La peine de mort dans le monde — Documents https://www.peinedemort.org/rss/documents Tous les documents concernant la peine de mort (actualités, dépêches, loi, déclarations, etc). fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Sun, 22 Jul 2018 18:23:05 +0200 Sun, 22 Jul 2018 07:50:46 +0200 120 En Indonésie, la lutte sans merci contre la drogue produit peu d'effets https://www.peinedemort.org/document/10023 La lutte contre la drogue est une priorité en Indonésie, où la législation anti-stupéfiants est parmi les plus restrictives du monde et où des dizaines d'étrangers, dont un Français, ont été condamnés à mort. Mais les résultats sont peu probants, observent des experts. Un autre Français, Michaël Blanc, arrêté en 1999 à Bali en possession de 3,8 kilos de haschisch, devrait pouvoir regagner la France samedi après 14 ans de prison et quatre années supplémentaires d'interdiction de quitter l'archipel d'Asie du Sud-Est. Il avait échappé de peu à la peine capitale, sanction ultime que risque toute personne interpellée avec cinq grammes ou plus de drogue, héroïne comme cannabis, à partir du moment où le juge considère qu'il s'agit de trafic. Signe qu'il ne plaisante pas avec ce fléau, le président indonésien, Joko Widodo, avait donné l'ordre l'an passé à la police de tirer systématiquement sur les trafiquants de drogue présumés, y compris étrangers, s'ils résistaient à leur arrestation. Pas moins de 18 condamnés à mort pour trafic de stupéfiants, en majorité des ressortissants étrangers, ont été exécutés en Indonésie depuis l'arrivée au pouvoir fin 2014 de M. Widodo, qui a déclaré la «guerre à la drogue». «Toute guerre doit se terminer par une victoire, mais en réalité, nous avons perdu», constate Dhira Narayana, directeur de l'ONG Cercle du cannabis de l'archipel, qui se définit comme un mouvement de sensibilisation aux effets de la drogue. «Dans certains pays, le cannabis a été légalisé. Il est prouvé que notre approche n'est pas la bonne car le nombre de consommateurs et de trafiquants ne cesse d'augmenter chaque année». Les produits stupéfiants font un peu plus de 11.000 morts chaque année en Indonésie - soit en moyenne 30 par jour, selon des statistiques de l'agence chargée de la lutte contre la drogue. Le nombre de consommateurs de drogue a nettement augmenté ces dernières années, passant de 0,02% de la population en 2016 à 1,77% l'an passé, soit 4,5 millions d'usagers supplémentaires. - «Pas d'effet dissuasif» - De plus, souligne M. Narayana, certains détenus dans des affaires de drogue ont été «torturés et contraints d'avouer. Nous devrions en fait nous pencher sur notre système», dit-il, en référence à la corruption qui mine aussi bien l'administration pénitentiaire que la police et le système judiciaire. Des défenseurs des droits de l'Homme dénoncent régulièrement les incohérences et approximations du système judiciaire indonésien. Dans le cas du Français Serge Atlaoui, arrêté en 2005 pour trafic de drogue et condamné à mort deux ans plus tard, le ministre français des Affaires étrangères de l'époque, Laurent Fabius, avait dénoncé de «graves dysfonctionnements de la justice indonésienne» et le «traitement expéditif» de cette affaire comportant «des affirmations erronées». M. Atlaoui, qui devait initialement être exécuté début 2015 avec huit autres condamnés à mort pour trafic de drogue - deux Australiens, un Brésilien, quatre Africains et un Indonésien - avait été retiré de la liste au dernier moment à la suite d'initiatives diplomatiques. Il est toujours en prison et figure parmi plus de 70 étrangers dans le couloir de la mort pour des affaires de drogue. Dans le cas de Michaël Blanc, sa mère très active en Indonésie pour obtenir sa libération avait dénoncé une loi qui interdisait en théorie aux étrangers, contrairement aux Indonésiens, d'être libérés après avoir purgé les deux tiers de leur peine. Hélène Le Touzey avait finalement obtenu gain de cause pour son fils sorti de prison en 2014. De son côté, Daniel Awigra, fondateur de l'ONG Coalition pour l'abolition de la peine de mort en Asie du Sud-Est, estime lui aussi que la répression sans merci appliquée par l'Indonésie «n'a pas d'effet dissuasif» et que la politique du gouvernement est «contre-productive». Dans une interview à l'AFP début 2017, le président indonésien s'était déclaré ouvert à un moratoire sur la peine de mort si la population y était favorable, se montrant ainsi moins sévère qu'au début de son mandat. Aucun condamné à la peine capitale n'a été exécuté depuis deux ans.
Un autre Français, Michaël Blanc, arrêté en 1999 à Bali en possession de 3,8 kilos de haschisch, devrait pouvoir regagner la France samedi après 14 ans de prison et quatre années supplémentaires d'interdiction de quitter l'archipel d'Asie du Sud-Est.

Il avait échappé de peu à la peine capitale, sanction ultime que risque toute personne interpellée avec cinq grammes ou plus de drogue, héroïne comme cannabis, à partir du moment où le juge considère qu'il s'agit de trafic.

Signe qu'il ne plaisante pas avec ce fléau, le président indonésien, Joko Widodo, avait donné l'ordre l'an passé à la police de tirer systématiquement sur les trafiquants de drogue présumés, y compris étrangers, s'ils résistaient à leur arrestation.

Pas moins de 18 condamnés à mort pour trafic de stupéfiants, en majorité des ressortissants étrangers, ont été exécutés en Indonésie depuis l'arrivée au pouvoir fin 2014 de M. Widodo, qui a déclaré la «guerre à la drogue».

«Toute guerre doit se terminer par une victoire, mais en réalité, nous avons perdu», constate Dhira Narayana, directeur de l'ONG Cercle du cannabis de l'archipel, qui se définit comme un mouvement de sensibilisation aux effets de la drogue.

«Dans certains pays, le cannabis a été légalisé. Il est prouvé que notre approche n'est pas la bonne car le nombre de consommateurs et de trafiquants ne cesse d'augmenter chaque année».

Les produits stupéfiants font un peu plus de 11.000 morts chaque année en Indonésie - soit en moyenne 30 par jour, selon des statistiques de l'agence chargée de la lutte contre la drogue. Le nombre de consommateurs de drogue a nettement augmenté ces dernières années, passant de 0,02% de la population en 2016 à 1,77% l'an passé, soit 4,5 millions d'usagers supplémentaires.

- «Pas d'effet dissuasif» -

De plus, souligne M. Narayana, certains détenus dans des affaires de drogue ont été «torturés et contraints d'avouer. Nous devrions en fait nous pencher sur notre système», dit-il, en référence à la corruption qui mine aussi bien l'administration pénitentiaire que la police et le système judiciaire.

Des défenseurs des droits de l'Homme dénoncent régulièrement les incohérences et approximations du système judiciaire indonésien.

Dans le cas du Français Serge Atlaoui, arrêté en 2005 pour trafic de drogue et condamné à mort deux ans plus tard, le ministre français des Affaires étrangères de l'époque, Laurent Fabius, avait dénoncé de «graves dysfonctionnements de la justice indonésienne» et le «traitement expéditif» de cette affaire comportant «des affirmations erronées».

M. Atlaoui, qui devait initialement être exécuté début 2015 avec huit autres condamnés à mort pour trafic de drogue - deux Australiens, un Brésilien, quatre Africains et un Indonésien - avait été retiré de la liste au dernier moment à la suite d'initiatives diplomatiques. Il est toujours en prison et figure parmi plus de 70 étrangers dans le couloir de la mort pour des affaires de drogue.

Dans le cas de Michaël Blanc, sa mère très active en Indonésie pour obtenir sa libération avait dénoncé une loi qui interdisait en théorie aux étrangers, contrairement aux Indonésiens, d'être libérés après avoir purgé les deux tiers de leur peine. Hélène Le Touzey avait finalement obtenu gain de cause pour son fils sorti de prison en 2014.

De son côté, Daniel Awigra, fondateur de l'ONG Coalition pour l'abolition de la peine de mort en Asie du Sud-Est, estime lui aussi que la répression sans merci appliquée par l'Indonésie «n'a pas d'effet dissuasif» et que la politique du gouvernement est «contre-productive».

Dans une interview à l'AFP début 2017, le président indonésien s'était déclaré ouvert à un moratoire sur la peine de mort si la population y était favorable, se montrant ainsi moins sévère qu'au début de son mandat. Aucun condamné à la peine capitale n'a été exécuté depuis deux ans.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10023 Fri, 20 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le Texas exécute un meurtrier malgré l'appel à la clémence du fils de la victime https://www.peinedemort.org/document/10021 Washington - L'Etat américain du Texas a exécuté mardi un meurtrier âgé de 34 ans, malgré un ultime appel à la clémence du fils de l'homme qu'il a tué. Christopher Young a été déclaré mort le 17 juillet 2018 à 18h38 heure locale, a indiqué, dans un communiqué, le département de la Justice pénale du Texas. Mitesh Patel, le fils de la victime, avait mené une campagne ces dernières semaines pour demander au gouverneur du Texas d'épargner le prisonnier, père de trois enfants. "Il a tué mon père, on va le tuer: l'addition de deux maux ne fera pas un bien", avait déclaré aux médias M. Patel. Selon la chaîne CNN, Mitesh Patel avait rendu visite lundi à Christopher Young, décrivant une rencontre émouvante pour les deux hommes. Les derniers mots du condamné furent d'ailleurs adressé à la famille de la victime. "Je veux que la famille Patel sache que je les aime comme il m'aime. Assurez-vous que les enfants dans le monde sachent que je suis exécuté et que les enfants que j'ai encadré continuent ce combat. Je suis prêt, gardien". Un jour de novembre 2004, sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants, il avait abattu le gérant d'une supérette de San Antonio. Il avait également été accusé d'une agression sexuelle sur une femme ce même jour. M. Young, qui était membre d'un gang violent, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'ôter la vie au commerçant quinquagénaire, nommé Hasmukh Patel. La scène avait été filmée par une caméra de surveillance. Une des filles de Christopher Young avait de son côté supplié les autorités texanes de ne pas exécuter son père. Mais la commission des grâces et libérations conditionnelles de l'Etat avait écarté toute mesure de clémence en sa faveur. Le Texas est l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis: Christopher Young est le huitième condamné à être mis à mort depuis le début de l'année.
Christopher Young a été déclaré mort le 17 juillet 2018 à 18h38 heure locale, a indiqué, dans un communiqué, le département de la Justice pénale du Texas.

Mitesh Patel, le fils de la victime, avait mené une campagne ces dernières semaines pour demander au gouverneur du Texas d'épargner le prisonnier, père de trois enfants.

"Il a tué mon père, on va le tuer: l'addition de deux maux ne fera pas un bien", avait déclaré aux médias M. Patel.

Selon la chaîne CNN, Mitesh Patel avait rendu visite lundi à Christopher Young, décrivant une rencontre émouvante pour les deux hommes.

Les derniers mots du condamné furent d'ailleurs adressé à la famille de la victime.

"Je veux que la famille Patel sache que je les aime comme il m'aime. Assurez-vous que les enfants dans le monde sachent que je suis exécuté et que les enfants que j'ai encadré continuent ce combat. Je suis prêt, gardien".

Un jour de novembre 2004, sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants, il avait abattu le gérant d'une supérette de San Antonio. Il avait également été accusé d'une agression sexuelle sur une femme ce même jour.

M. Young, qui était membre d'un gang violent, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'ôter la vie au commerçant quinquagénaire, nommé Hasmukh Patel. La scène avait été filmée par une caméra de surveillance.

Une des filles de Christopher Young avait de son côté supplié les autorités texanes de ne pas exécuter son père. Mais la commission des grâces et libérations conditionnelles de l'Etat avait écarté toute mesure de clémence en sa faveur.

Le Texas est l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis: Christopher Young est le huitième condamné à être mis à mort depuis le début de l'année. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10021 Wed, 18 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
«Panique homosexuelle» : un meurtrier exécuté dans l'Ohio https://www.peinedemort.org/document/10022 (Agence France-Presse) Chicago - L'État de l'Ohio a exécuté mercredi un meurtrier qui avait tenté de justifier son crime par un accès de «panique homosexuelle», un argument extrêmement critiqué sur le plan juridique, même s'il est parfois utilisé dans des procès. Robert Van Hook, 58 ans, s'est excusé et a sangloté avant de recevoir une injection létale dans sa prison de Lucasville, selon les médias témoins de l'exécution. Il avait été condamné à mort pour avoir poignardé fatalement et mutilé un homme qu'il avait rencontré en 1985 dans un bar de Cincinnati. Les avocats de Van Hook avaient utilisé, sans succès, une ligne de défense extrêmement controversée, visant à atténuer des violences commises par un homme sous le prétexte de sa révulsion pour les actes homosexuels. Cet argument a permis aux États-Unis à des meurtriers d'avoir une peine allégée après qu'ils eurent plaidé avoir agi dans un état de panique causé par des avances d'une personne du même sexe. Le concept de la «panique homosexuelle» est toutefois absent des codes pénaux des États américains et est fortement combattu par des organisations de psychiatres ou d'avocats. Quelques rares États américains ont adopté une législation interdisant expressément le recours à cette ligne de défense.
Robert Van Hook, 58 ans, s'est excusé et a sangloté avant de recevoir une injection létale dans sa prison de Lucasville, selon les médias témoins de l'exécution.

Il avait été condamné à mort pour avoir poignardé fatalement et mutilé un homme qu'il avait rencontré en 1985 dans un bar de Cincinnati.

