La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués — Etats-Unis https://www.peinedemort.org/rss/depeches?zonegeo=3 Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort — Etats-Unis fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Tue, 20 Feb 2018 18:24:37 +0100 Thu, 15 Feb 2018 07:15:13 +0100 120 Un Texan lutte pour son fils, meurtrier de sa famille https://www.peinedemort.org/document/9771 WASHINGTON | Sur son lit d'hôpital, le thorax perforé par une balle de 9 mm, Kent Whitaker s'était juré de se venger de l'homme qui avait voulu le tuer et avait décimé sa famille. Aujourd'hui, Kent se bat contre l'exécution de cet homme, pour une raison particulière: c'est son propre fils. «J'étais radicalement opposé à toute idée de pardon [...] J'avais juste envie de faire souffrir le plus possible ce tireur masqué, “quel qu'il soit”, car il venait de saccager mon existence», confie à l'AFP le Texan de 69 ans. La tragédie qu'il évoque s'est déroulée à Sugar Land, une banlieue huppée de Houston, un soir de décembre 2003. Les quatre Whitaker étaient sortis dîner: Kent, le père; Tricia, sa femme; leurs deux fils, Bart et Kevin. Il s'agissait de fêter en avance le diplôme universitaire de Bart, l'aîné des garçons. À leur retour au domicile familial, ils ont été brutalement pris pour cibles par un tireur embusqué dans la maison. Tricia, 51 ans, et Kevin, 19 ans, ont été fatalement touchés. Kent a été grièvement atteint. Bart, lui, a reçu une balle dans le bras. Les policiers ont d'abord pensé à un cambriolage qui aurait très mal tourné. La famille, qui baignait dans une solide foi chrétienne, avait toutes les apparences de la normalité. C'est d'ailleurs cette foi qui a permis au père endeuillé de réfréner son envie de vengeance. «J'étais en colère contre Dieu, pas seulement parce qu'il avait permis ces événements, mais aussi parce que cela me semblait contredire certaines promesses de la Bible», relate Kent Whitaker. «Mais Dieu est venu à ma rencontre dans cette chambre d'hôpital, la nuit même des tirs, et m'a permis de parvenir à un pardon miraculeux.» Il a fallu plus d'un an pour que les enquêteurs établissent que celui qui avait planifié l'attaque sanglante n'était autre que le fils survivant, dont la blessure faisait partie de la mise en scène. Bart avait engagé un tireur, lui donnant pour instruction de le débarrasser de ses deux parents et de son frère, contre lesquels il avait accumulé de la haine. Les procureurs l'ont accusé d'avoir voulu toucher un héritage qu'il estimait à un million de dollars. Sept mois durant, Kent Whitaker a donc vécu avec Bart en ignorant que celui-ci était le responsable de la mort de sa femme et de son fils. Une période au cours de laquelle l'enquête des policiers a progressé. L'hypothèse du cambriolage a vite pris du plomb dans l'aile: rien n'avait disparu, hormis le téléphone portable de Bart. Aucune trace d'entrée par effraction n'a été relevée. Les enquêteurs ont ensuite découvert que le fils survivant n'avait jamais été inscrit à l'université, et que ce mensonge avait permis de tendre le traquenard. Sentant le vent tourner, Bart était parti se cacher au Mexique sous une fausse identité en juillet 2004. Un an plus tard, l'un de ses complices avait fini par tout avouer. Le fugitif était arrêté en septembre 2005 et extradé aux États-Unis. Les jurés l'ont condamné à la peine capitale en mars 2007, malgré la supplique de Kent Whitaker leur enjoignant d'épargner la vie de son fils. Ce verdict m'a «broyé», glisse Kent. «Pendant des années, j'ai fait un travail de deuil [à la suite de la mort de] ma femme et [de] mon fils, grâce à une thérapie [...] Et aujourd'hui, je fais face à une nouvelle perte et un autre traumatisme.» Bart doit en effet recevoir une injection létale le 22 février, dans sa prison. À 38 ans, c'est aujourd'hui un détenu modèle, serviable et altruiste, selon ses gardiens. «Bart a mûri», confirme Kent, qui a décrit son déchirement dans un livre, Murder by Family. «Il a suivi une formation pour canaliser sa colère, et des classes de catéchisme. Il a étudié et reçu un diplôme de premier cycle universitaire.» «Cette affaire est unique», plaide Keith Hampton, l'avocat des Whitaker. «Prenez les deux personnes que vous aimez le plus dans votre famille et imaginez que l'une tue l'autre. Il faut une punition. Mais choisiriez-vous une exécution? Et si cette personne est le seul enfant qui vous reste?»
«J'étais radicalement opposé à toute idée de pardon [...] J'avais juste envie de faire souffrir le plus possible ce tireur masqué, “quel qu'il soit”, car il venait de saccager mon existence», confie à l'AFP le Texan de 69 ans.

La tragédie qu'il évoque s'est déroulée à Sugar Land, une banlieue huppée de Houston, un soir de décembre 2003.

Les quatre Whitaker étaient sortis dîner: Kent, le père; Tricia, sa femme; leurs deux fils, Bart et Kevin. Il s'agissait de fêter en avance le diplôme universitaire de Bart, l'aîné des garçons.
À leur retour au domicile familial, ils ont été brutalement pris pour cibles par un tireur embusqué dans la maison.

Tricia, 51 ans, et Kevin, 19 ans, ont été fatalement touchés. Kent a été grièvement atteint. Bart, lui, a reçu une balle dans le bras.
Les policiers ont d'abord pensé à un cambriolage qui aurait très mal tourné. La famille, qui baignait dans une solide foi chrétienne, avait toutes les apparences de la normalité.
C'est d'ailleurs cette foi qui a permis au père endeuillé de réfréner son envie de vengeance.

«J'étais en colère contre Dieu, pas seulement parce qu'il avait permis ces événements, mais aussi parce que cela me semblait contredire certaines promesses de la Bible», relate Kent Whitaker. «Mais Dieu est venu à ma rencontre dans cette chambre d'hôpital, la nuit même des tirs, et m'a permis de parvenir à un pardon miraculeux.»

Il a fallu plus d'un an pour que les enquêteurs établissent que celui qui avait planifié l'attaque sanglante n'était autre que le fils survivant, dont la blessure faisait partie de la mise en scène.
Bart avait engagé un tireur, lui donnant pour instruction de le débarrasser de ses deux parents et de son frère, contre lesquels il avait accumulé de la haine. Les procureurs l'ont accusé d'avoir voulu toucher un héritage qu'il estimait à un million de dollars.
Sept mois durant, Kent Whitaker a donc vécu avec Bart en ignorant que celui-ci était le responsable de la mort de sa femme et de son fils. Une période au cours de laquelle l'enquête des policiers a progressé.

L'hypothèse du cambriolage a vite pris du plomb dans l'aile: rien n'avait disparu, hormis le téléphone portable de Bart. Aucune trace d'entrée par effraction n'a été relevée.
Les enquêteurs ont ensuite découvert que le fils survivant n'avait jamais été inscrit à l'université, et que ce mensonge avait permis de tendre le traquenard.
Sentant le vent tourner, Bart était parti se cacher au Mexique sous une fausse identité en juillet 2004. Un an plus tard, l'un de ses complices avait fini par tout avouer. Le fugitif était arrêté en septembre 2005 et extradé aux États-Unis.

Les jurés l'ont condamné à la peine capitale en mars 2007, malgré la supplique de Kent Whitaker leur enjoignant d'épargner la vie de son fils.
Ce verdict m'a «broyé», glisse Kent. «Pendant des années, j'ai fait un travail de deuil [à la suite de la mort de] ma femme et [de] mon fils, grâce à une thérapie [...] Et aujourd'hui, je fais face à une nouvelle perte et un autre traumatisme.»

Bart doit en effet recevoir une injection létale le 22 février, dans sa prison. À 38 ans, c'est aujourd'hui un détenu modèle, serviable et altruiste, selon ses gardiens.
«Bart a mûri», confirme Kent, qui a décrit son déchirement dans un livre, Murder by Family. «Il a suivi une formation pour canaliser sa colère, et des classes de catéchisme. Il a étudié et reçu un diplôme de premier cycle universitaire.»

«Cette affaire est unique», plaide Keith Hampton, l'avocat des Whitaker. «Prenez les deux personnes que vous aimez le plus dans votre famille et imaginez que l'une tue l'autre. Il faut une punition. Mais choisiriez-vous une exécution? Et si cette personne est le seul enfant qui vous reste?»]]>
https://www.peinedemort.org/document/9771 Tue, 13 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le Texas exécute un meurtrier qui avait choqué l'Amérique https://www.peinedemort.org/document/9749 L'un des meurtriers ayant le plus choqué l'opinion publique américaine a été exécuté ce jeudi au Texas, après le rejet des ultimes recours de ses avocats qui affirmaient que le prisonnier souffrait d'hallucinations. John Battaglia, 62 ans, a reçu une injection létale dans sa prison du grand Etat du sud et a été déclaré décédé à 21H40, ont annoncé les autorités pénitentiaires. Des experts mandatés par un tribunal avaient conclu qu'il était mentalement apte. Il y a 17 ans, John Battaglia avait fait les gros titres de la presse américaine et même au-delà en raison de l'atrocité de son double meurtre. Cet ancien comptable au passé violent, vivant séparé de son ex-épouse, avait ouvert le feu à son domicile sur leurs deux filles, âgées de 6 et 9 ans, en prenant soin que la mère entende la scène à distance, grâce au haut-parleur du téléphone. L'homme s'était ensuite rendu dans un salon de tatouage pour se faire graver sur le bras deux dessins en hommage à ses deux petites filles décédées. Ses avocats avaient saisi la Cour suprême des Etats-Unis, en espérant obtenir un sursis de dernière minute, mais la haute cour a rejeté cet ultime appel. L'exécution de M. Battaglia est la seconde cette semaine au Texas, l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis.
John Battaglia, 62 ans, a reçu une injection létale dans sa prison du grand Etat du sud et a été déclaré décédé à 21H40, ont annoncé les autorités pénitentiaires.

Des experts mandatés par un tribunal avaient conclu qu'il était mentalement apte.

Il y a 17 ans, John Battaglia avait fait les gros titres de la presse américaine et même au-delà en raison de l'atrocité de son double meurtre.

Cet ancien comptable au passé violent, vivant séparé de son ex-épouse, avait ouvert le feu à son domicile sur leurs deux filles, âgées de 6 et 9 ans, en prenant soin que la mère entende la scène à distance, grâce au haut-parleur du téléphone.

L'homme s'était ensuite rendu dans un salon de tatouage pour se faire graver sur le bras deux dessins en hommage à ses deux petites filles décédées.

Ses avocats avaient saisi la Cour suprême des Etats-Unis, en espérant obtenir un sursis de dernière minute, mais la haute cour a rejeté cet ultime appel.

L'exécution de M. Battaglia est la seconde cette semaine au Texas, l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9749 Fri, 02 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Un condamné à mort exécuté au Texas https://www.peinedemort.org/document/9743 Washington - L'Etat américain du Texas a exécuté mardi soir un condamné à mort, peu après que la Cour suprême des Etats-Unis eut rejeté un ultime recours lancé par ses avocats. William Rayford, un Noir de 64 ans, a reçu une injection létale dans sa prison de Huntsville. Il est devenu le deuxième prisonnier à être exécuté cette année dans le pays, après un premier également au Texas. M. Rayford avait un jour de 1999 battu, poignardé et étranglé son ex-compagne, Carol Lynn Thomas Hall, abandonnant son corps dans une conduite d'égout. Il avait juste avant blessé par arme blanche le fils de sa victime, qui était adolescent. L'agresseur se trouvait à l'époque des faits en liberté conditionnelle, ayant été condamné pour un premier meurtre en 1986: il avait mortellement blessé, également par arme blanche, son ancienne femme, Gail Rayford, devant les quatre enfants du couple. Le Texas a prévu une exécution jeudi d'un autre condamné à mort. C'est traditionnellement l'Etat américain qui exécute le plus.
William Rayford, un Noir de 64 ans, a reçu une injection létale dans sa prison de Huntsville. Il est devenu le deuxième prisonnier à être exécuté cette année dans le pays, après un premier également au Texas.

M. Rayford avait un jour de 1999 battu, poignardé et étranglé son ex-compagne, Carol Lynn Thomas Hall, abandonnant son corps dans une conduite d'égout. Il avait juste avant blessé par arme blanche le fils de sa victime, qui était adolescent.

L'agresseur se trouvait à l'époque des faits en liberté conditionnelle, ayant été condamné pour un premier meurtre en 1986: il avait mortellement blessé, également par arme blanche, son ancienne femme, Gail Rayford, devant les quatre enfants du couple.

Le Texas a prévu une exécution jeudi d'un autre condamné à mort. C'est traditionnellement l'Etat américain qui exécute le plus.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9743 Wed, 31 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Exécution au Texas d'un homme coupable du meurtre de son ex-compagne https://www.peinedemort.org/document/9744 AUSTIN, Texas, 31 janvier (Reuters) - Un Texan de 64 ans a été exécuté mardi près de vingt ans après le meurtre de son ex-compagne, a-t-on appris auprès des autorités pénitentiaires. William Rayford avait été condamné à mort pour avoir battu à mort et étranglé son ancienne petite amie. Il avait été libéré sur parole quatre ans plus tôt alors qu'il purgeait une peine de 23 ans pour le meurtre de son épouse, en 1986. Ses avocats ont déposé un ultime recours devant la Cour suprême, en vain.
William Rayford avait été condamné à mort pour avoir battu à mort et étranglé son ancienne petite amie. Il avait été libéré sur parole quatre ans plus tôt alors qu'il purgeait une peine de 23 ans pour le meurtre de son épouse, en 1986.

Ses avocats ont déposé un ultime recours devant la Cour suprême, en vain. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9744 Wed, 31 Jan 2018 00:00:00 +0100 Reuters
Texas : Ultime recours en grâce d'un condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/9742 Les avocats d'un condamné à mort devant être exécuté mardi au Texas ont lancé un ultime recours devant la Cour suprême des États-Unis, en suggérant que sa peine a peut-être été entachée par un préjugé racial durant son procès. William Rayford, un Noir de 64 ans, doit recevoir une injection létale dans sa prison de Huntsville. Il deviendrait alors le deuxième prisonnier à être exécuté cette année dans le pays, après un premier également au Texas. M. Rayford avait un jour de 1999 battu, poignardé et étranglé son ex-compagne, Carol Lynn Thomas Hall, abandonnant son corps dans une conduite d'égout. Il avait juste avant blessé par arme blanche le fils de sa victime, qui était adolescent. L'agresseur se trouvait à l'époque des faits en liberté conditionnelle, ayant été condamné pour un premier meurtre en 1986: il avait mortellement blessé, également par arme blanche, son ancienne femme, Gail Rayford, devant les quatre enfants du couple. Le Texas a prévu une exécution jeudi d'un autre condamné à mort. C'est traditionnellement l'État américain qui exécute le plus.
William Rayford, un Noir de 64 ans, doit recevoir une injection létale dans sa prison de Huntsville. Il deviendrait alors le deuxième prisonnier à être exécuté cette année dans le pays, après un premier également au Texas.

M. Rayford avait un jour de 1999 battu, poignardé et étranglé son ex-compagne, Carol Lynn Thomas Hall, abandonnant son corps dans une conduite d'égout. Il avait juste avant blessé par arme blanche le fils de sa victime, qui était adolescent.

L'agresseur se trouvait à l'époque des faits en liberté conditionnelle, ayant été condamné pour un premier meurtre en 1986: il avait mortellement blessé, également par arme blanche, son ancienne femme, Gail Rayford, devant les quatre enfants du couple.

