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    <title>La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués — Corée du Nord</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/depeches?zonegeo=111</link>
    <description>Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort — Corée du Nord</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Thu, 16 Apr 2026 02:07:17 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Mon, 19 Jan 2026 19:57:30 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Peine de mort : davantage d'exécutions dans certains pays malgré la tendance à l'abolition</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12556</link>
      <description>Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.&#13;
&#13;
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».&#13;
&#13;
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.&#13;
&#13;
Outil d'intimidation&#13;
&#13;
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. &#13;
&#13;
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. &#13;
&#13;
En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.&#13;
&#13;
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. &#13;
&#13;
En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.&#13;
&#13;
Chine et Corée du Nord&#13;
&#13;
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.&#13;
&#13;
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.&#13;
&#13;
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.&#13;
&#13;
Des États freinent le recours aux exécutions&#13;
&#13;
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. &#13;
&#13;
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.&#13;
&#13;
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.&#13;
&#13;
Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.&#13;
&#13;
« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.<br />
<br />
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».<br />
<br />
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.<br />
<br />
Outil d'intimidation<br />
<br />
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. <br />
<br />
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. <br />
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En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.<br />
<br />
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. <br />
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En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.<br />
<br />
Chine et Corée du Nord<br />
<br />
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.<br />
<br />
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.<br />
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En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.<br />
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Des États freinent le recours aux exécutions<br />
<br />
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. <br />
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Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.<br />
<br />
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.<br />
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Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.<br />
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« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12556</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>« Augmentation alarmante » du recours à la peine capitale dans le monde en 2025, alerte l'ONU</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12557</link>
      <description>Le recours à la peine capitale dans le monde connaît une « augmentation alarmante », a alerté lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, manifestant sa préoccupation face à la situation en Iran, en Arabie Saoudite ou aux États-Unis notamment.&#13;
&#13;
« Alors que la tendance mondiale générale continue d'évoluer vers l'abolition universelle de la peine de mort, le nombre d'exécutions a fortement augmenté en 2025, principalement en raison d'une hausse significative dans un petit nombre d'États qui la maintiennent », a souligné lundi Volker Türk dans un communiqué publié à Genève. « Mon bureau a constaté une augmentation alarmante du recours à la peine capitale en 2025, notamment pour des infractions ne répondant pas au critère des +crimes les plus graves+ requis par le droit international », a déclaré le responsable onusien.&#13;
&#13;
