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    <title>La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués — Algérie</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/depeches?zonegeo=21</link>
    <description>Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort — Algérie</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Thu, 10 Sep 2026 13:25:09 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Mon, 31 Aug 2026 22:49:10 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Le président algérien veut faire appliquer la peine de mort contre les pyromanes</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12762</link>
      <description>Le président algérien Abdelmadjid Tebboune, dont le pays observe un moratoire sur la peine de mort depuis 1993, a annoncé dimanche vouloir rétablir son application contre les pyromanes, après les incendies meurtriers qui ont ravagé l'est et le nord du pays.&#13;
&#13;
S'adressant au ministre de la Justice lors d'une réunion consacrée aux feux en présence de hauts responsables civils et militaires, le chef de l'Etat algérien a ordonné "une modification du Code pénal" avant le 15 septembre.&#13;
&#13;
M. Tebboune a demandé à ce que le projet passe par le gouvernement puis que le Parlement l'étudie "rapidement".&#13;
&#13;
"On réinstaure la condamnation à mort pour les pyromanes", a-t-il déclaré.&#13;
&#13;
"Il y aura exécution" une fois les voies de recours épuisées pour les condamnés, a-t-il insisté dans des images retransmises à la télévision.&#13;
&#13;
L'Algérie a décrété un deuil officiel de trois jours et l'annulation de toutes les festivités culturelles et compétitions sportives après les incendies.&#13;
&#13;
Selon les chiffres officiels communiqués jusqu'ici, au moins 12 personnes sont mortes en lien avec de violents feux de forêt près de Béjaïa, Jijel et Tizi-Ouzou, mais des sources locales craignent que le nombre de victimes ne soit beaucoup plus élevé.&#13;
&#13;
Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a indiqué vendredi que le bilan était "très lourd", sans pour autant donner un chiffre.&#13;
&#13;
Les autorités ont indiqué que plusieurs personnes soupçonnées d'avoir allumé des feux avaient été arrêtées.&#13;
&#13;
"Personne ne peut faire plier l'Algérie", a lancé M. Tebboune, qui a par ailleurs promis que les victimes ayant perdu maisons, meubles, électroménager, cheptels ou arbres fruitiers seraient entièrement indemnisées par l'Etat avant le 15 septembre.&#13;
&#13;
Les incendies ont provoqué une vive émotion dans le pays. Une foule a assisté à l'enterrement collectif de victimes dans un des cimetières de Jijel, selon des images diffusées par la télévision et des sites locaux.&#13;
&#13;
Depuis mercredi soir, de nombreuses vidéos des incendies ont été diffusées sur les réseaux sociaux, notamment par des citoyens bloqués par les flammes dans cette région à la fois côtière et montagneuse connue pour ses paysages paradisiaques.&#13;
&#13;
Les feux de forêt ont été alimentés par des vents violents et une intense canicule, des phénomènes aggravés par des épisodes de plus en plus fréquents de sécheresse favorisés par le changement climatique.&#13;
&#13;
La Protection civile a déployé d'importants moyens, dont des avions bombardiers d'eau.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le président algérien Abdelmadjid Tebboune, dont le pays observe un moratoire sur la peine de mort depuis 1993, a annoncé dimanche vouloir rétablir son application contre les pyromanes, après les incendies meurtriers qui ont ravagé l'est et le nord du pays.<br />
<br />
S'adressant au ministre de la Justice lors d'une réunion consacrée aux feux en présence de hauts responsables civils et militaires, le chef de l'Etat algérien a ordonné "une modification du Code pénal" avant le 15 septembre.<br />
<br />
M. Tebboune a demandé à ce que le projet passe par le gouvernement puis que le Parlement l'étudie "rapidement".<br />
<br />
"On réinstaure la condamnation à mort pour les pyromanes", a-t-il déclaré.<br />
<br />
"Il y aura exécution" une fois les voies de recours épuisées pour les condamnés, a-t-il insisté dans des images retransmises à la télévision.<br />
<br />
L'Algérie a décrété un deuil officiel de trois jours et l'annulation de toutes les festivités culturelles et compétitions sportives après les incendies.<br />
<br />
Selon les chiffres officiels communiqués jusqu'ici, au moins 12 personnes sont mortes en lien avec de violents feux de forêt près de Béjaïa, Jijel et Tizi-Ouzou, mais des sources locales craignent que le nombre de victimes ne soit beaucoup plus élevé.<br />
