La peine de mort dans le monde — Géorgie https://www.peinedemort.org/rss/etat?id=US-GA Géorgie : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Sun, 18 Feb 2018 07:44:31 +0100 Mon, 08 Jan 2018 20:55:55 +0100 120 Deuxième chance pour un Noir américain condamné par un juré raciste https://www.peinedemort.org/document/9704 La Cour suprême des États-Unis a ouvert lundi la voie d'un nouveau procès pour un Noir, condamné à mort pour meurtre par un jury dont l'un des membres a tenu des propos racistes. Fin septembre 2017, la haute cour avait déjà suspendu in extremis l'exécution de Keith Tharpe dans sa prison dans l'État de Géorgie. Reconnu coupable de l'assassinat de sa belle-soeur en 1990, M. Tharpe avait été condamné à la peine capitale par un jury comprenant un homme convaincu que les Noirs étaient dépourvus d'âme. «Après avoir étudié la Bible, j'en suis venu à me demander si les Noirs avaient une âme», avait affirmé ce juré, un homme blanc nommé Barney Gattie, des années après le verdict. Ces déclarations «représentent une forte présomption que le verdict de peine de mort a été influencé par la race de M. Tharpe», a jugé la Cour suprême, en renvoyant l'affaire à un tribunal inférieur. Pour l'avocat du condamné, Brian Kammer, la cour a considéré «la claire présence d'un préjugé raciste de l'un des jurés». Trois juges conservateurs de la haute cour, Clarence Thomas, Samuel Alito et Neil Gorsuch, ont exprimé leur désaccord avec la décision. Jusque-là, les avocats du prisonnier avaient été déboutés dans leur tentative de prouver que le racisme avait joué un «rôle crucial» dans la sentence de M. Tharpe. Dans plusieurs affaires emblématiques ces dernières années, la Cour suprême des États-Unis a établi avec force que les préjugés racistes n'avaient pas leur place dans le système judiciaire américain. La haute cour a notamment suspendu en février l'exécution d'un Texan qui avait été présenté lors de son procès comme potentiellement plus dangereux, car étant un Noir. Les sages de Washington ont également tranché en mai 2016 en faveur d'un Noir condamné à mort par un jury composé de 12 Blancs sélectionnés selon des critères raciaux.
Fin septembre 2017, la haute cour avait déjà suspendu in extremis l'exécution de Keith Tharpe dans sa prison dans l'État de Géorgie.

Reconnu coupable de l'assassinat de sa belle-soeur en 1990, M. Tharpe avait été condamné à la peine capitale par un jury comprenant un homme convaincu que les Noirs étaient dépourvus d'âme.

«Après avoir étudié la Bible, j'en suis venu à me demander si les Noirs avaient une âme», avait affirmé ce juré, un homme blanc nommé Barney Gattie, des années après le verdict.

Ces déclarations «représentent une forte présomption que le verdict de peine de mort a été influencé par la race de M. Tharpe», a jugé la Cour suprême, en renvoyant l'affaire à un tribunal inférieur.

Pour l'avocat du condamné, Brian Kammer, la cour a considéré «la claire présence d'un préjugé raciste de l'un des jurés».

Trois juges conservateurs de la haute cour, Clarence Thomas, Samuel Alito et Neil Gorsuch, ont exprimé leur désaccord avec la décision.

Jusque-là, les avocats du prisonnier avaient été déboutés dans leur tentative de prouver que le racisme avait joué un «rôle crucial» dans la sentence de M. Tharpe.

Dans plusieurs affaires emblématiques ces dernières années, la Cour suprême des États-Unis a établi avec force que les préjugés racistes n'avaient pas leur place dans le système judiciaire américain.

La haute cour a notamment suspendu en février l'exécution d'un Texan qui avait été présenté lors de son procès comme potentiellement plus dangereux, car étant un Noir.

