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    <title>La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués — Japon</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/depeches?zonegeo=4</link>
    <description>Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort — Japon</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Sat, 10 Oct 2026 13:28:09 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Sun, 23 Aug 2026 19:29:12 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Japon: exécution d'un détenu condamné pour un incendie meurtrier</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12751</link>
      <description>Un condamné à mort a été exécuté vendredi au Japon pour l'incendie d'une salle de jeu en 2009 qui avait fait cinq morts, ont annoncé les autorités nippones.&#13;
&#13;
Il s'agit de la première exécution au Japon depuis l'arrivée au pouvoir de la Première ministre Sanae Takaichi en octobre dernier. La précédente, celle de Takahiro Shiraishi, le "tueur de Twitter", qui avait assassiné et démembré neuf personnes, remontait à juin 2025.&#13;
&#13;
Sunao Takami, l'homme de 58 ans exécuté vendredi, avait arrosé d'essence une salle de pachinko - sorte de jeu de billard vertical utilisant des billes métalliques - à Osaka, près de son domicile, avant d'y mettre le feu, tuant quatre clients et un employé.&#13;
&#13;
Le Japon et les Etats-Unis sont les seuls membres du G7 à recourir à la peine de mort. Malgré des critiques notamment sur la lenteur des procédures et les conditions d'exécution, l'opinion nippone y reste très majoritairement favorable.&#13;
&#13;
Selon une enquête du gouvernement menée en 2024, 83% des personnes interrogées estimaient la peine de mort "inévitable". L'étude a toutefois également montré que la proportion de ceux favorables à son abolition était passée à 17%, contre 9% cinq ans plus tôt.&#13;
&#13;
Le procédé fait néanmoins l'objet de vive critiques, les condamnés à mort n'étant généralement informés que le matin même de leur exécution imminente par pendaison.&#13;
&#13;
Avant l'exécution de 2025, la précédente remontait à juillet 2022, avec la pendaison de Tomohiro Kato, condamné pour avoir tué sept personnes en 2008 à Tokyo en fonçant sur la foule avec un camion avant de poignarder des passants.&#13;
&#13;
Il y a également eu trois exécutions en 2021, trois en 2019 et 15 en 2018, avait indiqué l'an dernier le ministère de la Justice à l'AFP.&#13;
&#13;
Parmi les personnes exécutées en 2018 figuraient le gourou Shoko Asahara et douze anciens membres de la secte apocalyptique Aum Shinrikyo, à l'origine de l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, qui avait fait 14 morts.&#13;
&#13;
- Erreurs judiciaires -&#13;
&#13;
La loi japonaise prévoit que les exécutions doivent être réalisées dans les six mois suivant un jugement définitif, une fois tous les recours épuisés.&#13;
&#13;
Dans les faits, cependant, la plupart des détenus attendent leur sentence pendant des années, voire des décennies, avec des conséquences parfois graves sur leur santé mentale.&#13;
&#13;
Plusieurs erreurs judiciaires se sont par ailleurs produites.&#13;
&#13;
Le cas le plus célèbre est celui d'Iwao Hakamada, qui a passé des décennies dans le couloir de la mort pour un quadruple meurtre commis en 1966 avant d'être finalement libéré en 2014 puis définitivement innocenté en 2024 à l'âge de 88 ans.&#13;
&#13;
Un tribunal a jugé que les enquêteurs avaient falsifié des preuves et a estimé que cet ancien boxeur avait subi des "interrogatoires inhumains destinés à lui arracher des aveux".&#13;
&#13;
Il a été le cinquième condamné à mort à obtenir un nouveau procès dans le Japon d'après-guerre. Les quatre affaires précédentes ont elles aussi débouché sur des acquittements.&#13;
&#13;
Les défenseurs des droits ont également dénoncé ce qu'ils qualifient de "justice de l'otage", une pratique consistant à maintenir des suspects en détention provisoire pendant de longues périodes et à faire pression sur eux pour qu'ils avouent.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un condamné à mort a été exécuté vendredi au Japon pour l'incendie d'une salle de jeu en 2009 qui avait fait cinq morts, ont annoncé les autorités nippones.<br />
<br />