<br />
Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a indiqué vendredi que le bilan était "très lourd", sans pour autant donner un chiffre.<br />
<br />
Les autorités ont indiqué que plusieurs personnes soupçonnées d'avoir allumé des feux avaient été arrêtées.<br />
<br />
"Personne ne peut faire plier l'Algérie", a lancé M. Tebboune, qui a par ailleurs promis que les victimes ayant perdu maisons, meubles, électroménager, cheptels ou arbres fruitiers seraient entièrement indemnisées par l'Etat avant le 15 septembre.<br />
<br />
Les incendies ont provoqué une vive émotion dans le pays. Une foule a assisté à l'enterrement collectif de victimes dans un des cimetières de Jijel, selon des images diffusées par la télévision et des sites locaux.<br />
<br />
Depuis mercredi soir, de nombreuses vidéos des incendies ont été diffusées sur les réseaux sociaux, notamment par des citoyens bloqués par les flammes dans cette région à la fois côtière et montagneuse connue pour ses paysages paradisiaques.<br />
<br />
Les feux de forêt ont été alimentés par des vents violents et une intense canicule, des phénomènes aggravés par des épisodes de plus en plus fréquents de sécheresse favorisés par le changement climatique.<br />
<br />
La Protection civile a déployé d'importants moyens, dont des avions bombardiers d'eau.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12762</guid>
      <pubDate>Mon, 31 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Algérie: Tebboune veut la peine de mort contre les pyromanes</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12763</link>
      <description>APA-Alger (Algérie)&#13;
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné, le dimanche 30 août 2026, une modification du Code pénal afin d'introduire la peine de mort contre les personnes reconnues coupables d'avoir volontairement déclenché des incendies de forêt. Cette décision intervient après une vague d'incendies qui a fait 12 morts dans plusieurs régions  dans l'est et le nord du pays.&#13;
&#13;
Tebboun qui s'exprimait face au ministre de la Justice lors d'une réunion consacrée aux feux de forêts en présence de hauts responsables civils et militaires, a ordonné « une modification du Code pénal » avant le 15 septembre. Il a demandé à ce que le projet passe par le gouvernement puis que le Parlement l'étudie « rapidement ».&#13;
&#13;
« On réinstaure la condamnation à mort pour les pyromanes », a-t-il déclaré.&#13;
&#13;
Selon les informations rapportées par la télévision publique, la peine de mort ne pourrait être exécutée qu'après épuisement de toutes les voies de recours judiciaires&#13;
&#13;
L'Algérie a décrété un deuil officiel de trois jours et l'annulation de toutes les festivités culturelles et compétitions sportives après les incendies.&#13;
&#13;
Selon les chiffres officiels communiqués jusqu'ici, au moins 12 personnes sont mortes en lien avec de violents feux de forêt près de Béjaïa, Jijel et Tizi-Ouzou, mais des sources locales craignent que le nombre de victimes ne soit beaucoup plus élevé.&#13;
&#13;
Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a indiqué vendredi que le bilan était « très lourd ».&#13;
&#13;
Les autorités ont indiqué que plusieurs personnes soupçonnées d'avoir allumé des feux avaient été arrêtées. Avec cette réforme annoncée, Alger veut envoyer un message de fermeté maximale aux auteurs d'incendies volontaires. Mais au-delà de la menace pénale, le débat portera désormais sur l'application effective de la peine capitale, alors que l'Algérie n'a procédé à aucune exécution depuis 1993.&#13;
&#13;
Depuis mercredi soir, de nombreuses vidéos des incendies ont été diffusées sur les réseaux sociaux, notamment par des citoyens bloqués par les flammes dans cette région à la fois côtière et montagneuse connue pour ses paysages paradisiaques.&#13;
&#13;
L'Algérie est régulièrement confrontée à des incendies durant les mois d'été, notamment dans les régions boisées du nord. Les fortes chaleurs et la sécheresse favorisent leur propagation, tandis que les autorités accusent régulièrement des individus d'actes d'incendie volontaire.</description>
      <content:encoded><![CDATA[APA-Alger (Algérie)<br />
Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a ordonné, le dimanche 30 août 2026, une modification du Code pénal afin d'introduire la peine de mort contre les personnes reconnues coupables d'avoir volontairement déclenché des incendies de forêt. Cette décision intervient après une vague d'incendies qui a fait 12 morts dans plusieurs régions  dans l'est et le nord du pays.<br />