En Iran, où au moins 1.500 personnes auraient été exécutées en 2025, selon M. Türk, « l'ampleur et le rythme des exécutions évoquent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État ». En Arabie saoudite, au moins 356 personnes, dont au moins deux mineurs, auraient été exécutées en 2025, « dépassant ainsi le précédent record établi en 2024 ». Aux États-Unis, 47 exécutions ont eu lieu en 2025, soit le nombre le plus élevé en 16 ans, selon le Haut-Commissariat. « Le recours à l'exécution par asphyxie au gaz, introduit aux États-Unis en 2024, s'est généralisé, suscitant de vives inquiétudes quant à d'éventuelles pratiques de torture ou des châtiments cruels », a-t-il encore relevé.&#13;
&#13;
En Afghanistan, les exécutions publiques se sont poursuivies, en violation du droit international, ajoute M. Türk, mentionnant les exécutions en avril de quatre personnes « par les proches des victimes dans des stades des provinces de Badghis, Nimroz et Farah ». Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour, et en Chine et en Corée du Nord, « le recours à la peine de mort demeure opaque, ce qui rend difficile l'obtention de chiffres précis ».&#13;
&#13;
M. Türk a également indiqué qu'en Israël, plusieurs propositions législatives visent à « étendre le recours à la peine de mort en introduisant des dispositions de peine capitale obligatoire qui s'appliqueraient exclusivement aux Palestiniens ». « Ceci soulève de graves préoccupations quant à la violation de leurs droits à une procédure régulière », a-t-il souligné tout en dénonçant dans le même temps les « exécutions perpétrées par le Hamas à Gaza », qui selon lui « constituent également des violations flagrantes des droits de l'homme ».&#13;
&#13;
M. Türk a enfin salué les mesures encourageantes prises cette année au Vietnam, au Pakistan, au Zimbabwe, au Kenya ou en Malaisie pour limiter le recours à la peine de mort. « La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et peut conduire à l'exécution d'innocents », a déclaré M. Türk, appelant tous les États qui maintiennent la peine de mort à « instaurer un moratoire immédiat sur les exécutions, commuer toutes les condamnations à mort existantes et s'orienter vers son abolition complète ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le recours à la peine capitale dans le monde connaît une « augmentation alarmante », a alerté lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, manifestant sa préoccupation face à la situation en Iran, en Arabie Saoudite ou aux États-Unis notamment.<br />
<br />
« Alors que la tendance mondiale générale continue d'évoluer vers l'abolition universelle de la peine de mort, le nombre d'exécutions a fortement augmenté en 2025, principalement en raison d'une hausse significative dans un petit nombre d'États qui la maintiennent », a souligné lundi Volker Türk dans un communiqué publié à Genève. « Mon bureau a constaté une augmentation alarmante du recours à la peine capitale en 2025, notamment pour des infractions ne répondant pas au critère des +crimes les plus graves+ requis par le droit international », a déclaré le responsable onusien.<br />
<br />
En Iran, où au moins 1.500 personnes auraient été exécutées en 2025, selon M. Türk, « l'ampleur et le rythme des exécutions évoquent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État ». En Arabie saoudite, au moins 356 personnes, dont au moins deux mineurs, auraient été exécutées en 2025, « dépassant ainsi le précédent record établi en 2024 ». Aux États-Unis, 47 exécutions ont eu lieu en 2025, soit le nombre le plus élevé en 16 ans, selon le Haut-Commissariat. « Le recours à l'exécution par asphyxie au gaz, introduit aux États-Unis en 2024, s'est généralisé, suscitant de vives inquiétudes quant à d'éventuelles pratiques de torture ou des châtiments cruels », a-t-il encore relevé.<br />
<br />
En Afghanistan, les exécutions publiques se sont poursuivies, en violation du droit international, ajoute M. Türk, mentionnant les exécutions en avril de quatre personnes « par les proches des victimes dans des stades des provinces de Badghis, Nimroz et Farah ». Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour, et en Chine et en Corée du Nord, « le recours à la peine de mort demeure opaque, ce qui rend difficile l'obtention de chiffres précis ».<br />
<br />
M. Türk a également indiqué qu'en Israël, plusieurs propositions législatives visent à « étendre le recours à la peine de mort en introduisant des dispositions de peine capitale obligatoire qui s'appliqueraient exclusivement aux Palestiniens ». « Ceci soulève de graves préoccupations quant à la violation de leurs droits à une procédure régulière », a-t-il souligné tout en dénonçant dans le même temps les « exécutions perpétrées par le Hamas à Gaza », qui selon lui « constituent également des violations flagrantes des droits de l'homme ».<br />
