venir ».&#13;
&#13;
Pour le groupe Hengaw, également basé en Norvège, l'exécution de lundi est « un exemple évident d'un meurtre par l'Etat, visant à intimider la société et à réduire à néant le droit légitime du peuple à manifester ». Amnesty a recensé jeudi dernier 78 « manifestants, dissidents et autres personnes liées ou accusées de l'être à des groupes d'opposition » condamnés à mort.&#13;
&#13;
Hengaw a indiqué lundi qu'un tribunal révolutionnaire avait condamné quatre accusés à la peine capitale et quatre autres à des peines de prison pour la mort d'un membre du groupe paramilitaire Bassij à Téhéran en 2022. Selon l'organisation, les accusés n'ont « pas eu accès à des avocats, ni pu présenter correctement leur défense, malgré des ambiguïtés et des irrégularités importantes dans le dossier d'instruction ».&#13;
&#13;
De son côté, Human Rights Activists News Agency (HRANA), dont le siège est aux Etats-Unis, a affirmé que la cour suprême iranienne avait annulé les condamnations à mort d'un couple, Mohammadreza Majidi-Asl et Bita Hemmati, dans une affaire liée aux manifestations de janvier, une information dont le pouvoir judiciaire n'a pas fait état. Mme Hemmati était jusqu'alors la seule femme dont on savait qu'elle avait été condamnée à mort en lien avec ces événements.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Iran a pendu lundi un homme condamné pour des attaques armées lors des manifestations qui ont secoué le pays en janvier, tandis que des dizaines d'autres mis en cause risquent d'être exécutés, selon des groupes de défense des droits humains. « Abbas Akbari a été pendu ce matin », a indiqué le site du pouvoir judiciaire, Mizan Online, en le présentant comme « l'un des meneurs armés » des protestations dans la province d'Ispahan (centre).<br />
<br />
Selon Mizan, il a « ouvert le feu dans la rue sur les forces de sécurité » et a attaqué des bâtiments officiels et centres de santé dans la ville de Nain. Il a été reconnu coupable de plusieurs chefs d'accusation, dont le « moharebeh » (guerre contre Dieu) et d'actes visant, d'après les autorités, à porter atteinte à l'ordre public et à la sécurité nationale. Il a été exécuté après la confirmation de sa peine par la Cour suprême, selon Mizan.<br />
<br />
Avant lui, 13 hommes ont été exécutés à la suite du mouvement de contestation de janvier.<br />
<br />
Les exécutions se multiplient en Iran depuis le début de la guerre avec Israël et les Etats-Unis, déclenchée fin février, des groupes de défenseurs des droits chiffrant à plus de 30 le nombre d'hommes pendus en lien avec des manifestations, une appartenance à des groupes interdits ou sous l'accusation d'espionnage.<br />
<br />
Selon des ONG de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine. « Le premier objectif est de provoquer la peur au sein de la société et d'empêcher de futures manifestations », affirme Mahmoud Amiri Moghaddam, directeur de l'ONG « Iran Human Rights » basée en Norvège. L'augmentation du nombre d'exécutions n'a pas eu de « conséquences politiques pour la République islamique », relève-t-il, ajoutant que dans ces conditions, « il est probable que les exécutions quotidiennes se poursuivent et même augmentent dans les semaines et les mois à venir ».<br />
<br />
Pour le groupe Hengaw, également basé en Norvège, l'exécution de lundi est « un exemple évident d'un meurtre par l'Etat, visant à intimider la société et à réduire à néant le droit légitime du peuple à manifester ». Amnesty a recensé jeudi dernier 78 « manifestants, dissidents et autres personnes liées ou accusées de l'être à des groupes d'opposition » condamnés à mort.<br />
<br />
Hengaw a indiqué lundi qu'un tribunal révolutionnaire avait condamné quatre accusés à la peine capitale et quatre autres à des peines de prison pour la mort d'un membre du groupe paramilitaire Bassij à Téhéran en 2022. Selon l'organisation, les accusés n'ont « pas eu accès à des avocats, ni pu présenter correctement leur défense, malgré des ambiguïtés et des irrégularités importantes dans le dossier d'instruction ».<br />
<br />
De son côté, Human Rights Activists News Agency (HRANA), dont le siège est aux Etats-Unis, a affirmé que la cour suprême iranienne avait annulé les condamnations à mort d'un couple, Mohammadreza Majidi-Asl et Bita Hemmati, dans une affaire liée aux manifestations de janvier, une information dont le pouvoir judiciaire n'a pas fait état. Mme Hemmati était jusqu'alors la seule femme dont on savait qu'elle avait été condamnée à mort en lien avec ces événements.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12695</guid>
      <pubDate>Mon, 25 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Iran exécute un homme accusé d'espionnage pendant la guerre</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12688</link>
      <description>Un homme accusé d'avoir transmis aux Etats-Unis et à Israël des informations sur l'industrie iranienne de défense a été pendu dimanche en Iran, a rapporté le site du pouvoir judiciaire. « Mojtaba Kian (...) qui avait transmis à l'ennemi des informations liées aux unités de l'industrie de défense du pays, a été pendu tôt ce matin », a ajouté Mizan.&#13;
&#13;
Selon la même source, il avait transmis des informations liées aux capacités de défense iraniennes pendant la guerre déclenchée fin février par une offensive américano-israélienne contre la République islamique. Depuis le début de la guerre, les exécutions se multiplient en Iran, en particulier dans des dossiers d'espionnage ou d'atteinte à la sécurité nationale, mais pour des faits plus anciens.&#13;
&#13;
Il s'agit de la première exécution directement liée à ce conflit, alors que les discussions pour y mettre fin durablement connaissent une percée. Mojtaba Kian avait été poursuivi par la justice de la province d'Alborz, à l'ouest de Téhéran, et la condamnation a ensuite été confirmée par la Cour suprême iranienne, selon Mizan.&#13;
&#13;
Le site ajoute qu'un des sites visés pendant la guerre aurait été frappé sur la base des informations transmises par l'accusé. Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine. Les autorités ont exécuté au moins 1.639 personnes en 2025, un record depuis 1989, ont récemment indiqué les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM).</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un homme accusé d'avoir transmis aux Etats-Unis et à Israël des informations sur l'industrie iranienne de défense a été pendu dimanche en Iran, a rapporté le site du pouvoir judiciaire. « Mojtaba Kian (...) qui avait transmis à l'ennemi des informations liées aux unités de l'industrie de défense du pays, a été pendu tôt ce matin », a ajouté Mizan.<br />
<br />
