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    <title>La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués — Chine</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/depeches?zonegeo=25</link>
    <description>Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort — Chine</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Thu, 05 Nov 2026 11:38:49 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Fri, 09 Oct 2026 18:08:37 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Journée européenne et mondiale contre la peine de mort : déclaration conjointe du Secrétaire Général du Conseil de l'Europe et de la Haute représentante de l'Union européenne</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12814</link>
      <description>Déclaration du Secrétaire Général Alain Berset et de la Haute Représentante Kaja Kallas à l'occasion de la Journée européenne et mondiale contre la peine de mort, le 10 octobre 2026.&#13;
&#13;
L'Union européenne et le Conseil de l'Europe sont catégoriquement opposés à la peine de mort, dans tous les cas et en toutes circonstances.&#13;
&#13;
Les progrès vers l'abolition universelle se sont poursuivis au cours de l'année écoulée. Le Liban a aboli la peine de mort en août 2026. La Gambie et le Vietnam ont réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort, et la Sierra Leone a ratifié le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, excluant ainsi toute exécution sur le territoire relevant de sa juridiction. Le Cambodge, la République Centrafricaine et le Tchad ont également pris des mesures en vue de sa ratification. Ces exemples rappellent que le changement est toujours possible.&#13;
&#13;
Seuls 17 pays ont été recensés comme ayant procédé à des exécutions en 2025, mais la forte hausse des exécutions est alarmante. Le nombre d'exécutions connues a augmenté de 78 % par rapport à 2024. La plupart ont eu lieu en Iran, mais des hausses importantes ont été enregistrées en Égypte, au Koweït, en Arabie saoudite, à Singapour et au Yémen. Les exécutions se sont également poursuivies aux États-Unis. Les exécutions effectuées en Chine ne figurent pas dans les statistiques mondiales en raison du secret d'Etat, bien que le nombre de condamnations à mort mises en œuvre l'année dernière dans ce pays soit estimé à des milliers. Le Bélarus reste le seul pays d'Europe à appliquer la peine de mort.&#13;
&#13;
En outre, l'application continue de la peine de mort pour les infractions liées à la drogue est particulièrement préoccupante. En vertu du droit international des droits de l'homme, la peine capitale est réservée aux crimes les plus graves, c'est-à-dire à des crimes d'une extrême gravité impliquant un homicide intentionnel. L'application de la peine de mort pour punir la production et le trafic de drogues n'atteint pas ce seuil et n'est pas efficace. Les données montrent qu'elle ne dissuade pas mieux la criminalité que d'autres peines. La peine de mort prive également toute personne condamnée de l'espoir d'une réhabilitation et comportera toujours un risque d'erreur judiciaire irréversible.&#13;
&#13;
À l'occasion de cette Journée européenne et mondiale contre la peine de mort, l'Union européenne et le Conseil de l'Europe appellent tous les États qui maintiennent la peine capitale à instaurer immédiatement un moratoire sur les exécutions, en tant que première étape vers l'abolition. En l'attente de celle-ci, un moratoire devrait conduire à la commutation des peines de mort déjà prononcées et au respect intégral du droit et des normes internationaux en matière de droits de l'homme.&#13;
&#13;
L'Union européenne et le Conseil de l'Europe restent fermement résolus dans leur opposition à toute tentative de rétablir ou d'étendre la peine de mort, y compris en Europe. Aux côtés de leurs partenaires internationaux, de la société civile et des professionnels du droit, nous continuerons à promouvoir un débat démocratique fondé sur les droits de l'homme et l'État de droit dans le but de parvenir à l'abolition universelle. À cet égard, le récent Congrès mondial contre la peine de mort organisé en France a mis en évidence le rôle déterminant que peut jouer le pouvoir judiciaire dans l'abolition, ainsi que l'importance de mobiliser les jeunes. Nous saluons la décision du Maroc d'accueillir le 10e Congrès mondial en 2029.&#13;
&#13;
La peine de mort — y compris le processus menant à l'exécution — constitue un traitement inhumain et dégradant. Nous appelons tous les États à privilégier la justice restaurative et à rejoindre le mouvement mondial grandissant qui rejette la peine capitale.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Déclaration du Secrétaire Général Alain Berset et de la Haute Représentante Kaja Kallas à l'occasion de la Journée européenne et mondiale contre la peine de mort, le 10 octobre 2026.<br />
<br />
L'Union européenne et le Conseil de l'Europe sont catégoriquement opposés à la peine de mort, dans tous les cas et en toutes circonstances.<br />
<br />
Les progrès vers l'abolition universelle se sont poursuivis au cours de l'année écoulée. Le Liban a aboli la peine de mort en août 2026. La Gambie et le Vietnam ont réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort, et la Sierra Leone a ratifié le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, excluant ainsi toute exécution sur le territoire relevant de sa juridiction. Le Cambodge, la République Centrafricaine et le Tchad ont également pris des mesures en vue de sa ratification. Ces exemples rappellent que le changement est toujours possible.<br />
<br />
Seuls 17 pays ont été recensés comme ayant procédé à des exécutions en 2025, mais la forte hausse des exécutions est alarmante. Le nombre d'exécutions connues a augmenté de 78 % par rapport à 2024. La plupart ont eu lieu en Iran, mais des hausses importantes ont été enregistrées en Égypte, au Koweït, en Arabie saoudite, à Singapour et au Yémen. Les exécutions se sont également poursuivies aux États-Unis. Les exécutions effectuées en Chine ne figurent pas dans les statistiques mondiales en raison du secret d'Etat, bien que le nombre de condamnations à mort mises en œuvre l'année dernière dans ce pays soit estimé à des milliers. Le Bélarus reste le seul pays d'Europe à appliquer la peine de mort.<br />
<br />
En outre, l'application continue de la peine de mort pour les infractions liées à la drogue est particulièrement préoccupante. En vertu du droit international des droits de l'homme, la peine capitale est réservée aux crimes les plus graves, c'est-à-dire à des crimes d'une extrême gravité impliquant un homicide intentionnel. L'application de la peine de mort pour punir la production et le trafic de drogues n'atteint pas ce seuil et n'est pas efficace. Les données montrent qu'elle ne dissuade pas mieux la criminalité que d'autres peines. La peine de mort prive également toute personne condamnée de l'espoir d'une réhabilitation et comportera toujours un risque d'erreur judiciaire irréversible.<br />
<br />
À l'occasion de cette Journée européenne et mondiale contre la peine de mort, l'Union européenne et le Conseil de l'Europe appellent tous les États qui maintiennent la peine capitale à instaurer immédiatement un moratoire sur les exécutions, en tant que première étape vers l'abolition. En l'attente de celle-ci, un moratoire devrait conduire à la commutation des peines de mort déjà prononcées et au respect intégral du droit et des normes internationaux en matière de droits de l'homme.<br />
<br />
L'Union européenne et le Conseil de l'Europe restent fermement résolus dans leur opposition à toute tentative de rétablir ou d'étendre la peine de mort, y compris en Europe. Aux côtés de leurs partenaires internationaux, de la société civile et des professionnels du droit, nous continuerons à promouvoir un débat démocratique fondé sur les droits de l'homme et l'État de droit dans le but de parvenir à l'abolition universelle. À cet égard, le récent Congrès mondial contre la peine de mort organisé en France a mis en évidence le rôle déterminant que peut jouer le pouvoir judiciaire dans l'abolition, ainsi que l'importance de mobiliser les jeunes. Nous saluons la décision du Maroc d'accueillir le 10e Congrès mondial en 2029.<br />
<br />
La peine de mort — y compris le processus menant à l'exécution — constitue un traitement inhumain et dégradant. Nous appelons tous les États à privilégier la justice restaurative et à rejoindre le mouvement mondial grandissant qui rejette la peine capitale.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12814</guid>
      <pubDate>Fri, 09 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe + Union européenne</author>
    </item>
    <item>
      <title>Rapporteure générale sur la peine de mort : ‘L'abolition ne peut jamais être considérée comme acquise'</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12726</link>
      <description>Bien que plus des deux tiers des États dans le monde n'appliquent plus la peine de mort, « les événements récents nous rappellent que les progrès ne sont pas irréversibles, et que l'abolition ne peut jamais être considérée comme acquise », a déclaré aujourd'hui Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), rapporteure générale sur l'abolition de la peine de mort. Elle participait à une table ronde intitulée « La peine de mort dans un monde en mutation : comment réagir face à la résurgence actuelle ? », à l'occasion du 9ème Congrès mondial contre la peine de mort à Paris.&#13;
&#13;
Mme Veldhoen a souligné que cette régression s'observait en particulier au Moyen-Orient, où Israël* avait adopté une nouvelle législation visant à étendre le recours à la peine de mort, et où la Jordanie* avait récemment procédé à des exécutions, malgré un moratoire de facto sur les exécutions en vigueur depuis 2017. Elle a également mis en avant un bilan effroyable en Chine et en Iran. « Les situations de conflit armé donnent souvent lieu à des discours visant à justifier la réintroduction de la peine de mort ou son application progressive. Dans certains pays, la peine de mort est également utilisée comme outil pour réprimer l'opposition politique, faire taire les voix critiques et museler la société civile », a-t-elle déclaré. Elle a également noté des tendances inquiétantes au Japon et aux États-Unis.&#13;
&#13;
Dans ce contexte, elle a souligné que le Conseil de l'Europe avait toujours fait de l'abolition de la peine capitale une priorité absolue, « faisant du continent européen une zone exempte de peine de mort ». « Toute réintroduction de la peine de mort serait purement et simplement incompatible avec le maintien d'un État au sein de l'Organisation », a-t-elle déclaré. « Ce que nous devons promouvoir, c'est la justice, pas la vengeance ».&#13;
&#13;
Mme Veldhoen a souligné que les parlementaires, le pouvoir judiciaire et la jeunesse pouvaient jouer un rôle significatif pour relever le défi que représente la résurgence actuelle de la peine de mort. « Il est essentiel de veiller à ce que les nouvelles générations restent engagées en faveur de l'abolition », a-t-elle déclaré.&#13;
&#13;