Il s'agit de la première exécution au Japon depuis l'arrivée au pouvoir de la Première ministre Sanae Takaichi en octobre dernier. La précédente, celle de Takahiro Shiraishi, le "tueur de Twitter", qui avait assassiné et démembré neuf personnes, remontait à juin 2025.<br />
<br />
Sunao Takami, l'homme de 58 ans exécuté vendredi, avait arrosé d'essence une salle de pachinko - sorte de jeu de billard vertical utilisant des billes métalliques - à Osaka, près de son domicile, avant d'y mettre le feu, tuant quatre clients et un employé.<br />
<br />
Le Japon et les Etats-Unis sont les seuls membres du G7 à recourir à la peine de mort. Malgré des critiques notamment sur la lenteur des procédures et les conditions d'exécution, l'opinion nippone y reste très majoritairement favorable.<br />
<br />
Selon une enquête du gouvernement menée en 2024, 83% des personnes interrogées estimaient la peine de mort "inévitable". L'étude a toutefois également montré que la proportion de ceux favorables à son abolition était passée à 17%, contre 9% cinq ans plus tôt.<br />
<br />
Le procédé fait néanmoins l'objet de vive critiques, les condamnés à mort n'étant généralement informés que le matin même de leur exécution imminente par pendaison.<br />
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Avant l'exécution de 2025, la précédente remontait à juillet 2022, avec la pendaison de Tomohiro Kato, condamné pour avoir tué sept personnes en 2008 à Tokyo en fonçant sur la foule avec un camion avant de poignarder des passants.<br />
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Il y a également eu trois exécutions en 2021, trois en 2019 et 15 en 2018, avait indiqué l'an dernier le ministère de la Justice à l'AFP.<br />
<br />
Parmi les personnes exécutées en 2018 figuraient le gourou Shoko Asahara et douze anciens membres de la secte apocalyptique Aum Shinrikyo, à l'origine de l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, qui avait fait 14 morts.<br />
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- Erreurs judiciaires -<br />
<br />
La loi japonaise prévoit que les exécutions doivent être réalisées dans les six mois suivant un jugement définitif, une fois tous les recours épuisés.<br />
<br />
Dans les faits, cependant, la plupart des détenus attendent leur sentence pendant des années, voire des décennies, avec des conséquences parfois graves sur leur santé mentale.<br />
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Plusieurs erreurs judiciaires se sont par ailleurs produites.<br />
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Le cas le plus célèbre est celui d'Iwao Hakamada, qui a passé des décennies dans le couloir de la mort pour un quadruple meurtre commis en 1966 avant d'être finalement libéré en 2014 puis définitivement innocenté en 2024 à l'âge de 88 ans.<br />
<br />
Un tribunal a jugé que les enquêteurs avaient falsifié des preuves et a estimé que cet ancien boxeur avait subi des "interrogatoires inhumains destinés à lui arracher des aveux".<br />
<br />
Il a été le cinquième condamné à mort à obtenir un nouveau procès dans le Japon d'après-guerre. Les quatre affaires précédentes ont elles aussi débouché sur des acquittements.<br />
<br />
Les défenseurs des droits ont également dénoncé ce qu'ils qualifient de "justice de l'otage", une pratique consistant à maintenir des suspects en détention provisoire pendant de longues périodes et à faire pression sur eux pour qu'ils avouent.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12751</guid>
      <pubDate>Fri, 21 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Rapporteure générale sur la peine de mort : ‘L'abolition ne peut jamais être considérée comme acquise'</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12726</link>
      <description>Bien que plus des deux tiers des États dans le monde n'appliquent plus la peine de mort, « les événements récents nous rappellent que les progrès ne sont pas irréversibles, et que l'abolition ne peut jamais être considérée comme acquise », a déclaré aujourd'hui Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), rapporteure générale sur l'abolition de la peine de mort. Elle participait à une table ronde intitulée « La peine de mort dans un monde en mutation : comment réagir face à la résurgence actuelle ? », à l'occasion du 9ème Congrès mondial contre la peine de mort à Paris.&#13;