Selon la même source, il avait transmis des informations liées aux capacités de défense iraniennes pendant la guerre déclenchée fin février par une offensive américano-israélienne contre la République islamique. Depuis le début de la guerre, les exécutions se multiplient en Iran, en particulier dans des dossiers d'espionnage ou d'atteinte à la sécurité nationale, mais pour des faits plus anciens.<br />
<br />
Il s'agit de la première exécution directement liée à ce conflit, alors que les discussions pour y mettre fin durablement connaissent une percée. Mojtaba Kian avait été poursuivi par la justice de la province d'Alborz, à l'ouest de Téhéran, et la condamnation a ensuite été confirmée par la Cour suprême iranienne, selon Mizan.<br />
<br />
Le site ajoute qu'un des sites visés pendant la guerre aurait été frappé sur la base des informations transmises par l'accusé. Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine. Les autorités ont exécuté au moins 1.639 personnes en 2025, un record depuis 1989, ont récemment indiqué les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM).]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12688</guid>
      <pubDate>Sun, 24 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Déclaration commune de 41 membres du Groupe de travail interrégional pour un moratoire sur la peine de mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12673</link>
      <description>Déclaration commune de l'Albanie, Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Bulgarie, Chili, Chypre, Costa Rica, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Mexique, Moldavie, Mongolie, Monténégro, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Royaume-Uni et Union européenne.&#13;
&#13;
Lutte contre la peine de mort&#13;
Déclaration conjointe&#13;
&#13;
Nous sommes profondément préoccupés par la récente multiplication des mesures allant à l'encontre de la tendance mondiale en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort, relevée par le rapport mondial 2025 sur les condamnations à mort et les exécutions récemment publié par Amnesty International. Cela inclut la forte augmentation du nombre d'exécutions dans le monde, principalement due à une hausse importante des exécutions dans quelques États non abolitionnistes. D'autres États membres des Nations Unies ont recommencé à appliquer la peine de mort après des périodes de suspension ou ont pris des mesures pour la réintroduire dans leur législation ou pour élargir la liste des infractions passibles de peine de mort, créant parfois un cadre susceptible de générer des discriminations envers des groupes.&#13;
&#13;
Ces reculs viennent rappeler qu'il demeure essentiel et urgent de lutter pour l'abolition universelle de la peine de mort.&#13;
&#13;
La peine de mort est inhumaine et dégradante, contraire à la dignité humaine et sans aucun effet dissuasif. Nous déplorons vivement le fait que l'application de la peine de mort conduise à des violations des droits de l'Homme des personnes qui encourent cette peine et des autres personnes concernées, y compris des violations du droit à la vie et de l'interdiction de la torture consacrés dans des instruments internationaux tels que la Déclaration universelle des droits de l'Homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Nous nous opposons donc à la peine de mort dans tous les cas et en toutes circonstances. Le rejet de la peine de mort est un principe fondamental qui nous unit.&#13;
&#13;
Nous appelons à l'abolition universelle de la peine de mort et saluons les efforts déployés dans le monde entier à cette fin. Le nombre de pays qui ont recours à la peine de mort continue de baisser, plus de deux tiers des États membres des Nations Unies ayant aboli la peine de mort en droit ou en pratique.&#13;
&#13;
Nous appelons instamment les États membres des Nations Unies à soutenir la résolution pour un moratoire sur l'application de la peine de mort présentée à la prochaine Assemblée générale par le Groupe de travail interrégional ainsi que la résolution biennale du Conseil des droits de l'Homme sur l'abolition de la peine de mort.&#13;
&#13;
Nous réaffirmons notre plein soutien aux travaux des Nations Unies, des organes conventionnels et des titulaires de mandats au titre de procédures spéciales ainsi qu'aux organisations de la société civile qui œuvrent à la réalisation de ces objectifs.&#13;
&#13;
Nous attendons avec intérêt le 9e Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026. Ce Congrès est l'occasion de réaffirmer notre attachement à l'abolition universelle de la peine de mort. &#13;
&#13;
L'abolition de la peine de mort est un combat universel pour la dignité humaine. Nous appelons tous les États membres des Nations Unies à se joindre à nous pour y parvenir.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Déclaration commune de l'Albanie, Allemagne, Australie, Autriche, Belgique, Brésil, Bulgarie, Chili, Chypre, Costa Rica, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Lettonie, Lituanie, Luxembourg, Malte, Mexique, Moldavie, Mongolie, Monténégro, Norvège, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République Tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède, Suisse, Royaume-Uni et Union européenne.<br />
<br />
Lutte contre la peine de mort<br />
Déclaration conjointe<br />
<br />
Nous sommes profondément préoccupés par la récente multiplication des mesures allant à l'encontre de la tendance mondiale en faveur de l'abolition universelle de la peine de mort, relevée par le rapport mondial 2025 sur les condamnations à mort et les exécutions récemment publié par Amnesty International. Cela inclut la forte augmentation du nombre d'exécutions dans le monde, principalement due à une hausse importante des exécutions dans quelques États non abolitionnistes. D'autres États membres des Nations Unies ont recommencé à appliquer la peine de mort après des périodes de suspension ou ont pris des mesures pour la réintroduire dans leur législation ou pour élargir la liste des infractions passibles de peine de mort, créant parfois un cadre susceptible de générer des discriminations envers des groupes.<br />
<br />
Ces reculs viennent rappeler qu'il demeure essentiel et urgent de lutter pour l'abolition universelle de la peine de mort.<br />
<br />
La peine de mort est inhumaine et dégradante, contraire à la dignité humaine et sans aucun effet dissuasif. Nous déplorons vivement le fait que l'application de la peine de mort conduise à des violations des droits de l'Homme des personnes qui encourent cette peine et des autres personnes concernées, y compris des violations du droit à la vie et de l'interdiction de la torture consacrés dans des instruments internationaux tels que la Déclaration universelle des droits de l'Homme et le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Nous nous opposons donc à la peine de mort dans tous les cas et en toutes circonstances. Le rejet de la peine de mort est un principe fondamental qui nous unit.<br />