Organisé par l'ONG française Ensemble contre la peine de mort (ECPM), ce congrès se tient à Paris du 30 juin au 2 juillet, et prévoit la participation d'acteurs politiques, institutionnels et juridiques, et de la société civile. Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, le Président de la Cour européenne des droits de l'homme, Mattias Guyomar, le Président français Emmanuel Macron, et d'autres membres de l'APCE ont pris part à cet évènement.&#13;
&#13;
* * *&#13;
&#13;
* La Knesset israélienne a le statut d'observateur auprès de l'APCE, et la Jordanie est « Partenaire pour la démocratie » de l'APCE.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Bien que plus des deux tiers des États dans le monde n'appliquent plus la peine de mort, « les événements récents nous rappellent que les progrès ne sont pas irréversibles, et que l'abolition ne peut jamais être considérée comme acquise », a déclaré aujourd'hui Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), rapporteure générale sur l'abolition de la peine de mort. Elle participait à une table ronde intitulée « La peine de mort dans un monde en mutation : comment réagir face à la résurgence actuelle ? », à l'occasion du 9ème Congrès mondial contre la peine de mort à Paris.<br />
<br />
Mme Veldhoen a souligné que cette régression s'observait en particulier au Moyen-Orient, où Israël* avait adopté une nouvelle législation visant à étendre le recours à la peine de mort, et où la Jordanie* avait récemment procédé à des exécutions, malgré un moratoire de facto sur les exécutions en vigueur depuis 2017. Elle a également mis en avant un bilan effroyable en Chine et en Iran. « Les situations de conflit armé donnent souvent lieu à des discours visant à justifier la réintroduction de la peine de mort ou son application progressive. Dans certains pays, la peine de mort est également utilisée comme outil pour réprimer l'opposition politique, faire taire les voix critiques et museler la société civile », a-t-elle déclaré. Elle a également noté des tendances inquiétantes au Japon et aux États-Unis.<br />
<br />
Dans ce contexte, elle a souligné que le Conseil de l'Europe avait toujours fait de l'abolition de la peine capitale une priorité absolue, « faisant du continent européen une zone exempte de peine de mort ». « Toute réintroduction de la peine de mort serait purement et simplement incompatible avec le maintien d'un État au sein de l'Organisation », a-t-elle déclaré. « Ce que nous devons promouvoir, c'est la justice, pas la vengeance ».<br />
<br />
Mme Veldhoen a souligné que les parlementaires, le pouvoir judiciaire et la jeunesse pouvaient jouer un rôle significatif pour relever le défi que représente la résurgence actuelle de la peine de mort. « Il est essentiel de veiller à ce que les nouvelles générations restent engagées en faveur de l'abolition », a-t-elle déclaré.<br />
<br />
Organisé par l'ONG française Ensemble contre la peine de mort (ECPM), ce congrès se tient à Paris du 30 juin au 2 juillet, et prévoit la participation d'acteurs politiques, institutionnels et juridiques, et de la société civile. Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, le Président de la Cour européenne des droits de l'homme, Mattias Guyomar, le Président français Emmanuel Macron, et d'autres membres de l'APCE ont pris part à cet évènement.<br />
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* * *<br />
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* La Knesset israélienne a le statut d'observateur auprès de l'APCE, et la Jordanie est « Partenaire pour la démocratie » de l'APCE.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12726</guid>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>Résolution sur la peine de mort: la Chambre appelle à un “rôle de premier plan” de la Belgique</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12716</link>
      <description>La Chambre a approuvé jeudi une proposition de résolution sur la peine de mort, à quelques jours du congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra à Paris. Depuis longtemps, la Belgique fait partie des États pionniers de cette cause mais l'augmentation du nombre d'exécutions dans le monde et les choix récents de certains pays ont incité le parlement fédéral à relancer le sujet.&#13;
&#13;
La résolution, co-signée par les partis de la majorité, demande à la Belgique “de continuer à jouer un rôle de premier plan” dans les initiatives prises dans ce domaine, que ce soit en faveur de l'abolition, ou d'un moratoire comme premier jalon de l'abolition, ou vis-à-vis des pays qui envisagent de rétablir la peine de mort. Certaines demandes visent l'Union européenne: la Chambre estime ainsi que les négociations d'adhésion doivent être suspendues si un pays candidat rétablit la peine capitale. Elle plaide aussi pour l'exclusion automatique de tout État membre du Conseil de l'Europe qui rétablirait la peine de mort.&#13;
&#13;
Des exécutions en hausse&#13;
Selon le dernier rapport d'Amnesty International, au moins 2.707 exécutions ont été recensées en 2025, soit une hausse de 78% par rapport à l'année précédente et un nombre record depuis 44 ans. Une hausse qui s'explique en partie par l'usage de la peine de mort comme moyen de répression politique. Les pays qui ont procédé au plus grand nombre d'exécutions sont dans l'ordre la Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Yémen et les États-Unis.&#13;
Ces pays sont régulièrement visés par les campagnes en faveur de l'abolition de la peine de mort. D'autres suscitent des inquiétudes, comme la République démocratique du Congo qui, en mars 2024, a annoncé une reprise des exécutions capitales pour lutter contre les désertions dans son armée. Israël est aussi visé avec la loi condamnant à la pendaison des auteurs de meurtres d'Israéliens dans le but de nuire à Israël, une qualification qui dans les faits vise uniquement des Palestiniens.&#13;
&#13;
Les USA délibérément ignorés&#13;
Parmi les pays mentionnés dans la résolution, l'on retrouve encore l'Afghanistan, l'Irak, le Vietnam, la Corée du Nord, le Bélarus... mais il en est un qui manque à l'appel: les États-Unis, délibérément ignorés. Une absence pointée du doigt par le PTB, Anders et Ecolo-Groen. “Les États-Unis vous font tellement peur que vous êtes incapables d'aller jusqu'au bout de vos résolutions”, a déploré Nabil Boukili (PTB).&#13;
&#13;
La résolution des députés Charlotte Deborsu (MR), Mathieu Michel (MR), Kathleen Depoorter (N-VA), Michel De Maegd (Les Engagés), Annick Lambrecht (Vooruit) et Els Van Hoof (CD&amp;V) a néanmoins reçu un soutien unanime, moins l'abstention du Vlaams Belang.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La Chambre a approuvé jeudi une proposition de résolution sur la peine de mort, à quelques jours du congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra à Paris. Depuis longtemps, la Belgique fait partie des États pionniers de cette cause mais l'augmentation du nombre d'exécutions dans le monde et les choix récents de certains pays ont incité le parlement fédéral à relancer le sujet.<br />
<br />
La résolution, co-signée par les partis de la majorité, demande à la Belgique “de continuer à jouer un rôle de premier plan” dans les initiatives prises dans ce domaine, que ce soit en faveur de l'abolition, ou d'un moratoire comme premier jalon de l'abolition, ou vis-à-vis des pays qui envisagent de rétablir la peine de mort. Certaines demandes visent l'Union européenne: la Chambre estime ainsi que les négociations d'adhésion doivent être suspendues si un pays candidat rétablit la peine capitale. Elle plaide aussi pour l'exclusion automatique de tout État membre du Conseil de l'Europe qui rétablirait la peine de mort.<br />
<br />
Des exécutions en hausse<br />
Selon le dernier rapport d'Amnesty International, au moins 2.707 exécutions ont été recensées en 2025, soit une hausse de 78% par rapport à l'année précédente et un nombre record depuis 44 ans. Une hausse qui s'explique en partie par l'usage de la peine de mort comme moyen de répression politique. Les pays qui ont procédé au plus grand nombre d'exécutions sont dans l'ordre la Chine, l'Iran, l'Arabie saoudite, le Yémen et les États-Unis.<br />
Ces pays sont régulièrement visés par les campagnes en faveur de l'abolition de la peine de mort. D'autres suscitent des inquiétudes, comme la République démocratique du Congo qui, en mars 2024, a annoncé une reprise des exécutions capitales pour lutter contre les désertions dans son armée. Israël est aussi visé avec la loi condamnant à la pendaison des auteurs de meurtres d'Israéliens dans le but de nuire à Israël, une qualification qui dans les faits vise uniquement des Palestiniens.<br />
<br />
Les USA délibérément ignorés<br />
Parmi les pays mentionnés dans la résolution, l'on retrouve encore l'Afghanistan, l'Irak, le Vietnam, la Corée du Nord, le Bélarus... mais il en est un qui manque à l'appel: les États-Unis, délibérément ignorés. Une absence pointée du doigt par le PTB, Anders et Ecolo-Groen. “Les États-Unis vous font tellement peur que vous êtes incapables d'aller jusqu'au bout de vos résolutions”, a déploré Nabil Boukili (PTB).<br />
<br />
La résolution des députés Charlotte Deborsu (MR), Mathieu Michel (MR), Kathleen Depoorter (N-VA), Michel De Maegd (Les Engagés), Annick Lambrecht (Vooruit) et Els Van Hoof (CD&V) a néanmoins reçu un soutien unanime, moins l'abstention du Vlaams Belang.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12716</guid>
      <pubDate>Fri, 26 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse</author>
    </item>
    <item>
      <title>Deux Chinois ouïghours condamnés à mort pour l'attentat le plus meurtrier de Thaïlande</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12706</link>
      <description>Deux Chinois ouïghours ont été condamnés à mort jeudi pour avoir mené l'attentat le plus meurtrier de l'histoire de la Thaïlande, dans lequel 20 personnes avaient été tuées en 2015 sur un site religieux de Bangkok.&#13;
&#13;
« Les accusés ont commis un acte unique correspondant à de multiples violations de la loi. Le tribunal a donc imposé la peine la plus sévère prévue par la législation, la peine de mort », a déclaré l'un des juges d'un tribunal de la capitale thaïlandaise.&#13;
&#13;
« Les deux hommes ont commis un crime portant atteinte à la sécurité et à la sûreté publiques de la Thaïlande », a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
Yusufu Mieraili et Bilal Mohammed comptent faire appel de la décision, selon leur avocat.&#13;
&#13;
Ils ont été désignés coupables d'avoir placé des explosifs dans le sanctuaire hindou d'Erawan, situé au cœur du quartier commercial de la capitale thaïlandaise.&#13;
&#13;
La charge était apparemment placée dans un sac à dos et l'explosion avait ravagé la cour du sanctuaire où fidèles et touristes étaient rassemblés le 17 août 2015. Plusieurs touristes chinois avaient été tués. L'explosion avait fait également plus de 100 blessés, au milieu de fragments de scooters et de débris calcinés.&#13;
&#13;
L'un des quatre juges a affirmé lors de la longue lecture du verdict, très attendu, qu'il existait « suffisamment de preuves pour conclure que les accusés avaient commis une tentative de meurtre et un meurtre avec préméditation ».&#13;
&#13;
Les deux hommes, qui nient les faits, ont en revanche été acquittés pour une seconde explosion survenue dans le même temps dans un autre quartier de Bangkok, sans faire de victimes.&#13;