Les sages de Washington ont également tranché en mai 2016 en faveur d'un Noir condamné à mort par un jury composé de 12 Blancs sélectionnés selon des critères raciaux.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9704 Mon, 08 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Recours accepté contre une condamnation à mort pour racisme d'un juré https://www.peinedemort.org/document/9706 WASHINGTON (Reuters) - La Cour suprême des Etats-Unis a fait droit lundi à la demande d'un détenu noir qui estimait que sa condamnation à mort pour meurtre n'était pas valable parce qu'un juré blanc raciste s'était demandé si les noirs avaient une âme. Les juges suprêmes, par une décision prise à six voix pour et trois contre, ont rejeté une décision d'une juridiction de niveau inférieur qui n'avait pas voulu prendre en compte la demande du détenu. Keith Tharpe, qui est âgé de 59 ans, a été condamné en 1991 à l'unanimité d'un jury composé de dix blancs et de deux noirs dans le comté de Jones en Géorgie pour avoir, l'année précédente, kidnappé et violé son épouse dont il était séparé, et tué par arme à feu la soeur de celle-ci. L'allégation d'un biais raciste se fonde sur une interview de l'un des jurés, effectuée en 1998 par les avocats de Keith Tharpe, et non sur des commentaires faits pendant le procès. Le condamné va maintenant pouvoir revenir vers une juridiction inférieure et défendre son point de vue. En 1998, ses avocats, qui préparaient un recours, s'étaient entretenus avec un certain Barney Gattie, membre du jury et décédé depuis. "Après avoir étudié la Bible, je me suis demandé si les personnes noires avaient même une âme", a déclaré Barney Gattie aux avocats de Keith Tharpe selon des documents judiciaires. Le juré a ajouté qu'à ses yeux, il y avait deux sortes de noirs, les "gars noirs normaux" et un autre groupe qu'il a décrit en utilisant une insulte raciste. "Parce que je connaissais la victime et la famille de son mari et que je savais qu'ils étaient tous de bons gars noirs, j'ai eu le sentiment que Tharpe, qui n'était pas dans la catégorie des bons gars noirs dans mon livre, méritait la peine de mort pour ce qu'il a fait", avait dit Barney Gattie. Trois des juges conservateurs de la Cour suprême, dont Clarence Thomas, le seul noir de la juridiction, ont voté contre la décision rendue lundi.
Les juges suprêmes, par une décision prise à six voix pour et trois contre, ont rejeté une décision d'une juridiction de niveau inférieur qui n'avait pas voulu prendre en compte la demande du détenu.

Keith Tharpe, qui est âgé de 59 ans, a été condamné en 1991 à l'unanimité d'un jury composé de dix blancs et de deux noirs dans le comté de Jones en Géorgie pour avoir, l'année précédente, kidnappé et violé son épouse dont il était séparé, et tué par arme à feu la soeur de celle-ci.

L'allégation d'un biais raciste se fonde sur une interview de l'un des jurés, effectuée en 1998 par les avocats de Keith Tharpe, et non sur des commentaires faits pendant le procès.

Le condamné va maintenant pouvoir revenir vers une juridiction inférieure et défendre son point de vue.

En 1998, ses avocats, qui préparaient un recours, s'étaient entretenus avec un certain Barney Gattie, membre du jury et décédé depuis.

"Après avoir étudié la Bible, je me suis demandé si les personnes noires avaient même une âme", a déclaré Barney Gattie aux avocats de Keith Tharpe selon des documents judiciaires.

Le juré a ajouté qu'à ses yeux, il y avait deux sortes de noirs, les "gars noirs normaux" et un autre groupe qu'il a décrit en utilisant une insulte raciste.

"Parce que je connaissais la victime et la famille de son mari et que je savais qu'ils étaient tous de bons gars noirs, j'ai eu le sentiment que Tharpe, qui n'était pas dans la catégorie des bons gars noirs dans mon livre, méritait la peine de mort pour ce qu'il a fait", avait dit Barney Gattie.