&#13;
Mme Veldhoen a souligné que cette régression s'observait en particulier au Moyen-Orient, où Israël* avait adopté une nouvelle législation visant à étendre le recours à la peine de mort, et où la Jordanie* avait récemment procédé à des exécutions, malgré un moratoire de facto sur les exécutions en vigueur depuis 2017. Elle a également mis en avant un bilan effroyable en Chine et en Iran. « Les situations de conflit armé donnent souvent lieu à des discours visant à justifier la réintroduction de la peine de mort ou son application progressive. Dans certains pays, la peine de mort est également utilisée comme outil pour réprimer l'opposition politique, faire taire les voix critiques et museler la société civile », a-t-elle déclaré. Elle a également noté des tendances inquiétantes au Japon et aux États-Unis.&#13;
&#13;
Dans ce contexte, elle a souligné que le Conseil de l'Europe avait toujours fait de l'abolition de la peine capitale une priorité absolue, « faisant du continent européen une zone exempte de peine de mort ». « Toute réintroduction de la peine de mort serait purement et simplement incompatible avec le maintien d'un État au sein de l'Organisation », a-t-elle déclaré. « Ce que nous devons promouvoir, c'est la justice, pas la vengeance ».&#13;
&#13;
Mme Veldhoen a souligné que les parlementaires, le pouvoir judiciaire et la jeunesse pouvaient jouer un rôle significatif pour relever le défi que représente la résurgence actuelle de la peine de mort. « Il est essentiel de veiller à ce que les nouvelles générations restent engagées en faveur de l'abolition », a-t-elle déclaré.&#13;
&#13;
Organisé par l'ONG française Ensemble contre la peine de mort (ECPM), ce congrès se tient à Paris du 30 juin au 2 juillet, et prévoit la participation d'acteurs politiques, institutionnels et juridiques, et de la société civile. Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, le Président de la Cour européenne des droits de l'homme, Mattias Guyomar, le Président français Emmanuel Macron, et d'autres membres de l'APCE ont pris part à cet évènement.&#13;
&#13;
* * *&#13;
&#13;
* La Knesset israélienne a le statut d'observateur auprès de l'APCE, et la Jordanie est « Partenaire pour la démocratie » de l'APCE.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Bien que plus des deux tiers des États dans le monde n'appliquent plus la peine de mort, « les événements récents nous rappellent que les progrès ne sont pas irréversibles, et que l'abolition ne peut jamais être considérée comme acquise », a déclaré aujourd'hui Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), rapporteure générale sur l'abolition de la peine de mort. Elle participait à une table ronde intitulée « La peine de mort dans un monde en mutation : comment réagir face à la résurgence actuelle ? », à l'occasion du 9ème Congrès mondial contre la peine de mort à Paris.<br />
<br />
Mme Veldhoen a souligné que cette régression s'observait en particulier au Moyen-Orient, où Israël* avait adopté une nouvelle législation visant à étendre le recours à la peine de mort, et où la Jordanie* avait récemment procédé à des exécutions, malgré un moratoire de facto sur les exécutions en vigueur depuis 2017. Elle a également mis en avant un bilan effroyable en Chine et en Iran. « Les situations de conflit armé donnent souvent lieu à des discours visant à justifier la réintroduction de la peine de mort ou son application progressive. Dans certains pays, la peine de mort est également utilisée comme outil pour réprimer l'opposition politique, faire taire les voix critiques et museler la société civile », a-t-elle déclaré. Elle a également noté des tendances inquiétantes au Japon et aux États-Unis.<br />
<br />
Dans ce contexte, elle a souligné que le Conseil de l'Europe avait toujours fait de l'abolition de la peine capitale une priorité absolue, « faisant du continent européen une zone exempte de peine de mort ». « Toute réintroduction de la peine de mort serait purement et simplement incompatible avec le maintien d'un État au sein de l'Organisation », a-t-elle déclaré. « Ce que nous devons promouvoir, c'est la justice, pas la vengeance ».<br />
<br />
Mme Veldhoen a souligné que les parlementaires, le pouvoir judiciaire et la jeunesse pouvaient jouer un rôle significatif pour relever le défi que représente la résurgence actuelle de la peine de mort. « Il est essentiel de veiller à ce que les nouvelles générations restent engagées en faveur de l'abolition », a-t-elle déclaré.<br />
<br />
Organisé par l'ONG française Ensemble contre la peine de mort (ECPM), ce congrès se tient à Paris du 30 juin au 2 juillet, et prévoit la participation d'acteurs politiques, institutionnels et juridiques, et de la société civile. Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, le Président de la Cour européenne des droits de l'homme, Mattias Guyomar, le Président français Emmanuel Macron, et d'autres membres de l'APCE ont pris part à cet évènement.<br />
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* * *<br />
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* La Knesset israélienne a le statut d'observateur auprès de l'APCE, et la Jordanie est « Partenaire pour la démocratie » de l'APCE.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12726</guid>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Assemblée parlementaire condamne la nouvelle loi israélienne qui étend la peine de mort 'de manière discriminatoire'</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12642</link>
      <description>L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a condamné l'adoption par la Knesset israélienne d'une loi étendant la peine de mort en Israël d'une manière qui « a des effets clairement discriminatoires à l'encontre des Palestiniens » et a exhorté Israël à l'abroger ou à l'invalider, et à s'abstenir de la mettre en œuvre.&#13;
&#13;
En approuvant un rapport de Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), l'Assemblée a déclaré que cette loi – qui fait actuellement l'objet d'un recours devant la Cour suprême d'Israël – représentait « un net recul par rapport à la position de longue date d'Israël sur le recours à la peine de mort » et était « incompatible avec les valeurs du Conseil de l'Europe ».&#13;
&#13;
La compatibilité de l'action d'Israël avec les exigences liées au statut d'observateur de la Knesset auprès de l'Assemblée devrait donc « faire l'objet d'un examen attentif », a déclaré l'Assemblée. Un rapport distinct sur la suspension du statut d'observateur est actuellement examiné par la Commission des affaires politiques de l'Assemblée.&#13;
&#13;
&#13;
Antoinette Chahine - qui a passé cinq ans dans le couloir de la mort au Liban après avoir été torturée pour qu'elle signe de faux aveux - s'est exprimée devant l'Assemblée dans le cadre du débat. « J'ai payé de mon sang, j'ai payé de mon corps », a-t-elle déclaré aux parlementaires, racontant comment son expérience de la torture l'avait incitée à militer contre la peine de mort après avoir été innocentée et libérée.&#13;
&#13;
Barbara Lochbihler, Commissaire à la Commission internationale contre la peine de mort, a souligné le paradoxe suivant : alors qu'un nombre croissant de pays soutient l'abolition, le nombre d'exécutions individuelles est en hausse : « Nous assistons simultanément aux progrès les plus importants et au plus grand nombre d'exécutions de toute une génération ».&#13;
&#13;
Dans sa résolution, l'Assemblée a réaffirmé la position du Conseil de l'Europe contre la peine capitale en toutes circonstances et en tous lieux, soulignant que toute réintroduction de la peine de mort par un État membre du Conseil de l'Europe serait incompatible avec son adhésion.&#13;
&#13;
Elle a encouragé les parlements de Jordanie et de Palestine, qui ont le statut de « partenaire pour la démocratie » auprès de l'APCE, à œuvrer en faveur de l'abolition de la peine de mort dans la législation, compte tenu de l'absence d'exécutions dans ces deux pays depuis plusieurs années, et a salué les « mesures positives » prises récemment par le Maroc, dont le parlement bénéficie également de ce statut.&#13;
&#13;
L'Assemblée a également condamné les exécutions en cours au Bélarus - actuellement le seul pays d'Europe à appliquer la peine capitale - et a appelé les États-Unis et le Japon, États observateurs du Conseil de l'Europe, à instaurer immédiatement un moratoire sur les exécutions, à commuer les peines et à mettre fin aux méthodes d'exécution cruelles.&#13;
&#13;
Le Conseil de l'Europe et l'Assemblée contribueront au prochain Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra à Paris en juin 2026, notamment en partageant leur expérience de la transformation progressive de l'Europe en un continent sans peine de mort.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a condamné l'adoption par la Knesset israélienne d'une loi étendant la peine de mort en Israël d'une manière qui « a des effets clairement discriminatoires à l'encontre des Palestiniens » et a exhorté Israël à l'abroger ou à l'invalider, et à s'abstenir de la mettre en œuvre.<br />
<br />
En approuvant un rapport de Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), l'Assemblée a déclaré que cette loi – qui fait actuellement l'objet d'un recours devant la Cour suprême d'Israël – représentait « un net recul par rapport à la position de longue date d'Israël sur le recours à la peine de mort » et était « incompatible avec les valeurs du Conseil de l'Europe ».<br />
<br />
La compatibilité de l'action d'Israël avec les exigences liées au statut d'observateur de la Knesset auprès de l'Assemblée devrait donc « faire l'objet d'un examen attentif », a déclaré l'Assemblée. Un rapport distinct sur la suspension du statut d'observateur est actuellement examiné par la Commission des affaires politiques de l'Assemblée.<br />
<br />
<br />
Antoinette Chahine - qui a passé cinq ans dans le couloir de la mort au Liban après avoir été torturée pour qu'elle signe de faux aveux - s'est exprimée devant l'Assemblée dans le cadre du débat. « J'ai payé de mon sang, j'ai payé de mon corps », a-t-elle déclaré aux parlementaires, racontant comment son expérience de la torture l'avait incitée à militer contre la peine de mort après avoir été innocentée et libérée.<br />
<br />
Barbara Lochbihler, Commissaire à la Commission internationale contre la peine de mort, a souligné le paradoxe suivant : alors qu'un nombre croissant de pays soutient l'abolition, le nombre d'exécutions individuelles est en hausse : « Nous assistons simultanément aux progrès les plus importants et au plus grand nombre d'exécutions de toute une génération ».<br />
<br />
Dans sa résolution, l'Assemblée a réaffirmé la position du Conseil de l'Europe contre la peine capitale en toutes circonstances et en tous lieux, soulignant que toute réintroduction de la peine de mort par un État membre du Conseil de l'Europe serait incompatible avec son adhésion.<br />
<br />
Elle a encouragé les parlements de Jordanie et de Palestine, qui ont le statut de « partenaire pour la démocratie » auprès de l'APCE, à œuvrer en faveur de l'abolition de la peine de mort dans la législation, compte tenu de l'absence d'exécutions dans ces deux pays depuis plusieurs années, et a salué les « mesures positives » prises récemment par le Maroc, dont le parlement bénéficie également de ce statut.<br />
<br />
L'Assemblée a également condamné les exécutions en cours au Bélarus - actuellement le seul pays d'Europe à appliquer la peine capitale - et a appelé les États-Unis et le Japon, États observateurs du Conseil de l'Europe, à instaurer immédiatement un moratoire sur les exécutions, à commuer les peines et à mettre fin aux méthodes d'exécution cruelles.<br />
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Le Conseil de l'Europe et l'Assemblée contribueront au prochain Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra à Paris en juin 2026, notamment en partageant leur expérience de la transformation progressive de l'Europe en un continent sans peine de mort.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12642</guid>
      <pubDate>Thu, 23 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>Le projet des jeunes Ambassadrices et Ambassadeurs contre la peine de mort présenté au Congrès régional sur la peine de mort</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12549</link>
      <description>Le 5ème Congrès régional sur la peine de mort, organisé par Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM) du 7 au 9 novembre 2025, à l'université de Rissho, à Tokyo, a rassemblé plusieurs centaines de participants, y compris des avocats, des universitaires, des représentants de la société civile, des journalistes, des diplomates, des anciens condamnés à mort, et des jeunes actifs dans le domaine des droits humains venant en particulier d'Asie de l'Est.&#13;
&#13;
