La peine de mort dans le monde — Ohio https://www.peinedemort.org/rss/etat?id=US-OH Ohio : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Thu, 18 Jan 2018 20:39:45 +0100 Sat, 23 Dec 2017 08:52:32 +0100 120 La peine de mort en 2017 aux Etats-Unis : 23 exécutions dans 8 Etats https://www.peinedemort.org/document/9685 23 condamnés à mort ont été exécutés en 2017 aux Etats-Unis, tous par injection létale. Ces 23 exécutions capitales ont eu lieu dans 8 Etats : Alabama (3), Arkansas (4), Floride (3), Géorgie (1), Missouri (1), Ohio (2), Texas (7) et Virginie (2). Par ailleurs l'Ohio a suspendu une exécution en cours ne parvenant pas à la mener à bien. Ces 23 exécutions capitales ont eu lieu dans 8 Etats : Alabama (3), Arkansas (4), Floride (3), Géorgie (1), Missouri (1), Ohio (2), Texas (7) et Virginie (2).
Par ailleurs l'Ohio a suspendu une exécution en cours ne parvenant pas à la mener à bien. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9685 Sun, 31 Dec 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Exécution 'ratée' dans l'Ohio : un acte de torture barbare et inacceptable https://www.peinedemort.org/document/9650 Strasbourg, 16.11.2017 – Yves Cruchten (Luxembourg, SOC), rapporteur général de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) sur l'abolition de la peine de mort, a exprimé sa vive indignation face à l'exécution « ratée » mercredi dernier dans l'Ohio, d'Alva Campbell, 69 ans, souffrant d'une grave insuffisance pulmonaire, condamné pour meurtre. « Pendant presque deux heures, les agents pénitentiaires ont essayé en vain de trouver une veine permettant la perfusion des substances mortelles et ont finalement décidé de reporter l'exécution à une autre date. Je suis profondément choqué. La peine de mort est toujours une peine cruelle et inhumaine et les circonstances de cette exécution ratée s'apparentent, en plus, à un acte de torture, barbare et inacceptable », a souligné le rapporteur. « Il s'agit de la cinquième exécution ratée dans l'Ohio en quelques années. J'appelle les autorités de cet Etat à gracier immédiatement M. Campbell et à instaurer un moratoire sur les exécutions », a conclu M. Cruchten.
« Pendant presque deux heures, les agents pénitentiaires ont essayé en vain de trouver une veine permettant la perfusion des substances mortelles et ont finalement décidé de reporter l'exécution à une autre date. Je suis profondément choqué. La peine de mort est toujours une peine cruelle et inhumaine et les circonstances de cette exécution ratée s'apparentent, en plus, à un acte de torture, barbare et inacceptable », a souligné le rapporteur.