<br />
Nous appelons à l'abolition universelle de la peine de mort et saluons les efforts déployés dans le monde entier à cette fin. Le nombre de pays qui ont recours à la peine de mort continue de baisser, plus de deux tiers des États membres des Nations Unies ayant aboli la peine de mort en droit ou en pratique.<br />
<br />
Nous appelons instamment les États membres des Nations Unies à soutenir la résolution pour un moratoire sur l'application de la peine de mort présentée à la prochaine Assemblée générale par le Groupe de travail interrégional ainsi que la résolution biennale du Conseil des droits de l'Homme sur l'abolition de la peine de mort.<br />
<br />
Nous réaffirmons notre plein soutien aux travaux des Nations Unies, des organes conventionnels et des titulaires de mandats au titre de procédures spéciales ainsi qu'aux organisations de la société civile qui œuvrent à la réalisation de ces objectifs.<br />
<br />
Nous attendons avec intérêt le 9e Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra à Paris du 30 juin au 2 juillet 2026. Ce Congrès est l'occasion de réaffirmer notre attachement à l'abolition universelle de la peine de mort. <br />
<br />
L'abolition de la peine de mort est un combat universel pour la dignité humaine. Nous appelons tous les États membres des Nations Unies à se joindre à nous pour y parvenir.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12673</guid>
      <pubDate>Thu, 21 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Ministère des Affaires Etrangères français + Union européenne</author>
    </item>
    <item>
      <title>Un homme condamné à mort pour avoir tué une femme et sa fille sera exécuté en Floride</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12676</link>
      <description>Un homme de Floride, condamné pour avoir mortellement poignardé la compagne de son cousin et la fille de 4 ans du couple, devrait être exécuté jeudi soir.&#13;
&#13;
Richard Knight, 47 ans, doit recevoir une injection de trois substances à partir de 18 h à la prison d'État de Floride, près de Starke. Knight a été condamné à mort après avoir été reconnu coupable de deux chefs d'accusation de meurtre au premier degré en 2006 pour les décès d'Odessia Stephens et de sa fille de quatre ans, Hanessia Mullings.&#13;
&#13;
Il s'agirait de la septième exécution en Floride depuis le début de l'année, après un record de 19 exécutions en 2025. Le gouverneur républicain Ron DeSantis a supervisé plus d'exécutions en une seule année en 2025 que tout autre gouverneur de Floride depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976. Le précédent record avait été établi en 2014 avec huit exécutions.&#13;
&#13;
Selon les dossiers judiciaires, Knight vivait à Coral Springs, près de Fort Lauderdale, avec son cousin, la petite amie de celui-ci et leur fille en juin 2000. Knight et Stephens se disputaient fréquemment au sujet de la présence de Knight dans ce logement. Un soir, alors que le cousin de Knight était au travail, Stephens a dit à Knight qu'il devrait déménager le lendemain matin. Knight s'est mis en colère et a poignardé Stephens à plusieurs reprises, puis s'en est pris à la jeune fille, ont indiqué les autorités.&#13;
&#13;
Alors qu'il était détenu à la prison du comté de Broward après son arrestation, Knight a avoué les meurtres à un autre détenu, qui a témoigné contre lui lors de son procès.&#13;
&#13;
La Cour suprême de Floride a rejeté les recours de Knight vendredi dernier. La cour a rejeté son argument concernant des preuves nouvellement découvertes, soulignant qu'une empreinte digitale non identifiée trouvée sur un couteau sur les lieux du crime était déjà connue et avait été examinée lors du procès initial de Knight. La cour a également rejeté les arguments fondés sur les protocoles d'exécution et la procédure de mandat d'arrêt de la Floride.&#13;
&#13;
Un dernier recours était toujours en instance devant la Cour suprême des États-Unis.&#13;
&#13;
Au total, 47 personnes ont été exécutées aux États-Unis en 2025. La Floride arrivait en tête avec une vague de mandats d'exécution signés par DeSantis. L'Alabama, la Caroline du Sud et le Texas se partageaient la deuxième place avec cinq exécutions chacun.&#13;
&#13;
Une exécution était prévue jeudi dans le Tennessee. Une autre exécution est prévue en Floride le 2 juin. Andrew Richard Lukehart, 53 ans, a été condamné pour avoir battu à mort la fille en bas âge de sa compagne en 1996.&#13;
&#13;
Toutes les exécutions en Floride sont effectuées par injection létale d'un sédatif, d'un paralysant et d'un produit qui arrête le cœur, selon le département correctionnel.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un homme de Floride, condamné pour avoir mortellement poignardé la compagne de son cousin et la fille de 4 ans du couple, devrait être exécuté jeudi soir.<br />
<br />
Richard Knight, 47 ans, doit recevoir une injection de trois substances à partir de 18 h à la prison d'État de Floride, près de Starke. Knight a été condamné à mort après avoir été reconnu coupable de deux chefs d'accusation de meurtre au premier degré en 2006 pour les décès d'Odessia Stephens et de sa fille de quatre ans, Hanessia Mullings.<br />
<br />
Il s'agirait de la septième exécution en Floride depuis le début de l'année, après un record de 19 exécutions en 2025. Le gouverneur républicain Ron DeSantis a supervisé plus d'exécutions en une seule année en 2025 que tout autre gouverneur de Floride depuis le rétablissement de la peine de mort en 1976. Le précédent record avait été établi en 2014 avec huit exécutions.<br />
<br />
Selon les dossiers judiciaires, Knight vivait à Coral Springs, près de Fort Lauderdale, avec son cousin, la petite amie de celui-ci et leur fille en juin 2000. Knight et Stephens se disputaient fréquemment au sujet de la présence de Knight dans ce logement. Un soir, alors que le cousin de Knight était au travail, Stephens a dit à Knight qu'il devrait déménager le lendemain matin. Knight s'est mis en colère et a poignardé Stephens à plusieurs reprises, puis s'en est pris à la jeune fille, ont indiqué les autorités.<br />
<br />
Alors qu'il était détenu à la prison du comté de Broward après son arrestation, Knight a avoué les meurtres à un autre détenu, qui a témoigné contre lui lors de son procès.<br />
<br />
