La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués — Irak https://www.peinedemort.org/rss/depeches?zonegeo=72 Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort — Irak fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Thu, 22 Feb 2018 09:38:45 +0100 Wed, 07 Feb 2018 08:25:13 +0100 120 En Irak, des djihadistes condamnés à mort se «confessent» à la télévision https://www.peinedemort.org/document/9759 (Agence France-Presse) Bagdad - «Salam Aleikoum, chers auditeurs, où que vous soyez»: chaque vendredi le présentateur introduit ainsi les confessions de djihadistes condamnés à mort en Irak avant de les conduire sous bonne escorte sur les lieux de leur crime. Dans un pays qui a été terrorisé par le groupe État islamique (EI), chaque émission diffuse, à une heure de grande écoute, des images, parfois insoutenables, des crimes attribués à celui qui va être interrogé, menotté et vêtu d'une tunique orange ou jaune. «Je reçois l'information du ministère de l'Intérieur, de la Défense ou de la Sécurité nationale, qui les ont capturés. Eux choisissent le dossier à traiter, moi, je demande au ministère de la Justice l'autorisation d'interviewer le condamné», explique Ahmad Hassan, 36 ans, qui présente depuis fin 2013 «Dans les griffes de la loi» sur la chaîne officielle Iraqiya. Son émission fête son 150e numéro et elle n'est pas près de s'arrêter, car, selon lui, même si l'EI «a peut-être perdu militairement, son idéologie existe toujours». «Ses partisans considèrent les autres comme des incroyants et continueront à assassiner tant que son idéologie perdurera», dit-il. Images-chocs, reconstitution Cela commence toujours pas des images-chocs, comme la photo d'une cinquantaine de membres de la tribu d'Abou Nimr gisant dans une mare de sang. Ils ont été exécutés par l'EI à Hit (ouest). Puis apparaît l'un des meurtriers condamnés, Mithaq Hamid Hekmet, 41 ans, qui raconte le massacre en détail et donne les noms de ceux qui y ont participé. D'autres vidéos tournées par l'EI montrent l'attaque d'une bijouterie, des attentats, un camion bourré de 750 kg d'explosifs, l'exécution au pistolet de six hommes en tunique orange agenouillés sur une place, ou des rapts. Dans la plupart des émissions, les coupables se rendent sur place pour la reconstitution. Un responsable des Finances de l'EI, Mohammad Hamid Omar, surnommé Abou Hajjaj, détaille sa spécialité: l'extorsion de fonds auprès des pharmacies, écoles, agences immobilières, stations essence, médecins. Le présentateur assure qu'il n'interroge que des personnes déjà «condamnées». Pour la majorité, le verdict est la peine de mort, mais certains écopent de la réclusion à perpétuité ou des peines allant jusqu'à 20 ans de prison. Dans son émission, la plupart sont des Irakiens, mais il y a aussi des ressortissants d'autres pays arabes. «Certains de ceux que j'ai interrogés ont été depuis exécutés. C'est l'affaire de la justice pas la mienne», dit-il. Le Haut-commissariat aux droits de l'Homme a comptabilisé en 2017 106 exécutions, principalement pour «terrorisme». L'article 4 de la loi antiterroriste irakienne stipule que toute personne qui commet, incite, planifie, finance ou assiste des actes de terrorisme sera condamnée à mort. L'ambiance se veut celle d'un bureau de détectives dans les années 20 aux États-Unis avec un bureau en acajou, un portemanteau, un meuble rempli de classeurs, des cartes de Bagdad et les photos des coupables du jour. «Le décor est important pour attirer l'audience», assure le producteur Rami Ahmad al-Lami. Costume beige, cravate et pochette marrons, Ahmad Hassan assure que les condamnés participent «volontairement» à son émission et savent que cela ne leur donne aucune chance de voir leur peine réduite. «Pourquoi avez-vous tué mes fils?» «S'ils le font c'est parce qu'ils ont des regrets, ils veulent montrer les actes horribles qu'ils ont commis et révéler la façon de penser du groupe auquel ils ont appartenu, pour dissuader d'autres de commettre la même erreur», assure-t-il. Mais les moments les plus poignants sont les rencontres sur le terrain entre les mères de victimes et les meurtriers. «Pourquoi avez-vous tué mes deux fils Ahmed et Hamid? Ils étaient vos amis. Vous ont-ils fait du tort? Pourquoi avoir détruit ma famille?», demande cette femme tout en noir face aux trois hommes qui baissent la tête. Ses deux fils étaient des officiers de police. Une autre mère lance à quatre prisonniers: «Comment pouvez-vous manger avec ces mains qui ont tué mon fils en lui tirant dans la tête». Pour le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le général Saad Maan, «les gens peuvent voir grâce à cette émission que les forces de sécurité fournissent des informations véridiques et cela crée des liens avec la population». Face aux organisations des droits de l'Homme critiques du fait de montrer à la télévision des condamnés qui vont certainement être exécutés, Ahmad Hassan se défend: «Les interviews sont conformes aux droits de l'Homme». «Nous ne faisons pression sur personne, mais nous sommes en situation de guerre et il vaut mieux s'intéresser aux droits des victimes plutôt qu'à ceux des terroristes».
Dans un pays qui a été terrorisé par le groupe État islamique (EI), chaque émission diffuse, à une heure de grande écoute, des images, parfois insoutenables, des crimes attribués à celui qui va être interrogé, menotté et vêtu d'une tunique orange ou jaune.

«Je reçois l'information du ministère de l'Intérieur, de la Défense ou de la Sécurité nationale, qui les ont capturés. Eux choisissent le dossier à traiter, moi, je demande au ministère de la Justice l'autorisation d'interviewer le condamné», explique Ahmad Hassan, 36 ans, qui présente depuis fin 2013 «Dans les griffes de la loi» sur la chaîne officielle Iraqiya.

Son émission fête son 150e numéro et elle n'est pas près de s'arrêter, car, selon lui, même si l'EI «a peut-être perdu militairement, son idéologie existe toujours». «Ses partisans considèrent les autres comme des incroyants et continueront à assassiner tant que son idéologie perdurera», dit-il.

Images-chocs, reconstitution

Cela commence toujours pas des images-chocs, comme la photo d'une cinquantaine de membres de la tribu d'Abou Nimr gisant dans une mare de sang. Ils ont été exécutés par l'EI à Hit (ouest).

Puis apparaît l'un des meurtriers condamnés, Mithaq Hamid Hekmet, 41 ans, qui raconte le massacre en détail et donne les noms de ceux qui y ont participé.

D'autres vidéos tournées par l'EI montrent l'attaque d'une bijouterie, des attentats, un camion bourré de 750 kg d'explosifs, l'exécution au pistolet de six hommes en tunique orange agenouillés sur une place, ou des rapts.

Dans la plupart des émissions, les coupables se rendent sur place pour la reconstitution.

Un responsable des Finances de l'EI, Mohammad Hamid Omar, surnommé Abou Hajjaj, détaille sa spécialité: l'extorsion de fonds auprès des pharmacies, écoles, agences immobilières, stations essence, médecins.

Le présentateur assure qu'il n'interroge que des personnes déjà «condamnées». Pour la majorité, le verdict est la peine de mort, mais certains écopent de la réclusion à perpétuité ou des peines allant jusqu'à 20 ans de prison. Dans son émission, la plupart sont des Irakiens, mais il y a aussi des ressortissants d'autres pays arabes.

«Certains de ceux que j'ai interrogés ont été depuis exécutés. C'est l'affaire de la justice pas la mienne», dit-il.

Le Haut-commissariat aux droits de l'Homme a comptabilisé en 2017 106 exécutions, principalement pour «terrorisme». L'article 4 de la loi antiterroriste irakienne stipule que toute personne qui commet, incite, planifie, finance ou assiste des actes de terrorisme sera condamnée à mort.

L'ambiance se veut celle d'un bureau de détectives dans les années 20 aux États-Unis avec un bureau en acajou, un portemanteau, un meuble rempli de classeurs, des cartes de Bagdad et les photos des coupables du jour. «Le décor est important pour attirer l'audience», assure le producteur Rami Ahmad al-Lami.

Costume beige, cravate et pochette marrons, Ahmad Hassan assure que les condamnés participent «volontairement» à son émission et savent que cela ne leur donne aucune chance de voir leur peine réduite.

«Pourquoi avez-vous tué mes fils?»

«S'ils le font c'est parce qu'ils ont des regrets, ils veulent montrer les actes horribles qu'ils ont commis et révéler la façon de penser du groupe auquel ils ont appartenu, pour dissuader d'autres de commettre la même erreur», assure-t-il.

Mais les moments les plus poignants sont les rencontres sur le terrain entre les mères de victimes et les meurtriers.

«Pourquoi avez-vous tué mes deux fils Ahmed et Hamid? Ils étaient vos amis. Vous ont-ils fait du tort? Pourquoi avoir détruit ma famille?», demande cette femme tout en noir face aux trois hommes qui baissent la tête. Ses deux fils étaient des officiers de police.

Une autre mère lance à quatre prisonniers: «Comment pouvez-vous manger avec ces mains qui ont tué mon fils en lui tirant dans la tête».

Pour le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le général Saad Maan, «les gens peuvent voir grâce à cette émission que les forces de sécurité fournissent des informations véridiques et cela crée des liens avec la population».

Face aux organisations des droits de l'Homme critiques du fait de montrer à la télévision des condamnés qui vont certainement être exécutés, Ahmad Hassan se défend: «Les interviews sont conformes aux droits de l'Homme».