« Il s'agit de la cinquième exécution ratée dans l'Ohio en quelques années. J'appelle les autorités de cet Etat à gracier immédiatement M. Campbell et à instaurer un moratoire sur les exécutions », a conclu M. Cruchten.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9650 Thu, 16 Nov 2017 00:00:00 +0100 Conseil de l'Europe
Échec de l'exécution d'un condamné gravement malade https://www.peinedemort.org/document/9634 L'État américain de l'Ohio a dû suspendre mercredi sa tentative d'exécuter un condamné gravement malade, les agents pénitentiaires ne parvenant pas à lui trouver une veine suffisamment solide pour supporter la perfusion de substances mortelles. Alva Campbell, 69 ans, devait être mis à mort à 10H00 (15H00 GMT). Le prisonnier avait été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'un jeune homme de 18 ans en 1997. Durant de longues minutes, les agents ont tenté de lui poser sur un bras ou une jambe un cathéter veineux afin d'administrer l'injection létale, selon des journalistes locaux témoins de la scène. Ils ont finalement renoncé. «Les tentatives de pose d'une intraveineuse se sont soldées par un échec. Une nouvelle date d'exécution va être fixée», a confirmé à l'AFP JoEllen Smith, la porte-parole des services pénitentiaires de l'État. L'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) de l'Ohio a dénoncé dans un communiqué la séance de «près de deux heures de torture» infligée au prisonnier, qui avait été transporté en fauteuil roulant jusqu'à la salle d'exécution. «Il s'agit de la cinquième exécution ratée en Ohio en quelques années, et c'est la deuxième fois que l'État n'arrive pas à aller jusqu'au terme d'une exécution. Ceci n'est pas la justice et ceci n'est pas humain», a commenté l'organisation de défense des droits et libertés. M. Campbell était tellement diminué sur le plan de la santé qu'il avait été prévu un oreiller médical spécial, de forme biseautée, pour l'aider à respirer... le temps de l'injection létale. Ses avocats avaient demandé, en vain, que son exécution soit suspendue vu sa condition. Leur client, avaient-ils plaidé, souffre d'une grave insuffisance pulmonaire et a besoin de quatre traitements d'assistance respiratoire quotidiens. Il est équipé d'une poche de colostomie, ne peut se déplacer sans déambulateur et a peut-être un cancer des poumons. Mais les autorités de l'Ohio ne considéraient pas cela comme rédhibitoire. «L'état de santé et l'évolution médicale de M. Campbell sont évalués afin de prendre les mesures de protection nécessaires adaptées pour son exécution», avait expliqué mardi à l'AFP Mme Smith. L'exécution avortée de M. Campbell conforte les militants contre la peine de mort, qui dénonçaient un acte «barbare» et avaient appelé le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, à épargner la vie du détenu. «John Kasich et les tribunaux auraient dû écouter les avocats d'Alva», a tweeté mercredi Helen Prejean, une religieuse catholique connue pour son combat contre la peine capitale. Soumis à de multiples brimades durant son enfance, élevé par des parents alcooliques et violents, Alva Campbell avait été reconnu coupable d'un premier homicide et avait purgé 20 ans de réclusion. En liberté conditionnelle, il avait été arrêté en 1997 pour un vol accompagné de circonstances aggravantes. De nouveau derrière les barreaux, il avait feint une paralysie pour être accompagné en fauteuil roulant à une audience au tribunal. Il était alors parvenu à s'enfuir après s'être emparé de l'arme d'une agente du shérif. Alva Campbell avait alors braqué la voiture d'un adolescent de 18 ans, Charles Dials, qu'il avait pris en otage puis abattu par balle.
Alva Campbell, 69 ans, devait être mis à mort à 10H00 (15H00 GMT). Le prisonnier avait été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'un jeune homme de 18 ans en 1997.

Durant de longues minutes, les agents ont tenté de lui poser sur un bras ou une jambe un cathéter veineux afin d'administrer l'injection létale, selon des journalistes locaux témoins de la scène. Ils ont finalement renoncé.

«Les tentatives de pose d'une intraveineuse se sont soldées par un échec. Une nouvelle date d'exécution va être fixée», a confirmé à l'AFP JoEllen Smith, la porte-parole des services pénitentiaires de l'État.

L'Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) de l'Ohio a dénoncé dans un communiqué la séance de «près de deux heures de torture» infligée au prisonnier, qui avait été transporté en fauteuil roulant jusqu'à la salle d'exécution.

«Il s'agit de la cinquième exécution ratée en Ohio en quelques années, et c'est la deuxième fois que l'État n'arrive pas à aller jusqu'au terme d'une exécution. Ceci n'est pas la justice et ceci n'est pas humain», a commenté l'organisation de défense des droits et libertés.

M. Campbell était tellement diminué sur le plan de la santé qu'il avait été prévu un oreiller médical spécial, de forme biseautée, pour l'aider à respirer... le temps de l'injection létale.

Ses avocats avaient demandé, en vain, que son exécution soit suspendue vu sa condition. Leur client, avaient-ils plaidé, souffre d'une grave insuffisance pulmonaire et a besoin de quatre traitements d'assistance respiratoire quotidiens. Il est équipé d'une poche de colostomie, ne peut se déplacer sans déambulateur et a peut-être un cancer des poumons.

Mais les autorités de l'Ohio ne considéraient pas cela comme rédhibitoire.

«L'état de santé et l'évolution médicale de M. Campbell sont évalués afin de prendre les mesures de protection nécessaires adaptées pour son exécution», avait expliqué mardi à l'AFP Mme Smith.

L'exécution avortée de M. Campbell conforte les militants contre la peine de mort, qui dénonçaient un acte «barbare» et avaient appelé le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, à épargner la vie du détenu.

«John Kasich et les tribunaux auraient dû écouter les avocats d'Alva», a tweeté mercredi Helen Prejean, une religieuse catholique connue pour son combat contre la peine capitale.

Soumis à de multiples brimades durant son enfance, élevé par des parents alcooliques et violents, Alva Campbell avait été reconnu coupable d'un premier homicide et avait purgé 20 ans de réclusion.

