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    <title>La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués — Japon</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/depeches?zonegeo=4</link>
    <description>Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort — Japon</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Thu, 09 Apr 2026 05:33:01 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Mon, 12 Jan 2026 21:40:53 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Le projet des jeunes Ambassadrices et Ambassadeurs contre la peine de mort présenté au Congrès régional sur la peine de mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12549</link>
      <description>Le 5ème Congrès régional sur la peine de mort, organisé par Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM) du 7 au 9 novembre 2025, à l'université de Rissho, à Tokyo, a rassemblé plusieurs centaines de participants, y compris des avocats, des universitaires, des représentants de la société civile, des journalistes, des diplomates, des anciens condamnés à mort, et des jeunes actifs dans le domaine des droits humains venant en particulier d'Asie de l'Est.&#13;
&#13;
Il a constitué une plateforme pour discuter de la peine capitale en Asie de l'Est, pour renforcer la coopération régionale, et développer des stratégies en vue du Congrès mondial contre la peine de mort prévu en 2026 à Paris. Durant trois jours, l'événement a notamment compris des sessions plénières, des tables rondes thématiques, des ateliers interactifs, et des sessions dédiées à la jeunesse.&#13;
&#13;
Une séquence clé de ce Congrès régional était une réunion, tenue le 8 novembre 2025, portant sur l'établissement d'un réseau international de jeunes ambassadrices et ambassadeurs pour l'abolition de la peine de mort. Cette session a rassemblé un groupe d'une vingtaine de jeunes venant du Japon, de Taïwan, de Singapour, de Malaisie et de Corée du Sud. La réunion était présidée par M. Gilberto Jeronimo, Ambassadeur du Portugal au Japon et ancien Représentant permanent du Portugal auprès du Conseil de l'Europe où il assumait également le rôle de chef de file pour l'abolition de la peine de mort, ainsi que par M. Nicolas Perron, Directeur des programmes d'ECPM. Elle a permis aux participants d'apprendre, d'échanger, et d'identifier des idées concrètes pour promouvoir l'abolition dans la région.&#13;
&#13;
Pendant cette réunion, les intervenants  ont présenté les séminaires « La mort n'est pas la Justice - plaidoyer et sensibilisation pour l'abolition de la peine de mort » organisés en Europe ainsi que le concept de jeunes ambassadrices en ambassadeurs contre la peine de mort. Chaque jeune participant a évoqué la situation de la peine de mort dans son pays, le rôle de la jeunesse dans la promotion de l'abolition, et les défis liés à la sensibilisation de la population sur ce sujet. La réunion leur a offert une occasion de se mettre en contact, de partager leurs expériences, et d'explorer des possibilités de coopération après le Congrès régional. De plus, elle visait également à contribuer à préparer l'implication de la jeunesse au Congrès mondial en 2026.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le 5ème Congrès régional sur la peine de mort, organisé par Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM) du 7 au 9 novembre 2025, à l'université de Rissho, à Tokyo, a rassemblé plusieurs centaines de participants, y compris des avocats, des universitaires, des représentants de la société civile, des journalistes, des diplomates, des anciens condamnés à mort, et des jeunes actifs dans le domaine des droits humains venant en particulier d'Asie de l'Est.<br />
<br />
Il a constitué une plateforme pour discuter de la peine capitale en Asie de l'Est, pour renforcer la coopération régionale, et développer des stratégies en vue du Congrès mondial contre la peine de mort prévu en 2026 à Paris. Durant trois jours, l'événement a notamment compris des sessions plénières, des tables rondes thématiques, des ateliers interactifs, et des sessions dédiées à la jeunesse.<br />
