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    <title>La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués dans le monde</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/depeches</link>
    <description>Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort dans le monde</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 20:07:33 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Tue, 20 Oct 2026 23:37:58 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Burkina : la peine de mort rétablie</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12834</link>
      <description>APA - Ouagadougou (Burkina Faso)&#13;
Le Burkina Faso réintroduit la peine de mort dans son Code pénal. Les 71 membres de l'Assemblée législative du peuple ont adopté mardi à l'unanimité le projet de loi portant révision du texte, a annoncé le ministère de la Justice.&#13;
&#13;
Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a défendu le projet devant les parlementaires au nom du gouvernement. La réforme porte sur la loi du 25 mai 2018 relative au Code pénal burkinabè.&#13;
&#13;
Selon les autorités, cette révision vise à renforcer l'ordre public, à consolider les valeurs nationales et à garantir la sécurité des personnes et des biens. Elle entend également adapter le dispositif pénal aux nouvelles exigences de protection de la société et de lutte contre la criminalité.&#13;
&#13;
Le ministère de la Justice n'a pas détaillé, dans son communiqué, les infractions passibles de la peine capitale ni les modalités précises de son application. Ces éléments restent à clarifier pour mesurer la portée exacte de la réforme.&#13;
&#13;
Le Burkina Faso avait aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun dans son Code pénal de 2018. Son rétablissement marque un changement important dans la politique pénale du pays.&#13;
&#13;
Le gouvernement affirme vouloir mettre en place une justice pénale répondant aux aspirations de la population. Les autorités ont annoncé que les principales innovations du nouveau Code pénal seraient présentées dans de prochaines communications.</description>
      <content:encoded><![CDATA[APA - Ouagadougou (Burkina Faso)<br />
Le Burkina Faso réintroduit la peine de mort dans son Code pénal. Les 71 membres de l'Assemblée législative du peuple ont adopté mardi à l'unanimité le projet de loi portant révision du texte, a annoncé le ministère de la Justice.<br />
<br />
Le ministre de la Justice, Edasso Rodrigue Bayala, a défendu le projet devant les parlementaires au nom du gouvernement. La réforme porte sur la loi du 25 mai 2018 relative au Code pénal burkinabè.<br />
<br />
Selon les autorités, cette révision vise à renforcer l'ordre public, à consolider les valeurs nationales et à garantir la sécurité des personnes et des biens. Elle entend également adapter le dispositif pénal aux nouvelles exigences de protection de la société et de lutte contre la criminalité.<br />
<br />
Le ministère de la Justice n'a pas détaillé, dans son communiqué, les infractions passibles de la peine capitale ni les modalités précises de son application. Ces éléments restent à clarifier pour mesurer la portée exacte de la réforme.<br />
<br />
Le Burkina Faso avait aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun dans son Code pénal de 2018. Son rétablissement marque un changement important dans la politique pénale du pays.<br />
<br />
Le gouvernement affirme vouloir mettre en place une justice pénale répondant aux aspirations de la population. Les autorités ont annoncé que les principales innovations du nouveau Code pénal seraient présentées dans de prochaines communications.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12834</guid>
      <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence de Presse Africaine - APA</author>
    </item>
    <item>
      <title>Réforme de la justice : l'Assemblée législative du peuple adopte le nouveau Code pénal</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12836</link>
      <description>Ouagadougou, le 20 octobre 2026 Réunis en séance plénière sous la présidence du Camarade Dr Ousmane BOUGOUMA, Président de l'Assemblée législative du peuple (ALP), les députés ont adopté à l'unanimité des 71 votants le projet de loi portant Code pénal. La partie gouvernementale était représentée par le camarade Edasso Rodrigue BAYALA, ministre de la Justice. Au cours de l'examen du projet de loi, la CAGIDH a procédé à une analyse article par article, qui a donné lieu à l'adoption de plus de 700 amendements de forme et de fond. Le nouveau Code pénal est structuré en neuf (09) livres, trente-trois (33) titres et quatre-vingt-dix-sept (97) chapitres, pour un total de plus de 900 articles. Cette relecture du Code pénal répond à la nécessité d'adapter la législation aux évolutions du contexte national, à la recrudescence de certaines infractions et à l'apparition de nouvelles formes de criminalité. Elle vise également à harmoniser les dispositions pénales avec les nouveaux textes législatifs et à renforcer la protection des personnes et des biens ainsi que la sécurité publique. Le projet de loi introduit plusieurs innovations majeures. Il prévoit notamment le rabaissement du quantum des peines d'emprisonnement et l'augmentation des peines d'amendes pour certaines infractions, notamment celles portant atteinte à l'environnement. Il consacre également la re-pénalisation des délits de presse, le rétablissement de la peine de mort et de sa procédure d'exécution pour certaines infractions, ainsi que la limitation à trente ans de l'emprisonnement à temps en matière criminelle. En matière contraventionnelle, le texte prévoit le relèvement du quantum des peines et l'impossibilité d'assortir la peine contraventionnelle de sursis. Concernant la corruption et les infractions assimilées, il introduit des peines proportionnelles au montant détourné, selon un barème progressif fondé sur la valeur financière du détournement. Il prévoit également le rehaussement des peines relatives aux infractions à la circulation routière. Le projet de loi consacre par ailleurs l'incrimination des pratiques homosexuelles et assimilées et l'utilisation des animaux à des fins sexuelles, ainsi que la polyandrie. En matière de protection des animaux, il prévoit l'incrimination de l'abattage des asins, des camelins et des équins, leur exportation et celle de leurs produits, ainsi que les mouvements de ces animaux et de leurs produits sans respect de la réglementation applicable aux mouvements intérieurs. Le texte introduit enfin l'incrimination des appels téléphoniques ou des messages malveillants réitérés, ainsi que des agressions sonores commis en vue de troubler la quiétude, la tranquillité et la santé d'autrui ou contre les numéros verts des services publics. Son adoption par les 71 votants marque une étape dans la réforme du cadre pénal burkinabè, avec pour objectif de mieux prendre en compte les évolutions de la criminalité et de renforcer la réponse pénale.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Ouagadougou, le 20 octobre 2026 Réunis en séance plénière sous la présidence du Camarade Dr Ousmane BOUGOUMA, Président de l'Assemblée législative du peuple (ALP), les députés ont adopté à l'unanimité des 71 votants le projet de loi portant Code pénal. La partie gouvernementale était représentée par le camarade Edasso Rodrigue BAYALA, ministre de la Justice. Au cours de l'examen du projet de loi, la CAGIDH a procédé à une analyse article par article, qui a donné lieu à l'adoption de plus de 700 amendements de forme et de fond. Le nouveau Code pénal est structuré en neuf (09) livres, trente-trois (33) titres et quatre-vingt-dix-sept (97) chapitres, pour un total de plus de 900 articles. Cette relecture du Code pénal répond à la nécessité d'adapter la législation aux évolutions du contexte national, à la recrudescence de certaines infractions et à l'apparition de nouvelles formes de criminalité. Elle vise également à harmoniser les dispositions pénales avec les nouveaux textes législatifs et à renforcer la protection des personnes et des biens ainsi que la sécurité publique. Le projet de loi introduit plusieurs innovations majeures. Il prévoit notamment le rabaissement du quantum des peines d'emprisonnement et l'augmentation des peines d'amendes pour certaines infractions, notamment celles portant atteinte à l'environnement. Il consacre également la re-pénalisation des délits de presse, le rétablissement de la peine de mort et de sa procédure d'exécution pour certaines infractions, ainsi que la limitation à trente ans de l'emprisonnement à temps en matière criminelle. En matière contraventionnelle, le texte prévoit le relèvement du quantum des peines et l'impossibilité d'assortir la peine contraventionnelle de sursis. Concernant la corruption et les infractions assimilées, il introduit des peines proportionnelles au montant détourné, selon un barème progressif fondé sur la valeur financière du détournement. Il prévoit également le rehaussement des peines relatives aux infractions à la circulation routière. Le projet de loi consacre par ailleurs l'incrimination des pratiques homosexuelles et assimilées et l'utilisation des animaux à des fins sexuelles, ainsi que la polyandrie. En matière de protection des animaux, il prévoit l'incrimination de l'abattage des asins, des camelins et des équins, leur exportation et celle de leurs produits, ainsi que les mouvements de ces animaux et de leurs produits sans respect de la réglementation applicable aux mouvements intérieurs. Le texte introduit enfin l'incrimination des appels téléphoniques ou des messages malveillants réitérés, ainsi que des agressions sonores commis en vue de troubler la quiétude, la tranquillité et la santé d'autrui ou contre les numéros verts des services publics. Son adoption par les 71 votants marque une étape dans la réforme du cadre pénal burkinabè, avec pour objectif de mieux prendre en compte les évolutions de la criminalité et de renforcer la réponse pénale.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12836</guid>
      <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Arabie saoudite : risque d'exécution imminente d'un homme pour des faits remontant à l'adolescence</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12837</link>
      <description>Des ONG de défense des droits humains ont alerté mardi sur le risque d'exécution imminente d'un jeune Saoudien condamné à mort pour des faits commis alors qu'il était mineur, quelques jours après l'exécution d'un autre homme dans une affaire similaire.&#13;
&#13;
Selon Human Rights Watch (HRW), Youssef al-Manasif, 30 ans, a été condamné à mort pour « terrorisme », accusé d'avoir participé à des manifestations du Printemps arabe et à des funérailles de personnes tuées dans la Province orientale, en 2011 et 2012, lorsqu'il avait 15 et 16 ans. Son appel avait été rejeté.&#13;
&#13;
Samedi, Hassan Zaki al-Faraj et quatre autres hommes ont été exécutés pour « terrorisme » dans cette province pétrolière, où vit l'essentiel de la minorité chiite saoudienne, qui dénonce sa marginalisation dans le royaume majoritairement sunnite. Selon HRW, M. Faraj avait été condamné pour des faits commis à 14 ans.&#13;
&#13;
Youssef al-Manasif, qui avait été arrêté en 2017, « court lui aussi un risque sérieux d'exécution », a déclaré Joey Shea, de HRW.&#13;
&#13;
Depuis janvier, le royaume a exécuté 15 personnes pour « terrorisme », principalement dans l'est du pays, contre 40 en 2025.&#13;
&#13;
« Youssef al-Manasif et sa famille vivent des nuits de terreur, craignant qu'il ne soit le prochain à être exécuté », a déclaré à l'AFP Jeed Basyouni, de l'organisation de défense des droits humains Reprieve, basée à Londres.&#13;
&#13;
En avril 2025, huit experts indépendants de l'ONU avaient déjà alerté sur le risque d'exécution « imminente » de cinq Saoudiens chiites, dont Hassan al-Faraj et Youssef al-Manasif, condamnés à mort pour des faits qu'ils auraient commis alors qu'ils étaient mineurs.&#13;
&#13;
Appelant à leur libération, ils s'étaient inquiétés d'un « schéma de persécution » et d'une longue histoire de discriminations visant cette minorité.&#13;
&#13;
Duaa Dhainy, chercheuse pour l'Organisation euro-saoudienne pour les droits humains (ESOHR), basée à Berlin, estime que M. Manasif pourrait être exécuté « à tout moment ».&#13;
&#13;
« Notre organisation a reçu des informations selon lesquelles la Cour suprême a rendu une décision définitive ordonnant son exécution », a-t-elle déclaré à l'AFP.&#13;
&#13;
Selon Mme Dhainy, deux personnes ont été exécutées en 2025 pour des faits qu'elles auraient commis lorsqu'elles étaient mineures.&#13;
&#13;
L'Arabie saoudite a exécuté 190 personnes cette année, dont 89 Saoudiens et 116 condamnés pour trafic de stupéfiants, parmi lesquels 80 étrangers, selon un décompte de l'AFP.&#13;
&#13;
Selon Amnesty International, le royaume s'est classé troisième pour le nombre d'exécutions entre 2022 et 2025, derrière la Chine et l'Iran.&#13;
&#13;
Riyad juge la peine capitale nécessaire au maintien de l'ordre et assure ne l'appliquer qu'après épuisement des recours.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Des ONG de défense des droits humains ont alerté mardi sur le risque d'exécution imminente d'un jeune Saoudien condamné à mort pour des faits commis alors qu'il était mineur, quelques jours après l'exécution d'un autre homme dans une affaire similaire.<br />
<br />
Selon Human Rights Watch (HRW), Youssef al-Manasif, 30 ans, a été condamné à mort pour « terrorisme », accusé d'avoir participé à des manifestations du Printemps arabe et à des funérailles de personnes tuées dans la Province orientale, en 2011 et 2012, lorsqu'il avait 15 et 16 ans. Son appel avait été rejeté.<br />
<br />
Samedi, Hassan Zaki al-Faraj et quatre autres hommes ont été exécutés pour « terrorisme » dans cette province pétrolière, où vit l'essentiel de la minorité chiite saoudienne, qui dénonce sa marginalisation dans le royaume majoritairement sunnite. Selon HRW, M. Faraj avait été condamné pour des faits commis à 14 ans.<br />
<br />
Youssef al-Manasif, qui avait été arrêté en 2017, « court lui aussi un risque sérieux d'exécution », a déclaré Joey Shea, de HRW.<br />
<br />
Depuis janvier, le royaume a exécuté 15 personnes pour « terrorisme », principalement dans l'est du pays, contre 40 en 2025.<br />
<br />
« Youssef al-Manasif et sa famille vivent des nuits de terreur, craignant qu'il ne soit le prochain à être exécuté », a déclaré à l'AFP Jeed Basyouni, de l'organisation de défense des droits humains Reprieve, basée à Londres.<br />
<br />
En avril 2025, huit experts indépendants de l'ONU avaient déjà alerté sur le risque d'exécution « imminente » de cinq Saoudiens chiites, dont Hassan al-Faraj et Youssef al-Manasif, condamnés à mort pour des faits qu'ils auraient commis alors qu'ils étaient mineurs.<br />
<br />
Appelant à leur libération, ils s'étaient inquiétés d'un « schéma de persécution » et d'une longue histoire de discriminations visant cette minorité.<br />
<br />
Duaa Dhainy, chercheuse pour l'Organisation euro-saoudienne pour les droits humains (ESOHR), basée à Berlin, estime que M. Manasif pourrait être exécuté « à tout moment ».<br />
<br />
« Notre organisation a reçu des informations selon lesquelles la Cour suprême a rendu une décision définitive ordonnant son exécution », a-t-elle déclaré à l'AFP.<br />
<br />
Selon Mme Dhainy, deux personnes ont été exécutées en 2025 pour des faits qu'elles auraient commis lorsqu'elles étaient mineures.<br />
<br />
L'Arabie saoudite a exécuté 190 personnes cette année, dont 89 Saoudiens et 116 condamnés pour trafic de stupéfiants, parmi lesquels 80 étrangers, selon un décompte de l'AFP.<br />
<br />
Selon Amnesty International, le royaume s'est classé troisième pour le nombre d'exécutions entre 2022 et 2025, derrière la Chine et l'Iran.<br />
<br />
Riyad juge la peine capitale nécessaire au maintien de l'ordre et assure ne l'appliquer qu'après épuisement des recours.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12837</guid>
      <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Les polémiques sur les exécutions attisent le débat sur la peine capitale, selon la directrice d'une ONG américaine</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12838</link>
      <description>La mise à mort ratée d'une femme, puis la polémique sur la diffusion en direct d'un peloton d'exécution militaire ont spectaculairement ravivé le débat sur la peine capitale aux États-Unis, explique Robin Maher, directrice du Death Penalty Information Center, dans un entretien à l'AFP.&#13;
&#13;
Face à l'indignation soulevée par cette idée, le président républicain Donald Trump, ardent partisan de la peine de mort, a annoncé la semaine dernière qu'il renonçait à la diffusion en direct de l'exécution par l'armée, prévue le 3 décembre, de l'auteur d'un attentat meurtrier contre des soldats américains, Nidal Hasan, 56 ans.&#13;
&#13;
Quelques jours auparavant, Christa Pike, une femme de 50 ans qui a survécu à deux injections létales dans le Tennessee (sud), était retournée en prison.&#13;
&#13;
"Il est très difficile de comprendre comment cela a pu arriver aux États-Unis, et plus encore d'imaginer que cette femme puisse subir une deuxième tentative d'exécution", déclare à l'AFP Robin Maher, directrice de l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPI), qualifiant sa survie de "miraculeuse".&#13;
&#13;
Quant à la diffusion en direct de l'exécution de Nidal Hasan, "mon intuition était que cela ne passerait pas bien auprès de l'opinion américaine et que les gens se détourneraient d'un tel spectacle", confie-t-elle.&#13;
&#13;
Ces deux cas extrêmes ont relancé la controverse sur les différents modes de mise à mort, parfois au détriment d'un débat plus fondamental sur la légitimité de la peine capitale et de son application disproportionnée à des populations déjà défavorisées, déplore Robin Maher.&#13;
&#13;
"Savoir si nous devrions utiliser la peine de mort et quelles sont les personnes exécutées sont des questions dont la population américaine devrait se préoccuper de manière plus significative que celle de déterminer comment nous allons tuer les gens", estime-t-elle.&#13;
&#13;
&#13;
- "Enorme décalage" -&#13;
&#13;
&#13;
"En tout cas, ce dont nous n'avons pas besoin, c'est d'explorer de nouvelles méthodes", étant donné que toutes sont faillibles, rappelle la directrice du DPI, dénonçant l'opacité de l'ensemble du processus, de la provenance des produits utilisés à la qualification du personnel chargé de l'exécution.&#13;
&#13;
"Tant qu'il y aura des êtres humains agissant dans le secret, il y aura des erreurs, comme nous l'avons constaté pour toutes, du peloton d'exécution à la pendaison, en passant par l'injection létale et l'inhalation d'azote", énumère-t-elle.&#13;
&#13;
"Il y a un énorme décalage entre ce que font les élus dans les États et ce que veut la population américaine. Nous avons des élus qui fixent des dates d'exécution qui sont en fait un indicateur de ce qui se passait il y a 30 ans", remarque Robin Maher, citant l'exemple de Christa Pike, condamnée à mort en 1996.&#13;
&#13;
"À l'époque, nous avions plus de 300 nouvelles condamnations à mort chaque année. L'an dernier il n'y en a eu que 23", souligne-t-elle. "À un certain moment, il faudra que l'opinion publique rattrape les responsables élus".&#13;
&#13;
Car la population américaine en général réprouve de plus en plus la peine capitale, en particulier la jeunesse, au regard notamment des plus de 200 condamnés innocentés après de longues années dans le couloir de la mort, explique la directrice du DPI.&#13;
&#13;
"Le racisme, l'injustice de tant de procès, de tant d'appels, ont eu un véritable écho dans l'opinion américaine", sapant les fondements du soutien public à la peine de mort, poursuit-elle.&#13;
&#13;
"Il reste simplement l'idée qu'il s'agit d'une vengeance. Et pour certains Américains, c'est suffisant. Mais pour beaucoup d'autres, cela ne l'est pas".</description>
      <content:encoded><![CDATA[La mise à mort ratée d'une femme, puis la polémique sur la diffusion en direct d'un peloton d'exécution militaire ont spectaculairement ravivé le débat sur la peine capitale aux États-Unis, explique Robin Maher, directrice du Death Penalty Information Center, dans un entretien à l'AFP.<br />
<br />
Face à l'indignation soulevée par cette idée, le président républicain Donald Trump, ardent partisan de la peine de mort, a annoncé la semaine dernière qu'il renonçait à la diffusion en direct de l'exécution par l'armée, prévue le 3 décembre, de l'auteur d'un attentat meurtrier contre des soldats américains, Nidal Hasan, 56 ans.<br />
<br />
Quelques jours auparavant, Christa Pike, une femme de 50 ans qui a survécu à deux injections létales dans le Tennessee (sud), était retournée en prison.<br />
<br />
"Il est très difficile de comprendre comment cela a pu arriver aux États-Unis, et plus encore d'imaginer que cette femme puisse subir une deuxième tentative d'exécution", déclare à l'AFP Robin Maher, directrice de l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPI), qualifiant sa survie de "miraculeuse".<br />
<br />
Quant à la diffusion en direct de l'exécution de Nidal Hasan, "mon intuition était que cela ne passerait pas bien auprès de l'opinion américaine et que les gens se détourneraient d'un tel spectacle", confie-t-elle.<br />
<br />
Ces deux cas extrêmes ont relancé la controverse sur les différents modes de mise à mort, parfois au détriment d'un débat plus fondamental sur la légitimité de la peine capitale et de son application disproportionnée à des populations déjà défavorisées, déplore Robin Maher.<br />
<br />
"Savoir si nous devrions utiliser la peine de mort et quelles sont les personnes exécutées sont des questions dont la population américaine devrait se préoccuper de manière plus significative que celle de déterminer comment nous allons tuer les gens", estime-t-elle.<br />
<br />
<br />
- "Enorme décalage" -<br />
<br />
<br />
"En tout cas, ce dont nous n'avons pas besoin, c'est d'explorer de nouvelles méthodes", étant donné que toutes sont faillibles, rappelle la directrice du DPI, dénonçant l'opacité de l'ensemble du processus, de la provenance des produits utilisés à la qualification du personnel chargé de l'exécution.<br />
<br />
"Tant qu'il y aura des êtres humains agissant dans le secret, il y aura des erreurs, comme nous l'avons constaté pour toutes, du peloton d'exécution à la pendaison, en passant par l'injection létale et l'inhalation d'azote", énumère-t-elle.<br />
<br />
"Il y a un énorme décalage entre ce que font les élus dans les États et ce que veut la population américaine. Nous avons des élus qui fixent des dates d'exécution qui sont en fait un indicateur de ce qui se passait il y a 30 ans", remarque Robin Maher, citant l'exemple de Christa Pike, condamnée à mort en 1996.<br />
<br />
"À l'époque, nous avions plus de 300 nouvelles condamnations à mort chaque année. L'an dernier il n'y en a eu que 23", souligne-t-elle. "À un certain moment, il faudra que l'opinion publique rattrape les responsables élus".<br />
<br />
Car la population américaine en général réprouve de plus en plus la peine capitale, en particulier la jeunesse, au regard notamment des plus de 200 condamnés innocentés après de longues années dans le couloir de la mort, explique la directrice du DPI.<br />
<br />
"Le racisme, l'injustice de tant de procès, de tant d'appels, ont eu un véritable écho dans l'opinion américaine", sapant les fondements du soutien public à la peine de mort, poursuit-elle.<br />
<br />
"Il reste simplement l'idée qu'il s'agit d'une vengeance. Et pour certains Américains, c'est suffisant. Mais pour beaucoup d'autres, cela ne l'est pas".]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12838</guid>
      <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Afrique : la peine de mort rétablie au Burkina Faso</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12839</link>
      <description>Le Burkina Faso a réintroduit mardi la peine de mort dans son nouveau Code pénal, adopté à l'unanimité par l'Assemblée législative du peuple, selon le ministère de la Justice&#13;
&#13;
Le Burkina Faso a réintroduit mardi la peine de mort dans un nouveau Code pénal, après un vote à l'unanimité des membres non élus de l'Assemblée législative du peuple (ALP), qui fait office de Parlement dans ce pays dirigé par une junte depuis fin 2022.&#13;
&#13;
« Cette réforme législative vise à renforcer l'ordre public, à consolider les valeurs fondamentales de la Nation et à garantir la sécurité des personnes et des biens », a écrit le ministère de la Justice dans une publication sur Facebook. La peine de mort avait été abolie en 2018 au Burkina.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Burkina Faso a réintroduit mardi la peine de mort dans son nouveau Code pénal, adopté à l'unanimité par l'Assemblée législative du peuple, selon le ministère de la Justice<br />
<br />
Le Burkina Faso a réintroduit mardi la peine de mort dans un nouveau Code pénal, après un vote à l'unanimité des membres non élus de l'Assemblée législative du peuple (ALP), qui fait office de Parlement dans ce pays dirigé par une junte depuis fin 2022.<br />
<br />
« Cette réforme législative vise à renforcer l'ordre public, à consolider les valeurs fondamentales de la Nation et à garantir la sécurité des personnes et des biens », a écrit le ministère de la Justice dans une publication sur Facebook. La peine de mort avait été abolie en 2018 au Burkina.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12839</guid>
      <pubDate>Tue, 20 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Syrie. Deux nouvelles condamnations à mort au procès des massacres d'alaouites</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12830</link>
      <description>La justice syrienne a prononcé jeudi de nouvelles condamnations au procès des personnes impliquées dans les massacres d'alaouites sur le littoral en 2025, infligeant la peine de mort à deux anciens partisans du président déchu Bachar el-Assad.&#13;
&#13;
Quatorze personnes au total ont comparu à Alep pour les violences qui ont ciblé durant trois jours sur la côte syrienne en mars 2025 la minorité alaouite à laquelle appartient Bachar el-Assad, faisant des centaines de morts.&#13;
&#13;
Les autorités avaient accusé les partisans de l'ancien président d'attiser la violence en attaquant les forces de sécurité.&#13;
&#13;
La commission nationale d'enquête a identifié 298 suspects d'implication dans ce déchaînement de violences, qui ont fait 238 morts dans les rangs des forces de sécurité et de l'armée.&#13;
&#13;
La justice avait rendu quatre premières décisions le 17 septembre, condamnant un partisan de l'ex-président à la pendaison, un autre à la prison à vie et un membre du ministère de la Défense à 20 ans de prison. Un autre partisan présumé de Bachar el-Assad avait lui été acquitté.&#13;
&#13;
Jeudi, deux nouvelles condamnations à la pendaison ont été prononcées contre des partisans du dirigeant chassé du pouvoir en décembre 2024, pour « agression visant à provoquer une guerre civile et des affrontements confessionnels » et pour « le crime de direction et d'encadrement de bandes armées ».&#13;
&#13;
Un troisième a été condamné à 12 ans de prison pour complicité de ces crimes.&#13;
&#13;
Concernant sept membres du ministère de la Défense, la justice en a condamné un à 20 ans de prison pour meurtre, un autre à trois ans de prison pour torture, et trois à des peines allant de deux mois à deux ans de prison. Les deux autres ont été acquittés.&#13;
&#13;
Selon la commission d'enquête, les massacres de mars 2025 ont fait 1.426 morts, pour la plupart des civils, tandis que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé au Royaume-Uni et disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie, en a recensé près de 1.700.&#13;
&#13;
Malgré les assurances des autorités islamistes ayant pris le pouvoir fin 2024 en matière de respect des droits des minorités du pays multiethnique et multiconfessionnel, les alaouites et autres minorités syriennes demeurent inquiètes.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La justice syrienne a prononcé jeudi de nouvelles condamnations au procès des personnes impliquées dans les massacres d'alaouites sur le littoral en 2025, infligeant la peine de mort à deux anciens partisans du président déchu Bachar el-Assad.<br />
<br />
Quatorze personnes au total ont comparu à Alep pour les violences qui ont ciblé durant trois jours sur la côte syrienne en mars 2025 la minorité alaouite à laquelle appartient Bachar el-Assad, faisant des centaines de morts.<br />
<br />
Les autorités avaient accusé les partisans de l'ancien président d'attiser la violence en attaquant les forces de sécurité.<br />
<br />
La commission nationale d'enquête a identifié 298 suspects d'implication dans ce déchaînement de violences, qui ont fait 238 morts dans les rangs des forces de sécurité et de l'armée.<br />
<br />
La justice avait rendu quatre premières décisions le 17 septembre, condamnant un partisan de l'ex-président à la pendaison, un autre à la prison à vie et un membre du ministère de la Défense à 20 ans de prison. Un autre partisan présumé de Bachar el-Assad avait lui été acquitté.<br />
<br />
Jeudi, deux nouvelles condamnations à la pendaison ont été prononcées contre des partisans du dirigeant chassé du pouvoir en décembre 2024, pour « agression visant à provoquer une guerre civile et des affrontements confessionnels » et pour « le crime de direction et d'encadrement de bandes armées ».<br />
<br />
Un troisième a été condamné à 12 ans de prison pour complicité de ces crimes.<br />
<br />
Concernant sept membres du ministère de la Défense, la justice en a condamné un à 20 ans de prison pour meurtre, un autre à trois ans de prison pour torture, et trois à des peines allant de deux mois à deux ans de prison. Les deux autres ont été acquittés.<br />
<br />
Selon la commission d'enquête, les massacres de mars 2025 ont fait 1.426 morts, pour la plupart des civils, tandis que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé au Royaume-Uni et disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie, en a recensé près de 1.700.<br />
<br />
Malgré les assurances des autorités islamistes ayant pris le pouvoir fin 2024 en matière de respect des droits des minorités du pays multiethnique et multiconfessionnel, les alaouites et autres minorités syriennes demeurent inquiètes.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12830</guid>
      <pubDate>Thu, 15 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Face au tollé, les Etats-Unis renoncent à diffuser en direct l'exécution d'un condamné</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12832</link>
      <description>Donald Trump a annoncé jeudi qu'il renonçait à diffuser en direct la mise à mort par peloton d'exécution militaire d'un meurtrier de soldats américains, une éventualité qui avait soulevé l'indignation aux Etats-Unis.&#13;
&#13;
"Il sera exécuté, comme prévu, par un peloton d'exécution, mais cet événement ne sera pas retransmis en direct", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.&#13;
&#13;
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth avait annoncé que cette exécution serait diffusée en direct. Cette décision avait soulevé un tollé aux Etats-Unis, jusque dans les rangs républicains.&#13;
&#13;
Une telle diffusion constituerait une forme de "torture", avait dénoncé vendredi le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.&#13;
&#13;
Prise de distances&#13;
&#13;
Le vice-président JD Vance avait lui-même pris ses distances avec l'annonce de Pete Hegseth, ancien présentateur de Fox News friand de mises en scène martiales.&#13;
&#13;
"Je pense que la diffusion en direct de l'exécution, à la vue de tous, aurait pu constituer un puissant moyen de dissuasion pour le monde entier, qui aurait ainsi pu constater comment les Etats-Unis traitent les terroristes et la racaille", a commenté Donald Trump dans son message.&#13;
&#13;
"Cependant, de nombreuses personnes honnêtes et bien intentionnées préféreraient ne pas le voir mourir, que ce soit en direct ou par le biais de tout autre support visuel", a ajouté le président. Il a précisé que les proches des victimes pourront toutefois assister à l'exécution en personne s'ils le souhaitent.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Donald Trump a annoncé jeudi qu'il renonçait à diffuser en direct la mise à mort par peloton d'exécution militaire d'un meurtrier de soldats américains, une éventualité qui avait soulevé l'indignation aux Etats-Unis.<br />
<br />
"Il sera exécuté, comme prévu, par un peloton d'exécution, mais cet événement ne sera pas retransmis en direct", a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.<br />
<br />
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth avait annoncé que cette exécution serait diffusée en direct. Cette décision avait soulevé un tollé aux Etats-Unis, jusque dans les rangs républicains.<br />
<br />
Une telle diffusion constituerait une forme de "torture", avait dénoncé vendredi le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.<br />
<br />
Prise de distances<br />
<br />
Le vice-président JD Vance avait lui-même pris ses distances avec l'annonce de Pete Hegseth, ancien présentateur de Fox News friand de mises en scène martiales.<br />
<br />
"Je pense que la diffusion en direct de l'exécution, à la vue de tous, aurait pu constituer un puissant moyen de dissuasion pour le monde entier, qui aurait ainsi pu constater comment les Etats-Unis traitent les terroristes et la racaille", a commenté Donald Trump dans son message.<br />
<br />
"Cependant, de nombreuses personnes honnêtes et bien intentionnées préféreraient ne pas le voir mourir, que ce soit en direct ou par le biais de tout autre support visuel", a ajouté le président. Il a précisé que les proches des victimes pourront toutefois assister à l'exécution en personne s'ils le souhaitent.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12832</guid>
      <pubDate>Thu, 15 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence Télégraphique Suisse - ATS</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran : exécution d'un homme accusé de terrorisme durant la guerre</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12825</link>
      <description>La justice iranienne a annoncé mercredi la pendaison d'un homme, présenté comme le responsable d'attentats durant la guerre contre Israël et les États-Unis, au moment où les exécutions liées au conflit se multiplient en Iran. « Ali-Sina Mostafavi, terroriste armé et agent de l'ennemi américano-sioniste durant la guerre, a été pendu », a indiqué le pouvoir judiciaire. Le communiqué ne précise ni la date de son arrestation ni celle de son procès. L'accusé avait perpétré « plusieurs attentats terroristes armés » à Kerman (sud-est), faisant des blessés parmi la population, a affirmé la justice iranienne.&#13;
&#13;
Le pouvoir judiciaire a également accusé Ali-Sina Mostafavi de « moharebeh » (« guerre contre Dieu » en persan), l'une des infractions les plus graves et passible de la peine de mort, et de « communication avec des médias hostiles affiliés au régime sioniste », en référence à Israël, ennemi juré du pouvoir iranien. La justice reproche également à Ali-Sina Mostafavi d'avoir été en contact avec « le mouvement monarchiste », dont Reza Pahlavi est la figure. Le fils du chah destitué en 1979 lors de la Révolution islamique, qui vit en exil aux États-Unis, appelle régulièrement à renverser le pouvoir à Téhéran.&#13;
&#13;
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une attaque conjointe contre la République islamique, déclenchant la guerre au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts. Depuis, les arrestations et les exécutions se sont multipliées en Iran, en lien à la fois avec le conflit et les manifestations antigouvernementales survenues en début d'année, marquées par des dégradations d'une ampleur inédite et de nombreux morts. Selon des ONG, dont Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La justice iranienne a annoncé mercredi la pendaison d'un homme, présenté comme le responsable d'attentats durant la guerre contre Israël et les États-Unis, au moment où les exécutions liées au conflit se multiplient en Iran. « Ali-Sina Mostafavi, terroriste armé et agent de l'ennemi américano-sioniste durant la guerre, a été pendu », a indiqué le pouvoir judiciaire. Le communiqué ne précise ni la date de son arrestation ni celle de son procès. L'accusé avait perpétré « plusieurs attentats terroristes armés » à Kerman (sud-est), faisant des blessés parmi la population, a affirmé la justice iranienne.<br />
<br />
Le pouvoir judiciaire a également accusé Ali-Sina Mostafavi de « moharebeh » (« guerre contre Dieu » en persan), l'une des infractions les plus graves et passible de la peine de mort, et de « communication avec des médias hostiles affiliés au régime sioniste », en référence à Israël, ennemi juré du pouvoir iranien. La justice reproche également à Ali-Sina Mostafavi d'avoir été en contact avec « le mouvement monarchiste », dont Reza Pahlavi est la figure. Le fils du chah destitué en 1979 lors de la Révolution islamique, qui vit en exil aux États-Unis, appelle régulièrement à renverser le pouvoir à Téhéran.<br />
<br />
Le 28 février, les États-Unis et Israël ont lancé une attaque conjointe contre la République islamique, déclenchant la guerre au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts. Depuis, les arrestations et les exécutions se sont multipliées en Iran, en lien à la fois avec le conflit et les manifestations antigouvernementales survenues en début d'année, marquées par des dégradations d'une ampleur inédite et de nombreux morts. Selon des ONG, dont Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12825</guid>
      <pubDate>Wed, 14 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Au moins 31 personnes exécutées par les forces pro-Haftar dans l'est de la Libye, affirme HRW</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12826</link>
      <description>L'ONG Human Rights Watch a affirmé mercredi qu'au moins 31 personnes avaient été exécutées depuis la fin août par les autorités militaires de l'est de la Libye, les premières exécutions signalées dans le pays depuis 2010 selon l'organisation.&#13;
&#13;
Les forces contrôlées par le maréchal Khalifa Haftar et son clan, au pouvoir dans l'est et le sud de la Libye, ont exécuté ces personnes « à l'issue de procès militaires manifestement inéquitables », a dénoncé l'ONG dans un communiqué.&#13;
&#13;
Selon Human Rights Watch, il s'agit des « premières exécutions connues en Libye depuis 2010, alors qu'au moins 50 autres personnes détenues à la prison militaire de Guernada courent un risque imminent d'exécution », a-t-elle averti.&#13;
&#13;
La prison de Guernada est située à environ 100 km au nord-est de Benghazi. Elle est en grande partie sous contrôle militaire, en dehors de la compétence des autorités judiciaires.&#13;
&#13;
Cette infrastructure est souvent dénoncée pour de graves violations des droits humains, des actes de torture et des mauvais traitements.&#13;
&#13;
Les forces contrôlées par le maréchal Haftar et ses fils « exécutent des personnes à la suite de procès secrets basés sur des aveux obtenus sous la torture et devant des tribunaux (...) non compétents pour juger des civils », a indiqué Bassam Khawaja, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de HRW.&#13;
&#13;
La peine de mort est toujours en vigueur en Libye et reste prévue par le Code pénal pour des faits de meurtre, des actes terroristes ou d'atteinte à la sécurité de l'État. Si des tribunaux libyens prononcent des peines capitales, celles-ci sont restées, jusque-là, non appliquées.&#13;
&#13;
« Durant 15 ans, la Libye n'a mené aucune exécution » mais le moratoire a été brisé « en l'espace de quelques semaines », a déploré M. Khawaja.&#13;
&#13;
« La vie d'au moins 50 autres personnes dépend désormais du fait que les forces de Khalifa Haftar, ainsi que les gouvernements qui les soutiennent, décident ou non de mettre fin » à ces exécutions, a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
La Libye peine à retrouver sa stabilité depuis la chute et la mort de Mouammar Kadhafi en 2011.&#13;
&#13;
Deux exécutifs s'y disputent actuellement le pouvoir : celui dirigé par Abdelhamid Dbeibah, reconnu par l'ONU, et un autre dans l'Est, contrôlé par le puissant maréchal Khalifa Haftar et son clan.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'ONG Human Rights Watch a affirmé mercredi qu'au moins 31 personnes avaient été exécutées depuis la fin août par les autorités militaires de l'est de la Libye, les premières exécutions signalées dans le pays depuis 2010 selon l'organisation.<br />
<br />
Les forces contrôlées par le maréchal Khalifa Haftar et son clan, au pouvoir dans l'est et le sud de la Libye, ont exécuté ces personnes « à l'issue de procès militaires manifestement inéquitables », a dénoncé l'ONG dans un communiqué.<br />
<br />
Selon Human Rights Watch, il s'agit des « premières exécutions connues en Libye depuis 2010, alors qu'au moins 50 autres personnes détenues à la prison militaire de Guernada courent un risque imminent d'exécution », a-t-elle averti.<br />
<br />
La prison de Guernada est située à environ 100 km au nord-est de Benghazi. Elle est en grande partie sous contrôle militaire, en dehors de la compétence des autorités judiciaires.<br />
<br />
Cette infrastructure est souvent dénoncée pour de graves violations des droits humains, des actes de torture et des mauvais traitements.<br />
<br />
Les forces contrôlées par le maréchal Haftar et ses fils « exécutent des personnes à la suite de procès secrets basés sur des aveux obtenus sous la torture et devant des tribunaux (...) non compétents pour juger des civils », a indiqué Bassam Khawaja, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord de HRW.<br />
<br />
La peine de mort est toujours en vigueur en Libye et reste prévue par le Code pénal pour des faits de meurtre, des actes terroristes ou d'atteinte à la sécurité de l'État. Si des tribunaux libyens prononcent des peines capitales, celles-ci sont restées, jusque-là, non appliquées.<br />
<br />
« Durant 15 ans, la Libye n'a mené aucune exécution » mais le moratoire a été brisé « en l'espace de quelques semaines », a déploré M. Khawaja.<br />
<br />
« La vie d'au moins 50 autres personnes dépend désormais du fait que les forces de Khalifa Haftar, ainsi que les gouvernements qui les soutiennent, décident ou non de mettre fin » à ces exécutions, a-t-il ajouté.<br />
<br />
La Libye peine à retrouver sa stabilité depuis la chute et la mort de Mouammar Kadhafi en 2011.<br />
<br />
Deux exécutifs s'y disputent actuellement le pouvoir : celui dirigé par Abdelhamid Dbeibah, reconnu par l'ONU, et un autre dans l'Est, contrôlé par le puissant maréchal Khalifa Haftar et son clan.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12826</guid>
      <pubDate>Wed, 14 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>La Floride exécute un détenu qui avait tué son compagnon de cellule dans l'espoir d'être condamné à mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12822</link>
      <description>Un détenu de Floride qui avait déclaré avoir tué son compagnon de cellule dans le but précis d'être condamné à mort a été exécuté mardi, près de 18 ans après les faits.&#13;
&#13;
James Robertson, âgé de 63 ans, a refusé de prononcer des dernières paroles avant de recevoir une injection à trois médicaments et a été déclaré mort environ 10 minutes plus tard. Cela contrastait fortement avec l'exécution ratée de Christa Pike au Tennessee il y a deux semaines, où elle avait été transportée d'urgence à l'hôpital après avoir survécu à deux doses létales de pentobarbital.&#13;
&#13;
L'exécution de M. Robertson, la première en Floride depuis celle de Mme Pike, survient à un moment où la peine de mort fait l'objet d'une attention croissante aux États-Unis. Le Pentagone a annoncé la semaine dernière qu'il diffuserait en direct l'exécution par peloton d'exécution de Nidal Malik Hasan, l'auteur de la fusillade de Fort Hood, ce qui a suscité des critiques de la part des députés républicains et démocrates.&#13;
&#13;
«La Floride dispose d'un processus et d'un protocole d'injection létale rigoureux», a déclaré Jordan Kirkland, porte-parole du ministère des Services correctionnels de l'État, lors d'une conférence de presse avant l'exécution. Bien qu'il n'ait pas pu se prononcer sur la procédure d'injection létale du Tennessee, il a affirmé que la Floride veillerait à ce que son processus soit «humain et digne».&#13;
&#13;
Selon le ministère des Services correctionnels, la Floride procède aux exécutions en injectant aux condamnés un sédatif, un paralysant et un médicament qui arrête le cœur.&#13;
&#13;
Robertson souhaitait être exécuté&#13;
&#13;
Robertson avait plaidé coupable de meurtre au premier degré pour avoir étranglé Frank Hart pendant son sommeil en 2008, et avait renoncé à tout appel. Il avait déclaré aux enquêteurs qu'il avait agi ainsi pour ne pas avoir à passer le reste de sa vie en prison.&#13;
&#13;
M. Hart a été tué à peine huit jours avant la date prévue de sa libération, a déclaré sa fille, Rebecca Hart, aux journalistes à la prison d'État de la Floride. Elle a souligné que son père n'était pas simplement un élément de l'histoire de M. Robertson.&#13;
&#13;
«Lorsqu'un être cher vous est enlevé de manière aussi violente, le monde continue de tourner, même si une partie de vous-même a l'impression de s'être arrêtée», a-t-elle lu. «Les autres continuent de vivre leur vie, mais vous portez votre perte dans chaque jour à venir.»&#13;
&#13;
Robertson avait 17 ans lorsqu'il a été incarcéré en 1980 pour cambriolage et agression. Des années de condamnations pour évasion, voies de fait et possession d'armes pendant son incarcération n'ont cessé d'allonger la durée totale de sa peine. Hart avait été incarcéré en 2003 à la suite d'une condamnation pour agression sexuelle.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un détenu de Floride qui avait déclaré avoir tué son compagnon de cellule dans le but précis d'être condamné à mort a été exécuté mardi, près de 18 ans après les faits.<br />
<br />
James Robertson, âgé de 63 ans, a refusé de prononcer des dernières paroles avant de recevoir une injection à trois médicaments et a été déclaré mort environ 10 minutes plus tard. Cela contrastait fortement avec l'exécution ratée de Christa Pike au Tennessee il y a deux semaines, où elle avait été transportée d'urgence à l'hôpital après avoir survécu à deux doses létales de pentobarbital.<br />
<br />
L'exécution de M. Robertson, la première en Floride depuis celle de Mme Pike, survient à un moment où la peine de mort fait l'objet d'une attention croissante aux États-Unis. Le Pentagone a annoncé la semaine dernière qu'il diffuserait en direct l'exécution par peloton d'exécution de Nidal Malik Hasan, l'auteur de la fusillade de Fort Hood, ce qui a suscité des critiques de la part des députés républicains et démocrates.<br />
<br />
«La Floride dispose d'un processus et d'un protocole d'injection létale rigoureux», a déclaré Jordan Kirkland, porte-parole du ministère des Services correctionnels de l'État, lors d'une conférence de presse avant l'exécution. Bien qu'il n'ait pas pu se prononcer sur la procédure d'injection létale du Tennessee, il a affirmé que la Floride veillerait à ce que son processus soit «humain et digne».<br />
<br />
Selon le ministère des Services correctionnels, la Floride procède aux exécutions en injectant aux condamnés un sédatif, un paralysant et un médicament qui arrête le cœur.<br />
<br />
Robertson souhaitait être exécuté<br />
<br />
Robertson avait plaidé coupable de meurtre au premier degré pour avoir étranglé Frank Hart pendant son sommeil en 2008, et avait renoncé à tout appel. Il avait déclaré aux enquêteurs qu'il avait agi ainsi pour ne pas avoir à passer le reste de sa vie en prison.<br />
<br />
M. Hart a été tué à peine huit jours avant la date prévue de sa libération, a déclaré sa fille, Rebecca Hart, aux journalistes à la prison d'État de la Floride. Elle a souligné que son père n'était pas simplement un élément de l'histoire de M. Robertson.<br />
<br />
«Lorsqu'un être cher vous est enlevé de manière aussi violente, le monde continue de tourner, même si une partie de vous-même a l'impression de s'être arrêtée», a-t-elle lu. «Les autres continuent de vivre leur vie, mais vous portez votre perte dans chaque jour à venir.»<br />
<br />
Robertson avait 17 ans lorsqu'il a été incarcéré en 1980 pour cambriolage et agression. Des années de condamnations pour évasion, voies de fait et possession d'armes pendant son incarcération n'ont cessé d'allonger la durée totale de sa peine. Hart avait été incarcéré en 2003 à la suite d'une condamnation pour agression sexuelle.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12822</guid>
      <pubDate>Tue, 13 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Associated Press - AP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Peine de mort : le Comité des Ministres réaffirme son engagement en faveur de l'abolition universelle</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12820</link>
      <description>Les gouvernements des 46 États membres du Conseil de l'Europe alertent sur les reculs observés dans le monde&#13;
&#13;
Face à la hausse des exécutions dans le monde et aux initiatives visant à étendre le recours à la peine capitale, le Comité des Ministres réaffirme son opposition absolue à la peine de mort et appelle à poursuivre les efforts en faveur de son abolition universelle, dans une série de décisions adoptées lors de sa réunion du 7 octobre.&#13;
&#13;
Les États membres dénoncent notamment la situation en Iran, la reprise des exécutions au Japon et leur augmentation aux États-Unis, ainsi que l'élargissement du champ d'application de la peine de mort par Israël. Ils mettent également en garde contre les débats visant à réintroduire la peine capitale dans les pays abolitionnistes.&#13;
&#13;
Le Comité des Ministres appelle une nouvelle fois le Bélarus, dernier pays d'Europe à appliquer la peine de mort, à suspendre toutes les exécutions dans l'attente de son abolition et à appliquer les peines de substitution prévues par sa législation.&#13;
&#13;
Il souligne également l'importance de la coopération internationale et de la sensibilisation des jeunes. Il salue notamment l'abolition de la peine de mort au Liban et la tenue du prochain Congrès mondial contre la peine de mort au Maroc en 2029.&#13;
&#13;
Enfin, il rappelle que 2027 marquera 30 ans sans exécution dans les 46 États membres du Conseil de l'Europe.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Les gouvernements des 46 États membres du Conseil de l'Europe alertent sur les reculs observés dans le monde<br />
<br />
Face à la hausse des exécutions dans le monde et aux initiatives visant à étendre le recours à la peine capitale, le Comité des Ministres réaffirme son opposition absolue à la peine de mort et appelle à poursuivre les efforts en faveur de son abolition universelle, dans une série de décisions adoptées lors de sa réunion du 7 octobre.<br />
<br />
Les États membres dénoncent notamment la situation en Iran, la reprise des exécutions au Japon et leur augmentation aux États-Unis, ainsi que l'élargissement du champ d'application de la peine de mort par Israël. Ils mettent également en garde contre les débats visant à réintroduire la peine capitale dans les pays abolitionnistes.<br />
<br />
Le Comité des Ministres appelle une nouvelle fois le Bélarus, dernier pays d'Europe à appliquer la peine de mort, à suspendre toutes les exécutions dans l'attente de son abolition et à appliquer les peines de substitution prévues par sa législation.<br />
<br />
Il souligne également l'importance de la coopération internationale et de la sensibilisation des jeunes. Il salue notamment l'abolition de la peine de mort au Liban et la tenue du prochain Congrès mondial contre la peine de mort au Maroc en 2029.<br />
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Enfin, il rappelle que 2027 marquera 30 ans sans exécution dans les 46 États membres du Conseil de l'Europe.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12820</guid>
      <pubDate>Mon, 12 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran : exécution d'un homme accusé d'avoir soutenu un groupe armé</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12821</link>
      <description>La justice iranienne a annoncé lundi l'exécution dimanche d'un homme accusé d'avoir soutenu un groupe jihadiste impliqué dans l'attaque mortelle d'un commissariat en 2024, sur fond de multiplication des pendaisons dans le pays. « Omar Dorostaran, un membre du groupe terroriste Jaïch al-Adl, a été pendu après son arrestation, suivant les procédures judiciaires et après la confirmation de sa peine par la Cour suprême », a déclaré Mizan, l'agence du pouvoir judiciaire.&#13;
&#13;
Le communiqué ne précise ni la date de son arrestation ni celle de son procès. Il avait été condamné à mort pour « rébellion armée » et « complicité » après l'attaque mortelle en 2024 d'un commissariat dans la région du Sistan-Balouchistan (sud-est), attribuée au groupe jihadiste et séparatiste sunnite Jaïch al-Adl (« Armée de la justice »), considéré comme terroriste par Téhéran.&#13;
&#13;
Selon Mizan, il était accusé d'avoir « fourni un soutien logistique aux équipes opérationnelles du groupe », notamment en organisant l'hébergement de ses membres ou en les transportant sur les lieux d'attaques. Les affrontements entre groupes armés et forces de sécurité iraniennes dans le Sistan-Balouchistan, l'une des provinces les plus pauvres d'Iran, se sont intensifiés ces dernières semaines. Selon des ONG, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La justice iranienne a annoncé lundi l'exécution dimanche d'un homme accusé d'avoir soutenu un groupe jihadiste impliqué dans l'attaque mortelle d'un commissariat en 2024, sur fond de multiplication des pendaisons dans le pays. « Omar Dorostaran, un membre du groupe terroriste Jaïch al-Adl, a été pendu après son arrestation, suivant les procédures judiciaires et après la confirmation de sa peine par la Cour suprême », a déclaré Mizan, l'agence du pouvoir judiciaire.<br />
<br />
Le communiqué ne précise ni la date de son arrestation ni celle de son procès. Il avait été condamné à mort pour « rébellion armée » et « complicité » après l'attaque mortelle en 2024 d'un commissariat dans la région du Sistan-Balouchistan (sud-est), attribuée au groupe jihadiste et séparatiste sunnite Jaïch al-Adl (« Armée de la justice »), considéré comme terroriste par Téhéran.<br />
<br />
Selon Mizan, il était accusé d'avoir « fourni un soutien logistique aux équipes opérationnelles du groupe », notamment en organisant l'hébergement de ses membres ou en les transportant sur les lieux d'attaques. Les affrontements entre groupes armés et forces de sécurité iraniennes dans le Sistan-Balouchistan, l'une des provinces les plus pauvres d'Iran, se sont intensifiés ces dernières semaines. Selon des ONG, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12821</guid>
      <pubDate>Mon, 12 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>États-Unis: Christa Pike, réchappée d'une exécution, est de retour en prison</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12818</link>
      <description>Christa Pike, la condamnée qui a survécu à son exécution la semaine dernière aux États-Unis, est sortie de l'hôpital et est de retour en prison, ont annoncé samedi ses avocats.&#13;
&#13;
« Elle continue de recevoir des soins à la prison et nous continuerons de suivre son rétablissement », précisent les avocats dans un communiqué.&#13;
&#13;
Selon eux, Christa Pike est « reconnaissante » envers les équipes médicales dans « ces circonstances extraordinaires ».&#13;
&#13;
Jeudi, son avocat Stephen Ferrell avait indiqué qu'elle avait pu se lever et marcher pour la première fois dans sa chambre d'hôpital.&#13;
&#13;
« Elle va plutôt bien », avait affirmé l'avocat à la BBC, sans pour autant avoir vu ou parlé à sa cliente.&#13;
&#13;
Christa Pike devait être la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans le Tennessee pour avoir torturé et assassiné en 1995 une femme de 19 ans, un an de plus qu'elle à l'époque.&#13;
&#13;
Mais elle a survécu à deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, avant d'être admise en urgence dans un hôpital dans un état critique.&#13;
&#13;
Ses bras sont « très abîmés et elle ne peut pas beaucoup les utiliser », a affirmé Stephen Ferrell à la BBC.&#13;
&#13;
Séquelles&#13;
&#13;
Mentalement, cette femme de 50 ans reste également « quelque peu confuse » : « elle perd très facilement le fil de ses pensées et oublie où elle va », a déclaré l'avocat.&#13;
&#13;
« Je suppose que son état va continuer à s'améliorer, mais il pourrait y avoir des séquelles permanentes », a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
Une juge a ordonné mercredi à l'administration pénitentiaire de préserver toutes les preuves matérielles et documents liés à cet échec.&#13;
&#13;
Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a lui ordonné la suspension des exécutions dans son État et une enquête indépendante, puis a accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire.&#13;
&#13;
Cette dernière affirme avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans le Tennessee en mai 2025, après un moratoire de trois ans.&#13;
&#13;
L'exécution ratée de Christa Pike a provoqué un vif débat aux États-Unis sur la peine capitale.&#13;
&#13;
Ce débat intervient au moment où le Pentagone prévoit de diffuser en direct l'exécution par l'armée de l'auteur d'un attentat mortel contre des soldats américains.&#13;
&#13;
« Deux idées »&#13;
&#13;
Nidal Hasan, 56 ans, doit être fusillé le 3 décembre sur la base de Fort Hood, au Texas (sud), où il avait tué 13 personnes, dont 12 militaires, et blessé plus de 30 autres, le 5 novembre 2009, un attentat inspiré par l'organisation jihadiste Al-Qaïda.&#13;
&#13;
L'annonce de la diffusion en direct de l'exécution, prévue par le ministre de la Défense Pete Hegseth, a provoqué une vague d'indignation dans la classe politique, y compris chez les républicains.&#13;
&#13;
Donald Trump a affirmé samedi que la décision concernant la diffusion n'était pas arrêtée.&#13;
&#13;
« Il y a deux idées : ne pas la montrer et la montrer », a déclaré le président américain à la presse.&#13;
&#13;
« Parce qu'en la montrant, vous savez, peut-être que d'autres gens ne feront pas ce qu'il a fait », a-t-il ajouté à propos de Nidal Hasan.&#13;
&#13;
« Donc je prendrai une décision au bout du compte », a précisé le président octogénaire.&#13;
&#13;
Le pape Léon XIV a déclaré sur les réseaux sociaux samedi que la peine de mort était « inadmissible, car elle porte atteinte à l'inviolabilité et à la dignité de la personne ».&#13;
&#13;
« Il est possible de préserver le bien commun et de répondre aux exigences de la justice sans recourir à la peine capitale », a ajouté le premier souverain pontife américain.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Christa Pike, la condamnée qui a survécu à son exécution la semaine dernière aux États-Unis, est sortie de l'hôpital et est de retour en prison, ont annoncé samedi ses avocats.<br />
<br />
« Elle continue de recevoir des soins à la prison et nous continuerons de suivre son rétablissement », précisent les avocats dans un communiqué.<br />
<br />
Selon eux, Christa Pike est « reconnaissante » envers les équipes médicales dans « ces circonstances extraordinaires ».<br />
<br />
Jeudi, son avocat Stephen Ferrell avait indiqué qu'elle avait pu se lever et marcher pour la première fois dans sa chambre d'hôpital.<br />
<br />
« Elle va plutôt bien », avait affirmé l'avocat à la BBC, sans pour autant avoir vu ou parlé à sa cliente.<br />
<br />
Christa Pike devait être la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans le Tennessee pour avoir torturé et assassiné en 1995 une femme de 19 ans, un an de plus qu'elle à l'époque.<br />
<br />
Mais elle a survécu à deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, avant d'être admise en urgence dans un hôpital dans un état critique.<br />
<br />
Ses bras sont « très abîmés et elle ne peut pas beaucoup les utiliser », a affirmé Stephen Ferrell à la BBC.<br />
<br />
Séquelles<br />
<br />
Mentalement, cette femme de 50 ans reste également « quelque peu confuse » : « elle perd très facilement le fil de ses pensées et oublie où elle va », a déclaré l'avocat.<br />
<br />
« Je suppose que son état va continuer à s'améliorer, mais il pourrait y avoir des séquelles permanentes », a-t-il ajouté.<br />
<br />
Une juge a ordonné mercredi à l'administration pénitentiaire de préserver toutes les preuves matérielles et documents liés à cet échec.<br />
<br />
Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a lui ordonné la suspension des exécutions dans son État et une enquête indépendante, puis a accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire.<br />
<br />
Cette dernière affirme avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans le Tennessee en mai 2025, après un moratoire de trois ans.<br />
<br />
L'exécution ratée de Christa Pike a provoqué un vif débat aux États-Unis sur la peine capitale.<br />
<br />
Ce débat intervient au moment où le Pentagone prévoit de diffuser en direct l'exécution par l'armée de l'auteur d'un attentat mortel contre des soldats américains.<br />
<br />
« Deux idées »<br />
<br />
Nidal Hasan, 56 ans, doit être fusillé le 3 décembre sur la base de Fort Hood, au Texas (sud), où il avait tué 13 personnes, dont 12 militaires, et blessé plus de 30 autres, le 5 novembre 2009, un attentat inspiré par l'organisation jihadiste Al-Qaïda.<br />
<br />
L'annonce de la diffusion en direct de l'exécution, prévue par le ministre de la Défense Pete Hegseth, a provoqué une vague d'indignation dans la classe politique, y compris chez les républicains.<br />
<br />
Donald Trump a affirmé samedi que la décision concernant la diffusion n'était pas arrêtée.<br />
<br />
« Il y a deux idées : ne pas la montrer et la montrer », a déclaré le président américain à la presse.<br />
<br />
« Parce qu'en la montrant, vous savez, peut-être que d'autres gens ne feront pas ce qu'il a fait », a-t-il ajouté à propos de Nidal Hasan.<br />
<br />
« Donc je prendrai une décision au bout du compte », a précisé le président octogénaire.<br />
<br />
Le pape Léon XIV a déclaré sur les réseaux sociaux samedi que la peine de mort était « inadmissible, car elle porte atteinte à l'inviolabilité et à la dignité de la personne ».<br />
<br />
« Il est possible de préserver le bien commun et de répondre aux exigences de la justice sans recourir à la peine capitale », a ajouté le premier souverain pontife américain.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12818</guid>
      <pubDate>Sat, 10 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Mali : trois condamnations à mort prononcées à Gao</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12828</link>
      <description>APA-Gao (Mali)&#13;
La première session de la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Gao a examiné neuf affaires impliquant onze accusés. À l'issue des audiences, trois condamnations à mort, une peine de réclusion criminelle à perpétuité et trois acquittements ont été prononcés.&#13;
&#13;
Organisées du 6 au 8 octobre, les audiences du TGI de GAO ont abouti à trois condamnations à mort, à une peine d'emprisonnement à perpétuité, et au prononcé de quatre peines de réclusion criminelle comprises entre dix et vingt ans, selon le bilan publié vendredi par l'Agence malienne de presse (AMAP).&#13;
&#13;
Les neuf dossiers portaient sur deux assassinats, un meurtre, deux affaires de coups mortels, un viol et trois affaires d'atteintes sexuelles sur mineurs, qualifiées de « pédophilie » par l'agence officielle.&#13;
&#13;
Au total, onze accusés ont comparu devant la juridiction. Les trois personnes acquittées ont été remises en liberté à l'issue de la session, tandis que les autres ont été condamnées à des peines allant de dix ans de réclusion criminelle à la peine capitale.&#13;
&#13;
Les audiences étaient présidées par Gaoussou Sanogo, président du Tribunal de grande instance de Gao, en présence du procureur de la République, Mahamadou Coulibaly, ainsi que de représentants du ministère public et de l'Ordre des avocats.&#13;
&#13;
Selon les responsables judiciaires locaux, les débats se sont déroulés dans le respect du principe du contradictoire et des droits de la défense. La tenue de cette première session vise à rapprocher la justice criminelle des populations de Gao et à limiter les déplacements vers d'autres juridictions.&#13;
&#13;
La peine de mort demeure inscrite dans le Code pénal malien adopté en décembre 2024. Elle est notamment prévue pour certains assassinats et plusieurs infractions graves ayant entraîné la mort.&#13;
&#13;
Dans les faits, le Mali observe un moratoire sur les exécutions depuis 1980. Amnesty International classe le pays parmi les États abolitionnistes de fait, une catégorie qui regroupe les pays ayant conservé la peine de mort dans leur législation, mais qui n'ont procédé à aucune exécution depuis de nombreuses années.</description>
      <content:encoded><![CDATA[APA-Gao (Mali)<br />
La première session de la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Gao a examiné neuf affaires impliquant onze accusés. À l'issue des audiences, trois condamnations à mort, une peine de réclusion criminelle à perpétuité et trois acquittements ont été prononcés.<br />
<br />
Organisées du 6 au 8 octobre, les audiences du TGI de GAO ont abouti à trois condamnations à mort, à une peine d'emprisonnement à perpétuité, et au prononcé de quatre peines de réclusion criminelle comprises entre dix et vingt ans, selon le bilan publié vendredi par l'Agence malienne de presse (AMAP).<br />
<br />
Les neuf dossiers portaient sur deux assassinats, un meurtre, deux affaires de coups mortels, un viol et trois affaires d'atteintes sexuelles sur mineurs, qualifiées de « pédophilie » par l'agence officielle.<br />
<br />
Au total, onze accusés ont comparu devant la juridiction. Les trois personnes acquittées ont été remises en liberté à l'issue de la session, tandis que les autres ont été condamnées à des peines allant de dix ans de réclusion criminelle à la peine capitale.<br />
<br />
Les audiences étaient présidées par Gaoussou Sanogo, président du Tribunal de grande instance de Gao, en présence du procureur de la République, Mahamadou Coulibaly, ainsi que de représentants du ministère public et de l'Ordre des avocats.<br />
<br />
Selon les responsables judiciaires locaux, les débats se sont déroulés dans le respect du principe du contradictoire et des droits de la défense. La tenue de cette première session vise à rapprocher la justice criminelle des populations de Gao et à limiter les déplacements vers d'autres juridictions.<br />
<br />
La peine de mort demeure inscrite dans le Code pénal malien adopté en décembre 2024. Elle est notamment prévue pour certains assassinats et plusieurs infractions graves ayant entraîné la mort.<br />
<br />
Dans les faits, le Mali observe un moratoire sur les exécutions depuis 1980. Amnesty International classe le pays parmi les États abolitionnistes de fait, une catégorie qui regroupe les pays ayant conservé la peine de mort dans leur législation, mais qui n'ont procédé à aucune exécution depuis de nombreuses années.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12828</guid>
      <pubDate>Sat, 10 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence de Presse Africaine - APA</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'exécution en direct annoncée aux États-Unis serait une forme de «torture», selon l'ONU</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12812</link>
      <description>La diffusion en direct annoncée aux États-Unis de la mise à mort par un peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie sur une base militaire constituerait une forme de « torture », a dénoncé vendredi le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme.&#13;
&#13;
L'exécution de l'auteur de cette tuerie qui avait fait 13 morts au Texas en 2009 sera diffusée en direct, a annoncé jeudi un responsable du ministère américain de la Défense.&#13;
&#13;
« Comme le Haut-Commissaire l'a souligné en réaction aux exécutions publiques en Afghanistan et en Iran, les exécutions publiques constituent une forme de traitement ou de peine cruel, inhumain ou dégradant. La diffusion en direct d'une exécution équivaut à une exécution publique et violerait l'interdiction absolue de la torture », a estimé le Haut-Commissariat dans un message transmis à l'AFP.&#13;
&#13;
« Le non-respect de cette interdiction rendrait inévitablement l'exécution arbitraire par nature. Cela entraînerait une violation du droit à la vie », a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
Le Haut-Commissariat rappelle que, selon le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, « l'interdiction absolue de la torture interdit les exécutions publiques ».&#13;
&#13;
L'exécution de Nidal Hasan, un Américain musulman d'origine palestinienne qui avait ouvert le feu le 5 novembre 2009 dans un centre médical de l'immense base de Fort Hood, sera « diffusée en direct », a dit jeudi à l'AFP le responsable du ministère américain de la Défense sous le couvert de l'anonymat.&#13;
&#13;
Psychiatre militaire, Nidal Hasan avait ouvert le feu à Fort Hood pour empêcher les soldats de participer à une guerre qu'il jugeait « illégale » en Afghanistan et en Irak.&#13;
&#13;
Considéré comme un loup solitaire du groupe jihadiste Al-Qaïda, il avait tué 13 personnes, dont 12 soldats, et fait des dizaines de blessés.&#13;
&#13;
Touché à la colonne vertébrale durant la fusillade, il est depuis handicapé et se déplace en fauteuil roulant. Il a été condamné à mort en 2013.&#13;
&#13;
Le chef du Pentagone a souligné qu'il s'agira de la première exécution militaire par peloton d'exécution depuis la Seconde Guerre mondiale, avec la mise à mort d'Eddie Slovik, exécuté pour désertion en 1945.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La diffusion en direct annoncée aux États-Unis de la mise à mort par un peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie sur une base militaire constituerait une forme de « torture », a dénoncé vendredi le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme.<br />
<br />
L'exécution de l'auteur de cette tuerie qui avait fait 13 morts au Texas en 2009 sera diffusée en direct, a annoncé jeudi un responsable du ministère américain de la Défense.<br />
<br />
« Comme le Haut-Commissaire l'a souligné en réaction aux exécutions publiques en Afghanistan et en Iran, les exécutions publiques constituent une forme de traitement ou de peine cruel, inhumain ou dégradant. La diffusion en direct d'une exécution équivaut à une exécution publique et violerait l'interdiction absolue de la torture », a estimé le Haut-Commissariat dans un message transmis à l'AFP.<br />
<br />
« Le non-respect de cette interdiction rendrait inévitablement l'exécution arbitraire par nature. Cela entraînerait une violation du droit à la vie », a-t-il ajouté.<br />
<br />
Le Haut-Commissariat rappelle que, selon le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, « l'interdiction absolue de la torture interdit les exécutions publiques ».<br />
<br />
L'exécution de Nidal Hasan, un Américain musulman d'origine palestinienne qui avait ouvert le feu le 5 novembre 2009 dans un centre médical de l'immense base de Fort Hood, sera « diffusée en direct », a dit jeudi à l'AFP le responsable du ministère américain de la Défense sous le couvert de l'anonymat.<br />
<br />
Psychiatre militaire, Nidal Hasan avait ouvert le feu à Fort Hood pour empêcher les soldats de participer à une guerre qu'il jugeait « illégale » en Afghanistan et en Irak.<br />
<br />
Considéré comme un loup solitaire du groupe jihadiste Al-Qaïda, il avait tué 13 personnes, dont 12 soldats, et fait des dizaines de blessés.<br />
<br />
Touché à la colonne vertébrale durant la fusillade, il est depuis handicapé et se déplace en fauteuil roulant. Il a été condamné à mort en 2013.<br />
<br />
Le chef du Pentagone a souligné qu'il s'agira de la première exécution militaire par peloton d'exécution depuis la Seconde Guerre mondiale, avec la mise à mort d'Eddie Slovik, exécuté pour désertion en 1945.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12812</guid>
      <pubDate>Fri, 09 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Journée européenne et mondiale contre la peine de mort : déclaration conjointe du Secrétaire Général du Conseil de l'Europe et de la Haute représentante de l'Union européenne</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12814</link>
      <description>Déclaration du Secrétaire Général Alain Berset et de la Haute Représentante Kaja Kallas à l'occasion de la Journée européenne et mondiale contre la peine de mort, le 10 octobre 2026.&#13;
&#13;
L'Union européenne et le Conseil de l'Europe sont catégoriquement opposés à la peine de mort, dans tous les cas et en toutes circonstances.&#13;
&#13;
Les progrès vers l'abolition universelle se sont poursuivis au cours de l'année écoulée. Le Liban a aboli la peine de mort en août 2026. La Gambie et le Vietnam ont réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort, et la Sierra Leone a ratifié le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, excluant ainsi toute exécution sur le territoire relevant de sa juridiction. Le Cambodge, la République Centrafricaine et le Tchad ont également pris des mesures en vue de sa ratification. Ces exemples rappellent que le changement est toujours possible.&#13;
&#13;
Seuls 17 pays ont été recensés comme ayant procédé à des exécutions en 2025, mais la forte hausse des exécutions est alarmante. Le nombre d'exécutions connues a augmenté de 78 % par rapport à 2024. La plupart ont eu lieu en Iran, mais des hausses importantes ont été enregistrées en Égypte, au Koweït, en Arabie saoudite, à Singapour et au Yémen. Les exécutions se sont également poursuivies aux États-Unis. Les exécutions effectuées en Chine ne figurent pas dans les statistiques mondiales en raison du secret d'Etat, bien que le nombre de condamnations à mort mises en œuvre l'année dernière dans ce pays soit estimé à des milliers. Le Bélarus reste le seul pays d'Europe à appliquer la peine de mort.&#13;
&#13;
En outre, l'application continue de la peine de mort pour les infractions liées à la drogue est particulièrement préoccupante. En vertu du droit international des droits de l'homme, la peine capitale est réservée aux crimes les plus graves, c'est-à-dire à des crimes d'une extrême gravité impliquant un homicide intentionnel. L'application de la peine de mort pour punir la production et le trafic de drogues n'atteint pas ce seuil et n'est pas efficace. Les données montrent qu'elle ne dissuade pas mieux la criminalité que d'autres peines. La peine de mort prive également toute personne condamnée de l'espoir d'une réhabilitation et comportera toujours un risque d'erreur judiciaire irréversible.&#13;
&#13;
À l'occasion de cette Journée européenne et mondiale contre la peine de mort, l'Union européenne et le Conseil de l'Europe appellent tous les États qui maintiennent la peine capitale à instaurer immédiatement un moratoire sur les exécutions, en tant que première étape vers l'abolition. En l'attente de celle-ci, un moratoire devrait conduire à la commutation des peines de mort déjà prononcées et au respect intégral du droit et des normes internationaux en matière de droits de l'homme.&#13;
&#13;
L'Union européenne et le Conseil de l'Europe restent fermement résolus dans leur opposition à toute tentative de rétablir ou d'étendre la peine de mort, y compris en Europe. Aux côtés de leurs partenaires internationaux, de la société civile et des professionnels du droit, nous continuerons à promouvoir un débat démocratique fondé sur les droits de l'homme et l'État de droit dans le but de parvenir à l'abolition universelle. À cet égard, le récent Congrès mondial contre la peine de mort organisé en France a mis en évidence le rôle déterminant que peut jouer le pouvoir judiciaire dans l'abolition, ainsi que l'importance de mobiliser les jeunes. Nous saluons la décision du Maroc d'accueillir le 10e Congrès mondial en 2029.&#13;
&#13;
La peine de mort — y compris le processus menant à l'exécution — constitue un traitement inhumain et dégradant. Nous appelons tous les États à privilégier la justice restaurative et à rejoindre le mouvement mondial grandissant qui rejette la peine capitale.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Déclaration du Secrétaire Général Alain Berset et de la Haute Représentante Kaja Kallas à l'occasion de la Journée européenne et mondiale contre la peine de mort, le 10 octobre 2026.<br />
<br />
L'Union européenne et le Conseil de l'Europe sont catégoriquement opposés à la peine de mort, dans tous les cas et en toutes circonstances.<br />
<br />
Les progrès vers l'abolition universelle se sont poursuivis au cours de l'année écoulée. Le Liban a aboli la peine de mort en août 2026. La Gambie et le Vietnam ont réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort, et la Sierra Leone a ratifié le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, excluant ainsi toute exécution sur le territoire relevant de sa juridiction. Le Cambodge, la République Centrafricaine et le Tchad ont également pris des mesures en vue de sa ratification. Ces exemples rappellent que le changement est toujours possible.<br />
<br />
Seuls 17 pays ont été recensés comme ayant procédé à des exécutions en 2025, mais la forte hausse des exécutions est alarmante. Le nombre d'exécutions connues a augmenté de 78 % par rapport à 2024. La plupart ont eu lieu en Iran, mais des hausses importantes ont été enregistrées en Égypte, au Koweït, en Arabie saoudite, à Singapour et au Yémen. Les exécutions se sont également poursuivies aux États-Unis. Les exécutions effectuées en Chine ne figurent pas dans les statistiques mondiales en raison du secret d'Etat, bien que le nombre de condamnations à mort mises en œuvre l'année dernière dans ce pays soit estimé à des milliers. Le Bélarus reste le seul pays d'Europe à appliquer la peine de mort.<br />
<br />
En outre, l'application continue de la peine de mort pour les infractions liées à la drogue est particulièrement préoccupante. En vertu du droit international des droits de l'homme, la peine capitale est réservée aux crimes les plus graves, c'est-à-dire à des crimes d'une extrême gravité impliquant un homicide intentionnel. L'application de la peine de mort pour punir la production et le trafic de drogues n'atteint pas ce seuil et n'est pas efficace. Les données montrent qu'elle ne dissuade pas mieux la criminalité que d'autres peines. La peine de mort prive également toute personne condamnée de l'espoir d'une réhabilitation et comportera toujours un risque d'erreur judiciaire irréversible.<br />
<br />
À l'occasion de cette Journée européenne et mondiale contre la peine de mort, l'Union européenne et le Conseil de l'Europe appellent tous les États qui maintiennent la peine capitale à instaurer immédiatement un moratoire sur les exécutions, en tant que première étape vers l'abolition. En l'attente de celle-ci, un moratoire devrait conduire à la commutation des peines de mort déjà prononcées et au respect intégral du droit et des normes internationaux en matière de droits de l'homme.<br />
<br />
L'Union européenne et le Conseil de l'Europe restent fermement résolus dans leur opposition à toute tentative de rétablir ou d'étendre la peine de mort, y compris en Europe. Aux côtés de leurs partenaires internationaux, de la société civile et des professionnels du droit, nous continuerons à promouvoir un débat démocratique fondé sur les droits de l'homme et l'État de droit dans le but de parvenir à l'abolition universelle. À cet égard, le récent Congrès mondial contre la peine de mort organisé en France a mis en évidence le rôle déterminant que peut jouer le pouvoir judiciaire dans l'abolition, ainsi que l'importance de mobiliser les jeunes. Nous saluons la décision du Maroc d'accueillir le 10e Congrès mondial en 2029.<br />
<br />
La peine de mort — y compris le processus menant à l'exécution — constitue un traitement inhumain et dégradant. Nous appelons tous les États à privilégier la justice restaurative et à rejoindre le mouvement mondial grandissant qui rejette la peine capitale.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12814</guid>
      <pubDate>Fri, 09 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe + Union européenne</author>
    </item>
    <item>
      <title>Tuerie de Fort Hood en 2009. Trump affirme que la décision n'a pas encore été prise sur la diffusion de l'exécution</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12815</link>
      <description>(Washington) Donald Trump a semé le doute vendredi sur la diffusion en direct de l'exécution par l'armée de l'auteur d'un attentat mortel contre des soldats américains, dont l'annonce par son secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a soulevé l'indignation.  &#13;
&#13;
Nidal Hasan, 56 ans, doit être fusillé le 3 décembre sur la base de Fort Hood, au Texas (sud), où il avait tué 13 personnes, dont 12 militaires, et blessé plus de 30 autres, le 5 novembre 2009, un attentat inspiré par l'organisation djihadiste Al-Qaïda.&#13;
&#13;
« Ils sont en train de prendre une décision, mais il sera tué, par peloton d'exécution », a dit le président républicain à la Maison-Blanche, interrogé sur ce projet de retransmettre en direct sa mise à mort.&#13;
&#13;
Donald Trump, fervent partisan de la peine capitale, s'est félicité qu'elle soit appliquée à Nidal Hasan, pour lequel il a personnellement approuvé le peloton d'exécution, en tant que commandant en chef.&#13;
&#13;
Son vice-président J.D. Vance avait auparavant pris ses distances avec l'annonce de Pete Hegseth, ancien présentateur de Fox News friand de mises en scène martiales.&#13;
« Je ne sais pas si cela va avoir lieu », a-t-il répondu à un journaliste de l'AFP. « Si c'est diffusé en direct, je ne regarderai pas », a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
Comme « l'Iran et les talibans »&#13;
Fait très rare, des élus républicains, le parti de Donald Trump, ont exprimé publiquement, en des termes très forts, leur opposition à cette idée.  &#13;
« Je soutiens totalement la condamnation à mort, mais diffuser des exécutions en direct est ce que font les djihadistes. L'Amérique vaut mieux que ça », a ainsi déclaré Austin Scott, élu à la Chambre des représentants.&#13;
 &#13;
Le sénateur démocrate Mark Kelly, ancien astronaute et officier de la Marine, a également souligné que « Nidal Hasan est un meurtrier » qui devra répondre de ses actes.&#13;
« Mais une exécution publique ? Ici aux États-Unis ? C'est le genre de choses que font l'Iran et les talibans. Est-ce à eux que nous voulons être associés ? », s'est-il étonné, faisant écho à d'autres réactions, notamment internationales.&#13;
&#13;
Une telle diffusion en direct constituerait une forme de « torture », a prévenu le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, réitérant sa position face « aux exécutions publiques en Afghanistan et en Iran ».&#13;
Cette mise à mort sera la première effectuée par l'armée américaine depuis 1961, et la première par peloton d'exécution depuis 1945.&#13;
&#13;
« Cruauté »&#13;
Une diffusion en direct « ne ferait qu'aggraver la cruauté de la peine de mort et perpétuer le cycle de violence auquel les autorités disent vouloir mettre fin », a affirmé un responsable de la section américaine d'Amnistie internationale, Justin Mazzola.&#13;
&#13;
« Cette annonce s'ajoute à la manifestation de cruauté à laquelle nous venons d'assister lors de la tentative insensée d'exécuter Christa Pike dans le Tennessee », a-t-il ajouté.  &#13;
Il faisait référence à l'exécution ratée sans précédent la semaine dernière d'une femme qui a survécu à deux injections létales, relançant le débat sur l'application de la peine de mort aux États-Unis.&#13;
 &#13;
Le président de la Conférence des évêques catholiques américains, l'archevêque Paul Coakley, a qualifié la décision de fusiller publiquement Nidal Hasan de « promotion barbare d'une culture de la mort ».&#13;
&#13;
Selon Amnistie internationale, au moins 17 exécutions publiques ont eu lieu en 2025 dans le monde : 11 en Iran et six en Afghanistan.&#13;
&#13;
Nidal Hasan, psychiatre militaire et Américain musulman d'origine palestinienne, touché à la colonne vertébrale durant la fusillade en 2009, est depuis handicapé et se déplace en fauteuil roulant.&#13;
&#13;
Il « sera fusillé par des soldats, comme il se doit, et nous veillerons à ce que le public puisse y assister, à ce que ce soit public », a affirmé le secrétaire Hegseth dans une interview filmée mercredi, sans préciser quel canal de diffusion était envisagé.&#13;
&#13;
YouTube, Meta et X n'ont pas répondu dans l'immédiat à une demande de l'AFP pour savoir s'ils autoriseraient cette diffusion sur leurs plateformes.&#13;
TikTok a renvoyé à sa politique prohibant les images choquantes ou violentes, y compris celles montrant « un individu se faisant abattre ».&#13;
&#13;
L'immense majorité des exécutions dans le pays relève des États, les exécutions fédérales étant rares et celles relevant de la justice militaire désormais exceptionnelles.&#13;
&#13;
L'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC) a recensé 135 exécutions de soldats par l'armée américaine depuis 1916.</description>
      <content:encoded><![CDATA[(Washington) Donald Trump a semé le doute vendredi sur la diffusion en direct de l'exécution par l'armée de l'auteur d'un attentat mortel contre des soldats américains, dont l'annonce par son secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a soulevé l'indignation.  <br />
<br />
Nidal Hasan, 56 ans, doit être fusillé le 3 décembre sur la base de Fort Hood, au Texas (sud), où il avait tué 13 personnes, dont 12 militaires, et blessé plus de 30 autres, le 5 novembre 2009, un attentat inspiré par l'organisation djihadiste Al-Qaïda.<br />
<br />
« Ils sont en train de prendre une décision, mais il sera tué, par peloton d'exécution », a dit le président républicain à la Maison-Blanche, interrogé sur ce projet de retransmettre en direct sa mise à mort.<br />
<br />
Donald Trump, fervent partisan de la peine capitale, s'est félicité qu'elle soit appliquée à Nidal Hasan, pour lequel il a personnellement approuvé le peloton d'exécution, en tant que commandant en chef.<br />
<br />
Son vice-président J.D. Vance avait auparavant pris ses distances avec l'annonce de Pete Hegseth, ancien présentateur de Fox News friand de mises en scène martiales.<br />
« Je ne sais pas si cela va avoir lieu », a-t-il répondu à un journaliste de l'AFP. « Si c'est diffusé en direct, je ne regarderai pas », a-t-il ajouté.<br />
<br />
Comme « l'Iran et les talibans »<br />
Fait très rare, des élus républicains, le parti de Donald Trump, ont exprimé publiquement, en des termes très forts, leur opposition à cette idée.  <br />
« Je soutiens totalement la condamnation à mort, mais diffuser des exécutions en direct est ce que font les djihadistes. L'Amérique vaut mieux que ça », a ainsi déclaré Austin Scott, élu à la Chambre des représentants.<br />
 <br />
Le sénateur démocrate Mark Kelly, ancien astronaute et officier de la Marine, a également souligné que « Nidal Hasan est un meurtrier » qui devra répondre de ses actes.<br />
« Mais une exécution publique ? Ici aux États-Unis ? C'est le genre de choses que font l'Iran et les talibans. Est-ce à eux que nous voulons être associés ? », s'est-il étonné, faisant écho à d'autres réactions, notamment internationales.<br />
<br />
Une telle diffusion en direct constituerait une forme de « torture », a prévenu le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, réitérant sa position face « aux exécutions publiques en Afghanistan et en Iran ».<br />
Cette mise à mort sera la première effectuée par l'armée américaine depuis 1961, et la première par peloton d'exécution depuis 1945.<br />
<br />
« Cruauté »<br />
Une diffusion en direct « ne ferait qu'aggraver la cruauté de la peine de mort et perpétuer le cycle de violence auquel les autorités disent vouloir mettre fin », a affirmé un responsable de la section américaine d'Amnistie internationale, Justin Mazzola.<br />
<br />
« Cette annonce s'ajoute à la manifestation de cruauté à laquelle nous venons d'assister lors de la tentative insensée d'exécuter Christa Pike dans le Tennessee », a-t-il ajouté.  <br />
Il faisait référence à l'exécution ratée sans précédent la semaine dernière d'une femme qui a survécu à deux injections létales, relançant le débat sur l'application de la peine de mort aux États-Unis.<br />
 <br />
Le président de la Conférence des évêques catholiques américains, l'archevêque Paul Coakley, a qualifié la décision de fusiller publiquement Nidal Hasan de « promotion barbare d'une culture de la mort ».<br />
<br />
Selon Amnistie internationale, au moins 17 exécutions publiques ont eu lieu en 2025 dans le monde : 11 en Iran et six en Afghanistan.<br />
<br />
Nidal Hasan, psychiatre militaire et Américain musulman d'origine palestinienne, touché à la colonne vertébrale durant la fusillade en 2009, est depuis handicapé et se déplace en fauteuil roulant.<br />
<br />
Il « sera fusillé par des soldats, comme il se doit, et nous veillerons à ce que le public puisse y assister, à ce que ce soit public », a affirmé le secrétaire Hegseth dans une interview filmée mercredi, sans préciser quel canal de diffusion était envisagé.<br />
<br />
YouTube, Meta et X n'ont pas répondu dans l'immédiat à une demande de l'AFP pour savoir s'ils autoriseraient cette diffusion sur leurs plateformes.<br />
TikTok a renvoyé à sa politique prohibant les images choquantes ou violentes, y compris celles montrant « un individu se faisant abattre ».<br />
<br />
L'immense majorité des exécutions dans le pays relève des États, les exécutions fédérales étant rares et celles relevant de la justice militaire désormais exceptionnelles.<br />
<br />
L'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC) a recensé 135 exécutions de soldats par l'armée américaine depuis 1916.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12815</guid>
      <pubDate>Fri, 09 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>La décision du Pentagone de diffuser en direct une exécution militaire soulève l'indignation</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12816</link>
      <description>L'indignation monte vendredi aux États-Unis et dans le monde face à la décision du ministre de la Défense, Pete Hegseth, de diffuser en direct la mise à mort par peloton d'exécution militaire du meurtrier de soldats américains. Nidal Hasan, 56 ans, doit être fusillé le 3 décembre sur la base de Fort Hood, au Texas (sud), où il avait tué 13 personnes, dont 12 militaires, et blessé plus de 30 autres, le 5 novembre 2009, un attentat inspiré par l'organisation jihadiste Al-Qaïda.&#13;
&#13;
Diffuser en direct sa mise à mort constituerait une forme de "torture", a réagi vendredi le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.&#13;
&#13;
« Comme le Haut-Commissaire l'a souligné en réaction aux exécutions publiques en Afghanistan et en Iran, les exécutions publiques constituent une forme de traitement ou de peine cruel, inhumain ou dégradant. La diffusion en direct d'une exécution équivaut à une exécution publique et violerait l'interdiction absolue de la torture », a estimé le Haut-Commissariat.&#13;
&#13;
Des élus démocrates comme républicains ont également condamné ce projet, contraire selon eux aux valeurs américaines.&#13;
&#13;
« C'est un cadeau pour les recruteurs terroristes anti-américains. C'est absolument honteux et porte atteinte aux intérêts et aux valeurs fondamentales de l'Amérique », a écrit sur X le principal élu démocrate à la commission des forces armées du Sénat, Jack Reed. « Je soutiens totalement la condamnation à mort, mais diffuser des exécutions en direct est ce que font les jihadistes. L'Amérique vaut mieux que ça », a également estimé Austin Scott, élu républicain à la la Chambre des représentants.&#13;
&#13;
Le président républicain Donald Trump, fervent partisan de la peine capitale, a assumé vendredi sa décision approuvant le peloton d'exécution pour Nidal Hasan, qui « le mérite », selon lui, sans s'exprimer sur le caractère public de sa mise à mort.&#13;
&#13;
Cette exécution sera la première effectuée par l'armée américaine depuis 1961, et la première par cette méthode depuis 1945.&#13;
&#13;
« Cycle de violence »&#13;
&#13;
Une responsable de l'organisation de défense des droits humains Amnesty International, Kyinzom Dhongdue, a qualifié de « profondément choquants » les propos de Pete Hegseth, dénonçant « un terrible mépris pour la dignité humaine ». Cette diffusion en direct « ne ferait qu'aggraver la cruauté de la peine de mort et perpétuer le cycle de violence auquel les autorités disent vouloir mettre fin », a affirmé un responsable de la section américaine d'Amnesty, Justin Mazzola.&#13;
&#13;
« Cette annonce s'ajoute à la manifestation de cruauté à laquelle nous venons d'assister lors de la tentative insensée d'exécuter Christa Pike dans le Tennessee » (sud), a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
Il faisait référence à l'exécution ratée sans précédent la semaine dernière d'une femme qui a survécu à deux injections létales, relançant le débat sur l'application de la peine de mort aux États-Unis. Le président de la Conférence des évêques catholiques américains, l'archevêque Paul Coakley, a qualifié la décision de fusiller publiquement Nidal Hasan de « promotion barbare d'une culture de la mort ».&#13;
&#13;
Selon Amnesty International, au moins 17 exécutions publiques ont eu lieu en 2025 dans le monde : 11 en Iran et six en Afghanistan. Nidal Hasan, psychiatre militaire et Américain musulman d'origine palestinienne, voulait par cet attentat empêcher les soldats de participer aux guerres qu'il jugeait « illégales » menées par les États-Unis en Afghanistan et en Irak. Touché à la colonne vertébrale durant la fusillade, il est depuis handicapé et se déplace en fauteuil roulant. Il « sera fusillé par des soldats, comme il se doit, et nous veillerons à ce que le public puisse y assister, à ce que ce soit public », a affirmé le ministre, Pete Hegseth.&#13;
&#13;
Il s'exprimait dans une interview filmée mercredi, accordée à un influenceur d'extrême droite, à bord du porte-avions USS Abraham Lincoln, relayée jeudi sur les réseaux sociaux officiels du Pentagone. Il n'a pas précisé quelle chaîne ou plateforme internet serait choisie pour cette diffusion totalement inédite et qui soulève nombre d'interrogations éthiques et juridiques. L'immense majorité des exécutions dans le pays relève des États, les exécutions fédérales étant rares et celles relevant de la justice militaire désormais exceptionnelles. L'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC) a recensé 135 exécutions de soldats par l'armée américaine depuis 1916.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'indignation monte vendredi aux États-Unis et dans le monde face à la décision du ministre de la Défense, Pete Hegseth, de diffuser en direct la mise à mort par peloton d'exécution militaire du meurtrier de soldats américains. Nidal Hasan, 56 ans, doit être fusillé le 3 décembre sur la base de Fort Hood, au Texas (sud), où il avait tué 13 personnes, dont 12 militaires, et blessé plus de 30 autres, le 5 novembre 2009, un attentat inspiré par l'organisation jihadiste Al-Qaïda.<br />
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Diffuser en direct sa mise à mort constituerait une forme de "torture", a réagi vendredi le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.<br />
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« Comme le Haut-Commissaire l'a souligné en réaction aux exécutions publiques en Afghanistan et en Iran, les exécutions publiques constituent une forme de traitement ou de peine cruel, inhumain ou dégradant. La diffusion en direct d'une exécution équivaut à une exécution publique et violerait l'interdiction absolue de la torture », a estimé le Haut-Commissariat.<br />
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Des élus démocrates comme républicains ont également condamné ce projet, contraire selon eux aux valeurs américaines.<br />
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« C'est un cadeau pour les recruteurs terroristes anti-américains. C'est absolument honteux et porte atteinte aux intérêts et aux valeurs fondamentales de l'Amérique », a écrit sur X le principal élu démocrate à la commission des forces armées du Sénat, Jack Reed. « Je soutiens totalement la condamnation à mort, mais diffuser des exécutions en direct est ce que font les jihadistes. L'Amérique vaut mieux que ça », a également estimé Austin Scott, élu républicain à la la Chambre des représentants.<br />
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Le président républicain Donald Trump, fervent partisan de la peine capitale, a assumé vendredi sa décision approuvant le peloton d'exécution pour Nidal Hasan, qui « le mérite », selon lui, sans s'exprimer sur le caractère public de sa mise à mort.<br />
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Cette exécution sera la première effectuée par l'armée américaine depuis 1961, et la première par cette méthode depuis 1945.<br />
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« Cycle de violence »<br />
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Une responsable de l'organisation de défense des droits humains Amnesty International, Kyinzom Dhongdue, a qualifié de « profondément choquants » les propos de Pete Hegseth, dénonçant « un terrible mépris pour la dignité humaine ». Cette diffusion en direct « ne ferait qu'aggraver la cruauté de la peine de mort et perpétuer le cycle de violence auquel les autorités disent vouloir mettre fin », a affirmé un responsable de la section américaine d'Amnesty, Justin Mazzola.<br />
<br />
« Cette annonce s'ajoute à la manifestation de cruauté à laquelle nous venons d'assister lors de la tentative insensée d'exécuter Christa Pike dans le Tennessee » (sud), a-t-il ajouté.<br />
<br />
Il faisait référence à l'exécution ratée sans précédent la semaine dernière d'une femme qui a survécu à deux injections létales, relançant le débat sur l'application de la peine de mort aux États-Unis. Le président de la Conférence des évêques catholiques américains, l'archevêque Paul Coakley, a qualifié la décision de fusiller publiquement Nidal Hasan de « promotion barbare d'une culture de la mort ».<br />
<br />
Selon Amnesty International, au moins 17 exécutions publiques ont eu lieu en 2025 dans le monde : 11 en Iran et six en Afghanistan. Nidal Hasan, psychiatre militaire et Américain musulman d'origine palestinienne, voulait par cet attentat empêcher les soldats de participer aux guerres qu'il jugeait « illégales » menées par les États-Unis en Afghanistan et en Irak. Touché à la colonne vertébrale durant la fusillade, il est depuis handicapé et se déplace en fauteuil roulant. Il « sera fusillé par des soldats, comme il se doit, et nous veillerons à ce que le public puisse y assister, à ce que ce soit public », a affirmé le ministre, Pete Hegseth.<br />
<br />
Il s'exprimait dans une interview filmée mercredi, accordée à un influenceur d'extrême droite, à bord du porte-avions USS Abraham Lincoln, relayée jeudi sur les réseaux sociaux officiels du Pentagone. Il n'a pas précisé quelle chaîne ou plateforme internet serait choisie pour cette diffusion totalement inédite et qui soulève nombre d'interrogations éthiques et juridiques. L'immense majorité des exécutions dans le pays relève des États, les exécutions fédérales étant rares et celles relevant de la justice militaire désormais exceptionnelles. L'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC) a recensé 135 exécutions de soldats par l'armée américaine depuis 1916.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12816</guid>
      <pubDate>Fri, 09 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>[position de la France] Journée mondiale contre la peine de mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12817</link>
      <description>A l'occasion de la 24e Journée mondiale contre la peine de mort, le 10 octobre, la France réaffirme son opposition absolue à la peine capitale, en tous lieux et en toutes circonstances et appelle à son abolition universelle.&#13;
&#13;
L'année 2026 marque le 45e anniversaire de l'abolition de la peine de mort en France. Le 9 octobre 1981, la France faisait, sous l'impulsion de Robert Badinter, le choix d'une justice respectueuse de la dignité humaine. Cet engagement, largement renforcé par son inscription dans notre Constitution en 2007, demeure au cœur de notre action en faveur des droits de l'Homme.&#13;
&#13;
La France a accueilli du 30 juin au 2 juillet à Paris, le 9e Congrès mondial contre la peine de mort, organisé par l'ONG Ensemble contre la peine de mort (ECPM), réunissant près de 1 300 personnes venues d'une centaine de pays. Ce Congrès a permis de renforcer la mobilisation internationale en faveur d'une abolition universelle. Conformément aux engagements qu'il avait pris pendant le Congrès, le Liban est devenu le 11 août dernier le premier État du Moyen-Orient à abolir la peine capitale.&#13;
&#13;
L'abolition continue de progresser dans le monde : plus des deux tiers des États ont désormais aboli la peine de mort en droit ou en pratique ; seuls 17 États ont procédé à des exécutions en 2025. Cette dynamique ne doit toutefois pas masquer la forte augmentation du nombre d'exécutions constatée l'an dernier, dans un nombre limité de pays. &#13;
&#13;
La France appelle les États qui maintiennent la peine capitale à instaurer un moratoire sur les exécutions en vue de son abolition définitive. Elle encourage tous les États qui ne l'ont pas encore fait à adhérer au deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort.&#13;
&#13;
La France poursuivra, avec ses partenaires et la société civile, son action dans toutes les enceintes multilatérales afin de faire progresser l'abolition universelle.</description>
      <content:encoded><![CDATA[A l'occasion de la 24e Journée mondiale contre la peine de mort, le 10 octobre, la France réaffirme son opposition absolue à la peine capitale, en tous lieux et en toutes circonstances et appelle à son abolition universelle.<br />
<br />
L'année 2026 marque le 45e anniversaire de l'abolition de la peine de mort en France. Le 9 octobre 1981, la France faisait, sous l'impulsion de Robert Badinter, le choix d'une justice respectueuse de la dignité humaine. Cet engagement, largement renforcé par son inscription dans notre Constitution en 2007, demeure au cœur de notre action en faveur des droits de l'Homme.<br />
<br />
La France a accueilli du 30 juin au 2 juillet à Paris, le 9e Congrès mondial contre la peine de mort, organisé par l'ONG Ensemble contre la peine de mort (ECPM), réunissant près de 1 300 personnes venues d'une centaine de pays. Ce Congrès a permis de renforcer la mobilisation internationale en faveur d'une abolition universelle. Conformément aux engagements qu'il avait pris pendant le Congrès, le Liban est devenu le 11 août dernier le premier État du Moyen-Orient à abolir la peine capitale.<br />
<br />
L'abolition continue de progresser dans le monde : plus des deux tiers des États ont désormais aboli la peine de mort en droit ou en pratique ; seuls 17 États ont procédé à des exécutions en 2025. Cette dynamique ne doit toutefois pas masquer la forte augmentation du nombre d'exécutions constatée l'an dernier, dans un nombre limité de pays. <br />
<br />
La France appelle les États qui maintiennent la peine capitale à instaurer un moratoire sur les exécutions en vue de son abolition définitive. Elle encourage tous les États qui ne l'ont pas encore fait à adhérer au deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques visant à abolir la peine de mort.<br />
<br />
La France poursuivra, avec ses partenaires et la société civile, son action dans toutes les enceintes multilatérales afin de faire progresser l'abolition universelle.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12817</guid>
      <pubDate>Fri, 09 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Ministère des Affaires Etrangères français</author>
    </item>
    <item>
      <title>Algérie : le code pénal comme réponse aux fragilités de l'État</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12827</link>
      <description>APA-Alger (Algérie)&#13;
L'adoption de nouvelles dispositions prévoyant la peine de mort pour certains crimes relance le débat sur les priorités sécuritaires du pouvoir algérien, qui privilégie le durcissement répressif sans que celui-ci suffise à démontrer l'efficacité de sa politique de prévention.&#13;
&#13;
Le Conseil de la nation algérien a adopté mercredi un texte modifiant et complétant le Code pénal, avec notamment l'instauration de la peine de mort pour les auteurs d'incendies volontaires de forêts et de champs, les ravisseurs d'enfants ainsi que certaines atteintes graves aux biens et à la sécurité nationale.&#13;
&#13;
Présentée comme un renforcement de la protection des citoyens et des intérêts fondamentaux du pays, cette réforme traduit la volonté des autorités de durcir l'arsenal pénal. Elle pose néanmoins une question essentielle : jusqu'où l'aggravation des sanctions peut-elle compenser les insuffisances éventuelles de la prévention, de l'enquête et de l'application effective de la loi ?&#13;
&#13;
Le texte prévoit également la peine capitale pour certaines destructions volontaires de biens publics ou privés lorsqu'elles sont commises au profit de parties étrangères dans un contexte qualifié de trahison, d'intelligence avec l'étranger ou de criminalité organisée. Il étend cette logique à des actes susceptibles de porter atteinte à la sécurité, à l'ordre public, à l'unité nationale ou à la stabilité économique et environnementale.&#13;
&#13;
La portée de ces dispositions dépendra toutefois de la précision de leur rédaction et de leur interprétation par les juridictions. La protection de l'État ne saurait justifier une définition insuffisamment circonscrite des infractions, particulièrement lorsque les sanctions encourues sont irréversibles.&#13;
&#13;
La protection des enfants constitue l'un des principaux arguments avancés pour justifier cette réforme. Le législateur prévoit la peine de mort pour les ravisseurs, avec une aggravation lorsque les faits s'accompagnent de torture, d'agression sexuelle ou de sévices. La gravité de ces crimes ne fait aucun doute et appelle une réponse judiciaire ferme. Toutefois, l'efficacité d'une politique de protection de l'enfance ne se mesure pas uniquement à la sévérité des peines. Elle repose aussi sur la rapidité des signalements, les capacités d'investigation, la prévention des disparitions, l'accompagnement des victimes et la certitude que les auteurs seront identifiés et jugés.&#13;
&#13;
Le durcissement pénal intervient également dans un contexte où les questions de sécurité et de stabilité occupent une place importante dans le discours officiel algérien. En intégrant à un même ensemble les incendies criminels, les enlèvements d'enfants, les destructions de biens et certaines atteintes à la sécurité nationale, le texte rassemble des infractions de nature différente autour d'une logique de défense de l'État et de l'ordre public.</description>
      <content:encoded><![CDATA[APA-Alger (Algérie)<br />
L'adoption de nouvelles dispositions prévoyant la peine de mort pour certains crimes relance le débat sur les priorités sécuritaires du pouvoir algérien, qui privilégie le durcissement répressif sans que celui-ci suffise à démontrer l'efficacité de sa politique de prévention.<br />
<br />
Le Conseil de la nation algérien a adopté mercredi un texte modifiant et complétant le Code pénal, avec notamment l'instauration de la peine de mort pour les auteurs d'incendies volontaires de forêts et de champs, les ravisseurs d'enfants ainsi que certaines atteintes graves aux biens et à la sécurité nationale.<br />
<br />
Présentée comme un renforcement de la protection des citoyens et des intérêts fondamentaux du pays, cette réforme traduit la volonté des autorités de durcir l'arsenal pénal. Elle pose néanmoins une question essentielle : jusqu'où l'aggravation des sanctions peut-elle compenser les insuffisances éventuelles de la prévention, de l'enquête et de l'application effective de la loi ?<br />
<br />
Le texte prévoit également la peine capitale pour certaines destructions volontaires de biens publics ou privés lorsqu'elles sont commises au profit de parties étrangères dans un contexte qualifié de trahison, d'intelligence avec l'étranger ou de criminalité organisée. Il étend cette logique à des actes susceptibles de porter atteinte à la sécurité, à l'ordre public, à l'unité nationale ou à la stabilité économique et environnementale.<br />
<br />
La portée de ces dispositions dépendra toutefois de la précision de leur rédaction et de leur interprétation par les juridictions. La protection de l'État ne saurait justifier une définition insuffisamment circonscrite des infractions, particulièrement lorsque les sanctions encourues sont irréversibles.<br />
<br />
La protection des enfants constitue l'un des principaux arguments avancés pour justifier cette réforme. Le législateur prévoit la peine de mort pour les ravisseurs, avec une aggravation lorsque les faits s'accompagnent de torture, d'agression sexuelle ou de sévices. La gravité de ces crimes ne fait aucun doute et appelle une réponse judiciaire ferme. Toutefois, l'efficacité d'une politique de protection de l'enfance ne se mesure pas uniquement à la sévérité des peines. Elle repose aussi sur la rapidité des signalements, les capacités d'investigation, la prévention des disparitions, l'accompagnement des victimes et la certitude que les auteurs seront identifiés et jugés.<br />
<br />
Le durcissement pénal intervient également dans un contexte où les questions de sécurité et de stabilité occupent une place importante dans le discours officiel algérien. En intégrant à un même ensemble les incendies criminels, les enlèvements d'enfants, les destructions de biens et certaines atteintes à la sécurité nationale, le texte rassemble des infractions de nature différente autour d'une logique de défense de l'État et de l'ordre public.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12827</guid>
      <pubDate>Fri, 09 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence de Presse Africaine - APA</author>
    </item>
    <item>
      <title>États-Unis. Première exécution d'un condamné depuis la mise à mort ratée</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12808</link>
      <description>Un homme de 46 ans a été exécuté mercredi au Texas, a annoncé l'administration pénitentiaire, une première aux États-Unis depuis l'échec inédit de la mise à mort de Christa Pike, qui a survécu à deux injections létales il y a une semaine.&#13;
&#13;
Condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une employée de magasin lors d'un braquage en 2000, Jamaal Howard est la 30e personne exécutée depuis le début de l'année dans le pays.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un homme de 46 ans a été exécuté mercredi au Texas, a annoncé l'administration pénitentiaire, une première aux États-Unis depuis l'échec inédit de la mise à mort de Christa Pike, qui a survécu à deux injections létales il y a une semaine.<br />
<br />
Condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une employée de magasin lors d'un braquage en 2000, Jamaal Howard est la 30e personne exécutée depuis le début de l'année dans le pays.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12808</guid>
      <pubDate>Thu, 08 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Violations des droits humains en Iran [...]</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12810</link>
      <description>Communiqué de presse SESSION PLÉNIÈRE&#13;
        &#13;
Il faut prendre des mesures contre l'Iran qui continue de réprimer de façon dramatique sa population civile, particulièrement les femmes et les minorités&#13;
&#13;
[...]&#13;
Jeudi, le Parlement a adopté trois résolutions sur la situation des droits humains en Iran, en Géorgie et en Azerbaïdjan.&#13;
&#13;
La situation des droits humains en Iran, notamment les cas de Taraneh Rahimi et Leila Abolhasani&#13;
&#13;
Soulignant que l'Iran est le pays au monde dans lequel le taux de condamnation à mort par habitant est le plus élevé, les députés dénoncent des violences d'une ampleur sans précédent menées par les autorités à l'encontre de la population civile, depuis le mois de janvier 2026.&#13;
&#13;
Ils évoquent l'intensification des attaques contre les militants des droits humains et les journalistes, ainsi que les simulacres de poursuites à l'encontre de manifestants, fondées sur des aveux obtenus par la torture. Ils condamnent et demandent l'annulation des verdicts à motivation politique prononcés à l'encontre de Taraneh Rahimi, 20 ans, et Leila Abolhasani, 43 ans, toutes deux condamnées à mort à la suite de manifestations, évoquant également le cas de la sœur de Taraneh Rahimi, Romina, condamnée à une longue peine de prison.&#13;
&#13;
La peine de mort doit être abolie en Iran, affirment les députés, qui s'inquiètent vivement de l'augmentation du nombre de femmes condamnées, de la persécution des minorités religieuses et ethniques dans le pays et de la répression transnationale menée par le régime à l'extérieur de ses frontières. Ils dénoncent la codification par l'Iran de la discrimination fondée sur le genre et demandent que l'apartheid de genre soit reconnu comme crime contre l'humanité, en vertu du droit international.&#13;
&#13;
Il faut élargir le champ des sanctions, estiment les députés, renforcer le soutien à la mission internationale indépendante d'établissement des faits des Nations Unies, afin de réunir des preuves et d'identifier les responsables des crimes et renvoyer le régime iranien devant la Cour pénale internationale.&#13;
&#13;
La résolution a été adoptée par 541 voix pour, 11 contre et 25 abstentions.&#13;
[...]</description>
      <content:encoded><![CDATA[Communiqué de presse SESSION PLÉNIÈRE<br />
        <br />
Il faut prendre des mesures contre l'Iran qui continue de réprimer de façon dramatique sa population civile, particulièrement les femmes et les minorités<br />
<br />
[...]<br />
Jeudi, le Parlement a adopté trois résolutions sur la situation des droits humains en Iran, en Géorgie et en Azerbaïdjan.<br />
<br />
La situation des droits humains en Iran, notamment les cas de Taraneh Rahimi et Leila Abolhasani<br />
<br />
Soulignant que l'Iran est le pays au monde dans lequel le taux de condamnation à mort par habitant est le plus élevé, les députés dénoncent des violences d'une ampleur sans précédent menées par les autorités à l'encontre de la population civile, depuis le mois de janvier 2026.<br />
<br />
Ils évoquent l'intensification des attaques contre les militants des droits humains et les journalistes, ainsi que les simulacres de poursuites à l'encontre de manifestants, fondées sur des aveux obtenus par la torture. Ils condamnent et demandent l'annulation des verdicts à motivation politique prononcés à l'encontre de Taraneh Rahimi, 20 ans, et Leila Abolhasani, 43 ans, toutes deux condamnées à mort à la suite de manifestations, évoquant également le cas de la sœur de Taraneh Rahimi, Romina, condamnée à une longue peine de prison.<br />
<br />
La peine de mort doit être abolie en Iran, affirment les députés, qui s'inquiètent vivement de l'augmentation du nombre de femmes condamnées, de la persécution des minorités religieuses et ethniques dans le pays et de la répression transnationale menée par le régime à l'extérieur de ses frontières. Ils dénoncent la codification par l'Iran de la discrimination fondée sur le genre et demandent que l'apartheid de genre soit reconnu comme crime contre l'humanité, en vertu du droit international.<br />
<br />
Il faut élargir le champ des sanctions, estiment les députés, renforcer le soutien à la mission internationale indépendante d'établissement des faits des Nations Unies, afin de réunir des preuves et d'identifier les responsables des crimes et renvoyer le régime iranien devant la Cour pénale internationale.<br />
<br />
La résolution a été adoptée par 541 voix pour, 11 contre et 25 abstentions.<br />
[...]]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12810</guid>
      <pubDate>Thu, 08 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Union européenne</author>
    </item>
    <item>
      <title>Peloton d'exécution. La mise à mort de l'auteur d'une tuerie sur une base militaire sera diffusée en direct</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12811</link>
      <description>(Washington) La mise à mort par peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie qui avait fait 13 morts sur une base militaire au Texas en 2009 sera diffusée en direct, a annoncé jeudi un responsable du département américain de la Défense.&#13;
&#13;
L'exécution de Nidal Hasan, un Américain musulman d'origine palestinienne qui avait ouvert le feu le 5 novembre 2009 dans un centre médical de l'immense base de Fort Hood, sera « diffusée en direct », a dit à l'AFP ce responsable sous le couvert de l'anonymat. Des « détails suivront », a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
Auparavant, dans une vidéo diffusée jeudi sur X par des comptes officiels affiliés au Pentagone,  le secrétaire à la Défense Pete Hegseth avait de son côté assuré que cette exécution serait publique.&#13;
&#13;
Nidal Hasan « sera fusillé par des soldats, comme il se doit, et nous veillerons à ce que le public puisse y assister, à ce que ce soit public », a affirmé le chef du Pentagone dans cette vidéo tournée mercredi.&#13;
« Les gens doivent comprendre que ce genre d'actes entraîne de graves conséquences », a déclaré Pete Hegseth à l'influenceur d'extrême droite Jack Posobiec, à bord du porte-avions USS Abraham Lincoln.&#13;
&#13;
Psychiatre militaire, Nidal Hasan avait ouvert le feu à Fort Hood pour empêcher les soldats de participer à une guerre qu'il jugeait « illégale » en Afghanistan et en Irak.&#13;
Considéré comme un loup solitaire du groupe djihadiste Al-Qaïda, il avait tué 13 personnes, dont 12 soldats, et fait des dizaines de blessés.&#13;
Touché à la colonne vertébrale durant la fusillade, il est depuis handicapé et se déplace en fauteuil roulant. Il a été condamné à mort en 2013.&#13;
&#13;
Une première depuis 1945&#13;
Le chef du Pentagone a souligné qu'il s'agira de la première exécution militaire par peloton d'exécution depuis la Seconde Guerre mondiale, avec la mise à mort d'Eddie Slovik, exécuté pour désertion en 1945.&#13;
&#13;
« J'apprécie notre mentalité pendant la Seconde Guerre mondiale, qui consistait à gagner, à comprendre que lorsque l'ennemi vous attaque, vous devez tenir bon », a ajouté le secrétaire.  &#13;
Dans une autre vidéo, Jack Posobiec a demandé à Pete Hegseth si Nidal Hasan avait formulé une dernière volonté.  &#13;
« Je m'en fiche », a-t-il répondu. « On verra le 3 décembre », jour où le condamné doit être exécuté.&#13;
&#13;
La dernière exécution militaire aux États-Unis a eu lieu en 1961, lorsque John Bennett a été pendu pour viol et tentative de meurtre.&#13;
&#13;
Selon l'organisation de défense des droits humains Amnistie internationale, au moins 17 exécutions publiques auraient été menées en 2025 à travers le monde : six en Afghanistan et 11 en Iran.&#13;
&#13;
Le Death Penalty Information Center indique que 135 soldats ont été exécutés par l'armée américaine depuis 1916.&#13;
&#13;
Le Pentagone a annoncé en début de semaine que le président américain Donald Trump avait approuvé l'exécution de Hasan pour avoir perpétré l'attaque inspirée par Al-Qaïda.</description>
      <content:encoded><![CDATA[(Washington) La mise à mort par peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie qui avait fait 13 morts sur une base militaire au Texas en 2009 sera diffusée en direct, a annoncé jeudi un responsable du département américain de la Défense.<br />
<br />
L'exécution de Nidal Hasan, un Américain musulman d'origine palestinienne qui avait ouvert le feu le 5 novembre 2009 dans un centre médical de l'immense base de Fort Hood, sera « diffusée en direct », a dit à l'AFP ce responsable sous le couvert de l'anonymat. Des « détails suivront », a-t-il ajouté.<br />
<br />
Auparavant, dans une vidéo diffusée jeudi sur X par des comptes officiels affiliés au Pentagone,  le secrétaire à la Défense Pete Hegseth avait de son côté assuré que cette exécution serait publique.<br />
<br />
Nidal Hasan « sera fusillé par des soldats, comme il se doit, et nous veillerons à ce que le public puisse y assister, à ce que ce soit public », a affirmé le chef du Pentagone dans cette vidéo tournée mercredi.<br />
« Les gens doivent comprendre que ce genre d'actes entraîne de graves conséquences », a déclaré Pete Hegseth à l'influenceur d'extrême droite Jack Posobiec, à bord du porte-avions USS Abraham Lincoln.<br />
<br />
Psychiatre militaire, Nidal Hasan avait ouvert le feu à Fort Hood pour empêcher les soldats de participer à une guerre qu'il jugeait « illégale » en Afghanistan et en Irak.<br />
Considéré comme un loup solitaire du groupe djihadiste Al-Qaïda, il avait tué 13 personnes, dont 12 soldats, et fait des dizaines de blessés.<br />
Touché à la colonne vertébrale durant la fusillade, il est depuis handicapé et se déplace en fauteuil roulant. Il a été condamné à mort en 2013.<br />
<br />
Une première depuis 1945<br />
Le chef du Pentagone a souligné qu'il s'agira de la première exécution militaire par peloton d'exécution depuis la Seconde Guerre mondiale, avec la mise à mort d'Eddie Slovik, exécuté pour désertion en 1945.<br />
<br />
« J'apprécie notre mentalité pendant la Seconde Guerre mondiale, qui consistait à gagner, à comprendre que lorsque l'ennemi vous attaque, vous devez tenir bon », a ajouté le secrétaire.  <br />
Dans une autre vidéo, Jack Posobiec a demandé à Pete Hegseth si Nidal Hasan avait formulé une dernière volonté.  <br />
« Je m'en fiche », a-t-il répondu. « On verra le 3 décembre », jour où le condamné doit être exécuté.<br />
<br />
La dernière exécution militaire aux États-Unis a eu lieu en 1961, lorsque John Bennett a été pendu pour viol et tentative de meurtre.<br />
<br />
Selon l'organisation de défense des droits humains Amnistie internationale, au moins 17 exécutions publiques auraient été menées en 2025 à travers le monde : six en Afghanistan et 11 en Iran.<br />
<br />
Le Death Penalty Information Center indique que 135 soldats ont été exécutés par l'armée américaine depuis 1916.<br />
<br />
Le Pentagone a annoncé en début de semaine que le président américain Donald Trump avait approuvé l'exécution de Hasan pour avoir perpétré l'attaque inspirée par Al-Qaïda.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12811</guid>
      <pubDate>Thu, 08 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Exécution ratée au Tennessee. La condamnée à mort a repris connaissance et parle</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12804</link>
      <description>(Washington) Christa Pike, la condamnée qui a survécu à deux injections létales aux États-Unis, a repris connaissance et peut parler, ont annoncé ses avocats, six jours après l'échec inédit de son exécution.&#13;
&#13;
Ce fiasco a relancé le débat sur l'application de la peine capitale aux États-Unis, en particulier par injection létale. Un autre État du Sud, le Texas, doit utiliser mercredi soir cette même méthode pour mettre à mort un condamné.&#13;
&#13;
Âgée de 50 ans, Christa Pike devait être la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans le Tennessee. Mais elle a survécu à deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, et été admise en urgence dans un hôpital dans un état critique, sous assistance respiratoire.&#13;
&#13;
Son cas a suscité un vif intérêt et beaucoup d'émotion à l'échelle nationale et dans le monde.  &#13;
&#13;
« Contre toute attente, Christa Pike est consciente, peut parler et continue à recevoir des soins médicaux vitaux », ont annoncé mardi ses avocats dans un communiqué. « Malgré les graves blessures qu'elle a subies aux bras, elle est toujours menottée à son lit », ont-ils souligné.&#13;
&#13;
« Elle a des souvenirs de l'hôpital, mais pas, je crois, de la tentative d'exécution », a dit dans une entrevue à la BBC Joel Zivot, un médecin anesthésiste engagé comme expert par sa défense, précisant qu'elle se rappelait son nom mais n'avait pas su dire la date exacte.&#13;
&#13;
Ses avocats ont saisi la justice du Tennessee pour obliger l'administration pénitentiaire de l'État à préserver toutes les preuves matérielles et documents liés à ce fiasco. Une audience est prévue mercredi en milieu de journée.&#13;
&#13;
Appels à la transparence&#13;
Au Texas, les avocats de Jamaal Howard, 46 ans, ont invoqué « l'exécution horriblement ratée de Christa Pike » pour demander au gouverneur, Greg Abbott, d'accorder un sursis de 30 jours à leur client, rappelant que le produit qui doit lui être administré est le même qu'au Tennessee.&#13;
&#13;
Jamaal Howard a été condamné à la peine capitale pour le meurtre en 2000 de Vickie Lee Swartout, 42 ans, employée d'une supérette.&#13;
&#13;
Si son exécution se déroule comme prévu, il s'agira de la 30e depuis le début de l'année, toutes réalisées par injection létale et concentrées dans six États, les exécutions fédérales étant rares.&#13;
&#13;
Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a ordonné la suspension des exécutions dans son État et une enquête indépendante, puis accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire.&#13;
&#13;
Laura Porter, directrice d'une coalition d'organisations américaines luttant pour l'abolition de la peine capitale, a salué ces décisions, mais appelé à la transparence sur l'ensemble du processus – provenance des produits utilisés, étapes prévues ou qualification du personnel chargé de l'exécution.&#13;
&#13;
Cela s'est déjà produit auparavant et l'État n'a pas suivi les recommandations qui lui ont été faites. Il est essentiel que ce processus d'exécution ne soit plus entouré de secret.&#13;
&#13;
 Laura Porter, directrice d'une coalition d'organisations américaines luttant pour l'abolition de la peine capitale&#13;
L'administration pénitentiaire affirme avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans le Tennessee en mai 2025, après un moratoire de trois ans.&#13;
&#13;
Celui-ci avait été motivé par des défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné.&#13;
&#13;
« Ce qui doit vraiment sortir de cette affaire, c'est la nécessité d'un processus bien plus transparent », a affirmé un avocat de Christa Pike, Stephen Ferrell, dimanche sur CNN. « Cette exécution s'apparentant à de la torture soulève tellement de questions auxquelles l'État du Tennessee refuse de répondre », a-t-il insisté.&#13;
&#13;
Christa Pike a été condamnée à mort pour avoir torturé et assassiné en 1995 une femme de 19 ans, un an de plus qu'elle à l'époque.&#13;
&#13;
Le président républicain Donald Trump est un fervent partisan de la peine de mort.&#13;
&#13;
Il a ainsi validé lundi l'exécution, la première par l'armée américaine depuis 1961, de l'auteur d'une tuerie sur la base militaire de Fort Hood au Texas, en 2009 (13 morts, dont 12 militaires). Nidal Hasan, un Américain musulman d'origine palestinienne, ex-psychiatre de l'armée, sera fusillé le 3 décembre sur la base.&#13;
&#13;
Le ministère de la Justice a également annoncé en avril des propositions pour élargir les modes d'exécution fédérales autorisés, au-delà de la seule injection létale.</description>
      <content:encoded><![CDATA[(Washington) Christa Pike, la condamnée qui a survécu à deux injections létales aux États-Unis, a repris connaissance et peut parler, ont annoncé ses avocats, six jours après l'échec inédit de son exécution.<br />
<br />
Ce fiasco a relancé le débat sur l'application de la peine capitale aux États-Unis, en particulier par injection létale. Un autre État du Sud, le Texas, doit utiliser mercredi soir cette même méthode pour mettre à mort un condamné.<br />
<br />
Âgée de 50 ans, Christa Pike devait être la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans le Tennessee. Mais elle a survécu à deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, et été admise en urgence dans un hôpital dans un état critique, sous assistance respiratoire.<br />
<br />
Son cas a suscité un vif intérêt et beaucoup d'émotion à l'échelle nationale et dans le monde.  <br />
<br />
« Contre toute attente, Christa Pike est consciente, peut parler et continue à recevoir des soins médicaux vitaux », ont annoncé mardi ses avocats dans un communiqué. « Malgré les graves blessures qu'elle a subies aux bras, elle est toujours menottée à son lit », ont-ils souligné.<br />
<br />
« Elle a des souvenirs de l'hôpital, mais pas, je crois, de la tentative d'exécution », a dit dans une entrevue à la BBC Joel Zivot, un médecin anesthésiste engagé comme expert par sa défense, précisant qu'elle se rappelait son nom mais n'avait pas su dire la date exacte.<br />
<br />
Ses avocats ont saisi la justice du Tennessee pour obliger l'administration pénitentiaire de l'État à préserver toutes les preuves matérielles et documents liés à ce fiasco. Une audience est prévue mercredi en milieu de journée.<br />
<br />
Appels à la transparence<br />
Au Texas, les avocats de Jamaal Howard, 46 ans, ont invoqué « l'exécution horriblement ratée de Christa Pike » pour demander au gouverneur, Greg Abbott, d'accorder un sursis de 30 jours à leur client, rappelant que le produit qui doit lui être administré est le même qu'au Tennessee.<br />
<br />
Jamaal Howard a été condamné à la peine capitale pour le meurtre en 2000 de Vickie Lee Swartout, 42 ans, employée d'une supérette.<br />
<br />
Si son exécution se déroule comme prévu, il s'agira de la 30e depuis le début de l'année, toutes réalisées par injection létale et concentrées dans six États, les exécutions fédérales étant rares.<br />
<br />
Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a ordonné la suspension des exécutions dans son État et une enquête indépendante, puis accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire.<br />
<br />
Laura Porter, directrice d'une coalition d'organisations américaines luttant pour l'abolition de la peine capitale, a salué ces décisions, mais appelé à la transparence sur l'ensemble du processus – provenance des produits utilisés, étapes prévues ou qualification du personnel chargé de l'exécution.<br />
<br />
Cela s'est déjà produit auparavant et l'État n'a pas suivi les recommandations qui lui ont été faites. Il est essentiel que ce processus d'exécution ne soit plus entouré de secret.<br />
<br />
 Laura Porter, directrice d'une coalition d'organisations américaines luttant pour l'abolition de la peine capitale<br />
L'administration pénitentiaire affirme avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans le Tennessee en mai 2025, après un moratoire de trois ans.<br />
<br />
Celui-ci avait été motivé par des défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné.<br />
<br />
« Ce qui doit vraiment sortir de cette affaire, c'est la nécessité d'un processus bien plus transparent », a affirmé un avocat de Christa Pike, Stephen Ferrell, dimanche sur CNN. « Cette exécution s'apparentant à de la torture soulève tellement de questions auxquelles l'État du Tennessee refuse de répondre », a-t-il insisté.<br />
<br />
Christa Pike a été condamnée à mort pour avoir torturé et assassiné en 1995 une femme de 19 ans, un an de plus qu'elle à l'époque.<br />
<br />
Le président républicain Donald Trump est un fervent partisan de la peine de mort.<br />
<br />
Il a ainsi validé lundi l'exécution, la première par l'armée américaine depuis 1961, de l'auteur d'une tuerie sur la base militaire de Fort Hood au Texas, en 2009 (13 morts, dont 12 militaires). Nidal Hasan, un Américain musulman d'origine palestinienne, ex-psychiatre de l'armée, sera fusillé le 3 décembre sur la base.<br />
<br />
Le ministère de la Justice a également annoncé en avril des propositions pour élargir les modes d'exécution fédérales autorisés, au-delà de la seule injection létale.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12804</guid>
      <pubDate>Wed, 07 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Un condamné en instance d'exécution aux États-Unis une semaine après l'échec de celle de Christa Pike</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12805</link>
      <description>L'État du Texas se prépare à procéder à l'exécution de Jamaal Howard, 46 ans, prévue mercredi soir au pénitencier de Huntsville, une semaine après l'échec de celle de Christa Pike.&#13;
&#13;
Il s'agira de la 30e depuis le début de l'année aux États-Unis, toutes réalisées par injection létale.&#13;
&#13;
Il a été condamné à la peine capitale pour le meurtre en 2000 de Vickie Lee Swartout, 42 ans, employée d'un dépanneur.&#13;
&#13;
Ses ultimes recours étant épuisés, ses avocats ont demandé au gouverneur, Greg Abbott, de lui accorder un sursis de 30 jours.&#13;
&#13;
Ils soulignent que le produit qui doit lui être administré, le pentobarbital, est le même que celui utilisé dans « l'exécution horriblement ratée de Christa Pike », il y a une semaine.&#13;
&#13;
Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a ordonné la suspension des exécutions dans l'État et une enquête indépendante, puis accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire (TDOC).&#13;
&#13;
Laura Porter, directrice d'une coalition d'organisations américaines luttant pour l'abolition de la peine capitale, a salué ces décisions, dans une déclaration à l'AFP.&#13;
&#13;
« Mais cela s'est déjà produit auparavant et l'État n'a pas suivi les recommandations qui lui ont été faites. Il est essentiel que ce processus d'exécution ne soit plus entouré de secrets », a-t-elle dit.&#13;
&#13;
L'administration pénitentiaire a affirmé avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans l'État en mai 2025, après un moratoire de trois ans.&#13;
&#13;
Le gouverneur avait décrété ce moratoire à l'époque en raison de défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné.&#13;
&#13;
Il a confié la direction de l'enquête sur l'échec de l'exécution de Christa Pike au même ancien procureur fédéral qu'en 2022.&#13;
&#13;
« Ce qui doit vraiment sortir de cette affaire, c'est la nécessité d'un processus bien plus transparent », a affirmé un des avocats de Christa Pike, Stephen Ferrell, dimanche sur CNN.&#13;
&#13;
« Parce que cette exécution s'apparentant à de la torture soulève tellement de questions auxquelles l'État du Tennessee refuse de répondre », a insisté l'avocat.&#13;
&#13;
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour avoir torturé et assassiné en 1995 une femme de 19 ans, alors qu'elle-même avait 18 ans. Ses défenseurs ont saisi un juge, lui demandant d'imposer une sauvegarde des documents liés à ce fiasco, avec une audience prévue mercredi selon le Washington Post.&#13;
&#13;
Le président républicain Donald Trump est un fervent partisan de la peine capitale. Il a ainsi validé lundi la mise à mort par peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie sur la base militaire de Fort Hood au Texas en 2009, qui sera la première par l'armée américaine depuis 1961. Nidal Hasan, un Américain musulman d'origine palestinienne, sera donc fusillé le 3 décembre sur le site de ses crimes.&#13;
&#13;
Le ministère de la Justice a annoncé en avril une série de mesures visant à faciliter le recours à la peine capitale dans les dossiers fédéraux.&#13;
&#13;
Parmi ces propositions figure l'élargissement des modes d'exécution autorisés, au-delà de la seule injection létale, bien que les exécutions dans le pays relèvent dans leur immense majorité des États et non des institutions fédérales.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'État du Texas se prépare à procéder à l'exécution de Jamaal Howard, 46 ans, prévue mercredi soir au pénitencier de Huntsville, une semaine après l'échec de celle de Christa Pike.<br />
<br />
Il s'agira de la 30e depuis le début de l'année aux États-Unis, toutes réalisées par injection létale.<br />
<br />
Il a été condamné à la peine capitale pour le meurtre en 2000 de Vickie Lee Swartout, 42 ans, employée d'un dépanneur.<br />
<br />
Ses ultimes recours étant épuisés, ses avocats ont demandé au gouverneur, Greg Abbott, de lui accorder un sursis de 30 jours.<br />
<br />
Ils soulignent que le produit qui doit lui être administré, le pentobarbital, est le même que celui utilisé dans « l'exécution horriblement ratée de Christa Pike », il y a une semaine.<br />
<br />
Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a ordonné la suspension des exécutions dans l'État et une enquête indépendante, puis accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire (TDOC).<br />
<br />
Laura Porter, directrice d'une coalition d'organisations américaines luttant pour l'abolition de la peine capitale, a salué ces décisions, dans une déclaration à l'AFP.<br />
<br />
« Mais cela s'est déjà produit auparavant et l'État n'a pas suivi les recommandations qui lui ont été faites. Il est essentiel que ce processus d'exécution ne soit plus entouré de secrets », a-t-elle dit.<br />
<br />
L'administration pénitentiaire a affirmé avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans l'État en mai 2025, après un moratoire de trois ans.<br />
<br />
Le gouverneur avait décrété ce moratoire à l'époque en raison de défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné.<br />
<br />
Il a confié la direction de l'enquête sur l'échec de l'exécution de Christa Pike au même ancien procureur fédéral qu'en 2022.<br />
<br />
« Ce qui doit vraiment sortir de cette affaire, c'est la nécessité d'un processus bien plus transparent », a affirmé un des avocats de Christa Pike, Stephen Ferrell, dimanche sur CNN.<br />
<br />
« Parce que cette exécution s'apparentant à de la torture soulève tellement de questions auxquelles l'État du Tennessee refuse de répondre », a insisté l'avocat.<br />
<br />
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour avoir torturé et assassiné en 1995 une femme de 19 ans, alors qu'elle-même avait 18 ans. Ses défenseurs ont saisi un juge, lui demandant d'imposer une sauvegarde des documents liés à ce fiasco, avec une audience prévue mercredi selon le Washington Post.<br />
<br />
Le président républicain Donald Trump est un fervent partisan de la peine capitale. Il a ainsi validé lundi la mise à mort par peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie sur la base militaire de Fort Hood au Texas en 2009, qui sera la première par l'armée américaine depuis 1961. Nidal Hasan, un Américain musulman d'origine palestinienne, sera donc fusillé le 3 décembre sur le site de ses crimes.<br />
<br />
Le ministère de la Justice a annoncé en avril une série de mesures visant à faciliter le recours à la peine capitale dans les dossiers fédéraux.<br />
<br />
Parmi ces propositions figure l'élargissement des modes d'exécution autorisés, au-delà de la seule injection létale, bien que les exécutions dans le pays relèvent dans leur immense majorité des États et non des institutions fédérales.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12805</guid>
      <pubDate>Wed, 07 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Algérie : le Sénat appelé à élargir la peine de mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12806</link>
      <description>APA-Alger (Algérie)&#13;
Le Conseil de la nation algérien doit examiner un projet de réforme du Code pénal prévoyant la peine capitale pour certains incendies volontaires, les enlèvements d'enfants et plusieurs atteintes qualifiées à la sécurité nationale, marquant un durcissement majeur de l'arsenal répressif algérien.&#13;
&#13;
Le ministre algérien de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, a présenté aux sénateurs le projet de loi prévoyant l'extension de la peine capitale, après son adoption par l'Assemblée populaire nationale. Le texte modifie et complète l'ordonnance du 8 juin 1966 portant Code pénal et élargit le champ des infractions passibles de la peine de mort.&#13;
&#13;
Cette réforme intervient après les incendies qui ont ravagé plusieurs wilayas, notamment Jijel, durant l'été dernier, et dans un contexte où les autorités affichent une volonté accrue de durcir la réponse pénale.&#13;
&#13;
Le projet prévoit notamment la peine capitale pour les auteurs d'incendies volontaires de forêts et de champs, ainsi que pour les personnes impliquées dans la destruction volontaire de biens publics ou privés, lorsqu'elle est commise au profit de parties étrangères dans un cadre qualifié de trahison, d'intelligence avec l'étranger ou de crime organisé.&#13;
&#13;
Le dispositif s'étend également à certaines atteintes à la sécurité, à l'ordre public, à l'unité nationale ou à la stabilité économique et environnementale. Les personnes qui financent, commanditent ou facilitent ces actes, y compris via les réseaux sociaux, sont également visées.&#13;
&#13;
Le durcissement apparaît particulièrement significatif dans le cas des infractions formulées autour de notions très larges telles que la sécurité, la stabilité économique ou l'unité nationale. L'extension de la peine capitale à des catégories d'actes dont les contours peuvent être interprétés largement soulève ainsi la question de la proportionnalité des sanctions et de la définition précise des comportements susceptibles d'entraîner la peine la plus lourde du système pénal. Le texte prévoit en outre que les condamnés ne puissent bénéficier des circonstances atténuantes prévues par le Code pénal.&#13;
&#13;
La protection des enfants constitue l'autre volet majeur de la réforme. Le texte prévoit la peine de mort pour les auteurs d'enlèvements d'enfants, avec une aggravation lorsque les faits sont accompagnés de torture, d'agression sexuelle ou de sévices.&#13;
&#13;
Le gouvernement présente cette disposition comme une réponse à la recrudescence de crimes particulièrement graves. Cette justification sécuritaire accompagne ainsi une extension substantielle du champ d'application de la peine capitale, au nom de la dissuasion.&#13;
&#13;
Le président Abdelmadjid Tebboune avait déjà défendu cette orientation à la suite des incendies de l'été dernier, en affirmant que les condamnations à mort seraient exécutées une fois les voies de recours épuisées. La réforme marque donc une rupture avec une pratique algérienne de longue durée caractérisée par un moratoire de fait sur les exécutions. En privilégiant l'alourdissement des peines plutôt que la seule amélioration des mécanismes de prévention et d'enquête, Alger assume désormais une approche pénale nettement plus répressive. Le vote attendu au Conseil de la nation permettra de mesurer jusqu'où les autorités entendent pousser ce nouveau tournant sécuritaire.</description>
      <content:encoded><![CDATA[APA-Alger (Algérie)<br />
Le Conseil de la nation algérien doit examiner un projet de réforme du Code pénal prévoyant la peine capitale pour certains incendies volontaires, les enlèvements d'enfants et plusieurs atteintes qualifiées à la sécurité nationale, marquant un durcissement majeur de l'arsenal répressif algérien.<br />
<br />
Le ministre algérien de la Justice, garde des Sceaux, Lotfi Boudjemaa, a présenté aux sénateurs le projet de loi prévoyant l'extension de la peine capitale, après son adoption par l'Assemblée populaire nationale. Le texte modifie et complète l'ordonnance du 8 juin 1966 portant Code pénal et élargit le champ des infractions passibles de la peine de mort.<br />
<br />
Cette réforme intervient après les incendies qui ont ravagé plusieurs wilayas, notamment Jijel, durant l'été dernier, et dans un contexte où les autorités affichent une volonté accrue de durcir la réponse pénale.<br />
<br />
Le projet prévoit notamment la peine capitale pour les auteurs d'incendies volontaires de forêts et de champs, ainsi que pour les personnes impliquées dans la destruction volontaire de biens publics ou privés, lorsqu'elle est commise au profit de parties étrangères dans un cadre qualifié de trahison, d'intelligence avec l'étranger ou de crime organisé.<br />
<br />
Le dispositif s'étend également à certaines atteintes à la sécurité, à l'ordre public, à l'unité nationale ou à la stabilité économique et environnementale. Les personnes qui financent, commanditent ou facilitent ces actes, y compris via les réseaux sociaux, sont également visées.<br />
<br />
Le durcissement apparaît particulièrement significatif dans le cas des infractions formulées autour de notions très larges telles que la sécurité, la stabilité économique ou l'unité nationale. L'extension de la peine capitale à des catégories d'actes dont les contours peuvent être interprétés largement soulève ainsi la question de la proportionnalité des sanctions et de la définition précise des comportements susceptibles d'entraîner la peine la plus lourde du système pénal. Le texte prévoit en outre que les condamnés ne puissent bénéficier des circonstances atténuantes prévues par le Code pénal.<br />
<br />
La protection des enfants constitue l'autre volet majeur de la réforme. Le texte prévoit la peine de mort pour les auteurs d'enlèvements d'enfants, avec une aggravation lorsque les faits sont accompagnés de torture, d'agression sexuelle ou de sévices.<br />
<br />
Le gouvernement présente cette disposition comme une réponse à la recrudescence de crimes particulièrement graves. Cette justification sécuritaire accompagne ainsi une extension substantielle du champ d'application de la peine capitale, au nom de la dissuasion.<br />
<br />
Le président Abdelmadjid Tebboune avait déjà défendu cette orientation à la suite des incendies de l'été dernier, en affirmant que les condamnations à mort seraient exécutées une fois les voies de recours épuisées. La réforme marque donc une rupture avec une pratique algérienne de longue durée caractérisée par un moratoire de fait sur les exécutions. En privilégiant l'alourdissement des peines plutôt que la seule amélioration des mécanismes de prévention et d'enquête, Alger assume désormais une approche pénale nettement plus répressive. Le vote attendu au Conseil de la nation permettra de mesurer jusqu'où les autorités entendent pousser ce nouveau tournant sécuritaire.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12806</guid>
      <pubDate>Wed, 07 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence de Presse Africaine - APA</author>
    </item>
    <item>
      <title>Trump approuve la mise à mort par peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie sur une base militaire</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12803</link>
      <description>Donald Trump a donné son accord pour la mise à mort par peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie sur une base militaire au Texas en 2009, une méthode que l'armée américaine n'a plus employée depuis 65 ans.&#13;
&#13;
Nidal Hasan, un Américain musulman d'origine palestinienne, avait ouvert le feu le 5 novembre 2009 dans un centre médical de l'immense base de Fort Hood, pour empêcher les soldats de participer à une guerre qu'il jugeait "illégale" en Afghanistan et en Irak.&#13;
&#13;
Considéré comme un loup solitaire d'Al-Qaïda, il avait tué 13 personnes, dont 12 soldats, et fait des dizaines de blessés.&#13;
&#13;
Le ministre de la Défense Pete Hegseth "a recommandé - et le président Donald Trump a approuvé - que le terroriste condamné Nidal Malik Hasan soit exécuté par un peloton d'exécution de l'armée américaine", a déclaré lundi le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, sur X.&#13;
&#13;
La date et le lieu de l'exécution seront fixés ultérieurement par le ministère. "Le jour du Jugement est enfin arrivé pour Hasan", a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
Blessé par balle lors de l'attaque, Nidal Hasan, un ancien psychiatre de l'armée, est aujourd'hui partiellement paralysé.&#13;
&#13;
Il avait été condamné à mort par un tribunal militaire en 2013 et est détenu dans un centre pénitentiaire de l'armée dans le Kansas (centre).&#13;
&#13;
- Exécution ratée -&#13;
&#13;
Cette décision intervient alors que l'insoluble débat sur l'application de la peine de mort aux Etats-Unis a été relancé par l'exécution ratée d'une condamnée, Christa Pike, la semaine dernière dans le Tennessee (sud).&#13;
&#13;
Cette dernière est toujours hospitalisée dans un état critique, après avoir survécu mercredi à deux injections létales.&#13;
&#13;
Elle devait être la première femme mise à mort depuis plus de deux siècles au Tennessee.&#13;
&#13;
Le peloton d'exécution est autorisé dans cinq Etats américains pour appliquer la peine de mort. Cette méthode n'a cependant pas été employée par l'armée américaine depuis 1961.&#13;
&#13;
Nidal Hasan avait choisi d'assurer sa propre défense lors de son procès, sans déposer ni appeler de témoins. Il n'a jamais nié les accusations contre lui et, selon les avocats de la défense commis d'office, il semblait chercher à être condamné à la peine capitale.&#13;
&#13;
Pendant le procès, les audiences avaient révélé qu'Hasan s'était entretenu en ligne avec une figure présumée d'Al-Qaïda, l'imam américain Anwar al-Awlaqi, tué en 2011 par une frappe de drone américaine au Yémen.&#13;
&#13;
Les Etats-Unis ont connu plusieurs tueries comparables à celle de Fort Hood sur leur territoire ces 15 dernières années.&#13;
&#13;
En 2025, un soldat avait ouvert le feu sur une base dans l'Etat de Géorgie, blessant cinq autres militaires avant d'être appréhendé.&#13;
&#13;
En 2019, un matelot américain avait tué deux personnes et blessé une troisième sur une base à Hawaï. La même année, un étudiant saoudien en école militaire a fait trois morts sur une installation militaire de Floride.&#13;
&#13;
En 2015, un citoyen américain né koweïti avait attaqué deux installations militaires du Tennessee, tuant quatre marines et un matelot. La police fédérale avait conclu à un acte inspiré par un "groupe terroriste étranger".&#13;
&#13;
Et deux ans auparavant, un homme avait fait 12 victimes et huit blessés au Washington Navy Yard, un site de la marine à Washington, avant d'être abattu par les forces de l'ordre.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Donald Trump a donné son accord pour la mise à mort par peloton d'exécution de l'auteur d'une tuerie sur une base militaire au Texas en 2009, une méthode que l'armée américaine n'a plus employée depuis 65 ans.<br />
<br />
Nidal Hasan, un Américain musulman d'origine palestinienne, avait ouvert le feu le 5 novembre 2009 dans un centre médical de l'immense base de Fort Hood, pour empêcher les soldats de participer à une guerre qu'il jugeait "illégale" en Afghanistan et en Irak.<br />
<br />
Considéré comme un loup solitaire d'Al-Qaïda, il avait tué 13 personnes, dont 12 soldats, et fait des dizaines de blessés.<br />
<br />
Le ministre de la Défense Pete Hegseth "a recommandé - et le président Donald Trump a approuvé - que le terroriste condamné Nidal Malik Hasan soit exécuté par un peloton d'exécution de l'armée américaine", a déclaré lundi le porte-parole du Pentagone, Sean Parnell, sur X.<br />
<br />
La date et le lieu de l'exécution seront fixés ultérieurement par le ministère. "Le jour du Jugement est enfin arrivé pour Hasan", a-t-il ajouté.<br />
<br />
Blessé par balle lors de l'attaque, Nidal Hasan, un ancien psychiatre de l'armée, est aujourd'hui partiellement paralysé.<br />
<br />
Il avait été condamné à mort par un tribunal militaire en 2013 et est détenu dans un centre pénitentiaire de l'armée dans le Kansas (centre).<br />
<br />
- Exécution ratée -<br />
<br />
Cette décision intervient alors que l'insoluble débat sur l'application de la peine de mort aux Etats-Unis a été relancé par l'exécution ratée d'une condamnée, Christa Pike, la semaine dernière dans le Tennessee (sud).<br />
<br />
Cette dernière est toujours hospitalisée dans un état critique, après avoir survécu mercredi à deux injections létales.<br />
<br />
Elle devait être la première femme mise à mort depuis plus de deux siècles au Tennessee.<br />
<br />
Le peloton d'exécution est autorisé dans cinq Etats américains pour appliquer la peine de mort. Cette méthode n'a cependant pas été employée par l'armée américaine depuis 1961.<br />
<br />
Nidal Hasan avait choisi d'assurer sa propre défense lors de son procès, sans déposer ni appeler de témoins. Il n'a jamais nié les accusations contre lui et, selon les avocats de la défense commis d'office, il semblait chercher à être condamné à la peine capitale.<br />
<br />
Pendant le procès, les audiences avaient révélé qu'Hasan s'était entretenu en ligne avec une figure présumée d'Al-Qaïda, l'imam américain Anwar al-Awlaqi, tué en 2011 par une frappe de drone américaine au Yémen.<br />
<br />
Les Etats-Unis ont connu plusieurs tueries comparables à celle de Fort Hood sur leur territoire ces 15 dernières années.<br />
<br />
En 2025, un soldat avait ouvert le feu sur une base dans l'Etat de Géorgie, blessant cinq autres militaires avant d'être appréhendé.<br />
<br />
En 2019, un matelot américain avait tué deux personnes et blessé une troisième sur une base à Hawaï. La même année, un étudiant saoudien en école militaire a fait trois morts sur une installation militaire de Floride.<br />
<br />
En 2015, un citoyen américain né koweïti avait attaqué deux installations militaires du Tennessee, tuant quatre marines et un matelot. La police fédérale avait conclu à un acte inspiré par un "groupe terroriste étranger".<br />
<br />
Et deux ans auparavant, un homme avait fait 12 victimes et huit blessés au Washington Navy Yard, un site de la marine à Washington, avant d'être abattu par les forces de l'ordre.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12803</guid>
      <pubDate>Tue, 06 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Deux hommes exécutés en lien avec les manifestations de janvier en Iran</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12802</link>
      <description>L'Iran a exécuté lundi deux hommes pour leur implication présumée dans la mort de quatre policiers lors des manifestations antigouvernementales du début d'année, a annoncé le pouvoir judiciaire.&#13;
&#13;
« Alireza Sepahi et Alireza Raïssi ont été pendus ce matin après la confirmation du verdict par la Cour suprême », a indiqué Mizan, le média officiel de la justice iranienne, qui n'a précisé ni leur date d'arrestation ni la date de leur procès.&#13;
&#13;
Le pouvoir judiciaire les accuse du meurtre de quatre policiers à Ispahan (centre) durant la contestation déclenchée en décembre, d'abord à Téhéran pour des revendications d'ordre économique avant de s'étendre à l'ensemble du pays.&#13;
&#13;
Le mouvement s'était rapidement mué en manifestations contre le pouvoir avec un pic les 8 et 9 janvier, marqué par des dégradations d'une ampleur inédite et de nombreux morts.&#13;
&#13;
Les autorités ont reconnu plus de 3 000 morts, dont des centaines de forces de l'ordre, dans des violences qu'elles imputent à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.&#13;
&#13;
Des ONG basées à l'étranger, qui donnent des bilans bien plus élevés, affirment pour leur part que les forces de sécurité ont tiré délibérément sur les manifestants.&#13;
&#13;
Le tribunal avait condamné à mort les deux hommes, dont l'âge n'a pas été précisé, « pour appartenance à un groupe armé, et atteinte à la sécurité nationale », a précisé l'agence Mizan.&#13;
&#13;
Le nombre d'exécutions en Iran a augmenté depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes contre Téhéran. Un grand nombre de ces exécutions sont liées aux manifestations.&#13;
&#13;
Selon Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine.&#13;
&#13;
En 2025, les autorités ont exécuté au moins 1 639 personnes, un record depuis 1989, selon les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), dont le siège est à Paris.&#13;
&#13;
Samedi, la justice iranienne a annoncé l'exécution d'un autre homme reconnu coupable d'avoir fait usage d'une arme contre des policiers lors de ces mêmes manifestations.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Iran a exécuté lundi deux hommes pour leur implication présumée dans la mort de quatre policiers lors des manifestations antigouvernementales du début d'année, a annoncé le pouvoir judiciaire.<br />
<br />
« Alireza Sepahi et Alireza Raïssi ont été pendus ce matin après la confirmation du verdict par la Cour suprême », a indiqué Mizan, le média officiel de la justice iranienne, qui n'a précisé ni leur date d'arrestation ni la date de leur procès.<br />
<br />
Le pouvoir judiciaire les accuse du meurtre de quatre policiers à Ispahan (centre) durant la contestation déclenchée en décembre, d'abord à Téhéran pour des revendications d'ordre économique avant de s'étendre à l'ensemble du pays.<br />
<br />
Le mouvement s'était rapidement mué en manifestations contre le pouvoir avec un pic les 8 et 9 janvier, marqué par des dégradations d'une ampleur inédite et de nombreux morts.<br />
<br />
Les autorités ont reconnu plus de 3 000 morts, dont des centaines de forces de l'ordre, dans des violences qu'elles imputent à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.<br />
<br />
Des ONG basées à l'étranger, qui donnent des bilans bien plus élevés, affirment pour leur part que les forces de sécurité ont tiré délibérément sur les manifestants.<br />
<br />
Le tribunal avait condamné à mort les deux hommes, dont l'âge n'a pas été précisé, « pour appartenance à un groupe armé, et atteinte à la sécurité nationale », a précisé l'agence Mizan.<br />
<br />
Le nombre d'exécutions en Iran a augmenté depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes contre Téhéran. Un grand nombre de ces exécutions sont liées aux manifestations.<br />
<br />
Selon Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine.<br />
<br />
En 2025, les autorités ont exécuté au moins 1 639 personnes, un record depuis 1989, selon les ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, et Ensemble contre la peine de mort (ECPM), dont le siège est à Paris.<br />
<br />
Samedi, la justice iranienne a annoncé l'exécution d'un autre homme reconnu coupable d'avoir fait usage d'une arme contre des policiers lors de ces mêmes manifestations.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12802</guid>
      <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Exécution ratée aux États-Unis: Christa Pike dans un état critique, son pronostic vital inconnu</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12800</link>
      <description>La condamnée qui a survécu à deux injections létales dans le Tennessee, Christa Pike, se trouvait toujours dans un état critique et sous assistance respiratoire, son pronostic vital étant encore inconnu, a affirmé dimanche sur CNN un de ses avocats, Stephen Ferrell.&#13;
&#13;
L'exécution ratée mercredi soir de Christa Pike, qui devait être la première femme mise à mort depuis plus de 200 ans au Tennessee (sud), a relancé les interrogations sur l'application de la peine capitale aux États-Unis.&#13;
&#13;
« Elle est toujours hospitalisée, sous assistance respiratoire et dans un état critique. Nous ne connaissons pas encore vraiment son pronostic vital et nous pourrions ne pas le connaître pendant plusieurs jours », a déclaré l'avocat.&#13;
&#13;
Stephen Ferrell a précisé ne pas avoir pu rendre visite à sa cliente, âgée de 50 ans, à l'hôpital où les médecins tentent toujours de retirer de son organisme les deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, qui lui ont été administrées.&#13;
&#13;
Me Ferrell a de nouveau appelé le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, à commuer sa peine.&#13;
&#13;
« À tout le moins, le gouverneur devrait commuer la peine de Mme Pike en prison à vie », a-t-il dit, estimant qu'elle a subi du fait de cette exécution ratée « une grave torture mentale et physique ».&#13;
&#13;
Le gouverneur, qui a ordonné jeudi la suspension des exécutions dans l'État et une enquête indépendante sur l'échec de celle de Christa Pike, a annoncé samedi avoir accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire du Tennessee (TDOC).&#13;
&#13;
L'administration pénitentiaire a affirmé avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans l'État en mai 2025, après un moratoire de trois ans. Le gouverneur avait décrété ce moratoire à l'époque en raison de défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné.&#13;
&#13;
L'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC), a dénoncé jeudi « une exécution ratée sans comparaison à l'époque moderne », soulignant que Christa Pike est « la première personne à survivre à l'injection de doses létales de produits utilisés pour les exécutions ».&#13;
&#13;
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, alors qu'elle-même avait 18 ans. Ses deux complices, également adolescents, ont échappé à la peine de mort.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La condamnée qui a survécu à deux injections létales dans le Tennessee, Christa Pike, se trouvait toujours dans un état critique et sous assistance respiratoire, son pronostic vital étant encore inconnu, a affirmé dimanche sur CNN un de ses avocats, Stephen Ferrell.<br />
<br />
L'exécution ratée mercredi soir de Christa Pike, qui devait être la première femme mise à mort depuis plus de 200 ans au Tennessee (sud), a relancé les interrogations sur l'application de la peine capitale aux États-Unis.<br />
<br />
« Elle est toujours hospitalisée, sous assistance respiratoire et dans un état critique. Nous ne connaissons pas encore vraiment son pronostic vital et nous pourrions ne pas le connaître pendant plusieurs jours », a déclaré l'avocat.<br />
<br />
Stephen Ferrell a précisé ne pas avoir pu rendre visite à sa cliente, âgée de 50 ans, à l'hôpital où les médecins tentent toujours de retirer de son organisme les deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, qui lui ont été administrées.<br />
<br />
Me Ferrell a de nouveau appelé le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, à commuer sa peine.<br />
<br />
« À tout le moins, le gouverneur devrait commuer la peine de Mme Pike en prison à vie », a-t-il dit, estimant qu'elle a subi du fait de cette exécution ratée « une grave torture mentale et physique ».<br />
<br />
Le gouverneur, qui a ordonné jeudi la suspension des exécutions dans l'État et une enquête indépendante sur l'échec de celle de Christa Pike, a annoncé samedi avoir accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire du Tennessee (TDOC).<br />
<br />
L'administration pénitentiaire a affirmé avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans l'État en mai 2025, après un moratoire de trois ans. Le gouverneur avait décrété ce moratoire à l'époque en raison de défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné.<br />
<br />
L'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC), a dénoncé jeudi « une exécution ratée sans comparaison à l'époque moderne », soulignant que Christa Pike est « la première personne à survivre à l'injection de doses létales de produits utilisés pour les exécutions ».<br />
<br />
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, alors qu'elle-même avait 18 ans. Ses deux complices, également adolescents, ont échappé à la peine de mort.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12800</guid>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Christa Pike n'aurait pas repris conscience depuis son exécution ratée</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12801</link>
      <description>Christa Pike est toujours inconsciente et sous respirateur artificiel dans un hôpital, quatre jours après l'échec de son exécution dans le Tennessee, aux États-Unis, et son pronostic pourrait ne pas être connu avant plusieurs jours encore, a déclaré dimanche l'un de ses avocats.&#13;
&#13;
Peu d'informations ont été publiées sur l'état de santé de Christa Pike depuis la tentative d'exécution de mercredi soir. Elle est depuis lors hospitalisée sous garde, tandis que les médecins tentent d'éliminer de son organisme la dose importante de pentobarbital, un barbiturique.&#13;
&#13;
Interrogé pour savoir si elle avait repris conscience après la tentative d'exécution, Stephen Ferrell, avocat de la défense fédérale et représentant de Pike, a répondu dans l'émission State of the Union de CNN : « Pas à ma connaissance. »&#13;
&#13;
Pike, aujourd'hui âgée de 50 ans, avait 18 ans lorsqu'elle et son petit ami ont torturé et tué une camarade de classe, Colleen Slemmer, dans un accès de jalousie en 1995. Elle est devenue l'une des plus jeunes femmes à être condamnées à mort.  &#13;
&#13;
Mercredi soir, les responsables de la prison du Tennessee ont administré à Pike deux doses du produit utilisé pour l'injection létale. Le pentobarbital ne l'a pas tuée, mais ses avocats ont indiqué que ses bras présentaient des brûlures et des cloques causées par les produits caustiques.&#13;
&#13;
Pike a donné à quelqu'un une procuration médicale et cette personne protège sa vie privée, a affirmé M. Ferrell.&#13;
&#13;
« Je ne sais pas exactement ce qu'ils ont pu dire à cette personne », a indiqué M. Ferrell.&#13;
&#13;
Les avocats de Christa Pike n'ont pas révélé l'identité de la personne chargée de prendre les décisions médicales la concernant.&#13;
&#13;
Une porte-parole de l'équipe de défense de Christa Pike a dit dimanche matin dans un communiqué que tout le respect accordé au droit légitime de Christa à la vie privée était apprécié.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Christa Pike est toujours inconsciente et sous respirateur artificiel dans un hôpital, quatre jours après l'échec de son exécution dans le Tennessee, aux États-Unis, et son pronostic pourrait ne pas être connu avant plusieurs jours encore, a déclaré dimanche l'un de ses avocats.<br />
<br />
Peu d'informations ont été publiées sur l'état de santé de Christa Pike depuis la tentative d'exécution de mercredi soir. Elle est depuis lors hospitalisée sous garde, tandis que les médecins tentent d'éliminer de son organisme la dose importante de pentobarbital, un barbiturique.<br />
<br />
Interrogé pour savoir si elle avait repris conscience après la tentative d'exécution, Stephen Ferrell, avocat de la défense fédérale et représentant de Pike, a répondu dans l'émission State of the Union de CNN : « Pas à ma connaissance. »<br />
<br />
Pike, aujourd'hui âgée de 50 ans, avait 18 ans lorsqu'elle et son petit ami ont torturé et tué une camarade de classe, Colleen Slemmer, dans un accès de jalousie en 1995. Elle est devenue l'une des plus jeunes femmes à être condamnées à mort.  <br />
<br />
Mercredi soir, les responsables de la prison du Tennessee ont administré à Pike deux doses du produit utilisé pour l'injection létale. Le pentobarbital ne l'a pas tuée, mais ses avocats ont indiqué que ses bras présentaient des brûlures et des cloques causées par les produits caustiques.<br />
<br />
Pike a donné à quelqu'un une procuration médicale et cette personne protège sa vie privée, a affirmé M. Ferrell.<br />
<br />
« Je ne sais pas exactement ce qu'ils ont pu dire à cette personne », a indiqué M. Ferrell.<br />
<br />
Les avocats de Christa Pike n'ont pas révélé l'identité de la personne chargée de prendre les décisions médicales la concernant.<br />
<br />
Une porte-parole de l'équipe de défense de Christa Pike a dit dimanche matin dans un communiqué que tout le respect accordé au droit légitime de Christa à la vie privée était apprécié.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12801</guid>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Associated Press - AP</author>
    </item>
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