&#13;
En cours depuis une décennie, le procès a été longuement retardé en raison de la pandémie de Covid et de difficultés à trouver des traducteurs.&#13;
&#13;
L'attentat avait eu lieu quelques semaines après que la junte alors au pouvoir en Thaïlande avait renvoyé de force 109 Ouïghours en Chine, où cette minorité musulmane fait face à une répression culturelle et religieuse, selon des organisations de défense des droits humains.&#13;
&#13;
Cela laissait penser à un acte de vengeance contre un pays qui avait été un point de transit clé pour les Ouïghours, alors que les dirigeants militaires thaïlandais se rapprochaient de Pékin.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Deux Chinois ouïghours ont été condamnés à mort jeudi pour avoir mené l'attentat le plus meurtrier de l'histoire de la Thaïlande, dans lequel 20 personnes avaient été tuées en 2015 sur un site religieux de Bangkok.<br />
<br />
« Les accusés ont commis un acte unique correspondant à de multiples violations de la loi. Le tribunal a donc imposé la peine la plus sévère prévue par la législation, la peine de mort », a déclaré l'un des juges d'un tribunal de la capitale thaïlandaise.<br />
<br />
« Les deux hommes ont commis un crime portant atteinte à la sécurité et à la sûreté publiques de la Thaïlande », a-t-il ajouté.<br />
<br />
Yusufu Mieraili et Bilal Mohammed comptent faire appel de la décision, selon leur avocat.<br />
<br />
Ils ont été désignés coupables d'avoir placé des explosifs dans le sanctuaire hindou d'Erawan, situé au cœur du quartier commercial de la capitale thaïlandaise.<br />
<br />
La charge était apparemment placée dans un sac à dos et l'explosion avait ravagé la cour du sanctuaire où fidèles et touristes étaient rassemblés le 17 août 2015. Plusieurs touristes chinois avaient été tués. L'explosion avait fait également plus de 100 blessés, au milieu de fragments de scooters et de débris calcinés.<br />
<br />
L'un des quatre juges a affirmé lors de la longue lecture du verdict, très attendu, qu'il existait « suffisamment de preuves pour conclure que les accusés avaient commis une tentative de meurtre et un meurtre avec préméditation ».<br />
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Les deux hommes, qui nient les faits, ont en revanche été acquittés pour une seconde explosion survenue dans le même temps dans un autre quartier de Bangkok, sans faire de victimes.<br />
<br />
En cours depuis une décennie, le procès a été longuement retardé en raison de la pandémie de Covid et de difficultés à trouver des traducteurs.<br />
<br />
L'attentat avait eu lieu quelques semaines après que la junte alors au pouvoir en Thaïlande avait renvoyé de force 109 Ouïghours en Chine, où cette minorité musulmane fait face à une répression culturelle et religieuse, selon des organisations de défense des droits humains.<br />
<br />
Cela laissait penser à un acte de vengeance contre un pays qui avait été un point de transit clé pour les Ouïghours, alors que les dirigeants militaires thaïlandais se rapprochaient de Pékin.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12706</guid>
      <pubDate>Thu, 11 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Nombre d'exécutions record dans le monde en 2025, l'Iran en tête, selon Amnesty</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12665</link>
      <description>Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi.&#13;
&#13;
L'organisation de défense des droits humains basée à Londres a dénombré au moins 2707 exécutions dans le monde en 2025, mais « n'inclut pas les milliers d'exécutions qui (...) ont eu lieu en Chine – pays ayant procédé cette année encore au plus grand nombre d'exécutions au monde », précise-t-elle.&#13;
&#13;
Le nombre de personnes exécutées dans le monde est en hausse de 78 % par rapport à 2024 et atteint un niveau record depuis 1981, année au cours de laquelle 3191 exécutions -hors Chine- avaient été comptabilisées par l'ONG.&#13;
&#13;
À elle seule, l'Iran représente 80 % des exécutions recensées en 2025 par Amnesty. Quelque 2159 personnes y ont été exécutées par pendaison, contre 972 en 2024.&#13;
&#13;
« Les autorités iraniennes ont intensifié leur recours à la peine de mort comme outil de répression et de contrôle politiques, alimentant une hausse sans précédent du nombre d'exécutions », note l'ONG dans son rapport.&#13;
&#13;
Le recours aux exécutions a été particulièrement marqué après la guerre des 12 Jours qui a opposé l'Iran à Israël et aux États-Unis en juin : 654 exécutions avaient été comptabilisées avant ce conflit, contre 1505 entre juillet et décembre.&#13;
&#13;
Les condamnations à mort et exécutions en Iran à la suite du mouvement de protestation dans le pays en janvier et le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février ne sont pas comptabilisés dans le rapport d'Amnesty.&#13;
&#13;
Selon l'ONU, au moins 21 personnes ont été exécutées en Iran depuis fin février pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale.&#13;
&#13;
Près de la moitié (998) des exécutions en Iran en 2025 sont liées à des infractions à la législation sur les stupéfiants, note par ailleurs Amnesty. Elles ont elles aussi doublé par rapport à l'année précédente.&#13;
&#13;
Ailleurs dans le monde, l'Arabie saoudite a exécuté 356 personnes, le Yémen au moins 51, les États-Unis 47, l'Égypte 23, la Somalie, Singapour et le Koweït 17. Au total, 17 pays ont procédé à des exécutions.&#13;
&#13;
« Cette minorité éhontée (d'États, ndlr) se sert de la peine capitale pour instiller la peur, écraser la contestation et montrer la force qu'exercent les institutions sur les personnes défavorisées et les populations marginalisées » dénonce la secrétaire générale d'Amnesty International Agnès Callamard, citée dans un communiqué.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le nombre d'exécutions recensées dans le monde a grimpé en 2025 et atteint son plus haut niveau depuis 1981, un bond principalement dû à l'Iran où elles ont plus que doublé l'an passé, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié lundi.<br />
<br />
L'organisation de défense des droits humains basée à Londres a dénombré au moins 2707 exécutions dans le monde en 2025, mais « n'inclut pas les milliers d'exécutions qui (...) ont eu lieu en Chine – pays ayant procédé cette année encore au plus grand nombre d'exécutions au monde », précise-t-elle.<br />
<br />
Le nombre de personnes exécutées dans le monde est en hausse de 78 % par rapport à 2024 et atteint un niveau record depuis 1981, année au cours de laquelle 3191 exécutions -hors Chine- avaient été comptabilisées par l'ONG.<br />
<br />
À elle seule, l'Iran représente 80 % des exécutions recensées en 2025 par Amnesty. Quelque 2159 personnes y ont été exécutées par pendaison, contre 972 en 2024.<br />
<br />
« Les autorités iraniennes ont intensifié leur recours à la peine de mort comme outil de répression et de contrôle politiques, alimentant une hausse sans précédent du nombre d'exécutions », note l'ONG dans son rapport.<br />
<br />
Le recours aux exécutions a été particulièrement marqué après la guerre des 12 Jours qui a opposé l'Iran à Israël et aux États-Unis en juin : 654 exécutions avaient été comptabilisées avant ce conflit, contre 1505 entre juillet et décembre.<br />
<br />
Les condamnations à mort et exécutions en Iran à la suite du mouvement de protestation dans le pays en janvier et le début du conflit au Moyen-Orient le 28 février ne sont pas comptabilisés dans le rapport d'Amnesty.<br />
<br />
Selon l'ONU, au moins 21 personnes ont été exécutées en Iran depuis fin février pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale.<br />
<br />
Près de la moitié (998) des exécutions en Iran en 2025 sont liées à des infractions à la législation sur les stupéfiants, note par ailleurs Amnesty. Elles ont elles aussi doublé par rapport à l'année précédente.<br />
<br />
Ailleurs dans le monde, l'Arabie saoudite a exécuté 356 personnes, le Yémen au moins 51, les États-Unis 47, l'Égypte 23, la Somalie, Singapour et le Koweït 17. Au total, 17 pays ont procédé à des exécutions.<br />
<br />
« Cette minorité éhontée (d'États, ndlr) se sert de la peine capitale pour instiller la peur, écraser la contestation et montrer la force qu'exercent les institutions sur les personnes défavorisées et les populations marginalisées » dénonce la secrétaire générale d'Amnesty International Agnès Callamard, citée dans un communiqué.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12665</guid>
      <pubDate>Sun, 17 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>En Chine, deux ex-ministres de la Défense condamnés à mort avec sursis pour corruption</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12658</link>
      <description>Deux ex-ministres chinois de la Défense, en poste entre 2018 et 2023, ont été condamnés jeudi à mort avec sursis pour corruption, a rapporté un média d'État, des sanctions d'une sévérité inédite au sommet de l'armée.&#13;
&#13;
Les peines visant Wei Fenghe (72 ans) et Li Shangfu (68 ans) sont les plus lourdes infligées à des hautes personnalités militaires depuis le lancement en 2012 par l'actuel président chinois Xi Jinping de sa campagne anticorruption.&#13;
&#13;
À l'issue de deux ans d'emprisonnement, les deux hommes subiront une réclusion « à perpétuité, sans possibilité de réduction de peine ni de libération conditionnelle », a indiqué l'agence de presse Chine nouvelle, citant la décision d'un tribunal militaire.&#13;
&#13;
Habitués des journaux télévisés, où ils apparaissaient régulièrement à côté d'autres dignitaires, ils étaient aussi d'ex-membres de la Commission militaire centrale (CMC), le puissant organe qui contrôle l'armée - et est dirigé par Xi Jinping.&#13;
&#13;
Le tribunal militaire a reconnu Wei Fenghe coupable d'avoir accepté des pots-de-vin, et Li Shangfu de corruption active et passive, selon Chine nouvelle, qui n'a pas précisé l'ampleur des malversations.&#13;
&#13;
Ils ont également été condamnés à la privation à vie de leurs droits civiques et à la confiscation de leurs biens personnels, a ajouté l'agence.&#13;
&#13;
La condamnation prononcée jeudi est « assez hors norme », déclare à l'AFP Adam Ni, rédacteur en chef de China Neican, une lettre d'information sur la Chine.&#13;
&#13;
« La peine de mort avec sursis de deux ans est la punition la plus sévère que la Chine inflige aujourd'hui à ses hauts dirigeants (...) C'est donc un message fort de la part de Xi Jinping », souligne-t-il.&#13;
&#13;
Il s'agit selon M. Ni d'un signal de « dissuasion : faire comprendre aux chefs militaires ce qui les attend s'ils continuent à se rendre coupables de grave corruption, laquelle a atteint des proportions endémiques au sein de l'armée chinoise ».&#13;
&#13;
Wei Fenghe a été en poste de 2018 à 2023. Li Shangfu, son successeur immédiat, n'a été ministre de la Défense que quelques mois en 2023. Les deux hommes avaient déjà été exclus du Parti communiste - synonyme en Chine de mort politique.&#13;
&#13;
La corruption est un mal ancien qui ronge l'institution militaire et la lutte contre les malversations s'est renforcée durant la dernière décennie.&#13;
&#13;
D'autres hauts responsables militaires ont ainsi déjà subi de lourdes peines dans le passé.&#13;