La Cour suprême de Floride a rejeté les recours de Knight vendredi dernier. La cour a rejeté son argument concernant des preuves nouvellement découvertes, soulignant qu'une empreinte digitale non identifiée trouvée sur un couteau sur les lieux du crime était déjà connue et avait été examinée lors du procès initial de Knight. La cour a également rejeté les arguments fondés sur les protocoles d'exécution et la procédure de mandat d'arrêt de la Floride.<br />
<br />
Un dernier recours était toujours en instance devant la Cour suprême des États-Unis.<br />
<br />
Au total, 47 personnes ont été exécutées aux États-Unis en 2025. La Floride arrivait en tête avec une vague de mandats d'exécution signés par DeSantis. L'Alabama, la Caroline du Sud et le Texas se partageaient la deuxième place avec cinq exécutions chacun.<br />
<br />
Une exécution était prévue jeudi dans le Tennessee. Une autre exécution est prévue en Floride le 2 juin. Andrew Richard Lukehart, 53 ans, a été condamné pour avoir battu à mort la fille en bas âge de sa compagne en 1996.<br />
<br />
Toutes les exécutions en Floride sont effectuées par injection létale d'un sédatif, d'un paralysant et d'un produit qui arrête le cœur, selon le département correctionnel.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12676</guid>
      <pubDate>Thu, 21 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Associated Press - AP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Une exécution par injection repoussée faute de veine aux États-Unis</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12677</link>
      <description>L'exécution par injection létale d'un condamné à mort a été retardée jeudi aux États-Unis, le personnel ne trouvant pas la veine du détenu, selon les autorités. &#13;
&#13;
Tony Carruthers, 57 ans, aurait dû être mis à mort dans la prison de Nashville, dans l'État du Tennessee, pour les meurtres de Delois Anderson, son fils Marcello Anderson et Frederick Tucker, tués en 1994.&#13;
&#13;
Le département correctionnel du Tennessee a indiqué que le personnel médical avait mis en place une perfusion principale pour administrer les substances létales, mais n'avait pas réussi à trouver de veine pour une deuxième voie d'injection.&#13;
&#13;
« L'exécution a alors été annulée », a ajouté le département dans un communiqué.&#13;
&#13;
Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a accordé à Tony Carruthers un sursis d'un an. Ce dernier a déjà passé plus de trente ans dans le couloir de la mort et a toujours clamé son innocence.&#13;
&#13;
Stacy Rector, directrice générale de l'association opposée à la peine de mort Tennesseans for Alternatives to the Death Penalty (TADP) a déclaré que cette « tentative d'exécution ratée était effrayante » mais « pas étonnante ».&#13;
&#13;
« Depuis des années, TADP tire la sonnette d'alarme sur les graves problèmes liés à l'injection létale et exhorte notre État à faire preuve d'une plus grande transparence », a-t-elle ajouté.&#13;
&#13;
Parallèlement, un autre homme, Richard Knight, 47 ans, a été exécuté jeudi soir par injection létale en Floride pour le meurtre d'une femme et de sa fille de 4 ans en 2000.&#13;
&#13;
Cette exécution porte à 14 celles menées cette année aux États-Unis. L'année dernière, il y a eu 47 mises à mort, un record depuis 2009, année durant laquelle 52 personnes ont été exécutées.&#13;
&#13;
La grande majorité des exécutions sont réalisées par injection létale, soit 39 en 2025.&#13;
&#13;
Cinq autres l'ont été l'année dernière par inhalation d'azote, une méthode utilisée pour la première fois au monde par l'Alabama en 2024 et comparée par des experts de l'ONU à une forme de « torture », et trois par peloton d'exécution en Caroline du Sud, pour la première fois aux États-Unis depuis 2010.&#13;
&#13;
La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.&#13;
&#13;
Sur les 14 exécutions cette année, sept ont eu lieu en Floride, quatre au Texas, deux en Oklahoma et une en Arizona.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'exécution par injection létale d'un condamné à mort a été retardée jeudi aux États-Unis, le personnel ne trouvant pas la veine du détenu, selon les autorités. <br />
<br />
Tony Carruthers, 57 ans, aurait dû être mis à mort dans la prison de Nashville, dans l'État du Tennessee, pour les meurtres de Delois Anderson, son fils Marcello Anderson et Frederick Tucker, tués en 1994.<br />
<br />
Le département correctionnel du Tennessee a indiqué que le personnel médical avait mis en place une perfusion principale pour administrer les substances létales, mais n'avait pas réussi à trouver de veine pour une deuxième voie d'injection.<br />
<br />
« L'exécution a alors été annulée », a ajouté le département dans un communiqué.<br />
<br />
Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a accordé à Tony Carruthers un sursis d'un an. Ce dernier a déjà passé plus de trente ans dans le couloir de la mort et a toujours clamé son innocence.<br />
<br />
Stacy Rector, directrice générale de l'association opposée à la peine de mort Tennesseans for Alternatives to the Death Penalty (TADP) a déclaré que cette « tentative d'exécution ratée était effrayante » mais « pas étonnante ».<br />
<br />
« Depuis des années, TADP tire la sonnette d'alarme sur les graves problèmes liés à l'injection létale et exhorte notre État à faire preuve d'une plus grande transparence », a-t-elle ajouté.<br />
<br />
Parallèlement, un autre homme, Richard Knight, 47 ans, a été exécuté jeudi soir par injection létale en Floride pour le meurtre d'une femme et de sa fille de 4 ans en 2000.<br />
<br />
Cette exécution porte à 14 celles menées cette année aux États-Unis. L'année dernière, il y a eu 47 mises à mort, un record depuis 2009, année durant laquelle 52 personnes ont été exécutées.<br />
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La grande majorité des exécutions sont réalisées par injection létale, soit 39 en 2025.<br />
<br />
Cinq autres l'ont été l'année dernière par inhalation d'azote, une méthode utilisée pour la première fois au monde par l'Alabama en 2024 et comparée par des experts de l'ONU à une forme de « torture », et trois par peloton d'exécution en Caroline du Sud, pour la première fois aux États-Unis depuis 2010.<br />
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La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.<br />
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Sur les 14 exécutions cette année, sept ont eu lieu en Floride, quatre au Texas, deux en Oklahoma et une en Arizona.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12677</guid>
      <pubDate>Thu, 21 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Iran pend deux hommes accusés d'appartenir à des « groupes terroristes »</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12687</link>