Les avocats de Van Hook avaient utilisé, sans succès, une ligne de défense extrêmement controversée, visant à atténuer des violences commises par un homme sous le prétexte de sa révulsion pour les actes homosexuels.

Cet argument a permis aux États-Unis à des meurtriers d'avoir une peine allégée après qu'ils eurent plaidé avoir agi dans un état de panique causé par des avances d'une personne du même sexe.

Le concept de la «panique homosexuelle» est toutefois absent des codes pénaux des États américains et est fortement combattu par des organisations de psychiatres ou d'avocats.

Quelques rares États américains ont adopté une législation interdisant expressément le recours à cette ligne de défense.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10022 Wed, 18 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Arabie saoudite: sept personnes exécutées en une seule journée https://www.peinedemort.org/document/10019 Sept personnes condamnées à mort pour meurtre et trafic de drogue ont été exécutées mardi en Arabie saoudite, ont rapporté les médias d'État. Le royaume est régi par une version rigoriste de la charia, la loi islamique, et applique la peine capitale dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue. Il compte l'un des taux d'exécutions les plus élevés au monde. Deux citoyens saoudiens et trois ressortissants tchadiens ont été exécutés pour l'enlèvement et le meurtre d'un agent de sécurité pakistanais, alors qu'ils cherchaient à cambrioler l'entrepôt qu'il gardait, selon l'agence officielle SPA. Un autre citoyen saoudien a été exécuté pour avoir tué un homme en lui mettant le feu, rapporte SPA. Un Libanais a été exécuté pour tentative de contrebande de captagon, drogue fabriquée à base d'amphétamine utilisée comme psychostimulant. Ces exécutions portent à 73 le nombre de personnes exécutées dans le royaume depuis le début de l'année, selon un décompte établi par l'AFP à partir d'annonces officielles. Des experts des droits de l'Homme tirent régulièrement la sonnette d'alarme sur le manque d'équité des procès dans ce pays. Les autorités invoquent elles la dissuasion pour justifier la peine de mort. En 2017, près de 150 personnes ont été exécutées dans le royaume, qui a recours aux décapitations à l'aide d'un sabre pour les mises à mort. Dans une interview en avril avec Time Magazine, le prince héritier Mohammed ben Salmane a suggéré que son pays pourrait changer les peines de mort en prison à vie dans certains cas, à l'exception des affaires d'homicide.
Le royaume est régi par une version rigoriste de la charia, la loi islamique, et applique la peine capitale dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue. Il compte l'un des taux d'exécutions les plus élevés au monde.

Deux citoyens saoudiens et trois ressortissants tchadiens ont été exécutés pour l'enlèvement et le meurtre d'un agent de sécurité pakistanais, alors qu'ils cherchaient à cambrioler l'entrepôt qu'il gardait, selon l'agence officielle SPA.

Un autre citoyen saoudien a été exécuté pour avoir tué un homme en lui mettant le feu, rapporte SPA.

Un Libanais a été exécuté pour tentative de contrebande de captagon, drogue fabriquée à base d'amphétamine utilisée comme psychostimulant.

Ces exécutions portent à 73 le nombre de personnes exécutées dans le royaume depuis le début de l'année, selon un décompte établi par l'AFP à partir d'annonces officielles.

Des experts des droits de l'Homme tirent régulièrement la sonnette d'alarme sur le manque d'équité des procès dans ce pays. Les autorités invoquent elles la dissuasion pour justifier la peine de mort.

En 2017, près de 150 personnes ont été exécutées dans le royaume, qui a recours aux décapitations à l'aide d'un sabre pour les mises à mort.

Dans une interview en avril avec Time Magazine, le prince héritier Mohammed ben Salmane a suggéré que son pays pourrait changer les peines de mort en prison à vie dans certains cas, à l'exception des affaires d'homicide.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10019 Tue, 17 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Un Texan se dit contre l'exécution du meurtrier de son père https://www.peinedemort.org/document/10020 L'Etat américain du Texas se préparait à exécuter mardi un meurtrier âgé de 34 ans, malgré un ultime appel à la clémence du fils de l'homme qu'il a tué. Si les derniers appels de ses avocats sont rejetés, Christopher Young recevra une injection létale dans sa prison au nord de Houston. Un jour de novembre 2004, sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants, il avait abattu le gérant d'une supérette de San Antonio. Il avait également été accusé d'une agression sexuelle sur une femme ce même jour. M. Young, qui était membre d'un gang violent, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'ôter la vie au commerçant quinquagénaire, nommé Hasmukh Patel. La scène avait été filmée par une caméra de surveillance. Mitesh Patel, le fils de la victime, a mené une campagne ces dernières semaines pour demander au gouverneur du Texas d'épargner le prisonnier, père de trois enfants. "Il a tué mon père, on va le tuer: l'addition de deux maux ne fera pas un bien", a déclaré aux médias M. Patel. Une des filles de Christopher Young a de son côté supplié les autorités texanes de ne pas exécuter son père. Mais la commission des grâces et libérations conditionnelles de l'Etat a écarté toute mesure de clémence en sa faveur. Le Texas est l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis. Sept condamnés y ont été mis à mort depuis le début de l'année.
Un jour de novembre 2004, sous l'emprise de l'alcool et de stupéfiants, il avait abattu le gérant d'une supérette de San Antonio. Il avait également été accusé d'une agression sexuelle sur une femme ce même jour. M. Young, qui était membre d'un gang violent, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'ôter la vie au commerçant quinquagénaire, nommé Hasmukh Patel. La scène avait été filmée par une caméra de surveillance.

Mitesh Patel, le fils de la victime, a mené une campagne ces dernières semaines pour demander au gouverneur du Texas d'épargner le prisonnier, père de trois enfants. "Il a tué mon père, on va le tuer: l'addition de deux maux ne fera pas un bien", a déclaré aux médias M. Patel. Une des filles de Christopher Young a de son côté supplié les autorités texanes de ne pas exécuter son père. Mais la commission des grâces et libérations conditionnelles de l'Etat a écarté toute mesure de clémence en sa faveur.

Le Texas est l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis. Sept condamnés y ont été mis à mort depuis le début de l'année.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10020 Tue, 17 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
La peine de mort rétablie, le Sri Lanka cherche un bourreau https://www.peinedemort.org/document/10015 Le Sri Lanka cherche d'urgence un bourreau, ont indiqué vendredi les autorités pénitentiaires après la fin du moratoire sur la peine de mort pour les trafiquants de drogue annoncée par le président du pays. Une annonce pour un poste de responsable qui exécutera des prisonniers par pendaison va être publiée la semaine prochaine, a précisé Thushara Upuldeniya, porte-parole du système pénitentiaire. Le candidat choisi touchera 35,000 roupies (environ 200 euros) par mois, a-t-il ajouté. Le président du Sri Lanka Maithripala Sirisena a annoncé cette semaine que les trafiquants de drogue allaient désormais être exécutés alors qu'ils purgent actuellement des peines de prison à vie. Aucune exécution n'a eu lieu au Sri Lanka depuis 1976. Des condamnations à la peine de mort sont régulièrement prononcées pour meurtre, viol et des crimes liés à la drogue, mais elles ont été jusqu'à présent commuées en prison à perpétuité. Selon M. Upuldeniya, 373 personnes ont été condamnées à morts dans son pays, dont 18 pour des crimes graves liés à la drogue. Un organisme chargé des exécutions existe toujours, mais ses trois bourreaux démissionné. "Nous devons être prêts à procéder à des exécutions après la décision du gouvernement cette semaine", a souligné le porte-parole. Le gouvernement sri-lankais dit s'inspirer de la politique suivie aux Philippines. "Nous allons essayer de rééditer ce succès", a expliqué son porte-parole Rajitha Senaratne, évoquant notamment un déploiement de l'armée pour lutter contre la drogue. Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre sans merci au trafic de drogue. La police philippine dit avoir tué environ 4.200 toxicomanes et trafiquants présumés mais les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois et dénoncent des exécutions extrajudiciaires. L'ONG Amnesty International a exhorté les autorités du Sri-Lanka à ne pas revenir à la peine capitale.
Une annonce pour un poste de responsable qui exécutera des prisonniers par pendaison va être publiée la semaine prochaine, a précisé Thushara Upuldeniya, porte-parole du système pénitentiaire. Le candidat choisi touchera 35,000 roupies (environ 200 euros) par mois, a-t-il ajouté.

Le président du Sri Lanka Maithripala Sirisena a annoncé cette semaine que les trafiquants de drogue allaient désormais être exécutés alors qu'ils purgent actuellement des peines de prison à vie.

Aucune exécution n'a eu lieu au Sri Lanka depuis 1976. Des condamnations à la peine de mort sont régulièrement prononcées pour meurtre, viol et des crimes liés à la drogue, mais elles ont été jusqu'à présent commuées en prison à perpétuité.

Selon M. Upuldeniya, 373 personnes ont été condamnées à morts dans son pays, dont 18 pour des crimes graves liés à la drogue.

Un organisme chargé des exécutions existe toujours, mais ses trois bourreaux démissionné.

"Nous devons être prêts à procéder à des exécutions après la décision du gouvernement cette semaine", a souligné le porte-parole.

Le gouvernement sri-lankais dit s'inspirer de la politique suivie aux Philippines. "Nous allons essayer de rééditer ce succès", a expliqué son porte-parole Rajitha Senaratne, évoquant notamment un déploiement de l'armée pour lutter contre la drogue.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre sans merci au trafic de drogue. La police philippine dit avoir tué environ 4.200 toxicomanes et trafiquants présumés mais les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois et dénoncent des exécutions extrajudiciaires.

L'ONG Amnesty International a exhorté les autorités du Sri-Lanka à ne pas revenir à la peine capitale. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10015 Fri, 13 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Report d'une exécution utilisant le fentanyl au Nevada https://www.peinedemort.org/document/10016 LOS ANGELES — L'État américain du Nevada a reporté mercredi l'exécution d'un prisonnier par une injection létale contenant du fentanyl, une substance opiacée puissante et controversée, ont rapporté des médias américains. L'exécution de Scott Dozier, condamné pour meurtre en 2002, a été suspendue quelques heures avant sa mise à mort, à la suite d'une plainte déposée par le fabricant du sédatif midazolam, autre produit faisant partie du cocktail de trois substances devant être administré au prisonnier. «Le plaignant a de bonnes raisons de penser qu'il subira des dommages à sa réputation commerciale qui auront un impact sur les relations avec ses investisseurs et ses clients», a estimé la juge Elizabeth Gonzalez, du comté de Clark, selon le Las Vegas Review-Journal. Sans la suspension de cette exécution, le Nevada aurait alors été le premier État américain à exécuter un prisonnier en utilisant du fentanyl. Le fentanyl fait partie de ces médicaments antidouleurs très puissants de la famille des opiacés qui ont provoqué une crise de santé publique sans précédent aux États-Unis, en plongeant de nombreux patients dans une situation de dépendance et en les poussant vers la toxicomanie. Il est considéré comme responsable de la mort de plus de 20 000 personnes aux États-Unis en 2016. Il s'agit d'une drogue 50 fois plus puissante que l'héroïne et jusqu'à 100 fois plus que la morphine. Le Nevada s'est attiré les critiques de professionnels de la médecine et de militants qui dénoncent une dangereuse expérimentation. Vingt-trois personnes ont été exécutées aux États-Unis en 2017, loin du pic de 1999, avec 98 exécutions. Si la peine de mort est autorisée dans 31 États, seulement huit d'entre eux l'ont pratiquée en 2017 selon le Pew Research Center. L'exécution de Scott Dozier, condamné pour meurtre en 2002, a été suspendue quelques heures avant sa mise à mort, à la suite d'une plainte déposée par le fabricant du sédatif midazolam, autre produit faisant partie du cocktail de trois substances devant être administré au prisonnier.

«Le plaignant a de bonnes raisons de penser qu'il subira des dommages à sa réputation commerciale qui auront un impact sur les relations avec ses investisseurs et ses clients», a estimé la juge Elizabeth Gonzalez, du comté de Clark, selon le Las Vegas Review-Journal.

Sans la suspension de cette exécution, le Nevada aurait alors été le premier État américain à exécuter un prisonnier en utilisant du fentanyl.

Le fentanyl fait partie de ces médicaments antidouleurs très puissants de la famille des opiacés qui ont provoqué une crise de santé publique sans précédent aux États-Unis, en plongeant de nombreux patients dans une situation de dépendance et en les poussant vers la toxicomanie.

Il est considéré comme responsable de la mort de plus de 20 000 personnes aux États-Unis en 2016. Il s'agit d'une drogue 50 fois plus puissante que l'héroïne et jusqu'à 100 fois plus que la morphine.

Le Nevada s'est attiré les critiques de professionnels de la médecine et de militants qui dénoncent une dangereuse expérimentation.