<br />
Tebboun qui s'exprimait face au ministre de la Justice lors d'une réunion consacrée aux feux de forêts en présence de hauts responsables civils et militaires, a ordonné « une modification du Code pénal » avant le 15 septembre. Il a demandé à ce que le projet passe par le gouvernement puis que le Parlement l'étudie « rapidement ».<br />
<br />
« On réinstaure la condamnation à mort pour les pyromanes », a-t-il déclaré.<br />
<br />
Selon les informations rapportées par la télévision publique, la peine de mort ne pourrait être exécutée qu'après épuisement de toutes les voies de recours judiciaires<br />
<br />
L'Algérie a décrété un deuil officiel de trois jours et l'annulation de toutes les festivités culturelles et compétitions sportives après les incendies.<br />
<br />
Selon les chiffres officiels communiqués jusqu'ici, au moins 12 personnes sont mortes en lien avec de violents feux de forêt près de Béjaïa, Jijel et Tizi-Ouzou, mais des sources locales craignent que le nombre de victimes ne soit beaucoup plus élevé.<br />
<br />
Le ministre de la Santé, Mohamed Seddik Aït Messaoudène, a indiqué vendredi que le bilan était « très lourd ».<br />
<br />
Les autorités ont indiqué que plusieurs personnes soupçonnées d'avoir allumé des feux avaient été arrêtées. Avec cette réforme annoncée, Alger veut envoyer un message de fermeté maximale aux auteurs d'incendies volontaires. Mais au-delà de la menace pénale, le débat portera désormais sur l'application effective de la peine capitale, alors que l'Algérie n'a procédé à aucune exécution depuis 1993.<br />
<br />
Depuis mercredi soir, de nombreuses vidéos des incendies ont été diffusées sur les réseaux sociaux, notamment par des citoyens bloqués par les flammes dans cette région à la fois côtière et montagneuse connue pour ses paysages paradisiaques.<br />
<br />
L'Algérie est régulièrement confrontée à des incendies durant les mois d'été, notamment dans les régions boisées du nord. Les fortes chaleurs et la sécheresse favorisent leur propagation, tandis que les autorités accusent régulièrement des individus d'actes d'incendie volontaire.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12763</guid>
      <pubDate>Mon, 31 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence de Presse Africaine - APA</author>
    </item>
    <item>
      <title>Algérie: la peine de mort maintenue dans le droit</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12563</link>
      <description>Une réponse écrite du ministre algérien de la Justice confirme que la peine capitale demeure inscrite dans le code pénal, malgré un moratoire de fait en vigueur depuis 1993, relançant un débat sensible entre droit, engagements internationaux et référentiel religieux.&#13;
&#13;
La question de la peine de mort en Algérie a refait surface à la faveur d'une réponse officielle du ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaa, à une question parlementaire. Le garde des Sceaux y réaffirme que cette sanction n'a jamais été abolie du droit positif algérien et peut toujours être prononcée par les juridictions, même si son exécution est suspendue depuis plus de trente ans.&#13;
&#13;
Dans sa réponse adressée au député Rabah Djedou, le ministre rappelle que la peine capitale demeure prévue par la législation nationale pour des crimes qualifiés d'extrême gravité. Sont notamment concernés le meurtre avec préméditation, les enlèvements aggravés, les actes terroristes ou subversifs majeurs, ainsi que certains crimes liés au trafic de drogue, dans des conditions strictement encadrées par la loi. La philosophie pénale invoquée repose sur la dissuasion générale et la protection de l'ordre public face à des atteintes jugées irréversibles aux intérêts fondamentaux de la société.&#13;
&#13;
Ce rappel juridique met toutefois en lumière une ambiguïté structurelle. Si la peine de mort existe toujours sur le papier, son application est gelée depuis 1993. Lotfi Boudjemaa souligne que ce moratoire de fait s'inscrit dans le respect des engagements internationaux de l'Algérie, notamment son adhésion au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié en 1989, et son soutien aux résolutions onusiennes appelant à la suspension des exécutions, dont celle du 16 décembre 2020.&#13;
&#13;
L'article 6 de ce pacte consacre le droit à la vie comme un principe fondamental. L'Algérie affirme s'y conformer, tout en refusant de renoncer formellement à une sanction qu'elle considère relever de sa souveraineté législative. Cette position intermédiaire, ni abolitionniste ni pleinement assumée, entretient une zone grise juridique et politique qui nourrit régulièrement les controverses.&#13;