«Nous ne faisons pression sur personne, mais nous sommes en situation de guerre et il vaut mieux s'intéresser aux droits des victimes plutôt qu'à ceux des terroristes».]]>
https://www.peinedemort.org/document/9759 Tue, 06 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Djihadistes: Paris interviendrait en cas de peine capitale, déclare Belloubet https://www.peinedemort.org/document/9741 PARIS (Reuters) - La France “interviendrait pour négocier” si un ou des djihadistes français étaient condamnés à mort en Irak ou en Syrie, a déclaré dimanche la ministre de la Justice, qui assure que le gouvernement a une approche univoque de ce sujet délicat. La Cour pénale de Bagdad a condamné le 21 janvier dernier une ressortissante allemande d‘origine marocaine à la peine capitale par pendaison pour appartenance au groupe Etat islamique (EI). Une Française est actuellement en attente de jugement en Irak. Dans l‘hypothèse où un ressortissant français était condamné à mort, “l‘Etat français interviendrait, en négociant avec l‘Etat en question, et encore une fois ce serait un traitement au cas par cas”, a précisé Nicole Belloubet dans le cadre du “Grand Jury” RTL-LCI-Le Figaro. La Fédération internationale des droits de l‘Homme (FIDH) avait évoqué en janvier dernier la possibilité de rapatriements. La ministre des Armées Florence Parly, qui avait suscité la polémique en octobre dernier en avalisant implicitement l'élimination des djihadistes français en Irak et en Syrie, a réaffirmé lundi dernier qu‘elle n‘avait pas d'“états d'âme” les concernant. “Je ne crois pas qu‘il y ait de différence d‘analyse”, a répondu la ministre de la Justice à une question sur les propos de Florence Parly. “Je redis comme ma collègue Parly que c‘est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix”, a-t-elle justifié. “Mais en tant que ministre de la Justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable”, a-t-elle nuancé. “La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l‘Irak, c‘est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l‘Etat irakien”, a-t-elle répété. “La Syrie, c‘est un peu plus compliqué puisque l‘Etat n‘est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c‘est un traitement au cas par cas qui doit être effectué”, a-t-elle expliqué, réitérant une position qui ne parvient pas à masquer l‘embarras de l‘exécutif français. “Je pense que c‘est important que le gouvernement ait une politique là-dessus qui soit claire et portée par tous”, a dit la garde des Sceaux. Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, 676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le théâtre irako-syrien.
La Cour pénale de Bagdad a condamné le 21 janvier dernier une ressortissante allemande d‘origine marocaine à la peine capitale par pendaison pour appartenance au groupe Etat islamique (EI). Une Française est actuellement en attente de jugement en Irak.

Dans l‘hypothèse où un ressortissant français était condamné à mort, “l‘Etat français interviendrait, en négociant avec l‘Etat en question, et encore une fois ce serait un traitement au cas par cas”, a précisé Nicole Belloubet dans le cadre du “Grand Jury” RTL-LCI-Le Figaro.

La Fédération internationale des droits de l‘Homme (FIDH) avait évoqué en janvier dernier la possibilité de rapatriements.

La ministre des Armées Florence Parly, qui avait suscité la polémique en octobre dernier en avalisant implicitement l'élimination des djihadistes français en Irak et en Syrie, a réaffirmé lundi dernier qu‘elle n‘avait pas d'“états d'âme” les concernant.

“Je ne crois pas qu‘il y ait de différence d‘analyse”, a répondu la ministre de la Justice à une question sur les propos de Florence Parly.

“Je redis comme ma collègue Parly que c‘est volontairement que ces gens sont allés combattre aux côtés de Daech et donc ils assument une responsabilité et un choix”, a-t-elle justifié.

“Mais en tant que ministre de la Justice, je ne peux dire autre chose que mon attachement aux règles du procès équitable”, a-t-elle nuancé.

“La situation est différente selon les Etats dont vous parlez. Avec la Turquie, nous avons des accords qui sont clairs et qui nous permettent de faire revenir les personnes, avec l‘Irak, c‘est un Etat qui est reconnu comme tel et donc bien entendu les Français qui sont là-bas peuvent être jugés par l‘Etat irakien”, a-t-elle répété.

“La Syrie, c‘est un peu plus compliqué puisque l‘Etat n‘est pas reconnu en tant que tel, et bien entendu c‘est un traitement au cas par cas qui doit être effectué”, a-t-elle expliqué, réitérant une position qui ne parvient pas à masquer l‘embarras de l‘exécutif français.

“Je pense que c‘est important que le gouvernement ait une politique là-dessus qui soit claire et portée par tous”, a dit la garde des Sceaux.

Selon le procureur de la République de Paris, François Molins, 676 Français, dont 295 femmes, se trouveraient encore sur le théâtre irako-syrien.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9741 Sun, 28 Jan 2018 00:00:00 +0100 Reuters
Une jihadiste allemande condamnée à mort en Irak, une première https://www.peinedemort.org/document/9723 Une Allemande a été condamnée à mort dimanche en Irak pour avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI), une première dans ce pays où des centaines de jihadistes étrangers attendent en prison leur procès après la défaite militaire de leur organisation. En décembre, les autorités irakiennes ont proclamé la victoire militaire contre l'EI, qui avait fait trembler l'Irak pendant trois ans après s'être emparé du tiers du territoire. Elles n'ont jamais indiqué officiellement le nombre de jihadistes faits prisonniers pendant la contre-offensive pour chasser l'EI des centres urbains. Mais selon des commandants irakiens et kurdes, des centaines de jihadistes se seraient rendus, des milliers d'autres seraient parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la "vie civile". Dimanche, la Cour pénale centrale de Bagdad, chargée notamment des affaires de terrorisme, a condamné à la pendaison cette ressortissante allemande d'origine marocaine, dont l'identité n'a pas été précisée. Elle a été reconnue coupable de "soutien logistique et d'aide à une organisation terroriste pour commettre des crimes", a précisé dans un communiqué le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole de la cour. C'est la première fois que la justice irakienne prononce la peine capitale à l'encontre d'une femme européenne. L'Allemande a 30 jours pour faire appel et après cette période, elle pourra être exécutée, a expliqué à l'AFP Ezzedine al-Mohammadi, chercheur en matière juridique et pénale. - Russe, Suédois, Allemands - "L'accusée a reconnu lors des interrogatoires avoir quitté l'Allemagne pour la Syrie puis l'Irak pour rejoindre l'EI, avec ses deux filles qui ont épousé des membres de l'organisation terroriste", a indiqué le porte-parole de la cour. Une source judiciaire a indiqué à l'AFP qu'une des deux filles avait été tuée alors qu'elle se trouvait avec l'EI. Selon la presse allemande, une Allemande dénommée Lamia K. et sa fille, parties en août 2014 de Mannheim (sud-ouest), ont été arrêtées lors de la reprise en juillet dernier par les forces irakiennes de Mossoul (nord), la deuxième ville d'Irak. Au moins deux autres Allemandes sont aussi en prison en Irak, l'adolescente Linda Wenzel et une certaine Fatima M. qui est, elle, d'origine tchétchène. En septembre, la même Cour pénale centrale irakienne avait pour la première fois prononcé la peine capitale contre un jihadiste russe, arrêté à Mossoul. En décembre, un Suédois d'origine irakienne a été exécuté, avec 37 autres personnes condamnées pour "terrorisme". Selon les services allemands de renseignement, 910 personnes ont "quitté l'Allemagne pour rejoindre des groupes jihadistes en Syrie ou en Irak". Environ un tiers d'entre eux sont rentrés en Allemagne dont 70 qui sont considérés comme des combattants. Ils ajoutent que 145 autres ont été tués. Dans un rapport datant d'octobre, le centre de recherches Soufan notait que 190 Allemandes avec 70 enfants avaient rejoint le "califat" proclamé en 2014 par l'EI en Irak et en Syrie, et aujourd'hui en lambeaux. Dans la seule province de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu, "plus de 4.000 jihadistes ont été arrêtés" depuis juillet, selon la police. - Plus de 5.000 étrangers détenus - Sur le blog Lawfare, spécialisé dans les questions de sécurité, la chercheuse Kim Cragin de la National Defense University, affirmait fin novembre que 5.395 étrangers se trouvaient en prison en Syrie et en Irak. Selon une source de sécurité irakienne, les jihadistes étrangers arrêtés sont présentés devant un juge du bureau du contre-terrorisme à Bagdad pour interrogatoire avant d'être déférés devant un tribunal anti-terroriste. En juillet, la justice allemande avait annoncé l'arrestation à Mossoul d'une Allemande de 16 ans ayant rejoint l'EI. Des diplomates lui avaient rendu visite dans une prison dans la zone de l'aéroport de Bagdad, selon la presse. La question du sort des jihadistes occidentaux capturés en Syrie et en Irak fait débat alors que certains d'entre eux ou leurs proches ont demandé à retourner dans leur pays d'origine après la défaite de l'EI. Paris a estimé début janvier que les Français de la nébuleuse jihadiste capturés devaient être jugés sur place dès que les conditions le permettraient. Le nombre total de personnes emprisonnées en Irak pour appartenance supposée à l'EI s'élève à 20.000, selon des chercheurs. La loi antiterroriste en Irak permet d'inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé l'EI. Les ONG ont accusé les forces de sécurité de "recourir à la torture pour obtenir des aveux".
En décembre, les autorités irakiennes ont proclamé la victoire militaire contre l'EI, qui avait fait trembler l'Irak pendant trois ans après s'être emparé du tiers du territoire.

