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    <title>La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués — Syrie</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/depeches?zonegeo=109</link>
    <description>Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort — Syrie</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 10:58:41 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Thu, 15 Oct 2026 22:53:18 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Syrie. Deux nouvelles condamnations à mort au procès des massacres d'alaouites</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12830</link>
      <description>La justice syrienne a prononcé jeudi de nouvelles condamnations au procès des personnes impliquées dans les massacres d'alaouites sur le littoral en 2025, infligeant la peine de mort à deux anciens partisans du président déchu Bachar el-Assad.&#13;
&#13;
Quatorze personnes au total ont comparu à Alep pour les violences qui ont ciblé durant trois jours sur la côte syrienne en mars 2025 la minorité alaouite à laquelle appartient Bachar el-Assad, faisant des centaines de morts.&#13;
&#13;
Les autorités avaient accusé les partisans de l'ancien président d'attiser la violence en attaquant les forces de sécurité.&#13;
&#13;
La commission nationale d'enquête a identifié 298 suspects d'implication dans ce déchaînement de violences, qui ont fait 238 morts dans les rangs des forces de sécurité et de l'armée.&#13;
&#13;
La justice avait rendu quatre premières décisions le 17 septembre, condamnant un partisan de l'ex-président à la pendaison, un autre à la prison à vie et un membre du ministère de la Défense à 20 ans de prison. Un autre partisan présumé de Bachar el-Assad avait lui été acquitté.&#13;
&#13;
Jeudi, deux nouvelles condamnations à la pendaison ont été prononcées contre des partisans du dirigeant chassé du pouvoir en décembre 2024, pour « agression visant à provoquer une guerre civile et des affrontements confessionnels » et pour « le crime de direction et d'encadrement de bandes armées ».&#13;
&#13;
Un troisième a été condamné à 12 ans de prison pour complicité de ces crimes.&#13;
&#13;
Concernant sept membres du ministère de la Défense, la justice en a condamné un à 20 ans de prison pour meurtre, un autre à trois ans de prison pour torture, et trois à des peines allant de deux mois à deux ans de prison. Les deux autres ont été acquittés.&#13;
&#13;
Selon la commission d'enquête, les massacres de mars 2025 ont fait 1.426 morts, pour la plupart des civils, tandis que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé au Royaume-Uni et disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie, en a recensé près de 1.700.&#13;
&#13;
Malgré les assurances des autorités islamistes ayant pris le pouvoir fin 2024 en matière de respect des droits des minorités du pays multiethnique et multiconfessionnel, les alaouites et autres minorités syriennes demeurent inquiètes.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La justice syrienne a prononcé jeudi de nouvelles condamnations au procès des personnes impliquées dans les massacres d'alaouites sur le littoral en 2025, infligeant la peine de mort à deux anciens partisans du président déchu Bachar el-Assad.<br />
<br />
Quatorze personnes au total ont comparu à Alep pour les violences qui ont ciblé durant trois jours sur la côte syrienne en mars 2025 la minorité alaouite à laquelle appartient Bachar el-Assad, faisant des centaines de morts.<br />
<br />
Les autorités avaient accusé les partisans de l'ancien président d'attiser la violence en attaquant les forces de sécurité.<br />
<br />
La commission nationale d'enquête a identifié 298 suspects d'implication dans ce déchaînement de violences, qui ont fait 238 morts dans les rangs des forces de sécurité et de l'armée.<br />
<br />
La justice avait rendu quatre premières décisions le 17 septembre, condamnant un partisan de l'ex-président à la pendaison, un autre à la prison à vie et un membre du ministère de la Défense à 20 ans de prison. Un autre partisan présumé de Bachar el-Assad avait lui été acquitté.<br />
<br />
Jeudi, deux nouvelles condamnations à la pendaison ont été prononcées contre des partisans du dirigeant chassé du pouvoir en décembre 2024, pour « agression visant à provoquer une guerre civile et des affrontements confessionnels » et pour « le crime de direction et d'encadrement de bandes armées ».<br />
<br />
Un troisième a été condamné à 12 ans de prison pour complicité de ces crimes.<br />
<br />
Concernant sept membres du ministère de la Défense, la justice en a condamné un à 20 ans de prison pour meurtre, un autre à trois ans de prison pour torture, et trois à des peines allant de deux mois à deux ans de prison. Les deux autres ont été acquittés.<br />
<br />
Selon la commission d'enquête, les massacres de mars 2025 ont fait 1.426 morts, pour la plupart des civils, tandis que l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé au Royaume-Uni et disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie, en a recensé près de 1.700.<br />
<br />
Malgré les assurances des autorités islamistes ayant pris le pouvoir fin 2024 en matière de respect des droits des minorités du pays multiethnique et multiconfessionnel, les alaouites et autres minorités syriennes demeurent inquiètes.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12830</guid>
      <pubDate>Thu, 15 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Syrie . Premiers verdicts dans les massacres d'alaouites sur la côte syrienne</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12829</link>
      <description>Un militaire des forces gouvernementales a été condamné à une peine de 20 ans et reconnu coupable « du crime de meurtre intentionnel ». Deux partisans du régime déchu des Assad ont été condamnés à la pendaison et à la perpétuité.&#13;
&#13;
&#13;
La justice syrienne a rendu jeudi ses premiers verdicts dans le procès des massacres d'alaouites sur le littoral en 2025, sur fond d'inquiétude des minorités malgré les engagements des autorités islamistes à les protéger. Le procès de 14 personnes soupçonnées d'être impliquées dans ces violences qui ont fait des centaines de morts - sept membres des forces gouvernementales et sept partisans de l'ancien président Bachar el-Assad - s'était ouvert à Alep en novembre 2025.&#13;
&#13;
La cour a rendu son verdict jeudi concernant quatre accusés, selon le journaliste de l'AFP sur place, avant de nouveaux jugements attendus le 24 septembre. Un militaire, membre des forces du ministère de la Défense, a été reconnu coupable « du crime de meurtre intentionnel » et condamné à 20 ans de prison, a déclaré le président du tribunal pénal militaire, le juge Zakaria Bakkar.&#13;
&#13;
Parmi les partisans présumés d'Assad, l'un originaire du littoral a été condamné à la pendaison, notamment pour « agression visant à provoquer une guerre civile et des affrontements confessionnels », un autre à la prison à perpétuité et un troisième a été acquitté. Plusieurs avaient à l'ouverture du procès plaidé non coupable, l'un affirmant qu'il se trouvait au Liban lors des violences.&#13;
&#13;
« Pas une véritable justice »&#13;
&#13;
Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a critiqué le fait de « réduire à quelques cas l'un des plus grands massacres de masse qu'ait connus la Syrie durant la période de transition ». « Juger quelques personnes ne constitue pas une véritable justice », a-t-il dit à l'AFP, estimant que les peines prononcées étaient « totalement disproportionnées par rapport à l'ampleur des crimes, leur étendue géographique et le nombre de parties et d'individus impliqués ».&#13;
&#13;
Des violences meurtrières ciblant la minorité alaouite, à laquelle appartient Bachar el-Assad, avaient éclaté sur la côte syrienne en mars 2025. Les autorités avaient accusé les partisans de l'ancien président d'attiser la violence en attaquant les forces de sécurité. Une commission nationale d'enquête a donné le chiffre de 1.426 morts, pour la plupart des civils, tandis que l'OSDH, basé au Royaume-Uni et disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie, en a recensé près de 1.700.&#13;
&#13;
Témoignages&#13;
« Si les massacres continuent, il ne restera plus un alaouite en Syrie »&#13;
La commission a identifié 298 suspects d'implication dans ce déchaînement de violences, qui ont fait 238 morts dans les rangs des forces de sécurité et de l'armée. Les autorités ont ensuite envoyé des renforts dans la région, quelque 200.000 combattants selon la commission. Des ONG syriennes et internationales ont fait état de massacres intercommunautaires dans lesquels des familles entières ont péri, commis par les forces gouvernementales, des groupes armés alliés au gouvernement et des volontaires armés.&#13;
&#13;
Malgré les assurances des autorités islamistes ayant pris le pouvoir fin 2024 et selon lesquelles toutes les communautés seraient protégées, les alaouites et autres minorités syriennes restent inquiètes.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un militaire des forces gouvernementales a été condamné à une peine de 20 ans et reconnu coupable « du crime de meurtre intentionnel ». Deux partisans du régime déchu des Assad ont été condamnés à la pendaison et à la perpétuité.<br />
<br />
<br />
La justice syrienne a rendu jeudi ses premiers verdicts dans le procès des massacres d'alaouites sur le littoral en 2025, sur fond d'inquiétude des minorités malgré les engagements des autorités islamistes à les protéger. Le procès de 14 personnes soupçonnées d'être impliquées dans ces violences qui ont fait des centaines de morts - sept membres des forces gouvernementales et sept partisans de l'ancien président Bachar el-Assad - s'était ouvert à Alep en novembre 2025.<br />
<br />
La cour a rendu son verdict jeudi concernant quatre accusés, selon le journaliste de l'AFP sur place, avant de nouveaux jugements attendus le 24 septembre. Un militaire, membre des forces du ministère de la Défense, a été reconnu coupable « du crime de meurtre intentionnel » et condamné à 20 ans de prison, a déclaré le président du tribunal pénal militaire, le juge Zakaria Bakkar.<br />
<br />
Parmi les partisans présumés d'Assad, l'un originaire du littoral a été condamné à la pendaison, notamment pour « agression visant à provoquer une guerre civile et des affrontements confessionnels », un autre à la prison à perpétuité et un troisième a été acquitté. Plusieurs avaient à l'ouverture du procès plaidé non coupable, l'un affirmant qu'il se trouvait au Liban lors des violences.<br />
<br />
« Pas une véritable justice »<br />
<br />
Le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane, a critiqué le fait de « réduire à quelques cas l'un des plus grands massacres de masse qu'ait connus la Syrie durant la période de transition ». « Juger quelques personnes ne constitue pas une véritable justice », a-t-il dit à l'AFP, estimant que les peines prononcées étaient « totalement disproportionnées par rapport à l'ampleur des crimes, leur étendue géographique et le nombre de parties et d'individus impliqués ».<br />
<br />
Des violences meurtrières ciblant la minorité alaouite, à laquelle appartient Bachar el-Assad, avaient éclaté sur la côte syrienne en mars 2025. Les autorités avaient accusé les partisans de l'ancien président d'attiser la violence en attaquant les forces de sécurité. Une commission nationale d'enquête a donné le chiffre de 1.426 morts, pour la plupart des civils, tandis que l'OSDH, basé au Royaume-Uni et disposant d'un vaste réseau de sources en Syrie, en a recensé près de 1.700.<br />
<br />
Témoignages<br />
« Si les massacres continuent, il ne restera plus un alaouite en Syrie »<br />
La commission a identifié 298 suspects d'implication dans ce déchaînement de violences, qui ont fait 238 morts dans les rangs des forces de sécurité et de l'armée. Les autorités ont ensuite envoyé des renforts dans la région, quelque 200.000 combattants selon la commission. Des ONG syriennes et internationales ont fait état de massacres intercommunautaires dans lesquels des familles entières ont péri, commis par les forces gouvernementales, des groupes armés alliés au gouvernement et des volontaires armés.<br />
<br />
Malgré les assurances des autorités islamistes ayant pris le pouvoir fin 2024 et selon lesquelles toutes les communautés seraient protégées, les alaouites et autres minorités syriennes restent inquiètes.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12829</guid>
      <pubDate>Thu, 17 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Syrie. L'ancien grand mufti pro-Assad condamné à la prison à perpétuité </title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12758</link>
      <description>La justice syrienne a condamné lundi à la prison à perpétuité l'ancien grand mufti Ahmed Badreddin Hassoun, en poste sous le pouvoir du président déchu Bachar el-Assad, notamment pour incitation à la haine confessionnelle et abus de fonction. Cette condamnation est la dixième d'une figure du pouvoir d'Assad par les nouvelles autorités islamistes. L'ancien grand mufti, qui a occupé ce plus haut poste religieux pendant plus de 16 ans, était connu pour sa proximité avec le président déchu, et ses apparitions répétées à ses côtés lors d'occasions religieuses.&#13;
&#13;
Le tribunal de Damas a condamné l'accusé, en sa présence, à la prison à perpétuité pour avoir « attisé la guerre civile et les affrontements confessionnels ». Il a également prononcé à son encontre d'autres peines de prison allant de trois à 20 ans pour « incitation intentionnelle au meurtre », « participation directe » à des meurtres, et pour avoir attisé les « haines confessionnelles et raciales ». Le tribunal a aussi ordonné la confiscation des biens de l'ancien mufti.&#13;
&#13;
Il s'agit du premier jugement rendu contre un responsable religieux dans le cadre des procès intentés contre Bachar el-Assad et des personnalités qui lui étaient liées.&#13;
&#13;
Le 11 août, l'ex-président - qui a fui en Russie à sa chute en décembre 2024 - son frère Maher et cinq ex-responsables sécuritaires ont été condamnés par contumace à la peine de mort pour crimes commis durant la guerre civile (2011-2024). La justice syrienne a en outre condamné à mort, en leur présence, l'ancien responsable sécuritaire Atef Nagib, ainsi que Wassim el-Assad, cousin du président déchu.&#13;
&#13;
« Faire avancer la justice »&#13;
L'ancien grand mufti, originaire de la ville d'Alep et fils du cheikh soufi décédé Mohammad Adib Hassoun avait été arrêté à l'aéroport en mars 2025, alors qu'il cherchait à quitter le pays.&#13;
&#13;
En 2021, l'ancien président avait publié un décret supprimant le poste de grand mufti et élargissant les pouvoirs d'un ministère gouvernemental chargé des affaires religieuses. Ce décret avait contraint Ahmed Badreddin Hassoun, qui avait été nommé par Bachar el-Assad en 2004, à prendre sa retraite.&#13;
&#13;
L'ONU et des organisations de défense des droits humains s'opposent à la peine de mort et exhortent les nouvelles autorités syriennes à adopter un processus de justice transitionnelle centré sur les victimes. « Pour faire avancer la justice face à la litanie de crimes graves commis en Syrie, il ne suffit pas de prononcer des condamnations ; il faut mettre en place un système capable de rendre une justice compétente, impartiale et indépendante », a plaidé dimanche Balkees Jarrah, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Les procès menés jusqu'à présent mettent en évidence la nécessité urgente de réformes », a-t-elle ajouté, HRW réitérant son refus de la peine de mort « en toutes circonstances en raison de sa cruauté et de son caractère irréversible ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[La justice syrienne a condamné lundi à la prison à perpétuité l'ancien grand mufti Ahmed Badreddin Hassoun, en poste sous le pouvoir du président déchu Bachar el-Assad, notamment pour incitation à la haine confessionnelle et abus de fonction. Cette condamnation est la dixième d'une figure du pouvoir d'Assad par les nouvelles autorités islamistes. L'ancien grand mufti, qui a occupé ce plus haut poste religieux pendant plus de 16 ans, était connu pour sa proximité avec le président déchu, et ses apparitions répétées à ses côtés lors d'occasions religieuses.<br />
<br />
Le tribunal de Damas a condamné l'accusé, en sa présence, à la prison à perpétuité pour avoir « attisé la guerre civile et les affrontements confessionnels ». Il a également prononcé à son encontre d'autres peines de prison allant de trois à 20 ans pour « incitation intentionnelle au meurtre », « participation directe » à des meurtres, et pour avoir attisé les « haines confessionnelles et raciales ». Le tribunal a aussi ordonné la confiscation des biens de l'ancien mufti.<br />
<br />
Il s'agit du premier jugement rendu contre un responsable religieux dans le cadre des procès intentés contre Bachar el-Assad et des personnalités qui lui étaient liées.<br />
<br />
Le 11 août, l'ex-président - qui a fui en Russie à sa chute en décembre 2024 - son frère Maher et cinq ex-responsables sécuritaires ont été condamnés par contumace à la peine de mort pour crimes commis durant la guerre civile (2011-2024). La justice syrienne a en outre condamné à mort, en leur présence, l'ancien responsable sécuritaire Atef Nagib, ainsi que Wassim el-Assad, cousin du président déchu.<br />
<br />
« Faire avancer la justice »<br />
L'ancien grand mufti, originaire de la ville d'Alep et fils du cheikh soufi décédé Mohammad Adib Hassoun avait été arrêté à l'aéroport en mars 2025, alors qu'il cherchait à quitter le pays.<br />
<br />
En 2021, l'ancien président avait publié un décret supprimant le poste de grand mufti et élargissant les pouvoirs d'un ministère gouvernemental chargé des affaires religieuses. Ce décret avait contraint Ahmed Badreddin Hassoun, qui avait été nommé par Bachar el-Assad en 2004, à prendre sa retraite.<br />
<br />
L'ONU et des organisations de défense des droits humains s'opposent à la peine de mort et exhortent les nouvelles autorités syriennes à adopter un processus de justice transitionnelle centré sur les victimes. « Pour faire avancer la justice face à la litanie de crimes graves commis en Syrie, il ne suffit pas de prononcer des condamnations ; il faut mettre en place un système capable de rendre une justice compétente, impartiale et indépendante », a plaidé dimanche Balkees Jarrah, directrice de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord à Human Rights Watch. « Les procès menés jusqu'à présent mettent en évidence la nécessité urgente de réformes », a-t-elle ajouté, HRW réitérant son refus de la peine de mort « en toutes circonstances en raison de sa cruauté et de son caractère irréversible ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12758</guid>
      <pubDate>Mon, 24 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Syrie : un cousin de Bachar al-Assad condamné à mort pour « crimes de guerre et contre l'humanité »</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12759</link>
      <description>La justice syrienne a condamné mardi à mort pour « crimes de guerre et contre l'humanité » Wassim al-Assad, un cousin en détention de l'ex-président Bachar al-Assad, lui-même condamné à mort par contumace il y a une semaine.&#13;
&#13;
Le juge Fakhr al-Din al-Aryan a déclaré que Wassim al-Assad avait été reconnu coupable de meurtre, « d'homicide volontaire de plusieurs personnes, accompagné d'actes de torture et de brutalité (…) qualifiés de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre », ajoutant qu'« il était donc condamné à mort ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[La justice syrienne a condamné mardi à mort pour « crimes de guerre et contre l'humanité » Wassim al-Assad, un cousin en détention de l'ex-président Bachar al-Assad, lui-même condamné à mort par contumace il y a une semaine.<br />
<br />
Le juge Fakhr al-Din al-Aryan a déclaré que Wassim al-Assad avait été reconnu coupable de meurtre, « d'homicide volontaire de plusieurs personnes, accompagné d'actes de torture et de brutalité (…) qualifiés de crimes contre l'humanité et de crimes de guerre », ajoutant qu'« il était donc condamné à mort ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12759</guid>
      <pubDate>Tue, 18 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Le Liban, une exception dans une région qui totalise 95% des exécutions mondiales</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12749</link>
      <description>Le Parlement libanais a voté mardi l'abolition de la peine de mort, une première dans la région, qui enregistre l'immense majorité des exécutions recensées en 2025 dans le monde.&#13;
&#13;
Tour d'horizon de la peine capitale au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.&#13;
&#13;
Records en Iran et Arabie saoudite&#13;
Selon Amnesty International, plus de 95% des 2 707 exécutions ont eu lieu dans la région, dans près de la moitié de cas pour des infractions liées à la drogue.&#13;
&#13;
Les gouvernements ont utilisé la peine de mort l'année dernière comme « un outil pour réprimer les dissidents et lutter contre les menaces, réelles ou supposées, pesant sur la sécurité nationale, dans un contexte de recrudescence des politiques répressives en matière de drogue », relève l'ONG. En 2025, l'Iran, l'Arabie saoudite et le Yémen ont occupé les deuxième, troisième et quatrième places du classement d'Amnesty, derrière la Chine.&#13;
&#13;
Battant un record vieux de 40 ans, Téhéran a cumulé 2 159 exécutions, alors que la peine de mort est un levier essentiel du système judiciaire iranien. Et les défenseurs des droits humains s'inquiètent d'une répression accrue cette année, en lien avec les manifestations massives de janvier et la guerre avec les Etats-Unis.&#13;
&#13;
Record aussi en Arabie saoudite, avec 356 personnes condamnées à mort, dont la plupart étaient des ressortissants étrangers. Entre le 1er janvier et le 13 août 2026, le royaume saoudien a déjà exécuté 130 personnes, selon un décompte de l'AFP basé sur les annonces des autorités, qui estiment que ce type de sanction est compatible avec la loi islamique et nécessaire au « maintien de l'ordre public ». Le Yémen a quant à lui procédé à 51 exécutions en 2025, et l'Egypte, sixième au classement mondial, à 23.&#13;
&#13;
Moratoires&#13;
La Tunisie a adopté un moratoire sur la peine capitale en 1991, de même que l'Algérie et le Maroc en 1993.&#13;
&#13;
En Irak, quatrième au classement mondial en 2024, Amnesty a noté une « large suspension » des exécutions en 2025. Des milliers de personnes, souvent accusées d'appartenir au groupe jihadiste Etat islamique (EI), y sont toutefois toujours condamnées à mort.&#13;
&#13;
La Jordanie a elle mis fin à un moratoire de neuf ans en procédant cette année à la pendaison de six hommes, condamnés dans des « dossiers terroristes et criminels ».&#13;
&#13;
En Syrie, les autorités islamistes arrivées au pouvoir en 2024 ont prononcé pour la première fois la peine capitale mardi, en condamnant par contumace le président déchu Bachar el-Assad ainsi que plusieurs autres ex-responsables. Sous le règne brutal d'Assad, Damas procédait à des exécutions.&#13;
&#13;
Nouvelle loi en Israël&#13;
Israël a de son côté adopté en mars une loi sur la peine capitale, taillée sur mesure pour ne s'appliquer qu'aux Palestiniens reconnus coupables d'attaques anti-israéliennes. Aux termes de la loi, la justice pourra les condamner à mort, une sentence déjà abolie pour les « crimes ordinaires » et qui n'a plus été appliquée en Israël depuis l'exécution du criminel de guerre nazi Adolf Eichmann en 1962.&#13;
&#13;
Le Parlement israélien a également adopté, en mai, une loi instituant un tribunal spécial chargé de juger les personnes accusées d'avoir participé à l'attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023, ce tribunal étant habilité à prononcer la peine de mort.&#13;
&#13;
L'Autorité palestinienne n'a de son côté procédé à aucune exécution depuis 2005, son président Mahmoud Abbas refusant de signer les ordres. Elle a signé plusieurs conventions internationales qui préconisent l'abolition de la peine capitale sans l'avoir elle-même fait: des condamnations à mort continuent d'être prononcées, mais ne sont pas mises en oeuvre. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a régulièrement mis à mort des Palestiniens, notamment en 2025, lors d'exécutions publiques de personnes accusées d'avoir collaboré avec Israël.&#13;
&#13;
« Un signal fort »&#13;
Le Liban « envoie un signal fort au reste de la région », estime Aurélie Plaçais, directrice exécutive de la Coalition mondiale contre la peine de mort, l'UE et l'ONU y voyant de leur côté « un exemple à suivre ».&#13;
&#13;
Ogarit Younan, qui a cofondé il y a près de 30 ans la campagne pour l'abolition de la peine de mort au Liban, a exprimé l'espoir que Beyrouth puisse devenir un « modèle » dans la région. Selon elle, la société civile doit être prête à mener un combat à long terme, ponctué de petites victoires en cours de route. Au Liban, « nous avions une vision stratégique et un plan depuis le début, et nous avons procédé étape par étape », a-t-elle expliqué à l'AFP.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Parlement libanais a voté mardi l'abolition de la peine de mort, une première dans la région, qui enregistre l'immense majorité des exécutions recensées en 2025 dans le monde.<br />
<br />
Tour d'horizon de la peine capitale au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.<br />
<br />
Records en Iran et Arabie saoudite<br />
Selon Amnesty International, plus de 95% des 2 707 exécutions ont eu lieu dans la région, dans près de la moitié de cas pour des infractions liées à la drogue.<br />
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Les gouvernements ont utilisé la peine de mort l'année dernière comme « un outil pour réprimer les dissidents et lutter contre les menaces, réelles ou supposées, pesant sur la sécurité nationale, dans un contexte de recrudescence des politiques répressives en matière de drogue », relève l'ONG. En 2025, l'Iran, l'Arabie saoudite et le Yémen ont occupé les deuxième, troisième et quatrième places du classement d'Amnesty, derrière la Chine.<br />
<br />
Battant un record vieux de 40 ans, Téhéran a cumulé 2 159 exécutions, alors que la peine de mort est un levier essentiel du système judiciaire iranien. Et les défenseurs des droits humains s'inquiètent d'une répression accrue cette année, en lien avec les manifestations massives de janvier et la guerre avec les Etats-Unis.<br />
<br />
Record aussi en Arabie saoudite, avec 356 personnes condamnées à mort, dont la plupart étaient des ressortissants étrangers. Entre le 1er janvier et le 13 août 2026, le royaume saoudien a déjà exécuté 130 personnes, selon un décompte de l'AFP basé sur les annonces des autorités, qui estiment que ce type de sanction est compatible avec la loi islamique et nécessaire au « maintien de l'ordre public ». Le Yémen a quant à lui procédé à 51 exécutions en 2025, et l'Egypte, sixième au classement mondial, à 23.<br />
<br />
Moratoires<br />
La Tunisie a adopté un moratoire sur la peine capitale en 1991, de même que l'Algérie et le Maroc en 1993.<br />
<br />
En Irak, quatrième au classement mondial en 2024, Amnesty a noté une « large suspension » des exécutions en 2025. Des milliers de personnes, souvent accusées d'appartenir au groupe jihadiste Etat islamique (EI), y sont toutefois toujours condamnées à mort.<br />
<br />
La Jordanie a elle mis fin à un moratoire de neuf ans en procédant cette année à la pendaison de six hommes, condamnés dans des « dossiers terroristes et criminels ».<br />
<br />
En Syrie, les autorités islamistes arrivées au pouvoir en 2024 ont prononcé pour la première fois la peine capitale mardi, en condamnant par contumace le président déchu Bachar el-Assad ainsi que plusieurs autres ex-responsables. Sous le règne brutal d'Assad, Damas procédait à des exécutions.<br />
<br />
Nouvelle loi en Israël<br />
Israël a de son côté adopté en mars une loi sur la peine capitale, taillée sur mesure pour ne s'appliquer qu'aux Palestiniens reconnus coupables d'attaques anti-israéliennes. Aux termes de la loi, la justice pourra les condamner à mort, une sentence déjà abolie pour les « crimes ordinaires » et qui n'a plus été appliquée en Israël depuis l'exécution du criminel de guerre nazi Adolf Eichmann en 1962.<br />
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Le Parlement israélien a également adopté, en mai, une loi instituant un tribunal spécial chargé de juger les personnes accusées d'avoir participé à l'attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023, ce tribunal étant habilité à prononcer la peine de mort.<br />
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L'Autorité palestinienne n'a de son côté procédé à aucune exécution depuis 2005, son président Mahmoud Abbas refusant de signer les ordres. Elle a signé plusieurs conventions internationales qui préconisent l'abolition de la peine capitale sans l'avoir elle-même fait: des condamnations à mort continuent d'être prononcées, mais ne sont pas mises en oeuvre. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a régulièrement mis à mort des Palestiniens, notamment en 2025, lors d'exécutions publiques de personnes accusées d'avoir collaboré avec Israël.<br />
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« Un signal fort »<br />
Le Liban « envoie un signal fort au reste de la région », estime Aurélie Plaçais, directrice exécutive de la Coalition mondiale contre la peine de mort, l'UE et l'ONU y voyant de leur côté « un exemple à suivre ».<br />
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Ogarit Younan, qui a cofondé il y a près de 30 ans la campagne pour l'abolition de la peine de mort au Liban, a exprimé l'espoir que Beyrouth puisse devenir un « modèle » dans la région. Selon elle, la société civile doit être prête à mener un combat à long terme, ponctué de petites victoires en cours de route. Au Liban, « nous avions une vision stratégique et un plan depuis le début, et nous avons procédé étape par étape », a-t-elle expliqué à l'AFP.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12749</guid>
      <pubDate>Fri, 14 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Syrie. Le président déchu Bachar al-Assad condamné en son absence à la peine de mort </title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12742</link>
      <description>(Damas) Un tribunal syrien a condamné mardi en son absence le président déchu Bachar al-Assad, son frère Maher et plusieurs autres ex-responsables à la peine de mort pour les crimes commis durant la guerre civile, les premières condamnations de membres de l'ancien pouvoir.&#13;
&#13;
Les autorités de transition, qui ont renversé Bachar al-Assad en décembre 2024 au terme de 13 ans d'une guerre civile meurtrière, se sont engagées à ce que justice soit faite pour les crimes commis sous son pouvoir.  &#13;
&#13;
Le procès de Bachar al-Assad et d'autres responsables avait commencé en avril. Le président déchu, qui s'était enfui à Moscou en décembre 2024 quand les forces dirigées par les islamistes se rapprochaient de Damas, a été jugé en son absence.&#13;
&#13;
Ce tribunal de Damas l'a reconnu coupable de crimes contre l'humanité et crimes de guerre dont « assassinat avec préméditation, meurtre intentionnel de plusieurs personnes, meurtre intentionnel d'enfants de moins de 15 ans […], torture ayant entraîné la mort et privation de liberté ».  &#13;
&#13;
« Il est donc condamné à mort », a déclaré le juge Fakhr al-Din al-Aryan.&#13;
&#13;
Des dizaines de personnes s'étaient rassemblées devant le palais de justice, portant des photos de leurs proches disparus ou emprisonnés sous l'ancien pouvoir, et ont laissé éclater leur joie à l'annonce du verdict.&#13;
&#13;
Beaucoup étaient venues de Deraa, berceau du soulèvement, dont Ramzi Abou Naboud, qui tient un portrait de son frère Ahmed, tué pendant la répression d'un rassemblement dans sa ville en 2011.  &#13;
&#13;
« Je remercie Dieu et la justice, aujourd'hui nous avons obtenu un jugement qui nous a réchauffé le cœur, même s'il ne ressuscitera pas ceux qui ont été tués », témoigne-t-il auprès de l'AFP.  &#13;
&#13;
Un seul accusé présent&#13;
Le tribunal a également condamné à mort par contumace plusieurs anciens responsables militaires et des forces de sécurité, dont le frère de Bachar al-Assad, Maher, qui dirigeait une division d'élite de l'armée et a aussi fui le pays.  &#13;
&#13;
Ont également été condamnés l'ancien ministre de la Défense Fahd al-Freij et Louay al-Ali, qui dirigeait les services de renseignement militaire dans la province de Deraa.  &#13;
&#13;
Ils ont été reconnus coupables de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, dont « meurtre, torture ayant entraîné la mort et privation répétée de liberté ».  &#13;
&#13;
Seul accusé à comparaître, Atef Najib, a été condamné à mort pour « crimes contre l'humanité » commis quand il était chef de la sécurité politique à Deraa.  &#13;
&#13;
Les forces de sécurité y avaient réprimé des manifestations pacifiques à balles réelles et il avait été démis de ses fonctions à la suite de la répression, alors que les manifestations s'étendaient à d'autres provinces.  &#13;
&#13;
Le tribunal a souligné qu'il avait nié les faits, ne montrant « aucun remords ». Sa condamnation est un « jalon important dans le processus de mise en cause des responsables des crimes majeurs », a réagi la commission nationale syrienne pour la justice de transition.&#13;
&#13;
« 15 ans de souffrance »&#13;
Les effusions de joie à la sortie du palais de justice, diffusées sur les réseaux sociaux, « reflètent 15 ans de souffrance », a écrit sur X Hiba Zayadin, spécialiste de la Syrie pour Human Rights Watch.  &#13;
&#13;
Elle a cependant rappelé que l'ONG de défense des droits de la personne « s'oppose à la peine de mort, quelles que soient les circonstances » parce qu'elle « est cruelle et irréversible, particulièrement quand un procès équitable n'est pas garanti ».  &#13;
&#13;
« Seul un système judiciaire durable pourra assurer que la justice soit effectivement rendue », a-t-elle ajouté.  &#13;
&#13;
La guerre civile syrienne a été déclenchée par la répression sanglante de manifestations prodémocratie, dans le sillage des Printemps arabes, vague de révoltes contre les pouvoirs en place à travers la région.  &#13;
&#13;
Plus d'un demi-million de personnes ont été tuées et des millions d'autres déplacées en Syrie. Des dizaines de milliers de personnes ont disparu, dont beaucoup victimes des exactions généralisées dans les geôles du pouvoir.&#13;
&#13;
La chute de Bachar al-Assad, qui avait succédé à son père Hafez en 2000, a mis fin à plus d'un demi-siècle de règne sans partage de son clan familial.</description>
      <content:encoded><![CDATA[(Damas) Un tribunal syrien a condamné mardi en son absence le président déchu Bachar al-Assad, son frère Maher et plusieurs autres ex-responsables à la peine de mort pour les crimes commis durant la guerre civile, les premières condamnations de membres de l'ancien pouvoir.<br />