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Une séquence clé de ce Congrès régional était une réunion, tenue le 8 novembre 2025, portant sur l'établissement d'un réseau international de jeunes ambassadrices et ambassadeurs pour l'abolition de la peine de mort. Cette session a rassemblé un groupe d'une vingtaine de jeunes venant du Japon, de Taïwan, de Singapour, de Malaisie et de Corée du Sud. La réunion était présidée par M. Gilberto Jeronimo, Ambassadeur du Portugal au Japon et ancien Représentant permanent du Portugal auprès du Conseil de l'Europe où il assumait également le rôle de chef de file pour l'abolition de la peine de mort, ainsi que par M. Nicolas Perron, Directeur des programmes d'ECPM. Elle a permis aux participants d'apprendre, d'échanger, et d'identifier des idées concrètes pour promouvoir l'abolition dans la région.<br />
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Pendant cette réunion, les intervenants  ont présenté les séminaires « La mort n'est pas la Justice - plaidoyer et sensibilisation pour l'abolition de la peine de mort » organisés en Europe ainsi que le concept de jeunes ambassadrices en ambassadeurs contre la peine de mort. Chaque jeune participant a évoqué la situation de la peine de mort dans son pays, le rôle de la jeunesse dans la promotion de l'abolition, et les défis liés à la sensibilisation de la population sur ce sujet. La réunion leur a offert une occasion de se mettre en contact, de partager leurs expériences, et d'explorer des possibilités de coopération après le Congrès régional. De plus, elle visait également à contribuer à préparer l'implication de la jeunesse au Congrès mondial en 2026.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12549</guid>
      <pubDate>Thu, 04 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>Japon: Un homme condamné à mort pour le meurtre de quatre personnes</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12498</link>
      <description>Un Japonais a été condamné à mort pour le meurtre de quatre personnes, dont deux policiers, lors d'une rare attaque combinant arme à feu et couteau en 2023, a annoncé un tribunal de Nagano mardi.&#13;
&#13;
Le Japon, qui a un faible taux de criminalité, possède les lois parmi les plus strictes au monde en matière de possession d'armes à feu, et les crimes violents sont rares.&#13;
&#13;
Masanori Aoki, 34 ans, a été arrêté en mai 2023 après avoir poignardé deux femmes dans son quartier rural de la région centrale de Nagano puis tiré avec une arme de chasse sur deux policiers arrivés sur les lieux.&#13;
&#13;
Joint par l'AFP, un responsable du tribunal a confirmé la sentence prononcée par le juge Masashi Sakata.&#13;
&#13;
"Ce crime odieux, qui a coûté la vie à quatre âmes précieuses, ne mérite aucune clémence et mérite la condamnation la plus forte", a déclaré, selon la chaîne de télévision publique NHK, le juge en rendant son verdict qui suivait les réquisitions du parquet.&#13;
&#13;
Son avocat avait plaidé contre la peine de mort en arguant d'une capacité mentale diminuée.&#13;
&#13;
Le Japon et les Etats-Unis sont les seuls pays du G7, à appliquer la peine de mort, habituellement pour des personnes condamnées pour de multiples homicides. Au Japon, où il existe dans l'opinion un fort soutien pour cette sentence, environ 100 prisonniers condamnés à mort attendent leur exécution.&#13;
&#13;
Le dernier condamné à mort exécuté a été pendu -seule méthode utilisée dans l'archipel- fin juin. Surnommé le "tueur de Twitter", Takahiro Shiraishi, 34 ans, avait été condamné pour avoir assassiné et démembré neuf personnes rencontrées en ligne.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un Japonais a été condamné à mort pour le meurtre de quatre personnes, dont deux policiers, lors d'une rare attaque combinant arme à feu et couteau en 2023, a annoncé un tribunal de Nagano mardi.<br />
<br />
Le Japon, qui a un faible taux de criminalité, possède les lois parmi les plus strictes au monde en matière de possession d'armes à feu, et les crimes violents sont rares.<br />
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Masanori Aoki, 34 ans, a été arrêté en mai 2023 après avoir poignardé deux femmes dans son quartier rural de la région centrale de Nagano puis tiré avec une arme de chasse sur deux policiers arrivés sur les lieux.<br />
<br />
Joint par l'AFP, un responsable du tribunal a confirmé la sentence prononcée par le juge Masashi Sakata.<br />
<br />
"Ce crime odieux, qui a coûté la vie à quatre âmes précieuses, ne mérite aucune clémence et mérite la condamnation la plus forte", a déclaré, selon la chaîne de télévision publique NHK, le juge en rendant son verdict qui suivait les réquisitions du parquet.<br />
<br />