      <description>La justice iranienne a annoncé jeudi la pendaison de deux hommes accusés d'être membres de « groupes terroristes séparatistes », dans un contexte de multiplication des exécutions depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. « Ramin Zaleh et Karim Maroufpour ont été pendus pour appartenance à des groupes terroristes séparatistes, formation d'un groupe ayant pour objectif de perturber la sécurité du pays et rébellion armée », écrit le site internet Mizan, organe du pouvoir judiciaire.&#13;
&#13;
Selon la même source, les deux hommes, formés pour devenir « des meneurs de troubles », ont été impliqués dans des attaques contre les forces de sécurité et des complots d'assassinat dans l'ouest de l'Iran. La date de leur arrestation n'a pas été communiquée. Il s'agit des dernières exécutions en date depuis le début du conflit, déclenché par une attaque américano-israélienne le 28 février contre l'Iran.&#13;
&#13;
L'Iran a récemment exécuté Ehsan Afreshteh, 32 ans, accusé d'être « un espion formé par le Mossad au Népal et ayant vendu des informations sensibles à Israël », ou encore un étudiant en ingénierie aérospatiale soupçonné d'espionnage pour les services secrets israéliens et américains. Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine. Les autorités ont exécuté au moins 1.639 personnes en 2025, un record depuis 1989, ont récemment indiqué les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM).</description>
      <content:encoded><![CDATA[La justice iranienne a annoncé jeudi la pendaison de deux hommes accusés d'être membres de « groupes terroristes séparatistes », dans un contexte de multiplication des exécutions depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. « Ramin Zaleh et Karim Maroufpour ont été pendus pour appartenance à des groupes terroristes séparatistes, formation d'un groupe ayant pour objectif de perturber la sécurité du pays et rébellion armée », écrit le site internet Mizan, organe du pouvoir judiciaire.<br />
<br />
Selon la même source, les deux hommes, formés pour devenir « des meneurs de troubles », ont été impliqués dans des attaques contre les forces de sécurité et des complots d'assassinat dans l'ouest de l'Iran. La date de leur arrestation n'a pas été communiquée. Il s'agit des dernières exécutions en date depuis le début du conflit, déclenché par une attaque américano-israélienne le 28 février contre l'Iran.<br />
<br />
L'Iran a récemment exécuté Ehsan Afreshteh, 32 ans, accusé d'être « un espion formé par le Mossad au Népal et ayant vendu des informations sensibles à Israël », ou encore un étudiant en ingénierie aérospatiale soupçonné d'espionnage pour les services secrets israéliens et américains. Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine. Les autorités ont exécuté au moins 1.639 personnes en 2025, un record depuis 1989, ont récemment indiqué les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM).]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12687</guid>
      <pubDate>Thu, 21 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>«Flottille pour Gaza»: qui est le ministre israélien derrière cette vidéo choquante?</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12689</link>
      <description>Longtemps cantonné au rôle de trublion infréquentable de l'extrême droite, Itamar Ben Gvir est devenu une figure centrale de la politique en Israël et un ministre de la Sécurité nationale qui enchaîne les polémiques, sans paraître s'en soucier.&#13;
&#13;
Bouteille de champagne au Parlement pour fêter l'adoption d'une loi sur la peine de mort taillée sur mesure pour ne s'appliquer qu'aux Palestiniens, gâteau d'anniversaire orné d'un nœud de pendu, visites tapageuses auprès de détenus palestiniens... le responsable de 50 ans a pour coutume de se mettre en scène, provoquant, parfois, des tollés.&#13;
&#13;
Dernier en date : la vidéo qu'il a diffusée mercredi le montrant, triomphant, près de dizaines de militants de la « flottille pour Gaza » agenouillés et les mains liées après leur arrestation en mer, lui a valu des condamnations immédiates, non seulement de pays étrangers, mais aussi de membres du gouvernement.&#13;
&#13;
Mais le ministre s'est montré, comme à son habitude, imperturbable, voyant dans les images « une grande source de fierté ».&#13;
&#13;
En novembre 2025, il avait apporté son « soutien total » aux soldats mis en cause dans l'exécution à bout portant de deux Palestiniens qui venaient de se rendre à l'armée à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée, assénant : « Les terroristes doivent mourir ».&#13;
&#13;
- « J'ai changé » -&#13;
&#13;
Itamar Ben Gvir a accédé à son poste de ministre en décembre 2022 à la faveur d'un accord de coalition ayant permis le retour au pouvoir de Benjamin Netanyahu, à la tête d'un des gouvernements les plus à droite de l'histoire d'Israël.&#13;
&#13;
Avocat de formation, le chef du parti « Force juive » était devenu député en avril 2021, après des années d'activisme à l'extrême droite.&#13;
&#13;
Né en banlieue de Jérusalem de parents séfarades, ce père de six enfants qui vit dans une colonie parmi les plus radicales de Cisjordanie défend l'annexion de ce territoire palestinien, occupé par Israël depuis 1967.&#13;
&#13;
Il y revendique des droits supérieurs pour les juifs et prône le transfert d'une partie de la population arabe d'Israël, qu'il juge déloyale, vers les pays voisins.&#13;
&#13;
« J'ai changé (...) je disais il y a 20 ans qu'il fallait expulser tous les Arabes, je ne le pense plus, mais je ne vais pas m'excuser », disait-il dans un entretien à l'AFP en 2022.&#13;
&#13;
Ses critiques l'accusent d'avoir fait main basse sur la police depuis qu'il a pris la tête du ministère de la Sécurité nationale et de mettre le feu aux poudres, en se rendant là où les tensions sont les plus fortes.&#13;
&#13;
À Jérusalem-Est, il multiplie ainsi les visites sur l'esplanade des Mosquées (le mont du Temple pour les juifs) où il clame « Vive le peuple d'Israël », bravant de plus en plus ouvertement le statu quo en vigueur depuis 1967 et l'annexion de la partie orientale de la ville par Israël - contre l'avis de M. Netanyahu, qui le laisse toutefois faire.&#13;
&#13;
- « Voyou marginal » -&#13;
&#13;
Ses coups d'éclat ont décuplé depuis la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.&#13;
&#13;
Rapidement, il commence à armer des civils, appelle à l'émigration de la population de Gaza et rêve d'y rétablir des colonies israéliennes.&#13;
&#13;
« Si nous ne voulons plus de 7-Octobre, nous devons rentrer chez nous, contrôler le territoire » et encourager le départ « volontaire » des Palestiniens de Gaza, dit le ministre, opposé à l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire palestinien, ravagé par la guerre.&#13;