Trois des juges conservateurs de la Cour suprême, dont Clarence Thomas, le seul noir de la juridiction, ont voté contre la décision rendue lundi.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9706 Mon, 08 Jan 2018 00:00:00 +0100 Reuters
La peine de mort en 2017 aux Etats-Unis : 23 exécutions dans 8 Etats https://www.peinedemort.org/document/9685 23 condamnés à mort ont été exécutés en 2017 aux Etats-Unis, tous par injection létale. Ces 23 exécutions capitales ont eu lieu dans 8 Etats : Alabama (3), Arkansas (4), Floride (3), Géorgie (1), Missouri (1), Ohio (2), Texas (7) et Virginie (2). Par ailleurs l'Ohio a suspendu une exécution en cours ne parvenant pas à la mener à bien. Ces 23 exécutions capitales ont eu lieu dans 8 Etats : Alabama (3), Arkansas (4), Floride (3), Géorgie (1), Missouri (1), Ohio (2), Texas (7) et Virginie (2).
Par ailleurs l'Ohio a suspendu une exécution en cours ne parvenant pas à la mener à bien. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9685 Sun, 31 Dec 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Etats-Unis. Un homme noir échappe de peu à la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/9560 La Cour suprême des Etats-Unis a accordé mardi soir un sursis inespéré à un Noir condamné pour meurtre, qui devait être exécuté dans l'Etat de Géorgie. La décision de la plus haute instance judiciaire américaine est tombée à l'issue d'une éprouvante soirée d'attente au cours de laquelle Keith Tharpe avait été préparé à recevoir une injection létale dans sa prison. Mais, après avoir d'abord retardé l'exécution initialement prévue à 19h00 (23h00 GMT), la haute cour de Washington a finalement ordonné sa suspension in extremis. M. Tharpe avait été condamné à la peine capitale par un jury comprenant un homme convaincu que les Noirs étaient dépourvus d'âme. C'est principalement sur ce fondement que les avocats du prisonnier avaient lancé d'ultimes recours, assurant que le racisme avait joué un «rôle crucial» dans la sentence. Les défenseurs du condamné soutenaient également que M. Tharpe, 59 ans, devrait être épargné en raison de ses problèmes de santé mentale. La Cour suprême n'a pas motivé sa décision de suspendre l'exécution, mais trois juges conservateurs sur les neuf de l'institution ont fait savoir leur opposition à cette suspension. «Deux sortes de Noirs» A l'époque de son crime, en septembre 1990, Keith Tharpe vivait séparé de son épouse. Il avait arrêté celle-ci en route vers son travail, la femme étant accompagnée de sa soeur, Jacquelin Freeman. L'homme avait forcé sa belle-soeur à se réfugier à l'arrière du véhicule, la blessant d'un coup de feu. Puis il l'avait jetée dans un fossé, l'achevant par balle. Selon les procureurs, il avait ensuite violé sa femme et l'avait forcée à retirer de l'argent, mais la victime était parvenue à appeler la police. Trois mois plus tard, Keith Tharpe avait été reconnu coupable du meurtre de Mme Freeman. Le jury, se prononçant à l'unanimité, ainsi que l'exige la loi en Géorgie, avait rendu un verdict de peine capitale. En mai 1998, des avocats d'une ONG offrant une assistance juridique gratuite aux détenus s'étaient entretenus avec les jurés qui avaient décidé la sentence. L'un d'entre eux, un homme blanc nommé Barney Gattie, leur avait livré ce commentaire: «Selon mon expérience, j'ai observé qu'il existait deux sortes de Noirs: les bons vieux Noirs et les nègres». «Après avoir étudié la Bible, j'en suis venu à me demander si les Noirs avaient une âme», avait ajouté le juré aujourd'hui décédé. M. Gattie avait validé, à plusieurs semaines d'intervalle, la teneur de son discours, affirmant seulement n'avoir pas employé le terme «nègre» comme une injure, malgré sa connotation extrêmement raciste. Il avait signé un procès-verbal écrit reproduisant ses déclarations. Conscients du dommage potentiel pour leur action, les procureurs avaient ensuite persuadé Barney Gattie de renier ses propos, dans un autre procès-verbal, en affirmant que le juré était saoul quand il s'était exprimé la première fois. Jurisprudence favorable Reste que les avocats du condamné espéraient un coup de théâtre de dernière minute en sa faveur, ce qu'ils ont finalement obtenu. «Un juré qui met en doute le fait que les Noirs ont une âme ne peut se forger une opinion morale sensée sur le fait de savoir si un accusé noir comme M. Tharpe doit encourir le châtiment suprême», avait affirmé Sherrilyn Ifill, présidente du Fonds juridique de la NAACP, la plus importante organisation de défense des Noirs américains. Dans plusieurs affaires emblématiques ces dernières années, la Cour suprême des Etats-Unis a établi avec force que les préjugés racistes n'avaient pas leur place dans le système judiciaire américain. La haute cour a notamment suspendu en février l'exécution d'un Texan qui avait été présenté lors de son procès comme potentiellement plus dangereux car étant un Noir. Les sages de Washington ont également tranché en mai 2016 en faveur d'un Noir condamné à mort par un jury composé de 12 Blancs sélectionnés selon des critères racistes. Keith Tharpe reste condamné à mort et la Cour suprême doit désormais décider si elle examinera son appel contre sa condamnation.
La décision de la plus haute instance judiciaire américaine est tombée à l'issue d'une éprouvante soirée d'attente au cours de laquelle Keith Tharpe avait été préparé à recevoir une injection létale dans sa prison.