&#13;
Le ministre aborde également la dimension religieuse du débat. Il rappelle que la charia islamique constitue l'une des sources du droit algérien, conformément au code civil. Dans ce cadre, la peine de mort, associée au concept de qisas, s'inscrit dans une logique morale et spirituelle distincte des fondements du droit pénal moderne. L'objectif affiché n'est pas la vengeance, mais la protection de la vie et l'établissement de la justice.&#13;
&#13;
Lotfi Boudjemaa reconnaît toutefois l'existence de divergences doctrinales, tant chez les juristes que chez les spécialistes du fiqh. Le débat porte sur l'interprétation des finalités de la charia : faut-il privilégier l'application stricte de la peine capitale ou mettre en avant des valeurs de clémence et de pardon ? En s'abstenant de trancher, le ministre entérine une posture d'équilibre précaire, qui laisse la question ouverte et continue d'alimenter un débat profond sur l'avenir de la peine de mort en Algérie.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Une réponse écrite du ministre algérien de la Justice confirme que la peine capitale demeure inscrite dans le code pénal, malgré un moratoire de fait en vigueur depuis 1993, relançant un débat sensible entre droit, engagements internationaux et référentiel religieux.<br />
<br />
La question de la peine de mort en Algérie a refait surface à la faveur d'une réponse officielle du ministre de la Justice, Lotfi Boudjemaa, à une question parlementaire. Le garde des Sceaux y réaffirme que cette sanction n'a jamais été abolie du droit positif algérien et peut toujours être prononcée par les juridictions, même si son exécution est suspendue depuis plus de trente ans.<br />
<br />
Dans sa réponse adressée au député Rabah Djedou, le ministre rappelle que la peine capitale demeure prévue par la législation nationale pour des crimes qualifiés d'extrême gravité. Sont notamment concernés le meurtre avec préméditation, les enlèvements aggravés, les actes terroristes ou subversifs majeurs, ainsi que certains crimes liés au trafic de drogue, dans des conditions strictement encadrées par la loi. La philosophie pénale invoquée repose sur la dissuasion générale et la protection de l'ordre public face à des atteintes jugées irréversibles aux intérêts fondamentaux de la société.<br />
<br />
Ce rappel juridique met toutefois en lumière une ambiguïté structurelle. Si la peine de mort existe toujours sur le papier, son application est gelée depuis 1993. Lotfi Boudjemaa souligne que ce moratoire de fait s'inscrit dans le respect des engagements internationaux de l'Algérie, notamment son adhésion au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié en 1989, et son soutien aux résolutions onusiennes appelant à la suspension des exécutions, dont celle du 16 décembre 2020.<br />
<br />
L'article 6 de ce pacte consacre le droit à la vie comme un principe fondamental. L'Algérie affirme s'y conformer, tout en refusant de renoncer formellement à une sanction qu'elle considère relever de sa souveraineté législative. Cette position intermédiaire, ni abolitionniste ni pleinement assumée, entretient une zone grise juridique et politique qui nourrit régulièrement les controverses.<br />
<br />
Le ministre aborde également la dimension religieuse du débat. Il rappelle que la charia islamique constitue l'une des sources du droit algérien, conformément au code civil. Dans ce cadre, la peine de mort, associée au concept de qisas, s'inscrit dans une logique morale et spirituelle distincte des fondements du droit pénal moderne. L'objectif affiché n'est pas la vengeance, mais la protection de la vie et l'établissement de la justice.<br />
<br />
Lotfi Boudjemaa reconnaît toutefois l'existence de divergences doctrinales, tant chez les juristes que chez les spécialistes du fiqh. Le débat porte sur l'interprétation des finalités de la charia : faut-il privilégier l'application stricte de la peine capitale ou mettre en avant des valeurs de clémence et de pardon ? En s'abstenant de trancher, le ministre entérine une posture d'équilibre précaire, qui laisse la question ouverte et continue d'alimenter un débat profond sur l'avenir de la peine de mort en Algérie.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12563</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence de Presse Africaine - APA</author>
    </item>
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