Le Texas a prévu une exécution jeudi d'un autre condamné à mort. C'est traditionnellement l'État américain qui exécute le plus.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9742 Tue, 30 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
États-Unis: un condamné à mort obtient un sursis de dernière minute https://www.peinedemort.org/document/9740 (Agence France-Presse) WASHINGTON - La Cour suprême des États-Unis a suspendu in extremis l'exécution prévue jeudi soir d'un condamné à mort souffrant d'un état de démence avancé dans l'État de l'Alabama. Au moins cinq juges sur les neuf de la haute cour ont accordé ce sursis à Vernon Madison, 67 ans, tandis que trois juges conservateurs de l'institution ont exprimé leur désaccord avec la décision majoritaire. L'Union européenne avait lancé mercredi un «appel humanitaire d'urgence» en faveur de M. Madison qui, selon ses avocats, a subi une série d'accidents vasculaires cérébraux ces deux dernières années qui l'ont gravement handicapé mentalement, au point qu'il ne se souvient même plus du crime qui lui a valu la peine capitale. Confus, incapable de s'exprimer correctement ni de marcher seul, M. Madison a perdu une bonne partie de son acuité visuelle et souffre d'incontinence, précisent les défenseurs du prisonnier. Vernon Madison avait été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'un policier en 1985 dans la ville de Mobile, en Alabama. Il a donc passé plus de trois décennies dans le couloir de la mort. Sa peine de mort lui avait été infligée par un juge qui avait refusé de suivre la recommandation d'un jury populaire, qui s'était prononcé pour une réclusion à perpétuité pour le prisonnier. Cette possibilité de faire primer l'avis d'un magistrat sur celui d'un jury pénal a depuis été jugée anticonstitutionnelle par la Cour suprême. Dans une lettre adressée à la gouverneure de l'Alabama, Kay Ivey, l'Union européenne avait émis mercredi un «appel humanitaire d'urgence en faveur de M. Madison, étant données les preuves de ses troubles neurocognitifs majeurs». «L'exécution d'une personne souffrant d'une quelconque maladie mentale ou d'un handicap intellectuel va à l'encontre des normes élémentaires en matière de droits de l'homme», avait souligné l'UE dans ce courrier.
Au moins cinq juges sur les neuf de la haute cour ont accordé ce sursis à Vernon Madison, 67 ans, tandis que trois juges conservateurs de l'institution ont exprimé leur désaccord avec la décision majoritaire.

L'Union européenne avait lancé mercredi un «appel humanitaire d'urgence» en faveur de M. Madison qui, selon ses avocats, a subi une série d'accidents vasculaires cérébraux ces deux dernières années qui l'ont gravement handicapé mentalement, au point qu'il ne se souvient même plus du crime qui lui a valu la peine capitale.

Confus, incapable de s'exprimer correctement ni de marcher seul, M. Madison a perdu une bonne partie de son acuité visuelle et souffre d'incontinence, précisent les défenseurs du prisonnier.

Vernon Madison avait été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'un policier en 1985 dans la ville de Mobile, en Alabama. Il a donc passé plus de trois décennies dans le couloir de la mort.

Sa peine de mort lui avait été infligée par un juge qui avait refusé de suivre la recommandation d'un jury populaire, qui s'était prononcé pour une réclusion à perpétuité pour le prisonnier.

Cette possibilité de faire primer l'avis d'un magistrat sur celui d'un jury pénal a depuis été jugée anticonstitutionnelle par la Cour suprême.

Dans une lettre adressée à la gouverneure de l'Alabama, Kay Ivey, l'Union européenne avait émis mercredi un «appel humanitaire d'urgence en faveur de M. Madison, étant données les preuves de ses troubles neurocognitifs majeurs».

«L'exécution d'une personne souffrant d'une quelconque maladie mentale ou d'un handicap intellectuel va à l'encontre des normes élémentaires en matière de droits de l'homme», avait souligné l'UE dans ce courrier.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9740 Fri, 26 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
L'UE demande la clémence pour un condamné américain https://www.peinedemort.org/document/9739 (Agence France-Presse) Washington - L'Union européenne a lancé mercredi un «appel humanitaire d'urgence» en faveur d'un condamné à mort souffrant d'un état de démence avancé qui doit être exécuté jeudi dans l'État de l'Alabama. Selon ses avocats, Vernon Madison, 67 ans, a subi une série d'accidents vasculaires cérébraux ces deux dernières années qui l'ont gravement handicapé mentalement, au point qu'il ne se souvient même plus du crime qui lui a valu la peine capitale. Confus, incapable de s'exprimer correctement ni de marcher seul, M. Madison a perdu une bonne partie de son acuité visuelle et souffre d'incontinence, précisent les défenseurs du prisonnier, qui a passé plus de trois décennies dans le couloir de la mort. Dans une lettre adressée à la gouverneure de l'Alabama, Kay Ivey, l'Union européenne émet donc un «appel humanitaire d'urgence en faveur de M. Madison, étant données les preuves de ses troubles neurocognitifs majeurs». «L'exécution d'une personne souffrant d'une quelconque maladie mentale ou d'un handicap intellectuel va à l'encontre des normes élémentaires en matière de droits de l'homme», a souligné l'UE dans ce courrier. L'État de l'Alabama a de son côté demandé lundi à la Cour suprême des États-Unis de rejeter le dernier recours formé par les avocats du prisonnier, afin que l'exécution puisse bien avoir lieu jeudi. Vernon Madison avait été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'un policier en 1985 dans la ville de Mobile.
Selon ses avocats, Vernon Madison, 67 ans, a subi une série d'accidents vasculaires cérébraux ces deux dernières années qui l'ont gravement handicapé mentalement, au point qu'il ne se souvient même plus du crime qui lui a valu la peine capitale.

Confus, incapable de s'exprimer correctement ni de marcher seul, M. Madison a perdu une bonne partie de son acuité visuelle et souffre d'incontinence, précisent les défenseurs du prisonnier, qui a passé plus de trois décennies dans le couloir de la mort.

Dans une lettre adressée à la gouverneure de l'Alabama, Kay Ivey, l'Union européenne émet donc un «appel humanitaire d'urgence en faveur de M. Madison, étant données les preuves de ses troubles neurocognitifs majeurs».

«L'exécution d'une personne souffrant d'une quelconque maladie mentale ou d'un handicap intellectuel va à l'encontre des normes élémentaires en matière de droits de l'homme», a souligné l'UE dans ce courrier.

L'État de l'Alabama a de son côté demandé lundi à la Cour suprême des États-Unis de rejeter le dernier recours formé par les avocats du prisonnier, afin que l'exécution puisse bien avoir lieu jeudi.

Vernon Madison avait été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'un policier en 1985 dans la ville de Mobile.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9739 Wed, 24 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: première exécution en 2018, au Texas https://www.peinedemort.org/document/9720 Washington - L'Etat américain du Texas a mis à mort jeudi un tueur en série qui a marqué les annales criminelles en étranglant ses victimes, cette exécution étant la première de l'année aux Etats-Unis. Surnommé le "Tourniquet killer" (le "tueur au garrot"), Anthony Shore, 55 ans, a reçu une injection létale dans sa prison au nord de Houston. Sa mort a été constatée à 18H28, heure locale, ont précisé les services pénitentiaires. Ce père de famille, présenté comme particulièrement doué en musique, avait avoué avoir tué une fillette, deux adolescentes et une femme d'origine hispanique sur une décennie. D'autres femmes ont relaté qu'il les avait violées. L'arrestation de l'homme à la vie apparemment bien rangée est intervenue huit ans après son dernier crime connu, le meurtre en 1995 d'une adolescente de 16 ans, Dana Sanchez. Il a été confondu par des analyses ADN. Anthony Shore a aussi assassiné une fillette de 9 ans, Diana Rebollar, et une autre adolescente, Laurie Tremblay, âgée de 14 ans. Mais c'est le viol et le meurtre en 1992 d'une jeune fille de 21 ans, Maria del Carmen Estrada, qui lui a valu sa condamnation à mort. Durant toutes ces années, il a mené une existence normale en apparence, travaillant, élevant ses filles et jouant dans des clubs de jazz. Ses proches avaient toutefois noté des éléments perturbants chez lui, notamment la fascination que semblait exercer sur lui la nuque de ses compagnes. A la fin des années 1990, il avait plaidé coupable d'agressions sexuelles sur ses filles et avait été enregistré sur le fichier des délinquants sexuels, les autorités prélevant son ADN. Des années plus tard, les policiers ont établi une correspondance entre son profil ADN et des fragments de matière prélevés sous les ongles du cadavre de Maria del Carmen Estrada. Placé en garde à vue, le suspect avait avoué ce meurtre ainsi que les autres. Après avoir demandé à être condamné à la peine de mort lors de son procès en 2004, Anthony Shore s'était ravisé durant sa détention et a passé ces dernières années à lancer des recours pour repousser la sentence. Le condamné aurait dû initialement être mis à mort le 18 octobre 2017 mais son exécution avait été reportée in extremis pour déjouer un stratagème visant à disculper un autre prisonnier, Larry Swearingen, condamné à la peine capitale pour le meurtre en 1998 d'une jeune femme de 19 ans, Melissa Trotter. Selon ce stratagème, Anthony Shore s'accusait dans une lettre posthume du meurtre de Mme Trotter, afin d'exonérer M. Swearingen, dont la culpabilité ne fait pourtant aucun doute aux yeux des autorités du Texas. M. Shore a par ailleurs récemment tenté de s'attribuer deux autres meurtres non résolus, une manoeuvre considérée comme dilatoire par les procureurs texans.
Surnommé le "Tourniquet killer" (le "tueur au garrot"), Anthony Shore, 55 ans, a reçu une injection létale dans sa prison au nord de Houston.

Sa mort a été constatée à 18H28, heure locale, ont précisé les services pénitentiaires.

Ce père de famille, présenté comme particulièrement doué en musique, avait avoué avoir tué une fillette, deux adolescentes et une femme d'origine hispanique sur une décennie. D'autres femmes ont relaté qu'il les avait violées.

L'arrestation de l'homme à la vie apparemment bien rangée est intervenue huit ans après son dernier crime connu, le meurtre en 1995 d'une adolescente de 16 ans, Dana Sanchez. Il a été confondu par des analyses ADN.

Anthony Shore a aussi assassiné une fillette de 9 ans, Diana Rebollar, et une autre adolescente, Laurie Tremblay, âgée de 14 ans. Mais c'est le viol et le meurtre en 1992 d'une jeune fille de 21 ans, Maria del Carmen Estrada, qui lui a valu sa condamnation à mort.

Durant toutes ces années, il a mené une existence normale en apparence, travaillant, élevant ses filles et jouant dans des clubs de jazz.

Ses proches avaient toutefois noté des éléments perturbants chez lui, notamment la fascination que semblait exercer sur lui la nuque de ses compagnes.

A la fin des années 1990, il avait plaidé coupable d'agressions sexuelles sur ses filles et avait été enregistré sur le fichier des délinquants sexuels, les autorités prélevant son ADN.

Des années plus tard, les policiers ont établi une correspondance entre son profil ADN et des fragments de matière prélevés sous les ongles du cadavre de Maria del Carmen Estrada.

Placé en garde à vue, le suspect avait avoué ce meurtre ainsi que les autres. Après avoir demandé à être condamné à la peine de mort lors de son procès en 2004, Anthony Shore s'était ravisé durant sa détention et a passé ces dernières années à lancer des recours pour repousser la sentence.

Le condamné aurait dû initialement être mis à mort le 18 octobre 2017 mais son exécution avait été reportée in extremis pour déjouer un stratagème visant à disculper un autre prisonnier, Larry Swearingen, condamné à la peine capitale pour le meurtre en 1998 d'une jeune femme de 19 ans, Melissa Trotter.

Selon ce stratagème, Anthony Shore s'accusait dans une lettre posthume du meurtre de Mme Trotter, afin d'exonérer M. Swearingen, dont la culpabilité ne fait pourtant aucun doute aux yeux des autorités du Texas.

M. Shore a par ailleurs récemment tenté de s'attribuer deux autres meurtres non résolus, une manoeuvre considérée comme dilatoire par les procureurs texans.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9720 Fri, 19 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Recours accru à la peine de mort aux États-Unis https://www.peinedemort.org/document/9721 Les autorités fédérales américaines ont annoncé vendredi leur intention de requérir la peine de mort à l'encontre d'un homme accusé d'un meurtre aggravé d'un enlèvement et de tortures, une initiative confirmant la nouvelle fermeté pénale affichée par Donald Trump. Cette affaire concerne l'enlèvement d'une étudiante chinoise de l'université de l'Illinois, Yingying Zhang. Avant de mourir le 9 juin 2017, la jeune femme de 26 ans a subi des actes de torture particulièrement révoltants, justifiant selon les procureurs la quête du châtiment suprême à l'encontre de l'auteur présumé des faits, Brendt Christensen, 28 ans. Mais de telles réquisitions doivent être décidées tout en haut de la pyramide judiciaire fédérale: le ministre de la Justice, Jeff Sessions, a récemment donné comme instruction à ses procureurs d'utiliser davantage la peine capitale dans leurs poursuites pénales, y compris pour les crimes de droit commun. En Amérique, les meurtriers sont généralement jugés par les États mais le gouvernement fédéral peut, selon une loi d'exception, demander la peine de mort pour certaines catégories d'homicides commis avec des circonstances aggravantes. Donald Trump a récemment réclamé la peine capitale à l'encontre de Sayfullo Saipov, accusé d'avoir volontairement percuté et tué huit cyclistes le 31 octobre à Manhattan. On s'attend à ce que M. Sessions s'engage prochainement sur cette voie.
Cette affaire concerne l'enlèvement d'une étudiante chinoise de l'université de l'Illinois, Yingying Zhang.

Avant de mourir le 9 juin 2017, la jeune femme de 26 ans a subi des actes de torture particulièrement révoltants, justifiant selon les procureurs la quête du châtiment suprême à l'encontre de l'auteur présumé des faits, Brendt Christensen, 28 ans.

Mais de telles réquisitions doivent être décidées tout en haut de la pyramide judiciaire fédérale: le ministre de la Justice, Jeff Sessions, a récemment donné comme instruction à ses procureurs d'utiliser davantage la peine capitale dans leurs poursuites pénales, y compris pour les crimes de droit commun.

En Amérique, les meurtriers sont généralement jugés par les États mais le gouvernement fédéral peut, selon une loi d'exception, demander la peine de mort pour certaines catégories d'homicides commis avec des circonstances aggravantes.

Donald Trump a récemment réclamé la peine capitale à l'encontre de Sayfullo Saipov, accusé d'avoir volontairement percuté et tué huit cyclistes le 31 octobre à Manhattan. On s'attend à ce que M. Sessions s'engage prochainement sur cette voie.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9721 Fri, 19 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le Texas va exécuter le «Tourniquet Killer» https://www.peinedemort.org/document/9719 (Agence France-Presse) WASHINGTON - L'État américain du Texas se préparait jeudi à exécuter un tueur en série qui a marqué les annales criminelles en étranglant ses victimes, cette exécution devant être la première de l'année aux États-Unis. Surnommé le «Tourniquet killer» (le «tueur au garrot»), Anthony Shore, 55 ans, doit recevoir une injection létale dans sa prison au nord de Houston. Ce père de famille, présenté comme particulièrement doué en musique, a avoué avoir tué une fillette, deux adolescentes et une femme d'origine hispanique sur une décennie. D'autres femmes ont relaté qu'il les avait violées. L'arrestation de l'homme à la vie apparemment bien rangée est intervenue huit ans après son dernier crime connu, le meurtre en 1995 d'une adolescente de 16 ans, Dana Sanchez. Il a été confondu par des analyses ADN. Anthony Shore a aussi assassiné une fillette de 9 ans, Diana Rebollar, et une autre adolescente, Laurie Tremblay, âgée de 14 ans. Mais c'est le viol et le meurtre en 1992 d'une jeune fille de 21 ans, Maria del Carmen Estrada, qui lui a valu sa condamnation à mort. Durant toutes ces années, il a mené une existence normale en apparence, travaillant, élevant ses filles et jouant dans des clubs de jazz. Ses proches avaient toutefois noté des éléments perturbants chez lui, notamment la fascination que semblait exercer sur lui la nuque de ses compagnes. À la fin des années 1990, il avait plaidé coupable d'agressions sexuelles sur ses filles et avait été enregistré sur le fichier des délinquants sexuels, les autorités prélevant son ADN. Des années plus tard, les policiers ont établi une correspondance entre son profil ADN et des fragments de matière prélevés sous les ongles du cadavre de Maria del Carmen Estrada. Placé en garde à vue, le suspect avait avoué ce meurtre ainsi que les autres. Après avoir demandé à être condamné à la peine de mort lors de son procès en 2004, Anthony Shore s'était ravisé durant sa détention et a passé ces dernières années à lancer des recours pour repousser la sentence. Le condamné aurait dû initialement être mis à mort le 18 octobre 2017, mais son exécution avait été reportée in extremis pour déjouer un stratagème visant à disculper un autre prisonnier, Larry Swearingen, condamné à la peine capitale pour le meurtre en 1998 d'une jeune femme de 19 ans, Melissa Trotter. Selon ce stratagème, Anthony Shore s'accusait dans une lettre posthume du meurtre de Mme Trotter, afin d'exonérer M. Swearingen, dont la culpabilité ne fait pourtant aucun doute aux yeux des autorités du Texas. M. Shore a par ailleurs récemment tenté de s'attribuer deux autres meurtres non résolus, une manoeuvre considérée comme dilatoire par les procureurs texans.
Surnommé le «Tourniquet killer» (le «tueur au garrot»), Anthony Shore, 55 ans, doit recevoir une injection létale dans sa prison au nord de Houston.