Son avocat avait plaidé contre la peine de mort en arguant d'une capacité mentale diminuée.<br />
<br />
Le Japon et les Etats-Unis sont les seuls pays du G7, à appliquer la peine de mort, habituellement pour des personnes condamnées pour de multiples homicides. Au Japon, où il existe dans l'opinion un fort soutien pour cette sentence, environ 100 prisonniers condamnés à mort attendent leur exécution.<br />
<br />
Le dernier condamné à mort exécuté a été pendu -seule méthode utilisée dans l'archipel- fin juin. Surnommé le "tueur de Twitter", Takahiro Shiraishi, 34 ans, avait été condamné pour avoir assassiné et démembré neuf personnes rencontrées en ligne.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12498</guid>
      <pubDate>Tue, 14 Oct 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Journée européenne et mondiale contre la peine de mort, 10 octobre 2025 : déclaration conjointe de la Haute Représentante de l'Union européenne et du Secrétaire Général du Conseil de l'Europe</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12482</link>
      <description>L'Union Européenne (UE) et le Conseil de l'Europe réaffirment fermement leur opposition catégorique à la peine de mort, dans tous les cas et en toutes circonstances.&#13;
&#13;
Plus des deux tiers des pays ont aboli la peine de mort en droit ou en pratique. Nous nous félicitons de l'abolition de la peine de mort au Zimbabwe en 2024, et de la ratification du deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques par la Zambie et la Côte d'Ivoire. La même année, un nombre record de 130 pays ont voté en faveur de la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies relative au moratoire sur l'application de la peine de mort.&#13;
&#13;
Malgré cette tendance mondiale croissante en faveur l'abolition, la peine de mort continue à être appliquée dans un certain nombre de pays. Les cinq pays ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions en 2024 sont la Chine, l'Iran, l'Arabie Saoudite, l'Irak et le Yémen. La Biélorussie est le seul pays en Europe qui maintient encore la peine de mort. Les exécutions se sont aussi poursuivies aux Etats-Unis.&#13;
&#13;
Nous appelons les quelques Etats qui continuent d'appliquer la peine de mort à instaurer juridiquement un moratoire en tant que première étape vers l'abolition totale.&#13;
&#13;
Les partisans de la peine de mort fondent souvent leur argumentation sur la notion de dissuasion. Cependant, les études montrent de manière constante que les Etats appliquant la peine capitale n'ont pas des taux de criminalité plus bas que ceux qui ne l'appliquent pas. La peine de mort rend aussi les erreurs judiciaires irréversibles et tout amendement et toute réhabilitation sociale impossibles.&#13;
&#13;
Le Conseil de l'Europe et l'UE continueront à combattre les discours qui prônent la réintroduction de la peine de mort, y compris en Europe, et à favoriser un débat ouvert et démocratique en vue de son abolition totale partout dans le monde. A cet égard, nous nous félicitons de l'organisation du Congrès régional contre la peine de mort au Japon en novembre 2025 et du Congrès mondial contre la peine de mort en France en 2026. Ces événements démontrent le rôle moteur important joué par la société civile dans la promotion d'un monde exempt de peine capitale.&#13;
&#13;
La peine de mort, y compris le processus menant à l'exécution, est un traitement ou un châtiment inhumain ou dégradant, qui constitue la négation ultime de la dignité humaine. L'UE et le Conseil de l'Europe appellent à son abolition.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Union Européenne (UE) et le Conseil de l'Europe réaffirment fermement leur opposition catégorique à la peine de mort, dans tous les cas et en toutes circonstances.<br />
<br />
Plus des deux tiers des pays ont aboli la peine de mort en droit ou en pratique. Nous nous félicitons de l'abolition de la peine de mort au Zimbabwe en 2024, et de la ratification du deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques par la Zambie et la Côte d'Ivoire. La même année, un nombre record de 130 pays ont voté en faveur de la résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies relative au moratoire sur l'application de la peine de mort.<br />
<br />
Malgré cette tendance mondiale croissante en faveur l'abolition, la peine de mort continue à être appliquée dans un certain nombre de pays. Les cinq pays ayant procédé au plus grand nombre d'exécutions en 2024 sont la Chine, l'Iran, l'Arabie Saoudite, l'Irak et le Yémen. La Biélorussie est le seul pays en Europe qui maintient encore la peine de mort. Les exécutions se sont aussi poursuivies aux Etats-Unis.<br />