Elles n'ont jamais indiqué officiellement le nombre de jihadistes faits prisonniers pendant la contre-offensive pour chasser l'EI des centres urbains. Mais selon des commandants irakiens et kurdes, des centaines de jihadistes se seraient rendus, des milliers d'autres seraient parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la "vie civile".

Dimanche, la Cour pénale centrale de Bagdad, chargée notamment des affaires de terrorisme, a condamné à la pendaison cette ressortissante allemande d'origine marocaine, dont l'identité n'a pas été précisée.

Elle a été reconnue coupable de "soutien logistique et d'aide à une organisation terroriste pour commettre des crimes", a précisé dans un communiqué le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole de la cour.

C'est la première fois que la justice irakienne prononce la peine capitale à l'encontre d'une femme européenne.

L'Allemande a 30 jours pour faire appel et après cette période, elle pourra être exécutée, a expliqué à l'AFP Ezzedine al-Mohammadi, chercheur en matière juridique et pénale.

- Russe, Suédois, Allemands -

"L'accusée a reconnu lors des interrogatoires avoir quitté l'Allemagne pour la Syrie puis l'Irak pour rejoindre l'EI, avec ses deux filles qui ont épousé des membres de l'organisation terroriste", a indiqué le porte-parole de la cour.

Une source judiciaire a indiqué à l'AFP qu'une des deux filles avait été tuée alors qu'elle se trouvait avec l'EI.

Selon la presse allemande, une Allemande dénommée Lamia K. et sa fille, parties en août 2014 de Mannheim (sud-ouest), ont été arrêtées lors de la reprise en juillet dernier par les forces irakiennes de Mossoul (nord), la deuxième ville d'Irak. Au moins deux autres Allemandes sont aussi en prison en Irak, l'adolescente Linda Wenzel et une certaine Fatima M. qui est, elle, d'origine tchétchène.

En septembre, la même Cour pénale centrale irakienne avait pour la première fois prononcé la peine capitale contre un jihadiste russe, arrêté à Mossoul. En décembre, un Suédois d'origine irakienne a été exécuté, avec 37 autres personnes condamnées pour "terrorisme".

Selon les services allemands de renseignement, 910 personnes ont "quitté l'Allemagne pour rejoindre des groupes jihadistes en Syrie ou en Irak". Environ un tiers d'entre eux sont rentrés en Allemagne dont 70 qui sont considérés comme des combattants. Ils ajoutent que 145 autres ont été tués.

Dans un rapport datant d'octobre, le centre de recherches Soufan notait que 190 Allemandes avec 70 enfants avaient rejoint le "califat" proclamé en 2014 par l'EI en Irak et en Syrie, et aujourd'hui en lambeaux.

Dans la seule province de Ninive, dont Mossoul est le chef-lieu, "plus de 4.000 jihadistes ont été arrêtés" depuis juillet, selon la police.

- Plus de 5.000 étrangers détenus -

Sur le blog Lawfare, spécialisé dans les questions de sécurité, la chercheuse Kim Cragin de la National Defense University, affirmait fin novembre que 5.395 étrangers se trouvaient en prison en Syrie et en Irak.

Selon une source de sécurité irakienne, les jihadistes étrangers arrêtés sont présentés devant un juge du bureau du contre-terrorisme à Bagdad pour interrogatoire avant d'être déférés devant un tribunal anti-terroriste.

En juillet, la justice allemande avait annoncé l'arrestation à Mossoul d'une Allemande de 16 ans ayant rejoint l'EI. Des diplomates lui avaient rendu visite dans une prison dans la zone de l'aéroport de Bagdad, selon la presse.

La question du sort des jihadistes occidentaux capturés en Syrie et en Irak fait débat alors que certains d'entre eux ou leurs proches ont demandé à retourner dans leur pays d'origine après la défaite de l'EI.

Paris a estimé début janvier que les Français de la nébuleuse jihadiste capturés devaient être jugés sur place dès que les conditions le permettraient.

Le nombre total de personnes emprisonnées en Irak pour appartenance supposée à l'EI s'élève à 20.000, selon des chercheurs.

La loi antiterroriste en Irak permet d'inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé l'EI.

Les ONG ont accusé les forces de sécurité de "recourir à la torture pour obtenir des aveux".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9723 Sun, 21 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
En Irak et Syrie, "souhait légitime" des autorités de juger les jihadistes français (Parly) https://www.peinedemort.org/document/9714 La ministre des Armées Florence Parly confirme la volonté du gouvernement de laisser les autorités locales en Irak et en Syrie juger les jihadistes français du groupe Etat islamique arrêtés sur place, dans un entretien à paraître lundi dans Libération. "Dans l'examen des situations, l'intérêt de l'autorité judiciaire française est pris en compte. Mais beaucoup de ces personnes détenues sur ces théâtres continuent d'affirmer leur volonté de rentrer pour poursuivre le combat en France. Aussi, le souhait légitime des autorités locales de juger les crimes commis sur leur territoire ne saurait être négligé", déclare-t-elle au quotidien. D'après une source française proche du dossier, une quarantaine de jihadistes français adultes, autant d'hommes que de femmes, accompagnés d'une vingtaine d'enfants, ont été arrêtés en Syrie et Irak, dont la grande majorité par les forces kurdes en Syrie. "Pour la Syrie, la situation est complexe car nous n'avons pas de relations diplomatiques avec ce pays (...) Dans la partie tenue par les Kurdes, les autorités locales se prononceront sur la responsabilité éventuelle des ressortissants français concernant les crimes ou délits commis sur ce territoire", affirme la ministre. En Irak, "la situation est plus simple : c'est un Etat qui dispose d'institutions et avec lequel nous avons d'étroites relations", dit-elle. Quid de l'existence de la peine de mort en Irak? "La France est par principe opposée à la peine de mort. Dans le monde entier, des ressortissants français, qui ne sont pas des terroristes, risquent la peine capitale s'ils commettent des crimes dans les pays où ils se trouvent et qui l'appliquent. Le réseau diplomatique leur porte l'assistance due à tout citoyen français, mais chaque pays a des règles", rétorque Florence Parly. Ses propos font écho à ceux de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, qui affirmait début janvier que la France n'irait "pas nécessairement chercher" les jihadistes français détenus en Syrie ou en Irak et qui demandent à être rapatriés pour être jugés. "Au Levant, de 500 à 600 personnes sont présentes, 300 environ seraient décédées", selon Mme Parly, qui évoque "moins de 20" cas de retours en France "en 2017". Par ailleurs, Paris n'observe "pas de basculement massif vers d'autres pays" de jihadistes français partis combattre en Irak ou en Syrie, "mais il ne faut pas exclure des fuites individuelles", souligne-t-elle. "Pour les enfants, certaines femmes arrêtées ont demandé qu'ils soient rapatriés en France. Une cinquantaine d'enfants sont déjà rentrés, dont la moitié ont moins de 5 ans. Tous sont pris en charge par la justice et placés dans des familles d'accueil ou chez des proches", précise la ministre. Au Levant, après les écrasantes défaites militaires infligées à l'EI par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, la France mobilise encore quelque 1.200 hommes mais "va faire évoluer son dispositif". Paris a déjà rapatrié deux Rafale de la région (mais en conserve dix au total basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, ndlr) et "d'autres ajustements interviendront en 2018, l'objectif étant de revoir à la baisse notre dispositif", baptisé "Chammal", rappelle Mme Parly. De source militaire, la France va prochainement retirer son artillerie d'Irak. Mais en parallèle, "nous sommes à la disposition des autorités irakiennes pour poursuivre, voire amplifier, la formation que nous leur accordons. Nous souhaitons basculer d'une logique d'intervention militaire à un objectif de stabilisation politique", souligne-t-elle. "Il ne s'agit pas uniquement de terminer les combats, il faut gagner la paix".
"Dans l'examen des situations, l'intérêt de l'autorité judiciaire française est pris en compte. Mais beaucoup de ces personnes détenues sur ces théâtres continuent d'affirmer leur volonté de rentrer pour poursuivre le combat en France. Aussi, le souhait légitime des autorités locales de juger les crimes commis sur leur territoire ne saurait être négligé", déclare-t-elle au quotidien.

D'après une source française proche du dossier, une quarantaine de jihadistes français adultes, autant d'hommes que de femmes, accompagnés d'une vingtaine d'enfants, ont été arrêtés en Syrie et Irak, dont la grande majorité par les forces kurdes en Syrie.

"Pour la Syrie, la situation est complexe car nous n'avons pas de relations diplomatiques avec ce pays (...) Dans la partie tenue par les Kurdes, les autorités locales se prononceront sur la responsabilité éventuelle des ressortissants français concernant les crimes ou délits commis sur ce territoire", affirme la ministre.

En Irak, "la situation est plus simple : c'est un Etat qui dispose d'institutions et avec lequel nous avons d'étroites relations", dit-elle.

Quid de l'existence de la peine de mort en Irak? "La France est par principe opposée à la peine de mort. Dans le monde entier, des ressortissants français, qui ne sont pas des terroristes, risquent la peine capitale s'ils commettent des crimes dans les pays où ils se trouvent et qui l'appliquent. Le réseau diplomatique leur porte l'assistance due à tout citoyen français, mais chaque pays a des règles", rétorque Florence Parly.

Ses propos font écho à ceux de la ministre de la Justice Nicole Belloubet, qui affirmait début janvier que la France n'irait "pas nécessairement chercher" les jihadistes français détenus en Syrie ou en Irak et qui demandent à être rapatriés pour être jugés.

"Au Levant, de 500 à 600 personnes sont présentes, 300 environ seraient décédées", selon Mme Parly, qui évoque "moins de 20" cas de retours en France "en 2017".