En liberté conditionnelle, il avait été arrêté en 1997 pour un vol accompagné de circonstances aggravantes.

De nouveau derrière les barreaux, il avait feint une paralysie pour être accompagné en fauteuil roulant à une audience au tribunal.

Il était alors parvenu à s'enfuir après s'être emparé de l'arme d'une agente du shérif. Alva Campbell avait alors braqué la voiture d'un adolescent de 18 ans, Charles Dials, qu'il avait pris en otage puis abattu par balle.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9634 Wed, 15 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Nouvel échec d'une exécution capitale dans l'Ohio, aux Etats-Unis https://www.peinedemort.org/document/9635 L'Ohio a dû suspendre l'exécution en cours d'Alva Campbell parce que l'équipe procédant à l'exécution n'est pas parvenue à trouver une veine pour procéder à l'injection létale par intraveineuse. Dans la foulée, l'Etat de l'Ohio lui a fixé une nouvelle date d'exécution : le 5 juin 2019. En 2009 déjà, Romell Broom avait obtenu un sursis après l'échec de son exécution (au bout de deux heures l'équipe d'exécution avait renoncé à trouver une veine pour procéder à l'injection létale). Dans la foulée, l'Etat de l'Ohio lui a fixé une nouvelle date d'exécution : le 5 juin 2019.

En 2009 déjà, Romell Broom avait obtenu un sursis après l'échec de son exécution (au bout de deux heures l'équipe d'exécution avait renoncé à trouver une veine pour procéder à l'injection létale). ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9635 Wed, 15 Nov 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Un condamné américain sera exécuté sur un oreiller spécial https://www.peinedemort.org/document/9632 Un prisonnier sera exécuté mercredi dans l'Ohio. Très malade, il aura droit à un oreiller spécial pour l'aider à respirer durant l'injection létale. L'Ohio ne craint pas le paradoxe: cet Etat américain a décidé de fournir à un condamné à mort un oreiller spécial pour l'aider à respirer... le temps de son exécution mercredi. Cet «oreiller de forme biseautée» sera placé sur le lit où sera sanglé Alva Campbell durant sa mise à mort, a indiqué mardi à l'AFP JoEllen Smith, la porte-parole des services pénitentiaires de l'Etat. Le prisonnier âgé de 69 ans avait été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'un jeune homme de 18 ans en 1997. Ses avocats ont demandé, pour l'instant en vain, que son exécution soit suspendue étant donné son état de santé. Alva Campbell souffre d'une grave insuffisance pulmonaire et a besoin de quatre traitements d'assistance respiratoire quotidiens. Il est équipé d'une poche de colostomie, ne peut se déplacer sans déambulateur et a peut-être un cancer des poumons, assurent ses défenseurs. Acte «barbare» Mais les autorités de l'Ohio ne considèrent pas cette condition comme rédhibitoire à son exécution. «L'état de santé et l'évolution médicale de Alva Campbell sont pris en compte afin de prendre les mesures de protection nécessaires adaptées pour son exécution», a expliqué Mme Smith. Les militants contre la peine de mort dénoncent au contraire un acte «barbare» et ont appelé le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, à épargner la vie du détenu. «Alva Campbell est si malade que les médecins lui ont prescrit un oreiller spécial pour l'aider à respirer durant l'injection létale. John Kasich, cela représente une honte internationale pour l'Ohio», a tweeté Helen Prejean, une religieuse catholique connue pour son combat contre la peine capitale. Soumis à de multiples brimades durant son enfance, élevé par des parents alcooliques et violents, Alva Campbell avait été reconnu coupable d'un premier homicide et avait purgé 20 ans de réclusion. En liberté conditionnelle, il avait été arrêté en 1997 pour un vol accompagné de circonstances aggravantes. De nouveau derrière les barreaux, il avait feint une paralysie, ce qui lui avait valu d'être accompagné en chaise roulante à une audience au tribunal. Il était alors parvenu à s'enfuir après s'être emparé de l'arme d'une agente du shérif. Alva Campbell avait alors braqué la voiture d'un adolescent de 18 ans, Charles Dials, qu'il avait pris en otage puis abattu par balle.
L'Ohio ne craint pas le paradoxe: cet Etat américain a décidé de fournir à un condamné à mort un oreiller spécial pour l'aider à respirer... le temps de son exécution mercredi.