&#13;
En obtenant du Parlement qu'il vote fin mars la loi sur la « peine de mort pour les terroristes », note Ravit Hecht, du journal Haaretz (gauche), Ben Gvir a achevé son processus de métamorphose « de voyou marginal en artisan de l'idéologie de droite ».&#13;
&#13;
Il puise son idéologie anti-arabe dans celle du rabbin extrémiste Meir Kahane, dont le mouvement Kach a été banni en Israël après l'assassinat en 1994 de 29 Palestiniens en train de prier à Hébron, en Cisjordanie, par un de ses partisans, Baruch Goldstein.&#13;
&#13;
Le ministre, qui a milité dans Kach, a longtemps eu un portrait de Goldstein dans son salon mais dit avoir pris quelques distances depuis.&#13;
&#13;
L'homme au visage mafflu, reconnaissable à sa large kippa blanche souvent de travers, pourrait apparaître affable, quand il ne vocifère pas.&#13;
&#13;
Inculpé plus de 50 fois dans sa jeunesse pour incitation à la haine ou des violences, le ministre, également connu pour ses positions anti-LGBT+, se vante d'avoir été innocenté dans 46 cas. C'est sur la recommandation des juges qu'il a entrepris des études de droit, pour se défendre lui-même, se targue-t-il.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Longtemps cantonné au rôle de trublion infréquentable de l'extrême droite, Itamar Ben Gvir est devenu une figure centrale de la politique en Israël et un ministre de la Sécurité nationale qui enchaîne les polémiques, sans paraître s'en soucier.<br />
<br />
Bouteille de champagne au Parlement pour fêter l'adoption d'une loi sur la peine de mort taillée sur mesure pour ne s'appliquer qu'aux Palestiniens, gâteau d'anniversaire orné d'un nœud de pendu, visites tapageuses auprès de détenus palestiniens... le responsable de 50 ans a pour coutume de se mettre en scène, provoquant, parfois, des tollés.<br />
<br />
Dernier en date : la vidéo qu'il a diffusée mercredi le montrant, triomphant, près de dizaines de militants de la « flottille pour Gaza » agenouillés et les mains liées après leur arrestation en mer, lui a valu des condamnations immédiates, non seulement de pays étrangers, mais aussi de membres du gouvernement.<br />
<br />
Mais le ministre s'est montré, comme à son habitude, imperturbable, voyant dans les images « une grande source de fierté ».<br />
<br />
En novembre 2025, il avait apporté son « soutien total » aux soldats mis en cause dans l'exécution à bout portant de deux Palestiniens qui venaient de se rendre à l'armée à Jénine, dans le nord de la Cisjordanie occupée, assénant : « Les terroristes doivent mourir ».<br />
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- « J'ai changé » -<br />
<br />
Itamar Ben Gvir a accédé à son poste de ministre en décembre 2022 à la faveur d'un accord de coalition ayant permis le retour au pouvoir de Benjamin Netanyahu, à la tête d'un des gouvernements les plus à droite de l'histoire d'Israël.<br />
<br />
Avocat de formation, le chef du parti « Force juive » était devenu député en avril 2021, après des années d'activisme à l'extrême droite.<br />
<br />
Né en banlieue de Jérusalem de parents séfarades, ce père de six enfants qui vit dans une colonie parmi les plus radicales de Cisjordanie défend l'annexion de ce territoire palestinien, occupé par Israël depuis 1967.<br />
<br />
Il y revendique des droits supérieurs pour les juifs et prône le transfert d'une partie de la population arabe d'Israël, qu'il juge déloyale, vers les pays voisins.<br />
<br />
« J'ai changé (...) je disais il y a 20 ans qu'il fallait expulser tous les Arabes, je ne le pense plus, mais je ne vais pas m'excuser », disait-il dans un entretien à l'AFP en 2022.<br />
<br />
Ses critiques l'accusent d'avoir fait main basse sur la police depuis qu'il a pris la tête du ministère de la Sécurité nationale et de mettre le feu aux poudres, en se rendant là où les tensions sont les plus fortes.<br />
<br />
À Jérusalem-Est, il multiplie ainsi les visites sur l'esplanade des Mosquées (le mont du Temple pour les juifs) où il clame « Vive le peuple d'Israël », bravant de plus en plus ouvertement le statu quo en vigueur depuis 1967 et l'annexion de la partie orientale de la ville par Israël - contre l'avis de M. Netanyahu, qui le laisse toutefois faire.<br />
<br />
- « Voyou marginal » -<br />
<br />
Ses coups d'éclat ont décuplé depuis la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.<br />
<br />
Rapidement, il commence à armer des civils, appelle à l'émigration de la population de Gaza et rêve d'y rétablir des colonies israéliennes.<br />
<br />
« Si nous ne voulons plus de 7-Octobre, nous devons rentrer chez nous, contrôler le territoire » et encourager le départ « volontaire » des Palestiniens de Gaza, dit le ministre, opposé à l'entrée de l'aide humanitaire dans le territoire palestinien, ravagé par la guerre.<br />
<br />
En obtenant du Parlement qu'il vote fin mars la loi sur la « peine de mort pour les terroristes », note Ravit Hecht, du journal Haaretz (gauche), Ben Gvir a achevé son processus de métamorphose « de voyou marginal en artisan de l'idéologie de droite ».<br />
<br />
Il puise son idéologie anti-arabe dans celle du rabbin extrémiste Meir Kahane, dont le mouvement Kach a été banni en Israël après l'assassinat en 1994 de 29 Palestiniens en train de prier à Hébron, en Cisjordanie, par un de ses partisans, Baruch Goldstein.<br />
<br />
Le ministre, qui a milité dans Kach, a longtemps eu un portrait de Goldstein dans son salon mais dit avoir pris quelques distances depuis.<br />
<br />
L'homme au visage mafflu, reconnaissable à sa large kippa blanche souvent de travers, pourrait apparaître affable, quand il ne vocifère pas.<br />
<br />
Inculpé plus de 50 fois dans sa jeunesse pour incitation à la haine ou des violences, le ministre, également connu pour ses positions anti-LGBT+, se vante d'avoir été innocenté dans 46 cas. C'est sur la recommandation des juges qu'il a entrepris des études de droit, pour se défendre lui-même, se targue-t-il.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12689</guid>
      <pubDate>Thu, 21 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Violations des droits humains en Iran [...]</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12690</link>
      <description>Le Parlement appelle à davantage de sanctions contre les responsables iraniens, alors que le peuple iranien est confronté au plus grand massacre de manifestants de l'histoire du pays&#13;
&#13;
[...]&#13;
&#13;
Jeudi, le Parlement a adopté trois résolutions sur la situation des droits humains en Iran, en Afghanistan et en Indonésie.&#13;
&#13;
Répression et exécution de manifestants, de dissidents, de prisonniers politiques et des minorités religieuses en Iran&#13;
&#13;