<br />
Nous appelons les quelques Etats qui continuent d'appliquer la peine de mort à instaurer juridiquement un moratoire en tant que première étape vers l'abolition totale.<br />
<br />
Les partisans de la peine de mort fondent souvent leur argumentation sur la notion de dissuasion. Cependant, les études montrent de manière constante que les Etats appliquant la peine capitale n'ont pas des taux de criminalité plus bas que ceux qui ne l'appliquent pas. La peine de mort rend aussi les erreurs judiciaires irréversibles et tout amendement et toute réhabilitation sociale impossibles.<br />
<br />
Le Conseil de l'Europe et l'UE continueront à combattre les discours qui prônent la réintroduction de la peine de mort, y compris en Europe, et à favoriser un débat ouvert et démocratique en vue de son abolition totale partout dans le monde. A cet égard, nous nous félicitons de l'organisation du Congrès régional contre la peine de mort au Japon en novembre 2025 et du Congrès mondial contre la peine de mort en France en 2026. Ces événements démontrent le rôle moteur important joué par la société civile dans la promotion d'un monde exempt de peine capitale.<br />
<br />
La peine de mort, y compris le processus menant à l'exécution, est un traitement ou un châtiment inhumain ou dégradant, qui constitue la négation ultime de la dignité humaine. L'UE et le Conseil de l'Europe appellent à son abolition.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12482</guid>
      <pubDate>Thu, 09 Oct 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe + Union européenne</author>
    </item>
    <item>
      <title>Une rapporteure générale appelle à l'abolition universelle de la peine capitale et à contrer tout discours visant à justifier sa réintroduction</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12488</link>
      <description>[Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe]&#13;
&#13;
La rapporteure générale de l'APCE sur l'abolition de la peine de mort, Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), a fait aujourd'hui la déclaration suivante, à la veille de la Journée mondiale contre la peine de mort :&#13;
&#13;
« Cette année encore, la Journée mondiale contre la peine de mort est consacrée à la lutte contre l'idée fausse selon laquelle la peine capitale rend les personnes et les sociétés plus sûres. Il n'existe aucune preuve que la peine de mort ait un effet dissuasif plus efficace que de longues peines de prison. Ce que nous savons, en revanche, c'est qu'elle viole les droits humains, porte atteinte à la dignité humaine et rend irréversibles les erreurs judiciaires.&#13;
&#13;
En 2024, le nombre d'exécutions dans le monde a atteint son niveau le plus élevé depuis 2015, avec 1 518 exécutions enregistrées. Ce chiffre ne tient pas compte des exécutions qui auraient eu lieu en Chine, premier pays au monde en matière d'exécutions, ainsi qu'en Corée du Nord et au Vietnam. Si la tendance mondiale générale reste celle d'une abolition progressive, les pays qui appliquent encore la peine de mort font pour la plupart état de chiffres décourageants.&#13;
&#13;
Je reste profondément préoccupée par l'évolution de la situation aux États-Unis, État observateur du Conseil de l'Europe. Le nombre d'exécutions en 2025 (34) a déjà dépassé le total de l'année dernière (25). En janvier 2025, le Président Donald Trump a signé un décret visant à « rétablir » la peine de mort au niveau fédéral. En avril dernier, le ministre américain de la Justice a donné pour instruction aux procureurs de requérir la première condamnation à mort au niveau fédéral sous la nouvelle administration. Une autre évolution alarmante est la décision de la Cour suprême de Caroline du Sud de maintenir le peloton d'exécution comme méthode constitutionnelle d'exécution, au motif que les prisonniers peuvent choisir leur mode d'exécution. Cette année, la Caroline du Sud a procédé aux premières exécutions par peloton d'exécution aux États-Unis depuis 15 ans.&#13;
&#13;
Malheureusement, au Japon, autre État observateur, après près de trois ans sans application de la peine de mort, Takahiro Shiraishi a été exécuté en juin. Il s'agit d'un recul important, car le gouvernement a choisi de reprendre les exécutions au lieu d'avancer vers l'abolition.&#13;
