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    <title>La peine de mort dans le monde — Tennessee</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/etat?id=US-TN</link>
    <description>Tennessee : tous les documents concernant la peine de mort.</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Sun, 25 Oct 2026 10:03:40 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Sun, 11 Oct 2026 20:47:35 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>États-Unis: Christa Pike, réchappée d'une exécution, est de retour en prison</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12818</link>
      <description>Christa Pike, la condamnée qui a survécu à son exécution la semaine dernière aux États-Unis, est sortie de l'hôpital et est de retour en prison, ont annoncé samedi ses avocats.&#13;
&#13;
« Elle continue de recevoir des soins à la prison et nous continuerons de suivre son rétablissement », précisent les avocats dans un communiqué.&#13;
&#13;
Selon eux, Christa Pike est « reconnaissante » envers les équipes médicales dans « ces circonstances extraordinaires ».&#13;
&#13;
Jeudi, son avocat Stephen Ferrell avait indiqué qu'elle avait pu se lever et marcher pour la première fois dans sa chambre d'hôpital.&#13;
&#13;
« Elle va plutôt bien », avait affirmé l'avocat à la BBC, sans pour autant avoir vu ou parlé à sa cliente.&#13;
&#13;
Christa Pike devait être la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans le Tennessee pour avoir torturé et assassiné en 1995 une femme de 19 ans, un an de plus qu'elle à l'époque.&#13;
&#13;
Mais elle a survécu à deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, avant d'être admise en urgence dans un hôpital dans un état critique.&#13;
&#13;
Ses bras sont « très abîmés et elle ne peut pas beaucoup les utiliser », a affirmé Stephen Ferrell à la BBC.&#13;
&#13;
Séquelles&#13;
&#13;
Mentalement, cette femme de 50 ans reste également « quelque peu confuse » : « elle perd très facilement le fil de ses pensées et oublie où elle va », a déclaré l'avocat.&#13;
&#13;
« Je suppose que son état va continuer à s'améliorer, mais il pourrait y avoir des séquelles permanentes », a-t-il ajouté.&#13;
&#13;
Une juge a ordonné mercredi à l'administration pénitentiaire de préserver toutes les preuves matérielles et documents liés à cet échec.&#13;
&#13;
Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a lui ordonné la suspension des exécutions dans son État et une enquête indépendante, puis a accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire.&#13;
&#13;
Cette dernière affirme avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans le Tennessee en mai 2025, après un moratoire de trois ans.&#13;
&#13;
L'exécution ratée de Christa Pike a provoqué un vif débat aux États-Unis sur la peine capitale.&#13;
&#13;
Ce débat intervient au moment où le Pentagone prévoit de diffuser en direct l'exécution par l'armée de l'auteur d'un attentat mortel contre des soldats américains.&#13;
&#13;
« Deux idées »&#13;
&#13;
Nidal Hasan, 56 ans, doit être fusillé le 3 décembre sur la base de Fort Hood, au Texas (sud), où il avait tué 13 personnes, dont 12 militaires, et blessé plus de 30 autres, le 5 novembre 2009, un attentat inspiré par l'organisation jihadiste Al-Qaïda.&#13;
&#13;
L'annonce de la diffusion en direct de l'exécution, prévue par le ministre de la Défense Pete Hegseth, a provoqué une vague d'indignation dans la classe politique, y compris chez les républicains.&#13;
&#13;
Donald Trump a affirmé samedi que la décision concernant la diffusion n'était pas arrêtée.&#13;
&#13;
« Il y a deux idées : ne pas la montrer et la montrer », a déclaré le président américain à la presse.&#13;
&#13;
« Parce qu'en la montrant, vous savez, peut-être que d'autres gens ne feront pas ce qu'il a fait », a-t-il ajouté à propos de Nidal Hasan.&#13;
&#13;
« Donc je prendrai une décision au bout du compte », a précisé le président octogénaire.&#13;
&#13;
Le pape Léon XIV a déclaré sur les réseaux sociaux samedi que la peine de mort était « inadmissible, car elle porte atteinte à l'inviolabilité et à la dignité de la personne ».&#13;
&#13;
« Il est possible de préserver le bien commun et de répondre aux exigences de la justice sans recourir à la peine capitale », a ajouté le premier souverain pontife américain.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Christa Pike, la condamnée qui a survécu à son exécution la semaine dernière aux États-Unis, est sortie de l'hôpital et est de retour en prison, ont annoncé samedi ses avocats.<br />
<br />
« Elle continue de recevoir des soins à la prison et nous continuerons de suivre son rétablissement », précisent les avocats dans un communiqué.<br />
<br />
Selon eux, Christa Pike est « reconnaissante » envers les équipes médicales dans « ces circonstances extraordinaires ».<br />
<br />
Jeudi, son avocat Stephen Ferrell avait indiqué qu'elle avait pu se lever et marcher pour la première fois dans sa chambre d'hôpital.<br />
<br />
« Elle va plutôt bien », avait affirmé l'avocat à la BBC, sans pour autant avoir vu ou parlé à sa cliente.<br />
<br />
Christa Pike devait être la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans le Tennessee pour avoir torturé et assassiné en 1995 une femme de 19 ans, un an de plus qu'elle à l'époque.<br />
<br />
Mais elle a survécu à deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, avant d'être admise en urgence dans un hôpital dans un état critique.<br />
<br />
Ses bras sont « très abîmés et elle ne peut pas beaucoup les utiliser », a affirmé Stephen Ferrell à la BBC.<br />
<br />
Séquelles<br />
<br />
Mentalement, cette femme de 50 ans reste également « quelque peu confuse » : « elle perd très facilement le fil de ses pensées et oublie où elle va », a déclaré l'avocat.<br />
<br />
« Je suppose que son état va continuer à s'améliorer, mais il pourrait y avoir des séquelles permanentes », a-t-il ajouté.<br />
<br />
Une juge a ordonné mercredi à l'administration pénitentiaire de préserver toutes les preuves matérielles et documents liés à cet échec.<br />
<br />
Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a lui ordonné la suspension des exécutions dans son État et une enquête indépendante, puis a accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire.<br />
<br />
Cette dernière affirme avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans le Tennessee en mai 2025, après un moratoire de trois ans.<br />
<br />
L'exécution ratée de Christa Pike a provoqué un vif débat aux États-Unis sur la peine capitale.<br />
<br />
Ce débat intervient au moment où le Pentagone prévoit de diffuser en direct l'exécution par l'armée de l'auteur d'un attentat mortel contre des soldats américains.<br />
<br />
« Deux idées »<br />
<br />
Nidal Hasan, 56 ans, doit être fusillé le 3 décembre sur la base de Fort Hood, au Texas (sud), où il avait tué 13 personnes, dont 12 militaires, et blessé plus de 30 autres, le 5 novembre 2009, un attentat inspiré par l'organisation jihadiste Al-Qaïda.<br />
<br />
L'annonce de la diffusion en direct de l'exécution, prévue par le ministre de la Défense Pete Hegseth, a provoqué une vague d'indignation dans la classe politique, y compris chez les républicains.<br />
<br />
Donald Trump a affirmé samedi que la décision concernant la diffusion n'était pas arrêtée.<br />
<br />
« Il y a deux idées : ne pas la montrer et la montrer », a déclaré le président américain à la presse.<br />
<br />
« Parce qu'en la montrant, vous savez, peut-être que d'autres gens ne feront pas ce qu'il a fait », a-t-il ajouté à propos de Nidal Hasan.<br />
<br />
« Donc je prendrai une décision au bout du compte », a précisé le président octogénaire.<br />
<br />
Le pape Léon XIV a déclaré sur les réseaux sociaux samedi que la peine de mort était « inadmissible, car elle porte atteinte à l'inviolabilité et à la dignité de la personne ».<br />
<br />
« Il est possible de préserver le bien commun et de répondre aux exigences de la justice sans recourir à la peine capitale », a ajouté le premier souverain pontife américain.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12818</guid>
      <pubDate>Sat, 10 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Exécution ratée au Tennessee. La condamnée à mort a repris connaissance et parle</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12804</link>
      <description>(Washington) Christa Pike, la condamnée qui a survécu à deux injections létales aux États-Unis, a repris connaissance et peut parler, ont annoncé ses avocats, six jours après l'échec inédit de son exécution.&#13;
&#13;
Ce fiasco a relancé le débat sur l'application de la peine capitale aux États-Unis, en particulier par injection létale. Un autre État du Sud, le Texas, doit utiliser mercredi soir cette même méthode pour mettre à mort un condamné.&#13;
&#13;
Âgée de 50 ans, Christa Pike devait être la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans le Tennessee. Mais elle a survécu à deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, et été admise en urgence dans un hôpital dans un état critique, sous assistance respiratoire.&#13;
&#13;
Son cas a suscité un vif intérêt et beaucoup d'émotion à l'échelle nationale et dans le monde.  &#13;
&#13;
« Contre toute attente, Christa Pike est consciente, peut parler et continue à recevoir des soins médicaux vitaux », ont annoncé mardi ses avocats dans un communiqué. « Malgré les graves blessures qu'elle a subies aux bras, elle est toujours menottée à son lit », ont-ils souligné.&#13;
&#13;
« Elle a des souvenirs de l'hôpital, mais pas, je crois, de la tentative d'exécution », a dit dans une entrevue à la BBC Joel Zivot, un médecin anesthésiste engagé comme expert par sa défense, précisant qu'elle se rappelait son nom mais n'avait pas su dire la date exacte.&#13;
&#13;
Ses avocats ont saisi la justice du Tennessee pour obliger l'administration pénitentiaire de l'État à préserver toutes les preuves matérielles et documents liés à ce fiasco. Une audience est prévue mercredi en milieu de journée.&#13;
&#13;
Appels à la transparence&#13;
Au Texas, les avocats de Jamaal Howard, 46 ans, ont invoqué « l'exécution horriblement ratée de Christa Pike » pour demander au gouverneur, Greg Abbott, d'accorder un sursis de 30 jours à leur client, rappelant que le produit qui doit lui être administré est le même qu'au Tennessee.&#13;
&#13;
Jamaal Howard a été condamné à la peine capitale pour le meurtre en 2000 de Vickie Lee Swartout, 42 ans, employée d'une supérette.&#13;
&#13;
Si son exécution se déroule comme prévu, il s'agira de la 30e depuis le début de l'année, toutes réalisées par injection létale et concentrées dans six États, les exécutions fédérales étant rares.&#13;
&#13;
Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a ordonné la suspension des exécutions dans son État et une enquête indépendante, puis accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire.&#13;
&#13;
Laura Porter, directrice d'une coalition d'organisations américaines luttant pour l'abolition de la peine capitale, a salué ces décisions, mais appelé à la transparence sur l'ensemble du processus – provenance des produits utilisés, étapes prévues ou qualification du personnel chargé de l'exécution.&#13;
&#13;
Cela s'est déjà produit auparavant et l'État n'a pas suivi les recommandations qui lui ont été faites. Il est essentiel que ce processus d'exécution ne soit plus entouré de secret.&#13;
&#13;
 Laura Porter, directrice d'une coalition d'organisations américaines luttant pour l'abolition de la peine capitale&#13;
L'administration pénitentiaire affirme avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans le Tennessee en mai 2025, après un moratoire de trois ans.&#13;
&#13;
Celui-ci avait été motivé par des défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné.&#13;
&#13;
« Ce qui doit vraiment sortir de cette affaire, c'est la nécessité d'un processus bien plus transparent », a affirmé un avocat de Christa Pike, Stephen Ferrell, dimanche sur CNN. « Cette exécution s'apparentant à de la torture soulève tellement de questions auxquelles l'État du Tennessee refuse de répondre », a-t-il insisté.&#13;
&#13;
Christa Pike a été condamnée à mort pour avoir torturé et assassiné en 1995 une femme de 19 ans, un an de plus qu'elle à l'époque.&#13;
&#13;
Le président républicain Donald Trump est un fervent partisan de la peine de mort.&#13;
&#13;
Il a ainsi validé lundi l'exécution, la première par l'armée américaine depuis 1961, de l'auteur d'une tuerie sur la base militaire de Fort Hood au Texas, en 2009 (13 morts, dont 12 militaires). Nidal Hasan, un Américain musulman d'origine palestinienne, ex-psychiatre de l'armée, sera fusillé le 3 décembre sur la base.&#13;
&#13;
Le ministère de la Justice a également annoncé en avril des propositions pour élargir les modes d'exécution fédérales autorisés, au-delà de la seule injection létale.</description>
      <content:encoded><![CDATA[(Washington) Christa Pike, la condamnée qui a survécu à deux injections létales aux États-Unis, a repris connaissance et peut parler, ont annoncé ses avocats, six jours après l'échec inédit de son exécution.<br />
<br />
Ce fiasco a relancé le débat sur l'application de la peine capitale aux États-Unis, en particulier par injection létale. Un autre État du Sud, le Texas, doit utiliser mercredi soir cette même méthode pour mettre à mort un condamné.<br />
<br />
Âgée de 50 ans, Christa Pike devait être la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans le Tennessee. Mais elle a survécu à deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, et été admise en urgence dans un hôpital dans un état critique, sous assistance respiratoire.<br />
<br />
Son cas a suscité un vif intérêt et beaucoup d'émotion à l'échelle nationale et dans le monde.  <br />
<br />
« Contre toute attente, Christa Pike est consciente, peut parler et continue à recevoir des soins médicaux vitaux », ont annoncé mardi ses avocats dans un communiqué. « Malgré les graves blessures qu'elle a subies aux bras, elle est toujours menottée à son lit », ont-ils souligné.<br />
<br />
« Elle a des souvenirs de l'hôpital, mais pas, je crois, de la tentative d'exécution », a dit dans une entrevue à la BBC Joel Zivot, un médecin anesthésiste engagé comme expert par sa défense, précisant qu'elle se rappelait son nom mais n'avait pas su dire la date exacte.<br />
<br />
Ses avocats ont saisi la justice du Tennessee pour obliger l'administration pénitentiaire de l'État à préserver toutes les preuves matérielles et documents liés à ce fiasco. Une audience est prévue mercredi en milieu de journée.<br />
<br />
Appels à la transparence<br />
Au Texas, les avocats de Jamaal Howard, 46 ans, ont invoqué « l'exécution horriblement ratée de Christa Pike » pour demander au gouverneur, Greg Abbott, d'accorder un sursis de 30 jours à leur client, rappelant que le produit qui doit lui être administré est le même qu'au Tennessee.<br />
<br />
Jamaal Howard a été condamné à la peine capitale pour le meurtre en 2000 de Vickie Lee Swartout, 42 ans, employée d'une supérette.<br />
<br />
Si son exécution se déroule comme prévu, il s'agira de la 30e depuis le début de l'année, toutes réalisées par injection létale et concentrées dans six États, les exécutions fédérales étant rares.<br />
<br />
Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a ordonné la suspension des exécutions dans son État et une enquête indépendante, puis accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire.<br />
<br />
Laura Porter, directrice d'une coalition d'organisations américaines luttant pour l'abolition de la peine capitale, a salué ces décisions, mais appelé à la transparence sur l'ensemble du processus – provenance des produits utilisés, étapes prévues ou qualification du personnel chargé de l'exécution.<br />
<br />
Cela s'est déjà produit auparavant et l'État n'a pas suivi les recommandations qui lui ont été faites. Il est essentiel que ce processus d'exécution ne soit plus entouré de secret.<br />
<br />
 Laura Porter, directrice d'une coalition d'organisations américaines luttant pour l'abolition de la peine capitale<br />
L'administration pénitentiaire affirme avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans le Tennessee en mai 2025, après un moratoire de trois ans.<br />
<br />
Celui-ci avait été motivé par des défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné.<br />
<br />
« Ce qui doit vraiment sortir de cette affaire, c'est la nécessité d'un processus bien plus transparent », a affirmé un avocat de Christa Pike, Stephen Ferrell, dimanche sur CNN. « Cette exécution s'apparentant à de la torture soulève tellement de questions auxquelles l'État du Tennessee refuse de répondre », a-t-il insisté.<br />
<br />
Christa Pike a été condamnée à mort pour avoir torturé et assassiné en 1995 une femme de 19 ans, un an de plus qu'elle à l'époque.<br />
<br />
Le président républicain Donald Trump est un fervent partisan de la peine de mort.<br />
<br />
Il a ainsi validé lundi l'exécution, la première par l'armée américaine depuis 1961, de l'auteur d'une tuerie sur la base militaire de Fort Hood au Texas, en 2009 (13 morts, dont 12 militaires). Nidal Hasan, un Américain musulman d'origine palestinienne, ex-psychiatre de l'armée, sera fusillé le 3 décembre sur la base.<br />
<br />
Le ministère de la Justice a également annoncé en avril des propositions pour élargir les modes d'exécution fédérales autorisés, au-delà de la seule injection létale.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12804</guid>
      <pubDate>Wed, 07 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Exécution ratée aux États-Unis: Christa Pike dans un état critique, son pronostic vital inconnu</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12800</link>
      <description>La condamnée qui a survécu à deux injections létales dans le Tennessee, Christa Pike, se trouvait toujours dans un état critique et sous assistance respiratoire, son pronostic vital étant encore inconnu, a affirmé dimanche sur CNN un de ses avocats, Stephen Ferrell.&#13;
&#13;
L'exécution ratée mercredi soir de Christa Pike, qui devait être la première femme mise à mort depuis plus de 200 ans au Tennessee (sud), a relancé les interrogations sur l'application de la peine capitale aux États-Unis.&#13;
&#13;
« Elle est toujours hospitalisée, sous assistance respiratoire et dans un état critique. Nous ne connaissons pas encore vraiment son pronostic vital et nous pourrions ne pas le connaître pendant plusieurs jours », a déclaré l'avocat.&#13;
&#13;
Stephen Ferrell a précisé ne pas avoir pu rendre visite à sa cliente, âgée de 50 ans, à l'hôpital où les médecins tentent toujours de retirer de son organisme les deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, qui lui ont été administrées.&#13;
&#13;
Me Ferrell a de nouveau appelé le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, à commuer sa peine.&#13;
&#13;
« À tout le moins, le gouverneur devrait commuer la peine de Mme Pike en prison à vie », a-t-il dit, estimant qu'elle a subi du fait de cette exécution ratée « une grave torture mentale et physique ».&#13;
&#13;
Le gouverneur, qui a ordonné jeudi la suspension des exécutions dans l'État et une enquête indépendante sur l'échec de celle de Christa Pike, a annoncé samedi avoir accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire du Tennessee (TDOC).&#13;
&#13;
L'administration pénitentiaire a affirmé avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans l'État en mai 2025, après un moratoire de trois ans. Le gouverneur avait décrété ce moratoire à l'époque en raison de défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné.&#13;
&#13;
L'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC), a dénoncé jeudi « une exécution ratée sans comparaison à l'époque moderne », soulignant que Christa Pike est « la première personne à survivre à l'injection de doses létales de produits utilisés pour les exécutions ».&#13;
&#13;
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, alors qu'elle-même avait 18 ans. Ses deux complices, également adolescents, ont échappé à la peine de mort.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La condamnée qui a survécu à deux injections létales dans le Tennessee, Christa Pike, se trouvait toujours dans un état critique et sous assistance respiratoire, son pronostic vital étant encore inconnu, a affirmé dimanche sur CNN un de ses avocats, Stephen Ferrell.<br />
<br />
L'exécution ratée mercredi soir de Christa Pike, qui devait être la première femme mise à mort depuis plus de 200 ans au Tennessee (sud), a relancé les interrogations sur l'application de la peine capitale aux États-Unis.<br />
<br />
« Elle est toujours hospitalisée, sous assistance respiratoire et dans un état critique. Nous ne connaissons pas encore vraiment son pronostic vital et nous pourrions ne pas le connaître pendant plusieurs jours », a déclaré l'avocat.<br />
<br />
Stephen Ferrell a précisé ne pas avoir pu rendre visite à sa cliente, âgée de 50 ans, à l'hôpital où les médecins tentent toujours de retirer de son organisme les deux doses de pentobarbital, un puissant barbiturique, qui lui ont été administrées.<br />
<br />
Me Ferrell a de nouveau appelé le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, à commuer sa peine.<br />
<br />
« À tout le moins, le gouverneur devrait commuer la peine de Mme Pike en prison à vie », a-t-il dit, estimant qu'elle a subi du fait de cette exécution ratée « une grave torture mentale et physique ».<br />
<br />
Le gouverneur, qui a ordonné jeudi la suspension des exécutions dans l'État et une enquête indépendante sur l'échec de celle de Christa Pike, a annoncé samedi avoir accepté la démission du chef de l'administration pénitentiaire du Tennessee (TDOC).<br />
<br />
L'administration pénitentiaire a affirmé avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans l'État en mai 2025, après un moratoire de trois ans. Le gouverneur avait décrété ce moratoire à l'époque en raison de défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné.<br />
<br />
L'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC), a dénoncé jeudi « une exécution ratée sans comparaison à l'époque moderne », soulignant que Christa Pike est « la première personne à survivre à l'injection de doses létales de produits utilisés pour les exécutions ».<br />
<br />
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, alors qu'elle-même avait 18 ans. Ses deux complices, également adolescents, ont échappé à la peine de mort.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12800</guid>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Christa Pike n'aurait pas repris conscience depuis son exécution ratée</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12801</link>
      <description>Christa Pike est toujours inconsciente et sous respirateur artificiel dans un hôpital, quatre jours après l'échec de son exécution dans le Tennessee, aux États-Unis, et son pronostic pourrait ne pas être connu avant plusieurs jours encore, a déclaré dimanche l'un de ses avocats.&#13;
&#13;
Peu d'informations ont été publiées sur l'état de santé de Christa Pike depuis la tentative d'exécution de mercredi soir. Elle est depuis lors hospitalisée sous garde, tandis que les médecins tentent d'éliminer de son organisme la dose importante de pentobarbital, un barbiturique.&#13;
&#13;
Interrogé pour savoir si elle avait repris conscience après la tentative d'exécution, Stephen Ferrell, avocat de la défense fédérale et représentant de Pike, a répondu dans l'émission State of the Union de CNN : « Pas à ma connaissance. »&#13;
&#13;
Pike, aujourd'hui âgée de 50 ans, avait 18 ans lorsqu'elle et son petit ami ont torturé et tué une camarade de classe, Colleen Slemmer, dans un accès de jalousie en 1995. Elle est devenue l'une des plus jeunes femmes à être condamnées à mort.  &#13;
&#13;
Mercredi soir, les responsables de la prison du Tennessee ont administré à Pike deux doses du produit utilisé pour l'injection létale. Le pentobarbital ne l'a pas tuée, mais ses avocats ont indiqué que ses bras présentaient des brûlures et des cloques causées par les produits caustiques.&#13;
&#13;
Pike a donné à quelqu'un une procuration médicale et cette personne protège sa vie privée, a affirmé M. Ferrell.&#13;
&#13;
« Je ne sais pas exactement ce qu'ils ont pu dire à cette personne », a indiqué M. Ferrell.&#13;
&#13;
Les avocats de Christa Pike n'ont pas révélé l'identité de la personne chargée de prendre les décisions médicales la concernant.&#13;
&#13;
Une porte-parole de l'équipe de défense de Christa Pike a dit dimanche matin dans un communiqué que tout le respect accordé au droit légitime de Christa à la vie privée était apprécié.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Christa Pike est toujours inconsciente et sous respirateur artificiel dans un hôpital, quatre jours après l'échec de son exécution dans le Tennessee, aux États-Unis, et son pronostic pourrait ne pas être connu avant plusieurs jours encore, a déclaré dimanche l'un de ses avocats.<br />
<br />
Peu d'informations ont été publiées sur l'état de santé de Christa Pike depuis la tentative d'exécution de mercredi soir. Elle est depuis lors hospitalisée sous garde, tandis que les médecins tentent d'éliminer de son organisme la dose importante de pentobarbital, un barbiturique.<br />
<br />
Interrogé pour savoir si elle avait repris conscience après la tentative d'exécution, Stephen Ferrell, avocat de la défense fédérale et représentant de Pike, a répondu dans l'émission State of the Union de CNN : « Pas à ma connaissance. »<br />
<br />
Pike, aujourd'hui âgée de 50 ans, avait 18 ans lorsqu'elle et son petit ami ont torturé et tué une camarade de classe, Colleen Slemmer, dans un accès de jalousie en 1995. Elle est devenue l'une des plus jeunes femmes à être condamnées à mort.  <br />
<br />
Mercredi soir, les responsables de la prison du Tennessee ont administré à Pike deux doses du produit utilisé pour l'injection létale. Le pentobarbital ne l'a pas tuée, mais ses avocats ont indiqué que ses bras présentaient des brûlures et des cloques causées par les produits caustiques.<br />
<br />
Pike a donné à quelqu'un une procuration médicale et cette personne protège sa vie privée, a affirmé M. Ferrell.<br />
<br />
« Je ne sais pas exactement ce qu'ils ont pu dire à cette personne », a indiqué M. Ferrell.<br />
<br />
Les avocats de Christa Pike n'ont pas révélé l'identité de la personne chargée de prendre les décisions médicales la concernant.<br />
<br />
Une porte-parole de l'équipe de défense de Christa Pike a dit dimanche matin dans un communiqué que tout le respect accordé au droit légitime de Christa à la vie privée était apprécié.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12801</guid>
      <pubDate>Sun, 04 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Associated Press - AP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Exécution ratée: le chef de l'administration pénitentiaire du Tennessee démissionne</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12794</link>
      <description>Le chef de l'administration pénitentiaire du Tennessee a démissionné à la suite de l'exécution ratée d'une condamnée, Christa Pike, qui a survécu à deux injections létales, a annoncé samedi le gouverneur de cet État du Sud, Bill Lee. &#13;
&#13;
Le chef de l'administration pénitentiaire du Tennessee (TDOC), Frank Strada, « a présenté sa démission et quittera ses fonctions ce mois-ci », a affirmé le gouverneur dans un communiqué envoyé aux médias, sans évoquer directement l'exécution manquée mercredi soir de Christa Pike, qui devait être la première femme mise à mort depuis plus de 200 ans dans cet État.&#13;
&#13;
« Je suis reconnaissant à M. Strada de faire passer en premier les intérêts des habitants du Tennessee dans ce moment difficile », indique M. Lee, qui a annoncé jeudi la suspension des exécutions dans l'État et une enquête indépendante sur l'échec de celle de Christa Pike.&#13;
&#13;
« Je continue à penser que l'administration pénitentiaire a rempli ses obligations en vertu du protocole établi », a précisé le chef démissionnaire, cité dans le texte.&#13;
&#13;
« Démissionner est toutefois dans le meilleur intérêt des habitants du Tennessee pendant que l'enquête indépendante se déroule », a-t-il ajouté, estimant cette enquête « nécessaire ».&#13;
&#13;
L'administration pénitentiaire avait affirmé dans la nuit de mercredi à jeudi avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans l'État en mai 2025, après un moratoire de trois ans. Le gouverneur avait décrété ce moratoire à l'époque en raison de défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné.&#13;
&#13;
Christa Pike, 50 ans, est inconsciente et sous assistance respiratoire depuis cette exécution manquée, selon des pièces versées vendredi par ses avocats devant la justice du Tennessee.&#13;
&#13;
Ses avocats ont exhorté le gouverneur à « commuer la peine de Christa maintenant ».&#13;
&#13;
« Après avoir subi plus de 20 ans de détention à l'isolement et une tentative complète de la tuer par injection létale, Christa est la personne qui a subi le plus grand châtiment de toute l'histoire de la peine de mort aux États-Unis », avait fait valoir jeudi l'un d'entre eux, Randy Spivey.&#13;
&#13;
Bill Lee, qui avait déjà refusé lundi de commuer sa peine, avait auparavant laissé entendre qu'il n'avait pas renoncé à l'exécution de Christa Pike.&#13;
&#13;
« Ma responsabilité est de faire appliquer les sentences prononcées par les jurys du Tennessee, même lorsque c'est difficile, et c'est exactement ce que nous avons l'intention de faire », a-t-il déclaré jeudi.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le chef de l'administration pénitentiaire du Tennessee a démissionné à la suite de l'exécution ratée d'une condamnée, Christa Pike, qui a survécu à deux injections létales, a annoncé samedi le gouverneur de cet État du Sud, Bill Lee. <br />
<br />
Le chef de l'administration pénitentiaire du Tennessee (TDOC), Frank Strada, « a présenté sa démission et quittera ses fonctions ce mois-ci », a affirmé le gouverneur dans un communiqué envoyé aux médias, sans évoquer directement l'exécution manquée mercredi soir de Christa Pike, qui devait être la première femme mise à mort depuis plus de 200 ans dans cet État.<br />
<br />
« Je suis reconnaissant à M. Strada de faire passer en premier les intérêts des habitants du Tennessee dans ce moment difficile », indique M. Lee, qui a annoncé jeudi la suspension des exécutions dans l'État et une enquête indépendante sur l'échec de celle de Christa Pike.<br />
<br />
« Je continue à penser que l'administration pénitentiaire a rempli ses obligations en vertu du protocole établi », a précisé le chef démissionnaire, cité dans le texte.<br />
<br />
« Démissionner est toutefois dans le meilleur intérêt des habitants du Tennessee pendant que l'enquête indépendante se déroule », a-t-il ajouté, estimant cette enquête « nécessaire ».<br />
<br />
L'administration pénitentiaire avait affirmé dans la nuit de mercredi à jeudi avoir suivi à la lettre le protocole adopté depuis la reprise des exécutions dans l'État en mai 2025, après un moratoire de trois ans. Le gouverneur avait décrété ce moratoire à l'époque en raison de défaillances dans la vérification de la solution mortelle administrée à un condamné.<br />
<br />
Christa Pike, 50 ans, est inconsciente et sous assistance respiratoire depuis cette exécution manquée, selon des pièces versées vendredi par ses avocats devant la justice du Tennessee.<br />
<br />
Ses avocats ont exhorté le gouverneur à « commuer la peine de Christa maintenant ».<br />
<br />
« Après avoir subi plus de 20 ans de détention à l'isolement et une tentative complète de la tuer par injection létale, Christa est la personne qui a subi le plus grand châtiment de toute l'histoire de la peine de mort aux États-Unis », avait fait valoir jeudi l'un d'entre eux, Randy Spivey.<br />
<br />
Bill Lee, qui avait déjà refusé lundi de commuer sa peine, avait auparavant laissé entendre qu'il n'avait pas renoncé à l'exécution de Christa Pike.<br />
<br />
« Ma responsabilité est de faire appliquer les sentences prononcées par les jurys du Tennessee, même lorsque c'est difficile, et c'est exactement ce que nous avons l'intention de faire », a-t-il déclaré jeudi.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12794</guid>
      <pubDate>Sat, 03 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Exécution ratée aux États-Unis: Christa Pike est sous assistance respiratoire</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12790</link>
      <description>L'exécution ratée de Christa Pike, une condamnée à mort qui a survécu à deux injections létales, l'a laissée inconsciente et sous assistance respiratoire, selon une plainte déposée par ses avocats vendredi.&#13;
&#13;
Mercredi, au terme d'une journée marquée par de nombreux rebondissements judiciaires, cette femme de 50 ans détenue dans une prison du Tennessee a reçu deux injections létales auxquelles elle a survécu. Elle est hospitalisée depuis et demeure dans un état critique, a précisé son avocat, Luke Ihnen, dans la plainte.&#13;
&#13;
« Elle est intubée, sous respirateur, et reste inconsciente », a-t-il ajouté, précisant que des experts consultés par les avocats comparaient le pentobarbital, utilisé pour les exécutions, à de l'eau de Javel.&#13;
&#13;
Selon Luke Ihnen, les médecins « se sont efforcés de sauver la vie de Mme Pike » à son arrivée à l'hôpital, précisant que ses bras étaient « enflés, brûlés et couverts de cloques ».&#13;
&#13;
La mère de Colleen Slemmer, la jeune femme dont Christa Pike avait été condamnée pour le meurtre en 1996, a déclaré à un média local que « l'État lui devait des excuses sincères » après l'échec de l'exécution, à laquelle elle a assisté.&#13;
&#13;
May Martinez, qui vit désormais en Floride et a lancé une collecte de fonds pour financer son voyage dans le Tennessee et assister à la mise à mort de Christa Pike, a déclaré à la chaîne de télévision WJXX : « Tout ce que je voulais, c'était que justice soit faite ».&#13;
&#13;
« Après avoir subi plus de 20 ans de détention à l'isolement et une tentative complète de la tuer par injection létale, Christa est la personne qui a subi le plus grand châtiment de toute l'histoire de la peine de mort aux États-Unis », avait fait valoir Randy Spivey, l'un des avocats de Christa Pike, jeudi.&#13;
&#13;
La Cour suprême américaine avait autorisé mercredi cette exécution, après sa suspension par une cour d'appel fédérale qui demandait plus de temps pour se pencher sur les traumatismes et violences, en particulier sexuelles, subis par Christa Pike dans son enfance.&#13;
&#13;
Si la détenue avait été tuée, elle aurait été la première femme exécutée par l'État du Tennessee depuis plus de deux siècles.&#13;
&#13;
Aux États-Unis, seules 18 femmes ont été exécutées depuis 1976, selon le Death Penalty Information Center.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'exécution ratée de Christa Pike, une condamnée à mort qui a survécu à deux injections létales, l'a laissée inconsciente et sous assistance respiratoire, selon une plainte déposée par ses avocats vendredi.<br />
<br />
Mercredi, au terme d'une journée marquée par de nombreux rebondissements judiciaires, cette femme de 50 ans détenue dans une prison du Tennessee a reçu deux injections létales auxquelles elle a survécu. Elle est hospitalisée depuis et demeure dans un état critique, a précisé son avocat, Luke Ihnen, dans la plainte.<br />
<br />
« Elle est intubée, sous respirateur, et reste inconsciente », a-t-il ajouté, précisant que des experts consultés par les avocats comparaient le pentobarbital, utilisé pour les exécutions, à de l'eau de Javel.<br />
<br />
Selon Luke Ihnen, les médecins « se sont efforcés de sauver la vie de Mme Pike » à son arrivée à l'hôpital, précisant que ses bras étaient « enflés, brûlés et couverts de cloques ».<br />
<br />
La mère de Colleen Slemmer, la jeune femme dont Christa Pike avait été condamnée pour le meurtre en 1996, a déclaré à un média local que « l'État lui devait des excuses sincères » après l'échec de l'exécution, à laquelle elle a assisté.<br />
<br />
May Martinez, qui vit désormais en Floride et a lancé une collecte de fonds pour financer son voyage dans le Tennessee et assister à la mise à mort de Christa Pike, a déclaré à la chaîne de télévision WJXX : « Tout ce que je voulais, c'était que justice soit faite ».<br />
<br />
« Après avoir subi plus de 20 ans de détention à l'isolement et une tentative complète de la tuer par injection létale, Christa est la personne qui a subi le plus grand châtiment de toute l'histoire de la peine de mort aux États-Unis », avait fait valoir Randy Spivey, l'un des avocats de Christa Pike, jeudi.<br />
<br />
La Cour suprême américaine avait autorisé mercredi cette exécution, après sa suspension par une cour d'appel fédérale qui demandait plus de temps pour se pencher sur les traumatismes et violences, en particulier sexuelles, subis par Christa Pike dans son enfance.<br />
<br />
Si la détenue avait été tuée, elle aurait été la première femme exécutée par l'État du Tennessee depuis plus de deux siècles.<br />
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Aux États-Unis, seules 18 femmes ont été exécutées depuis 1976, selon le Death Penalty Information Center.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12790</guid>
      <pubDate>Fri, 02 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Le Tennessee suspend les exécutions après l'échec de la mise à mort d'une femme</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12777</link>
      <description>&#13;
Le Tennessee a suspendu jusqu'à nouvel ordre les exécutions et ordonné une enquête après l'échec spectaculaire de la mise à mort d'une condamnée qui a survécu à deux doses d'injection létale, ravivant les interrogations sur la peine capitale aux États-Unis.&#13;
&#13;
L'état de santé de Christa Pike, 50 ans, qui devait être mercredi la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans cet État du Sud, n'était pas connu jeudi matin.&#13;
&#13;
"Christa est soignée dans un hôpital à proximité" de sa prison, ont seulement fait savoir ses avocats.&#13;
&#13;
Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a appelé jeudi le Tennessee à renoncer définitivement à l'exécuter.&#13;
&#13;
"Le cas de Christa Pike met en lumière plusieurs raisons pour lesquelles la peine de mort devrait être abolie", a affirmé le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Volker Türk, sur X. "Les souffrances prolongées - tant physiques que psychologiques - causées par plusieurs tentatives d'exécution infructueuses sont abjectes et cruelles", a-t-il souligné.&#13;
&#13;
Le gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, a suspendu les exécutions encore prévues cette année et ordonné l'ouverture d'une enquête indépendante.&#13;
&#13;
"L'application d'une peine prononcée légalement fait partie des responsabilités les plus graves de l'État, et les habitants du Tennessee s'attendent à ce qu'elle soit menée de manière non seulement légale et constitutionnelle, mais aussi efficace", a expliqué M. Lee dans un communiqué.&#13;
&#13;
Robin Maher, directrice de l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC), qui fait référence aux États-Unis, a dénoncé "une des pires exécutions ratées de l'ère moderne de la peine de mort", dans des déclarations aux médias.&#13;
&#13;
- Pentobarbital -&#13;
&#13;
L'administration pénitentiaire du Tennessee a affirmé dans un communiqué avoir suivi à la lettre "toutes les étapes du protocole d'exécution" adopté par l'État, assurant que "le produit utilisé dans ce protocole a toujours été efficace" jusqu'à présent.&#13;
&#13;
Selon des témoins de l'exécution et ses avocats, Mme Pike a continué à respirer et à ronfler de façon audible après deux injections de pentobarbital censées la tuer.&#13;
&#13;
"Plusieurs fois, elle a regardé dans la pièce. A un moment, elle a demandé à des responsables de la prison si elle était censée se sentir comme ça", a raconté sur CBS News Kim Chandler, une journaliste de l'agence Associated Press présente.&#13;
&#13;
Le pentobarbital est un puissant barbiturique utilisé à fortes doses dans les euthanasies vétérinaires mais aussi dans l'aide au suicide dans les pays où cette pratique est légale.&#13;
&#13;
La Cour suprême des États-Unis, à majorité conservatrice, avait autorisé mercredi l'exécution de Christa Pike, annulant un sursis accordé dans la matinée par une cour d'appel fédérale.&#13;
&#13;
Une heure avant l'horaire initialement prévu pour l'exécution, cette cour d'appel avait voulu se donner le temps de trancher sur la recevabilité d'un recours de la défense portant sur les violences sexuelles subies dans son enfance par la condamnée.&#13;
&#13;
Les avocats de Christa Pike affirment que sa défense lors de son procès en 1996 n'avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, dont les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge.&#13;
&#13;
L'État du Tennessee avait reconnu pour la première fois ces violences en août, sans infléchir sa position et le gouverneur Lee a refusé lundi de commuer sa peine.&#13;
&#13;
- 18 femmes exécutées depuis 1976 -&#13;
&#13;
La dernière exécution d'une femme aux États-Unis remonte à celle en 2023, dans le Missouri (centre), d'Amber McLaughlin, également la première femme transgenre exécutée dans le pays.&#13;
&#13;
Depuis son rétablissement en 1976, la peine capitale a été appliquée à 18 femmes aux États-Unis, soit à peine plus d'1% des exécutions, selon le DPIC.&#13;
&#13;
Depuis le début de l'année, 29 exécutions ont été réalisées aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride (sud-est), toutes par injection létale.&#13;
&#13;
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans un centre de formation professionnelle. Elle-même était âgée de 18 ans à l'époque. Ses deux complices, également adolescents, ont échappé à la peine de mort.&#13;
&#13;
Au total, 47 exécutions ont eu lieu dans le pays en 2025, le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.&#13;
&#13;
La peine capitale a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions.</description>
      <content:encoded><![CDATA[<br />
Le Tennessee a suspendu jusqu'à nouvel ordre les exécutions et ordonné une enquête après l'échec spectaculaire de la mise à mort d'une condamnée qui a survécu à deux doses d'injection létale, ravivant les interrogations sur la peine capitale aux États-Unis.<br />
<br />
L'état de santé de Christa Pike, 50 ans, qui devait être mercredi la première femme exécutée depuis plus de 200 ans dans cet État du Sud, n'était pas connu jeudi matin.<br />
<br />
"Christa est soignée dans un hôpital à proximité" de sa prison, ont seulement fait savoir ses avocats.<br />
<br />
Le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme a appelé jeudi le Tennessee à renoncer définitivement à l'exécuter.<br />
<br />
"Le cas de Christa Pike met en lumière plusieurs raisons pour lesquelles la peine de mort devrait être abolie", a affirmé le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme Volker Türk, sur X. "Les souffrances prolongées - tant physiques que psychologiques - causées par plusieurs tentatives d'exécution infructueuses sont abjectes et cruelles", a-t-il souligné.<br />
<br />
Le gouverneur républicain du Tennessee, Bill Lee, a suspendu les exécutions encore prévues cette année et ordonné l'ouverture d'une enquête indépendante.<br />
<br />
"L'application d'une peine prononcée légalement fait partie des responsabilités les plus graves de l'État, et les habitants du Tennessee s'attendent à ce qu'elle soit menée de manière non seulement légale et constitutionnelle, mais aussi efficace", a expliqué M. Lee dans un communiqué.<br />
<br />
Robin Maher, directrice de l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC), qui fait référence aux États-Unis, a dénoncé "une des pires exécutions ratées de l'ère moderne de la peine de mort", dans des déclarations aux médias.<br />
<br />
- Pentobarbital -<br />
<br />
L'administration pénitentiaire du Tennessee a affirmé dans un communiqué avoir suivi à la lettre "toutes les étapes du protocole d'exécution" adopté par l'État, assurant que "le produit utilisé dans ce protocole a toujours été efficace" jusqu'à présent.<br />
<br />
Selon des témoins de l'exécution et ses avocats, Mme Pike a continué à respirer et à ronfler de façon audible après deux injections de pentobarbital censées la tuer.<br />
<br />
"Plusieurs fois, elle a regardé dans la pièce. A un moment, elle a demandé à des responsables de la prison si elle était censée se sentir comme ça", a raconté sur CBS News Kim Chandler, une journaliste de l'agence Associated Press présente.<br />
<br />
Le pentobarbital est un puissant barbiturique utilisé à fortes doses dans les euthanasies vétérinaires mais aussi dans l'aide au suicide dans les pays où cette pratique est légale.<br />
<br />
La Cour suprême des États-Unis, à majorité conservatrice, avait autorisé mercredi l'exécution de Christa Pike, annulant un sursis accordé dans la matinée par une cour d'appel fédérale.<br />
<br />
Une heure avant l'horaire initialement prévu pour l'exécution, cette cour d'appel avait voulu se donner le temps de trancher sur la recevabilité d'un recours de la défense portant sur les violences sexuelles subies dans son enfance par la condamnée.<br />
<br />
Les avocats de Christa Pike affirment que sa défense lors de son procès en 1996 n'avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, dont les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge.<br />
<br />
L'État du Tennessee avait reconnu pour la première fois ces violences en août, sans infléchir sa position et le gouverneur Lee a refusé lundi de commuer sa peine.<br />
<br />
- 18 femmes exécutées depuis 1976 -<br />
<br />
La dernière exécution d'une femme aux États-Unis remonte à celle en 2023, dans le Missouri (centre), d'Amber McLaughlin, également la première femme transgenre exécutée dans le pays.<br />
<br />
Depuis son rétablissement en 1976, la peine capitale a été appliquée à 18 femmes aux États-Unis, soit à peine plus d'1% des exécutions, selon le DPIC.<br />
<br />
Depuis le début de l'année, 29 exécutions ont été réalisées aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride (sud-est), toutes par injection létale.<br />
<br />
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans un centre de formation professionnelle. Elle-même était âgée de 18 ans à l'époque. Ses deux complices, également adolescents, ont échappé à la peine de mort.<br />
<br />
Au total, 47 exécutions ont eu lieu dans le pays en 2025, le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.<br />
<br />
La peine capitale a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12777</guid>
      <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>De l'injection létale à l'inhalation d'azote, ce que l'on sait des modes d'exécution aux États-Unis</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12788</link>
      <description>L'échec sans précédent de la mise à mort d'une femme dans le Tennessee relance l'insoluble débat sur les modes d'exécution aux États-Unis, de l'injection létale à l'inhalation d'azote, en passant par la chaise électrique ou le peloton d'exécution.&#13;
&#13;
Les modes d'exécution en vigueur aux États-Unis&#13;
Ils varient selon les États, qui réalisent l'immense majorité des exécutions, celles relevant de la justice fédérale étant rares.&#13;
&#13;
L'injection létale, autorisée dans 28 États et au niveau fédéral, reste de très loin le mode d'exécution le plus courant depuis le rétablissement de la peine de mort aux États-Unis en 1976.&#13;
&#13;
En 2025, sur 47 exécutions, 39 ont ainsi été réalisées par injection létale.&#13;
&#13;
Cinq autres l'ont été par inhalation d'azote, une méthode utilisée pour la première fois dans le monde en Alabama (sud) en 2024 et comparée par des experts de l'ONU à une forme de « torture », et trois par peloton d'exécution en Caroline du Sud, pour la première fois aux États-Unis depuis 2010.&#13;
&#13;
Mais certains États ont rencontré des difficultés à se procurer les produits nécessaires auprès des laboratoires pharmaceutiques, soucieux de ne pas être associés à la peine capitale. Tel a été le cas par exemple de la Caroline du Sud, l'Utah et l'Indiana, qui ont repris les exécutions en 2024 après plus d'une dizaine d'années d'interruption pour cette raison.&#13;
&#13;
Viennent ensuite, par ordre de fréquence, l'électrocution et l'inhalation de gaz, autorisées chacune dans 9 États, et le peloton d'exécution, méthode prévue dans 5 États.&#13;
&#13;
Une litanie d'exécutions ratées avant celle de Christa Pike&#13;
Aucun mode d'exécution n'échappe aux risques d'échec spectaculaires.&#13;
&#13;
En 1983, dans l'Alabama, la jambe de John Evans a pris feu après la première décharge électrique tandis que de la fumée sortait de la cagoule et qu'une odeur de chair brûlée commençait à envahir la pièce. Il a fallu trois décharges en tout avant que le cœur du condamné n'arrête de battre.&#13;
&#13;
En 2009, en Ohio (nord), Romell Broom a subi pendant deux heures les assauts des trois membres de l'équipe d'exécution de l'État qui ont piqué ses bras, ses mains et ses jambes 18 fois pour tenter de lui administrer l'injection létale.&#13;
&#13;
Devenu le premier condamné à survivre à son exécution aux États-Unis depuis 1946, il a finalement été emporté par la COVID-19 dans sa cellule en décembre 2020.&#13;
&#13;
Même le peloton d'exécution, censé être plus décisif, présente des difficultés, explique à l'AFP Laura Porter, directrice d'un groupement d'organisations américaines luttant pour l'abolition de la peine capitale.&#13;
&#13;
Lors de l'exécution de Mikal Mahdi en Caroline du Sud en 2025, « les tireurs ont manqué la cible posée sur son cœur et il a mis plus de temps que prévu à mourir », rappelle-t-elle, citant les résultats de l'autopsie.&#13;
&#13;
Quant à l'inhalation d'azote, « elle pose de graves problèmes en Alabama et a été provisoirement suspendue », ajoute-t-elle.&#13;
&#13;
« Il n'y a pas de manière parfaite de tuer les gens », estime Laura Porter, soulignant que « participer à une exécution est incroyablement stressant pour le personnel pénitentiaire ».&#13;
&#13;
Les conséquences des exécutions ratées&#13;
Les États américains réagissent généralement aux plus choquants de ces échecs, soit en décrétant un moratoire pour réviser leurs protocoles d'exécution, soit en introduisant de nouveaux modes d'exécution.&#13;
&#13;
Le Tennessee avait ainsi décrété un moratoire en 2022, avant de reprendre les exécutions par injection létale en 2025 selon un protocole modifié.&#13;
&#13;
L'Alabama a pour sa part expérimenté l'inhalation d'azote en janvier 2024 à la suite d'une exécution manquée en novembre 2022.&#13;
&#13;
Mais pour Laura Porter, aucune solution durable ne sera possible tant que le secret entourant les exécutions ne sera pas levé.&#13;
&#13;
« Lorsqu'il y a des problèmes avec les protocoles, avec les solutions mortelles ou avec la compétence de l'équipe chargée de l'exécution, il est très difficile d'obtenir des informations jusqu'à ce que le problème se soit produit », déplore-t-elle, appelant à une plus grande transparence sur les processus de mise à mort de condamnés.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'échec sans précédent de la mise à mort d'une femme dans le Tennessee relance l'insoluble débat sur les modes d'exécution aux États-Unis, de l'injection létale à l'inhalation d'azote, en passant par la chaise électrique ou le peloton d'exécution.<br />
<br />
Les modes d'exécution en vigueur aux États-Unis<br />
Ils varient selon les États, qui réalisent l'immense majorité des exécutions, celles relevant de la justice fédérale étant rares.<br />
<br />
L'injection létale, autorisée dans 28 États et au niveau fédéral, reste de très loin le mode d'exécution le plus courant depuis le rétablissement de la peine de mort aux États-Unis en 1976.<br />
<br />
En 2025, sur 47 exécutions, 39 ont ainsi été réalisées par injection létale.<br />
<br />
Cinq autres l'ont été par inhalation d'azote, une méthode utilisée pour la première fois dans le monde en Alabama (sud) en 2024 et comparée par des experts de l'ONU à une forme de « torture », et trois par peloton d'exécution en Caroline du Sud, pour la première fois aux États-Unis depuis 2010.<br />
<br />
Mais certains États ont rencontré des difficultés à se procurer les produits nécessaires auprès des laboratoires pharmaceutiques, soucieux de ne pas être associés à la peine capitale. Tel a été le cas par exemple de la Caroline du Sud, l'Utah et l'Indiana, qui ont repris les exécutions en 2024 après plus d'une dizaine d'années d'interruption pour cette raison.<br />
<br />
Viennent ensuite, par ordre de fréquence, l'électrocution et l'inhalation de gaz, autorisées chacune dans 9 États, et le peloton d'exécution, méthode prévue dans 5 États.<br />
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Une litanie d'exécutions ratées avant celle de Christa Pike<br />
Aucun mode d'exécution n'échappe aux risques d'échec spectaculaires.<br />
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En 1983, dans l'Alabama, la jambe de John Evans a pris feu après la première décharge électrique tandis que de la fumée sortait de la cagoule et qu'une odeur de chair brûlée commençait à envahir la pièce. Il a fallu trois décharges en tout avant que le cœur du condamné n'arrête de battre.<br />
<br />
En 2009, en Ohio (nord), Romell Broom a subi pendant deux heures les assauts des trois membres de l'équipe d'exécution de l'État qui ont piqué ses bras, ses mains et ses jambes 18 fois pour tenter de lui administrer l'injection létale.<br />
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Devenu le premier condamné à survivre à son exécution aux États-Unis depuis 1946, il a finalement été emporté par la COVID-19 dans sa cellule en décembre 2020.<br />
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Même le peloton d'exécution, censé être plus décisif, présente des difficultés, explique à l'AFP Laura Porter, directrice d'un groupement d'organisations américaines luttant pour l'abolition de la peine capitale.<br />
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Lors de l'exécution de Mikal Mahdi en Caroline du Sud en 2025, « les tireurs ont manqué la cible posée sur son cœur et il a mis plus de temps que prévu à mourir », rappelle-t-elle, citant les résultats de l'autopsie.<br />
<br />
Quant à l'inhalation d'azote, « elle pose de graves problèmes en Alabama et a été provisoirement suspendue », ajoute-t-elle.<br />
<br />
« Il n'y a pas de manière parfaite de tuer les gens », estime Laura Porter, soulignant que « participer à une exécution est incroyablement stressant pour le personnel pénitentiaire ».<br />
<br />
Les conséquences des exécutions ratées<br />
Les États américains réagissent généralement aux plus choquants de ces échecs, soit en décrétant un moratoire pour réviser leurs protocoles d'exécution, soit en introduisant de nouveaux modes d'exécution.<br />
<br />
Le Tennessee avait ainsi décrété un moratoire en 2022, avant de reprendre les exécutions par injection létale en 2025 selon un protocole modifié.<br />
<br />
L'Alabama a pour sa part expérimenté l'inhalation d'azote en janvier 2024 à la suite d'une exécution manquée en novembre 2022.<br />
<br />
Mais pour Laura Porter, aucune solution durable ne sera possible tant que le secret entourant les exécutions ne sera pas levé.<br />
<br />
« Lorsqu'il y a des problèmes avec les protocoles, avec les solutions mortelles ou avec la compétence de l'équipe chargée de l'exécution, il est très difficile d'obtenir des informations jusqu'à ce que le problème se soit produit », déplore-t-elle, appelant à une plus grande transparence sur les processus de mise à mort de condamnés.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12788</guid>
      <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'exécution de Christa Pike, qui devait être la première femme exécutée au Tennessee depuis 200 ans, suspendue par la justice</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12773</link>
      <description>Une cour d'appel fédérale américaine a suspendu in extremis mercredi l'exécution de Christa Pike dans le Tennessee, qui devait être la première femme mise à mort dans cet État depuis plus de 200 ans.&#13;
&#13;
Dans une brève décision rendue environ une heure à peine avant l'exécution, la cour d'appel considère que « l'intérêt de la justice et le caractère définitif de l'exécution imminente de Mme Pike nécessitent un court sursis », dont elle ne précise pas la durée, afin d'examiner les arguments des deux parties.&#13;
&#13;
La cour d'appel doit trancher sur la recevabilité d'un recours de la défense visant à prendre en considération les violences sexuelles subies dans son enfance par Christa Pike, 50 ans.&#13;
&#13;
L'exécution par injection létale, prévue à 10 h locales (15 h GMT) à Nashville, aurait été la 30e depuis le début de l'année aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride (sud-est). Toutes ont été réalisées par cette même méthode.&#13;
&#13;
La dernière exécution d'une femme aux États-Unis remonte à celle d'Amber McLaughlin, 49 ans, dans le Missouri (centre), en 2023, qui était également la première femme transgenre à être exécutée dans le pays.&#13;
&#13;
Le gouverneur républicain du Tennessee (sud), Bill Lee, a rejeté lundi les demandes de commutation de peine de Christa Pike malgré les appels de nombreuses organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, et la Cour suprême des États-Unis a rejeté mardi son ultime demande de sursis.&#13;
&#13;
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans le programme de formation professionnelle Job Corps, à Knoxville, alors qu'elle-même était âgée de 18 ans, dans une affaire de rivalité amoureuse.&#13;
&#13;
Ses deux complices également adolescents, son petit ami de l'époque, âgé de 17 ans, et une autre jeune fille de 18 ans, ont échappé à la peine de mort. Le premier a été condamné à perpétuité et la seconde à une peine avec sursis en échange de son témoignage contre les deux autres.&#13;
&#13;
Les avocats de Christa Pike ont tenté en vain de faire valoir que sa défense lors de son procès en 1996 n'avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, en particulier les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge.&#13;
&#13;
Elle a été diagnostiquée tardivement avec un trouble bipolaire et un stress post-traumatique provoqué par les violences subies pendant son enfance.&#13;
&#13;
Au total, 18 femmes ont été exécutées aux États-Unis depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976, sur 1683 exécutions, selon l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC).&#13;
&#13;
Début septembre, des experts mandatés par l'ONU ont appelé à suspendre et à commuer la peine de Christa Pike qui serait le « paroxysme d'une existence de grave souffrance physique et psychologique marquée par des violences dans l'enfance et près de trois décennies de détention à l'isolement dans le couloir de la mort ».&#13;
&#13;
Les États continuant à appliquer la peine capitale doivent « respecter strictement les garanties du droit international », ont affirmé ces experts, citant le plein respect des droits de la défense, « la prise en compte individualisée de toutes les circonstances atténuantes, y compris le passé de traumatismes et de violences, et une véritable opportunité de demander une grâce ou une commutation de peine ».&#13;
&#13;
Au total, 47 exécutions ont eu lieu aux États-Unis en 2025, contre une vingtaine par an depuis une décennie, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.&#13;
&#13;
La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Une cour d'appel fédérale américaine a suspendu in extremis mercredi l'exécution de Christa Pike dans le Tennessee, qui devait être la première femme mise à mort dans cet État depuis plus de 200 ans.<br />
<br />
Dans une brève décision rendue environ une heure à peine avant l'exécution, la cour d'appel considère que « l'intérêt de la justice et le caractère définitif de l'exécution imminente de Mme Pike nécessitent un court sursis », dont elle ne précise pas la durée, afin d'examiner les arguments des deux parties.<br />
<br />
La cour d'appel doit trancher sur la recevabilité d'un recours de la défense visant à prendre en considération les violences sexuelles subies dans son enfance par Christa Pike, 50 ans.<br />
<br />
L'exécution par injection létale, prévue à 10 h locales (15 h GMT) à Nashville, aurait été la 30e depuis le début de l'année aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride (sud-est). Toutes ont été réalisées par cette même méthode.<br />
<br />
La dernière exécution d'une femme aux États-Unis remonte à celle d'Amber McLaughlin, 49 ans, dans le Missouri (centre), en 2023, qui était également la première femme transgenre à être exécutée dans le pays.<br />
<br />
Le gouverneur républicain du Tennessee (sud), Bill Lee, a rejeté lundi les demandes de commutation de peine de Christa Pike malgré les appels de nombreuses organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, et la Cour suprême des États-Unis a rejeté mardi son ultime demande de sursis.<br />
<br />
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans le programme de formation professionnelle Job Corps, à Knoxville, alors qu'elle-même était âgée de 18 ans, dans une affaire de rivalité amoureuse.<br />
<br />
Ses deux complices également adolescents, son petit ami de l'époque, âgé de 17 ans, et une autre jeune fille de 18 ans, ont échappé à la peine de mort. Le premier a été condamné à perpétuité et la seconde à une peine avec sursis en échange de son témoignage contre les deux autres.<br />
<br />
Les avocats de Christa Pike ont tenté en vain de faire valoir que sa défense lors de son procès en 1996 n'avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, en particulier les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge.<br />
<br />
Elle a été diagnostiquée tardivement avec un trouble bipolaire et un stress post-traumatique provoqué par les violences subies pendant son enfance.<br />
<br />
Au total, 18 femmes ont été exécutées aux États-Unis depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976, sur 1683 exécutions, selon l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC).<br />
<br />
Début septembre, des experts mandatés par l'ONU ont appelé à suspendre et à commuer la peine de Christa Pike qui serait le « paroxysme d'une existence de grave souffrance physique et psychologique marquée par des violences dans l'enfance et près de trois décennies de détention à l'isolement dans le couloir de la mort ».<br />
<br />
Les États continuant à appliquer la peine capitale doivent « respecter strictement les garanties du droit international », ont affirmé ces experts, citant le plein respect des droits de la défense, « la prise en compte individualisée de toutes les circonstances atténuantes, y compris le passé de traumatismes et de violences, et une véritable opportunité de demander une grâce ou une commutation de peine ».<br />
<br />
Au total, 47 exécutions ont eu lieu aux États-Unis en 2025, contre une vingtaine par an depuis une décennie, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.<br />
<br />
La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12773</guid>
      <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>La Cour suprême autorise in extremis l'exécution d'une femme, très rare aux États-Unis</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12776</link>
      <description>La Cour suprême américaine a autorisé mercredi l'exécution de Christa Pike, qui devrait être la première femme mise à mort dans le Tennessee depuis plus de deux siècles, au terme d'une journée d'intense suspense judiciaire.&#13;
&#13;
La dernière exécution d'une femme aux États-Unis remonte à celle, en 2023 dans le Missouri (centre), d'Amber McLaughlin, qui était également la première femme transgenre à être exécutée dans le pays. Au total, 18 femmes ont été exécutées aux États-Unis depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976, soit à peine plus de 1 % des exécutions, selon l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC).&#13;
&#13;
Une cour d'appel fédérale avait suspendu dans la matinée l'exécution de Christa Pike, 50 ans, dans une brève décision rendue environ une heure avant l'horaire prévu pour sa mise à mort, à 10 h locales (15 h GMT) à Nashville.&#13;
&#13;
La cour d'appel lui avait accordé un « court sursis », d'une durée non précisée, pour se donner le temps de trancher sur la recevabilité d'un recours de la défense visant à prendre en considération les violences sexuelles subies dans son enfance par Christa Pike. Des violences que l'État du Tennessee a reconnues pour la première fois lors d'une audience en août, sans pour autant changer sa position.&#13;
&#13;
&#13;
« D'un moment à l'autre »&#13;
Mais la Cour suprême des États-Unis à majorité conservatrice, saisie en urgence par le Tennessee, a annulé ce sursis en fin de journée, contre l'avis des trois juges progressistes (sur neuf), autorisant l'État à exécuter la condamnée.&#13;
&#13;
Un des avocats de Christa Pike, Luke Ihnen, a déclaré à l'AFP dans la soirée s'attendre à ce que sa cliente soit exécutée « d'un moment à l'autre ».&#13;
&#13;
L'ordre d'exécution délivré par la justice du Tennessee court en principe jusqu'à mercredi à minuit (jeudi 5 h GMT). Si l'exécution n'est pas réalisée dans ce délai, les autorités devront solliciter une nouvelle date.&#13;
&#13;
Si cette exécution est réalisée mercredi, il s'agira de la 30e depuis le début de l'année aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride (sud-est). Toutes ont été réalisées par cette même méthode.&#13;
&#13;
Le gouverneur républicain du Tennessee (sud), Bill Lee, a rejeté lundi les demandes de commutation de peine de Christa Pike malgré les appels de nombreuses organisations de défense des droits de la personne, dont Amnesty International. La Cour suprême avait déjà rejeté mardi son ultime demande de sursis.&#13;
&#13;
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans le programme de formation professionnelle Job Corps, à Knoxville, alors qu'elle-même était âgée de 18 ans, dans une affaire de rivalité amoureuse.&#13;
&#13;
Ses deux complices également adolescents, son petit ami de l'époque, âgé de 17 ans, et une autre jeune fille de 18 ans, ont échappé à la peine de mort. Le premier a été condamné à perpétuité et la seconde à une peine avec sursis en échange de son témoignage contre les deux autres.&#13;
&#13;
« Toutes les circonstances atténuantes »&#13;
Les avocats de Christa Pike affirment que sa défense lors de son procès en 1996 n'avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, en particulier les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge.&#13;
&#13;
Elle a été diagnostiquée tardivement pour trouble bipolaire et stress post-traumatique provoqué par ces violences.&#13;
&#13;
Début septembre, des experts mandatés par l'ONU ont appelé à suspendre l'exécution et à commuer sa peine.&#13;
&#13;
Les États continuant à appliquer la peine capitale doivent « respecter strictement les garanties du droit international », dont le plein respect des droits de la défense, « la prise en compte individualisée de toutes les circonstances atténuantes, y compris le passé de traumatismes et de violences et une véritable opportunité de demander une grâce ou une commutation de peine », selon ces experts.&#13;
&#13;
Au total, 47 exécutions ont eu lieu aux États-Unis en 2025, contre une vingtaine par an depuis une décennie, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.&#13;
&#13;
La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La Cour suprême américaine a autorisé mercredi l'exécution de Christa Pike, qui devrait être la première femme mise à mort dans le Tennessee depuis plus de deux siècles, au terme d'une journée d'intense suspense judiciaire.<br />
<br />
La dernière exécution d'une femme aux États-Unis remonte à celle, en 2023 dans le Missouri (centre), d'Amber McLaughlin, qui était également la première femme transgenre à être exécutée dans le pays. Au total, 18 femmes ont été exécutées aux États-Unis depuis le rétablissement de la peine capitale en 1976, soit à peine plus de 1 % des exécutions, selon l'observatoire spécialisé Death Penalty Information Center (DPIC).<br />
<br />
Une cour d'appel fédérale avait suspendu dans la matinée l'exécution de Christa Pike, 50 ans, dans une brève décision rendue environ une heure avant l'horaire prévu pour sa mise à mort, à 10 h locales (15 h GMT) à Nashville.<br />
<br />
La cour d'appel lui avait accordé un « court sursis », d'une durée non précisée, pour se donner le temps de trancher sur la recevabilité d'un recours de la défense visant à prendre en considération les violences sexuelles subies dans son enfance par Christa Pike. Des violences que l'État du Tennessee a reconnues pour la première fois lors d'une audience en août, sans pour autant changer sa position.<br />
<br />
<br />
« D'un moment à l'autre »<br />
Mais la Cour suprême des États-Unis à majorité conservatrice, saisie en urgence par le Tennessee, a annulé ce sursis en fin de journée, contre l'avis des trois juges progressistes (sur neuf), autorisant l'État à exécuter la condamnée.<br />
<br />
Un des avocats de Christa Pike, Luke Ihnen, a déclaré à l'AFP dans la soirée s'attendre à ce que sa cliente soit exécutée « d'un moment à l'autre ».<br />
<br />
L'ordre d'exécution délivré par la justice du Tennessee court en principe jusqu'à mercredi à minuit (jeudi 5 h GMT). Si l'exécution n'est pas réalisée dans ce délai, les autorités devront solliciter une nouvelle date.<br />
<br />
Si cette exécution est réalisée mercredi, il s'agira de la 30e depuis le début de l'année aux États-Unis, dont 16 pour la seule Floride (sud-est). Toutes ont été réalisées par cette même méthode.<br />
<br />
Le gouverneur républicain du Tennessee (sud), Bill Lee, a rejeté lundi les demandes de commutation de peine de Christa Pike malgré les appels de nombreuses organisations de défense des droits de la personne, dont Amnesty International. La Cour suprême avait déjà rejeté mardi son ultime demande de sursis.<br />
<br />
Christa Pike a été condamnée à la peine capitale pour le meurtre en 1995 de Colleen Slemmer, 19 ans, une de ses camarades dans le programme de formation professionnelle Job Corps, à Knoxville, alors qu'elle-même était âgée de 18 ans, dans une affaire de rivalité amoureuse.<br />
<br />
Ses deux complices également adolescents, son petit ami de l'époque, âgé de 17 ans, et une autre jeune fille de 18 ans, ont échappé à la peine de mort. Le premier a été condamné à perpétuité et la seconde à une peine avec sursis en échange de son témoignage contre les deux autres.<br />
<br />
« Toutes les circonstances atténuantes »<br />
Les avocats de Christa Pike affirment que sa défense lors de son procès en 1996 n'avait pas invoqué les circonstances atténuantes qui auraient dû lui bénéficier, en particulier les traumatismes et les violences, en particulier sexuelles, subies depuis son plus jeune âge.<br />
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Elle a été diagnostiquée tardivement pour trouble bipolaire et stress post-traumatique provoqué par ces violences.<br />
<br />
Début septembre, des experts mandatés par l'ONU ont appelé à suspendre l'exécution et à commuer sa peine.<br />
<br />
Les États continuant à appliquer la peine capitale doivent « respecter strictement les garanties du droit international », dont le plein respect des droits de la défense, « la prise en compte individualisée de toutes les circonstances atténuantes, y compris le passé de traumatismes et de violences et une véritable opportunité de demander une grâce ou une commutation de peine », selon ces experts.<br />
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Au total, 47 exécutions ont eu lieu aux États-Unis en 2025, contre une vingtaine par an depuis une décennie, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009.<br />
<br />
La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12776</guid>
      <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Le Tennessee suspend les exécutions capitales après l'échec d'une exécution</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12780</link>
      <description>Condamnée à mort dans le Tennessee, Christa Pike a survécu aux deux injections létales réalisées dans le cadre de son exécution capitale le 30 septembre.&#13;
&#13;
Dans la foulée, le gouverneur républicain, Bill Lee, a ordonné une enquête et suspendu les exécutions encore prévues en 2026.&#13;
&#13;
L'exécution avait déjà été stoppée une première fois, avec un court sursis de dernière minute (une heure avant l'exécution) octroyé par une cour d'appel fédérale avant que le Cour suprême des États-Unis&#13;
&#13;
Il s'agit, pour le Tennessee, de la deuxième exécution de l'année 2026 suspendue après avoir été amorcée. C'est par ailleurs le premier cas aux États-Unis où le condamné survit après l'injection réussie des produits létaux.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Condamnée à mort dans le Tennessee, Christa Pike a survécu aux deux injections létales réalisées dans le cadre de son exécution capitale le 30 septembre.<br />
<br />
Dans la foulée, le gouverneur républicain, Bill Lee, a ordonné une enquête et suspendu les exécutions encore prévues en 2026.<br />
<br />
L'exécution avait déjà été stoppée une première fois, avec un court sursis de dernière minute (une heure avant l'exécution) octroyé par une cour d'appel fédérale avant que le Cour suprême des États-Unis<br />
<br />
Il s'agit, pour le Tennessee, de la deuxième exécution de l'année 2026 suspendue après avoir été amorcée. C'est par ailleurs le premier cas aux États-Unis où le condamné survit après l'injection réussie des produits létaux.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12780</guid>
      <pubDate>Wed, 30 Sep 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Sophie Fotiadi</author>
    </item>
    <item>
      <title>Trois condamnés à mort exécutés presque simultanément</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12750</link>
      <description>Trois condamnés à mort sont en instance d'exécution à quelques heures d'intervalle, jeudi, dans plusieurs États américains, une première depuis plus de seize ans selon des données du Centre d'information sur la peine de mort (DPIC). Les exécutions sont programmées en Alabama, en Oklahoma et dans le Tennessee, trois États du sud des États-Unis, par injection létale, le mode opératoire le plus répandu dans le pays.&#13;
&#13;
La dernière fois que la peine capitale a été appliquée un même jour à autant de condamnés remonte au 7 janvier 2010, avec trois exécutions similaires au Texas, en Louisiane et dans l'Ohio, d'après les données consultées par l'AFP sur le site du DPIC. Le 28 juillet dernier, la Floride a pour sa part procédé à l'exécution de deux prisonniers le même jour.&#13;
&#13;
Les prisonniers devant être exécutés jeudi ont été condamnés, pour deux d'entre eux, pour des meurtres de femmes, le troisième pour le meurtre et le viol d'une fillette, selon les médias américains. Les deux premières exécutions sont prévues à 10 heures locales (15h GMT) dans le Tennessee et en Oklahoma. La troisième, en Alabama, doit avoir lieu à 18h  (23h GMT), a indiqué l'ONG Death Penalty Action dans un communiqué à l'AFP.&#13;
&#13;
47 exécutions l'année dernière&#13;
&#13;
L'organisation abolitionniste a prévu des veillées de protestation sur place. Depuis le début 2026, 19 condamnés à mort ont été exécutés aux États-Unis, dans leur grande majorité en Floride (12) et au Texas (4). L'Oklahoma a procédé à deux exécutions et l'Arizona en a compté une.&#13;
&#13;
L'an dernier, 47 exécutions ont eu lieu, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009. La peine de mort a été abolie dans 23 États américains sur 50. Dans trois autres, un moratoire est en place. Le président Donald Trump est un fervent partisan de la peine capitale, appelant à son plus large usage pour les «crimes les plus graves».&#13;
&#13;
</description>
      <content:encoded><![CDATA[Trois condamnés à mort sont en instance d'exécution à quelques heures d'intervalle, jeudi, dans plusieurs États américains, une première depuis plus de seize ans selon des données du Centre d'information sur la peine de mort (DPIC). Les exécutions sont programmées en Alabama, en Oklahoma et dans le Tennessee, trois États du sud des États-Unis, par injection létale, le mode opératoire le plus répandu dans le pays.<br />
<br />
La dernière fois que la peine capitale a été appliquée un même jour à autant de condamnés remonte au 7 janvier 2010, avec trois exécutions similaires au Texas, en Louisiane et dans l'Ohio, d'après les données consultées par l'AFP sur le site du DPIC. Le 28 juillet dernier, la Floride a pour sa part procédé à l'exécution de deux prisonniers le même jour.<br />
<br />
Les prisonniers devant être exécutés jeudi ont été condamnés, pour deux d'entre eux, pour des meurtres de femmes, le troisième pour le meurtre et le viol d'une fillette, selon les médias américains. Les deux premières exécutions sont prévues à 10 heures locales (15h GMT) dans le Tennessee et en Oklahoma. La troisième, en Alabama, doit avoir lieu à 18h  (23h GMT), a indiqué l'ONG Death Penalty Action dans un communiqué à l'AFP.<br />
<br />
47 exécutions l'année dernière<br />
<br />
L'organisation abolitionniste a prévu des veillées de protestation sur place. Depuis le début 2026, 19 condamnés à mort ont été exécutés aux États-Unis, dans leur grande majorité en Floride (12) et au Texas (4). L'Oklahoma a procédé à deux exécutions et l'Arizona en a compté une.<br />
<br />
L'an dernier, 47 exécutions ont eu lieu, soit le plus haut niveau depuis les 52 enregistrées en 2009. La peine de mort a été abolie dans 23 États américains sur 50. Dans trois autres, un moratoire est en place. Le président Donald Trump est un fervent partisan de la peine capitale, appelant à son plus large usage pour les «crimes les plus graves».<br />
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]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12750</guid>
      <pubDate>Thu, 13 Aug 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Une exécution par injection repoussée faute de veine aux États-Unis</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12677</link>
      <description>L'exécution par injection létale d'un condamné à mort a été retardée jeudi aux États-Unis, le personnel ne trouvant pas la veine du détenu, selon les autorités. &#13;
&#13;
Tony Carruthers, 57 ans, aurait dû être mis à mort dans la prison de Nashville, dans l'État du Tennessee, pour les meurtres de Delois Anderson, son fils Marcello Anderson et Frederick Tucker, tués en 1994.&#13;
&#13;
Le département correctionnel du Tennessee a indiqué que le personnel médical avait mis en place une perfusion principale pour administrer les substances létales, mais n'avait pas réussi à trouver de veine pour une deuxième voie d'injection.&#13;
&#13;
« L'exécution a alors été annulée », a ajouté le département dans un communiqué.&#13;
&#13;
Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a accordé à Tony Carruthers un sursis d'un an. Ce dernier a déjà passé plus de trente ans dans le couloir de la mort et a toujours clamé son innocence.&#13;
&#13;
Stacy Rector, directrice générale de l'association opposée à la peine de mort Tennesseans for Alternatives to the Death Penalty (TADP) a déclaré que cette « tentative d'exécution ratée était effrayante » mais « pas étonnante ».&#13;
&#13;
« Depuis des années, TADP tire la sonnette d'alarme sur les graves problèmes liés à l'injection létale et exhorte notre État à faire preuve d'une plus grande transparence », a-t-elle ajouté.&#13;
&#13;
Parallèlement, un autre homme, Richard Knight, 47 ans, a été exécuté jeudi soir par injection létale en Floride pour le meurtre d'une femme et de sa fille de 4 ans en 2000.&#13;
&#13;
Cette exécution porte à 14 celles menées cette année aux États-Unis. L'année dernière, il y a eu 47 mises à mort, un record depuis 2009, année durant laquelle 52 personnes ont été exécutées.&#13;
&#13;
La grande majorité des exécutions sont réalisées par injection létale, soit 39 en 2025.&#13;
&#13;
Cinq autres l'ont été l'année dernière par inhalation d'azote, une méthode utilisée pour la première fois au monde par l'Alabama en 2024 et comparée par des experts de l'ONU à une forme de « torture », et trois par peloton d'exécution en Caroline du Sud, pour la première fois aux États-Unis depuis 2010.&#13;
&#13;
La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.&#13;
&#13;
Sur les 14 exécutions cette année, sept ont eu lieu en Floride, quatre au Texas, deux en Oklahoma et une en Arizona.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'exécution par injection létale d'un condamné à mort a été retardée jeudi aux États-Unis, le personnel ne trouvant pas la veine du détenu, selon les autorités. <br />
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Tony Carruthers, 57 ans, aurait dû être mis à mort dans la prison de Nashville, dans l'État du Tennessee, pour les meurtres de Delois Anderson, son fils Marcello Anderson et Frederick Tucker, tués en 1994.<br />
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Le département correctionnel du Tennessee a indiqué que le personnel médical avait mis en place une perfusion principale pour administrer les substances létales, mais n'avait pas réussi à trouver de veine pour une deuxième voie d'injection.<br />
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« L'exécution a alors été annulée », a ajouté le département dans un communiqué.<br />
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Le gouverneur du Tennessee, Bill Lee, a accordé à Tony Carruthers un sursis d'un an. Ce dernier a déjà passé plus de trente ans dans le couloir de la mort et a toujours clamé son innocence.<br />
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Stacy Rector, directrice générale de l'association opposée à la peine de mort Tennesseans for Alternatives to the Death Penalty (TADP) a déclaré que cette « tentative d'exécution ratée était effrayante » mais « pas étonnante ».<br />
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« Depuis des années, TADP tire la sonnette d'alarme sur les graves problèmes liés à l'injection létale et exhorte notre État à faire preuve d'une plus grande transparence », a-t-elle ajouté.<br />
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Parallèlement, un autre homme, Richard Knight, 47 ans, a été exécuté jeudi soir par injection létale en Floride pour le meurtre d'une femme et de sa fille de 4 ans en 2000.<br />
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Cette exécution porte à 14 celles menées cette année aux États-Unis. L'année dernière, il y a eu 47 mises à mort, un record depuis 2009, année durant laquelle 52 personnes ont été exécutées.<br />
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La grande majorité des exécutions sont réalisées par injection létale, soit 39 en 2025.<br />
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Cinq autres l'ont été l'année dernière par inhalation d'azote, une méthode utilisée pour la première fois au monde par l'Alabama en 2024 et comparée par des experts de l'ONU à une forme de « torture », et trois par peloton d'exécution en Caroline du Sud, pour la première fois aux États-Unis depuis 2010.<br />
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La peine de mort a été abolie dans 23 des 50 États américains. Trois autres, la Californie, l'Oregon et la Pennsylvanie, observent un moratoire des exécutions sur décision du gouverneur.<br />
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Sur les 14 exécutions cette année, sept ont eu lieu en Floride, quatre au Texas, deux en Oklahoma et une en Arizona.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12677</guid>
      <pubDate>Thu, 21 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
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      <title>Le Tennessee suspend une exécution déjà amorcée </title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12678</link>
      <description>Tony Carruthers devait être exécuté le 21 mai dans le Tennessee mais l'exécution a finalement été annulée suite aux tentatives infructueuses pour trouver une veine pour la deuxième voie d'injection.&#13;
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Le gouverneur du Tennessee lui a accordé un sursis d'un an.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Tony Carruthers devait être exécuté le 21 mai dans le Tennessee mais l'exécution a finalement été annulée suite aux tentatives infructueuses pour trouver une veine pour la deuxième voie d'injection.<br />
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Le gouverneur du Tennessee lui a accordé un sursis d'un an.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12678</guid>
      <pubDate>Thu, 21 May 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Sophie Fotiadi</author>
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