Ce père de famille, présenté comme particulièrement doué en musique, a avoué avoir tué une fillette, deux adolescentes et une femme d'origine hispanique sur une décennie. D'autres femmes ont relaté qu'il les avait violées.

L'arrestation de l'homme à la vie apparemment bien rangée est intervenue huit ans après son dernier crime connu, le meurtre en 1995 d'une adolescente de 16 ans, Dana Sanchez. Il a été confondu par des analyses ADN.

Anthony Shore a aussi assassiné une fillette de 9 ans, Diana Rebollar, et une autre adolescente, Laurie Tremblay, âgée de 14 ans. Mais c'est le viol et le meurtre en 1992 d'une jeune fille de 21 ans, Maria del Carmen Estrada, qui lui a valu sa condamnation à mort.

Durant toutes ces années, il a mené une existence normale en apparence, travaillant, élevant ses filles et jouant dans des clubs de jazz.

Ses proches avaient toutefois noté des éléments perturbants chez lui, notamment la fascination que semblait exercer sur lui la nuque de ses compagnes.

À la fin des années 1990, il avait plaidé coupable d'agressions sexuelles sur ses filles et avait été enregistré sur le fichier des délinquants sexuels, les autorités prélevant son ADN.

Des années plus tard, les policiers ont établi une correspondance entre son profil ADN et des fragments de matière prélevés sous les ongles du cadavre de Maria del Carmen Estrada.

Placé en garde à vue, le suspect avait avoué ce meurtre ainsi que les autres. Après avoir demandé à être condamné à la peine de mort lors de son procès en 2004, Anthony Shore s'était ravisé durant sa détention et a passé ces dernières années à lancer des recours pour repousser la sentence.

Le condamné aurait dû initialement être mis à mort le 18 octobre 2017, mais son exécution avait été reportée in extremis pour déjouer un stratagème visant à disculper un autre prisonnier, Larry Swearingen, condamné à la peine capitale pour le meurtre en 1998 d'une jeune femme de 19 ans, Melissa Trotter.

Selon ce stratagème, Anthony Shore s'accusait dans une lettre posthume du meurtre de Mme Trotter, afin d'exonérer M. Swearingen, dont la culpabilité ne fait pourtant aucun doute aux yeux des autorités du Texas.

M. Shore a par ailleurs récemment tenté de s'attribuer deux autres meurtres non résolus, une manoeuvre considérée comme dilatoire par les procureurs texans.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9719 Thu, 18 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Deuxième chance pour un Noir américain condamné par un juré raciste https://www.peinedemort.org/document/9704 La Cour suprême des États-Unis a ouvert lundi la voie d'un nouveau procès pour un Noir, condamné à mort pour meurtre par un jury dont l'un des membres a tenu des propos racistes. Fin septembre 2017, la haute cour avait déjà suspendu in extremis l'exécution de Keith Tharpe dans sa prison dans l'État de Géorgie. Reconnu coupable de l'assassinat de sa belle-soeur en 1990, M. Tharpe avait été condamné à la peine capitale par un jury comprenant un homme convaincu que les Noirs étaient dépourvus d'âme. «Après avoir étudié la Bible, j'en suis venu à me demander si les Noirs avaient une âme», avait affirmé ce juré, un homme blanc nommé Barney Gattie, des années après le verdict. Ces déclarations «représentent une forte présomption que le verdict de peine de mort a été influencé par la race de M. Tharpe», a jugé la Cour suprême, en renvoyant l'affaire à un tribunal inférieur. Pour l'avocat du condamné, Brian Kammer, la cour a considéré «la claire présence d'un préjugé raciste de l'un des jurés». Trois juges conservateurs de la haute cour, Clarence Thomas, Samuel Alito et Neil Gorsuch, ont exprimé leur désaccord avec la décision. Jusque-là, les avocats du prisonnier avaient été déboutés dans leur tentative de prouver que le racisme avait joué un «rôle crucial» dans la sentence de M. Tharpe. Dans plusieurs affaires emblématiques ces dernières années, la Cour suprême des États-Unis a établi avec force que les préjugés racistes n'avaient pas leur place dans le système judiciaire américain. La haute cour a notamment suspendu en février l'exécution d'un Texan qui avait été présenté lors de son procès comme potentiellement plus dangereux, car étant un Noir. Les sages de Washington ont également tranché en mai 2016 en faveur d'un Noir condamné à mort par un jury composé de 12 Blancs sélectionnés selon des critères raciaux.
Fin septembre 2017, la haute cour avait déjà suspendu in extremis l'exécution de Keith Tharpe dans sa prison dans l'État de Géorgie.

Reconnu coupable de l'assassinat de sa belle-soeur en 1990, M. Tharpe avait été condamné à la peine capitale par un jury comprenant un homme convaincu que les Noirs étaient dépourvus d'âme.

«Après avoir étudié la Bible, j'en suis venu à me demander si les Noirs avaient une âme», avait affirmé ce juré, un homme blanc nommé Barney Gattie, des années après le verdict.

Ces déclarations «représentent une forte présomption que le verdict de peine de mort a été influencé par la race de M. Tharpe», a jugé la Cour suprême, en renvoyant l'affaire à un tribunal inférieur.

Pour l'avocat du condamné, Brian Kammer, la cour a considéré «la claire présence d'un préjugé raciste de l'un des jurés».

Trois juges conservateurs de la haute cour, Clarence Thomas, Samuel Alito et Neil Gorsuch, ont exprimé leur désaccord avec la décision.

Jusque-là, les avocats du prisonnier avaient été déboutés dans leur tentative de prouver que le racisme avait joué un «rôle crucial» dans la sentence de M. Tharpe.

Dans plusieurs affaires emblématiques ces dernières années, la Cour suprême des États-Unis a établi avec force que les préjugés racistes n'avaient pas leur place dans le système judiciaire américain.

La haute cour a notamment suspendu en février l'exécution d'un Texan qui avait été présenté lors de son procès comme potentiellement plus dangereux, car étant un Noir.

Les sages de Washington ont également tranché en mai 2016 en faveur d'un Noir condamné à mort par un jury composé de 12 Blancs sélectionnés selon des critères raciaux.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9704 Mon, 08 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Recours accepté contre une condamnation à mort pour racisme d'un juré https://www.peinedemort.org/document/9706 WASHINGTON (Reuters) - La Cour suprême des Etats-Unis a fait droit lundi à la demande d'un détenu noir qui estimait que sa condamnation à mort pour meurtre n'était pas valable parce qu'un juré blanc raciste s'était demandé si les noirs avaient une âme. Les juges suprêmes, par une décision prise à six voix pour et trois contre, ont rejeté une décision d'une juridiction de niveau inférieur qui n'avait pas voulu prendre en compte la demande du détenu. Keith Tharpe, qui est âgé de 59 ans, a été condamné en 1991 à l'unanimité d'un jury composé de dix blancs et de deux noirs dans le comté de Jones en Géorgie pour avoir, l'année précédente, kidnappé et violé son épouse dont il était séparé, et tué par arme à feu la soeur de celle-ci. L'allégation d'un biais raciste se fonde sur une interview de l'un des jurés, effectuée en 1998 par les avocats de Keith Tharpe, et non sur des commentaires faits pendant le procès. Le condamné va maintenant pouvoir revenir vers une juridiction inférieure et défendre son point de vue. En 1998, ses avocats, qui préparaient un recours, s'étaient entretenus avec un certain Barney Gattie, membre du jury et décédé depuis. "Après avoir étudié la Bible, je me suis demandé si les personnes noires avaient même une âme", a déclaré Barney Gattie aux avocats de Keith Tharpe selon des documents judiciaires. Le juré a ajouté qu'à ses yeux, il y avait deux sortes de noirs, les "gars noirs normaux" et un autre groupe qu'il a décrit en utilisant une insulte raciste. "Parce que je connaissais la victime et la famille de son mari et que je savais qu'ils étaient tous de bons gars noirs, j'ai eu le sentiment que Tharpe, qui n'était pas dans la catégorie des bons gars noirs dans mon livre, méritait la peine de mort pour ce qu'il a fait", avait dit Barney Gattie. Trois des juges conservateurs de la Cour suprême, dont Clarence Thomas, le seul noir de la juridiction, ont voté contre la décision rendue lundi.
Les juges suprêmes, par une décision prise à six voix pour et trois contre, ont rejeté une décision d'une juridiction de niveau inférieur qui n'avait pas voulu prendre en compte la demande du détenu.

Keith Tharpe, qui est âgé de 59 ans, a été condamné en 1991 à l'unanimité d'un jury composé de dix blancs et de deux noirs dans le comté de Jones en Géorgie pour avoir, l'année précédente, kidnappé et violé son épouse dont il était séparé, et tué par arme à feu la soeur de celle-ci.

L'allégation d'un biais raciste se fonde sur une interview de l'un des jurés, effectuée en 1998 par les avocats de Keith Tharpe, et non sur des commentaires faits pendant le procès.

Le condamné va maintenant pouvoir revenir vers une juridiction inférieure et défendre son point de vue.

En 1998, ses avocats, qui préparaient un recours, s'étaient entretenus avec un certain Barney Gattie, membre du jury et décédé depuis.

"Après avoir étudié la Bible, je me suis demandé si les personnes noires avaient même une âme", a déclaré Barney Gattie aux avocats de Keith Tharpe selon des documents judiciaires.

Le juré a ajouté qu'à ses yeux, il y avait deux sortes de noirs, les "gars noirs normaux" et un autre groupe qu'il a décrit en utilisant une insulte raciste.

"Parce que je connaissais la victime et la famille de son mari et que je savais qu'ils étaient tous de bons gars noirs, j'ai eu le sentiment que Tharpe, qui n'était pas dans la catégorie des bons gars noirs dans mon livre, méritait la peine de mort pour ce qu'il a fait", avait dit Barney Gattie.

Trois des juges conservateurs de la Cour suprême, dont Clarence Thomas, le seul noir de la juridiction, ont voté contre la décision rendue lundi.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9706 Mon, 08 Jan 2018 00:00:00 +0100 Reuters
Les exécutions de condamnés à mort en légère hausse aux USA https://www.peinedemort.org/document/9665 AUSTIN, Texas, 14 décembre (Reuters) - Le nombre d'exécutions de condamnés à mort a légèrement progressé en 2017 aux Etats-Unis tout en restant nettement inférieur aux pics atteints à la fin des années 1990, montre une étude publiée jeudi. Les Etats-Unis ont exécuté 23 détenus jusqu'à présent en 2017 et aucune exécution n'est plus prévue d'ici la fin de l'année, selon ce rapport du Centre d'information sur la peine de mort (Death Penalty Information Center), une organisation non lucrative. Vingt condamnés avaient été exécutés en 2016, un plus bas depuis 1991. Un maximum avait été atteint en 1999 avec 98 exécutions. Plusieurs facteurs se sont conjugués pour favoriser cette tendance à la baisse observée depuis plusieurs années. De plus en plus d'Etats prévoient des peines de prison à vie en substitution à la peine capitale; les protocoles d'exécution sont contestés en justice; et les laboratoires pharmaceutiques refusent plus fréquemment de fournir les produits utilisés pour exécuter les condamnés. "La tendance à long terme semble constante. Il semble que nous allons rester à un nombre relativement faible d'exécutions et à un nombre relativement faible de nouvelles condamnations à mort", a dit Robert Dunham, directeur exécutif du centre d'information, lors d'une interview téléphonique à Reuters. Depuis que la Cour suprême des Etats-Unis a de nouveau autorisé la peine de mort en 1976, il y a eu 1.465 exécutions, dont 545 pour le seul Texas. Alors que 31 Etats prévoient encore cette peine, le Texas et l'Arkansas ont réalisé à eux deux environ la moitié des exécutions effectuées cette année aux Etats-Unis. Signe que les temps changent néanmoins, le comté de Harris au Texas, qui exécutait par le passé plus de condamnés que tout autre comté aux Etats-Unis, n'en a exécuté aucun en 2017 ni n'a prononcé de condamnation à mort, une première depuis 1974, selon ce rapport. Cette première coïncide avec l'arrivée en janvier d'une nouvelle procureure, la démocrate Kim Ogg, qui se dit favorable à la peine de mort mais entend la réserver au cas les plus extrêmes.
Les Etats-Unis ont exécuté 23 détenus jusqu'à présent en 2017 et aucune exécution n'est plus prévue d'ici la fin de l'année, selon ce rapport du Centre d'information sur la peine de mort (Death Penalty Information Center), une organisation non lucrative.

Vingt condamnés avaient été exécutés en 2016, un plus bas depuis 1991. Un maximum avait été atteint en 1999 avec 98 exécutions.

Plusieurs facteurs se sont conjugués pour favoriser cette tendance à la baisse observée depuis plusieurs années. De plus en plus d'Etats prévoient des peines de prison à vie en substitution à la peine capitale; les protocoles d'exécution sont contestés en justice; et les laboratoires pharmaceutiques refusent plus fréquemment de fournir les produits utilisés pour exécuter les condamnés.

"La tendance à long terme semble constante. Il semble que nous allons rester à un nombre relativement faible d'exécutions et à un nombre relativement faible de nouvelles condamnations à mort", a dit Robert Dunham, directeur exécutif du centre d'information, lors d'une interview téléphonique à Reuters.

Depuis que la Cour suprême des Etats-Unis a de nouveau autorisé la peine de mort en 1976, il y a eu 1.465 exécutions, dont 545 pour le seul Texas.

Alors que 31 Etats prévoient encore cette peine, le Texas et l'Arkansas ont réalisé à eux deux environ la moitié des exécutions effectuées cette année aux Etats-Unis.

Signe que les temps changent néanmoins, le comté de Harris au Texas, qui exécutait par le passé plus de condamnés que tout autre comté aux Etats-Unis, n'en a exécuté aucun en 2017 ni n'a prononcé de condamnation à mort, une première depuis 1974, selon ce rapport.

Cette première coïncide avec l'arrivée en janvier d'une nouvelle procureure, la démocrate Kim Ogg, qui se dit favorable à la peine de mort mais entend la réserver au cas les plus extrêmes. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9665 Thu, 14 Dec 2017 00:00:00 +0100 Reuters
Décès de Charles Manson, le gourou criminel qui horrifia l'Amérique https://www.peinedemort.org/document/9639 Considéré comme l'un des criminels les plus dangereux des Etats-Unis même en prison, Charles Manson, décédé dimanche en détention à l'âge de 83 ans, était un gourou psychopathe à l'origine de meurtres comme celui de l'actrice Sharon Tate, dont la sauvagerie a profondément choqué l'Amérique et au-delà. A la fin des années 1960, il avait ordonné à ses disciples de tuer au hasard les habitants de quartiers chics et blancs de Los Angeles, dans l'espoir de déclencher une guerre raciale apocalyptique. La "famille" Manson commettra au moins neuf meurtres. Mais c'est le déchaînement de violence des 9 et 10 août 1969 et ses sept morts qui marquera le plus les esprits. Parmi les victimes, Sharon Tate, la femme du cinéaste Roman Polanski, alors âgée de 26 ans et enceinte de huit mois et demi. Sur ordre de Manson, qui n'est pas présent, l'une de ses adeptes, Susan Atkins, commet le meurtre. Elle écrit ensuite avec le sang de l'actrice le mot "PIG" (porc) sur la porte d'entrée. Présenté lors de son long procès comme un fou solitaire doté d'une capacité de persuasion impressionnante, Charles Manson -- qui n'a jamais manifesté aucun repentir -- sera condamné en 1971 à la peine de mort aux côtés de quatre de ses disciples. Les peines seront commuées en prison à vie. Il fera douze demandes de libération conditionnelle, toutes rejetées. Le gourou s'était présenté au procès avec une cicatrice en forme de croix gammée sur le front. Des disciples l'imiteront. - Une 'prophétie' inspirée des Beatles - Né le 12 novembre 1934 à Cincinnati, dans l'Ohio (nord) --sa mère n'a que 16 ans-- le jeune Charles grandit sans amour parental. Il ne connaîtra jamais son père. Son enfance est chaotique. A l'adolescence, il est placé dans une institution pour garçons où il tombe dans la délinquance. En 1955, à l'âge de 21 ans, il est condamné à cinq ans d'emprisonnement pour vol de voiture, mais bénéficie d'une libération conditionnelle. Il tente de se ranger en épousant Rosalie Willis, mais un an plus tard est de nouveau condamné pour le même délit. Il apprend en prison qu'il a un fils mais Rosalie demande le divorce et part avec l'enfant. Libéré pour bonne conduite, il est ensuite de nouveau emprisonné pour différents délits. "J'ai passé tout ma vie en prison, ce qui fait que je me sens ici comme à la maison, euh... ça fait combien de temps que je suis en prison ? 34 ans...", dit-il dans une interview en 1981. En 1967, il demande même à rester derrière les barreaux, mais sa demande est rejetée. C'est à ce moment, en pleine période "hippie" et alors qu'il se passionne pour les Beatles, qu'il fonde sa "famille", autour d'une prophétie inspirée des chansons du groupe mythique. La communauté de Charles Manson, composée surtout de femmes naïves et dévouées, vit en marge de la société. De nombreux bébés y naissent -- le gourou a au moins un enfant avec une de ses adeptes. La drogue est toujours présente. La communauté, d'abord nomade, s'installe dans des ranchs de la Vallée de la mort. Se prenant pour la réincarnation du Christ, Charles Manson y fomente une série de meurtres pour provoquer l'avènement d'une lutte entre Blancs et Noirs surnommée "Helter Skelter" d'après un titre des Beatles. Il pense que les premiers en ressortiront victorieux avant de le prendre pour guide. Interrogé pour savoir quel conseil il donnerait aux jeunes, il avait répondu dans une des nombreuses interviews accordées depuis sa cellule et qui le montraient de plus en plus délirant: "laisse une trace pour faire savoir au monde que tu étais là". Plus de cinquante ans après, les meurtres de la "famille" Manson continuent à hanter les esprits et à susciter une fascination morbide, alimentée par des livres, des chansons, des circuits touristiques, des sites internet et des films. Manson a lui-même publié un album en 1970, réédité en CD en 2006.
A la fin des années 1960, il avait ordonné à ses disciples de tuer au hasard les habitants de quartiers chics et blancs de Los Angeles, dans l'espoir de déclencher une guerre raciale apocalyptique.