<br />
M. Türk a enfin salué les mesures encourageantes prises cette année au Vietnam, au Pakistan, au Zimbabwe, au Kenya ou en Malaisie pour limiter le recours à la peine de mort. « La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et peut conduire à l'exécution d'innocents », a déclaré M. Türk, appelant tous les États qui maintiennent la peine de mort à « instaurer un moratoire immédiat sur les exécutions, commuer toutes les condamnations à mort existantes et s'orienter vers son abolition complète ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12557</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Une rapporteure générale appelle à l'abolition universelle de la peine capitale et à contrer tout discours visant à justifier sa réintroduction</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12488</link>
      <description>[Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe]&#13;
&#13;
La rapporteure générale de l'APCE sur l'abolition de la peine de mort, Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), a fait aujourd'hui la déclaration suivante, à la veille de la Journée mondiale contre la peine de mort :&#13;
&#13;
« Cette année encore, la Journée mondiale contre la peine de mort est consacrée à la lutte contre l'idée fausse selon laquelle la peine capitale rend les personnes et les sociétés plus sûres. Il n'existe aucune preuve que la peine de mort ait un effet dissuasif plus efficace que de longues peines de prison. Ce que nous savons, en revanche, c'est qu'elle viole les droits humains, porte atteinte à la dignité humaine et rend irréversibles les erreurs judiciaires.&#13;
&#13;
En 2024, le nombre d'exécutions dans le monde a atteint son niveau le plus élevé depuis 2015, avec 1 518 exécutions enregistrées. Ce chiffre ne tient pas compte des exécutions qui auraient eu lieu en Chine, premier pays au monde en matière d'exécutions, ainsi qu'en Corée du Nord et au Vietnam. Si la tendance mondiale générale reste celle d'une abolition progressive, les pays qui appliquent encore la peine de mort font pour la plupart état de chiffres décourageants.&#13;
&#13;
Je reste profondément préoccupée par l'évolution de la situation aux États-Unis, État observateur du Conseil de l'Europe. Le nombre d'exécutions en 2025 (34) a déjà dépassé le total de l'année dernière (25). En janvier 2025, le Président Donald Trump a signé un décret visant à « rétablir » la peine de mort au niveau fédéral. En avril dernier, le ministre américain de la Justice a donné pour instruction aux procureurs de requérir la première condamnation à mort au niveau fédéral sous la nouvelle administration. Une autre évolution alarmante est la décision de la Cour suprême de Caroline du Sud de maintenir le peloton d'exécution comme méthode constitutionnelle d'exécution, au motif que les prisonniers peuvent choisir leur mode d'exécution. Cette année, la Caroline du Sud a procédé aux premières exécutions par peloton d'exécution aux États-Unis depuis 15 ans.&#13;
&#13;
Malheureusement, au Japon, autre État observateur, après près de trois ans sans application de la peine de mort, Takahiro Shiraishi a été exécuté en juin. Il s'agit d'un recul important, car le gouvernement a choisi de reprendre les exécutions au lieu d'avancer vers l'abolition.&#13;
&#13;
Nous avons également assisté à une augmentation choquante du nombre d'exécutions en Arabie saoudite et en Iran. En août, les autorités saoudiennes ont exécuté Jalal Labbad pour des crimes qu'il aurait commis alors qu'il était mineur, au mépris total du droit international en matière de droits de l'homme.&#13;
&#13;
Je suis également préoccupée par le fait qu'une commission de la Knesset en Israël, dont le Parlement a le statut d'observateur auprès de l'Assemblée, a récemment approuvé un projet de loi autorisant la peine de mort pour certains types de meurtres.&#13;
&#13;
Néanmoins, certains signes de progrès sont perceptibles. En 2024, le nombre de pays ayant procédé à des exécutions est resté à un niveau historiquement bas, avec 15 pays dans le monde. En décembre 2024, le Maroc, Partenaire pour la démocratie à l'Assemblée, a voté pour la première fois en faveur de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire sur l'application de la peine de mort. Plusieurs pays ont pris des mesures législatives pour restreindre le champ d'application de la peine capitale ou l'abolir complètement. Il est encourageant de constater que les forces démocratiques bélarusses prennent également des mesures pour préparer le terrain en vue de l'abolition dans un futur Bélarus démocratique. Je me félicite du mémorandum sur l'abolition de la peine de mort qu'elles ont adopté en juin dernier.&#13;
&#13;
À l'occasion de cette 23ème Journée mondiale contre la peine de mort, j'appelle tous les États membres et observateurs, les pays ayant un statut de partenariat avec l'Assemblée et la communauté internationale au sens large à œuvrer en faveur de l'abolition universelle de la peine capitale et à contrer tout discours visant à justifier sa réintroduction au nom de la sécurité. J'exhorte également l'Azerbaïdjan à ratifier le Protocole n°13 à la Convention européenne des droits de l'homme, car c'est le seul État membre qui ne l'a pas encore ratifié. L'Assemblée est prête à contribuer à toute initiative mondiale en faveur de l'abolition, notamment au prochain Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra en France en 2026 ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[[Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe]<br />
<br />
La rapporteure générale de l'APCE sur l'abolition de la peine de mort, Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), a fait aujourd'hui la déclaration suivante, à la veille de la Journée mondiale contre la peine de mort :<br />
<br />
« Cette année encore, la Journée mondiale contre la peine de mort est consacrée à la lutte contre l'idée fausse selon laquelle la peine capitale rend les personnes et les sociétés plus sûres. Il n'existe aucune preuve que la peine de mort ait un effet dissuasif plus efficace que de longues peines de prison. Ce que nous savons, en revanche, c'est qu'elle viole les droits humains, porte atteinte à la dignité humaine et rend irréversibles les erreurs judiciaires.<br />
<br />
En 2024, le nombre d'exécutions dans le monde a atteint son niveau le plus élevé depuis 2015, avec 1 518 exécutions enregistrées. Ce chiffre ne tient pas compte des exécutions qui auraient eu lieu en Chine, premier pays au monde en matière d'exécutions, ainsi qu'en Corée du Nord et au Vietnam. Si la tendance mondiale générale reste celle d'une abolition progressive, les pays qui appliquent encore la peine de mort font pour la plupart état de chiffres décourageants.<br />
<br />
Je reste profondément préoccupée par l'évolution de la situation aux États-Unis, État observateur du Conseil de l'Europe. Le nombre d'exécutions en 2025 (34) a déjà dépassé le total de l'année dernière (25). En janvier 2025, le Président Donald Trump a signé un décret visant à « rétablir » la peine de mort au niveau fédéral. En avril dernier, le ministre américain de la Justice a donné pour instruction aux procureurs de requérir la première condamnation à mort au niveau fédéral sous la nouvelle administration. Une autre évolution alarmante est la décision de la Cour suprême de Caroline du Sud de maintenir le peloton d'exécution comme méthode constitutionnelle d'exécution, au motif que les prisonniers peuvent choisir leur mode d'exécution. Cette année, la Caroline du Sud a procédé aux premières exécutions par peloton d'exécution aux États-Unis depuis 15 ans.<br />
<br />
Malheureusement, au Japon, autre État observateur, après près de trois ans sans application de la peine de mort, Takahiro Shiraishi a été exécuté en juin. Il s'agit d'un recul important, car le gouvernement a choisi de reprendre les exécutions au lieu d'avancer vers l'abolition.<br />
<br />
Nous avons également assisté à une augmentation choquante du nombre d'exécutions en Arabie saoudite et en Iran. En août, les autorités saoudiennes ont exécuté Jalal Labbad pour des crimes qu'il aurait commis alors qu'il était mineur, au mépris total du droit international en matière de droits de l'homme.<br />
<br />
Je suis également préoccupée par le fait qu'une commission de la Knesset en Israël, dont le Parlement a le statut d'observateur auprès de l'Assemblée, a récemment approuvé un projet de loi autorisant la peine de mort pour certains types de meurtres.<br />
<br />
Néanmoins, certains signes de progrès sont perceptibles. En 2024, le nombre de pays ayant procédé à des exécutions est resté à un niveau historiquement bas, avec 15 pays dans le monde. En décembre 2024, le Maroc, Partenaire pour la démocratie à l'Assemblée, a voté pour la première fois en faveur de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire sur l'application de la peine de mort. Plusieurs pays ont pris des mesures législatives pour restreindre le champ d'application de la peine capitale ou l'abolir complètement. Il est encourageant de constater que les forces démocratiques bélarusses prennent également des mesures pour préparer le terrain en vue de l'abolition dans un futur Bélarus démocratique. Je me félicite du mémorandum sur l'abolition de la peine de mort qu'elles ont adopté en juin dernier.<br />
