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    <title>La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués — Alabama</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/depeches?zonegeo=213</link>
    <description>Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort — Alabama</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Mon, 26 Oct 2026 15:37:50 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Fri, 02 Oct 2026 14:47:40 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>De l'injection létale à l'inhalation d'azote, ce que l'on sait des modes d'exécution aux États-Unis</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12788</link>
      <description>L'échec sans précédent de la mise à mort d'une femme dans le Tennessee relance l'insoluble débat sur les modes d'exécution aux États-Unis, de l'injection létale à l'inhalation d'azote, en passant par la chaise électrique ou le peloton d'exécution.&#13;
&#13;
Les modes d'exécution en vigueur aux États-Unis&#13;
Ils varient selon les États, qui réalisent l'immense majorité des exécutions, celles relevant de la justice fédérale étant rares.&#13;
&#13;
L'injection létale, autorisée dans 28 États et au niveau fédéral, reste de très loin le mode d'exécution le plus courant depuis le rétablissement de la peine de mort aux États-Unis en 1976.&#13;
&#13;
En 2025, sur 47 exécutions, 39 ont ainsi été réalisées par injection létale.&#13;
&#13;
Cinq autres l'ont été par inhalation d'azote, une méthode utilisée pour la première fois dans le monde en Alabama (sud) en 2024 et comparée par des experts de l'ONU à une forme de « torture », et trois par peloton d'exécution en Caroline du Sud, pour la première fois aux États-Unis depuis 2010.&#13;
&#13;
Mais certains États ont rencontré des difficultés à se procurer les produits nécessaires auprès des laboratoires pharmaceutiques, soucieux de ne pas être associés à la peine capitale. Tel a été le cas par exemple de la Caroline du Sud, l'Utah et l'Indiana, qui ont repris les exécutions en 2024 après plus d'une dizaine d'années d'interruption pour cette raison.&#13;
&#13;
Viennent ensuite, par ordre de fréquence, l'électrocution et l'inhalation de gaz, autorisées chacune dans 9 États, et le peloton d'exécution, méthode prévue dans 5 États.&#13;
&#13;
Une litanie d'exécutions ratées avant celle de Christa Pike&#13;
Aucun mode d'exécution n'échappe aux risques d'échec spectaculaires.&#13;
&#13;
En 1983, dans l'Alabama, la jambe de John Evans a pris feu après la première décharge électrique tandis que de la fumée sortait de la cagoule et qu'une odeur de chair brûlée commençait à envahir la pièce. Il a fallu trois décharges en tout avant que le cœur du condamné n'arrête de battre.&#13;
&#13;
En 2009, en Ohio (nord), Romell Broom a subi pendant deux heures les assauts des trois membres de l'équipe d'exécution de l'État qui ont piqué ses bras, ses mains et ses jambes 18 fois pour tenter de lui administrer l'injection létale.&#13;
&#13;
Devenu le premier condamné à survivre à son exécution aux États-Unis depuis 1946, il a finalement été emporté par la COVID-19 dans sa cellule en décembre 2020.&#13;
&#13;
Même le peloton d'exécution, censé être plus décisif, présente des difficultés, explique à l'AFP Laura Porter, directrice d'un groupement d'organisations américaines luttant pour l'abolition de la peine capitale.&#13;
&#13;
Lors de l'exécution de Mikal Mahdi en Caroline du Sud en 2025, « les tireurs ont manqué la cible posée sur son cœur et il a mis plus de temps que prévu à mourir », rappelle-t-elle, citant les résultats de l'autopsie.&#13;
&#13;
Quant à l'inhalation d'azote, « elle pose de graves problèmes en Alabama et a été provisoirement suspendue », ajoute-t-elle.&#13;
&#13;
« Il n'y a pas de manière parfaite de tuer les gens », estime Laura Porter, soulignant que « participer à une exécution est incroyablement stressant pour le personnel pénitentiaire ».&#13;
&#13;
Les conséquences des exécutions ratées&#13;
Les États américains réagissent généralement aux plus choquants de ces échecs, soit en décrétant un moratoire pour réviser leurs protocoles d'exécution, soit en introduisant de nouveaux modes d'exécution.&#13;
&#13;
Le Tennessee avait ainsi décrété un moratoire en 2022, avant de reprendre les exécutions par injection létale en 2025 selon un protocole modifié.&#13;
&#13;