Par ailleurs, Paris n'observe "pas de basculement massif vers d'autres pays" de jihadistes français partis combattre en Irak ou en Syrie, "mais il ne faut pas exclure des fuites individuelles", souligne-t-elle.

"Pour les enfants, certaines femmes arrêtées ont demandé qu'ils soient rapatriés en France. Une cinquantaine d'enfants sont déjà rentrés, dont la moitié ont moins de 5 ans. Tous sont pris en charge par la justice et placés dans des familles d'accueil ou chez des proches", précise la ministre.

Au Levant, après les écrasantes défaites militaires infligées à l'EI par une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis, la France mobilise encore quelque 1.200 hommes mais "va faire évoluer son dispositif".

Paris a déjà rapatrié deux Rafale de la région (mais en conserve dix au total basés en Jordanie et aux Émirats arabes unis, ndlr) et "d'autres ajustements interviendront en 2018, l'objectif étant de revoir à la baisse notre dispositif", baptisé "Chammal", rappelle Mme Parly.

De source militaire, la France va prochainement retirer son artillerie d'Irak.

Mais en parallèle, "nous sommes à la disposition des autorités irakiennes pour poursuivre, voire amplifier, la formation que nous leur accordons. Nous souhaitons basculer d'une logique d'intervention militaire à un objectif de stabilisation politique", souligne-t-elle. "Il ne s'agit pas uniquement de terminer les combats, il faut gagner la paix".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9714 Sun, 14 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Iraq : l'ONU plaide pour un moratoire immédiat sur la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/9671 15 décembre 2017 – Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) s'est déclaré « profondément choqué et atterré » par l'exécution de masse jeudi de 38 hommes en Iraq. Ces exécutions ont eu lieu jeudi à la prison de Nassiriya, dans le sud du pays. Les 38 prisonniers avaient été condamnés pour des crimes liés au terrorisme. Mais au regard des failles du système judiciaire iraquien, le Haut-Commissariat estime « extrêmement douteux » que les garanties d'une procédure en bonne et due forme et d'un procès équitable aient été respectées dans ces 38 cas. « Cela soulève la possibilité d'erreurs judiciaires irréversibles et de violations du droit à la vie », a déclaré vendredi la porte-parole du HCDH, Elizabeth Throssell, lors d'un point de presse à Genève. Si les autorités de Bagdad avancent près de 88 pendaisons, les services du Haut-Commissaire Zeid soulignent avoir comptabilisé jusqu'à présent 106 exécutions en Iraq cette année. A cet égard, le HCDH rappelle qu'en une seule journée de septembre, 42 personnes avaient été pendues dans la prison de Nassiriya. Face à cette situation, l'ONU exhorte de nouveau les autorités iraquiennes à suspendre toutes les exécutions. Elle invite Bagdad à établir un moratoire immédiat sur l'usage de la peine de mort et à procéder à un examen complet de leur système de justice pénale. Inquiétude après des bombardements dans le gouvernorat de Salah al-Din Le Haut-commissariat a également exprimé sa « vive préoccupation » concernant des bombardements ayant visé la ville de Touz Khourmatou, dans le nord de l'Iraq, les 9 et 12 décembre. « On rapporte que des zones résidentielles ont été bombardées, causant des victimes parmi la population civile », a déclaré Mme Throssell, ajoutant que l'origine des bombardements était pour le moment incertaine. Les tensions se sont exacerbées à Touz Khourmatou depuis le référendum d'indépendance kurde du 25 septembre, a indiqué la porte-parole, évoquant des affrontements « entre les forces de sécurité kurdes - également connues sous le nom de Peshmerga - et les Unités de mobilisation populaire turkmène ». « Ces affrontements ont jusqu'à présent abouti à un nombre non confirmé de morts dans chaque camp », a ajouté Mme Throssell, tout en mettant en garde contre un risque sérieux de voir la violence s'accroître et se répandre en raison des lignes de clivage ethniques et religieuses dans ces localités iraquiennes.
Ces exécutions ont eu lieu jeudi à la prison de Nassiriya, dans le sud du pays. Les 38 prisonniers avaient été condamnés pour des crimes liés au terrorisme.

Mais au regard des failles du système judiciaire iraquien, le Haut-Commissariat estime « extrêmement douteux » que les garanties d'une procédure en bonne et due forme et d'un procès équitable aient été respectées dans ces 38 cas. « Cela soulève la possibilité d'erreurs judiciaires irréversibles et de violations du droit à la vie », a déclaré vendredi la porte-parole du HCDH, Elizabeth Throssell, lors d'un point de presse à Genève.

Si les autorités de Bagdad avancent près de 88 pendaisons, les services du Haut-Commissaire Zeid soulignent avoir comptabilisé jusqu'à présent 106 exécutions en Iraq cette année. A cet égard, le HCDH rappelle qu'en une seule journée de septembre, 42 personnes avaient été pendues dans la prison de Nassiriya.

Face à cette situation, l'ONU exhorte de nouveau les autorités iraquiennes à suspendre toutes les exécutions. Elle invite Bagdad à établir un moratoire immédiat sur l'usage de la peine de mort et à procéder à un examen complet de leur système de justice pénale.


Inquiétude après des bombardements dans le gouvernorat de Salah al-Din

Le Haut-commissariat a également exprimé sa « vive préoccupation » concernant des bombardements ayant visé la ville de Touz Khourmatou, dans le nord de l'Iraq, les 9 et 12 décembre.

« On rapporte que des zones résidentielles ont été bombardées, causant des victimes parmi la population civile », a déclaré Mme Throssell, ajoutant que l'origine des bombardements était pour le moment incertaine.

Les tensions se sont exacerbées à Touz Khourmatou depuis le référendum d'indépendance kurde du 25 septembre, a indiqué la porte-parole, évoquant des affrontements « entre les forces de sécurité kurdes - également connues sous le nom de Peshmerga - et les Unités de mobilisation populaire turkmène ».

« Ces affrontements ont jusqu'à présent abouti à un nombre non confirmé de morts dans chaque camp », a ajouté Mme Throssell, tout en mettant en garde contre un risque sérieux de voir la violence s'accroître et se répandre en raison des lignes de clivage ethniques et religieuses dans ces localités iraquiennes.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9671 Fri, 15 Dec 2017 00:00:00 +0100 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
Irak: l'ONU réclame un "moratoire immédiat" sur les exécutions https://www.peinedemort.org/document/9672 Genève - Le Haut-commissariat aux droits de l'homme de l'ONU a demandé vendredi à l'Irak d'"établir un moratoire immédiat sur l'usage de la peine de mort", se disant "profondément choqué" par l'exécution de 38 jihadistes dans le pays. "Nous sommes profondément choqués et atterrés par l'exécution de masse de 38 hommes jeudi à la prison de Nassiriya, ville du sud de l'Irak", a déclaré Liz Throssell, porte-parole du Haut-commissariat, lors d'une conférence de presse à Genève. "Ces 38 prisonniers ont été condamnés pour des crimes liés au terrorisme", a-t-elle dit, mais il "apparaît extrêmement douteux que les garanties d'une procédure en bonne et due forme et d'un procès équitable aient été respectées dans ces 38 cas", a-t-elle souligné. Le Haut-commissariat aux droits de l'homme a comptabilisé jusqu'à présent 106 exécutions dans le pays cette année, rappelant notamment qu'en une seule journée de septembre, 42 personnes avaient été pendues dans cette même prison. "De nouveau, nous exhortons les autorités irakiennes à suspendre toutes les exécutions, à établir un moratoire immédiat sur l'usage de la peine de mort et à procéder à un examen complet de leur système de justice pénale", a affirmé Mme Throssell. "L'administration pénitentiaire a exécuté jeudi en présence du ministre de la Justice Haïdar al-Zameli, dans la prison de Nassiriya, 38 condamnés à mort appartenant à Al-Qaïda et Daech (le groupe Etat islamique) accusés d'avoir mené des activités terroristes", avait annoncé jeudi Dakhel Kazem, directeur adjoint de la Commission de sécurité au Conseil provincial de la région de Nassiriya. Parmi les 38 condamnés exécutés, la Suède a confirmé la présence d'un Irako-suédois condamné en 2010 en Irak pour "terrorisme". Selon les médias suédois, il était âgé d'une soixantaine d'années. Stockholm a condamné le recours à la peine capitale "un châtiment inhumain, cruel et irréversible", selon un communiqué de la ministre des Affaires étrangères Margot Wallström. "La Suède et les autres (pays membres) de l'UE condamnent son application sous toutes ses formes", a-t-elle dit. L'ambassadeur d'Irak en Suède a été convoqué au ministère vendredi. Amnesty International a aussi dénoncé les exécutions en Irak, et classé le pays parmi ceux où les exécutions sont les plus nombreuses après la Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite.
"Nous sommes profondément choqués et atterrés par l'exécution de masse de 38 hommes jeudi à la prison de Nassiriya, ville du sud de l'Irak", a déclaré Liz Throssell, porte-parole du Haut-commissariat, lors d'une conférence de presse à Genève.

"Ces 38 prisonniers ont été condamnés pour des crimes liés au terrorisme", a-t-elle dit, mais il "apparaît extrêmement douteux que les garanties d'une procédure en bonne et due forme et d'un procès équitable aient été respectées dans ces 38 cas", a-t-elle souligné.

Le Haut-commissariat aux droits de l'homme a comptabilisé jusqu'à présent 106 exécutions dans le pays cette année, rappelant notamment qu'en une seule journée de septembre, 42 personnes avaient été pendues dans cette même prison.

