La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués — Maroc https://www.peinedemort.org/rss/depeches?zonegeo=33 Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort — Maroc fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Fri, 19 Jan 2018 14:47:23 +0100 Wed, 17 Jan 2018 08:31:01 +0100 120 Maroc : le meurtrier d'un député condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/9717 Un élu local marocain a été condamné à mort lundi soir pour "homicide volontaire avec préméditation", après la mort du député Abdellatif Merdas, abattu devant chez lui en mars 2017 dans une affaire mêlant sexe et argent. La veuve du député a été condamnée à la prison à perpétuité, le neveu du meurtrier à 30 ans d'emprisonnement, et une proche de la veuve, présentée comme une "voyante", à 20 ans de réclusion criminelle, au terme d'un procès tenu devant la cour d'appel de Casablanca, selon le site du ministère de la Justice. Des condamnations à la peine capitale sont toujours prononcées au Maroc, mais un moratoire est appliqué de facto depuis 1993, et son abolition fait débat. Abdellatif Merdas, 53 ans député de l'Union constitutionnelle (UC, parti libéral) dans la région de Casablanca, est mort le 7 mars 2017 après avoir été touché à trois reprises par des tirs de fusil de chasse, alors qu'il se trouvait à bord de son véhicule de fonction devant sa villa casablancaise. Trois personnes avaient été arrêtées quelques jours plus tard. Le neveu, interpellé en Turquie, les avaient rejoints en prison ultérieurement. L'enquête, étayée par des vidéos de surveillance et des échanges téléphoniques entre les suspects, a permis d'établir que l'assassinat n'avait aucun caractère politique et que ses mobiles étaient "le sexe, l'argent et le désir de vengeance", selon les termes employés à l'époque par le procureur général. La veuve, encouragée par les prédictions de la voyante, a voulu se venger des violences que lui faisaient subir son époux, selon les compte-rendus d'audience publiés par la presse locale. Et son amant, un élu local, a décidé de passer à l'acte, avec l'aide de son neveu, dans l'espoir de récupérer une partie des biens dont elle devait hériter, d'après les mêmes sources.
La veuve du député a été condamnée à la prison à perpétuité, le neveu du meurtrier à 30 ans d'emprisonnement, et une proche de la veuve, présentée comme une "voyante", à 20 ans de réclusion criminelle, au terme d'un procès tenu devant la cour d'appel de Casablanca, selon le site du ministère de la Justice.

Des condamnations à la peine capitale sont toujours prononcées au Maroc, mais un moratoire est appliqué de facto depuis 1993, et son abolition fait débat.

Abdellatif Merdas, 53 ans député de l'Union constitutionnelle (UC, parti libéral) dans la région de Casablanca, est mort le 7 mars 2017 après avoir été touché à trois reprises par des tirs de fusil de chasse, alors qu'il se trouvait à bord de son véhicule de fonction devant sa villa casablancaise.

Trois personnes avaient été arrêtées quelques jours plus tard. Le neveu, interpellé en Turquie, les avaient rejoints en prison ultérieurement.

L'enquête, étayée par des vidéos de surveillance et des échanges téléphoniques entre les suspects, a permis d'établir que l'assassinat n'avait aucun caractère politique et que ses mobiles étaient "le sexe, l'argent et le désir de vengeance", selon les termes employés à l'époque par le procureur général.

La veuve, encouragée par les prédictions de la voyante, a voulu se venger des violences que lui faisaient subir son époux, selon les compte-rendus d'audience publiés par la presse locale.

Et son amant, un élu local, a décidé de passer à l'acte, avec l'aide de son neveu, dans l'espoir de récupérer une partie des biens dont elle devait hériter, d'après les mêmes sources.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9717 Tue, 16 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Peine de mort: 6 condamnations prononcées au Maroc en 2016 (Amnesty) https://www.peinedemort.org/document/9393 APA-Rabat (Maroc) - Six condamnations à mort ont été prononcées au Maroc en 2016, contre neuf une année auparavant, selon le dernier rapport de Amnesty International. Dans ce rapport sur la peine de mort dans le monde pour l'année 2016, Amnesty International relève une hausse des condamnations contre une baisse des exécutions de la peine capitale. Abolitionniste dans la pratique, le Maroc fait partie des pays qui conservent la peine de mort pour certains crimes tels que le meurtre, sans l'exécuter. Le Royaume figure également parmi les 28 pays ayant accordé des commutations, des grâces et des exonérations en 2016. Présenté ce mercredi à Rabat, le rapport d'Amnesty a recensé 1.032 exécutions en 2016 dans 23 pays, contre 1.634 exécutions dans 25 pays en 2015. La plupart des exécutions ont eu lieu, par ordre décroissant, en Chine, en Iran, en Arabie saoudite, en Irak et au Pakistan. Les méthodes utilisées ont été la décapitation, la pendaison, le peloton d'exécution et l'injection létale. Cette année encore, c'est en Chine qu'ont été exécutés le plus grand nombre de prisonniers. Hormis la Chine, quatre pays seulement sont responsables de près de 87% des exécutions recensées: l'Iran, l'Arabie saoudite, l'Irak et le Pakistan. Par ailleurs, Amnesty International a recensé 3.117 condamnations à mort dans 55 pays en 2016, contre 1.998 condamnations en 2015 dans 61 pays. En 2016, le Bénin et Nauru ont rejoint les pays abolitionnistes de la peine de mort pour tous les crimes. Au total, 141 pays sont abolitionnistes en droit ou dans la pratique.
Dans ce rapport sur la peine de mort dans le monde pour l'année 2016, Amnesty International relève une hausse des condamnations contre une baisse des exécutions de la peine capitale.

Abolitionniste dans la pratique, le Maroc fait partie des pays qui conservent la peine de mort pour certains crimes tels que le meurtre, sans l'exécuter.

Le Royaume figure également parmi les 28 pays ayant accordé des commutations, des grâces et des exonérations en 2016.

Présenté ce mercredi à Rabat, le rapport d'Amnesty a recensé 1.032 exécutions en 2016 dans 23 pays, contre 1.634 exécutions dans 25 pays en 2015. La plupart des exécutions ont eu lieu, par ordre décroissant, en Chine, en Iran, en Arabie saoudite, en Irak et au Pakistan. Les méthodes utilisées ont été la décapitation, la pendaison, le peloton d'exécution et l'injection létale.

Cette année encore, c'est en Chine qu'ont été exécutés le plus grand nombre de prisonniers.

Hormis la Chine, quatre pays seulement sont responsables de près de 87% des exécutions recensées: l'Iran, l'Arabie saoudite, l'Irak et le Pakistan.

Par ailleurs, Amnesty International a recensé 3.117 condamnations à mort dans 55 pays en 2016, contre 1.998 condamnations en 2015 dans 61 pays.

En 2016, le Bénin et Nauru ont rejoint les pays abolitionnistes de la peine de mort pour tous les crimes. Au total, 141 pays sont abolitionnistes en droit ou dans la pratique.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9393 Wed, 12 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence de Presse Africaine - APA