La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués dans le monde https://www.peinedemort.org/rss/depeches Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort dans le monde fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2020 Wed, 08 Jul 2020 04:17:14 +0000 Fri, 03 Jul 2020 08:01:45 +0000 120 Égytpe : Condamnation de deux moines, dont un à mort, pour le meurtre d'un évêque https://www.peinedemort.org/document/10941 La cour de Cassation égyptienne a confirmé mercredi la condamnation à mort et à perpétuité de deux moines coptes pour le meurtre il y a deux ans d'un évêque dans un monastère, selon une source judiciaire. En juillet 2018, l'évêque Epiphanius, 68 ans, qui dirigeait le monastère Saint-Macaire de Scété, à Wadi el-Natroun, à environ 80 km au nord-ouest du Caire, a été retrouvé gisant dans un couloir du monastère avec des blessures ensanglantées à la tête, selon l'Eglise. Le procureur a indiqué qu'un des moines, Isaïe al-Makari, avait avoué avoir frappé l'évêque avec une barre de métal, avec la complicité du second moine, Philotheos al-Makari. Le premier a rapidement été défroqué après la découverte du corps. L'affaire, qui a défrayé la chronique durant près de deux ans, a profondément choqué la plus grande minorité chrétienne du Moyen-Orient. Les Coptes représentent de 10 à 15% des 100 millions d'Egyptiens et font souvent l'objet de discriminations voire de violences extrémistes, dans un pays majoritairement peuplé de musulmans. Tandis que les rumeurs sur les possibles motifs du meurtre, ambition et affaires de mœurs en tête, ont fleuri au fil des mois, les autorités ont simplement évoqué des "différends" entre les trois hommes d'Eglise. En avril 2019, la justice égyptienne avait condamné à mort les deux moines Isaïe et Philotheos al-Makari, après avoir obtenu l'aval du Grand Mufti du pays, pour avoir commis "l'un des plus grands crimes", selon le jugement du tribunal. Mercredi, la cour de Cassation a confirmé cette décision tout en réduisant la peine de M. Philotheos à 25 ans de prison, soit la perpétuité en Egypte. La cour a "confirmé la peine de mort pour le moine défroqué Wael Saad Tawadros (connu sous le nom d'Isaie al-Makari) et l'allègement de la peine de Philotheos al-Makari à sept ans de prison", a indiqué un responsable. A la suite de cette affaire, le clergé traditionnellement discret de l'Eglise copte avait appelé ses moines à remettre la spiritualité au centre de leurs vies. Il a également pris un certain nombre de mesures en ce sens, leur interdisant notamment de s'exprimer sur les réseaux sociaux.
En juillet 2018, l'évêque Epiphanius, 68 ans, qui dirigeait le monastère Saint-Macaire de Scété, à Wadi el-Natroun, à environ 80 km au nord-ouest du Caire, a été retrouvé gisant dans un couloir du monastère avec des blessures ensanglantées à la tête, selon l'Eglise.

Le procureur a indiqué qu'un des moines, Isaïe al-Makari, avait avoué avoir frappé l'évêque avec une barre de métal, avec la complicité du second moine, Philotheos al-Makari. Le premier a rapidement été défroqué après la découverte du corps.

L'affaire, qui a défrayé la chronique durant près de deux ans, a profondément choqué la plus grande minorité chrétienne du Moyen-Orient. Les Coptes représentent de 10 à 15% des 100 millions d'Egyptiens et font souvent l'objet de discriminations voire de violences extrémistes, dans un pays majoritairement peuplé de musulmans.

Tandis que les rumeurs sur les possibles motifs du meurtre, ambition et affaires de mœurs en tête, ont fleuri au fil des mois, les autorités ont simplement évoqué des "différends" entre les trois hommes d'Eglise.

En avril 2019, la justice égyptienne avait condamné à mort les deux moines Isaïe et Philotheos al-Makari, après avoir obtenu l'aval du Grand Mufti du pays, pour avoir commis "l'un des plus grands crimes", selon le jugement du tribunal. Mercredi, la cour de Cassation a confirmé cette décision tout en réduisant la peine de M. Philotheos à 25 ans de prison, soit la perpétuité en Egypte. La cour a "confirmé la peine de mort pour le moine défroqué Wael Saad Tawadros (connu sous le nom d'Isaie al-Makari) et l'allègement de la peine de Philotheos al-Makari à sept ans de prison", a indiqué un responsable.

A la suite de cette affaire, le clergé traditionnellement discret de l'Eglise copte avait appelé ses moines à remettre la spiritualité au centre de leurs vies. Il a également pris un certain nombre de mesures en ce sens, leur interdisant notamment de s'exprimer sur les réseaux sociaux.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10941 Wed, 01 Jul 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
L'Iran condamne à mort l'administrateur d'un site internet "anti-révolutionnaire" https://www.peinedemort.org/document/10938 TEHERAN, 30 juin (Xinhua) -- La justice iranienne a annoncé mardi que Rouhollah Zam, administrateur d'un site internet "anti-révolutionnaire" et d'un canal sur la messagerie Telegram, a été condamné à mort. Son porte-parole, Gholam Hossein Esmaili, a déclaré que l'administrateur d'Amad News avait été condamné pour "efsad-e fel-arz" (propagation de la corruption sur Terre), selon l'agence de presse Tasnim. Le verdict n'est pas définitif et peut faire l'objet d'un appel, a-t-il ajouté. Selon Tasnim, le site Amad News était connu pour diffuser des "contenus incriminants" contre l'establishment islamique.
Son porte-parole, Gholam Hossein Esmaili, a déclaré que l'administrateur d'Amad News avait été condamné pour "efsad-e fel-arz" (propagation de la corruption sur Terre), selon l'agence de presse Tasnim.

Le verdict n'est pas définitif et peut faire l'objet d'un appel, a-t-il ajouté.

Selon Tasnim, le site Amad News était connu pour diffuser des "contenus incriminants" contre l'establishment islamique.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10938 Tue, 30 Jun 2020 00:00:00 +0000 Xinhua
Condamnation à mort d'un opposant, peine confirmée pour une Française https://www.peinedemort.org/document/10939 La justice en Iran a annoncé mardi la condamnation à mort d'un opposant autrefois exilé en France et la confirmation d'une peine de cinq ans de prison contre une chercheuse franco-iranienne, au risque de s'attirer de nouvelles accusations de violations des droits humains et de procès "politiques". L'opposant, Rouhollah Zam, est accusé d'avoir joué un rôle actif dans les manifestations contre le pouvoir en 2017-2018 en Iran. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime, avaient annoncé son arrestation en octobre 2019 sans préciser de lieu ou de date, l'accusant d'être "dirigé par le renseignement français et soutenu par ceux d'Amérique" et d'Israël. Il disposait du statut de réfugié en France et était à la tête d'un canal sur la plateforme de messagerie cryptée Telegram, intitulé Amadnews. A la demande de l'Iran, Telegram avait fermé Amadnews --qui comptait alors près de 1,4 million d'abonnés-- en accusant ce canal d'incitation à la "violence". "Le tribunal a considéré que les 13 chefs d'accusation équivalaient au chef d'accusation 'corruption sur terre' et a donc prononcé la peine de mort", a indiqué le porte-parole Gholamhossein Esmaïli, cité par le site officiel Mizan Online. "Ce verdict peut faire l'objet d'un appel devant la Cour suprême." "Corruption sur terre" est l'une des charges les plus graves prévues par le code pénal iranien. A l'ouverture de son procès à huis clos en février en sa présence, l'opposant a été surtout accusé de "délits contre la sécurité intérieure et extérieure du pays", "espionnage au profit du service de renseignement français" et insulte "au caractère sacré de l'islam". Reporters sans Frontières (RSF) a demandé "l'annulation d'un jugement inhumain et inacceptable". M. Zam était réfugié en France depuis 2011, selon l'ONG basée à Paris. Il s'était rendu en Irak durant l'automne 2019 pour des raisons inconnues, mais n'en est jamais revenu, ont indiqué sa femme et RSF. Des ONG appellent souvent à la libération de ce qu'elles considèrent des "prisonniers politiques" et de "conscience". Téhéran nie ces accusations. "Collusion", "propagande" Le porte-parole de la Justice a en outre fait état de la confirmation par la cour d'appel de la peine de cinq ans de prison pour la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah. Celle-ci devra la purger en comptant la période de détention depuis son arrestation en juin 2019, selon lui. L'anthropologue a été condamnée en mai dernier à cinq ans de prison pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale" ainsi qu'à un an pour "propagande contre le système" politique d'Iran. Elle doit purger seulement la peine la plus longue. L'accusation de "propagande contre le système" se réfère à des propos de la chercheuse sur le port du voile obligatoire en Iran. La France avait alors condamné un verdict "politique" et réclamé une libération "immédiate" de Mme Adelkhah et "un accès consulaire". L'Iran ne reconnaît pas la double nationalité. Cette spécialiste du chiisme a toujours clamé son innocence. A 61 ans, elle a été très affaiblie par une grève de la faim de 49 jours entre fin décembre et février, selon son avocat Saïd Dehghan. Son compagnon, Roland Marchal --arrêté en juin 2019 alors qu'il venait lui rendre visite à Téhéran et également chercheur au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris-- a été relâché fin mars. Téhéran avait alors évoqué un échange avec un ingénieur iranien, détenu en France et menacé d'extradition vers les Etats-Unis. Echanges "Fariba Adelkhah est détenue arbitrairement depuis bientôt 400 jours et condamnée (...) pour des raisons strictement politiques", selon le comité de soutien de la Franco-iranienne. Les arrestations d'étrangers en Iran, notamment des binationaux, souvent accusés d'espionnage, se sont multipliées depuis le retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien et le rétablissement de sévères sanctions américaines contre Téhéran. Ces derniers mois, l'Iran a procédé à plusieurs échanges de prisonniers avec des pays détenant des ressortissants iraniens condamnés, en attente de procès, ou menacés d'extradition vers les Etats-Unis.
L'opposant, Rouhollah Zam, est accusé d'avoir joué un rôle actif dans les manifestations contre le pouvoir en 2017-2018 en Iran. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique du régime, avaient annoncé son arrestation en octobre 2019 sans préciser de lieu ou de date, l'accusant d'être "dirigé par le renseignement français et soutenu par ceux d'Amérique" et d'Israël. Il disposait du statut de réfugié en France et était à la tête d'un canal sur la plateforme de messagerie cryptée Telegram, intitulé Amadnews. A la demande de l'Iran, Telegram avait fermé Amadnews --qui comptait alors près de 1,4 million d'abonnés-- en accusant ce canal d'incitation à la "violence".

"Le tribunal a considéré que les 13 chefs d'accusation équivalaient au chef d'accusation 'corruption sur terre' et a donc prononcé la peine de mort", a indiqué le porte-parole Gholamhossein Esmaïli, cité par le site officiel Mizan Online. "Ce verdict peut faire l'objet d'un appel devant la Cour suprême." "Corruption sur terre" est l'une des charges les plus graves prévues par le code pénal iranien.

A l'ouverture de son procès à huis clos en février en sa présence, l'opposant a été surtout accusé de "délits contre la sécurité intérieure et extérieure du pays", "espionnage au profit du service de renseignement français" et insulte "au caractère sacré de l'islam".

Reporters sans Frontières (RSF) a demandé "l'annulation d'un jugement inhumain et inacceptable". M. Zam était réfugié en France depuis 2011, selon l'ONG basée à Paris. Il s'était rendu en Irak durant l'automne 2019 pour des raisons inconnues, mais n'en est jamais revenu, ont indiqué sa femme et RSF. Des ONG appellent souvent à la libération de ce qu'elles considèrent des "prisonniers politiques" et de "conscience". Téhéran nie ces accusations.

"Collusion", "propagande"

Le porte-parole de la Justice a en outre fait état de la confirmation par la cour d'appel de la peine de cinq ans de prison pour la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah. Celle-ci devra la purger en comptant la période de détention depuis son arrestation en juin 2019, selon lui.

L'anthropologue a été condamnée en mai dernier à cinq ans de prison pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale" ainsi qu'à un an pour "propagande contre le système" politique d'Iran. Elle doit purger seulement la peine la plus longue. L'accusation de "propagande contre le système" se réfère à des propos de la chercheuse sur le port du voile obligatoire en Iran. La France avait alors condamné un verdict "politique" et réclamé une libération "immédiate" de Mme Adelkhah et "un accès consulaire". L'Iran ne reconnaît pas la double nationalité.

Cette spécialiste du chiisme a toujours clamé son innocence. A 61 ans, elle a été très affaiblie par une grève de la faim de 49 jours entre fin décembre et février, selon son avocat Saïd Dehghan. Son compagnon, Roland Marchal --arrêté en juin 2019 alors qu'il venait lui rendre visite à Téhéran et également chercheur au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris-- a été relâché fin mars. Téhéran avait alors évoqué un échange avec un ingénieur iranien, détenu en France et menacé d'extradition vers les Etats-Unis.

Echanges

"Fariba Adelkhah est détenue arbitrairement depuis bientôt 400 jours et condamnée (...) pour des raisons strictement politiques", selon le comité de soutien de la Franco-iranienne.

Les arrestations d'étrangers en Iran, notamment des binationaux, souvent accusés d'espionnage, se sont multipliées depuis le retrait unilatéral en 2018 des Etats-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien et le rétablissement de sévères sanctions américaines contre Téhéran.