L'Alabama a pour sa part expérimenté l'inhalation d'azote en janvier 2024 à la suite d'une exécution manquée en novembre 2022.&#13;
&#13;
Mais pour Laura Porter, aucune solution durable ne sera possible tant que le secret entourant les exécutions ne sera pas levé.&#13;
&#13;
« Lorsqu'il y a des problèmes avec les protocoles, avec les solutions mortelles ou avec la compétence de l'équipe chargée de l'exécution, il est très difficile d'obtenir des informations jusqu'à ce que le problème se soit produit », déplore-t-elle, appelant à une plus grande transparence sur les processus de mise à mort de condamnés.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'échec sans précédent de la mise à mort d'une femme dans le Tennessee relance l'insoluble débat sur les modes d'exécution aux États-Unis, de l'injection létale à l'inhalation d'azote, en passant par la chaise électrique ou le peloton d'exécution.<br />
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Les modes d'exécution en vigueur aux États-Unis<br />
Ils varient selon les États, qui réalisent l'immense majorité des exécutions, celles relevant de la justice fédérale étant rares.<br />
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L'injection létale, autorisée dans 28 États et au niveau fédéral, reste de très loin le mode d'exécution le plus courant depuis le rétablissement de la peine de mort aux États-Unis en 1976.<br />
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En 2025, sur 47 exécutions, 39 ont ainsi été réalisées par injection létale.<br />
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Cinq autres l'ont été par inhalation d'azote, une méthode utilisée pour la première fois dans le monde en Alabama (sud) en 2024 et comparée par des experts de l'ONU à une forme de « torture », et trois par peloton d'exécution en Caroline du Sud, pour la première fois aux États-Unis depuis 2010.<br />
<br />
Mais certains États ont rencontré des difficultés à se procurer les produits nécessaires auprès des laboratoires pharmaceutiques, soucieux de ne pas être associés à la peine capitale. Tel a été le cas par exemple de la Caroline du Sud, l'Utah et l'Indiana, qui ont repris les exécutions en 2024 après plus d'une dizaine d'années d'interruption pour cette raison.<br />
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Viennent ensuite, par ordre de fréquence, l'électrocution et l'inhalation de gaz, autorisées chacune dans 9 États, et le peloton d'exécution, méthode prévue dans 5 États.<br />
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Une litanie d'exécutions ratées avant celle de Christa Pike<br />
Aucun mode d'exécution n'échappe aux risques d'échec spectaculaires.<br />
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En 1983, dans l'Alabama, la jambe de John Evans a pris feu après la première décharge électrique tandis que de la fumée sortait de la cagoule et qu'une odeur de chair brûlée commençait à envahir la pièce. Il a fallu trois décharges en tout avant que le cœur du condamné n'arrête de battre.<br />
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En 2009, en Ohio (nord), Romell Broom a subi pendant deux heures les assauts des trois membres de l'équipe d'exécution de l'État qui ont piqué ses bras, ses mains et ses jambes 18 fois pour tenter de lui administrer l'injection létale.<br />
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Devenu le premier condamné à survivre à son exécution aux États-Unis depuis 1946, il a finalement été emporté par la COVID-19 dans sa cellule en décembre 2020.<br />
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Même le peloton d'exécution, censé être plus décisif, présente des difficultés, explique à l'AFP Laura Porter, directrice d'un groupement d'organisations américaines luttant pour l'abolition de la peine capitale.<br />
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Lors de l'exécution de Mikal Mahdi en Caroline du Sud en 2025, « les tireurs ont manqué la cible posée sur son cœur et il a mis plus de temps que prévu à mourir », rappelle-t-elle, citant les résultats de l'autopsie.<br />
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Quant à l'inhalation d'azote, « elle pose de graves problèmes en Alabama et a été provisoirement suspendue », ajoute-t-elle.<br />
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« Il n'y a pas de manière parfaite de tuer les gens », estime Laura Porter, soulignant que « participer à une exécution est incroyablement stressant pour le personnel pénitentiaire ».<br />