Mais, après avoir d'abord retardé l'exécution initialement prévue à 19h00 (23h00 GMT), la haute cour de Washington a finalement ordonné sa suspension in extremis.

M. Tharpe avait été condamné à la peine capitale par un jury comprenant un homme convaincu que les Noirs étaient dépourvus d'âme. C'est principalement sur ce fondement que les avocats du prisonnier avaient lancé d'ultimes recours, assurant que le racisme avait joué un «rôle crucial» dans la sentence.

Les défenseurs du condamné soutenaient également que M. Tharpe, 59 ans, devrait être épargné en raison de ses problèmes de santé mentale. La Cour suprême n'a pas motivé sa décision de suspendre l'exécution, mais trois juges conservateurs sur les neuf de l'institution ont fait savoir leur opposition à cette suspension.

«Deux sortes de Noirs»

A l'époque de son crime, en septembre 1990, Keith Tharpe vivait séparé de son épouse. Il avait arrêté celle-ci en route vers son travail, la femme étant accompagnée de sa soeur, Jacquelin Freeman. L'homme avait forcé sa belle-soeur à se réfugier à l'arrière du véhicule, la blessant d'un coup de feu. Puis il l'avait jetée dans un fossé, l'achevant par balle. Selon les procureurs, il avait ensuite violé sa femme et l'avait forcée à retirer de l'argent, mais la victime était parvenue à appeler la police.

Trois mois plus tard, Keith Tharpe avait été reconnu coupable du meurtre de Mme Freeman. Le jury, se prononçant à l'unanimité, ainsi que l'exige la loi en Géorgie, avait rendu un verdict de peine capitale.

En mai 1998, des avocats d'une ONG offrant une assistance juridique gratuite aux détenus s'étaient entretenus avec les jurés qui avaient décidé la sentence. L'un d'entre eux, un homme blanc nommé Barney Gattie, leur avait livré ce commentaire: «Selon mon expérience, j'ai observé qu'il existait deux sortes de Noirs: les bons vieux Noirs et les nègres». «Après avoir étudié la Bible, j'en suis venu à me demander si les Noirs avaient une âme», avait ajouté le juré aujourd'hui décédé.

M. Gattie avait validé, à plusieurs semaines d'intervalle, la teneur de son discours, affirmant seulement n'avoir pas employé le terme «nègre» comme une injure, malgré sa connotation extrêmement raciste. Il avait signé un procès-verbal écrit reproduisant ses déclarations.

Conscients du dommage potentiel pour leur action, les procureurs avaient ensuite persuadé Barney Gattie de renier ses propos, dans un autre procès-verbal, en affirmant que le juré était saoul quand il s'était exprimé la première fois.

Jurisprudence favorable

Reste que les avocats du condamné espéraient un coup de théâtre de dernière minute en sa faveur, ce qu'ils ont finalement obtenu. «Un juré qui met en doute le fait que les Noirs ont une âme ne peut se forger une opinion morale sensée sur le fait de savoir si un accusé noir comme M. Tharpe doit encourir le châtiment suprême», avait affirmé Sherrilyn Ifill, présidente du Fonds juridique de la NAACP, la plus importante organisation de défense des Noirs américains.

Dans plusieurs affaires emblématiques ces dernières années, la Cour suprême des Etats-Unis a établi avec force que les préjugés racistes n'avaient pas leur place dans le système judiciaire américain.

La haute cour a notamment suspendu en février l'exécution d'un Texan qui avait été présenté lors de son procès comme potentiellement plus dangereux car étant un Noir. Les sages de Washington ont également tranché en mai 2016 en faveur d'un Noir condamné à mort par un jury composé de 12 Blancs sélectionnés selon des critères racistes.

Keith Tharpe reste condamné à mort et la Cour suprême doit désormais décider si elle examinera son appel contre sa condamnation.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9560 Wed, 27 Sep 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: la Géorgie a exécuté un homme condamné pour meurtre https://www.peinedemort.org/document/9456 Washington, 17 mai 2017 (AFP) - - L'Etat américain de Géorgie a exécuté mercredi par injection létale un homme condamné pour le meurtre de son voisin en 1992, la justice ayant rejeté la demande du prisonnier de mourir fusillé. Des chaînes de télévision locales de cet Etat du sud-est des Etats-Unis ont annoncé que J.W. Ledford, 45 ans, a été déclaré mort à 01H17 (05H17 GMT). L'exécution, programmée à l'origine pour 19H00 locales (23H00 GMT), a été retardée en raison d'un appel de dernière minute devant la Cour suprême, mais celui-ci a été rejeté. J.W. Ledford avait passé un quart de siècle dans le couloir de la mort. Ce détenu de 45 ans avait été reconnu coupable d'avoir cambriolé à main armée le domicile d'un médecin, Harry Johnston, qu'il avait égorgé et dont il avait ligoté l'épouse. Le couple habitait dans son quartier. Le meurtrier avait alors 20 ans et sa victime 73. Les avocats de J.W. Ledford avaient demandé à ce qu'il soit mis à mort par un peloton d'exécution, une demande jugée dilatoire par un tribunal qui l'avait rejetée. La Commission des grâces et libérations conditionnelles de la Géorgie avait de son côté également rejeté un recours en clémence introduit par M. Ledford. Cette exécution intervient moins d'un mois après celle de quatre détenus dans l'Arkansas, un Etat du sud des Etats-Unis avant la péremption le 30 avril d'une substance utilisée dans les injections létales.
Des chaînes de télévision locales de cet Etat du sud-est des Etats-Unis ont annoncé que J.W. Ledford, 45 ans, a été déclaré mort à 01H17 (05H17 GMT).

L'exécution, programmée à l'origine pour 19H00 locales (23H00 GMT), a été retardée en raison d'un appel de dernière minute devant la Cour suprême, mais celui-ci a été rejeté.

J.W. Ledford avait passé un quart de siècle dans le couloir de la mort.

Ce détenu de 45 ans avait été reconnu coupable d'avoir cambriolé à main armée le domicile d'un médecin, Harry Johnston, qu'il avait égorgé et dont il avait ligoté l'épouse. Le couple habitait dans son quartier. Le meurtrier avait alors 20 ans et sa victime 73.

Les avocats de J.W. Ledford avaient demandé à ce qu'il soit mis à mort par un peloton d'exécution, une demande jugée dilatoire par un tribunal qui l'avait rejetée.

La Commission des grâces et libérations conditionnelles de la Géorgie avait de son côté également rejeté un recours en clémence introduit par M. Ledford.

Cette exécution intervient moins d'un mois après celle de quatre détenus dans l'Arkansas, un Etat du sud des Etats-Unis avant la péremption le 30 avril d'une substance utilisée dans les injections létales.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9456 Wed, 17 May 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: l'Etat de Géorgie va exécuter un meurtrier https://www.peinedemort.org/document/9451 L'État américain de Géorgie se préparait à exécuter mardi un homme condamné pour le meurtre en 1992 de son voisin, la justice ayant rejeté la demande du prisonnier de mourir fusillé. J.W. Ledford a passé un quart de siècle dans le couloir de la mort de sa prison de cet État du sud-est du pays. Il doit recevoir une injection létale à 19H00 (23H00 GMT). Le détenu de 45 ans avait été reconnu coupable d'avoir cambriolé à main armée le domicile d'un médecin, Harry Johnston, qu'il avait égorgé et dont il avait ligoté l'épouse. Le couple habitait dans son quartier. Le meurtrier avait alors 20 ans et sa victime 73. Dans un communiqué annonçant l'exécution, le procureur général de la Géorgie, Chris Carr, a précisé que M. Ledford avait tranché si profondément le cou de M. Johnston qu'il l'avait pratiquement décapité. Les avocats de J.W. Ledford ont demandé à ce qu'il soit mis à mort par un peloton d'exécution, une demande jugée dilatoire par un tribunal qui l'a rejetée lundi. La Commission des grâces et libérations conditionnelles de la Géorgie a de son côté également rejeté un recours en clémence introduit par M. Ledford.
J.W. Ledford a passé un quart de siècle dans le couloir de la mort de sa prison de cet État du sud-est du pays. Il doit recevoir une injection létale à 19H00 (23H00 GMT).

Le détenu de 45 ans avait été reconnu coupable d'avoir cambriolé à main armée le domicile d'un médecin, Harry Johnston, qu'il avait égorgé et dont il avait ligoté l'épouse. Le couple habitait dans son quartier. Le meurtrier avait alors 20 ans et sa victime 73.

Dans un communiqué annonçant l'exécution, le procureur général de la Géorgie, Chris Carr, a précisé que M. Ledford avait tranché si profondément le cou de M. Johnston qu'il l'avait pratiquement décapité.

Les avocats de J.W. Ledford ont demandé à ce qu'il soit mis à mort par un peloton d'exécution, une demande jugée dilatoire par un tribunal qui l'a rejetée lundi.

La Commission des grâces et libérations conditionnelles de la Géorgie a de son côté également rejeté un recours en clémence introduit par M. Ledford.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9451 Tue, 16 May 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
La Chine, pays qui exécute le plus, les USA de moins en moins - Amnesty International https://www.peinedemort.org/document/9387 HONG KONG, 11 avril (Reuters) - La Chine est le pays qui pratique le plus la peine capitale, tandis que les exécutions sont tombées l'an dernier aux Etats-Unis à leur plus bas niveau depuis 20 ans, a annoncé mardi Amnesty International (AI). Plus de 3.000 personnes dans 55 pays ont été condamnées à morts l'an dernier, soit une hausse de 56% par rapport à 2015, indique l'organisation de défense des droits de l'homme dans son bilan de la peine capitale pour l'année 2016. Plus de 90% des exécutions répertoriées dans le monde ont lieu dans cinq pays : Chine, Iran, Arabie saoudite, Irak et Pakistan. Il reste difficile d'évaluer le nombre précis d'exécutions en Chine, parce qu'elles ont lieu souvent en secret, et que le gouvernement ne publie aucun chiffre, mais elles se comptent par "milliers", indique AI, soit plus que les quelque 1.023 exécutions combinées de 23 autres pays. A l'inverse, pour la première fois dix ans, les Etats-Unis ne figurent plus sur la liste des cinq pays qui exécutent le plus. Il y a eu 20 condamnations à morts exécutées l'an dernier, le plus petit nombre depuis 1991. Les Etats-Unis sont septième derrière l'Egypte. L'essentiel des mises à mort aux Etats-unis ont eu lieu en Géorgie et au Texas. Dix-neuf Etats sur les 50 ont aboli la peine capitale. Quand au nombre de condamnations à mort prononcées par les tribunaux, 32, il est au plus bas depuis 1973.
Plus de 3.000 personnes dans 55 pays ont été condamnées à morts l'an dernier, soit une hausse de 56% par rapport à 2015, indique l'organisation de défense des droits de l'homme dans son bilan de la peine capitale pour l'année 2016.

Plus de 90% des exécutions répertoriées dans le monde ont lieu dans cinq pays : Chine, Iran, Arabie saoudite, Irak et
Pakistan.

Il reste difficile d'évaluer le nombre précis d'exécutions en Chine, parce qu'elles ont lieu souvent en secret, et que le gouvernement ne publie aucun chiffre, mais elles se comptent par "milliers", indique AI, soit plus que les quelque 1.023 exécutions combinées de 23 autres pays.

A l'inverse, pour la première fois dix ans, les Etats-Unis ne figurent plus sur la liste des cinq pays qui exécutent le
plus. Il y a eu 20 condamnations à morts exécutées l'an dernier, le plus petit nombre depuis 1991. Les Etats-Unis sont septième
derrière l'Egypte.

L'essentiel des mises à mort aux Etats-unis ont eu lieu en Géorgie et au Texas. Dix-neuf Etats sur les 50 ont aboli la
peine capitale.

Quand au nombre de condamnations à mort prononcées par les tribunaux, 32, il est au plus bas depuis 1973. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9387 Tue, 11 Apr 2017 00:00:00 +0200 Reuters