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Les autorités de transition, qui ont renversé Bachar al-Assad en décembre 2024 au terme de 13 ans d'une guerre civile meurtrière, se sont engagées à ce que justice soit faite pour les crimes commis sous son pouvoir.  <br />
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Le procès de Bachar al-Assad et d'autres responsables avait commencé en avril. Le président déchu, qui s'était enfui à Moscou en décembre 2024 quand les forces dirigées par les islamistes se rapprochaient de Damas, a été jugé en son absence.<br />
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Ce tribunal de Damas l'a reconnu coupable de crimes contre l'humanité et crimes de guerre dont « assassinat avec préméditation, meurtre intentionnel de plusieurs personnes, meurtre intentionnel d'enfants de moins de 15 ans […], torture ayant entraîné la mort et privation de liberté ».  <br />
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« Il est donc condamné à mort », a déclaré le juge Fakhr al-Din al-Aryan.<br />
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Des dizaines de personnes s'étaient rassemblées devant le palais de justice, portant des photos de leurs proches disparus ou emprisonnés sous l'ancien pouvoir, et ont laissé éclater leur joie à l'annonce du verdict.<br />
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Beaucoup étaient venues de Deraa, berceau du soulèvement, dont Ramzi Abou Naboud, qui tient un portrait de son frère Ahmed, tué pendant la répression d'un rassemblement dans sa ville en 2011.  <br />
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« Je remercie Dieu et la justice, aujourd'hui nous avons obtenu un jugement qui nous a réchauffé le cœur, même s'il ne ressuscitera pas ceux qui ont été tués », témoigne-t-il auprès de l'AFP.  <br />
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Un seul accusé présent<br />
Le tribunal a également condamné à mort par contumace plusieurs anciens responsables militaires et des forces de sécurité, dont le frère de Bachar al-Assad, Maher, qui dirigeait une division d'élite de l'armée et a aussi fui le pays.  <br />
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Ont également été condamnés l'ancien ministre de la Défense Fahd al-Freij et Louay al-Ali, qui dirigeait les services de renseignement militaire dans la province de Deraa.  <br />
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Ils ont été reconnus coupables de crimes contre l'humanité et crimes de guerre, dont « meurtre, torture ayant entraîné la mort et privation répétée de liberté ».  <br />
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Seul accusé à comparaître, Atef Najib, a été condamné à mort pour « crimes contre l'humanité » commis quand il était chef de la sécurité politique à Deraa.  <br />
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Les forces de sécurité y avaient réprimé des manifestations pacifiques à balles réelles et il avait été démis de ses fonctions à la suite de la répression, alors que les manifestations s'étendaient à d'autres provinces.  <br />
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Le tribunal a souligné qu'il avait nié les faits, ne montrant « aucun remords ». Sa condamnation est un « jalon important dans le processus de mise en cause des responsables des crimes majeurs », a réagi la commission nationale syrienne pour la justice de transition.<br />
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« 15 ans de souffrance »<br />
Les effusions de joie à la sortie du palais de justice, diffusées sur les réseaux sociaux, « reflètent 15 ans de souffrance », a écrit sur X Hiba Zayadin, spécialiste de la Syrie pour Human Rights Watch.  <br />
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Elle a cependant rappelé que l'ONG de défense des droits de la personne « s'oppose à la peine de mort, quelles que soient les circonstances » parce qu'elle « est cruelle et irréversible, particulièrement quand un procès équitable n'est pas garanti ».  <br />
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« Seul un système judiciaire durable pourra assurer que la justice soit effectivement rendue », a-t-elle ajouté.  <br />
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La guerre civile syrienne a été déclenchée par la répression sanglante de manifestations prodémocratie, dans le sillage des Printemps arabes, vague de révoltes contre les pouvoirs en place à travers la région.  <br />
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Plus d'un demi-million de personnes ont été tuées et des millions d'autres déplacées en Syrie. Des dizaines de milliers de personnes ont disparu, dont beaucoup victimes des exactions généralisées dans les geôles du pouvoir.<br />
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La chute de Bachar al-Assad, qui avait succédé à son père Hafez en 2000, a mis fin à plus d'un demi-siècle de règne sans partage de son clan familial.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12742</guid>
      <pubDate>Tue, 11 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
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