&#13;
Nous avons également assisté à une augmentation choquante du nombre d'exécutions en Arabie saoudite et en Iran. En août, les autorités saoudiennes ont exécuté Jalal Labbad pour des crimes qu'il aurait commis alors qu'il était mineur, au mépris total du droit international en matière de droits de l'homme.&#13;
&#13;
Je suis également préoccupée par le fait qu'une commission de la Knesset en Israël, dont le Parlement a le statut d'observateur auprès de l'Assemblée, a récemment approuvé un projet de loi autorisant la peine de mort pour certains types de meurtres.&#13;
&#13;
Néanmoins, certains signes de progrès sont perceptibles. En 2024, le nombre de pays ayant procédé à des exécutions est resté à un niveau historiquement bas, avec 15 pays dans le monde. En décembre 2024, le Maroc, Partenaire pour la démocratie à l'Assemblée, a voté pour la première fois en faveur de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire sur l'application de la peine de mort. Plusieurs pays ont pris des mesures législatives pour restreindre le champ d'application de la peine capitale ou l'abolir complètement. Il est encourageant de constater que les forces démocratiques bélarusses prennent également des mesures pour préparer le terrain en vue de l'abolition dans un futur Bélarus démocratique. Je me félicite du mémorandum sur l'abolition de la peine de mort qu'elles ont adopté en juin dernier.&#13;
&#13;
À l'occasion de cette 23ème Journée mondiale contre la peine de mort, j'appelle tous les États membres et observateurs, les pays ayant un statut de partenariat avec l'Assemblée et la communauté internationale au sens large à œuvrer en faveur de l'abolition universelle de la peine capitale et à contrer tout discours visant à justifier sa réintroduction au nom de la sécurité. J'exhorte également l'Azerbaïdjan à ratifier le Protocole n°13 à la Convention européenne des droits de l'homme, car c'est le seul État membre qui ne l'a pas encore ratifié. L'Assemblée est prête à contribuer à toute initiative mondiale en faveur de l'abolition, notamment au prochain Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra en France en 2026 ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[[Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe]<br />
<br />
La rapporteure générale de l'APCE sur l'abolition de la peine de mort, Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), a fait aujourd'hui la déclaration suivante, à la veille de la Journée mondiale contre la peine de mort :<br />
<br />
« Cette année encore, la Journée mondiale contre la peine de mort est consacrée à la lutte contre l'idée fausse selon laquelle la peine capitale rend les personnes et les sociétés plus sûres. Il n'existe aucune preuve que la peine de mort ait un effet dissuasif plus efficace que de longues peines de prison. Ce que nous savons, en revanche, c'est qu'elle viole les droits humains, porte atteinte à la dignité humaine et rend irréversibles les erreurs judiciaires.<br />
<br />
En 2024, le nombre d'exécutions dans le monde a atteint son niveau le plus élevé depuis 2015, avec 1 518 exécutions enregistrées. Ce chiffre ne tient pas compte des exécutions qui auraient eu lieu en Chine, premier pays au monde en matière d'exécutions, ainsi qu'en Corée du Nord et au Vietnam. Si la tendance mondiale générale reste celle d'une abolition progressive, les pays qui appliquent encore la peine de mort font pour la plupart état de chiffres décourageants.<br />
<br />
Je reste profondément préoccupée par l'évolution de la situation aux États-Unis, État observateur du Conseil de l'Europe. Le nombre d'exécutions en 2025 (34) a déjà dépassé le total de l'année dernière (25). En janvier 2025, le Président Donald Trump a signé un décret visant à « rétablir » la peine de mort au niveau fédéral. En avril dernier, le ministre américain de la Justice a donné pour instruction aux procureurs de requérir la première condamnation à mort au niveau fédéral sous la nouvelle administration. Une autre évolution alarmante est la décision de la Cour suprême de Caroline du Sud de maintenir le peloton d'exécution comme méthode constitutionnelle d'exécution, au motif que les prisonniers peuvent choisir leur mode d'exécution. Cette année, la Caroline du Sud a procédé aux premières exécutions par peloton d'exécution aux États-Unis depuis 15 ans.<br />
<br />
Malheureusement, au Japon, autre État observateur, après près de trois ans sans application de la peine de mort, Takahiro Shiraishi a été exécuté en juin. Il s'agit d'un recul important, car le gouvernement a choisi de reprendre les exécutions au lieu d'avancer vers l'abolition.<br />
<br />
Nous avons également assisté à une augmentation choquante du nombre d'exécutions en Arabie saoudite et en Iran. En août, les autorités saoudiennes ont exécuté Jalal Labbad pour des crimes qu'il aurait commis alors qu'il était mineur, au mépris total du droit international en matière de droits de l'homme.<br />
<br />
Je suis également préoccupée par le fait qu'une commission de la Knesset en Israël, dont le Parlement a le statut d'observateur auprès de l'Assemblée, a récemment approuvé un projet de loi autorisant la peine de mort pour certains types de meurtres.<br />
<br />
Néanmoins, certains signes de progrès sont perceptibles. En 2024, le nombre de pays ayant procédé à des exécutions est resté à un niveau historiquement bas, avec 15 pays dans le monde. En décembre 2024, le Maroc, Partenaire pour la démocratie à l'Assemblée, a voté pour la première fois en faveur de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire sur l'application de la peine de mort. Plusieurs pays ont pris des mesures législatives pour restreindre le champ d'application de la peine capitale ou l'abolir complètement. Il est encourageant de constater que les forces démocratiques bélarusses prennent également des mesures pour préparer le terrain en vue de l'abolition dans un futur Bélarus démocratique. Je me félicite du mémorandum sur l'abolition de la peine de mort qu'elles ont adopté en juin dernier.<br />
<br />
À l'occasion de cette 23ème Journée mondiale contre la peine de mort, j'appelle tous les États membres et observateurs, les pays ayant un statut de partenariat avec l'Assemblée et la communauté internationale au sens large à œuvrer en faveur de l'abolition universelle de la peine capitale et à contrer tout discours visant à justifier sa réintroduction au nom de la sécurité. J'exhorte également l'Azerbaïdjan à ratifier le Protocole n°13 à la Convention européenne des droits de l'homme, car c'est le seul État membre qui ne l'a pas encore ratifié. L'Assemblée est prête à contribuer à toute initiative mondiale en faveur de l'abolition, notamment au prochain Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra en France en 2026 ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12488</guid>
      <pubDate>Thu, 09 Oct 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>Japon: exécution du «tueur de Twitter», condamné pour neuf meurtres</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12426</link>
      <description>Un condamné à mort, surnommé le «tueur de Twitter», a été exécuté par pendaison vendredi au Japon, première application de la peine capitale depuis juillet 2022 dans le pays, pour celui qui avait assassiné et démembré neuf personnes rencontrées en ligne.&#13;
&#13;
Takahiro Shiraishi, 34 ans, a été pendu pour avoir tué neuf personnes, dont huit femmes, après les avoir contactées via le réseau social désormais appelé X.&#13;
&#13;
L'homme visait les internautes qui évoquaient des projets suicidaires en ligne en leur disant qu'il pouvait les aider, et même mourir à leurs côtés.&#13;
&#13;
Le ministre de la Justice, Keisuke Suzuki, a précisé vendredi lors d'une conférence de presse à Tokyo que les crimes de M. Shiraishi, commis en 2017, incluaient notamment «vol, viol, meurtre...destruction et abandon de cadavre».&#13;
&#13;
«Les neuf victimes ont été battues et étranglées, tuées, volées, puis mutilées. Des parties de leurs corps ont été dissimulées dans des boîtes, d'autres jetées dans une décharge», a expliqué M. Suzuki.&#13;
&#13;
Selon lui, l'assassin a agi «pour satisfaire égoïstement ses désirs sexuels et financiers», par des meurtres qui ont «profondément choqué et inquiété la société».&#13;
&#13;
«Après une réflexion approfondie, j'ai ordonné son exécution», a-t-il conclu.&#13;
&#13;
Maison des horreurs&#13;
&#13;
Après les avoir attirées dans son petit appartement de Zama, dans la grande banlieue sud-ouest de Tokyo, Shiraishi avait tué ses victimes et démembré les cadavres.&#13;
&#13;
Le 31 octobre 2017, la police avait découvert chez lui une véritable maison des horreurs: 240 morceaux de restes humains cachés dans des glacières et des boîtes à outils, saupoudrés de litière pour chat pour tenter de masquer les odeurs de putréfaction.&#13;
