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    <title>La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués — Iran</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/depeches?zonegeo=69</link>
    <description>Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort — Iran</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Tue, 14 Apr 2026 18:00:52 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Mon, 06 Apr 2026 22:16:34 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>L'Iran exécute un autre manifestant condamné pour des « liens avec Israël et les États-Unis »</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12616</link>
      <description>L'Iran a de nouveau exécuté lundi un homme reconnu coupable d'avoir agi pour le compte d'Israël et des États-Unis lors de la vague de manifestations antigouvernementales ayant éclaté plus tôt cette année, a annoncé le pouvoir judiciaire. Cette nouvelle exécution vient s'ajouter à celles de deux autres manifestants annoncées la veille.&#13;
&#13;
« Ali Fahim, l'un des éléments ennemis impliqués dans les émeutes terroristes (...) a été pendu après que la Cour suprême a (...) confirmé le verdict », a indiqué le site Mizan Online du pouvoir judiciaire.&#13;
&#13;
Il s'agit de la dernière exécution liée aux manifestations d'ampleur nationale ayant éclaté en Iran fin décembre contre la hausse du coût de la vie, avant de se transformer en soulèvement contre le régime de la République islamique, avec un pic les 8 et 9 janvier, réprimé dans le sang par le pouvoir iranien.&#13;
&#13;
Mizan a indiqué qu'Ali Fahim avait été jugé pour avoir participé à des actions contre l'Iran pour le compte du « régime sioniste et des États-Unis », ainsi que pour avoir « pénétré dans un site militaire afin de s'emparer d'armes ». Ces chefs d'accusation sont régulièrement utilisés par la justice iranienne contre les manifestants.&#13;
&#13;
Les autorités iraniennes ont déclaré que les manifestations avaient commencé pacifiquement avant de se transformer en « émeutes fomentées par l'étranger ». Le pouvoir a reconnu plus de 3 000 morts dans les manifestations, mais impute les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.&#13;
&#13;
L'ONG américaine HRANA (Human Rights Activists News Agency) a quant à elle elle recensé plus de 7 000 morts, en grande majorité des manifestants, et a prévenu que le bilan pourrait être bien plus lourd. Certaines estimations, non vérifiées, publiées par d'autres ONG font état d'environ 30 000 morts.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Iran a de nouveau exécuté lundi un homme reconnu coupable d'avoir agi pour le compte d'Israël et des États-Unis lors de la vague de manifestations antigouvernementales ayant éclaté plus tôt cette année, a annoncé le pouvoir judiciaire. Cette nouvelle exécution vient s'ajouter à celles de deux autres manifestants annoncées la veille.<br />
<br />
« Ali Fahim, l'un des éléments ennemis impliqués dans les émeutes terroristes (...) a été pendu après que la Cour suprême a (...) confirmé le verdict », a indiqué le site Mizan Online du pouvoir judiciaire.<br />
<br />
Il s'agit de la dernière exécution liée aux manifestations d'ampleur nationale ayant éclaté en Iran fin décembre contre la hausse du coût de la vie, avant de se transformer en soulèvement contre le régime de la République islamique, avec un pic les 8 et 9 janvier, réprimé dans le sang par le pouvoir iranien.<br />
<br />
Mizan a indiqué qu'Ali Fahim avait été jugé pour avoir participé à des actions contre l'Iran pour le compte du « régime sioniste et des États-Unis », ainsi que pour avoir « pénétré dans un site militaire afin de s'emparer d'armes ». Ces chefs d'accusation sont régulièrement utilisés par la justice iranienne contre les manifestants.<br />
<br />
Les autorités iraniennes ont déclaré que les manifestations avaient commencé pacifiquement avant de se transformer en « émeutes fomentées par l'étranger ». Le pouvoir a reconnu plus de 3 000 morts dans les manifestations, mais impute les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.<br />
<br />
L'ONG américaine HRANA (Human Rights Activists News Agency) a quant à elle elle recensé plus de 7 000 morts, en grande majorité des manifestants, et a prévenu que le bilan pourrait être bien plus lourd. Certaines estimations, non vérifiées, publiées par d'autres ONG font état d'environ 30 000 morts.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12616</guid>
      <pubDate>Mon, 06 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Un autre manifestant pendu en Iran, où les exécutions en temps de guerre s'intensifient</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12619</link>
      <description>&#13;
L'Iran a pendu lundi un autre homme condamné à mort en lien avec les manifestations de janvier, alors que les exécutions de personnes considérées par des ONG comme des prisonniers politiques se multiplient sur fond de guerre contre Israël et les États-Unis.&#13;
&#13;
Ali Fahim, 23 ans, a été pendu après avoir été reconnu coupable d'implication dans une attaque contre une base de la milice Bassidj des Gardiens de la Révolution à Téhéran pendant les manifestations, selon des ONG qui ont suivi l'affaire.&#13;
&#13;
Le site du pouvoir judiciaire, Mizan Online, l'a décrit comme « l'un des éléments ennemis impliqués dans les émeutes terroristes », précisant qu'il avait été exécuté après validation du verdict initial par la Cour suprême.&#13;
&#13;
Sept hommes, dont M. Fahim, avaient été condamnés à mort en février pour cet incident. Quatre d'entre eux, dont deux adolescents, ont depuis été exécutés, laissant les trois autres exposés à un risque imminent d'exécution, selon les ONG.&#13;
&#13;
Après une première pause consécutive au déclenchement de la guerre le 28 février, les autorités iraniennes ont exécuté, au cours des huit derniers jours, dix « prisonniers politiques », selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège.&#13;
&#13;
Sur cette période, quatre personnes ont été pendues en lien avec les manifestations, tandis que six autres ont été exécutées pour appartenance au groupe d'opposition interdit des Moudjahidine du peuple (MEK).&#13;
&#13;
Selon IHR, M. Fahim et ses coaccusés ont été « soumis à la torture et privés d'accès à un avocat », puis condamnés à mort à l'issue d'un procès expéditif « grossièrement inéquitable », présidé par le juge Abolqasem Salavati.&#13;
&#13;
Ce juge a été sanctionné en 2019 par les États-Unis, qui affirment qu'il est connu comme le « juge de la mort » en raison de son recours fréquent à la peine capitale.&#13;
&#13;
« Ces exécutions s'inscrivent dans la stratégie de survie de la République islamique, qui mène une guerre contre son propre peuple à l'ombre d'un conflit extérieur », a déclaré le directeur d'IHR, Mahmood Amiry-Moghaddam.&#13;
&#13;
« La communauté internationale doit réagir d'urgence. La situation des prisonniers et l'usage systématique de la peine de mort par le régime doivent devenir une condition centrale de toute négociation ou engagement avec la République islamique », a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
« Semer la peur » &#13;
&#13;
Mizan a indiqué que M. Fahim avait été condamné pour avoir agi contre l'Iran au profit du « régime sioniste et des États-Unis », ainsi que pour s'être introduit sur un site militaire classifié afin de s'emparer d'armes.&#13;
&#13;
Les manifestations nationales ont été réprimées avec brutalité par les autorités, une répression qui, selon les ONG, a fait des milliers de morts.&#13;
&#13;
L'Iran a exécuté dimanche deux hommes : Mohammad-Amin Biglari, 19 ans, et Shahin Vahedparast, 30 ans. Le pays a également pendu jeudi Amir Hossein Hatami, 18 ans. Tous trois avaient été condamnés dans la même affaire.&#13;
&#13;
Leurs exécutions ont été confirmées par le pouvoir judiciaire iranien, leurs âges ayant été fournis par les ONG.&#13;
&#13;
Pour Amnesty International, ces exécutions montrent que le système judiciaire est « un outil de répression, envoyant des individus à la potence pour semer la peur et se venger de ceux qui réclament un changement politique fondamental ».&#13;
&#13;
Ces exécutions interviennent alors que l'Iran est en guerre contre Israël et les États-Unis, un conflit déclenché le 28 février par des frappes conjointes ayant tué le guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, embrasant depuis lors le Moyen-Orient.&#13;
&#13;
Le 19 mars, l'Iran a également exécuté trois hommes accusés d'avoir tué des policiers lors des manifestations de janvier, lors des premières pendaisons liées à ces protestations.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<br />
L'Iran a pendu lundi un autre homme condamné à mort en lien avec les manifestations de janvier, alors que les exécutions de personnes considérées par des ONG comme des prisonniers politiques se multiplient sur fond de guerre contre Israël et les États-Unis.<br />
<br />
Ali Fahim, 23 ans, a été pendu après avoir été reconnu coupable d'implication dans une attaque contre une base de la milice Bassidj des Gardiens de la Révolution à Téhéran pendant les manifestations, selon des ONG qui ont suivi l'affaire.<br />
<br />
Le site du pouvoir judiciaire, Mizan Online, l'a décrit comme « l'un des éléments ennemis impliqués dans les émeutes terroristes », précisant qu'il avait été exécuté après validation du verdict initial par la Cour suprême.<br />
<br />
Sept hommes, dont M. Fahim, avaient été condamnés à mort en février pour cet incident. Quatre d'entre eux, dont deux adolescents, ont depuis été exécutés, laissant les trois autres exposés à un risque imminent d'exécution, selon les ONG.<br />
<br />
Après une première pause consécutive au déclenchement de la guerre le 28 février, les autorités iraniennes ont exécuté, au cours des huit derniers jours, dix « prisonniers politiques », selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège.<br />
<br />
Sur cette période, quatre personnes ont été pendues en lien avec les manifestations, tandis que six autres ont été exécutées pour appartenance au groupe d'opposition interdit des Moudjahidine du peuple (MEK).<br />
<br />
Selon IHR, M. Fahim et ses coaccusés ont été « soumis à la torture et privés d'accès à un avocat », puis condamnés à mort à l'issue d'un procès expéditif « grossièrement inéquitable », présidé par le juge Abolqasem Salavati.<br />
<br />
Ce juge a été sanctionné en 2019 par les États-Unis, qui affirment qu'il est connu comme le « juge de la mort » en raison de son recours fréquent à la peine capitale.<br />
<br />
« Ces exécutions s'inscrivent dans la stratégie de survie de la République islamique, qui mène une guerre contre son propre peuple à l'ombre d'un conflit extérieur », a déclaré le directeur d'IHR, Mahmood Amiry-Moghaddam.<br />
<br />
« La communauté internationale doit réagir d'urgence. La situation des prisonniers et l'usage systématique de la peine de mort par le régime doivent devenir une condition centrale de toute négociation ou engagement avec la République islamique », a-t-il ajouté.<br />
<br />
« Semer la peur » <br />
<br />
Mizan a indiqué que M. Fahim avait été condamné pour avoir agi contre l'Iran au profit du « régime sioniste et des États-Unis », ainsi que pour s'être introduit sur un site militaire classifié afin de s'emparer d'armes.<br />
<br />
Les manifestations nationales ont été réprimées avec brutalité par les autorités, une répression qui, selon les ONG, a fait des milliers de morts.<br />
<br />
L'Iran a exécuté dimanche deux hommes : Mohammad-Amin Biglari, 19 ans, et Shahin Vahedparast, 30 ans. Le pays a également pendu jeudi Amir Hossein Hatami, 18 ans. Tous trois avaient été condamnés dans la même affaire.<br />
<br />
Leurs exécutions ont été confirmées par le pouvoir judiciaire iranien, leurs âges ayant été fournis par les ONG.<br />
<br />
Pour Amnesty International, ces exécutions montrent que le système judiciaire est « un outil de répression, envoyant des individus à la potence pour semer la peur et se venger de ceux qui réclament un changement politique fondamental ».<br />
<br />
Ces exécutions interviennent alors que l'Iran est en guerre contre Israël et les États-Unis, un conflit déclenché le 28 février par des frappes conjointes ayant tué le guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei, embrasant depuis lors le Moyen-Orient.<br />
<br />
Le 19 mars, l'Iran a également exécuté trois hommes accusés d'avoir tué des policiers lors des manifestations de janvier, lors des premières pendaisons liées à ces protestations.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12619</guid>
      <pubDate>Mon, 06 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Iran a exécuté deux hommes condamnés pour des liens avec Israël lors des manifestations</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12617</link>
      <description>Les autorités iraniennes ont exécuté dimanche par pendaison deux hommes reconnus coupables d'avoir agi pour le compte d'Israël et des États-Unis lors de la vague de manifestations antigouvernementales du début de l'année, a annoncé le pouvoir judiciaire.&#13;
&#13;
« Mohammad-Amin Biglari et Shahin Vahedparast [...] ont été pendus après réexamen de l'affaire et confirmation du verdict définitif par la Cour suprême », a indiqué le site Mizan du pouvoir judiciaire, ajoutant que les deux hommes avaient pris part aux manifestations ayant atteint leur point culminant en janvier, avant le déclenchement de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.&#13;
&#13;
La contestation avait éclaté fin décembre à cause de la hausse du coût de la vie, avant de se propager et de se transformer en rassemblements antigouvernementaux.&#13;
&#13;
Les autorités ont déclaré que les manifestations avaient commencé pacifiquement avant de dégénérer en « émeutes fomentées par l'étranger », impliquant des homicides et des actes de vandalisme.&#13;
&#13;
Désormais en guerre contre les États-Unis et Israël après leur attaque conjointe du 28 février, l'Iran a procédé ces derniers jours à plusieurs exécutions de personnes liées aux manifestations ou à des groupes d'opposition, notamment des membres de l'Organisation des moudjahidines du peuple d'Iran (MEK), interdiction qui prévaut dans le pays pour cette entité désignée comme « terroriste ».&#13;
&#13;
Samedi, l'Iran a exécuté deux membres du MEK, après que quatre autres membres condamnés de ce groupe eurent été pendus plus tôt dans la semaine.&#13;
&#13;
Jeudi, les autorités ont exécuté un jeune homme de 18 ans reconnu coupable d'avoir œuvré pour le compte d'Israël et des États-Unis pendant les manifestations, après trois autres exécutions pour les mêmes motifs en mars.&#13;
&#13;
Le pouvoir a reconnu plus de 3000 morts dans les manifestations, mais impute les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.&#13;
&#13;
L'ONG américaine HRANA (Human Rights Activists News Agency) a, quant à elle, recensé plus de 7000 morts, en grande majorité des manifestants, et a prévenu que le bilan pourrait être bien plus lourd.&#13;
&#13;
L'Iran occupe le deuxième rang mondial pour le nombre d'exécutions après la Chine, selon certains groupes de défense des droits de la personne, dont Amnesty International.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Les autorités iraniennes ont exécuté dimanche par pendaison deux hommes reconnus coupables d'avoir agi pour le compte d'Israël et des États-Unis lors de la vague de manifestations antigouvernementales du début de l'année, a annoncé le pouvoir judiciaire.<br />
<br />
« Mohammad-Amin Biglari et Shahin Vahedparast [...] ont été pendus après réexamen de l'affaire et confirmation du verdict définitif par la Cour suprême », a indiqué le site Mizan du pouvoir judiciaire, ajoutant que les deux hommes avaient pris part aux manifestations ayant atteint leur point culminant en janvier, avant le déclenchement de l'offensive américano-israélienne contre l'Iran.<br />
<br />
La contestation avait éclaté fin décembre à cause de la hausse du coût de la vie, avant de se propager et de se transformer en rassemblements antigouvernementaux.<br />
<br />
Les autorités ont déclaré que les manifestations avaient commencé pacifiquement avant de dégénérer en « émeutes fomentées par l'étranger », impliquant des homicides et des actes de vandalisme.<br />
<br />
Désormais en guerre contre les États-Unis et Israël après leur attaque conjointe du 28 février, l'Iran a procédé ces derniers jours à plusieurs exécutions de personnes liées aux manifestations ou à des groupes d'opposition, notamment des membres de l'Organisation des moudjahidines du peuple d'Iran (MEK), interdiction qui prévaut dans le pays pour cette entité désignée comme « terroriste ».<br />
<br />
Samedi, l'Iran a exécuté deux membres du MEK, après que quatre autres membres condamnés de ce groupe eurent été pendus plus tôt dans la semaine.<br />
<br />
Jeudi, les autorités ont exécuté un jeune homme de 18 ans reconnu coupable d'avoir œuvré pour le compte d'Israël et des États-Unis pendant les manifestations, après trois autres exécutions pour les mêmes motifs en mars.<br />
<br />
Le pouvoir a reconnu plus de 3000 morts dans les manifestations, mais impute les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.<br />
<br />
L'ONG américaine HRANA (Human Rights Activists News Agency) a, quant à elle, recensé plus de 7000 morts, en grande majorité des manifestants, et a prévenu que le bilan pourrait être bien plus lourd.<br />
<br />
L'Iran occupe le deuxième rang mondial pour le nombre d'exécutions après la Chine, selon certains groupes de défense des droits de la personne, dont Amnesty International.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12617</guid>
      <pubDate>Sun, 05 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Iran exécute un jeune homme de 18 ans</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12618</link>
      <description>(Paris) Les autorités iraniennes ont annoncé jeudi l'exécution d'un jeune homme de 18 ans reconnu coupable d'avoir oeuvré pour le compte d'Israël et des États-Unis lors des manifestations qui ont secoué en janvier l'Iran, désormais en guerre contre ces pays.&#13;
&#13;
« Amir-Hossein Hatami a été pendu à l'aube aujourd'hui » pour avoir commis des actes « portant atteinte à la sécurité nationale pour le compte du régime sioniste et des États-Unis », a indiqué le site d'information Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire.&#13;
&#13;
Le communiqué précise que ces actes incluent une tentative d'intrusion dans un « centre militaire » afin de « s'emparer des armes qui y étaient stockées ».  &#13;
&#13;
Le jeune homme avait été condamné à mort en février avec six autres personnes et a été pendu jeudi dans la prison de Ghezel Hesar, près de Téhéran, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège.&#13;
&#13;
Il a été « soumis à la torture et condamné sur la base d'aveux extorqués, lors d'un simulacre de procès », a dénoncé le directeur de l'ONG, Mahmood Amiry-Moghaddam, cité dans un communiqué.&#13;
&#13;
L'ONG Amnistie internationale s'est pour sa part dite « révoltée par l'exécution arbitraire de ce manifestant adolescent », qualifiant son procès de « profondément inique », et soulignant qu'il avait été condamné à mort moins d'un mois après son arrestation.&#13;
&#13;
Il s'agit de la quatrième exécution liée aux manifestations ayant éclaté en Iran fin décembre contre la hausse du coût de la vie, avant de se muer en vaste mouvement de contestation du pouvoir, qui a culminé les 8 et 9 janvier.  &#13;
&#13;
Le 19 mars, les autorités iraniennes avaient exécuté trois personnes reconnues coupables d'avoir tué des policiers et mené des opérations en faveur des États-Unis et d'Israël, les premières liées au mouvement.  &#13;
&#13;
Le régime a reconnu plus de 3000 morts dans les manifestations, mais impute les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.&#13;
&#13;
L'ONG américaine HRANA (Human Rights Activists News Agency) a elle recensé plus de 7000 morts, en grande majorité des manifestants, prévenant que le bilan pourrait être bien plus lourd.&#13;
&#13;
L'exécution jeudi intervient dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran qui ont provoqué la mort du guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei.&#13;
&#13;
Depuis, les annonces des pendaisons s'enchaînent : cette semaine, quatre hommes accusés d'avoir voulu renverser le régime et d'appartenir aux Moudjahidine du Peuple (MEK), une organisation en exil depuis les années 1980 et classée comme « terroriste » par Téhéran, ont été pendus.&#13;
&#13;
« Sur les seules deux dernières semaines, trois manifestants et quatre prisonniers politiques ont été exécutés et des centaines d'autres encourent un risque imminent », a résumé le directeur de l'ONG IHR.&#13;
&#13;
Amnistie internationale avait pour sa part dénoncé mercredi « l'instrumentalisation de la peine de mort » en pleine guerre par les autorités iraniennes pour « éradiquer les voix dissidentes et terroriser la population ».  </description>
      <content:encoded><![CDATA[(Paris) Les autorités iraniennes ont annoncé jeudi l'exécution d'un jeune homme de 18 ans reconnu coupable d'avoir oeuvré pour le compte d'Israël et des États-Unis lors des manifestations qui ont secoué en janvier l'Iran, désormais en guerre contre ces pays.<br />
<br />
« Amir-Hossein Hatami a été pendu à l'aube aujourd'hui » pour avoir commis des actes « portant atteinte à la sécurité nationale pour le compte du régime sioniste et des États-Unis », a indiqué le site d'information Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire.<br />
<br />
Le communiqué précise que ces actes incluent une tentative d'intrusion dans un « centre militaire » afin de « s'emparer des armes qui y étaient stockées ».  <br />
<br />
Le jeune homme avait été condamné à mort en février avec six autres personnes et a été pendu jeudi dans la prison de Ghezel Hesar, près de Téhéran, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège.<br />
<br />
Il a été « soumis à la torture et condamné sur la base d'aveux extorqués, lors d'un simulacre de procès », a dénoncé le directeur de l'ONG, Mahmood Amiry-Moghaddam, cité dans un communiqué.<br />
<br />
L'ONG Amnistie internationale s'est pour sa part dite « révoltée par l'exécution arbitraire de ce manifestant adolescent », qualifiant son procès de « profondément inique », et soulignant qu'il avait été condamné à mort moins d'un mois après son arrestation.<br />
<br />
Il s'agit de la quatrième exécution liée aux manifestations ayant éclaté en Iran fin décembre contre la hausse du coût de la vie, avant de se muer en vaste mouvement de contestation du pouvoir, qui a culminé les 8 et 9 janvier.  <br />
<br />
Le 19 mars, les autorités iraniennes avaient exécuté trois personnes reconnues coupables d'avoir tué des policiers et mené des opérations en faveur des États-Unis et d'Israël, les premières liées au mouvement.  <br />
<br />
Le régime a reconnu plus de 3000 morts dans les manifestations, mais impute les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.<br />
<br />
L'ONG américaine HRANA (Human Rights Activists News Agency) a elle recensé plus de 7000 morts, en grande majorité des manifestants, prévenant que le bilan pourrait être bien plus lourd.<br />
<br />
L'exécution jeudi intervient dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée le 28 février par des frappes américano-israéliennes sur l'Iran qui ont provoqué la mort du guide suprême de la République islamique, Ali Khamenei.<br />
<br />
Depuis, les annonces des pendaisons s'enchaînent : cette semaine, quatre hommes accusés d'avoir voulu renverser le régime et d'appartenir aux Moudjahidine du Peuple (MEK), une organisation en exil depuis les années 1980 et classée comme « terroriste » par Téhéran, ont été pendus.<br />
<br />
« Sur les seules deux dernières semaines, trois manifestants et quatre prisonniers politiques ont été exécutés et des centaines d'autres encourent un risque imminent », a résumé le directeur de l'ONG IHR.<br />
<br />
Amnistie internationale avait pour sa part dénoncé mercredi « l'instrumentalisation de la peine de mort » en pleine guerre par les autorités iraniennes pour « éradiquer les voix dissidentes et terroriser la population ».  ]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12618</guid>
      <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Moyen-Orient : l'ONU dénonce le durcissement de la répression de la liberté d'expression</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12605</link>
      <description>La liberté d'expression et l'espace civique subissent un recul alarmant à travers le Moyen-Orient, sur fond d'escalade militaire liée aux frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, a averti mercredi le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.&#13;
Selon lui, la région connaît une « sécuritisation » accrue de l'espace civique, marquée par des restrictions sévères visant les personnes exerçant leur droit à la liberté d'expression et de réunion pacifique. « Des vagues d'arrestations et des mesures de répression généralisées, souvent fondées sur des accusations vagues, ont un effet profondément dissuasif », a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.&#13;
&#13;
Des milliers de personnes arrêtées en Iran&#13;
&#13;
En Iran, plus de 2.300 personnes auraient été arrêtées depuis le début du conflit, notamment pour des accusations liées à la sécurité nationale, à la dissidence ou à une prétendue « coopération avec l'ennemi ».&#13;
&#13;
De nombreux détenus seraient maintenus dans des conditions alarmantes et soumis à des procédures accélérées ne respectant pas les garanties d'un procès équitable. Huit exécutions ont déjà été signalées, dont certaines en lien avec des manifestations, tandis que des dizaines d'autres condamnés, y compris des mineurs, risquent la peine capitale.&#13;
&#13;
« C'est scandaleux », a dénoncé M. Türk, appelant à un arrêt immédiat des exécutions et à la protection des droits fondamentaux de la population iranienne. Il a également exprimé son inquiétude face à la coupure quasi totale de l'Internet dans le pays, entrée dans sa cinquième semaine.&#13;
&#13;
Bahreïn, Qatar, Koweït, Jordanie, Emirats arabes unis&#13;
&#13;
Au-delà de l'Iran, des tendances similaires sont observées dans plusieurs pays de la région. Dans le Territoire palestinien occupé, les autorités israéliennes ont annoncé l'arrestation de 200 Palestiniens pour des publications sur les réseaux sociaux ou des accusations « d'incitation » à la violence. Les opérations militaires israéliennes en Cisjordanie se sont intensifiées, accompagnées de restrictions accrues de circulation et d'incidents violents visant des civils. &#13;
&#13;
À Bahreïn, la mort en détention de l'activiste Mohammed Al-Mousawi, sur fond d'allégations de torture, suscite de vives préoccupations. D'autres arrestations, y compris de ressortissants étrangers, ont été signalées pour des contenus partagés en ligne, certains accusés risquant la peine de mort.&#13;
&#13;
Des centaines de personnes ont également été interpellées au Qatar et aux Émirats arabes unis pour avoir filmé ou diffusé des informations liées au conflit. Au Koweït, un nouveau décret criminalise la diffusion de contenus susceptibles de « porter atteinte au prestige de l'armée ». En Jordanie, plusieurs critiques ont été arrêtés, parfois sans base juridique claire. &#13;
&#13;
Selon le chef des droits de l'homme de l'ONU, les mesures répressives prises dans la région reposent souvent sur des justifications sécuritaires floues, utilisées pour restreindre davantage les libertés fondamentales, en particulier celles des minorités et des groupes marginalisés.&#13;
&#13;
M. Türk a rappelé que, même en période de crise, toute restriction à la liberté d'expression doit rester strictement nécessaire, proportionnée et limitée dans le temps. Il a appelé à la libération immédiate des personnes détenues arbitrairement et insisté sur le droit de chacun à un procès équitable.&#13;
&#13;
Enfin, il a mis en garde contre les atteintes croissantes à la liberté de la presse, soulignant que l'indépendance des médias est essentielle pour garantir la redevabilité des gouvernements.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La liberté d'expression et l'espace civique subissent un recul alarmant à travers le Moyen-Orient, sur fond d'escalade militaire liée aux frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, a averti mercredi le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.<br />
Selon lui, la région connaît une « sécuritisation » accrue de l'espace civique, marquée par des restrictions sévères visant les personnes exerçant leur droit à la liberté d'expression et de réunion pacifique. « Des vagues d'arrestations et des mesures de répression généralisées, souvent fondées sur des accusations vagues, ont un effet profondément dissuasif », a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.<br />
<br />
Des milliers de personnes arrêtées en Iran<br />
<br />
En Iran, plus de 2.300 personnes auraient été arrêtées depuis le début du conflit, notamment pour des accusations liées à la sécurité nationale, à la dissidence ou à une prétendue « coopération avec l'ennemi ».<br />
<br />
De nombreux détenus seraient maintenus dans des conditions alarmantes et soumis à des procédures accélérées ne respectant pas les garanties d'un procès équitable. Huit exécutions ont déjà été signalées, dont certaines en lien avec des manifestations, tandis que des dizaines d'autres condamnés, y compris des mineurs, risquent la peine capitale.<br />
<br />
« C'est scandaleux », a dénoncé M. Türk, appelant à un arrêt immédiat des exécutions et à la protection des droits fondamentaux de la population iranienne. Il a également exprimé son inquiétude face à la coupure quasi totale de l'Internet dans le pays, entrée dans sa cinquième semaine.<br />
<br />
Bahreïn, Qatar, Koweït, Jordanie, Emirats arabes unis<br />
<br />
Au-delà de l'Iran, des tendances similaires sont observées dans plusieurs pays de la région. Dans le Territoire palestinien occupé, les autorités israéliennes ont annoncé l'arrestation de 200 Palestiniens pour des publications sur les réseaux sociaux ou des accusations « d'incitation » à la violence. Les opérations militaires israéliennes en Cisjordanie se sont intensifiées, accompagnées de restrictions accrues de circulation et d'incidents violents visant des civils. <br />
<br />
À Bahreïn, la mort en détention de l'activiste Mohammed Al-Mousawi, sur fond d'allégations de torture, suscite de vives préoccupations. D'autres arrestations, y compris de ressortissants étrangers, ont été signalées pour des contenus partagés en ligne, certains accusés risquant la peine de mort.<br />
<br />
Des centaines de personnes ont également été interpellées au Qatar et aux Émirats arabes unis pour avoir filmé ou diffusé des informations liées au conflit. Au Koweït, un nouveau décret criminalise la diffusion de contenus susceptibles de « porter atteinte au prestige de l'armée ». En Jordanie, plusieurs critiques ont été arrêtés, parfois sans base juridique claire. <br />
<br />
Selon le chef des droits de l'homme de l'ONU, les mesures répressives prises dans la région reposent souvent sur des justifications sécuritaires floues, utilisées pour restreindre davantage les libertés fondamentales, en particulier celles des minorités et des groupes marginalisés.<br />
<br />
M. Türk a rappelé que, même en période de crise, toute restriction à la liberté d'expression doit rester strictement nécessaire, proportionnée et limitée dans le temps. Il a appelé à la libération immédiate des personnes détenues arbitrairement et insisté sur le droit de chacun à un procès équitable.<br />
<br />
Enfin, il a mis en garde contre les atteintes croissantes à la liberté de la presse, soulignant que l'indépendance des médias est essentielle pour garantir la redevabilité des gouvernements.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12605</guid>
      <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>Exécution de deux hommes reconnus coupables d'appartenance à un groupe interdit</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12620</link>
      <description>Deux hommes reconnus coupables d'appartenance à un groupe d'opposition interdit et de conspiration visant à renverser la République islamique ont été exécutés mardi en Iran, a annoncé le pouvoir judiciaire, au lendemain de deux autres exécutions pour des motifs similaires. « Babak Alipour et Pouya Ghobadi ont été exécutés par pendaison à l'issue de procédures judiciaires et après confirmation de leurs peines par la Cour suprême », selon le site internet Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire iranien.&#13;
&#13;
Les deux hommes ont été reconnus coupables de « participation à de nombreux actes terroristes », d'appartenance aux Moudjahidine du peuple (MEK), organisation en exil depuis les années 1980, et d'actes de sabotage visant au renversement de la République islamique.&#13;
&#13;
Lundi, le pouvoir judiciaire avait déjà annoncé l'exécution de deux hommes, également membres des MEK, coupables d'avoir mené des actions visant à renverser la République islamique et d'avoir porté atteinte à la sécurité nationale. L'organisation des Moudjahidine du peuple, qui s'opposait au régime du chah, avait dans un premier temps soutenu la Révolution islamique de 1979 avant de rompre avec le pouvoir dans les années 1980. Ils sont depuis entrés dans la clandestinité. L'organisation est considérée comme « terroriste » par Téhéran.&#13;
&#13;
Selon des organisations de défense des droits humains, l'Iran est le pays qui procède au plus grand nombre d'exécutions après la Chine. Ces exécutions se poursuivent depuis le début de la guerre contre Israël et les Etats-Unis, qui a commencé le 28 février. Le 19 mars, l'Iran a exécuté trois hommes accusés d'avoir tué des policiers lors des manifestations de masse qui ont culminé en janvier – les premières exécutions liées à ces contestations. Et le 18 mars, Kouroush Keyvani, ressortissant irano-suédois, avait également été exécuté pour espionnage au profit d'Israël, provoquant des condamnations de la Suède et de l'Union européenne.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Deux hommes reconnus coupables d'appartenance à un groupe d'opposition interdit et de conspiration visant à renverser la République islamique ont été exécutés mardi en Iran, a annoncé le pouvoir judiciaire, au lendemain de deux autres exécutions pour des motifs similaires. « Babak Alipour et Pouya Ghobadi ont été exécutés par pendaison à l'issue de procédures judiciaires et après confirmation de leurs peines par la Cour suprême », selon le site internet Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire iranien.<br />
<br />
Les deux hommes ont été reconnus coupables de « participation à de nombreux actes terroristes », d'appartenance aux Moudjahidine du peuple (MEK), organisation en exil depuis les années 1980, et d'actes de sabotage visant au renversement de la République islamique.<br />
<br />
Lundi, le pouvoir judiciaire avait déjà annoncé l'exécution de deux hommes, également membres des MEK, coupables d'avoir mené des actions visant à renverser la République islamique et d'avoir porté atteinte à la sécurité nationale. L'organisation des Moudjahidine du peuple, qui s'opposait au régime du chah, avait dans un premier temps soutenu la Révolution islamique de 1979 avant de rompre avec le pouvoir dans les années 1980. Ils sont depuis entrés dans la clandestinité. L'organisation est considérée comme « terroriste » par Téhéran.<br />
<br />
Selon des organisations de défense des droits humains, l'Iran est le pays qui procède au plus grand nombre d'exécutions après la Chine. Ces exécutions se poursuivent depuis le début de la guerre contre Israël et les Etats-Unis, qui a commencé le 28 février. Le 19 mars, l'Iran a exécuté trois hommes accusés d'avoir tué des policiers lors des manifestations de masse qui ont culminé en janvier – les premières exécutions liées à ces contestations. Et le 18 mars, Kouroush Keyvani, ressortissant irano-suédois, avait également été exécuté pour espionnage au profit d'Israël, provoquant des condamnations de la Suède et de l'Union européenne.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12620</guid>
      <pubDate>Tue, 31 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran: deux hommes exécutés pour appartenance à une organisation interdite</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12610</link>
      <description>Les autorités iraniennes ont exécuté lundi par pendaison deux hommes condamnés pour appartenance à un groupe d'opposition interdit et tentative de renversement du pouvoir, a annoncé l'autorité judiciaire.&#13;
&#13;
Les deux hommes étaient affiliés aux Moudjahidines du peuple (MEK), organisation en exil depuis les années 1980 et désignée comme « terroriste » par Téhéran, selon le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire.&#13;
&#13;
« Après confirmation et approbation définitive de la peine par la Cour suprême, Akbar Daneshvarkar et Mohammad Taghavi-Sangdehi ont été pendus ce matin », a rapporté le site Mizan.&#13;
&#13;
Ils avaient été inculpés pour participation à des « actes terroristes », pour avoir mené des actions visant à renverser la République islamique et avoir porté atteinte à la sécurité nationale, d'après la même source.&#13;
&#13;
Le pouvoir judiciaire affirme qu'ils ont pris part à des « émeutes et actions terroristes urbaines » ayant provoqué la mort de plusieurs personnes, sans préciser quand.&#13;
&#13;
Dénonçant des « actes barbares », la dirigeante des Moudjahidines du peuple, Maryam Rajavi, a précisé dans un communiqué publié lundi qu'Akbar Daneshvarkar était un ingénieur civil de 58 ans et qu'il avait été arrêté en mars 2024.&#13;
&#13;
L'autre homme exécuté, Mohammad Taghavi-Sangdehi, 59 ans, était « un prisonnier politique de longue date », persécuté selon elle depuis les années 1980, emprisonné trois ans à partir de 2020 avant d'être arrêté à nouveau en mars 2024.&#13;
&#13;
« Le régime, désespéré et craignant le soulèvement populaire qui le renverserait, tente en recourant à ce crime terrible de retarder l'explosion de la colère du peuple », a condamné Mme Rajavi.&#13;
&#13;
L'Iran est deuxième au classement mondial en nombre d'exécutions après la Chine, selon des groupes de défense des droits humains dont Amnesty International.&#13;
&#13;
cette organisation a estimé que les deux condamnés ont été « soumis à la torture » durant leur détention et n'ont pas été autorisés à dire adieu à leurs familles.&#13;
&#13;
L'Iran « utilise la peine de mort comme une arme » pour « étouffer la dissidence », a fustigé Amnesty.&#13;
&#13;
Quatre co-accusés en danger&#13;
&#13;
« Nous craignons que la République islamique ne profite de la situation actuelle de guerre pour procéder à des exécutions de masse dans les prisons afin de semer la peur au sein de la société », a commenté Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de l'organisation Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège.&#13;
&#13;
IHR a indiqué que les deux hommes pendus étaient des prisonniers politiques, « soumis à des tortures physiques et psychologiques, privés de leurs droits à une procédure régulière ».&#13;
&#13;
Selon l'organisation, quatre co-accusés courent « un risque grave et imminent d'exécution » à la prison de Ghezel Hesar après avoir été condamnés à mort dans le cadre de la même affaire.&#13;
&#13;
« Le peuple iranien est pris au piège entre une guerre internationale et une répression interne sévère », a résumé Shadi Sadr, cofondatrice de l'ONG Justice for Iran.&#13;
&#13;
L'annonce de ces exécutions intervient après un mois de guerre en Iran, déclenchée par l'offensive militaire américano-israélienne.&#13;
&#13;
Avant ce conflit qui s'est étendu au Moyen-Orient, des manifestations avaient éclaté en Iran fin décembre pour protester contre la hausse du coût de la vie, avant de se transformer en mouvement de contestation contre le pouvoir ayant atteint un point culminant les 8 et 9 janvier.&#13;
&#13;
La répression a fait des milliers de morts, selon des ONG.&#13;
&#13;
Des responsables iraniens ont reconnu plus de 3000 morts, mais imputent les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.&#13;
&#13;
Le 19 mars, le pouvoir avait annoncé avoir exécuté trois hommes accusés d'avoir tué des policiers lors des manifestations.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Les autorités iraniennes ont exécuté lundi par pendaison deux hommes condamnés pour appartenance à un groupe d'opposition interdit et tentative de renversement du pouvoir, a annoncé l'autorité judiciaire.<br />
<br />
Les deux hommes étaient affiliés aux Moudjahidines du peuple (MEK), organisation en exil depuis les années 1980 et désignée comme « terroriste » par Téhéran, selon le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire.<br />
<br />
« Après confirmation et approbation définitive de la peine par la Cour suprême, Akbar Daneshvarkar et Mohammad Taghavi-Sangdehi ont été pendus ce matin », a rapporté le site Mizan.<br />
<br />
Ils avaient été inculpés pour participation à des « actes terroristes », pour avoir mené des actions visant à renverser la République islamique et avoir porté atteinte à la sécurité nationale, d'après la même source.<br />
<br />
Le pouvoir judiciaire affirme qu'ils ont pris part à des « émeutes et actions terroristes urbaines » ayant provoqué la mort de plusieurs personnes, sans préciser quand.<br />
<br />
Dénonçant des « actes barbares », la dirigeante des Moudjahidines du peuple, Maryam Rajavi, a précisé dans un communiqué publié lundi qu'Akbar Daneshvarkar était un ingénieur civil de 58 ans et qu'il avait été arrêté en mars 2024.<br />
<br />
L'autre homme exécuté, Mohammad Taghavi-Sangdehi, 59 ans, était « un prisonnier politique de longue date », persécuté selon elle depuis les années 1980, emprisonné trois ans à partir de 2020 avant d'être arrêté à nouveau en mars 2024.<br />
<br />
« Le régime, désespéré et craignant le soulèvement populaire qui le renverserait, tente en recourant à ce crime terrible de retarder l'explosion de la colère du peuple », a condamné Mme Rajavi.<br />
<br />
L'Iran est deuxième au classement mondial en nombre d'exécutions après la Chine, selon des groupes de défense des droits humains dont Amnesty International.<br />
<br />
cette organisation a estimé que les deux condamnés ont été « soumis à la torture » durant leur détention et n'ont pas été autorisés à dire adieu à leurs familles.<br />
<br />
L'Iran « utilise la peine de mort comme une arme » pour « étouffer la dissidence », a fustigé Amnesty.<br />
<br />
Quatre co-accusés en danger<br />
<br />
« Nous craignons que la République islamique ne profite de la situation actuelle de guerre pour procéder à des exécutions de masse dans les prisons afin de semer la peur au sein de la société », a commenté Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de l'organisation Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège.<br />
<br />
IHR a indiqué que les deux hommes pendus étaient des prisonniers politiques, « soumis à des tortures physiques et psychologiques, privés de leurs droits à une procédure régulière ».<br />
<br />
Selon l'organisation, quatre co-accusés courent « un risque grave et imminent d'exécution » à la prison de Ghezel Hesar après avoir été condamnés à mort dans le cadre de la même affaire.<br />
<br />
« Le peuple iranien est pris au piège entre une guerre internationale et une répression interne sévère », a résumé Shadi Sadr, cofondatrice de l'ONG Justice for Iran.<br />
<br />
L'annonce de ces exécutions intervient après un mois de guerre en Iran, déclenchée par l'offensive militaire américano-israélienne.<br />
<br />
Avant ce conflit qui s'est étendu au Moyen-Orient, des manifestations avaient éclaté en Iran fin décembre pour protester contre la hausse du coût de la vie, avant de se transformer en mouvement de contestation contre le pouvoir ayant atteint un point culminant les 8 et 9 janvier.<br />
<br />
La répression a fait des milliers de morts, selon des ONG.<br />
<br />
Des responsables iraniens ont reconnu plus de 3000 morts, mais imputent les violences à des « actes terroristes » orchestrés par les États-Unis et Israël.<br />
<br />
Le 19 mars, le pouvoir avait annoncé avoir exécuté trois hommes accusés d'avoir tué des policiers lors des manifestations.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12610</guid>
      <pubDate>Mon, 30 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Iran exécute trois hommes en lien avec les manifestations de janvier</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12595</link>
      <description>L'Iran a annoncé jeudi avoir exécuté trois hommes accusés d'avoir tué des policiers lors des manifestations de janvier, les premières pendaisons liées au mouvement de contestation qui avait secoué le pays deux mois avant la guerre. Des ONG et des militants ont mis en garde contre le risque d'une nouvelle vague d'exécutions en plein conflit entre l'Iran d'un côté et Israël et les États-Unis de l'autre.&#13;
&#13;
« Les trois émeutiers condamnés ont été pendus ce matin pour meurtre et pour avoir mené une opération en faveur du régime sioniste et des Etats-Unis », a annoncé le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire iranien. Mehdi Ghasemi, Saleh Mohammadi et Saeed Davoudi ont été pendus à Qom, au sud de Téhéran, après avoir été reconnus coupables du crime d' « hostilité contre Dieu », connu sous le nom de « moharebeh » dans le droit islamique iranien, a-t-il précisé. Ces individus étaient impliqués, selon la justice, dans le meurtre de deux agents des forces de l'ordre et dans des « actions opérationnelles » en faveur d'Israël et des États-Unis.&#13;
&#13;
Des organisations de défense des droits humains ont déclaré que le trio avait été exécuté au terme d'un procès inéquitable et après avoir fait des aveux sous la torture. Le sort de Saleh Mohammadi, un jeune champion de lutte de 19 ans ayant participé à des compétitions internationales, a suscité une inquiétude particulière.&#13;
&#13;
Selon Amnesty International, il a été privé « d'une défense adéquate » et contraint de faire des « aveux » dans le cadre de « procédures expéditives qui ne ressemblaient en rien à un véritable procès ».&#13;
&#13;
« Torture »&#13;
&#13;
L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a affirmé que les trois hommes avaient « été condamnés à mort à l'issue d'un procès inéquitable, sur la base d'aveux obtenus sous la torture ». Le groupe de veille juridique iranien Dadban a ajouté qu'ils avaient été « privés d'un accès à un avocat indépendant et du droit à la défense ».&#13;
&#13;
Les autorités iraniennes ont exécuté mercredi Kouroush Keyvani, un binational irano-suédois, pour espionnage au profit d'Israël, une pendaison vigoureusement condamnée par Stockholm et l'UE. Il s'agissait de la première annonce publique d'une exécution depuis que Israël et les États-Unis ont lancé des frappes contre l'Iran le 28 février, tuant son guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et déclenchant la guerre qui s'est étendue à l'ensemble du Moyen-Orient.&#13;
&#13;
« Nous sommes profondément inquiets du risque d'exécutions de masse de manifestants et de prisonniers politiques à l'ombre de la guerre », a déclaré Iran Human Rights (IHR). « Ces exécutions sont menées pour semer la peur au sein de la société, car la République islamique sait que la principale menace pour sa survie vient du peuple iranien », a-t-elle ajouté.&#13;
&#13;
Le chef de la justice, Gholamhossein Mohseni Ejei, a averti qu'il n'y aurait « aucune indulgence » à l'égard de ceux reconnus coupables d'actes violents durant les manifestations.&#13;
&#13;
La pendaison des trois hommes constitue les premières exécutions officiellement annoncées en lien avec ces manifestations qui ont éclaté en Iran fin décembre contre la hausse du coût de la vie avant de se transformer en mouvement national de contestation antigouvernementale. Ce mouvement a culminé les 8 et 9 janvier.&#13;
&#13;
Les autorités iraniennes ont dénoncé des « émeutes fomentées par des forces étrangères » et admis que plus de 3.000 personnes avaient trouvé la mort lors de ces troubles, parmi lesquelles des membres des forces de sécurité et des passants innocents.&#13;
&#13;
L'agence de presse Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, a recensé plus de 7.000 morts, en grande majorité des manifestants, et averti que le bilan pourrait être bien plus lourd.&#13;
&#13;
Au moins 1.500 condamnés à mort ont été exécutés en Iran en 2025, selon un décompte publié début janvier par IHR, expliquant qu'il s'agit du nombre annuel d'exécutions le plus élevé recensé par l'organisation depuis 35 ans.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Iran a annoncé jeudi avoir exécuté trois hommes accusés d'avoir tué des policiers lors des manifestations de janvier, les premières pendaisons liées au mouvement de contestation qui avait secoué le pays deux mois avant la guerre. Des ONG et des militants ont mis en garde contre le risque d'une nouvelle vague d'exécutions en plein conflit entre l'Iran d'un côté et Israël et les États-Unis de l'autre.<br />
<br />
« Les trois émeutiers condamnés ont été pendus ce matin pour meurtre et pour avoir mené une opération en faveur du régime sioniste et des Etats-Unis », a annoncé le site Mizan Online, organe du pouvoir judiciaire iranien. Mehdi Ghasemi, Saleh Mohammadi et Saeed Davoudi ont été pendus à Qom, au sud de Téhéran, après avoir été reconnus coupables du crime d' « hostilité contre Dieu », connu sous le nom de « moharebeh » dans le droit islamique iranien, a-t-il précisé. Ces individus étaient impliqués, selon la justice, dans le meurtre de deux agents des forces de l'ordre et dans des « actions opérationnelles » en faveur d'Israël et des États-Unis.<br />
<br />
Des organisations de défense des droits humains ont déclaré que le trio avait été exécuté au terme d'un procès inéquitable et après avoir fait des aveux sous la torture. Le sort de Saleh Mohammadi, un jeune champion de lutte de 19 ans ayant participé à des compétitions internationales, a suscité une inquiétude particulière.<br />
<br />
Selon Amnesty International, il a été privé « d'une défense adéquate » et contraint de faire des « aveux » dans le cadre de « procédures expéditives qui ne ressemblaient en rien à un véritable procès ».<br />
<br />
« Torture »<br />
<br />
L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a affirmé que les trois hommes avaient « été condamnés à mort à l'issue d'un procès inéquitable, sur la base d'aveux obtenus sous la torture ». Le groupe de veille juridique iranien Dadban a ajouté qu'ils avaient été « privés d'un accès à un avocat indépendant et du droit à la défense ».<br />
<br />
Les autorités iraniennes ont exécuté mercredi Kouroush Keyvani, un binational irano-suédois, pour espionnage au profit d'Israël, une pendaison vigoureusement condamnée par Stockholm et l'UE. Il s'agissait de la première annonce publique d'une exécution depuis que Israël et les États-Unis ont lancé des frappes contre l'Iran le 28 février, tuant son guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et déclenchant la guerre qui s'est étendue à l'ensemble du Moyen-Orient.<br />
<br />
« Nous sommes profondément inquiets du risque d'exécutions de masse de manifestants et de prisonniers politiques à l'ombre de la guerre », a déclaré Iran Human Rights (IHR). « Ces exécutions sont menées pour semer la peur au sein de la société, car la République islamique sait que la principale menace pour sa survie vient du peuple iranien », a-t-elle ajouté.<br />
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Le chef de la justice, Gholamhossein Mohseni Ejei, a averti qu'il n'y aurait « aucune indulgence » à l'égard de ceux reconnus coupables d'actes violents durant les manifestations.<br />
<br />
La pendaison des trois hommes constitue les premières exécutions officiellement annoncées en lien avec ces manifestations qui ont éclaté en Iran fin décembre contre la hausse du coût de la vie avant de se transformer en mouvement national de contestation antigouvernementale. Ce mouvement a culminé les 8 et 9 janvier.<br />
<br />
Les autorités iraniennes ont dénoncé des « émeutes fomentées par des forces étrangères » et admis que plus de 3.000 personnes avaient trouvé la mort lors de ces troubles, parmi lesquelles des membres des forces de sécurité et des passants innocents.<br />
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L'agence de presse Human Rights Activists News Agency (HRANA), basée aux États-Unis, a recensé plus de 7.000 morts, en grande majorité des manifestants, et averti que le bilan pourrait être bien plus lourd.<br />
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Au moins 1.500 condamnés à mort ont été exécutés en Iran en 2025, selon un décompte publié début janvier par IHR, expliquant qu'il s'agit du nombre annuel d'exécutions le plus élevé recensé par l'organisation depuis 35 ans.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12595</guid>
      <pubDate>Thu, 19 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Un Suédois exécuté mercredi en Iran, annonce la diplomatie suédoise</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12594</link>
      <description>Un homme exécuté en Iran mercredi, arrêté pendant la guerre de 12 jours qui a opposé l'Iran à Israël en juin, est un citoyen suédois, a annoncé la ministre des Affaires étrangères de Suède. Le ministère suédois des affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur iranien et a « fermement » condamné la mise en oeuvre de cette exécution. « C'est avec consternation que j'ai pris connaissance de l'information selon laquelle un citoyen suédois a été exécuté plus tôt dans la journée en Iran », a déclaré la ministre, Maria Malmer Stenergard, citée dans un communiqué.&#13;
&#13;
Selon le site Mizan Online, affilié au pouvoir judiciaire iranien, Kourosh Keyvani avait été condamné pour espionnage en faveur d'Israël. Selon ce site, il fournissait images et informations sur des sites sensibles d'Iran à des agents du Mossad. Depuis son arrestation en juin 2025, « la Suède a soulevé à plusieurs reprises cette affaire à différents niveaux auprès des représentants iraniens », a affirmé Mme Stenergard. « Lors de ces contacts, nous avons souligné que la Suède attendait que notre ressortissant bénéficie d'un procès équitable et ne soit pas condamné à la peine de mort ».&#13;
&#13;
Il s'agit de la première exécution annoncée par l'Iran depuis le début de la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis le 28 février. « Il est évident pour nous que la procédure judiciaire ayant conduit à l'exécution de ce citoyen suédois n'a pas respecté les garanties d'un procès équitable. La responsabilité en incombe entièrement à l'Iran », a souligné la ministre.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un homme exécuté en Iran mercredi, arrêté pendant la guerre de 12 jours qui a opposé l'Iran à Israël en juin, est un citoyen suédois, a annoncé la ministre des Affaires étrangères de Suède. Le ministère suédois des affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur iranien et a « fermement » condamné la mise en oeuvre de cette exécution. « C'est avec consternation que j'ai pris connaissance de l'information selon laquelle un citoyen suédois a été exécuté plus tôt dans la journée en Iran », a déclaré la ministre, Maria Malmer Stenergard, citée dans un communiqué.<br />
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Selon le site Mizan Online, affilié au pouvoir judiciaire iranien, Kourosh Keyvani avait été condamné pour espionnage en faveur d'Israël. Selon ce site, il fournissait images et informations sur des sites sensibles d'Iran à des agents du Mossad. Depuis son arrestation en juin 2025, « la Suède a soulevé à plusieurs reprises cette affaire à différents niveaux auprès des représentants iraniens », a affirmé Mme Stenergard. « Lors de ces contacts, nous avons souligné que la Suède attendait que notre ressortissant bénéficie d'un procès équitable et ne soit pas condamné à la peine de mort ».<br />
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Il s'agit de la première exécution annoncée par l'Iran depuis le début de la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis le 28 février. « Il est évident pour nous que la procédure judiciaire ayant conduit à l'exécution de ce citoyen suédois n'a pas respecté les garanties d'un procès équitable. La responsabilité en incombe entièrement à l'Iran », a souligné la ministre.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12594</guid>
      <pubDate>Wed, 18 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran : le chef des droits de l'homme de l'ONU « extrêmement alarmé du risque d'escalade militaire régionale »</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12591</link>
      <description>Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme s'est dit vendredi « extrêmement alarmé » par le risque d'escalade régionale alors que l'Iran se trouve sous forte pression militaire des Etats-Unis. « Je suis extrêmement alarmé par le risque d'escalade militaire régionale et ses conséquences pour les civils, et j'espère que la voix de la raison l'emportera », a déclaré Volker Türk lors dans son discours sur la situation des droits de l'homme dans le monde devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève.&#13;
&#13;
Cette intervention survient au lendemain d'une nouvelle série de négociations indirectes sur le nucléaire entre l'Iran et les Etats-Unis à Genève, perçues comme une tentative de la dernière chance pour éviter une guerre entre les deux ennemis de longue date. La semaine dernière, le président américain Donald Trump a donné à Téhéran 15 jours pour parvenir à un accord, tandis que les États-Unis poursuivent leur plus important renforcement militaire au Moyen-Orient depuis des décennies.&#13;
&#13;
M. Türk a également évoqué la situation intérieure en Iran, après la répression massive exercée le mois dernier par Téhéran contre une vague de manifestations, qui a fait des milliers de morts selon les organisations de défense des droits humains. « La situation en Iran reste instable » après cette répression, a déclaré M. Türk, soulignant que « ces derniers jours ont été marqués par une nouvelle vague de manifestations dans les universités, ce qui montre clairement que les griefs sous-jacents persistent ». « On continue de faire état de répression, notamment d'arrestations et de pressions sur les milieux universitaires », a-t-il déclaré, rappelant que « des milliers de personnes sont toujours portées disparues ».&#13;
&#13;
Le chef des droits de l'homme de l'ONU s'est également dit « horrifié d'apprendre qu'au moins huit personnes, dont deux enfants, ont été condamnées à mort en lien avec les manifestations ». « Trente autres personnes seraient menacées de la même peine. J'appelle à des enquêtes indépendantes, impartiales et transparentes, à des garanties de procès équitables et à un moratoire immédiat sur la peine de mort », a-t-il encore exhorté.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme s'est dit vendredi « extrêmement alarmé » par le risque d'escalade régionale alors que l'Iran se trouve sous forte pression militaire des Etats-Unis. « Je suis extrêmement alarmé par le risque d'escalade militaire régionale et ses conséquences pour les civils, et j'espère que la voix de la raison l'emportera », a déclaré Volker Türk lors dans son discours sur la situation des droits de l'homme dans le monde devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève.<br />
<br />
Cette intervention survient au lendemain d'une nouvelle série de négociations indirectes sur le nucléaire entre l'Iran et les Etats-Unis à Genève, perçues comme une tentative de la dernière chance pour éviter une guerre entre les deux ennemis de longue date. La semaine dernière, le président américain Donald Trump a donné à Téhéran 15 jours pour parvenir à un accord, tandis que les États-Unis poursuivent leur plus important renforcement militaire au Moyen-Orient depuis des décennies.<br />
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M. Türk a également évoqué la situation intérieure en Iran, après la répression massive exercée le mois dernier par Téhéran contre une vague de manifestations, qui a fait des milliers de morts selon les organisations de défense des droits humains. « La situation en Iran reste instable » après cette répression, a déclaré M. Türk, soulignant que « ces derniers jours ont été marqués par une nouvelle vague de manifestations dans les universités, ce qui montre clairement que les griefs sous-jacents persistent ». « On continue de faire état de répression, notamment d'arrestations et de pressions sur les milieux universitaires », a-t-il déclaré, rappelant que « des milliers de personnes sont toujours portées disparues ».<br />
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Le chef des droits de l'homme de l'ONU s'est également dit « horrifié d'apprendre qu'au moins huit personnes, dont deux enfants, ont été condamnées à mort en lien avec les manifestations ». « Trente autres personnes seraient menacées de la même peine. J'appelle à des enquêtes indépendantes, impartiales et transparentes, à des garanties de procès équitables et à un moratoire immédiat sur la peine de mort », a-t-il encore exhorté.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12591</guid>
      <pubDate>Fri, 27 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Iran exécute un homme arrêté en 2025, accusé d'espionnage pour Israël</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12570</link>
      <description>L'Iran a exécuté mercredi un homme arrêté en avril 2025 et reconnu coupable d'espionnage au profit d'Israël, ennemi juré de la République islamique, a annoncé l'organe de presse du pouvoir judiciaire.  &#13;
&#13;
Hamidreza Sabet Esmailpour, condamné pour avoir transmis des informations à un agent du Mossad, les services de renseignements extérieurs israéliens, a été pendu à l'aube, d'après l'agence Mizan.&#13;
&#13;
Elle affirme qu'il a transféré des documents, des enregistrements et des informations classifiées, acquis du matériel et transféré des véhicules bourrés d'explosifs afin d'aider Israël au «sabotage d'infrastructures (...) du ministère de la Défense».&#13;
&#13;
Un autre homme avait été exécuté pour les mêmes motifs le 7 janvier, portant à douze le nombre de personnes pendues pour des accusations similaires après la guerre de douze jours entre l'Iran et Israël en juin 2025, selon le décompte des groupes de défense des droits humains.&#13;
&#13;
Ces organisations craignent que des manifestants arrêtés ce mois-ci lors du mouvement de contestation en Iran soient également exécutés, la justice iranienne ayant suggéré que certains pourraient en effet être condamnés à la peine capitale.&#13;
&#13;
Le pouvoir judiciaire n'a toutefois fait aucun lien entre cette exécution et les manifestations.&#13;
&#13;
L'Iran, qui ne reconnaît pas Israël, l'accuse depuis longtemps de mener des opérations de sabotage contre ses installations nucléaires et d'assassiner ses scientifiques.&#13;
&#13;
Le Mossad avait récemment appelé en persan, sur le réseau social X, les protestataires à intensifier leur mobilisation, affirmant être présent avec eux «sur le terrain».&#13;
&#13;
L'Iran est le pays qui compte le plus de condamnations à mort après la Chine. Au moins 1500 personnes ont été pendues l'année dernière, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR).&#13;
&#13;
Les défenseurs des droits humains craignent de longue date que des personnes innocentes soient exécutées sur la base d'aveux extorqués sous la torture, tandis que des agents israéliens continuent d'opérer sans être découverts.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Iran a exécuté mercredi un homme arrêté en avril 2025 et reconnu coupable d'espionnage au profit d'Israël, ennemi juré de la République islamique, a annoncé l'organe de presse du pouvoir judiciaire.  <br />
<br />
Hamidreza Sabet Esmailpour, condamné pour avoir transmis des informations à un agent du Mossad, les services de renseignements extérieurs israéliens, a été pendu à l'aube, d'après l'agence Mizan.<br />
<br />
Elle affirme qu'il a transféré des documents, des enregistrements et des informations classifiées, acquis du matériel et transféré des véhicules bourrés d'explosifs afin d'aider Israël au «sabotage d'infrastructures (...) du ministère de la Défense».<br />
<br />
Un autre homme avait été exécuté pour les mêmes motifs le 7 janvier, portant à douze le nombre de personnes pendues pour des accusations similaires après la guerre de douze jours entre l'Iran et Israël en juin 2025, selon le décompte des groupes de défense des droits humains.<br />
<br />
Ces organisations craignent que des manifestants arrêtés ce mois-ci lors du mouvement de contestation en Iran soient également exécutés, la justice iranienne ayant suggéré que certains pourraient en effet être condamnés à la peine capitale.<br />
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Le pouvoir judiciaire n'a toutefois fait aucun lien entre cette exécution et les manifestations.<br />
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L'Iran, qui ne reconnaît pas Israël, l'accuse depuis longtemps de mener des opérations de sabotage contre ses installations nucléaires et d'assassiner ses scientifiques.<br />
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Le Mossad avait récemment appelé en persan, sur le réseau social X, les protestataires à intensifier leur mobilisation, affirmant être présent avec eux «sur le terrain».<br />