Ces derniers mois, l'Iran a procédé à plusieurs échanges de prisonniers avec des pays détenant des ressortissants iraniens condamnés, en attente de procès, ou menacés d'extradition vers les Etats-Unis.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10939 Tue, 30 Jun 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Accusé d'assassinats et de viols, le tueur du "Golden State" plaide coupable https://www.peinedemort.org/document/10935 Joseph DeAngelo, "le tueur du Golden State" qui avait terrorisé la Californie dans les années 1970 et 1980, a plaidé lundi "coupable" de 13 assassinats ainsi que de dizaines de viols et autres crimes devant un tribunal de Sacramento. Dans le cadre de l'accord négocié avec l'accusation, le tueur en série, âgé de 74 ans, doit aussi reconnaître des faits depuis longtemps prescrits (enlèvements, tentatives de meurtres, cambriolages, etc.) en échange de l'abandon de la peine de mort. Frêle vieillard revêtu d'une combinaison orange de prisonnier, M. DeAngelo est entré dans la salle d'audience poussé sur un fauteuil roulant et doté, comme tous les participants, d'une visière en plexiglas lui couvrant le visage. "Oui", "non", "coupable", "je reconnais les faits": c'est d'une voix faible et chevrotante qu'il a répondu aux questions du juge, acceptant les termes de l'accord conclu avec la justice, qui vise notamment à éviter un procès long et coûteux (quelque 20 millions de dollars selon l'accusation). "Les familles des victimes de meurtre ont attendu des décennies pour que justice soit rendue à leurs proches, les victimes d'agressions sexuelles ont attendu des décennies", a déclaré la procureure Amy Holliday, relevant que nombre de victimes et témoins étaient décédés et que beaucoup d'autres étaient désormais très âgés. Clore la procédure sans attendre permettra aux survivants et aux familles "d'entendre l'accusé reconnaître qu'il a commis ces actes et ces crimes", a expliqué la procureure. L'ancien policier, qui avait écumé toute la Californie et a été appréhendé seulement en 2018 grâce à son ADN, devrait être condamné à onze peines de prison à perpétuité sans possibilité de remise de peine. - ADN et détermination - M. DeAngelo a commis cette série de crimes entre 1975 et 1986, violant une cinquantaine de femmes et tuant ou brutalisant plus d'une centaine de personnes au total. L'âge de ses victimes allait de 14 à 41 ans. La plupart de ses crimes avaient eu lieu aux alentours de Sacramento, mais certains s'étaient déroulés dans la baie de San Francisco, et tout au sud de la côte californienne, au gré de ses déménagements avec son épouse. Il entrait par effraction la nuit chez ses victimes, parfois quand la maison était vide, se cachant et se préparant. Il agressait souvent des femmes seules lorsqu'elles dormaient ou des couples, les attachant, puis violant les femmes devant leur compagnon. Joseph James DeAngelo a été policier en Californie dans les années 1970 jusqu'à ce qu'il soit renvoyé en 1979 pour vol à l'étalage. Initialement, les crimes commis dans les différentes régions n'avaient pas été reliés entre eux par les enquêteurs. "A chaque fois, il s'échappait, disparaissant silencieusement dans la nuit, laissant les populations terrifiées durant des années", a lancé lundi le procureur adjoint Thien Ho. Il aura fallu l'ADN laissé sur les lieux des crimes et des recoupements effectués avec des informations génétiques sur un membre de la famille du tueur en série découvertes sur un site internet consacré à la généalogie pour l'identifier. Placé sous surveillance, le "tueur du Golden State" avait été arrêté en avril 2018 devant son domicile, dans une banlieue paisible de Sacramento. Le dossier, resté "froid" pendant de longues années, avait aussi bénéficié d'un regain d'attention grâce à un livre best-seller, "Et je disparaîtrai dans la nuit", par Michelle McNamara. Publié à titre posthume en février 2018, il avait fait un carton en librairie et a été adapté en docu-série pour HBO, qui a commencé à la diffuser dimanche.
Dans le cadre de l'accord négocié avec l'accusation, le tueur en série, âgé de 74 ans, doit aussi reconnaître des faits depuis longtemps prescrits (enlèvements, tentatives de meurtres, cambriolages, etc.) en échange de l'abandon de la peine de mort.

Frêle vieillard revêtu d'une combinaison orange de prisonnier, M. DeAngelo est entré dans la salle d'audience poussé sur un fauteuil roulant et doté, comme tous les participants, d'une visière en plexiglas lui couvrant le visage.

"Oui", "non", "coupable", "je reconnais les faits": c'est d'une voix faible et chevrotante qu'il a répondu aux questions du juge, acceptant les termes de l'accord conclu avec la justice, qui vise notamment à éviter un procès long et coûteux (quelque 20 millions de dollars selon l'accusation).

"Les familles des victimes de meurtre ont attendu des décennies pour que justice soit rendue à leurs proches, les victimes d'agressions sexuelles ont attendu des décennies", a déclaré la procureure Amy Holliday, relevant que nombre de victimes et témoins étaient décédés et que beaucoup d'autres étaient désormais très âgés.

Clore la procédure sans attendre permettra aux survivants et aux familles "d'entendre l'accusé reconnaître qu'il a commis ces actes et ces crimes", a expliqué la procureure.

L'ancien policier, qui avait écumé toute la Californie et a été appréhendé seulement en 2018 grâce à son ADN, devrait être condamné à onze peines de prison à perpétuité sans possibilité de remise de peine.

- ADN et détermination -

M. DeAngelo a commis cette série de crimes entre 1975 et 1986, violant une cinquantaine de femmes et tuant ou brutalisant plus d'une centaine de personnes au total.

L'âge de ses victimes allait de 14 à 41 ans. La plupart de ses crimes avaient eu lieu aux alentours de Sacramento, mais certains s'étaient déroulés dans la baie de San Francisco, et tout au sud de la côte californienne, au gré de ses déménagements avec son épouse.

Il entrait par effraction la nuit chez ses victimes, parfois quand la maison était vide, se cachant et se préparant. Il agressait souvent des femmes seules lorsqu'elles dormaient ou des couples, les attachant, puis violant les femmes devant leur compagnon.

Joseph James DeAngelo a été policier en Californie dans les années 1970 jusqu'à ce qu'il soit renvoyé en 1979 pour vol à l'étalage.

Initialement, les crimes commis dans les différentes régions n'avaient pas été reliés entre eux par les enquêteurs.

"A chaque fois, il s'échappait, disparaissant silencieusement dans la nuit, laissant les populations terrifiées durant des années", a lancé lundi le procureur adjoint Thien Ho.

Il aura fallu l'ADN laissé sur les lieux des crimes et des recoupements effectués avec des informations génétiques sur un membre de la famille du tueur en série découvertes sur un site internet consacré à la généalogie pour l'identifier.

Placé sous surveillance, le "tueur du Golden State" avait été arrêté en avril 2018 devant son domicile, dans une banlieue paisible de Sacramento.

Le dossier, resté "froid" pendant de longues années, avait aussi bénéficié d'un regain d'attention grâce à un livre best-seller, "Et je disparaîtrai dans la nuit", par Michelle McNamara.

Publié à titre posthume en février 2018, il avait fait un carton en librairie et a été adapté en docu-série pour HBO, qui a commencé à la diffuser dimanche.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10935 Mon, 29 Jun 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Egypte : Un jihadiste libyen exécuté pour un attentat sanglant https://www.peinedemort.org/document/10940 Un jihadiste libyen, Abdel Rahim al-Mismari, condamné à mort pour son rôle dans un attentat sanglant en Egypte en 2017, a été exécuté par pendaison samedi, a annoncé l'armée égyptienne. Le 20 octobre 2017, 16 policiers égyptiens ont été tués dans une embuscade et des affrontements contre des combattants islamistes sur la route d'al-Wahat al-Bahariya, à 200 km au sud-ouest du Caire, dans le désert occidental. Quelques jours plus tard, l'Egypte a mené en représailles des frappes dans le désert occidental contre un groupe jihadiste ayant revendiqué l'embuscade. Un chef du groupe, Imad Eddine Abdel Hamid, un ex-officier égyptien, a été tué. Abdel Rahim al-Mismari, a survécu aux frappes et a été capturé. En novembre 2019, Mismari, originaire de Derna en Libye, a été condamné à mort par la justice en Egypte, selon les médias officiels. "Aujourd'hui (samedi), le jihadiste libyen Abdel Rahim al-Mismari a été exécuté par pendaison", a indiqué l'armée égyptienne dans un communiqué relayé par les médias. Il a été reconnu coupable de "11 crimes" dont "appartenance à un groupe illégal, affilié à l'organisation terroriste Al-Qaïda en Libye", et "meurtre avec préméditation", selon la même source. Depuis la destitution par l'armée en juillet 2013 du président islamiste égyptien Mohamed Morsi, des groupes extrémistes ont multiplié les attentats contre les militaires et la police. Dans l'Egypte de son successeur, Abdel Fattah al-Sissi, une répression impitoyable s'est abattue sur toute forme d'opposition, islamiste ou autre. Et les condamnations à mort et les exécutions se sont multipliées. L'armée combat plusieurs groupes extrémistes dans la péninsule du Sinaï (est), dont l'organisation jihadiste Etat islamique (EI). En mars 2020, un jihadiste égyptien Hicham al-Achmawy, un ancien officier ayant pris les armes contre le pouvoir, a été exécuté après avoir été arrêté en Libye.
Le 20 octobre 2017, 16 policiers égyptiens ont été tués dans une embuscade et des affrontements contre des combattants islamistes sur la route d'al-Wahat al-Bahariya, à 200 km au sud-ouest du Caire, dans le désert occidental. Quelques jours plus tard, l'Egypte a mené en représailles des frappes dans le désert occidental contre un groupe jihadiste ayant revendiqué l'embuscade. Un chef du groupe, Imad Eddine Abdel Hamid, un ex-officier égyptien, a été tué. Abdel Rahim al-Mismari, a survécu aux frappes et a été capturé.

En novembre 2019, Mismari, originaire de Derna en Libye, a été condamné à mort par la justice en Egypte, selon les médias officiels. "Aujourd'hui (samedi), le jihadiste libyen Abdel Rahim al-Mismari a été exécuté par pendaison", a indiqué l'armée égyptienne dans un communiqué relayé par les médias. Il a été reconnu coupable de "11 crimes" dont "appartenance à un groupe illégal, affilié à l'organisation terroriste Al-Qaïda en Libye", et "meurtre avec préméditation", selon la même source.

Depuis la destitution par l'armée en juillet 2013 du président islamiste égyptien Mohamed Morsi, des groupes extrémistes ont multiplié les attentats contre les militaires et la police.

Dans l'Egypte de son successeur, Abdel Fattah al-Sissi, une répression impitoyable s'est abattue sur toute forme d'opposition, islamiste ou autre. Et les condamnations à mort et les exécutions se sont multipliées. L'armée combat plusieurs groupes extrémistes dans la péninsule du Sinaï (est), dont l'organisation jihadiste Etat islamique (EI). En mars 2020, un jihadiste égyptien Hicham al-Achmawy, un ancien officier ayant pris les armes contre le pouvoir, a été exécuté après avoir été arrêté en Libye.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10940 Sat, 27 Jun 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
La Chine publie des affaires typiques portant sur les crimes liés à la drogue https://www.peinedemort.org/document/10937 BEIJING, 23 juin (Xinhua) -- La Cour populaire suprême (CPS) a publié mardi dix affaires typiques concernant des crimes liés à la drogue et à l'abus de drogues, entendues par des tribunaux depuis 2019. Dans un communiqué publié en prélude à la Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite de drogues, qui tombera vendredi, la CPS a réitéré sa position de punir strictement toutes les personnes impliquées dans de tels crimes. Dans trois des affaires, les coupables ont été condamnés à mort. Parmi ces affaires, deux concernaient la production, le trafic et la vente de drogues. Tandis que dans une autre affaire, le coupable qui était toxicomane et soupçonné d'être mentalement instable, a brutalement assassiné un enfant de sept ans. Le nombre d'affaires pertinentes traitées par les tribunaux chinois a chuté de plus de 38% d'un pic de 139.000 en 2015 à 85.800 l'an dernier, grâce à la répression rigoureuse du pays contre les crimes liés à la drogue, a déclaré Li Shaoping, vice-président de la CPS. Cependant, la situation demeure compliquée car les tribunaux ont constaté une augmentation des affaires impliquant la production de drogue en Chine, a noté M. Li. M. Li a promis des mesures concrètes pour lutter contre les crimes liés à la drogue et s'assurer que les criminels soient rapidement traduits en justice.
Dans un communiqué publié en prélude à la Journée internationale contre l'abus et le trafic illicite de drogues, qui tombera vendredi, la CPS a réitéré sa position de punir strictement toutes les personnes impliquées dans de tels crimes.

Dans trois des affaires, les coupables ont été condamnés à mort. Parmi ces affaires, deux concernaient la production, le trafic et la vente de drogues. Tandis que dans une autre affaire, le coupable qui était toxicomane et soupçonné d'être mentalement instable, a brutalement assassiné un enfant de sept ans.

Le nombre d'affaires pertinentes traitées par les tribunaux chinois a chuté de plus de 38% d'un pic de 139.000 en 2015 à 85.800 l'an dernier, grâce à la répression rigoureuse du pays contre les crimes liés à la drogue, a déclaré Li Shaoping, vice-président de la CPS.

Cependant, la situation demeure compliquée car les tribunaux ont constaté une augmentation des affaires impliquant la production de drogue en Chine, a noté M. Li.

M. Li a promis des mesures concrètes pour lutter contre les crimes liés à la drogue et s'assurer que les criminels soient rapidement traduits en justice.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10937 Tue, 23 Jun 2020 00:00:00 +0000 Xinhua
Batman et Kim Kardashian débarquent en podcast sur Spotify https://www.peinedemort.org/document/10934 Spotify a annoncé jeudi l'arrivée des super-héros de DC Comics -- Batman, Superman et Wonder Woman -- pour des épisodes diffusés sur sa plateforme de podcasts. Le géant suédois a également signé un contrat avec la star de téléréalité devenue pourfendeuse des erreurs judiciaires Kim Kardashian West pour un podcast spécialisé dans les affaires criminelles. Le contrat avec WarnerMedia, propriétaire de DC Comics, court sur plusieurs années et porte sur "des podcasts de scripts originaux racontés" qui vont explorer "de nouveaux épisodes basés sur le vaste univers des personnages historiques et emblématiques de DC", ont expliqué les deux sociétés dans un communiqué. Elles n'ont pas précisé quels personnages seraient interprétés ni le montant du contrat qui inclut "des nouveaux podcasts de comédie et de drame" basés sur le catalogue de films de la Warner Bros. Spotify a par ailleurs confirmé à l'AFP la venue de Kim Kardashian sur sa plateforme pour un podcast qui devrait évoquer l'affaire Kevin Keith, condamné en 1994 pour un triple meurtre dont il se dit innocent. Sa condamnation à mort a été commuée en prison à vie en 2010. La vedette américaine milite pour une réforme de la justice pénale américaine, et contre les incarcérations de masse qui visent notamment la population noire. Elle a suivi un stage au sein d'un cabinet d'avocats et prévoit de passer le concours du barreau de Californie en 2022. Elle avait obtenu en 2018 un geste de clémence de la part du président Donald Trump, qui avait gracié une femme de 63 ans condamnée à la perpétuité pour un trafic de drogue. En à peine 16 mois, Spotify s'est positionné comme le premier acteur mondial en investissant plus de 600 millions de dollars, essentiellement dans des éditeurs de contenu. Fin mai, la plateforme a acquis l'exclusivité du premier podcast américain, la "Joe Rogan Experience", qui revendique 190 millions de téléchargements par mois.
Le géant suédois a également signé un contrat avec la star de téléréalité devenue pourfendeuse des erreurs judiciaires Kim Kardashian West pour un podcast spécialisé dans les affaires criminelles.

Le contrat avec WarnerMedia, propriétaire de DC Comics, court sur plusieurs années et porte sur "des podcasts de scripts originaux racontés" qui vont explorer "de nouveaux épisodes basés sur le vaste univers des personnages historiques et emblématiques de DC", ont expliqué les deux sociétés dans un communiqué.

Elles n'ont pas précisé quels personnages seraient interprétés ni le montant du contrat qui inclut "des nouveaux podcasts de comédie et de drame" basés sur le catalogue de films de la Warner Bros.