Il a constitué une plateforme pour discuter de la peine capitale en Asie de l'Est, pour renforcer la coopération régionale, et développer des stratégies en vue du Congrès mondial contre la peine de mort prévu en 2026 à Paris. Durant trois jours, l'événement a notamment compris des sessions plénières, des tables rondes thématiques, des ateliers interactifs, et des sessions dédiées à la jeunesse.&#13;
&#13;
Une séquence clé de ce Congrès régional était une réunion, tenue le 8 novembre 2025, portant sur l'établissement d'un réseau international de jeunes ambassadrices et ambassadeurs pour l'abolition de la peine de mort. Cette session a rassemblé un groupe d'une vingtaine de jeunes venant du Japon, de Taïwan, de Singapour, de Malaisie et de Corée du Sud. La réunion était présidée par M. Gilberto Jeronimo, Ambassadeur du Portugal au Japon et ancien Représentant permanent du Portugal auprès du Conseil de l'Europe où il assumait également le rôle de chef de file pour l'abolition de la peine de mort, ainsi que par M. Nicolas Perron, Directeur des programmes d'ECPM. Elle a permis aux participants d'apprendre, d'échanger, et d'identifier des idées concrètes pour promouvoir l'abolition dans la région.&#13;
&#13;
Pendant cette réunion, les intervenants  ont présenté les séminaires « La mort n'est pas la Justice - plaidoyer et sensibilisation pour l'abolition de la peine de mort » organisés en Europe ainsi que le concept de jeunes ambassadrices en ambassadeurs contre la peine de mort. Chaque jeune participant a évoqué la situation de la peine de mort dans son pays, le rôle de la jeunesse dans la promotion de l'abolition, et les défis liés à la sensibilisation de la population sur ce sujet. La réunion leur a offert une occasion de se mettre en contact, de partager leurs expériences, et d'explorer des possibilités de coopération après le Congrès régional. De plus, elle visait également à contribuer à préparer l'implication de la jeunesse au Congrès mondial en 2026.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le 5ème Congrès régional sur la peine de mort, organisé par Ensemble Contre la Peine de Mort (ECPM) du 7 au 9 novembre 2025, à l'université de Rissho, à Tokyo, a rassemblé plusieurs centaines de participants, y compris des avocats, des universitaires, des représentants de la société civile, des journalistes, des diplomates, des anciens condamnés à mort, et des jeunes actifs dans le domaine des droits humains venant en particulier d'Asie de l'Est.<br />
<br />
Il a constitué une plateforme pour discuter de la peine capitale en Asie de l'Est, pour renforcer la coopération régionale, et développer des stratégies en vue du Congrès mondial contre la peine de mort prévu en 2026 à Paris. Durant trois jours, l'événement a notamment compris des sessions plénières, des tables rondes thématiques, des ateliers interactifs, et des sessions dédiées à la jeunesse.<br />
<br />
Une séquence clé de ce Congrès régional était une réunion, tenue le 8 novembre 2025, portant sur l'établissement d'un réseau international de jeunes ambassadrices et ambassadeurs pour l'abolition de la peine de mort. Cette session a rassemblé un groupe d'une vingtaine de jeunes venant du Japon, de Taïwan, de Singapour, de Malaisie et de Corée du Sud. La réunion était présidée par M. Gilberto Jeronimo, Ambassadeur du Portugal au Japon et ancien Représentant permanent du Portugal auprès du Conseil de l'Europe où il assumait également le rôle de chef de file pour l'abolition de la peine de mort, ainsi que par M. Nicolas Perron, Directeur des programmes d'ECPM. Elle a permis aux participants d'apprendre, d'échanger, et d'identifier des idées concrètes pour promouvoir l'abolition dans la région.<br />
<br />
Pendant cette réunion, les intervenants  ont présenté les séminaires « La mort n'est pas la Justice - plaidoyer et sensibilisation pour l'abolition de la peine de mort » organisés en Europe ainsi que le concept de jeunes ambassadrices en ambassadeurs contre la peine de mort. Chaque jeune participant a évoqué la situation de la peine de mort dans son pays, le rôle de la jeunesse dans la promotion de l'abolition, et les défis liés à la sensibilisation de la population sur ce sujet. La réunion leur a offert une occasion de se mettre en contact, de partager leurs expériences, et d'explorer des possibilités de coopération après le Congrès régional. De plus, elle visait également à contribuer à préparer l'implication de la jeunesse au Congrès mondial en 2026.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12549</guid>
      <pubDate>Thu, 04 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>Japon: Un homme condamné à mort pour le meurtre de quatre personnes</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12498</link>
      <description>Un Japonais a été condamné à mort pour le meurtre de quatre personnes, dont deux policiers, lors d'une rare attaque combinant arme à feu et couteau en 2023, a annoncé un tribunal de Nagano mardi.&#13;
&#13;
Le Japon, qui a un faible taux de criminalité, possède les lois parmi les plus strictes au monde en matière de possession d'armes à feu, et les crimes violents sont rares.&#13;
&#13;
Masanori Aoki, 34 ans, a été arrêté en mai 2023 après avoir poignardé deux femmes dans son quartier rural de la région centrale de Nagano puis tiré avec une arme de chasse sur deux policiers arrivés sur les lieux.&#13;
&#13;
Joint par l'AFP, un responsable du tribunal a confirmé la sentence prononcée par le juge Masashi Sakata.&#13;
&#13;
"Ce crime odieux, qui a coûté la vie à quatre âmes précieuses, ne mérite aucune clémence et mérite la condamnation la plus forte", a déclaré, selon la chaîne de télévision publique NHK, le juge en rendant son verdict qui suivait les réquisitions du parquet.&#13;
&#13;
Son avocat avait plaidé contre la peine de mort en arguant d'une capacité mentale diminuée.&#13;
&#13;
Le Japon et les Etats-Unis sont les seuls pays du G7, à appliquer la peine de mort, habituellement pour des personnes condamnées pour de multiples homicides. Au Japon, où il existe dans l'opinion un fort soutien pour cette sentence, environ 100 prisonniers condamnés à mort attendent leur exécution.&#13;
&#13;
Le dernier condamné à mort exécuté a été pendu -seule méthode utilisée dans l'archipel- fin juin. Surnommé le "tueur de Twitter", Takahiro Shiraishi, 34 ans, avait été condamné pour avoir assassiné et démembré neuf personnes rencontrées en ligne.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un Japonais a été condamné à mort pour le meurtre de quatre personnes, dont deux policiers, lors d'une rare attaque combinant arme à feu et couteau en 2023, a annoncé un tribunal de Nagano mardi.<br />
<br />
Le Japon, qui a un faible taux de criminalité, possède les lois parmi les plus strictes au monde en matière de possession d'armes à feu, et les crimes violents sont rares.<br />
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Masanori Aoki, 34 ans, a été arrêté en mai 2023 après avoir poignardé deux femmes dans son quartier rural de la région centrale de Nagano puis tiré avec une arme de chasse sur deux policiers arrivés sur les lieux.<br />
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Joint par l'AFP, un responsable du tribunal a confirmé la sentence prononcée par le juge Masashi Sakata.<br />
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"Ce crime odieux, qui a coûté la vie à quatre âmes précieuses, ne mérite aucune clémence et mérite la condamnation la plus forte", a déclaré, selon la chaîne de télévision publique NHK, le juge en rendant son verdict qui suivait les réquisitions du parquet.<br />
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Son avocat avait plaidé contre la peine de mort en arguant d'une capacité mentale diminuée.<br />
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Le Japon et les Etats-Unis sont les seuls pays du G7, à appliquer la peine de mort, habituellement pour des personnes condamnées pour de multiples homicides. Au Japon, où il existe dans l'opinion un fort soutien pour cette sentence, environ 100 prisonniers condamnés à mort attendent leur exécution.<br />
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Le dernier condamné à mort exécuté a été pendu -seule méthode utilisée dans l'archipel- fin juin. Surnommé le "tueur de Twitter", Takahiro Shiraishi, 34 ans, avait été condamné pour avoir assassiné et démembré neuf personnes rencontrées en ligne.]]></content:encoded>
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      <pubDate>Tue, 14 Oct 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
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