Vingt-trois personnes ont été exécutées aux États-Unis en 2017, loin du pic de 1999, avec 98 exécutions. Si la peine de mort est autorisée dans 31 États, seulement huit d'entre eux l'ont pratiquée en 2017 selon le Pew Research Center.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10016 Thu, 12 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le Sri Lanka met fin à son moratoire sur la peine capitale pour les affaires de drogue https://www.peinedemort.org/document/10014 Le Sri Lanka a annoncé mercredi qu'il allait pendre les auteurs d'infractions en matière de drogue, se promettant de "réitérer le succès" des Philippines pour lutter contre la drogue et mettant ainsi fin à un moratoire officieux sur la peine de mort en place depuis près d'un demi-siècle. Le président Maithripala Sirisena a déclaré à son gouvernement qu'il était "prêt à signer les arrêts de mort" de récidivistes dans le domaine de la drogue, a expliqué le porte-parole du gouvernement Rajitha Senaratne. "Dorénavant, nous allons pendre les auteurs d'infractions en matière de drogue sans commuer leurs condamnations à mort", a-t-il dit. Depuis sa dernière exécution en 1976, le Sri Lanka commue les condamnations à mort en peines d'emprisonnement à perpétuité. Selon le porte-parole du gouvernement, 19 criminels en matière de drogue ont vu leur condamnation à la peine capitale commuée en prison à vie. Il n'a pas été possible de déterminer s'ils seraient pendus aux termes du changement de politique annoncé. Les autorités estiment qu'une approche plus ferme est nécessaire pour combattre la criminalité liée à la drogue, en pleine augmentation. M. Senaratne a cité le cas découvert cette semaine d'un trafiquant de drogue dont la condamnation à mort avait été commuée en emprisonnement à perpétuité et qui avait organisé l'importation de 100 kilogrammes d'héroïne alors qu'il se trouvait derrière les barreaux. Le gouvernement dit s'inspirer de la politique suivie aux Philippines. "Nous allons essayer de rééditer ce succès", a dit M. Senaratne évoquant notamment un déploiement de l'armée pour lutter contre la drogue. Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre sans merci au trafic de drogue. La police philippine dit avoir tué environ 4.200 toxicomanes et trafiquants présumés mais les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois et dénoncent des exécutions extrajudiciaires.
Le président Maithripala Sirisena a déclaré à son gouvernement qu'il était "prêt à signer les arrêts de mort" de récidivistes dans le domaine de la drogue, a expliqué le porte-parole du gouvernement Rajitha Senaratne.

"Dorénavant, nous allons pendre les auteurs d'infractions en matière de drogue sans commuer leurs condamnations à mort", a-t-il dit.

Depuis sa dernière exécution en 1976, le Sri Lanka commue les condamnations à mort en peines d'emprisonnement à perpétuité.

Selon le porte-parole du gouvernement, 19 criminels en matière de drogue ont vu leur condamnation à la peine capitale commuée en prison à vie. Il n'a pas été possible de déterminer s'ils seraient pendus aux termes du changement de politique annoncé.

Les autorités estiment qu'une approche plus ferme est nécessaire pour combattre la criminalité liée à la drogue, en pleine augmentation.

M. Senaratne a cité le cas découvert cette semaine d'un trafiquant de drogue dont la condamnation à mort avait été commuée en emprisonnement à perpétuité et qui avait organisé l'importation de 100 kilogrammes d'héroïne alors qu'il se trouvait derrière les barreaux.

Le gouvernement dit s'inspirer de la politique suivie aux Philippines. "Nous allons essayer de rééditer ce succès", a dit M. Senaratne évoquant notamment un déploiement de l'armée pour lutter contre la drogue.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2016, le président philippin Rodrigo Duterte a déclaré une guerre sans merci au trafic de drogue. La police philippine dit avoir tué environ 4.200 toxicomanes et trafiquants présumés mais les défenseurs des droits affirment qu'il faut multiplier ce chiffre par trois et dénoncent des exécutions extrajudiciaires.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10014 Wed, 11 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Une exécution bloquée au Nevada après l'objection d'un laboratoire https://www.peinedemort.org/document/10017 11 juillet (Reuters) - Une juge du Nevada a ordonné le report de l'exécution d'un assassin condamné à la peine capitale après qu'un laboratoire pharmaceutique a contesté l'utilisation de l'un de ses produits pour la mise à mort, estimant que l'Etat américain l'avait obtenu de manière illégitime. Elizabeth Gonzalez, juge de district du comté de Clark, a interdit l'utilisation du médicament le jour même où était programmée l'exécution de Scott Dozier, 47 ans, par injection létale dans la prison d'Ely, à 395 kilomètres au nord de Las Vegas. Cette exécution devait être la première dans le Nevada depuis 12 ans. Elizabeth Gonzalez a donné suite à la requête du laboratoire Alvogen d'empêcher le département de l'administration pénitentiaire du Nevada d'utiliser le sédatif midazolam dans son injection létale composée de trois médicaments, selon des documents judiciaires. Dans une plainte déposée mardi par Alvogen, le groupe accuse le Nevada d'avoir acquis son médicament de manière illégale, ajoutant que l'utilisation de ce produit pour une exécution provoquerait "un dommage irréparable à Alvogen, à sa réputation et à sa bonne volonté". Les responsables pénitentiaires du Nevada avaient revu leur protocole d'injection létale la semaine dernière, disant alors qu'ils remplaçaient le diazepam, en rupture de stock dans la prison, par le midazolam. Ce sédatif est censé rendre le prisonnier inconscient avant qu'on lui administre l'opioïde synthétique fentanyl puis l'agent paralysant cisatracurium. Scott Dozier aurait renoncé à tout nouvel appel de sa condamnation, disant qu'il ne supportait plus la vie derrière les barreaux.
Elizabeth Gonzalez, juge de district du comté de Clark, a interdit l'utilisation du médicament le jour même où était programmée l'exécution de Scott Dozier, 47 ans, par injection létale dans la prison d'Ely, à 395 kilomètres au nord de Las Vegas.

Cette exécution devait être la première dans le Nevada depuis 12 ans.

Elizabeth Gonzalez a donné suite à la requête du laboratoire Alvogen d'empêcher le département de l'administration pénitentiaire du Nevada d'utiliser le sédatif midazolam dans son injection létale composée de trois médicaments, selon des documents judiciaires.

Dans une plainte déposée mardi par Alvogen, le groupe accuse le Nevada d'avoir acquis son médicament de manière illégale, ajoutant que l'utilisation de ce produit pour une exécution provoquerait "un dommage irréparable à Alvogen, à sa réputation et à sa bonne volonté".

Les responsables pénitentiaires du Nevada avaient revu leur protocole d'injection létale la semaine dernière, disant alors qu'ils remplaçaient le diazepam, en rupture de stock dans la prison, par le midazolam.

Ce sédatif est censé rendre le prisonnier inconscient avant qu'on lui administre l'opioïde synthétique fentanyl puis l'agent paralysant cisatracurium.

Scott Dozier aurait renoncé à tout nouvel appel de sa condamnation, disant qu'il ne supportait plus la vie derrière les barreaux.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10017 Wed, 11 Jul 2018 00:00:00 +0200 Reuters
Inde: peines de mort confirmées pour le viol collectif de Delhi en 2012 https://www.peinedemort.org/document/10013 (Agence France-Presse) New Delhi - La Cour suprême indienne a confirmé lundi la condamnation à mort de trois hommes pour le viol et le meurtre d'une étudiante en 2012 à New Delhi qui avait révulsé le pays et le monde. Cette affaire avait soulevé une intense émotion populaire au sein de la société indienne et au-delà. Elle avait jeté une lumière crue sur les violences subies par les femmes dans ce pays de 1,25 milliard d'habitants. Le 16 décembre 2012, une étudiante en kinésithérapie de 23 ans avait été violée avec une brutalité extrême par cinq jeunes hommes et un adolescent à bord d'un bus en mouvement dans la capitale indienne, devant son compagnon impuissant. La victime avait par la suite succombé à ses blessures. En 2013, quatre des six agresseurs avaient été condamnés à mort pour meurtre, viol en réunion, vol, conspiration et «actes non naturels». Seuls trois d'entre eux avaient saisi la Cour suprême qui a rejeté leur appel lundi. Un cinquième homme, le chauffeur du bus présenté comme le meneur, est mort en prison où il se serait suicidé. Quant au sixième, âgé de 17 ans à l'époque des faits, il n'avait écopé que de trois ans de prison, peine maximale prévue pour les mineurs. Sa libération fin 2015 avait déclenché un tollé. Les quatre condamnés, qui ont toujours soutenu qu'ils étaient innocents, ont lancé appel après appel contre le verdict. Ils peuvent encore introduire un ultime recours devant la Cour suprême et demander une grâce présidentielle. L'horreur vécue par l'étudiante et son compagnon, vus comme des symboles d'une classe moyenne citadine émergente, avait déclenché des manifestations massives à travers le pays et forcé le gouvernement à promettre une meilleure protection des femmes. Jyoti Singh sortait du cinéma d'un centre commercial du sud de la capitale avec son compagnon avant que le couple ne soit séquestré à bord d'un bus privé. La jeune femme avait été violée tour à tour par ses agresseurs, y compris avec une barre en métal, avant d'être jetée sur le bord de la route. Elle est morte d'une hémorragie interne deux semaines plus tard dans un hôpital de Singapour. Depuis cette affaire, l'Inde a renforcé sa législation contre les agressions sexuelles et accéléré les procédures judiciaires pour ce type de cas. Les peines contre les délinquants sexuels ont été alourdies et la peine de mort introduite dans les cas de viols ayant entraîné la mort de la victime ou perpétrés par des récidivistes. L'Inde a recensé environ 40 000 viols en 2016, derniers chiffres disponibles. Mais les experts estiment que ce nombre ne constitue que la partie émergée de l'iceberg et que la plupart des viols ne sont jamais signalés du fait des tabous sociaux. En 2017, 371 personnes attendaient dans le couloir de la mort en Inde. Les exécutions restent cependant rarissimes. Au cours des dernières 25 années, seuls quatre condamnés ont été pendus, dont l'un en 2004 pour le viol et le meurtre d'une adolescente de 14 ans.
Cette affaire avait soulevé une intense émotion populaire au sein de la société indienne et au-delà. Elle avait jeté une lumière crue sur les violences subies par les femmes dans ce pays de 1,25 milliard d'habitants.

Le 16 décembre 2012, une étudiante en kinésithérapie de 23 ans avait été violée avec une brutalité extrême par cinq jeunes hommes et un adolescent à bord d'un bus en mouvement dans la capitale indienne, devant son compagnon impuissant. La victime avait par la suite succombé à ses blessures.

En 2013, quatre des six agresseurs avaient été condamnés à mort pour meurtre, viol en réunion, vol, conspiration et «actes non naturels».

Seuls trois d'entre eux avaient saisi la Cour suprême qui a rejeté leur appel lundi.

Un cinquième homme, le chauffeur du bus présenté comme le meneur, est mort en prison où il se serait suicidé.

Quant au sixième, âgé de 17 ans à l'époque des faits, il n'avait écopé que de trois ans de prison, peine maximale prévue pour les mineurs. Sa libération fin 2015 avait déclenché un tollé.

Les quatre condamnés, qui ont toujours soutenu qu'ils étaient innocents, ont lancé appel après appel contre le verdict. Ils peuvent encore introduire un ultime recours devant la Cour suprême et demander une grâce présidentielle.

L'horreur vécue par l'étudiante et son compagnon, vus comme des symboles d'une classe moyenne citadine émergente, avait déclenché des manifestations massives à travers le pays et forcé le gouvernement à promettre une meilleure protection des femmes.

Jyoti Singh sortait du cinéma d'un centre commercial du sud de la capitale avec son compagnon avant que le couple ne soit séquestré à bord d'un bus privé. La jeune femme avait été violée tour à tour par ses agresseurs, y compris avec une barre en métal, avant d'être jetée sur le bord de la route. Elle est morte d'une hémorragie interne deux semaines plus tard dans un hôpital de Singapour.

Depuis cette affaire, l'Inde a renforcé sa législation contre les agressions sexuelles et accéléré les procédures judiciaires pour ce type de cas.

Les peines contre les délinquants sexuels ont été alourdies et la peine de mort introduite dans les cas de viols ayant entraîné la mort de la victime ou perpétrés par des récidivistes.

L'Inde a recensé environ 40 000 viols en 2016, derniers chiffres disponibles. Mais les experts estiment que ce nombre ne constitue que la partie émergée de l'iceberg et que la plupart des viols ne sont jamais signalés du fait des tabous sociaux.

En 2017, 371 personnes attendaient dans le couloir de la mort en Inde.

Les exécutions restent cependant rarissimes. Au cours des dernières 25 années, seuls quatre condamnés ont été pendus, dont l'un en 2004 pour le viol et le meurtre d'une adolescente de 14 ans.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10013 Mon, 09 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Un rapporteur de l'APCE réagit aux exécutions au Japon https://www.peinedemort.org/document/10018 « La peine de mort ne procède d'aucune justice, aussi effrayant soit le crime commis ; elle est tout simplement inadéquate », a déclaré Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), le rapporteur général de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) pour l'abolition de la peine de mort, réagissant à l'annonce d'une série d'exécutions au Japon. Sept membres de la secte apocalyptique Aum Shinrikyo, qui avaient perpétré une attaque chimique mortelle dans le métro de Tokyo en 1995, ont été exécutés à Tokyo la semaine dernière. « La manière dont les exécutions sont pratiquées au Japon est particulièrement inhumaine. Aucun préavis n'est donné, et même la famille n'est informée qu'après la pendaison », a ajouté M. Cruchten. « Le Japon a le statut d'observateur auprès du Conseil de l'Europe. Nous sommes fiers de notre position ferme contre la peine de mort, fondée sur des principes – personne n'est exécuté dans aucun de nos 47 États membres. J'invite le Japon à se joindre à nous, ainsi qu'à de nombreux autres pays dans le monde, en mettant définitivement un terme à cette pratique cruelle ».
Sept membres de la secte apocalyptique Aum Shinrikyo, qui avaient perpétré une attaque chimique mortelle dans le métro de Tokyo en 1995, ont été exécutés à Tokyo la semaine dernière.

« La manière dont les exécutions sont pratiquées au Japon est particulièrement inhumaine. Aucun préavis n'est donné, et même la famille n'est informée qu'après la pendaison », a ajouté M. Cruchten.