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L'Iran est le pays qui compte le plus de condamnations à mort après la Chine. Au moins 1500 personnes ont été pendues l'année dernière, selon l'ONG Iran Human Rights (IHR).<br />
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Les défenseurs des droits humains craignent de longue date que des personnes innocentes soient exécutées sur la base d'aveux extorqués sous la torture, tandis que des agents israéliens continuent d'opérer sans être découverts.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12570</guid>
      <pubDate>Wed, 28 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran. Des « aveux » forcés à la télévision pour mater l'opposition, dénoncent des ONG</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12573</link>
      <description>« J'ai commis une erreur », souffle un Iranien, visage flouté et voix tremblante, questionné sur la mort de membres des services de sécurité, dans l'un des nombreux interrogatoires retransmis à la télévision d'Etat iranienne. « Si j'avais su, je ne l'aurais pas fait », avoue-t-il encore face à un enquêteur invisible, le tout sur fond de musique dramatique.&#13;
&#13;
Au moins 240 prétendus « aveux » de ce type ont été diffusés au cours des dernières semaines par la télévision d'Etat, soit un nombre « sans précédent » après le mouvement de contestation qui a secoué l'Iran au début du mois avant d'être réprimé dans le sang, dénombre une ONG basée aux Etats-Unis, Human Rights Activists News Agency (HRANA).&#13;
&#13;
Les détenus sont filmés en train de « confesser » toutes sortes de délits présumés: violences contre des membres des forces de sécurité, acceptation d'argent provenant de monarchistes ou d'ennemis de l'Iran tels qu'Israël, ou encore partage d'images avec des groupes ou des médias interdits.&#13;
&#13;
Certains sont accusés d'avoir simplement suivi sur les réseaux sociaux les comptes d'opposants à la République islamique.&#13;
&#13;
Torture&#13;
&#13;
Des organisations des droits humains jugent que de tels aveux sont arrachés sous la torture psychologique ou physique, notant qu'il s'agit d'une tactique couramment employée dans le passé contre des détenus parfois exécutés.&#13;
&#13;
Amnesty International parle de « vidéos de propagande » et affirme avoir été informée que « les autorités forcent les détenus à signer des déclarations qu'ils n'ont pas été autorisés à lire et à +avouer+ des crimes qu'ils n'ont pas commis, ainsi que pour des actes pacifiques de dissidence ».&#13;
&#13;
Ces « faux aveux » visent à « renforcer le discours de l'État selon lequel les manifestants sont de dangereux criminels », analyse Mai Sato, rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits humains en Iran. Le redoutable chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejeï, avait interrogé personnellement des détenus au début du mois lors de séquences à la télévision.&#13;
&#13;
Dissuasion&#13;
&#13;
« Les aveux télévisés obtenus sous la contrainte dans les régimes totalitaires tels que l'Iran ont plusieurs fonctions clés, notamment celle de fabriquer une légitimité politique, de créer un discours officiel mensonger par exemple en présentant des manifestants pacifiques comme des agents violents sous influence étrangère, et de dissuader la dissidence », résume auprès de l'AFP Roya Boroumand, directrice du Centre Abdorrahman Boroumand pour les droits de l'homme en Iran, basé aux Etats-Unis.&#13;
&#13;
Déclenchée le 28 décembre, la mobilisation a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique, avant d'être violemment réprimée. Une coupure nationale d'internet a permis selon des organisations des droits humains de masquer la répression. L'ONG HRANA a néanmoins confirmé la mort de près de 6.000 personnes et enquête sur des milliers d'autres cas en Iran. Elle fait aussi état d'au moins 41.283 arrestations.&#13;
&#13;
Humiliation&#13;
&#13;
« Les faux aveux sont régulièrement utilisés comme unique preuve pour condamner, y compris dans des affaires où la peine capitale peut être prononcée », déplore le Centre pour les droits de l'homme en Iran (CHRI), basé aux États-Unis. La pratique vise également « à humilier et à détruire la crédibilité des opposants tout en rappelant au grand public le coût élevé de la contestation de l'État », souligne Roya Boroumand.&#13;
&#13;
Le sort d'un jeune Iranien de 18 ans, présenté sous le nom de Shervin Bagherian, a été très commenté sur les réseaux sociaux. On le voit interrogé sur le meurtre d'un membre des forces de sécurité, puis informé qu'il encourt la peine capitale. Un autre homme avoue lors d'un interrogatoire avoir envoyé des images des manifestations au président américain Donald Trump en personne. De telles retransmissions ne sont pas nouvelles en Iran.&#13;
&#13;
L'ancien opposant Ruhollah Zam - vivant à Paris mais enlevé selon ses partisans en Irak - avait été soumis à un interrogatoire à la télévision iranienne avant d'être exécuté fin 2020.&#13;
&#13;
Des aveux de la Française Cécile Kohler ont été télévisés en octobre 2022 avant qu'elle ne soit condamnée pour espionnage, accusation rejetée avec véhémence par sa famille. Elle et son compatriote Jacques Paris ont été libérés fin 2025, mais ne peuvent toujours pas quitter l'Iran.</description>
      <content:encoded><![CDATA[« J'ai commis une erreur », souffle un Iranien, visage flouté et voix tremblante, questionné sur la mort de membres des services de sécurité, dans l'un des nombreux interrogatoires retransmis à la télévision d'Etat iranienne. « Si j'avais su, je ne l'aurais pas fait », avoue-t-il encore face à un enquêteur invisible, le tout sur fond de musique dramatique.<br />
<br />
Au moins 240 prétendus « aveux » de ce type ont été diffusés au cours des dernières semaines par la télévision d'Etat, soit un nombre « sans précédent » après le mouvement de contestation qui a secoué l'Iran au début du mois avant d'être réprimé dans le sang, dénombre une ONG basée aux Etats-Unis, Human Rights Activists News Agency (HRANA).<br />
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Les détenus sont filmés en train de « confesser » toutes sortes de délits présumés: violences contre des membres des forces de sécurité, acceptation d'argent provenant de monarchistes ou d'ennemis de l'Iran tels qu'Israël, ou encore partage d'images avec des groupes ou des médias interdits.<br />
<br />
Certains sont accusés d'avoir simplement suivi sur les réseaux sociaux les comptes d'opposants à la République islamique.<br />
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Torture<br />
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Des organisations des droits humains jugent que de tels aveux sont arrachés sous la torture psychologique ou physique, notant qu'il s'agit d'une tactique couramment employée dans le passé contre des détenus parfois exécutés.<br />
<br />
Amnesty International parle de « vidéos de propagande » et affirme avoir été informée que « les autorités forcent les détenus à signer des déclarations qu'ils n'ont pas été autorisés à lire et à +avouer+ des crimes qu'ils n'ont pas commis, ainsi que pour des actes pacifiques de dissidence ».<br />
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Ces « faux aveux » visent à « renforcer le discours de l'État selon lequel les manifestants sont de dangereux criminels », analyse Mai Sato, rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des droits humains en Iran. Le redoutable chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejeï, avait interrogé personnellement des détenus au début du mois lors de séquences à la télévision.<br />
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Dissuasion<br />
<br />
« Les aveux télévisés obtenus sous la contrainte dans les régimes totalitaires tels que l'Iran ont plusieurs fonctions clés, notamment celle de fabriquer une légitimité politique, de créer un discours officiel mensonger par exemple en présentant des manifestants pacifiques comme des agents violents sous influence étrangère, et de dissuader la dissidence », résume auprès de l'AFP Roya Boroumand, directrice du Centre Abdorrahman Boroumand pour les droits de l'homme en Iran, basé aux Etats-Unis.<br />
<br />
Déclenchée le 28 décembre, la mobilisation a pris une ampleur majeure le 8 janvier, défiant ouvertement la République islamique, avant d'être violemment réprimée. Une coupure nationale d'internet a permis selon des organisations des droits humains de masquer la répression. L'ONG HRANA a néanmoins confirmé la mort de près de 6.000 personnes et enquête sur des milliers d'autres cas en Iran. Elle fait aussi état d'au moins 41.283 arrestations.<br />
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Humiliation<br />
<br />
« Les faux aveux sont régulièrement utilisés comme unique preuve pour condamner, y compris dans des affaires où la peine capitale peut être prononcée », déplore le Centre pour les droits de l'homme en Iran (CHRI), basé aux États-Unis. La pratique vise également « à humilier et à détruire la crédibilité des opposants tout en rappelant au grand public le coût élevé de la contestation de l'État », souligne Roya Boroumand.<br />
<br />
Le sort d'un jeune Iranien de 18 ans, présenté sous le nom de Shervin Bagherian, a été très commenté sur les réseaux sociaux. On le voit interrogé sur le meurtre d'un membre des forces de sécurité, puis informé qu'il encourt la peine capitale. Un autre homme avoue lors d'un interrogatoire avoir envoyé des images des manifestations au président américain Donald Trump en personne. De telles retransmissions ne sont pas nouvelles en Iran.<br />
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L'ancien opposant Ruhollah Zam - vivant à Paris mais enlevé selon ses partisans en Irak - avait été soumis à un interrogatoire à la télévision iranienne avant d'être exécuté fin 2020.<br />
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Des aveux de la Française Cécile Kohler ont été télévisés en octobre 2022 avant qu'elle ne soit condamnée pour espionnage, accusation rejetée avec véhémence par sa famille. Elle et son compatriote Jacques Paris ont été libérés fin 2025, mais ne peuvent toujours pas quitter l'Iran.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12573</guid>
      <pubDate>Mon, 26 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Les États-Unis s'apprêtent à renvoyer des migrants iraniens, selon une ONG</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12560</link>
      <description>Les États-Unis prévoient d'expulser prochainement des migrants iraniens vers leur pays d'origine, théâtre d'une répression sanglante qui a fait plusieurs milliers de morts à la suite du récent mouvement de contestation, a alerté une ONG Irano-Américaine.&#13;
&#13;
Il s'agirait de la première expulsion de ce type vers l'Iran depuis la mobilisation, qui avait pris une ampleur majeure le 8 janvier, avant d'être violemment réprimée.&#13;
&#13;
Donald Trump avait plusieurs fois menacé de frapper l'Iran en réponse à la répression, avant de sembler faire marche arrière la semaine dernière, affirmant que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants.&#13;
&#13;
«La même administration qui avait promis aux Iraniens que "l'aide arrivait" au plus fort d'une répression meurtrière est aujourd'hui en train de renvoyer de force des Iraniens vers le danger», a dénoncé dans un communiqué jeudi Jamal Abdi, président de l'ONG National Iranian American Council.&#13;
&#13;
Il s'agirait au moins du troisième vol transportant des migrants expulsés des États-Unis vers l'Iran, selon l'organisation, deux autres ayant déjà eu lieu en septembre et en décembre.&#13;
&#13;
Abolfazl Mehrabadi, un diplomate représentant les intérêts de l'Iran aux États-Unis, a précisé samedi à l'agence officielle iranienne Irna qu'une quarantaine d'Iraniens allaient être expulsés.&#13;
&#13;
Ils embarqueront dimanche depuis un aéroport de Phoenix, dans l'Arizona, a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
Parmi eux se trouvent deux hommes homosexuels, qui risquent d'être exécutés en Iran, où l'homosexualité est passible de la peine de mort, a affirmé dans un communiqué l'organisation de défense des immigrés American Immigration Council, qui les représente.&#13;
&#13;
Les deux hommes sont actuellement détenus dans un centre de rétention pour migrants de l'Arizona et des procédures judiciaires visant à empêcher leur expulsion sont toujours en cours, selon l'organisation.&#13;
&#13;
«Les expulser à ce stade constituerait une grave atteinte au droit à une procédure régulière», a-t-elle estimé dans son communiqué.&#13;
&#13;
Sollicité par l'AFP à propos de ces expulsions, le ministère américain de la Sécurité intérieure n'a pas répondu dans l'immédiat.&#13;
&#13;
Donald Trump a érigé la lutte contre l'immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une «invasion» des États-Unis par des «criminels venus de l'étranger» et communique abondamment sur les expulsions d'immigrés.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Les États-Unis prévoient d'expulser prochainement des migrants iraniens vers leur pays d'origine, théâtre d'une répression sanglante qui a fait plusieurs milliers de morts à la suite du récent mouvement de contestation, a alerté une ONG Irano-Américaine.<br />
<br />
Il s'agirait de la première expulsion de ce type vers l'Iran depuis la mobilisation, qui avait pris une ampleur majeure le 8 janvier, avant d'être violemment réprimée.<br />
<br />
Donald Trump avait plusieurs fois menacé de frapper l'Iran en réponse à la répression, avant de sembler faire marche arrière la semaine dernière, affirmant que Téhéran avait suspendu les exécutions prévues de manifestants.<br />
<br />
«La même administration qui avait promis aux Iraniens que "l'aide arrivait" au plus fort d'une répression meurtrière est aujourd'hui en train de renvoyer de force des Iraniens vers le danger», a dénoncé dans un communiqué jeudi Jamal Abdi, président de l'ONG National Iranian American Council.<br />
<br />
Il s'agirait au moins du troisième vol transportant des migrants expulsés des États-Unis vers l'Iran, selon l'organisation, deux autres ayant déjà eu lieu en septembre et en décembre.<br />
<br />
Abolfazl Mehrabadi, un diplomate représentant les intérêts de l'Iran aux États-Unis, a précisé samedi à l'agence officielle iranienne Irna qu'une quarantaine d'Iraniens allaient être expulsés.<br />
<br />
Ils embarqueront dimanche depuis un aéroport de Phoenix, dans l'Arizona, a-t-il ajouté.<br />
<br />
Parmi eux se trouvent deux hommes homosexuels, qui risquent d'être exécutés en Iran, où l'homosexualité est passible de la peine de mort, a affirmé dans un communiqué l'organisation de défense des immigrés American Immigration Council, qui les représente.<br />
<br />
Les deux hommes sont actuellement détenus dans un centre de rétention pour migrants de l'Arizona et des procédures judiciaires visant à empêcher leur expulsion sont toujours en cours, selon l'organisation.<br />
<br />
«Les expulser à ce stade constituerait une grave atteinte au droit à une procédure régulière», a-t-elle estimé dans son communiqué.<br />
<br />
Sollicité par l'AFP à propos de ces expulsions, le ministère américain de la Sécurité intérieure n'a pas répondu dans l'immédiat.<br />
<br />
Donald Trump a érigé la lutte contre l'immigration clandestine en priorité absolue, évoquant une «invasion» des États-Unis par des «criminels venus de l'étranger» et communique abondamment sur les expulsions d'immigrés.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12560</guid>
      <pubDate>Sat, 24 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Le Conseil des droits de l'homme demande une enquête urgente sur les allégations de violations graves des droits de l'homme et de crimes commis dans le contexte des manifestations en Iran</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12583</link>
      <description>[Ce document produit par le Service de l'information des Nations Unies à Genève est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel.&#13;
Les versions anglaise et française de nos communiqués sont différentes car elles sont le produit de deux équipes de couverture distinctes qui travaillent indépendamment.]&#13;
&#13;
À l'issue de sa trente-neuvième session extraordinaire, consacrée à « la détérioration de la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran », le Conseil des droits de l'homme a adopté cet après-midi une résolution par laquelle il déplore vivement la répression violente des manifestations pacifiques en Iran, qui a entraîné la mort de milliers de personnes et fait de nombreux blessés, ainsi que l'arrestation et la détention arbitraires de milliers de personnes en lien avec les manifestations nationales qui ont débuté le 28 décembre 2025.&#13;
&#13;
Par ce texte, adopté par 25 voix pour, 7 voix contre et 14 abstentions, le Conseil, tout en prolongeant de deux ans le mandat de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur la République islamique d'Iran, prie ladite Mission de mener d'urgence une enquête sur les allégations de violations graves des droits de l'homme et de crimes commis dans le contexte des manifestations qui ont débuté le 28 décembre 2025, y compris en vue d'éventuelles poursuites judiciaires. Le Conseil a en outre prolongé d'un an le mandat de Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Iran.&#13;
&#13;
La même résolution appelle le Gouvernement iranien à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que personne ne soit condamné à mort ou exécuté pour des infractions qui ne constituent pas des crimes les plus graves, de cesser d'intimider les victimes, les survivants et leur famille, et de faire en sorte que ces personnes aient accès à la vérité et à la justice. Le Gouvernement est aussi appelé à rétablir immédiatement l'accès à Internet et à créer un environnement sûr et propice pour la société civile, les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes et les professionnels des médias.&#13;
&#13;
Ouvrant la session extraordinaire, M. Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a fait observer que «les meurtres dans les rues iraniennes ont peut-être ralenti, mais [que] la brutalité continue ». Il a déploré que des milliers de personnes, dont des enfants, aient été tuées au cours d'une répression sécuritaire qui s'est intensifiée le 8 janvier, les forces de sécurité ayant utilisé des balles réelles contre les manifestants. M. Türk s'est en outre dit profondément préoccupé par les déclarations contradictoires des autorités iraniennes quant à la possibilité d'exécuter les personnes détenues en lien avec les manifestations.&#13;
&#13;
La seule issue à cette escalade effrayante, a plaidé M. Türk, passe par un dialogue fondé sur les droits humains de tous les Iraniens. M. Türk a appelé les autorités iraniennes à mettre fin à leur répression brutale. Il a demandé la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement ainsi qu'un moratoire complet sur la peine de mort. Il a aussi insisté sur l'importance que les responsables rendent des comptes. Le Haut-Commissaire a en outre appelé les autorités à engager des réformes pour réparer la trame sociale, de même qu'à collaborer avec l'écosystème international des droits de l'homme.&#13;
&#13;
Le Haut-Commissaire a d'autre part enjoint la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour aborder la question des effets des sanctions sur les droits humains du peuple iranien. Enfin, appelant à un apaisement des tensions dans la région de l'Iran, il a souligné que les discours agressifs étaient contre-productifs.&#13;
&#13;
Mme Mai Sato, Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran, s'exprimant également au nom du Comité de coordination des procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme, a fait observer que le nombre de morts demeurait contesté, les autorités ayant indiqué que 3000 personnes avaient été tuées, y compris parmi les forces de sécurité, tandis que certaines organisations de la société civile évoquaient des chiffres se comptant par dizaines de milliers, sans qu'aucun de ces chiffres ne puisse être vérifié.&#13;
&#13;
Mme Sato a affirmé que le moment était venu pour la communauté internationale de réagir et de soutenir le peuple iranien dans sa quête de droits fondamentaux et de reddition de comptes.&#13;
&#13;
Mme Sara Hossain, Présidente de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur la République islamique d'Iran, a insisté sur l'importance de rassembler des preuves pour déterminer si des crimes au regard du droit international, y compris des crimes contre l'humanité, ont été commis. Les auteurs et les structures étatiques qui ont permis les violences observées doivent être identifiés et tenus pour responsables, a-t-elle insisté.&#13;
&#13;
S'exprimant au nom de la société civile, M. Payam Akhavan, professeur à l'Université de Toronto, a pour sa part précisé qu'un rapport de médecins en Iran faisait état de 16 500 personnes tuées et 330 000 blessées ; il a ajouté que les chiffres continuaient d'augmenter et que la coupure d'Internet empêchait toute vérification.&#13;
&#13;
Pour sa part, la République islamique d'Iran, par la voix du Représentant permanent du pays auprès des Nations Unies à Genève, M. Ali Bahreini, a affirmé que, selon une enquête nationale basée sur des documents, 3117 vies ont été perdues pendant les manifestations, dont 2427 après des opérations terroristes. Le Représentant permanent a assuré que son Gouvernement procéderait à une analyse de ces incidents pour que ses causes profondes puissent être identifiées et éliminées. Ceux et celles qui seront considérés coupables vont devoir rendre des comptes, a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
De nombreuses délégations ont ensuite pris part au débat*.&#13;
&#13;
La documentation relative à la session extraordinaire, en particulier le texte définitif de la résolution adoptée aujourd'hui, se trouve sur le site web du Conseil.&#13;
&#13;
Adoption d'une résolution sur «La situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran, en particulier dans le contexte de la répression des manifestations nationales depuis le 28 décembre 2025»&#13;
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Aux termes de la résolution intitulée «La situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran, en particulier dans le contexte de la répression des manifestations nationales depuis le 28 décembre 2025» (A/HRC/S-39/L.1 amendé), adoptée par 25 voix pour, 7 voix contre et 14 abstentions, le Conseil déplore vivement la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran, en particulier la répression violente des manifestations pacifiques, qui a entraîné la mort de milliers de personnes, dont des enfants, et fait de nombreux blessés, ainsi que l'arrestation et la détention arbitraires de milliers de personnes en lien avec les manifestations nationales qui ont débuté le 28 décembre 2025.&#13;
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Par ce texte, le Conseil exhorte le Gouvernement de la République islamique d'Iran à prendre toutes les mesures législatives, administratives et autres nécessaires pour garantir que personne ne soit condamné à mort ou exécuté pour des infractions qui ne constituent pas des crimes les plus graves ou pour des infractions présumées commises avant l'âge de 18 ans, et pour que toutes les condamnations pénales soient prononcées par des tribunaux compétents, indépendants et impartiaux, à l'issue de procédures qui respectent strictement les garanties d'un procès équitable.&#13;
&#13;
Le Conseil demande d'autre part au Gouvernement de cesser d'intimider les victimes, les survivants et leur famille, et de faire en sorte que ces personnes aient accès à la vérité, à la justice et à des mesures de réparation, y compris une indemnisation, et que les auteurs soient amenés à répondre pleinement de leurs actes.&#13;
&#13;
Le Conseil demande également au Gouvernement de rétablir immédiatement et pleinement l'accès à Internet et de créer un environnement sûr et propice pour la société civile, les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes et les professionnels des médias, de même que de mettre fin à la discrimination persistante à l'égard des femmes et des filles.&#13;
&#13;
Par ce texte, le Conseil décide de proroger le mandat de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur la République islamique d'Iran pour une nouvelle période de deux ans, et prie la Mission de mener d'urgence une enquête sur les allégations de violations graves des droits de l'homme et d'atteintes à ces droits, et de crimes commis dans le contexte des manifestations qui ont débuté le 28 décembre 2025, y compris en vue d'éventuelles poursuites judiciaires.&#13;
&#13;
Le Conseil décide également de proroger le mandat de Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran pour une nouvelle période d'un an, à compter de la fin de sa soixante et unième session.&#13;
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Les États suivants ont voté en faveur de la résolution (25) : Albanie, Bénin, Bolivie, Bulgarie, Chili, Chypre, Colombie, Espagne, Estonie, Équateur, France, Ghana, Îles Marshall, Islande, Italie, Japon, Macédoine du Nord, Mexique, Pays Bas, République de Corée, République dominicaine, République tchèque,Royaume-Uni, Slovénie et Suisse.&#13;
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Les États suivants ont voté contre (7) : Chine, Cuba, Inde, Indonésie, Irak, Pakistan et Viet Nam.&#13;
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Les États suivants se sont abstenus (14) : Afrique du Sud, Angola, Brésil, Burundi, Côte d'Ivoire, Égypte, Éthiopie, Gambie, Kenya, Koweït, Malawi, Maurice, Qatar, République démocratique du Congo et Thaïlande.&#13;
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Session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme consacrée à la détérioration de la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran&#13;
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Déclarations liminaires&#13;
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Ouvrant la session extraordinaire, M. VOLKER TÜRK, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a d'emblée fait observer que «les meurtres dans les rues iraniennes ont peut-être ralenti, mais [que] la brutalité continue ». «La répression violente du peuple iranien ne résout aucun des problèmes cruciaux du pays», a-t-il ajouté: «au contraire, elle crée les conditions propices à de nouvelles violations des droits de l'homme, à l'instabilité et à l'effusion de sang», a-t-il mis en garde.&#13;
&#13;
Le Haut-Commissaire a déploré que des milliers de personnes, dont des enfants, aient été tuées au cours d'une répression sécuritaire qui s'est intensifiée le 8 janvier, les forces de sécurité ayant utilisé des balles réelles contre les manifestants. Il est difficile de vérifier des faits plus précis en raison de la coupure des communications qui a commencé le 8 janvier, a souligné M. Türk.&#13;
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Des manifestants pacifiques auraient été tués dans les rues et dans des zones résidentielles, y compris dans des universités et des établissements médicaux, a poursuivi le Haut-Commissaire. Des vidéos semblent montrer des centaines de corps dans des morgues, présentant des blessures mortelles à la tête et à la poitrine. Des centaines de membres des forces de sécurité auraient aussi trouvé la mort.&#13;
&#13;
Le Haut-Commissariat a des indications selon lesquelles les forces de sécurité ont procédé à des arrestations massives dans plusieurs villes, poursuivant même les blessés dans les hôpitaux et arrêtant des avocats et des défenseurs des droits humains, a indiqué M. Türk. Le parquet de Téhéran aurait ouvert des poursuites pénales contre des athlètes, des acteurs, des personnes impliquées dans l'industrie cinématographique et des propriétaires de cafés, pour avoir soutenu les manifestations, a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
Le chef du pouvoir judiciaire iranien a déclaré en début de semaine que «[s]on travail venait de commencer et qu'il n'y aurait aucune clémence pour les personnes détenues», a observé le Haut-Commissaire. Il a jugé inquiétant, dans ce contexte, que l'Iran reste l'un des pays qui exécute le plus de condamnés au monde: en 2025, au moins 1500 personnes auraient été exécutées, soit une augmentation de 50% par rapport à l'année précédente. M. Türk s'est dit profondément préoccupé par les déclarations contradictoires des autorités iraniennes quant à la possibilité d'exécuter les personnes détenues en lien avec les manifestations.&#13;
&#13;
Les autorités iraniennes ont cherché à délégitimer les manifestants en les qualifiant de «terroristes», d'«ennemis de l'État» et d'«agents étrangers», puis elles ont accusé les émeutiers d'avoir infiltré des manifestations pacifiques pour attaquer les forces de l'ordre et les biens publics. Rien de tout cela ne justifie le recours à une force excessive, inutile et disproportionnée, ni n'exonère le Gouvernement de son obligation de garantir une procédure régulière et des enquêtes transparentes, a déclaré le Haut-Commissaire.&#13;
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M. Türk a ajouté que ces manifestations étaient les dernières d'une longue série d'appels sincères au changement lancés par le peuple iranien, et que cette répression était la dernière d'une longue série de mesures violentes prises par les autorités iraniennes, notamment en 2022 après le décès en détention de Jina Mahsa Amini ; le Haut-Commissaire a rappelé que le Conseil avait mandaté la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur la République islamique d'Iran précisément après cette vague de violence [de 2022].&#13;
&#13;
Les récentes manifestations ont été déclenchées par une flambée des prix, dans un contexte de grave crise économique, aggravée par les politiques gouvernementales et les effets des sanctions étrangères, a poursuivi M. Türk. Les autorités ont d'abord répondu par un appel au dialogue et ont annoncé le doublement d'une subvention publique afin d'atténuer la hausse des prix. Malheureusement, cela a rapidement cédé la place à l'ancien schéma de meurtres et d'arrestations, un schéma de recours à la force qui ne répond pas aux demandes de la population, a affirmé le Haut-Commissaire.&#13;
&#13;
La seule issue à cette escalade effrayante, a plaidé M. Türk, passe par un dialogue fondé sur les droits humains de tous les Iraniens. Les aspirations et les idées, en particulier celles des femmes, des filles, des jeunes et des minorités ethniques et religieuses, doivent pouvoir façonner l'avenir de l'Iran, a-t-il indiqué.&#13;
&#13;
M. Türk a appelé les autorités iraniennes à faire marche arrière et à mettre fin à leur répression brutale, y compris aux procès sommaires et aux peines disproportionnées, de même qu'à mettre fin à la coupure d'Internet et des communications. Il a demandé la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement ainsi qu'un moratoire complet sur la peine de mort.&#13;
&#13;
Le Haut-Commissaire a aussi insisté sur l'importance que les responsables rendent des comptes, car, a-t-il déploré, «l'impunité dont bénéficient depuis longtemps les auteurs de violations des droits de l'homme alimente le ressentiment et les tensions en Iran».&#13;
&#13;
Le Haut-Commissaire a en outre appelé les autorités à engager des réformes pour réparer la trame sociale, de même qu'à collaborer avec l'écosystème international des droits de l'homme en coopérant de manière sérieuse avec le Haut-Commissariat, avec la Mission d'enquête internationale indépendante et avec la Rapporteuse spéciale [sur la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran].&#13;
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Le Haut-Commissaire a d'autre part enjoint la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour aborder la question des effets des sanctions sur les droits humains du peuple iranien.&#13;
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Enfin, appelant à un apaisement des tensions dans la région de l'Iran, le Haut-Commissaire a souligné que les discours agressifs étaient contre-productifs.&#13;
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Mme Mai Sato, Rapporteuse spéciale sur la situation des droits humains en Iran, s'exprimant également du Comité de coordination des procédures spéciales, a rappelé que, le 28 décembre dernier (2025), des difficultés économiques avaient déclenché des manifestations à travers l'Iran, lesquelles avaient pris la forme d'un mouvement national touchant toutes les régions du pays, que des hommes et des femmes d'origines ethniques et religieuses diverses appelant à un changement politique.&#13;
&#13;
Mme Sato a ensuite expliqué que la différence entre une démocratie et un système autoritaire résidait dans la possibilité pour la population d'exercer pacifiquement son droit à demander des changements. Elle a déclaré qu'en l'occurrence, les autorités iraniennes avaient répondu par la violence et que la situation s'était tragiquement détériorée le 8 janvier 2026, lorsque les autorités avaient décidé de couper les communications et Internet. La Rapporteuse spéciale a souligné que cette coupure, toujours en vigueur, empêchait toute vérification internationale des atrocités et provoquait une angoisse immense parmi les familles en Iran et à l'étranger, incapables de pouvoir confirmer si leurs proches sont en sécurité.&#13;
&#13;
Mme Sato a fait observer que le nombre de morts demeurait contesté, les autorités ayant indiqué que 3000 personnes avaient été tuées, y compris parmi les forces de sécurité, tandis que certaines organisations de la société civile évoquaient des chiffres se comptant par dizaines de milliers, sans qu'aucun de ces chiffres ne puisse être vérifié.&#13;
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Mme Sato a déclaré que le discours consistant à qualifier les manifestants de terroristes, d'émeutiers ou de mercenaires, déjà utilisé lors des manifestations de 2022, visait à justifier la répression brutale et à nier la nature réelle du soulèvement. Elle a ajouté indiqué que le Guide suprême et le Président [iranien] avaient appelé à des mesures décisives, et que le chef de l'appareil judiciaire avait demandé des poursuites expéditives sans aucune clémence.&#13;
&#13;
Mme Sato a rappelé que la force létale ne pouvait être utilisée qu'en dernier recours. Elle a déclaré avoir reçu d'innombrables vidéos montrant l'usage de la force létale contre des manifestants non armés, en violation de ces principes. Elle a également indiqué avoir reçu des informations faisant état d'aveux obtenus sous la contrainte et diffusés à la télévision.&#13;
&#13;
Enfin, Mme Sato a déclaré que le moment était venu pour la communauté internationale de réagir et de soutenir le peuple iranien dans sa quête de droits fondamentaux et de reddition de comptes. Elle a exhorté le Conseil à permettre à la Mission d'établissement des faits d'enquêter sur les violations liées aux manifestations afin d'assurer la reddition de comptes. Elle a conclu en saluant le courage du peuple iranien et en appelant la communauté internationale à répondre avec l'urgence et l'engagement requis.&#13;
&#13;
MME SARA HOSSAIN, Présidente de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur la République islamique d'Iran, a indiqué que depuis le 8 janvier, et selon certaines informations, les forces de sécurité [iraniennes] ont fait un usage intensif et «féroce» de la force meurtrière contre les manifestants, notamment avec des fusils d'assaut et des mitrailleuses lourdes, ce qui a entraîné un nombre impressionnant de morts. Le Gouvernement iranien a lui-même reconnu des milliers de morts, et des informations crédibles suggèrent que le nombre est beaucoup plus élevé, a-t-elle relevé. Les médecins signalent ainsi que les hôpitaux sont débordés par le nombre important de victimes, a-t-elle insisté.&#13;
&#13;
Le Gouvernement iranien, a noté Mme Hossain, affirme qu'au moins 300 membres de ses forces de sécurité figurent parmi les personnes tuées, que des secouristes et du personnel médical ont été attaqués et que des biens publics et privés, y compris des établissements de santé, ont été endommagés. Les images vidéo examinées par la Mission semblent montrer certaines personnes en train de brûler des véhicules et des bâtiments, a constaté Mme Hossain.&#13;
&#13;
Le droit international relatif aux droits de l'homme impose des critères extrêmement stricts pour l'usage de la force létale par les forces de l'ordre, a rappelé la Présidente de la Mission internationale: la force mortelle intentionnelle ne peut être utilisée que lorsqu'elle est strictement inévitable pour protéger des vies contre une menace imminente. Or, malgré le black-out des communications, la Mission a recueilli des témoignages et a évalué des documents numériques qui semblent montrer que les forces de sécurité ont tiré des munitions létales sur des foules qui ne représentaient pas une menace imminente pour la vie, a indiqué Mme Hossain.&#13;
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Les informations reçues indiquent également que des milliers de personnes ont été blessées, a-t-elle poursuivi. En particulier, des billes métalliques auraient été tirées délibérément sur le visage des victimes, causant des blessures épouvantables et rappelant la pratique consistant à aveugler les manifestants lors des manifestations de 2022. Le 10 janvier, environ 500 manifestants blessés aux yeux par des billes semblent avoir été admis dans un hôpital d'Ispahan, a ajouté Mme Hossain.&#13;
&#13;
De plus, environ 24 000 manifestants auraient été arrêtés, parmi lesquels des enfants, des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme, a poursuivi la Présidente de la Mission. Près de cent aveux ont été diffusés à la télévision d'État, la plupart apparemment sous la contrainte, a-t-elle indiqué.&#13;
&#13;
L'examen des manifestations récentes – à la lumière des schémas historiques de violations établis et identifiés par la Mission dans le contexte des manifestations pour les femmes, la vie et la liberté – montre clairement qu'il est urgent d'agir, a affirmé Mme Hossain: en effet, ces violations ne semblent pas être des événements sporadiques, mais sont répandues dans tout le pays et imposées de manière organisée, a-t-elle insisté.&#13;
&#13;
Mme Hossain a également insisté sur l'importance de rassembler des preuves et de déterminer si des violations des droits de l'homme et des crimes au regard du droit international, voire des crimes contre l'humanité, ont été commis. Les auteurs et les structures étatiques qui ont permis les violences observées doivent être identifiés et tenus pour responsables, a-t-elle souligné.&#13;
&#13;
Mme Hossain a par ailleurs indiqué que la Mission qu'elle préside avait reçu du Gouvernement iranien des informations présentant son propre point de vue sur les événements, y compris s'agissant d'allégations d'ingérence extérieure. À cet égard, Mme Hossain a rappelé que les menaces ou les actes d'intervention militaire unilatérale par des États tiers étaient contraires au droit international. Dans le même temps, a-t-elle ajouté, les allégations de partialité dans l'application du droit international ne dispensent aucun État de son obligation de respecter et protéger les droits de l'homme.&#13;
&#13;
S'exprimant au nom de la société civile, le professeur Payam Akhavan, de l'Université de Toronto, a déclaré que le peuple iranien vivait un cauchemar. Il a relaté l'histoire d'une famille qui a passé trois jours à chercher son fils parti manifester à Téhéran et jamais rentré chez lui. Il a indiqué que les parents avaient d'abord recherché leur fils dans des hôpitaux, puis à la morgue de Kahrizak [au sud de Téhéran], où ils avaient vu d'innombrables corps mutilés entassés dans des sacs en plastique noir. Il a expliqué que ces parents avaient finalement retrouvé leur fils vivant, après qu'il eut survécu à de graves blessures par balles en se faisant passer pour mort pendant trois jours afin d'éviter une exécution, soulignant que de tels cas [de recherches aboutissant à retrouver la personne vivante] restaient exceptionnels et que, pour la plupart, les recherches se terminaient par un deuil dévastateur.&#13;
&#13;
Le professeur a ajouté que des familles en deuil étaient contraintes de payer des sommes exorbitantes pour récupérer les corps, et que d'autres étaient forcées de signer des confessions accusant de prétendus terroristes du meurtre de leurs enfants.&#13;
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M. Akhavan a affirmé que, même au regard du passé sanglant de la République islamique documenté par l'ONU, la violence récente était sans précédent. Il a indiqué que les autorités avaient d'abord fait état de 5000 morts avant de ramener ce chiffre à 3000, et a qualifié cette estimation de sous-évaluation flagrante. Il a précisé qu'un rapport de médecins en Iran faisait état de 16 500 personnes tuées et de 330 000 blessées, ajoutant que les chiffres continuaient d'augmenter et que la coupure d'Internet empêchait toute vérification. Selon toute estimation plausible, il s'agit du pire meurtre de masse de l'histoire contemporaine de l'Iran, a déclaré le professeur.&#13;
&#13;
Rappelant son expérience professionnelle personnelle [auprès de l'ONU et du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie], M. Akhavan a comparé la situation en Iran à celle du génocide de Srebrenica, tout en soulignant qu'en Iran il n'y avait pas de guerre armée mais une violence exercée par l'État contre des jeunes non armés. Il a qualifié la situation d'«extermination».&#13;
&#13;
M. Akhavan a affirmé que le peuple iranien attendait de ce Conseil la justice et a souligné qu'il était impératif de doter la Mission internationale indépendante d'établissement des faits de ressources suffisantes afin de recueillir et préserver les éléments de preuve en vue de garantir l'obligation redditionnelle. Il a indiqué que, bien que la République islamique ne soit pas partie au Statut de Rome et qu'un renvoi par le Conseil de sécurité soit peu probable, l'objectif restait que les responsables de crimes contre l'humanité soient poursuivis devant un tribunal spécial indépendant et impartial.&#13;
&#13;
M. Akhavan a rejeté les tentatives visant à présenter les manifestations comme une conspiration étrangère et a rappelé l'héritage culturel et humaniste du peuple iranien. Il a déclaré que la souffrance collective avait renforcé la détermination du peuple iranien à mettre fin à ce cauchemar, et a exprimé l'espoir qu'un jour la liberté serait célébrée et que l'on se souviendrait alors de ceux qui auront soutenu le peuple iranien.&#13;
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Pays concerné&#13;
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Le Représentant permanent auprès des Nations Unies à Genève, M. ALI BAHREINI, a dénoncé la tenue de la session, estimant qu'elle était un outil de pression contre son pays, et a estimé que les promoteurs de cette réunion, en particulier les États-Unis, ne s'étaient jamais préoccupés réellement de la situation des droits de l'homme en Iran ; «autrement», a-t-il ajouté, «ils n'auraient pas imposé de sanctions inhumaines qui violent les droits fondamentaux de tous les Iraniens, et n'auraient pas non plus appuyé la guerre d'agression israélienne qui a tué et blessé plus de cinq mille Iraniens».&#13;
&#13;
Les manifestations [en Iran] ayant commencé le 28 décembre 2025, a poursuivi M. Bahreini, l'Iran a pleinement reconnu le droit des personnes de manifester de façon pacifique. Cependant, dans une deuxième phase, du 8 au 10 janvier, les manifestations se sont transformées en attaques, destructions de biens et actions armées contre les civils et les forces de l'ordre, a déploré le Représentant permanent. Selon des chiffres vérifiés officiellement, 3117 vies ont été perdues, dont 2427 après des « opérations terroristes »: ces chiffres sont le produit d'une enquête nationale, basée sur des documents, a-t-il affirmé.&#13;
&#13;
M. Bahreini a déclaré que son Gouvernement disposait de mécanismes nationaux indépendants d'enquête pour garantir l'obligation redditionnelle pour les faits de violence et de terrorisme. Le Gouvernement procèdera à une analyse de ces incidents pour que ses causes profondes puissent être identifiées et éliminées, a-t-il ajouté. Par ailleurs, le statut juridique de toutes les personnes détenues sera examiné conformément à la procédure régulière, et la procédure respectera les normes et garanties reconnues sur le plan international en matière de justice, de transparence et l'équité. Ceux et celles qui seront considérés coupables vont devoir rendre des comptes, a souligné M. Bahreini. Les manifestations sont un droit naturel des citoyens et le Gouvernement est tenu d'écouter la voix du peuple, a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
Aperçu du débat&#13;
&#13;
Au cours du débat, de nombreuses délégations ont indiqué que les manifestations qui ont débuté le 28 décembre 2025 en République islamique d'Iran s'inscrivaient dans un contexte de difficultés économiques et traduisaient des aspirations légitimes de la population à une vie meilleure, à la dignité, à la liberté et à une gouvernance plus respectueuse des droits fondamentaux. Plusieurs délégations ont souligné que ces mobilisations relevaient de l'exercice pacifique des droits aux libertés d'expression, de réunion pacifique et d'association, tels que consacrés par le droit international des droits de l'homme&#13;
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Un grand nombre d'intervenants ont exprimé leurs profondes préoccupations face à la réponse des autorités, décrite comme brutale et violente, marquée par un recours excessif et disproportionné à la force, y compris à la force létale, et ayant entraîné un nombre très élevé de morts et de blessés parmi les manifestants. Ont été mentionnées des informations crédibles faisant état de meurtres de manifestants pacifiques, y compris de femmes, d'enfants et de mineurs, ainsi que de l'utilisation d'armes à feu par les forces de sécurité. D'aucuns ont estimé que l'ampleur de la violence observée constituait une détérioration grave et sans précédent de la situation des droits humains dans le pays.&#13;
&#13;
Plusieurs délégations ont également fait état d'arrestations et de détentions arbitraires massives de manifestants, y compris de mineurs, ainsi que d'allégations de torture, de mauvais traitements, de violences sexuelles et sexistes, de disparitions forcées et d'intimidations visant les familles des victimes. Un grand nombre de délégations ont appelé à la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement, au respect des garanties fondamentales de procédure régulière et à la fin des poursuites engagées contre des personnes pour avoir exercé pacifiquement leurs droits.&#13;
&#13;
Nombre d'intervenants ont condamné le recours à la peine de mort et les menaces d'exécution dans le contexte des manifestations, certains orateurs déplorant que la peine capitale soit utilisée comme un outil d'intimidation et de répression des dissensions. Des délégations ont rappelé leur opposition de principe à la peine de mort en toutes circonstances et ont appelé à un moratoire immédiat sur les exécutions.&#13;
&#13;
De nombreuses délégations ont dénoncé les restrictions croissantes de l'espace civique, notamment les fermetures de médias, l'intimidation de journalistes, d'avocats, de défenseurs des droits de l'homme et de militants, ainsi que les pressions exercées sur la société civile. Plusieurs intervenants ont condamné les coupures quasi totales d'Internet et des services de communication, relevant qu'elles limitaient l'accès à l'information, entravaient la documentation indépendante des violations des droits humains, perturbaient les services essentiels et compromettaient l'obligation redditionnelle, tout en aggravant l'angoisse des familles en Iran et à l'étranger.&#13;
&#13;
Un grand nombre d'intervenants ont insisté sur la nécessité de mener des enquêtes rapides, indépendantes, impartiales et transparentes sur toutes les allégations de violations graves des droits humains, y compris les meurtres, l'usage excessif de la force, les détentions arbitraires, la torture et les exécutions. A particulièrement été soulignée l'importance de préserver et de recueillir les éléments de preuve afin de garantir l'obligation de rendre des comptes, de lutter contre l'impunité et de permettre, le cas échéant, de futures poursuites judiciaires.&#13;
&#13;
Les intervenants ont aussi exprimé leur soutien aux mécanismes du Conseil des droits de l'homme, en particulier au mandat de Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran et à la Mission internationale indépendante d'établissement des faits, soulignant le rôle essentiel de ces mécanismes pour le suivi de la situation, la documentation des violations et la promotion de la redevabilité. Plusieurs délégations ont appelé à la reconduction de ces mandats et à l'octroi de ressources suffisantes pour leur permettre d'exercer pleinement leurs fonctions.&#13;
&#13;
D'autres délégations ont insisté sur les principes de souveraineté, de non-ingérence et de respect de l'intégrité territoriale, estimant que la responsabilité première de la promotion et de la protection des droits humains incombait à l'État concerné. Des délégations ont souligné l'importance du dialogue, de la coopération, de l'assistance technique et du renforcement des capacités, et ont appelé à éviter la politisation, la sélectivité et le recours à des mandats imposés sans le consentement du pays concerné.&#13;
&#13;
Plusieurs délégations ont insisté sur la nécessité d'une désescalade, du respect de la retenue et du recours au dialogue afin de prévenir une aggravation de la situation, de rétablir la confiance entre les autorités et la population et de favoriser une résolution pacifique et durable, dans le respect des principes de la Charte des Nations Unies et du droit international.&#13;
&#13;
Des organisations de la société civile ont déclaré que la population iranienne faisait face à une répression d'une extrême gravité – qualifiée par plusieurs d'entre elles de crime contre l'humanité – marquée par des exécutions sommaires, un usage généralisé et intentionnel de la force létale, des arrestations massives, des actes de torture et de mauvais traitements, ainsi que des violences visant des groupes vulnérables, y compris des enfants et des minorités religieuses. Elles ont souligné que la coupure nationale d'Internet constituait un instrument central de la répression, empêchant la documentation des violations et la reddition de comptes, et ont appelé au renforcement et au renouvellement des mécanismes d'enquête du Conseil, à la préservation des preuves et à l'engagement de poursuites internationales afin de mettre fin à l'impunité.&#13;
&#13;
*Liste des intervenants : Islande (au nom d'un groupe de pays), Estonie (au nom des États nordiques et baltes), Union européenne, Macédoine du Nord, Slovénie, Espagne, Iraq, France, République de Corée, Suisse, Égypte, Japon, Albanie, Brésil, Royaume-Uni, Thaïlande, Chypre, Chine, Afrique du Sud, Ghana, Pakistan, Colombie, Cuba, Pays-Bas, Angola, Éthiopie, Bulgarie, Chili, Italie, Équateur, République dominicaine, Tchéquie, Kenya, Bolivie, Allemagne, Luxembourg, Irlande, Ukraine, Bélarus, Australie, Autriche, République bolivarienne du Venezuela, Paraguay, Belgique, Oman, Uruguay, Érythrée, Liechtenstein, Malte, Zimbabwe, Slovaquie, Grèce, République de Moldova, Monténégro, Fédération de Russie, Nouvelle-Zélande, Argentine, République populaire démocratique de Corée, Portugal, Burkina Faso, Sri Lanka, Mali, Canada, International Federation for Human Rights (FIDH), Ensemble contre la peine de mort, United Nations Watch, Human Rights Watch, Amnesty International, Association of Iranians Short Statured, Association for Defending Victims of Terrorism, Non-Trading Development Activists Company, Iran Human Rights Documentation Center, Institute for the Protection of Womens Rights, Coordination des associations et des particuliers pour la liberté de conscience, Jameh Ehyagaran Teb Sonnati Va Salamat Iranian, Chatra, ARTICLE 19, CIVICUS, Baha'i International Community, Alliance internationale pour la défense des droits et des libertés, Maloca Internationale, Institute for Human Rights, International Rehabilitation Council for Torture Victims, et Imam Ali's Popular Students Relief Society.</description>
      <content:encoded><![CDATA[[Ce document produit par le Service de l'information des Nations Unies à Genève est destiné à l'information; il ne constitue pas un document officiel.<br />
Les versions anglaise et française de nos communiqués sont différentes car elles sont le produit de deux équipes de couverture distinctes qui travaillent indépendamment.]<br />
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À l'issue de sa trente-neuvième session extraordinaire, consacrée à « la détérioration de la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran », le Conseil des droits de l'homme a adopté cet après-midi une résolution par laquelle il déplore vivement la répression violente des manifestations pacifiques en Iran, qui a entraîné la mort de milliers de personnes et fait de nombreux blessés, ainsi que l'arrestation et la détention arbitraires de milliers de personnes en lien avec les manifestations nationales qui ont débuté le 28 décembre 2025.<br />
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Par ce texte, adopté par 25 voix pour, 7 voix contre et 14 abstentions, le Conseil, tout en prolongeant de deux ans le mandat de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur la République islamique d'Iran, prie ladite Mission de mener d'urgence une enquête sur les allégations de violations graves des droits de l'homme et de crimes commis dans le contexte des manifestations qui ont débuté le 28 décembre 2025, y compris en vue d'éventuelles poursuites judiciaires. Le Conseil a en outre prolongé d'un an le mandat de Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Iran.<br />
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La même résolution appelle le Gouvernement iranien à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que personne ne soit condamné à mort ou exécuté pour des infractions qui ne constituent pas des crimes les plus graves, de cesser d'intimider les victimes, les survivants et leur famille, et de faire en sorte que ces personnes aient accès à la vérité et à la justice. Le Gouvernement est aussi appelé à rétablir immédiatement l'accès à Internet et à créer un environnement sûr et propice pour la société civile, les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes et les professionnels des médias.<br />
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Ouvrant la session extraordinaire, M. Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a fait observer que «les meurtres dans les rues iraniennes ont peut-être ralenti, mais [que] la brutalité continue ». Il a déploré que des milliers de personnes, dont des enfants, aient été tuées au cours d'une répression sécuritaire qui s'est intensifiée le 8 janvier, les forces de sécurité ayant utilisé des balles réelles contre les manifestants. M. Türk s'est en outre dit profondément préoccupé par les déclarations contradictoires des autorités iraniennes quant à la possibilité d'exécuter les personnes détenues en lien avec les manifestations.<br />
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La seule issue à cette escalade effrayante, a plaidé M. Türk, passe par un dialogue fondé sur les droits humains de tous les Iraniens. M. Türk a appelé les autorités iraniennes à mettre fin à leur répression brutale. Il a demandé la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement ainsi qu'un moratoire complet sur la peine de mort. Il a aussi insisté sur l'importance que les responsables rendent des comptes. Le Haut-Commissaire a en outre appelé les autorités à engager des réformes pour réparer la trame sociale, de même qu'à collaborer avec l'écosystème international des droits de l'homme.<br />
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Le Haut-Commissaire a d'autre part enjoint la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour aborder la question des effets des sanctions sur les droits humains du peuple iranien. Enfin, appelant à un apaisement des tensions dans la région de l'Iran, il a souligné que les discours agressifs étaient contre-productifs.<br />
<br />
Mme Mai Sato, Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran, s'exprimant également au nom du Comité de coordination des procédures spéciales du Conseil des droits de l'homme, a fait observer que le nombre de morts demeurait contesté, les autorités ayant indiqué que 3000 personnes avaient été tuées, y compris parmi les forces de sécurité, tandis que certaines organisations de la société civile évoquaient des chiffres se comptant par dizaines de milliers, sans qu'aucun de ces chiffres ne puisse être vérifié.<br />
<br />
Mme Sato a affirmé que le moment était venu pour la communauté internationale de réagir et de soutenir le peuple iranien dans sa quête de droits fondamentaux et de reddition de comptes.<br />
<br />
Mme Sara Hossain, Présidente de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur la République islamique d'Iran, a insisté sur l'importance de rassembler des preuves pour déterminer si des crimes au regard du droit international, y compris des crimes contre l'humanité, ont été commis. Les auteurs et les structures étatiques qui ont permis les violences observées doivent être identifiés et tenus pour responsables, a-t-elle insisté.<br />
<br />
S'exprimant au nom de la société civile, M. Payam Akhavan, professeur à l'Université de Toronto, a pour sa part précisé qu'un rapport de médecins en Iran faisait état de 16 500 personnes tuées et 330 000 blessées ; il a ajouté que les chiffres continuaient d'augmenter et que la coupure d'Internet empêchait toute vérification.<br />
<br />
Pour sa part, la République islamique d'Iran, par la voix du Représentant permanent du pays auprès des Nations Unies à Genève, M. Ali Bahreini, a affirmé que, selon une enquête nationale basée sur des documents, 3117 vies ont été perdues pendant les manifestations, dont 2427 après des opérations terroristes. Le Représentant permanent a assuré que son Gouvernement procéderait à une analyse de ces incidents pour que ses causes profondes puissent être identifiées et éliminées. Ceux et celles qui seront considérés coupables vont devoir rendre des comptes, a-t-il ajouté.<br />
<br />
De nombreuses délégations ont ensuite pris part au débat*.<br />
<br />
La documentation relative à la session extraordinaire, en particulier le texte définitif de la résolution adoptée aujourd'hui, se trouve sur le site web du Conseil.<br />
<br />
Adoption d'une résolution sur «La situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran, en particulier dans le contexte de la répression des manifestations nationales depuis le 28 décembre 2025»<br />
<br />
Aux termes de la résolution intitulée «La situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran, en particulier dans le contexte de la répression des manifestations nationales depuis le 28 décembre 2025» (A/HRC/S-39/L.1 amendé), adoptée par 25 voix pour, 7 voix contre et 14 abstentions, le Conseil déplore vivement la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran, en particulier la répression violente des manifestations pacifiques, qui a entraîné la mort de milliers de personnes, dont des enfants, et fait de nombreux blessés, ainsi que l'arrestation et la détention arbitraires de milliers de personnes en lien avec les manifestations nationales qui ont débuté le 28 décembre 2025.<br />
<br />
Par ce texte, le Conseil exhorte le Gouvernement de la République islamique d'Iran à prendre toutes les mesures législatives, administratives et autres nécessaires pour garantir que personne ne soit condamné à mort ou exécuté pour des infractions qui ne constituent pas des crimes les plus graves ou pour des infractions présumées commises avant l'âge de 18 ans, et pour que toutes les condamnations pénales soient prononcées par des tribunaux compétents, indépendants et impartiaux, à l'issue de procédures qui respectent strictement les garanties d'un procès équitable.<br />
<br />
Le Conseil demande d'autre part au Gouvernement de cesser d'intimider les victimes, les survivants et leur famille, et de faire en sorte que ces personnes aient accès à la vérité, à la justice et à des mesures de réparation, y compris une indemnisation, et que les auteurs soient amenés à répondre pleinement de leurs actes.<br />
<br />
Le Conseil demande également au Gouvernement de rétablir immédiatement et pleinement l'accès à Internet et de créer un environnement sûr et propice pour la société civile, les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes et les professionnels des médias, de même que de mettre fin à la discrimination persistante à l'égard des femmes et des filles.<br />
<br />
Par ce texte, le Conseil décide de proroger le mandat de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur la République islamique d'Iran pour une nouvelle période de deux ans, et prie la Mission de mener d'urgence une enquête sur les allégations de violations graves des droits de l'homme et d'atteintes à ces droits, et de crimes commis dans le contexte des manifestations qui ont débuté le 28 décembre 2025, y compris en vue d'éventuelles poursuites judiciaires.<br />
<br />
Le Conseil décide également de proroger le mandat de Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran pour une nouvelle période d'un an, à compter de la fin de sa soixante et unième session.<br />
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Les États suivants ont voté en faveur de la résolution (25) : Albanie, Bénin, Bolivie, Bulgarie, Chili, Chypre, Colombie, Espagne, Estonie, Équateur, France, Ghana, Îles Marshall, Islande, Italie, Japon, Macédoine du Nord, Mexique, Pays Bas, République de Corée, République dominicaine, République tchèque,Royaume-Uni, Slovénie et Suisse.<br />
<br />
Les États suivants ont voté contre (7) : Chine, Cuba, Inde, Indonésie, Irak, Pakistan et Viet Nam.<br />
<br />
Les États suivants se sont abstenus (14) : Afrique du Sud, Angola, Brésil, Burundi, Côte d'Ivoire, Égypte, Éthiopie, Gambie, Kenya, Koweït, Malawi, Maurice, Qatar, République démocratique du Congo et Thaïlande.<br />
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Session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme consacrée à la détérioration de la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran<br />
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Déclarations liminaires<br />
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Ouvrant la session extraordinaire, M. VOLKER TÜRK, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a d'emblée fait observer que «les meurtres dans les rues iraniennes ont peut-être ralenti, mais [que] la brutalité continue ». «La répression violente du peuple iranien ne résout aucun des problèmes cruciaux du pays», a-t-il ajouté: «au contraire, elle crée les conditions propices à de nouvelles violations des droits de l'homme, à l'instabilité et à l'effusion de sang», a-t-il mis en garde.<br />
<br />
Le Haut-Commissaire a déploré que des milliers de personnes, dont des enfants, aient été tuées au cours d'une répression sécuritaire qui s'est intensifiée le 8 janvier, les forces de sécurité ayant utilisé des balles réelles contre les manifestants. Il est difficile de vérifier des faits plus précis en raison de la coupure des communications qui a commencé le 8 janvier, a souligné M. Türk.<br />
<br />
Des manifestants pacifiques auraient été tués dans les rues et dans des zones résidentielles, y compris dans des universités et des établissements médicaux, a poursuivi le Haut-Commissaire. Des vidéos semblent montrer des centaines de corps dans des morgues, présentant des blessures mortelles à la tête et à la poitrine. Des centaines de membres des forces de sécurité auraient aussi trouvé la mort.<br />
<br />
Le Haut-Commissariat a des indications selon lesquelles les forces de sécurité ont procédé à des arrestations massives dans plusieurs villes, poursuivant même les blessés dans les hôpitaux et arrêtant des avocats et des défenseurs des droits humains, a indiqué M. Türk. Le parquet de Téhéran aurait ouvert des poursuites pénales contre des athlètes, des acteurs, des personnes impliquées dans l'industrie cinématographique et des propriétaires de cafés, pour avoir soutenu les manifestations, a-t-il ajouté.<br />
<br />
Le chef du pouvoir judiciaire iranien a déclaré en début de semaine que «[s]on travail venait de commencer et qu'il n'y aurait aucune clémence pour les personnes détenues», a observé le Haut-Commissaire. Il a jugé inquiétant, dans ce contexte, que l'Iran reste l'un des pays qui exécute le plus de condamnés au monde: en 2025, au moins 1500 personnes auraient été exécutées, soit une augmentation de 50% par rapport à l'année précédente. M. Türk s'est dit profondément préoccupé par les déclarations contradictoires des autorités iraniennes quant à la possibilité d'exécuter les personnes détenues en lien avec les manifestations.<br />
<br />
Les autorités iraniennes ont cherché à délégitimer les manifestants en les qualifiant de «terroristes», d'«ennemis de l'État» et d'«agents étrangers», puis elles ont accusé les émeutiers d'avoir infiltré des manifestations pacifiques pour attaquer les forces de l'ordre et les biens publics. Rien de tout cela ne justifie le recours à une force excessive, inutile et disproportionnée, ni n'exonère le Gouvernement de son obligation de garantir une procédure régulière et des enquêtes transparentes, a déclaré le Haut-Commissaire.<br />
<br />
M. Türk a ajouté que ces manifestations étaient les dernières d'une longue série d'appels sincères au changement lancés par le peuple iranien, et que cette répression était la dernière d'une longue série de mesures violentes prises par les autorités iraniennes, notamment en 2022 après le décès en détention de Jina Mahsa Amini ; le Haut-Commissaire a rappelé que le Conseil avait mandaté la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur la République islamique d'Iran précisément après cette vague de violence [de 2022].<br />
<br />
Les récentes manifestations ont été déclenchées par une flambée des prix, dans un contexte de grave crise économique, aggravée par les politiques gouvernementales et les effets des sanctions étrangères, a poursuivi M. Türk. Les autorités ont d'abord répondu par un appel au dialogue et ont annoncé le doublement d'une subvention publique afin d'atténuer la hausse des prix. Malheureusement, cela a rapidement cédé la place à l'ancien schéma de meurtres et d'arrestations, un schéma de recours à la force qui ne répond pas aux demandes de la population, a affirmé le Haut-Commissaire.<br />
<br />
La seule issue à cette escalade effrayante, a plaidé M. Türk, passe par un dialogue fondé sur les droits humains de tous les Iraniens. Les aspirations et les idées, en particulier celles des femmes, des filles, des jeunes et des minorités ethniques et religieuses, doivent pouvoir façonner l'avenir de l'Iran, a-t-il indiqué.<br />
<br />
M. Türk a appelé les autorités iraniennes à faire marche arrière et à mettre fin à leur répression brutale, y compris aux procès sommaires et aux peines disproportionnées, de même qu'à mettre fin à la coupure d'Internet et des communications. Il a demandé la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement ainsi qu'un moratoire complet sur la peine de mort.<br />
<br />
Le Haut-Commissaire a aussi insisté sur l'importance que les responsables rendent des comptes, car, a-t-il déploré, «l'impunité dont bénéficient depuis longtemps les auteurs de violations des droits de l'homme alimente le ressentiment et les tensions en Iran».<br />
<br />
Le Haut-Commissaire a en outre appelé les autorités à engager des réformes pour réparer la trame sociale, de même qu'à collaborer avec l'écosystème international des droits de l'homme en coopérant de manière sérieuse avec le Haut-Commissariat, avec la Mission d'enquête internationale indépendante et avec la Rapporteuse spéciale [sur la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran].<br />
<br />
Le Haut-Commissaire a d'autre part enjoint la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour aborder la question des effets des sanctions sur les droits humains du peuple iranien.<br />
<br />
Enfin, appelant à un apaisement des tensions dans la région de l'Iran, le Haut-Commissaire a souligné que les discours agressifs étaient contre-productifs.<br />
<br />
Mme Mai Sato, Rapporteuse spéciale sur la situation des droits humains en Iran, s'exprimant également du Comité de coordination des procédures spéciales, a rappelé que, le 28 décembre dernier (2025), des difficultés économiques avaient déclenché des manifestations à travers l'Iran, lesquelles avaient pris la forme d'un mouvement national touchant toutes les régions du pays, que des hommes et des femmes d'origines ethniques et religieuses diverses appelant à un changement politique.<br />
<br />
Mme Sato a ensuite expliqué que la différence entre une démocratie et un système autoritaire résidait dans la possibilité pour la population d'exercer pacifiquement son droit à demander des changements. Elle a déclaré qu'en l'occurrence, les autorités iraniennes avaient répondu par la violence et que la situation s'était tragiquement détériorée le 8 janvier 2026, lorsque les autorités avaient décidé de couper les communications et Internet. La Rapporteuse spéciale a souligné que cette coupure, toujours en vigueur, empêchait toute vérification internationale des atrocités et provoquait une angoisse immense parmi les familles en Iran et à l'étranger, incapables de pouvoir confirmer si leurs proches sont en sécurité.<br />
<br />
Mme Sato a fait observer que le nombre de morts demeurait contesté, les autorités ayant indiqué que 3000 personnes avaient été tuées, y compris parmi les forces de sécurité, tandis que certaines organisations de la société civile évoquaient des chiffres se comptant par dizaines de milliers, sans qu'aucun de ces chiffres ne puisse être vérifié.<br />
<br />
Mme Sato a déclaré que le discours consistant à qualifier les manifestants de terroristes, d'émeutiers ou de mercenaires, déjà utilisé lors des manifestations de 2022, visait à justifier la répression brutale et à nier la nature réelle du soulèvement. Elle a ajouté indiqué que le Guide suprême et le Président [iranien] avaient appelé à des mesures décisives, et que le chef de l'appareil judiciaire avait demandé des poursuites expéditives sans aucune clémence.<br />
<br />
Mme Sato a rappelé que la force létale ne pouvait être utilisée qu'en dernier recours. Elle a déclaré avoir reçu d'innombrables vidéos montrant l'usage de la force létale contre des manifestants non armés, en violation de ces principes. Elle a également indiqué avoir reçu des informations faisant état d'aveux obtenus sous la contrainte et diffusés à la télévision.<br />
<br />
Enfin, Mme Sato a déclaré que le moment était venu pour la communauté internationale de réagir et de soutenir le peuple iranien dans sa quête de droits fondamentaux et de reddition de comptes. Elle a exhorté le Conseil à permettre à la Mission d'établissement des faits d'enquêter sur les violations liées aux manifestations afin d'assurer la reddition de comptes. Elle a conclu en saluant le courage du peuple iranien et en appelant la communauté internationale à répondre avec l'urgence et l'engagement requis.<br />
<br />
MME SARA HOSSAIN, Présidente de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur la République islamique d'Iran, a indiqué que depuis le 8 janvier, et selon certaines informations, les forces de sécurité [iraniennes] ont fait un usage intensif et «féroce» de la force meurtrière contre les manifestants, notamment avec des fusils d'assaut et des mitrailleuses lourdes, ce qui a entraîné un nombre impressionnant de morts. Le Gouvernement iranien a lui-même reconnu des milliers de morts, et des informations crédibles suggèrent que le nombre est beaucoup plus élevé, a-t-elle relevé. Les médecins signalent ainsi que les hôpitaux sont débordés par le nombre important de victimes, a-t-elle insisté.<br />
<br />
Le Gouvernement iranien, a noté Mme Hossain, affirme qu'au moins 300 membres de ses forces de sécurité figurent parmi les personnes tuées, que des secouristes et du personnel médical ont été attaqués et que des biens publics et privés, y compris des établissements de santé, ont été endommagés. Les images vidéo examinées par la Mission semblent montrer certaines personnes en train de brûler des véhicules et des bâtiments, a constaté Mme Hossain.<br />
<br />
Le droit international relatif aux droits de l'homme impose des critères extrêmement stricts pour l'usage de la force létale par les forces de l'ordre, a rappelé la Présidente de la Mission internationale: la force mortelle intentionnelle ne peut être utilisée que lorsqu'elle est strictement inévitable pour protéger des vies contre une menace imminente. Or, malgré le black-out des communications, la Mission a recueilli des témoignages et a évalué des documents numériques qui semblent montrer que les forces de sécurité ont tiré des munitions létales sur des foules qui ne représentaient pas une menace imminente pour la vie, a indiqué Mme Hossain.<br />
<br />
Les informations reçues indiquent également que des milliers de personnes ont été blessées, a-t-elle poursuivi. En particulier, des billes métalliques auraient été tirées délibérément sur le visage des victimes, causant des blessures épouvantables et rappelant la pratique consistant à aveugler les manifestants lors des manifestations de 2022. Le 10 janvier, environ 500 manifestants blessés aux yeux par des billes semblent avoir été admis dans un hôpital d'Ispahan, a ajouté Mme Hossain.<br />
<br />
De plus, environ 24 000 manifestants auraient été arrêtés, parmi lesquels des enfants, des journalistes et des défenseurs des droits de l'homme, a poursuivi la Présidente de la Mission. Près de cent aveux ont été diffusés à la télévision d'État, la plupart apparemment sous la contrainte, a-t-elle indiqué.<br />
<br />
L'examen des manifestations récentes – à la lumière des schémas historiques de violations établis et identifiés par la Mission dans le contexte des manifestations pour les femmes, la vie et la liberté – montre clairement qu'il est urgent d'agir, a affirmé Mme Hossain: en effet, ces violations ne semblent pas être des événements sporadiques, mais sont répandues dans tout le pays et imposées de manière organisée, a-t-elle insisté.<br />
<br />
Mme Hossain a également insisté sur l'importance de rassembler des preuves et de déterminer si des violations des droits de l'homme et des crimes au regard du droit international, voire des crimes contre l'humanité, ont été commis. Les auteurs et les structures étatiques qui ont permis les violences observées doivent être identifiés et tenus pour responsables, a-t-elle souligné.<br />
<br />
Mme Hossain a par ailleurs indiqué que la Mission qu'elle préside avait reçu du Gouvernement iranien des informations présentant son propre point de vue sur les événements, y compris s'agissant d'allégations d'ingérence extérieure. À cet égard, Mme Hossain a rappelé que les menaces ou les actes d'intervention militaire unilatérale par des États tiers étaient contraires au droit international. Dans le même temps, a-t-elle ajouté, les allégations de partialité dans l'application du droit international ne dispensent aucun État de son obligation de respecter et protéger les droits de l'homme.<br />
<br />
S'exprimant au nom de la société civile, le professeur Payam Akhavan, de l'Université de Toronto, a déclaré que le peuple iranien vivait un cauchemar. Il a relaté l'histoire d'une famille qui a passé trois jours à chercher son fils parti manifester à Téhéran et jamais rentré chez lui. Il a indiqué que les parents avaient d'abord recherché leur fils dans des hôpitaux, puis à la morgue de Kahrizak [au sud de Téhéran], où ils avaient vu d'innombrables corps mutilés entassés dans des sacs en plastique noir. Il a expliqué que ces parents avaient finalement retrouvé leur fils vivant, après qu'il eut survécu à de graves blessures par balles en se faisant passer pour mort pendant trois jours afin d'éviter une exécution, soulignant que de tels cas [de recherches aboutissant à retrouver la personne vivante] restaient exceptionnels et que, pour la plupart, les recherches se terminaient par un deuil dévastateur.<br />
<br />
Le professeur a ajouté que des familles en deuil étaient contraintes de payer des sommes exorbitantes pour récupérer les corps, et que d'autres étaient forcées de signer des confessions accusant de prétendus terroristes du meurtre de leurs enfants.<br />
<br />
M. Akhavan a affirmé que, même au regard du passé sanglant de la République islamique documenté par l'ONU, la violence récente était sans précédent. Il a indiqué que les autorités avaient d'abord fait état de 5000 morts avant de ramener ce chiffre à 3000, et a qualifié cette estimation de sous-évaluation flagrante. Il a précisé qu'un rapport de médecins en Iran faisait état de 16 500 personnes tuées et de 330 000 blessées, ajoutant que les chiffres continuaient d'augmenter et que la coupure d'Internet empêchait toute vérification. Selon toute estimation plausible, il s'agit du pire meurtre de masse de l'histoire contemporaine de l'Iran, a déclaré le professeur.<br />
<br />
Rappelant son expérience professionnelle personnelle [auprès de l'ONU et du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie], M. Akhavan a comparé la situation en Iran à celle du génocide de Srebrenica, tout en soulignant qu'en Iran il n'y avait pas de guerre armée mais une violence exercée par l'État contre des jeunes non armés. Il a qualifié la situation d'«extermination».<br />
<br />
M. Akhavan a affirmé que le peuple iranien attendait de ce Conseil la justice et a souligné qu'il était impératif de doter la Mission internationale indépendante d'établissement des faits de ressources suffisantes afin de recueillir et préserver les éléments de preuve en vue de garantir l'obligation redditionnelle. Il a indiqué que, bien que la République islamique ne soit pas partie au Statut de Rome et qu'un renvoi par le Conseil de sécurité soit peu probable, l'objectif restait que les responsables de crimes contre l'humanité soient poursuivis devant un tribunal spécial indépendant et impartial.<br />
<br />
M. Akhavan a rejeté les tentatives visant à présenter les manifestations comme une conspiration étrangère et a rappelé l'héritage culturel et humaniste du peuple iranien. Il a déclaré que la souffrance collective avait renforcé la détermination du peuple iranien à mettre fin à ce cauchemar, et a exprimé l'espoir qu'un jour la liberté serait célébrée et que l'on se souviendrait alors de ceux qui auront soutenu le peuple iranien.<br />
<br />
Pays concerné<br />
<br />
Le Représentant permanent auprès des Nations Unies à Genève, M. ALI BAHREINI, a dénoncé la tenue de la session, estimant qu'elle était un outil de pression contre son pays, et a estimé que les promoteurs de cette réunion, en particulier les États-Unis, ne s'étaient jamais préoccupés réellement de la situation des droits de l'homme en Iran ; «autrement», a-t-il ajouté, «ils n'auraient pas imposé de sanctions inhumaines qui violent les droits fondamentaux de tous les Iraniens, et n'auraient pas non plus appuyé la guerre d'agression israélienne qui a tué et blessé plus de cinq mille Iraniens».<br />
<br />
Les manifestations [en Iran] ayant commencé le 28 décembre 2025, a poursuivi M. Bahreini, l'Iran a pleinement reconnu le droit des personnes de manifester de façon pacifique. Cependant, dans une deuxième phase, du 8 au 10 janvier, les manifestations se sont transformées en attaques, destructions de biens et actions armées contre les civils et les forces de l'ordre, a déploré le Représentant permanent. Selon des chiffres vérifiés officiellement, 3117 vies ont été perdues, dont 2427 après des « opérations terroristes »: ces chiffres sont le produit d'une enquête nationale, basée sur des documents, a-t-il affirmé.<br />
<br />
M. Bahreini a déclaré que son Gouvernement disposait de mécanismes nationaux indépendants d'enquête pour garantir l'obligation redditionnelle pour les faits de violence et de terrorisme. Le Gouvernement procèdera à une analyse de ces incidents pour que ses causes profondes puissent être identifiées et éliminées, a-t-il ajouté. Par ailleurs, le statut juridique de toutes les personnes détenues sera examiné conformément à la procédure régulière, et la procédure respectera les normes et garanties reconnues sur le plan international en matière de justice, de transparence et l'équité. Ceux et celles qui seront considérés coupables vont devoir rendre des comptes, a souligné M. Bahreini. Les manifestations sont un droit naturel des citoyens et le Gouvernement est tenu d'écouter la voix du peuple, a-t-il ajouté.<br />
<br />
Aperçu du débat<br />
<br />
Au cours du débat, de nombreuses délégations ont indiqué que les manifestations qui ont débuté le 28 décembre 2025 en République islamique d'Iran s'inscrivaient dans un contexte de difficultés économiques et traduisaient des aspirations légitimes de la population à une vie meilleure, à la dignité, à la liberté et à une gouvernance plus respectueuse des droits fondamentaux. Plusieurs délégations ont souligné que ces mobilisations relevaient de l'exercice pacifique des droits aux libertés d'expression, de réunion pacifique et d'association, tels que consacrés par le droit international des droits de l'homme<br />
<br />
Un grand nombre d'intervenants ont exprimé leurs profondes préoccupations face à la réponse des autorités, décrite comme brutale et violente, marquée par un recours excessif et disproportionné à la force, y compris à la force létale, et ayant entraîné un nombre très élevé de morts et de blessés parmi les manifestants. Ont été mentionnées des informations crédibles faisant état de meurtres de manifestants pacifiques, y compris de femmes, d'enfants et de mineurs, ainsi que de l'utilisation d'armes à feu par les forces de sécurité. D'aucuns ont estimé que l'ampleur de la violence observée constituait une détérioration grave et sans précédent de la situation des droits humains dans le pays.<br />
<br />
Plusieurs délégations ont également fait état d'arrestations et de détentions arbitraires massives de manifestants, y compris de mineurs, ainsi que d'allégations de torture, de mauvais traitements, de violences sexuelles et sexistes, de disparitions forcées et d'intimidations visant les familles des victimes. Un grand nombre de délégations ont appelé à la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement, au respect des garanties fondamentales de procédure régulière et à la fin des poursuites engagées contre des personnes pour avoir exercé pacifiquement leurs droits.<br />
<br />
Nombre d'intervenants ont condamné le recours à la peine de mort et les menaces d'exécution dans le contexte des manifestations, certains orateurs déplorant que la peine capitale soit utilisée comme un outil d'intimidation et de répression des dissensions. Des délégations ont rappelé leur opposition de principe à la peine de mort en toutes circonstances et ont appelé à un moratoire immédiat sur les exécutions.<br />
<br />
De nombreuses délégations ont dénoncé les restrictions croissantes de l'espace civique, notamment les fermetures de médias, l'intimidation de journalistes, d'avocats, de défenseurs des droits de l'homme et de militants, ainsi que les pressions exercées sur la société civile. Plusieurs intervenants ont condamné les coupures quasi totales d'Internet et des services de communication, relevant qu'elles limitaient l'accès à l'information, entravaient la documentation indépendante des violations des droits humains, perturbaient les services essentiels et compromettaient l'obligation redditionnelle, tout en aggravant l'angoisse des familles en Iran et à l'étranger.<br />
<br />
Un grand nombre d'intervenants ont insisté sur la nécessité de mener des enquêtes rapides, indépendantes, impartiales et transparentes sur toutes les allégations de violations graves des droits humains, y compris les meurtres, l'usage excessif de la force, les détentions arbitraires, la torture et les exécutions. A particulièrement été soulignée l'importance de préserver et de recueillir les éléments de preuve afin de garantir l'obligation de rendre des comptes, de lutter contre l'impunité et de permettre, le cas échéant, de futures poursuites judiciaires.<br />
<br />
Les intervenants ont aussi exprimé leur soutien aux mécanismes du Conseil des droits de l'homme, en particulier au mandat de Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en République islamique d'Iran et à la Mission internationale indépendante d'établissement des faits, soulignant le rôle essentiel de ces mécanismes pour le suivi de la situation, la documentation des violations et la promotion de la redevabilité. Plusieurs délégations ont appelé à la reconduction de ces mandats et à l'octroi de ressources suffisantes pour leur permettre d'exercer pleinement leurs fonctions.<br />
<br />
D'autres délégations ont insisté sur les principes de souveraineté, de non-ingérence et de respect de l'intégrité territoriale, estimant que la responsabilité première de la promotion et de la protection des droits humains incombait à l'État concerné. Des délégations ont souligné l'importance du dialogue, de la coopération, de l'assistance technique et du renforcement des capacités, et ont appelé à éviter la politisation, la sélectivité et le recours à des mandats imposés sans le consentement du pays concerné.<br />
<br />
Plusieurs délégations ont insisté sur la nécessité d'une désescalade, du respect de la retenue et du recours au dialogue afin de prévenir une aggravation de la situation, de rétablir la confiance entre les autorités et la population et de favoriser une résolution pacifique et durable, dans le respect des principes de la Charte des Nations Unies et du droit international.<br />
<br />
Des organisations de la société civile ont déclaré que la population iranienne faisait face à une répression d'une extrême gravité – qualifiée par plusieurs d'entre elles de crime contre l'humanité – marquée par des exécutions sommaires, un usage généralisé et intentionnel de la force létale, des arrestations massives, des actes de torture et de mauvais traitements, ainsi que des violences visant des groupes vulnérables, y compris des enfants et des minorités religieuses. Elles ont souligné que la coupure nationale d'Internet constituait un instrument central de la répression, empêchant la documentation des violations et la reddition de comptes, et ont appelé au renforcement et au renouvellement des mécanismes d'enquête du Conseil, à la préservation des preuves et à l'engagement de poursuites internationales afin de mettre fin à l'impunité.<br />
<br />
*Liste des intervenants : Islande (au nom d'un groupe de pays), Estonie (au nom des États nordiques et baltes), Union européenne, Macédoine du Nord, Slovénie, Espagne, Iraq, France, République de Corée, Suisse, Égypte, Japon, Albanie, Brésil, Royaume-Uni, Thaïlande, Chypre, Chine, Afrique du Sud, Ghana, Pakistan, Colombie, Cuba, Pays-Bas, Angola, Éthiopie, Bulgarie, Chili, Italie, Équateur, République dominicaine, Tchéquie, Kenya, Bolivie, Allemagne, Luxembourg, Irlande, Ukraine, Bélarus, Australie, Autriche, République bolivarienne du Venezuela, Paraguay, Belgique, Oman, Uruguay, Érythrée, Liechtenstein, Malte, Zimbabwe, Slovaquie, Grèce, République de Moldova, Monténégro, Fédération de Russie, Nouvelle-Zélande, Argentine, République populaire démocratique de Corée, Portugal, Burkina Faso, Sri Lanka, Mali, Canada, International Federation for Human Rights (FIDH), Ensemble contre la peine de mort, United Nations Watch, Human Rights Watch, Amnesty International, Association of Iranians Short Statured, Association for Defending Victims of Terrorism, Non-Trading Development Activists Company, Iran Human Rights Documentation Center, Institute for the Protection of Womens Rights, Coordination des associations et des particuliers pour la liberté de conscience, Jameh Ehyagaran Teb Sonnati Va Salamat Iranian, Chatra, ARTICLE 19, CIVICUS, Baha'i International Community, Alliance internationale pour la défense des droits et des libertés, Maloca Internationale, Institute for Human Rights, International Rehabilitation Council for Torture Victims, et Imam Ali's Popular Students Relief Society.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12583</guid>
      <pubDate>Fri, 23 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil des droits de l'homme</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran : l'ONU dénonce la brutalité persistante malgré la fin des manifestations</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12562</link>
      <description>Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a dénoncé vendredi la répression meurtrière des manifestations en Iran qui a entraîné la mort de « milliers » de personnes, dont des enfants.&#13;
&#13;
Des vidéos montrent des centaines de morts parmi les civils et les forces de sécurité, a déploré Volker Türk, pour qui cette répression ne résout rien et risque d'aggraver les violations des droits humains, l'instabilité et les effusions de sang, maintenant et pour les mois à venir.&#13;
&#13;
S'exprimant à l'ouverture d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies consacrée à l'Iran à Genève, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a indiqué que cette situation dramatique s'inscrit dans un contexte plus large. Il a ainsi rappelé que les manifestations actuelles ne sont que les dernières d'une longue série de mobilisations du peuple iranien en faveur du changement.&#13;
&#13;
L'Iran demeure inflexible&#13;
&#13;
Malgré ces revendications pacifiques, la réponse des autorités a été brutale. « Des manifestants pacifiques auraient été tués dans les rues et dans des zones résidentielles, y compris dans des universités et des établissements médicaux », a déclaré M. Türk. &#13;
&#13;
Il a fait état d'« indications crédibles » sur des interventions des forces de sécurité à l'intérieur de centres médicaux, dans le but d'arrêter des protestataires venus y recevoir des soins.&#13;
&#13;
Or « dans un développement effrayant, le chef du pouvoir judiciaire a déclaré plus tôt cette semaine que leur travail venait de commencer et qu'il n'y aurait aucune clémence pour les personnes détenues », s'est inquiété M. Türk, rappelant que Téhéran reste l'un des pays qui exécute le plus d'individus au monde. &#13;
&#13;
En 2025, au moins 1 500 personnes auraient été exécutées, soit une augmentation de 50 % par rapport à l'année précédente.&#13;
&#13;
Appel à mettre fin aux procès sommaires&#13;
&#13;
Cette inquiétude est renforcée par les messages contradictoires des autorités iraniennes concernant le sort des manifestants détenus, certains responsables affirmant que les exécutions ne sont pas à l'ordre du jour tandis que d'autres continuent de les menacer de la peine de mort.&#13;
&#13;
Face à cette incertitude et à ces menaces, le chef des droits de l'homme de l'ONU invite Téhéran à reconsidérer sa position, à faire marche arrière et à mettre fin à sa répression brutale, notamment aux procès sommaires et aux peines disproportionnées. &#13;
&#13;
En outre, il exhorte la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour remédier à l'impact des sanctions sur les droits humains du peuple iranien. &#13;
&#13;
Cependant, les discours agressifs et les menaces risquent d'aggraver la situation alors qu'il est impératif de réduire les tensions dans toute la région.&#13;
&#13;
Rhétorique de plus en plus répressive&#13;
&#13;
Dans ce contexte, la Rapporteure spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en Iran invite la communauté internationale à intervenir. Pourtant, cette intervention nécessaire se heurte à une rhétorique de plus en plus répressive, qui qualifie les manifestants pacifiques de « terroristes », d'« émeutiers » ou de « mercenaires ». &#13;
&#13;
« Le Guide suprême et le président ont appelé à une action sévère, le chef du pouvoir judiciaire exigeant des poursuites accélérées sans clémence », a affirmé Mai Sato. Cette campagne de stigmatisation s'accompagne de mesures de répression massives à l'encontre des manifestants.&#13;
&#13;
Selon la Mission d'enquête internationale indépendante de l'ONU sur l'Iran, cette répression massive se traduit par une situation critique dans les hôpitaux et les morgues, qui sont « débordés par un nombre important de victimes ». &#13;
&#13;
« Nous sommes hantés par les images de parents en deuil à la morgue improvisée de Kahrizak, dans la ville de Téhéran, cherchant les corps de leurs proches parmi ce qui semble être des centaines de sacs mortuaires empilés les uns sur les autres », a fustigé la Présidente de la Mission, Sara Hossain.&#13;
&#13;
Cependant, la Mission note que toute menace ou intervention militaire unilatérale par des États tiers reste contraire au droit international.&#13;
&#13;
La défense de Téhéran&#13;
&#13;
Face à cette sombre situation décrite par des responsables de l'ONU et des experts indépendants, Téhéran a adopté la même stratégie de défense que celle de ces derniers jours, en soulignant que ces « événements ont délibérément dégénéré en violences organisées, notamment des attentats terroristes, des destructions de biens et des actions armées contre des civils et les forces de l'ordre ». &#13;
&#13;
En conséquence, « les personnes reconnues coupables d'infractions liées aux émeutes seront pleinement responsables devant la justice », a déclaré l'ambassadeur Ali Bahreini, Représentant permanent de l'Iran auprès de l'ONU à Genève.&#13;
&#13;
Cette session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme, réclamée lundi par l'Islande, a adopté une résolution prolongeant de deux ans le mandat de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur l'Iran, créée en novembre 2022 à la suite à la répression des manifestants dénonçant la mort en détention de la jeune iranienne Mahsa Amini.&#13;
&#13;
Le Conseil des droits de l'homme a aussi décidé de prolonger d'un an le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Iran. La résolution a également demandé à la Mission d'établissement des faits de mener une enquête d'urgence sur la répression des manifestations qui ont débuté le 28 décembre 2025.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a dénoncé vendredi la répression meurtrière des manifestations en Iran qui a entraîné la mort de « milliers » de personnes, dont des enfants.<br />
<br />
Des vidéos montrent des centaines de morts parmi les civils et les forces de sécurité, a déploré Volker Türk, pour qui cette répression ne résout rien et risque d'aggraver les violations des droits humains, l'instabilité et les effusions de sang, maintenant et pour les mois à venir.<br />
<br />
S'exprimant à l'ouverture d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies consacrée à l'Iran à Genève, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a indiqué que cette situation dramatique s'inscrit dans un contexte plus large. Il a ainsi rappelé que les manifestations actuelles ne sont que les dernières d'une longue série de mobilisations du peuple iranien en faveur du changement.<br />
<br />
L'Iran demeure inflexible<br />
<br />
Malgré ces revendications pacifiques, la réponse des autorités a été brutale. « Des manifestants pacifiques auraient été tués dans les rues et dans des zones résidentielles, y compris dans des universités et des établissements médicaux », a déclaré M. Türk. <br />
<br />
Il a fait état d'« indications crédibles » sur des interventions des forces de sécurité à l'intérieur de centres médicaux, dans le but d'arrêter des protestataires venus y recevoir des soins.<br />
<br />
Or « dans un développement effrayant, le chef du pouvoir judiciaire a déclaré plus tôt cette semaine que leur travail venait de commencer et qu'il n'y aurait aucune clémence pour les personnes détenues », s'est inquiété M. Türk, rappelant que Téhéran reste l'un des pays qui exécute le plus d'individus au monde. <br />
<br />
En 2025, au moins 1 500 personnes auraient été exécutées, soit une augmentation de 50 % par rapport à l'année précédente.<br />
<br />
Appel à mettre fin aux procès sommaires<br />
<br />
Cette inquiétude est renforcée par les messages contradictoires des autorités iraniennes concernant le sort des manifestants détenus, certains responsables affirmant que les exécutions ne sont pas à l'ordre du jour tandis que d'autres continuent de les menacer de la peine de mort.<br />
<br />
Face à cette incertitude et à ces menaces, le chef des droits de l'homme de l'ONU invite Téhéran à reconsidérer sa position, à faire marche arrière et à mettre fin à sa répression brutale, notamment aux procès sommaires et aux peines disproportionnées. <br />
<br />
En outre, il exhorte la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour remédier à l'impact des sanctions sur les droits humains du peuple iranien. <br />
<br />
Cependant, les discours agressifs et les menaces risquent d'aggraver la situation alors qu'il est impératif de réduire les tensions dans toute la région.<br />
<br />
Rhétorique de plus en plus répressive<br />
<br />
Dans ce contexte, la Rapporteure spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en Iran invite la communauté internationale à intervenir. Pourtant, cette intervention nécessaire se heurte à une rhétorique de plus en plus répressive, qui qualifie les manifestants pacifiques de « terroristes », d'« émeutiers » ou de « mercenaires ». <br />
<br />
« Le Guide suprême et le président ont appelé à une action sévère, le chef du pouvoir judiciaire exigeant des poursuites accélérées sans clémence », a affirmé Mai Sato. Cette campagne de stigmatisation s'accompagne de mesures de répression massives à l'encontre des manifestants.<br />
<br />
Selon la Mission d'enquête internationale indépendante de l'ONU sur l'Iran, cette répression massive se traduit par une situation critique dans les hôpitaux et les morgues, qui sont « débordés par un nombre important de victimes ». <br />
<br />
« Nous sommes hantés par les images de parents en deuil à la morgue improvisée de Kahrizak, dans la ville de Téhéran, cherchant les corps de leurs proches parmi ce qui semble être des centaines de sacs mortuaires empilés les uns sur les autres », a fustigé la Présidente de la Mission, Sara Hossain.<br />
<br />
Cependant, la Mission note que toute menace ou intervention militaire unilatérale par des États tiers reste contraire au droit international.<br />
<br />
La défense de Téhéran<br />
<br />
Face à cette sombre situation décrite par des responsables de l'ONU et des experts indépendants, Téhéran a adopté la même stratégie de défense que celle de ces derniers jours, en soulignant que ces « événements ont délibérément dégénéré en violences organisées, notamment des attentats terroristes, des destructions de biens et des actions armées contre des civils et les forces de l'ordre ». <br />
<br />
En conséquence, « les personnes reconnues coupables d'infractions liées aux émeutes seront pleinement responsables devant la justice », a déclaré l'ambassadeur Ali Bahreini, Représentant permanent de l'Iran auprès de l'ONU à Genève.<br />
<br />
Cette session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme, réclamée lundi par l'Islande, a adopté une résolution prolongeant de deux ans le mandat de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur l'Iran, créée en novembre 2022 à la suite à la répression des manifestants dénonçant la mort en détention de la jeune iranienne Mahsa Amini.<br />
<br />
Le Conseil des droits de l'homme a aussi décidé de prolonger d'un an le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Iran. La résolution a également demandé à la Mission d'établissement des faits de mener une enquête d'urgence sur la répression des manifestations qui ont débuté le 28 décembre 2025.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12562</guid>
      <pubDate>Fri, 23 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU dénonce la répression "sans précédent" en Iran</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12584</link>
      <description>Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a décidé vendredi d'approfondir son examen de la situation en Iran à la suite de la répression "sans précédent" du mouvement de contestation, qui a fait des milliers de morts.&#13;
&#13;
Les 47 membres de cet organisme se sont alarmés dans une résolution de "l'ampleur sans précédent de la violente répression des manifestations pacifiques par les forces de sécurité" dans ce pays.&#13;
&#13;
Par 25 voix pour, sept contre et 15 abstentions, le Conseil a décidé de prolonger et d'élargir le mandat des enquêteurs indépendants chargés de recueillir des preuves afin d'établir les responsabilités dans les violations des droits humains en Iran.&#13;
&#13;
"Un climat de peur et d'impunité systématique est intolérable", a déclaré à cette occasion l'ambassadeur d'Islande, Einar Gunnarsson.&#13;
&#13;
Les victimes, "les morts et les survivants, méritent la vérité et la justice", a-t-il poursuivi.&#13;
&#13;
Pour ce faire, les membres du Conseil ont prolongé d'un an le mandat du rapporteur spécial sur l'Iran.&#13;
&#13;
Ils ont en outre reconduit pour deux ans une mission d'enquête distincte, mise en place en novembre 2022 à la suite de la répression en Iran d'une vague de manifestations déclenchée par la mort en détention de la jeune Iranienne Mahsa Amini.&#13;
&#13;
La résolution l'habilite à examiner "les allégations de graves violations des droits de l'homme, récentes et en cours, ainsi que les crimes commis en lien avec les manifestations".&#13;
&#13;
Son vote est intervenu à l'issue d'une réunion d'urgence du Conseil des droits de l'homme, convoquée à la demande du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de l'Islande, de la Moldavie et de la Macédoine du Nord mais vivement critiquée par l'Iran.&#13;
&#13;
-"Munitions réelles"-&#13;
&#13;
Dans son discours d'ouverture devant le Conseil, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a appelé les autorités iraniennes à "reconsidérer leur position, à faire marche arrière et à mettre fin à leur répression brutale, notamment aux procès sommaires et aux peines disproportionnées".&#13;
&#13;
"J'exige la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement par les autorités iraniennes. Et j'appelle à un moratoire complet sur la peine de mort", a poursuivi le responsable onusien.&#13;
&#13;
Il a raconté comment les forces de sécurité avaient tiré avec des "munitions réelles" sur les manifestants, déplorant la mort de "milliers" de personnes, dont des enfants.&#13;
&#13;
Mercredi, les autorités iraniennes ont donné un premier bilan de 3.117 morts, affirmant toutefois que la grande majorité (2.427) sont des "martyrs", soit des membres des forces de sécurité ou des passants et non des "émeutiers" comme sont qualifiés les manifestants.&#13;
&#13;
Human Rights Activists News Agency (HRANA), une organisation ayant son siège aux Etats-Unis, parle quant à elle de 5.002 morts, principalement des manifestants, et d'au moins 26.852 arrestations.&#13;
&#13;
De son côté, l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui siège en Norvège, a confirmé que 3.428 manifestants avaient péri mais craint un bilan final de 25.000 morts.&#13;
&#13;
Selon M. Türk, "les autorités iraniennes ont cherché à délégitimer les manifestants en les qualifiant de +terroristes+, d'+ennemis de l'État+ et d'+agents étrangers+".&#13;
&#13;
"Rien de tout cela ne saurait justifier le recours à un usage excessif, inutile et disproportionné de la force, ni réduire l'obligation du gouvernement de garantir le respect des procédures légales et la transparence des enquêtes", a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
Les manifestations ont désormais largement cessé mais si "les massacres dans les rues iraniennes ont peut-être diminué (...) la brutalité, quant à elle, persiste", a averti M. Türk.&#13;
&#13;
"Je suis profondément préoccupé par les déclarations contradictoires des autorités iraniennes concernant la possibilité d'exécuter les personnes détenues dans le cadre des manifestations", a-t-il encore dit.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Conseil des droits de l'homme des Nations unies a décidé vendredi d'approfondir son examen de la situation en Iran à la suite de la répression "sans précédent" du mouvement de contestation, qui a fait des milliers de morts.<br />
<br />
Les 47 membres de cet organisme se sont alarmés dans une résolution de "l'ampleur sans précédent de la violente répression des manifestations pacifiques par les forces de sécurité" dans ce pays.<br />
<br />
Par 25 voix pour, sept contre et 15 abstentions, le Conseil a décidé de prolonger et d'élargir le mandat des enquêteurs indépendants chargés de recueillir des preuves afin d'établir les responsabilités dans les violations des droits humains en Iran.<br />
<br />
"Un climat de peur et d'impunité systématique est intolérable", a déclaré à cette occasion l'ambassadeur d'Islande, Einar Gunnarsson.<br />
<br />
Les victimes, "les morts et les survivants, méritent la vérité et la justice", a-t-il poursuivi.<br />
<br />
Pour ce faire, les membres du Conseil ont prolongé d'un an le mandat du rapporteur spécial sur l'Iran.<br />
<br />
Ils ont en outre reconduit pour deux ans une mission d'enquête distincte, mise en place en novembre 2022 à la suite de la répression en Iran d'une vague de manifestations déclenchée par la mort en détention de la jeune Iranienne Mahsa Amini.<br />
<br />
La résolution l'habilite à examiner "les allégations de graves violations des droits de l'homme, récentes et en cours, ainsi que les crimes commis en lien avec les manifestations".<br />
<br />
Son vote est intervenu à l'issue d'une réunion d'urgence du Conseil des droits de l'homme, convoquée à la demande du Royaume-Uni, de l'Allemagne, de l'Islande, de la Moldavie et de la Macédoine du Nord mais vivement critiquée par l'Iran.<br />
<br />
-"Munitions réelles"-<br />
<br />
Dans son discours d'ouverture devant le Conseil, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a appelé les autorités iraniennes à "reconsidérer leur position, à faire marche arrière et à mettre fin à leur répression brutale, notamment aux procès sommaires et aux peines disproportionnées".<br />
<br />
"J'exige la libération immédiate de toutes les personnes détenues arbitrairement par les autorités iraniennes. Et j'appelle à un moratoire complet sur la peine de mort", a poursuivi le responsable onusien.<br />
<br />
Il a raconté comment les forces de sécurité avaient tiré avec des "munitions réelles" sur les manifestants, déplorant la mort de "milliers" de personnes, dont des enfants.<br />
<br />
Mercredi, les autorités iraniennes ont donné un premier bilan de 3.117 morts, affirmant toutefois que la grande majorité (2.427) sont des "martyrs", soit des membres des forces de sécurité ou des passants et non des "émeutiers" comme sont qualifiés les manifestants.<br />
<br />
Human Rights Activists News Agency (HRANA), une organisation ayant son siège aux Etats-Unis, parle quant à elle de 5.002 morts, principalement des manifestants, et d'au moins 26.852 arrestations.<br />
<br />
De son côté, l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui siège en Norvège, a confirmé que 3.428 manifestants avaient péri mais craint un bilan final de 25.000 morts.<br />
<br />
Selon M. Türk, "les autorités iraniennes ont cherché à délégitimer les manifestants en les qualifiant de +terroristes+, d'+ennemis de l'État+ et d'+agents étrangers+".<br />
<br />
"Rien de tout cela ne saurait justifier le recours à un usage excessif, inutile et disproportionné de la force, ni réduire l'obligation du gouvernement de garantir le respect des procédures légales et la transparence des enquêtes", a-t-il ajouté.<br />
<br />
Les manifestations ont désormais largement cessé mais si "les massacres dans les rues iraniennes ont peut-être diminué (...) la brutalité, quant à elle, persiste", a averti M. Türk.<br />
<br />
"Je suis profondément préoccupé par les déclarations contradictoires des autorités iraniennes concernant la possibilité d'exécuter les personnes détenues dans le cadre des manifestations", a-t-il encore dit.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12584</guid>
      <pubDate>Fri, 23 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Peine de mort : davantage d'exécutions dans certains pays malgré la tendance à l'abolition</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12556</link>
      <description>Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.&#13;
&#13;
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».&#13;
&#13;
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.&#13;
&#13;
Outil d'intimidation&#13;
&#13;
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. &#13;
&#13;
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. &#13;
&#13;
En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.&#13;
&#13;
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. &#13;
&#13;
En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.&#13;
&#13;
Chine et Corée du Nord&#13;
&#13;
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.&#13;
&#13;
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.&#13;
&#13;
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.&#13;
&#13;
Des États freinent le recours aux exécutions&#13;
&#13;
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. &#13;
&#13;
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.&#13;
&#13;
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.&#13;
&#13;
Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.&#13;
&#13;
« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.<br />
<br />
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».<br />
<br />
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.<br />
<br />
Outil d'intimidation<br />
<br />
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. <br />
<br />
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. <br />
<br />
En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.<br />
<br />
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. <br />
<br />
En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.<br />
<br />
Chine et Corée du Nord<br />
<br />
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.<br />
<br />
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.<br />
<br />
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.<br />
<br />
Des États freinent le recours aux exécutions<br />
<br />
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. <br />
<br />
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.<br />
<br />
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.<br />
<br />
Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.<br />
<br />
« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12556</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>« Augmentation alarmante » du recours à la peine capitale dans le monde en 2025, alerte l'ONU</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12557</link>
      <description>Le recours à la peine capitale dans le monde connaît une « augmentation alarmante », a alerté lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, manifestant sa préoccupation face à la situation en Iran, en Arabie Saoudite ou aux États-Unis notamment.&#13;
&#13;
« Alors que la tendance mondiale générale continue d'évoluer vers l'abolition universelle de la peine de mort, le nombre d'exécutions a fortement augmenté en 2025, principalement en raison d'une hausse significative dans un petit nombre d'États qui la maintiennent », a souligné lundi Volker Türk dans un communiqué publié à Genève. « Mon bureau a constaté une augmentation alarmante du recours à la peine capitale en 2025, notamment pour des infractions ne répondant pas au critère des +crimes les plus graves+ requis par le droit international », a déclaré le responsable onusien.&#13;
&#13;
En Iran, où au moins 1.500 personnes auraient été exécutées en 2025, selon M. Türk, « l'ampleur et le rythme des exécutions évoquent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État ». En Arabie saoudite, au moins 356 personnes, dont au moins deux mineurs, auraient été exécutées en 2025, « dépassant ainsi le précédent record établi en 2024 ». Aux États-Unis, 47 exécutions ont eu lieu en 2025, soit le nombre le plus élevé en 16 ans, selon le Haut-Commissariat. « Le recours à l'exécution par asphyxie au gaz, introduit aux États-Unis en 2024, s'est généralisé, suscitant de vives inquiétudes quant à d'éventuelles pratiques de torture ou des châtiments cruels », a-t-il encore relevé.&#13;
&#13;
En Afghanistan, les exécutions publiques se sont poursuivies, en violation du droit international, ajoute M. Türk, mentionnant les exécutions en avril de quatre personnes « par les proches des victimes dans des stades des provinces de Badghis, Nimroz et Farah ». Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour, et en Chine et en Corée du Nord, « le recours à la peine de mort demeure opaque, ce qui rend difficile l'obtention de chiffres précis ».&#13;
&#13;
M. Türk a également indiqué qu'en Israël, plusieurs propositions législatives visent à « étendre le recours à la peine de mort en introduisant des dispositions de peine capitale obligatoire qui s'appliqueraient exclusivement aux Palestiniens ». « Ceci soulève de graves préoccupations quant à la violation de leurs droits à une procédure régulière », a-t-il souligné tout en dénonçant dans le même temps les « exécutions perpétrées par le Hamas à Gaza », qui selon lui « constituent également des violations flagrantes des droits de l'homme ».&#13;
&#13;
M. Türk a enfin salué les mesures encourageantes prises cette année au Vietnam, au Pakistan, au Zimbabwe, au Kenya ou en Malaisie pour limiter le recours à la peine de mort. « La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et peut conduire à l'exécution d'innocents », a déclaré M. Türk, appelant tous les États qui maintiennent la peine de mort à « instaurer un moratoire immédiat sur les exécutions, commuer toutes les condamnations à mort existantes et s'orienter vers son abolition complète ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le recours à la peine capitale dans le monde connaît une « augmentation alarmante », a alerté lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, manifestant sa préoccupation face à la situation en Iran, en Arabie Saoudite ou aux États-Unis notamment.<br />
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« Alors que la tendance mondiale générale continue d'évoluer vers l'abolition universelle de la peine de mort, le nombre d'exécutions a fortement augmenté en 2025, principalement en raison d'une hausse significative dans un petit nombre d'États qui la maintiennent », a souligné lundi Volker Türk dans un communiqué publié à Genève. « Mon bureau a constaté une augmentation alarmante du recours à la peine capitale en 2025, notamment pour des infractions ne répondant pas au critère des +crimes les plus graves+ requis par le droit international », a déclaré le responsable onusien.<br />
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En Iran, où au moins 1.500 personnes auraient été exécutées en 2025, selon M. Türk, « l'ampleur et le rythme des exécutions évoquent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État ». En Arabie saoudite, au moins 356 personnes, dont au moins deux mineurs, auraient été exécutées en 2025, « dépassant ainsi le précédent record établi en 2024 ». Aux États-Unis, 47 exécutions ont eu lieu en 2025, soit le nombre le plus élevé en 16 ans, selon le Haut-Commissariat. « Le recours à l'exécution par asphyxie au gaz, introduit aux États-Unis en 2024, s'est généralisé, suscitant de vives inquiétudes quant à d'éventuelles pratiques de torture ou des châtiments cruels », a-t-il encore relevé.<br />
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En Afghanistan, les exécutions publiques se sont poursuivies, en violation du droit international, ajoute M. Türk, mentionnant les exécutions en avril de quatre personnes « par les proches des victimes dans des stades des provinces de Badghis, Nimroz et Farah ». Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour, et en Chine et en Corée du Nord, « le recours à la peine de mort demeure opaque, ce qui rend difficile l'obtention de chiffres précis ».<br />
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M. Türk a également indiqué qu'en Israël, plusieurs propositions législatives visent à « étendre le recours à la peine de mort en introduisant des dispositions de peine capitale obligatoire qui s'appliqueraient exclusivement aux Palestiniens ». « Ceci soulève de graves préoccupations quant à la violation de leurs droits à une procédure régulière », a-t-il souligné tout en dénonçant dans le même temps les « exécutions perpétrées par le Hamas à Gaza », qui selon lui « constituent également des violations flagrantes des droits de l'homme ».<br />
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M. Türk a enfin salué les mesures encourageantes prises cette année au Vietnam, au Pakistan, au Zimbabwe, au Kenya ou en Malaisie pour limiter le recours à la peine de mort. « La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et peut conduire à l'exécution d'innocents », a déclaré M. Türk, appelant tous les États qui maintiennent la peine de mort à « instaurer un moratoire immédiat sur les exécutions, commuer toutes les condamnations à mort existantes et s'orienter vers son abolition complète ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12557</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>La Maison Blanche assure que l'Iran a suspendu 800 exécutions qui étaient prévues mercredi</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12551</link>
      <description>La Maison Blanche a assuré jeudi que l'Iran avait renoncé à 800 exécutions de manifestants prévues la veille, après que ses alliés du Golfe sont intervenus auprès de Donald Trump pour le dissuader de toute attaque. « Toutes les options restent sur la table côté américain », a ajouté la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, précisant que le président américain avait averti Téhéran de « sérieuses conséquences » si la répression du mouvement de contestation continuait.&#13;
&#13;
Le gouvernement américain avait plus tôt annoncé des sanctions économiques à l'encontre de responsables accusés de coordonner la répression, dont Ali Larijani, qui dirige la plus haute instance de sécurité en Iran.&#13;
&#13;
Depuis le déclenchement de la mobilisation, le 28 décembre, Donald Trump a multiplié les menaces d'intervention contre Téhéran, avant d'affirmer mercredi avoir été informé « par des sources très importantes » que « les tueries ont pris fin » et que les exécutions prévues de manifestants n'auraient « pas lieu ».&#13;
&#13;
Face au défi posé à la République islamique, l'un des plus importants depuis sa proclamation en 1979, les défenseurs des droits humains ont dénoncé une répression qui aurait fait des milliers de morts, dans un pays où internet reste coupé depuis une semaine. Jeudi, la vie était revenue à la normale à Téhéran, selon un journaliste de l'AFP sur place. Aucune manifestation d'ampleur n'a été signalée dans le pays depuis plusieurs jours.&#13;
&#13;
« Efforts de dernière minute »&#13;
&#13;
Alors que l'éventualité de frappes américaines était scrutée de près au Moyen-Orient, un haut responsable saoudien a déclaré jeudi à l'AFP que l'Arabie saoudite, le Qatar et Oman avaient mis en garde Donald Trump contre le risque « de graves répercussions pour la région ».&#13;
&#13;
Les trois pays « ont mené des efforts diplomatiques intenses de dernière minute pour convaincre le président Trump de donner à l'Iran une chance de montrer ses bonnes intentions », a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat. « La communication se poursuit pour consolider la confiance acquise et le climat positif actuel », a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
La Maison Blanche a aussi confirmé que le président américain s'était entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui, selon le New York Times, lui a demandé de ne pas intervenir militairement. La Suisse, qui représente les intérêts américains en Iran, a de son côté indiqué avoir offert « ses bons offices pour une désescalade » lors d'une conversation téléphonique mercredi avec Ali Larijani.&#13;
&#13;
Lors d'un appel à son homologue saoudien, le prince Fayçal ben Farhane, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a souligné « l'importance d'une condamnation internationale de toute ingérence étrangère » dans la région. Et la Chine a fait savoir jeudi à l'Iran qu'elle s'opposait à « l'usage de la force dans les relations internationales », avant une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur l'Iran, à la demande de Washington.&#13;
&#13;
Signe d'une certaine détente, le niveau d'alerte sur la base américaine d'Al-Udeid au Qatar, la plus importante du Moyen-Orient, a été abaissé, avec un retour en cours jeudi de certains personnels dont le Qatar avait annoncé le départ la veille, ont indiqué deux sources diplomatiques à l'AFP.&#13;
&#13;
« Aveux forcés »&#13;
&#13;
Les Etats-Unis et des ONG s'étaient notamment alarmés d'un risque d'exécution d'Erfan Soltani, un manifestant de 26 ans arrêté samedi. L'Iran, qui applique largement la peine capitale par pendaison, a démenti jeudi qu'il encoure la peine de mort pour les faits qui lui sont reprochés - rassemblements contre la sécurité nationale et propagande contre le système.&#13;
&#13;
M. Araghchi avait déjà affirmé à la chaîne américaine Fox News qu'il n'y aurait « pas de pendaison » mercredi ou jeudi. Selon le dernier bilan de Iran Human Rights (IHR), au moins 3.428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement. L'ONG, basée en Norvège, a aussi fait aussi état de plus de 10.000 arrestations. Le Canada a annoncé jeudi la mort d'un ressortissant « aux mains des autorités iraniennes » lors d'une manifestation.&#13;
&#13;
Sur une vidéo qui daterait de mercredi, des personnes assistant aux funérailles d'un ouvrier scandent « Mort à Khamenei ». L'AFP a pu confirmer le lieu du tournage, à Abdanan (ouest) mais non la date. Après un pic de manifestations en fin de semaine dernière, les autorités avaient organisé mercredi à Téhéran une « marche de résistance nationale » et les funérailles d'un centaine de membres des forces de sécurité, rassemblant des milliers d'Iraniens. Selon M. Araghchi, « le calme règne » à présent dans le pays, où les autorités ont le « contrôle total » de la situation.&#13;
&#13;
L'Institut américain pour l'étude de la guerre (ISW), qui suit les protestations, n'a recensé « aucune manifestation » mercredi. À Téhéran, le pouvoir judiciaire a promis des procès « rapides » et « publics » de manifestants arrêtés.&#13;
&#13;
La télévision d'Etat a diffusé des interrogatoires de mis en cause menés par le chef du pouvoir judiciaire, faisant craindre aux défenseurs des droits humains des « aveux forcés » mis en scène. Les autorités ne fournissent pas de bilan officiel à ce stade, l'identification des victimes étant toujours en cours selon elles. </description>
      <content:encoded><![CDATA[La Maison Blanche a assuré jeudi que l'Iran avait renoncé à 800 exécutions de manifestants prévues la veille, après que ses alliés du Golfe sont intervenus auprès de Donald Trump pour le dissuader de toute attaque. « Toutes les options restent sur la table côté américain », a ajouté la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, précisant que le président américain avait averti Téhéran de « sérieuses conséquences » si la répression du mouvement de contestation continuait.<br />
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Le gouvernement américain avait plus tôt annoncé des sanctions économiques à l'encontre de responsables accusés de coordonner la répression, dont Ali Larijani, qui dirige la plus haute instance de sécurité en Iran.<br />
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Depuis le déclenchement de la mobilisation, le 28 décembre, Donald Trump a multiplié les menaces d'intervention contre Téhéran, avant d'affirmer mercredi avoir été informé « par des sources très importantes » que « les tueries ont pris fin » et que les exécutions prévues de manifestants n'auraient « pas lieu ».<br />
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Face au défi posé à la République islamique, l'un des plus importants depuis sa proclamation en 1979, les défenseurs des droits humains ont dénoncé une répression qui aurait fait des milliers de morts, dans un pays où internet reste coupé depuis une semaine. Jeudi, la vie était revenue à la normale à Téhéran, selon un journaliste de l'AFP sur place. Aucune manifestation d'ampleur n'a été signalée dans le pays depuis plusieurs jours.<br />
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« Efforts de dernière minute »<br />
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Alors que l'éventualité de frappes américaines était scrutée de près au Moyen-Orient, un haut responsable saoudien a déclaré jeudi à l'AFP que l'Arabie saoudite, le Qatar et Oman avaient mis en garde Donald Trump contre le risque « de graves répercussions pour la région ».<br />
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Les trois pays « ont mené des efforts diplomatiques intenses de dernière minute pour convaincre le président Trump de donner à l'Iran une chance de montrer ses bonnes intentions », a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat. « La communication se poursuit pour consolider la confiance acquise et le climat positif actuel », a-t-il ajouté.<br />
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La Maison Blanche a aussi confirmé que le président américain s'était entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu qui, selon le New York Times, lui a demandé de ne pas intervenir militairement. La Suisse, qui représente les intérêts américains en Iran, a de son côté indiqué avoir offert « ses bons offices pour une désescalade » lors d'une conversation téléphonique mercredi avec Ali Larijani.<br />
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Lors d'un appel à son homologue saoudien, le prince Fayçal ben Farhane, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a souligné « l'importance d'une condamnation internationale de toute ingérence étrangère » dans la région. Et la Chine a fait savoir jeudi à l'Iran qu'elle s'opposait à « l'usage de la force dans les relations internationales », avant une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur l'Iran, à la demande de Washington.<br />
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Signe d'une certaine détente, le niveau d'alerte sur la base américaine d'Al-Udeid au Qatar, la plus importante du Moyen-Orient, a été abaissé, avec un retour en cours jeudi de certains personnels dont le Qatar avait annoncé le départ la veille, ont indiqué deux sources diplomatiques à l'AFP.<br />
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« Aveux forcés »<br />
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Les Etats-Unis et des ONG s'étaient notamment alarmés d'un risque d'exécution d'Erfan Soltani, un manifestant de 26 ans arrêté samedi. L'Iran, qui applique largement la peine capitale par pendaison, a démenti jeudi qu'il encoure la peine de mort pour les faits qui lui sont reprochés - rassemblements contre la sécurité nationale et propagande contre le système.<br />
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M. Araghchi avait déjà affirmé à la chaîne américaine Fox News qu'il n'y aurait « pas de pendaison » mercredi ou jeudi. Selon le dernier bilan de Iran Human Rights (IHR), au moins 3.428 manifestants ont été tués depuis le début du mouvement. L'ONG, basée en Norvège, a aussi fait aussi état de plus de 10.000 arrestations. Le Canada a annoncé jeudi la mort d'un ressortissant « aux mains des autorités iraniennes » lors d'une manifestation.<br />
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Sur une vidéo qui daterait de mercredi, des personnes assistant aux funérailles d'un ouvrier scandent « Mort à Khamenei ». L'AFP a pu confirmer le lieu du tournage, à Abdanan (ouest) mais non la date. Après un pic de manifestations en fin de semaine dernière, les autorités avaient organisé mercredi à Téhéran une « marche de résistance nationale » et les funérailles d'un centaine de membres des forces de sécurité, rassemblant des milliers d'Iraniens. Selon M. Araghchi, « le calme règne » à présent dans le pays, où les autorités ont le « contrôle total » de la situation.<br />
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L'Institut américain pour l'étude de la guerre (ISW), qui suit les protestations, n'a recensé « aucune manifestation » mercredi. À Téhéran, le pouvoir judiciaire a promis des procès « rapides » et « publics » de manifestants arrêtés.<br />
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La télévision d'Etat a diffusé des interrogatoires de mis en cause menés par le chef du pouvoir judiciaire, faisant craindre aux défenseurs des droits humains des « aveux forcés » mis en scène. Les autorités ne fournissent pas de bilan officiel à ce stade, l'identification des victimes étant toujours en cours selon elles. ]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12551</guid>
      <pubDate>Thu, 15 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Iran promet des procès « rapides », craintes d'une première exécution mercredi</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12554</link>
      <description>Le pouvoir judiciaire en Iran a promis des procès « rapides » pour les suspects arrêtés lors des manifestations, alors qu'une première exécution pourrait avoir lieu mercredi et que les organisations de défense des droits humains craignent un usage massif de la peine de mort.&#13;
&#13;
Donald Trump a assuré que les États-Unis agiraient « de manière très forte » si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays depuis le 28 décembre. Téhéran, de son côté, accuse Washington de chercher un « prétexte » en vue d'une intervention militaire pour faire tomber le pouvoir.&#13;
&#13;
Amnesty International et d'autres ONG ont dit avoir des informations, notamment via sa famille, de l'exécution prévue d'un premier manifestant mercredi, ce qu'a aussi avancé la diplomatie américaine. « Plus de 10.600 manifestants ont été arrêtés (...) Erfan Soltani, 26 ans, dont l'exécution a été programmée pour le 14 janvier, est l'un d'eux », a écrit le Département d'Etat dans un message en farsi sur X. Amnesty a demandé à l'Iran de « surseoir immédiatement à toutes les exécutions, y compris celle d'Erfan Soltani ».&#13;
&#13;
Selon les médias iraniens, le chef du pouvoir judiciaire a passé cinq heures dans une prison de Téhéran où sont détenus des manifestants - des « émeutiers » selon les autorités -, pour étudier leurs cas. À l'issue de cette visite, il a promis des procès « rapides » et « publics ». « Si quelqu'un a mis le feu à une personne, l'a décapitée avant de brûler son corps, nous devons faire notre travail rapidement », a déclaré Gholamhossein Mohseni Ejeï.&#13;
&#13;
« CONTINUEZ »&#13;
&#13;
Le président américain, dont les intentions restent floues, a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement depuis le début du mouvement, l'un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Mardi, il a promis aux manifestants que « beaucoup d'aide est en route ». « CONTINUEZ A MANIFESTER - PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS !!! », a-t-il lancé sur son réseau Truth social.&#13;
&#13;
La répression a fait au moins 734 morts selon l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, qui estime toutefois que le nombre réel de morts pourrait s'élever à plusieurs milliers.&#13;
&#13;
Internet est toujours coupé dans tout le pays, pour le septième jour de suite, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, rendant difficile l'accès aux informations.&#13;
&#13;
Mais des rapports crédibles font état « de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays », affirme l'ONG Human Rights Watch. De nouvelles vidéos, authentifiées par l'AFP, sont apparues sur les réseaux sociaux montrant des dizaines de corps alignés dans une mosquée au sud de la capitale iranienne. « La violence augmente, les arrestations aussi. Les oppresseurs tirent au hasard », racontait mardi à l'AFP Kian Tahsildari à Istanbul, relayant le témoignage d'amis à Machhad, dans le nord-est de l'Iran.&#13;
&#13;
Les médias d'État iraniens diffusent, eux, en boucle des images des dégâts et rendent hommage aux membres des forces de sécurité tués. Une cérémonie funéraire de masse est prévue mercredi pour les « martyrs » morts ces derniers jours - majoritairement des forces de l'ordre, ont fait savoir les autorités.&#13;
&#13;
À l'international, les condamnations affluent : l'ONU se dit « horrifiée » et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé un bilan « effroyable » et dit plancher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran. Donald Trump a, lui, annoncé mardi des sanctions contre les partenaires commerciaux de l'Iran - des droits de douane de 25 % prenant effet « immédiatement ».&#13;
&#13;
« Rejoindre le peuple »&#13;
&#13;
Fils de l'ancien chah d'Iran chassé du pouvoir en 1979, Reza Pahlavi, figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, a assuré mardi aux manifestants que « le monde n'a pas seulement vu et entendu votre voix et votre courage, maintenant il répond ». Il a aussi invité l'armée régulière à « rejoindre le peuple aussi vite que possible ». « Vous êtes l'armée nationale de l'Iran, pas l'armée de la République islamique », a-t-il souligné.&#13;
&#13;
Depuis le début du mouvement, initialement lié au coût de la vie, le pouvoir dit comprendre les revendications portant sur des questions économiques mais accuse des « émeutiers » pilotés par l'étranger d'être à l'origine des violences.&#13;
&#13;
Âgé de 86 ans, l'ayatollah Khamenei a déjà été confronté à d'importants défis, notamment durant la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025, déclenchée par une attaque massive contre les installations militaires et nucléaires iraniennes. Des analystes jugent prématuré de prédire dans l'immédiat la chute du pouvoir théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, à commencer par le Corps des gardiens de la révolution.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le pouvoir judiciaire en Iran a promis des procès « rapides » pour les suspects arrêtés lors des manifestations, alors qu'une première exécution pourrait avoir lieu mercredi et que les organisations de défense des droits humains craignent un usage massif de la peine de mort.<br />
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Donald Trump a assuré que les États-Unis agiraient « de manière très forte » si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays depuis le 28 décembre. Téhéran, de son côté, accuse Washington de chercher un « prétexte » en vue d'une intervention militaire pour faire tomber le pouvoir.<br />
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Amnesty International et d'autres ONG ont dit avoir des informations, notamment via sa famille, de l'exécution prévue d'un premier manifestant mercredi, ce qu'a aussi avancé la diplomatie américaine. « Plus de 10.600 manifestants ont été arrêtés (...) Erfan Soltani, 26 ans, dont l'exécution a été programmée pour le 14 janvier, est l'un d'eux », a écrit le Département d'Etat dans un message en farsi sur X. Amnesty a demandé à l'Iran de « surseoir immédiatement à toutes les exécutions, y compris celle d'Erfan Soltani ».<br />
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Selon les médias iraniens, le chef du pouvoir judiciaire a passé cinq heures dans une prison de Téhéran où sont détenus des manifestants - des « émeutiers » selon les autorités -, pour étudier leurs cas. À l'issue de cette visite, il a promis des procès « rapides » et « publics ». « Si quelqu'un a mis le feu à une personne, l'a décapitée avant de brûler son corps, nous devons faire notre travail rapidement », a déclaré Gholamhossein Mohseni Ejeï.<br />
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« CONTINUEZ »<br />
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Le président américain, dont les intentions restent floues, a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement depuis le début du mouvement, l'un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Mardi, il a promis aux manifestants que « beaucoup d'aide est en route ». « CONTINUEZ A MANIFESTER - PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS !!! », a-t-il lancé sur son réseau Truth social.<br />
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La répression a fait au moins 734 morts selon l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, qui estime toutefois que le nombre réel de morts pourrait s'élever à plusieurs milliers.<br />
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Internet est toujours coupé dans tout le pays, pour le septième jour de suite, selon l'ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks, rendant difficile l'accès aux informations.<br />
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Mais des rapports crédibles font état « de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays », affirme l'ONG Human Rights Watch. De nouvelles vidéos, authentifiées par l'AFP, sont apparues sur les réseaux sociaux montrant des dizaines de corps alignés dans une mosquée au sud de la capitale iranienne. « La violence augmente, les arrestations aussi. Les oppresseurs tirent au hasard », racontait mardi à l'AFP Kian Tahsildari à Istanbul, relayant le témoignage d'amis à Machhad, dans le nord-est de l'Iran.<br />
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Les médias d'État iraniens diffusent, eux, en boucle des images des dégâts et rendent hommage aux membres des forces de sécurité tués. Une cérémonie funéraire de masse est prévue mercredi pour les « martyrs » morts ces derniers jours - majoritairement des forces de l'ordre, ont fait savoir les autorités.<br />
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À l'international, les condamnations affluent : l'ONU se dit « horrifiée » et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé un bilan « effroyable » et dit plancher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran. Donald Trump a, lui, annoncé mardi des sanctions contre les partenaires commerciaux de l'Iran - des droits de douane de 25 % prenant effet « immédiatement ».<br />
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« Rejoindre le peuple »<br />
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Fils de l'ancien chah d'Iran chassé du pouvoir en 1979, Reza Pahlavi, figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, a assuré mardi aux manifestants que « le monde n'a pas seulement vu et entendu votre voix et votre courage, maintenant il répond ». Il a aussi invité l'armée régulière à « rejoindre le peuple aussi vite que possible ». « Vous êtes l'armée nationale de l'Iran, pas l'armée de la République islamique », a-t-il souligné.<br />
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Depuis le début du mouvement, initialement lié au coût de la vie, le pouvoir dit comprendre les revendications portant sur des questions économiques mais accuse des « émeutiers » pilotés par l'étranger d'être à l'origine des violences.<br />
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Âgé de 86 ans, l'ayatollah Khamenei a déjà été confronté à d'importants défis, notamment durant la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025, déclenchée par une attaque massive contre les installations militaires et nucléaires iraniennes. Des analystes jugent prématuré de prédire dans l'immédiat la chute du pouvoir théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, à commencer par le Corps des gardiens de la révolution.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12554</guid>
      <pubDate>Wed, 14 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Trump menace d'agir « de manière très forte » si l'Iran exécute des manifestants</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12555</link>
      <description>Donald Trump a assuré que les États-Unis agiraient « de manière très forte » si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays depuis fin décembre, Téhéran accusant de son côté Washington à chercher un « prétexte » en vue d'une intervention militaire.&#13;
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Selon la diplomatie américaine, une première exécution est prévue dès mercredi. « Plus de 10 600 manifestants ont été arrêtés (...) Erfan Soltani, 26 ans, dont l'exécution a été programmée pour le 14 juin, est l'un d'eux », a dit le Département d'Etat dans un message en farsi sur X.&#13;
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Amnesty international a demandé à l'Iran de « suspendre immédiatement toutes les exécutions, y compris celle d'Erfan Soltani ».&#13;
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« Nous agirons de manière très forte s'ils font une chose pareille », a prévenu le président américain, interrogé mardi soir par un journaliste de la chaîne CBS.&#13;
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La mission iranienne à l'ONU a accusé les États-Unis de chercher à renverser le régime par la force, « des troubles orchestrés et le chaos servant de modus operandi pour fabriquer un prétexte à une intervention militaire ».&#13;
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Donald Trump a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement depuis le début le 28 décembre du mouvement, l'un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.&#13;
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Mardi, il a promis aux manifestants que « beaucoup d'aide est en route ». « CONTINUEZ À MANIFESTER - PRENEZ LE CONTRÔLE DE VOS INSTITUTIONS !!! », a-t-il lancé sur son réseau Truth social.&#13;
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Fils de l'ancien chah d'Iran chassé du pouvoir en 1979, Reza Pahlavi, figure de l'opposition iranienne en exil aux États-Unis, a assuré mardi aux manifestants que « le monde n'a pas seulement vu et entendu votre voix et votre courage, maintenant il répond ».&#13;
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Il a par ailleurs invité l'armée régulière à « rejoindre le peuple aussi vite que possible ». « Vous êtes l'armée nationale de l'Iran, par l'armée de la République islamique », a-t-il souligné.&#13;
&#13;
&#13;
&#13;
« Tueries à grande échelle »&#13;
&#13;
La répression a fait au moins 734 morts selon l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, qui estime toutefois que le nombre réel de morts pourrait s'élever à plusieurs milliers.&#13;
&#13;
Des rapports crédibles font état "de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays", affirme également l'ONG Human Rights Watch.&#13;
&#13;
De nouvelles vidéos, authentifiées par l'AFP, sont apparues sur les réseaux sociaux montrant des dizaines de corps alignés dans une mosquée au sud de la capitale iranienne.&#13;
&#13;
Les condamnations internationales ont afflué mardi: l'ONU s'est dit "horrifiée" et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé un bilan "effroyable" et dit plancher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran.&#13;
&#13;
Donald Trump a annoncé mardi des sanctions contre les partenaires commerciaux de l'Iran - des droits de douane de 25% prenant effet "immédiatement".&#13;
&#13;
L'Iran reste privé d'internet depuis le 8 janvier. Des défenseurs des droits humains accusent Téhéran de chercher ainsi à masquer la répression.&#13;
&#13;
"La violence augmente, les arrestations aussi. Les oppresseurs tirent au hasard", relate Kian Tahsildari à Istanbul, relayant le témoignage d'amis à Mashad (nord-est de l'Iran).&#13;
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&#13;
&#13;
Téhéran « prêt à toute éventualité »&#13;
&#13;
Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont été rétablies mardi depuis l'Iran vers l'étranger mais restent précaires, selon un journaliste de l'AFP à Téhéran.&#13;
&#13;
Dans la capitale, les forces de sécurité ont été mardi moins visibles aux principaux carrefours de Téhéran, a-t-il constaté.&#13;
&#13;
Les médias d'Etat diffusent en boucle des images des dégâts et rendent hommage aux membres des forces de sécurité tués.&#13;
&#13;
Les autorités iraniennes ont annoncé la tenue mercredi d'une cérémonie funéraire géante à Téhéran en l'honneur des « martyrs » des derniers jours, en référence essentiellement à ceux-ci.&#13;
&#13;
Depuis le début du mouvement, initialement lié au coût de la vie, le pouvoir dit comprendre les revendications portant sur des questions économiques mais accuse des « émeutiers » pilotés par l'étranger d'être à l'origine des violences.&#13;
&#13;
Mardi, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé sur Al Jazeera que la décision de couper l'internet avait été prise en raison « d'opérations terroristes » dont « les ordres venaient de l'étranger ».&#13;
&#13;
« Nous sommes préparés pour toute éventualité et nous espérons que Washington fera un choix guidé par la sagesse. Peu importe quelle option ils choisiront, nous y sommes prêts », a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
Âgé de 86 ans, l'ayatollah Khamenei a déjà été confronté à d'importants défis, notamment durant la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025, déclenchée par une attaque massive contre les installations militaires et nucléaires iraniennes.&#13;
&#13;
Des analystes jugent prématuré de prédire dans l'immédiat la chute du pouvoir théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, à commencer par le Corps des gardiens de la Révolution.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Donald Trump a assuré que les États-Unis agiraient « de manière très forte » si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays depuis fin décembre, Téhéran accusant de son côté Washington à chercher un « prétexte » en vue d'une intervention militaire.<br />
<br />
Selon la diplomatie américaine, une première exécution est prévue dès mercredi. « Plus de 10 600 manifestants ont été arrêtés (...) Erfan Soltani, 26 ans, dont l'exécution a été programmée pour le 14 juin, est l'un d'eux », a dit le Département d'Etat dans un message en farsi sur X.<br />
<br />
Amnesty international a demandé à l'Iran de « suspendre immédiatement toutes les exécutions, y compris celle d'Erfan Soltani ».<br />
<br />
« Nous agirons de manière très forte s'ils font une chose pareille », a prévenu le président américain, interrogé mardi soir par un journaliste de la chaîne CBS.<br />
<br />
La mission iranienne à l'ONU a accusé les États-Unis de chercher à renverser le régime par la force, « des troubles orchestrés et le chaos servant de modus operandi pour fabriquer un prétexte à une intervention militaire ».<br />
<br />
Donald Trump a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement depuis le début le 28 décembre du mouvement, l'un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.<br />
<br />
Mardi, il a promis aux manifestants que « beaucoup d'aide est en route ». « CONTINUEZ À MANIFESTER - PRENEZ LE CONTRÔLE DE VOS INSTITUTIONS !!! », a-t-il lancé sur son réseau Truth social.<br />
<br />
Fils de l'ancien chah d'Iran chassé du pouvoir en 1979, Reza Pahlavi, figure de l'opposition iranienne en exil aux États-Unis, a assuré mardi aux manifestants que « le monde n'a pas seulement vu et entendu votre voix et votre courage, maintenant il répond ».<br />
<br />
Il a par ailleurs invité l'armée régulière à « rejoindre le peuple aussi vite que possible ». « Vous êtes l'armée nationale de l'Iran, par l'armée de la République islamique », a-t-il souligné.<br />
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« Tueries à grande échelle »<br />
<br />
La répression a fait au moins 734 morts selon l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, qui estime toutefois que le nombre réel de morts pourrait s'élever à plusieurs milliers.<br />
<br />
Des rapports crédibles font état "de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays", affirme également l'ONG Human Rights Watch.<br />
<br />
De nouvelles vidéos, authentifiées par l'AFP, sont apparues sur les réseaux sociaux montrant des dizaines de corps alignés dans une mosquée au sud de la capitale iranienne.<br />
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Les condamnations internationales ont afflué mardi: l'ONU s'est dit "horrifiée" et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé un bilan "effroyable" et dit plancher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran.<br />
<br />
Donald Trump a annoncé mardi des sanctions contre les partenaires commerciaux de l'Iran - des droits de douane de 25% prenant effet "immédiatement".<br />
<br />
L'Iran reste privé d'internet depuis le 8 janvier. Des défenseurs des droits humains accusent Téhéran de chercher ainsi à masquer la répression.<br />
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"La violence augmente, les arrestations aussi. Les oppresseurs tirent au hasard", relate Kian Tahsildari à Istanbul, relayant le témoignage d'amis à Mashad (nord-est de l'Iran).<br />
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Téhéran « prêt à toute éventualité »<br />
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Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont été rétablies mardi depuis l'Iran vers l'étranger mais restent précaires, selon un journaliste de l'AFP à Téhéran.<br />
<br />
Dans la capitale, les forces de sécurité ont été mardi moins visibles aux principaux carrefours de Téhéran, a-t-il constaté.<br />
<br />
Les médias d'Etat diffusent en boucle des images des dégâts et rendent hommage aux membres des forces de sécurité tués.<br />
<br />
Les autorités iraniennes ont annoncé la tenue mercredi d'une cérémonie funéraire géante à Téhéran en l'honneur des « martyrs » des derniers jours, en référence essentiellement à ceux-ci.<br />
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Depuis le début du mouvement, initialement lié au coût de la vie, le pouvoir dit comprendre les revendications portant sur des questions économiques mais accuse des « émeutiers » pilotés par l'étranger d'être à l'origine des violences.<br />
<br />
Mardi, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé sur Al Jazeera que la décision de couper l'internet avait été prise en raison « d'opérations terroristes » dont « les ordres venaient de l'étranger ».<br />
<br />
« Nous sommes préparés pour toute éventualité et nous espérons que Washington fera un choix guidé par la sagesse. Peu importe quelle option ils choisiront, nous y sommes prêts », a-t-il ajouté.<br />
<br />
Âgé de 86 ans, l'ayatollah Khamenei a déjà été confronté à d'importants défis, notamment durant la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025, déclenchée par une attaque massive contre les installations militaires et nucléaires iraniennes.<br />
<br />
Des analystes jugent prématuré de prédire dans l'immédiat la chute du pouvoir théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, à commencer par le Corps des gardiens de la Révolution.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12555</guid>
      <pubDate>Wed, 14 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran : des hôpitaux « débordés » par l'afflux de blessés, dont des enfants</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12553</link>
      <description>La répression des manifestations nationales qui secouent l'Iran depuis la fin décembre se poursuit. Mardi, le chef des droits de l'homme de l'ONU s'est dit « horrifié » par l'escalade de la violence exercée par les forces de sécurité iraniennes contre les protestataires, alors que des centaines de morts et des milliers d'arrestations sont rapportées.&#13;
&#13;
« Il faut cesser de tuer des manifestants pacifiques », a dénoncé Volker Türk dans un communiqué. « Il est inacceptable de qualifier les manifestants de terroristes pour justifier la violence à leur égard ». Rappelant que les Iraniens ont le droit de manifester pacifiquement, il a insisté sur le fait que « leurs griefs doivent être entendus et pris en compte, et ne doivent être instrumentalisés par personne ».&#13;
&#13;
Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, plusieurs hôpitaux seraient désormais débordés par l'afflux de victimes, parmi lesquelles figureraient des enfants. Des membres des forces de sécurité auraient également été tués, d'après certaines informations.&#13;
&#13;
Un bilan potentiel de centaines de morts&#13;
&#13;
Le Haut-Commissariat ne dispose pas de présence permanente en Iran, mais « nous recevons des informations provenant de diverses sources sur le terrain qui sont fiables », a précisé son porte-parole, Jérémy Laurence, lors d'un point de presse à Genève.&#13;
&#13;
S'agissant du bilan humain, « le chiffre qui nous parvient se situe à des centaines, et c'est ce qui a été rapporté. Je ne peux pas vous donner un chiffre précis et vérifié, ce n'est pas possible », a-t-il reconnu.&#13;
&#13;
L'ampleur exacte de la répression reste difficile à établir, en raison notamment de la coupure quasi totale des communications. Depuis le 8 janvier, les autorités iraniennes ont imposé une interruption nationale d'Internet et des télécommunications, entravant l'accès à l'information, perturbant les services d'urgence et compliquant le travail de documentation indépendante des violations des droits humains.&#13;
&#13;
Le mouvement de contestation a débuté le 28 décembre à Téhéran, à l'initiative de commerçants dénonçant la cherté de la vie et l'effondrement de la monnaie nationale, avant de s'étendre rapidement à de nombreuses villes du pays, dans le cadre d'une contestation plus large du régime des ayatollahs.&#13;
&#13;
Le Secrétaire général de l'ONU suit également de près l'évolution de la situation. Son porte-parole a indiqué, mardi, que le chef de l'organisation avait « à plusieurs reprises soulevé la situation des droits humains en Iran dans ses conversations avec des responsables iraniens ». Il s'est dit préoccupé par « l'intensification de la rhétorique de type militaire » concernant la situation en Iran. « Il est impératif que tous les Etats membres privilégient la diplomatie plutôt que la rhétorique militaire », a-t-il insisté.&#13;
&#13;
Recouper l'information dans un pays mis hors ligne&#13;
&#13;
Malgré la répression, la mobilisation se poursuit, selon plusieurs médias. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux – avant les coupures – ont montré d'importantes manifestations nocturnes, notamment à Téhéran et à Machhad, dans l'est du pays.&#13;
&#13;
Parallèlement, la télévision d'Etat a diffusé des images de milliers de personnes rassemblées lundi sur une grande place du centre de Téhéran pour afficher leur soutien à la République islamique et rendre hommage aux membres des forces de sécurité tués lors des affrontements. Une démonstration destinée à montrer que le pouvoir conserve des soutiens, sans toutefois enrayer la dynamique de la contestation.&#13;
&#13;
La répression, réponse récurrente aux revendications populaires&#13;
&#13;
Pour Volker Türk, la situation rappelle de précédents épisodes de contestation nationale. « Comme nous l'avions vu récemment en 2022, de larges pans de la population iranienne sont descendus dans la rue pour réclamer des changements fondamentaux dans la gouvernance de leur pays », a-t-il observé. Mais, « une fois encore, la réaction des autorités consiste à recourir à une force brutale pour réprimer des revendications légitimes de changement ».&#13;
&#13;
Le Haut-Commissaire s'est dit particulièrement préoccupé par certaines déclarations de responsables judiciaires laissant entendre que la peine de mort pourrait être appliquée à des manifestants, dans le cadre de procédures accélérées. Ce cycle de violence « terrifiante », a-t-il averti, « ne peut pas continuer ».&#13;
&#13;
Il exhorte les autorités iraniennes à mettre fin à la répression et à faire rendre des comptes aux responsables. « Le peuple iranien et ses revendications en matière d'équité, d'égalité et de justice doivent être entendus », a-t-il insisté.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La répression des manifestations nationales qui secouent l'Iran depuis la fin décembre se poursuit. Mardi, le chef des droits de l'homme de l'ONU s'est dit « horrifié » par l'escalade de la violence exercée par les forces de sécurité iraniennes contre les protestataires, alors que des centaines de morts et des milliers d'arrestations sont rapportées.<br />
<br />
« Il faut cesser de tuer des manifestants pacifiques », a dénoncé Volker Türk dans un communiqué. « Il est inacceptable de qualifier les manifestants de terroristes pour justifier la violence à leur égard ». Rappelant que les Iraniens ont le droit de manifester pacifiquement, il a insisté sur le fait que « leurs griefs doivent être entendus et pris en compte, et ne doivent être instrumentalisés par personne ».<br />
<br />
Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, plusieurs hôpitaux seraient désormais débordés par l'afflux de victimes, parmi lesquelles figureraient des enfants. Des membres des forces de sécurité auraient également été tués, d'après certaines informations.<br />
<br />
Un bilan potentiel de centaines de morts<br />
<br />
Le Haut-Commissariat ne dispose pas de présence permanente en Iran, mais « nous recevons des informations provenant de diverses sources sur le terrain qui sont fiables », a précisé son porte-parole, Jérémy Laurence, lors d'un point de presse à Genève.<br />
<br />
S'agissant du bilan humain, « le chiffre qui nous parvient se situe à des centaines, et c'est ce qui a été rapporté. Je ne peux pas vous donner un chiffre précis et vérifié, ce n'est pas possible », a-t-il reconnu.<br />
<br />
L'ampleur exacte de la répression reste difficile à établir, en raison notamment de la coupure quasi totale des communications. Depuis le 8 janvier, les autorités iraniennes ont imposé une interruption nationale d'Internet et des télécommunications, entravant l'accès à l'information, perturbant les services d'urgence et compliquant le travail de documentation indépendante des violations des droits humains.<br />
<br />
Le mouvement de contestation a débuté le 28 décembre à Téhéran, à l'initiative de commerçants dénonçant la cherté de la vie et l'effondrement de la monnaie nationale, avant de s'étendre rapidement à de nombreuses villes du pays, dans le cadre d'une contestation plus large du régime des ayatollahs.<br />
<br />
Le Secrétaire général de l'ONU suit également de près l'évolution de la situation. Son porte-parole a indiqué, mardi, que le chef de l'organisation avait « à plusieurs reprises soulevé la situation des droits humains en Iran dans ses conversations avec des responsables iraniens ». Il s'est dit préoccupé par « l'intensification de la rhétorique de type militaire » concernant la situation en Iran. « Il est impératif que tous les Etats membres privilégient la diplomatie plutôt que la rhétorique militaire », a-t-il insisté.<br />
<br />
Recouper l'information dans un pays mis hors ligne<br />
<br />
Malgré la répression, la mobilisation se poursuit, selon plusieurs médias. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux – avant les coupures – ont montré d'importantes manifestations nocturnes, notamment à Téhéran et à Machhad, dans l'est du pays.<br />
<br />
Parallèlement, la télévision d'Etat a diffusé des images de milliers de personnes rassemblées lundi sur une grande place du centre de Téhéran pour afficher leur soutien à la République islamique et rendre hommage aux membres des forces de sécurité tués lors des affrontements. Une démonstration destinée à montrer que le pouvoir conserve des soutiens, sans toutefois enrayer la dynamique de la contestation.<br />
<br />
La répression, réponse récurrente aux revendications populaires<br />
<br />
Pour Volker Türk, la situation rappelle de précédents épisodes de contestation nationale. « Comme nous l'avions vu récemment en 2022, de larges pans de la population iranienne sont descendus dans la rue pour réclamer des changements fondamentaux dans la gouvernance de leur pays », a-t-il observé. Mais, « une fois encore, la réaction des autorités consiste à recourir à une force brutale pour réprimer des revendications légitimes de changement ».<br />
<br />
Le Haut-Commissaire s'est dit particulièrement préoccupé par certaines déclarations de responsables judiciaires laissant entendre que la peine de mort pourrait être appliquée à des manifestants, dans le cadre de procédures accélérées. Ce cycle de violence « terrifiante », a-t-il averti, « ne peut pas continuer ».<br />
<br />
Il exhorte les autorités iraniennes à mettre fin à la répression et à faire rendre des comptes aux responsables. « Le peuple iranien et ses revendications en matière d'équité, d'égalité et de justice doivent être entendus », a-t-il insisté.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12553</guid>
      <pubDate>Tue, 13 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>Diplomates allemand, britannique, italien et français convoqués par Téhéran</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12552</link>
      <description>Des ambassadeurs ou chargés d'affaires d'Allemagne, de France, d'Italie, de Grande-Bretagne, en poste à Téhéran, ont été convoqués lundi par les autorités iraniennes qui déplorent le soutien exprimé par ces pays aux manifestants iraniens, a annoncé le ministère iranien des Affaires étrangères.&#13;
&#13;
« Nous confirmons la convocation d'ambassadeurs européens », a indiqué à l'AFP le ministère français des Affaires étrangères.&#13;
&#13;
Dans une vidéo, on peut voir les diplomates prendre place devant un écran géant. Le ministère iranien des Affaires étrangères leur a projeté des images documentant, selon lui, des actions violentes des manifestants. « Ces actions dépassent le cadre de manifestations pacifiques et relèvent d'un sabotage organisé », selon le communiqué du ministère, relayé par la télévision d'Etat.&#13;
&#13;
Par conséquent, Téhéran a demandé aux ambassadeurs de transmettre directement les images à leurs ministres des Affaires étrangères respectifs et exigé « le retrait des déclarations officielles soutenant les protestataires ». L'Iran a en outre souligné que « tout soutien politique ou médiatique était inacceptable et constituait une ingérence manifeste dans la sécurité intérieure du pays ».&#13;
&#13;
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait déclaré dimanche qu'il soutenait « les aspirations démocratiques du peuple iranien ». Il avait appelé « les autorités à garantir les droits humains et les libertés fondamentales de tous les manifestants, et à renoncer, en toutes circonstances, au recours honteux à la peine de mort comme mesure répressive », dans un message posté sur X.&#13;
&#13;
La France « comprend les aspirations légitimes du peuple iranien » et appelle les autorités iraniennes « à la plus grande retenue » dans leur réponse aux manifestations, avait déclaré vendredi une source diplomatique à des journalistes.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Des ambassadeurs ou chargés d'affaires d'Allemagne, de France, d'Italie, de Grande-Bretagne, en poste à Téhéran, ont été convoqués lundi par les autorités iraniennes qui déplorent le soutien exprimé par ces pays aux manifestants iraniens, a annoncé le ministère iranien des Affaires étrangères.<br />
<br />
« Nous confirmons la convocation d'ambassadeurs européens », a indiqué à l'AFP le ministère français des Affaires étrangères.<br />
<br />
Dans une vidéo, on peut voir les diplomates prendre place devant un écran géant. Le ministère iranien des Affaires étrangères leur a projeté des images documentant, selon lui, des actions violentes des manifestants. « Ces actions dépassent le cadre de manifestations pacifiques et relèvent d'un sabotage organisé », selon le communiqué du ministère, relayé par la télévision d'Etat.<br />
<br />
Par conséquent, Téhéran a demandé aux ambassadeurs de transmettre directement les images à leurs ministres des Affaires étrangères respectifs et exigé « le retrait des déclarations officielles soutenant les protestataires ». L'Iran a en outre souligné que « tout soutien politique ou médiatique était inacceptable et constituait une ingérence manifeste dans la sécurité intérieure du pays ».<br />
<br />
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait déclaré dimanche qu'il soutenait « les aspirations démocratiques du peuple iranien ». Il avait appelé « les autorités à garantir les droits humains et les libertés fondamentales de tous les manifestants, et à renoncer, en toutes circonstances, au recours honteux à la peine de mort comme mesure répressive », dans un message posté sur X.<br />
<br />
La France « comprend les aspirations légitimes du peuple iranien » et appelle les autorités iraniennes « à la plus grande retenue » dans leur réponse aux manifestations, avait déclaré vendredi une source diplomatique à des journalistes.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12552</guid>
      <pubDate>Mon, 12 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran : exécution d'un homme accusé d'espionnage pour le Mossad en pleine vague de protestations</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12571</link>
      <description>Les autorités iraniennes ont procédé mercredi à l'exécution d'un homme reconnu coupable d'espionnage pour le compte d'Israël, a annoncé un média d'État, alors que le pays est traversé par des protestations et que les tensions restent élevées entre Téhéran et Israël.&#13;
&#13;
«La peine de mort contre Ali Ardestani pour espionnage au profit du Mossad, service de renseignement et de sécurité israélien, a été appliquée ce matin (mercredi)», a annoncé l'agence Mizan, l'organe de la justice du pays, sans préciser la date de son arrestation ni de son procès.&#13;
&#13;
Des manifestations sporadiques contre l'hyperinflation et le marasme économique ont débuté le 28 décembre à Téhéran. Ces rassemblements, initialement contre la vie chère, se sont transformés en un mouvement de contestation désormais politique étendu au reste du pays.&#13;
&#13;
Des médias iraniens ont rapporté ces derniers jours des arrestations de personnes présentées comme appartenant au Mossad, le service des renseignements extérieurs israélien.&#13;
&#13;
Le pouvoir judiciaire n'a toutefois fait aucun lien entre cette exécution et les manifestations en cours. L'Iran, qui ne reconnaît pas Israël, l'accuse depuis longtemps de mener des opérations de sabotage contre ses installations nucléaires et d'assassiner ses scientifiques.&#13;
&#13;
Le Mossad avait appelé en persan, sur le réseau social X, les protestataires à intensifier leur mobilisation, affirmant être présent avec eux «sur le terrain».&#13;
&#13;
Lundi, l'Iran a accusé Israël de chercher à «saper l'unité nationale» après les déclarations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, qui s'est dit «solidaire du combat» du peuple iranien, en référence au mouvement de contestation.&#13;
&#13;
L'Iran et Israël se sont livrés au printemps dernier à une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël le 13 juin contre des installations militaires et nucléaires sur le territoire iranien ainsi que des zones habitées.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Les autorités iraniennes ont procédé mercredi à l'exécution d'un homme reconnu coupable d'espionnage pour le compte d'Israël, a annoncé un média d'État, alors que le pays est traversé par des protestations et que les tensions restent élevées entre Téhéran et Israël.<br />
<br />
«La peine de mort contre Ali Ardestani pour espionnage au profit du Mossad, service de renseignement et de sécurité israélien, a été appliquée ce matin (mercredi)», a annoncé l'agence Mizan, l'organe de la justice du pays, sans préciser la date de son arrestation ni de son procès.<br />
<br />
Des manifestations sporadiques contre l'hyperinflation et le marasme économique ont débuté le 28 décembre à Téhéran. Ces rassemblements, initialement contre la vie chère, se sont transformés en un mouvement de contestation désormais politique étendu au reste du pays.<br />
<br />
Des médias iraniens ont rapporté ces derniers jours des arrestations de personnes présentées comme appartenant au Mossad, le service des renseignements extérieurs israélien.<br />
<br />
Le pouvoir judiciaire n'a toutefois fait aucun lien entre cette exécution et les manifestations en cours. L'Iran, qui ne reconnaît pas Israël, l'accuse depuis longtemps de mener des opérations de sabotage contre ses installations nucléaires et d'assassiner ses scientifiques.<br />
<br />
Le Mossad avait appelé en persan, sur le réseau social X, les protestataires à intensifier leur mobilisation, affirmant être présent avec eux «sur le terrain».<br />
<br />
Lundi, l'Iran a accusé Israël de chercher à «saper l'unité nationale» après les déclarations du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, qui s'est dit «solidaire du combat» du peuple iranien, en référence au mouvement de contestation.<br />
<br />
L'Iran et Israël se sont livrés au printemps dernier à une guerre de 12 jours, déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël le 13 juin contre des installations militaires et nucléaires sur le territoire iranien ainsi que des zones habitées.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12571</guid>
      <pubDate>Wed, 07 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Au moins 1 500 condamnés à mort exécutés en Iran en 2025, un record « depuis plus de 35 ans », selon une ONG</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12546</link>
      <description>Au moins 1 500 condamnés à mort ont été exécutés en Iran en 2025, selon un décompte de l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui affirme qu'il s'agit du chiffre annuel d'exécutions le plus élevé recensé par l'organisation depuis 35 ans.&#13;
&#13;
« Ce dont nous sommes sûrs, c'est que le nombre d'exécutions dépasse les 1 500. C'est un record. C'est le plus grand nombre d'exécutions recensées ou signalées depuis la fin des années 1980, soit depuis plus de 35 ans », a déclaré jeudi à l'AFP Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de cette ONG basée en Norvège. D'autres exécutions restent à confirmer, a-t-il ajouté, évoquant une hausse « sans précédent ».&#13;
&#13;
Selon l'IHR, plus de 700 des personnes exécutées en 2025 avaient fait l'objet de condamnations liées à la drogue.&#13;
&#13;
Des organisations de défense des droits humains accusent régulièrement la République islamique de mener des exécutions à un niveau jamais atteint ces dernières années, dans un contexte marqué par des mouvements de protestation contre le pouvoir de l'ayatollah Ali Khamenei en 2022-2023 et la guerre de 12 jours contre Israël en juin. Selon Mahmood Amiry-Moghaddam, le nombre d'exécutions a augmenté depuis le mouvement de contestation qui a secoué l'Iran fin 2022, après la mort en détention d'une jeune femme nommée Mahsa Amini, arrêtée pour avoir prétendument enfreint le code vestimentaire en vigueur.&#13;
&#13;
« Le nombre d'exécutions augmente de façon dramatique d'année en année. De plus de 500 en 2022, nous sommes passés à plus de 800 en 2023, puis à 975 en 2024, et aujourd'hui, on en est à plus de 1 500 », a-t-il détaillé. « Les autorités iraniennes utilisent la peine de mort comme un instrument de terreur. (…) L'objectif de ces exécutions était d'empêcher de nouvelles manifestations. Mais comme vous le voyez, ces derniers temps, elles n'ont pas réussi », a-t-il estimé.&#13;
&#13;
L'Iran connaît des manifestations depuis cinq jours, dans le cadre d'un mouvement lancé dimanche par des commerçants de la capitale Téhéran dénonçant l'hyperinflation galopante et la dégradation de la situation économique dans le pays. Depuis, des rassemblements sporadiques se sont tenus dans plusieurs villes et universités. Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l'ordre ont fait trois morts jeudi, selon des médias locaux, les premiers recensés dans le cadre de ces mobilisations.&#13;
&#13;
Ce mouvement contre la vie chère est à ce stade sans commune mesure avec celui qui avait secoué l'Iran après la mort de Mahsa Amini. Plusieurs centaines de personnes avaient alors trouvé la mort, dont des dizaines de membres des forces de sécurité. Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine, qui procéderait à des milliers d'exécutions chaque année, bien qu'aucun chiffre précis ne soit disponible.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Au moins 1 500 condamnés à mort ont été exécutés en Iran en 2025, selon un décompte de l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui affirme qu'il s'agit du chiffre annuel d'exécutions le plus élevé recensé par l'organisation depuis 35 ans.<br />
<br />
« Ce dont nous sommes sûrs, c'est que le nombre d'exécutions dépasse les 1 500. C'est un record. C'est le plus grand nombre d'exécutions recensées ou signalées depuis la fin des années 1980, soit depuis plus de 35 ans », a déclaré jeudi à l'AFP Mahmood Amiry-Moghaddam, directeur de cette ONG basée en Norvège. D'autres exécutions restent à confirmer, a-t-il ajouté, évoquant une hausse « sans précédent ».<br />
<br />
Selon l'IHR, plus de 700 des personnes exécutées en 2025 avaient fait l'objet de condamnations liées à la drogue.<br />
<br />
Des organisations de défense des droits humains accusent régulièrement la République islamique de mener des exécutions à un niveau jamais atteint ces dernières années, dans un contexte marqué par des mouvements de protestation contre le pouvoir de l'ayatollah Ali Khamenei en 2022-2023 et la guerre de 12 jours contre Israël en juin. Selon Mahmood Amiry-Moghaddam, le nombre d'exécutions a augmenté depuis le mouvement de contestation qui a secoué l'Iran fin 2022, après la mort en détention d'une jeune femme nommée Mahsa Amini, arrêtée pour avoir prétendument enfreint le code vestimentaire en vigueur.<br />
<br />
« Le nombre d'exécutions augmente de façon dramatique d'année en année. De plus de 500 en 2022, nous sommes passés à plus de 800 en 2023, puis à 975 en 2024, et aujourd'hui, on en est à plus de 1 500 », a-t-il détaillé. « Les autorités iraniennes utilisent la peine de mort comme un instrument de terreur. (…) L'objectif de ces exécutions était d'empêcher de nouvelles manifestations. Mais comme vous le voyez, ces derniers temps, elles n'ont pas réussi », a-t-il estimé.<br />
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L'Iran connaît des manifestations depuis cinq jours, dans le cadre d'un mouvement lancé dimanche par des commerçants de la capitale Téhéran dénonçant l'hyperinflation galopante et la dégradation de la situation économique dans le pays. Depuis, des rassemblements sporadiques se sont tenus dans plusieurs villes et universités. Des affrontements localisés entre manifestants et forces de l'ordre ont fait trois morts jeudi, selon des médias locaux, les premiers recensés dans le cadre de ces mobilisations.<br />
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Ce mouvement contre la vie chère est à ce stade sans commune mesure avec celui qui avait secoué l'Iran après la mort de Mahsa Amini. Plusieurs centaines de personnes avaient alors trouvé la mort, dont des dizaines de membres des forces de sécurité. Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine, qui procéderait à des milliers d'exécutions chaque année, bien qu'aucun chiffre précis ne soit disponible.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12546</guid>
      <pubDate>Thu, 01 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Plus de 400 personnalités féminines exhortent l'Iran à annuler l'exécution d'une militante</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12544</link>
      <description>Plus de 400 figures féminines du monde entier, dont quatre prix Nobel et plusieurs anciennes présidentes et cheffes de gouvernement, ont réclamé mardi à Téhéran la libération « immédiate » de l'ingénieure et militante iranienne Zahra Tabari, craignant son exécution imminente.&#13;
&#13;
Mme Tabari, une mère de 67 ans, a été condamnée à mort en octobre dernier, à l'issue d'un « simulacre de procès de dix minutes, tenu par visioconférence sans la présence de son avocat », indique cette lettre.&#13;
&#13;
Le texte précise que Mme Tabari risque l'exécution « pour avoir brandi une banderole portant l'inscription +Femme, Résistance, Liberté+ », probablement dérivée du slogan « Femme, Vie, Liberté » devenu populaire lors de la vague de manifestations de 2022.&#13;
&#13;
Rédigé par l'association londonienne de familles de victimes « Justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran », le courrier a été signé par d' anciennes présidentes de la Suisse et de l'Équateur, des ex-Premières ministres de Finlande, du Pérou, de Pologne ou encore d'Ukraine.&#13;
&#13;
« Nous exigeons la libération immédiate de Zahra et nous appelons les gouvernements du monde entier à se solidariser avec les femmes iraniennes dans leur lutte pour la démocratie, l'égalité et la liberté », indique la lettre également signée par des magistrates, diplomates et parlementaires, des personnalités publiques telles que la philosophe française Elisabeth Badinter.&#13;
&#13;
Les médias officiels iraniens n'ont fait aucune mention de son cas ni confirmé sa condamnation à mort, mais un groupe de huit experts indépendants des Nations unies a confirmé mardi cette condamnation - sur la seule base d'une banderole et d'un message audio non publié -, et exigé mardi que l'Iran « suspende immédiatement » son exécution.&#13;
&#13;
Ces experts, mandatés par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU mais n'agissant pas au nom de cette instance, ont souligné que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par l'Iran, limite en principe le recours à la peine de mort aux « crimes les plus graves ».&#13;
&#13;
Or « cette affaire ne comporte aucun meurtre intentionnel et présente de nombreuses irrégularités de procédure », ont-ils souligné, estimant que « l'exécution de Mme Tabari dans ces circonstances constituerait une exécution arbitraire ».&#13;
&#13;
La lettre de plus de 400 personnalités féminines rappelle et dénonce la terreur que subissent les femmes depuis des décennies en Iran, pays qui exécute le plus de femmes au monde par habitant.&#13;
&#13;
Selon l'organisation Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, les autorités iraniennes ont exécuté plus de 40 femmes cette année.&#13;
&#13;
Le courrier précise également que Mme Tabari est accusée de collaboration avec l'organisation d'opposition Moudjahidines du peuple (MEK), interdite en Iran. La MEK a indiqué à l'AFP que Mme Tabari figurait parmi les 18 militants actuellement condamnés à mort en Iran pour leur appartenance au groupe.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Plus de 400 figures féminines du monde entier, dont quatre prix Nobel et plusieurs anciennes présidentes et cheffes de gouvernement, ont réclamé mardi à Téhéran la libération « immédiate » de l'ingénieure et militante iranienne Zahra Tabari, craignant son exécution imminente.<br />
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Mme Tabari, une mère de 67 ans, a été condamnée à mort en octobre dernier, à l'issue d'un « simulacre de procès de dix minutes, tenu par visioconférence sans la présence de son avocat », indique cette lettre.<br />
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Le texte précise que Mme Tabari risque l'exécution « pour avoir brandi une banderole portant l'inscription +Femme, Résistance, Liberté+ », probablement dérivée du slogan « Femme, Vie, Liberté » devenu populaire lors de la vague de manifestations de 2022.<br />
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Rédigé par l'association londonienne de familles de victimes « Justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran », le courrier a été signé par d' anciennes présidentes de la Suisse et de l'Équateur, des ex-Premières ministres de Finlande, du Pérou, de Pologne ou encore d'Ukraine.<br />
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« Nous exigeons la libération immédiate de Zahra et nous appelons les gouvernements du monde entier à se solidariser avec les femmes iraniennes dans leur lutte pour la démocratie, l'égalité et la liberté », indique la lettre également signée par des magistrates, diplomates et parlementaires, des personnalités publiques telles que la philosophe française Elisabeth Badinter.<br />
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Les médias officiels iraniens n'ont fait aucune mention de son cas ni confirmé sa condamnation à mort, mais un groupe de huit experts indépendants des Nations unies a confirmé mardi cette condamnation - sur la seule base d'une banderole et d'un message audio non publié -, et exigé mardi que l'Iran « suspende immédiatement » son exécution.<br />
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Ces experts, mandatés par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU mais n'agissant pas au nom de cette instance, ont souligné que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par l'Iran, limite en principe le recours à la peine de mort aux « crimes les plus graves ».<br />
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Or « cette affaire ne comporte aucun meurtre intentionnel et présente de nombreuses irrégularités de procédure », ont-ils souligné, estimant que « l'exécution de Mme Tabari dans ces circonstances constituerait une exécution arbitraire ».<br />
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La lettre de plus de 400 personnalités féminines rappelle et dénonce la terreur que subissent les femmes depuis des décennies en Iran, pays qui exécute le plus de femmes au monde par habitant.<br />
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Selon l'organisation Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, les autorités iraniennes ont exécuté plus de 40 femmes cette année.<br />
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Le courrier précise également que Mme Tabari est accusée de collaboration avec l'organisation d'opposition Moudjahidines du peuple (MEK), interdite en Iran. La MEK a indiqué à l'AFP que Mme Tabari figurait parmi les 18 militants actuellement condamnés à mort en Iran pour leur appartenance au groupe.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12544</guid>
      <pubDate>Tue, 23 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Iran exécute un homme accusé d'espionnage au profit d'Israël</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12543</link>
      <description>L'Iran a exécuté un homme condamné pour espionnage au profit d'Israël, ennemi juré de la République islamique, a annoncé samedi l'organe de presse du pouvoir judiciaire, la dernière d'une série depuis une guerre en juin ayant opposé les deux pays.&#13;
&#13;
La peine de mort pour Aghil Keshavarz, « reconnu coupable d'espionnage en faveur du régime sioniste, de communication et de coopération avec le régime », a été appliquée « après avoir été confirmée par la Cour suprême et à l'issue des procédures légales », a indiqué l'agence Mizan. Cet homme, présenté comme un « agent du Mossad », le service de renseignement extérieur israélien, avait été arrêté en avril-mai 2025 dans le nord-ouest de l'Iran mais l'affaire n'avait pas été rendue publique. La peine capitale a été prononcée sur la base des « aveux explicites et clairs de l'accusé », ainsi que des « preuves » dont des photos et des enregistrements vidéo « réalisés sur des sites militaires et de sécurité », ajoute Mizan.&#13;
&#13;
L'Iran et Israël se sont livrés en juin à une guerre déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël le 13 juin contre des installations militaires et nucléaires sur le territoire iranien ainsi que des zones habitées. Ce conflit avait duré 12 jours et les Etats-Unis y avaient pris part brièvement pour frapper trois importants sites nucléaires iraniens. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 24 juin. Depuis la guerre, l'Iran a promis des procès rapides pour les personnes arrêtées pour suspicion de collaboration avec Israël, annonçant de multiples arrestations et les exécutions d'au moins dix personnes condamnées pour avoir travaillé avec le Mossad.&#13;
&#13;
L'Iran, qui ne reconnaît pas Israël, l'accuse depuis longtemps de mener des opérations de sabotage contre ses installations nucléaires et d'assassiner ses scientifiques. En octobre, Téhéran a durci sa législation. Désormais, « toute activité de renseignement ou d'espionnage » pour le compte d'Israël, des Etats-Unis ou d'autres gouvernements et groupes jugés hostiles à l'Iran « sera punie par la confiscation de tous les biens (...) et passible de peine de mort ».&#13;
&#13;
La précédente loi ne ciblait aucun pays en particulier et l'espionnage n'était pas nécessairement puni par la peine de mort.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Iran a exécuté un homme condamné pour espionnage au profit d'Israël, ennemi juré de la République islamique, a annoncé samedi l'organe de presse du pouvoir judiciaire, la dernière d'une série depuis une guerre en juin ayant opposé les deux pays.<br />
<br />
La peine de mort pour Aghil Keshavarz, « reconnu coupable d'espionnage en faveur du régime sioniste, de communication et de coopération avec le régime », a été appliquée « après avoir été confirmée par la Cour suprême et à l'issue des procédures légales », a indiqué l'agence Mizan. Cet homme, présenté comme un « agent du Mossad », le service de renseignement extérieur israélien, avait été arrêté en avril-mai 2025 dans le nord-ouest de l'Iran mais l'affaire n'avait pas été rendue publique. La peine capitale a été prononcée sur la base des « aveux explicites et clairs de l'accusé », ainsi que des « preuves » dont des photos et des enregistrements vidéo « réalisés sur des sites militaires et de sécurité », ajoute Mizan.<br />
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L'Iran et Israël se sont livrés en juin à une guerre déclenchée par une attaque sans précédent d'Israël le 13 juin contre des installations militaires et nucléaires sur le territoire iranien ainsi que des zones habitées. Ce conflit avait duré 12 jours et les Etats-Unis y avaient pris part brièvement pour frapper trois importants sites nucléaires iraniens. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 24 juin. Depuis la guerre, l'Iran a promis des procès rapides pour les personnes arrêtées pour suspicion de collaboration avec Israël, annonçant de multiples arrestations et les exécutions d'au moins dix personnes condamnées pour avoir travaillé avec le Mossad.<br />
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L'Iran, qui ne reconnaît pas Israël, l'accuse depuis longtemps de mener des opérations de sabotage contre ses installations nucléaires et d'assassiner ses scientifiques. En octobre, Téhéran a durci sa législation. Désormais, « toute activité de renseignement ou d'espionnage » pour le compte d'Israël, des Etats-Unis ou d'autres gouvernements et groupes jugés hostiles à l'Iran « sera punie par la confiscation de tous les biens (...) et passible de peine de mort ».<br />
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La précédente loi ne ciblait aucun pays en particulier et l'espionnage n'était pas nécessairement puni par la peine de mort.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12543</guid>
      <pubDate>Sat, 20 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran. Une femme exécutée pour avoir tué sa belle-fille de quatre ans</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12542</link>
      <description>L'Iran a exécuté samedi, dans le nord-ouest du pays, une femme reconnue coupable d'avoir tué sa belle-fille de quatre ans, a indiqué la justice. L'enfant, identifiée comme Ava, est décédée en décembre 2023 des suites de lésions cérébrales provoquées par des blessures infligées par sa belle-mère, avait rapporté à l'époque le média en ligne du pouvoir judiciaire, Mizan Online.&#13;
&#13;
À l'issue de la procédure judiciaire, la femme a été condamnée en mars 2024 en vertu du principe islamique de « qisas », ou loi du talion, qui permet à la famille de la victime d'exiger l'exécution. La sentence a ensuite été confirmée par la Cour suprême. Naser Atabati, président du tribunal de la province d'Azerbaïdjan occidental — où le crime a eu lieu —, a déclaré que l'exécution avait été menée à l'aube samedi, ajoutant que la mère de l'enfant l'« avait fermement exigée ».&#13;
&#13;
L'Iran, où la peine de mort s'applique généralement dans les cas de meurtres et viols, procède à la plupart des exécutions par pendaison à l'aube. L'Iran est le deuxième pays au monde en termes de nombre d'exécutions après la Chine, selon des groupes de défense des droits humains, notamment Amnesty International.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Iran a exécuté samedi, dans le nord-ouest du pays, une femme reconnue coupable d'avoir tué sa belle-fille de quatre ans, a indiqué la justice. L'enfant, identifiée comme Ava, est décédée en décembre 2023 des suites de lésions cérébrales provoquées par des blessures infligées par sa belle-mère, avait rapporté à l'époque le média en ligne du pouvoir judiciaire, Mizan Online.<br />
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À l'issue de la procédure judiciaire, la femme a été condamnée en mars 2024 en vertu du principe islamique de « qisas », ou loi du talion, qui permet à la famille de la victime d'exiger l'exécution. La sentence a ensuite été confirmée par la Cour suprême. Naser Atabati, président du tribunal de la province d'Azerbaïdjan occidental — où le crime a eu lieu —, a déclaré que l'exécution avait été menée à l'aube samedi, ajoutant que la mère de l'enfant l'« avait fermement exigée ».<br />
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L'Iran, où la peine de mort s'applique généralement dans les cas de meurtres et viols, procède à la plupart des exécutions par pendaison à l'aube. L'Iran est le deuxième pays au monde en termes de nombre d'exécutions après la Chine, selon des groupes de défense des droits humains, notamment Amnesty International.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12542</guid>
      <pubDate>Sat, 13 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran. Exécution d'un homme reconnu coupable d'une vaste escroquerie</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12536</link>
      <description>Un homme condamné pour une vaste escroquerie ayant touché des dizaines de milliers de personnes a été pendu dimanche en Iran, ont annoncé les autorités judiciaires.&#13;
&#13;
Mohammad Reza Ghaffari, propriétaire de la compagnie « Rezaayat Khodro Taravat Novin », a été exécuté après que la Cour suprême iranienne a confirmé en août sa condamnation pour « perturbation à grande échelle du système économique » du pays, selon le site judiciaire Mizan.&#13;
&#13;
La fraude, qui a démarré en 2013 dans la province de Qazvin (nord), était organisée autour de la promesse de vente de voitures à bas prix et d'investissements dans l'immobilier.&#13;
&#13;
Mohammad Reza Ghaffari et ses associés ont été accusés d'avoir volé « d'importantes sommes », estimées à quelque 350 millions de dollars, en mettant en oeuvre un système de Ponzi (qui rémunère les investisseurs grâce aux fonds des nouveaux entrants) ayant touché plus de 28.000 personnes. Seuls 4% des clients ont reçu leur véhicule, selon l'accusation.&#13;
&#13;
Vingt-huit 28 personnes étaient jugées dans cette affaire. Pendant son procès, Mohammad Reza Ghaffari avait promis de rembourser les victimes, mais en dépit de « plusieurs avertissements », il ne s'est pas acquitté de ses dettes, selon Mizan. La fraude a entraîné de « graves conséquences financières et psychologiques » pour les victimes, affirme le site.&#13;
&#13;
La peine de mort en Iran s'applique généralement dans les cas de meurtres et viols, mais aussi dans les affaires économiques et d'espionnage. La République islamique, qui exécute la plupart des condamnés par pendaison, est le deuxième pays au monde en termes de nombre d'exécutions après la Chine, selon des groupes de défense des droits humains, notamment Amnesty International.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un homme condamné pour une vaste escroquerie ayant touché des dizaines de milliers de personnes a été pendu dimanche en Iran, ont annoncé les autorités judiciaires.<br />
<br />
Mohammad Reza Ghaffari, propriétaire de la compagnie « Rezaayat Khodro Taravat Novin », a été exécuté après que la Cour suprême iranienne a confirmé en août sa condamnation pour « perturbation à grande échelle du système économique » du pays, selon le site judiciaire Mizan.<br />
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La fraude, qui a démarré en 2013 dans la province de Qazvin (nord), était organisée autour de la promesse de vente de voitures à bas prix et d'investissements dans l'immobilier.<br />
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Mohammad Reza Ghaffari et ses associés ont été accusés d'avoir volé « d'importantes sommes », estimées à quelque 350 millions de dollars, en mettant en oeuvre un système de Ponzi (qui rémunère les investisseurs grâce aux fonds des nouveaux entrants) ayant touché plus de 28.000 personnes. Seuls 4% des clients ont reçu leur véhicule, selon l'accusation.<br />
<br />
Vingt-huit 28 personnes étaient jugées dans cette affaire. Pendant son procès, Mohammad Reza Ghaffari avait promis de rembourser les victimes, mais en dépit de « plusieurs avertissements », il ne s'est pas acquitté de ses dettes, selon Mizan. La fraude a entraîné de « graves conséquences financières et psychologiques » pour les victimes, affirme le site.<br />
<br />
La peine de mort en Iran s'applique généralement dans les cas de meurtres et viols, mais aussi dans les affaires économiques et d'espionnage. La République islamique, qui exécute la plupart des condamnés par pendaison, est le deuxième pays au monde en termes de nombre d'exécutions après la Chine, selon des groupes de défense des droits humains, notamment Amnesty International.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12536</guid>
      <pubDate>Sun, 07 Dec 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran: exécution publique d'un homme accusé d'avoir tué un médecin</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12516</link>
      <description>Un homme condamné pour avoir tué un médecin dans le sud-ouest de l'Iran a été exécuté en public mardi, a annoncé la justice iranienne. &#13;
&#13;
La sentence pour le meurtre du docteur Davoudi «a été exécutée publiquement ce matin à Yasuj», capitale de la province de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad, selon le média officiel du pouvoir judiciaire Mizan Online.&#13;
&#13;
L'homme avait été définitivement condamné à la suite d'une évaluation psychiatrique et de la confirmation de la peine par la Cour suprême, a précisé le pouvoir judiciaire.&#13;
&#13;
«L'application de cette peine est un message adressé à ceux qui cherchent à perturber la sécurité de la société et des citoyens», a déclaré le procureur provincial Vahid Mousavian, cité par Mizan Online.&#13;
&#13;
L'Iran, qui procède à des exécutions par pendaison, compte après la Chine le plus grand nombre d'exécutions au monde, selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International.&#13;
&#13;
La plupart des exécutions ont lieu dans des prisons, bien qu'il y ait parfois des pendaisons publiques.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un homme condamné pour avoir tué un médecin dans le sud-ouest de l'Iran a été exécuté en public mardi, a annoncé la justice iranienne. <br />
<br />
La sentence pour le meurtre du docteur Davoudi «a été exécutée publiquement ce matin à Yasuj», capitale de la province de Kohgiluyeh et Boyer-Ahmad, selon le média officiel du pouvoir judiciaire Mizan Online.<br />
<br />
L'homme avait été définitivement condamné à la suite d'une évaluation psychiatrique et de la confirmation de la peine par la Cour suprême, a précisé le pouvoir judiciaire.<br />
<br />
«L'application de cette peine est un message adressé à ceux qui cherchent à perturber la sécurité de la société et des citoyens», a déclaré le procureur provincial Vahid Mousavian, cité par Mizan Online.<br />
<br />
L'Iran, qui procède à des exécutions par pendaison, compte après la Chine le plus grand nombre d'exécutions au monde, selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International.<br />
<br />
La plupart des exécutions ont lieu dans des prisons, bien qu'il y ait parfois des pendaisons publiques.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12516</guid>
      <pubDate>Tue, 11 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
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