Les députés expriment leur solidarité avec le peuple iranien, qui fait face au plus grand massacre de manifestants de l'histoire du pays. Ils condamnent fermement la peine de mort en tant que mesure de dissuasion de la mobilisation politique et appellent à son abolition. Les députés déplorent l'exécution secrète de dissidents en mars et avril, notamment mineurs, et demandent aux autorités iraniennes de libérer immédiatement tous les prisonniers politiques.&#13;
&#13;
Le Parlement invite l'UE à étendre davantage les sanctions à l'encontre des responsables iraniens impliqués dans la répression, notamment le Corps des gardiens de la révolution islamique et les entités liées au Guide suprême. Les députés estiment que les membres du Corps des gardiens de la révolution islamique et les membres de leur famille proches devraient se voir interdire l'entrée sur le territoire de l'UE. Les États membres devraient fermer les missions diplomatiques iraniennes associées à la répression transnationale et mettre en œuvre toutes les sanctions en vigueur, affirment les députés. Ils appellent également l'UE et ses partenaires à fournir aux Iraniens les outils nécessaires pour garantir un accès sûr et sécurisé à Internet à la population, victime d'un black-out imposé.&#13;
&#13;
Alors que la mission d'enquête indépendante des Nations unies sur l'Iran (FFM) met en garde contre le fait que la répression exercée par le gouvernement iranien conduit à des crimes contre l'humanité, le Parlement demande à l'UE de veiller à ce que la mission dispose de ressources suffisantes pour mener à bien ses travaux.&#13;
&#13;
La résolution a été adoptée par 516 voix pour, 14 contre et 39 abstentions.&#13;
&#13;
 [...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Parlement appelle à davantage de sanctions contre les responsables iraniens, alors que le peuple iranien est confronté au plus grand massacre de manifestants de l'histoire du pays<br />
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[...]<br />
<br />
Jeudi, le Parlement a adopté trois résolutions sur la situation des droits humains en Iran, en Afghanistan et en Indonésie.<br />
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Répression et exécution de manifestants, de dissidents, de prisonniers politiques et des minorités religieuses en Iran<br />
<br />
Les députés expriment leur solidarité avec le peuple iranien, qui fait face au plus grand massacre de manifestants de l'histoire du pays. Ils condamnent fermement la peine de mort en tant que mesure de dissuasion de la mobilisation politique et appellent à son abolition. Les députés déplorent l'exécution secrète de dissidents en mars et avril, notamment mineurs, et demandent aux autorités iraniennes de libérer immédiatement tous les prisonniers politiques.<br />
<br />
Le Parlement invite l'UE à étendre davantage les sanctions à l'encontre des responsables iraniens impliqués dans la répression, notamment le Corps des gardiens de la révolution islamique et les entités liées au Guide suprême. Les députés estiment que les membres du Corps des gardiens de la révolution islamique et les membres de leur famille proches devraient se voir interdire l'entrée sur le territoire de l'UE. Les États membres devraient fermer les missions diplomatiques iraniennes associées à la répression transnationale et mettre en œuvre toutes les sanctions en vigueur, affirment les députés. Ils appellent également l'UE et ses partenaires à fournir aux Iraniens les outils nécessaires pour garantir un accès sûr et sécurisé à Internet à la population, victime d'un black-out imposé.<br />
<br />
Alors que la mission d'enquête indépendante des Nations unies sur l'Iran (FFM) met en garde contre le fait que la répression exercée par le gouvernement iranien conduit à des crimes contre l'humanité, le Parlement demande à l'UE de veiller à ce que la mission dispose de ressources suffisantes pour mener à bien ses travaux.<br />
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La résolution a été adoptée par 516 voix pour, 14 contre et 39 abstentions.<br />
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 [...]]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12690</guid>
      <pubDate>Thu, 21 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Union européenne</author>
    </item>
    <item>
      <title>Pakistan. Un homme condamné à mort pour le meurtre d'une célèbre influenceuse</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12694</link>
      <description>Un tribunal pakistanais a condamné mardi à la peine de mort un homme accusé d'avoir tué en 2025 une influenceuse adolescente qui avait refusé ses avances, selon un journaliste de l'AFP présent à l'audience.&#13;
&#13;
Le meurtre de Sana Yousaf, survenu en juin 2025, a suscité une vague de condamnations dans tout le pays et relancé le débat sur la sécurité des femmes, après que certains commentaires en ligne – parallèlement aux messages de condoléances – l'aient rendue responsable de sa propre mort.&#13;
&#13;
Mardi après-midi, dans une salle d'audience bondée d'Islamabad, un juge a annoncé qu'Umar Hayat, 22 ans, avait été condamné à mort et à une amende de 7.200 dollars.&#13;
&#13;
Selon la police et la famille de l'adolescente, Hayat a abattu Yousaf, star de TikTok âgée de 17 ans, à son domicile dans la capitale, après qu'elle l'eut repoussé à plusieurs reprises.&#13;
&#13;
Yousaf comptait des millions d'abonnés sur les réseaux sociaux, où elle publiait des vidéos sur la cuisine, la mode et le bien-être.&#13;
&#13;
Elle parlait également ouvertement de ses problèmes relationnels, un sujet encore considéré comme tabou dans ce pays à majorité musulmane.&#13;
&#13;
La nouvelle de son assassinat a déclenché une avalanche de commentaires sous sa dernière publication, une vidéo célébrant son 17e anniversaire dans laquelle elle soufflait les bougies d'un gâteau quelques jours avant sa mort.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un tribunal pakistanais a condamné mardi à la peine de mort un homme accusé d'avoir tué en 2025 une influenceuse adolescente qui avait refusé ses avances, selon un journaliste de l'AFP présent à l'audience.<br />
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Le meurtre de Sana Yousaf, survenu en juin 2025, a suscité une vague de condamnations dans tout le pays et relancé le débat sur la sécurité des femmes, après que certains commentaires en ligne – parallèlement aux messages de condoléances – l'aient rendue responsable de sa propre mort.<br />
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Mardi après-midi, dans une salle d'audience bondée d'Islamabad, un juge a annoncé qu'Umar Hayat, 22 ans, avait été condamné à mort et à une amende de 7.200 dollars.<br />