"De nouveau, nous exhortons les autorités irakiennes à suspendre toutes les exécutions, à établir un moratoire immédiat sur l'usage de la peine de mort et à procéder à un examen complet de leur système de justice pénale", a affirmé Mme Throssell.

"L'administration pénitentiaire a exécuté jeudi en présence du ministre de la Justice Haïdar al-Zameli, dans la prison de Nassiriya, 38 condamnés à mort appartenant à Al-Qaïda et Daech (le groupe Etat islamique) accusés d'avoir mené des activités terroristes", avait annoncé jeudi Dakhel Kazem, directeur adjoint de la Commission de sécurité au Conseil provincial de la région de Nassiriya.

Parmi les 38 condamnés exécutés, la Suède a confirmé la présence d'un Irako-suédois condamné en 2010 en Irak pour "terrorisme". Selon les médias suédois, il était âgé d'une soixantaine d'années.

Stockholm a condamné le recours à la peine capitale "un châtiment inhumain, cruel et irréversible", selon un communiqué de la ministre des Affaires étrangères Margot Wallström.

"La Suède et les autres (pays membres) de l'UE condamnent son application sous toutes ses formes", a-t-elle dit. L'ambassadeur d'Irak en Suède a été convoqué au ministère vendredi.

Amnesty International a aussi dénoncé les exécutions en Irak, et classé le pays parmi ceux où les exécutions sont les plus nombreuses après la Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9672 Fri, 15 Dec 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Irak: exécution de 38 jihadistes condamnés à mort "pour terrorisme" https://www.peinedemort.org/document/9669 Trente-huit jihadistes condamnées à mort pour "terrorisme" ont été exécutées par pendaison jeudi dans la prison de Nassiriya, sud de l'Irak, a affirmé à l'AFP un haut responsable du Conseil provincial. Il s'agit du plus grand nombre d'exécutions en Irak depuis celles de 42 condamnés menées le 25 septembre dans la même prison. "L'administration pénitentiaire a exécuté jeudi en présence du ministre de la Justice Haïdar al-Zameli, dans la prison de Nassiriya, 38 condamnés à mort appartenant à Al-Qaïda et Daech (EI) accusés d'avoir mené des activités terroristes", a déclaré Dakhel Kazem, directeur adjoint de la Commission de sécurité au Conseil provincial. Ces exécutions ont eu lieu après confirmation du verdict et sur décision du Conseil présidentiel, qui doit donner son aval, a indiqué pour sa part un communiqué du ministère de la Justice. Amnesty International a dénoncé les exécutions en Irak, et classé le pays parmi ceux où les exécutions sont les plus nombreuses après la Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite.
Il s'agit du plus grand nombre d'exécutions en Irak depuis celles de 42 condamnés menées le 25 septembre dans la même prison.

"L'administration pénitentiaire a exécuté jeudi en présence du ministre de la Justice Haïdar al-Zameli, dans la prison de Nassiriya, 38 condamnés à mort appartenant à Al-Qaïda et Daech (EI) accusés d'avoir mené des activités terroristes", a déclaré Dakhel Kazem, directeur adjoint de la Commission de sécurité au Conseil provincial.

Ces exécutions ont eu lieu après confirmation du verdict et sur décision du Conseil présidentiel, qui doit donner son aval, a indiqué pour sa part un communiqué du ministère de la Justice.

Amnesty International a dénoncé les exécutions en Irak, et classé le pays parmi ceux où les exécutions sont les plus nombreuses après la Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9669 Thu, 14 Dec 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
HRW critique la manière dont l'Irak juge les suspects de l'EI https://www.peinedemort.org/document/9725 Les auteurs des pires abus parmi les milliers de personnes soupçonnées d'avoir appartenu au groupe Etat islamique (EI) en Irak doivent être jugés en priorité, affirme mardi Human Rights Watch, regrettant l'absence de "stratégie nationale". Dans un rapport de 76 pages, HRW estime "qu'il n'existe pas une stratégie nationale assurant des poursuites judiciaires crédibles contre ceux ayant commis les crimes les plus graves". L'ONG assure que "les vastes poursuites, basées sur la loi antiterroriste, contre tous ceux qui ont été affiliés à l'EI d'une manière ou d'une autre, sans hiérarchie, risquent d'empêcher une réconciliation future et d'engorger les prisons durant des décennies". Ce faisant, "la justice irakienne empêche de différencier entre la culpabilité de médecins ayant protégé les vies sous le règne de l'EI et les responsables de crimes contre l'humanité", explique Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour le Moyen-Orient, dans ce rapport intitulé "Défauts de justice: responsabilités dans les crimes de l'EI en Irak". Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme, les autorités poursuivent "tous les suspects en garde à vue pour appartenance à l'EI (...) sans se concentrer sur les crimes ou les actions spécifiques qui ont pu être commis". HRW a ainsi dénombré 7.374 inculpations et 92 exécutions en vertu de la loi antiterroriste depuis 2014. L'EI s'était emparé cette année-là de près d'un tiers de l'Irak, grâce à une offensive éclair. Il a depuis perdu le contrôle de la totalité de ces territoires, après plusieurs opérations des forces irakiennes appuyées par la coalition internationale. Le nombre total de personnes emprisonnées en Irak pour appartenance supposée à l'EI s'élève à 20.000, selon des chercheurs. La loi antiterroriste permet d'inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé l'EI, comme des médecins ayant exercé dans des hôpitaux gérés par le groupe jihadiste ou un cuisinier qui préparait la nourriture pour les combattants. Inculper un suspect pour violation de la loi antiterroriste plutôt que sur une accusation précise sanctionnée par le code pénal est plus facile car les autorités doivent seulement prouver son appartenance à l'EI, relève HRW. "Cela empêche de créer une hiérarchie des crimes", selon l'ONG. L'organisation basée à New York estime en outre que les autorités "n'ont fait aucun effort pour solliciter la participation des victimes comme témoins aux procès". "Il y a de nombreuses accusations de torture contre les forces de sécurité durant les interrogatoires, dans le but de soutirer des aveux, et rien ne montre que les juges interviennent pour rejeter ces confessions", assure aussi Human Rights Watch. Par ailleurs, l'ONG regrette dans son rapport la non application d'une loi de 2016 offrant l'amnistie à toute personne pouvant démontrer qu'elle a rejoint une organisation extrémiste contre son gré et qu'elle n'a pas commis de crime.
Dans un rapport de 76 pages, HRW estime "qu'il n'existe pas une stratégie nationale assurant des poursuites judiciaires crédibles contre ceux ayant commis les crimes les plus graves".

L'ONG assure que "les vastes poursuites, basées sur la loi antiterroriste, contre tous ceux qui ont été affiliés à l'EI d'une manière ou d'une autre, sans hiérarchie, risquent d'empêcher une réconciliation future et d'engorger les prisons durant des décennies".

Ce faisant, "la justice irakienne empêche de différencier entre la culpabilité de médecins ayant protégé les vies sous le règne de l'EI et les responsables de crimes contre l'humanité", explique Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour le Moyen-Orient, dans ce rapport intitulé "Défauts de justice: responsabilités dans les crimes de l'EI en Irak".

Selon l'organisation de défense des droits de l'Homme, les autorités poursuivent "tous les suspects en garde à vue pour appartenance à l'EI (...) sans se concentrer sur les crimes ou les actions spécifiques qui ont pu être commis".

HRW a ainsi dénombré 7.374 inculpations et 92 exécutions en vertu de la loi antiterroriste depuis 2014.

L'EI s'était emparé cette année-là de près d'un tiers de l'Irak, grâce à une offensive éclair. Il a depuis perdu le contrôle de la totalité de ces territoires, après plusieurs opérations des forces irakiennes appuyées par la coalition internationale.

Le nombre total de personnes emprisonnées en Irak pour appartenance supposée à l'EI s'élève à 20.000, selon des chercheurs.

La loi antiterroriste permet d'inculper des personnes qui ne sont pas impliquées dans des actions violentes mais sont soupçonnées d'avoir aidé l'EI, comme des médecins ayant exercé dans des hôpitaux gérés par le groupe jihadiste ou un cuisinier qui préparait la nourriture pour les combattants.

Inculper un suspect pour violation de la loi antiterroriste plutôt que sur une accusation précise sanctionnée par le code pénal est plus facile car les autorités doivent seulement prouver son appartenance à l'EI, relève HRW.

"Cela empêche de créer une hiérarchie des crimes", selon l'ONG.

L'organisation basée à New York estime en outre que les autorités "n'ont fait aucun effort pour solliciter la participation des victimes comme témoins aux procès".

"Il y a de nombreuses accusations de torture contre les forces de sécurité durant les interrogatoires, dans le but de soutirer des aveux, et rien ne montre que les juges interviennent pour rejeter ces confessions", assure aussi Human Rights Watch.

