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    <title>La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués — Malaisie</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/depeches?zonegeo=180</link>
    <description>Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort — Malaisie</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Wed, 29 Apr 2026 04:25:16 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Mon, 19 Jan 2026 19:57:30 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Peine de mort : davantage d'exécutions dans certains pays malgré la tendance à l'abolition</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12556</link>
      <description>Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.&#13;
&#13;
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».&#13;
&#13;
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.&#13;
&#13;
Outil d'intimidation&#13;
&#13;
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. &#13;
&#13;
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. &#13;
&#13;
En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.&#13;
&#13;
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. &#13;
&#13;
En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.&#13;
&#13;
Chine et Corée du Nord&#13;
&#13;
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.&#13;
&#13;
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.&#13;
&#13;
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.&#13;
&#13;
Des États freinent le recours aux exécutions&#13;
&#13;
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. &#13;
&#13;
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.&#13;
&#13;
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.&#13;
&#13;
Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.&#13;
&#13;
« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.<br />
<br />
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».<br />
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« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.<br />
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Outil d'intimidation<br />
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Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. <br />
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« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. <br />
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En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.<br />
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Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. <br />
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En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.<br />
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Chine et Corée du Nord<br />
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Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.<br />
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Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.<br />
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En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.<br />
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Des États freinent le recours aux exécutions<br />
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En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. <br />
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Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.<br />
<br />
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.<br />
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Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.<br />
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« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12556</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>Le projet des jeunes Ambassadrices et Ambassadeurs contre la peine de mort présenté au Congrès régional sur la peine de mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12549</link>
      <description>Le 5ème Congrès régional sur la peine de mort, organisé par Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM) du 7 au 9 novembre 2025, à l'université de Rissho, à Tokyo, a rassemblé plusieurs centaines de participants, y compris des avocats, des universitaires, des représentants de la société civile, des journalistes, des diplomates, des anciens condamnés à mort, et des jeunes actifs dans le domaine des droits humains venant en particulier d'Asie de l'Est.&#13;
&#13;
Il a constitué une plateforme pour discuter de la peine capitale en Asie de l'Est, pour renforcer la coopération régionale, et développer des stratégies en vue du Congrès mondial contre la peine de mort prévu en 2026 à Paris. Durant trois jours, l'événement a notamment compris des sessions plénières, des tables rondes thématiques, des ateliers interactifs, et des sessions dédiées à la jeunesse.&#13;
&#13;
Une séquence clé de ce Congrès régional était une réunion, tenue le 8 novembre 2025, portant sur l'établissement d'un réseau international de jeunes ambassadrices et ambassadeurs pour l'abolition de la peine de mort. Cette session a rassemblé un groupe d'une vingtaine de jeunes venant du Japon, de Taïwan, de Singapour, de Malaisie et de Corée du Sud. La réunion était présidée par M. Gilberto Jeronimo, Ambassadeur du Portugal au Japon et ancien Représentant permanent du Portugal auprès du Conseil de l'Europe où il assumait également le rôle de chef de file pour l'abolition de la peine de mort, ainsi que par M. Nicolas Perron, Directeur des programmes d'ECPM. Elle a permis aux participants d'apprendre, d'échanger, et d'identifier des idées concrètes pour promouvoir l'abolition dans la région.&#13;
&#13;
Pendant cette réunion, les intervenants  ont présenté les séminaires « La mort n'est pas la Justice - plaidoyer et sensibilisation pour l'abolition de la peine de mort » organisés en Europe ainsi que le concept de jeunes ambassadrices en ambassadeurs contre la peine de mort. Chaque jeune participant a évoqué la situation de la peine de mort dans son pays, le rôle de la jeunesse dans la promotion de l'abolition, et les défis liés à la sensibilisation de la population sur ce sujet. La réunion leur a offert une occasion de se mettre en contact, de partager leurs expériences, et d'explorer des possibilités de coopération après le Congrès régional. De plus, elle visait également à contribuer à préparer l'implication de la jeunesse au Congrès mondial en 2026.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le 5ème Congrès régional sur la peine de mort, organisé par Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM) du 7 au 9 novembre 2025, à l'université de Rissho, à Tokyo, a rassemblé plusieurs centaines de participants, y compris des avocats, des universitaires, des représentants de la société civile, des journalistes, des diplomates, des anciens condamnés à mort, et des jeunes actifs dans le domaine des droits humains venant en particulier d'Asie de l'Est.<br />
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Il a constitué une plateforme pour discuter de la peine capitale en Asie de l'Est, pour renforcer la coopération régionale, et développer des stratégies en vue du Congrès mondial contre la peine de mort prévu en 2026 à Paris. Durant trois jours, l'événement a notamment compris des sessions plénières, des tables rondes thématiques, des ateliers interactifs, et des sessions dédiées à la jeunesse.<br />
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Une séquence clé de ce Congrès régional était une réunion, tenue le 8 novembre 2025, portant sur l'établissement d'un réseau international de jeunes ambassadrices et ambassadeurs pour l'abolition de la peine de mort. Cette session a rassemblé un groupe d'une vingtaine de jeunes venant du Japon, de Taïwan, de Singapour, de Malaisie et de Corée du Sud. La réunion était présidée par M. Gilberto Jeronimo, Ambassadeur du Portugal au Japon et ancien Représentant permanent du Portugal auprès du Conseil de l'Europe où il assumait également le rôle de chef de file pour l'abolition de la peine de mort, ainsi que par M. Nicolas Perron, Directeur des programmes d'ECPM. Elle a permis aux participants d'apprendre, d'échanger, et d'identifier des idées concrètes pour promouvoir l'abolition dans la région.<br />
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Pendant cette réunion, les intervenants  ont présenté les séminaires « La mort n'est pas la Justice - plaidoyer et sensibilisation pour l'abolition de la peine de mort » organisés en Europe ainsi que le concept de jeunes ambassadrices en ambassadeurs contre la peine de mort. Chaque jeune participant a évoqué la situation de la peine de mort dans son pays, le rôle de la jeunesse dans la promotion de l'abolition, et les défis liés à la sensibilisation de la population sur ce sujet. La réunion leur a offert une occasion de se mettre en contact, de partager leurs expériences, et d'explorer des possibilités de coopération après le Congrès régional. De plus, elle visait également à contribuer à préparer l'implication de la jeunesse au Congrès mondial en 2026.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12549</guid>
      <pubDate>Thu, 04 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
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