La "famille" Manson commettra au moins neuf meurtres. Mais c'est le déchaînement de violence des 9 et 10 août 1969 et ses sept morts qui marquera le plus les esprits.

Parmi les victimes, Sharon Tate, la femme du cinéaste Roman Polanski, alors âgée de 26 ans et enceinte de huit mois et demi. Sur ordre de Manson, qui n'est pas présent, l'une de ses adeptes, Susan Atkins, commet le meurtre. Elle écrit ensuite avec le sang de l'actrice le mot "PIG" (porc) sur la porte d'entrée.

Présenté lors de son long procès comme un fou solitaire doté d'une capacité de persuasion impressionnante, Charles Manson -- qui n'a jamais manifesté aucun repentir -- sera condamné en 1971 à la peine de mort aux côtés de quatre de ses disciples. Les peines seront commuées en prison à vie. Il fera douze demandes de libération conditionnelle, toutes rejetées.

Le gourou s'était présenté au procès avec une cicatrice en forme de croix gammée sur le front. Des disciples l'imiteront.

- Une 'prophétie' inspirée des Beatles -

Né le 12 novembre 1934 à Cincinnati, dans l'Ohio (nord) --sa mère n'a que 16 ans-- le jeune Charles grandit sans amour parental. Il ne connaîtra jamais son père.

Son enfance est chaotique. A l'adolescence, il est placé dans une institution pour garçons où il tombe dans la délinquance. En 1955, à l'âge de 21 ans, il est condamné à cinq ans d'emprisonnement pour vol de voiture, mais bénéficie d'une libération conditionnelle.

Il tente de se ranger en épousant Rosalie Willis, mais un an plus tard est de nouveau condamné pour le même délit. Il apprend en prison qu'il a un fils mais Rosalie demande le divorce et part avec l'enfant.

Libéré pour bonne conduite, il est ensuite de nouveau emprisonné pour différents délits. "J'ai passé tout ma vie en prison, ce qui fait que je me sens ici comme à la maison, euh... ça fait combien de temps que je suis en prison ? 34 ans...", dit-il dans une interview en 1981.

En 1967, il demande même à rester derrière les barreaux, mais sa demande est rejetée. C'est à ce moment, en pleine période "hippie" et alors qu'il se passionne pour les Beatles, qu'il fonde sa "famille", autour d'une prophétie inspirée des chansons du groupe mythique.

La communauté de Charles Manson, composée surtout de femmes naïves et dévouées, vit en marge de la société. De nombreux bébés y naissent -- le gourou a au moins un enfant avec une de ses adeptes. La drogue est toujours présente.

La communauté, d'abord nomade, s'installe dans des ranchs de la Vallée de la mort. Se prenant pour la réincarnation du Christ, Charles Manson y fomente une série de meurtres pour provoquer l'avènement d'une lutte entre Blancs et Noirs surnommée "Helter Skelter" d'après un titre des Beatles. Il pense que les premiers en ressortiront victorieux avant de le prendre pour guide.

Interrogé pour savoir quel conseil il donnerait aux jeunes, il avait répondu dans une des nombreuses interviews accordées depuis sa cellule et qui le montraient de plus en plus délirant: "laisse une trace pour faire savoir au monde que tu étais là".

Plus de cinquante ans après, les meurtres de la "famille" Manson continuent à hanter les esprits et à susciter une fascination morbide, alimentée par des livres, des chansons, des circuits touristiques, des sites internet et des films. Manson a lui-même publié un album en 1970, réédité en CD en 2006. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9639 Mon, 20 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Exécution 'ratée' dans l'Ohio : un acte de torture barbare et inacceptable https://www.peinedemort.org/document/9650 Strasbourg, 16.11.2017 – Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), rapporteur général de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'abolition de la peine de mort, a exprimé sa vive indignation face à l'exécution « ratée » mercredi dernier dans l'Ohio, d'Alva Campbell, 69 ans, souffrant d'une grave insuffisance pulmonaire, condamné pour meurtre. « Pendant presque deux heures, les agents pénitentiaires ont essayé en vain de trouver une veine permettant la perfusion des substances mortelles et ont finalement décidé de reporter l'exécution à une autre date. Je suis profondément choqué. La peine de mort est toujours une peine cruelle et inhumaine et les circonstances de cette exécution ratée s'apparentent, en plus, à un acte de torture, barbare et inacceptable », a souligné le rapporteur. « Il s'agit de la cinquième exécution ratée dans l'Ohio en quelques années. J'appelle les autorités de cet Etat à gracier immédiatement M. Campbell et à instaurer un moratoire sur les exécutions », a conclu M. Cruchten.
« Pendant presque deux heures, les agents pénitentiaires ont essayé en vain de trouver une veine permettant la perfusion des substances mortelles et ont finalement décidé de reporter l'exécution à une autre date. Je suis profondément choqué. La peine de mort est toujours une peine cruelle et inhumaine et les circonstances de cette exécution ratée s'apparentent, en plus, à un acte de torture, barbare et inacceptable », a souligné le rapporteur.

« Il s'agit de la cinquième exécution ratée dans l'Ohio en quelques années. J'appelle les autorités de cet Etat à gracier immédiatement M. Campbell et à instaurer un moratoire sur les exécutions », a conclu M. Cruchten.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9650 Thu, 16 Nov 2017 00:00:00 +0100 Conseil de l'Europe
Échec de l'exécution d'un condamné gravement malade https://www.peinedemort.org/document/9634 L'État américain de l'Ohio a dû suspendre mercredi sa tentative d'exécuter un condamné gravement malade, les agents pénitentiaires ne parvenant pas à lui trouver une veine suffisamment solide pour supporter la perfusion de substances mortelles. Alva Campbell, 69 ans, devait être mis à mort à 10H00 (15H00 GMT). Le prisonnier avait été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'un jeune homme de 18 ans en 1997. Durant de longues minutes, les agents ont tenté de lui poser sur un bras ou une jambe un cathéter veineux afin d'administrer l'injection létale, selon des journalistes locaux témoins de la scène. Ils ont finalement renoncé. «Les tentatives de pose d'une intraveineuse se sont soldées par un échec. Une nouvelle date d'exécution va être fixée», a confirmé à l'AFP JoEllen Smith, la porte-parole des services pénitentiaires de l'État. L'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) de l'Ohio a dénoncé dans un communiqué la séance de «près de deux heures de torture» infligée au prisonnier, qui avait été transporté en fauteuil roulant jusqu'à la salle d'exécution. «Il s'agit de la cinquième exécution ratée en Ohio en quelques années, et c'est la deuxième fois que l'État n'arrive pas à aller jusqu'au terme d'une exécution. Ceci n'est pas la justice et ceci n'est pas humain», a commenté l'organisation de défense des droits et libertés. M. Campbell était tellement diminué sur le plan de la santé qu'il avait été prévu un oreiller médical spécial, de forme biseautée, pour l'aider à respirer... le temps de l'injection létale. Ses avocats avaient demandé, en vain, que son exécution soit suspendue vu sa condition. Leur client, avaient-ils plaidé, souffre d'une grave insuffisance pulmonaire et a besoin de quatre traitements d'assistance respiratoire quotidiens. Il est équipé d'une poche de colostomie, ne peut se déplacer sans déambulateur et a peut-être un cancer des poumons. Mais les autorités de l'Ohio ne considéraient pas cela comme rédhibitoire. «L'état de santé et l'évolution médicale de M. Campbell sont évalués afin de prendre les mesures de protection nécessaires adaptées pour son exécution», avait expliqué mardi à l'AFP Mme Smith. L'exécution avortée de M. Campbell conforte les militants contre la peine de mort, qui dénonçaient un acte «barbare» et avaient appelé le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, à épargner la vie du détenu. «John Kasich et les tribunaux auraient dû écouter les avocats d'Alva», a tweeté mercredi Helen Prejean, une religieuse catholique connue pour son combat contre la peine capitale. Soumis à de multiples brimades durant son enfance, élevé par des parents alcooliques et violents, Alva Campbell avait été reconnu coupable d'un premier homicide et avait purgé 20 ans de réclusion. En liberté conditionnelle, il avait été arrêté en 1997 pour un vol accompagné de circonstances aggravantes. De nouveau derrière les barreaux, il avait feint une paralysie pour être accompagné en fauteuil roulant à une audience au tribunal. Il était alors parvenu à s'enfuir après s'être emparé de l'arme d'une agente du shérif. Alva Campbell avait alors braqué la voiture d'un adolescent de 18 ans, Charles Dials, qu'il avait pris en otage puis abattu par balle.
Alva Campbell, 69 ans, devait être mis à mort à 10H00 (15H00 GMT). Le prisonnier avait été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'un jeune homme de 18 ans en 1997.

Durant de longues minutes, les agents ont tenté de lui poser sur un bras ou une jambe un cathéter veineux afin d'administrer l'injection létale, selon des journalistes locaux témoins de la scène. Ils ont finalement renoncé.

«Les tentatives de pose d'une intraveineuse se sont soldées par un échec. Une nouvelle date d'exécution va être fixée», a confirmé à l'AFP JoEllen Smith, la porte-parole des services pénitentiaires de l'État.

L'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) de l'Ohio a dénoncé dans un communiqué la séance de «près de deux heures de torture» infligée au prisonnier, qui avait été transporté en fauteuil roulant jusqu'à la salle d'exécution.

«Il s'agit de la cinquième exécution ratée en Ohio en quelques années, et c'est la deuxième fois que l'État n'arrive pas à aller jusqu'au terme d'une exécution. Ceci n'est pas la justice et ceci n'est pas humain», a commenté l'organisation de défense des droits et libertés.

M. Campbell était tellement diminué sur le plan de la santé qu'il avait été prévu un oreiller médical spécial, de forme biseautée, pour l'aider à respirer... le temps de l'injection létale.

Ses avocats avaient demandé, en vain, que son exécution soit suspendue vu sa condition. Leur client, avaient-ils plaidé, souffre d'une grave insuffisance pulmonaire et a besoin de quatre traitements d'assistance respiratoire quotidiens. Il est équipé d'une poche de colostomie, ne peut se déplacer sans déambulateur et a peut-être un cancer des poumons.

Mais les autorités de l'Ohio ne considéraient pas cela comme rédhibitoire.

«L'état de santé et l'évolution médicale de M. Campbell sont évalués afin de prendre les mesures de protection nécessaires adaptées pour son exécution», avait expliqué mardi à l'AFP Mme Smith.

L'exécution avortée de M. Campbell conforte les militants contre la peine de mort, qui dénonçaient un acte «barbare» et avaient appelé le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, à épargner la vie du détenu.

«John Kasich et les tribunaux auraient dû écouter les avocats d'Alva», a tweeté mercredi Helen Prejean, une religieuse catholique connue pour son combat contre la peine capitale.

Soumis à de multiples brimades durant son enfance, élevé par des parents alcooliques et violents, Alva Campbell avait été reconnu coupable d'un premier homicide et avait purgé 20 ans de réclusion.

En liberté conditionnelle, il avait été arrêté en 1997 pour un vol accompagné de circonstances aggravantes.

De nouveau derrière les barreaux, il avait feint une paralysie pour être accompagné en fauteuil roulant à une audience au tribunal.

Il était alors parvenu à s'enfuir après s'être emparé de l'arme d'une agente du shérif. Alva Campbell avait alors braqué la voiture d'un adolescent de 18 ans, Charles Dials, qu'il avait pris en otage puis abattu par balle.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9634 Wed, 15 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Un condamné américain sera exécuté sur un oreiller spécial https://www.peinedemort.org/document/9632 Un prisonnier sera exécuté mercredi dans l'Ohio. Très malade, il aura droit à un oreiller spécial pour l'aider à respirer durant l'injection létale. L'Ohio ne craint pas le paradoxe: cet Etat américain a décidé de fournir à un condamné à mort un oreiller spécial pour l'aider à respirer... le temps de son exécution mercredi. Cet «oreiller de forme biseautée» sera placé sur le lit où sera sanglé Alva Campbell durant sa mise à mort, a indiqué mardi à l'AFP JoEllen Smith, la porte-parole des services pénitentiaires de l'Etat. Le prisonnier âgé de 69 ans avait été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'un jeune homme de 18 ans en 1997. Ses avocats ont demandé, pour l'instant en vain, que son exécution soit suspendue étant donné son état de santé. Alva Campbell souffre d'une grave insuffisance pulmonaire et a besoin de quatre traitements d'assistance respiratoire quotidiens. Il est équipé d'une poche de colostomie, ne peut se déplacer sans déambulateur et a peut-être un cancer des poumons, assurent ses défenseurs. Acte «barbare» Mais les autorités de l'Ohio ne considèrent pas cette condition comme rédhibitoire à son exécution. «L'état de santé et l'évolution médicale de Alva Campbell sont pris en compte afin de prendre les mesures de protection nécessaires adaptées pour son exécution», a expliqué Mme Smith. Les militants contre la peine de mort dénoncent au contraire un acte «barbare» et ont appelé le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, à épargner la vie du détenu. «Alva Campbell est si malade que les médecins lui ont prescrit un oreiller spécial pour l'aider à respirer durant l'injection létale. John Kasich, cela représente une honte internationale pour l'Ohio», a tweeté Helen Prejean, une religieuse catholique connue pour son combat contre la peine capitale. Soumis à de multiples brimades durant son enfance, élevé par des parents alcooliques et violents, Alva Campbell avait été reconnu coupable d'un premier homicide et avait purgé 20 ans de réclusion. En liberté conditionnelle, il avait été arrêté en 1997 pour un vol accompagné de circonstances aggravantes. De nouveau derrière les barreaux, il avait feint une paralysie, ce qui lui avait valu d'être accompagné en chaise roulante à une audience au tribunal. Il était alors parvenu à s'enfuir après s'être emparé de l'arme d'une agente du shérif. Alva Campbell avait alors braqué la voiture d'un adolescent de 18 ans, Charles Dials, qu'il avait pris en otage puis abattu par balle.
L'Ohio ne craint pas le paradoxe: cet Etat américain a décidé de fournir à un condamné à mort un oreiller spécial pour l'aider à respirer... le temps de son exécution mercredi.

Cet «oreiller de forme biseautée» sera placé sur le lit où sera sanglé Alva Campbell durant sa mise à mort, a indiqué mardi à l'AFP JoEllen Smith, la porte-parole des services pénitentiaires de l'Etat.

Le prisonnier âgé de 69 ans avait été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'un jeune homme de 18 ans en 1997. Ses avocats ont demandé, pour l'instant en vain, que son exécution soit suspendue étant donné son état de santé.

Alva Campbell souffre d'une grave insuffisance pulmonaire et a besoin de quatre traitements d'assistance respiratoire quotidiens. Il est équipé d'une poche de colostomie, ne peut se déplacer sans déambulateur et a peut-être un cancer des poumons, assurent ses défenseurs.

Acte «barbare»

Mais les autorités de l'Ohio ne considèrent pas cette condition comme rédhibitoire à son exécution.

«L'état de santé et l'évolution médicale de Alva Campbell sont pris en compte afin de prendre les mesures de protection nécessaires adaptées pour son exécution», a expliqué Mme Smith.

Les militants contre la peine de mort dénoncent au contraire un acte «barbare» et ont appelé le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, à épargner la vie du détenu.

«Alva Campbell est si malade que les médecins lui ont prescrit un oreiller spécial pour l'aider à respirer durant l'injection létale. John Kasich, cela représente une honte internationale pour l'Ohio», a tweeté Helen Prejean, une religieuse catholique connue pour son combat contre la peine capitale.

Soumis à de multiples brimades durant son enfance, élevé par des parents alcooliques et violents, Alva Campbell avait été reconnu coupable d'un premier homicide et avait purgé 20 ans de réclusion.

En liberté conditionnelle, il avait été arrêté en 1997 pour un vol accompagné de circonstances aggravantes. De nouveau derrière les barreaux, il avait feint une paralysie, ce qui lui avait valu d'être accompagné en chaise roulante à une audience au tribunal.

Il était alors parvenu à s'enfuir après s'être emparé de l'arme d'une agente du shérif. Alva Campbell avait alors braqué la voiture d'un adolescent de 18 ans, Charles Dials, qu'il avait pris en otage puis abattu par balle.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9632 Tue, 14 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
L'État américain du Nebraska va reprendre les exécutions après 20 ans https://www.peinedemort.org/document/9629 La mise en oeuvre de la peine capitale va reprendre dans l'État du Nebraska, dans le centre des États-Unis, après vingt d'ans d'interruption, avec l'exécution d'un meurtrier au moyen d'une association médicamenteuse non expérimentée. Les responsables pénitentiaires ont informé jeudi Jose Sandoval, 38 ans, dans le couloir de la mort pour le meurtre de cinq personnes lors du braquage d'une banque en 2002, sur leur intention d'appliquer sa sentence par injection létale. L'utilisation prévue d'un nouveau protocole médicamenteux pourrait entraîner des recours en justice, les opposants à la peine de mort ayant émis des inquiétudes à ce sujet. «Toute nouvelle association médicamenteuse signifie que l'exécution est une sorte d'expérimentation humaine», a souligné auprès de l'AFP Robert Dunham, du Centre d'information sur la peine capitale. «Ca ne veut pas dire que ça ne va pas marcher mais ça soulève de nouvelles questions auxquelles les prisonniers vont à coup sûr demander à la justice de répondre», a-t-il poursuivi. Légalement, les autorités peuvent demander à ce que Jose Sandoval soit exécuté au plus tôt deux mois après l'avoir informé du nouveau protocole d'injection létale. Si son exécution devait avoir lieu, il serait le premier prisonnier à être mis à mort au Nebraska depuis 1997 lorsque cet État utilisait la chaise électrique. À l'instar de nombreux États, le Nebraska a peiné à trouver les substances nécessaires aux injections létales. Les groupes pharmaceutiques ont en effet cédé aux pressions de l'opinion publique en cessant de fournir ces produits. Les autorités n'ont pas révélé de quelle manière elles se sont approvisionnées pour ce nouveau protocole, composé d'un sédatif --diazepam (Valium)--, d'un puissant analgésique --citrate de fentanyl--, d'un relaxant musculaire --bésylate de cisatracurium-- et de chlorure de potassium, qui arrête le coeur. Danielle Conrad, de l'antenne du Nebraska de la puissante Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), a dénoncé un «cocktail pour injection létale non testé et expérimental». «Nous sommes horrifiés», a-t-elle dit dans un communiqué. La peine de mort avait été supprimée par les parlementaires du Nebraska en 2015 mais elle a été réintroduite lors d'un référendum d'initiative populaire en 2016. Le nombre d'exécutions a reculé aux États-Unis au cours de la dernière décennie, avec 23 réalisées depuis le début de l'année, selon le Centre d'information sur la peine capitale. Il y en avait eu 98 en 1999 et 52 en 2009, par exemple.
Les responsables pénitentiaires ont informé jeudi Jose Sandoval, 38 ans, dans le couloir de la mort pour le meurtre de cinq personnes lors du braquage d'une banque en 2002, sur leur intention d'appliquer sa sentence par injection létale.

L'utilisation prévue d'un nouveau protocole médicamenteux pourrait entraîner des recours en justice, les opposants à la peine de mort ayant émis des inquiétudes à ce sujet.

«Toute nouvelle association médicamenteuse signifie que l'exécution est une sorte d'expérimentation humaine», a souligné auprès de l'AFP Robert Dunham, du Centre d'information sur la peine capitale.

«Ca ne veut pas dire que ça ne va pas marcher mais ça soulève de nouvelles questions auxquelles les prisonniers vont à coup sûr demander à la justice de répondre», a-t-il poursuivi.

Légalement, les autorités peuvent demander à ce que Jose Sandoval soit exécuté au plus tôt deux mois après l'avoir informé du nouveau protocole d'injection létale.

Si son exécution devait avoir lieu, il serait le premier prisonnier à être mis à mort au Nebraska depuis 1997 lorsque cet État utilisait la chaise électrique.

À l'instar de nombreux États, le Nebraska a peiné à trouver les substances nécessaires aux injections létales. Les groupes pharmaceutiques ont en effet cédé aux pressions de l'opinion publique en cessant de fournir ces produits.

Les autorités n'ont pas révélé de quelle manière elles se sont approvisionnées pour ce nouveau protocole, composé d'un sédatif --diazepam (Valium)--, d'un puissant analgésique --citrate de fentanyl--, d'un relaxant musculaire --bésylate de cisatracurium-- et de chlorure de potassium, qui arrête le coeur.

Danielle Conrad, de l'antenne du Nebraska de la puissante Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), a dénoncé un «cocktail pour injection létale non testé et expérimental». «Nous sommes horrifiés», a-t-elle dit dans un communiqué.

La peine de mort avait été supprimée par les parlementaires du Nebraska en 2015 mais elle a été réintroduite lors d'un référendum d'initiative populaire en 2016.

Le nombre d'exécutions a reculé aux États-Unis au cours de la dernière décennie, avec 23 réalisées depuis le début de l'année, selon le Centre d'information sur la peine capitale. Il y en avait eu 98 en 1999 et 52 en 2009, par exemple.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9629 Fri, 10 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le Mexique condamne l'exécution d'un de ses ressortissants au Texas https://www.peinedemort.org/document/9624 Washington - L'Etat américain du Texas a exécuté mercredi un Mexicain condamné pour meurtre, malgré la ferme opposition du Mexique et de vives critiques d'experts des Nations unies. "Mexico condamne l'exécution de Ruben Cardenas Ramirez", a immédiatement fait savoir le gouvernement mexicain par le canal de son ambassade à Washington. Le prisonnier de 47 ans a reçu une injection létale et a été déclaré décédé à 22h26 (04h26 GMT jeudi). Il avait été reconnu coupable d'avoir violé et tué sa cousine âgée de 16 ans, en 1997. Son avocat, Greg Kuykendall, a lancé en vain différents recours judiciaires, jusqu'à la Cour suprême à Washington, dans l'espoir d'obtenir un sursis de dernière minute. Mexico, tout comme les Nations unies, avaient pourtant officiellement demandé aux autorités américaines de renoncer à leur projet de mise à mort du prisonnier. Selon le Mexique, où la peine de mort a été officiellement abolie en 2005, M. Cardenas Ramirez s'est vu nier son droit à un avocat et son droit à une assistance consulaire, cette dernière étant pourtant prévue par la Convention de Vienne. "Pour l'Etat du Mexique, il ne s'agit pas d'une question de culpabilité ou d'innocence, mais de respect des droits de l'homme et des règles de justice", avait souligné Carlos Gonzalez Gutierrez, consul général du Mexique au Texas. "Depuis le début de son affaire", avait poursuivi le diplomate dans une tribune publiée par le journal Statesman à Austin, "on lui a refusé le bénéfice de ses droits". "Si l'exécution prévue de M. Cardenas se déroule, le gouvernement américain aura appliqué une peine de mort sans respecter les normes internationales", avaient de leur côté averti Agnès Callamard et Elina Steinerte, deux expertes de l'ONU spécialisées dans les droits de l'homme et les exécutions arbitraires. - 11 jours sans avocat - M. Cardenas Ramirez "n'a pas eu accès à un avocat durant ses 11 premiers jours de détention. A son procès, les procureurs se sont appuyés sur quelques-une des déclarations qu'il a faites lors de cette période", avaient-elles dénoncé. Ce dossier, s'inscrivant dans une phase de tension entre Mexico et Washington autour du projet de Donald Trump d'un mur frontalier anti-clandestins, est venu illustrer le problème des condamnés à mort mexicains aux Etats-Unis. Actuellement 75 ressortissants du Mexique font l'objet de poursuites pénales aux Etats-Unis, qui pourraient déboucher sur une condamnation à la peine capitale, et 54 autres ont déjà été condamnés à la peine de mort. Le gouvernement mexicain a d'ailleurs créé en 2000 un programme d'assistance juridique pour ces détenus encourant la mort aux Etats-Unis, une initiative connue sous l'acronyme de MCLAP. Le Mexique a par ailleurs déposé plainte le 9 janvier 2003 devant la Cour internationale de justice sur le cas de 51 de ses ressortissants, dont M. Cardenas Ramirez, condamnés au châtiment suprême aux Etats-Unis. - Consulat prévenu... ou pas - Dans son jugement le 31 mars 2004 la Cour "a conclu que les Etats-Unis avaient violé leurs obligations découlant de la loi internationale en ne notifiant pas aux autorités mexicaines l'arrestation de 51 de leurs ressortissants", a rappelé le consul Gonzalez Gutierrez. "Monsieur Cardenas Ramirez est le cinquième Mexicain exécuté en violation manifeste de l'arrêt de la Cour internationale de justice", a réagi le gouvernement mexicain. Les défenseurs de Ruben Cardenas Ramirez ont donc plaidé sans effet que l'assistance consulaire était pourtant cruciale. "Nous disposons de statistiques qui montrent que le taux de condamnation à la peine de mort des Mexicains est extrêmement bas quand le consulat mexicain a été convenablement informé et que son équipe d'assistance juridique a pu intervenir", a expliqué à l'AFP Greg Kuykendall. A l'opposé, a-t-il insisté, "dans les quelques cas où le programme d'aide légale du Mexique n'a pu assister ses ressortissants, alors ces personnes ont 100% de chance d'être condamnées à la peine de mort à l'issue de leur procès". Une autre exécution capitale a été pratiquée mercredi aux Etats-Unis, en Floride: Patrick Hannon avait été reconnu coupable d'un double homicide commis en 1991 avec l'aide de deux complices.
"Mexico condamne l'exécution de Ruben Cardenas Ramirez", a immédiatement fait savoir le gouvernement mexicain par le canal de son ambassade à Washington.

Le prisonnier de 47 ans a reçu une injection létale et a été déclaré décédé à 22h26 (04h26 GMT jeudi). Il avait été reconnu coupable d'avoir violé et tué sa cousine âgée de 16 ans, en 1997.


Son avocat, Greg Kuykendall, a lancé en vain différents recours judiciaires, jusqu'à la Cour suprême à Washington, dans l'espoir d'obtenir un sursis de dernière minute.

Mexico, tout comme les Nations unies, avaient pourtant officiellement demandé aux autorités américaines de renoncer à leur projet de mise à mort du prisonnier.


Selon le Mexique, où la peine de mort a été officiellement abolie en 2005, M. Cardenas Ramirez s'est vu nier son droit à un avocat et son droit à une assistance consulaire, cette dernière étant pourtant prévue par la Convention de Vienne.

"Pour l'Etat du Mexique, il ne s'agit pas d'une question de culpabilité ou d'innocence, mais de respect des droits de l'homme et des règles de justice", avait souligné Carlos Gonzalez Gutierrez, consul général du Mexique au Texas.

"Depuis le début de son affaire", avait poursuivi le diplomate dans une tribune publiée par le journal Statesman à Austin, "on lui a refusé le bénéfice de ses droits".

"Si l'exécution prévue de M. Cardenas se déroule, le gouvernement américain aura appliqué une peine de mort sans respecter les normes internationales", avaient de leur côté averti Agnès Callamard et Elina Steinerte, deux expertes de l'ONU spécialisées dans les droits de l'homme et les exécutions arbitraires.

- 11 jours sans avocat -
M. Cardenas Ramirez "n'a pas eu accès à un avocat durant ses 11 premiers jours de détention. A son procès, les procureurs se sont appuyés sur quelques-une des déclarations qu'il a faites lors de cette période", avaient-elles dénoncé.

Ce dossier, s'inscrivant dans une phase de tension entre Mexico et Washington autour du projet de Donald Trump d'un mur frontalier anti-clandestins, est venu illustrer le problème des condamnés à mort mexicains aux Etats-Unis.

Actuellement 75 ressortissants du Mexique font l'objet de poursuites pénales aux Etats-Unis, qui pourraient déboucher sur une condamnation à la peine capitale, et 54 autres ont déjà été condamnés à la peine de mort.

Le gouvernement mexicain a d'ailleurs créé en 2000 un programme d'assistance juridique pour ces détenus encourant la mort aux Etats-Unis, une initiative connue sous l'acronyme de MCLAP.

Le Mexique a par ailleurs déposé plainte le 9 janvier 2003 devant la Cour internationale de justice sur le cas de 51 de ses ressortissants, dont M. Cardenas Ramirez, condamnés au châtiment suprême aux Etats-Unis.

- Consulat prévenu... ou pas -

Dans son jugement le 31 mars 2004 la Cour "a conclu que les Etats-Unis avaient violé leurs obligations découlant de la loi internationale en ne notifiant pas aux autorités mexicaines l'arrestation de 51 de leurs ressortissants", a rappelé le consul Gonzalez Gutierrez.

"Monsieur Cardenas Ramirez est le cinquième Mexicain exécuté en violation manifeste de l'arrêt de la Cour internationale de justice", a réagi le gouvernement mexicain.

Les défenseurs de Ruben Cardenas Ramirez ont donc plaidé sans effet que l'assistance consulaire était pourtant cruciale.

"Nous disposons de statistiques qui montrent que le taux de condamnation à la peine de mort des Mexicains est extrêmement bas quand le consulat mexicain a été convenablement informé et que son équipe d'assistance juridique a pu intervenir", a expliqué à l'AFP Greg Kuykendall.

A l'opposé, a-t-il insisté, "dans les quelques cas où le programme d'aide légale du Mexique n'a pu assister ses ressortissants, alors ces personnes ont 100% de chance d'être condamnées à la peine de mort à l'issue de leur procès".