Cet «oreiller de forme biseautée» sera placé sur le lit où sera sanglé Alva Campbell durant sa mise à mort, a indiqué mardi à l'AFP JoEllen Smith, la porte-parole des services pénitentiaires de l'Etat.

Le prisonnier âgé de 69 ans avait été condamné à la peine capitale pour le meurtre d'un jeune homme de 18 ans en 1997. Ses avocats ont demandé, pour l'instant en vain, que son exécution soit suspendue étant donné son état de santé.

Alva Campbell souffre d'une grave insuffisance pulmonaire et a besoin de quatre traitements d'assistance respiratoire quotidiens. Il est équipé d'une poche de colostomie, ne peut se déplacer sans déambulateur et a peut-être un cancer des poumons, assurent ses défenseurs.

Acte «barbare»

Mais les autorités de l'Ohio ne considèrent pas cette condition comme rédhibitoire à son exécution.

«L'état de santé et l'évolution médicale de Alva Campbell sont pris en compte afin de prendre les mesures de protection nécessaires adaptées pour son exécution», a expliqué Mme Smith.

Les militants contre la peine de mort dénoncent au contraire un acte «barbare» et ont appelé le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, à épargner la vie du détenu.

«Alva Campbell est si malade que les médecins lui ont prescrit un oreiller spécial pour l'aider à respirer durant l'injection létale. John Kasich, cela représente une honte internationale pour l'Ohio», a tweeté Helen Prejean, une religieuse catholique connue pour son combat contre la peine capitale.

Soumis à de multiples brimades durant son enfance, élevé par des parents alcooliques et violents, Alva Campbell avait été reconnu coupable d'un premier homicide et avait purgé 20 ans de réclusion.

En liberté conditionnelle, il avait été arrêté en 1997 pour un vol accompagné de circonstances aggravantes. De nouveau derrière les barreaux, il avait feint une paralysie, ce qui lui avait valu d'être accompagné en chaise roulante à une audience au tribunal.

Il était alors parvenu à s'enfuir après s'être emparé de l'arme d'une agente du shérif. Alva Campbell avait alors braqué la voiture d'un adolescent de 18 ans, Charles Dials, qu'il avait pris en otage puis abattu par balle.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9632 Tue, 14 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
USA: l'Ohio a effectué sa première exécution en plus de trois ans https://www.peinedemort.org/document/9515 Chicago - L'Ohio a exécuté mercredi un prisonnier condamné pour le viol et le meurtre d'une fillette, la première mise à mort en plus de trois ans dans cet Etat du nord des Etats-Unis. Ronald Phillips, 43 ans, a été déclaré mort à 10H43 (14H43 GMT), ont indiqué les autorités de l'Ohio. Cela met fin au moratoire qui avait été instauré le temps qu'elles trouvent une nouvelle association médicamenteuse pour mener à bien les exécutions. Les Etats américains peinent en effet depuis plusieurs années à trouver des fournisseurs pour fabriquer ces cocktails létaux car de nombreux groupes pharmaceutiques ont limité l'utilisation de leurs produits dans un pays où le soutien pour la peine de mort s'amenuise. Et des procédures en justice ont été lancées contre plusieurs Etats au sujet de nouvelles associations médicamenteuses. Une cour d'appel fédérale a validé le mois dernier la nouvelle procédure prévue en Ohio, lui permettant ainsi de pouvoir programmer de nouveau des exécutions. Ronald Phillips avait 19 ans en 1993 lorsqu'il a été condamné pour le viol et le meurtre de Sheila Marie Evans, 3 ans, qui était la fille de sa petite-amie. Il a reconnu ses crimes mais ses affirmations selon lesquelles il avait été victime d'abus physiques et sexuels de la part de son père n'avaient pas été retenues comme circonstances atténuantes lors de son procès. Ses demandes de clémence ont été refusées à deux reprises par l'Etat. L'injection létale qui lui a été administrée comportait trois substances dont le Midazolam, un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience et donc de l'exposer à des souffrances. Plusieurs procès ont été lancés à son sujet dans le pays, en particulier au nom de Ronald Phillips et de deux autres condamnés de l'Ohio. Mais une cour d'appel s'est rangée du côté de l'Etat, soulignant que "la Constitution ne garantit pas +une exécution sans douleur+". Quinze personnes ont désormais été exécutées aux Etats-Unis en 2017, dont neuf avec un cocktail létal contenant du Midazolam, d'après le Centre d'information sur la peine capitale. La peine de mort est légale dans la majorité des Etats américains mais seulement 49% des Américains y sont favorables en cas de meurtre, le plus bas niveau en plus de quarante ans, selon un sondage Pew mené en 2016.
Ronald Phillips, 43 ans, a été déclaré mort à 10H43 (14H43 GMT), ont indiqué les autorités de l'Ohio. Cela met fin au moratoire qui avait été instauré le temps qu'elles trouvent une nouvelle association médicamenteuse pour mener à bien les exécutions.