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Selon la police et la famille de l'adolescente, Hayat a abattu Yousaf, star de TikTok âgée de 17 ans, à son domicile dans la capitale, après qu'elle l'eut repoussé à plusieurs reprises.<br />
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Yousaf comptait des millions d'abonnés sur les réseaux sociaux, où elle publiait des vidéos sur la cuisine, la mode et le bien-être.<br />
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Elle parlait également ouvertement de ses problèmes relationnels, un sujet encore considéré comme tabou dans ce pays à majorité musulmane.<br />
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La nouvelle de son assassinat a déclenché une avalanche de commentaires sous sa dernière publication, une vidéo célébrant son 17e anniversaire dans laquelle elle soufflait les bougies d'un gâteau quelques jours avant sa mort.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12694</guid>
      <pubDate>Tue, 19 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Nombre d'exécutions record dans le monde en 2025, l'Iran en tête, selon Amnesty</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12665</link>
      <description>Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi.&#13;
&#13;
L'organisation de défense des droits humains basée à Londres a dénombré au moins 2707 exécutions dans le monde en 2025, mais « n'inclut pas les milliers d'exécutions qui (...) ont eu lieu en Chine – pays ayant procédé cette année encore au plus grand nombre d'exécutions au monde », précise-t-elle.&#13;
&#13;
Le nombre de personnes exécutées dans le monde est en hausse de 78 % par rapport à 2024 et atteint un niveau record depuis 1981, année au cours de laquelle 3191 exécutions -hors Chine- avaient été comptabilisées par l'ONG.&#13;
&#13;
À elle seule, l'Iran représente 80 % des exécutions recensées en 2025 par Amnesty. Quelque 2159 personnes y ont été exécutées par pendaison, contre 972 en 2024.&#13;
&#13;
« Les autorités iraniennes ont intensifié leur recours à la peine de mort comme outil de répression et de contrôle politiques, alimentant une hausse sans précédent du nombre d'exécutions », note l'ONG dans son rapport.&#13;
&#13;
Le recours aux exécutions a été particulièrement marqué après la guerre des 12 Jours qui a opposé l'Iran à Israël et aux États-Unis en juin : 654 exécutions avaient été comptabilisées avant ce conflit, contre 1505 entre juillet et décembre.&#13;
&#13;
Les condamnations à mort et exécutions en Iran à la suite du mouvement de protestation dans le pays en janvier et le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février ne sont pas comptabilisés dans le rapport d'Amnesty.&#13;
&#13;
Selon l'ONU, au moins 21 personnes ont été exécutées en Iran depuis fin février pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale.&#13;
&#13;
Près de la moitié (998) des exécutions en Iran en 2025 sont liées à des infractions à la législation sur les stupéfiants, note par ailleurs Amnesty. Elles ont elles aussi doublé par rapport à l'année précédente.&#13;
&#13;
Ailleurs dans le monde, l'Arabie saoudite a exécuté 356 personnes, le Yémen au moins 51, les États-Unis 47, l'Égypte 23, la Somalie, Singapour et le Koweït 17. Au total, 17 pays ont procédé à des exécutions.&#13;
&#13;
« Cette minorité éhontée (d'États, ndlr) se sert de la peine capitale pour instiller la peur, écraser la contestation et montrer la force qu'exercent les institutions sur les personnes défavorisées et les populations marginalisées » dénonce la secrétaire générale d'Amnesty International Agnès Callamard, citée dans un communiqué.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi.<br />
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L'organisation de défense des droits humains basée à Londres a dénombré au moins 2707 exécutions dans le monde en 2025, mais « n'inclut pas les milliers d'exécutions qui (...) ont eu lieu en Chine – pays ayant procédé cette année encore au plus grand nombre d'exécutions au monde », précise-t-elle.<br />
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Le nombre de personnes exécutées dans le monde est en hausse de 78 % par rapport à 2024 et atteint un niveau record depuis 1981, année au cours de laquelle 3191 exécutions -hors Chine- avaient été comptabilisées par l'ONG.<br />
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À elle seule, l'Iran représente 80 % des exécutions recensées en 2025 par Amnesty. Quelque 2159 personnes y ont été exécutées par pendaison, contre 972 en 2024.<br />
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« Les autorités iraniennes ont intensifié leur recours à la peine de mort comme outil de répression et de contrôle politiques, alimentant une hausse sans précédent du nombre d'exécutions », note l'ONG dans son rapport.<br />
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Le recours aux exécutions a été particulièrement marqué après la guerre des 12 Jours qui a opposé l'Iran à Israël et aux États-Unis en juin : 654 exécutions avaient été comptabilisées avant ce conflit, contre 1505 entre juillet et décembre.<br />
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Les condamnations à mort et exécutions en Iran à la suite du mouvement de protestation dans le pays en janvier et le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février ne sont pas comptabilisés dans le rapport d'Amnesty.<br />
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Selon l'ONU, au moins 21 personnes ont été exécutées en Iran depuis fin février pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale.<br />
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Près de la moitié (998) des exécutions en Iran en 2025 sont liées à des infractions à la législation sur les stupéfiants, note par ailleurs Amnesty. Elles ont elles aussi doublé par rapport à l'année précédente.<br />
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Ailleurs dans le monde, l'Arabie saoudite a exécuté 356 personnes, le Yémen au moins 51, les États-Unis 47, l'Égypte 23, la Somalie, Singapour et le Koweït 17. Au total, 17 pays ont procédé à des exécutions.<br />
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« Cette minorité éhontée (d'États, ndlr) se sert de la peine capitale pour instiller la peur, écraser la contestation et montrer la force qu'exercent les institutions sur les personnes défavorisées et les populations marginalisées » dénonce la secrétaire générale d'Amnesty International Agnès Callamard, citée dans un communiqué.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12665</guid>
      <pubDate>Sun, 17 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
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