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Les conséquences des exécutions ratées<br />
Les États américains réagissent généralement aux plus choquants de ces échecs, soit en décrétant un moratoire pour réviser leurs protocoles d'exécution, soit en introduisant de nouveaux modes d'exécution.<br />
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Le Tennessee avait ainsi décrété un moratoire en 2022, avant de reprendre les exécutions par injection létale en 2025 selon un protocole modifié.<br />
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L'Alabama a pour sa part expérimenté l'inhalation d'azote en janvier 2024 à la suite d'une exécution manquée en novembre 2022.<br />
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Mais pour Laura Porter, aucune solution durable ne sera possible tant que le secret entourant les exécutions ne sera pas levé.<br />
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« Lorsqu'il y a des problèmes avec les protocoles, avec les solutions mortelles ou avec la compétence de l'équipe chargée de l'exécution, il est très difficile d'obtenir des informations jusqu'à ce que le problème se soit produit », déplore-t-elle, appelant à une plus grande transparence sur les processus de mise à mort de condamnés.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12788</guid>
      <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Trois condamnés à mort exécutés presque simultanément</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12750</link>
      <description>Trois condamnés à mort sont en instance d'exécution à quelques heures d'intervalle, jeudi, dans plusieurs États américains, une première depuis plus de seize ans selon des données du Centre d'information sur la peine de mort (DPIC). Les exécutions sont programmées en Alabama, en Oklahoma et dans le Tennessee, trois États du sud des États-Unis, par injection létale, le mode opératoire le plus répandu dans le pays.&#13;
&#13;
La dernière fois que la peine capitale a été appliquée un même jour à autant de condamnés remonte au 7 janvier 2010, avec trois exécutions similaires au Texas, en Louisiane et dans l'Ohio, d'après les données consultées par l'AFP sur le site du DPIC. Le 28 juillet dernier, la Floride a pour sa part procédé à l'exécution de deux prisonniers le même jour.&#13;
&#13;
Les prisonniers devant être exécutés jeudi ont été condamnés, pour deux d'entre eux, pour des meurtres de femmes, le troisième pour le meurtre et le viol d'une fillette, selon les médias américains. Les deux premières exécutions sont prévues à 10 heures locales (15h GMT) dans le Tennessee et en Oklahoma. La troisième, en Alabama, doit avoir lieu à 18h  (23h GMT), a indiqué l'ONG Death Penalty Action dans un communiqué à l'AFP.&#13;
&#13;
47 exécutions l'année dernière&#13;
&#13;
L'organisation abolitionniste a prévu des veillées de protestation sur place. Depuis le début 2026, 19 condamnés à mort ont été exécutés aux États-Unis, dans leur grande majorité en Floride (12) et au Texas (4). L'Oklahoma a procédé à deux exécutions et l'Arizona en a compté une.&#13;
&#13;
L'an dernier, 47 exécutions ont eu lieu, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009. La peine de mort a été abolie dans 23 États américains sur 50. Dans trois autres, un moratoire est en place. Le président Donald Trump est un fervent partisan de la peine capitale, appelant à son plus large usage pour les «crimes les plus graves».&#13;
&#13;
</description>
      <content:encoded><![CDATA[Trois condamnés à mort sont en instance d'exécution à quelques heures d'intervalle, jeudi, dans plusieurs États américains, une première depuis plus de seize ans selon des données du Centre d'information sur la peine de mort (DPIC). Les exécutions sont programmées en Alabama, en Oklahoma et dans le Tennessee, trois États du sud des États-Unis, par injection létale, le mode opératoire le plus répandu dans le pays.<br />
<br />
La dernière fois que la peine capitale a été appliquée un même jour à autant de condamnés remonte au 7 janvier 2010, avec trois exécutions similaires au Texas, en Louisiane et dans l'Ohio, d'après les données consultées par l'AFP sur le site du DPIC. Le 28 juillet dernier, la Floride a pour sa part procédé à l'exécution de deux prisonniers le même jour.<br />
<br />
Les prisonniers devant être exécutés jeudi ont été condamnés, pour deux d'entre eux, pour des meurtres de femmes, le troisième pour le meurtre et le viol d'une fillette, selon les médias américains. Les deux premières exécutions sont prévues à 10 heures locales (15h GMT) dans le Tennessee et en Oklahoma. La troisième, en Alabama, doit avoir lieu à 18h  (23h GMT), a indiqué l'ONG Death Penalty Action dans un communiqué à l'AFP.<br />
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47 exécutions l'année dernière<br />
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L'organisation abolitionniste a prévu des veillées de protestation sur place. Depuis le début 2026, 19 condamnés à mort ont été exécutés aux États-Unis, dans leur grande majorité en Floride (12) et au Texas (4). L'Oklahoma a procédé à deux exécutions et l'Arizona en a compté une.<br />
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L'an dernier, 47 exécutions ont eu lieu, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009. La peine de mort a été abolie dans 23 États américains sur 50. Dans trois autres, un moratoire est en place. Le président Donald Trump est un fervent partisan de la peine capitale, appelant à son plus large usage pour les «crimes les plus graves».<br />
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      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12750</guid>
      <pubDate>Thu, 13 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>La Cour suprême américaine empêche une exécution à l'azote</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12793</link>
      <description>La Cour suprême américaine a confirmé jeudi soir en urgence l'interdiction pour l'Alabama d'exécuter un homme par inhalation d'azote, une méthode utilisée pour la première fois au monde en 2024 et comparée par des experts de l'ONU à une forme de «torture».&#13;
&#13;
L'exécution, prévue entre jeudi soir et vendredi, de Jeffery Lee, 49 ans, condamné à la peine capitale pour le meurtre de deux personnes au cours d'un cambriolage en 1998, aurait été la 16e aux États-Unis depuis le début de l'année, toutes réalisées par injection létale.&#13;
&#13;
Mais une cour d'appel fédérale a estimé cette semaine que l'exécution par inhalation d'azote présentait «un risque substantiel» de souffrance évitable et renvoyé l'affaire à un tribunal de première instance pour déterminer si une mise à mort par peloton d'exécution était une alternative envisageable.&#13;
&#13;
Ce tribunal a conclu mardi que le protocole adopté par l'administration pénitentiaire de l'Alabama (sud) violait l'interdiction par le Huitième amendement de la Constitution américaine de tout «châtiment cruel et inhabituel» et a en conséquence interdit à cet État d'exécuter Jeffery Lee de cette manière.&#13;
&#13;
La juge considère que sa mise à mort par peloton d'exécution serait parfaitement «faisable» pour l'Alabama et réduirait significativement le risque de souffrance lié à l'inhalation d'azote.&#13;
&#13;
L'Alabama a exercé plusieurs recours infructueux pour obtenir l'autorisation de procéder à cette exécution par inhalation d'azote, jusqu'à la Cour suprême à majorité conservatrice, qui a rejeté sa demande en urgence jeudi soir.&#13;
&#13;
Cette décision de la Cour suprême n'est ni signée ni motivée, mais trois des six juges conservateurs expriment leur désaccord.&#13;
&#13;
Le procureur général de l'Alabama, Steve Marshall, a dénoncé dans un communiqué «un déni de justice» pour les victimes, assurant que «l'État est prêt à faire tout ce qui sera nécessaire pour que la légitime condamnation de M. Lee soit appliquée».&#13;
&#13;
L'exécution par inhalation d'azote, dans laquelle le décès est provoqué par hypoxie (raréfaction d'oxygène), a été utilisée sept fois par l'Alabama depuis 2024 et une fois par la Louisiane en 2025.&#13;
&#13;
Au total, 47 exécutions ont eu lieu aux États-Unis en 2025, contre une vingtaine par an depuis une décennie, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.&#13;
&#13;
La grande majorité des exécutions dans le pays sont réalisées par injection létale: il y en a eu 39 l'année dernière. Cinq autres ont été effectuées par inhalation d'azote et trois par peloton d'exécution en Caroline du Sud, pour la première fois aux États-Unis depuis 2010.&#13;
&#13;
La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire sur les exécutions sur décision du gouverneur.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La Cour suprême américaine a confirmé jeudi soir en urgence l'interdiction pour l'Alabama d'exécuter un homme par inhalation d'azote, une méthode utilisée pour la première fois au monde en 2024 et comparée par des experts de l'ONU à une forme de «torture».<br />
<br />
L'exécution, prévue entre jeudi soir et vendredi, de Jeffery Lee, 49 ans, condamné à la peine capitale pour le meurtre de deux personnes au cours d'un cambriolage en 1998, aurait été la 16e aux États-Unis depuis le début de l'année, toutes réalisées par injection létale.<br />
<br />
Mais une cour d'appel fédérale a estimé cette semaine que l'exécution par inhalation d'azote présentait «un risque substantiel» de souffrance évitable et renvoyé l'affaire à un tribunal de première instance pour déterminer si une mise à mort par peloton d'exécution était une alternative envisageable.<br />
<br />
Ce tribunal a conclu mardi que le protocole adopté par l'administration pénitentiaire de l'Alabama (sud) violait l'interdiction par le Huitième amendement de la Constitution américaine de tout «châtiment cruel et inhabituel» et a en conséquence interdit à cet État d'exécuter Jeffery Lee de cette manière.<br />
<br />
La juge considère que sa mise à mort par peloton d'exécution serait parfaitement «faisable» pour l'Alabama et réduirait significativement le risque de souffrance lié à l'inhalation d'azote.<br />
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L'Alabama a exercé plusieurs recours infructueux pour obtenir l'autorisation de procéder à cette exécution par inhalation d'azote, jusqu'à la Cour suprême à majorité conservatrice, qui a rejeté sa demande en urgence jeudi soir.<br />
<br />
Cette décision de la Cour suprême n'est ni signée ni motivée, mais trois des six juges conservateurs expriment leur désaccord.<br />
<br />
Le procureur général de l'Alabama, Steve Marshall, a dénoncé dans un communiqué «un déni de justice» pour les victimes, assurant que «l'État est prêt à faire tout ce qui sera nécessaire pour que la légitime condamnation de M. Lee soit appliquée».<br />
<br />
L'exécution par inhalation d'azote, dans laquelle le décès est provoqué par hypoxie (raréfaction d'oxygène), a été utilisée sept fois par l'Alabama depuis 2024 et une fois par la Louisiane en 2025.<br />
<br />
Au total, 47 exécutions ont eu lieu aux États-Unis en 2025, contre une vingtaine par an depuis une décennie, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.<br />
<br />
La grande majorité des exécutions dans le pays sont réalisées par injection létale: il y en a eu 39 l'année dernière. Cinq autres ont été effectuées par inhalation d'azote et trois par peloton d'exécution en Caroline du Sud, pour la première fois aux États-Unis depuis 2010.<br />
<br />
La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire sur les exécutions sur décision du gouverneur.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12793</guid>
      <pubDate>Fri, 12 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>In extremis, un détenu échappe à son exécution prévue jeudi aux États-Unis</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12701</link>
      <description>La gouverneure de l'Alabama, Kay Ivey, a commué mardi la peine de mort d'un détenu de 75 ans. L'exécution de Charles Lee « Sonny » Burton, qui n'a jamais tué qui que ce soit, était programmée par inhalation d'azote ce jeudi.&#13;
&#13;
Condamné à mort pour le meurtre de Doug Battle, tué au cours d'un vol à main armée auquel il avait participé en 1991 à Talladega, Burton n'avait pourtant pas tiré le coup fatal. Il avait sollicité la grâce auprès de la gouverneure Ivey.&#13;
&#13;
À l'époque, « un jury avait reconnu M. Burton coupable de meurtre avec circonstances aggravantes et avait recommandé à l'unanimité la peine de mort. Durant 33 ans, sa condamnation a été réexaminée neuf fois sans qu'aucun tribunal trouve de raison d'annuler le verdict », a déclaré vendredi Gina Maiola, directrice de la communication de la gouverneure.&#13;
&#13;
Aujourd'hui, la gouverneure a décidé d'accorder la grâce après consultation avec un représentant de la famille de la victime, Doug Battle, et le procureur général Steven Marshall, qui soutenait l'exécution.&#13;
&#13;
« Je crois fermement que la peine de mort constitue un châtiment juste pour les criminels les plus odieux, comme en témoignent les 25 exécutions supervisées durant mon mandat », a écrit Ivey. « Cependant, pour garantir la pérennité de cette sanction, la décision la plus lourde qu'un gouvernement puisse prendre doit s'appliquer de manière juste et proportionnée. »&#13;
&#13;
Dans sa décision, la gouverneure souligne que l'autre coupable dans cette affaire, Derrick DeBruce, qui avait tiré le coup fatal et qui est décédé depuis en prison, avait bénéficié d'une peine de mort commuée. &#13;
&#13;
« Charles Burton n'a pas tiré sur la victime, n'a donné aucun ordre au tireur et avait quitté le magasin avant les faits », précise la gouverneure. « Pourtant, M. Burton devait être exécuté alors que DeBruce était condamné à la prison à vie [une moindre peine]. »&#13;
&#13;
Sans minimiser l'implication de Burton, elle souligne que celui-ci « ne sera jamais admissible à la libération conditionnelle et passera le reste de sa vie en prison pour son rôle dans le vol ayant entraîné la mort de Doug Battle ».&#13;
&#13;
Cette commutation fait suite à d'importantes mobilisations, à des manifestations devant la résidence de la gouverneure, ainsi qu'à une pétition de 67 000 signatures réclamant l'arrêt de l'exécution. Tori Battle, fille de la victime, s'était aussi opposée à l'exécution de Burton.&#13;
&#13;
Une demande de grâce révélait que six des huit jurés encore vivants du procès de 1992 n'étaient pas opposés à une commutation, trois la réclamant activement.&#13;
&#13;
Désormais, Burton purgera une peine de prison à vie sans libération conditionnelle.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La gouverneure de l'Alabama, Kay Ivey, a commué mardi la peine de mort d'un détenu de 75 ans. L'exécution de Charles Lee « Sonny » Burton, qui n'a jamais tué qui que ce soit, était programmée par inhalation d'azote ce jeudi.<br />
<br />
Condamné à mort pour le meurtre de Doug Battle, tué au cours d'un vol à main armée auquel il avait participé en 1991 à Talladega, Burton n'avait pourtant pas tiré le coup fatal. Il avait sollicité la grâce auprès de la gouverneure Ivey.<br />
<br />
À l'époque, « un jury avait reconnu M. Burton coupable de meurtre avec circonstances aggravantes et avait recommandé à l'unanimité la peine de mort. Durant 33 ans, sa condamnation a été réexaminée neuf fois sans qu'aucun tribunal trouve de raison d'annuler le verdict », a déclaré vendredi Gina Maiola, directrice de la communication de la gouverneure.<br />
<br />
Aujourd'hui, la gouverneure a décidé d'accorder la grâce après consultation avec un représentant de la famille de la victime, Doug Battle, et le procureur général Steven Marshall, qui soutenait l'exécution.<br />
<br />
« Je crois fermement que la peine de mort constitue un châtiment juste pour les criminels les plus odieux, comme en témoignent les 25 exécutions supervisées durant mon mandat », a écrit Ivey. « Cependant, pour garantir la pérennité de cette sanction, la décision la plus lourde qu'un gouvernement puisse prendre doit s'appliquer de manière juste et proportionnée. »<br />
<br />
Dans sa décision, la gouverneure souligne que l'autre coupable dans cette affaire, Derrick DeBruce, qui avait tiré le coup fatal et qui est décédé depuis en prison, avait bénéficié d'une peine de mort commuée. <br />
<br />
« Charles Burton n'a pas tiré sur la victime, n'a donné aucun ordre au tireur et avait quitté le magasin avant les faits », précise la gouverneure. « Pourtant, M. Burton devait être exécuté alors que DeBruce était condamné à la prison à vie [une moindre peine]. »<br />
<br />
Sans minimiser l'implication de Burton, elle souligne que celui-ci « ne sera jamais admissible à la libération conditionnelle et passera le reste de sa vie en prison pour son rôle dans le vol ayant entraîné la mort de Doug Battle ».<br />
<br />
Cette commutation fait suite à d'importantes mobilisations, à des manifestations devant la résidence de la gouverneure, ainsi qu'à une pétition de 67 000 signatures réclamant l'arrêt de l'exécution. Tori Battle, fille de la victime, s'était aussi opposée à l'exécution de Burton.<br />
<br />
Une demande de grâce révélait que six des huit jurés encore vivants du procès de 1992 n'étaient pas opposés à une commutation, trois la réclamant activement.<br />
<br />
Désormais, Burton purgera une peine de prison à vie sans libération conditionnelle.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12701</guid>
      <pubDate>Tue, 10 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence QMI</author>
    </item>
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