Spotify a par ailleurs confirmé à l'AFP la venue de Kim Kardashian sur sa plateforme pour un podcast qui devrait évoquer l'affaire Kevin Keith, condamné en 1994 pour un triple meurtre dont il se dit innocent. Sa condamnation à mort a été commuée en prison à vie en 2010.

La vedette américaine milite pour une réforme de la justice pénale américaine, et contre les incarcérations de masse qui visent notamment la population noire. Elle a suivi un stage au sein d'un cabinet d'avocats et prévoit de passer le concours du barreau de Californie en 2022.

Elle avait obtenu en 2018 un geste de clémence de la part du président Donald Trump, qui avait gracié une femme de 63 ans condamnée à la perpétuité pour un trafic de drogue.

En à peine 16 mois, Spotify s'est positionné comme le premier acteur mondial en investissant plus de 600 millions de dollars, essentiellement dans des éditeurs de contenu.

Fin mai, la plateforme a acquis l'exclusivité du premier podcast américain, la "Joe Rogan Experience", qui revendique 190 millions de téléchargements par mois.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10934 Fri, 19 Jun 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
[position de la France] Etats-Unis – Q&R – Extrait du point de presse (16.06.20) https://www.peinedemort.org/document/10944 Question : Les exécutions fédérales reprendront le 13 juillet aux États-Unis après 17 ans d'interruption. Comment pouvez-vous commenter cette décision ? Réponse : La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Elle reste engagée avec détermination pour l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Elle appelle tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue de son abolition définitive. Les exécutions fédérales reprendront le 13 juillet aux États-Unis après 17 ans d'interruption. Comment pouvez-vous commenter cette décision ?

Réponse :
La France rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Elle reste engagée avec détermination pour l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Elle appelle tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue de son abolition définitive.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10944 Tue, 16 Jun 2020 00:00:00 +0000 Ministère des Affaires Etrangères français
Une exécution suspendue au Texas sur fond de débat religieux https://www.peinedemort.org/document/10933 (Houston) La Cour suprême des États-Unis a suspendu mardi une exécution programmée en soirée au Texas au motif que l'État interdit désormais la présence d'aumôniers de toutes confessions dans ses chambres de la mort. Ruben Gutierrez, 43 ans, devait être exécuté pour le meurtre d'une octogénaire en 1998, qu'il a toujours nié. Mais la Cour suprême américaine lui a accordé un sursis à la dernière minute, le temps de déterminer si la présence d'un « conseiller spirituel » à ses côtés posait ou non de « sérieux problèmes de sécurité ». « En tant que fervent catholique, M. Gutierrez a besoin de l'aide d'un membre du clergé pour l'aider à passer à trépas », a réagi l'un de ses avocats, Shawn Nolan. Le Texas, en décidant en avril 2019 d'interdire la présence d'un aumônier dans les chambres d'exécution, a bafoué selon lui un « droit protégé ». L'Église catholique du Texas, qui a saisi lundi la Cour suprême des États-Unis, estime que cette interdiction empiète sur les libertés religieuses des condamnés à mort. « Refuser à un détenu menacé d'exécution imminente l'accès à un accompagnement et un conseil spirituel et religieux est cruel et inhumain », a déclaré dans un communiqué l'évêque du diocèse de Brownsville Daniel Flores. Ruben Gutierrez a toujours clamé son innocence dans le meurtre d'une propriétaire d'une aire pour autos-caravanes, frappée et lacérée de coups de couteau avant que ses trois assaillants ne prennent la fuite avec au moins 56 000 dollars en poche. Ses avocats bataillaient depuis des semaines pour que son exécution soit repoussée. Ils avaient notamment demandé dans un courrier au gouverneur du Texas Greg Abbott 30 jours pour effectuer un test ADN qui pourrait selon eux l'innocenter. « Dans une affaire où il n'existe aucune preuve physique ou médicolégale contre lui, exécuter M. Gutierrez sans procéder à des tests ADN constituerait la violation ultime de ses droits civils », avait déclaré Shawn Nolan dans un communiqué. La défense de M. Gutierrez avançait par ailleurs que le nombre élevé de cas de COVID-19 dans le pénitencier de Huntsville, où est incarcéré leur client, présentait un risque pour sa famille et les autres personnes qui assisteraient à son exécution. Les prisons texanes sont des foyers de contamination du nouveau coronavirus. Le département de la justice du Texas y a recensé au total 7445 cas au sein de ses prisons, employés et détenus confondus.
Ruben Gutierrez, 43 ans, devait être exécuté pour le meurtre d'une octogénaire en 1998, qu'il a toujours nié.

Mais la Cour suprême américaine lui a accordé un sursis à la dernière minute, le temps de déterminer si la présence d'un « conseiller spirituel » à ses côtés posait ou non de « sérieux problèmes de sécurité ».

« En tant que fervent catholique, M. Gutierrez a besoin de l'aide d'un membre du clergé pour l'aider à passer à trépas », a réagi l'un de ses avocats, Shawn Nolan.

Le Texas, en décidant en avril 2019 d'interdire la présence d'un aumônier dans les chambres d'exécution, a bafoué selon lui un « droit protégé ».

L'Église catholique du Texas, qui a saisi lundi la Cour suprême des États-Unis, estime que cette interdiction empiète sur les libertés religieuses des condamnés à mort.

« Refuser à un détenu menacé d'exécution imminente l'accès à un accompagnement et un conseil spirituel et religieux est cruel et inhumain », a déclaré dans un communiqué l'évêque du diocèse de Brownsville Daniel Flores.

Ruben Gutierrez a toujours clamé son innocence dans le meurtre d'une propriétaire d'une aire pour autos-caravanes, frappée et lacérée de coups de couteau avant que ses trois assaillants ne prennent la fuite avec au moins 56 000 dollars en poche.

Ses avocats bataillaient depuis des semaines pour que son exécution soit repoussée. Ils avaient notamment demandé dans un courrier au gouverneur du Texas Greg Abbott 30 jours pour effectuer un test ADN qui pourrait selon eux l'innocenter.

« Dans une affaire où il n'existe aucune preuve physique ou médicolégale contre lui, exécuter M. Gutierrez sans procéder à des tests ADN constituerait la violation ultime de ses droits civils », avait déclaré Shawn Nolan dans un communiqué.

La défense de M. Gutierrez avançait par ailleurs que le nombre élevé de cas de COVID-19 dans le pénitencier de Huntsville, où est incarcéré leur client, présentait un risque pour sa famille et les autres personnes qui assisteraient à son exécution.

Les prisons texanes sont des foyers de contamination du nouveau coronavirus. Le département de la justice du Texas y a recensé au total 7445 cas au sein de ses prisons, employés et détenus confondus.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10933 Tue, 16 Jun 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
USA: reprise des exécutions fédérales prévue le 13 juillet après 17 ans d'interruption https://www.peinedemort.org/document/10936 Les exécutions fédérales reprendront le 13 juillet aux Etats-Unis après 17 ans d'interruption, a indiqué lundi soir le ministre de la Justice. Bill Barr avait annoncé il y a près d'un an son intention de renouer avec les exécutions de personnes condamnées à la peine capitale par des tribunaux fédéraux. Cinq injections létales avaient été programmées pour décembre 2019 et janvier 2020 dans le pénitencier de Terre-Haute, en Indiana. A la dernière minute, la justice avait accordé un répit aux condamnés dont les avocats avaient émis des doutes sur la légalité du protocole retenu pour les faire mourir. Une cour d'appel a finalement validé l'usage de pentobarbital et le ministre républicain a ordonné de fixer de nouvelles dates pour quatre condamnés. "Nous le devons aux victimes de leurs crimes horribles", a-t-il justifié dans un communiqué. En conséquence, le bureau des prisons a fixé leurs exécutions entre le 13 juillet et le 28 août. Le premier devrait être Daniel Lewis Lee, un partisan de la suprématie blanche condamné en 1999 à la peine capitale pour le meurtre d'un couple et d'une fillette de huit ans. Mère d'une des victimes, Earlene Peterson avait imploré cet hiver le président Donald Trump d'accorder sa "clémence" au condamné. "Je ne vois pas en quoi exécuter Daniel Lee honorera ma fille, au contraire cela va salir son nom parce qu'elle n'aurait pas voulu ça", avait expliqué cette femme opposée à la peine capitale par conviction religieuse. Donald Trump n'avait pas donné suite à cet appel. Le locataire de la Maison Blanche, qui brigue sa réélection en novembre, réclame régulièrement un usage renforcé de la peine capitale, notamment pour les tueurs de policiers ou les trafiquants de drogue. Selon les sondages, le soutien pour la peine de mort s'est érodé chez les Américains qui ne sont plus que 54% à y être favorables pour les meurtriers, contre environ 80% au début des années 1990. Seule une poignée d'Etats, surtout dans le sud conservateur, y ont encore recours. 22 personnes ont été exécutées en 2019. La plupart des crimes sont jugés au niveau des Etats, mais les tribunaux fédéraux peuvent être saisis des actes les plus graves (attentats, crimes racistes...) ou commis sur des bases militaires ou dans des réserves amérindiennes. Au cours des 45 dernières années, seules trois personnes ont été exécutées au niveau fédéral, dont Timothy McVeigh responsable de l'attentat d'Oklahoma City (168 morts en 1995) en 2001. La dernière exécution fédérale remonte à 2003.
Bill Barr avait annoncé il y a près d'un an son intention de renouer avec les exécutions de personnes condamnées à la peine capitale par des tribunaux fédéraux. Cinq injections létales avaient été programmées pour décembre 2019 et janvier 2020 dans le pénitencier de Terre-Haute, en Indiana.

A la dernière minute, la justice avait accordé un répit aux condamnés dont les avocats avaient émis des doutes sur la légalité du protocole retenu pour les faire mourir.

Une cour d'appel a finalement validé l'usage de pentobarbital et le ministre républicain a ordonné de fixer de nouvelles dates pour quatre condamnés. "Nous le devons aux victimes de leurs crimes horribles", a-t-il justifié dans un communiqué.

En conséquence, le bureau des prisons a fixé leurs exécutions entre le 13 juillet et le 28 août.

Le premier devrait être Daniel Lewis Lee, un partisan de la suprématie blanche condamné en 1999 à la peine capitale pour le meurtre d'un couple et d'une fillette de huit ans.

Mère d'une des victimes, Earlene Peterson avait imploré cet hiver le président Donald Trump d'accorder sa "clémence" au condamné. "Je ne vois pas en quoi exécuter Daniel Lee honorera ma fille, au contraire cela va salir son nom parce qu'elle n'aurait pas voulu ça", avait expliqué cette femme opposée à la peine capitale par conviction religieuse.

Donald Trump n'avait pas donné suite à cet appel.

Le locataire de la Maison Blanche, qui brigue sa réélection en novembre, réclame régulièrement un usage renforcé de la peine capitale, notamment pour les tueurs de policiers ou les trafiquants de drogue.

Selon les sondages, le soutien pour la peine de mort s'est érodé chez les Américains qui ne sont plus que 54% à y être favorables pour les meurtriers, contre environ 80% au début des années 1990.

Seule une poignée d'Etats, surtout dans le sud conservateur, y ont encore recours. 22 personnes ont été exécutées en 2019.

La plupart des crimes sont jugés au niveau des Etats, mais les tribunaux fédéraux peuvent être saisis des actes les plus graves (attentats, crimes racistes...) ou commis sur des bases militaires ou dans des réserves amérindiennes.

Au cours des 45 dernières années, seules trois personnes ont été exécutées au niveau fédéral, dont Timothy McVeigh responsable de l'attentat d'Oklahoma City (168 morts en 1995) en 2001. La dernière exécution fédérale remonte à 2003. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10936 Tue, 16 Jun 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Conférence de presse du 15 juin 2020 : questions sur la condamnation à mort de Karm Gilespie https://www.peinedemort.org/document/10942 Conférence de presse du 15 juin 2020 tenue par le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères Zhao Lijian [...] Australian Broadcasting Corporation : Première question, ce week-end, le tribunal populaire de seconde instance de Guangzhou a annoncé qu'un trafiquant de drogue australien, Karm Gilespie, avait été condamné à mort. Pourquoi la Chine n'a-t-elle pas fait preuve de transparence dans le prononcé du verdict ? Deuxième question, étant donné que le prononcé du verdict est intervenu au milieu d'une période de tension diplomatique entre l'Australie et la Chine, pourquoi l'Australie ne devrait-elle pas penser que le prononcé du jugement est lié à la récente tension diplomatique entre les deux pays ? Zhao Lijian : Concernant votre première question, les crimes liés à la drogue sont considérés comme des crimes graves dans le monde entier. La loi chinoise maintient la peine de mort et contrôle strictement son application. La condamnation à mort pour des crimes liés à la drogue extrêmement graves contribuera à dissuader et à prévenir ces crimes. La loi chinoise stipule que tout criminel est égal dans l'application de la loi. L'autorité judiciaire chinoise traite les affaires impliquant des criminels de nationalités différentes conformément à la loi. En l'espèce, le tribunal local de Chine a rendu son verdict lors d'un procès public et avec tous les faits criminels bien établis. La partie chinoise continuera à garantir les droits légaux de la personne impliquée et à faciliter les visites consulaires de la partie australienne conformément aux conventions internationales et à l'accord sur les relations consulaires entre l'Australie et la Chine. Quant à votre deuxième question, l'autorité judiciaire chinoise traite les affaires en toute indépendance en stricte conformité avec la loi et les procédures juridiques chinoises. [...] Journaliste étranger : Concernant le cas de Karm Gilespie, des opinions en Australie disent qu'en raison du moment de l'annonce de sa condamnation, il est très difficile de séparer le prononcé du verdict des tensions diplomatiques entre la Chine et l'Australie. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? En outre, la Chine envisagerait-elle la représentation faite par l'Australie pour commuer la peine de mort du trafiquant de drogue en question ? Zhao Lijian : J'ai déjà précisé la position du gouvernement chinois. Conformément à la loi, le tribunal local de Chine a rendu son verdict lors d'un procès public et avec tous les faits criminels bien établis. Les crimes liés à la drogue sont considérés comme des crimes graves dans le monde entier. La condamnation à mort pour des crimes liés à la drogue extrêmement graves contribuera à dissuader et à prévenir ces crimes. Tout le monde est égal devant la loi. L'autorité judiciaire chinoise traite les affaires en toute indépendance, dans le strict respect de la loi et des procédures juridiques chinoises. La partie australienne devrait respecter la souveraineté judiciaire de la Chine. [...]
[...]

