<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0">
  <channel>
    <title>La peine de mort dans le monde — Dépêches et communiqués — Jordanie</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/depeches?zonegeo=83</link>
    <description>Toutes les dépêches et les communiqués concernant la peine de mort — Jordanie</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Fri, 11 Sep 2026 00:08:33 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Sun, 16 Aug 2026 23:08:05 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Le Liban, une exception dans une région qui totalise 95% des exécutions mondiales</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12749</link>
      <description>Le Parlement libanais a voté mardi l'abolition de la peine de mort, une première dans la région, qui enregistre l'immense majorité des exécutions recensées en 2025 dans le monde.&#13;
&#13;
Tour d'horizon de la peine capitale au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.&#13;
&#13;
Records en Iran et Arabie saoudite&#13;
Selon Amnesty International, plus de 95% des 2 707 exécutions ont eu lieu dans la région, dans près de la moitié de cas pour des infractions liées à la drogue.&#13;
&#13;
Les gouvernements ont utilisé la peine de mort l'année dernière comme « un outil pour réprimer les dissidents et lutter contre les menaces, réelles ou supposées, pesant sur la sécurité nationale, dans un contexte de recrudescence des politiques répressives en matière de drogue », relève l'ONG. En 2025, l'Iran, l'Arabie saoudite et le Yémen ont occupé les deuxième, troisième et quatrième places du classement d'Amnesty, derrière la Chine.&#13;
&#13;
Battant un record vieux de 40 ans, Téhéran a cumulé 2 159 exécutions, alors que la peine de mort est un levier essentiel du système judiciaire iranien. Et les défenseurs des droits humains s'inquiètent d'une répression accrue cette année, en lien avec les manifestations massives de janvier et la guerre avec les Etats-Unis.&#13;
&#13;
Record aussi en Arabie saoudite, avec 356 personnes condamnées à mort, dont la plupart étaient des ressortissants étrangers. Entre le 1er janvier et le 13 août 2026, le royaume saoudien a déjà exécuté 130 personnes, selon un décompte de l'AFP basé sur les annonces des autorités, qui estiment que ce type de sanction est compatible avec la loi islamique et nécessaire au « maintien de l'ordre public ». Le Yémen a quant à lui procédé à 51 exécutions en 2025, et l'Egypte, sixième au classement mondial, à 23.&#13;
&#13;
Moratoires&#13;
La Tunisie a adopté un moratoire sur la peine capitale en 1991, de même que l'Algérie et le Maroc en 1993.&#13;
&#13;
En Irak, quatrième au classement mondial en 2024, Amnesty a noté une « large suspension » des exécutions en 2025. Des milliers de personnes, souvent accusées d'appartenir au groupe jihadiste Etat islamique (EI), y sont toutefois toujours condamnées à mort.&#13;
&#13;
La Jordanie a elle mis fin à un moratoire de neuf ans en procédant cette année à la pendaison de six hommes, condamnés dans des « dossiers terroristes et criminels ».&#13;
&#13;
En Syrie, les autorités islamistes arrivées au pouvoir en 2024 ont prononcé pour la première fois la peine capitale mardi, en condamnant par contumace le président déchu Bachar el-Assad ainsi que plusieurs autres ex-responsables. Sous le règne brutal d'Assad, Damas procédait à des exécutions.&#13;
&#13;
Nouvelle loi en Israël&#13;
Israël a de son côté adopté en mars une loi sur la peine capitale, taillée sur mesure pour ne s'appliquer qu'aux Palestiniens reconnus coupables d'attaques anti-israéliennes. Aux termes de la loi, la justice pourra les condamner à mort, une sentence déjà abolie pour les « crimes ordinaires » et qui n'a plus été appliquée en Israël depuis l'exécution du criminel de guerre nazi Adolf Eichmann en 1962.&#13;
&#13;
Le Parlement israélien a également adopté, en mai, une loi instituant un tribunal spécial chargé de juger les personnes accusées d'avoir participé à l'attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023, ce tribunal étant habilité à prononcer la peine de mort.&#13;
&#13;
L'Autorité palestinienne n'a de son côté procédé à aucune exécution depuis 2005, son président Mahmoud Abbas refusant de signer les ordres. Elle a signé plusieurs conventions internationales qui préconisent l'abolition de la peine capitale sans l'avoir elle-même fait: des condamnations à mort continuent d'être prononcées, mais ne sont pas mises en oeuvre. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a régulièrement mis à mort des Palestiniens, notamment en 2025, lors d'exécutions publiques de personnes accusées d'avoir collaboré avec Israël.&#13;
&#13;
« Un signal fort »&#13;
Le Liban « envoie un signal fort au reste de la région », estime Aurélie Plaçais, directrice exécutive de la Coalition mondiale contre la peine de mort, l'UE et l'ONU y voyant de leur côté « un exemple à suivre ».&#13;
&#13;
Ogarit Younan, qui a cofondé il y a près de 30 ans la campagne pour l'abolition de la peine de mort au Liban, a exprimé l'espoir que Beyrouth puisse devenir un « modèle » dans la région. Selon elle, la société civile doit être prête à mener un combat à long terme, ponctué de petites victoires en cours de route. Au Liban, « nous avions une vision stratégique et un plan depuis le début, et nous avons procédé étape par étape », a-t-elle expliqué à l'AFP.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Parlement libanais a voté mardi l'abolition de la peine de mort, une première dans la région, qui enregistre l'immense majorité des exécutions recensées en 2025 dans le monde.<br />
<br />
Tour d'horizon de la peine capitale au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.<br />
<br />
Records en Iran et Arabie saoudite<br />
Selon Amnesty International, plus de 95% des 2 707 exécutions ont eu lieu dans la région, dans près de la moitié de cas pour des infractions liées à la drogue.<br />
<br />
Les gouvernements ont utilisé la peine de mort l'année dernière comme « un outil pour réprimer les dissidents et lutter contre les menaces, réelles ou supposées, pesant sur la sécurité nationale, dans un contexte de recrudescence des politiques répressives en matière de drogue », relève l'ONG. En 2025, l'Iran, l'Arabie saoudite et le Yémen ont occupé les deuxième, troisième et quatrième places du classement d'Amnesty, derrière la Chine.<br />
<br />
Battant un record vieux de 40 ans, Téhéran a cumulé 2 159 exécutions, alors que la peine de mort est un levier essentiel du système judiciaire iranien. Et les défenseurs des droits humains s'inquiètent d'une répression accrue cette année, en lien avec les manifestations massives de janvier et la guerre avec les Etats-Unis.<br />
<br />
Record aussi en Arabie saoudite, avec 356 personnes condamnées à mort, dont la plupart étaient des ressortissants étrangers. Entre le 1er janvier et le 13 août 2026, le royaume saoudien a déjà exécuté 130 personnes, selon un décompte de l'AFP basé sur les annonces des autorités, qui estiment que ce type de sanction est compatible avec la loi islamique et nécessaire au « maintien de l'ordre public ». Le Yémen a quant à lui procédé à 51 exécutions en 2025, et l'Egypte, sixième au classement mondial, à 23.<br />
<br />
Moratoires<br />
La Tunisie a adopté un moratoire sur la peine capitale en 1991, de même que l'Algérie et le Maroc en 1993.<br />
<br />
En Irak, quatrième au classement mondial en 2024, Amnesty a noté une « large suspension » des exécutions en 2025. Des milliers de personnes, souvent accusées d'appartenir au groupe jihadiste Etat islamique (EI), y sont toutefois toujours condamnées à mort.<br />
<br />
La Jordanie a elle mis fin à un moratoire de neuf ans en procédant cette année à la pendaison de six hommes, condamnés dans des « dossiers terroristes et criminels ».<br />
<br />
En Syrie, les autorités islamistes arrivées au pouvoir en 2024 ont prononcé pour la première fois la peine capitale mardi, en condamnant par contumace le président déchu Bachar el-Assad ainsi que plusieurs autres ex-responsables. Sous le règne brutal d'Assad, Damas procédait à des exécutions.<br />
<br />
Nouvelle loi en Israël<br />
Israël a de son côté adopté en mars une loi sur la peine capitale, taillée sur mesure pour ne s'appliquer qu'aux Palestiniens reconnus coupables d'attaques anti-israéliennes. Aux termes de la loi, la justice pourra les condamner à mort, une sentence déjà abolie pour les « crimes ordinaires » et qui n'a plus été appliquée en Israël depuis l'exécution du criminel de guerre nazi Adolf Eichmann en 1962.<br />
<br />
Le Parlement israélien a également adopté, en mai, une loi instituant un tribunal spécial chargé de juger les personnes accusées d'avoir participé à l'attaque menée par le Hamas le 7 octobre 2023, ce tribunal étant habilité à prononcer la peine de mort.<br />
<br />
L'Autorité palestinienne n'a de son côté procédé à aucune exécution depuis 2005, son président Mahmoud Abbas refusant de signer les ordres. Elle a signé plusieurs conventions internationales qui préconisent l'abolition de la peine capitale sans l'avoir elle-même fait: des condamnations à mort continuent d'être prononcées, mais ne sont pas mises en oeuvre. Le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, a régulièrement mis à mort des Palestiniens, notamment en 2025, lors d'exécutions publiques de personnes accusées d'avoir collaboré avec Israël.<br />
<br />
« Un signal fort »<br />
Le Liban « envoie un signal fort au reste de la région », estime Aurélie Plaçais, directrice exécutive de la Coalition mondiale contre la peine de mort, l'UE et l'ONU y voyant de leur côté « un exemple à suivre ».<br />
<br />
Ogarit Younan, qui a cofondé il y a près de 30 ans la campagne pour l'abolition de la peine de mort au Liban, a exprimé l'espoir que Beyrouth puisse devenir un « modèle » dans la région. Selon elle, la société civile doit être prête à mener un combat à long terme, ponctué de petites victoires en cours de route. Au Liban, « nous avions une vision stratégique et un plan depuis le début, et nous avons procédé étape par étape », a-t-elle expliqué à l'AFP.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12749</guid>
      <pubDate>Fri, 14 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Rapporteure générale sur la peine de mort : ‘L'abolition ne peut jamais être considérée comme acquise'</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12726</link>
      <description>Bien que plus des deux tiers des États dans le monde n'appliquent plus la peine de mort, « les événements récents nous rappellent que les progrès ne sont pas irréversibles, et que l'abolition ne peut jamais être considérée comme acquise », a déclaré aujourd'hui Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), rapporteure générale sur l'abolition de la peine de mort. Elle participait à une table ronde intitulée « La peine de mort dans un monde en mutation : comment réagir face à la résurgence actuelle ? », à l'occasion du 9ème Congrès mondial contre la peine de mort à Paris.&#13;
&#13;
Mme Veldhoen a souligné que cette régression s'observait en particulier au Moyen-Orient, où Israël* avait adopté une nouvelle législation visant à étendre le recours à la peine de mort, et où la Jordanie* avait récemment procédé à des exécutions, malgré un moratoire de facto sur les exécutions en vigueur depuis 2017. Elle a également mis en avant un bilan effroyable en Chine et en Iran. « Les situations de conflit armé donnent souvent lieu à des discours visant à justifier la réintroduction de la peine de mort ou son application progressive. Dans certains pays, la peine de mort est également utilisée comme outil pour réprimer l'opposition politique, faire taire les voix critiques et museler la société civile », a-t-elle déclaré. Elle a également noté des tendances inquiétantes au Japon et aux États-Unis.&#13;
&#13;
Dans ce contexte, elle a souligné que le Conseil de l'Europe avait toujours fait de l'abolition de la peine capitale une priorité absolue, « faisant du continent européen une zone exempte de peine de mort ». « Toute réintroduction de la peine de mort serait purement et simplement incompatible avec le maintien d'un État au sein de l'Organisation », a-t-elle déclaré. « Ce que nous devons promouvoir, c'est la justice, pas la vengeance ».&#13;
&#13;
Mme Veldhoen a souligné que les parlementaires, le pouvoir judiciaire et la jeunesse pouvaient jouer un rôle significatif pour relever le défi que représente la résurgence actuelle de la peine de mort. « Il est essentiel de veiller à ce que les nouvelles générations restent engagées en faveur de l'abolition », a-t-elle déclaré.&#13;
&#13;
Organisé par l'ONG française Ensemble contre la peine de mort (ECPM), ce congrès se tient à Paris du 30 juin au 2 juillet, et prévoit la participation d'acteurs politiques, institutionnels et juridiques, et de la société civile. Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, le Président de la Cour européenne des droits de l'homme, Mattias Guyomar, le Président français Emmanuel Macron, et d'autres membres de l'APCE ont pris part à cet évènement.&#13;
&#13;
* * *&#13;
&#13;
* La Knesset israélienne a le statut d'observateur auprès de l'APCE, et la Jordanie est « Partenaire pour la démocratie » de l'APCE.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Bien que plus des deux tiers des États dans le monde n'appliquent plus la peine de mort, « les événements récents nous rappellent que les progrès ne sont pas irréversibles, et que l'abolition ne peut jamais être considérée comme acquise », a déclaré aujourd'hui Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), rapporteure générale sur l'abolition de la peine de mort. Elle participait à une table ronde intitulée « La peine de mort dans un monde en mutation : comment réagir face à la résurgence actuelle ? », à l'occasion du 9ème Congrès mondial contre la peine de mort à Paris.<br />
<br />
Mme Veldhoen a souligné que cette régression s'observait en particulier au Moyen-Orient, où Israël* avait adopté une nouvelle législation visant à étendre le recours à la peine de mort, et où la Jordanie* avait récemment procédé à des exécutions, malgré un moratoire de facto sur les exécutions en vigueur depuis 2017. Elle a également mis en avant un bilan effroyable en Chine et en Iran. « Les situations de conflit armé donnent souvent lieu à des discours visant à justifier la réintroduction de la peine de mort ou son application progressive. Dans certains pays, la peine de mort est également utilisée comme outil pour réprimer l'opposition politique, faire taire les voix critiques et museler la société civile », a-t-elle déclaré. Elle a également noté des tendances inquiétantes au Japon et aux États-Unis.<br />
<br />
Dans ce contexte, elle a souligné que le Conseil de l'Europe avait toujours fait de l'abolition de la peine capitale une priorité absolue, « faisant du continent européen une zone exempte de peine de mort ». « Toute réintroduction de la peine de mort serait purement et simplement incompatible avec le maintien d'un État au sein de l'Organisation », a-t-elle déclaré. « Ce que nous devons promouvoir, c'est la justice, pas la vengeance ».<br />
<br />
Mme Veldhoen a souligné que les parlementaires, le pouvoir judiciaire et la jeunesse pouvaient jouer un rôle significatif pour relever le défi que représente la résurgence actuelle de la peine de mort. « Il est essentiel de veiller à ce que les nouvelles générations restent engagées en faveur de l'abolition », a-t-elle déclaré.<br />
<br />
Organisé par l'ONG française Ensemble contre la peine de mort (ECPM), ce congrès se tient à Paris du 30 juin au 2 juillet, et prévoit la participation d'acteurs politiques, institutionnels et juridiques, et de la société civile. Le Secrétaire Général du Conseil de l'Europe, Alain Berset, le Président de la Cour européenne des droits de l'homme, Mattias Guyomar, le Président français Emmanuel Macron, et d'autres membres de l'APCE ont pris part à cet évènement.<br />
<br />
* * *<br />
<br />
* La Knesset israélienne a le statut d'observateur auprès de l'APCE, et la Jordanie est « Partenaire pour la démocratie » de l'APCE.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12726</guid>
      <pubDate>Wed, 01 Jul 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>Jordanie. Six exécutions, les premières en neuf ans</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12709</link>
      <description>La Jordanie a exécuté dimanche six hommes condamnés pour le meurtre de membres des forces de sécurité, mettant fin à un moratoire de neuf ans sur l'application de la peine de mort, a indiqué le gouvernement. Les six hommes ont été condamnés dans « des affaires de terrorisme et des affaires criminelles », a indiqué le porte-parole du gouvernement, Mohammed Momani, dans un communiqué.&#13;
&#13;
Deux étaient impliqués dans une affaire datant de 2018, dans laquelle six membres des forces de sécurité avaient été tués dans la ville de Salt, dans le centre-ouest du pays. Un autre a été condamné pour le meurtre d'un haut responsable de la police lors de manifestations contre la hausse des prix du carburant en 2022. Les autres étaient impliqués dans des affrontements entre 2014 et 2018, durant lesquels des membres des forces de sécurité avaient été tués, sur fond d'affaires de trafic de drogue. Selon M. Momani, plus de 100 personnes se trouvent toujours dans le couloir de la mort en Jordanie et les exécutions seront menées « une par une ».&#13;
&#13;
Les dernières exécutions dans le royaume remontaient à 2017, lorsque 15 personnes avaient été pendues, dont dix condamnées dans des affaires de « terrorisme ». M. Momani a affirmé que les dernières exécutions devaient rendre justice « à ceux qui sont morts en protégeant » le pays.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La Jordanie a exécuté dimanche six hommes condamnés pour le meurtre de membres des forces de sécurité, mettant fin à un moratoire de neuf ans sur l'application de la peine de mort, a indiqué le gouvernement. Les six hommes ont été condamnés dans « des affaires de terrorisme et des affaires criminelles », a indiqué le porte-parole du gouvernement, Mohammed Momani, dans un communiqué.<br />
<br />
Deux étaient impliqués dans une affaire datant de 2018, dans laquelle six membres des forces de sécurité avaient été tués dans la ville de Salt, dans le centre-ouest du pays. Un autre a été condamné pour le meurtre d'un haut responsable de la police lors de manifestations contre la hausse des prix du carburant en 2022. Les autres étaient impliqués dans des affrontements entre 2014 et 2018, durant lesquels des membres des forces de sécurité avaient été tués, sur fond d'affaires de trafic de drogue. Selon M. Momani, plus de 100 personnes se trouvent toujours dans le couloir de la mort en Jordanie et les exécutions seront menées « une par une ».<br />
<br />
Les dernières exécutions dans le royaume remontaient à 2017, lorsque 15 personnes avaient été pendues, dont dix condamnées dans des affaires de « terrorisme ». M. Momani a affirmé que les dernières exécutions devaient rendre justice « à ceux qui sont morts en protégeant » le pays.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12709</guid>
      <pubDate>Sun, 21 Jun 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Assemblée parlementaire condamne la nouvelle loi israélienne qui étend la peine de mort 'de manière discriminatoire'</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12642</link>
      <description>L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a condamné l'adoption par la Knesset israélienne d'une loi étendant la peine de mort en Israël d'une manière qui « a des effets clairement discriminatoires à l'encontre des Palestiniens » et a exhorté Israël à l'abroger ou à l'invalider, et à s'abstenir de la mettre en œuvre.&#13;
&#13;
En approuvant un rapport de Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), l'Assemblée a déclaré que cette loi – qui fait actuellement l'objet d'un recours devant la Cour suprême d'Israël – représentait « un net recul par rapport à la position de longue date d'Israël sur le recours à la peine de mort » et était « incompatible avec les valeurs du Conseil de l'Europe ».&#13;
&#13;
La compatibilité de l'action d'Israël avec les exigences liées au statut d'observateur de la Knesset auprès de l'Assemblée devrait donc « faire l'objet d'un examen attentif », a déclaré l'Assemblée. Un rapport distinct sur la suspension du statut d'observateur est actuellement examiné par la Commission des affaires politiques de l'Assemblée.&#13;
&#13;
&#13;
Antoinette Chahine - qui a passé cinq ans dans le couloir de la mort au Liban après avoir été torturée pour qu'elle signe de faux aveux - s'est exprimée devant l'Assemblée dans le cadre du débat. « J'ai payé de mon sang, j'ai payé de mon corps », a-t-elle déclaré aux parlementaires, racontant comment son expérience de la torture l'avait incitée à militer contre la peine de mort après avoir été innocentée et libérée.&#13;
&#13;
Barbara Lochbihler, Commissaire à la Commission internationale contre la peine de mort, a souligné le paradoxe suivant : alors qu'un nombre croissant de pays soutient l'abolition, le nombre d'exécutions individuelles est en hausse : « Nous assistons simultanément aux progrès les plus importants et au plus grand nombre d'exécutions de toute une génération ».&#13;
&#13;
Dans sa résolution, l'Assemblée a réaffirmé la position du Conseil de l'Europe contre la peine capitale en toutes circonstances et en tous lieux, soulignant que toute réintroduction de la peine de mort par un État membre du Conseil de l'Europe serait incompatible avec son adhésion.&#13;
&#13;
Elle a encouragé les parlements de Jordanie et de Palestine, qui ont le statut de « partenaire pour la démocratie » auprès de l'APCE, à œuvrer en faveur de l'abolition de la peine de mort dans la législation, compte tenu de l'absence d'exécutions dans ces deux pays depuis plusieurs années, et a salué les « mesures positives » prises récemment par le Maroc, dont le parlement bénéficie également de ce statut.&#13;
&#13;
L'Assemblée a également condamné les exécutions en cours au Bélarus - actuellement le seul pays d'Europe à appliquer la peine capitale - et a appelé les États-Unis et le Japon, États observateurs du Conseil de l'Europe, à instaurer immédiatement un moratoire sur les exécutions, à commuer les peines et à mettre fin aux méthodes d'exécution cruelles.&#13;
&#13;
Le Conseil de l'Europe et l'Assemblée contribueront au prochain Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra à Paris en juin 2026, notamment en partageant leur expérience de la transformation progressive de l'Europe en un continent sans peine de mort.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) a condamné l'adoption par la Knesset israélienne d'une loi étendant la peine de mort en Israël d'une manière qui « a des effets clairement discriminatoires à l'encontre des Palestiniens » et a exhorté Israël à l'abroger ou à l'invalider, et à s'abstenir de la mettre en œuvre.<br />
<br />
En approuvant un rapport de Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), l'Assemblée a déclaré que cette loi – qui fait actuellement l'objet d'un recours devant la Cour suprême d'Israël – représentait « un net recul par rapport à la position de longue date d'Israël sur le recours à la peine de mort » et était « incompatible avec les valeurs du Conseil de l'Europe ».<br />
<br />
La compatibilité de l'action d'Israël avec les exigences liées au statut d'observateur de la Knesset auprès de l'Assemblée devrait donc « faire l'objet d'un examen attentif », a déclaré l'Assemblée. Un rapport distinct sur la suspension du statut d'observateur est actuellement examiné par la Commission des affaires politiques de l'Assemblée.<br />
<br />
<br />
Antoinette Chahine - qui a passé cinq ans dans le couloir de la mort au Liban après avoir été torturée pour qu'elle signe de faux aveux - s'est exprimée devant l'Assemblée dans le cadre du débat. « J'ai payé de mon sang, j'ai payé de mon corps », a-t-elle déclaré aux parlementaires, racontant comment son expérience de la torture l'avait incitée à militer contre la peine de mort après avoir été innocentée et libérée.<br />
<br />
Barbara Lochbihler, Commissaire à la Commission internationale contre la peine de mort, a souligné le paradoxe suivant : alors qu'un nombre croissant de pays soutient l'abolition, le nombre d'exécutions individuelles est en hausse : « Nous assistons simultanément aux progrès les plus importants et au plus grand nombre d'exécutions de toute une génération ».<br />
<br />
Dans sa résolution, l'Assemblée a réaffirmé la position du Conseil de l'Europe contre la peine capitale en toutes circonstances et en tous lieux, soulignant que toute réintroduction de la peine de mort par un État membre du Conseil de l'Europe serait incompatible avec son adhésion.<br />
<br />
Elle a encouragé les parlements de Jordanie et de Palestine, qui ont le statut de « partenaire pour la démocratie » auprès de l'APCE, à œuvrer en faveur de l'abolition de la peine de mort dans la législation, compte tenu de l'absence d'exécutions dans ces deux pays depuis plusieurs années, et a salué les « mesures positives » prises récemment par le Maroc, dont le parlement bénéficie également de ce statut.<br />
<br />
L'Assemblée a également condamné les exécutions en cours au Bélarus - actuellement le seul pays d'Europe à appliquer la peine capitale - et a appelé les États-Unis et le Japon, États observateurs du Conseil de l'Europe, à instaurer immédiatement un moratoire sur les exécutions, à commuer les peines et à mettre fin aux méthodes d'exécution cruelles.<br />
<br />
Le Conseil de l'Europe et l'Assemblée contribueront au prochain Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra à Paris en juin 2026, notamment en partageant leur expérience de la transformation progressive de l'Europe en un continent sans peine de mort.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12642</guid>
      <pubDate>Thu, 23 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>Arabie saoudite: sept exécutions en une seule journée pour trafic de drogue</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12631</link>
      <description>L'Arabie saoudite a exécuté sept personnes en une seule journée pour trafic de drogue, ont rapporté dimanche des médias d'État.&#13;
&#13;
L'agence de presse saoudienne SPA a indiqué que cinq Saoudiens et deux Jordaniens avaient été reconnus coupables d'avoir introduit des comprimés d'amphétamine dans le royaume.&#13;
&#13;
« La peine de mort a été appliquée » contre eux dimanche, dans la région de Riyad, a précisé l'agence.&#13;
&#13;
Depuis le début de l'année, l'Arabie saoudite a exécuté 38 personnes dans des affaires liées à la drogue, sur un total de 61 exécutions recensées à ce stade, selon un décompte de l'AFP reposant sur des données officielles.&#13;
&#13;
Les ressortissants étrangers représentent la majorité des personnes exécutées cette année, avec un total de 33 individus.&#13;
&#13;
En 2025, le nombre d'exécutions dans la monarchie du Golfe a atteint un niveau record pour la deuxième année consécutive, avec 356 personnes mises à mort, dont 243 dans des affaires liées aux stupéfiants.&#13;
&#13;
Ce bilan est le plus élevé jamais enregistré en une seule année depuis qu'Amnesty International a commencé à documenter les cas de peine de mort dans le royaume, en 1990.&#13;
&#13;
Le précédent record, de 338 exécutions, datait de 2024.&#13;
&#13;
L'Arabie saoudite a repris les exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants à la fin de l'année 2022, après avoir suspendu le recours à la peine capitale dans ces affaires pendant environ trois ans.&#13;
&#13;
Première économie du monde arabe, le royaume est également l'un des principaux marchés du captagon, un stimulant illicite qui constituait la principale exportation de la Syrie sous le règne du président déchu Bachar al-Assad, selon l'ONU.&#13;
&#13;
Le pays fait l'objet de critiques persistantes concernant son recours à la peine de mort, que des ONG jugent excessif et en décalage avec ses efforts pour projeter une image moderne.&#13;
&#13;
Des militants estiment que le maintien de la peine capitale contredit l'image d'une société plus ouverte et tolérante que cherche à promouvoir le dirigeant de facto du pays, le prince héritier Mohammed ben Salmane, dans le cadre de son vaste programme de réformes.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'Arabie saoudite a exécuté sept personnes en une seule journée pour trafic de drogue, ont rapporté dimanche des médias d'État.<br />
<br />
L'agence de presse saoudienne SPA a indiqué que cinq Saoudiens et deux Jordaniens avaient été reconnus coupables d'avoir introduit des comprimés d'amphétamine dans le royaume.<br />
<br />
« La peine de mort a été appliquée » contre eux dimanche, dans la région de Riyad, a précisé l'agence.<br />
<br />
Depuis le début de l'année, l'Arabie saoudite a exécuté 38 personnes dans des affaires liées à la drogue, sur un total de 61 exécutions recensées à ce stade, selon un décompte de l'AFP reposant sur des données officielles.<br />
<br />
Les ressortissants étrangers représentent la majorité des personnes exécutées cette année, avec un total de 33 individus.<br />
<br />
En 2025, le nombre d'exécutions dans la monarchie du Golfe a atteint un niveau record pour la deuxième année consécutive, avec 356 personnes mises à mort, dont 243 dans des affaires liées aux stupéfiants.<br />
<br />
Ce bilan est le plus élevé jamais enregistré en une seule année depuis qu'Amnesty International a commencé à documenter les cas de peine de mort dans le royaume, en 1990.<br />
<br />
Le précédent record, de 338 exécutions, datait de 2024.<br />
<br />
L'Arabie saoudite a repris les exécutions pour des infractions liées aux stupéfiants à la fin de l'année 2022, après avoir suspendu le recours à la peine capitale dans ces affaires pendant environ trois ans.<br />
<br />
Première économie du monde arabe, le royaume est également l'un des principaux marchés du captagon, un stimulant illicite qui constituait la principale exportation de la Syrie sous le règne du président déchu Bachar al-Assad, selon l'ONU.<br />
<br />
Le pays fait l'objet de critiques persistantes concernant son recours à la peine de mort, que des ONG jugent excessif et en décalage avec ses efforts pour projeter une image moderne.<br />
<br />
Des militants estiment que le maintien de la peine capitale contredit l'image d'une société plus ouverte et tolérante que cherche à promouvoir le dirigeant de facto du pays, le prince héritier Mohammed ben Salmane, dans le cadre de son vaste programme de réformes.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12631</guid>
      <pubDate>Sun, 12 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
    </item>
    <item>
      <title>Egypte et pays arabes: controverse autour d'une loi israélienne</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12622</link>
      <description>APA-Le Caire (Egypte)&#13;
Le Caire et plusieurs capitales dénoncent une législation jugée discriminatoire et porteuse de risques pour la stabilité régionale.&#13;
&#13;
Les ministres des Affaires étrangères de huit pays, dont l'Égypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite et la Turquie, ont exprimé une condamnation ferme de la loi adoptée par la Knesset autorisant la peine de mort à l'encontre de prisonniers palestiniens.&#13;
&#13;
Dans un communiqué conjoint publié le 2 avril par le ministère égyptien des Affaires étrangères, ces pays ont qualifié cette législation d'«escalade dangereuse», pointant son caractère discriminatoire et ses implications directes sur la situation en Cisjordanie occupée .&#13;
&#13;
Cette prise de position collective s'inscrit dans un climat régional déjà fragilisé, marqué par des tensions persistantes autour du conflit israélo-palestinien. Les signataires du communiqué ont estimé que cette loi, en visant spécifiquement les Palestiniens, s'apparente à un système fondé sur la discrimination et remet en cause les droits fondamentaux du peuple palestinien. Ils ont également mis en garde contre ses effets potentiels, considérant qu'elle pourrait alimenter les tensions et affecter la stabilité régionale .&#13;
&#13;
Dans le prolongement de cette analyse, les ministres ont exprimé leur inquiétude quant aux conditions de détention des Palestiniens dans les prisons israéliennes. Le communiqué évoque des rapports faisant état de violations continues, incluant des traitements dégradants et des atteintes aux droits fondamentaux, renforçant la dimension humanitaire du dossier. Cette dimension vient accentuer la pression diplomatique exercée par ces pays sur les autorités israéliennes.&#13;
&#13;
Cette réaction intervient à la suite de l'adoption, le 30 mars, d'un texte introduisant la peine de mort pour des actes qualifiés de terrorisme. Selon les dispositions de la loi, les Palestiniens de Cisjordanie reconnus coupables d'attaques pourraient être condamnés à mort par défaut par la justice militaire israélienne. Cette orientation a suscité de nombreuses critiques, y compris au niveau international, où plusieurs capitales européennes ont appelé à reconsidérer une législation jugée incompatible avec les principes démocratiques.&#13;
&#13;
L'onde de choc de cette décision dépasse ainsi le cadre bilatéral et s'inscrit dans une séquence diplomatique plus large. Des recours juridiques ont déjà été engagés en Israël, tandis que les pays arabes et islamiques appellent à une mobilisation internationale accrue pour contenir les risques d'escalade. Cette dynamique illustre le poids des enjeux juridiques et politiques dans un contexte régional où la stabilité demeure étroitement liée à l'évolution du dossier palestinien.</description>
      <content:encoded><![CDATA[APA-Le Caire (Egypte)<br />
Le Caire et plusieurs capitales dénoncent une législation jugée discriminatoire et porteuse de risques pour la stabilité régionale.<br />
<br />
Les ministres des Affaires étrangères de huit pays, dont l'Égypte, la Jordanie, l'Arabie saoudite et la Turquie, ont exprimé une condamnation ferme de la loi adoptée par la Knesset autorisant la peine de mort à l'encontre de prisonniers palestiniens.<br />
<br />
Dans un communiqué conjoint publié le 2 avril par le ministère égyptien des Affaires étrangères, ces pays ont qualifié cette législation d'«escalade dangereuse», pointant son caractère discriminatoire et ses implications directes sur la situation en Cisjordanie occupée .<br />
<br />
Cette prise de position collective s'inscrit dans un climat régional déjà fragilisé, marqué par des tensions persistantes autour du conflit israélo-palestinien. Les signataires du communiqué ont estimé que cette loi, en visant spécifiquement les Palestiniens, s'apparente à un système fondé sur la discrimination et remet en cause les droits fondamentaux du peuple palestinien. Ils ont également mis en garde contre ses effets potentiels, considérant qu'elle pourrait alimenter les tensions et affecter la stabilité régionale .<br />
<br />
Dans le prolongement de cette analyse, les ministres ont exprimé leur inquiétude quant aux conditions de détention des Palestiniens dans les prisons israéliennes. Le communiqué évoque des rapports faisant état de violations continues, incluant des traitements dégradants et des atteintes aux droits fondamentaux, renforçant la dimension humanitaire du dossier. Cette dimension vient accentuer la pression diplomatique exercée par ces pays sur les autorités israéliennes.<br />
<br />
Cette réaction intervient à la suite de l'adoption, le 30 mars, d'un texte introduisant la peine de mort pour des actes qualifiés de terrorisme. Selon les dispositions de la loi, les Palestiniens de Cisjordanie reconnus coupables d'attaques pourraient être condamnés à mort par défaut par la justice militaire israélienne. Cette orientation a suscité de nombreuses critiques, y compris au niveau international, où plusieurs capitales européennes ont appelé à reconsidérer une législation jugée incompatible avec les principes démocratiques.<br />
<br />
L'onde de choc de cette décision dépasse ainsi le cadre bilatéral et s'inscrit dans une séquence diplomatique plus large. Des recours juridiques ont déjà été engagés en Israël, tandis que les pays arabes et islamiques appellent à une mobilisation internationale accrue pour contenir les risques d'escalade. Cette dynamique illustre le poids des enjeux juridiques et politiques dans un contexte régional où la stabilité demeure étroitement liée à l'évolution du dossier palestinien.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12622</guid>
      <pubDate>Mon, 06 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence de Presse Africaine - APA</author>
    </item>
    <item>
      <title>Peine de mort en Israël: huit pays musulmans dénoncent une "escalade dangereuse"</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12599</link>
      <description>Huit pays musulmans, dont l'Arabie saoudite et l'Indonésie, ont qualifié mercredi d'"escalade dangereuse" l'adoption de la loi israélienne instaurant la peine de mort "pour les terroristes", taillée sur mesure pour ne s'appliquer qu'à des Palestiniens.&#13;
&#13;
"Cette législation constitue une escalade dangereuse, particulièrement en raison de son application discriminatoire à l'encontre des prisonniers palestiniens", ont déclaré dans un communiqué conjoint les ministres des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, de l'Egypte, de la Jordanie, de l'Indonésie, du Pakistan, du Qatar, de la Turquie et des Emirats arabes unis.&#13;
&#13;
"De telles mesures risquent d'exacerber encore davantage les tensions et de miner la stabilité régionale", ont ajouté ces pays, dont la plupart appliquent la peine de mort.&#13;
&#13;
Selon cette nouvelle loi, toute personne "qui cause intentionnellement la mort d'une (autre) dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l'intention de mettre fin à l'existence de l'Etat d'Israël, sera condamnée à mort ou à la prison à perpétuité".&#13;
&#13;
Pour les Palestiniens de Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, le texte prévoit que la peine capitale soit la sanction par défaut si l'homicide est qualifié d'acte de terrorisme par la justice militaire israélienne.&#13;
&#13;
Son application aux habitants du territoire palestinien "constituerait un crime de guerre", a réagi mardi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Volker Türk.&#13;
&#13;
L'Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde, avait qualifié plus tôt cette loi de "grave violation des droits humains et du droit humanitaire".&#13;
&#13;
Dans un communiqué publié sur X, le ministère des Affaires étrangères avait exhorté Israël à l'abroger et réaffirmé "son soutien total à la lutte du peuple palestinien pour l'indépendance".&#13;
&#13;
La peine de mort existe en Israël, mais n'a été appliquée qu'à deux reprises: en 1948, peu après la création de l'Etat, contre un capitaine de l'armée accusé de haute trahison, et en 1962, lorsque le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann a été pendu.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Huit pays musulmans, dont l'Arabie saoudite et l'Indonésie, ont qualifié mercredi d'"escalade dangereuse" l'adoption de la loi israélienne instaurant la peine de mort "pour les terroristes", taillée sur mesure pour ne s'appliquer qu'à des Palestiniens.<br />
<br />