&#13;
Guo Boxiong, un ancien vice-président de la Commission militaire centrale (CMC), avait été condamné en 2016 à la réclusion à perpétuité, également pour corruption.&#13;
&#13;
Plus récemment, de hautes personnalités militaires, notamment dans la branche de l'armée chargée des missiles nucléaires, ont été congédiées.&#13;
&#13;
Le ministère chinois de la Défense a également annoncé fin janvier une retentissante enquête pour corruption contre Zhang Youxia, le vice-président de la Commission militaire centrale - pourtant considéré jusqu'alors comme un proche de Xi Jinping.&#13;
&#13;
Un autre membre de la CMC, Liu Zhenli, est également visé dans le cadre de cette enquête.&#13;
&#13;
Xi Jinping s'était félicité quelques jours plus tard dans un discours à des soldats de la lutte contre la corruption menée au sein de l'armée.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Deux ex-ministres chinois de la Défense, en poste entre 2018 et 2023, ont été condamnés jeudi à mort avec sursis pour corruption, a rapporté un média d'État, des sanctions d'une sévérité inédite au sommet de l'armée.<br />
<br />
Les peines visant Wei Fenghe (72 ans) et Li Shangfu (68 ans) sont les plus lourdes infligées à des hautes personnalités militaires depuis le lancement en 2012 par l'actuel président chinois Xi Jinping de sa campagne anticorruption.<br />
<br />
À l'issue de deux ans d'emprisonnement, les deux hommes subiront une réclusion « à perpétuité, sans possibilité de réduction de peine ni de libération conditionnelle », a indiqué l'agence de presse Chine nouvelle, citant la décision d'un tribunal militaire.<br />
<br />
Habitués des journaux télévisés, où ils apparaissaient régulièrement à côté d'autres dignitaires, ils étaient aussi d'ex-membres de la Commission militaire centrale (CMC), le puissant organe qui contrôle l'armée - et est dirigé par Xi Jinping.<br />
<br />
Le tribunal militaire a reconnu Wei Fenghe coupable d'avoir accepté des pots-de-vin, et Li Shangfu de corruption active et passive, selon Chine nouvelle, qui n'a pas précisé l'ampleur des malversations.<br />
<br />
Ils ont également été condamnés à la privation à vie de leurs droits civiques et à la confiscation de leurs biens personnels, a ajouté l'agence.<br />
<br />
La condamnation prononcée jeudi est « assez hors norme », déclare à l'AFP Adam Ni, rédacteur en chef de China Neican, une lettre d'information sur la Chine.<br />
<br />
« La peine de mort avec sursis de deux ans est la punition la plus sévère que la Chine inflige aujourd'hui à ses hauts dirigeants (...) C'est donc un message fort de la part de Xi Jinping », souligne-t-il.<br />
<br />
Il s'agit selon M. Ni d'un signal de « dissuasion : faire comprendre aux chefs militaires ce qui les attend s'ils continuent à se rendre coupables de grave corruption, laquelle a atteint des proportions endémiques au sein de l'armée chinoise ».<br />
<br />
Wei Fenghe a été en poste de 2018 à 2023. Li Shangfu, son successeur immédiat, n'a été ministre de la Défense que quelques mois en 2023. Les deux hommes avaient déjà été exclus du Parti communiste - synonyme en Chine de mort politique.<br />
<br />
La corruption est un mal ancien qui ronge l'institution militaire et la lutte contre les malversations s'est renforcée durant la dernière décennie.<br />
<br />
D'autres hauts responsables militaires ont ainsi déjà subi de lourdes peines dans le passé.<br />
<br />
Guo Boxiong, un ancien vice-président de la Commission militaire centrale (CMC), avait été condamné en 2016 à la réclusion à perpétuité, également pour corruption.<br />
<br />
Plus récemment, de hautes personnalités militaires, notamment dans la branche de l'armée chargée des missiles nucléaires, ont été congédiées.<br />
<br />
Le ministère chinois de la Défense a également annoncé fin janvier une retentissante enquête pour corruption contre Zhang Youxia, le vice-président de la Commission militaire centrale - pourtant considéré jusqu'alors comme un proche de Xi Jinping.<br />
<br />
Un autre membre de la CMC, Liu Zhenli, est également visé dans le cadre de cette enquête.<br />
<br />
Xi Jinping s'était félicité quelques jours plus tard dans un discours à des soldats de la lutte contre la corruption menée au sein de l'armée.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12658</guid>
      <pubDate>Thu, 07 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>La Chine a exécuté un Français condamné à mort en 2010 pour trafic de drogue</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12615</link>
      <description>Le Français Chan Thao Phoumy, condamné à mort en 2010 en Chine pour trafic de drogue, a été exécuté à Canton, dans le sud du pays, a annoncé samedi 4 avril dans la soirée le ministère français des Affaires étrangères. Ce Français de 62 ans, né au Laos, a été exécuté «malgré la mobilisation des autorités françaises, y compris pour obtenir une décision de clémence, à titre humanitaire, au bénéfice de notre compatriote», a dénoncé le ministère dans un communiqué.&#13;
&#13;
Le Quai d'Orsay souligne sa «consternation», réaffirmant l'opposition de la France à la peine de mort «partout et en toutes circonstances» et appelant à «son abolition universelle». «Nous regrettons particulièrement que la défense de M. Chan n'ait pas eu accès à la dernière audience au tribunal, ce qui constitue une violation des droits de l'intéressé», ajoute le ministère.&#13;
&#13;
Initialement condamné à la prison à vie suite à son arrestation en 2005, Chan Thao Phoumy avait été rejugé après l'apparition «d'éléments nouveaux» et condamné à la peine de mort par un tribunal de Canton pour fabrication, transport, contrebande et trafic de méthamphétamine. Il était accusé de faire partie d'un réseau qui aurait produit de 1999 à 2003 en Chine des tonnes de cette drogue synthétique.&#13;
&#13;
La Chine plus grand exécuteur du monde&#13;
&#13;
Selon des chiffres de l'association Ensemble contre la peine de mort (ECPM) de 2025, il faisait partie de quatre Français condamnés à mort dans le monde, avec Nora Lalam condamnée en 2005 en Algérie, et Stéphane Aït Idir et Redouane Hammadi condamnés au Maroc pour l'attentat de Marrakech en 1994.&#13;
&#13;
Un autre Français condamné à mort en Indonésie en 2007, Serge Atlaoui, a été transféré en France en février 2025 après un accord diplomatique, et la justice française a commué sa peine en trente ans de réclusion. Il est sorti de prison en juillet.&#13;
&#13;
Dans son dernier rapport sur la peine de mort en 2024, Amnesty International estime que la Chine est «le pays au monde ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions», avec des «milliers de personnes condamnées à mort et exécutées» chaque année. La Chine ne publie pas de statistiques officielles sur le recours à la peine de mort, classées secret d'État.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Français Chan Thao Phoumy, condamné à mort en 2010 en Chine pour trafic de drogue, a été exécuté à Canton, dans le sud du pays, a annoncé samedi 4 avril dans la soirée le ministère français des Affaires étrangères. Ce Français de 62 ans, né au Laos, a été exécuté «malgré la mobilisation des autorités françaises, y compris pour obtenir une décision de clémence, à titre humanitaire, au bénéfice de notre compatriote», a dénoncé le ministère dans un communiqué.<br />
<br />
Le Quai d'Orsay souligne sa «consternation», réaffirmant l'opposition de la France à la peine de mort «partout et en toutes circonstances» et appelant à «son abolition universelle». «Nous regrettons particulièrement que la défense de M. Chan n'ait pas eu accès à la dernière audience au tribunal, ce qui constitue une violation des droits de l'intéressé», ajoute le ministère.<br />
<br />
Initialement condamné à la prison à vie suite à son arrestation en 2005, Chan Thao Phoumy avait été rejugé après l'apparition «d'éléments nouveaux» et condamné à la peine de mort par un tribunal de Canton pour fabrication, transport, contrebande et trafic de méthamphétamine. Il était accusé de faire partie d'un réseau qui aurait produit de 1999 à 2003 en Chine des tonnes de cette drogue synthétique.<br />
<br />
La Chine plus grand exécuteur du monde<br />
<br />
Selon des chiffres de l'association Ensemble contre la peine de mort (ECPM) de 2025, il faisait partie de quatre Français condamnés à mort dans le monde, avec Nora Lalam condamnée en 2005 en Algérie, et Stéphane Aït Idir et Redouane Hammadi condamnés au Maroc pour l'attentat de Marrakech en 1994.<br />
<br />
Un autre Français condamné à mort en Indonésie en 2007, Serge Atlaoui, a été transféré en France en février 2025 après un accord diplomatique, et la justice française a commué sa peine en trente ans de réclusion. Il est sorti de prison en juillet.<br />
<br />
Dans son dernier rapport sur la peine de mort en 2024, Amnesty International estime que la Chine est «le pays au monde ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions», avec des «milliers de personnes condamnées à mort et exécutées» chaque année. La Chine ne publie pas de statistiques officielles sur le recours à la peine de mort, classées secret d'État.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12615</guid>
      <pubDate>Sun, 05 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>[position de la France] Exécution de M. CHAN THAO PHOUMY</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12613</link>
      <description>Nous avons appris avec consternation l'exécution à Canton de notre compatriote Chan Thao Phoumy, 62 ans, condamné à mort pour trafic de drogue en 2010. Malgré la mobilisation des autorités françaises, y compris pour obtenir une décision de clémence, à titre humanitaire, au bénéfice de notre compatriote, les autorités chinoises ont pris la décision d'exécuter la peine au terme de plus de vingt ans d'emprisonnement. Nous regrettons particulièrement que la défense de M. Chan n'ait pas eu accès à la dernière audience au tribunal, ce qui constitue une violation des droits de l'intéressé. Nous adressons toutes nos condoléances à sa famille, dont nous partageons l'affliction. La France rappelle son opposition, partout et en toutes circonstances, à la peine de mort et appelle à son abolition universelle.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Nous avons appris avec consternation l'exécution à Canton de notre compatriote Chan Thao Phoumy, 62 ans, condamné à mort pour trafic de drogue en 2010. Malgré la mobilisation des autorités françaises, y compris pour obtenir une décision de clémence, à titre humanitaire, au bénéfice de notre compatriote, les autorités chinoises ont pris la décision d'exécuter la peine au terme de plus de vingt ans d'emprisonnement. Nous regrettons particulièrement que la défense de M. Chan n'ait pas eu accès à la dernière audience au tribunal, ce qui constitue une violation des droits de l'intéressé. Nous adressons toutes nos condoléances à sa famille, dont nous partageons l'affliction. La France rappelle son opposition, partout et en toutes circonstances, à la peine de mort et appelle à son abolition universelle.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12613</guid>
      <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Ministère des Affaires Etrangères français</author>
    </item>
    <item>
      <title>Les tribunaux chinois clôturent les procès de deux gangs criminels du nord du Myanmar, avec 16 condamnés à mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12589</link>
      <description>BEIJING, 26 février (Xinhua) -- La Cour populaire suprême (CPS) a annoncé jeudi que les tribunaux chinois avaient clôturé les procès de deux grands groupes criminels basés dans le nord du Myanmar, impliqués dans des fraudes par téléphone et en ligne.&#13;
&#13;
Lors d'une conférence de presse tenue par la CPS, il a été révélé que, fin 2025, les tribunaux à travers le pays avaient clôturé les procès en première instance de plus de 27.000 affaires liées aux opérations de fraude par téléphone et en ligne dans le nord du Myanmar, avec plus de 41.000 suspects rapatriés condamnés.&#13;
&#13;
Fait notable, parmi les procès des gangs criminels dits des "quatre grandes familles", qui avaient attiré une large attention nationale et internationale, ceux des groupes Ming et Bai ont achevé toutes les procédures judiciaires. Au total, 39 individus ont été condamnés à l'emprisonnement à perpétuité ou à des peines plus lourdes, dont 16 à la peine de mort. Ces deux réseaux criminels armés transfrontaliers ont été complètement démantelés, portant un coup dur aux éléments criminels tant en Chine qu'à l'étranger.</description>
      <content:encoded><![CDATA[BEIJING, 26 février (Xinhua) -- La Cour populaire suprême (CPS) a annoncé jeudi que les tribunaux chinois avaient clôturé les procès de deux grands groupes criminels basés dans le nord du Myanmar, impliqués dans des fraudes par téléphone et en ligne.<br />
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Lors d'une conférence de presse tenue par la CPS, il a été révélé que, fin 2025, les tribunaux à travers le pays avaient clôturé les procès en première instance de plus de 27.000 affaires liées aux opérations de fraude par téléphone et en ligne dans le nord du Myanmar, avec plus de 41.000 suspects rapatriés condamnés.<br />
<br />
Fait notable, parmi les procès des gangs criminels dits des "quatre grandes familles", qui avaient attiré une large attention nationale et internationale, ceux des groupes Ming et Bai ont achevé toutes les procédures judiciaires. Au total, 39 individus ont été condamnés à l'emprisonnement à perpétuité ou à des peines plus lourdes, dont 16 à la peine de mort. Ces deux réseaux criminels armés transfrontaliers ont été complètement démantelés, portant un coup dur aux éléments criminels tant en Chine qu'à l'étranger.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12589</guid>
      <pubDate>Thu, 26 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Xinhua</author>
    </item>
    <item>
      <title>La Chine annule la peine de mort d'un Canadien après la visite de Carney, selon son avocat</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12578</link>
      <description>La plus haute juridiction chinoise a annulé la peine de mort prononcée contre un Canadien pour trafic de drogue, a annoncé lundi son avocat, marquant une avancée majeure dans une affaire qui a tendu les relations diplomatiques entre Ottawa et Pékin pendant des années.&#13;
&#13;
Robert Schellenberg avait été arrêté en Chine en 2014 pour suspicion de trafic de drogue et condamné en 2018, recevant initialement une peine de 15 ans de prison. Il avait ensuite été condamné à mort lors d'un nouveau procès en janvier 2019 – un mois après l'arrestation à Vancouver de la dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou, sur mandat américain. &#13;
&#13;
La Cour suprême du peuple de Chine a décidé vendredi d'annuler la peine de mort prononcée par la juridiction inférieure, a déclaré à Reuters l'avocat basé à Pékin, Zhang Dongshuo. L'affaire sera renvoyée devant la Haute Cour populaire de la province du Liaoning pour un nouveau procès, a-t-il précisé.&#13;
&#13;
Ce dénouement intervient moins d'un mois après la visite de quatre jours du Premier ministre canadien Mark Carney en Chine, où il s'était félicité du rapprochement entre les deux pays, après une période de tensions sous le précédent dirigeant canadien Justin Trudeau.&#13;
&#13;
Un porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères a indiqué à Reuters être informé de la décision de la Cour suprême et a affirmé que le Canada continuerait d'apporter une assistance consulaire à Schellenberg et sa famille, sans donner plus de détails sur la décision.&#13;
&#13;
« Au vu des déclarations officielles des deux pays après la visite du Premier ministre canadien en Chine, la probabilité que la décision de la Cour suprême y soit liée est très élevée, selon mon expérience », a estimé Zhang.&#13;
&#13;
Cependant, il a ajouté que la probabilité d'un acquittement final de Schellenberg restait faible, compte tenu de la gravité de la peine initiale.&#13;
&#13;
« Les organes judiciaires chinois ont examiné l'affaire de manière indépendante et rendu un jugement conformément à la loi », a déclaré lundi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, lors d'un point presse sur l'affaire Schellenberg.&#13;
&#13;
Quatre citoyens canadiens ont été exécutés l'an dernier en Chine pour des accusations de trafic de drogue, avait alors indiqué Ottawa. &#13;
&#13;
La peine de mort de Schellenberg avait été confirmée par la cour du Liaoning en 2021 après une audience en appel, suscitant la condamnation du gouvernement canadien à l'époque.&#13;
&#13;
La Chine avait arrêté deux Canadiens pour espionnage peu après la détention de Meng, provoquant des accusations internationales de « diplomatie de l'otage ». Ils avaient été libérés en 2021, le jour même où les États-Unis ont abandonné leur demande d'extradition visant Meng, qui avait alors regagné la Chine.&#13;
&#13;
Les relations diplomatiques se sont encore dégradées après que le gouvernement canadien a imposé en 2024 des droits de douane sur les véhicules électriques chinois, suivant l'exemple de restrictions américaines similaires. &#13;
&#13;
La Chine avait répliqué en mars dernier en imposant des droits de douane sur plus de 2,6 milliards USD de produits agricoles et alimentaires canadiens, tels que l'huile et la farine de canola, puis sur les graines de canola en août.&#13;
&#13;
Après la visite de Carney, les deux pays se sont accordés pour réduire les droits de douane sur les véhicules électriques et le canola, marquant un revirement majeur par rapport à la politique précédente.&#13;
&#13;
Selon des analystes, le rapprochement entre le Canada et la Chine pourrait redéfinir le contexte politique et économique dans lequel se déroule la rivalité sino-américaine, même si Ottawa ne devrait pas pour autant s'éloigner radicalement de Washington.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La plus haute juridiction chinoise a annulé la peine de mort prononcée contre un Canadien pour trafic de drogue, a annoncé lundi son avocat, marquant une avancée majeure dans une affaire qui a tendu les relations diplomatiques entre Ottawa et Pékin pendant des années.<br />
<br />
Robert Schellenberg avait été arrêté en Chine en 2014 pour suspicion de trafic de drogue et condamné en 2018, recevant initialement une peine de 15 ans de prison. Il avait ensuite été condamné à mort lors d'un nouveau procès en janvier 2019 – un mois après l'arrestation à Vancouver de la dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou, sur mandat américain. <br />
<br />
La Cour suprême du peuple de Chine a décidé vendredi d'annuler la peine de mort prononcée par la juridiction inférieure, a déclaré à Reuters l'avocat basé à Pékin, Zhang Dongshuo. L'affaire sera renvoyée devant la Haute Cour populaire de la province du Liaoning pour un nouveau procès, a-t-il précisé.<br />
<br />
Ce dénouement intervient moins d'un mois après la visite de quatre jours du Premier ministre canadien Mark Carney en Chine, où il s'était félicité du rapprochement entre les deux pays, après une période de tensions sous le précédent dirigeant canadien Justin Trudeau.<br />
<br />
Un porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères a indiqué à Reuters être informé de la décision de la Cour suprême et a affirmé que le Canada continuerait d'apporter une assistance consulaire à Schellenberg et sa famille, sans donner plus de détails sur la décision.<br />
<br />
« Au vu des déclarations officielles des deux pays après la visite du Premier ministre canadien en Chine, la probabilité que la décision de la Cour suprême y soit liée est très élevée, selon mon expérience », a estimé Zhang.<br />
<br />
Cependant, il a ajouté que la probabilité d'un acquittement final de Schellenberg restait faible, compte tenu de la gravité de la peine initiale.<br />
<br />
« Les organes judiciaires chinois ont examiné l'affaire de manière indépendante et rendu un jugement conformément à la loi », a déclaré lundi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, lors d'un point presse sur l'affaire Schellenberg.<br />
<br />
Quatre citoyens canadiens ont été exécutés l'an dernier en Chine pour des accusations de trafic de drogue, avait alors indiqué Ottawa. <br />
<br />
La peine de mort de Schellenberg avait été confirmée par la cour du Liaoning en 2021 après une audience en appel, suscitant la condamnation du gouvernement canadien à l'époque.<br />
<br />
La Chine avait arrêté deux Canadiens pour espionnage peu après la détention de Meng, provoquant des accusations internationales de « diplomatie de l'otage ». Ils avaient été libérés en 2021, le jour même où les États-Unis ont abandonné leur demande d'extradition visant Meng, qui avait alors regagné la Chine.<br />
<br />
Les relations diplomatiques se sont encore dégradées après que le gouvernement canadien a imposé en 2024 des droits de douane sur les véhicules électriques chinois, suivant l'exemple de restrictions américaines similaires. <br />
<br />
La Chine avait répliqué en mars dernier en imposant des droits de douane sur plus de 2,6 milliards USD de produits agricoles et alimentaires canadiens, tels que l'huile et la farine de canola, puis sur les graines de canola en août.<br />
<br />
Après la visite de Carney, les deux pays se sont accordés pour réduire les droits de douane sur les véhicules électriques et le canola, marquant un revirement majeur par rapport à la politique précédente.<br />
<br />
Selon des analystes, le rapprochement entre le Canada et la Chine pourrait redéfinir le contexte politique et économique dans lequel se déroule la rivalité sino-américaine, même si Ottawa ne devrait pas pour autant s'éloigner radicalement de Washington.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12578</guid>
      <pubDate>Mon, 09 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Reuters</author>
    </item>
    <item>
      <title>La Chine annule la condamnation à mort d'un Canadien dans une affaire de drogue</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12575</link>
      <description>La Chine a annulé la condamnation à mort d'un Canadien détenu depuis plus de dix ans sur son sol pour des accusations de trafic de drogue, marquant un nouveau signe de détente diplomatique entre les deux pays. &#13;
&#13;
Arrêté en 2014 pour trafic de drogue, Robert Lloyd Schellenberg avait été condamné à mort en janvier 2019, au moment où les tensions étaient très fortes entre Pékin et Ottawa après l'arrestation à Vancouver (ouest du Canada) de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, à la demande des États-Unis.&#13;
&#13;
Mais ces derniers mois, les poussées protectionnistes du président américain Donald Trump et sa diplomatie parfois erratique ont conduit le Canada à se rapprocher de la Chine.&#13;
&#13;
Mi-janvier, le président chinois, Xi Jinping, et le premier ministre canadien, Mark Carney, ont salué à Pékin l'avènement d'un nouveau partenariat, après des années de brouille.&#13;
&#13;
Arrestations&#13;
&#13;
L'annulation de la condamnation de Robert Lloyd Schellenberg a été confirmée à l'AFP par une source gouvernementale canadienne sous couvert d'anonymat.&#13;
&#13;
Sans la confirmer explicitement, une porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères a précisé qu'Ottawa avait été informé de la « décision de la Cour populaire suprême de la République populaire de Chine dans l'affaire de M. Robert Schellenberg ».&#13;
&#13;
« Le Canada a plaidé pour la clémence dans cette affaire, comme il le fait pour tous les Canadiens condamnés à la peine de mort », a-t-elle ajouté.&#13;
&#13;
L'avocat de M. Schellenberg, Zhang Dongshuo, joint par téléphone samedi à Pékin par l'AFP a confirmé que la décision avait été annoncée la veille par la plus haute juridiction chinoise.&#13;
&#13;
M. Schellenberg doit être rejugé par la Haute Cour populaire du Liaoning (nord-est), selon son avocat, qui explique avoir rencontré son client à Dalian vendredi.&#13;
&#13;
Condamné en première instance à 15 ans de prison, Robert Lloyd Schellenberg avait été rejugé et condamné à mort en 2019. À l'époque, la justice avait évoqué une peine initiale trop « indulgente ».&#13;
&#13;
Le tribunal l'avait accusé d'avoir joué un « rôle clé » dans un trafic de drogue destiné à expédier quelque 222 kilos de méthamphétamine en Australie.&#13;
&#13;
Déjà condamné dans le passé au Canada pour trafic de stupéfiants, M. Schellenberg affirmait quant à lui être un simple touriste qui aurait été piégé.&#13;
&#13;
À l'époque, Pékin dénonçait l'arrestation au Canada de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei et fille du fondateur du géant chinois des télécoms, était accusée d'avoir menti pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran.&#13;
&#13;
La Chine avait alors également placé derrière les barreaux deux ressortissants canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, accusés d'espionnage.&#13;
&#13;
Deuxième partenaire commercial&#13;
&#13;
Si tous les trois ont depuis été libérés, les tensions ont perduré, Pékin reprochant notamment à Ottawa son alignement supposé sur la politique chinoise de Washington, jusqu'au retour de Donald Trump au pouvoir et son ingérence dans les élections canadiennes.&#13;
&#13;
En se rendant à Pékin mi-janvier, le premier ministre Mark Carney a voulu tourner la page d'années de brouille entre les deux pays. Il s'agissait de la première visite d'un chef de gouvernement canadien à Pékin depuis celle, en décembre 2017, de Justin Trudeau.&#13;
&#13;
Si le Canada a historiquement, économiquement et politiquement des liens bien plus forts avec son voisin américain, le Canada et la Chine ont en commun de subir, depuis un an, directement ou indirectement, les effets des politiques agressives du président Donald Trump, à l'encontre de ses rivaux comme de ses alliés.&#13;
&#13;
M. Carney a fait vœu de voir le Canada doubler ses exportations vers des pays autres que les États-Unis d'ici à 2035. Il a souligné le poids de la Chine, deuxième économie mondiale et deuxième partenaire économique du Canada, derrière les États-Unis.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La Chine a annulé la condamnation à mort d'un Canadien détenu depuis plus de dix ans sur son sol pour des accusations de trafic de drogue, marquant un nouveau signe de détente diplomatique entre les deux pays. <br />
<br />
Arrêté en 2014 pour trafic de drogue, Robert Lloyd Schellenberg avait été condamné à mort en janvier 2019, au moment où les tensions étaient très fortes entre Pékin et Ottawa après l'arrestation à Vancouver (ouest du Canada) de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei, à la demande des États-Unis.<br />
<br />
Mais ces derniers mois, les poussées protectionnistes du président américain Donald Trump et sa diplomatie parfois erratique ont conduit le Canada à se rapprocher de la Chine.<br />
<br />
Mi-janvier, le président chinois, Xi Jinping, et le premier ministre canadien, Mark Carney, ont salué à Pékin l'avènement d'un nouveau partenariat, après des années de brouille.<br />
<br />
Arrestations<br />
<br />
L'annulation de la condamnation de Robert Lloyd Schellenberg a été confirmée à l'AFP par une source gouvernementale canadienne sous couvert d'anonymat.<br />
<br />
Sans la confirmer explicitement, une porte-parole du ministère canadien des Affaires étrangères a précisé qu'Ottawa avait été informé de la « décision de la Cour populaire suprême de la République populaire de Chine dans l'affaire de M. Robert Schellenberg ».<br />
<br />
« Le Canada a plaidé pour la clémence dans cette affaire, comme il le fait pour tous les Canadiens condamnés à la peine de mort », a-t-elle ajouté.<br />
<br />
L'avocat de M. Schellenberg, Zhang Dongshuo, joint par téléphone samedi à Pékin par l'AFP a confirmé que la décision avait été annoncée la veille par la plus haute juridiction chinoise.<br />
<br />
M. Schellenberg doit être rejugé par la Haute Cour populaire du Liaoning (nord-est), selon son avocat, qui explique avoir rencontré son client à Dalian vendredi.<br />
<br />
Condamné en première instance à 15 ans de prison, Robert Lloyd Schellenberg avait été rejugé et condamné à mort en 2019. À l'époque, la justice avait évoqué une peine initiale trop « indulgente ».<br />
<br />
Le tribunal l'avait accusé d'avoir joué un « rôle clé » dans un trafic de drogue destiné à expédier quelque 222 kilos de méthamphétamine en Australie.<br />
<br />
Déjà condamné dans le passé au Canada pour trafic de stupéfiants, M. Schellenberg affirmait quant à lui être un simple touriste qui aurait été piégé.<br />
<br />
À l'époque, Pékin dénonçait l'arrestation au Canada de Meng Wanzhou, directrice financière de Huawei et fille du fondateur du géant chinois des télécoms, était accusée d'avoir menti pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran.<br />
<br />
La Chine avait alors également placé derrière les barreaux deux ressortissants canadiens, Michael Kovrig et Michael Spavor, accusés d'espionnage.<br />
<br />
Deuxième partenaire commercial<br />
<br />
Si tous les trois ont depuis été libérés, les tensions ont perduré, Pékin reprochant notamment à Ottawa son alignement supposé sur la politique chinoise de Washington, jusqu'au retour de Donald Trump au pouvoir et son ingérence dans les élections canadiennes.<br />
<br />
En se rendant à Pékin mi-janvier, le premier ministre Mark Carney a voulu tourner la page d'années de brouille entre les deux pays. Il s'agissait de la première visite d'un chef de gouvernement canadien à Pékin depuis celle, en décembre 2017, de Justin Trudeau.<br />
<br />
Si le Canada a historiquement, économiquement et politiquement des liens bien plus forts avec son voisin américain, le Canada et la Chine ont en commun de subir, depuis un an, directement ou indirectement, les effets des politiques agressives du président Donald Trump, à l'encontre de ses rivaux comme de ses alliés.<br />
<br />
M. Carney a fait vœu de voir le Canada doubler ses exportations vers des pays autres que les États-Unis d'ici à 2035. Il a souligné le poids de la Chine, deuxième économie mondiale et deuxième partenaire économique du Canada, derrière les États-Unis.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12575</guid>
      <pubDate>Fri, 06 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>La Chine exécute 11 criminels appartenant à des réseaux de fraudes par téléphone et Internet du nord du Myanmar</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12569</link>
      <description>HANGZHOU, 29 janvier (Xinhua) -- La Chine a exécuté jeudi 11 criminels appartenant à des gangs basés dans le nord du Myanmar, dont des membres clés de groupes spécialisés dans la cyberfraude téléphonique et en ligne.&#13;
&#13;
Les 11 personnes avaient d'abord été condamnées à mort en septembre 2025 par un tribunal de Wenzhou, dans la province du Zhejiang, dans l'est de la Chine, pour des crimes tels qu'homicide volontaire, blessures volontaires, détention illégale, fraude et exploitation d'établissements de jeux d'argent.&#13;
&#13;
Elles ont fait appel du verdict, mais leur appel a été rejeté en novembre 2025 par la Cour populaire supérieure de la province du Zhejiang, qui a maintenu le jugement initial et soumis l'affaire à la Cour populaire suprême (CPS) pour avis, conformément à la loi.&#13;
&#13;
La CPS a ensuite approuvé les condamnations à mort. Après examen, la CPS a confirmé que depuis 2015, ces criminels avaient établi plusieurs bases opérationnelles au Myanmar pour se livrer à des fraudes par téléphone et Internet, exploiter des tripots illégaux et commettre d'autres crimes.&#13;
&#13;
Selon la CPS, les fonds impliqués dans la fraude et les jeux d'argent dépassaient 10 milliards de yuans (environ 1,4 milliard de dollars). Les gangs ont également commis intentionnellement des meurtres, des agressions et des détentions illégales contre des personnes impliquées dans des fraudes, entraînant la mort de 14 citoyens chinois et en blessant d'autres.&#13;
&#13;
Les exécutions ont été effectuées par le tribunal de Wenzhou après avoir obtenu l'approbation de la CPS.</description>
      <content:encoded><![CDATA[HANGZHOU, 29 janvier (Xinhua) -- La Chine a exécuté jeudi 11 criminels appartenant à des gangs basés dans le nord du Myanmar, dont des membres clés de groupes spécialisés dans la cyberfraude téléphonique et en ligne.<br />
<br />
Les 11 personnes avaient d'abord été condamnées à mort en septembre 2025 par un tribunal de Wenzhou, dans la province du Zhejiang, dans l'est de la Chine, pour des crimes tels qu'homicide volontaire, blessures volontaires, détention illégale, fraude et exploitation d'établissements de jeux d'argent.<br />
<br />
Elles ont fait appel du verdict, mais leur appel a été rejeté en novembre 2025 par la Cour populaire supérieure de la province du Zhejiang, qui a maintenu le jugement initial et soumis l'affaire à la Cour populaire suprême (CPS) pour avis, conformément à la loi.<br />
<br />
La CPS a ensuite approuvé les condamnations à mort. Après examen, la CPS a confirmé que depuis 2015, ces criminels avaient établi plusieurs bases opérationnelles au Myanmar pour se livrer à des fraudes par téléphone et Internet, exploiter des tripots illégaux et commettre d'autres crimes.<br />
<br />
Selon la CPS, les fonds impliqués dans la fraude et les jeux d'argent dépassaient 10 milliards de yuans (environ 1,4 milliard de dollars). Les gangs ont également commis intentionnellement des meurtres, des agressions et des détentions illégales contre des personnes impliquées dans des fraudes, entraînant la mort de 14 citoyens chinois et en blessant d'autres.<br />
<br />
Les exécutions ont été effectuées par le tribunal de Wenzhou après avoir obtenu l'approbation de la CPS.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12569</guid>
      <pubDate>Thu, 29 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Xinhua</author>
    </item>
    <item>
      <title>La Chine exécute onze membres clés de réseaux d'arnaques en Birmanie</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12574</link>
      <description>Onze individus condamnés pour fraude, violences et homicides liés à des centres d'escroquerie en Birmanie, ont été exécutés jeudi par la justice chinoise.&#13;
&#13;
La Chine a exécuté jeudi onze personnes liées à la criminalité organisée en Birmanie, dont des « membres clés » impliqués dans des centres d'arnaques en ligne, a rapporté l'agence de presse Chine Nouvelle. « Les exécutions ont été menées par un tribunal de la ville de Wenzhou, dans la province du Zhejiang, dans l'est de la Chine, après l'approbation de la Cour populaire suprême », a indiqué l'agence d'Etat.&#13;
&#13;
Les accusés avaient été condamnés en septembre par le même tribunal pour « homicide volontaire », « blessures volontaires », « fraude », ou encore « création de casinos ». La Cour populaire suprême chinoise avait par la suite entériné la décision, les preuves produites concernant ces crimes commis depuis 2015 étant déclarées « concluantes et suffisantes », selon Chine Nouvelle.&#13;
&#13;
Parmi les personnes exécutées figurent des membres du « groupe criminel de la famille Ming », dont les activités ont contribué à la mort de 14 citoyens chinois et blessé « de nombreuses autres personnes ». Cinq autres ont été condamnés à la peine de mort avec un sursis de deux ans. Ving-trois autres personnes ont été condamnées à des peines allant de cinq ans à la prison à perpétuité.&#13;
&#13;
En novembre, un tribunal de Shenzhen avait prononcé sept condamnations à mort contre les membres d'un gang à la tête de dizaines de centres d'arnaque en ligne. Deux des sept condamnations à la peine capitale ont été assorties d'un sursis de deux ans. Ce verdict se traduit communément par un emprisonnement à vie. Le même mois, un tribunal thaïlandais avait ordonné l'extradition de l'homme d'affaires sino-cambodgien, She Zhijiang, placé en détention à Bangkok en 2022, après avoir passé plus de dix ans à échapper aux autorités chinoises qui le recherchaient&#13;
&#13;
Milices birmanes liées à des groupes criminels chinois&#13;
&#13;
En Birmanie, des complexes tentaculaires, où des escrocs en ligne ciblent des étrangers avec des arnaques sentimentales et commerciales, ont prospéré le long de la frontière poreuse avec la Thaïlande depuis le début de la guerre civile, déclenchée par un coup d'Etat de l'armée en 2021.&#13;
&#13;
L'AFP a publié une enquête mi-octobre sur ces usines à arnaque en ligne, qui prospèrent en Birmanie près de la frontière avec la Thaïlande. Dans la semaine suivant cette publication, la junte birmane a mené une descente sur un centre où se trouvaient plus de 2.000 employés, dont 1.500 ont fui vers la Thaïlande. La plupart des sites sont sous la coupe de groupes criminels chinois, en cheville avec des milices birmanes. Ils emploient principalement des compatriotes pour piéger des internautes via des arnaques sentimentales et commerciales rapportant des dizaines de milliards de dollars chaque année.&#13;
&#13;
Selon les experts, la junte ferme les yeux sur ces réseaux aux mains de ses alliés miliciens, qui, en échange, contrôlent les régions frontalières en son nom. Mais le pouvoir subit des pressions de la Chine, irritée par le nombre de ses citoyens qui participent à ces activités ou en sont la cible.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Onze individus condamnés pour fraude, violences et homicides liés à des centres d'escroquerie en Birmanie, ont été exécutés jeudi par la justice chinoise.<br />
<br />
La Chine a exécuté jeudi onze personnes liées à la criminalité organisée en Birmanie, dont des « membres clés » impliqués dans des centres d'arnaques en ligne, a rapporté l'agence de presse Chine Nouvelle. « Les exécutions ont été menées par un tribunal de la ville de Wenzhou, dans la province du Zhejiang, dans l'est de la Chine, après l'approbation de la Cour populaire suprême », a indiqué l'agence d'Etat.<br />
<br />
Les accusés avaient été condamnés en septembre par le même tribunal pour « homicide volontaire », « blessures volontaires », « fraude », ou encore « création de casinos ». La Cour populaire suprême chinoise avait par la suite entériné la décision, les preuves produites concernant ces crimes commis depuis 2015 étant déclarées « concluantes et suffisantes », selon Chine Nouvelle.<br />
<br />
Parmi les personnes exécutées figurent des membres du « groupe criminel de la famille Ming », dont les activités ont contribué à la mort de 14 citoyens chinois et blessé « de nombreuses autres personnes ». Cinq autres ont été condamnés à la peine de mort avec un sursis de deux ans. Ving-trois autres personnes ont été condamnées à des peines allant de cinq ans à la prison à perpétuité.<br />
<br />
En novembre, un tribunal de Shenzhen avait prononcé sept condamnations à mort contre les membres d'un gang à la tête de dizaines de centres d'arnaque en ligne. Deux des sept condamnations à la peine capitale ont été assorties d'un sursis de deux ans. Ce verdict se traduit communément par un emprisonnement à vie. Le même mois, un tribunal thaïlandais avait ordonné l'extradition de l'homme d'affaires sino-cambodgien, She Zhijiang, placé en détention à Bangkok en 2022, après avoir passé plus de dix ans à échapper aux autorités chinoises qui le recherchaient<br />
<br />
Milices birmanes liées à des groupes criminels chinois<br />
<br />
En Birmanie, des complexes tentaculaires, où des escrocs en ligne ciblent des étrangers avec des arnaques sentimentales et commerciales, ont prospéré le long de la frontière poreuse avec la Thaïlande depuis le début de la guerre civile, déclenchée par un coup d'Etat de l'armée en 2021.<br />
<br />
L'AFP a publié une enquête mi-octobre sur ces usines à arnaque en ligne, qui prospèrent en Birmanie près de la frontière avec la Thaïlande. Dans la semaine suivant cette publication, la junte birmane a mené une descente sur un centre où se trouvaient plus de 2.000 employés, dont 1.500 ont fui vers la Thaïlande. La plupart des sites sont sous la coupe de groupes criminels chinois, en cheville avec des milices birmanes. Ils emploient principalement des compatriotes pour piéger des internautes via des arnaques sentimentales et commerciales rapportant des dizaines de milliards de dollars chaque année.<br />
<br />
Selon les experts, la junte ferme les yeux sur ces réseaux aux mains de ses alliés miliciens, qui, en échange, contrôlent les régions frontalières en son nom. Mais le pouvoir subit des pressions de la Chine, irritée par le nombre de ses citoyens qui participent à ces activités ou en sont la cible.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12574</guid>
      <pubDate>Thu, 29 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Peine de mort : davantage d'exécutions dans certains pays malgré la tendance à l'abolition</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12556</link>
      <description>Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.&#13;
&#13;
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».&#13;
&#13;
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.&#13;
&#13;
Outil d'intimidation&#13;
&#13;
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. &#13;
&#13;
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. &#13;
&#13;
En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.&#13;
&#13;
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. &#13;
&#13;
En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.&#13;
&#13;
Chine et Corée du Nord&#13;
&#13;
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.&#13;
&#13;
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.&#13;
&#13;
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.&#13;
&#13;
Des États freinent le recours aux exécutions&#13;
&#13;
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. &#13;
&#13;
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.&#13;
&#13;
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.&#13;
&#13;
Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.&#13;
&#13;
« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.<br />
<br />
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».<br />
<br />
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.<br />
<br />
Outil d'intimidation<br />
<br />
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. <br />
<br />
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. <br />
<br />
En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.<br />
<br />
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. <br />
<br />
En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.<br />
<br />
Chine et Corée du Nord<br />
<br />
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.<br />
<br />
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.<br />
<br />
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.<br />
<br />
Des États freinent le recours aux exécutions<br />
<br />
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. <br />
<br />
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.<br />
<br />
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.<br />
<br />
Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.<br />
<br />
« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12556</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>« Augmentation alarmante » du recours à la peine capitale dans le monde en 2025, alerte l'ONU</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12557</link>
      <description>Le recours à la peine capitale dans le monde connaît une « augmentation alarmante », a alerté lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, manifestant sa préoccupation face à la situation en Iran, en Arabie Saoudite ou aux États-Unis notamment.&#13;
&#13;
« Alors que la tendance mondiale générale continue d'évoluer vers l'abolition universelle de la peine de mort, le nombre d'exécutions a fortement augmenté en 2025, principalement en raison d'une hausse significative dans un petit nombre d'États qui la maintiennent », a souligné lundi Volker Türk dans un communiqué publié à Genève. « Mon bureau a constaté une augmentation alarmante du recours à la peine capitale en 2025, notamment pour des infractions ne répondant pas au critère des +crimes les plus graves+ requis par le droit international », a déclaré le responsable onusien.&#13;
&#13;
En Iran, où au moins 1.500 personnes auraient été exécutées en 2025, selon M. Türk, « l'ampleur et le rythme des exécutions évoquent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État ». En Arabie saoudite, au moins 356 personnes, dont au moins deux mineurs, auraient été exécutées en 2025, « dépassant ainsi le précédent record établi en 2024 ». Aux États-Unis, 47 exécutions ont eu lieu en 2025, soit le nombre le plus élevé en 16 ans, selon le Haut-Commissariat. « Le recours à l'exécution par asphyxie au gaz, introduit aux États-Unis en 2024, s'est généralisé, suscitant de vives inquiétudes quant à d'éventuelles pratiques de torture ou des châtiments cruels », a-t-il encore relevé.&#13;