« Le Japon a le statut d'observateur auprès du Conseil de l'Europe. Nous sommes fiers de notre position ferme contre la peine de mort, fondée sur des principes – personne n'est exécuté dans aucun de nos 47 États membres. J'invite le Japon à se joindre à nous, ainsi qu'à de nombreux autres pays dans le monde, en mettant définitivement un terme à cette pratique cruelle ».]]>
https://www.peinedemort.org/document/10018 Mon, 09 Jul 2018 00:00:00 +0200 Conseil de l'Europe
Japon: l'ex-gourou de la secte Aum, condamné à mort pour l'attaque au gaz sarin, a été exécuté (médias) https://www.peinedemort.org/document/10010 Tokyo - L'ex-gourou de la secte Aum, Shoko Asahara, condamné à mort pour sa responsabilité dans l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo en mars 1995, a été exécuté vendredi matin, ont affirmé les médias japonais. Le ministère de la Justice n'a pas immédiatement confirmé cette information donnée par les TV et agences de presse nippones. Shoko Asahara est le premier des 13 condamnés dont l'exécution a été annoncée. La probabilité d'exécution des ex-membres de la secte Aum condamnés s'était renforcée ces derniers temps avec le déplacement de plusieurs d'entre eux. Shoko Asahara (de son vrai nom Chizuo Matsumoto) avait vu sa sentence de peine capitale confirmée il y a des années et attendait depuis dans les couloirs de la mort à l'instar de 12 complices impliqués dans cet attentat au sarin qui avait tué 13 personnes et causé des maux divers, parfois irréversibles, à 6.300 autres. Le 20 mars 1995, selon un procédé très réfléchi, plusieurs membres de l'organisation occulte Aum Vérité suprême, créée par Shoko Asahara, répandaient du gaz sarin dans des rames de métro convergeant vers le coeur administratif de la capitale. Nul ne comprit tout de suite ce qu'il se passait à cette heure matinale, en pleine période de pointe, alors que de nombreux passagers sortaient suffoquant, sans plus rien voir, de diverses bouches de métro des lignes visées. Avant cet attentat qui a choqué le pays, le Japon avait regardé avec une fascination mêlée d'angoisse germer et grandir Aum dans les années 1980 et 1990. Le chef mystique Asahara allait alors d'émissions de télévision en podiums de campagne électorale pour capter l'attention des citoyens, parmi lesquels de jeunes scientifiques de haut vol, des médecins, des avocats et autres individus appartenant à l'élite.
Le ministère de la Justice n'a pas immédiatement confirmé cette information donnée par les TV et agences de presse nippones.

Shoko Asahara est le premier des 13 condamnés dont l'exécution a été annoncée.

La probabilité d'exécution des ex-membres de la secte Aum condamnés s'était renforcée ces derniers temps avec le déplacement de plusieurs d'entre eux.

Shoko Asahara (de son vrai nom Chizuo Matsumoto) avait vu sa sentence de peine capitale confirmée il y a des années et attendait depuis dans les couloirs de la mort à l'instar de 12 complices impliqués dans cet attentat au sarin qui avait tué 13 personnes et causé des maux divers, parfois irréversibles, à 6.300 autres.

Le 20 mars 1995, selon un procédé très réfléchi, plusieurs membres de l'organisation occulte Aum Vérité suprême, créée par Shoko Asahara, répandaient du gaz sarin dans des rames de métro convergeant vers le coeur administratif de la capitale.

Nul ne comprit tout de suite ce qu'il se passait à cette heure matinale, en pleine période de pointe, alors que de nombreux passagers sortaient suffoquant, sans plus rien voir, de diverses bouches de métro des lignes visées.

Avant cet attentat qui a choqué le pays, le Japon avait regardé avec une fascination mêlée d'angoisse germer et grandir Aum dans les années 1980 et 1990.

Le chef mystique Asahara allait alors d'émissions de télévision en podiums de campagne électorale pour capter l'attention des citoyens, parmi lesquels de jeunes scientifiques de haut vol, des médecins, des avocats et autres individus appartenant à l'élite.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10010 Fri, 06 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Japon: exécution de 7 ex-membres de la secte Aum pour l'attaque au gaz sarin de 1995 https://www.peinedemort.org/document/10011 L'ex-gourou de la secte Aum, Shoko Asahara, et 6 autres ex-membres de cette sombre organisation japonaise, tous condamnés à mort pour leur responsabilité dans l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo en mars 1995, ont été exécutés vendredi matin, a annoncé le gouvernement. La ministre de la Justice, Yoko Kamikawa, a confirmé lors d'une conférence de presse la pendaison de Shoko Asahara (de son vrai nom Chizuo Matsumoto), le fondateur et gourou du groupe, et de ses disciples Tomomasa Nakagawa, Tomomitsu Niimi, Kiyohide Hayakawa, Yoshihiro Inoue, Seiichi Endo and Masami Tsuchiya. Le gourou Asahara a "perpétré des crimes durant des années", a insisté la ministre et les six autres "ont joué un rôle majeur dans de nombreux délits en suivant les ordres d'Asahara". Mme Kamikawa dit avoir pris "après une prudente réflexion la décision de signer l'ordre d'exécution" de ces sept condamnés, estimant que "des actes d'une telle gravité, sans précédent au Japon, ne doivent plus jamais se produire". C'est la première fois que sont exécutés des ex-membres de la secte Aum Vérité Suprême. La probabilité qu'il soient rapidement conduits au gibet s'était renforcée ces derniers temps avec le déplacement de plusieurs d'entre eux. Six autres fidèles condamnés à la même peine capitale demeurent en attente. Shoko Asahara avait vu sa sentence confirmée en 2006 et attendait depuis dans les couloirs de la mort à l'instar de 12 complices impliqués dans des crimes divers, dont l'attentat au sarin qui avait tué 13 personnes et intoxiqué 6.300 autres. Aum est tenue au total responsable du décès de 29 personnes et de 6.500 blessés. Quelque 190 autres membres de la secte avaient également été condamnés à diverses sentences. Le 20 mars 1995, selon un procédé très réfléchi, plusieurs membres de l'organisation occulte Aum Vérité suprême, créée par Shoko Asahara, répandaient du gaz sarin dans des rames de métro convergeant vers le coeur administratif de la capitale. - 23 ans d'attente - Nul ne comprit immédiatement ce qui se passait à cette heure matinale, en pleine période de pointe, alors que de nombreux passagers sortaient en suffoquant de diverses bouches de métro des lignes visées. Quelque temps auparavant, lors d'une sorte de répétition des effets de ce gaz, sept personnes avaient été tuées dans la ville de Matsumoto, au centre du pays, et 600 autres avaient souffert de maux divers, parfois définitifs. En décembre 1999, la secte Aum, qui a accueilli jusqu'à 10.000 fidèles, a reconnu pour la première fois officiellement sa responsabilité dans l'attentat contre le métro de Tokyo et celui de Matsumoto. La première peine capitale pour l'attentat de 1995 a été prononcée en septembre 1999. Vendredi, des membres des familles des victimes ont réagi: "Il a fallu 23 ans depuis l'attentat pour que cette sanction soit exécutée, malheureusement, les parents de mon mari, tué dans l'attentat, sont décédés avant", a déploré devant la presse Shizue Takahashi, l'épouse d'un employé du métro mort dans l'attentat et présidente d'une association de victimes. La loi japonaise précise que les condamnés à la peine capitale doivent être exécutés dans les six mois suivant la confirmation de leur sentence, mais dans la pratique ils restent souvent des années dans les couloirs de la mort. - Oubli impossible - "Quand j'ai appris la nouvelle des exécutions, je suis resté serein, en me disant +cette affaire est terminée+", a témoigné pour l'AFP Atsushi Sakahara, un réalisateur de films, victime de l'attaque. "J'ai souffert pendant des années ... comme les autres victimes, mon corps avait toutes sortes de symptômes. Je voudrais pouvoir en finir complètement, tout oublier, mais c'est impossible", déplore-t-il. D'autres, comme l'avocat Masaki Kito, estiment que l'exécution du gourou et des six de ses disciples ne met pas fin à un attentat où demeurent de nombreuses zones d'ombre. "Il est regrettable qu'ils aient été exécutés sans avoir parlé davantage". Certains craignent en outre que la pendaison d'Asahara fasse de lui un martyr. "Des craintes existent qu'il soit vénéré comme un dieu, je pense que nous devons rester vigilants", met en garde Minoru Kariya, fils de Kiyoshi Kariya enlevé et tué par la secte Aum en 1995. "Les exécutions d'aujourd'hui, au nombre de sept, sont sans précédent dans l'histoire récente du Japon. Les attaques menées par Aum étaient injustifiables et les responsables méritent d'être punis. Cependant, la peine de mort n'est jamais la solution", a commenté Hiroka Shoji, chercheur sur l'Asie de l'Est au sein de l'organisation de défense des droits humains Amnesty International. L'organisme déplore depuis toujours que le Japon continue de pratiquer la peine de mort "en disant que les exécutions sont inévitables parce que le public l'exige", les sondages montrant en effet que le public soutient ce type de sentence.
La ministre de la Justice, Yoko Kamikawa, a confirmé lors d'une conférence de presse la pendaison de Shoko Asahara (de son vrai nom Chizuo Matsumoto), le fondateur et gourou du groupe, et de ses disciples Tomomasa Nakagawa, Tomomitsu Niimi, Kiyohide Hayakawa, Yoshihiro Inoue, Seiichi Endo and Masami Tsuchiya.

Le gourou Asahara a "perpétré des crimes durant des années", a insisté la ministre et les six autres "ont joué un rôle majeur dans de nombreux délits en suivant les ordres d'Asahara".

Mme Kamikawa dit avoir pris "après une prudente réflexion la décision de signer l'ordre d'exécution" de ces sept condamnés, estimant que "des actes d'une telle gravité, sans précédent au Japon, ne doivent plus jamais se produire".

C'est la première fois que sont exécutés des ex-membres de la secte Aum Vérité Suprême. La probabilité qu'il soient rapidement conduits au gibet s'était renforcée ces derniers temps avec le déplacement de plusieurs d'entre eux. Six autres fidèles condamnés à la même peine capitale demeurent en attente.

Shoko Asahara avait vu sa sentence confirmée en 2006 et attendait depuis dans les couloirs de la mort à l'instar de 12 complices impliqués dans des crimes divers, dont l'attentat au sarin qui avait tué 13 personnes et intoxiqué 6.300 autres. Aum est tenue au total responsable du décès de 29 personnes et de 6.500 blessés.

Quelque 190 autres membres de la secte avaient également été condamnés à diverses sentences.

Le 20 mars 1995, selon un procédé très réfléchi, plusieurs membres de l'organisation occulte Aum Vérité suprême, créée par Shoko Asahara, répandaient du gaz sarin dans des rames de métro convergeant vers le coeur administratif de la capitale.

- 23 ans d'attente -

Nul ne comprit immédiatement ce qui se passait à cette heure matinale, en pleine période de pointe, alors que de nombreux passagers sortaient en suffoquant de diverses bouches de métro des lignes visées.

Quelque temps auparavant, lors d'une sorte de répétition des effets de ce gaz, sept personnes avaient été tuées dans la ville de Matsumoto, au centre du pays, et 600 autres avaient souffert de maux divers, parfois définitifs.

En décembre 1999, la secte Aum, qui a accueilli jusqu'à 10.000 fidèles, a reconnu pour la première fois officiellement sa responsabilité dans l'attentat contre le métro de Tokyo et celui de Matsumoto.

La première peine capitale pour l'attentat de 1995 a été prononcée en septembre 1999.

Vendredi, des membres des familles des victimes ont réagi:

"Il a fallu 23 ans depuis l'attentat pour que cette sanction soit exécutée, malheureusement, les parents de mon mari, tué dans l'attentat, sont décédés avant", a déploré devant la presse Shizue Takahashi, l'épouse d'un employé du métro mort dans l'attentat et présidente d'une association de victimes.

La loi japonaise précise que les condamnés à la peine capitale doivent être exécutés dans les six mois suivant la confirmation de leur sentence, mais dans la pratique ils restent souvent des années dans les couloirs de la mort.

- Oubli impossible -

"Quand j'ai appris la nouvelle des exécutions, je suis resté serein, en me disant +cette affaire est terminée+", a témoigné pour l'AFP Atsushi Sakahara, un réalisateur de films, victime de l'attaque.

"J'ai souffert pendant des années ... comme les autres victimes, mon corps avait toutes sortes de symptômes. Je voudrais pouvoir en finir complètement, tout oublier, mais c'est impossible", déplore-t-il.

D'autres, comme l'avocat Masaki Kito, estiment que l'exécution du gourou et des six de ses disciples ne met pas fin à un attentat où demeurent de nombreuses zones d'ombre. "Il est regrettable qu'ils aient été exécutés sans avoir parlé davantage".

Certains craignent en outre que la pendaison d'Asahara fasse de lui un martyr. "Des craintes existent qu'il soit vénéré comme un dieu, je pense que nous devons rester vigilants", met en garde Minoru Kariya, fils de Kiyoshi Kariya enlevé et tué par la secte Aum en 1995.

"Les exécutions d'aujourd'hui, au nombre de sept, sont sans précédent dans l'histoire récente du Japon. Les attaques menées par Aum étaient injustifiables et les responsables méritent d'être punis. Cependant, la peine de mort n'est jamais la solution", a commenté Hiroka Shoji, chercheur sur l'Asie de l'Est au sein de l'organisation de défense des droits humains Amnesty International.

L'organisme déplore depuis toujours que le Japon continue de pratiquer la peine de mort "en disant que les exécutions sont inévitables parce que le public l'exige", les sondages montrant en effet que le public soutient ce type de sentence. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10011 Fri, 06 Jul 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Sept ex-membres de la secte Aum exécutés au Japon https://www.peinedemort.org/document/10012 Le Japon exécute par pendaison 7 personnes qui avaient été condamnées à mort pour l'attaque de 1995 au gaz sarin dans le métro de Tokyo. Parmi elles figurent Shōkō Asahara, qui était le gourou de la secte Aum. Parmi elles figurent Shōkō Asahara, qui était le gourou de la secte Aum.]]> https://www.peinedemort.org/document/10012 Fri, 06 Jul 2018 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi La Suisse et l'Iran discutent du développement de leurs relations https://www.peinedemort.org/document/10004 Berne, 03.07.2018 - A l'occasion de la visite officielle à Berne du président iranien Hassan Rohani, le mardi 3 juillet 2018, la Suisse et l'Iran ont confirmé les objectifs de la feuille de route adoptée en 2016 ; les deux pays entendent approfondir leurs relations, bien que le contexte ait changé, et aller de l'avant dans la mise en œuvre de la feuille de route. Les entretiens entre le président Rohani et une délégation du Conseil fédéral, emmenée par le président de la Confédération Alain Berset, ont essentiellement porté sur la question de la stabilisation de l'accord sur le programme nucléaire iranien à la suite du retrait des Etats-Unis, et sur la coopération bilatérale. Un accord et deux déclarations d'intention ont été signés à l'issue des entretiens. La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga et le conseiller fédéral Johann N. Schneider-Ammann ont participé aux entretiens officiels aux côtés du président de la Confédération. La délégation iranienne était quant à elle composée du président Rohani, du ministre des affaires étrangères Mohammad Jawad Zarif et du ministre de la santé Hassan Ghazizadeh Hashemi. Le président Berset a appelé toutes les parties à faire preuve de retenue afin de ne pas mettre en péril le succès sans précédent de la diplomatie internationale que constitue le l'accord sur le programme nucléaire iranien (Joint Comprehensive Plan of Action ; JCPOA). Dans la perspective du rétablissement annoncé des sanctions américaines, la Suisse s'engage afin que les transactions portant sur des biens humanitaires demeurent possibles à l‘avenir. Appréciation des relations bilatérales Les entretiens ont également porté sur la manière dont les deux Etats pourraient continuer à exploiter le potentiel de leurs relations bilatérales dans le contexte du rétablissement annoncé des sanctions américaines. Les deux parties se sont félicitées des résultats de la feuille de route adoptée fin février 2016 et du développement positif des relations entre les deux Etats qui s'en est suivi. Des dialogues réguliers dans les domaines de l'économie, des finances, des droits de l'homme, de la justice, de la sécurité nucléaire civile et des questions migratoires ont été lancés ou relancés. La Suisse considère que ces entretiens sont substantiels, ouverts et constructifs. La question de la peine de mort a été thématisée. La Suisse attache à cette question une importance prioritaire, tout comme à la protection des minorités. Dans les domaines de la santé et de la gestion de l'eau, en plus de ceux couverts par la feuille de route, la coopération avec l'Iran s'est intensifiée ces dernières années et doit être formalisée. A l'issue des entretiens, un accord sur le transport de marchandises et de voyageurs par la route et deux déclarations d'intention concernant la coopération dans les domaines de la santé et des sciences ont été signés en présence des présidents Berset et Rohani. Mardi matin, les présidents Berset et Rohani ont ouvert un forum sur l'innovation et l'industrie organisé par des chambres de commerce privées. Ils s'étaient déjà rencontrés pour un premier entretien en tête-à-tête lundi soir, avant d'être rejoints par le conseiller fédéral Cassis et le ministre des affaires étrangères iranien Zarif. La Suisse a appelé l'Iran à reconnaître le droit à l'existence d'Israël et a réaffirmé sa volonté de promouvoir la solution à deux Etats.
La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga et le conseiller fédéral Johann N. Schneider-Ammann ont participé aux entretiens officiels aux côtés du président de la Confédération. La délégation iranienne était quant à elle composée du président Rohani, du ministre des affaires étrangères Mohammad Jawad Zarif et du ministre de la santé Hassan Ghazizadeh Hashemi.

Le président Berset a appelé toutes les parties à faire preuve de retenue afin de ne pas mettre en péril le succès sans précédent de la diplomatie internationale que constitue le l'accord sur le programme nucléaire iranien (Joint Comprehensive Plan of Action ; JCPOA). Dans la perspective du rétablissement annoncé des sanctions américaines, la Suisse s'engage afin que les transactions portant sur des biens humanitaires demeurent possibles à l‘avenir.

Appréciation des relations bilatérales

Les entretiens ont également porté sur la manière dont les deux Etats pourraient continuer à exploiter le potentiel de leurs relations bilatérales dans le contexte du rétablissement annoncé des sanctions américaines. Les deux parties se sont félicitées des résultats de la feuille de route adoptée fin février 2016 et du développement positif des relations entre les deux Etats qui s'en est suivi.

Des dialogues réguliers dans les domaines de l'économie, des finances, des droits de l'homme, de la justice, de la sécurité nucléaire civile et des questions migratoires ont été lancés ou relancés. La Suisse considère que ces entretiens sont substantiels, ouverts et constructifs. La question de la peine de mort a été thématisée. La Suisse attache à cette question une importance prioritaire, tout comme à la protection des minorités.

Dans les domaines de la santé et de la gestion de l'eau, en plus de ceux couverts par la feuille de route, la coopération avec l'Iran s'est intensifiée ces dernières années et doit être formalisée. A l'issue des entretiens, un accord sur le transport de marchandises et de voyageurs par la route et deux déclarations d'intention concernant la coopération dans les domaines de la santé et des sciences ont été signés en présence des présidents Berset et Rohani.

Mardi matin, les présidents Berset et Rohani ont ouvert un forum sur l'innovation et l'industrie organisé par des chambres de commerce privées. Ils s'étaient déjà rencontrés pour un premier entretien en tête-à-tête lundi soir, avant d'être rejoints par le conseiller fédéral Cassis et le ministre des affaires étrangères iranien Zarif. La Suisse a appelé l'Iran à reconnaître le droit à l'existence d'Israël et a réaffirmé sa volonté de promouvoir la solution à deux Etats.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10004 Tue, 03 Jul 2018 00:00:00 +0200 Département fédéral des affaires étrangères - Suisse
L'Irak exécute 12 terroristes condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/9996 BAGDAD, 29 juin (Xinhua) -- L'Irak a exécuté 12 prisonniers condamnés à mort pour des actes de terrorisme, quelques heures après que le Premier ministre Haïdar al-Abadi a appelé à l'exécution sans délai des terroristes condamnés, a annoncé vendredi le gouvernement. Cet appel fait suite à l'enlèvement et au meurtre de huit agents de sécurité par des combattants de l'Etat islamique (EI), a ajouté le gouvernement. Conformément aux instructions du Premier ministre, les exécutions ont été menées jeudi sur 12 terroristes condamnés dont le verdict (la peine de mort) était final, a indiqué un communiqué du bureau de M. Abadi. Mercredi, les forces irakiennes ont retrouvé les corps de huit personnes qui avaient été enlevées par l'EI à proximité du village de Sarha, à la frontière provinciale entre Diyala et Salah ad-Din (centre), puis retenues en otage avant d'être exécutées. La récente détérioration en matière de sécurité a suscité de fortes critiques à l'encontre des forces de sécurité irakiennes, accusées d'échouer à mettre un terme aux attaques répétées des combattants de l'EI. Ceux-ci ont notamment enlevé des dizaines de personnes à de faux points de contrôle sur une route principale entre Bagdad et Kirkouk. Au cours des derniers mois, des centaines de combattants de l'EI ont fui leurs précédents bastions urbains de Mossoul, de la province de Salah ad-Din et de la région de Hawija, à l'ouest de Kirkouk, après que les forces irakiennes ont repris ces régions par de grandes offensives. La montée des exécutions dans le pays a suscité de vives réactions au niveau international, la mission de l'ONU en Irak appelant à mettre fin à la peine de mort tandis que l'Union européenne et certaines organisations internationales en faveur des droits de l'Homme ont critiqué le manque de transparence dans les tribunaux irakiens.
Cet appel fait suite à l'enlèvement et au meurtre de huit agents de sécurité par des combattants de l'Etat islamique (EI), a ajouté le gouvernement.

Conformément aux instructions du Premier ministre, les exécutions ont été menées jeudi sur 12 terroristes condamnés dont le verdict (la peine de mort) était final, a indiqué un communiqué du bureau de M. Abadi.

Mercredi, les forces irakiennes ont retrouvé les corps de huit personnes qui avaient été enlevées par l'EI à proximité du village de Sarha, à la frontière provinciale entre Diyala et Salah ad-Din (centre), puis retenues en otage avant d'être exécutées.

La récente détérioration en matière de sécurité a suscité de fortes critiques à l'encontre des forces de sécurité irakiennes, accusées d'échouer à mettre un terme aux attaques répétées des combattants de l'EI. Ceux-ci ont notamment enlevé des dizaines de personnes à de faux points de contrôle sur une route principale entre Bagdad et Kirkouk.

Au cours des derniers mois, des centaines de combattants de l'EI ont fui leurs précédents bastions urbains de Mossoul, de la province de Salah ad-Din et de la région de Hawija, à l'ouest de Kirkouk, après que les forces irakiennes ont repris ces régions par de grandes offensives.

La montée des exécutions dans le pays a suscité de vives réactions au niveau international, la mission de l'ONU en Irak appelant à mettre fin à la peine de mort tandis que l'Union européenne et certaines organisations internationales en faveur des droits de l'Homme ont critiqué le manque de transparence dans les tribunaux irakiens.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9996 Fri, 29 Jun 2018 00:00:00 +0200 Xinhua
Irak: exécution de 12 "terroristes" condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/9997 Douze "terroristes" condamnés à mort ont été exécutés jeudi sur ordre du Premier ministre Haider al-Abadi, a indiqué vendredi un communiqué officiel de la primature, sans préciser leur nationalité. M. Abadi avait ordonné jeudi l'exécution "immédiate" des centaines de jihadistes condamnés à mort, dont des femmes et des étrangers. "Sur ordre du Premier ministre Haider al-Abadi, 12 terroristes condamnés à mort, dont les jugements ont acquis un degré décisif, ont été exécutés jeudi", ce qui signifie que leur appel a été rejeté et que la peine capitale a été ratifiée par la présidence, selon le communiqué. Ces exécutions, en général par pendaison pour ceux condamnés pour "terrorisme", interviennent deux jours après la découverte des corps de huit Irakiens enlevés par le groupe État islamique (EI), qui avait diffusé une vidéo d'hommes au visage tuméfié en annonçant leur mort prochaine si des femmes jihadistes n'étaient pas libérées par Bagdad. Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, avait-on indiqué en avril de source judiciaire.
M. Abadi avait ordonné jeudi l'exécution "immédiate" des centaines de jihadistes condamnés à mort, dont des femmes et des étrangers.

"Sur ordre du Premier ministre Haider al-Abadi, 12 terroristes condamnés à mort, dont les jugements ont acquis un degré décisif, ont été exécutés jeudi", ce qui signifie que leur appel a été rejeté et que la peine capitale a été ratifiée par la présidence, selon le communiqué.

Ces exécutions, en général par pendaison pour ceux condamnés pour "terrorisme", interviennent deux jours après la découverte des corps de huit Irakiens enlevés par le groupe État islamique (EI), qui avait diffusé une vidéo d'hommes au visage tuméfié en annonçant leur mort prochaine si des femmes jihadistes n'étaient pas libérées par Bagdad.

Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, avait-on indiqué en avril de source judiciaire.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9997 Fri, 29 Jun 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Irak: le Premier ministre frappe fort avec l'exécution de 13 "terroristes" https://www.peinedemort.org/document/9998 Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a voulu frapper fort en faisant exécuter 13 jihadistes et en publiant pour la première fois les photos des pendaisons, pour calmer les critiques contre son manque de fermeté après l'assassinat de huit civils par le groupe Etat islamique (EI). Les Irakiens, habitués à l'horreur depuis des années, pensaient qu'après l'annonce en décembre par M. Abadi de la victoire sur l'EI, l'organisation extrémiste allait cesser de nuire mais son nouveau chantage les a replongés dans les cauchemars du passé. M. Abadi a essuyé des critiques sur les réseaux sociaux et vendredi de la part de la plus haute autorité religieuse chiite, l'ayatollah Ali Sistani, qui a reproché sans le nommer au gouvernement de n'avoir "pas pris en considération les appels des familles afin d'agir rapidement pour les sauver". Pour faire taire ces reproches, le chef du gouvernement a ordonné jeudi l'exécution "immédiate" des centaines de jihadistes condamnés à mort, dont des femmes et des étrangers. Quelques heures plus tard, 13 condamnés à mort ont été exécutés, a annoncé le ministre de la Justice, Haider al-Zamili. "Il s'agit du second groupe de condamnés à la peine capitale exécutés en 2018", indique son ministère. Ils "avaient été condamnés conformément à la loi antiterroriste. Ils avaient participé à des opérations armées avec des groupes terroristes, à des rapts, à des attentats à la bombe et au meurtre de civils", a-t-il précisé. Ces exécutions ont eu lieu par pendaison à la prison de Nassiriya (sud), surnommée "al-Hout" (la baleine) car quand on y rentre, on ne sort que mort, expliquent ironiquement les condamnés. Sur une photo publiée par le ministère de la Justice, des hommes apparaissent assis au sol avant l'exécution, les yeux bandés et les mains menottées. Vendredi, le ministère de la Justice a annoncé dans un communiqué que 64 personnes supplémentaires pouvaient être exécutées après avoir vu leur appel rejeté et leur condamnation à mort ratifiée par la présidence. - Confusion - Ces exécutions interviennent deux jours après la découverte des corps de huit Irakiens enlevés par l'EI, qui avait diffusé une vidéo d'hommes au visage tuméfié en annonçant leur mort prochaine si des femmes jihadistes n'étaient pas libérées par Bagdad. Dans la nuit de lundi à mardi, les familles des six personnes apparues sur la vidéo - des civils travaillant au département logistique des unités paramilitaires du Hachd al-Chaabi - avaient été informées que les forces armées les avaient libérées. Des scènes de liesse avaient eu lieu dans la ville sainte chiite de Kerbala, d'où ils étaient originaires, jusqu'à ce qu'ils apprennent qu'ils n'étaient en fait pas libres. Devant cette confusion, M. Abadi, désireux d'être reconduit dans son poste de Premier ministre après les élections du 12 mai, a adopté jeudi un ton très ferme. "Nous tuerons ou arrêterons ceux qui ont commis ces crimes, de la même manière dont nous avons promis de libérer le pays", a-t-il promis. Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, selon une source judiciaire. La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. - "Améliorer l'effort militaire" - L'ayatollah Ali Sistani, qui avait appelé avec succès en 2014 à la mobilisation populaire pour barrer la route à l'EI, a reproché au gouvernement de s'intéresser davantage aux considérations politiciennes qu'au combat contre les extrémistes. "Nous avons averti que la bataille avec Daech (acronyme arabe de l'EI) n'était pas terminée, même si l'organisation a été cassée", a déclaré Abdel Mahdi Karbalaï, considéré comme le porte-parole de l'ayatollah Sistani. "Il est erroné de se préoccuper des élections et des alliances, et d'ignorer la nécessité d'éliminer les terroristes et d'assurer la protection et la sécurité. Il faut améliorer le renseignement et l'effort militaire", a-t-il dit lors de son prêche de vendredi à Kerbala. L'Irak est régulièrement critiqué par des organisations des droits de l'Homme qui dénoncent les nombreuses condamnations à mort prononcées quasi quotidiennement par des tribunaux antiterroristes. "Les récents meurtres de l'EI sont abominables mais répondre comme le fait l'Irak par l'exécution d'un lot de détenus sent la vengeance plutôt que la justice", estime vendredi Human Rights Watch dans un communiqué. En 2017, au moins 111 personnes ont été pendues. Plus tôt en 2018, l'Irak avait exécuté 13 personnes, dont 11 condamnées pour "terrorisme". Environ 20.000 personnes ont été arrêtées au cours de la contre-offensive lancée par les troupes irakiennes pour repousser les jihadistes.
Les Irakiens, habitués à l'horreur depuis des années, pensaient qu'après l'annonce en décembre par M. Abadi de la victoire sur l'EI, l'organisation extrémiste allait cesser de nuire mais son nouveau chantage les a replongés dans les cauchemars du passé.

M. Abadi a essuyé des critiques sur les réseaux sociaux et vendredi de la part de la plus haute autorité religieuse chiite, l'ayatollah Ali Sistani, qui a reproché sans le nommer au gouvernement de n'avoir "pas pris en considération les appels des familles afin d'agir rapidement pour les sauver".

Pour faire taire ces reproches, le chef du gouvernement a ordonné jeudi l'exécution "immédiate" des centaines de jihadistes condamnés à mort, dont des femmes et des étrangers. Quelques heures plus tard, 13 condamnés à mort ont été exécutés, a annoncé le ministre de la Justice, Haider al-Zamili. "Il s'agit du second groupe de condamnés à la peine capitale exécutés en 2018", indique son ministère.

Ils "avaient été condamnés conformément à la loi antiterroriste. Ils avaient participé à des opérations armées avec des groupes terroristes, à des rapts, à des attentats à la bombe et au meurtre de civils", a-t-il précisé.

Ces exécutions ont eu lieu par pendaison à la prison de Nassiriya (sud), surnommée "al-Hout" (la baleine) car quand on y rentre, on ne sort que mort, expliquent ironiquement les condamnés. Sur une photo publiée par le ministère de la Justice, des hommes apparaissent assis au sol avant l'exécution, les yeux bandés et les mains menottées.

Vendredi, le ministère de la Justice a annoncé dans un communiqué que 64 personnes supplémentaires pouvaient être exécutées après avoir vu leur appel rejeté et leur condamnation à mort ratifiée par la présidence.

- Confusion -

Ces exécutions interviennent deux jours après la découverte des corps de huit Irakiens enlevés par l'EI, qui avait diffusé une vidéo d'hommes au visage tuméfié en annonçant leur mort prochaine si des femmes jihadistes n'étaient pas libérées par Bagdad.

Dans la nuit de lundi à mardi, les familles des six personnes apparues sur la vidéo - des civils travaillant au département logistique des unités paramilitaires du Hachd al-Chaabi - avaient été informées que les forces armées les avaient libérées. Des scènes de liesse avaient eu lieu dans la ville sainte chiite de Kerbala, d'où ils étaient originaires, jusqu'à ce qu'ils apprennent qu'ils n'étaient en fait pas libres.

Devant cette confusion, M. Abadi, désireux d'être reconduit dans son poste de Premier ministre après les élections du 12 mai, a adopté jeudi un ton très ferme. "Nous tuerons ou arrêterons ceux qui ont commis ces crimes, de la même manière dont nous avons promis de libérer le pays", a-t-il promis.

Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, selon une source judiciaire. La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique.

- "Améliorer l'effort militaire" -

L'ayatollah Ali Sistani, qui avait appelé avec succès en 2014 à la mobilisation populaire pour barrer la route à l'EI, a reproché au gouvernement de s'intéresser davantage aux considérations politiciennes qu'au combat contre les extrémistes.

"Nous avons averti que la bataille avec Daech (acronyme arabe de l'EI) n'était pas terminée, même si l'organisation a été cassée", a déclaré Abdel Mahdi Karbalaï, considéré comme le porte-parole de l'ayatollah Sistani.

"Il est erroné de se préoccuper des élections et des alliances, et d'ignorer la nécessité d'éliminer les terroristes et d'assurer la protection et la sécurité. Il faut améliorer le renseignement et l'effort militaire", a-t-il dit lors de son prêche de vendredi à Kerbala.

L'Irak est régulièrement critiqué par des organisations des droits de l'Homme qui dénoncent les nombreuses condamnations à mort prononcées quasi quotidiennement par des tribunaux antiterroristes.

"Les récents meurtres de l'EI sont abominables mais répondre comme le fait l'Irak par l'exécution d'un lot de détenus sent la vengeance plutôt que la justice", estime vendredi Human Rights Watch dans un communiqué.

En 2017, au moins 111 personnes ont été pendues. Plus tôt en 2018, l'Irak avait exécuté 13 personnes, dont 11 condamnées pour "terrorisme".

Environ 20.000 personnes ont été arrêtées au cours de la contre-offensive lancée par les troupes irakiennes pour repousser les jihadistes.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9998 Fri, 29 Jun 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Soudan : l'ONU salue la décision de commuer la peine de mort de Noura Hussein https://www.peinedemort.org/document/9999 Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a salué vendredi la décision de la Cour d'appel de Khartoum, au Soudan, d'annuler la condamnation à mort de Noura Hussein Hammad Daoud. « Bien que nous ne disposions pas de tous les détails de la décision à ce stade, nous comprenons que la peine de mort a été remplacée par une peine d'emprisonnement de cinq ans, » a noté Liz Throssel, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH). Les services du Haut-Commissaire rappelle qu'Hussein Noura, âgée de 19 ans, avait été condamnée à mort le mois dernier pour avoir poignardé l'homme qu'elle avait été forcée d'épouser et qui l'aurait ensuite violée. Dans l'appel lancé aux autorités le mois dernier, le HCDH les avait invité à saisir cette opportunité pour envoyer un message clair que la violence basée sur le genre ne sera pas tolérée dans le pays et pour criminaliser le viol conjugal. Le Haut-Commissariat se dit prêt à travailler avec le gouvernement du Soudan pour mettre ses lois en conformité avec les normes relatives aux droits de l'homme. Il continuera à effectuer un suivi sur ce sujet auprès des autorités soudanaises. Après l'annonce de la condamnation de Noura Hussein, survenue à la mi-mai, ONU Femmes, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le Bureau du Conseiller spécial de l'ONU pour l'Afrique avaient eux aussi appelé à la clémence. « Bien que nous ne disposions pas de tous les détails de la décision à ce stade, nous comprenons que la peine de mort a été remplacée par une peine d'emprisonnement de cinq ans, » a noté Liz Throssel, porte-parole du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH).

Les services du Haut-Commissaire rappelle qu'Hussein Noura, âgée de 19 ans, avait été condamnée à mort le mois dernier pour avoir poignardé l'homme qu'elle avait été forcée d'épouser et qui l'aurait ensuite violée.

Dans l'appel lancé aux autorités le mois dernier, le HCDH les avait invité à saisir cette opportunité pour envoyer un message clair que la violence basée sur le genre ne sera pas tolérée dans le pays et pour criminaliser le viol conjugal.

Le Haut-Commissariat se dit prêt à travailler avec le gouvernement du Soudan pour mettre ses lois en conformité avec les normes relatives aux droits de l'homme. Il continuera à effectuer un suivi sur ce sujet auprès des autorités soudanaises.

Après l'annonce de la condamnation de Noura Hussein, survenue à la mi-mai, ONU Femmes, le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) et le Bureau du Conseiller spécial de l'ONU pour l'Afrique avaient eux aussi appelé à la clémence.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9999 Fri, 29 Jun 2018 00:00:00 +0200 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
Le combat pour la Cour suprême déchire déjà le Sénat américain https://www.peinedemort.org/document/10008 Les démocrates du Sénat américain se sont lancés jeudi dans une bataille qui s'annonce rude, voire impossible, pour empêcher la majorité républicaine de nommer le prochain juge de la Cour suprême. En jeu: l'avenir des plus grandes questions de société. Mariage homosexuel, discriminations raciales, peine de mort, controverses électorales, port d'arme, poids des syndicats: la haute cour, gardienne de la Constitution américaine, tranche les plus importants débats. L'annonce surprise, mercredi, du départ à la retraite de l'un de ses neufs sages, Anthony Kennedy, a précipité les Etats-Unis vers un scénario qui verrait la Cour suprême basculer dans sa composition la plus conservatrice depuis des décennies. "Un coup de grâce", selon l'éditorial du progressiste New York Times jeudi, qui reflète l'inquiétude de la gauche américaine. "Des vies de femmes sont en jeu", s'est alarmée la sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand sur Twitter. "Je me battrai pour que vous ayez une voix dans le choix du prochain juge". - "Impact sur une génération" - En publiant une liste de 25 noms peu après l'annonce du départ d'Anthony Kennedy, 81 ans, le président républicain Donald Trump a promis que le processus pour nommer son successeur allait débuter "immédiatement". Son remplaçant "pourra avoir un impact sur les lois des Etats-Unis et les droits de ses citoyens pendant une génération", a mis en garde le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer, très remonté. Donald Trump a depuis son élection en 2016 notamment proclamé sa préférence pour des juges penchant contre le droit à l'avortement. Et l'a démontré avec une première nomination en 2017: celle du conservateur Neil Gorsuch. Désigné en 1987 par le républicain Ronald Reagan, Anthony Kennedy a pendant trente ans joué un rôle crucial d'arbitre, faisant le balancier entre les quatre sages conservateurs et les quatre progressistes. C'est lui qui a par exemple pesé en faveur de la légalisation du mariage gay en 2015. Si Neil Gorsuch a succédé à un magistrat déjà conservateur, le remplaçant d'Anthony Kennedy pourra donc lui modifier l'équilibre de la haute cour. Or plusieurs candidats de Donald Trump ont été approuvés par des associations ultra-conservatrices. Et ils n'ont en moyenne qu'une cinquantaine d'années, le plus jeune ne dépassant pas la quarantaine, ce qui pourrait assurer un ancrage à droite pendant des décennies chez ces sages nommés à vie. - "Allez voter" en novembre - Si le choix des juges de la Cour suprême revient au président américain, c'est au Sénat de confirmer la nomination. Et la bataille sur la colline du Capitole promet d'électriser les élections parlementaires de novembre, où un tiers des sièges du Sénat sera en jeu. La Cour suprême américaine / © AFP / Gal ROMA, John SAEKI Le chef de la majorité républicaine Mitch McConnell a promis un vote "à l'automne", avant le scrutin. En face, les démocrates ne décolèrent pas. L'opposition n'a en effet jamais digéré que ce même Mitch McConnell ait bloqué pendant de longs mois l'audition d'un sage nommé par le démocrate Barack Obama en fin de mandat, arguant en février 2016 qu'il fallait respecter "les voix" des Américains, appelés aux urnes en novembre. Les démocrates l'exhortent donc à attendre cette fois les élections du 6 novembre. "Absurde", rétorque le camp républicain, affirmant qu'il ne se référait qu'à la présidentielle. Indignés, les chefs démocrates n'ont que peu de moyens d'influer sur ce calendrier. Autre point de contentieux, les républicains ont changé, pour Neil Gorsuch, la règle d'or voulant que ces hauts magistrats soient approuvés par une majorité qualifiée. Mais l'équation reste compliquée pour eux, qui ne disposent que d'une très courte avance, avec 51 sénateurs sur 100. L'un d'eux, John McCain, lutte contre un cancer loin de Washington et ils ne peuvent donc se permettre aucune désertion. Or au moins deux sénatrices républicaines, Susan Collins et Lisa Murkowski, défendent le droit à l'avortement. Cette dernière a rappelé sa tradition de "vote indépendant" sur la Cour suprême. Susan Collins, elle, a prévenu que le célèbre arrêt qui a légalisé l'avortement aux Etats-Unis en 1973, Roe v. Wade, "fait clairement précédent et je cherche toujours des juges qui respectent les précédents". La porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders a tweeté jeudi soir que le président avait rencontré les deux sénatrices ainsi que leur collègue républicain Chuck Grassley et démocrates Joe Manchin, Joe Donnelly et Heidi Heitkamp "pour discuter de la vacance à la Cour suprême". "Ses équipes ont parlé avec des dizaines d'autres sénateurs", a-t-elle ajouté. Mais le bloc démocrate n'est pas non plus uni, le vote d'au moins trois sénateurs faisant face à des réélections difficiles sur des terres pro-Trump étant en doute. Associations et médias progressistes ont eux déjà démarré une campagne pour pousser au vote en novembre, brandissant la perspective d'autres départs, ou décès, à la Cour suprême. "Ne sous-estimez pas un seul instant l'importance d'aller voter en novembre", lance l'éditorial du New York Times, soulignant que la participation n'était que de 36% il y a quatre ans. "Si plus de gens étaient allés voter, le Sénat aurait bien pu rester sous le contrôle des démocrates".
Mariage homosexuel, discriminations raciales, peine de mort, controverses électorales, port d'arme, poids des syndicats: la haute cour, gardienne de la Constitution américaine, tranche les plus importants débats.

L'annonce surprise, mercredi, du départ à la retraite de l'un de ses neufs sages, Anthony Kennedy, a précipité les Etats-Unis vers un scénario qui verrait la Cour suprême basculer dans sa composition la plus conservatrice depuis des décennies.

"Un coup de grâce", selon l'éditorial du progressiste New York Times jeudi, qui reflète l'inquiétude de la gauche américaine.

"Des vies de femmes sont en jeu", s'est alarmée la sénatrice démocrate Kirsten Gillibrand sur Twitter. "Je me battrai pour que vous ayez une voix dans le choix du prochain juge".

- "Impact sur une génération" -

En publiant une liste de 25 noms peu après l'annonce du départ d'Anthony Kennedy, 81 ans, le président républicain Donald Trump a promis que le processus pour nommer son successeur allait débuter "immédiatement".

Son remplaçant "pourra avoir un impact sur les lois des Etats-Unis et les droits de ses citoyens pendant une génération", a mis en garde le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer, très remonté.

Donald Trump a depuis son élection en 2016 notamment proclamé sa préférence pour des juges penchant contre le droit à l'avortement. Et l'a démontré avec une première nomination en 2017: celle du conservateur Neil Gorsuch.

Désigné en 1987 par le républicain Ronald Reagan, Anthony Kennedy a pendant trente ans joué un rôle crucial d'arbitre, faisant le balancier entre les quatre sages conservateurs et les quatre progressistes. C'est lui qui a par exemple pesé en faveur de la légalisation du mariage gay en 2015.

Si Neil Gorsuch a succédé à un magistrat déjà conservateur, le remplaçant d'Anthony Kennedy pourra donc lui modifier l'équilibre de la haute cour.

Or plusieurs candidats de Donald Trump ont été approuvés par des associations ultra-conservatrices. Et ils n'ont en moyenne qu'une cinquantaine d'années, le plus jeune ne dépassant pas la quarantaine, ce qui pourrait assurer un ancrage à droite pendant des décennies chez ces sages nommés à vie.

- "Allez voter" en novembre -

Si le choix des juges de la Cour suprême revient au président américain, c'est au Sénat de confirmer la nomination. Et la bataille sur la colline du Capitole promet d'électriser les élections parlementaires de novembre, où un tiers des sièges du Sénat sera en jeu.


La Cour suprême américaine / © AFP / Gal ROMA, John SAEKI
Le chef de la majorité républicaine Mitch McConnell a promis un vote "à l'automne", avant le scrutin. En face, les démocrates ne décolèrent pas.

L'opposition n'a en effet jamais digéré que ce même Mitch McConnell ait bloqué pendant de longs mois l'audition d'un sage nommé par le démocrate Barack Obama en fin de mandat, arguant en février 2016 qu'il fallait respecter "les voix" des Américains, appelés aux urnes en novembre.

Les démocrates l'exhortent donc à attendre cette fois les élections du 6 novembre. "Absurde", rétorque le camp républicain, affirmant qu'il ne se référait qu'à la présidentielle.

Indignés, les chefs démocrates n'ont que peu de moyens d'influer sur ce calendrier.

Autre point de contentieux, les républicains ont changé, pour Neil Gorsuch, la règle d'or voulant que ces hauts magistrats soient approuvés par une majorité qualifiée.

Mais l'équation reste compliquée pour eux, qui ne disposent que d'une très courte avance, avec 51 sénateurs sur 100. L'un d'eux, John McCain, lutte contre un cancer loin de Washington et ils ne peuvent donc se permettre aucune désertion. Or au moins deux sénatrices républicaines, Susan Collins et Lisa Murkowski, défendent le droit à l'avortement.

Cette dernière a rappelé sa tradition de "vote indépendant" sur la Cour suprême.

Susan Collins, elle, a prévenu que le célèbre arrêt qui a légalisé l'avortement aux Etats-Unis en 1973, Roe v. Wade, "fait clairement précédent et je cherche toujours des juges qui respectent les précédents".

La porte-parole de la Maison Blanche Sarah Sanders a tweeté jeudi soir que le président avait rencontré les deux sénatrices ainsi que leur collègue républicain Chuck Grassley et démocrates Joe Manchin, Joe Donnelly et Heidi Heitkamp "pour discuter de la vacance à la Cour suprême". "Ses équipes ont parlé avec des dizaines d'autres sénateurs", a-t-elle ajouté.

Mais le bloc démocrate n'est pas non plus uni, le vote d'au moins trois sénateurs faisant face à des réélections difficiles sur des terres pro-Trump étant en doute.

Associations et médias progressistes ont eux déjà démarré une campagne pour pousser au vote en novembre, brandissant la perspective d'autres départs, ou décès, à la Cour suprême.

"Ne sous-estimez pas un seul instant l'importance d'aller voter en novembre", lance l'éditorial du New York Times, soulignant que la participation n'était que de 36% il y a quatre ans. "Si plus de gens étaient allés voter, le Sénat aurait bien pu rester sous le contrôle des démocrates". ]]>
https://www.peinedemort.org/document/10008 Fri, 29 Jun 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
[position de la France] Iran – Exécution d'Abolfazl Chezani Sharahi (27.06.18) https://www.peinedemort.org/document/9990 La France condamne l'exécution d'Abolfazl Chezani Sharahi survenue le 27 juin 2018 en Iran. Celui-ci était détenu depuis l'âge de 14 ans pour homicide. La France réitère son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances et son engagement en faveur de l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace. Elle rappelle son attachement aux principes du Pacte international pour les droits civils et politiques et de la Convention internationale des droits de l'enfant qui prohibent la peine de mort pour les crimes commis par les mineurs. Nous appelons tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive.
La France réitère son opposition constante à la peine de mort, en tous lieux et en toutes circonstances et son engagement en faveur de l'abolition universelle de ce châtiment injuste, inhumain et inefficace.

Elle rappelle son attachement aux principes du Pacte international pour les droits civils et politiques et de la Convention internationale des droits de l'enfant qui prohibent la peine de mort pour les crimes commis par les mineurs.

Nous appelons tous les États appliquant encore la peine de mort à établir un moratoire en vue d'une abolition définitive.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9990 Thu, 28 Jun 2018 00:00:00 +0200 Ministère des Affaires Etrangères français
Iran : le chef des droits de l'homme de l'ONU consterné par l'exécution de délinquants juvéniles https://www.peinedemort.org/document/9991 Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a condamné jeudi l'application continue de la peine de mort contre les délinquants juvéniles en Iran. L'exécution de mineurs délinquants est strictement interdite par le droit international en toutes circonstances, quelle que soit la nature du crime qui aurait été commis, a souligné le Haut-Commissaire. Mercredi, Abolfazi Chezani Sharahi, qui avait 15 ans lorsqu'il a été reconnu coupable d'avoir poignardé mortellement un homme, a été exécuté. Sharahi est le quatrième délinquant juvénile à avoir été exécuté en Iran depuis le début de cette année. En 2017, cinq délinquants juvéniles ont été exécutés dans le pays. « Je suis profondément troublé que l'Iran continue d'appliquer la peine de mort contre les délinquants juvéniles, avec quelque 85 autres (jeunes) condamnés à mort », a déclaré M. Zeid dans un communiqué. « Nous comprenons que l'exécution d'au moins un autre délinquant juvénile, Mohammad Kalhori, est imminente et nous exhortons les autorités à ne pas l'exécuter, mais plutôt à commuer les condamnations de tous les délinquants juvéniles qui se trouvent dans le couloir de la mort », a ajouté le chef des droits de l'homme de l'ONU. Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) rappelle que l'exécution de délinquants juvéniles constitue une violation des obligations de l'Iran en tant qu'État partie à la Convention relative aux droits de l'enfant et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Le traitement de Sharahi par l'Iran peut également être assimilé à de la torture ou à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, souligne le HCDH. Sharahi a été à plusieurs reprises (quatre fois) placé en isolement avant son exécution imminente qui fut retardée à plusieurs reprises avant d'avoir lieu. Le Haut-Commissaire s'est également déclaré préoccupé par le manque de transparence avant l'application de la peine de mort en Iran. « Lorsque les autorités ne fournissent pas des informations adéquates sur le calendrier des exécutions, elles maintiennent non seulement la personne condamnée mais aussi sa famille dans l'attente permanente d'un décès imminent, entraînant une détresse mentale aiguë. La notification tardive empêche également un examen adéquat », ajoute le HCDH. M. Zeid a réitéré la volonté du HCDH d'aider le gouvernement iranien à respecter ses obligations internationales en matière de droits de l'homme relatifs à la justice pour les mineurs. L'exécution de mineurs délinquants est strictement interdite par le droit international en toutes circonstances, quelle que soit la nature du crime qui aurait été commis, a souligné le Haut-Commissaire.

Mercredi, Abolfazi Chezani Sharahi, qui avait 15 ans lorsqu'il a été reconnu coupable d'avoir poignardé mortellement un homme, a été exécuté. Sharahi est le quatrième délinquant juvénile à avoir été exécuté en Iran depuis le début de cette année. En 2017, cinq délinquants juvéniles ont été exécutés dans le pays.

« Je suis profondément troublé que l'Iran continue d'appliquer la peine de mort contre les délinquants juvéniles, avec quelque 85 autres (jeunes) condamnés à mort », a déclaré M. Zeid dans un communiqué. « Nous comprenons que l'exécution d'au moins un autre délinquant juvénile, Mohammad Kalhori, est imminente et nous exhortons les autorités à ne pas l'exécuter, mais plutôt à commuer les condamnations de tous les délinquants juvéniles qui se trouvent dans le couloir de la mort », a ajouté le chef des droits de l'homme de l'ONU.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH) rappelle que l'exécution de délinquants juvéniles constitue une violation des obligations de l'Iran en tant qu'État partie à la Convention relative aux droits de l'enfant et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

Le traitement de Sharahi par l'Iran peut également être assimilé à de la torture ou à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, souligne le HCDH. Sharahi a été à plusieurs reprises (quatre fois) placé en isolement avant son exécution imminente qui fut retardée à plusieurs reprises avant d'avoir lieu.

Le Haut-Commissaire s'est également déclaré préoccupé par le manque de transparence avant l'application de la peine de mort en Iran. « Lorsque les autorités ne fournissent pas des informations adéquates sur le calendrier des exécutions, elles maintiennent non seulement la personne condamnée mais aussi sa famille dans l'attente permanente d'un décès imminent, entraînant une détresse mentale aiguë. La notification tardive empêche également un examen adéquat », ajoute le HCDH.

M. Zeid a réitéré la volonté du HCDH d'aider le gouvernement iranien à respecter ses obligations internationales en matière de droits de l'homme relatifs à la justice pour les mineurs.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9991 Thu, 28 Jun 2018 00:00:00 +0200 Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU
Irak: le Premier ministre demande l'exécution "immédiate" de tous les "terroristes" condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/9993 Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a ordonné jeudi l'exécution immédiate des jihadistes condamnés à mort, comme représailles à l'assassinat par le groupe Etat islamique (EI) de huit hommes dont les corps ont été retrouvés mercredi. M. Abadi "ordonne la punition immédiate des terroristes condamnés à mort et dont les peines ont passé le degré décisif", a-t-il annoncé dans un communiqué, voulant dire que leur appel a été rejeté et que la peine capitale a été ratifiée par la présidence de la République. Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, avait-on indiqué en avril de source judiciaire. La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. En outre figue un Russe et le Belge Tarik Jadaoun, qui avait rejoint l'EI en 2014 sous le nom de guerre d'Abou Hamza al-Belgiki. Le porte-parole du Conseil suprême de la magistrature, le juge Abdel Sattar Bayraqdar, avait précisé en avril que la grande majorité des personnes condamnées à mort appartenaient à EI.
M. Abadi "ordonne la punition immédiate des terroristes condamnés à mort et dont les peines ont passé le degré décisif", a-t-il annoncé dans un communiqué, voulant dire que leur appel a été rejeté et que la peine capitale a été ratifiée par la présidence de la République.