Une autre exécution capitale a été pratiquée mercredi aux Etats-Unis, en Floride: Patrick Hannon avait été reconnu coupable d'un double homicide commis en 1991 avec l'aide de deux complices. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9624 Thu, 09 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le Mexique s'oppose à une exécution prévue au Texas https://www.peinedemort.org/document/9621 L'État américain du Texas se préparait mercredi à exécuter un Mexicain condamné pour meurtre, une initiative suscitant une ferme opposition du Mexique et de vives critiques d'experts des Nations unies. Ruben Cardenas Ramirez, 47 ans, doit recevoir une injection létale à 18h. Il avait été reconnu coupable d'avoir en 1997 violé et tué sa cousine âgée de 16 ans. Son avocat, Greg Kuykendall, a confié à l'AFP son intention de lancer différents recours judiciaires jusqu'à l'heure fatidique, dans l'espoir d'obtenir un sursis de dernière minute. Le Mexique, où la peine de mort a été officiellement abolie en 2005, affirme que M. Cardenas Ramirez s'est vu nier son droit à un avocat et son droit à une assistance consulaire, cette dernière étant pourtant prévue par la Convention de Vienne. «Pour l'État du Mexique, il ne s'agit pas d'une question de culpabilité ou d'innocence, mais de respect des droits de l'homme et des règles de justice», a souligné Carlos Gonzalez Gutierrez, consul général du Mexique au Texas. «Depuis le début de son affaire», a poursuivi le diplomate dans une tribune publiée par le journal Statesman à Austin, «on lui a refusé le bénéfice de ses droits». Mexico et les Nations unies ont officiellement demandé aux autorités américaines de renoncer à leur projet de mise à mort du prisonnier. «Si l'exécution prévue de M. Cardenas se déroule, le gouvernement américain aura appliqué une peine de mort sans respecter les normes internationales», ont averti Agnès Callamard et Elina Steinerte, deux expertes de l'ONU spécialisées dans les droits de l'homme et les exécutions arbitraires. M. Cardenas Ramirez «n'a pas eu accès à un avocat durant ses 11 premiers jours de détention. À son procès, les procureurs se sont appuyés sur quelques-unes des déclarations qu'il a faites lors de cette période», ont-elles dénoncé. Ce dossier, s'inscrivant dans une phase de tension entre Mexico et Washington autour du projet de Donald Trump d'un mur frontalier anti-clandestins, vient illustrer le problème des condamnés à mort mexicains aux États-Unis. Actuellement 75 ressortissants du Mexique font l'objet de poursuites pénales aux États-Unis qui pourraient déboucher sur une condamnation à la peine capitale et 54 autres ont déjà été condamnés à la peine de mort. Le gouvernement mexicain a d'ailleurs créé en 2000 un programme d'assistance juridique pour ces détenus encourant la mort aux États-Unis, une initiative connue sous l'acronyme de MCLAP. Le Mexique a par ailleurs déposé plainte le 9 janvier 2003 devant la Cour internationale de justice sur le cas de 51 de ses ressortissants, dont M. Cardenas Ramirez, condamné au châtiment suprême aux États-Unis. Dans son jugement rendu le 31 mars 2004 la Cour «a conclu que les États-Unis avaient violé leurs obligations découlant de la loi internationale en ne notifiant pas aux autorités mexicaines l'arrestation de 51 de ses ressortissants», a rappelé le consul Gonzalez Gutierrez. Les défenseurs de Ruben Cardenas Ramirez font valoir que l'assistance consulaire est pourtant cruciale. «Nous disposons de statistiques qui montrent que le taux de condamnation à la peine de mort des Mexicains est extrêmement bas quand le consulat mexicain a été convenablement informé et que son équipe d'assistance juridique a pu intervenir», souligne Greg Kuykendall. À l'opposé, insiste-t-il, «dans les quelques cas où le programme d'aide légale du Mexique n'a pu assister ses ressortissants, alors ces personnes ont 100% de chance d'être condamnées à la peine de mort à l'issue de leur procès». Une autre exécution capitale était prévue mercredi aux États-Unis, en Floride: Patrick Hannon a été reconnu coupable d'un double homicide commis en 1991 avec l'aide de deux complices.
Ruben Cardenas Ramirez, 47 ans, doit recevoir une injection létale à 18h. Il avait été reconnu coupable d'avoir en 1997 violé et tué sa cousine âgée de 16 ans.

Son avocat, Greg Kuykendall, a confié à l'AFP son intention de lancer différents recours judiciaires jusqu'à l'heure fatidique, dans l'espoir d'obtenir un sursis de dernière minute.

Le Mexique, où la peine de mort a été officiellement abolie en 2005, affirme que M. Cardenas Ramirez s'est vu nier son droit à un avocat et son droit à une assistance consulaire, cette dernière étant pourtant prévue par la Convention de Vienne.


«Pour l'État du Mexique, il ne s'agit pas d'une question de culpabilité ou d'innocence, mais de respect des droits de l'homme et des règles de justice», a souligné Carlos Gonzalez Gutierrez, consul général du Mexique au Texas.

«Depuis le début de son affaire», a poursuivi le diplomate dans une tribune publiée par le journal Statesman à Austin, «on lui a refusé le bénéfice de ses droits».

Mexico et les Nations unies ont officiellement demandé aux autorités américaines de renoncer à leur projet de mise à mort du prisonnier.

«Si l'exécution prévue de M. Cardenas se déroule, le gouvernement américain aura appliqué une peine de mort sans respecter les normes internationales», ont averti Agnès Callamard et Elina Steinerte, deux expertes de l'ONU spécialisées dans les droits de l'homme et les exécutions arbitraires.

M. Cardenas Ramirez «n'a pas eu accès à un avocat durant ses 11 premiers jours de détention. À son procès, les procureurs se sont appuyés sur quelques-unes des déclarations qu'il a faites lors de cette période», ont-elles dénoncé.

Ce dossier, s'inscrivant dans une phase de tension entre Mexico et Washington autour du projet de Donald Trump d'un mur frontalier anti-clandestins, vient illustrer le problème des condamnés à mort mexicains aux États-Unis.

Actuellement 75 ressortissants du Mexique font l'objet de poursuites pénales aux États-Unis qui pourraient déboucher sur une condamnation à la peine capitale et 54 autres ont déjà été condamnés à la peine de mort.

Le gouvernement mexicain a d'ailleurs créé en 2000 un programme d'assistance juridique pour ces détenus encourant la mort aux États-Unis, une initiative connue sous l'acronyme de MCLAP.

Le Mexique a par ailleurs déposé plainte le 9 janvier 2003 devant la Cour internationale de justice sur le cas de 51 de ses ressortissants, dont M. Cardenas Ramirez, condamné au châtiment suprême aux États-Unis.

Dans son jugement rendu le 31 mars 2004 la Cour «a conclu que les États-Unis avaient violé leurs obligations découlant de la loi internationale en ne notifiant pas aux autorités mexicaines l'arrestation de 51 de ses ressortissants», a rappelé le consul Gonzalez Gutierrez.

Les défenseurs de Ruben Cardenas Ramirez font valoir que l'assistance consulaire est pourtant cruciale.

«Nous disposons de statistiques qui montrent que le taux de condamnation à la peine de mort des Mexicains est extrêmement bas quand le consulat mexicain a été convenablement informé et que son équipe d'assistance juridique a pu intervenir», souligne Greg Kuykendall.

À l'opposé, insiste-t-il, «dans les quelques cas où le programme d'aide légale du Mexique n'a pu assister ses ressortissants, alors ces personnes ont 100% de chance d'être condamnées à la peine de mort à l'issue de leur procès».

Une autre exécution capitale était prévue mercredi aux États-Unis, en Floride: Patrick Hannon a été reconnu coupable d'un double homicide commis en 1991 avec l'aide de deux complices.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9621 Wed, 08 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Des avocats tentent de freiner l'exécution d'un Mexicain au Texas https://www.peinedemort.org/document/9622 Les avocats d'un citoyen mexicain dans le couloir de la mort, au Texas, se tournent vers la Cour suprême et plusieurs cours d'appel fédérales pour tenter par tous les moyens de freiner son exécution, prévue mercredi soir. Ruben Ramirez Cardenas a été condamné à la peine capitale pour l'enlèvement et le meurtre de sa cousine adolescente, il y a plus de 20 ans. Aujourd'hui âgé de 47 ans, le condamné était passé aux aveux devant les policiers. Il s'agirait du septième détenu à être exécuté cette année au Texas, l'État américain ayant plus souvent recours à la peine de mort. Tard mardi, ses avocats ont intenté une poursuite en affirmant que le droit de leur client à un procès équitable avait été violé par les autorités texanes, qui refusent de soumettre les preuves à d'autres tests d'ADN. Les procureurs de l'État objectent que le détenu ne peut pas démontrer comment des analyses plus poussées pourraient l'innocenter. Cette demande vise seulement à étirer les procédures, font-ils valoir. Les avocats de Ruben Ramirez Cardenas ont également saisi la Cour suprême de l'affaire, le jour même de l'exécution. L'avocate Maurie Levin a engagé une autre poursuite judiciaire mardi, signalant qu'on lui refuse l'accès à la salle d'exécution. Un porte-parole du département texan de justice pénale explique que Ruben Ramirez Cardenas n'avait tout simplement pas demandé à ce qu'elle soit présente avant mercredi. Me Levin avait également contesté la peine de son client en reprochant aux autorités de ne pas l'avoir informé qu'il avait droit à une aide consulaire. Étant né au Mexique, un pays où la peine de mort a été abolie, Ruben Ramirez Cardenas aurait pu obtenir un soutien légal du consulat mexicain au moment de son arrestation, en vertu de la Convention de Vienne sur les relations consulaires. Les tribunaux ont cependant déjà donné le feu vert à des exécutions dans des cas où la Convention aurait été violée.
Ruben Ramirez Cardenas a été condamné à la peine capitale pour l'enlèvement et le meurtre de sa cousine adolescente, il y a plus de 20 ans.

Aujourd'hui âgé de 47 ans, le condamné était passé aux aveux devant les policiers.

Il s'agirait du septième détenu à être exécuté cette année au Texas, l'État américain ayant plus souvent recours à la peine de mort.

Tard mardi, ses avocats ont intenté une poursuite en affirmant que le droit de leur client à un procès équitable avait été violé par les autorités texanes, qui refusent de soumettre les preuves à d'autres tests d'ADN.

Les procureurs de l'État objectent que le détenu ne peut pas démontrer comment des analyses plus poussées pourraient l'innocenter. Cette demande vise seulement à étirer les procédures, font-ils valoir.

Les avocats de Ruben Ramirez Cardenas ont également saisi la Cour suprême de l'affaire, le jour même de l'exécution.

L'avocate Maurie Levin a engagé une autre poursuite judiciaire mardi, signalant qu'on lui refuse l'accès à la salle d'exécution. Un porte-parole du département texan de justice pénale explique que Ruben Ramirez Cardenas n'avait tout simplement pas demandé à ce qu'elle soit présente avant mercredi.

Me Levin avait également contesté la peine de son client en reprochant aux autorités de ne pas l'avoir informé qu'il avait droit à une aide consulaire.

Étant né au Mexique, un pays où la peine de mort a été abolie, Ruben Ramirez Cardenas aurait pu obtenir un soutien légal du consulat mexicain au moment de son arrestation, en vertu de la Convention de Vienne sur les relations consulaires.

Les tribunaux ont cependant déjà donné le feu vert à des exécutions dans des cas où la Convention aurait été violée.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9622 Wed, 08 Nov 2017 00:00:00 +0100 Associated Press - AP
Attentat de New York: Trump veut la peine de mort pour son auteur (tweet) https://www.peinedemort.org/document/9615 Washington - Le président américain Donald Trump a réclamé mercredi sur son compte Twitter que l'auteur de l'attentat de New York, qui a fait huit morts, se voit infliger la peine de mort. "Le terroriste de NYC (pour New York city, ndlr) était satisfait et a demandé que le drapeau de l'EI soit accroché dans sa chambre d'hôpital. Il a tué 8 personnes et en a grièvement blessé 12. IL DEVRAIT ETRE CONDAMNE A MORT !", a écrit Donald Trump sur Twitter. Le président américain avait déjà évoqué la possibilité d'envoyer Sayfullo Saipov --un Ouzbek de 29 ans arrivé aux Etats-Unis en 2010-- à Guantanamo, la base américaine à Cuba qui sert de centre de détention controversé aux individus accusés d'avoir participé à des entreprises jihadistes. Auteur présumé de l'attentat de New York mardi, Sayfullo Saipov, blessé lors de son arrestation et hospitalisé depuis, a déclaré aux enquêteurs être "satisfait" de son acte et demandé que soit déployé dans sa chambre d'hôpital le drapeau noir du groupe jihadiste Etat islamique (EI). Saipov a reconnu être l'auteur des écrits en arabe mentionnant l'EI retrouvés à proximité du camion par les enquêteurs. Inculpté pour terrorisme, il est déjà cité pour deux chefs d'inculpation fédérale - violence et destruction de véhicules et soutien à une organisation terroriste étrangère--, qui l'exposent à la prison à perpétuité. Le procureur de Manhattan, Joon Kim, a même évoqué une procédure qui permettrait de requérir la peine de mort.
Washington - Le président américain Donald Trump a réclamé mercredi sur son compte Twitter que l'auteur de l'attentat de New York, qui a fait huit morts, se voit infliger la peine de mort.

"Le terroriste de NYC (pour New York city, ndlr) était satisfait et a demandé que le drapeau de l'EI soit accroché dans sa chambre d'hôpital. Il a tué 8 personnes et en a grièvement blessé 12. IL DEVRAIT ETRE CONDAMNE A MORT !", a écrit Donald Trump sur Twitter.

Le président américain avait déjà évoqué la possibilité d'envoyer Sayfullo Saipov --un Ouzbek de 29 ans arrivé aux Etats-Unis en 2010-- à Guantanamo, la base américaine à Cuba qui sert de centre de détention controversé aux individus accusés d'avoir participé à des entreprises jihadistes.

Auteur présumé de l'attentat de New York mardi, Sayfullo Saipov, blessé lors de son arrestation et hospitalisé depuis, a déclaré aux enquêteurs être "satisfait" de son acte et demandé que soit déployé dans sa chambre d'hôpital le drapeau noir du groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Saipov a reconnu être l'auteur des écrits en arabe mentionnant l'EI retrouvés à proximité du camion par les enquêteurs.

Inculpté pour terrorisme, il est déjà cité pour deux chefs d'inculpation fédérale - violence et destruction de véhicules et soutien à une organisation terroriste étrangère--, qui l'exposent à la prison à perpétuité.

Le procureur de Manhattan, Joon Kim, a même évoqué une procédure qui permettrait de requérir la peine de mort.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9615 Thu, 02 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le problème du mauvais avocat devant la justice américaine https://www.peinedemort.org/document/9611 En Amérique, la peine de mort est infligée "non pas aux pires meurtriers, mais à ceux qui ont les pires avocats", selon le pénaliste Stephen Bright: un dossier examiné lundi par la Cour suprême vient illustrer cette dérive du principe d'égalité des citoyens devant la justice. Carlos Ayestas, un homme d'origine hondurienne, a été condamné à la peine capitale pour avoir, en compagnie de deux complices, ligoté et battu à mort une femme de 67 ans dont ils cambriolaient le domicile en 1995. Selon ses défenseurs, le meurtrier avait un lourd passif: alcoolique depuis l'adolescence, toxicomane, victime de traumatismes crâniens, il souffrait de graves troubles psychiques. Il a été jugé dans le comté de Harris, au Texas, qui détient le record absolu des exécutions aux Etats-Unis. A lui seul ce comté a davantage exécuté que chacun des autres Etats américains appliquant la peine de mort. C'est la troisième fois en un an qu'un dossier concernant le comté de Harris, réputé ultra-répressif, arrive devant la Cour suprême des Etats-Unis, pays pourtant composé de quelque 3.000 comtés. "Cela montre qu'il y a là un problème", commente le juriste Robert Dunham: "De comté faisant figure d'exception, on est en train de passer à un comté hors-la-loi". Le code pénal américain stipule qu'un accusé sans ressources a droit à un avocat, à des moyens "nécessaires raisonnablement" pour sa défense, notamment pour financer des actes d'enquête susceptibles d'établir des circonstances atténuant la gravité de ses actes. Dans le cas de M. Ayestas, "l'avocat à son procès n'a rien fait durant un an et demi, jusqu'à environ un mois avant l'audience", souligne Lee Kovarsky, chargé de plaider pour le prisonnier à la Cour suprême. - Pas d'expertise mentale - "Un avocat sérieux doit vérifier l'histoire de son client sur le plan social, obtenir une expertise de sa santé mentale et rechercher quelle est la meilleure circonstance atténuante à exploiter. Rien de tout cela ne s'est produit". Une fois établie la culpabilité de Carlos Ayestas, ajoute-t-il, il aurait fallu se poser la question suivante avant de fixer la peine: "Fait-il partie des pires parmi les pires, mérite-t-il la peine de mort au regard des circonstances de sa vie?" Comme le rappelle Brandon Garrett, professeur à la Virginia School of Law, "le premier rôle de l'avocat d'un accusé encourant la peine capitale est de présenter au jury une raison de ne pas le condamner à mort". Mais, pour M. Ayestas, "rien de surprenant qu'il n'ait fallu que 12 minutes au jury pour décider de le condamner à mort, ils n'avaient aucune raison de ne pas le faire". Pour réparer les défenses défaillantes assurées par un avocat, il existe aux Etats-Unis la procédure d'habeas corpus, qui permet à une personne détenue de contester la condamnation prononcée contre elle au motif que cette condamnation a été obtenue en violation de ses droits constitutionnels. Mais, au Texas, la loi complique les choses pour les détenus, imposant aux avocats de prouver de façon préliminaire que la sentence aurait été différente si l'accusé avait été mieux représenté. - Bien défendre a un coût - Or, explique l'experte Emily Olson-Gault, "pour défendre les condamnés à mort il faut une équipe. Un avocat tout seul n'est pas suffisant", d'autant plus sans moyens financiers. En clair, il faut des travailleurs sociaux établissant une relation de confiance avec le détenu, pour que celui-ci se confie sur les éventuels traumatismes qu'il a subis, il faut des enquêteurs, il faut de l'argent pour des expertises médicales: autant d'éléments que le Texas a refusés dans le cas de M. Ayestas. Ses avocats espèrent donc que la Cour suprême à Washington réaffirmera avec force que les arguments de défense dont Carlos Ayestas a été privé étaient "nécessaires raisonnablement" pour lui trouver d'éventuelles circonstances atténuantes. L'expérience prouve notamment que les jurys sont sensibles aux arguments de santé mentale, même face aux crimes les plus barbares. Ainsi James Holmes, auteur d'un carnage en 2012 dans un cinéma dans le Colorado où il avait ouvert le feu sur les spectateurs, a échappé à la peine de mort, présentant des signes de démence.
Carlos Ayestas, un homme d'origine hondurienne, a été condamné à la peine capitale pour avoir, en compagnie de deux complices, ligoté et battu à mort une femme de 67 ans dont ils cambriolaient le domicile en 1995.

Selon ses défenseurs, le meurtrier avait un lourd passif: alcoolique depuis l'adolescence, toxicomane, victime de traumatismes crâniens, il souffrait de graves troubles psychiques.

Il a été jugé dans le comté de Harris, au Texas, qui détient le record absolu des exécutions aux Etats-Unis. A lui seul ce comté a davantage exécuté que chacun des autres Etats américains appliquant la peine de mort.

C'est la troisième fois en un an qu'un dossier concernant le comté de Harris, réputé ultra-répressif, arrive devant la Cour suprême des Etats-Unis, pays pourtant composé de quelque 3.000 comtés.

"Cela montre qu'il y a là un problème", commente le juriste Robert Dunham: "De comté faisant figure d'exception, on est en train de passer à un comté hors-la-loi".

Le code pénal américain stipule qu'un accusé sans ressources a droit à un avocat, à des moyens "nécessaires raisonnablement" pour sa défense, notamment pour financer des actes d'enquête susceptibles d'établir des circonstances atténuant la gravité de ses actes.

Dans le cas de M. Ayestas, "l'avocat à son procès n'a rien fait durant un an et demi, jusqu'à environ un mois avant l'audience", souligne Lee Kovarsky, chargé de plaider pour le prisonnier à la Cour suprême.

- Pas d'expertise mentale -

"Un avocat sérieux doit vérifier l'histoire de son client sur le plan social, obtenir une expertise de sa santé mentale et rechercher quelle est la meilleure circonstance atténuante à exploiter. Rien de tout cela ne s'est produit".

Une fois établie la culpabilité de Carlos Ayestas, ajoute-t-il, il aurait fallu se poser la question suivante avant de fixer la peine: "Fait-il partie des pires parmi les pires, mérite-t-il la peine de mort au regard des circonstances de sa vie?"

Comme le rappelle Brandon Garrett, professeur à la Virginia School of Law, "le premier rôle de l'avocat d'un accusé encourant la peine capitale est de présenter au jury une raison de ne pas le condamner à mort".

Mais, pour M. Ayestas, "rien de surprenant qu'il n'ait fallu que 12 minutes au jury pour décider de le condamner à mort, ils n'avaient aucune raison de ne pas le faire".

Pour réparer les défenses défaillantes assurées par un avocat, il existe aux Etats-Unis la procédure d'habeas corpus, qui permet à une personne détenue de contester la condamnation prononcée contre elle au motif que cette condamnation a été obtenue en violation de ses droits constitutionnels.

Mais, au Texas, la loi complique les choses pour les détenus, imposant aux avocats de prouver de façon préliminaire que la sentence aurait été différente si l'accusé avait été mieux représenté.

- Bien défendre a un coût -

Or, explique l'experte Emily Olson-Gault, "pour défendre les condamnés à mort il faut une équipe. Un avocat tout seul n'est pas suffisant", d'autant plus sans moyens financiers.

En clair, il faut des travailleurs sociaux établissant une relation de confiance avec le détenu, pour que celui-ci se confie sur les éventuels traumatismes qu'il a subis, il faut des enquêteurs, il faut de l'argent pour des expertises médicales: autant d'éléments que le Texas a refusés dans le cas de M. Ayestas.

Ses avocats espèrent donc que la Cour suprême à Washington réaffirmera avec force que les arguments de défense dont Carlos Ayestas a été privé étaient "nécessaires raisonnablement" pour lui trouver d'éventuelles circonstances atténuantes.

L'expérience prouve notamment que les jurys sont sensibles aux arguments de santé mentale, même face aux crimes les plus barbares.

Ainsi James Holmes, auteur d'un carnage en 2012 dans un cinéma dans le Colorado où il avait ouvert le feu sur les spectateurs, a échappé à la peine de mort, présentant des signes de démence.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9611 Mon, 30 Oct 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
L'exécution au Texas d'un tueur en série reportée in extremis https://www.peinedemort.org/document/9598 Washington - L'Etat américain du Texas a reporté mercredi l'exécution d'un tueur en série, quelques heures seulement avant sa mise à mort, afin d'étudier des éléments pouvant le lier à un meurtre pour lequel un autre condamné est déjà dans les couloirs de la mort. Anthony Shore, 55 ans, surnommé le "Tourniquet killer" (le "tueur au garrot"), devait recevoir mercredi soir une injection létale dans sa prison au nord de Houston. Mais les procureurs texans craignaient que ce tueur en série, responsable du meurtre de quatre filles et jeunes femmes de 9 ans à 21 ans, ne s'accuse dans une lettre posthume d'un cinquième meurtre pour disculper un autre prisonnier et remettre ainsi en cause l'exécution de celui-ci. Ce dernier, Larry Swearingen, a été condamné pour le meurtre d'une jeune femme de 19 ans, Melissa Trotter, en 1998, et doit être exécuté le 18 novembre. "Nous demeurons absolument certains de la culpabilité de Swearingen", a écrit le procureur du Texas Brett Ligon au gouverneur Greg Abbott. Anthony Shore, père de famille, présenté comme particulièrement doué en musique, a avoué avoir violé et étranglé plusieurs filles et jeunes femmes d'origine hispanique sur une période d'une décennie. Son arrestation est intervenue huit ans après son dernier crime connu, le meurtre en 1995 d'une adolescente de 16 ans, Dana Sanchez. Anthony Shore a aussi assassiné une fillette de 9 ans, Diana Rebollar, et une autre adolescente, Laurie Tremblay, âgée de 14 ans. Mais c'est le viol et le meurtre en 1992 d'une jeune fille de 21 ans, Maria del Carmen Estrada, qui lui a valu sa condamnation à mort. Durant toutes ces années, Anthony Shore a mené une existence normale en apparence, travaillant, élevant ses filles et jouant dans des clubs de jazz. Ses proches avaient toutefois noté des éléments perturbants chez lui, notamment la fascination que semblait exercer sur lui la nuque de ses compagnes. A la fin des années 1990, il avait plaidé coupable d'agressions sexuelles sur ses filles et avait été enregistré sur le fichier des délinquants sexuels, les autorités prélevant son ADN. Des années plus tard, les policiers ont établi une correspondance entre son profil ADN et des fragments de matière prélevés sous les ongles du cadavre de Maria del Carmen Estrada. Placé en garde à vue, le suspect avait avoué ce meurtre ainsi que les autres. Après avoir demandé à être condamné à la peine de mort lors de son procès, Anthony Shore s'est ravisé durant sa détention et a passé ces dernières années à lancer des recours pour repousser la sentence.
Anthony Shore, 55 ans, surnommé le "Tourniquet killer" (le "tueur au garrot"), devait recevoir mercredi soir une injection létale dans sa prison au nord de Houston.

Mais les procureurs texans craignaient que ce tueur en série, responsable du meurtre de quatre filles et jeunes femmes de 9 ans à 21 ans, ne s'accuse dans une lettre posthume d'un cinquième meurtre pour disculper un autre prisonnier et remettre ainsi en cause l'exécution de celui-ci.

Ce dernier, Larry Swearingen, a été condamné pour le meurtre d'une jeune femme de 19 ans, Melissa Trotter, en 1998, et doit être exécuté le 18 novembre.

"Nous demeurons absolument certains de la culpabilité de Swearingen", a écrit le procureur du Texas Brett Ligon au gouverneur Greg Abbott.

Anthony Shore, père de famille, présenté comme particulièrement doué en musique, a avoué avoir violé et étranglé plusieurs filles et jeunes femmes d'origine hispanique sur une période d'une décennie.

Son arrestation est intervenue huit ans après son dernier crime connu, le meurtre en 1995 d'une adolescente de 16 ans, Dana Sanchez.

Anthony Shore a aussi assassiné une fillette de 9 ans, Diana Rebollar, et une autre adolescente, Laurie Tremblay, âgée de 14 ans. Mais c'est le viol et le meurtre en 1992 d'une jeune fille de 21 ans, Maria del Carmen Estrada, qui lui a valu sa condamnation à mort.

Durant toutes ces années, Anthony Shore a mené une existence normale en apparence, travaillant, élevant ses filles et jouant dans des clubs de jazz.

Ses proches avaient toutefois noté des éléments perturbants chez lui, notamment la fascination que semblait exercer sur lui la nuque de ses compagnes.

A la fin des années 1990, il avait plaidé coupable d'agressions sexuelles sur ses filles et avait été enregistré sur le fichier des délinquants sexuels, les autorités prélevant son ADN.

Des années plus tard, les policiers ont établi une correspondance entre son profil ADN et des fragments de matière prélevés sous les ongles du cadavre de Maria del Carmen Estrada.

Placé en garde à vue, le suspect avait avoué ce meurtre ainsi que les autres. Après avoir demandé à être condamné à la peine de mort lors de son procès, Anthony Shore s'est ravisé durant sa détention et a passé ces dernières années à lancer des recours pour repousser la sentence.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9598 Thu, 19 Oct 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le Texas exécute un homme emprisonné depuis l'âge de 15 ans https://www.peinedemort.org/document/9590 L'Etat américain du Texas a exécuté jeudi un homme condamné pour le meurtre d'un gardien de prison, malgré l'absence de preuves matérielles établissant l'implication directe du détenu dans cet homicide. Robert Pruett, 38 ans, n'aura pas vécu un seul jour de sa vie d'adulte hors d'une prison. Il a été exécuté à 18H46 locales (23h46 GMT), une heure environ après que la Cour suprême des Etats-Unis a rejeté les ultimes recours en clémence lancés par ses avocats. "Je veux juste dire à tout le monde ici que je vous aime tellement. J'ai fait du mal à beaucoup de gens et beaucoup m'ont fait du mal", a-t-il confié dans sa dernière déclaration. "J'ai dû apprendre les leçons de la vie à la dure. Un jour, on n'aura plus besoin de faire du mal aux gens", a-t-il poursuivi avant de dire ses adieux, selon un communiqué du département de la Justice pénale du Texas. Robert Pruett n'avait que 15 ans quand il a été arrêté pour complicité d'un homicide commis par son père. Il avait alors été condamné à une peine de 99 ans derrière les barreaux, selon une loi très controversée du Texas qui fait encourir une sanction identique au principal acteur d'un homicide et à ses complices. Cette sentence équivalant à une réclusion à perpétuité a été critiquée comme illustrant un système pénal ultra-répressif, n'offrant aucun espoir à un adolescent à l'enfance ballottée entre une mère toxicomane et un père souvent emprisonné. Robert Pruett avait commencé à l'âge de sept ans à consommer des stupéfiants, et il en vendait dès l'école primaire. Tout en étant mineur, il avait été incarcéré dans une prison pour adultes. A l'âge de 20 ans, il s'est retrouvé accusé du meurtre d'un agent pénitentiaire. Daniel Nagle avait été retrouvé baignant dans son sang, poignardé avec une tige de métal. Il venait d'écrire un rapport disciplinaire sur Robert Pruett, qui a toujours clamé son innocence. Les procureurs ont assuré que Pruett avait tué le gardien en représailles de ce rapport défavorable. Le détenu affirme de son côté avoir été victime d'un coup monté par des agents corrompus et d'autres prisonniers. Depuis 2013, Robert Pruett a échappé à plusieurs reprises à une exécution programmée, en exigeant des analyses ADN sur les vêtements, l'arme du crime et le rapport disciplinaire déchiré. Ces analyses se sont révélées non concluantes et n'ont pas prouvé la présence de Pruett sur le théâtre de l'homicide du gardien Nagle. Les résultats n'ont toutefois pas été jugés suffisamment probants pour remettre en question le verdict. La famille de Daniel Nagle a réagi à l'annonce de l'exécution à travers sa soeur Nora Oyler, citée dans le communiqué des autorités texanes: "Même si cela fait 18 ans qu'on nous l'a enlevé, Daniel nous manque encore chaque jour et l'exécution ne diminuera en aucune façon notre perte. Nous avons choisi de passer ce moment loin des médias pour pouvoir célébrer la vie de Daniel et non pas la tragédie de sa mort".
Robert Pruett, 38 ans, n'aura pas vécu un seul jour de sa vie d'adulte hors d'une prison. Il a été exécuté à 18H46 locales (23h46 GMT), une heure environ après que la Cour suprême des Etats-Unis a rejeté les ultimes recours en clémence lancés par ses avocats.

"Je veux juste dire à tout le monde ici que je vous aime tellement. J'ai fait du mal à beaucoup de gens et beaucoup m'ont fait du mal", a-t-il confié dans sa dernière déclaration.

"J'ai dû apprendre les leçons de la vie à la dure. Un jour, on n'aura plus besoin de faire du mal aux gens", a-t-il poursuivi avant de dire ses adieux, selon un communiqué du département de la Justice pénale du Texas.

Robert Pruett n'avait que 15 ans quand il a été arrêté pour complicité d'un homicide commis par son père.

Il avait alors été condamné à une peine de 99 ans derrière les barreaux, selon une loi très controversée du Texas qui fait encourir une sanction identique au principal acteur d'un homicide et à ses complices.

Cette sentence équivalant à une réclusion à perpétuité a été critiquée comme illustrant un système pénal ultra-répressif, n'offrant aucun espoir à un adolescent à l'enfance ballottée entre une mère toxicomane et un père souvent emprisonné.

Robert Pruett avait commencé à l'âge de sept ans à consommer des stupéfiants, et il en vendait dès l'école primaire. Tout en étant mineur, il avait été incarcéré dans une prison pour adultes.

A l'âge de 20 ans, il s'est retrouvé accusé du meurtre d'un agent pénitentiaire. Daniel Nagle avait été retrouvé baignant dans son sang, poignardé avec une tige de métal. Il venait d'écrire un rapport disciplinaire sur Robert Pruett, qui a toujours clamé son innocence.

Les procureurs ont assuré que Pruett avait tué le gardien en représailles de ce rapport défavorable. Le détenu affirme de son côté avoir été victime d'un coup monté par des agents corrompus et d'autres prisonniers.

Depuis 2013, Robert Pruett a échappé à plusieurs reprises à une exécution programmée, en exigeant des analyses ADN sur les vêtements, l'arme du crime et le rapport disciplinaire déchiré.

Ces analyses se sont révélées non concluantes et n'ont pas prouvé la présence de Pruett sur le théâtre de l'homicide du gardien Nagle. Les résultats n'ont toutefois pas été jugés suffisamment probants pour remettre en question le verdict.

La famille de Daniel Nagle a réagi à l'annonce de l'exécution à travers sa soeur Nora Oyler, citée dans le communiqué des autorités texanes: "Même si cela fait 18 ans qu'on nous l'a enlevé, Daniel nous manque encore chaque jour et l'exécution ne diminuera en aucune façon notre perte. Nous avons choisi de passer ce moment loin des médias pour pouvoir célébrer la vie de Daniel et non pas la tragédie de sa mort". ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9590 Fri, 13 Oct 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Un condamné à mort exécuté par injection létale au Texas https://www.peinedemort.org/document/9591 AUSTIN, Texas (Reuters) - Condamné à mort pour avoir tué un surveillant pénitentiaire en 1999, Robert Pruett, 38 ans, a été exécuté jeudi à la prison de Huntsville, au Texas. Selon les autorités texanes, le condamné est mort à 18h46 (23h46 GMT) après avoir subi une injection létale. Robert Pruett est le 544e condamné à mort à recevoir la peine capitale au Texas depuis 1976, année du rétablissement de la peine de mort. Une heure avant l'heure prévue de l'exécution, la Cour suprême avait rejeté un ultime recours. La décision n'a pas été motivée. Incarcéré alors qu'il était encore mineur, Robert Pruett purgeait une peine de 99 ans pour sa complicité dans un meurtre commis par son père lorsqu'il a tué un surveillant.
Selon les autorités texanes, le condamné est mort à 18h46 (23h46 GMT) après avoir subi une injection létale.

Robert Pruett est le 544e condamné à mort à recevoir la peine capitale au Texas depuis 1976, année du rétablissement de la peine de mort.

Une heure avant l'heure prévue de l'exécution, la Cour suprême avait rejeté un ultime recours. La décision n'a pas été motivée.

