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    <title>La peine de mort dans le monde — Caroline du sud</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/etat?id=US-SC</link>
    <description>Caroline du sud : tous les documents concernant la peine de mort.</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Thu, 21 May 2026 06:39:21 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Fri, 10 Oct 2025 17:43:27 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Une rapporteure générale appelle à l'abolition universelle de la peine capitale et à contrer tout discours visant à justifier sa réintroduction</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12488</link>
      <description>[Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe]&#13;
&#13;
La rapporteure générale de l'APCE sur l'abolition de la peine de mort, Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), a fait aujourd'hui la déclaration suivante, à la veille de la Journée mondiale contre la peine de mort :&#13;
&#13;
« Cette année encore, la Journée mondiale contre la peine de mort est consacrée à la lutte contre l'idée fausse selon laquelle la peine capitale rend les personnes et les sociétés plus sûres. Il n'existe aucune preuve que la peine de mort ait un effet dissuasif plus efficace que de longues peines de prison. Ce que nous savons, en revanche, c'est qu'elle viole les droits humains, porte atteinte à la dignité humaine et rend irréversibles les erreurs judiciaires.&#13;
&#13;
En 2024, le nombre d'exécutions dans le monde a atteint son niveau le plus élevé depuis 2015, avec 1 518 exécutions enregistrées. Ce chiffre ne tient pas compte des exécutions qui auraient eu lieu en Chine, premier pays au monde en matière d'exécutions, ainsi qu'en Corée du Nord et au Vietnam. Si la tendance mondiale générale reste celle d'une abolition progressive, les pays qui appliquent encore la peine de mort font pour la plupart état de chiffres décourageants.&#13;
&#13;
Je reste profondément préoccupée par l'évolution de la situation aux États-Unis, État observateur du Conseil de l'Europe. Le nombre d'exécutions en 2025 (34) a déjà dépassé le total de l'année dernière (25). En janvier 2025, le Président Donald Trump a signé un décret visant à « rétablir » la peine de mort au niveau fédéral. En avril dernier, le ministre américain de la Justice a donné pour instruction aux procureurs de requérir la première condamnation à mort au niveau fédéral sous la nouvelle administration. Une autre évolution alarmante est la décision de la Cour suprême de Caroline du Sud de maintenir le peloton d'exécution comme méthode constitutionnelle d'exécution, au motif que les prisonniers peuvent choisir leur mode d'exécution. Cette année, la Caroline du Sud a procédé aux premières exécutions par peloton d'exécution aux États-Unis depuis 15 ans.&#13;
&#13;
Malheureusement, au Japon, autre État observateur, après près de trois ans sans application de la peine de mort, Takahiro Shiraishi a été exécuté en juin. Il s'agit d'un recul important, car le gouvernement a choisi de reprendre les exécutions au lieu d'avancer vers l'abolition.&#13;
&#13;
Nous avons également assisté à une augmentation choquante du nombre d'exécutions en Arabie saoudite et en Iran. En août, les autorités saoudiennes ont exécuté Jalal Labbad pour des crimes qu'il aurait commis alors qu'il était mineur, au mépris total du droit international en matière de droits de l'homme.&#13;
&#13;
Je suis également préoccupée par le fait qu'une commission de la Knesset en Israël, dont le Parlement a le statut d'observateur auprès de l'Assemblée, a récemment approuvé un projet de loi autorisant la peine de mort pour certains types de meurtres.&#13;
&#13;
Néanmoins, certains signes de progrès sont perceptibles. En 2024, le nombre de pays ayant procédé à des exécutions est resté à un niveau historiquement bas, avec 15 pays dans le monde. En décembre 2024, le Maroc, Partenaire pour la démocratie à l'Assemblée, a voté pour la première fois en faveur de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire sur l'application de la peine de mort. Plusieurs pays ont pris des mesures législatives pour restreindre le champ d'application de la peine capitale ou l'abolir complètement. Il est encourageant de constater que les forces démocratiques bélarusses prennent également des mesures pour préparer le terrain en vue de l'abolition dans un futur Bélarus démocratique. Je me félicite du mémorandum sur l'abolition de la peine de mort qu'elles ont adopté en juin dernier.&#13;
&#13;
À l'occasion de cette 23ème Journée mondiale contre la peine de mort, j'appelle tous les États membres et observateurs, les pays ayant un statut de partenariat avec l'Assemblée et la communauté internationale au sens large à œuvrer en faveur de l'abolition universelle de la peine capitale et à contrer tout discours visant à justifier sa réintroduction au nom de la sécurité. J'exhorte également l'Azerbaïdjan à ratifier le Protocole n°13 à la Convention européenne des droits de l'homme, car c'est le seul État membre qui ne l'a pas encore ratifié. L'Assemblée est prête à contribuer à toute initiative mondiale en faveur de l'abolition, notamment au prochain Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra en France en 2026 ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[[Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe]<br />
<br />
La rapporteure générale de l'APCE sur l'abolition de la peine de mort, Gala Veldhoen (Pays-Bas, SOC), a fait aujourd'hui la déclaration suivante, à la veille de la Journée mondiale contre la peine de mort :<br />
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« Cette année encore, la Journée mondiale contre la peine de mort est consacrée à la lutte contre l'idée fausse selon laquelle la peine capitale rend les personnes et les sociétés plus sûres. Il n'existe aucune preuve que la peine de mort ait un effet dissuasif plus efficace que de longues peines de prison. Ce que nous savons, en revanche, c'est qu'elle viole les droits humains, porte atteinte à la dignité humaine et rend irréversibles les erreurs judiciaires.<br />
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En 2024, le nombre d'exécutions dans le monde a atteint son niveau le plus élevé depuis 2015, avec 1 518 exécutions enregistrées. Ce chiffre ne tient pas compte des exécutions qui auraient eu lieu en Chine, premier pays au monde en matière d'exécutions, ainsi qu'en Corée du Nord et au Vietnam. Si la tendance mondiale générale reste celle d'une abolition progressive, les pays qui appliquent encore la peine de mort font pour la plupart état de chiffres décourageants.<br />
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Je reste profondément préoccupée par l'évolution de la situation aux États-Unis, État observateur du Conseil de l'Europe. Le nombre d'exécutions en 2025 (34) a déjà dépassé le total de l'année dernière (25). En janvier 2025, le Président Donald Trump a signé un décret visant à « rétablir » la peine de mort au niveau fédéral. En avril dernier, le ministre américain de la Justice a donné pour instruction aux procureurs de requérir la première condamnation à mort au niveau fédéral sous la nouvelle administration. Une autre évolution alarmante est la décision de la Cour suprême de Caroline du Sud de maintenir le peloton d'exécution comme méthode constitutionnelle d'exécution, au motif que les prisonniers peuvent choisir leur mode d'exécution. Cette année, la Caroline du Sud a procédé aux premières exécutions par peloton d'exécution aux États-Unis depuis 15 ans.<br />
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Malheureusement, au Japon, autre État observateur, après près de trois ans sans application de la peine de mort, Takahiro Shiraishi a été exécuté en juin. Il s'agit d'un recul important, car le gouvernement a choisi de reprendre les exécutions au lieu d'avancer vers l'abolition.<br />
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Nous avons également assisté à une augmentation choquante du nombre d'exécutions en Arabie saoudite et en Iran. En août, les autorités saoudiennes ont exécuté Jalal Labbad pour des crimes qu'il aurait commis alors qu'il était mineur, au mépris total du droit international en matière de droits de l'homme.<br />
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Je suis également préoccupée par le fait qu'une commission de la Knesset en Israël, dont le Parlement a le statut d'observateur auprès de l'Assemblée, a récemment approuvé un projet de loi autorisant la peine de mort pour certains types de meurtres.<br />
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Néanmoins, certains signes de progrès sont perceptibles. En 2024, le nombre de pays ayant procédé à des exécutions est resté à un niveau historiquement bas, avec 15 pays dans le monde. En décembre 2024, le Maroc, Partenaire pour la démocratie à l'Assemblée, a voté pour la première fois en faveur de la résolution de l'Assemblée générale des Nations unies appelant à un moratoire sur l'application de la peine de mort. Plusieurs pays ont pris des mesures législatives pour restreindre le champ d'application de la peine capitale ou l'abolir complètement. Il est encourageant de constater que les forces démocratiques bélarusses prennent également des mesures pour préparer le terrain en vue de l'abolition dans un futur Bélarus démocratique. Je me félicite du mémorandum sur l'abolition de la peine de mort qu'elles ont adopté en juin dernier.<br />
<br />
À l'occasion de cette 23ème Journée mondiale contre la peine de mort, j'appelle tous les États membres et observateurs, les pays ayant un statut de partenariat avec l'Assemblée et la communauté internationale au sens large à œuvrer en faveur de l'abolition universelle de la peine capitale et à contrer tout discours visant à justifier sa réintroduction au nom de la sécurité. J'exhorte également l'Azerbaïdjan à ratifier le Protocole n°13 à la Convention européenne des droits de l'homme, car c'est le seul État membre qui ne l'a pas encore ratifié. L'Assemblée est prête à contribuer à toute initiative mondiale en faveur de l'abolition, notamment au prochain Congrès mondial contre la peine de mort qui se tiendra en France en 2026 ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12488</guid>
      <pubDate>Thu, 09 Oct 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Conseil de l'Europe</author>
    </item>
    <item>
      <title>Condamnés à la peine capitale: quatre exécutions prévues aux États-Unis cette semaine</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12420</link>
      <description>Deux condamnés à la peine capitale sont en instance d'exécution mardi dans le sud des États-Unis, dont un en Alabama par inhalation d'azote, une méthode critiquée et comparée par des experts de l'ONU à une forme de «torture».&#13;
&#13;
Au total, quatre exécutions sont prévues aux États-Unis cette semaine, dont trois par injection létale, mais l'une d'entre elles, en Oklahoma, a été suspendue. Le procureur général de l'État a demandé la levée de cette suspension.&#13;
&#13;
Gregory Hunt, 65 ans, doit être exécuté dans la soirée en Alabama par inhalation d'azote, un mode d'exécution utilisé pour la première fois au monde par cet État en 2024. Quatre exécutions y ont été réalisées ainsi à ce jour.&#13;
&#13;
Il a été condamné à mort pour le meurtre en 1988 de Karen Lane, 32 ans, une femme avec laquelle il entretenait une relation depuis un mois.&#13;
&#13;
En Floride, Anthony Wainwright, 54 ans, doit également être exécuté dans la soirée.&#13;
&#13;
Il a été condamné à mort en 1994 pour le viol et le meurtre de Carmen Gayheart, 23 ans, qu'il avait enlevée sur le stationnement d'un supermarché avec un complice, Richard Hamilton. Les deux hommes s'étaient évadés de prison en Caroline du Nord quelques jours auparavant. Également condamné à la peine capitale, Richard Hamilton est décédé en prison en 2023.&#13;
&#13;
En Oklahoma, l'exécution prévue jeudi de John Hanson, 61 ans, pour le meurtre en 1999 de Mary Agnes Bowles, une retraitée de 77 ans, a été suspendue sur décision de justice, mais cette suspension pourrait être levée d'ici là.&#13;
&#13;
Enfin, en Caroline du Sud, Stephen Stanko, 57 ans, doit être exécuté vendredi. Il a été condamné à la peine capitale pour le meurtre en 2005 de sa compagne, Laura Ling, 43 ans, dont il a également violé la fille adolescente, ainsi que de son ami Henry Turner, 74 ans.&#13;
&#13;
Au total, 19 exécutions ont été réalisées dans le pays depuis le début de l'année.&#13;
&#13;
Quinze l'ont été par injection létale, deux par inhalation d'azote, en Alabama et en Louisiane, et deux par peloton d'exécution en Caroline du Sud, pour la première fois aux États-Unis depuis 2010.&#13;
&#13;
La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.</description>
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<br />
Au total, quatre exécutions sont prévues aux États-Unis cette semaine, dont trois par injection létale, mais l'une d'entre elles, en Oklahoma, a été suspendue. Le procureur général de l'État a demandé la levée de cette suspension.<br />
<br />
Gregory Hunt, 65 ans, doit être exécuté dans la soirée en Alabama par inhalation d'azote, un mode d'exécution utilisé pour la première fois au monde par cet État en 2024. Quatre exécutions y ont été réalisées ainsi à ce jour.<br />
<br />
Il a été condamné à mort pour le meurtre en 1988 de Karen Lane, 32 ans, une femme avec laquelle il entretenait une relation depuis un mois.<br />
<br />
En Floride, Anthony Wainwright, 54 ans, doit également être exécuté dans la soirée.<br />
<br />
Il a été condamné à mort en 1994 pour le viol et le meurtre de Carmen Gayheart, 23 ans, qu'il avait enlevée sur le stationnement d'un supermarché avec un complice, Richard Hamilton. Les deux hommes s'étaient évadés de prison en Caroline du Nord quelques jours auparavant. Également condamné à la peine capitale, Richard Hamilton est décédé en prison en 2023.<br />
<br />
En Oklahoma, l'exécution prévue jeudi de John Hanson, 61 ans, pour le meurtre en 1999 de Mary Agnes Bowles, une retraitée de 77 ans, a été suspendue sur décision de justice, mais cette suspension pourrait être levée d'ici là.<br />
<br />
Enfin, en Caroline du Sud, Stephen Stanko, 57 ans, doit être exécuté vendredi. Il a été condamné à la peine capitale pour le meurtre en 2005 de sa compagne, Laura Ling, 43 ans, dont il a également violé la fille adolescente, ainsi que de son ami Henry Turner, 74 ans.<br />
<br />
Au total, 19 exécutions ont été réalisées dans le pays depuis le début de l'année.<br />
<br />
Quinze l'ont été par injection létale, deux par inhalation d'azote, en Alabama et en Louisiane, et deux par peloton d'exécution en Caroline du Sud, pour la première fois aux États-Unis depuis 2010.<br />
<br />
La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12420</guid>
      <pubDate>Tue, 10 Jun 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
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