Par ailleurs, l'ONG regrette dans son rapport la non application d'une loi de 2016 offrant l'amnistie à toute personne pouvant démontrer qu'elle a rejoint une organisation extrémiste contre son gré et qu'elle n'a pas commis de crime.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9725 Tue, 05 Dec 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Iraq : le chef de droits de l'homme de l'ONU consterné par la pendaison de masse à Nasiriyah https://www.peinedemort.org/document/9561 27 septembre 2017 – Consterné par l'exécution en une seule journée de 42 prisonniers en Iraq, le chef du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a invité mercredi les autorités de Bagdad à mettre fin à toutes les exécutions imminentes et à établir un moratoire immédiat sur l'utilisation de la peine de mort. Dimanche, 42 détenus de la prison d'Al Hoot, dans la ville de Nasiriyah, au sud de l'Iraq, ont été pendus. « En vertu du droit international, la peine de mort ne peut être imposée qu'après avoir respecté une stricte série d'exigences de fond et de procédures », a déclaré dans un communiqué le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, estimant « extrêmement douteux » que les garanties strictes de procédure et de procès équitable aient été respectées pour les 42 personnes exécutées. « Dans de telles circonstances, il existe un risque évident d'une erreur judiciaire grave », a-t-il ajouté. « Le manque d'informations précises est une source de préoccupation supplémentaire » Les responsables du gouvernement iraquien ont déclaré que les détenus exécutés étaient des individus affiliés aux organisations terroristes Etat islamique en Iraq ou au Levant (EIIL/Daech) ou Al-Qaïda et qu'ils avaient été inculpés en vertu de lois antiterroristes pour des crimes tels que des enlèvements, des meurtres de forces de sécurité, des vols à main armée et la détonation d'engins explosifs. Cependant, aucune information n'a été divulguée concernant leurs noms, leurs lieux de résidence, leurs crimes exacts, leurs procès, la date de la détermination de la peine ou les processus d'appel que les responsables iraquiens disent avoir épuisés. « Le manque d'informations précises sur ces cas est une source de préoccupation supplémentaire », a déclaré M. Zeid. Au cours des deux dernières années, et pas plus tard que la semaine dernière, le personnel du HCDH en Iraq a régulièrement demandé aux autorités iraquiennes des informations sur le recours à la peine de mort. A ce jour, aucune réponse n'a été reçue de la part du gouvernement ou de la magistrature. Les responsables gouvernementaux iraquiens ont déclaré qu'environ 1.200 des quelques 6.000 prisonniers détenus à Nasiriyah avaient été condamnés à mort. Le HCDH a averti à maintes reprises que le système de justice iraquien dans son ensemble est trop déficient pour permettre toute exécution et exhorté Bagdad à s'écarter de sa politique d'exécutions accélérées ou de masse. M. Zeid a également appelé le gouvernement iraquien à établir un organe spécial de contrôle judiciaire chargé de formuler des recommandations de réformes juridiques qui garantissent le respect des normes de procédure et de procès équitable, ainsi que de surveiller les prochains procès impliquant la peine capitale.
Dimanche, 42 détenus de la prison d'Al Hoot, dans la ville de Nasiriyah, au sud de l'Iraq, ont été pendus.

« En vertu du droit international, la peine de mort ne peut être imposée qu'après avoir respecté une stricte série d'exigences de fond et de procédures », a déclaré dans un communiqué le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, estimant « extrêmement douteux » que les garanties strictes de procédure et de procès équitable aient été respectées pour les 42 personnes exécutées.

« Dans de telles circonstances, il existe un risque évident d'une erreur judiciaire grave », a-t-il ajouté.

« Le manque d'informations précises est une source de préoccupation supplémentaire »
Les responsables du gouvernement iraquien ont déclaré que les détenus exécutés étaient des individus affiliés aux organisations terroristes Etat islamique en Iraq ou au Levant (EIIL/Daech) ou Al-Qaïda et qu'ils avaient été inculpés en vertu de lois antiterroristes pour des crimes tels que des enlèvements, des meurtres de forces de sécurité, des vols à main armée et la détonation d'engins explosifs.

Cependant, aucune information n'a été divulguée concernant leurs noms, leurs lieux de résidence, leurs crimes exacts, leurs procès, la date de la détermination de la peine ou les processus d'appel que les responsables iraquiens disent avoir épuisés. « Le manque d'informations précises sur ces cas est une source de préoccupation supplémentaire », a déclaré M. Zeid.

Au cours des deux dernières années, et pas plus tard que la semaine dernière, le personnel du HCDH en Iraq a régulièrement demandé aux autorités iraquiennes des informations sur le recours à la peine de mort. A ce jour, aucune réponse n'a été reçue de la part du gouvernement ou de la magistrature.

Les responsables gouvernementaux iraquiens ont déclaré qu'environ 1.200 des quelques 6.000 prisonniers détenus à Nasiriyah avaient été condamnés à mort.

Le HCDH a averti à maintes reprises que le système de justice iraquien dans son ensemble est trop déficient pour permettre toute exécution et exhorté Bagdad à s'écarter de sa politique d'exécutions accélérées ou de masse.

M. Zeid a également appelé le gouvernement iraquien à établir un organe spécial de contrôle judiciaire chargé de formuler des recommandations de réformes juridiques qui garantissent le respect des normes de procédure et de procès équitable, ainsi que de surveiller les prochains procès impliquant la peine capitale.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9561 Wed, 27 Sep 2017 00:00:00 +0200 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
L'ONU «consternée» par l'exécution de 42 condamnés à mort en Irak https://www.peinedemort.org/document/9562 Genève - Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme s'est dit «consterné» par la récente exécution de 42 condamnés en Irak, tout en faisant part de sa crainte que des exécutions à «grande échelle» aient lieu dans ce pays dans les prochaines semaines. «Je suis consterné d'apprendre l'exécution de 42 prisonniers en un seul jour» en Irak, a déclaré Zeid Ra'ad Al Hussein, cité dans un communiqué. «En vertu du droit international, la peine de mort ne peut être imposée qu'après qu'une série d'exigences aient été respectées», a-t-il ajouté, jugeant «extrêmement douteux» que les garanties de procédure et de droit à un procès équitable aient été respectées dans tous les cas. Il a notamment déploré qu'aucune information n'ait été divulguée concernant leurs noms, lieux de résidence, date de condamnation et autres détails concernant les crimes et les procès. «Dans de telles circonstances, il y a un risque évident d'erreur judiciaire», a-t-il dit. Il a également souligné que la peine de mort ne peut être appliquée que pour les «crimes les plus graves». Lundi, le ministère irakien de la Justice a annoncé l'exécution par pendaison de 42 personnes condamnées à mort pour «rapt», «assassinat», «recours à des voitures piégées» ou à «des engins explosifs». Les condamnés à mort ont été exécutés dans l'enceinte de la prison de Nassiriya, en vertu de la loi antiterroriste, selon les autorités. «Nous pouvons tous convenir que les membres des groupes terroristes qui ont commis des crimes graves» doivent être jugés, a souligné M. Zeid, critiquant toutefois l'application de la peine de mort à «un large éventail d'actes», qui ne sont pas des crimes graves. Le Haut-Commissaire a dit craindre de nouvelles exécutions. Environ 1200 des quelque 6000 prisonniers détenus dans la prison de Nassiriya ont été condamnés à mort, selon l'ONU, citant des statistiques des autorités irakiennes. «Cela pourrait entraîner des exécutions à plus grande échelle dans les prochaines semaines», s'est inquiété M. Zeid, demandant un «moratoire immédiat» sur la peine de mort en Irak. Il a également appelé le gouvernement à établir un «organe spécial» chargé de surveiller l'application de la peine de mort et les procès qui y sont liés et de formuler des recommandations en vue de réformer le système judiciaire pour qu'il garantisse le respect des normes en matière de procès équitable.
«Je suis consterné d'apprendre l'exécution de 42 prisonniers en un seul jour» en Irak, a déclaré Zeid Ra'ad Al Hussein, cité dans un communiqué.

«En vertu du droit international, la peine de mort ne peut être imposée qu'après qu'une série d'exigences aient été respectées», a-t-il ajouté, jugeant «extrêmement douteux» que les garanties de procédure et de droit à un procès équitable aient été respectées dans tous les cas.

Il a notamment déploré qu'aucune information n'ait été divulguée concernant leurs noms, lieux de résidence, date de condamnation et autres détails concernant les crimes et les procès.

«Dans de telles circonstances, il y a un risque évident d'erreur judiciaire», a-t-il dit.

Il a également souligné que la peine de mort ne peut être appliquée que pour les «crimes les plus graves».

Lundi, le ministère irakien de la Justice a annoncé l'exécution par pendaison de 42 personnes condamnées à mort pour «rapt», «assassinat», «recours à des voitures piégées» ou à «des engins explosifs».

Les condamnés à mort ont été exécutés dans l'enceinte de la prison de Nassiriya, en vertu de la loi antiterroriste, selon les autorités.

«Nous pouvons tous convenir que les membres des groupes terroristes qui ont commis des crimes graves» doivent être jugés, a souligné M. Zeid, critiquant toutefois l'application de la peine de mort à «un large éventail d'actes», qui ne sont pas des crimes graves.

Le Haut-Commissaire a dit craindre de nouvelles exécutions. Environ 1200 des quelque 6000 prisonniers détenus dans la prison de Nassiriya ont été condamnés à mort, selon l'ONU, citant des statistiques des autorités irakiennes.

«Cela pourrait entraîner des exécutions à plus grande échelle dans les prochaines semaines», s'est inquiété M. Zeid, demandant un «moratoire immédiat» sur la peine de mort en Irak.