Incarcéré alors qu'il était encore mineur, Robert Pruett purgeait une peine de 99 ans pour sa complicité dans un meurtre commis par son père lorsqu'il a tué un surveillant.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9591 Fri, 13 Oct 2017 00:00:00 +0200 Reuters
Un condamné à mort exécuté en Floride https://www.peinedemort.org/document/9569 Washington - Un homme condamné à mort pour un double meurtre dont il s'est toujours dit innocent a été exécuté jeudi soir en Floride, a rapporté la chaîne locale CBS12. Michael Lambrix a reçu une injection létale peu après 22h00 heure locale (02h00 GMT vendredi), après le rejet par la Cour suprême à Washington d'un ultime recours judiciaire du prisonnier. M. Lambrix, 57 ans, avait été condamné à la peine capitale pour les meurtres d'Aleisha Bryant et de Clarence Moore en 1983 dans la ville de Labelle, au coeur de la Floride. Il affirmait être innocent depuis plus de trois décennies. "Cela ne va pas être une exécution, cela va être un meurtre commis de sang froid", avait déclaré le détenu, autorisé à rencontrer mardi des journalistes au parloir de sa prison. "L'Etat de Floride va délibérément mettre à mort un innocent", avait-il ajouté. Michael Lambrix avait été reconnu coupable d'avoir tué Clarence Moore et Aleisha Bryant à l'issue d'une soirée festive. Il a toujours affirmé avoir tué Moore en état de légitime défense, après que celui-ci eut assassiné Bryant. Il avait refusé une procédure de plaider coupable qui lui aurait évité la peine de mort et lui aurait permis d'être libéré il y a une dizaine d'années. Il avait été condamné par un jury non unanime, une exception locale. Plusieurs de ses exécutions prévues ont été suspendues à la dernière minute, notamment le 30 novembre 1988 où il avait été conduit jusqu'à la chaise électrique. La Floride présentait la particularité de ne pas exiger l'unanimité des jurés pour condamner à mort un accusé et elle se différenciait également par son système où le jury rendait "une condamnation consultative", que n'était pas obligé de suivre le juge présidant les assises. La Cour suprême des Etats-Unis a jugé en 2016 que ce processus violait la Constitution. Mais la justice de Floride a ensuite décidé que les condamnations à mort antérieures à juin 2002 resteraient valides. L'Etat voisin de l'Alabama prévoyait également d'exécuter un condamné à mort jeudi soir, mais un tribunal fédéral a suspendu jeudi cette exécution. Le procureur général de l'Alabama pourrait faire appel de la décision.
Michael Lambrix a reçu une injection létale peu après 22h00 heure locale (02h00 GMT vendredi), après le rejet par la Cour suprême à Washington d'un ultime recours judiciaire du prisonnier.

M. Lambrix, 57 ans, avait été condamné à la peine capitale pour les meurtres d'Aleisha Bryant et de Clarence Moore en 1983 dans la ville de Labelle, au coeur de la Floride. Il affirmait être innocent depuis plus de trois décennies.

"Cela ne va pas être une exécution, cela va être un meurtre commis de sang froid", avait déclaré le détenu, autorisé à rencontrer mardi des journalistes au parloir de sa prison.

"L'Etat de Floride va délibérément mettre à mort un innocent", avait-il ajouté.

Michael Lambrix avait été reconnu coupable d'avoir tué Clarence Moore et Aleisha Bryant à l'issue d'une soirée festive. Il a toujours affirmé avoir tué Moore en état de légitime défense, après que celui-ci eut assassiné Bryant.

Il avait refusé une procédure de plaider coupable qui lui aurait évité la peine de mort et lui aurait permis d'être libéré il y a une dizaine d'années.

Il avait été condamné par un jury non unanime, une exception locale. Plusieurs de ses exécutions prévues ont été suspendues à la dernière minute, notamment le 30 novembre 1988 où il avait été conduit jusqu'à la chaise électrique.

La Floride présentait la particularité de ne pas exiger l'unanimité des jurés pour condamner à mort un accusé et elle se différenciait également par son système où le jury rendait "une condamnation consultative", que n'était pas obligé de suivre le juge présidant les assises.

La Cour suprême des Etats-Unis a jugé en 2016 que ce processus violait la Constitution. Mais la justice de Floride a ensuite décidé que les condamnations à mort antérieures à juin 2002 resteraient valides.

L'Etat voisin de l'Alabama prévoyait également d'exécuter un condamné à mort jeudi soir, mais un tribunal fédéral a suspendu jeudi cette exécution. Le procureur général de l'Alabama pourrait faire appel de la décision.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9569 Fri, 06 Oct 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis. Un homme noir échappe de peu à la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/9560 La Cour suprême des Etats-Unis a accordé mardi soir un sursis inespéré à un Noir condamné pour meurtre, qui devait être exécuté dans l'Etat de Géorgie. La décision de la plus haute instance judiciaire américaine est tombée à l'issue d'une éprouvante soirée d'attente au cours de laquelle Keith Tharpe avait été préparé à recevoir une injection létale dans sa prison. Mais, après avoir d'abord retardé l'exécution initialement prévue à 19h00 (23h00 GMT), la haute cour de Washington a finalement ordonné sa suspension in extremis. M. Tharpe avait été condamné à la peine capitale par un jury comprenant un homme convaincu que les Noirs étaient dépourvus d'âme. C'est principalement sur ce fondement que les avocats du prisonnier avaient lancé d'ultimes recours, assurant que le racisme avait joué un «rôle crucial» dans la sentence. Les défenseurs du condamné soutenaient également que M. Tharpe, 59 ans, devrait être épargné en raison de ses problèmes de santé mentale. La Cour suprême n'a pas motivé sa décision de suspendre l'exécution, mais trois juges conservateurs sur les neuf de l'institution ont fait savoir leur opposition à cette suspension. «Deux sortes de Noirs» A l'époque de son crime, en septembre 1990, Keith Tharpe vivait séparé de son épouse. Il avait arrêté celle-ci en route vers son travail, la femme étant accompagnée de sa soeur, Jacquelin Freeman. L'homme avait forcé sa belle-soeur à se réfugier à l'arrière du véhicule, la blessant d'un coup de feu. Puis il l'avait jetée dans un fossé, l'achevant par balle. Selon les procureurs, il avait ensuite violé sa femme et l'avait forcée à retirer de l'argent, mais la victime était parvenue à appeler la police. Trois mois plus tard, Keith Tharpe avait été reconnu coupable du meurtre de Mme Freeman. Le jury, se prononçant à l'unanimité, ainsi que l'exige la loi en Géorgie, avait rendu un verdict de peine capitale. En mai 1998, des avocats d'une ONG offrant une assistance juridique gratuite aux détenus s'étaient entretenus avec les jurés qui avaient décidé la sentence. L'un d'entre eux, un homme blanc nommé Barney Gattie, leur avait livré ce commentaire: «Selon mon expérience, j'ai observé qu'il existait deux sortes de Noirs: les bons vieux Noirs et les nègres». «Après avoir étudié la Bible, j'en suis venu à me demander si les Noirs avaient une âme», avait ajouté le juré aujourd'hui décédé. M. Gattie avait validé, à plusieurs semaines d'intervalle, la teneur de son discours, affirmant seulement n'avoir pas employé le terme «nègre» comme une injure, malgré sa connotation extrêmement raciste. Il avait signé un procès-verbal écrit reproduisant ses déclarations. Conscients du dommage potentiel pour leur action, les procureurs avaient ensuite persuadé Barney Gattie de renier ses propos, dans un autre procès-verbal, en affirmant que le juré était saoul quand il s'était exprimé la première fois. Jurisprudence favorable Reste que les avocats du condamné espéraient un coup de théâtre de dernière minute en sa faveur, ce qu'ils ont finalement obtenu. «Un juré qui met en doute le fait que les Noirs ont une âme ne peut se forger une opinion morale sensée sur le fait de savoir si un accusé noir comme M. Tharpe doit encourir le châtiment suprême», avait affirmé Sherrilyn Ifill, présidente du Fonds juridique de la NAACP, la plus importante organisation de défense des Noirs américains. Dans plusieurs affaires emblématiques ces dernières années, la Cour suprême des Etats-Unis a établi avec force que les préjugés racistes n'avaient pas leur place dans le système judiciaire américain. La haute cour a notamment suspendu en février l'exécution d'un Texan qui avait été présenté lors de son procès comme potentiellement plus dangereux car étant un Noir. Les sages de Washington ont également tranché en mai 2016 en faveur d'un Noir condamné à mort par un jury composé de 12 Blancs sélectionnés selon des critères racistes. Keith Tharpe reste condamné à mort et la Cour suprême doit désormais décider si elle examinera son appel contre sa condamnation.
La décision de la plus haute instance judiciaire américaine est tombée à l'issue d'une éprouvante soirée d'attente au cours de laquelle Keith Tharpe avait été préparé à recevoir une injection létale dans sa prison.

Mais, après avoir d'abord retardé l'exécution initialement prévue à 19h00 (23h00 GMT), la haute cour de Washington a finalement ordonné sa suspension in extremis.

M. Tharpe avait été condamné à la peine capitale par un jury comprenant un homme convaincu que les Noirs étaient dépourvus d'âme. C'est principalement sur ce fondement que les avocats du prisonnier avaient lancé d'ultimes recours, assurant que le racisme avait joué un «rôle crucial» dans la sentence.

Les défenseurs du condamné soutenaient également que M. Tharpe, 59 ans, devrait être épargné en raison de ses problèmes de santé mentale. La Cour suprême n'a pas motivé sa décision de suspendre l'exécution, mais trois juges conservateurs sur les neuf de l'institution ont fait savoir leur opposition à cette suspension.

«Deux sortes de Noirs»

A l'époque de son crime, en septembre 1990, Keith Tharpe vivait séparé de son épouse. Il avait arrêté celle-ci en route vers son travail, la femme étant accompagnée de sa soeur, Jacquelin Freeman. L'homme avait forcé sa belle-soeur à se réfugier à l'arrière du véhicule, la blessant d'un coup de feu. Puis il l'avait jetée dans un fossé, l'achevant par balle. Selon les procureurs, il avait ensuite violé sa femme et l'avait forcée à retirer de l'argent, mais la victime était parvenue à appeler la police.

Trois mois plus tard, Keith Tharpe avait été reconnu coupable du meurtre de Mme Freeman. Le jury, se prononçant à l'unanimité, ainsi que l'exige la loi en Géorgie, avait rendu un verdict de peine capitale.

En mai 1998, des avocats d'une ONG offrant une assistance juridique gratuite aux détenus s'étaient entretenus avec les jurés qui avaient décidé la sentence. L'un d'entre eux, un homme blanc nommé Barney Gattie, leur avait livré ce commentaire: «Selon mon expérience, j'ai observé qu'il existait deux sortes de Noirs: les bons vieux Noirs et les nègres». «Après avoir étudié la Bible, j'en suis venu à me demander si les Noirs avaient une âme», avait ajouté le juré aujourd'hui décédé.

M. Gattie avait validé, à plusieurs semaines d'intervalle, la teneur de son discours, affirmant seulement n'avoir pas employé le terme «nègre» comme une injure, malgré sa connotation extrêmement raciste. Il avait signé un procès-verbal écrit reproduisant ses déclarations.

Conscients du dommage potentiel pour leur action, les procureurs avaient ensuite persuadé Barney Gattie de renier ses propos, dans un autre procès-verbal, en affirmant que le juré était saoul quand il s'était exprimé la première fois.

Jurisprudence favorable

Reste que les avocats du condamné espéraient un coup de théâtre de dernière minute en sa faveur, ce qu'ils ont finalement obtenu. «Un juré qui met en doute le fait que les Noirs ont une âme ne peut se forger une opinion morale sensée sur le fait de savoir si un accusé noir comme M. Tharpe doit encourir le châtiment suprême», avait affirmé Sherrilyn Ifill, présidente du Fonds juridique de la NAACP, la plus importante organisation de défense des Noirs américains.

Dans plusieurs affaires emblématiques ces dernières années, la Cour suprême des Etats-Unis a établi avec force que les préjugés racistes n'avaient pas leur place dans le système judiciaire américain.

La haute cour a notamment suspendu en février l'exécution d'un Texan qui avait été présenté lors de son procès comme potentiellement plus dangereux car étant un Noir. Les sages de Washington ont également tranché en mai 2016 en faveur d'un Noir condamné à mort par un jury composé de 12 Blancs sélectionnés selon des critères racistes.

Keith Tharpe reste condamné à mort et la Cour suprême doit désormais décider si elle examinera son appel contre sa condamnation.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9560 Wed, 27 Sep 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Texas. Harvey offre un sursis inespéré à un condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/9544 S'il a fait au moins une dizaine de morts en ravageant le Texas, l'ouragan Harvey aura en même temps permis de rallonger de quelques mois la durée de vie d'un condamné à la peine capitale, qui ne sera pas exécuté la semaine prochaine. Il était prévu que Juan Castillo reçoive une injection létale jeudi 7 septembre, mais un juge a pris mercredi une ordonnance repoussant l'exécution au 14 décembre en raison de la catastrophe climatique. Plusieurs des avocats du prisonnier résident en effet dans le comté texan de Harris, actuellement en proie à des inondations d'ampleur historique. Prenant acte de cette situation, le bureau du procureur de Bexar, un autre comté incluant la ville de San Antonio, a de lui-même demandé ce report. Le magistrat Jefferson Moore a répondu favorablement à la demande, offrant trois mois de réclusion supplémentaire au détenu, qui a déjà passé plus d'une décennie derrière les barreaux. M. Castillo avait été reconnu coupable d'avoir dévalisé et tué par balle en décembre 2003 un jeune rappeur de la région, Tommy Garcia. Le Texas est l'État américain qui a procédé au plus grand nombre d'exécutions depuis 40 ans.
Il était prévu que Juan Castillo reçoive une injection létale jeudi 7 septembre, mais un juge a pris mercredi une ordonnance repoussant l'exécution au 14 décembre en raison de la catastrophe climatique.

Plusieurs des avocats du prisonnier résident en effet dans le comté texan de Harris, actuellement en proie à des inondations d'ampleur historique. Prenant acte de cette situation, le bureau du procureur de Bexar, un autre comté incluant la ville de San Antonio, a de lui-même demandé ce report.

Le magistrat Jefferson Moore a répondu favorablement à la demande, offrant trois mois de réclusion supplémentaire au détenu, qui a déjà passé plus d'une décennie derrière les barreaux.

M. Castillo avait été reconnu coupable d'avoir dévalisé et tué par balle en décembre 2003 un jeune rappeur de la région, Tommy Garcia. Le Texas est l'État américain qui a procédé au plus grand nombre d'exécutions depuis 40 ans.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9544 Wed, 30 Aug 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le rapporteur condamne la récente exécution en Floride et l'essai d'une nouvelle substance létale https://www.peinedemort.org/document/9537 Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe - QUESTIONS JURIDIQUES ET DROITS DE L'HOMME Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), rapporteur général de l'APCE sur l'abolition de la peine de mort, a exprimé son indignation face à l'exécution jeudi dernier en Floride de Mark James Asay, condamné pour un double meurtre en 1988. « Cette exécution a été réalisée avec un médicament encore jamais utilisé dans un cocktail létal aux Etats-Unis, l'étomidate – qui remplace le midazolam, sédatif déjà controversé – qui peut se révéler douloureux avant de faire effet et provoquer de sévères irritations et brûlures, selon les médecins », a souligné le rapporteur. « La peine de mort est une forme de châtiment qui constitue une violation inadmissible des droits de l'homme, quel que soit le crime commis », a déclaré M. Cruchten, qui a appelé la Floride à mettre un terme aux exécutions et à interrompre immédiatement l'usage de médicaments expérimentaux. La dernière exécution en Floride remonte au 7 janvier 2016.

Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), rapporteur général de l'APCE sur l'abolition de la peine de mort, a exprimé son indignation face à l'exécution jeudi dernier en Floride de Mark James Asay, condamné pour un double meurtre en 1988.

« Cette exécution a été réalisée avec un médicament encore jamais utilisé dans un cocktail létal aux Etats-Unis, l'étomidate – qui remplace le midazolam, sédatif déjà controversé – qui peut se révéler douloureux avant de faire effet et provoquer de sévères irritations et brûlures, selon les médecins », a souligné le rapporteur.

« La peine de mort est une forme de châtiment qui constitue une violation inadmissible des droits de l'homme, quel que soit le crime commis », a déclaré M. Cruchten, qui a appelé la Floride à mettre un terme aux exécutions et à interrompre immédiatement l'usage de médicaments expérimentaux.

La dernière exécution en Floride remonte au 7 janvier 2016.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9537 Tue, 29 Aug 2017 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe