La peine de mort dans le monde — Documents https://www.peinedemort.org/rss/documents Tous les documents concernant la peine de mort (actualités, dépêches, loi, déclarations, etc). fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2020 Thu, 02 Apr 2020 15:57:47 +0000 Sat, 28 Mar 2020 18:07:52 +0000 120 Deux condamnés à mort exécutés au Botswana https://www.peinedemort.org/document/10877 Deux hommes âgés de 39 et 33 ans condamnés à mort en 2017 pour le meurtre d'un chauffeur de taxi ont été exécutés par pendaison au Botswana, ont annoncé samedi les services pénitentiaires locaux. Moabi Seabelo Mabiletsa et Matshidiso Tshid Boikanyo sont les troisième et quatrième condamnés à la peine capitale par pendaison depuis l'arrivée au pouvoir en octobre 2019 du président Mokgweetsi Masisi. Selon l'ONG de défense des droits humains Amnesty International, le Botswana est le dernier pays d'Afrique australe à “systématiquement exécuter” les condamnés. La peine de mort a été instituée au Botswana depuis son indépendance de la Grande-Bretagne en 1966.
Moabi Seabelo Mabiletsa et Matshidiso Tshid Boikanyo sont les troisième et quatrième condamnés à la peine capitale par pendaison depuis l'arrivée au pouvoir en octobre 2019 du président Mokgweetsi Masisi.

Selon l'ONG de défense des droits humains Amnesty International, le Botswana est le dernier pays d'Afrique australe à “systématiquement exécuter” les condamnés.

La peine de mort a été instituée au Botswana depuis son indépendance de la Grande-Bretagne en 1966.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10877 Sat, 28 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Deux nouvelles exécutions capitales au Botswana https://www.peinedemort.org/document/10878 Les services pénitentiaires annoncent l'exécution par pendaison de deux hommes au Botswana. Moabi Seabelo Mabiletsa et Matshidiso Tshid Boikanyo avaient tous deux été condamnés à mort en 2017 pour le même meurtre. Moabi Seabelo Mabiletsa et Matshidiso Tshid Boikanyo avaient tous deux été condamnés à mort en 2017 pour le même meurtre.]]> https://www.peinedemort.org/document/10878 Sat, 28 Mar 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi Grâce présidentielle pour 808 détenus au Ghana https://www.peinedemort.org/document/10883 APA-Accra (Ghana) - Le président du Ghana, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, a gracié 808 prisonniers, a appris APA vendredi. Il s'agit de 783 délinquants primaires, qui ont purgé la moitié de leur peine, 11 prisonniers gravement malades et très âgés. Sept prisonniers qui ont été condamnés à mort, ont vu leur peine convertie en peine de prison à perpétuité. La grâce a été accordée sur recommandation du Conseil des services pénitentiaires, en consultation avec le Conseil d'Etat, explique un communiqué du Directeur général des prisons, Patrick Darko Missah. Il a ajouté que sept condamnés à mort ont vu leur peine commuée en réclusion à perpétuité, tandis que quatre détenus purgeant une peine d'emprisonnement à perpétuité ne devraient plus purger qu'une peine de 20 ans. La Constitution du Ghana donne au président la possibilité d'accorder le pardon aux détenus qui présentent des signes de bonne conduite, sur avis du Conseil d'Etat et des Services pénitentiaires.
Il s'agit de 783 délinquants primaires, qui ont purgé la moitié de leur peine, 11 prisonniers gravement malades et très âgés. Sept prisonniers qui ont été condamnés à mort, ont vu leur peine convertie en peine de prison à perpétuité.

La grâce a été accordée sur recommandation du Conseil des services pénitentiaires, en consultation avec le Conseil d'Etat, explique un communiqué du Directeur général des prisons, Patrick Darko Missah.

Il a ajouté que sept condamnés à mort ont vu leur peine commuée en réclusion à perpétuité, tandis que quatre détenus purgeant une peine d'emprisonnement à perpétuité ne devraient plus purger qu'une peine de 20 ans.

La Constitution du Ghana donne au président la possibilité d'accorder le pardon aux détenus qui présentent des signes de bonne conduite, sur avis du Conseil d'Etat et des Services pénitentiaires.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10883 Fri, 27 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence de Presse Africaine - APA
Grâce présidentielle au Ghana : commutation de peine pour sept condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/10885 Sept condamnés à mort voient leur peine commuée en réclusion à perpétuité à l'occasion d'une grâce accordée par le président du Ghana, Nana Akufo-Addo. Au total l'amnistie concerne plus de 800 prisonniers. Au total l'amnistie concerne plus de 800 prisonniers.]]> https://www.peinedemort.org/document/10885 Thu, 26 Mar 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi Au Yémen, les autorités houthies annoncent la libération des prisonniers politiques et la grâce d'un condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/10881 Le président du Conseil politique suprême du Yémen, Mehdi Hussein al-Machat, chef de l'État de facto dans les territoires tenus par les Houthis, ordonne la libération de tous les prisonniers baha'is ainsi que la grâce de Hamed bin Haydara, dont la condamnation à mort venait d'être confirmée. https://www.peinedemort.org/document/10881 Wed, 25 Mar 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi La peine de mort est abolie dans l'Etat américain du Colorado https://www.peinedemort.org/document/10873 Le Colorado est devenu le 22e Etat américain à abolir la peine de mort. Jared Polis, le gouverneur de cet Etat de l'ouest américain a ratifié lundi une loi en ce sens, jugeant que la peine de mort "ne pouvait pas et n'avait jamais été administrée équitablement dans l'Etat du Colorado". Il a par la même occasion commué la peine de trois condamnés à mort en attente d'exécution. La sanction la plus sévère dans cet Etat de l'Ouest américain sera désormais la prison à perpétuité sans possibilité de remise de peine. "Au milieu de toute la folie dans laquelle nous vivons, voici une nouvelle formidable", a salué Udi Ofer de la puissante association des droits civiques ACLU. Les élus du Colorado avaient essayé à maintes reprises de supprimer la peine de mort depuis son rétablissement dans l'Etat en 1979, en vain jusqu'à présent. Le seul condamné à mort à avoir été effectivement exécuté dans l'Etat depuis cette date était Gary Davis, reconnu coupable de viol et meurtre, mort en 1997. "Rares seront ceux au Colorado aujourd'hui qui se réjouiront d'épargner la vie de ces meurtriers", a dénoncé le procureur général du Colorado, George Brauchler. L'an dernier, 22 exécutions ont été recensées aux Etats-Unis, concentrées dans sept Etats, quasiment tous situés dans le Sud conservateur et religieux du pays, notamment au Texas, où l'on a compté neuf exécutions.
Jared Polis, le gouverneur de cet Etat de l'ouest américain a ratifié lundi une loi en ce sens, jugeant que la peine de mort "ne pouvait pas et n'avait jamais été administrée équitablement dans l'Etat du Colorado". Il a par la même occasion commué la peine de trois condamnés à mort en attente d'exécution.

La sanction la plus sévère dans cet Etat de l'Ouest américain sera désormais la prison à perpétuité sans possibilité de remise de peine.
"Au milieu de toute la folie dans laquelle nous vivons, voici une nouvelle formidable", a salué Udi Ofer de la puissante association des droits civiques ACLU.

Les élus du Colorado avaient essayé à maintes reprises de supprimer la peine de mort depuis son rétablissement dans l'Etat en 1979, en vain jusqu'à présent. Le seul condamné à mort à avoir été effectivement exécuté dans l'Etat depuis cette date était Gary Davis, reconnu coupable de viol et meurtre, mort en 1997.

"Rares seront ceux au Colorado aujourd'hui qui se réjouiront d'épargner la vie de ces meurtriers", a dénoncé le procureur général du Colorado, George Brauchler.

L'an dernier, 22 exécutions ont été recensées aux Etats-Unis, concentrées dans sept Etats, quasiment tous situés dans le Sud conservateur et religieux du pays, notamment au Texas, où l'on a compté neuf exécutions.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10873 Tue, 24 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Un rapporteur général salue la décision du Colorado d'abolir la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10874 Titus Corlatean (Roumanie, SOC), rapporteur général de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'abolition de la peine de mort, a salué la décision de l'Etat du Colorado (Etats-Unis) d'abolir la peine de mort dans l'Etat et de commuer les peines des personnes condamnées à mort, en peines de réclusion à perpétuité. « Cette décision de l'Etat du Colorado, qui n'a eu recours à la peine de mort que rarement, montre sa détermination à combattre cette peine cruelle et inhumaine et à poursuivre la tendance abolitionniste croissante. Le Colorado a ainsi rejoint les 21 États américains qui ont aboli la peine de mort de jure et les 12 autres qui ne l'ont pas appliquée au cours des dix dernières années ou plus », a-t-il déclaré. « La peine de mort est toujours un châtiment cruel et inhumain, quel que soit le crime, et elle ne devrait plus être appliquée dans les États démocratiques qui respectent les droits de l'homme. J'appelle les Etats-Unis, Etat observateur au Conseil de l'Europe, à réévaluer au niveau politique, la possibilité de supprimer totalement cette peine, afin de l'abolir de jure ou de facto au niveau fédéral et dans les Etats où elle est encore appliquée, ou dont la législation permet encore son utilisation », a-t-il ajouté. « Une telle approche serait conforme à nos valeurs communes, telles qu'énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et les traités internationaux », a conclu le rapporteur. *** Lundi, le gouverneur du Colorado, Jared S. Polis, a signé une loi d'abrogation, qui avait été adoptée par le Sénat du Colorado en janvier et par la Chambre des représentants en février. Il a également commué les peines de trois hommes encore dans le couloir de la mort, en prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle.
« Cette décision de l'Etat du Colorado, qui n'a eu recours à la peine de mort que rarement, montre sa détermination à combattre cette peine cruelle et inhumaine et à poursuivre la tendance abolitionniste croissante. Le Colorado a ainsi rejoint les 21 États américains qui ont aboli la peine de mort de jure et les 12 autres qui ne l'ont pas appliquée au cours des dix dernières années ou plus », a-t-il déclaré.

« La peine de mort est toujours un châtiment cruel et inhumain, quel que soit le crime, et elle ne devrait plus être appliquée dans les États démocratiques qui respectent les droits de l'homme. J'appelle les Etats-Unis, Etat observateur au Conseil de l'Europe, à réévaluer au niveau politique, la possibilité de supprimer totalement cette peine, afin de l'abolir de jure ou de facto au niveau fédéral et dans les Etats où elle est encore appliquée, ou dont la législation permet encore son utilisation », a-t-il ajouté.

« Une telle approche serait conforme à nos valeurs communes, telles qu'énoncées dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et les traités internationaux », a conclu le rapporteur.

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Lundi, le gouverneur du Colorado, Jared S. Polis, a signé une loi d'abrogation, qui avait été adoptée par le Sénat du Colorado en janvier et par la Chambre des représentants en février. Il a également commué les peines de trois hommes encore dans le couloir de la mort, en prison à perpétuité, sans possibilité de libération conditionnelle.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10874 Tue, 24 Mar 2020 00:00:00 +0000 Conseil de l'Europe
Nouvelle grâce présidentielle au Zimbabwe pour les personnes condamnées à mort depuis plus de 10 ans https://www.peinedemort.org/document/10879 Par le "Clemency Order 1 of 2020", le président du Zimbabwe, Emmerson Mnangagwa, gracie 5000 détenus afin de désengorger les prisons. A cette occasion il commue également en prison à vie les peines des condamnés à mort qui sont en attente d'exécution depuis plus de 10 ans. Une mesure similaire avait déjà été prise en mars 2018. A cette occasion il commue également en prison à vie les peines des condamnés à mort qui sont en attente d'exécution depuis plus de 10 ans.

Une mesure similaire avait déjà été prise en mars 2018.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10879 Tue, 24 Mar 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
États-Unis: Déclaration du porte-parole sur l'abolition de la peine de mort au Colorado https://www.peinedemort.org/document/10884 L'Union européenne salue la décision d'abolir la peine de mort prise par l'État du Colorado. Le Colorado devient le 22e État américain à franchir cette étape importante, tandis que 12 autres États n'ont procédé à aucune exécution au cours des 10 dernières années. Au total, 34 États américains, par la loi ou de facto, n'appliquent pas la peine de mort. Dans l'ensemble des États-Unis, le nombre d'exécutions et de nouvelles condamnations à mort demeure proche de son niveau historiquement le plus bas. La décision de l'État du Colorado renforce la tendance croissante à abandonner la peine capitale aux États-Unis. Cela va dans le sens de la tendance mondiale, le nombre de pays n'ayant procédé à aucune exécution depuis au moins 10 ans s'élevant déjà à 160. La peine de mort est un châtiment cruel, inhumain et dégradant, et il n'existe aucune preuve convaincante démontrant qu'elle aurait un effet dissuasif sur la criminalité, tandis que les erreurs judiciaires sont irréversibles. L'Union européenne est fermement opposée à la peine de mort et continuera à œuvrer en faveur de son abolition dans les quelques pays restants qui l'appliquent encore.
La décision de l'État du Colorado renforce la tendance croissante à abandonner la peine capitale aux États-Unis. Cela va dans le sens de la tendance mondiale, le nombre de pays n'ayant procédé à aucune exécution depuis au moins 10 ans s'élevant déjà à 160.

La peine de mort est un châtiment cruel, inhumain et dégradant, et il n'existe aucune preuve convaincante démontrant qu'elle aurait un effet dissuasif sur la criminalité, tandis que les erreurs judiciaires sont irréversibles.

L'Union européenne est fermement opposée à la peine de mort et continuera à œuvrer en faveur de son abolition dans les quelques pays restants qui l'appliquent encore.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10884 Tue, 24 Mar 2020 00:00:00 +0000 Union européenne
Le gouverneur du Colorado signe l'abrogation de la peine de mort et commue les peines des condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/10871 DENVER (Reuters) – Le gouverneur du Colorado a signé lundi une abrogation de la loi de l'État sur la peine de mort et a commué les peines des trois condamnés à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle, suscitant de vives critiques de la part d'un procureur du district dont le bureau a poursuivi les condamnés. L'action du gouverneur Jared Polis pour signer l'abrogation était attendue, car il avait indiqué son soutien à l'abolition de la peine capitale alors qu'elle était débattue à la législature de l'État le mois dernier, mais le sort des condamnés à mort restait inconnu jusqu'à lundi. Polis a déclaré dans un communiqué qu'il épargnait la vie des détenus non pas en raison de changements dans leur cas individuel, mais pour refléter la nouvelle législation. "La commutation de ces individus méprisables et coupables est compatible avec l'abolition de la peine de mort dans l'État du Colorado", a déclaré Polis, un démocrate de premier mandat. Cette décision a été déchaînée par le procureur du district du comté d'Arapahoe, George Brauchler, dont les prédécesseurs ont condamné et condamné à mort les trois condamnés à mort. "Avec un simple coup de stylo et enfoui sous la couverture d'une pandémie mondiale urgente, Gov Polis a effacé trois verdicts du jury unanimes distincts pour certains des pires assassins de l'histoire de notre état", a déclaré Brauchler, un républicain. Le Colorado n'a exécuté qu'un seul détenu par injection létale depuis que la Cour suprême des États-Unis a rétabli la peine capitale en 1976 après un moratoire national de quatre ans. Vingt-huit États ont encore des lois sur la peine de mort dans leurs livres, selon la Conférence nationale des législatures des États. La peine capitale demeure également dans le code pénal du gouvernement fédéral et des systèmes de justice militaire américains. Depuis 2004, 22 États ont aboli la peine de mort par voie législative ou judiciaire, selon le Death Penalty Information Center de Washington, qui suit la question. Cette année, cinq prisonniers ont été exécutés aux États-Unis. En vertu de la nouvelle loi du Colorado, les procureurs d'État ne pourront plus demander la peine capitale dans toute affaire de meurtre déposée après le 1er juillet. Le procès de la peine de mort d'un homme accusé du meurtre d'un policier a commencé ce mois-ci dans un comté de la banlieue de Denver, mais a été suspendu jusqu'au 6 avril en raison de préoccupations concernant l'épidémie de coronavirus.
L'action du gouverneur Jared Polis pour signer l'abrogation était attendue, car il avait indiqué son soutien à l'abolition de la peine capitale alors qu'elle était débattue à la législature de l'État le mois dernier, mais le sort des condamnés à mort restait inconnu jusqu'à lundi.

Polis a déclaré dans un communiqué qu'il épargnait la vie des détenus non pas en raison de changements dans leur cas individuel, mais pour refléter la nouvelle législation.



"La commutation de ces individus méprisables et coupables est compatible avec l'abolition de la peine de mort dans l'État du Colorado", a déclaré Polis, un démocrate de premier mandat.

Cette décision a été déchaînée par le procureur du district du comté d'Arapahoe, George Brauchler, dont les prédécesseurs ont condamné et condamné à mort les trois condamnés à mort.

"Avec un simple coup de stylo et enfoui sous la couverture d'une pandémie mondiale urgente, Gov Polis a effacé trois verdicts du jury unanimes distincts pour certains des pires assassins de l'histoire de notre état", a déclaré Brauchler, un républicain.

Le Colorado n'a exécuté qu'un seul détenu par injection létale depuis que la Cour suprême des États-Unis a rétabli la peine capitale en 1976 après un moratoire national de quatre ans.

Vingt-huit États ont encore des lois sur la peine de mort dans leurs livres, selon la Conférence nationale des législatures des États. La peine capitale demeure également dans le code pénal du gouvernement fédéral et des systèmes de justice militaire américains.

Depuis 2004, 22 États ont aboli la peine de mort par voie législative ou judiciaire, selon le Death Penalty Information Center de Washington, qui suit la question. Cette année, cinq prisonniers ont été exécutés aux États-Unis.

En vertu de la nouvelle loi du Colorado, les procureurs d'État ne pourront plus demander la peine capitale dans toute affaire de meurtre déposée après le 1er juillet.

Le procès de la peine de mort d'un homme accusé du meurtre d'un policier a commencé ce mois-ci dans un comté de la banlieue de Denver, mais a été suspendu jusqu'au 6 avril en raison de préoccupations concernant l'épidémie de coronavirus.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10871 Mon, 23 Mar 2020 00:00:00 +0000 Reuters
Le gouverneur du Colorado signe la loi abolissant la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/10872 Le gouverneur du Colorado, Jared Polis, signe la loi abolissant le peine capitale qui avait été adoptée par le Sénat le 30 janvier puis par la Chambre des Représentants le 26 février 2020. Il commue également les peines des trois condamnés dans le couloir de la mort en prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle. Depuis la reprise des exécutions capitales aux États-Unis en 1977, le Colorado n'avait exécuté qu'un condamné à mort, en 1997. L'abolition de la peine de mort dans le Colorado entrera en vigueur le 1er juillet 2020. Il commue également les peines des trois condamnés dans le couloir de la mort en prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle.

Depuis la reprise des exécutions capitales aux États-Unis en 1977, le Colorado n'avait exécuté qu'un condamné à mort, en 1997.
L'abolition de la peine de mort dans le Colorado entrera en vigueur le 1er juillet 2020.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10872 Mon, 23 Mar 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
HRW dénonce des tortures et disparitions de mineurs en Egypte https://www.peinedemort.org/document/10875 Human Rights Watch (HRW) a dénoncé dans un rapport publié lundi des cas de disparition et de tortures de mineurs en Egypte, appelant les puissances occidentales à cesser leur aide sécuritaire au Caire. Dans ce document de 43 pages, préparé par HRW et l'ONG "Belady: an Island for Humanity", plusieurs témoignages ont été rassemblés concernant des abus sur 20 mineurs âgés de 12 à 17 ans. "Les récits poignants de ces enfants et de leurs familles révèlent comment la machine répressive égyptienne a commis de graves abus sur des enfants", dit Aya Hijazi, co-directrice de Belady citée dans le communiqué. Le document, intitulé "Personne ne se souciait que c'était un enfant", a été élaboré sur la base de témoignages de mineurs, de leurs familles et de documents officiels, de vidéos, ou encore de documents médicaux obtenus par les avocats de la défense. Quinze des 20 mineurs interrogés disent avoir été torturés lors d'une détention provisoire. Sept enfants ont raconté avoir été torturés avec de l'électricité, y compris au pistolet paralysant. Un garçon de 16 ans a affirmé à un parent qu'il était inquiet de ne "jamais pouvoir se marier ou d'avoir d'enfants" en raison du traitement qui lui a été infligé en prison. Deux mineurs ont aussi raconté avoir eu les mains liées derrière le dos avant d'être suspendus par les bras, entraînant de graves blessures aux épaules, selon le rapport. Selon HRW, la majorité des cas rapportés ont été le fait de l'Agence de sécurité nationale du ministère de l'Intérieur, mais la police et l'armée étaient également parfois impliqués. Dans ces conditions, HRW a estimé dans un communiqué lundi que les Etats-Unis, la France et d'autres pays de l'Union européenne devraient cesser de soutenir les forces de sécurité égyptiennes. Toujours selon le rapport, des mineurs ont disparu pour des périodes allant jusqu'à 13 mois. La loi égyptienne prévoit pourtant que les personnes arrêtées doivent être présentées au parquet dans les 24 heures qui suivent leur arrestation. Ils ont aussi raconté avoir été détenus dans des prisons pour adultes surpeuplées. Un mineur cité dans le rapport a également été condamné à mort en avril 2019, en violation de la loi internationale, une condamnation finalement annulée en octobre. Depuis la destitution en 2013 par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi, et l'arrivée au pouvoir d'Abdel Fattah al-Sissi, les services de sécurité mènent une répression impitoyable contre toute forme d'opposition.
Dans ce document de 43 pages, préparé par HRW et l'ONG "Belady: an Island for Humanity", plusieurs témoignages ont été rassemblés concernant des abus sur 20 mineurs âgés de 12 à 17 ans.

"Les récits poignants de ces enfants et de leurs familles révèlent comment la machine répressive égyptienne a commis de graves abus sur des enfants", dit Aya Hijazi, co-directrice de Belady citée dans le communiqué.

Le document, intitulé "Personne ne se souciait que c'était un enfant", a été élaboré sur la base de témoignages de mineurs, de leurs familles et de documents officiels, de vidéos, ou encore de documents médicaux obtenus par les avocats de la défense.

Quinze des 20 mineurs interrogés disent avoir été torturés lors d'une détention provisoire.

Sept enfants ont raconté avoir été torturés avec de l'électricité, y compris au pistolet paralysant.

Un garçon de 16 ans a affirmé à un parent qu'il était inquiet de ne "jamais pouvoir se marier ou d'avoir d'enfants" en raison du traitement qui lui a été infligé en prison.

Deux mineurs ont aussi raconté avoir eu les mains liées derrière le dos avant d'être suspendus par les bras, entraînant de graves blessures aux épaules, selon le rapport.

Selon HRW, la majorité des cas rapportés ont été le fait de l'Agence de sécurité nationale du ministère de l'Intérieur, mais la police et l'armée étaient également parfois impliqués.

Dans ces conditions, HRW a estimé dans un communiqué lundi que les Etats-Unis, la France et d'autres pays de l'Union européenne devraient cesser de soutenir les forces de sécurité égyptiennes.

Toujours selon le rapport, des mineurs ont disparu pour des périodes allant jusqu'à 13 mois. La loi égyptienne prévoit pourtant que les personnes arrêtées doivent être présentées au parquet dans les 24 heures qui suivent leur arrestation.

Ils ont aussi raconté avoir été détenus dans des prisons pour adultes surpeuplées.

Un mineur cité dans le rapport a également été condamné à mort en avril 2019, en violation de la loi internationale, une condamnation finalement annulée en octobre.

Depuis la destitution en 2013 par l'armée du président islamiste Mohamed Morsi, et l'arrivée au pouvoir d'Abdel Fattah al-Sissi, les services de sécurité mènent une répression impitoyable contre toute forme d'opposition.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10875 Mon, 23 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Confirmation de la condamnation à mort d'un prisonnier d'opinion au Yémen https://www.peinedemort.org/document/10880 La cour d'appel de Sanaa (administrée par les Houthis) confirme la condamnation à mort de Hamed bin Haydara, membre de la communauté des bahá'ís. Selon Amnesty International "il ne fait aucun doute qu'Hamid Haydara est condamné à mort uniquement en raison de ses croyances et convictions et de ses activités pacifiques".
Selon Amnesty International "il ne fait aucun doute qu'Hamid Haydara est condamné à mort uniquement en raison de ses croyances et convictions et de ses activités pacifiques".]]>
https://www.peinedemort.org/document/10880 Sun, 22 Mar 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
L'Inde exécute les responsables du viol collectif de Delhi https://www.peinedemort.org/document/10868 L'Inde a exécuté vendredi à l'aube quatre hommes pour le viol collectif d'une étudiante dans un bus de Delhi en décembre 2012, un crime qui avait révulsé la nation d'Asie du Sud et le reste du monde. Ce drame avait braqué une lumière crue sur le lourd silence autour des violences sexuelles dans le pays, les carences de son système judiciaire en matière de lutte contre les viols et, au-delà, le traitement des femmes dans la société indienne. Mukesh Singh, Vinay Sharma, Pawan Gupta et Akshay Thakur ont été pendus à 05H30 locales (minuit GMT) dans la prison de Tihar de la capitale, une application exceptionnelle de la peine de mort en Inde. Quelques manifestants s'étaient rassemblés devant l'établissement pénitentiaire pour saluer cette exécution, agitant des drapeaux indiens. "La justice a triomphé. Il est de la plus grande importance de garantir la dignité et la sécurité des femmes", a réagi le Premier ministre Narendra Modi sur son compte Twitter. "Nous avons la satisfaction que ma fille ait enfin reçu justice au bout de sept ans. Les animaux ont été pendus", a pour sa part déclaré à des journalistes Asha Devi, mère de la victime Jyoti Singh. Le dimanche 16 décembre 2012 au soir, l'étudiante de 23 ans sort d'une séance du film "L'Odyssée de Pi" dans un grand centre commercial avec un ami. Ils montent dans un bus privé tenu par une bande ivre de six hommes, croyant qu'il s'agit d'un transport collectif allant dans leur direction. À bord, son ami est passé à tabac. Pendant une vingtaine de minutes, la jeune femme est sauvagement violée à tour de rôle à l'arrière du bus roulant à travers Delhi, lumières éteintes, et grièvement blessée avec une barre de fer. Les agresseurs se débarrassent d'eux au bord d'une route. Dès le lendemain, l'affaire provoque une onde de choc dans l'opinion publique et déclenche de gigantesques manifestations spontanées, qui redoublent avec la mort de la victime de ses blessures le 29 décembre dans un hôpital de Singapour. "Le mouvement qui a suivi le viol en réunion de 2012 a été comme un barrage qui cède", explique à l'AFP Kavita Krishnan, militante pour les droits des femmes. - 'Châtiment cruel et inhumain' - Car ce fait divers, survenu au cœur de la capitale, a touché une corde sensible auprès de la jeunesse indienne. Dans une société changée en profondeur par vingt ans de libéralisation de l'économie, nombre d'Indiennes et d'Indiens se sont identifiés à cette jeune femme souhaitant faire des études et avoir un travail, plutôt que de vivre sous la tutelle d'un mari et rester au foyer. Ce viol de "la fille de l'Inde" a vu le choc brutal de deux visions sociétales antagonistes. D'un côté, une classe moyenne émergente, aspirant à l'émancipation et à la liberté individuelle, en particulier pour les femmes. De l'autre, une conception conservatrice traditionnelle considérant les femmes comme inférieures aux hommes. "Une fille décente ne traîne pas dehors à neuf heures du soir. Une fille est bien plus responsable du viol qu'un garçon", se justifiait ainsi Mukesh Singh, l'un des violeurs, dans un documentaire de la BBC sorti en 2015 et qui a fait scandale en Inde. À la suite du drame, le gouvernement a durci la législation contre les violences sexuelles et prévu des procédures judiciaires accélérées. Le nombre de signalements de viols dans le pays de 1,3 milliard d'habitants s'est envolé les années suivantes, même si les experts estiment que ces chiffres ne restent encore que la partie émergée de l'iceberg. Au nom de son opposition à la peine de mort, l'Union européenne a déploré vendredi le "châtiment cruel et inhumain" réservé aux quatre hommes, tout en réitérant sa condamnation de leur crime. Des six suspects arrêtés par les forces de l'ordre, le meneur présumé est mort en détention quelques semaines plus tard, officiellement à la suite d'un suicide. Un autre, âgé de 17 ans à l'époque, a bénéficié d'une peine réduite en raison de sa minorité et a été libéré au bout de trois ans. Si près de 400 condamnés attendent actuellement dans le couloir de la mort en Inde, les autorités procèdent rarement aux exécutions, les réservant aux cas emblématiques. Les peines capitales sont normalement commuées en prison à vie. La précédente exécution en Inde remontait à 2015.
Ce drame avait braqué une lumière crue sur le lourd silence autour des violences sexuelles dans le pays, les carences de son système judiciaire en matière de lutte contre les viols et, au-delà, le traitement des femmes dans la société indienne.

Mukesh Singh, Vinay Sharma, Pawan Gupta et Akshay Thakur ont été pendus à 05H30 locales (minuit GMT) dans la prison de Tihar de la capitale, une application exceptionnelle de la peine de mort en Inde. Quelques manifestants s'étaient rassemblés devant l'établissement pénitentiaire pour saluer cette exécution, agitant des drapeaux indiens.

"La justice a triomphé. Il est de la plus grande importance de garantir la dignité et la sécurité des femmes", a réagi le Premier ministre Narendra Modi sur son compte Twitter.
"Nous avons la satisfaction que ma fille ait enfin reçu justice au bout de sept ans. Les animaux ont été pendus", a pour sa part déclaré à des journalistes Asha Devi, mère de la victime Jyoti Singh.

Le dimanche 16 décembre 2012 au soir, l'étudiante de 23 ans sort d'une séance du film "L'Odyssée de Pi" dans un grand centre commercial avec un ami. Ils montent dans un bus privé tenu par une bande ivre de six hommes, croyant qu'il s'agit d'un transport collectif allant dans leur direction.

À bord, son ami est passé à tabac. Pendant une vingtaine de minutes, la jeune femme est sauvagement violée à tour de rôle à l'arrière du bus roulant à travers Delhi, lumières éteintes, et grièvement blessée avec une barre de fer. Les agresseurs se débarrassent d'eux au bord d'une route.

Dès le lendemain, l'affaire provoque une onde de choc dans l'opinion publique et déclenche de gigantesques manifestations spontanées, qui redoublent avec la mort de la victime de ses blessures le 29 décembre dans un hôpital de Singapour.

"Le mouvement qui a suivi le viol en réunion de 2012 a été comme un barrage qui cède", explique à l'AFP Kavita Krishnan, militante pour les droits des femmes.

- 'Châtiment cruel et inhumain' -

Car ce fait divers, survenu au cœur de la capitale, a touché une corde sensible auprès de la jeunesse indienne. Dans une société changée en profondeur par vingt ans de libéralisation de l'économie, nombre d'Indiennes et d'Indiens se sont identifiés à cette jeune femme souhaitant faire des études et avoir un travail, plutôt que de vivre sous la tutelle d'un mari et rester au foyer.

Ce viol de "la fille de l'Inde" a vu le choc brutal de deux visions sociétales antagonistes. D'un côté, une classe moyenne émergente, aspirant à l'émancipation et à la liberté individuelle, en particulier pour les femmes. De l'autre, une conception conservatrice traditionnelle considérant les femmes comme inférieures aux hommes.

"Une fille décente ne traîne pas dehors à neuf heures du soir. Une fille est bien plus responsable du viol qu'un garçon", se justifiait ainsi Mukesh Singh, l'un des violeurs, dans un documentaire de la BBC sorti en 2015 et qui a fait scandale en Inde.

À la suite du drame, le gouvernement a durci la législation contre les violences sexuelles et prévu des procédures judiciaires accélérées. Le nombre de signalements de viols dans le pays de 1,3 milliard d'habitants s'est envolé les années suivantes, même si les experts estiment que ces chiffres ne restent encore que la partie émergée de l'iceberg.

Au nom de son opposition à la peine de mort, l'Union européenne a déploré vendredi le "châtiment cruel et inhumain" réservé aux quatre hommes, tout en réitérant sa condamnation de leur crime.

Des six suspects arrêtés par les forces de l'ordre, le meneur présumé est mort en détention quelques semaines plus tard, officiellement à la suite d'un suicide. Un autre, âgé de 17 ans à l'époque, a bénéficié d'une peine réduite en raison de sa minorité et a été libéré au bout de trois ans.

Si près de 400 condamnés attendent actuellement dans le couloir de la mort en Inde, les autorités procèdent rarement aux exécutions, les réservant aux cas emblématiques. Les peines capitales sont normalement commuées en prison à vie.

La précédente exécution en Inde remontait à 2015.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10868 Fri, 20 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Reprise des exécutions capitales en Inde près de cinq ans après la précédente https://www.peinedemort.org/document/10869 Mukesh Singh, Vinay Sharma, Pawan Gupta et Akshay Thakur ont été exécutés par pendaison en Inde. Ils avaient été condamnés à mort pour le viol collectif d'une étudiante (décédée quelques jours plus tard) dans un bus en décembre 2012. Ce crime avait provoqué de très importantes réactions et manifestations à travers le pays ainsi qu'une modification de la législation. La précédente exécution capitale en Inde remontait au 30 juillet 2015.
La précédente exécution capitale en Inde remontait au 30 juillet 2015.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10869 Fri, 20 Mar 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
Déclaration de la porte-parole sur quatre exécutions en Inde https://www.peinedemort.org/document/10876 Aujourd'hui, quatre exécutions ont eu lieu en Inde. Les personnes exécutées avaient été condamnées pour le viol collectif et le meurtre d'une étudiante dans le secteur paramédical. L'Union européenne condamne une nouvelle fois avec la plus grande fermeté ces crimes odieux et exprime sa sympathie à la famille de la victime. Les auteurs de tels crimes doivent répondre de leurs actes et se voir imposer des sanctions appropriées. Dans le même temps, l'UE rappelle qu'elle est catégoriquement opposée au recours à la peine de mort en toutes circonstances. Il s'agit d'une sanction cruelle et inhumaine, qui n'a aucun effet dissuasif et représente une négation inacceptable de la dignité et de l'intégrité humaines.
Dans le même temps, l'UE rappelle qu'elle est catégoriquement opposée au recours à la peine de mort en toutes circonstances. Il s'agit d'une sanction cruelle et inhumaine, qui n'a aucun effet dissuasif et représente une négation inacceptable de la dignité et de l'intégrité humaines.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10876 Fri, 20 Mar 2020 00:00:00 +0000 Union européenne
Une exécution reportée au Texas en raison du coronavirus https://www.peinedemort.org/document/10866 Un tribunal américain a ordonné de reporter de 60 jours une exécution prévue mercredi dans l'Etat du Texas, en raison du nouveau coronavirus. Une cour d'appel texane a rejeté lundi les arguments juridiques soulevés par John Hummel dans un dernier recours, mais elle a lui a quand même donné un répit "eu égard à la crise sanitaire en cours et aux énormes ressources nécessaires pour une exécution". Cet homme de 44 ans a été condamné à la peine capitale pour avoir tué, en 2009, sa femme enceinte, leur fille de 5 ans et son beau-père. Il devait recevoir une injection létale au pénitencier de Hunstville, dans le sud du pays. Comme pour chaque condamné à mort, son exécution aurait impliqué un grand nombre de personnes: les gardiens de prison, ses avocats, des témoins, ses proches et ceux de ses victimes. D'autres exécutions sont prévues prochainement aux Etats-Unis, notamment le 25 mars à nouveau au Texas. Il est probable que les condamnés essaient à leur tour d'obtenir un sursis en raison de l'épidémie de Covid-19 mais aucune décision globale n'a été prise à l'heure actuelle. Les Etats-Unis, où de nombreuses mesures d'isolement ont été prises, ont franchi mardi la barre des 100 morts liés au nouveau coronavirus et recensaient au moins 6.200 cas confirmés.
Une cour d'appel texane a rejeté lundi les arguments juridiques soulevés par John Hummel dans un dernier recours, mais elle a lui a quand même donné un répit "eu égard à la crise sanitaire en cours et aux énormes ressources nécessaires pour une exécution".

Cet homme de 44 ans a été condamné à la peine capitale pour avoir tué, en 2009, sa femme enceinte, leur fille de 5 ans et son beau-père. Il devait recevoir une injection létale au pénitencier de Hunstville, dans le sud du pays.

Comme pour chaque condamné à mort, son exécution aurait impliqué un grand nombre de personnes: les gardiens de prison, ses avocats, des témoins, ses proches et ceux de ses victimes.

D'autres exécutions sont prévues prochainement aux Etats-Unis, notamment le 25 mars à nouveau au Texas.

Il est probable que les condamnés essaient à leur tour d'obtenir un sursis en raison de l'épidémie de Covid-19 mais aucune décision globale n'a été prise à l'heure actuelle.

Les Etats-Unis, où de nombreuses mesures d'isolement ont été prises, ont franchi mardi la barre des 100 morts liés au nouveau coronavirus et recensaient au moins 6.200 cas confirmés. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10866 Wed, 18 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Japon: Un homme accusé du meurtre de 19 personnes condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/10865 YOKOHAMA, Japon (Reuters) - Satoshi Uematsu a été condamné lundi à la peine capitale par un tribunal de Yokohama, près de Tokyo, pour avoir poignardé à mort 19 personnes handicapées en 2016, l'une des pires tueries de masse depuis des décennies au Japon. L'homme âgé de 30 ans a reconnu avoir tué ou blessé une quarantaine de personnes dans un centre pour handicapés d'une ville située non loin de Tokyo. La plupart des victimes ont été poignardées alors qu'elles dormaient. Cette tuerie avait provoqué une onde de choc à travers le pays, où les crimes violents sont rares, notamment du fait d'un contrôle strict des armes à feu. Elle a aussi alimenté un débat sur la nécessité de changements au sein d'une société où les personnes en situation de handicap peuvent encore être stigmatisées et vivre dans la honte.
L'homme âgé de 30 ans a reconnu avoir tué ou blessé une quarantaine de personnes dans un centre pour handicapés d'une ville située non loin de Tokyo. La plupart des victimes ont été poignardées alors qu'elles dormaient.

Cette tuerie avait provoqué une onde de choc à travers le pays, où les crimes violents sont rares, notamment du fait d'un contrôle strict des armes à feu. Elle a aussi alimenté un débat sur la nécessité de changements au sein d'une société où les personnes en situation de handicap peuvent encore être stigmatisées et vivre dans la honte.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10865 Mon, 16 Mar 2020 00:00:00 +0000 Reuters
Titus Corlăţean condamne la nouvelle peine de mort prononcée au Bélarus https://www.peinedemort.org/document/10864 Titus Corlatean (Roumanie, SOC), rapporteur général de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'abolition de la peine de mort, a condamné la peine de mort prononcée à l'encontre de Viktar Skrundzik pour le meurtre de deux personnes âgées en janvier 2019 au Bélarus. Il s'agirait de la troisième condamnation à mort prononcée dans le pays depuis le début de l'année. « Bien que j'éprouve de la compassion pour les victimes et leurs familles dans cette affaire, l'Assemblée et le Conseil de l'Europe restent résolument opposés à la peine de mort, qui est contraire à nos valeurs les plus fondamentales », a déclaré M. Corlatean. « Les relations avec le Bélarus ne pourront pas s'améliorer tant que cette question fondamentale ne sera pas résolue. Une fois de plus, j'appelle instamment les autorités à instaurer un moratoire sur la peine de mort, comme premier pas vers son abolition totale ».
« Bien que j'éprouve de la compassion pour les victimes et leurs familles dans cette affaire, l'Assemblée et le Conseil de l'Europe restent résolument opposés à la peine de mort, qui est contraire à nos valeurs les plus fondamentales », a déclaré M. Corlatean. « Les relations avec le Bélarus ne pourront pas s'améliorer tant que cette question fondamentale ne sera pas résolue. Une fois de plus, j'appelle instamment les autorités à instaurer un moratoire sur la peine de mort, comme premier pas vers son abolition totale ».]]>
https://www.peinedemort.org/document/10864 Tue, 10 Mar 2020 00:00:00 +0000
Biélorussie: déclaration du porte-parole sur une nouvelle condamnation à mort https://www.peinedemort.org/document/10867 Le 6 mars 2020, Viktar Skrundzik a été condamné à mort par le tribunal régional de Minsk, en Biélorussie. L'Union européenne réaffirme qu'elle est fermement opposée à l'application de la peine capitale en toutes circonstances. La peine de mort constitue une violation du droit inaliénable à la vie tel qu'il est consacré dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et représente la forme la plus extrême de châtiment cruel, inhumain et dégradant. Les erreurs judiciaires, inévitables dans tout système judiciaire, sont irréversibles. La tendance dans le monde est à l'abandon de la peine capitale: au cours des dix dernières années au moins, aucune exécution n'a eu lieu dans 160 pays. La commutation par la Biélorussie des condamnations à mort déjà prononcées et l'instauration d'un moratoire sur la peine de mort constitueraient une première avancée très positive vers son abolition.
L'Union européenne réaffirme qu'elle est fermement opposée à l'application de la peine capitale en toutes circonstances. La peine de mort constitue une violation du droit inaliénable à la vie tel qu'il est consacré dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et représente la forme la plus extrême de châtiment cruel, inhumain et dégradant. Les erreurs judiciaires, inévitables dans tout système judiciaire, sont irréversibles.

La tendance dans le monde est à l'abandon de la peine capitale: au cours des dix dernières années au moins, aucune exécution n'a eu lieu dans 160 pays. La commutation par la Biélorussie des condamnations à mort déjà prononcées et l'instauration d'un moratoire sur la peine de mort constitueraient une première avancée très positive vers son abolition.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10867 Sat, 07 Mar 2020 00:00:00 +0000 Union européenne
Un condamné exécuté dans l'Alabama malgré une forte mobilisation https://www.peinedemort.org/document/10858 Un homme condamné à mort pour le meurtre de trois policiers a été exécuté jeudi soir dans l'Alabama malgré la mobilisation de plusieurs personnalités qui doutaient de sa culpabilité, dont Kim Kardashian. La Cour suprême des Etats-Unis, ultime recours des condamnés, avait accordé à la dernière minute un sursis à Nathaniel Woods, 44 ans, suspendant son exécution "jusqu'à nouvel ordre". Mais le temple du droit américain a finalement donné peu de temps après son feu vert à l'exécution, par injection létale dans un pénitencier près d'Atmore, dans le sud des Etats-Unis. "Justice a été rendue ce soir", a déclaré jeudi dans un communiqué le procureur général de l'Alabama, Steve Marshall. "Nathaniel Woods, l'un des deux tueurs derrière la journée la plus sanglante de l'histoire de la police de Birmingham, a eu ce qu'il méritait". En 2004, des policiers étaient venus arrêter Nathaniel Woods dans un appartement utilisé pour du trafic de drogue dans la ville de Birmingham. Lors de l'intervention, trois agents avaient été abattus et un quatrième blessé. M. Woods n'avait pas pressé la gâchette. Mais en 2005, il avait écopé de la même peine que l'auteur des tirs, son colocataire Kerry Spencer, parce qu'il avait été considéré comme le "cerveau" de l'attaque. Lors de son procès, les procureurs l'avaient en effet accusé d'avoir attiré les enquêteurs dans un guet-apens, sachant que son complice les tuerait. Lui avait toujours maintenu son innocence. Dans un courrier récent diffusé par les médias américains, son ancien colocataire Kerry Spencer assurait que Nathaniel Woods était "100% innocent". "Je le sais parce que c'est moi qui ai tiré et tué les policiers", écrivait-il. Autre fait troublant pour ses défenseurs: il avait été condamné par dix jurés sur douze, l'Alabama étant le seul Etat américain qui permette d'infliger la peine de mort sans jury unanime. A l'approche de la date programmée pour son exécution, quelque 120.000 personnes, dont des personnalités, avaient demandé à la gouverneure de l'Alabama Kay Ivey de lui accorder un sursis. "Voulez-vous autoriser l'exécution d'un homme qui est peut-être innocent?", lui avait notamment écrit le militant des droits civiques Martin Luther King III, fils du pasteur assassiné. "Rejoignez la large coalition -- dont des membres du jury et des proches des victimes -- qui demandent" un report de l'exécution, avait également tweeté la star de la téléréalité Kim Kardashian. En parallèle, les avocats de Nathaniel Woods avaient introduit un ultime recours devant la Cour suprême, contestant la méthode d'exécution retenue. C'est le cinquième condamné à mort exécuté aux Etats-Unis depuis le début de l'année 2020.
La Cour suprême des Etats-Unis, ultime recours des condamnés, avait accordé à la dernière minute un sursis à Nathaniel Woods, 44 ans, suspendant son exécution "jusqu'à nouvel ordre".

Mais le temple du droit américain a finalement donné peu de temps après son feu vert à l'exécution, par injection létale dans un pénitencier près d'Atmore, dans le sud des Etats-Unis.

"Justice a été rendue ce soir", a déclaré jeudi dans un communiqué le procureur général de l'Alabama, Steve Marshall. "Nathaniel Woods, l'un des deux tueurs derrière la journée la plus sanglante de l'histoire de la police de Birmingham, a eu ce qu'il méritait".

En 2004, des policiers étaient venus arrêter Nathaniel Woods dans un appartement utilisé pour du trafic de drogue dans la ville de Birmingham. Lors de l'intervention, trois agents avaient été abattus et un quatrième blessé.

M. Woods n'avait pas pressé la gâchette. Mais en 2005, il avait écopé de la même peine que l'auteur des tirs, son colocataire Kerry Spencer, parce qu'il avait été considéré comme le "cerveau" de l'attaque.

Lors de son procès, les procureurs l'avaient en effet accusé d'avoir attiré les enquêteurs dans un guet-apens, sachant que son complice les tuerait. Lui avait toujours maintenu son innocence.

Dans un courrier récent diffusé par les médias américains, son ancien colocataire Kerry Spencer assurait que Nathaniel Woods était "100% innocent". "Je le sais parce que c'est moi qui ai tiré et tué les policiers", écrivait-il.

Autre fait troublant pour ses défenseurs: il avait été condamné par dix jurés sur douze, l'Alabama étant le seul Etat américain qui permette d'infliger la peine de mort sans jury unanime.

A l'approche de la date programmée pour son exécution, quelque 120.000 personnes, dont des personnalités, avaient demandé à la gouverneure de l'Alabama Kay Ivey de lui accorder un sursis.

"Voulez-vous autoriser l'exécution d'un homme qui est peut-être innocent?", lui avait notamment écrit le militant des droits civiques Martin Luther King III, fils du pasteur assassiné.

"Rejoignez la large coalition -- dont des membres du jury et des proches des victimes -- qui demandent" un report de l'exécution, avait également tweeté la star de la téléréalité Kim Kardashian.

En parallèle, les avocats de Nathaniel Woods avaient introduit un ultime recours devant la Cour suprême, contestant la méthode d'exécution retenue.

C'est le cinquième condamné à mort exécuté aux Etats-Unis depuis le début de l'année 2020.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10858 Fri, 06 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Nouvelle condamnation à mort en Biélorussie https://www.peinedemort.org/document/10863 Viktar Skrundzik est condamné à mort pour meurtre au Bélarus. Il s'agit de la troisième condamnation à mort annoncée en Biélorussie en 2020.
Il s'agit de la troisième condamnation à mort annoncée en Biélorussie en 2020.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10863 Fri, 06 Mar 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
Yémen : l'ONU demande l'annulation des condamnations à mort par contumace de 35 parlementaires https://www.peinedemort.org/document/10870 Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) a demandé vendredi aux autorités de facto à Sana'a, au Yémen, d'annuler les condamnations à mort prononcées contre 35 parlementaires. « Nous sommes très préoccupés par le fait que 35 parlementaires yéménites ont été condamnés à mort - par contumace et par un tribunal de Sana'a, contrôlée par les Houthis - pour trahison, et leurs biens confisqués et leurs familles menacées », a dit une porte-parole du HCDH, Liz Throssell, lors d'un point de presse à Genève. « Nous appelons les autorités de facto à annuler immédiatement les peines prononcées contre les députés et à veiller à ce que leurs familles ne soient pas harcelées », a-t-elle ajouté. Les députés pro-gouvernementaux ont été condamnés le 3 mars par un tribunal pénal spécialisé à Sana'a. Aucun ne se trouvait dans le nord du Yémen, qui est contrôlé par les rebelles houthis. « Nous sommes extrêmement préoccupés par le déroulement général du procès et par son caractère politique, ainsi que par son non-respect des normes et standards internationaux », a dit la porte-parole du HCDH. « Notre Bureau comprend que les politiciens ont été condamnés à mort pour ‘avoir pris des mesures menaçant la stabilité de la République du Yémen, son unité et la sécurité de son territoire'. L'accusation porte sur leur participation à une réunion parlementaire tenue à Saywun (gouvernorat d'Hadramaout) le 11 avril 2019, convoquée par le Président reconnu internationalement Abdo Rabo Mansour Hadi », a-t-elle ajouté. À la suite des condamnations prononcées à Sana'a, le HCDH a reçu des informations selon lesquelles les domiciles de certains parlementaires à Sana'a auraient été saccagés par un groupe de femmes policières houthies et des membres de leur famille, qui se trouvaient à l'intérieur de leur domicile, ont reçu pour ordre de partir dans les 24 heures. « Nous rappelons aux autorités de facto que la peine de mort est une forme extrême de peine réservée aux ‘crimes les plus graves' impliquant des homicides intentionnels. Si elle est utilisée, elle ne devrait être imposée qu'après un procès équitable respectant les garanties de procédure régulière les plus strictes, comme le stipule le droit international des droits de l'homme », a dit la porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme. « Nous sommes très préoccupés par le fait que 35 parlementaires yéménites ont été condamnés à mort - par contumace et par un tribunal de Sana'a, contrôlée par les Houthis - pour trahison, et leurs biens confisqués et leurs familles menacées », a dit une porte-parole du HCDH, Liz Throssell, lors d'un point de presse à Genève.

« Nous appelons les autorités de facto à annuler immédiatement les peines prononcées contre les députés et à veiller à ce que leurs familles ne soient pas harcelées », a-t-elle ajouté.

Les députés pro-gouvernementaux ont été condamnés le 3 mars par un tribunal pénal spécialisé à Sana'a. Aucun ne se trouvait dans le nord du Yémen, qui est contrôlé par les rebelles houthis.

« Nous sommes extrêmement préoccupés par le déroulement général du procès et par son caractère politique, ainsi que par son non-respect des normes et standards internationaux », a dit la porte-parole du HCDH.

« Notre Bureau comprend que les politiciens ont été condamnés à mort pour ‘avoir pris des mesures menaçant la stabilité de la République du Yémen, son unité et la sécurité de son territoire'. L'accusation porte sur leur participation à une réunion parlementaire tenue à Saywun (gouvernorat d'Hadramaout) le 11 avril 2019, convoquée par le Président reconnu internationalement Abdo Rabo Mansour Hadi », a-t-elle ajouté.

À la suite des condamnations prononcées à Sana'a, le HCDH a reçu des informations selon lesquelles les domiciles de certains parlementaires à Sana'a auraient été saccagés par un groupe de femmes policières houthies et des membres de leur famille, qui se trouvaient à l'intérieur de leur domicile, ont reçu pour ordre de partir dans les 24 heures.

« Nous rappelons aux autorités de facto que la peine de mort est une forme extrême de peine réservée aux ‘crimes les plus graves' impliquant des homicides intentionnels. Si elle est utilisée, elle ne devrait être imposée qu'après un procès équitable respectant les garanties de procédure régulière les plus strictes, comme le stipule le droit international des droits de l'homme », a dit la porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10870 Fri, 06 Mar 2020 00:00:00 +0000 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
Primé à la Berlinale, l'Iranien Rasoulof sommé par Téhéran de se rendre en prison https://www.peinedemort.org/document/10854 Le réalisateur iranien Mohammad Rasoulof, primé samedi à Berlin, a été sommé de se présenter à la justice de son pays pour purger une peine d'un an de prison, a-t-on appris jeudi auprès de son avocat. Il "a reçu (mercredi) un texto (le sommant) de se présenter (devant le juge de l'exécution des peines en vue de) commencer à purger" la sienne, a déclaré à l'AFP Me Nasser Zarafchan. Le dernier film de M. Rasoulof, "There is No Evil", a reçu samedi soir l'Ours d'or à Berlin, en l'absence du cinéaste, condamné en 2019 à un an de prison et à deux ans d'interdiction de sortie de son pays. Jugeant "sans valeur légale" une convocation envoyée par simple texto, Me Zarafchan a indiqué avoir conseillé à son client de ne pas y répondre pour l'instant, surtout au vu de la situation créée par le nouveau coronavirus en Iran. "Avec la surpopulation carcérale (...) des instructions claires du pouvoir judiciaire ordonnent que soient données des permissions de sorties à des détenus et que les peines ne soient pas exécutées jusqu'à la fin de l'année" iranienne qui s'achève le 19 mars, a dit l'avocat à l'AFP. L'Iran est frappé de plein fouet par le nouveau coronavirus. Avec 107 personnes ayant succombé à la maladie Covid-19, selon les derniers chiffres officiels, la République islamique est, avec l'Italie, un des pays où l'épidémie a fait le plus de morts après la Chine. Selon Me Zarafchan, la condamnation de M. Rasoulof à un an de prison pour "propagande contre le système" politique de la République islamique en 2019 a été confirmée en appel depuis lors. Elle est "principalement" due au film "Un homme intègre" ("Lerd", soit "La Lie", en persan), qui avait valu à M. Rasoulof le prix "Un Certain regard" au festival de Cannes 2017. Le réalisateur de 48 ans s'était fait confisquer son passeport quelques mois plus tard par les autorités de son pays. Charge contre la corruption en Iran, "Un homme intègre" raconte l'histoire d'un homme à la vie simple qui tente de se battre contre les manœuvres malhonnêtes d'une compagnie privée poussant des villageois à vendre leurs biens. "There is No Evil" traite de la peine de mort, vue par les bourreaux et par les familles des victimes. Selon le dernier rapport annuel d'Amnesty International sur la peine capitale, au moins 253 personnes ont été exécutées en Iran en 2018.
Le dernier film de M. Rasoulof, "There is No Evil", a reçu samedi soir l'Ours d'or à Berlin, en l'absence du cinéaste, condamné en 2019 à un an de prison et à deux ans d'interdiction de sortie de son pays.

Jugeant "sans valeur légale" une convocation envoyée par simple texto, Me Zarafchan a indiqué avoir conseillé à son client de ne pas y répondre pour l'instant, surtout au vu de la situation créée par le nouveau coronavirus en Iran.

"Avec la surpopulation carcérale (...) des instructions claires du pouvoir judiciaire ordonnent que soient données des permissions de sorties à des détenus et que les peines ne soient pas exécutées jusqu'à la fin de l'année" iranienne qui s'achève le 19 mars, a dit l'avocat à l'AFP.

L'Iran est frappé de plein fouet par le nouveau coronavirus. Avec 107 personnes ayant succombé à la maladie Covid-19, selon les derniers chiffres officiels, la République islamique est, avec l'Italie, un des pays où l'épidémie a fait le plus de morts après la Chine.

Selon Me Zarafchan, la condamnation de M. Rasoulof à un an de prison pour "propagande contre le système" politique de la République islamique en 2019 a été confirmée en appel depuis lors. Elle est "principalement" due au film "Un homme intègre" ("Lerd", soit "La Lie", en persan), qui avait valu à M. Rasoulof le prix "Un Certain regard" au festival de Cannes 2017.

Le réalisateur de 48 ans s'était fait confisquer son passeport quelques mois plus tard par les autorités de son pays.

Charge contre la corruption en Iran, "Un homme intègre" raconte l'histoire d'un homme à la vie simple qui tente de se battre contre les manœuvres malhonnêtes d'une compagnie privée poussant des villageois à vendre leurs biens.

"There is No Evil" traite de la peine de mort, vue par les bourreaux et par les familles des victimes. Selon le dernier rapport annuel d'Amnesty International sur la peine capitale, au moins 253 personnes ont été exécutées en Iran en 2018.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10854 Thu, 05 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Alabama : nouvelle exécution aux Etats-Unis après un sursis de dernière minute https://www.peinedemort.org/document/10859 Nathaniel Woods a été exécuté en Alabama. La Cour suprême avait préalablement annoncé un suris temporaire de dernière minute avant de donner son feu vert à l'exécution. Nathaniel Woods avait été condamné à mort alors que la recommandation du jury n'était pas unanime (10 voix contre 2), ce qui est possible en Alabama. Il a été condamné à mort pour le meurtre de trois policiers qui ont été tués par Kerry Spencer (également condamné à mort) dans un appartement où se trouvait Nathaniel Woods.
Nathaniel Woods avait été condamné à mort alors que la recommandation du jury n'était pas unanime (10 voix contre 2), ce qui est possible en Alabama.
Il a été condamné à mort pour le meurtre de trois policiers qui ont été tués par Kerry Spencer (également condamné à mort) dans un appartement où se trouvait Nathaniel Woods.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10859 Thu, 05 Mar 2020 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
Sursis de dernière minute dans l'Alabama pour un condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/10860 Prévue jeudi soir dans l'Etat américain de l'Alabama, l'exécution d'un condamné à mort défendu par plusieurs personnalités qui doutent de sa culpabilité, dont Kim Kardashian, a été suspendue à la dernière minute et "jusqu'à nouvel ordre" par la Cour suprême des Etats-Unis. La décision du temple du droit américain, ultime recours des condamnés, offre un sursis à Nathaniel Woods, 44 ans, qui devait recevoir en soirée une injection létale dans un pénitencier près d'Atmore, dans le sud des Etats-Unis. Après examen du recours déposé par ses avocats, la Cour suprême "ordonne la suspension jusqu'à nouvel ordre de l'exécution de la peine de mort", sans donner plus de précisions. En 2004, des policiers étaient venus arrêter Nathaniel Woods dans un appartement utilisé pour du trafic de drogue à Birmingham. Lors de l'intervention, trois agents avaient été abattus et un quatrième blessé. M. Woods n'avait pas pressé la gâchette. Mais en 2005, il a écopé de la même peine que l'auteur des tirs, son colocataire Kerry Spencer, parce qu'il a été considéré comme le "cerveau" de l'attaque. Lors de son procès, les procureurs l'ont en effet accusé d'avoir attiré les enquêteurs dans un guet-apens, sachant que son complice les tuerait. Lui a toujours maintenu son innocence. Dans un courrier récent diffusé par les médias américains, son ancien colocataire Kerry Spencer assure que Nathaniel Woods est "100% innocent". "Je le sais parce que c'est moi qui ai tiré et tué les policiers", écrit-il. Autre fait troublant pour ses défenseurs: il a été condamné par dix jurés sur douze, l'Alabama étant le seul Etat américain qui permette d'infliger la peine de mort sans jury unanime. A l'approche de la date programmée pour son exécution, quelque 120.000 personnes, dont des personnalités, ont demandé à la gouverneure de l'Alabama Kay Ivey de lui accorder un sursis. "Voulez-vous autoriser l'exécution d'un homme qui est peut-être innocent?", lui a notamment écrit le militant des droits civiques Martin Luther King III, fils du pasteur assassiné. "Rejoignez la large coalition -- dont des membres du jury et des proches des victimes -- qui demandent" un report de l'exécution, a également tweeté la star de la téléréalité Kim Kardashian. En parallèle, les avocats de Nathaniel Woods avaient introduit un ultime recours devant la Cour suprême, contestant la méthode d'exécution retenue. Son exécution devait être la cinquième aux Etats-Unis depuis le début de l'année 2020.
La décision du temple du droit américain, ultime recours des condamnés, offre un sursis à Nathaniel Woods, 44 ans, qui devait recevoir en soirée une injection létale dans un pénitencier près d'Atmore, dans le sud des Etats-Unis.

Après examen du recours déposé par ses avocats, la Cour suprême "ordonne la suspension jusqu'à nouvel ordre de l'exécution de la peine de mort", sans donner plus de précisions.

En 2004, des policiers étaient venus arrêter Nathaniel Woods dans un appartement utilisé pour du trafic de drogue à Birmingham. Lors de l'intervention, trois agents avaient été abattus et un quatrième blessé.

M. Woods n'avait pas pressé la gâchette. Mais en 2005, il a écopé de la même peine que l'auteur des tirs, son colocataire Kerry Spencer, parce qu'il a été considéré comme le "cerveau" de l'attaque.

Lors de son procès, les procureurs l'ont en effet accusé d'avoir attiré les enquêteurs dans un guet-apens, sachant que son complice les tuerait. Lui a toujours maintenu son innocence.

Dans un courrier récent diffusé par les médias américains, son ancien colocataire Kerry Spencer assure que Nathaniel Woods est "100% innocent". "Je le sais parce que c'est moi qui ai tiré et tué les policiers", écrit-il.

Autre fait troublant pour ses défenseurs: il a été condamné par dix jurés sur douze, l'Alabama étant le seul Etat américain qui permette d'infliger la peine de mort sans jury unanime.

A l'approche de la date programmée pour son exécution, quelque 120.000 personnes, dont des personnalités, ont demandé à la gouverneure de l'Alabama Kay Ivey de lui accorder un sursis.

"Voulez-vous autoriser l'exécution d'un homme qui est peut-être innocent?", lui a notamment écrit le militant des droits civiques Martin Luther King III, fils du pasteur assassiné.

"Rejoignez la large coalition -- dont des membres du jury et des proches des victimes -- qui demandent" un report de l'exécution, a également tweeté la star de la téléréalité Kim Kardashian.

En parallèle, les avocats de Nathaniel Woods avaient introduit un ultime recours devant la Cour suprême, contestant la méthode d'exécution retenue.

Son exécution devait être la cinquième aux Etats-Unis depuis le début de l'année 2020.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10860 Thu, 05 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Inde : L'exécution de quatre hommes condamnés pour viol collectif à Delhi fixée au 20 mars https://www.peinedemort.org/document/10861 Viol collectif et meurtre d'une étudiante de 23 ans à Delhi: après plusieurs reports, la pendaison de quatre des six agresseurs est fixée au 20 mars La justice indienne a fixé jeudi au 20 mars l'exécution, trois fois reportée, de quatre hommes condamnés à mort pour le viol collectif d'une étudiante dans un bus de Delhi, qui avait choqué le monde en 2012. Un tribunal de la capitale a programmé au vendredi 20 mars, à 05H30, heure locale (23h00 HB), la pendaison de Mukesh Singh, Vinay Sharma, Pawan Gupta et Akshay Thakur dans la prison de Tihar, ont rapporté les médias indiens. Initialement prévue pour le 22 janvier, cette exécution a été reportée trois fois, souvent à la dernière minute, car les condamnés disposaient encore de recours judiciaires. Les quatre détenus, qui doivent être pendus ensemble, se relayaient depuis des semaines pour déposer à tour de rôle des recours tardifs et ainsi gagner du temps. Tous ont désormais vu leur demande de grâce présidentielle rejetée. « Tant qu'ils ne sont pas pendus, le combat continuera », a déclaré la mère de leur victime à l'agence Press Trust of India. Le viol collectif de Delhi du 16 décembre 2012, dont la victime âgée de 23 ans avait succombé à ses blessures, avait braqué une lumière crue sur le lourd silence autour des violences sexuelles en Inde, les carences de son système judiciaire en matière de lutte contre les viols et, au-delà, le traitement des femmes dans la société indienne. L'affaire avait provoqué une onde de choc dans l'opinion publique et entraîné de gigantesques manifestations dans le pays. À la suite du drame, les autorités avaient durci la législation contre les violences sexuelles et prévu des procédures judiciaires accélérées. Des six suspects arrêtés par les forces de l'ordre, le meneur présumé est mort en détention, officiellement d'un suicide. Un autre, encore mineur à l'époque, a bénéficié d'une peine réduite en raison de son âge et a été libéré au bout de trois ans. L'Inde applique rarement la peine de mort, préférant commuer les peines capitales en prison à vie, et ne procède aux exécutions que dans de rares cas emblématiques. La dernière pendaison en date dans le pays remonte à 2015.
La justice indienne a fixé jeudi au 20 mars l'exécution, trois fois reportée, de quatre hommes condamnés à mort pour le viol collectif d'une étudiante dans un bus de Delhi, qui avait choqué le monde en 2012.

Un tribunal de la capitale a programmé au vendredi 20 mars, à 05H30, heure locale (23h00 HB), la pendaison de Mukesh Singh, Vinay Sharma, Pawan Gupta et Akshay Thakur dans la prison de Tihar, ont rapporté les médias indiens.

Initialement prévue pour le 22 janvier, cette exécution a été reportée trois fois, souvent à la dernière minute, car les condamnés disposaient encore de recours judiciaires.

Les quatre détenus, qui doivent être pendus ensemble, se relayaient depuis des semaines pour déposer à tour de rôle des recours tardifs et ainsi gagner du temps. Tous ont désormais vu leur demande de grâce présidentielle rejetée.

« Tant qu'ils ne sont pas pendus, le combat continuera », a déclaré la mère de leur victime à l'agence Press Trust of India.

Le viol collectif de Delhi du 16 décembre 2012, dont la victime âgée de 23 ans avait succombé à ses blessures, avait braqué une lumière crue sur le lourd silence autour des violences sexuelles en Inde, les carences de son système judiciaire en matière de lutte contre les viols et, au-delà, le traitement des femmes dans la société indienne.

L'affaire avait provoqué une onde de choc dans l'opinion publique et entraîné de gigantesques manifestations dans le pays. À la suite du drame, les autorités avaient durci la législation contre les violences sexuelles et prévu des procédures judiciaires accélérées.

Des six suspects arrêtés par les forces de l'ordre, le meneur présumé est mort en détention, officiellement d'un suicide. Un autre, encore mineur à l'époque, a bénéficié d'une peine réduite en raison de son âge et a été libéré au bout de trois ans.

L'Inde applique rarement la peine de mort, préférant commuer les peines capitales en prison à vie, et ne procède aux exécutions que dans de rares cas emblématiques.

La dernière pendaison en date dans le pays remonte à 2015.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10861 Thu, 05 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Egypte : le chef jihadiste Hicham el-Achmawy exécuté https://www.peinedemort.org/document/10857 Le chef jihadiste égyptien Hicham el-Achmawy, un ancien officier des forces spéciales ayant pris les armes contre les autorités, a été exécuté mercredi, a annoncé le porte-parole de l'armée sur sa page Facebook. Arrêté en Libye en octobre 2018, Achmawy avait été extradé vers l'Egypte en mai 2019, puis condamné à mort en novembre dernier par un tribunal militaire, pour son implication dans une quinzaine de crimes dont une attaque contre un check-point à la frontière avec la Libye en 2014, au cours duquel 22 soldats avaient péri.
Arrêté en Libye en octobre 2018, Achmawy avait été extradé vers l'Egypte en mai 2019, puis condamné à mort en novembre dernier par un tribunal militaire, pour son implication dans une quinzaine de crimes dont une attaque contre un check-point à la frontière avec la Libye en 2014, au cours duquel 22 soldats avaient péri.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10857 Wed, 04 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Égypte : 37 jihadistes dont un chef condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/10855 Un tribunal égyptien a condamné lundi à la peine capitale 37 jihadistes, dont Hicham el-Achmawy, un ancien officier des forces spéciales ayant pris les armes contre les autorités, selon une source judiciaire. Achmawy et les 36 autres accusés ont été condamnés "à mort par pendaison pour avoir pris part à 54 crimes", a précisé la même source. Parmi ces crimes: une tentative d'assassinat en 2013 contre Mohamed Ibrahim, le ministre de l'Intérieur d'alors, le meurtre de policiers, et plusieurs attaques contre des installations de sécurité. Les condamnés ont la possibilité d'interjeter appel. Accusé d'avoir joué un rôle important dans les réseaux jihadistes transfrontaliers d'Afrique du Nord, Achmawy, qui avait quitté l'armée en 2012, a longtemps été l'un des hommes les plus recherchés d'Egypte. Aujourd'hui âgé de 37 ans, le jihadiste avait été arrêté en octobre 2018 dans la Libye voisine, avant d'être remis en mai 2019 aux autorités égyptiennes par le maréchal libyen Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est de ce pays. En novembre dernier, un tribunal militaire l'avait déjà condamné à mort pour son implication dans une quinzaine de crimes dont une attaque contre un check-point à la frontière avec la Libye en 2014, au cours duquel 22 soldats avaient péri. Devant ce même tribunal, Achmawy avait également été reconnu coupable d'avoir dirigé le groupe jihadiste Ansar beit al-Maqdes, dans la péninsule du Sinaï, dans l'est du pays, où sévit une insurrection qui s'est intensifiée après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en 2013. Achmawy aurait quitté le Sinaï pour la Libye en 2013, avant qu'Ansar Beit al-Maqdes ne fasse allégeance en novembre 2014 au groupe jihadiste Etat islamique (EI), restant proche de l'organisation jihadiste rivale, El-Qaëda.
Achmawy et les 36 autres accusés ont été condamnés "à mort par pendaison pour avoir pris part à 54 crimes", a précisé la même source.

Parmi ces crimes: une tentative d'assassinat en 2013 contre Mohamed Ibrahim, le ministre de l'Intérieur d'alors, le meurtre de policiers, et plusieurs attaques contre des installations de sécurité.

Les condamnés ont la possibilité d'interjeter appel.

Accusé d'avoir joué un rôle important dans les réseaux jihadistes transfrontaliers d'Afrique du Nord, Achmawy, qui avait quitté l'armée en 2012, a longtemps été l'un des hommes les plus recherchés d'Egypte.

Aujourd'hui âgé de 37 ans, le jihadiste avait été arrêté en octobre 2018 dans la Libye voisine, avant d'être remis en mai 2019 aux autorités égyptiennes par le maréchal libyen Khalifa Haftar, l'homme fort de l'est de ce pays.

En novembre dernier, un tribunal militaire l'avait déjà condamné à mort pour son implication dans une quinzaine de crimes dont une attaque contre un check-point à la frontière avec la Libye en 2014, au cours duquel 22 soldats avaient péri.

Devant ce même tribunal, Achmawy avait également été reconnu coupable d'avoir dirigé le groupe jihadiste Ansar beit al-Maqdes, dans la péninsule du Sinaï, dans l'est du pays, où sévit une insurrection qui s'est intensifiée après la destitution du président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

Achmawy aurait quitté le Sinaï pour la Libye en 2013, avant qu'Ansar Beit al-Maqdes ne fasse allégeance en novembre 2014 au groupe jihadiste Etat islamique (EI), restant proche de l'organisation jihadiste rivale, El-Qaëda.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10855 Mon, 02 Mar 2020 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Coronavirus: un Chinois condamné à mort après un crime "extrêmement haineux" https://www.peinedemort.org/document/10862 Un homme a été condamné à mort pour avoir poignardé deux fonctionnaires dans le sud-ouest de la Chine à un barrage contrôlant la présence d'éventuels porteurs du nouveau coronavirus, indique lundi une source judiciaire. Ma Jianguo, a été condamné à mort dimanche par un tribunal local après un incident meurtrier survenu le 6 février alors qu'il tentait de forcer un barrage de ce type. L'homme, qui conduisait un minivan, avait refusé de s'arrêter à un poste de contrôle de l'épidémie à Honghe, un village dans la province du Yunnan, frontalière du Vietnam, et son passager avait tenté de dégager les obstacles bloquant la route, selon le tribunal local. Un fonctionnaire, qui filmait la scène sur son téléphone portable, a alors reçu de M. Ma un coup de couteau à la poitrine et à l'abdomen. Le conducteur s'en est ensuite pris à un autre homme venu à la rescousse, ajoute le communiqué du tribunal intermédiaire de Honghe. Les deux fonctionnaires sont morts de leurs blessures. Le tribunal a estimé que M. Ma n'avait "pas obéi" aux cadres locaux, "ignoré la loi nationale" relative à l'épidémie et commis un crime "extrêmement haineux". En Chine, les autorités à tous les niveaux ont adopté des restrictions de circulation drastiques et des mesures de confinement à travers le pays pour enrayer la propagation du nouveau virus apparu fin 2019.
L'homme, qui conduisait un minivan, avait refusé de s'arrêter à un poste de contrôle de l'épidémie à Honghe, un village dans la province du Yunnan, frontalière du Vietnam, et son passager avait tenté de dégager les obstacles bloquant la route, selon le tribunal local.

Un fonctionnaire, qui filmait la scène sur son téléphone portable, a alors reçu de M. Ma un coup de couteau à la poitrine et à l'abdomen. Le conducteur s'en est ensuite pris à un autre homme venu à la rescousse, ajoute le communiqué du tribunal intermédiaire de Honghe. Les deux fonctionnaires sont morts de leurs blessures.

Le tribunal a estimé que M. Ma n'avait "pas obéi" aux cadres locaux, "ignoré la loi nationale" relative à l'épidémie et commis un crime "extrêmement haineux".

En Chine, les autorités à tous les niveaux ont adopté des restrictions de circulation drastiques et des mesures de confinement à travers le pays pour enrayer la propagation du nouveau virus apparu fin 2019.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10862 Mon, 02 Mar 2020 00:00:00 +0000 Belga - Agence Télégraphique Belge de Presse