&#13;
Ciseaux, couteaux, une scie et divers outils de menuiserie avaient été retrouvés à son domicile.&#13;
&#13;
La police l'avait finalement arrêté alors qu'elle enquêtait sur la disparition d'une jeune femme de 23 ans, dont le frère avait pu se connecter à son compte Twitter. Il avait remarqué sur la plateforme des échanges avec un compte suspect. Lequel s'était avéré être l'un de ceux qu'utilisait M. Shiraishi pour se présenter comme un «bourreau professionnel».&#13;
&#13;
Il avait été condamné à mort en 2020 pour les meurtres de ses neuf victimes, âgées de 15 à 26 ans.&#13;
&#13;
Lors du procès, ses avocats avaient plaidé pour la perpétuité, estimant que ses victimes avaient exprimé des pensées suicidaires sur les réseaux sociaux, et avaient ainsi consenti à leur mort.&#13;
&#13;
Le tribunal n'avait pas retenu cet argument, jugeant que l'affaire a «provoqué une grande anxiété dans la société», et l'avait ainsi condamné à la peine de mort par pendaison, seule pratique utilisée au Japon pour la peine capitale. Il avait renoncé à faire appel.&#13;
&#13;
«La dignité des victimes a été piétinée», avait déclaré le magistrat, ajoutant que M. Shiraishi s'en était pris à des personnes «psychologiquement fragiles».&#13;
&#13;
Environ 100 condamnés à mort&#13;
&#13;
Cette affaire avait choqué le Japon, pays où le taux de criminalité est très faible, et avait également eu un fort retentissement à l'international.&#13;
&#13;
L'affaire du «tueur de Twitter», comme la presse nippone l'avait surnommé, avait ravivé au Japon des débats sur le contrôle des réseaux sociaux ainsi que sur le suicide et sa prévention. Le Japon a le plus fort taux de suicide parmi les pays industrialisés du G7.&#13;
&#13;
Environ 100 prisonniers condamnés à mort attendent actuellement l'exécution de leur peine et parmi eux 49 ont demandé un nouveau procès, a précisé vendredi le ministre Keisuke Suzuki.&#13;
&#13;
La loi japonaise stipule que les exécutions doivent avoir lieu dans un délai de six mois après l'épuisement de toutes les voies de recours.&#13;
&#13;
Dans les faits, les condamnés restent souvent des années, voire des décennies, dans l'attente de leur exécution, dans des conditions d'isolement strict.&#13;
&#13;
Le Japon et les États-Unis sont les seuls pays du G7, à appliquer la peine de mort, habituellement pour des personnes condamnées pour de multiples homicides.&#13;
&#13;
Les autorités justifient son maintien par le soutien dont elle jouit parmi la population, malgré les critiques venues de l'étranger, en particulier des organisations de défense des droits humains.&#13;
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La dernière exécution au Japon remontait à juillet 2022, avec la pendaison de Tomohiro Kato, condamné pour avoir tué sept personnes en 2008 à Akihabara en fonçant sur la foule avec un camion avant de poignarder des passants.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un condamné à mort, surnommé le «tueur de Twitter», a été exécuté par pendaison vendredi au Japon, première application de la peine capitale depuis juillet 2022 dans le pays, pour celui qui avait assassiné et démembré neuf personnes rencontrées en ligne.<br />
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Takahiro Shiraishi, 34 ans, a été pendu pour avoir tué neuf personnes, dont huit femmes, après les avoir contactées via le réseau social désormais appelé X.<br />
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L'homme visait les internautes qui évoquaient des projets suicidaires en ligne en leur disant qu'il pouvait les aider, et même mourir à leurs côtés.<br />
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Le ministre de la Justice, Keisuke Suzuki, a précisé vendredi lors d'une conférence de presse à Tokyo que les crimes de M. Shiraishi, commis en 2017, incluaient notamment «vol, viol, meurtre...destruction et abandon de cadavre».<br />
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«Les neuf victimes ont été battues et étranglées, tuées, volées, puis mutilées. Des parties de leurs corps ont été dissimulées dans des boîtes, d'autres jetées dans une décharge», a expliqué M. Suzuki.<br />
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Selon lui, l'assassin a agi «pour satisfaire égoïstement ses désirs sexuels et financiers», par des meurtres qui ont «profondément choqué et inquiété la société».<br />
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«Après une réflexion approfondie, j'ai ordonné son exécution», a-t-il conclu.<br />
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Maison des horreurs<br />
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Après les avoir attirées dans son petit appartement de Zama, dans la grande banlieue sud-ouest de Tokyo, Shiraishi avait tué ses victimes et démembré les cadavres.<br />
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Le 31 octobre 2017, la police avait découvert chez lui une véritable maison des horreurs: 240 morceaux de restes humains cachés dans des glacières et des boîtes à outils, saupoudrés de litière pour chat pour tenter de masquer les odeurs de putréfaction.<br />
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Ciseaux, couteaux, une scie et divers outils de menuiserie avaient été retrouvés à son domicile.<br />
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La police l'avait finalement arrêté alors qu'elle enquêtait sur la disparition d'une jeune femme de 23 ans, dont le frère avait pu se connecter à son compte Twitter. Il avait remarqué sur la plateforme des échanges avec un compte suspect. Lequel s'était avéré être l'un de ceux qu'utilisait M. Shiraishi pour se présenter comme un «bourreau professionnel».<br />
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Il avait été condamné à mort en 2020 pour les meurtres de ses neuf victimes, âgées de 15 à 26 ans.<br />
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Lors du procès, ses avocats avaient plaidé pour la perpétuité, estimant que ses victimes avaient exprimé des pensées suicidaires sur les réseaux sociaux, et avaient ainsi consenti à leur mort.<br />
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Le tribunal n'avait pas retenu cet argument, jugeant que l'affaire a «provoqué une grande anxiété dans la société», et l'avait ainsi condamné à la peine de mort par pendaison, seule pratique utilisée au Japon pour la peine capitale. Il avait renoncé à faire appel.<br />
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«La dignité des victimes a été piétinée», avait déclaré le magistrat, ajoutant que M. Shiraishi s'en était pris à des personnes «psychologiquement fragiles».<br />
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Environ 100 condamnés à mort<br />
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Cette affaire avait choqué le Japon, pays où le taux de criminalité est très faible, et avait également eu un fort retentissement à l'international.<br />
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L'affaire du «tueur de Twitter», comme la presse nippone l'avait surnommé, avait ravivé au Japon des débats sur le contrôle des réseaux sociaux ainsi que sur le suicide et sa prévention. Le Japon a le plus fort taux de suicide parmi les pays industrialisés du G7.<br />
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Environ 100 prisonniers condamnés à mort attendent actuellement l'exécution de leur peine et parmi eux 49 ont demandé un nouveau procès, a précisé vendredi le ministre Keisuke Suzuki.<br />
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La loi japonaise stipule que les exécutions doivent avoir lieu dans un délai de six mois après l'épuisement de toutes les voies de recours.<br />
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Dans les faits, les condamnés restent souvent des années, voire des décennies, dans l'attente de leur exécution, dans des conditions d'isolement strict.<br />
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Le Japon et les États-Unis sont les seuls pays du G7, à appliquer la peine de mort, habituellement pour des personnes condamnées pour de multiples homicides.<br />
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Les autorités justifient son maintien par le soutien dont elle jouit parmi la population, malgré les critiques venues de l'étranger, en particulier des organisations de défense des droits humains.<br />
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La dernière exécution au Japon remontait à juillet 2022, avec la pendaison de Tomohiro Kato, condamné pour avoir tué sept personnes en 2008 à Akihabara en fonçant sur la foule avec un camion avant de poignarder des passants.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12426</guid>
      <pubDate>Fri, 27 Jun 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
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