Australian Broadcasting Corporation : Première question, ce week-end, le tribunal populaire de seconde instance de Guangzhou a annoncé qu'un trafiquant de drogue australien, Karm Gilespie, avait été condamné à mort. Pourquoi la Chine n'a-t-elle pas fait preuve de transparence dans le prononcé du verdict ? Deuxième question, étant donné que le prononcé du verdict est intervenu au milieu d'une période de tension diplomatique entre l'Australie et la Chine, pourquoi l'Australie ne devrait-elle pas penser que le prononcé du jugement est lié à la récente tension diplomatique entre les deux pays ?

Zhao Lijian : Concernant votre première question, les crimes liés à la drogue sont considérés comme des crimes graves dans le monde entier. La loi chinoise maintient la peine de mort et contrôle strictement son application. La condamnation à mort pour des crimes liés à la drogue extrêmement graves contribuera à dissuader et à prévenir ces crimes. La loi chinoise stipule que tout criminel est égal dans l'application de la loi. L'autorité judiciaire chinoise traite les affaires impliquant des criminels de nationalités différentes conformément à la loi. En l'espèce, le tribunal local de Chine a rendu son verdict lors d'un procès public et avec tous les faits criminels bien établis. La partie chinoise continuera à garantir les droits légaux de la personne impliquée et à faciliter les visites consulaires de la partie australienne conformément aux conventions internationales et à l'accord sur les relations consulaires entre l'Australie et la Chine.

Quant à votre deuxième question, l'autorité judiciaire chinoise traite les affaires en toute indépendance en stricte conformité avec la loi et les procédures juridiques chinoises.

[...]

Journaliste étranger : Concernant le cas de Karm Gilespie, des opinions en Australie disent qu'en raison du moment de l'annonce de sa condamnation, il est très difficile de séparer le prononcé du verdict des tensions diplomatiques entre la Chine et l'Australie. Quel est le commentaire de la Chine à ce sujet ? En outre, la Chine envisagerait-elle la représentation faite par l'Australie pour commuer la peine de mort du trafiquant de drogue en question ?

Zhao Lijian : J'ai déjà précisé la position du gouvernement chinois.

Conformément à la loi, le tribunal local de Chine a rendu son verdict lors d'un procès public et avec tous les faits criminels bien établis. Les crimes liés à la drogue sont considérés comme des crimes graves dans le monde entier. La condamnation à mort pour des crimes liés à la drogue extrêmement graves contribuera à dissuader et à prévenir ces crimes. Tout le monde est égal devant la loi. L'autorité judiciaire chinoise traite les affaires en toute indépendance, dans le strict respect de la loi et des procédures juridiques chinoises. La partie australienne devrait respecter la souveraineté judiciaire de la Chine.

[...]]]>
https://www.peinedemort.org/document/10942 Mon, 15 Jun 2020 00:00:00 +0000 Ministère des Affaires Etrangères chinois
Un Australien condamné à mort en Chine pour trafic de drogue https://www.peinedemort.org/document/10943 Un ressortissant australien a été condamné à mort en Chine pour trafic de drogue, un verdict susceptible d'attiser un peu plus les tensions déjà fortes entre Pékin et Canberra. Identifié par des médias australiens comme Cam Gillespie, l'homme a été condamné à la peine capitale mercredi à Canton (Sud-Est), selon un avis publié sur le site du tribunal de la ville, qui ne fournit pas d'autre détails que son nom transcrit en graphie chinoise et sa nationalité. Selon des médias chinois, il a été arrêté à l'aéroport de Canton en décembre 2013 avec plus de 7,5 kg de métamphétamine dans ses bagages. Le ministère australien des Affaires étrangères s'est dit "profondément attristé" par ce verdict, et a rappelé l'opposition de l'Australie à la peine capitale. La Chine est le principal partenaire commercial de l'Australie qui accueille de nombreux étudiants et touristes chinois. Mais leurs relations se sont tendues ces dernières années, encore plus récemment: la demande par Canberra d'une enquête indépendante sur la gestion par Pékin de la crise du nouveau coronavirus, apparu en décembre en Chine, a provoqué la colère de Pékin. Dans ce qui semble une mesure de rétorsion à cette requête australienne, Pékin a restreint les importations de boeuf australien, imposé des droits de douane sur l'orge australien et publié un avertissement aux voyageurs concernant l'Australie, à propos d'un racisme anti-asiatique lié au coronavirus. Le Premier ministre australien Scott Morrison a qualifié de "foutaises" ces allégations et dit refuser de céder aux "menaces". En 2019, la Chine a condamné à mort deux ressortissants canadiens accusés de trafic de drogue, sur fond d'escalade diplomatique avec le Canada après l'arrestation sur place de Meng Wanshou, une dirigeante du géant chinois des télécoms Huawei, réclamée par Washington qui l'accuse de fraude bancaire. Les demandes de clémence de la part du Canada pour ses deux ressortissants ont pour l'instant été infructueuses. La Chine a en outre incarcéré deux autres ressortissants canadiens, dont un ancien diplomate, accusés d'espionnage, une mesure largement perçue à l'étranger comme une mesure de représailles à l'arrestation de Mme Meng.
Identifié par des médias australiens comme Cam Gillespie, l'homme a été condamné à la peine capitale mercredi à Canton (Sud-Est), selon un avis publié sur le site du tribunal de la ville, qui ne fournit pas d'autre détails que son nom transcrit en graphie chinoise et sa nationalité.
Selon des médias chinois, il a été arrêté à l'aéroport de Canton en décembre 2013 avec plus de 7,5 kg de métamphétamine dans ses bagages.

Le ministère australien des Affaires étrangères s'est dit "profondément attristé" par ce verdict, et a rappelé l'opposition de l'Australie à la peine capitale.

La Chine est le principal partenaire commercial de l'Australie qui accueille de nombreux étudiants et touristes chinois.

Mais leurs relations se sont tendues ces dernières années, encore plus récemment: la demande par Canberra d'une enquête indépendante sur la gestion par Pékin de la crise du nouveau coronavirus, apparu en décembre en Chine, a provoqué la colère de Pékin.

Dans ce qui semble une mesure de rétorsion à cette requête australienne, Pékin a restreint les importations de boeuf australien, imposé des droits de douane sur l'orge australien et publié un avertissement aux voyageurs concernant l'Australie, à propos d'un racisme anti-asiatique lié au coronavirus.

Le Premier ministre australien Scott Morrison a qualifié de "foutaises" ces allégations et dit refuser de céder aux "menaces".

En 2019, la Chine a condamné à mort deux ressortissants canadiens accusés de trafic de drogue, sur fond d'escalade diplomatique avec le Canada après l'arrestation sur place de Meng Wanshou, une dirigeante du géant chinois des télécoms Huawei, réclamée par Washington qui l'accuse de fraude bancaire.

Les demandes de clémence de la part du Canada pour ses deux ressortissants ont pour l'instant été infructueuses.

La Chine a en outre incarcéré deux autres ressortissants canadiens, dont un ancien diplomate, accusés d'espionnage, une mesure largement perçue à l'étranger comme une mesure de représailles à l'arrestation de Mme Meng.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10943 Sat, 13 Jun 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Iran: exécution annoncée pour un espion ayant aidé la CIA à traquer Soleimani https://www.peinedemort.org/document/10931 L'Iran s'apprête à exécuter un Iranien ayant fourni des informations aux Etats-Unis et à Israël sur les déplacements du général Qassem Soleimani, éliminé par Washington début janvier à Bagdad, a-t-on annoncé mardi de source officielle à Téhéran. Mahmoud Moussavi Majd a été reconnu coupable d'avoir espionné les forces armées iraniennes, "en particulier la Force Qods", et d'avoir fourni à la CIA et au Mossad des renseignements sur "les déplacements et les lieux où se trouvaient (son chef) le général martyr Qassem Soleimani", a déclaré le porte-parole de l'Autorité judiciaire, Gholamhossein Esmaïli, lors d'une conférence de presse télévisée. La condamnation à mort de M. Majd, accusé d'avoir reçu d'importantes sommes d'argent pour sa collaboration avec ces deux services de renseignement de pays ennemis de l'Iran, a été confirmée par la Cour suprême et "sera appliquée bientôt", a ajouté M. Esmaïli sans plus de précision. Architecte de la stratégie d'influence régionale de l'Iran, et tout particulièrement en Irak et en Syrie, Soleimani, commandant de la Force Qods, l'unité d'élite chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique d'Iran, a été éliminé le 3 janvier dans une frappe de drone américain à Bagdad. M. Majd "va devoir faire face aux conséquences de ses actions, et ses maîtres seront également les témoins de la détermination, de la puissance et de la capacité de pénétration des services de renseignement de la République islamique", a prédit M. Esmaïli. La République islamique et les Etats-Unis ont vu leurs tensions chroniques s'envenimer après que le président américain Donald Trump a dénoncé en 2018 l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015 et rétabli de lourdes sanctions contre Téhéran. A deux reprises au cours des 12 derniers mois, les deux pays sont apparus au bord de la guerre: en juin 2019 après la destruction par l'Iran d'un drone américain dans le Golfe, puis en janvier, après l'élimination de Soleimani. Deux échanges de prisonniers ont toutefois eu lieu dans le même temps, le dernier il y a tout juste quelques jours, entre les deux puissances, qui n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1980. En février, Téhéran avait annoncé la condamnation à mort d'un Iranien reconnu coupable d'avoir "tenté de fournir (à la CIA) des informations sur le (programme) nucléaire" du pays. L'Iran avait annoncé en juillet 2019 avoir arrêté 17 Iraniens dans le cadre du démantèlement d'un "réseau d'espions" de la CIA, et condamné à mort plusieurs d'entre eux. Washington a qualifié de "totalement fausses" ces affirmations. Autre ennemi juré de la République islamique, Israël, par la voix de son Premier ministre Benjamin Netanyahu, a appelé dimanche à des "sanctions écrasantes" contre l'Iran. L'Etat juif considère l'Iran comme une menace pour sa survie et accuse Téhéran de chercher à se doter de l'arme atomique, ce que la République islamique a toujours démenti.
Mahmoud Moussavi Majd a été reconnu coupable d'avoir espionné les forces armées iraniennes, "en particulier la Force Qods", et d'avoir fourni à la CIA et au Mossad des renseignements sur "les déplacements et les lieux où se trouvaient (son chef) le général martyr Qassem Soleimani", a déclaré le porte-parole de l'Autorité judiciaire, Gholamhossein Esmaïli, lors d'une conférence de presse télévisée.

La condamnation à mort de M. Majd, accusé d'avoir reçu d'importantes sommes d'argent pour sa collaboration avec ces deux services de renseignement de pays ennemis de l'Iran, a été confirmée par la Cour suprême et "sera appliquée bientôt", a ajouté M. Esmaïli sans plus de précision.

Architecte de la stratégie d'influence régionale de l'Iran, et tout particulièrement en Irak et en Syrie, Soleimani, commandant de la Force Qods, l'unité d'élite chargée des opérations extérieures des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique d'Iran, a été éliminé le 3 janvier dans une frappe de drone américain à Bagdad.

M. Majd "va devoir faire face aux conséquences de ses actions, et ses maîtres seront également les témoins de la détermination, de la puissance et de la capacité de pénétration des services de renseignement de la République islamique", a prédit M. Esmaïli.

La République islamique et les Etats-Unis ont vu leurs tensions chroniques s'envenimer après que le président américain Donald Trump a dénoncé en 2018 l'accord international sur le nucléaire iranien de 2015 et rétabli de lourdes sanctions contre Téhéran.

A deux reprises au cours des 12 derniers mois, les deux pays sont apparus au bord de la guerre: en juin 2019 après la destruction par l'Iran d'un drone américain dans le Golfe, puis en janvier, après l'élimination de Soleimani.

Deux échanges de prisonniers ont toutefois eu lieu dans le même temps, le dernier il y a tout juste quelques jours, entre les deux puissances, qui n'entretiennent plus de relations diplomatiques depuis 1980.

En février, Téhéran avait annoncé la condamnation à mort d'un Iranien reconnu coupable d'avoir "tenté de fournir (à la CIA) des informations sur le (programme) nucléaire" du pays.

L'Iran avait annoncé en juillet 2019 avoir arrêté 17 Iraniens dans le cadre du démantèlement d'un "réseau d'espions" de la CIA, et condamné à mort plusieurs d'entre eux. Washington a qualifié de "totalement fausses" ces affirmations.

Autre ennemi juré de la République islamique, Israël, par la voix de son Premier ministre Benjamin Netanyahu, a appelé dimanche à des "sanctions écrasantes" contre l'Iran.

L'Etat juif considère l'Iran comme une menace pour sa survie et accuse Téhéran de chercher à se doter de l'arme atomique, ce que la République islamique a toujours démenti.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10931 Tue, 09 Jun 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
La justice iranienne condamne à mort un espion de la CIA https://www.peinedemort.org/document/10932 TEHERAN, 9 juin (Xinhua) -- Un ressortissant iranien a été condamné à mort pour avoir effectué des missions d'espionnage pour le compte des Etats-Unis et d'Israël afin de déterminer la localisation de Qassem Soleimani, le commandant de la force iranienne Al-Qods assassiné en janvier dernier, a rapporté mardi l'agence de presse Tasnim. Le détenu, Seyed Mahmoud Mousavi Majd, a entretenu des liens avec la CIA et le Mossad, le service d'espionnage israélien, a déclaré le porte-parole de la justice iranienne Gholam Hossein Esmaeili cité par Tasnim. M. Majd a collecté des renseignements pour la CIA et le Mossad au sujet de la sphère sécuritaire et des forces armées iraniennes, y compris sur la force Al-Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et la localisation de M. Soleimani, a ajouté M. Esmaeili. Le détenu sera exécuté une fois que la décision de peine de mort du Tribunal révolutionnaire iranien aura été confirmée par un autre tribunal, a noté le porte-parole. Une frappe aérienne américaine menée le 3 janvier a tué M. Soleimani et un commandant de la milice islamique irakienne à proximité de l'aéroport international de Bagdad, donnant lieu à des représailles du CGRI.
Le détenu, Seyed Mahmoud Mousavi Majd, a entretenu des liens avec la CIA et le Mossad, le service d'espionnage israélien, a déclaré le porte-parole de la justice iranienne Gholam Hossein Esmaeili cité par Tasnim.

M. Majd a collecté des renseignements pour la CIA et le Mossad au sujet de la sphère sécuritaire et des forces armées iraniennes, y compris sur la force Al-Qods du Corps des gardiens de la Révolution islamique (CGRI) et la localisation de M. Soleimani, a ajouté M. Esmaeili.

Le détenu sera exécuté une fois que la décision de peine de mort du Tribunal révolutionnaire iranien aura été confirmée par un autre tribunal, a noté le porte-parole.

Une frappe aérienne américaine menée le 3 janvier a tué M. Soleimani et un commandant de la milice islamique irakienne à proximité de l'aéroport international de Bagdad, donnant lieu à des représailles du CGRI.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10932 Tue, 09 Jun 2020 00:00:00 +0000 Xinhua
Tchad : Déclaration du porte-parole sur l'abolition de la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10928 Le 20 mai, le Tchad a adopté une nouvelle loi antiterrorisme qui n'inclut plus la peine de mort pour des crimes liés au terrorisme, l'emprisonnement à vie étant prévu comme peine maximale. Avec cette loi, le Tchad est devenu le 22ème état africain à abolir en droit la peine de mort pour tous les crimes. C'est un signal fort adressé aux autres pays du monde et contribue à l'abolition progressive de la peine de mort en Afrique. 80 % des États membres de l'Union africaine sont déjà abolitionnistes de droit ou appliquent un moratoire. L'Union européenne est fermement opposée à la peine de mort en toutes circonstances. Cette décision du Tchad constitue également une avancée vers l'harmonisation du cadre judiciaire du G5 Sahel dans la lutte contre le terrorisme. Dans leur Déclaration commune du 28 avril 2020, les membres du Conseil européen et les États membres du G5 Sahel ont souligné l'importance de veiller au respect des droits de l'homme et du droit humanitaire international dans la conduite de leurs actions.
C'est un signal fort adressé aux autres pays du monde et contribue à l'abolition progressive de la peine de mort en Afrique. 80 % des États membres de l'Union africaine sont déjà abolitionnistes de droit ou appliquent un moratoire. L'Union européenne est fermement opposée à la peine de mort en toutes circonstances.

Cette décision du Tchad constitue également une avancée vers l'harmonisation du cadre judiciaire du G5 Sahel dans la lutte contre le terrorisme. Dans leur Déclaration commune du 28 avril 2020, les membres du Conseil européen et les États membres du G5 Sahel ont souligné l'importance de veiller au respect des droits de l'homme et du droit humanitaire international dans la conduite de leurs actions.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10928 Sat, 23 May 2020 00:00:00 +0000 Union européenne
Le Comité contre la torture de l'ONU demande à la France d'empêcher l'exécution de jihadistes condamnés en Irak https://www.peinedemort.org/document/10930 Le Comité contre la torture de l'ONU a demandé à la France de "prendre toute mesure" pour "empêcher" l'exécution de cinq jihadistes français en Irak, selon une lettre à leur avocat consultée vendredi par l'AFP. "Le Comité a demandé à l'État partie de prendre toute mesure utile et raisonnablement en son pouvoir aux fins de protéger l'intégrité psychique et psychologique des requérants, ainsi que d'empêcher que la condamnation à mort des requérants soit exécutée", informe le Comité dans cette lettre adressée vendredi à Me Nabil Boudi. La France "doit tenir le Comité informé sans délai de toute mesure prise à cet effet", demande ce dernier. Cette demande fait partie des "mesures provisoires" que peut proposer à un État le Comité, dans l'attente de l'examen au fond de la requête. La France dispose d'un délai de huit mois pour fournir "des explications ou des observations" sur le fond du dossier. Me Nabil Boudi avait saisi le 4 février le Comité au sujet de Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Léonard Lopez, Fodil Tahar Aouidate et Mourad Delhomme, cinq jihadistes français condamnés à mort en juin et détenus depuis octobre dans la centrale de haute sécurité d'al-Roussafa, à Bagdad. "Ils subissent des traitements inhumains et dégradants dans les prisons irakiennes. La France est parfaitement informée de cette situation et n'agit pas en conséquence pour y mettre un terme", a affirmé vendredi Me Boudi à l'AFP. Outre des mesures de protection, Me Boudi a demandé au Comité basé à Genève de condamner la France pour son refus de rapatrier ces jihadistes et de les juger sur son sol. Onze Français capturés en Syrie ont été condamnés à mort en 2019 en Irak et trois autres - dont deux femmes - à la perpétuité pour leur appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI).
"Le Comité a demandé à l'État partie de prendre toute mesure utile et raisonnablement en son pouvoir aux fins de protéger l'intégrité psychique et psychologique des requérants, ainsi que d'empêcher que la condamnation à mort des requérants soit exécutée", informe le Comité dans cette lettre adressée vendredi à Me Nabil Boudi. La France "doit tenir le Comité informé sans délai de toute mesure prise à cet effet", demande ce dernier. Cette demande fait partie des "mesures provisoires" que peut proposer à un État le Comité, dans l'attente de l'examen au fond de la requête.

La France dispose d'un délai de huit mois pour fournir "des explications ou des observations" sur le fond du dossier. Me Nabil Boudi avait saisi le 4 février le Comité au sujet de Brahim Nejara, Bilel Kabaoui, Léonard Lopez, Fodil Tahar Aouidate et Mourad Delhomme, cinq jihadistes français condamnés à mort en juin et détenus depuis octobre dans la centrale de haute sécurité d'al-Roussafa, à Bagdad. "Ils subissent des traitements inhumains et dégradants dans les prisons irakiennes. La France est parfaitement informée de cette situation et n'agit pas en conséquence pour y mettre un terme", a affirmé vendredi Me Boudi à l'AFP.

Outre des mesures de protection, Me Boudi a demandé au Comité basé à Genève de condamner la France pour son refus de rapatrier ces jihadistes et de les juger sur son sol. Onze Français capturés en Syrie ont été condamnés à mort en 2019 en Irak et trois autres - dont deux femmes - à la perpétuité pour leur appartenance au groupe jihadiste Etat islamique (EI).]]>
https://www.peinedemort.org/document/10930 Fri, 22 May 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Les enfants du journaliste Khashoggi "pardonnent" à ses assassins saoudiens https://www.peinedemort.org/document/10926 Les enfants du journaliste saoudien Jamal Khashoggi ont déclaré vendredi qu'ils "pardonnaient" aux assassins de leur père, une annonce qui devrait permettre aux accusés d'échapper à la peine de mort, selon des analystes. Jamal Khashoggi, critique du régime saoudien après en avoir été proche, a été assassiné et son corps découpé en morceaux le 2 octobre 2018 dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul où il s'était rendu pour récupérer un document, selon la Turquie. Après avoir nié l'assassinat, puis avancé plusieurs versions contradictoires, Ryad avait affirmé qu'il avait été commis par des agents saoudiens ayant agi seuls et sans ordre de hauts dirigeants. Des responsables turcs et américains avait cependant désigné le prince héritier Mohammed ben Salmane, surnommé MBS, comme le commanditaire du meurtre. - "Enorme pression" - "Nous, les enfants du martyr Jamal Khashoggi, annonçons que nous pardonnons à ceux qui ont tué notre père", a écrit sur Twitter Salah Khashoggi, fils aîné de l'ancien collaborateur du quotidien américain Washington Post. Les autorités saoudiennes n'ont pas réagi à cette annonce de Salah Khashoggi, qui vit en Arabie saoudite et a toujours nié un quelconque arrangement financier avec le pouvoir. Pour Ali Shihabi, auteur et analyste saoudien proche du gouvernement, "cela signifie principalement que les assassins éviteront la peine capitale puisque c'est un droit que la famille détient par le pardon", selon la charia. "Selon la charia appliquée en Arabie saoudite, les meurtriers ne seront pas exécutés", a aussi indiqué l'analyste Nabeel Nowairah sur Twitter. Mais pour la fiancée turque de Khashoggi, Hatice Cengiz, qui mène une campagne internationale contre les responsables saoudiens, "personne n'a le droit de pardonner. Nous ne pardonnerons ni aux tueurs, ni à ceux qui ont ordonné le meurtre." A l'issue d'un procès opaque en Arabie saoudite, cinq Saoudiens ont été condamnés à mort et trois condamnés à des peines de prison pour l'assassinat de Khashoggi, sur un total de 11 personnes inculpées. Le verdict prononcé en décembre, dénoncé par les organisations internationales de défense des droits humains, est intervenu alors que le royaume redoublait d'efforts diplomatiques pour tirer un trait sur cette crise et redorer son image, à l'approche du sommet du G20, organisé par Ryad cette année. "Il est triste de voir les fils de Khashoggi subir de nouvelles humiliations de la part du régime saoudien avec leur soi-disant pardon aux assassins de leur père", a réagi auprès de l'AFP Bessma Momani, spécialiste du Moyen-Orient et professeur à l'université de Waterloo au Canada. "Suggérer que cet acte de pardon est volontaire, c'est ignorer l'énorme pression politique et sociale probablement exercée sur les fils par le même cercle du pouvoir politique qui était derrière le meurtre de leur père", a-t-elle ajouté. La rapporteure spéciale des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, Agnès Callamard, a elle dénoncé dans un communiqué "le dernier acte bien répété d'une parodie de justice devant une communauté internationale qui ne peut plus être trompée". - "Pardonner, pas exonérer" - Par le passé, Salah Khashoggi avait déjà assuré avoir "pleinement confiance" dans le système judiciaire saoudien, critiquant les opposants qui, selon lui, cherchaient à exploiter cette affaire. En avril 2019, le Washington Post avait assuré que les quatre enfants du journaliste assassiné, dont Salah, avaient reçu des maisons d'une valeur de plusieurs millions de dollars et étaient payés des milliers de dollars par mois par les autorités. La famille avait alors démenti. Fin mars, la justice turque a lancé des poursuites contre 20 personnes dont deux proches de MBS, l'ex-conseiller Saoud al-Qahtani et l'ancien numéro deux du renseignement, le général Ahmed al-Assiri, identifiés comme les commanditaires du meurtre. En Arabie saoudite, le premier a fait l'objet d'une enquête mais n'a pas été inculpé "en raison de preuves insuffisantes" et le second, mis en accusation, a été acquitté pour les mêmes motifs, selon le parquet. Ces deux responsables ont été officiellement évincés du cercle politique du prince hériter. Depuis l'arrivée au pouvoir de facto de MBS, l'Arabie saoudite a accru la répression contre les voix critiques, notamment les défenseurs des droits humains. En septembre 2019, le prince héritier avait affirmé à une chaîne américaine assumer, en tant que dirigeant, la responsabilité du meurtre de Khashoggi, niant cependant en avoir eu connaissance avant qu'il ne soit commis. Sur Twitter, la soeur de la militante Loujain al-Hathloul, détenue pour avoir eu des contacts avec des médias, des diplomates et des ONG, a réagi à l'annonce de Salah Khashoggi. "Pardonner ne signifie pas exonérer l'auteur (du crime)", a estimé Alia al-Hathloul.
Jamal Khashoggi, critique du régime saoudien après en avoir été proche, a été assassiné et son corps découpé en morceaux le 2 octobre 2018 dans le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul où il s'était rendu pour récupérer un document, selon la Turquie.

Après avoir nié l'assassinat, puis avancé plusieurs versions contradictoires, Ryad avait affirmé qu'il avait été commis par des agents saoudiens ayant agi seuls et sans ordre de hauts dirigeants.

Des responsables turcs et américains avait cependant désigné le prince héritier Mohammed ben Salmane, surnommé MBS, comme le commanditaire du meurtre.

- "Enorme pression" -

"Nous, les enfants du martyr Jamal Khashoggi, annonçons que nous pardonnons à ceux qui ont tué notre père", a écrit sur Twitter Salah Khashoggi, fils aîné de l'ancien collaborateur du quotidien américain Washington Post.

Les autorités saoudiennes n'ont pas réagi à cette annonce de Salah Khashoggi, qui vit en Arabie saoudite et a toujours nié un quelconque arrangement financier avec le pouvoir.

Pour Ali Shihabi, auteur et analyste saoudien proche du gouvernement, "cela signifie principalement que les assassins éviteront la peine capitale puisque c'est un droit que la famille détient par le pardon", selon la charia.

"Selon la charia appliquée en Arabie saoudite, les meurtriers ne seront pas exécutés", a aussi indiqué l'analyste Nabeel Nowairah sur Twitter.

Mais pour la fiancée turque de Khashoggi, Hatice Cengiz, qui mène une campagne internationale contre les responsables saoudiens, "personne n'a le droit de pardonner. Nous ne pardonnerons ni aux tueurs, ni à ceux qui ont ordonné le meurtre."

A l'issue d'un procès opaque en Arabie saoudite, cinq Saoudiens ont été condamnés à mort et trois condamnés à des peines de prison pour l'assassinat de Khashoggi, sur un total de 11 personnes inculpées.

Le verdict prononcé en décembre, dénoncé par les organisations internationales de défense des droits humains, est intervenu alors que le royaume redoublait d'efforts diplomatiques pour tirer un trait sur cette crise et redorer son image, à l'approche du sommet du G20, organisé par Ryad cette année.

"Il est triste de voir les fils de Khashoggi subir de nouvelles humiliations de la part du régime saoudien avec leur soi-disant pardon aux assassins de leur père", a réagi auprès de l'AFP Bessma Momani, spécialiste du Moyen-Orient et professeur à l'université de Waterloo au Canada.

"Suggérer que cet acte de pardon est volontaire, c'est ignorer l'énorme pression politique et sociale probablement exercée sur les fils par le même cercle du pouvoir politique qui était derrière le meurtre de leur père", a-t-elle ajouté.

La rapporteure spéciale des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, Agnès Callamard, a elle dénoncé dans un communiqué "le dernier acte bien répété d'une parodie de justice devant une communauté internationale qui ne peut plus être trompée".

- "Pardonner, pas exonérer" -

Par le passé, Salah Khashoggi avait déjà assuré avoir "pleinement confiance" dans le système judiciaire saoudien, critiquant les opposants qui, selon lui, cherchaient à exploiter cette affaire.

En avril 2019, le Washington Post avait assuré que les quatre enfants du journaliste assassiné, dont Salah, avaient reçu des maisons d'une valeur de plusieurs millions de dollars et étaient payés des milliers de dollars par mois par les autorités. La famille avait alors démenti.

Fin mars, la justice turque a lancé des poursuites contre 20 personnes dont deux proches de MBS, l'ex-conseiller Saoud al-Qahtani et l'ancien numéro deux du renseignement, le général Ahmed al-Assiri, identifiés comme les commanditaires du meurtre.

En Arabie saoudite, le premier a fait l'objet d'une enquête mais n'a pas été inculpé "en raison de preuves insuffisantes" et le second, mis en accusation, a été acquitté pour les mêmes motifs, selon le parquet.

Ces deux responsables ont été officiellement évincés du cercle politique du prince hériter.

Depuis l'arrivée au pouvoir de facto de MBS, l'Arabie saoudite a accru la répression contre les voix critiques, notamment les défenseurs des droits humains.

En septembre 2019, le prince héritier avait affirmé à une chaîne américaine assumer, en tant que dirigeant, la responsabilité du meurtre de Khashoggi, niant cependant en avoir eu connaissance avant qu'il ne soit commis.

Sur Twitter, la soeur de la militante Loujain al-Hathloul, détenue pour avoir eu des contacts avec des médias, des diplomates et des ONG, a réagi à l'annonce de Salah Khashoggi.

"Pardonner ne signifie pas exonérer l'auteur (du crime)", a estimé Alia al-Hathloul.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10926 Fri, 22 May 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
[position de la France] Tchad – Abolition de la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10929 Tchad – Abolition de la peine de mort – Déclaration de la porte-parole (20 mai 2020) La France salue la promulgation de la loi tchadienne abolissant définitivement la peine de mort dans ce pays. Elle rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Elle reste engagée avec détermination pour l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Elle appelle tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue de son abolition définitive.
La France salue la promulgation de la loi tchadienne abolissant définitivement la peine de mort dans ce pays.

Elle rappelle son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances. Elle reste engagée avec détermination pour l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Elle appelle tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue de son abolition définitive.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10929 Fri, 22 May 2020 00:00:00 +0000 Ministère des Affaires Etrangères français
Une peine capitale prononcée par Zoom à Singapour https://www.peinedemort.org/document/10925 Un tribunal de Singapour a condamné un homme à la peine de mort via l'application de vidéo-conférence Zoom, une première dans la cité-Etat qui a été vivement critiquée par les défenseurs des droits de l'homme. Le trafiquant de drogue malaisien Punithan Genasan a été condamné vendredi à la mort par pendaison au cours d'une audience organisée à distance afin d'éviter la propagation du coronavirus, ont annoncé les autorités judiciaires du pays d'Asie du Sud-Est. L'homme âgé de 37 ans a été jugé coupable d'avoir vendu au moins 28,5 grammes d'héroïne, un crime passible de la peine de mort selon la stricte législation anti-drogues singapourienne. C'est la première fois que la peine capitale est prononcée au cours d'une audience à distance, a souligné la Cour suprême. L'application de visioconférence Zoom a vu sa popularité bondir partout dans le monde à la faveur du confinement mais l'organisation Human Rights Watch a estimé que cette technologie n'était absolument pas appropriée pour prononcer une telle sentence. "La peine de mort est par essence cruelle et inhumaine, et c'est encore pire quand Singapour utilise une technologie comme Zoom pour condamner un homme à mort", a souligné le directeur adjoint de l'organisation pour l'Asie, Phil Robertson. "C'est incroyable que le parquet et le tribunal soient aussi insensibles et qu'ils ne comprennent pas qu'un homme menacé de la peine de mort a le droit de comparaître devant la cour pour voir l'accusation", a-t-il poursuivi, interrogé par l'AFP. La Cour suprême a indiqué que l'audience avait été organisée à distance "pour la sécurité de tous ceux impliqués dans la procédure". Comme de nombreux pays, Singapour a demandé à ses habitants de rester confinés chez eux et fermé les entreprises non essentielles. La cité-Etat avait bien réussi dans un premier temps à contenir la propagation du virus mais fait face actuellement à une deuxième vague qui touche surtout sa population de travailleurs migrants hébergés dans de vastes dortoirs, devenus des foyers propices à la contamination. Singapour a enregistré plus de 29.000 cas de contamination mais réussi à limiter le nombre de morts du coronavirus à 22.
Le trafiquant de drogue malaisien Punithan Genasan a été condamné vendredi à la mort par pendaison au cours d'une audience organisée à distance afin d'éviter la propagation du coronavirus, ont annoncé les autorités judiciaires du pays d'Asie du Sud-Est.

L'homme âgé de 37 ans a été jugé coupable d'avoir vendu au moins 28,5 grammes d'héroïne, un crime passible de la peine de mort selon la stricte législation anti-drogues singapourienne.

C'est la première fois que la peine capitale est prononcée au cours d'une audience à distance, a souligné la Cour suprême.

L'application de visioconférence Zoom a vu sa popularité bondir partout dans le monde à la faveur du confinement mais l'organisation Human Rights Watch a estimé que cette technologie n'était absolument pas appropriée pour prononcer une telle sentence.

"La peine de mort est par essence cruelle et inhumaine, et c'est encore pire quand Singapour utilise une technologie comme Zoom pour condamner un homme à mort", a souligné le directeur adjoint de l'organisation pour l'Asie, Phil Robertson.

"C'est incroyable que le parquet et le tribunal soient aussi insensibles et qu'ils ne comprennent pas qu'un homme menacé de la peine de mort a le droit de comparaître devant la cour pour voir l'accusation", a-t-il poursuivi, interrogé par l'AFP.

La Cour suprême a indiqué que l'audience avait été organisée à distance "pour la sécurité de tous ceux impliqués dans la procédure".

Comme de nombreux pays, Singapour a demandé à ses habitants de rester confinés chez eux et fermé les entreprises non essentielles.

La cité-Etat avait bien réussi dans un premier temps à contenir la propagation du virus mais fait face actuellement à une deuxième vague qui touche surtout sa population de travailleurs migrants hébergés dans de vastes dortoirs, devenus des foyers propices à la contamination.

Singapour a enregistré plus de 29.000 cas de contamination mais réussi à limiter le nombre de morts du coronavirus à 22.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10925 Wed, 20 May 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Les Etats-Unis renouent avec les exécutions après une pause liée à la pandémie https://www.peinedemort.org/document/10923 Un condamné à mort du Missouri, qui a toujours clamé son innocence, a reçu une injection létale mardi soir. La première exécution aux Etats-Unis depuis que le nouveau coronavirus a mis en sommeil une partie du pays. Walter Barton, 64 ans, a été exécuté dans le pénitencier de Bonne Terre pour le meurtre d'une octogénaire, lacérée de coups de couteaux en 1991. La vieille dame, une de ses connaissances, gérait un terrain de mobil-homes et il faisait partie des trois personnes ayant découvert son corps. A l'issue d'une longue saga judiciaire, il avait été condamné à la peine capitale sur la base d'une expertise de traces de sang et du témoignage d'une ancienne codétenue, dont ses avocats contestent la fiabilité. Pour tenter de le sauver, ces derniers avaient adressé un ultime recours à la Cour suprême des Etats-Unis, mais celle-ci a rejeté leur requête, sans explication, à deux heures de l'échéance. Ses derniers mots ont été "Moi, Walter Arkie Barton, suis innocent, ils exécutent un innocent", ont rapporté les témoins de la scène. Il s'agit de la première exécution aux Etats-Unis depuis le 5 mars. Une dizaine ont été reportées au total, dans l'Ohio, au Texas ou dans le Tennesse, en raison de la pandémie de Covid-19. Un tribunal texan avait notamment expliqué que les exécutions rassemblaient trop de personnes -- gardiens, avocats, témoins, proches... -- pour pouvoir se dérouler sans risque de contamination. Les services pénitentiaires du Missouri ont eux opté pour un protocole de sécurité renforcée: les témoins, masqués, ont été séparés dans trois pièces après une prise de température et tenus de rester à distance les uns des autres pendant l'exécution, a détaillé une porte-parole, Karen Pojmann. - "Boucherie" - Malgré tout, plusieurs associations ont critiqué la décision du Missouri. "Procéder à l'exécution de Walter Barton en pleine pandémie est insensé", a notamment estimé Cassandra Stubbs, de la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU. "L'Etat n'a pas seulement mis en danger la santé des gardiens de la prison en les forçant à défier les recommandations de santé publique, mais il a aussi refusé de considérer de nouveaux éléments, convaincants, sur le fait que Barton puisse être innocent", a-t-elle ajouté. Pour les défenseurs du condamné, le dossier d'accusation a toujours été faible. Pour preuve, soulignent-ils, ses deux premiers procès ont échoué sans verdict et les deux suivants ont été annulés en appel. Il se trouvait dans les couloirs de la mort en raison de la décision prise par les jurés lors d'un cinquième procès, en 2006. Cette condamnation avait été confirmée par la Cour suprême du Missouri, mais avec une courte majorité (quatre juges pour, trois contre). L'un des magistrats s'étant prononcé contre, Michael Wolff, aujourd'hui retraité, a expliqué ses doutes dans une tribune publiée par le journal local St Louis-Post Dispatch. Selon lui, l'accusation n'a jamais réussi à expliquer comment Walter Barton avait pu "donner 50 coups de couteau" et "sortir très peu taché de cette boucherie".
Walter Barton, 64 ans, a été exécuté dans le pénitencier de Bonne Terre pour le meurtre d'une octogénaire, lacérée de coups de couteaux en 1991.

La vieille dame, une de ses connaissances, gérait un terrain de mobil-homes et il faisait partie des trois personnes ayant découvert son corps.

A l'issue d'une longue saga judiciaire, il avait été condamné à la peine capitale sur la base d'une expertise de traces de sang et du témoignage d'une ancienne codétenue, dont ses avocats contestent la fiabilité.

Pour tenter de le sauver, ces derniers avaient adressé un ultime recours à la Cour suprême des Etats-Unis, mais celle-ci a rejeté leur requête, sans explication, à deux heures de l'échéance.

Ses derniers mots ont été "Moi, Walter Arkie Barton, suis innocent, ils exécutent un innocent", ont rapporté les témoins de la scène.

Il s'agit de la première exécution aux Etats-Unis depuis le 5 mars. Une dizaine ont été reportées au total, dans l'Ohio, au Texas ou dans le Tennesse, en raison de la pandémie de Covid-19.

Un tribunal texan avait notamment expliqué que les exécutions rassemblaient trop de personnes -- gardiens, avocats, témoins, proches... -- pour pouvoir se dérouler sans risque de contamination.

Les services pénitentiaires du Missouri ont eux opté pour un protocole de sécurité renforcée: les témoins, masqués, ont été séparés dans trois pièces après une prise de température et tenus de rester à distance les uns des autres pendant l'exécution, a détaillé une porte-parole, Karen Pojmann.

- "Boucherie" -

Malgré tout, plusieurs associations ont critiqué la décision du Missouri. "Procéder à l'exécution de Walter Barton en pleine pandémie est insensé", a notamment estimé Cassandra Stubbs, de la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU.

"L'Etat n'a pas seulement mis en danger la santé des gardiens de la prison en les forçant à défier les recommandations de santé publique, mais il a aussi refusé de considérer de nouveaux éléments, convaincants, sur le fait que Barton puisse être innocent", a-t-elle ajouté.

Pour les défenseurs du condamné, le dossier d'accusation a toujours été faible. Pour preuve, soulignent-ils, ses deux premiers procès ont échoué sans verdict et les deux suivants ont été annulés en appel.

Il se trouvait dans les couloirs de la mort en raison de la décision prise par les jurés lors d'un cinquième procès, en 2006.

Cette condamnation avait été confirmée par la Cour suprême du Missouri, mais avec une courte majorité (quatre juges pour, trois contre).

L'un des magistrats s'étant prononcé contre, Michael Wolff, aujourd'hui retraité, a expliqué ses doutes dans une tribune publiée par le journal local St Louis-Post Dispatch.

Selon lui, l'accusation n'a jamais réussi à expliquer comment Walter Barton avait pu "donner 50 coups de couteau" et "sortir très peu taché de cette boucherie".]]>
https://www.peinedemort.org/document/10923 Wed, 20 May 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Une exécution prévue mardi aux Etats-Unis, la première en 75 jours https://www.peinedemort.org/document/10922 Les exécutions doivent reprendre mardi soir aux Etats-Unis après deux mois et demi d'interruption liée au nouveau coronavirus, avec une injection létale prévue dans le Missouri. Walter Barton, 64 ans, a été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une octogénaire, lacérée de coups de couteaux en 1991, qu'il nie avoir commis. La vieille dame, une de ses connaissances, gérait un terrain de mobile homes et il faisait partie des trois personnes ayant découvert son corps. A l'issue d'une longue saga judiciaire, il a été condamné sur la base d'une expertise de traces de sang et du témoignage d'un ancien co-détenu, dont ses avocats contestent la fiabilité. Il doit être être exécuté dans la soirée dans le pénitencier de Bonne Terre. En raison de la pandémie de Covid-19, aucune exécution n'a eu lieu aux Etats-Unis depuis le 5 mars. Le gouverneur de l'Ohio en a reporté plusieurs, des tribunaux du Texas ou du Tennesse ont fait de même, en soulignant notamment que les exécutions rassemblent trop de personnes: gardiens, avocats, témoins, proches... Les avocats de Walter Barton avaient demandé qu'il bénéficie lui aussi d'un répit le temps de la crise, mais la Cour suprême du Missouri a rejeté leur requête le 27 avril. Des opposants à la peine de mort se sont mobilisés en sa faveur. "Walter est peut-être innocent. La santé et la sécurité du public vont être compromises juste pour faire du spectacle", a dénoncé sur Twitter l'association "Missourian for alternatives to death penalty". Ils ont adressé une pétition au gouverneur Mike Parson, mais l'élu républicain a exclu lundi d'accorder sa clémence à Walter Barton. Ses avocats ont alors introduit un ultime recours devant la Cour suprême des Etats-Unis, en mêlant des arguments de fond et de contexte. Pour eux, le dossier d'accusation a toujours été faible. Pour preuve, soulignent-ils, ses deux premiers procès ont échoué sans verdict et les deux suivants ont été annulés en appel. Il est aujourd'hui dans les couloirs de la mort en raison de la décision prise par les jurés lors d'un 5ème procès, en 2006. Quand, en février, le Missouri a fixé sa date d'exécution, ses avocats ont commencé à monter un nouveau dossier sur la base d'éléments scientifiques qui, selon eux, réfutent l'expertise de traces de sang. Mais leurs efforts ont "été considérablement ralentis" par les mesures de confinement, plaident-ils. Ces éléments étaient "connus et à la disposition de Barton en 2006" et n'ont rien de nouveau, ont rétorqué les avocats du Missouri. La haute juridiction devrait se prononcer dans la soirée sur cette requête.
Walter Barton, 64 ans, a été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une octogénaire, lacérée de coups de couteaux en 1991, qu'il nie avoir commis.

La vieille dame, une de ses connaissances, gérait un terrain de mobile homes et il faisait partie des trois personnes ayant découvert son corps.

A l'issue d'une longue saga judiciaire, il a été condamné sur la base d'une expertise de traces de sang et du témoignage d'un ancien co-détenu, dont ses avocats contestent la fiabilité.

Il doit être être exécuté dans la soirée dans le pénitencier de Bonne Terre.

En raison de la pandémie de Covid-19, aucune exécution n'a eu lieu aux Etats-Unis depuis le 5 mars.

Le gouverneur de l'Ohio en a reporté plusieurs, des tribunaux du Texas ou du Tennesse ont fait de même, en soulignant notamment que les exécutions rassemblent trop de personnes: gardiens, avocats, témoins, proches...

Les avocats de Walter Barton avaient demandé qu'il bénéficie lui aussi d'un répit le temps de la crise, mais la Cour suprême du Missouri a rejeté leur requête le 27 avril.

Des opposants à la peine de mort se sont mobilisés en sa faveur. "Walter est peut-être innocent. La santé et la sécurité du public vont être compromises juste pour faire du spectacle", a dénoncé sur Twitter l'association "Missourian for alternatives to death penalty".

Ils ont adressé une pétition au gouverneur Mike Parson, mais l'élu républicain a exclu lundi d'accorder sa clémence à Walter Barton.

Ses avocats ont alors introduit un ultime recours devant la Cour suprême des Etats-Unis, en mêlant des arguments de fond et de contexte.

Pour eux, le dossier d'accusation a toujours été faible. Pour preuve, soulignent-ils, ses deux premiers procès ont échoué sans verdict et les deux suivants ont été annulés en appel. Il est aujourd'hui dans les couloirs de la mort en raison de la décision prise par les jurés lors d'un 5ème procès, en 2006.

Quand, en février, le Missouri a fixé sa date d'exécution, ses avocats ont commencé à monter un nouveau dossier sur la base d'éléments scientifiques qui, selon eux, réfutent l'expertise de traces de sang. Mais leurs efforts ont "été considérablement ralentis" par les mesures de confinement, plaident-ils.

Ces éléments étaient "connus et à la disposition de Barton en 2006" et n'ont rien de nouveau, ont rétorqué les avocats du Missouri.

La haute juridiction devrait se prononcer dans la soirée sur cette requête.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10922 Tue, 19 May 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Les tribunaux chinois renforcent la protection des mineurs https://www.peinedemort.org/document/10924 BEIJING, 18 mai (Xinhua) -- La Cour populaire suprême (CPS) de Chine s'est engagée lundi à punir sévèrement les crimes violant les droits des mineurs afin de garantir le respect de la justice. Soulignant que les tribunaux chinois sanctionnent toujours strictement les infractions impliquant les mineurs, la CPS a déclaré que les tribunaux avaient traité 28.975 affaires pénales impliquant des préjudices contre des mineurs, y compris le trafic d'enfants et les abus sexuels, et ont puni 29.787 criminels dans de telles affaires de 2013 à 2019. Au cours de la même période, les tribunaux chinois ont traité 713.671 affaires civiles concernant l'éducation, la tutelle et les visites des mineurs, selon la CPS. Le CPS a également publié sept affaires typiques concernant la protection des droits des mineurs et les crimes contre les mineurs, dans lesquelles trois criminels ont été condamnés à mort pour viol d'enfants.
Soulignant que les tribunaux chinois sanctionnent toujours strictement les infractions impliquant les mineurs, la CPS a déclaré que les tribunaux avaient traité 28.975 affaires pénales impliquant des préjudices contre des mineurs, y compris le trafic d'enfants et les abus sexuels, et ont puni 29.787 criminels dans de telles affaires de 2013 à 2019.

Au cours de la même période, les tribunaux chinois ont traité 713.671 affaires civiles concernant l'éducation, la tutelle et les visites des mineurs, selon la CPS.

Le CPS a également publié sept affaires typiques concernant la protection des droits des mineurs et les crimes contre les mineurs, dans lesquelles trois criminels ont été condamnés à mort pour viol d'enfants.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10924 Mon, 18 May 2020 00:00:00 +0000 Xinhua
La CPS réaffirme une "tolérance zéro" pour les crimes contre les médecins https://www.peinedemort.org/document/10920 BEIJING, 11 mai (Xinhua) -- La Cour populaire suprême (CPS) a publié lundi huit affaires typiques traitées par les tribunaux chinois depuis 2019 liées aux crimes contre le personnel médical. Les tribunaux chinois attachent toujours une grande importance au travail visant à punir les crimes relatifs, et ces cas doivent être considérés comme une expression de la "tolérance zéro" du système judiciaire contre de tels crimes, a indiqué le CPS dans un communiqué. Parmi les affaires publiées figure une affaire très médiatisée du meurtre d'une femme médecin. Dans cette affaire, un homme du nom de Sun Wenbin a poignardé à mort une femme médecin dans un hôpital de Beijing où sa mère était soignée. Il a été condamné à la peine de mort et puis exécuté. Selon le communiqué de la CPS, entre 2019 et le mois d'avril de cette année, les tribunaux ont conclu 159 procès concernant des crimes de meurtre ou d'agressions contre du personnel médical, ou de perturbation grave du travail des établissements médicaux. Un total de 189 personnes ont été condamnées.
Les tribunaux chinois attachent toujours une grande importance au travail visant à punir les crimes relatifs, et ces cas doivent être considérés comme une expression de la "tolérance zéro" du système judiciaire contre de tels crimes, a indiqué le CPS dans un communiqué.

Parmi les affaires publiées figure une affaire très médiatisée du meurtre d'une femme médecin. Dans cette affaire, un homme du nom de Sun Wenbin a poignardé à mort une femme médecin dans un hôpital de Beijing où sa mère était soignée. Il a été condamné à la peine de mort et puis exécuté.

Selon le communiqué de la CPS, entre 2019 et le mois d'avril de cette année, les tribunaux ont conclu 159 procès concernant des crimes de meurtre ou d'agressions contre du personnel médical, ou de perturbation grave du travail des établissements médicaux. Un total de 189 personnes ont été condamnées.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10920 Mon, 11 May 2020 00:00:00 +0000 Xinhua
Les parents du journaliste américain Daniel Pearl contestent la libération de ses meurtriers condamnés https://www.peinedemort.org/document/10916 ISLAMABAD (Reuters) – Les parents du journaliste américain tué Daniel Pearl ont demandé à la Cour suprême pakistanaise de renverser une décision qui a libéré quatre hommes qui avaient été condamnés en 2002 de leur implication dans son meurtre, a déclaré samedi leur avocat. "Nous défendons la justice, non seulement pour notre fils, mais pour tous nos chers amis au Pakistan afin qu'ils puissent vivre dans une société sans violence et sans terrorisme", a déclaré le père de Pearl, Judea, dans un message vidéo émotionnel publié sur Twitter. Leur avocat Faisal Siddiqi a déclaré à Reuters qu'il avait déposé la pétition en leur nom. Un fonctionnaire du tribunal a déclaré qu'il n'avait pas encore été admis pour de nouvelles procédures. "Une simple lecture de l'ensemble du dossier révélerait qu'il y avait une pléthore de preuves incriminantes, à la fois médico-légales et orales, qui prouvaient que le meurtre avait été commis et que tous les accusés avaient aidé et encouragé le meurtre", a déclaré la requête en appel. Le militant islamiste Ahmed Omar Saeed Sheikh, un Britannique d'origine pakistanaise condamné à mort en 2002 pour avoir dirigé le meurtre de Pearl, a vu sa peine commuée le mois dernier et trois de ses collaborateurs condamnés à perpétuité ont été acquittés faute de preuves par une haute cour dans la ville portuaire sud de Karachi. Les autorités pakistanaises ont cependant ordonné que les quatre soient maintenus en détention pendant trois mois. Les États-Unis ont dénoncé la décision de la Haute Cour, le plus grand diplomate américain pour l'Asie du Sud affirmant que c'était "un affront aux victimes du terrorisme partout dans le monde". Le journaliste du Wall Street Journal, Pearl, 38 ans, a été enlevé en janvier 2002 alors qu'il enquêtait sur des militants islamistes à Karachi, capitale de la province du sud du Sindh. Il a été décapité quelques semaines plus tard.
"Nous défendons la justice, non seulement pour notre fils, mais pour tous nos chers amis au Pakistan afin qu'ils puissent vivre dans une société sans violence et sans terrorisme", a déclaré le père de Pearl, Judea, dans un message vidéo émotionnel publié sur Twitter.

Leur avocat Faisal Siddiqi a déclaré à Reuters qu'il avait déposé la pétition en leur nom. Un fonctionnaire du tribunal a déclaré qu'il n'avait pas encore été admis pour de nouvelles procédures.

"Une simple lecture de l'ensemble du dossier révélerait qu'il y avait une pléthore de preuves incriminantes, à la fois médico-légales et orales, qui prouvaient que le meurtre avait été commis et que tous les accusés avaient aidé et encouragé le meurtre", a déclaré la requête en appel.

Le militant islamiste Ahmed Omar Saeed Sheikh, un Britannique d'origine pakistanaise condamné à mort en 2002 pour avoir dirigé le meurtre de Pearl, a vu sa peine commuée le mois dernier et trois de ses collaborateurs condamnés à perpétuité ont été acquittés faute de preuves par une haute cour dans la ville portuaire sud de Karachi.

Les autorités pakistanaises ont cependant ordonné que les quatre soient maintenus en détention pendant trois mois.

Les États-Unis ont dénoncé la décision de la Haute Cour, le plus grand diplomate américain pour l'Asie du Sud affirmant que c'était "un affront aux victimes du terrorisme partout dans le monde".

Le journaliste du Wall Street Journal, Pearl, 38 ans, a été enlevé en janvier 2002 alors qu'il enquêtait sur des militants islamistes à Karachi, capitale de la province du sud du Sindh. Il a été décapité quelques semaines plus tard.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10916 Sun, 03 May 2020 00:00:00 +0000 Reuters
RDC: le coronavirus arrive en prison, risque de "catastrophe" https://www.peinedemort.org/document/10915 Le Covid-19 a commencé à frapper en milieu carcéral en République démocratique du Congo, avec des risques de "catastrophe" et d'"hécatombe" dans des prisons "insalubres et surpeuplées", où des détenus meurent par dizaines chaque année. Au total 43 détenus ont été testés positifs jeudi et vendredi à la prison militaire de Ndolo en plein centre de la capitale Kinshasa, troisième plus grande ville d'Afrique avec au moins dix millions d'habitants. Le bilan pourrait s'alourdir puisque les "prélèvements de tous les détenus sont en cours" d'après le dernier bulletin épidémiologique des autorités sanitaires vendredi. La prison militaire de Ndolo compte 1.900 à 2.000 prisonniers selon les sources. La RDC enregistrait officiellement en moyenne 10 à 20 nouveaux cas par jour depuis l'apparition du virus sur son sol le 10 mars (604 cas depuis cette date, dont 579 à Kinshasa, pour 32 décès). Le virus serait rentré en prison "par une dame qui est venue déposer de la nourriture", selon le ministre de la Santé Eteni Longondo, qui veut isoler les cas positifs et désinfecter les cellules. "Les prisons surpeuplées et insalubres de la RDC présentent un grave risque de propagation de l'épidémie de Covid-19", avait prévenu dès le 17 avril l'organisation de défense des droits de l'homme Human Right Watch (HRW). "Les prisons congolaises sont parmi les plus surpeuplées du monde", avec "un taux de surcapacité moyen de 432%", ajoutait HRW, qui prenait l'exemple de la prison de Goma (600%) ou de l'autre centre pénitentiaire de Kinshasa, la prison centrale de Makala (461%). Promiscuité Dans son communiqué, HRW diffusait des photos de prisonniers qui dorment à même le sol dans une cellule à Makala, "entrelacés comme des sardines dans une boîte de conserve", selon un détenu. "Dans le pavillon où j'étais jusqu'à récemment, nous étions au moins 850 personnes dans un espace prévu pour 100", a déclaré à HRW un détenu. "Quand il faut dormir, personne ne peut avoir plus d'un mètre carré d'espace. Si le coronavirus atteint Makala, il n'y restera plus personne". Il n'y a encore aucun cas à Makala, a assuré le ministre de la Santé. Mais avant même la pandémie, début janvier, au moins onze détenus y sont morts à cause d'une rupture de stock en nourriture et en médicaments, avait indiqué à l'AFP une source pénitentiaire. D'autres sources ont avancé un bilan plus lourd de 25 morts. Des centaines de détenus meurent chaque année dans les prisons congolaises (201 en 2017 et 223 en 2018 d'après les Nations unies), faute de nourriture et de soins. "La quantité de nourriture ne peut pas même suffire à un enfant de 2 ans", témoigne Augustin, un condamné à mort en 2005 détenu à Agenga (Equateur, nord-ouest) dans un rapport de l'ONG Ensemble contre la peine de mort publié fin 2019. "Trois toilettes pour 500 détenus" "Dans la majeure partie des établissements pénitentiaires visités, les détenus ont expliqué qu'en dehors du paracétamol et des traitements contre le paludisme et la tuberculose, il n'y avait aucun médicament disponible", ajoute l'ONG. Elle dénonce également l'absence de sanitaires, avec "trois toilettes pour 500 personnes" à Goma ou "trois toilettes pour 200 personnes" à Kindu (est). Comme toutes les administrations du pays, les prisons souffrent de problèmes budgétaires et de retard de paiement de la part du Trésor public. En début d'année, le ministre de la Justice a accusé son collègue des Finances de bloquer des fonds destinés à améliorer l'état des prisons. Les prisons congolaises regroupent 500 personnes condamnés à mort dans un pays qui observe depuis 2003 un moratoire sur la peine capitale, d'après Ensemble contre la peine de mort. Ces condamnés à mort cotoient d'autres détenus qui sont pour la plupart en détention préventive, dans l'attente d'un procès. "En RD Congo, environ 71% des détenus sont toujours dans l'attente d'un procès", selon Human Right Watch. "Au moins 1.200 détenus" sont sortis des prisons congolaises "afin de freiner la propagation du coronavirus", avait indiqué le 8 avril le ministre de la Justice Célestin Tunda. De nouvelles libérations pourraient intervenir dès lundi. Rien "n'a été mis en place financièrement pour soutenir ces mesures", déplore l'ONG congolaise de défense des droits de l'homme Justicia, qui a accusé vendredi le gouvernement de "négligence notoire" dans l'apparition des 43 premiers cas à la prison militaire de Ndolo. "Le gouvernement doit s'investir pour éviter l'hécatombe", prévient l'ONG.
Au total 43 détenus ont été testés positifs jeudi et vendredi à la prison militaire de Ndolo en plein centre de la capitale Kinshasa, troisième plus grande ville d'Afrique avec au moins dix millions d'habitants.

Le bilan pourrait s'alourdir puisque les "prélèvements de tous les détenus sont en cours" d'après le dernier bulletin épidémiologique des autorités sanitaires vendredi. La prison militaire de Ndolo compte 1.900 à 2.000 prisonniers selon les sources.

La RDC enregistrait officiellement en moyenne 10 à 20 nouveaux cas par jour depuis l'apparition du virus sur son sol le 10 mars (604 cas depuis cette date, dont 579 à Kinshasa, pour 32 décès).

Le virus serait rentré en prison "par une dame qui est venue déposer de la nourriture", selon le ministre de la Santé Eteni Longondo, qui veut isoler les cas positifs et désinfecter les cellules.

"Les prisons surpeuplées et insalubres de la RDC présentent un grave risque de propagation de l'épidémie de Covid-19", avait prévenu dès le 17 avril l'organisation de défense des droits de l'homme Human Right Watch (HRW).

"Les prisons congolaises sont parmi les plus surpeuplées du monde", avec "un taux de surcapacité moyen de 432%", ajoutait HRW, qui prenait l'exemple de la prison de Goma (600%) ou de l'autre centre pénitentiaire de Kinshasa, la prison centrale de Makala (461%).

Promiscuité

Dans son communiqué, HRW diffusait des photos de prisonniers qui dorment à même le sol dans une cellule à Makala, "entrelacés comme des sardines dans une boîte de conserve", selon un détenu.