Les Etats américains peinent en effet depuis plusieurs années à trouver des fournisseurs pour fabriquer ces cocktails létaux car de nombreux groupes pharmaceutiques ont limité l'utilisation de leurs produits dans un pays où le soutien pour la peine de mort s'amenuise.

Et des procédures en justice ont été lancées contre plusieurs Etats au sujet de nouvelles associations médicamenteuses.

Une cour d'appel fédérale a validé le mois dernier la nouvelle procédure prévue en Ohio, lui permettant ainsi de pouvoir programmer de nouveau des exécutions.

Ronald Phillips avait 19 ans en 1993 lorsqu'il a été condamné pour le viol et le meurtre de Sheila Marie Evans, 3 ans, qui était la fille de sa petite-amie. Il a reconnu ses crimes mais ses affirmations selon lesquelles il avait été victime d'abus physiques et sexuels de la part de son père n'avaient pas été retenues comme circonstances atténuantes lors de son procès.

Ses demandes de clémence ont été refusées à deux reprises par l'Etat.

L'injection létale qui lui a été administrée comportait trois substances dont le Midazolam, un anxiolytique à l'effet anesthésiant controversé car accusé de plonger insuffisamment le condamné dans l'inconscience et donc de l'exposer à des souffrances.

Plusieurs procès ont été lancés à son sujet dans le pays, en particulier au nom de Ronald Phillips et de deux autres condamnés de l'Ohio. Mais une cour d'appel s'est rangée du côté de l'Etat, soulignant que "la Constitution ne garantit pas +une exécution sans douleur+".

Quinze personnes ont désormais été exécutées aux Etats-Unis en 2017, dont neuf avec un cocktail létal contenant du Midazolam, d'après le Centre d'information sur la peine capitale.

La peine de mort est légale dans la majorité des Etats américains mais seulement 49% des Américains y sont favorables en cas de meurtre, le plus bas niveau en plus de quarante ans, selon un sondage Pew mené en 2016.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9515 Wed, 26 Jul 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Reprise des exécutions capitales dans l'Ohio, aux Etats-Unis https://www.peinedemort.org/document/9516 L'Ohio a exécuté Ronald Phillips, par injection létale. La précédente exécution dans l'Ohio remontait au 16 janvier 2014 : l'Ohio utilisait alors pour la première fois un nouveau protocole pour l'injection létale et le condamné s'est débattu et semblait suffoquer. Un moratoire a ensuite été mis en place, en raison de difficultés d'approvisionnement des produits pour l'injection létale puis de la remise en cause du protocole d'exécution. Une nouvelle procédure a finalement été validée.
La précédente exécution dans l'Ohio remontait au 16 janvier 2014 : l'Ohio utilisait alors pour la première fois un nouveau protocole pour l'injection létale et le condamné s'est débattu et semblait suffoquer.
Un moratoire a ensuite été mis en place, en raison de difficultés d'approvisionnement des produits pour l'injection létale puis de la remise en cause du protocole d'exécution. Une nouvelle procédure a finalement été validée.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9516 Wed, 26 Jul 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Nouveau report d'exécutions dans l'Ohio https://www.peinedemort.org/document/9447 Le gouverneur de l'Ohio, John Kasich, reporte les dates d'exécutions de neuf condamnés à mort, dans l'attente d'une procédure d'appel suite à la décision qui remet en cause le protocole d'injection létale de l'Ohio. Pour ces condamnés, neuf nouvelles dates d'exécutions sont programmées à partir du 26 juillet 2017 et jusqu'au 18 septembre 2019. La précédente exécution dans l'Ohio (ratée) remonte à janvier 2014.
Pour ces condamnés, neuf nouvelles dates d'exécutions sont programmées à partir du 26 juillet 2017 et jusqu'au 18 septembre 2019.
La précédente exécution dans l'Ohio (ratée) remonte à janvier 2014.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9447 Mon, 01 May 2017 00:00:00 +0200 Sophie Fotiadi
Le processus de peine de mort de l'Ohio jugé illégal https://www.peinedemort.org/document/9296 Un tribunal fédéral de l'État américain de l'Ohio a jugé jeudi que le protocole d'injection létale utilisé par les autorités locales pour la mise à mort des condamnés violait la Constitution des États-Unis. Cette décision du magistrat Michael Merz entraîne la suspension sine die des exécutions de trois prisonniers, prévues en février, mars et avril prochains. Le juge Merz est parvenu à sa conclusion au terme de cinq jours d'audiences consacrées au protocole létal de l'Ohio, qui fait appel à trois produits injectés successivement. Le premier de ces produits, le midazolam est censé endormir le condamné. Mais cet anxiolytique censé avoir un effet anesthésiant entraîne «un risque important de grave douleur» chez le condamné, a estimé le magistrat. Le 8e amendement de la Constitution américaine bannit les «peines cruelles ou inhabituelles». L'Ohio avait été le premier État américain à utiliser le 16 janvier 2014 le midazolam dans un cocktail lytique inédit. Le condamné ayant reçu cette injection, Dennis McGuire, était décédé après 25 longues minutes qui l'avaient vu suffoquer. À la suite de la polémique suscitée par cette « exécution ratée », l'Ohio avait suspendu pendant trois ans ses exécutions, avant de décider en octobre dernier de les reprendre en utilisant toujours le midazolam. La décision du juge Merz revient finalement à prolonger cette suspension. «Ce jugement place l'Ohio sur la même ligne que d'autres États qui ont admis que le midazolam n'était pas une substance adéquate pour pratiquer des exécutions», a commenté Megan McCracken, une spécialiste des injections létales à la Berkeley Law School. «À diverses occasions des prisonniers ayant reçu du midazolam sont soit restés conscients, soit ont repris conscience et lutté, suffoqué et montré des signes de douleurs et de souffrances», a récemment expliqué à l'AFP cette experte.
Cette décision du magistrat Michael Merz entraîne la suspension sine die des exécutions de trois prisonniers, prévues en février, mars et avril prochains.

Le juge Merz est parvenu à sa conclusion au terme de cinq jours d'audiences consacrées au protocole létal de l'Ohio, qui fait appel à trois produits injectés successivement.

Le premier de ces produits, le midazolam est censé endormir le condamné. Mais cet anxiolytique censé avoir un effet anesthésiant entraîne «un risque important de grave douleur» chez le condamné, a estimé le magistrat.
Le 8e amendement de la Constitution américaine bannit les «peines cruelles ou inhabituelles».

L'Ohio avait été le premier État américain à utiliser le 16 janvier 2014 le midazolam dans un cocktail lytique inédit. Le condamné ayant reçu cette injection, Dennis McGuire, était décédé après 25 longues minutes qui l'avaient vu suffoquer.

À la suite de la polémique suscitée par cette « exécution ratée », l'Ohio avait suspendu pendant trois ans ses exécutions, avant de décider en octobre dernier de les reprendre en utilisant toujours le midazolam. La décision du juge Merz revient finalement à prolonger cette suspension.

«Ce jugement place l'Ohio sur la même ligne que d'autres États qui ont admis que le midazolam n'était pas une substance adéquate pour pratiquer des exécutions», a commenté Megan McCracken, une spécialiste des injections létales à la Berkeley Law School.
«À diverses occasions des prisonniers ayant reçu du midazolam sont soit restés conscients, soit ont repris conscience et lutté, suffoqué et montré des signes de douleurs et de souffrances», a récemment expliqué à l'AFP cette experte.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9296 Thu, 26 Jan 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le protocole d'injection létale de l'Ohio est déclaré inconstitutionnel https://www.peinedemort.org/document/9313 Le juge Merz du tribunal fédéral de l'Ohio juge que le protocole d'injection létale de l'Ohio viole la constitution en raison notamment du risque de souffrance engendré par l'utilisation du midazolam. De fait les trois prochaines exécutions prévues sont suspendues. L'État de l'Ohio avait déjà reporté à plusieurs reprises ses exécutions capitales depuis l'exécution ratée de janvier 2014. De fait les trois prochaines exécutions prévues sont suspendues.

L'État de l'Ohio avait déjà reporté à plusieurs reprises ses exécutions capitales depuis l'exécution ratée de janvier 2014.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9313 Thu, 26 Jan 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi