La peine de mort dans le monde — Dakota du sud https://www.peinedemort.org/rss/etat?id=US-SD Dakota du sud : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2020 Thu, 20 Feb 2020 20:47:17 +0000 Mon, 30 Dec 2019 18:26:50 +0000 120 La peine de mort en 2019 aux Etats-Unis : 22 exécutions dans 7 Etats https://www.peinedemort.org/document/10783 22 condamnés à mort ont été exécutés en 2019 aux Etats-Unis, dont 2 par électrocution. Ces 22 exécutions capitales ont eu lieu dans 7 Etats : Alabama (3), Dakota du Sud (1), Floride (2), Géorgie (3), Missouri (1), Tennessee (3) et Texas (9). Le gouvernement fédéral a par ailleurs souhaité reprendre les exécutions au niveau fédéral (il n'y en a pas eu depuis 2003), mais un sursis a été imposé suite à des recours judiciaires. A noter également : dans l'Ohio plusieurs exécutions prévues ont été reportées. En 2019 par ailleurs deux anciens condamnés à mort ont été innocentés aux Etats-Unis, l'Etat du New Hampshire a aboli la peine capitale et un moratoire sur les exécutions capitales a été décrété en Californie. Ces 22 exécutions capitales ont eu lieu dans 7 Etats : Alabama (3), Dakota du Sud (1), Floride (2), Géorgie (3), Missouri (1), Tennessee (3) et Texas (9).
Le gouvernement fédéral a par ailleurs souhaité reprendre les exécutions au niveau fédéral (il n'y en a pas eu depuis 2003), mais un sursis a été imposé suite à des recours judiciaires. A noter également : dans l'Ohio plusieurs exécutions prévues ont été reportées.

En 2019 par ailleurs deux anciens condamnés à mort ont été innocentés aux Etats-Unis, l'Etat du New Hampshire a aboli la peine capitale et un moratoire sur les exécutions capitales a été décrété en Californie.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10783 Tue, 31 Dec 2019 00:00:00 +0000 Sophie Fotiadi
Exécution d'un homme qui se disait victime des préjugés homophobes des jurés https://www.peinedemort.org/document/10725 (Washington) L'État américain du Dakota du Sud a exécuté lundi soir un condamné à mort qui estimait que son procès avait été entaché par les préjugés des jurés sur son homosexualité. Charles Rhines, 63 ans a reçu une injection létale dans le pénitencier de Sioux Falls, juste après le rejet par la Cour suprême des États-Unis de recours introduits en urgence par ses avocats pour tenter d'obtenir un réexamen de son dossier. Il avait été condamné en 1993 à la peine capitale pour avoir tué un employé lors d'un cambriolage dans un magasin de beignes de cet État rural du centre des États-Unis. « C'est très triste et profondément injuste que l'État du Dakota du Sud ait exécuté Charles Rhines, un homme homosexuel, sans qu'aucun tribunal n'examine les preuves de préjugés homophobes qui ont pesé sur la décision de le condamner à la peine de mort », a réagi son avocat Shawn Nolan. D'après lui, un des membres du jury avait refusé de condamner Charles Rhines à la réclusion à perpétuité au motif que cela reviendrait à « l'envoyer où il rêve d'être », avec « des hommes en prison ». Un autre juré aurait confirmé qu'il y avait eu « beaucoup de discussions autour de son homosexualité », « beaucoup de dégoût ». La puissante association de défense des droits civiques ACLU lui avait apporté son soutien. « Les gens doivent être punis pour ce qu'ils font pas ce qu'ils sont », avait souligné l'une de ses avocates, Ria Tabacco Mar, en citant le président de la haute Cour. Lors de la procédure, les services du procureur général du Dakota du Sud avaient rétorqué que les jurés avaient décidé d'imposer la peine de mort à Charles Rhines après avoir entendu un enregistrement de ses confessions et non pas en raison de son orientation sexuelle. Selon eux, Charles Rhines « riait » lors de ses aveux et avait comparé les spasmes de la victime à ceux d'« un poulet décapité ». Charles Rhines est le 18e condamné à mort exécuté depuis le début de l'année aux États-Unis.
Charles Rhines, 63 ans a reçu une injection létale dans le pénitencier de Sioux Falls, juste après le rejet par la Cour suprême des États-Unis de recours introduits en urgence par ses avocats pour tenter d'obtenir un réexamen de son dossier.

Il avait été condamné en 1993 à la peine capitale pour avoir tué un employé lors d'un cambriolage dans un magasin de beignes de cet État rural du centre des États-Unis.

« C'est très triste et profondément injuste que l'État du Dakota du Sud ait exécuté Charles Rhines, un homme homosexuel, sans qu'aucun tribunal n'examine les preuves de préjugés homophobes qui ont pesé sur la décision de le condamner à la peine de mort », a réagi son avocat Shawn Nolan.

D'après lui, un des membres du jury avait refusé de condamner Charles Rhines à la réclusion à perpétuité au motif que cela reviendrait à « l'envoyer où il rêve d'être », avec « des hommes en prison ».

Un autre juré aurait confirmé qu'il y avait eu « beaucoup de discussions autour de son homosexualité », « beaucoup de dégoût ».

La puissante association de défense des droits civiques ACLU lui avait apporté son soutien. « Les gens doivent être punis pour ce qu'ils font pas ce qu'ils sont », avait souligné l'une de ses avocates, Ria Tabacco Mar, en citant le président de la haute Cour.

Lors de la procédure, les services du procureur général du Dakota du Sud avaient rétorqué que les jurés avaient décidé d'imposer la peine de mort à Charles Rhines après avoir entendu un enregistrement de ses confessions et non pas en raison de son orientation sexuelle.

Selon eux, Charles Rhines « riait » lors de ses aveux et avait comparé les spasmes de la victime à ceux d'« un poulet décapité ».

Charles Rhines est le 18e condamné à mort exécuté depuis le début de l'année aux États-Unis.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10725 Mon, 04 Nov 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
Un Américain veut échapper à son exécution, qu'il lie à son homosexualité https://www.peinedemort.org/document/10724 (Washington) Un condamné à mort américain, qui doit être exécuté lundi dans le Dakota du Sud, estime que son procès a été entaché par les préjugés des jurés sur son homosexualité et tente d'obtenir un sursis de dernière minute. Charles Rhines, 63 ans, doit recevoir une injection létale, 27 ans après avoir tué un employé lors d'un cambriolage dans un magasin de cet État rural du nord des États-Unis. À l'approche de l'échéance, ses avocats ont introduit d'ultimes recours auprès de la Cour suprême des États-Unis. Ils lui demandent d'ordonner un réexamen du dossier sur la base de nouveaux témoignages qui, selon eux, attestent que M. Rhines n'a pas eu un procès équitable. D'après leur requête, un des membres du jury avait refusé de le condamner à la réclusion à perpétuité au motif que cela reviendrait à « l'envoyer où il rêve d'être », avec « des hommes en prison ». Un autre juré aurait confirmé qu'il y avait eu « beaucoup de discussions autour de son homosexualité », « beaucoup de dégoût ». « Des préjugés antigais n'ont aucune place quand il s'agit de condamner quelqu'un à la peine capitale. C'est choquant qu'aucun tribunal n'ait examiné les nouvelles preuves », a déclaré dans un communiqué son avocat, Shawn Nolan. La puissante association de défense des droits civiques ACLU lui a apporté son soutien. « Les gens doivent être punis pour ce qu'ils font pas ce qu'ils sont », a souligné l'une de ses avocates, Ria Tabacco Mar, en citant le président de la haute Cour. L'an dernier, la défense de M. Rhines avait déjà demandé à la Cour suprême de se saisir de son dossier et d'en profiter pour élargir une de ses décisions, prise en 2017, qui permet de lever le secret des délibérations entre jurés en cas de forts soupçons de racisme. « Tout comme les préjugés racistes, les préjugés homophobes n'ont pas de place dans le système de justice criminelle », avait plaidé Me Nolan. « Les deux diminuent la confiance du public dans l'équité du système », avait-il ajouté. Les services du procureur général du Dakota du Sud avaient rétorqué que les jurés avaient décidé d'imposer la peine de mort à Charles Rhines après avoir entendu un enregistrement de ses confessions et non pas en raison de son orientation sexuelle. Selon eux, Charles Rhines « riait » lors de ses aveux et avait comparé les spasmes de la victime à ceux d'« un poulet décapité ». La haute Cour avait, sans fournir d'explication, refusé de se saisir du dossier.
Charles Rhines, 63 ans, doit recevoir une injection létale, 27 ans après avoir tué un employé lors d'un cambriolage dans un magasin de cet État rural du nord des États-Unis.

À l'approche de l'échéance, ses avocats ont introduit d'ultimes recours auprès de la Cour suprême des États-Unis. Ils lui demandent d'ordonner un réexamen du dossier sur la base de nouveaux témoignages qui, selon eux, attestent que M. Rhines n'a pas eu un procès équitable.

D'après leur requête, un des membres du jury avait refusé de le condamner à la réclusion à perpétuité au motif que cela reviendrait à « l'envoyer où il rêve d'être », avec « des hommes en prison ».

Un autre juré aurait confirmé qu'il y avait eu « beaucoup de discussions autour de son homosexualité », « beaucoup de dégoût ».
« Des préjugés antigais n'ont aucune place quand il s'agit de condamner quelqu'un à la peine capitale. C'est choquant qu'aucun tribunal n'ait examiné les nouvelles preuves », a déclaré dans un communiqué son avocat, Shawn Nolan.

La puissante association de défense des droits civiques ACLU lui a apporté son soutien. « Les gens doivent être punis pour ce qu'ils font pas ce qu'ils sont », a souligné l'une de ses avocates, Ria Tabacco Mar, en citant le président de la haute Cour.

L'an dernier, la défense de M. Rhines avait déjà demandé à la Cour suprême de se saisir de son dossier et d'en profiter pour élargir une de ses décisions, prise en 2017, qui permet de lever le secret des délibérations entre jurés en cas de forts soupçons de racisme.

« Tout comme les préjugés racistes, les préjugés homophobes n'ont pas de place dans le système de justice criminelle », avait plaidé Me Nolan. « Les deux diminuent la confiance du public dans l'équité du système », avait-il ajouté.

Les services du procureur général du Dakota du Sud avaient rétorqué que les jurés avaient décidé d'imposer la peine de mort à Charles Rhines après avoir entendu un enregistrement de ses confessions et non pas en raison de son orientation sexuelle.

Selon eux, Charles Rhines « riait » lors de ses aveux et avait comparé les spasmes de la victime à ceux d'« un poulet décapité ».

La haute Cour avait, sans fournir d'explication, refusé de se saisir du dossier.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10724 Sun, 03 Nov 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP
La Cour suprême américaine refuse d'examiner le recours d'un condamné à mort gay https://www.peinedemort.org/document/10469 La Cour suprême des Etats-Unis a refusé lundi d'examiner l'appel d'un condamné à mort homosexuel qui estime avoir été victime des préjugés d'un juré sur son orientation sexuelle. Charles Rhines a été condamné à la peine capitale pour avoir tué un employé lors d'un cambriolage dans un magasin du Dakota du Sud en 1992. Selon ses avocats, un des membres du jury avait refusé de le condamner à la perpétuité au motif que cela reviendrait à "l'envoyer où il rêve d'être", avec "des hommes en prison". Estimant que ses droits à un procès juste et équitable avaient été bafoués, sa défense avait demandé à la Cour suprême de se saisir du dossier et d'étendre sa jurisprudence récente sur les jurés racistes. En 2017, le temple du droit américain avait estimé que le secret des délibérations entre jurés pouvait être levé en cas de forts soupçons de racisme. "Tout comme les préjugés racistes, les préjugés homophobes n'ont pas de place dans le système de justice criminelle", a estimé l'avocat de M. Rhines, Shawn Nolan. "Les deux diminuent la confiance du public dans l'équité du système." La puissante organisation de défense des droits civiques ACLU s'était associée à ce recours. La Cour suprême n'a pas expliqué pourquoi elle a décidé de ne pas s'en saisir.
Charles Rhines a été condamné à la peine capitale pour avoir tué un employé lors d'un cambriolage dans un magasin du Dakota du Sud en 1992.

Selon ses avocats, un des membres du jury avait refusé de le condamner à la perpétuité au motif que cela reviendrait à "l'envoyer où il rêve d'être", avec "des hommes en prison".

Estimant que ses droits à un procès juste et équitable avaient été bafoués, sa défense avait demandé à la Cour suprême de se saisir du dossier et d'étendre sa jurisprudence récente sur les jurés racistes.

En 2017, le temple du droit américain avait estimé que le secret des délibérations entre jurés pouvait être levé en cas de forts soupçons de racisme.

"Tout comme les préjugés racistes, les préjugés homophobes n'ont pas de place dans le système de justice criminelle", a estimé l'avocat de M. Rhines, Shawn Nolan. "Les deux diminuent la confiance du public dans l'équité du système."

La puissante organisation de défense des droits civiques ACLU s'était associée à ce recours.

La Cour suprême n'a pas expliqué pourquoi elle a décidé de ne pas s'en saisir.]]>
https://www.peinedemort.org/document/10469 Mon, 15 Apr 2019 00:00:00 +0000 Agence mondiale d'information - AFP