"Dans le pavillon où j'étais jusqu'à récemment, nous étions au moins 850 personnes dans un espace prévu pour 100", a déclaré à HRW un détenu. "Quand il faut dormir, personne ne peut avoir plus d'un mètre carré d'espace. Si le coronavirus atteint Makala, il n'y restera plus personne".

Il n'y a encore aucun cas à Makala, a assuré le ministre de la Santé.

Mais avant même la pandémie, début janvier, au moins onze détenus y sont morts à cause d'une rupture de stock en nourriture et en médicaments, avait indiqué à l'AFP une source pénitentiaire. D'autres sources ont avancé un bilan plus lourd de 25 morts.

Des centaines de détenus meurent chaque année dans les prisons congolaises (201 en 2017 et 223 en 2018 d'après les Nations unies), faute de nourriture et de soins.

"La quantité de nourriture ne peut pas même suffire à un enfant de 2 ans", témoigne Augustin, un condamné à mort en 2005 détenu à Agenga (Equateur, nord-ouest) dans un rapport de l'ONG Ensemble contre la peine de mort publié fin 2019.

"Trois toilettes pour 500 détenus"

"Dans la majeure partie des établissements pénitentiaires visités, les détenus ont expliqué qu'en dehors du paracétamol et des traitements contre le paludisme et la tuberculose, il n'y avait aucun médicament disponible", ajoute l'ONG.

Elle dénonce également l'absence de sanitaires, avec "trois toilettes pour 500 personnes" à Goma ou "trois toilettes pour 200 personnes" à Kindu (est).

Comme toutes les administrations du pays, les prisons souffrent de problèmes budgétaires et de retard de paiement de la part du Trésor public. En début d'année, le ministre de la Justice a accusé son collègue des Finances de bloquer des fonds destinés à améliorer l'état des prisons.

Les prisons congolaises regroupent 500 personnes condamnés à mort dans un pays qui observe depuis 2003 un moratoire sur la peine capitale, d'après Ensemble contre la peine de mort.

Ces condamnés à mort cotoient d'autres détenus qui sont pour la plupart en détention préventive, dans l'attente d'un procès. "En RD Congo, environ 71% des détenus sont toujours dans l'attente d'un procès", selon Human Right Watch.

"Au moins 1.200 détenus" sont sortis des prisons congolaises "afin de freiner la propagation du coronavirus", avait indiqué le 8 avril le ministre de la Justice Célestin Tunda. De nouvelles libérations pourraient intervenir dès lundi.

Rien "n'a été mis en place financièrement pour soutenir ces mesures", déplore l'ONG congolaise de défense des droits de l'homme Justicia, qui a accusé vendredi le gouvernement de "négligence notoire" dans l'apparition des 43 premiers cas à la prison militaire de Ndolo. "Le gouvernement doit s'investir pour éviter l'hécatombe", prévient l'ONG.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10915 Sat, 02 May 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
La famille de Serge Atlaoui reste mobilisée https://www.peinedemort.org/document/10917 Cinq ans après avoir échappé de justesse à son exécution, le Lorrain condamné à mort en Indonésie reste emprisonné. Son épouse raconte son quotidien difficile. «On est traumatisés, on a du mal à se replonger dans cette période», souffle Sabine Atlaoui: le 29 avril 2015, son mari Serge, condamné à la peine capitale en Indonésie pour trafic de drogue échappait in extremis à son exécution, mais il reste depuis incarcéré dans le couloir de la mort. Quand la fin avril approche, «on revit toute cette souffrance et cette cruauté». De cela, elle ne parle pas avec son mari, de dix ans son aîné. «On évite de s'infliger cette douleur», glisse cette secrétaire, employée en Moselle. Serge Atlaoui avait été arrêté en 2005 lors du démantèlement d'un laboratoire clandestin d'ecstasy, dans la banlieue de Jakarta. Soudeur de profession, il soutenait n'avoir fait qu'installer des machines dans ce qu'il croyait être une usine d'acrylique. Ce travail au noir, il l'aurait accepté pour rembourser l'emprunt contracté pour s'offrir un pavillon. En 2007, il est condamné à mort, puis incarcéré sur l'île-prison de Nusakabangan. L'Indonésie a fait de la lutte contre les stupéfiants une priorité nationale. Les trafiquants y encourent de longues peines de prison, voire la peine capitale. Après la condamnation de son mari, Sabine Atlaoui multiplie les démarches. Mais en 2014, le nouveau président indonésien Joko Widodo rejette toutes les demandes de grâce des condamnés à mort pour trafic de drogue. Et début 2015, Jakarta ordonne l'exécution de dix trafiquants étrangers, dont Serge Atlaoui. Une course contre la montre s'engage: des rassemblements de soutien sont organisés à Paris et Metz, des démarches diplomatiques menées discrètement. Puis Paris hausse le ton. «S'il est exécuté, il y aura des conséquences avec la France et l'Europe, parce que l'on ne peut pas accepter ce type d'exécutions», prévient le président François Hollande. Visite suspendues «Je suis un simple travailleur ayant réparé des machines. On m'a accusé d'être un chimiste. Ce que je demande, c'est une chance de prouver que je suis un homme bon et un bon père», plaide Serge Atlaoui devant un tribunal qui rejettera son recours. Son nom et celui d'une ressortissante philippine sont finalement rayés de la liste, quelques jours avant la date fatidique du 29 avril. Mais les huit autres condamnés seront passés par les armes. Serge Atlaoui a épuisé toutes les voies de recours et même si Jakarta a suspendu les exécutions depuis 2016, il reste condamné à mort. «Serge Atlaoui est un innocent dans le couloir de la mort», affirme son avocat Richard Sédillot qui défend bénévolement le Lorrain. Le quotidien de Serge Atlaoui, qui suit l'actualité française, est rythmé par les lectures et les appels de sa famille. «C'est un lien indispensable pour qu'il se sente en vie, qu'il ne se laisse pas envahir par le couloir de la mort», souligne son épouse Sabine. Mais avec l'épidémie de Covid-19, «il n'a plus de visites, plus de livres, plus de nourriture de l'extérieur». Depuis 2005, elle se rend en Indonésie quand ses finances le permettent. Mais elle craint de devoir annuler son prochain voyage, prévu cet l'été avec leur fils conçu en prison en 2011.
«On est traumatisés, on a du mal à se replonger dans cette période», souffle Sabine Atlaoui: le 29 avril 2015, son mari Serge, condamné à la peine capitale en Indonésie pour trafic de drogue échappait in extremis à son exécution, mais il reste depuis incarcéré dans le couloir de la mort. Quand la fin avril approche, «on revit toute cette souffrance et cette cruauté». De cela, elle ne parle pas avec son mari, de dix ans son aîné. «On évite de s'infliger cette douleur», glisse cette secrétaire, employée en Moselle.

Serge Atlaoui avait été arrêté en 2005 lors du démantèlement d'un laboratoire clandestin d'ecstasy, dans la banlieue de Jakarta. Soudeur de profession, il soutenait n'avoir fait qu'installer des machines dans ce qu'il croyait être une usine d'acrylique. Ce travail au noir, il l'aurait accepté pour rembourser l'emprunt contracté pour s'offrir un pavillon. En 2007, il est condamné à mort, puis incarcéré sur l'île-prison de Nusakabangan. L'Indonésie a fait de la lutte contre les stupéfiants une priorité nationale. Les trafiquants y encourent de longues peines de prison, voire la peine capitale.

Après la condamnation de son mari, Sabine Atlaoui multiplie les démarches. Mais en 2014, le nouveau président indonésien Joko Widodo rejette toutes les demandes de grâce des condamnés à mort pour trafic de drogue. Et début 2015, Jakarta ordonne l'exécution de dix trafiquants étrangers, dont Serge Atlaoui. Une course contre la montre s'engage: des rassemblements de soutien sont organisés à Paris et Metz, des démarches diplomatiques menées discrètement. Puis Paris hausse le ton. «S'il est exécuté, il y aura des conséquences avec la France et l'Europe, parce que l'on ne peut pas accepter ce type d'exécutions», prévient le président François Hollande.

Visite suspendues

«Je suis un simple travailleur ayant réparé des machines. On m'a accusé d'être un chimiste. Ce que je demande, c'est une chance de prouver que je suis un homme bon et un bon père», plaide Serge Atlaoui devant un tribunal qui rejettera son recours. Son nom et celui d'une ressortissante philippine sont finalement rayés de la liste, quelques jours avant la date fatidique du 29 avril. Mais les huit autres condamnés seront passés par les armes. Serge Atlaoui a épuisé toutes les voies de recours et même si Jakarta a suspendu les exécutions depuis 2016, il reste condamné à mort. «Serge Atlaoui est un innocent dans le couloir de la mort», affirme son avocat Richard Sédillot qui défend bénévolement le Lorrain.

Le quotidien de Serge Atlaoui, qui suit l'actualité française, est rythmé par les lectures et les appels de sa famille. «C'est un lien indispensable pour qu'il se sente en vie, qu'il ne se laisse pas envahir par le couloir de la mort», souligne son épouse Sabine. Mais avec l'épidémie de Covid-19, «il n'a plus de visites, plus de livres, plus de nourriture de l'extérieur». Depuis 2005, elle se rend en Indonésie quand ses finances le permettent. Mais elle craint de devoir annuler son prochain voyage, prévu cet l'été avec leur fils conçu en prison en 2011.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10917 Fri, 01 May 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Le Tchad abolit totalement la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10913 N'DJAMENA, 28 avril (Xinhua) -- L'Assemblée nationale tchadienne a adopté mardi à l'unanimité la nouvelle loi contre le terrorisme qui abolit la peine de mort, ainsi abrogeant totalement la peine de mort au Tchad. La peine de mort avait été réintroduite par une loi en 2015 pour punir le terrorisme. Cette loi a été votée après la série des attentats perpétrés, entre juin et juillet 2015, par le groupe terroriste Boko Haram dans la capitale tchadienne et qui avait fait 67 morts (dont 10 kamikazes) et 182 blessés. Fin août 2015, dix membres de Boko Haram condamnés à mort sur la base de cette loi, avaient été exécutés.
La peine de mort avait été réintroduite par une loi en 2015 pour punir le terrorisme. Cette loi a été votée après la série des attentats perpétrés, entre juin et juillet 2015, par le groupe terroriste Boko Haram dans la capitale tchadienne et qui avait fait 67 morts (dont 10 kamikazes) et 182 blessés.

Fin août 2015, dix membres de Boko Haram condamnés à mort sur la base de cette loi, avaient été exécutés.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10913 Tue, 28 Apr 2020 00:00:00 +0000 Xinhua
L'Arabie saoudite supprime la peine de mort pour les crimes commis avant la majorité https://www.peinedemort.org/document/10912 L'Arabie saoudite a mis fin à la peine de mort pour les individus reconnus coupables de crimes commis alors qu'ils étaient mineurs, et ceci dans le cadre d'une série de réformes judiciaires dans le royaume conservateur. L'arrêté royal interdit les exécutions et, à la place, les accusés seront condamnés à une peine de prison de dix ans au maximum dans un centre de détention pour mineurs", a déclaré dimanche la Commission des droits de l'Homme (CDH) soutenue par l'État. D'autres réformes sont prévues", a déclaré le président de la commission, Awwad Alawwad. Cette annonce intervient peu de temps après que le royaume a déclaré qu'il avait abandonné la flagellation comme forme de punition, la remplaçant par des peines de prison ou des amendes. La semaine dernière, Amnesty International a révélé que l'Arabie saoudite avait exécuté 184 personnes en 2019, un record pour le royaume, la majorité d'entre elles pour des délits liés à la drogue et des meurtres.
D'autres réformes sont prévues", a déclaré le président de la commission, Awwad Alawwad. Cette annonce intervient peu de temps après que le royaume a déclaré qu'il avait abandonné la flagellation comme forme de punition, la remplaçant par des peines de prison ou des amendes. La semaine dernière, Amnesty International a révélé que l'Arabie saoudite avait exécuté 184 personnes en 2019, un record pour le royaume, la majorité d'entre elles pour des délits liés à la drogue et des meurtres.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10912 Mon, 27 Apr 2020 00:00:00 +0000 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
Amnesty International appelle l'ambassade iranienne à exiger la libération du professeur de la VUB condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/10918 Des militants d'Amnesty International vont appeler lundi durant toute la journée l'ambassade d'Iran à Bruxelles à exiger la libération du professeur irano-suédois invité de la VUB Ahmadreza Djalali et d'autres prisonniers d'opinion, a fait savoir l'ONG dans un communiqué. Ahmadreza Djalali a été arrêté il y a quatre ans en Iran, soupçonné d'espionnage. Selon Amnesty International, il a été "condamné à mort à l'issue d'un procès manifestement inéquitable". Il aurait, selon l'ONG, été forcé d'avouer sa culpabilité à la suite de torture psychologique. Amnesty rappelle que l'Iran a été frappé particulièrement fort par la pandémie de Covid-19, expliquant que le virus peut également se propager rapidement dans les prisons. "Si Ahmadreza Djalali était infecté, au vu de sa mauvaise santé, cela pourrait être très dangereux", a déclaré Wies De Graeve, directeur d'Amnesty International en Flandre.
Ahmadreza Djalali a été arrêté il y a quatre ans en Iran, soupçonné d'espionnage. Selon Amnesty International, il a été "condamné à mort à l'issue d'un procès manifestement inéquitable". Il aurait, selon l'ONG, été forcé d'avouer sa culpabilité à la suite de torture psychologique. Amnesty rappelle que l'Iran a été frappé particulièrement fort par la pandémie de Covid-19, expliquant que le virus peut également se propager rapidement dans les prisons. "Si Ahmadreza Djalali était infecté, au vu de sa mauvaise santé, cela pourrait être très dangereux", a déclaré Wies De Graeve, directeur d'Amnesty International en Flandre.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10918 Mon, 27 Apr 2020 00:00:00 +0000 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse
[position de la France] Iran - Exécution de mineurs https://www.peinedemort.org/document/10911 La France condamne l'exécution de Shayan Saeedpour, le 21 avril, et de Majid Esmailzadeh, le 18 avril, mineurs au moment des faits, et exprime sa préoccupation quant aux informations faisant état du décès en prison de Danial Zeinolabedini, qui était également condamné à mort. Ces exécutions sont contraires aux engagements internationaux auxquels l'Iran a lui-même souscrit, en particulier la convention internationale relative aux droits de l'enfant. La France réitère son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances, et son engagement en faveur de l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Nous appelons tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive.
Ces exécutions sont contraires aux engagements internationaux auxquels l'Iran a lui-même souscrit, en particulier la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

La France réitère son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances, et son engagement en faveur de l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Nous appelons tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10911 Mon, 27 Apr 2020 00:00:00 +0000 Ministère des Affaires Etrangères français