&#13;
En Afghanistan, les exécutions publiques se sont poursuivies, en violation du droit international, ajoute M. Türk, mentionnant les exécutions en avril de quatre personnes « par les proches des victimes dans des stades des provinces de Badghis, Nimroz et Farah ». Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour, et en Chine et en Corée du Nord, « le recours à la peine de mort demeure opaque, ce qui rend difficile l'obtention de chiffres précis ».&#13;
&#13;
M. Türk a également indiqué qu'en Israël, plusieurs propositions législatives visent à « étendre le recours à la peine de mort en introduisant des dispositions de peine capitale obligatoire qui s'appliqueraient exclusivement aux Palestiniens ». « Ceci soulève de graves préoccupations quant à la violation de leurs droits à une procédure régulière », a-t-il souligné tout en dénonçant dans le même temps les « exécutions perpétrées par le Hamas à Gaza », qui selon lui « constituent également des violations flagrantes des droits de l'homme ».&#13;
&#13;
M. Türk a enfin salué les mesures encourageantes prises cette année au Vietnam, au Pakistan, au Zimbabwe, au Kenya ou en Malaisie pour limiter le recours à la peine de mort. « La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et peut conduire à l'exécution d'innocents », a déclaré M. Türk, appelant tous les États qui maintiennent la peine de mort à « instaurer un moratoire immédiat sur les exécutions, commuer toutes les condamnations à mort existantes et s'orienter vers son abolition complète ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le recours à la peine capitale dans le monde connaît une « augmentation alarmante », a alerté lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, manifestant sa préoccupation face à la situation en Iran, en Arabie Saoudite ou aux États-Unis notamment.<br />
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« Alors que la tendance mondiale générale continue d'évoluer vers l'abolition universelle de la peine de mort, le nombre d'exécutions a fortement augmenté en 2025, principalement en raison d'une hausse significative dans un petit nombre d'États qui la maintiennent », a souligné lundi Volker Türk dans un communiqué publié à Genève. « Mon bureau a constaté une augmentation alarmante du recours à la peine capitale en 2025, notamment pour des infractions ne répondant pas au critère des +crimes les plus graves+ requis par le droit international », a déclaré le responsable onusien.<br />
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En Iran, où au moins 1.500 personnes auraient été exécutées en 2025, selon M. Türk, « l'ampleur et le rythme des exécutions évoquent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État ». En Arabie saoudite, au moins 356 personnes, dont au moins deux mineurs, auraient été exécutées en 2025, « dépassant ainsi le précédent record établi en 2024 ». Aux États-Unis, 47 exécutions ont eu lieu en 2025, soit le nombre le plus élevé en 16 ans, selon le Haut-Commissariat. « Le recours à l'exécution par asphyxie au gaz, introduit aux États-Unis en 2024, s'est généralisé, suscitant de vives inquiétudes quant à d'éventuelles pratiques de torture ou des châtiments cruels », a-t-il encore relevé.<br />
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En Afghanistan, les exécutions publiques se sont poursuivies, en violation du droit international, ajoute M. Türk, mentionnant les exécutions en avril de quatre personnes « par les proches des victimes dans des stades des provinces de Badghis, Nimroz et Farah ». Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour, et en Chine et en Corée du Nord, « le recours à la peine de mort demeure opaque, ce qui rend difficile l'obtention de chiffres précis ».<br />
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M. Türk a également indiqué qu'en Israël, plusieurs propositions législatives visent à « étendre le recours à la peine de mort en introduisant des dispositions de peine capitale obligatoire qui s'appliqueraient exclusivement aux Palestiniens ». « Ceci soulève de graves préoccupations quant à la violation de leurs droits à une procédure régulière », a-t-il souligné tout en dénonçant dans le même temps les « exécutions perpétrées par le Hamas à Gaza », qui selon lui « constituent également des violations flagrantes des droits de l'homme ».<br />
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M. Türk a enfin salué les mesures encourageantes prises cette année au Vietnam, au Pakistan, au Zimbabwe, au Kenya ou en Malaisie pour limiter le recours à la peine de mort. « La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et peut conduire à l'exécution d'innocents », a déclaré M. Türk, appelant tous les États qui maintiennent la peine de mort à « instaurer un moratoire immédiat sur les exécutions, commuer toutes les condamnations à mort existantes et s'orienter vers son abolition complète ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12557</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Chine: exécution d'un ex-dirigeant financier condamné pour corruption</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12538</link>
      <description>L'ancien dirigeant d'une grande société de gestion d'actifs contrôlée par l'État, condamné pour une gigantesque affaire de corruption, a été exécuté mardi en Chine, ont rapporté les médias officiels. &#13;
&#13;
Bai Tianhui, ancien directeur général de China Huarong International Holdings (CHIH), avait été reconnu coupable en 2024 d'avoir accepté plus de 156 millions de dollars en échange d'un traitement de faveur dans l'acquisition et le financement de projets entre 2014 et 2018, selon la télévision d'État CCTV.&#13;
&#13;
En Chine, les condamnations à mort pour corruption sont souvent assorties d'un sursis de deux ans, puis commuées en prison à vie.&#13;
&#13;
Mais la peine de Bai, prononcée pour la première fois en mai 2024 par un tribunal de la ville de Tianjin, dans le nord du pays, n'a pas été suspendue. Il avait fait appel de sa condamnation, mais le verdict a été confirmé en février.&#13;
&#13;
La Cour populaire suprême, la plus haute juridiction chinoise, a estimé que ses crimes étaient «extrêmement graves», selon CCTV.&#13;
&#13;
Bai a été exécuté mardi matin à Tianjin (nord-est) après un adieu à ses proches, a déclaré la chaîne de télévision, sans préciser la méthode de son exécution.&#13;
&#13;
La Chine classe les statistiques relatives à la peine de mort comme un secret d'État, bien que des groupes de défense des droits humains, dont Amnesty International, estiment que des milliers de personnes sont exécutées chaque année dans le pays.&#13;
&#13;
CHIH est une filiale de China Huarong Asset Management, l'un des plus grands gestionnaires de créances douteuses du pays, c'est-à-dire qui présentent une grande probabilité de non-remboursement. Et Huarong est l'une des principales cibles de la campagne anticorruption menée depuis plusieurs années par le président Xi Jinping.&#13;
&#13;
Son ancien patron, Lai Xiaomin, a été exécuté en janvier 2021 après avoir été condamné pour avoir perçu 253 millions de dollars de pots-de-vin.&#13;
&#13;
Plusieurs autres dirigeants de Huarong ont également été pris dans les filets de ces enquêtes anticorruption, tout comme d'autres personnalités du monde de la finance chinois.&#13;
&#13;
Yi Huiman, ancien directeur de la principale autorité de régulation des marchés financiers chinois, a fait l'objet d'une enquête pour corruption en septembre.&#13;
&#13;
En mars, Li Xiaopeng, ancien directeur du géant bancaire public Everbright Group, a été condamné à 15 ans de prison pour avoir accepté des pots-de-vin importants.&#13;
&#13;
Liu Liange, ancien président de la Banque de Chine, a été condamné à mort avec un sursis de deux ans en novembre 2024 pour le même motif.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'ancien dirigeant d'une grande société de gestion d'actifs contrôlée par l'État, condamné pour une gigantesque affaire de corruption, a été exécuté mardi en Chine, ont rapporté les médias officiels. <br />
<br />
Bai Tianhui, ancien directeur général de China Huarong International Holdings (CHIH), avait été reconnu coupable en 2024 d'avoir accepté plus de 156 millions de dollars en échange d'un traitement de faveur dans l'acquisition et le financement de projets entre 2014 et 2018, selon la télévision d'État CCTV.<br />
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En Chine, les condamnations à mort pour corruption sont souvent assorties d'un sursis de deux ans, puis commuées en prison à vie.<br />
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Mais la peine de Bai, prononcée pour la première fois en mai 2024 par un tribunal de la ville de Tianjin, dans le nord du pays, n'a pas été suspendue. Il avait fait appel de sa condamnation, mais le verdict a été confirmé en février.<br />
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La Cour populaire suprême, la plus haute juridiction chinoise, a estimé que ses crimes étaient «extrêmement graves», selon CCTV.<br />
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Bai a été exécuté mardi matin à Tianjin (nord-est) après un adieu à ses proches, a déclaré la chaîne de télévision, sans préciser la méthode de son exécution.<br />
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La Chine classe les statistiques relatives à la peine de mort comme un secret d'État, bien que des groupes de défense des droits humains, dont Amnesty International, estiment que des milliers de personnes sont exécutées chaque année dans le pays.<br />
<br />
CHIH est une filiale de China Huarong Asset Management, l'un des plus grands gestionnaires de créances douteuses du pays, c'est-à-dire qui présentent une grande probabilité de non-remboursement. Et Huarong est l'une des principales cibles de la campagne anticorruption menée depuis plusieurs années par le président Xi Jinping.<br />
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Son ancien patron, Lai Xiaomin, a été exécuté en janvier 2021 après avoir été condamné pour avoir perçu 253 millions de dollars de pots-de-vin.<br />
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Plusieurs autres dirigeants de Huarong ont également été pris dans les filets de ces enquêtes anticorruption, tout comme d'autres personnalités du monde de la finance chinois.<br />
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Yi Huiman, ancien directeur de la principale autorité de régulation des marchés financiers chinois, a fait l'objet d'une enquête pour corruption en septembre.<br />
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En mars, Li Xiaopeng, ancien directeur du géant bancaire public Everbright Group, a été condamné à 15 ans de prison pour avoir accepté des pots-de-vin importants.<br />
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Liu Liange, ancien président de la Banque de Chine, a été condamné à mort avec un sursis de deux ans en novembre 2024 pour le même motif.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12538</guid>
      <pubDate>Tue, 09 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
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