Il a également appelé le gouvernement à établir un «organe spécial» chargé de surveiller l'application de la peine de mort et les procès qui y sont liés et de formuler des recommandations en vue de réformer le système judiciaire pour qu'il garantisse le respect des normes en matière de procès équitable.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9562 Wed, 27 Sep 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Irak: 42 condamnés à mort exécutés par pendaison https://www.peinedemort.org/document/9559 Bagdad - Quarante-deux personnes condamnées à mort en Irak pour "rapt", "assassinat", "recours à des voitures piégées" ou à "des engins explosifs", ont été exécutées par pendaison, a annoncé lundi le ministère de la Justice. Ces exécutions ont eu lieu dans l'enceinte de la prison de Nassiriya (sud) après confirmation du verdict et sur décision du Conseil présidentiel, qui doit donner son aval, a précisé ce ministère dans un communiqué. Les familles des victimes ont pu assister à ces exécutions. Amnesty International a dénoncé dans un communiqué la "manifestation choquante du recours par les autorités irakiennes à la peine de mort pour montrer qu'elles répondent aux menaces sécuritaires". "Appliquer des exécutions n'est pas la solution et ne rendra pas le pays plus sûr", a précisé Lynn Maalouf, directrice de recherche pour le Moyen-Orient au sein de l'ONG. Selon Amnesty, l'Irak est l'un des pays où les exécutions sont les plus nombreuses après la Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite.
Ces exécutions ont eu lieu dans l'enceinte de la prison de Nassiriya (sud) après confirmation du verdict et sur décision du Conseil présidentiel, qui doit donner son aval, a précisé ce ministère dans un communiqué.

Les familles des victimes ont pu assister à ces exécutions.

Amnesty International a dénoncé dans un communiqué la "manifestation choquante du recours par les autorités irakiennes à la peine de mort pour montrer qu'elles répondent aux menaces sécuritaires".

"Appliquer des exécutions n'est pas la solution et ne rendra pas le pays plus sûr", a précisé Lynn Maalouf, directrice de recherche pour le Moyen-Orient au sein de l'ONG.

Selon Amnesty, l'Irak est l'un des pays où les exécutions sont les plus nombreuses après la Chine, l'Iran et l'Arabie saoudite.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9559 Mon, 25 Sep 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Irak: première condamnation à mort d'un jihadiste russe https://www.peinedemort.org/document/9550 Bagdad - Un tribunal irakien a condamné à mort mardi pour la première fois un jihadiste russe du groupe Etat islamique (EI), arrêté lors de la reprise récente de Mossoul, dans le nord du pays. "C'est la première fois qu'un tribunal irakien condamne à la mort, par pendaison, un jihadiste russe", a affirmé à l'AFP une source judiciaire. L'homme de 28 ans a reconnu "avoir mené des opérations terroristes contre les forces de sécurité depuis 2015", a indiqué dans un communiqué la Cour pénale centrale. Il "appartenait à la brigade al-Zarqaoui, l'une des sections armées de l'organisation terroriste EI", a précisé le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole de la Cour. Il a été arrêté par les forces irakiennes qui, au terme de neuf mois d'une sanglante et dévastatrice guérilla urbaine, ont repris en juillet à l'EI son grand fief irakien. "Il a été le premier (jihadiste) à se rendre (aux forces irakiennes) durant la bataille dans l'ouest de Mossoul. Il a été remis aux services de renseignements puis transféré aux autorités judiciaires", a confié à l'AFP le général Yahya Rassoul, porte-parole du Commandement conjoint des opérations (JOC), qui coordonne la lutte anti-EI en Irak. Lors de son interrogatoire, l'homme a raconté s'être lié à des ouvriers ouzbeks alors qu'il travaillait sur un chantier à Moscou. L'un d'eux lui a enseigné la prière et les bases du Coran. Au même moment, il a arrêté de fumer et de boire. En 2014, après avoir terminé ses études d'ingénieur, il se rend en Turquie pour tenter en vain de passer en Syrie, affirmant avoir été enthousiasmé par la proclamation par l'EI du "califat". Il tente à nouveau sa chance après avoir reçu de l'EI la marche à suivre. Il atterrit à l'aéroport d'Istanbul puis prend la direction de la Syrie et de Tall Abyad avec des Français, des Albanais et des Turcs. - Formé par l'EI - L'EI lui demande d'aller à Mossoul. Il y fait allégeance à un imam de l'organisation ultraradicale venu d'Azerbaïdjan, suit un mois d'entraînement militaire avec 70 autres jihadistes et accepte de devenir kamikaze. Il prend le nom d'Abou Yasmina al-Roussi. En 2015, il est blessé lors de la tentative avortée de prendre la raffinerie de Baiji. En mai 2016, il est de nouveau blessé par un éclat d'obus près de Fallouja, dans l'ouest de l'Irak, lors de l'offensive de l'armée pour reprendre la ville. Sa dernière bataille aura lieu à Mossoul où il est arrêté, là où des centaines de combattants de l'EI sont tués. Les autorités irakiennes n'ont jusqu'ici jamais indiqué le nombre de jihadistes faits prisonniers depuis le début de la contre-offensive des forces irakiennes après la percée fulgurante de l'EI en 2014. Des centaines d'entre eux se seraient toutefois rendus aux autorités kurdes et fédérales, selon des commandants irakiens et des peshmergas. D'autres sont parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la "vie civile". "De nombreux combattants de l'EI se cachent encore parmi les habitants de quartiers de Mossoul, surtout dans la Vieille ville", indique à l'AFP un responsable au sein du Conseil de la province de Ninive, sous le couvert de l'anonymat. L'EI ne tient plus désormais que deux fiefs en Irak: Hawija, à 300 km au nord de Bagdad, et trois localités du désert oriental frontalier de la Syrie: al-Qaïm, Rawa et Anna où se trouvent, selon un général irakien, "plus de 1.500 jihadistes". Le groupe extrémiste sunnite subit d'importants revers militaires en Irak comme en Syrie. Il a également perdu des milliers de combattants.
"C'est la première fois qu'un tribunal irakien condamne à la mort, par pendaison, un jihadiste russe", a affirmé à l'AFP une source judiciaire.

L'homme de 28 ans a reconnu "avoir mené des opérations terroristes contre les forces de sécurité depuis 2015", a indiqué dans un communiqué la Cour pénale centrale. Il "appartenait à la brigade al-Zarqaoui, l'une des sections armées de l'organisation terroriste EI", a précisé le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole de la Cour.

Il a été arrêté par les forces irakiennes qui, au terme de neuf mois d'une sanglante et dévastatrice guérilla urbaine, ont repris en juillet à l'EI son grand fief irakien.

"Il a été le premier (jihadiste) à se rendre (aux forces irakiennes) durant la bataille dans l'ouest de Mossoul. Il a été remis aux services de renseignements puis transféré aux autorités judiciaires", a confié à l'AFP le général Yahya Rassoul, porte-parole du Commandement conjoint des opérations (JOC), qui coordonne la lutte anti-EI en Irak.

Lors de son interrogatoire, l'homme a raconté s'être lié à des ouvriers ouzbeks alors qu'il travaillait sur un chantier à Moscou. L'un d'eux lui a enseigné la prière et les bases du Coran. Au même moment, il a arrêté de fumer et de boire.

En 2014, après avoir terminé ses études d'ingénieur, il se rend en Turquie pour tenter en vain de passer en Syrie, affirmant avoir été enthousiasmé par la proclamation par l'EI du "califat".

Il tente à nouveau sa chance après avoir reçu de l'EI la marche à suivre. Il atterrit à l'aéroport d'Istanbul puis prend la direction de la Syrie et de Tall Abyad avec des Français, des Albanais et des Turcs.

- Formé par l'EI -

L'EI lui demande d'aller à Mossoul. Il y fait allégeance à un imam de l'organisation ultraradicale venu d'Azerbaïdjan, suit un mois d'entraînement militaire avec 70 autres jihadistes et accepte de devenir kamikaze.

Il prend le nom d'Abou Yasmina al-Roussi. En 2015, il est blessé lors de la tentative avortée de prendre la raffinerie de Baiji.

En mai 2016, il est de nouveau blessé par un éclat d'obus près de Fallouja, dans l'ouest de l'Irak, lors de l'offensive de l'armée pour reprendre la ville. Sa dernière bataille aura lieu à Mossoul où il est arrêté, là où des centaines de combattants de l'EI sont tués.

Les autorités irakiennes n'ont jusqu'ici jamais indiqué le nombre de jihadistes faits prisonniers depuis le début de la contre-offensive des forces irakiennes après la percée fulgurante de l'EI en 2014. Des centaines d'entre eux se seraient toutefois rendus aux autorités kurdes et fédérales, selon des commandants irakiens et des peshmergas.

D'autres sont parvenus à se faufiler parmi les déplacés ou à rester sur place en retournant à la "vie civile". "De nombreux combattants de l'EI se cachent encore parmi les habitants de quartiers de Mossoul, surtout dans la Vieille ville", indique à l'AFP un responsable au sein du Conseil de la province de Ninive, sous le couvert de l'anonymat.

L'EI ne tient plus désormais que deux fiefs en Irak: Hawija, à 300 km au nord de Bagdad, et trois localités du désert oriental frontalier de la Syrie: al-Qaïm, Rawa et Anna où se trouvent, selon un général irakien, "plus de 1.500 jihadistes".

Le groupe extrémiste sunnite subit d'importants revers militaires en Irak comme en Syrie. Il a également perdu des milliers de combattants.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9550 Tue, 12 Sep 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Irak condamne 27 personnes à mort pour le massacre de soldats à Tikrit https://www.peinedemort.org/document/9540 BAGDAD, 8 août (Xinhua) -- Un tribunal irakien a condamné à mort mardi 27 accusés pour le massacre de 1.700 soldats lors de la prise de Tikrit en juin 2014 par l'Etat islamique (EI), a annoncé Abdelsattar Birakdar, porte-parole du Conseil judiciaire suprême. Il a ajouté que la cour avait par ailleurs relâché 25 autres accusés faute de preuves. Le porte-parole a ajouté que ces condamnations à mort peuvent faire l'objet d'un pourvoi en cassation. En juin 2014, des insurgés sunnites, guidés par l'EI, avaient lancé une offensive surprise contre les forces de sécurité irakiennes, s'emparant de vastes territoires dans le nord et l'ouest du pays après que les forces gouvernementales eurent fui en abandonnant leur matériel. Selon certaines informations, parmi ces dizaines de milliers de militaires en fuite, quelque 1.700 soldats ayant abandonné la base aérienne de Sahra, aussi appelée Camp Speicher, située au nord de Tikrit, chef-lieu de la province de Saladin, avaient été enlevés et tués par les djihadistes. L'EI avait plus tard diffusé des images montrant ses combattants armés charger des dizaines de soldats dans de nombreux camions, avant de les forcer à s'allonger à plat ventre, puis de les abattre.
Il a ajouté que la cour avait par ailleurs relâché 25 autres accusés faute de preuves. Le porte-parole a ajouté que ces condamnations à mort peuvent faire l'objet d'un pourvoi en cassation.