"Cette législation constitue une escalade dangereuse, particulièrement en raison de son application discriminatoire à l'encontre des prisonniers palestiniens", ont déclaré dans un communiqué conjoint les ministres des Affaires étrangères de l'Arabie saoudite, de l'Egypte, de la Jordanie, de l'Indonésie, du Pakistan, du Qatar, de la Turquie et des Emirats arabes unis.<br />
<br />
"De telles mesures risquent d'exacerber encore davantage les tensions et de miner la stabilité régionale", ont ajouté ces pays, dont la plupart appliquent la peine de mort.<br />
<br />
Selon cette nouvelle loi, toute personne "qui cause intentionnellement la mort d'une (autre) dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l'intention de mettre fin à l'existence de l'Etat d'Israël, sera condamnée à mort ou à la prison à perpétuité".<br />
<br />
Pour les Palestiniens de Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, le texte prévoit que la peine capitale soit la sanction par défaut si l'homicide est qualifié d'acte de terrorisme par la justice militaire israélienne.<br />
<br />
Son application aux habitants du territoire palestinien "constituerait un crime de guerre", a réagi mardi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme, Volker Türk.<br />
<br />
L'Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde, avait qualifié plus tôt cette loi de "grave violation des droits humains et du droit humanitaire".<br />
<br />
Dans un communiqué publié sur X, le ministère des Affaires étrangères avait exhorté Israël à l'abroger et réaffirmé "son soutien total à la lutte du peuple palestinien pour l'indépendance".<br />
<br />
La peine de mort existe en Israël, mais n'a été appliquée qu'à deux reprises: en 1948, peu après la création de l'Etat, contre un capitaine de l'armée accusé de haute trahison, et en 1962, lorsque le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann a été pendu.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12599</guid>
      <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Egypte et sept Etats arabes et islamiques condamnent la loi israélienne</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12623</link>
      <description>Les ministres des Affaires étrangères d'Égypte, de Jordanie, des Émirats arabes unis, d'Indonésie, du Pakistan, de Turquie, d'Arabie saoudite et du Qatar ont condamné, dans les termes les plus ferme, la promulgation par les autorités de l'occupation israéliennes d'une loi, approuvée par la Knesset, autorisant l'application de la peine de mort en Cisjordanie occupée et son application aux Palestiniens.&#13;
&#13;
Dans un communiqué conjoint jeudi, les ministres ont mis en garde contre les mesures israéliennes en cours qui consolident un régime d'apartheid et adoptent un discours d'exclusion niant les droits inaliénables du peuple palestinien et son existence en territoire palestinien occupé.&#13;
&#13;
Les ministres ont souligné que cette législation constitue une dangereuse escalade, notamment en raison de son application discriminatoire aux prisonniers palestiniens, et ont insisté sur le fait que de telles mesures alimenteront les tensions et compromettront la stabilité régionale.&#13;
&#13;
Ils ont également exprimé leur vive préoccupation quant à la situation des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, avertissant des risques croissants au vu des informations crédibles faisant état de violations continues, notamment la torture, les traitements cruels, inhumains et dégradants, la famine et le déni de leurs droits fondamentaux.&#13;
&#13;
Ils ont souligné que ces pratiques s'inscrivent dans un contexte plus large de violations des droits du peuple palestinien.&#13;
&#13;
Les ministres ont réaffirmé leur rejet des politiques israéliennes fondées sur la discrimination raciale, l'oppression et l'agression à l'encontre du peuple palestinien.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Les ministres des Affaires étrangères d'Égypte, de Jordanie, des Émirats arabes unis, d'Indonésie, du Pakistan, de Turquie, d'Arabie saoudite et du Qatar ont condamné, dans les termes les plus ferme, la promulgation par les autorités de l'occupation israéliennes d'une loi, approuvée par la Knesset, autorisant l'application de la peine de mort en Cisjordanie occupée et son application aux Palestiniens.<br />
<br />
Dans un communiqué conjoint jeudi, les ministres ont mis en garde contre les mesures israéliennes en cours qui consolident un régime d'apartheid et adoptent un discours d'exclusion niant les droits inaliénables du peuple palestinien et son existence en territoire palestinien occupé.<br />
<br />
Les ministres ont souligné que cette législation constitue une dangereuse escalade, notamment en raison de son application discriminatoire aux prisonniers palestiniens, et ont insisté sur le fait que de telles mesures alimenteront les tensions et compromettront la stabilité régionale.<br />
<br />
Ils ont également exprimé leur vive préoccupation quant à la situation des prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, avertissant des risques croissants au vu des informations crédibles faisant état de violations continues, notamment la torture, les traitements cruels, inhumains et dégradants, la famine et le déni de leurs droits fondamentaux.<br />
<br />
Ils ont souligné que ces pratiques s'inscrivent dans un contexte plus large de violations des droits du peuple palestinien.<br />
<br />
Les ministres ont réaffirmé leur rejet des politiques israéliennes fondées sur la discrimination raciale, l'oppression et l'agression à l'encontre du peuple palestinien.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12623</guid>
      <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Gouvernement de l'Égypte</author>
    </item>
  </channel>
</rss>