<br />
À l'occasion de cette 23ème Journée mondiale contre la peine de mort, j'appelle tous les États membres et observateurs, les pays ayant un statut de partenariat avec l'Assemblée et la communauté internationale au sens large à œuvrer en faveur de l'abolition universelle de la peine capitale et à contrer tout discours visant à justifier sa réintroduction au nom de la sécurité. J'exhorte également l'Azerbaïdjan à ratifier le Protocole n°13 à la Convention européenne des droits de l'homme, car c'est le seul État membre qui ne l'a pas encore ratifié. L'Assemblée est prête à contribuer à toute initiative mondiale en faveur de l'abolition, notamment au prochain Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra en France en 2026 ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12488</guid>
      <pubDate>Thu, 09 Oct 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>Corée du Nord: la situation des droits humains s'est détériorée en 10 ans, s'alarme l'ONU</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12462</link>
      <description>La situation générale des droits humains s'est détériorée en Corée du Nord, s'est alarmée l'ONU vendredi dans un rapport qui raconte une décennie « de souffrances, de répression et de peurs accrues ».&#13;
&#13;
Des juristes mandatés par l'ONU avaient pour la première fois établi en 2014 un rapport accablant contre le régime nord-coréen, l'accusant de crimes contre l'humanité à grande échelle. Le président de cette commission d'enquête avait comparé les crimes commis par le régime nord-coréen à ceux des nazis, du régime apartheid et des Khmers rouges.&#13;
&#13;
Les informations recueillies depuis par le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme montrent que la situation « s'est même détériorée dans de nombreux cas », avec un contrôle renforcé du gouvernement sur ses citoyens. « Aucune autre population dans le monde n'est soumise à de telles restrictions », conclut le rapport, qui se fonde notamment sur des centaines d'interviews.&#13;
&#13;
Dirigé d'une main de fer depuis sept décennies par la dynastie des Kim, le régime maintient un contrôle très étroit de sa population. « Si la RPDC (République démocratique populaire de Corée, NDLR) poursuit sur sa lancée, la population sera soumise à encore plus de souffrances, de répression brutale et de peur », a averti le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, dans un communiqué.&#13;
&#13;
Le rapport cite des exemples, dont l'utilisation accrue de la peine de mort, des reculs importants en matière de liberté d'expression et d'accès à l'information, avec des peines plus sévères, ou encore l'accroissement de la « surveillance générale » de la population grâce aux progrès technologiques. Le Haut-Commissariat fait aussi état d'une augmentation du travail forcé. Il avait déjà indiqué l'an dernier que, dans certains cas, cela pourrait relever de l'esclavage, un crime contre l'humanité.&#13;
&#13;
Le rapport publié en 2014 par la commission avait déjà documenté le travail forcé parmi d'autres violations généralisées des droits en Corée du Nord, notamment les exécutions, les viols, la torture, la famine délibérée et la détention alors d'entre 80.000 à 120.000 personnes dans un réseau de camps de prisonniers. &#13;
&#13;
Les informations sur les camps de prisonniers politiques sont très limitées mais le suivi effectué par le Haut-Commissariat, y compris avec des images satellite, montre qu'il en existe encore au moins quatre. Et « le sort de centaines de milliers de personnes disparues, y compris des ressortissants étrangers enlevés, reste inconnu », souligne le rapport.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La situation générale des droits humains s'est détériorée en Corée du Nord, s'est alarmée l'ONU vendredi dans un rapport qui raconte une décennie « de souffrances, de répression et de peurs accrues ».<br />
<br />
Des juristes mandatés par l'ONU avaient pour la première fois établi en 2014 un rapport accablant contre le régime nord-coréen, l'accusant de crimes contre l'humanité à grande échelle. Le président de cette commission d'enquête avait comparé les crimes commis par le régime nord-coréen à ceux des nazis, du régime apartheid et des Khmers rouges.<br />
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Les informations recueillies depuis par le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme montrent que la situation « s'est même détériorée dans de nombreux cas », avec un contrôle renforcé du gouvernement sur ses citoyens. « Aucune autre population dans le monde n'est soumise à de telles restrictions », conclut le rapport, qui se fonde notamment sur des centaines d'interviews.<br />
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Dirigé d'une main de fer depuis sept décennies par la dynastie des Kim, le régime maintient un contrôle très étroit de sa population. « Si la RPDC (République démocratique populaire de Corée, NDLR) poursuit sur sa lancée, la population sera soumise à encore plus de souffrances, de répression brutale et de peur », a averti le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, dans un communiqué.<br />
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Le rapport cite des exemples, dont l'utilisation accrue de la peine de mort, des reculs importants en matière de liberté d'expression et d'accès à l'information, avec des peines plus sévères, ou encore l'accroissement de la « surveillance générale » de la population grâce aux progrès technologiques. Le Haut-Commissariat fait aussi état d'une augmentation du travail forcé. Il avait déjà indiqué l'an dernier que, dans certains cas, cela pourrait relever de l'esclavage, un crime contre l'humanité.<br />
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Le rapport publié en 2014 par la commission avait déjà documenté le travail forcé parmi d'autres violations généralisées des droits en Corée du Nord, notamment les exécutions, les viols, la torture, la famine délibérée et la détention alors d'entre 80.000 à 120.000 personnes dans un réseau de camps de prisonniers. <br />
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Les informations sur les camps de prisonniers politiques sont très limitées mais le suivi effectué par le Haut-Commissariat, y compris avec des images satellite, montre qu'il en existe encore au moins quatre. Et « le sort de centaines de milliers de personnes disparues, y compris des ressortissants étrangers enlevés, reste inconnu », souligne le rapport.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12462</guid>
      <pubDate>Fri, 12 Sep 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Corée du Nord : un rapport de l'ONU décrit la souffrance, la répression et la peur</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12463</link>
      <description>La situation générale des droits humains s'est détériorée en République populaire démocratique de Corée (RPDC), s'est alarmé vendredi le Bureau des droits de l'homme de l'ONU dans un rapport qui raconte une décennie « de souffrances, de répression et de peurs accrues ».&#13;
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Les informations recueillies par le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme (HCDH) montrent que la situation « s'est même détériorée dans de nombreux cas », causant encore plus de souffrances à la population, avec un contrôle renforcé du gouvernement sur ses citoyens.&#13;
&#13;
Les services du Haut-Commissaire Volker Türk continuent ainsi de documenter les violations des droits humains, dont certaines peuvent constituer des crimes internationaux, tandis que l'État ne dispose d'aucune institution ou procédure indépendante pour garantir la reddition des comptes et offrir aux victimes des recours efficaces.&#13;
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« Aucune autre population dans le monde n'est soumise à de telles restrictions », conclut le rapport, qui se fonde notamment sur des centaines d'interviews.&#13;
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Le rapport cite ainsi des exemples, dont l'utilisation accrue de la peine de mort, des reculs importants en matière de liberté d'expression et d'accès à l'information, avec des peines plus sévères, ou encore l'accroissement de la « surveillance générale» de la population grâce aux progrès technologiques ».&#13;
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Exécuté pour avoir regardé des séries télévisées sud-coréennes&#13;
&#13;
Le HCDH indique disposer de « preuves crédibles » sur des personnes exécutées non seulement pour avoir regardé des séries télévisées sud-coréennes, mais aussi pour avoir diffusé, à un certain niveau, des informations et des médias étrangers.&#13;
&#13;
« Nous voyons des personnes être exécutées pour des crimes que nous pourrions qualifier de crimes ordinaires, tels que la possession de drogue, le meurtre, la possession de pornographie, etc (…). Nous constatons également une hausse des exécutions pour des crimes anti-étatiques, qui constituent des crimes politiques », a déploré depuis Séoul, James Heenan, responsable du HCDH pour la Corée du Nord.&#13;
&#13;
«Si la RPDC poursuit sur sa lancée, la population sera soumise à encore plus de souffrances, de répression brutale et de peur », a insisté pour sa part, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, dans un communiqué.&#13;
&#13;
En outre, les camps de prisonniers politiques continuent de fonctionner. Au cours de la dernière décennie, les personnes rapatriées ont été victimes de graves violations des droits humains, notamment de détentions arbitraires, de tortures, de mauvais traitements, de disparitions forcées et de violences sexuelles et sexistes. Beaucoup ont été séparées de leurs enfants.&#13;
&#13;
Institutionnalisation du travail forcé&#13;
&#13;
Les fugitifs qui auraient eu l'intention de se réfugier en République de Corée (Corée du Sud) ont été traités comme s'ils avaient commis des crimes graves contre l'État et ont donc été soumis à des sanctions particulièrement sévères. D'anciens responsables gouvernementaux ont révélé au HCDH que des équipes spéciales d'arrestation avaient été dépêchées pour capturer et rapatrier les fugitifs se trouvant dans d'autres pays.&#13;
&#13;
Les sanctions pour franchissement illégal de la frontière ont été alourdies depuis 2020 ; les suspects qui avaient l'intention de faire défection sont condamnés à une peine minimale de cinq ans de prison.&#13;
&#13;
Le travail forcé s'est profondément institutionnalisé au cours de la dernière décennie, à travers des mobilisations forcées dans le système pénitentiaire, dans l'armée, dans les « brigades de choc », dans les unités de surveillance de quartier et d'autres groupes communautaires, dans le système scolaire et parmi les travailleurs expatriés.&#13;
&#13;
Quelques « améliorations limitées »&#13;
&#13;
Le HCDH a toutefois reçu des informations faisant état de quelques améliorations limitées. Des évadés ont signalé des améliorations nominales dans le traitement des personnes détenues, notamment une légère baisse de la violence des gardiens, les agents des forces de l'ordre semblant mieux connaître les normes relatives au traitement des personnes privées de liberté et à leurs conditions de détention.&#13;
&#13;
Le rapport rappelle aux États membres les efforts qu'ils doivent déployer pour améliorer la situation des droits humains et la nécessité de poursuivre les responsables de crimes internationaux, notamment par le biais d'un renvoi longtemps retardé de la situation à la Cour pénale internationale par le Conseil de sécurité.&#13;
&#13;
« La prise de ces mesures donnerait à la population l'espoir qu'un avenir plus libre, plus égalitaire et plus respectueux des droits est possible », a fait valoir M. Türk. « Les centaines d'entretiens menés au cours de l'élaboration de ce rapport montrent un désir clair et fort de changement, en particulier chez les jeunes ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[La situation générale des droits humains s'est détériorée en République populaire démocratique de Corée (RPDC), s'est alarmé vendredi le Bureau des droits de l'homme de l'ONU dans un rapport qui raconte une décennie « de souffrances, de répression et de peurs accrues ».<br />
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Les informations recueillies par le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme (HCDH) montrent que la situation « s'est même détériorée dans de nombreux cas », causant encore plus de souffrances à la population, avec un contrôle renforcé du gouvernement sur ses citoyens.<br />
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Les services du Haut-Commissaire Volker Türk continuent ainsi de documenter les violations des droits humains, dont certaines peuvent constituer des crimes internationaux, tandis que l'État ne dispose d'aucune institution ou procédure indépendante pour garantir la reddition des comptes et offrir aux victimes des recours efficaces.<br />
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« Aucune autre population dans le monde n'est soumise à de telles restrictions », conclut le rapport, qui se fonde notamment sur des centaines d'interviews.<br />
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Le rapport cite ainsi des exemples, dont l'utilisation accrue de la peine de mort, des reculs importants en matière de liberté d'expression et d'accès à l'information, avec des peines plus sévères, ou encore l'accroissement de la « surveillance générale» de la population grâce aux progrès technologiques ».<br />
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Exécuté pour avoir regardé des séries télévisées sud-coréennes<br />
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Le HCDH indique disposer de « preuves crédibles » sur des personnes exécutées non seulement pour avoir regardé des séries télévisées sud-coréennes, mais aussi pour avoir diffusé, à un certain niveau, des informations et des médias étrangers.<br />
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« Nous voyons des personnes être exécutées pour des crimes que nous pourrions qualifier de crimes ordinaires, tels que la possession de drogue, le meurtre, la possession de pornographie, etc (…). Nous constatons également une hausse des exécutions pour des crimes anti-étatiques, qui constituent des crimes politiques », a déploré depuis Séoul, James Heenan, responsable du HCDH pour la Corée du Nord.<br />
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«Si la RPDC poursuit sur sa lancée, la population sera soumise à encore plus de souffrances, de répression brutale et de peur », a insisté pour sa part, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, dans un communiqué.<br />
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En outre, les camps de prisonniers politiques continuent de fonctionner. Au cours de la dernière décennie, les personnes rapatriées ont été victimes de graves violations des droits humains, notamment de détentions arbitraires, de tortures, de mauvais traitements, de disparitions forcées et de violences sexuelles et sexistes. Beaucoup ont été séparées de leurs enfants.<br />
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Institutionnalisation du travail forcé<br />
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Les fugitifs qui auraient eu l'intention de se réfugier en République de Corée (Corée du Sud) ont été traités comme s'ils avaient commis des crimes graves contre l'État et ont donc été soumis à des sanctions particulièrement sévères. D'anciens responsables gouvernementaux ont révélé au HCDH que des équipes spéciales d'arrestation avaient été dépêchées pour capturer et rapatrier les fugitifs se trouvant dans d'autres pays.<br />
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Les sanctions pour franchissement illégal de la frontière ont été alourdies depuis 2020 ; les suspects qui avaient l'intention de faire défection sont condamnés à une peine minimale de cinq ans de prison.<br />
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Le travail forcé s'est profondément institutionnalisé au cours de la dernière décennie, à travers des mobilisations forcées dans le système pénitentiaire, dans l'armée, dans les « brigades de choc », dans les unités de surveillance de quartier et d'autres groupes communautaires, dans le système scolaire et parmi les travailleurs expatriés.<br />
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Quelques « améliorations limitées »<br />
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Le HCDH a toutefois reçu des informations faisant état de quelques améliorations limitées. Des évadés ont signalé des améliorations nominales dans le traitement des personnes détenues, notamment une légère baisse de la violence des gardiens, les agents des forces de l'ordre semblant mieux connaître les normes relatives au traitement des personnes privées de liberté et à leurs conditions de détention.<br />
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Le rapport rappelle aux États membres les efforts qu'ils doivent déployer pour améliorer la situation des droits humains et la nécessité de poursuivre les responsables de crimes internationaux, notamment par le biais d'un renvoi longtemps retardé de la situation à la Cour pénale internationale par le Conseil de sécurité.<br />
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« La prise de ces mesures donnerait à la population l'espoir qu'un avenir plus libre, plus égalitaire et plus respectueux des droits est possible », a fait valoir M. Türk. « Les centaines d'entretiens menés au cours de l'élaboration de ce rapport montrent un désir clair et fort de changement, en particulier chez les jeunes ».]]></content:encoded>
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      <pubDate>Fri, 12 Sep 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
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