Plus de 300 personnes, dont une centaine d'étrangères, ont été condamnées à mort en Irak, et autant d'autres à la prison à perpétuité, pour appartenance à l'EI, avait-on indiqué en avril de source judiciaire.
La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. En outre figue un Russe et le Belge Tarik Jadaoun, qui avait rejoint l'EI en 2014 sous le nom de guerre d'Abou Hamza al-Belgiki.

Le porte-parole du Conseil suprême de la magistrature, le juge Abdel Sattar Bayraqdar, avait précisé en avril que la grande majorité des personnes condamnées à mort appartenaient à EI.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9993 Thu, 28 Jun 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
L'Irak exécute à nouveau 13 condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/10009 Treize personnes ont été pendues en Irak. Elles avaient été condamnées à mort en vertu de la loi antiterroriste. Le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, venait de demander l'exécution des personnes condamnées à mort pour "terrorisme". En avril déjà, 13 condamnés à mort avaient été exécutés le même jour.
Le Premier ministre irakien, Haïdar al-Abadi, venait de demander l'exécution des personnes condamnées à mort pour "terrorisme".

En avril déjà, 13 condamnés à mort avaient été exécutés le même jour.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10009 Thu, 28 Jun 2018 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Le Texas exécute par injection un meurtrier qui voulait être fusillé ou gazé https://www.peinedemort.org/document/9988 (Agence France-Presse) Chicago - Le Texas a exécuté mercredi par injection létale un meurtrier américain surnommé «le tueur au pic à glace», qui avait déposé en vain une demande de dernière minute auprès de la Cour suprême pour être plutôt fusillé ou gazé. Danny Bible était atteint de la maladie de Parkinson et d'autres maux qui avaient rendu ses veines difficilement utilisables pour l'intraveineuse mortelle, avaient argué ses avocats, en affirmant que l'exécution risquait d'être très douloureuse pour cet homme de presque 67 ans. Les avocats avaient par conséquent demandé à la Cour suprême des États-Unis d'intervenir pour stopper l'exécution, en suggérant que leur client soit plutôt fusillé ou gazé. Mais la haute cour a rejeté la demande, et l'homme a été exécuté par injection. Il est décédé à 18h32. Danny Bible avait été condamné à mort en 2003 pour avoir tué une jeune femme de 20 ans en 1979. Le corps d'Inez Deaton avait été retrouvé près du bayou de Houston, poignardé à coups de pic à glace. L'homme a aussi avoué avoir agressé sexuellement plusieurs enfants, violé de nombreuses femmes et avoir tué quatre personnes en tout. Selon le Houston Chronicle, les derniers mots de Danny Bible ont été: «Ça fait mal». Après sa mort, le frère d'une de ses victimes s'est exprimé devant la presse. «Danny Paul Bible est l'une des personnes les plus abominables et mauvaises qui aient jamais existé», a dit Larry Lance, cité par le Chronicle. «Nous sommes heureux de l'avoir vu rendre son dernier souffle. Je sais qu'il brûlera en enfer pour l'éternité», a-t-il ajouté. Au Texas, la loi ne prévoit que des exécutions par injection. Si la demande de Danny Bible avait été accordée, son exécution aurait pu être retardée d'au moins un an. Les États de l'Ohio et de l'Alabama ont par le passé dû annuler des exécutions après avoir échoué à trouver des veines utilisables chez des condamnés à mort.
Danny Bible était atteint de la maladie de Parkinson et d'autres maux qui avaient rendu ses veines difficilement utilisables pour l'intraveineuse mortelle, avaient argué ses avocats, en affirmant que l'exécution risquait d'être très douloureuse pour cet homme de presque 67 ans.

Les avocats avaient par conséquent demandé à la Cour suprême des États-Unis d'intervenir pour stopper l'exécution, en suggérant que leur client soit plutôt fusillé ou gazé.

Mais la haute cour a rejeté la demande, et l'homme a été exécuté par injection. Il est décédé à 18h32.

Danny Bible avait été condamné à mort en 2003 pour avoir tué une jeune femme de 20 ans en 1979. Le corps d'Inez Deaton avait été retrouvé près du bayou de Houston, poignardé à coups de pic à glace.

L'homme a aussi avoué avoir agressé sexuellement plusieurs enfants, violé de nombreuses femmes et avoir tué quatre personnes en tout.

Selon le Houston Chronicle, les derniers mots de Danny Bible ont été: «Ça fait mal».

Après sa mort, le frère d'une de ses victimes s'est exprimé devant la presse.

«Danny Paul Bible est l'une des personnes les plus abominables et mauvaises qui aient jamais existé», a dit Larry Lance, cité par le Chronicle.

«Nous sommes heureux de l'avoir vu rendre son dernier souffle. Je sais qu'il brûlera en enfer pour l'éternité», a-t-il ajouté.

Au Texas, la loi ne prévoit que des exécutions par injection. Si la demande de Danny Bible avait été accordée, son exécution aurait pu être retardée d'au moins un an.

Les États de l'Ohio et de l'Alabama ont par le passé dû annuler des exécutions après avoir échoué à trouver des veines utilisables chez des condamnés à mort.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9988 Wed, 27 Jun 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Déclaration sur l'exécution d'un mineur délinquant en Iran https://www.peinedemort.org/document/9989 Le 27 juin 2018, Abolfazl Chezani Sharahi a été exécuté en Iran. Il a été jugé coupable d'un meurtre qu'il avait commis lorsqu'il avait 14 ans. La condamnation à la peine capitale pour des faits commis avant l'âge de 18 ans est contraire aux obligations internationales qui incombent à l'Iran en vertu du pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la convention relative aux droits de l'enfant. L'Union européenne est opposée à la peine de mort en toutes circonstances et milite en faveur de son abolition partout dans le monde.
La condamnation à la peine capitale pour des faits commis avant l'âge de 18 ans est contraire aux obligations internationales qui incombent à l'Iran en vertu du pacte international relatif aux droits civils et politiques et de la convention relative aux droits de l'enfant.

L'Union européenne est opposée à la peine de mort en toutes circonstances et milite en faveur de son abolition partout dans le monde.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9989 Wed, 27 Jun 2018 00:00:00 +0200 Union européenne
Exécution d'un condamné qui avait 14 ans au moment des faits en Iran https://www.peinedemort.org/document/9992 L'Iran exécute à nouveau un condamné à mort qui était mineur au moment des faits pour lesquels il a été condamné. Abolfazl Chezani Sharahi avait a priori 14 ans au moment de son arrestation et 15 ans lorsqu'il a été condamné à mort pour meurtre. C'est la quatrième exécution capitale de mineur au moment des faits recensée en Iran pour l'année 2018.
Abolfazl Chezani Sharahi avait a priori 14 ans au moment de son arrestation et 15 ans lorsqu'il a été condamné à mort pour meurtre.

C'est la quatrième exécution capitale de mineur au moment des faits recensée en Iran pour l'année 2018.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9992 Wed, 27 Jun 2018 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Annulation de la peine de mort pour une jeune Soudanaise "violée" (avocat) https://www.peinedemort.org/document/9987 Khartoum - Une cour d'appel a annulé mardi la sentence de mort contre une jeune Soudanaise condamnée à la peine capitale pour avoir tué son mari qu'elle accuse de l'avoir violée, a annoncé son avocat. En mai, un tribunal soudanais avait condamné à mort Noura Hussein, reconnue coupable du "meurtre intentionnel" de l'homme que son père l'avait forcée à épouser à l'âge de 16 ans et qui, selon elle, l'avait violée. La condamnation à mort de la jeune femme, aujourd'hui âgée de 19 ans, avait déclenché l'indignation internationale, notamment de l'ONU et de groupes de défense des droits de l'Homme. Et son avocat Al-Fateh Hussein avait interjeté appel de cette décision. "La cour d'appel a annulé la sentence de mort et a condamné la (jeune femme) à cinq ans de prison" et à payer une amende de 337.500 livres soudanaises (12.000 dollars), a dit mardi M. Hussein à l'AFP. La peine de prison court depuis la date de son arrestation, en mai 2017. Des militants avaient lancé une campagne intitulée "Justice pour Noura" après sa condamnation à mort. Selon Amnesty International, Noura Hussein a été mariée de force à l'âge de 16 ans. Lorsqu'elle a refusé de consommer le mariage, son mari a appelé en mai 2017 deux de ses frères et un cousin pour qu'ils l'aident à la violer. Quand il a essayé de la violer une deuxième fois, elle l'a poignardé à mort, selon l'ONG. Mardi, Amnesty International, qui fait partie de la campagne "Justice pour Noura", s'est félicité de la décision de commuer la sentence de la jeune femme. Cette décision "doit maintenant mener à une révision des lois pour faire de sorte que Noura Hussein soit la dernière personne à devoir endurer une telle épreuve", a dit Seif Magango, directeur adjoint régional d'Amnesty, dans un communiqué. La jeune femme a été "victime d'une attaque brutale" de son mari, a ajouté Seif Magango, soulignant que la peine de cinq ans de prison est "une punition excessive". Il a appelé les autorités soudanaises à "commencer à réviser les lois sur le mariage des enfants, les mariages forcés et le viol conjugal, afin que les victimes ne soient pas celles qui sont punies". Au Soudan, la loi autorise le mariage des enfants de plus de 10 ans. L'ONU a exhorté le Soudan à modifier ses lois pour criminaliser la violence domestique et le viol conjugal.
En mai, un tribunal soudanais avait condamné à mort Noura Hussein, reconnue coupable du "meurtre intentionnel" de l'homme que son père l'avait forcée à épouser à l'âge de 16 ans et qui, selon elle, l'avait violée.

La condamnation à mort de la jeune femme, aujourd'hui âgée de 19 ans, avait déclenché l'indignation internationale, notamment de l'ONU et de groupes de défense des droits de l'Homme. Et son avocat Al-Fateh Hussein avait interjeté appel de cette décision.

"La cour d'appel a annulé la sentence de mort et a condamné la (jeune femme) à cinq ans de prison" et à payer une amende de 337.500 livres soudanaises (12.000 dollars), a dit mardi M. Hussein à l'AFP. La peine de prison court depuis la date de son arrestation, en mai 2017.

Des militants avaient lancé une campagne intitulée "Justice pour Noura" après sa condamnation à mort.

Selon Amnesty International, Noura Hussein a été mariée de force à l'âge de 16 ans. Lorsqu'elle a refusé de consommer le mariage, son mari a appelé en mai 2017 deux de ses frères et un cousin pour qu'ils l'aident à la violer. Quand il a essayé de la violer une deuxième fois, elle l'a poignardé à mort, selon l'ONG.

Mardi, Amnesty International, qui fait partie de la campagne "Justice pour Noura", s'est félicité de la décision de commuer la sentence de la jeune femme.

Cette décision "doit maintenant mener à une révision des lois pour faire de sorte que Noura Hussein soit la dernière personne à devoir endurer une telle épreuve", a dit Seif Magango, directeur adjoint régional d'Amnesty, dans un communiqué.

La jeune femme a été "victime d'une attaque brutale" de son mari, a ajouté Seif Magango, soulignant que la peine de cinq ans de prison est "une punition excessive".

Il a appelé les autorités soudanaises à "commencer à réviser les lois sur le mariage des enfants, les mariages forcés et le viol conjugal, afin que les victimes ne soient pas celles qui sont punies".

Au Soudan, la loi autorise le mariage des enfants de plus de 10 ans. L'ONU a exhorté le Soudan à modifier ses lois pour criminaliser la violence domestique et le viol conjugal.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9987 Tue, 26 Jun 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Commutation de la peine de mort de Noura Hussein Hamad au Soudan https://www.peinedemort.org/document/9994 La condamnation à mort prononcée en mai contre Noura Hussein est annulée en appel et transformée en une peine de 5 ans de prison accompagnée du versement de la diya (prix du sang). https://www.peinedemort.org/document/9994 Tue, 26 Jun 2018 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi Chine : cinq trafiquants de drogue condamnés à mort https://www.peinedemort.org/document/9983 TAIYUAN, 26 juin (Xinhua) -- Cinq trafiquants de drogue ont été condamnés à la peine capitale et six autres condamnés à mort avec deux ans de sursis dans la province chinoise du Shanxi (nord). Le Tribunal populaire intermédiaire de Changzhi a prononcé lundi des verdicts contre 32 accusés dans trois affaires de trafic de drogue, a annoncé mardi le Tribunal populaire supérieur de la province du Shanxi. Quatorze personnes ont été condamnées à la perpétuité et les sept restantes à au moins deux ans de prison. Dans une des affaires, 27 membres d'un cartel de la drogue ont été jugés coupables de trafic de méthcathinone entre différentes provinces d'août 2015 à mars 2016, selon le tribunal. Mardi marque la Journée internationale contre l'abus et le trafic de drogues.
Le Tribunal populaire intermédiaire de Changzhi a prononcé lundi des verdicts contre 32 accusés dans trois affaires de trafic de drogue, a annoncé mardi le Tribunal populaire supérieur de la province du Shanxi.

Quatorze personnes ont été condamnées à la perpétuité et les sept restantes à au moins deux ans de prison.

Dans une des affaires, 27 membres d'un cartel de la drogue ont été jugés coupables de trafic de méthcathinone entre différentes provinces d'août 2015 à mars 2016, selon le tribunal.

Mardi marque la Journée internationale contre l'abus et le trafic de drogues.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9983 Tue, 26 Jun 2018 00:00:00 +0200 Xinhua
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