En juin 2014, des insurgés sunnites, guidés par l'EI, avaient lancé une offensive surprise contre les forces de sécurité irakiennes, s'emparant de vastes territoires dans le nord et l'ouest du pays après que les forces gouvernementales eurent fui en abandonnant leur matériel.

Selon certaines informations, parmi ces dizaines de milliers de militaires en fuite, quelque 1.700 soldats ayant abandonné la base aérienne de Sahra, aussi appelée Camp Speicher, située au nord de Tikrit, chef-lieu de la province de Saladin, avaient été enlevés et tués par les djihadistes.

L'EI avait plus tard diffusé des images montrant ses combattants armés charger des dizaines de soldats dans de nombreux camions, avant de les forcer à s'allonger à plat ventre, puis de les abattre.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9540 Tue, 08 Aug 2017 00:00:00 +0200 Xinhua
La Chine, pays qui exécute le plus, les USA de moins en moins - Amnesty International https://www.peinedemort.org/document/9387 HONG KONG, 11 avril (Reuters) - La Chine est le pays qui pratique le plus la peine capitale, tandis que les exécutions sont tombées l'an dernier aux Etats-Unis à leur plus bas niveau depuis 20 ans, a annoncé mardi Amnesty International (AI). Plus de 3.000 personnes dans 55 pays ont été condamnées à morts l'an dernier, soit une hausse de 56% par rapport à 2015, indique l'organisation de défense des droits de l'homme dans son bilan de la peine capitale pour l'année 2016. Plus de 90% des exécutions répertoriées dans le monde ont lieu dans cinq pays : Chine, Iran, Arabie saoudite, Irak et Pakistan. Il reste difficile d'évaluer le nombre précis d'exécutions en Chine, parce qu'elles ont lieu souvent en secret, et que le gouvernement ne publie aucun chiffre, mais elles se comptent par "milliers", indique AI, soit plus que les quelque 1.023 exécutions combinées de 23 autres pays. A l'inverse, pour la première fois dix ans, les Etats-Unis ne figurent plus sur la liste des cinq pays qui exécutent le plus. Il y a eu 20 condamnations à morts exécutées l'an dernier, le plus petit nombre depuis 1991. Les Etats-Unis sont septième derrière l'Egypte. L'essentiel des mises à mort aux Etats-unis ont eu lieu en Géorgie et au Texas. Dix-neuf Etats sur les 50 ont aboli la peine capitale. Quand au nombre de condamnations à mort prononcées par les tribunaux, 32, il est au plus bas depuis 1973.
Plus de 3.000 personnes dans 55 pays ont été condamnées à morts l'an dernier, soit une hausse de 56% par rapport à 2015, indique l'organisation de défense des droits de l'homme dans son bilan de la peine capitale pour l'année 2016.

Plus de 90% des exécutions répertoriées dans le monde ont lieu dans cinq pays : Chine, Iran, Arabie saoudite, Irak et
Pakistan.

Il reste difficile d'évaluer le nombre précis d'exécutions en Chine, parce qu'elles ont lieu souvent en secret, et que le gouvernement ne publie aucun chiffre, mais elles se comptent par "milliers", indique AI, soit plus que les quelque 1.023 exécutions combinées de 23 autres pays.

A l'inverse, pour la première fois dix ans, les Etats-Unis ne figurent plus sur la liste des cinq pays qui exécutent le
plus. Il y a eu 20 condamnations à morts exécutées l'an dernier, le plus petit nombre depuis 1991. Les Etats-Unis sont septième
derrière l'Egypte.

L'essentiel des mises à mort aux Etats-unis ont eu lieu en Géorgie et au Texas. Dix-neuf Etats sur les 50 ont aboli la
peine capitale.

Quand au nombre de condamnations à mort prononcées par les tribunaux, 32, il est au plus bas depuis 1973. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9387 Tue, 11 Apr 2017 00:00:00 +0200 Reuters
Les exécutions ont baissé de 37% dans le monde en 2016 (Amnesty) https://www.peinedemort.org/document/9390 La justice américaine a prononcé 32 condamnations à mort en 2016, un plus bas depuis 1973, et les exécutions ont également diminué de 37% dans le monde l'an dernier, a annoncé mardi Amnesty International. Au total, 32 condamnations à mort ont été prononcées aux Etats-Unis en 2016, un plus bas depuis 1973, et 20 exécutions ont eu lieu, ce qui place le pays en septième position dans le classement de ceux qui exécutent le plus dans le monde derrière la Chine (plusieurs milliers), l'Iran (+ de 567), l'Arabie saoudite (+ de 154), l'Irak (+ de 88), le Pakistan (87) et l'Egypte (44). Pour Salil Shetty, le secrétaire général de l'organisation non gouvernementale (ONG) basée à Londres, ce déclin est "un signe d'espoir pour les militants qui font campagne depuis longtemps pour mettre fin à la peine capitale". "Le débat est clairement en train de changer", juge-t-il dans le rapport annuel mondial sur la peine de mort d'Amnesty. Amnesty a ajouté qu'il s'agissait "d'un signe clair que les juges, les procureurs et les jurés se détournent de la peine de mort comme moyen de rendre la justice". Le rapport note également de fortes baisses dans le nombre d'exécutions en Iran -- en baisse de 42% à 567 en 2016-- et au Pakistan, en baisse de 73% à 87. Il y a aussi eu moins d'exécutions en Afrique sub-saharienne mais le nombre de condamnations à mort a plus que doublé, principalement à cause d'une forte augmentation au Nigeria. Au total, Amnesty a répertorié 1.032 exécutions dans le monde en 2016 contre 1.634 en 2015, qui était un plus haut depuis 1989. Ces statistiques ne prennent pas en compte la Chine qui exécute, selon Amnesty, davantage de personnes que tous les autres pays du monde cumulés, mais en gardant secret tout chiffre officiel. "La Chine veut être un leader sur la scène mondiale mais quand il s'agit de la peine de mort, elle suit le pire chemin possible en exécutant davantage de personnes chaque année que tout autre pays dans le monde", a regretté Salil Shetty. "Il est grand temps pour la Chine de lever le voile sur ce secret mortel et de devenir finalement transparente sur son système de peine de mort", a-t-il appelé de ses voeux. Amnesty a indiqué avoir répertorié pour le pays des articles de presse sur l'exécution d'au moins 931 personnes entre 2014 et 2016, une fraction du nombre total, mais seulement 85% étaient enregistrées dans une base de données étatique.
Au total, 32 condamnations à mort ont été prononcées aux Etats-Unis en 2016, un plus bas depuis 1973, et 20 exécutions ont eu lieu, ce qui place le pays en septième position dans le classement de ceux qui exécutent le plus dans le monde derrière la Chine (plusieurs milliers), l'Iran (+ de 567), l'Arabie saoudite (+ de 154), l'Irak (+ de 88), le Pakistan (87) et l'Egypte (44).

Pour Salil Shetty, le secrétaire général de l'organisation non gouvernementale (ONG) basée à Londres, ce déclin est "un signe d'espoir pour les militants qui font campagne depuis longtemps pour mettre fin à la peine capitale".
"Le débat est clairement en train de changer", juge-t-il dans le rapport annuel mondial sur la peine de mort d'Amnesty.
Amnesty a ajouté qu'il s'agissait "d'un signe clair que les juges, les procureurs et les jurés se détournent de la peine de mort comme moyen de rendre la justice".

Le rapport note également de fortes baisses dans le nombre d'exécutions en Iran -- en baisse de 42% à 567 en 2016-- et au Pakistan, en baisse de 73% à 87.
Il y a aussi eu moins d'exécutions en Afrique sub-saharienne mais le nombre de condamnations à mort a plus que doublé, principalement à cause d'une forte augmentation au Nigeria.

Au total, Amnesty a répertorié 1.032 exécutions dans le monde en 2016 contre 1.634 en 2015, qui était un plus haut depuis 1989.
Ces statistiques ne prennent pas en compte la Chine qui exécute, selon Amnesty, davantage de personnes que tous les autres pays du monde cumulés, mais en gardant secret tout chiffre officiel.
"La Chine veut être un leader sur la scène mondiale mais quand il s'agit de la peine de mort, elle suit le pire chemin possible en exécutant davantage de personnes chaque année que tout autre pays dans le monde", a regretté Salil Shetty.
"Il est grand temps pour la Chine de lever le voile sur ce secret mortel et de devenir finalement transparente sur son système de peine de mort", a-t-il appelé de ses voeux.

Amnesty a indiqué avoir répertorié pour le pays des articles de presse sur l'exécution d'au moins 931 personnes entre 2014 et 2016, une fraction du nombre total, mais seulement 85% étaient enregistrées dans une base de données étatique.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9390 Tue, 11 Apr 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP