La peine de mort dans le monde — Texas https://www.peinedemort.org/rss/etat/US-TX Texas : tous les documents concernant la peine de mort. fr Sophie Fotiadi <sophie.fotiadi@peinedemort.org>, 2018 Tue, 17 Jul 2018 08:09:57 +0200 Thu, 28 Jun 2018 07:21:08 +0200 120 Le Texas exécute par injection un meurtrier qui voulait être fusillé ou gazé https://www.peinedemort.org/document/9988 (Agence France-Presse) Chicago - Le Texas a exécuté mercredi par injection létale un meurtrier américain surnommé «le tueur au pic à glace», qui avait déposé en vain une demande de dernière minute auprès de la Cour suprême pour être plutôt fusillé ou gazé. Danny Bible était atteint de la maladie de Parkinson et d'autres maux qui avaient rendu ses veines difficilement utilisables pour l'intraveineuse mortelle, avaient argué ses avocats, en affirmant que l'exécution risquait d'être très douloureuse pour cet homme de presque 67 ans. Les avocats avaient par conséquent demandé à la Cour suprême des États-Unis d'intervenir pour stopper l'exécution, en suggérant que leur client soit plutôt fusillé ou gazé. Mais la haute cour a rejeté la demande, et l'homme a été exécuté par injection. Il est décédé à 18h32. Danny Bible avait été condamné à mort en 2003 pour avoir tué une jeune femme de 20 ans en 1979. Le corps d'Inez Deaton avait été retrouvé près du bayou de Houston, poignardé à coups de pic à glace. L'homme a aussi avoué avoir agressé sexuellement plusieurs enfants, violé de nombreuses femmes et avoir tué quatre personnes en tout. Selon le Houston Chronicle, les derniers mots de Danny Bible ont été: «Ça fait mal». Après sa mort, le frère d'une de ses victimes s'est exprimé devant la presse. «Danny Paul Bible est l'une des personnes les plus abominables et mauvaises qui aient jamais existé», a dit Larry Lance, cité par le Chronicle. «Nous sommes heureux de l'avoir vu rendre son dernier souffle. Je sais qu'il brûlera en enfer pour l'éternité», a-t-il ajouté. Au Texas, la loi ne prévoit que des exécutions par injection. Si la demande de Danny Bible avait été accordée, son exécution aurait pu être retardée d'au moins un an. Les États de l'Ohio et de l'Alabama ont par le passé dû annuler des exécutions après avoir échoué à trouver des veines utilisables chez des condamnés à mort.
Danny Bible était atteint de la maladie de Parkinson et d'autres maux qui avaient rendu ses veines difficilement utilisables pour l'intraveineuse mortelle, avaient argué ses avocats, en affirmant que l'exécution risquait d'être très douloureuse pour cet homme de presque 67 ans.

Les avocats avaient par conséquent demandé à la Cour suprême des États-Unis d'intervenir pour stopper l'exécution, en suggérant que leur client soit plutôt fusillé ou gazé.

Mais la haute cour a rejeté la demande, et l'homme a été exécuté par injection. Il est décédé à 18h32.

Danny Bible avait été condamné à mort en 2003 pour avoir tué une jeune femme de 20 ans en 1979. Le corps d'Inez Deaton avait été retrouvé près du bayou de Houston, poignardé à coups de pic à glace.

L'homme a aussi avoué avoir agressé sexuellement plusieurs enfants, violé de nombreuses femmes et avoir tué quatre personnes en tout.

Selon le Houston Chronicle, les derniers mots de Danny Bible ont été: «Ça fait mal».

Après sa mort, le frère d'une de ses victimes s'est exprimé devant la presse.

«Danny Paul Bible est l'une des personnes les plus abominables et mauvaises qui aient jamais existé», a dit Larry Lance, cité par le Chronicle.

«Nous sommes heureux de l'avoir vu rendre son dernier souffle. Je sais qu'il brûlera en enfer pour l'éternité», a-t-il ajouté.

Au Texas, la loi ne prévoit que des exécutions par injection. Si la demande de Danny Bible avait été accordée, son exécution aurait pu être retardée d'au moins un an.

Les États de l'Ohio et de l'Alabama ont par le passé dû annuler des exécutions après avoir échoué à trouver des veines utilisables chez des condamnés à mort.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9988 Wed, 27 Jun 2018 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Un homme condamné pour un meurtre en 2003 exécuté au Texas https://www.peinedemort.org/document/9925 AUSTIN, Texas, 17 mai (Reuters) - Un homme reconnu coupable d'avoir tué un jeune homme de 19 ans en 2003 après avoir tenté de le voler alors qu'il se trouvait dans sa voiture garée sur une route isolée du Texas a été exécuté mercredi par injection létale. Juan Castillo, âgé aujourd'hui de 37 ans, a été exécuté dans la prison de Huntsville au Texas. Il a toujours nié les faits, disant ne pas avoir été présent sur cette route reculée du Texas. Il s'agit de la onzième exécution cette année aux États-Unis et de la sixième au Texas, qui a exécuté plus de détenus que tout autre État depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine capitale en 1976.
Juan Castillo, âgé aujourd'hui de 37 ans, a été exécuté dans la prison de Huntsville au Texas. Il a toujours nié les faits, disant ne pas avoir été présent sur cette route reculée du Texas.

Il s'agit de la onzième exécution cette année aux États-Unis et de la sixième au Texas, qui a exécuté plus de détenus que tout autre État depuis que la Cour suprême américaine a rétabli la peine capitale en 1976.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9925 Thu, 17 May 2018 00:00:00 +0200 Reuters
Texas : La Cour suprême vient au secours d'un meurtrier mal défendu https://www.peinedemort.org/document/9838 La Cour suprême des États-Unis a réaffirmé mercredi avec force qu'un criminel sans ressources avait droit à des moyens finançant sa défense, dans un jugement offrant un nouvel espoir à un condamné à mort au Texas. À l'unanimité de ses neuf juges, la haute cour a annulé une décision qui privait un Hondurien de la possibilité d'assembler des éléments de preuve susceptibles d'atténuer sa culpabilité. Cet homme, nommé Carlos Ayestas, a été condamné à la peine capitale pour avoir, en compagnie de deux complices, ligoté et battu à mort une femme de 67 ans dont ils cambriolaient le domicile en 1995. Selon ses défenseurs, le meurtrier a un lourd passif: alcoolique depuis l'adolescence, toxicomane, victime de traumatismes crâniens, il souffre de graves troubles psychiques. Il a été jugé dans le comté de Harris, au Texas, qui détient le record absolu des exécutions aux États-Unis. À lui seul ce comté a davantage exécuté que chacun des autres États américains appliquant la peine de mort. Le Code pénal américain stipule qu'un accusé sans ressources a droit à un avocat, à des moyens «nécessaires raisonnablement» pour sa défense, notamment pour financer des actes d'enquête susceptibles d'établir des circonstances atténuant la gravité de ses actes. Mais, dans le cas de M. Ayestas, les juges d'appel au Texas lui ont imposé de démontrer de façon préalable qu'il avait un «besoin important» de moyens pour sa défense, faute desquels sa sentence aurait été différente. En optant pour ce critère «plus exigeant», les magistrats «n'ont pas appliqué la norme légale adéquate», a tranché mercredi la Cour suprême.
À l'unanimité de ses neuf juges, la haute cour a annulé une décision qui privait un Hondurien de la possibilité d'assembler des éléments de preuve susceptibles d'atténuer sa culpabilité.

Cet homme, nommé Carlos Ayestas, a été condamné à la peine capitale pour avoir, en compagnie de deux complices, ligoté et battu à mort une femme de 67 ans dont ils cambriolaient le domicile en 1995.

Selon ses défenseurs, le meurtrier a un lourd passif: alcoolique depuis l'adolescence, toxicomane, victime de traumatismes crâniens, il souffre de graves troubles psychiques.

Il a été jugé dans le comté de Harris, au Texas, qui détient le record absolu des exécutions aux États-Unis. À lui seul ce comté a davantage exécuté que chacun des autres États américains appliquant la peine de mort.

Le Code pénal américain stipule qu'un accusé sans ressources a droit à un avocat, à des moyens «nécessaires raisonnablement» pour sa défense, notamment pour financer des actes d'enquête susceptibles d'établir des circonstances atténuant la gravité de ses actes.

Mais, dans le cas de M. Ayestas, les juges d'appel au Texas lui ont imposé de démontrer de façon préalable qu'il avait un «besoin important» de moyens pour sa défense, faute desquels sa sentence aurait été différente.

En optant pour ce critère «plus exigeant», les magistrats «n'ont pas appliqué la norme légale adéquate», a tranché mercredi la Cour suprême.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9838 Wed, 21 Mar 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: seul un condamné exécuté sur les trois prévus jeudi https://www.peinedemort.org/document/9805 Trois Etats américains avaient prévu d'exécuter chacun un prisonnier jeudi, dans une rare coïncidence temporelle mais, au final, deux des condamnés ont survécu à leur rendez-vous avec la mort. Bart Whitaker, un Américain qui avait planifié le meurtre de toute sa famille, a eu sa peine capitale commuée en réclusion à perpétuité juste avant l'heure de son injection létale programmée. C'est la première fois en plus de dix ans qu'un gouverneur du Texas, en l'espèce le républicain Greg Abbott, décide d'épargner ainsi la vie d'un condamné à mort. Le père du prisonnier, un fervent chrétien, lançait depuis des années des suppliques en ce sens. Kent Whitaker implorait qu'on lui laisse son dernier fils, même si celui-ci n'avait pas hésité à commanditer l'assassinat en 2003 de ses parents et de son frère. Grièvement blessé par balle dans l'embuscade planifiée par Bart, Kent Whitaker avait décidé, depuis son lit d'hôpital, d'offrir un "pardon miraculeux" au meurtrier. "Dieu m'a aidé à parvenir à ce pardon intégral. Je pense qu'Il l'a fait pour m'aider à retisser ma relation avec mon fils", avait-il confié à l'AFP. Cette commutation exceptionnelle prévoit une perpétuité réelle pour Bart Whitaker. - Condamné 'reconnaissant' - "M. Whitaker doit passer le reste de sa vie derrière des barreaux, en punition pour son crime atroce", a indiqué le gouverneur Abbott. "Je suis reconnaissant pour cette décision, pas pour moi mais pour mon père", a déclaré le détenu de 38 ans, en apprenant qu'il échappait à la mort trente minutes avant l'heure fatidique. En Floride, un prisonnier nommé Eric Branch n'a pas eu cette chance. Ce condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une étudiante en 1993 a été mis à mort à 19h05 locales (00h05 GMT vendredi). Ses avocats ont lancé en vain d'ultimes recours, faisant valoir qu'il n'était âgé que de 21 ans à l'époque de son crime et qu'un jury non unanime avait rendu le verdict de sa peine capitale. Enfin, au terme d'une soirée particulièrement éprouvante, l'Etat de l'Alabama a dû renoncer à exécuter Doyle Hamm, qui a passé trois décennies dans le couloir de la mort. Il avait été condamné en 1987 pour le meurtre de l'employé d'un motel au cours d'un vol à main armée. - Perfusion impossible - M. Hamm souffrant d'un double cancer du cerveau et du système lymphatique, ses avocats redoutaient que son exécution par injection létale ne se transforme en séance de torture. Notre client, n'ont-ils cessé d'affirmer, ne dispose pas d'un réseau veineux suffisamment solide et visible pour permettre la perfusion. Saisi de la question, un tribunal avait tranché mardi, estimant que l'état de santé de Doyle Hamm ne l'empêchait pas d'être exécuté, à la condition que le cathéter de perfusion soit inséré dans une veine de ses jambes ou de ses pieds. Les condamnés à mort aux Etats-Unis sont d'ordinaire perfusés dans les bras ou les mains. La soirée de jeudi s'est donc transformée en une course contre la montre, les avocats du détenu ayant saisi la Cour suprême à Washington. Après que celle-ci eut rejeté leur appel vers 21H00, les agents pénitentiaires ont passé les heures suivantes à tenter de perfuser le détenu. Au final, ils ont échoué à trouver "un accès veineux convenable", a reconnu en conférence de presse Jeff Dunn, un responsable des services pénitentiaires de l'Etat. L'exécution a donc été suspendue "par excès de prudence", a-t-il ajouté. "C'est ce que leur disais depuis juillet!", a réagi avec exaspération l'avocat du détenu, Bernard Harcourt. "C'est impensable. Tout simplement impensable".
Bart Whitaker, un Américain qui avait planifié le meurtre de toute sa famille, a eu sa peine capitale commuée en réclusion à perpétuité juste avant l'heure de son injection létale programmée.

C'est la première fois en plus de dix ans qu'un gouverneur du Texas, en l'espèce le républicain Greg Abbott, décide d'épargner ainsi la vie d'un condamné à mort.

Le père du prisonnier, un fervent chrétien, lançait depuis des années des suppliques en ce sens. Kent Whitaker implorait qu'on lui laisse son dernier fils, même si celui-ci n'avait pas hésité à commanditer l'assassinat en 2003 de ses parents et de son frère.

Grièvement blessé par balle dans l'embuscade planifiée par Bart, Kent Whitaker avait décidé, depuis son lit d'hôpital, d'offrir un "pardon miraculeux" au meurtrier.

"Dieu m'a aidé à parvenir à ce pardon intégral. Je pense qu'Il l'a fait pour m'aider à retisser ma relation avec mon fils", avait-il confié à l'AFP.

Cette commutation exceptionnelle prévoit une perpétuité réelle pour Bart Whitaker.

- Condamné 'reconnaissant' -

"M. Whitaker doit passer le reste de sa vie derrière des barreaux, en punition pour son crime atroce", a indiqué le gouverneur Abbott.

"Je suis reconnaissant pour cette décision, pas pour moi mais pour mon père", a déclaré le détenu de 38 ans, en apprenant qu'il échappait à la mort trente minutes avant l'heure fatidique.

En Floride, un prisonnier nommé Eric Branch n'a pas eu cette chance. Ce condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une étudiante en 1993 a été mis à mort à 19h05 locales (00h05 GMT vendredi).

Ses avocats ont lancé en vain d'ultimes recours, faisant valoir qu'il n'était âgé que de 21 ans à l'époque de son crime et qu'un jury non unanime avait rendu le verdict de sa peine capitale.

Enfin, au terme d'une soirée particulièrement éprouvante, l'Etat de l'Alabama a dû renoncer à exécuter Doyle Hamm, qui a passé trois décennies dans le couloir de la mort. Il avait été condamné en 1987 pour le meurtre de l'employé d'un motel au cours d'un vol à main armée.

- Perfusion impossible -

M. Hamm souffrant d'un double cancer du cerveau et du système lymphatique, ses avocats redoutaient que son exécution par injection létale ne se transforme en séance de torture. Notre client, n'ont-ils cessé d'affirmer, ne dispose pas d'un réseau veineux suffisamment solide et visible pour permettre la perfusion.

Saisi de la question, un tribunal avait tranché mardi, estimant que l'état de santé de Doyle Hamm ne l'empêchait pas d'être exécuté, à la condition que le cathéter de perfusion soit inséré dans une veine de ses jambes ou de ses pieds.

Les condamnés à mort aux Etats-Unis sont d'ordinaire perfusés dans les bras ou les mains.

La soirée de jeudi s'est donc transformée en une course contre la montre, les avocats du détenu ayant saisi la Cour suprême à Washington. Après que celle-ci eut rejeté leur appel vers 21H00, les agents pénitentiaires ont passé les heures suivantes à tenter de perfuser le détenu.

Au final, ils ont échoué à trouver "un accès veineux convenable", a reconnu en conférence de presse Jeff Dunn, un responsable des services pénitentiaires de l'Etat. L'exécution a donc été suspendue "par excès de prudence", a-t-il ajouté.

"C'est ce que leur disais depuis juillet!", a réagi avec exaspération l'avocat du détenu, Bernard Harcourt. "C'est impensable. Tout simplement impensable".]]>
https://www.peinedemort.org/document/9805 Fri, 23 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Un Américain ayant planifié le meurtre de sa famille échappe à la peine de mort https://www.peinedemort.org/document/9803 Bart Whitaker, un Américain qui avait planifié le meurtre de toute sa famille, a échappé de peu à la peine de mort jeudi soir, le gouverneur du Texas ayant commué sa peine capitale en prison à perpétuité peu avant son exécution programmée. Son père, un fervent chrétien, militait pour un sursis de dernière minute. Il a été entendu: pour la première fois de sa carrière, le gouverneur du Texas Gregg Abbott a commué une peine de mort. «M. Whitaker doit passer le reste de sa vie derrière des barreaux, en punition pour son crime haineux», a-t-il indiqué dans un communiqué pour justifier sa décision. Le détenu de 38 ans ne bénéficiera d'aucune possibilité de libération conditionnelle. Ce drame familial rencontre un écho notable aux États-Unis en raison de son intensité: d'un côté se trouve un fils qui n'a pas hésité à commanditer l'assassinat en 2003 de ses parents et de son frère, et de l'autre un père grièvement blessé, rescapé de l'attaque, qui a choisi le pardon et croit en la rédemption. De façon très exceptionnelle, la commission des grâces et libérations conditionnelles du Texas avait recommandé mardi la clémence pour Bart Whitaker. «Je suis reconnaissant pour cette décision, pas pour moi, mais pour mon père. Toute punition que j'ai reçue ou que je pourrai recevoir sera juste», a déclaré ce dernier en apprenant qu'il échappait à la mort trente minutes avant l'heure fatidique. Bart avait engagé un tireur, lui donnant pour instruction de le débarrasser de ses parents et de son frère, contre lesquels il avait accumulé sa haine. Il avait mis en scène un faux cambriolage, prétendant avoir été lui-même victime d'un tir lors de l'attaque sanglante. Sa mère Tricia, 51 ans, et son frère Kevin, 19 ans, avaient été fatalement touchés. «Pardon miraculeux» Sur son lit d'hôpital, le thorax perforé par une balle de 9 mm, Kent Whitaker s'était étonnamment senti prêt à offrir un «pardon miraculeux» au meurtrier de sa femme et de son fils. «J'endure leur absence chaque jour et je peux vous dire combien cela me coûte. Et je suis pleinement conscient que ces pertes ont été provoquées par mon fils», a confié à l'AFP le Texan de 69 ans. «Mais Dieu m'a aidé à parvenir à ce pardon intégral. Je pense qu'Il l'a fait pour m'aider à retisser ma relation avec mon fils». Dans une rare coïncidence temporelle, deux autres États américains devaient exécuter chacun un prisonnier jeudi. Deux éxécutions En Floride, la sentence d'Eric Branch, condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une étudiante en 1993, a ainsi été appliquée à 19h05 locales (00h05 GMT). Ses avocats avaient lancé d'ultimes recours, faisant valoir qu'il n'était âgé que de 21 ans à l'époque des faits et qu'un jury non unanime avait rendu le verdict de sa peine capitale. Et l'État de l'Alabama a prévu d'exécuter Doyle Hamm, qui a passé trois décennies dans le couloir de la mort. Il a été condamné en 1987 pour le meurtre de l'employé d'un motel au cours d'un vol à main armée. M. Hamm souffrant d'un double cancer du cerveau et du système lymphatique, ses avocats redoutent que son exécution par injection létale ne se transforme en séance de torture. Ils affirment qu'il ne dispose pas d'un réseau veineux permettant la perfusion. Saisi de la question, un tribunal a finalement tranché mardi, estimant que l'état de santé de Doyle Hamm ne l'empêchait pas d'être exécuté, à la condition que le cathéter de perfusion soit inséré dans une veine de ses jambes ou de ses pieds. Les condamnés à mort aux États-Unis sont d'ordinaire perfusés dans les bras ou les mains. Dans l'histoire américaine moderne, le record du nombre d'exécutions en un jour a été enregistré le 9 décembre 1999, quand l'Oklahoma, l'Indiana, le Texas et la Virginie avaient chacun exécuté un prisonnier. Mais le nombre le plus élevé dans l'histoire du pays a été atteint le 26 décembre 1862 dans le Minnesota, quand les autorités fédérales ont exécuté par pendaison 38 membres de la tribu indienne des Dakota.
Son père, un fervent chrétien, militait pour un sursis de dernière minute. Il a été entendu: pour la première fois de sa carrière, le gouverneur du Texas Gregg Abbott a commué une peine de mort.

«M. Whitaker doit passer le reste de sa vie derrière des barreaux, en punition pour son crime haineux», a-t-il indiqué dans un communiqué pour justifier sa décision. Le détenu de 38 ans ne bénéficiera d'aucune possibilité de libération conditionnelle.

Ce drame familial rencontre un écho notable aux États-Unis en raison de son intensité: d'un côté se trouve un fils qui n'a pas hésité à commanditer l'assassinat en 2003 de ses parents et de son frère, et de l'autre un père grièvement blessé, rescapé de l'attaque, qui a choisi le pardon et croit en la rédemption.

De façon très exceptionnelle, la commission des grâces et libérations conditionnelles du Texas avait recommandé mardi la clémence pour Bart Whitaker.

«Je suis reconnaissant pour cette décision, pas pour moi, mais pour mon père. Toute punition que j'ai reçue ou que je pourrai recevoir sera juste», a déclaré ce dernier en apprenant qu'il échappait à la mort trente minutes avant l'heure fatidique.

Bart avait engagé un tireur, lui donnant pour instruction de le débarrasser de ses parents et de son frère, contre lesquels il avait accumulé sa haine.

Il avait mis en scène un faux cambriolage, prétendant avoir été lui-même victime d'un tir lors de l'attaque sanglante. Sa mère Tricia, 51 ans, et son frère Kevin, 19 ans, avaient été fatalement touchés.

«Pardon miraculeux»
Sur son lit d'hôpital, le thorax perforé par une balle de 9 mm, Kent Whitaker s'était étonnamment senti prêt à offrir un «pardon miraculeux» au meurtrier de sa femme et de son fils.

«J'endure leur absence chaque jour et je peux vous dire combien cela me coûte. Et je suis pleinement conscient que ces pertes ont été provoquées par mon fils», a confié à l'AFP le Texan de 69 ans.

«Mais Dieu m'a aidé à parvenir à ce pardon intégral. Je pense qu'Il l'a fait pour m'aider à retisser ma relation avec mon fils».

Dans une rare coïncidence temporelle, deux autres États américains devaient exécuter chacun un prisonnier jeudi.

Deux éxécutions
En Floride, la sentence d'Eric Branch, condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une étudiante en 1993, a ainsi été appliquée à 19h05 locales (00h05 GMT).

Ses avocats avaient lancé d'ultimes recours, faisant valoir qu'il n'était âgé que de 21 ans à l'époque des faits et qu'un jury non unanime avait rendu le verdict de sa peine capitale.

Et l'État de l'Alabama a prévu d'exécuter Doyle Hamm, qui a passé trois décennies dans le couloir de la mort. Il a été condamné en 1987 pour le meurtre de l'employé d'un motel au cours d'un vol à main armée.

M. Hamm souffrant d'un double cancer du cerveau et du système lymphatique, ses avocats redoutent que son exécution par injection létale ne se transforme en séance de torture. Ils affirment qu'il ne dispose pas d'un réseau veineux permettant la perfusion.

Saisi de la question, un tribunal a finalement tranché mardi, estimant que l'état de santé de Doyle Hamm ne l'empêchait pas d'être exécuté, à la condition que le cathéter de perfusion soit inséré dans une veine de ses jambes ou de ses pieds.

Les condamnés à mort aux États-Unis sont d'ordinaire perfusés dans les bras ou les mains.

Dans l'histoire américaine moderne, le record du nombre d'exécutions en un jour a été enregistré le 9 décembre 1999, quand l'Oklahoma, l'Indiana, le Texas et la Virginie avaient chacun exécuté un prisonnier.

Mais le nombre le plus élevé dans l'histoire du pays a été atteint le 26 décembre 1862 dans le Minnesota, quand les autorités fédérales ont exécuté par pendaison 38 membres de la tribu indienne des Dakota.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9803 Thu, 22 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le gouverneur du Texas commue une peine de mort moins d'une heure avant l'exécution https://www.peinedemort.org/document/9808 Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, commue en perpétuité réelle la peine de Bart Whitaker juste avant qu'il ne soit exécuté. Deux jours plus tôt la commission des grâces et libérations conditionnelles avait recommandé la clémence. Bart Whitaker avait été condamné à mort pour avoir commandité le meurtre de ses parents et de son frère. Son père, seul rescapé, se mobilisait depuis des années pour que son fils ne soit pas exécuté. Deux jours plus tôt la commission des grâces et libérations conditionnelles avait recommandé la clémence.

Bart Whitaker avait été condamné à mort pour avoir commandité le meurtre de ses parents et de son frère. Son père, seul rescapé, se mobilisait depuis des années pour que son fils ne soit pas exécuté.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9808 Thu, 22 Feb 2018 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Trois exécutions de condamnés prévues jeudi aux États-Unis https://www.peinedemort.org/document/9800 Trois États américains ont prévu d'exécuter chacun un prisonnier jeudi, dans une rare coïncidence temporelle, mais les avocats des trois condamnés gardent l'espoir d'obtenir un sursis de dernière minute. Le Texas a l'intention de mettre à mort Bart Whitaker, un homme de 38 ans qui avait planifié en 2003 le meurtre de toute sa famille proche. Grièvement blessé dans l'attaque, son père est devenu son plus fervent défenseur. Kent Whitaker remue ciel et terre depuis des années pour que soit épargné son fils, auquel il a tout pardonné depuis son lit d'hôpital. De façon très exceptionnelle, la commission des grâces et libérations conditionnelles du Texas a recommandé mardi la clémence pour Bart Whitaker. La décision finale appartient désormais au gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott. L'État de l'Alabama a lui prévu d'exécuter Doyle Hamm, qui a passé trois décennies dans le couloir de la mort. Il avait été condamné en 1987 pour le meurtre de l'employé d'un motel au cours d'un vol à main armée. M. Hamm souffrant d'un cancer du cerveau et d'un cancer du système lymphatique, ses avocats redoutent que son exécution par injection létale se transforme en séance de torture. Ils affirment que leur client ne dispose pas d'un réseau veineux permettant la perfusion. Saisi de la question, à l'issue d'une âpre bataille judiciaire, un tribunal a finalement tranché mardi, estimant que l'état de santé de Doyle Hamm ne l'empêchait pas d'être exécuté, à la condition que le cathéter de perfusion soit inséré dans une veine de ses jambes ou de ses pieds. Les condamnés à mort aux États-Unis sont d'ordinaire perfusés dans les bras ou les mains. Enfin, la Floride a l'intention d'exécuter Eric Branch, condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une étudiante en 1993. Ses avocats ont lancé d'ultimes recours, en faisant valoir que le détenu n'était âgé que de 21 ans à l'époque des faits et que le verdict de sa peine de mort n'a pas été rendu à l'unanimité des jurés. Il n'y a pas eu trois exécutions le même jour aux États-Unis depuis le 7 janvier 2010. Et, depuis la reprise des exécutions en 1977, ce cas de figure s'est présenté 13 fois, selon le Centre d'information sur la peine de mort (DPIC), une organisation qui fait autorité sur le sujet. Dans l'histoire moderne, le record du nombre d'exécutions en un jour a été enregistré le 9 décembre 1999, quand l'Oklahoma, l'Indiana, le Texas et la Virginie avaient chacun exécuté un prisonnier. Mais le nombre le plus élevé dans toute l'histoire du pays a été atteint le 26 décembre 1862 dans le Minnesota, quand les autorités fédérales ont exécuté par pendaison 38 membres de la tribu indienne des Dakota.
Le Texas a l'intention de mettre à mort Bart Whitaker, un homme de 38 ans qui avait planifié en 2003 le meurtre de toute sa famille proche. Grièvement blessé dans l'attaque, son père est devenu son plus fervent défenseur.

Kent Whitaker remue ciel et terre depuis des années pour que soit épargné son fils, auquel il a tout pardonné depuis son lit d'hôpital.

De façon très exceptionnelle, la commission des grâces et libérations conditionnelles du Texas a recommandé mardi la clémence pour Bart Whitaker. La décision finale appartient désormais au gouverneur républicain du Texas, Greg Abbott.

L'État de l'Alabama a lui prévu d'exécuter Doyle Hamm, qui a passé trois décennies dans le couloir de la mort. Il avait été condamné en 1987 pour le meurtre de l'employé d'un motel au cours d'un vol à main armée.

M. Hamm souffrant d'un cancer du cerveau et d'un cancer du système lymphatique, ses avocats redoutent que son exécution par injection létale se transforme en séance de torture.

Ils affirment que leur client ne dispose pas d'un réseau veineux permettant la perfusion.

Saisi de la question, à l'issue d'une âpre bataille judiciaire, un tribunal a finalement tranché mardi, estimant que l'état de santé de Doyle Hamm ne l'empêchait pas d'être exécuté, à la condition que le cathéter de perfusion soit inséré dans une veine de ses jambes ou de ses pieds.

Les condamnés à mort aux États-Unis sont d'ordinaire perfusés dans les bras ou les mains.

Enfin, la Floride a l'intention d'exécuter Eric Branch, condamné à la peine capitale pour le meurtre d'une étudiante en 1993.

Ses avocats ont lancé d'ultimes recours, en faisant valoir que le détenu n'était âgé que de 21 ans à l'époque des faits et que le verdict de sa peine de mort n'a pas été rendu à l'unanimité des jurés.

Il n'y a pas eu trois exécutions le même jour aux États-Unis depuis le 7 janvier 2010. Et, depuis la reprise des exécutions en 1977, ce cas de figure s'est présenté 13 fois, selon le Centre d'information sur la peine de mort (DPIC), une organisation qui fait autorité sur le sujet.

Dans l'histoire moderne, le record du nombre d'exécutions en un jour a été enregistré le 9 décembre 1999, quand l'Oklahoma, l'Indiana, le Texas et la Virginie avaient chacun exécuté un prisonnier.

Mais le nombre le plus élevé dans toute l'histoire du pays a été atteint le 26 décembre 1862 dans le Minnesota, quand les autorités fédérales ont exécuté par pendaison 38 membres de la tribu indienne des Dakota.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9800 Wed, 21 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Un Texan lutte pour son fils, meurtrier de sa famille https://www.peinedemort.org/document/9771 WASHINGTON | Sur son lit d'hôpital, le thorax perforé par une balle de 9 mm, Kent Whitaker s'était juré de se venger de l'homme qui avait voulu le tuer et avait décimé sa famille. Aujourd'hui, Kent se bat contre l'exécution de cet homme, pour une raison particulière: c'est son propre fils. «J'étais radicalement opposé à toute idée de pardon [...] J'avais juste envie de faire souffrir le plus possible ce tireur masqué, “quel qu'il soit”, car il venait de saccager mon existence», confie à l'AFP le Texan de 69 ans. La tragédie qu'il évoque s'est déroulée à Sugar Land, une banlieue huppée de Houston, un soir de décembre 2003. Les quatre Whitaker étaient sortis dîner: Kent, le père; Tricia, sa femme; leurs deux fils, Bart et Kevin. Il s'agissait de fêter en avance le diplôme universitaire de Bart, l'aîné des garçons. À leur retour au domicile familial, ils ont été brutalement pris pour cibles par un tireur embusqué dans la maison. Tricia, 51 ans, et Kevin, 19 ans, ont été fatalement touchés. Kent a été grièvement atteint. Bart, lui, a reçu une balle dans le bras. Les policiers ont d'abord pensé à un cambriolage qui aurait très mal tourné. La famille, qui baignait dans une solide foi chrétienne, avait toutes les apparences de la normalité. C'est d'ailleurs cette foi qui a permis au père endeuillé de réfréner son envie de vengeance. «J'étais en colère contre Dieu, pas seulement parce qu'il avait permis ces événements, mais aussi parce que cela me semblait contredire certaines promesses de la Bible», relate Kent Whitaker. «Mais Dieu est venu à ma rencontre dans cette chambre d'hôpital, la nuit même des tirs, et m'a permis de parvenir à un pardon miraculeux.» Il a fallu plus d'un an pour que les enquêteurs établissent que celui qui avait planifié l'attaque sanglante n'était autre que le fils survivant, dont la blessure faisait partie de la mise en scène. Bart avait engagé un tireur, lui donnant pour instruction de le débarrasser de ses deux parents et de son frère, contre lesquels il avait accumulé de la haine. Les procureurs l'ont accusé d'avoir voulu toucher un héritage qu'il estimait à un million de dollars. Sept mois durant, Kent Whitaker a donc vécu avec Bart en ignorant que celui-ci était le responsable de la mort de sa femme et de son fils. Une période au cours de laquelle l'enquête des policiers a progressé. L'hypothèse du cambriolage a vite pris du plomb dans l'aile: rien n'avait disparu, hormis le téléphone portable de Bart. Aucune trace d'entrée par effraction n'a été relevée. Les enquêteurs ont ensuite découvert que le fils survivant n'avait jamais été inscrit à l'université, et que ce mensonge avait permis de tendre le traquenard. Sentant le vent tourner, Bart était parti se cacher au Mexique sous une fausse identité en juillet 2004. Un an plus tard, l'un de ses complices avait fini par tout avouer. Le fugitif était arrêté en septembre 2005 et extradé aux États-Unis. Les jurés l'ont condamné à la peine capitale en mars 2007, malgré la supplique de Kent Whitaker leur enjoignant d'épargner la vie de son fils. Ce verdict m'a «broyé», glisse Kent. «Pendant des années, j'ai fait un travail de deuil [à la suite de la mort de] ma femme et [de] mon fils, grâce à une thérapie [...] Et aujourd'hui, je fais face à une nouvelle perte et un autre traumatisme.» Bart doit en effet recevoir une injection létale le 22 février, dans sa prison. À 38 ans, c'est aujourd'hui un détenu modèle, serviable et altruiste, selon ses gardiens. «Bart a mûri», confirme Kent, qui a décrit son déchirement dans un livre, Murder by Family. «Il a suivi une formation pour canaliser sa colère, et des classes de catéchisme. Il a étudié et reçu un diplôme de premier cycle universitaire.» «Cette affaire est unique», plaide Keith Hampton, l'avocat des Whitaker. «Prenez les deux personnes que vous aimez le plus dans votre famille et imaginez que l'une tue l'autre. Il faut une punition. Mais choisiriez-vous une exécution? Et si cette personne est le seul enfant qui vous reste?»
«J'étais radicalement opposé à toute idée de pardon [...] J'avais juste envie de faire souffrir le plus possible ce tireur masqué, “quel qu'il soit”, car il venait de saccager mon existence», confie à l'AFP le Texan de 69 ans.

La tragédie qu'il évoque s'est déroulée à Sugar Land, une banlieue huppée de Houston, un soir de décembre 2003.

Les quatre Whitaker étaient sortis dîner: Kent, le père; Tricia, sa femme; leurs deux fils, Bart et Kevin. Il s'agissait de fêter en avance le diplôme universitaire de Bart, l'aîné des garçons.
À leur retour au domicile familial, ils ont été brutalement pris pour cibles par un tireur embusqué dans la maison.

Tricia, 51 ans, et Kevin, 19 ans, ont été fatalement touchés. Kent a été grièvement atteint. Bart, lui, a reçu une balle dans le bras.
Les policiers ont d'abord pensé à un cambriolage qui aurait très mal tourné. La famille, qui baignait dans une solide foi chrétienne, avait toutes les apparences de la normalité.
C'est d'ailleurs cette foi qui a permis au père endeuillé de réfréner son envie de vengeance.

«J'étais en colère contre Dieu, pas seulement parce qu'il avait permis ces événements, mais aussi parce que cela me semblait contredire certaines promesses de la Bible», relate Kent Whitaker. «Mais Dieu est venu à ma rencontre dans cette chambre d'hôpital, la nuit même des tirs, et m'a permis de parvenir à un pardon miraculeux.»

Il a fallu plus d'un an pour que les enquêteurs établissent que celui qui avait planifié l'attaque sanglante n'était autre que le fils survivant, dont la blessure faisait partie de la mise en scène.
Bart avait engagé un tireur, lui donnant pour instruction de le débarrasser de ses deux parents et de son frère, contre lesquels il avait accumulé de la haine. Les procureurs l'ont accusé d'avoir voulu toucher un héritage qu'il estimait à un million de dollars.
Sept mois durant, Kent Whitaker a donc vécu avec Bart en ignorant que celui-ci était le responsable de la mort de sa femme et de son fils. Une période au cours de laquelle l'enquête des policiers a progressé.

L'hypothèse du cambriolage a vite pris du plomb dans l'aile: rien n'avait disparu, hormis le téléphone portable de Bart. Aucune trace d'entrée par effraction n'a été relevée.
Les enquêteurs ont ensuite découvert que le fils survivant n'avait jamais été inscrit à l'université, et que ce mensonge avait permis de tendre le traquenard.
Sentant le vent tourner, Bart était parti se cacher au Mexique sous une fausse identité en juillet 2004. Un an plus tard, l'un de ses complices avait fini par tout avouer. Le fugitif était arrêté en septembre 2005 et extradé aux États-Unis.

Les jurés l'ont condamné à la peine capitale en mars 2007, malgré la supplique de Kent Whitaker leur enjoignant d'épargner la vie de son fils.
Ce verdict m'a «broyé», glisse Kent. «Pendant des années, j'ai fait un travail de deuil [à la suite de la mort de] ma femme et [de] mon fils, grâce à une thérapie [...] Et aujourd'hui, je fais face à une nouvelle perte et un autre traumatisme.»

Bart doit en effet recevoir une injection létale le 22 février, dans sa prison. À 38 ans, c'est aujourd'hui un détenu modèle, serviable et altruiste, selon ses gardiens.
«Bart a mûri», confirme Kent, qui a décrit son déchirement dans un livre, Murder by Family. «Il a suivi une formation pour canaliser sa colère, et des classes de catéchisme. Il a étudié et reçu un diplôme de premier cycle universitaire.»

«Cette affaire est unique», plaide Keith Hampton, l'avocat des Whitaker. «Prenez les deux personnes que vous aimez le plus dans votre famille et imaginez que l'une tue l'autre. Il faut une punition. Mais choisiriez-vous une exécution? Et si cette personne est le seul enfant qui vous reste?»]]>
https://www.peinedemort.org/document/9771 Tue, 13 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le Texas exécute un meurtrier qui avait choqué l'Amérique https://www.peinedemort.org/document/9749 L'un des meurtriers ayant le plus choqué l'opinion publique américaine a été exécuté ce jeudi au Texas, après le rejet des ultimes recours de ses avocats qui affirmaient que le prisonnier souffrait d'hallucinations. John Battaglia, 62 ans, a reçu une injection létale dans sa prison du grand Etat du sud et a été déclaré décédé à 21H40, ont annoncé les autorités pénitentiaires. Des experts mandatés par un tribunal avaient conclu qu'il était mentalement apte. Il y a 17 ans, John Battaglia avait fait les gros titres de la presse américaine et même au-delà en raison de l'atrocité de son double meurtre. Cet ancien comptable au passé violent, vivant séparé de son ex-épouse, avait ouvert le feu à son domicile sur leurs deux filles, âgées de 6 et 9 ans, en prenant soin que la mère entende la scène à distance, grâce au haut-parleur du téléphone. L'homme s'était ensuite rendu dans un salon de tatouage pour se faire graver sur le bras deux dessins en hommage à ses deux petites filles décédées. Ses avocats avaient saisi la Cour suprême des Etats-Unis, en espérant obtenir un sursis de dernière minute, mais la haute cour a rejeté cet ultime appel. L'exécution de M. Battaglia est la seconde cette semaine au Texas, l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis.
John Battaglia, 62 ans, a reçu une injection létale dans sa prison du grand Etat du sud et a été déclaré décédé à 21H40, ont annoncé les autorités pénitentiaires.

Des experts mandatés par un tribunal avaient conclu qu'il était mentalement apte.

Il y a 17 ans, John Battaglia avait fait les gros titres de la presse américaine et même au-delà en raison de l'atrocité de son double meurtre.

Cet ancien comptable au passé violent, vivant séparé de son ex-épouse, avait ouvert le feu à son domicile sur leurs deux filles, âgées de 6 et 9 ans, en prenant soin que la mère entende la scène à distance, grâce au haut-parleur du téléphone.

L'homme s'était ensuite rendu dans un salon de tatouage pour se faire graver sur le bras deux dessins en hommage à ses deux petites filles décédées.

Ses avocats avaient saisi la Cour suprême des Etats-Unis, en espérant obtenir un sursis de dernière minute, mais la haute cour a rejeté cet ultime appel.

L'exécution de M. Battaglia est la seconde cette semaine au Texas, l'Etat qui exécute le plus aux Etats-Unis.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9749 Fri, 02 Feb 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Un condamné à mort exécuté au Texas https://www.peinedemort.org/document/9743 Washington - L'Etat américain du Texas a exécuté mardi soir un condamné à mort, peu après que la Cour suprême des Etats-Unis eut rejeté un ultime recours lancé par ses avocats. William Rayford, un Noir de 64 ans, a reçu une injection létale dans sa prison de Huntsville. Il est devenu le deuxième prisonnier à être exécuté cette année dans le pays, après un premier également au Texas. M. Rayford avait un jour de 1999 battu, poignardé et étranglé son ex-compagne, Carol Lynn Thomas Hall, abandonnant son corps dans une conduite d'égout. Il avait juste avant blessé par arme blanche le fils de sa victime, qui était adolescent. L'agresseur se trouvait à l'époque des faits en liberté conditionnelle, ayant été condamné pour un premier meurtre en 1986: il avait mortellement blessé, également par arme blanche, son ancienne femme, Gail Rayford, devant les quatre enfants du couple. Le Texas a prévu une exécution jeudi d'un autre condamné à mort. C'est traditionnellement l'Etat américain qui exécute le plus.
William Rayford, un Noir de 64 ans, a reçu une injection létale dans sa prison de Huntsville. Il est devenu le deuxième prisonnier à être exécuté cette année dans le pays, après un premier également au Texas.

M. Rayford avait un jour de 1999 battu, poignardé et étranglé son ex-compagne, Carol Lynn Thomas Hall, abandonnant son corps dans une conduite d'égout. Il avait juste avant blessé par arme blanche le fils de sa victime, qui était adolescent.

L'agresseur se trouvait à l'époque des faits en liberté conditionnelle, ayant été condamné pour un premier meurtre en 1986: il avait mortellement blessé, également par arme blanche, son ancienne femme, Gail Rayford, devant les quatre enfants du couple.

Le Texas a prévu une exécution jeudi d'un autre condamné à mort. C'est traditionnellement l'Etat américain qui exécute le plus.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9743 Wed, 31 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Exécution au Texas d'un homme coupable du meurtre de son ex-compagne https://www.peinedemort.org/document/9744 AUSTIN, Texas, 31 janvier (Reuters) - Un Texan de 64 ans a été exécuté mardi près de vingt ans après le meurtre de son ex-compagne, a-t-on appris auprès des autorités pénitentiaires. William Rayford avait été condamné à mort pour avoir battu à mort et étranglé son ancienne petite amie. Il avait été libéré sur parole quatre ans plus tôt alors qu'il purgeait une peine de 23 ans pour le meurtre de son épouse, en 1986. Ses avocats ont déposé un ultime recours devant la Cour suprême, en vain.
William Rayford avait été condamné à mort pour avoir battu à mort et étranglé son ancienne petite amie. Il avait été libéré sur parole quatre ans plus tôt alors qu'il purgeait une peine de 23 ans pour le meurtre de son épouse, en 1986.

Ses avocats ont déposé un ultime recours devant la Cour suprême, en vain. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9744 Wed, 31 Jan 2018 00:00:00 +0100 Reuters
Texas : Ultime recours en grâce d'un condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/9742 Les avocats d'un condamné à mort devant être exécuté mardi au Texas ont lancé un ultime recours devant la Cour suprême des États-Unis, en suggérant que sa peine a peut-être été entachée par un préjugé racial durant son procès. William Rayford, un Noir de 64 ans, doit recevoir une injection létale dans sa prison de Huntsville. Il deviendrait alors le deuxième prisonnier à être exécuté cette année dans le pays, après un premier également au Texas. M. Rayford avait un jour de 1999 battu, poignardé et étranglé son ex-compagne, Carol Lynn Thomas Hall, abandonnant son corps dans une conduite d'égout. Il avait juste avant blessé par arme blanche le fils de sa victime, qui était adolescent. L'agresseur se trouvait à l'époque des faits en liberté conditionnelle, ayant été condamné pour un premier meurtre en 1986: il avait mortellement blessé, également par arme blanche, son ancienne femme, Gail Rayford, devant les quatre enfants du couple. Le Texas a prévu une exécution jeudi d'un autre condamné à mort. C'est traditionnellement l'État américain qui exécute le plus.
William Rayford, un Noir de 64 ans, doit recevoir une injection létale dans sa prison de Huntsville. Il deviendrait alors le deuxième prisonnier à être exécuté cette année dans le pays, après un premier également au Texas.

M. Rayford avait un jour de 1999 battu, poignardé et étranglé son ex-compagne, Carol Lynn Thomas Hall, abandonnant son corps dans une conduite d'égout. Il avait juste avant blessé par arme blanche le fils de sa victime, qui était adolescent.

L'agresseur se trouvait à l'époque des faits en liberté conditionnelle, ayant été condamné pour un premier meurtre en 1986: il avait mortellement blessé, également par arme blanche, son ancienne femme, Gail Rayford, devant les quatre enfants du couple.

Le Texas a prévu une exécution jeudi d'un autre condamné à mort. C'est traditionnellement l'État américain qui exécute le plus.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9742 Tue, 30 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Etats-Unis: première exécution en 2018, au Texas https://www.peinedemort.org/document/9720 Washington - L'Etat américain du Texas a mis à mort jeudi un tueur en série qui a marqué les annales criminelles en étranglant ses victimes, cette exécution étant la première de l'année aux Etats-Unis. Surnommé le "Tourniquet killer" (le "tueur au garrot"), Anthony Shore, 55 ans, a reçu une injection létale dans sa prison au nord de Houston. Sa mort a été constatée à 18H28, heure locale, ont précisé les services pénitentiaires. Ce père de famille, présenté comme particulièrement doué en musique, avait avoué avoir tué une fillette, deux adolescentes et une femme d'origine hispanique sur une décennie. D'autres femmes ont relaté qu'il les avait violées. L'arrestation de l'homme à la vie apparemment bien rangée est intervenue huit ans après son dernier crime connu, le meurtre en 1995 d'une adolescente de 16 ans, Dana Sanchez. Il a été confondu par des analyses ADN. Anthony Shore a aussi assassiné une fillette de 9 ans, Diana Rebollar, et une autre adolescente, Laurie Tremblay, âgée de 14 ans. Mais c'est le viol et le meurtre en 1992 d'une jeune fille de 21 ans, Maria del Carmen Estrada, qui lui a valu sa condamnation à mort. Durant toutes ces années, il a mené une existence normale en apparence, travaillant, élevant ses filles et jouant dans des clubs de jazz. Ses proches avaient toutefois noté des éléments perturbants chez lui, notamment la fascination que semblait exercer sur lui la nuque de ses compagnes. A la fin des années 1990, il avait plaidé coupable d'agressions sexuelles sur ses filles et avait été enregistré sur le fichier des délinquants sexuels, les autorités prélevant son ADN. Des années plus tard, les policiers ont établi une correspondance entre son profil ADN et des fragments de matière prélevés sous les ongles du cadavre de Maria del Carmen Estrada. Placé en garde à vue, le suspect avait avoué ce meurtre ainsi que les autres. Après avoir demandé à être condamné à la peine de mort lors de son procès en 2004, Anthony Shore s'était ravisé durant sa détention et a passé ces dernières années à lancer des recours pour repousser la sentence. Le condamné aurait dû initialement être mis à mort le 18 octobre 2017 mais son exécution avait été reportée in extremis pour déjouer un stratagème visant à disculper un autre prisonnier, Larry Swearingen, condamné à la peine capitale pour le meurtre en 1998 d'une jeune femme de 19 ans, Melissa Trotter. Selon ce stratagème, Anthony Shore s'accusait dans une lettre posthume du meurtre de Mme Trotter, afin d'exonérer M. Swearingen, dont la culpabilité ne fait pourtant aucun doute aux yeux des autorités du Texas. M. Shore a par ailleurs récemment tenté de s'attribuer deux autres meurtres non résolus, une manoeuvre considérée comme dilatoire par les procureurs texans.
Surnommé le "Tourniquet killer" (le "tueur au garrot"), Anthony Shore, 55 ans, a reçu une injection létale dans sa prison au nord de Houston.

Sa mort a été constatée à 18H28, heure locale, ont précisé les services pénitentiaires.

Ce père de famille, présenté comme particulièrement doué en musique, avait avoué avoir tué une fillette, deux adolescentes et une femme d'origine hispanique sur une décennie. D'autres femmes ont relaté qu'il les avait violées.

L'arrestation de l'homme à la vie apparemment bien rangée est intervenue huit ans après son dernier crime connu, le meurtre en 1995 d'une adolescente de 16 ans, Dana Sanchez. Il a été confondu par des analyses ADN.

Anthony Shore a aussi assassiné une fillette de 9 ans, Diana Rebollar, et une autre adolescente, Laurie Tremblay, âgée de 14 ans. Mais c'est le viol et le meurtre en 1992 d'une jeune fille de 21 ans, Maria del Carmen Estrada, qui lui a valu sa condamnation à mort.

Durant toutes ces années, il a mené une existence normale en apparence, travaillant, élevant ses filles et jouant dans des clubs de jazz.

Ses proches avaient toutefois noté des éléments perturbants chez lui, notamment la fascination que semblait exercer sur lui la nuque de ses compagnes.

A la fin des années 1990, il avait plaidé coupable d'agressions sexuelles sur ses filles et avait été enregistré sur le fichier des délinquants sexuels, les autorités prélevant son ADN.

Des années plus tard, les policiers ont établi une correspondance entre son profil ADN et des fragments de matière prélevés sous les ongles du cadavre de Maria del Carmen Estrada.

Placé en garde à vue, le suspect avait avoué ce meurtre ainsi que les autres. Après avoir demandé à être condamné à la peine de mort lors de son procès en 2004, Anthony Shore s'était ravisé durant sa détention et a passé ces dernières années à lancer des recours pour repousser la sentence.

Le condamné aurait dû initialement être mis à mort le 18 octobre 2017 mais son exécution avait été reportée in extremis pour déjouer un stratagème visant à disculper un autre prisonnier, Larry Swearingen, condamné à la peine capitale pour le meurtre en 1998 d'une jeune femme de 19 ans, Melissa Trotter.

Selon ce stratagème, Anthony Shore s'accusait dans une lettre posthume du meurtre de Mme Trotter, afin d'exonérer M. Swearingen, dont la culpabilité ne fait pourtant aucun doute aux yeux des autorités du Texas.

M. Shore a par ailleurs récemment tenté de s'attribuer deux autres meurtres non résolus, une manoeuvre considérée comme dilatoire par les procureurs texans.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9720 Fri, 19 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le Texas va exécuter le «Tourniquet Killer» https://www.peinedemort.org/document/9719 (Agence France-Presse) WASHINGTON - L'État américain du Texas se préparait jeudi à exécuter un tueur en série qui a marqué les annales criminelles en étranglant ses victimes, cette exécution devant être la première de l'année aux États-Unis. Surnommé le «Tourniquet killer» (le «tueur au garrot»), Anthony Shore, 55 ans, doit recevoir une injection létale dans sa prison au nord de Houston. Ce père de famille, présenté comme particulièrement doué en musique, a avoué avoir tué une fillette, deux adolescentes et une femme d'origine hispanique sur une décennie. D'autres femmes ont relaté qu'il les avait violées. L'arrestation de l'homme à la vie apparemment bien rangée est intervenue huit ans après son dernier crime connu, le meurtre en 1995 d'une adolescente de 16 ans, Dana Sanchez. Il a été confondu par des analyses ADN. Anthony Shore a aussi assassiné une fillette de 9 ans, Diana Rebollar, et une autre adolescente, Laurie Tremblay, âgée de 14 ans. Mais c'est le viol et le meurtre en 1992 d'une jeune fille de 21 ans, Maria del Carmen Estrada, qui lui a valu sa condamnation à mort. Durant toutes ces années, il a mené une existence normale en apparence, travaillant, élevant ses filles et jouant dans des clubs de jazz. Ses proches avaient toutefois noté des éléments perturbants chez lui, notamment la fascination que semblait exercer sur lui la nuque de ses compagnes. À la fin des années 1990, il avait plaidé coupable d'agressions sexuelles sur ses filles et avait été enregistré sur le fichier des délinquants sexuels, les autorités prélevant son ADN. Des années plus tard, les policiers ont établi une correspondance entre son profil ADN et des fragments de matière prélevés sous les ongles du cadavre de Maria del Carmen Estrada. Placé en garde à vue, le suspect avait avoué ce meurtre ainsi que les autres. Après avoir demandé à être condamné à la peine de mort lors de son procès en 2004, Anthony Shore s'était ravisé durant sa détention et a passé ces dernières années à lancer des recours pour repousser la sentence. Le condamné aurait dû initialement être mis à mort le 18 octobre 2017, mais son exécution avait été reportée in extremis pour déjouer un stratagème visant à disculper un autre prisonnier, Larry Swearingen, condamné à la peine capitale pour le meurtre en 1998 d'une jeune femme de 19 ans, Melissa Trotter. Selon ce stratagème, Anthony Shore s'accusait dans une lettre posthume du meurtre de Mme Trotter, afin d'exonérer M. Swearingen, dont la culpabilité ne fait pourtant aucun doute aux yeux des autorités du Texas. M. Shore a par ailleurs récemment tenté de s'attribuer deux autres meurtres non résolus, une manoeuvre considérée comme dilatoire par les procureurs texans.
Surnommé le «Tourniquet killer» (le «tueur au garrot»), Anthony Shore, 55 ans, doit recevoir une injection létale dans sa prison au nord de Houston.

Ce père de famille, présenté comme particulièrement doué en musique, a avoué avoir tué une fillette, deux adolescentes et une femme d'origine hispanique sur une décennie. D'autres femmes ont relaté qu'il les avait violées.

L'arrestation de l'homme à la vie apparemment bien rangée est intervenue huit ans après son dernier crime connu, le meurtre en 1995 d'une adolescente de 16 ans, Dana Sanchez. Il a été confondu par des analyses ADN.

Anthony Shore a aussi assassiné une fillette de 9 ans, Diana Rebollar, et une autre adolescente, Laurie Tremblay, âgée de 14 ans. Mais c'est le viol et le meurtre en 1992 d'une jeune fille de 21 ans, Maria del Carmen Estrada, qui lui a valu sa condamnation à mort.

Durant toutes ces années, il a mené une existence normale en apparence, travaillant, élevant ses filles et jouant dans des clubs de jazz.

Ses proches avaient toutefois noté des éléments perturbants chez lui, notamment la fascination que semblait exercer sur lui la nuque de ses compagnes.

À la fin des années 1990, il avait plaidé coupable d'agressions sexuelles sur ses filles et avait été enregistré sur le fichier des délinquants sexuels, les autorités prélevant son ADN.

Des années plus tard, les policiers ont établi une correspondance entre son profil ADN et des fragments de matière prélevés sous les ongles du cadavre de Maria del Carmen Estrada.

Placé en garde à vue, le suspect avait avoué ce meurtre ainsi que les autres. Après avoir demandé à être condamné à la peine de mort lors de son procès en 2004, Anthony Shore s'était ravisé durant sa détention et a passé ces dernières années à lancer des recours pour repousser la sentence.

Le condamné aurait dû initialement être mis à mort le 18 octobre 2017, mais son exécution avait été reportée in extremis pour déjouer un stratagème visant à disculper un autre prisonnier, Larry Swearingen, condamné à la peine capitale pour le meurtre en 1998 d'une jeune femme de 19 ans, Melissa Trotter.

Selon ce stratagème, Anthony Shore s'accusait dans une lettre posthume du meurtre de Mme Trotter, afin d'exonérer M. Swearingen, dont la culpabilité ne fait pourtant aucun doute aux yeux des autorités du Texas.

M. Shore a par ailleurs récemment tenté de s'attribuer deux autres meurtres non résolus, une manoeuvre considérée comme dilatoire par les procureurs texans.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9719 Thu, 18 Jan 2018 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
La peine de mort en 2017 aux Etats-Unis : 23 exécutions dans 8 Etats https://www.peinedemort.org/document/9685 23 condamnés à mort ont été exécutés en 2017 aux Etats-Unis, tous par injection létale. Ces 23 exécutions capitales ont eu lieu dans 8 Etats : Alabama (3), Arkansas (4), Floride (3), Géorgie (1), Missouri (1), Ohio (2), Texas (7) et Virginie (2). Par ailleurs l'Ohio a suspendu une exécution en cours ne parvenant pas à la mener à bien. Ces 23 exécutions capitales ont eu lieu dans 8 Etats : Alabama (3), Arkansas (4), Floride (3), Géorgie (1), Missouri (1), Ohio (2), Texas (7) et Virginie (2).
Par ailleurs l'Ohio a suspendu une exécution en cours ne parvenant pas à la mener à bien. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9685 Sun, 31 Dec 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Les exécutions de condamnés à mort en légère hausse aux USA https://www.peinedemort.org/document/9665 AUSTIN, Texas, 14 décembre (Reuters) - Le nombre d'exécutions de condamnés à mort a légèrement progressé en 2017 aux Etats-Unis tout en restant nettement inférieur aux pics atteints à la fin des années 1990, montre une étude publiée jeudi. Les Etats-Unis ont exécuté 23 détenus jusqu'à présent en 2017 et aucune exécution n'est plus prévue d'ici la fin de l'année, selon ce rapport du Centre d'information sur la peine de mort (Death Penalty Information Center), une organisation non lucrative. Vingt condamnés avaient été exécutés en 2016, un plus bas depuis 1991. Un maximum avait été atteint en 1999 avec 98 exécutions. Plusieurs facteurs se sont conjugués pour favoriser cette tendance à la baisse observée depuis plusieurs années. De plus en plus d'Etats prévoient des peines de prison à vie en substitution à la peine capitale; les protocoles d'exécution sont contestés en justice; et les laboratoires pharmaceutiques refusent plus fréquemment de fournir les produits utilisés pour exécuter les condamnés. "La tendance à long terme semble constante. Il semble que nous allons rester à un nombre relativement faible d'exécutions et à un nombre relativement faible de nouvelles condamnations à mort", a dit Robert Dunham, directeur exécutif du centre d'information, lors d'une interview téléphonique à Reuters. Depuis que la Cour suprême des Etats-Unis a de nouveau autorisé la peine de mort en 1976, il y a eu 1.465 exécutions, dont 545 pour le seul Texas. Alors que 31 Etats prévoient encore cette peine, le Texas et l'Arkansas ont réalisé à eux deux environ la moitié des exécutions effectuées cette année aux Etats-Unis. Signe que les temps changent néanmoins, le comté de Harris au Texas, qui exécutait par le passé plus de condamnés que tout autre comté aux Etats-Unis, n'en a exécuté aucun en 2017 ni n'a prononcé de condamnation à mort, une première depuis 1974, selon ce rapport. Cette première coïncide avec l'arrivée en janvier d'une nouvelle procureure, la démocrate Kim Ogg, qui se dit favorable à la peine de mort mais entend la réserver au cas les plus extrêmes.
Les Etats-Unis ont exécuté 23 détenus jusqu'à présent en 2017 et aucune exécution n'est plus prévue d'ici la fin de l'année, selon ce rapport du Centre d'information sur la peine de mort (Death Penalty Information Center), une organisation non lucrative.

Vingt condamnés avaient été exécutés en 2016, un plus bas depuis 1991. Un maximum avait été atteint en 1999 avec 98 exécutions.

Plusieurs facteurs se sont conjugués pour favoriser cette tendance à la baisse observée depuis plusieurs années. De plus en plus d'Etats prévoient des peines de prison à vie en substitution à la peine capitale; les protocoles d'exécution sont contestés en justice; et les laboratoires pharmaceutiques refusent plus fréquemment de fournir les produits utilisés pour exécuter les condamnés.

"La tendance à long terme semble constante. Il semble que nous allons rester à un nombre relativement faible d'exécutions et à un nombre relativement faible de nouvelles condamnations à mort", a dit Robert Dunham, directeur exécutif du centre d'information, lors d'une interview téléphonique à Reuters.

Depuis que la Cour suprême des Etats-Unis a de nouveau autorisé la peine de mort en 1976, il y a eu 1.465 exécutions, dont 545 pour le seul Texas.

Alors que 31 Etats prévoient encore cette peine, le Texas et l'Arkansas ont réalisé à eux deux environ la moitié des exécutions effectuées cette année aux Etats-Unis.

Signe que les temps changent néanmoins, le comté de Harris au Texas, qui exécutait par le passé plus de condamnés que tout autre comté aux Etats-Unis, n'en a exécuté aucun en 2017 ni n'a prononcé de condamnation à mort, une première depuis 1974, selon ce rapport.

Cette première coïncide avec l'arrivée en janvier d'une nouvelle procureure, la démocrate Kim Ogg, qui se dit favorable à la peine de mort mais entend la réserver au cas les plus extrêmes. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9665 Thu, 14 Dec 2017 00:00:00 +0100 Reuters
Le Mexique condamne l'exécution d'un de ses ressortissants au Texas https://www.peinedemort.org/document/9624 Washington - L'Etat américain du Texas a exécuté mercredi un Mexicain condamné pour meurtre, malgré la ferme opposition du Mexique et de vives critiques d'experts des Nations unies. "Mexico condamne l'exécution de Ruben Cardenas Ramirez", a immédiatement fait savoir le gouvernement mexicain par le canal de son ambassade à Washington. Le prisonnier de 47 ans a reçu une injection létale et a été déclaré décédé à 22h26 (04h26 GMT jeudi). Il avait été reconnu coupable d'avoir violé et tué sa cousine âgée de 16 ans, en 1997. Son avocat, Greg Kuykendall, a lancé en vain différents recours judiciaires, jusqu'à la Cour suprême à Washington, dans l'espoir d'obtenir un sursis de dernière minute. Mexico, tout comme les Nations unies, avaient pourtant officiellement demandé aux autorités américaines de renoncer à leur projet de mise à mort du prisonnier. Selon le Mexique, où la peine de mort a été officiellement abolie en 2005, M. Cardenas Ramirez s'est vu nier son droit à un avocat et son droit à une assistance consulaire, cette dernière étant pourtant prévue par la Convention de Vienne. "Pour l'Etat du Mexique, il ne s'agit pas d'une question de culpabilité ou d'innocence, mais de respect des droits de l'homme et des règles de justice", avait souligné Carlos Gonzalez Gutierrez, consul général du Mexique au Texas. "Depuis le début de son affaire", avait poursuivi le diplomate dans une tribune publiée par le journal Statesman à Austin, "on lui a refusé le bénéfice de ses droits". "Si l'exécution prévue de M. Cardenas se déroule, le gouvernement américain aura appliqué une peine de mort sans respecter les normes internationales", avaient de leur côté averti Agnès Callamard et Elina Steinerte, deux expertes de l'ONU spécialisées dans les droits de l'homme et les exécutions arbitraires. - 11 jours sans avocat - M. Cardenas Ramirez "n'a pas eu accès à un avocat durant ses 11 premiers jours de détention. A son procès, les procureurs se sont appuyés sur quelques-une des déclarations qu'il a faites lors de cette période", avaient-elles dénoncé. Ce dossier, s'inscrivant dans une phase de tension entre Mexico et Washington autour du projet de Donald Trump d'un mur frontalier anti-clandestins, est venu illustrer le problème des condamnés à mort mexicains aux Etats-Unis. Actuellement 75 ressortissants du Mexique font l'objet de poursuites pénales aux Etats-Unis, qui pourraient déboucher sur une condamnation à la peine capitale, et 54 autres ont déjà été condamnés à la peine de mort. Le gouvernement mexicain a d'ailleurs créé en 2000 un programme d'assistance juridique pour ces détenus encourant la mort aux Etats-Unis, une initiative connue sous l'acronyme de MCLAP. Le Mexique a par ailleurs déposé plainte le 9 janvier 2003 devant la Cour internationale de justice sur le cas de 51 de ses ressortissants, dont M. Cardenas Ramirez, condamnés au châtiment suprême aux Etats-Unis. - Consulat prévenu... ou pas - Dans son jugement le 31 mars 2004 la Cour "a conclu que les Etats-Unis avaient violé leurs obligations découlant de la loi internationale en ne notifiant pas aux autorités mexicaines l'arrestation de 51 de leurs ressortissants", a rappelé le consul Gonzalez Gutierrez. "Monsieur Cardenas Ramirez est le cinquième Mexicain exécuté en violation manifeste de l'arrêt de la Cour internationale de justice", a réagi le gouvernement mexicain. Les défenseurs de Ruben Cardenas Ramirez ont donc plaidé sans effet que l'assistance consulaire était pourtant cruciale. "Nous disposons de statistiques qui montrent que le taux de condamnation à la peine de mort des Mexicains est extrêmement bas quand le consulat mexicain a été convenablement informé et que son équipe d'assistance juridique a pu intervenir", a expliqué à l'AFP Greg Kuykendall. A l'opposé, a-t-il insisté, "dans les quelques cas où le programme d'aide légale du Mexique n'a pu assister ses ressortissants, alors ces personnes ont 100% de chance d'être condamnées à la peine de mort à l'issue de leur procès". Une autre exécution capitale a été pratiquée mercredi aux Etats-Unis, en Floride: Patrick Hannon avait été reconnu coupable d'un double homicide commis en 1991 avec l'aide de deux complices.
"Mexico condamne l'exécution de Ruben Cardenas Ramirez", a immédiatement fait savoir le gouvernement mexicain par le canal de son ambassade à Washington.

Le prisonnier de 47 ans a reçu une injection létale et a été déclaré décédé à 22h26 (04h26 GMT jeudi). Il avait été reconnu coupable d'avoir violé et tué sa cousine âgée de 16 ans, en 1997.


Son avocat, Greg Kuykendall, a lancé en vain différents recours judiciaires, jusqu'à la Cour suprême à Washington, dans l'espoir d'obtenir un sursis de dernière minute.

Mexico, tout comme les Nations unies, avaient pourtant officiellement demandé aux autorités américaines de renoncer à leur projet de mise à mort du prisonnier.


Selon le Mexique, où la peine de mort a été officiellement abolie en 2005, M. Cardenas Ramirez s'est vu nier son droit à un avocat et son droit à une assistance consulaire, cette dernière étant pourtant prévue par la Convention de Vienne.

"Pour l'Etat du Mexique, il ne s'agit pas d'une question de culpabilité ou d'innocence, mais de respect des droits de l'homme et des règles de justice", avait souligné Carlos Gonzalez Gutierrez, consul général du Mexique au Texas.

"Depuis le début de son affaire", avait poursuivi le diplomate dans une tribune publiée par le journal Statesman à Austin, "on lui a refusé le bénéfice de ses droits".

"Si l'exécution prévue de M. Cardenas se déroule, le gouvernement américain aura appliqué une peine de mort sans respecter les normes internationales", avaient de leur côté averti Agnès Callamard et Elina Steinerte, deux expertes de l'ONU spécialisées dans les droits de l'homme et les exécutions arbitraires.

- 11 jours sans avocat -
M. Cardenas Ramirez "n'a pas eu accès à un avocat durant ses 11 premiers jours de détention. A son procès, les procureurs se sont appuyés sur quelques-une des déclarations qu'il a faites lors de cette période", avaient-elles dénoncé.

Ce dossier, s'inscrivant dans une phase de tension entre Mexico et Washington autour du projet de Donald Trump d'un mur frontalier anti-clandestins, est venu illustrer le problème des condamnés à mort mexicains aux Etats-Unis.

Actuellement 75 ressortissants du Mexique font l'objet de poursuites pénales aux Etats-Unis, qui pourraient déboucher sur une condamnation à la peine capitale, et 54 autres ont déjà été condamnés à la peine de mort.

Le gouvernement mexicain a d'ailleurs créé en 2000 un programme d'assistance juridique pour ces détenus encourant la mort aux Etats-Unis, une initiative connue sous l'acronyme de MCLAP.

Le Mexique a par ailleurs déposé plainte le 9 janvier 2003 devant la Cour internationale de justice sur le cas de 51 de ses ressortissants, dont M. Cardenas Ramirez, condamnés au châtiment suprême aux Etats-Unis.

- Consulat prévenu... ou pas -

Dans son jugement le 31 mars 2004 la Cour "a conclu que les Etats-Unis avaient violé leurs obligations découlant de la loi internationale en ne notifiant pas aux autorités mexicaines l'arrestation de 51 de leurs ressortissants", a rappelé le consul Gonzalez Gutierrez.

"Monsieur Cardenas Ramirez est le cinquième Mexicain exécuté en violation manifeste de l'arrêt de la Cour internationale de justice", a réagi le gouvernement mexicain.

Les défenseurs de Ruben Cardenas Ramirez ont donc plaidé sans effet que l'assistance consulaire était pourtant cruciale.

"Nous disposons de statistiques qui montrent que le taux de condamnation à la peine de mort des Mexicains est extrêmement bas quand le consulat mexicain a été convenablement informé et que son équipe d'assistance juridique a pu intervenir", a expliqué à l'AFP Greg Kuykendall.

A l'opposé, a-t-il insisté, "dans les quelques cas où le programme d'aide légale du Mexique n'a pu assister ses ressortissants, alors ces personnes ont 100% de chance d'être condamnées à la peine de mort à l'issue de leur procès".

Une autre exécution capitale a été pratiquée mercredi aux Etats-Unis, en Floride: Patrick Hannon avait été reconnu coupable d'un double homicide commis en 1991 avec l'aide de deux complices. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9624 Thu, 09 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Le Mexique s'oppose à une exécution prévue au Texas https://www.peinedemort.org/document/9621 L'État américain du Texas se préparait mercredi à exécuter un Mexicain condamné pour meurtre, une initiative suscitant une ferme opposition du Mexique et de vives critiques d'experts des Nations unies. Ruben Cardenas Ramirez, 47 ans, doit recevoir une injection létale à 18h. Il avait été reconnu coupable d'avoir en 1997 violé et tué sa cousine âgée de 16 ans. Son avocat, Greg Kuykendall, a confié à l'AFP son intention de lancer différents recours judiciaires jusqu'à l'heure fatidique, dans l'espoir d'obtenir un sursis de dernière minute. Le Mexique, où la peine de mort a été officiellement abolie en 2005, affirme que M. Cardenas Ramirez s'est vu nier son droit à un avocat et son droit à une assistance consulaire, cette dernière étant pourtant prévue par la Convention de Vienne. «Pour l'État du Mexique, il ne s'agit pas d'une question de culpabilité ou d'innocence, mais de respect des droits de l'homme et des règles de justice», a souligné Carlos Gonzalez Gutierrez, consul général du Mexique au Texas. «Depuis le début de son affaire», a poursuivi le diplomate dans une tribune publiée par le journal Statesman à Austin, «on lui a refusé le bénéfice de ses droits». Mexico et les Nations unies ont officiellement demandé aux autorités américaines de renoncer à leur projet de mise à mort du prisonnier. «Si l'exécution prévue de M. Cardenas se déroule, le gouvernement américain aura appliqué une peine de mort sans respecter les normes internationales», ont averti Agnès Callamard et Elina Steinerte, deux expertes de l'ONU spécialisées dans les droits de l'homme et les exécutions arbitraires. M. Cardenas Ramirez «n'a pas eu accès à un avocat durant ses 11 premiers jours de détention. À son procès, les procureurs se sont appuyés sur quelques-unes des déclarations qu'il a faites lors de cette période», ont-elles dénoncé. Ce dossier, s'inscrivant dans une phase de tension entre Mexico et Washington autour du projet de Donald Trump d'un mur frontalier anti-clandestins, vient illustrer le problème des condamnés à mort mexicains aux États-Unis. Actuellement 75 ressortissants du Mexique font l'objet de poursuites pénales aux États-Unis qui pourraient déboucher sur une condamnation à la peine capitale et 54 autres ont déjà été condamnés à la peine de mort. Le gouvernement mexicain a d'ailleurs créé en 2000 un programme d'assistance juridique pour ces détenus encourant la mort aux États-Unis, une initiative connue sous l'acronyme de MCLAP. Le Mexique a par ailleurs déposé plainte le 9 janvier 2003 devant la Cour internationale de justice sur le cas de 51 de ses ressortissants, dont M. Cardenas Ramirez, condamné au châtiment suprême aux États-Unis. Dans son jugement rendu le 31 mars 2004 la Cour «a conclu que les États-Unis avaient violé leurs obligations découlant de la loi internationale en ne notifiant pas aux autorités mexicaines l'arrestation de 51 de ses ressortissants», a rappelé le consul Gonzalez Gutierrez. Les défenseurs de Ruben Cardenas Ramirez font valoir que l'assistance consulaire est pourtant cruciale. «Nous disposons de statistiques qui montrent que le taux de condamnation à la peine de mort des Mexicains est extrêmement bas quand le consulat mexicain a été convenablement informé et que son équipe d'assistance juridique a pu intervenir», souligne Greg Kuykendall. À l'opposé, insiste-t-il, «dans les quelques cas où le programme d'aide légale du Mexique n'a pu assister ses ressortissants, alors ces personnes ont 100% de chance d'être condamnées à la peine de mort à l'issue de leur procès». Une autre exécution capitale était prévue mercredi aux États-Unis, en Floride: Patrick Hannon a été reconnu coupable d'un double homicide commis en 1991 avec l'aide de deux complices.
Ruben Cardenas Ramirez, 47 ans, doit recevoir une injection létale à 18h. Il avait été reconnu coupable d'avoir en 1997 violé et tué sa cousine âgée de 16 ans.

Son avocat, Greg Kuykendall, a confié à l'AFP son intention de lancer différents recours judiciaires jusqu'à l'heure fatidique, dans l'espoir d'obtenir un sursis de dernière minute.

Le Mexique, où la peine de mort a été officiellement abolie en 2005, affirme que M. Cardenas Ramirez s'est vu nier son droit à un avocat et son droit à une assistance consulaire, cette dernière étant pourtant prévue par la Convention de Vienne.


«Pour l'État du Mexique, il ne s'agit pas d'une question de culpabilité ou d'innocence, mais de respect des droits de l'homme et des règles de justice», a souligné Carlos Gonzalez Gutierrez, consul général du Mexique au Texas.

«Depuis le début de son affaire», a poursuivi le diplomate dans une tribune publiée par le journal Statesman à Austin, «on lui a refusé le bénéfice de ses droits».

Mexico et les Nations unies ont officiellement demandé aux autorités américaines de renoncer à leur projet de mise à mort du prisonnier.

«Si l'exécution prévue de M. Cardenas se déroule, le gouvernement américain aura appliqué une peine de mort sans respecter les normes internationales», ont averti Agnès Callamard et Elina Steinerte, deux expertes de l'ONU spécialisées dans les droits de l'homme et les exécutions arbitraires.

M. Cardenas Ramirez «n'a pas eu accès à un avocat durant ses 11 premiers jours de détention. À son procès, les procureurs se sont appuyés sur quelques-unes des déclarations qu'il a faites lors de cette période», ont-elles dénoncé.

Ce dossier, s'inscrivant dans une phase de tension entre Mexico et Washington autour du projet de Donald Trump d'un mur frontalier anti-clandestins, vient illustrer le problème des condamnés à mort mexicains aux États-Unis.

Actuellement 75 ressortissants du Mexique font l'objet de poursuites pénales aux États-Unis qui pourraient déboucher sur une condamnation à la peine capitale et 54 autres ont déjà été condamnés à la peine de mort.

Le gouvernement mexicain a d'ailleurs créé en 2000 un programme d'assistance juridique pour ces détenus encourant la mort aux États-Unis, une initiative connue sous l'acronyme de MCLAP.

Le Mexique a par ailleurs déposé plainte le 9 janvier 2003 devant la Cour internationale de justice sur le cas de 51 de ses ressortissants, dont M. Cardenas Ramirez, condamné au châtiment suprême aux États-Unis.

Dans son jugement rendu le 31 mars 2004 la Cour «a conclu que les États-Unis avaient violé leurs obligations découlant de la loi internationale en ne notifiant pas aux autorités mexicaines l'arrestation de 51 de ses ressortissants», a rappelé le consul Gonzalez Gutierrez.

Les défenseurs de Ruben Cardenas Ramirez font valoir que l'assistance consulaire est pourtant cruciale.

«Nous disposons de statistiques qui montrent que le taux de condamnation à la peine de mort des Mexicains est extrêmement bas quand le consulat mexicain a été convenablement informé et que son équipe d'assistance juridique a pu intervenir», souligne Greg Kuykendall.

À l'opposé, insiste-t-il, «dans les quelques cas où le programme d'aide légale du Mexique n'a pu assister ses ressortissants, alors ces personnes ont 100% de chance d'être condamnées à la peine de mort à l'issue de leur procès».

Une autre exécution capitale était prévue mercredi aux États-Unis, en Floride: Patrick Hannon a été reconnu coupable d'un double homicide commis en 1991 avec l'aide de deux complices.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9621 Wed, 08 Nov 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
Des avocats tentent de freiner l'exécution d'un Mexicain au Texas https://www.peinedemort.org/document/9622 Les avocats d'un citoyen mexicain dans le couloir de la mort, au Texas, se tournent vers la Cour suprême et plusieurs cours d'appel fédérales pour tenter par tous les moyens de freiner son exécution, prévue mercredi soir. Ruben Ramirez Cardenas a été condamné à la peine capitale pour l'enlèvement et le meurtre de sa cousine adolescente, il y a plus de 20 ans. Aujourd'hui âgé de 47 ans, le condamné était passé aux aveux devant les policiers. Il s'agirait du septième détenu à être exécuté cette année au Texas, l'État américain ayant plus souvent recours à la peine de mort. Tard mardi, ses avocats ont intenté une poursuite en affirmant que le droit de leur client à un procès équitable avait été violé par les autorités texanes, qui refusent de soumettre les preuves à d'autres tests d'ADN. Les procureurs de l'État objectent que le détenu ne peut pas démontrer comment des analyses plus poussées pourraient l'innocenter. Cette demande vise seulement à étirer les procédures, font-ils valoir. Les avocats de Ruben Ramirez Cardenas ont également saisi la Cour suprême de l'affaire, le jour même de l'exécution. L'avocate Maurie Levin a engagé une autre poursuite judiciaire mardi, signalant qu'on lui refuse l'accès à la salle d'exécution. Un porte-parole du département texan de justice pénale explique que Ruben Ramirez Cardenas n'avait tout simplement pas demandé à ce qu'elle soit présente avant mercredi. Me Levin avait également contesté la peine de son client en reprochant aux autorités de ne pas l'avoir informé qu'il avait droit à une aide consulaire. Étant né au Mexique, un pays où la peine de mort a été abolie, Ruben Ramirez Cardenas aurait pu obtenir un soutien légal du consulat mexicain au moment de son arrestation, en vertu de la Convention de Vienne sur les relations consulaires. Les tribunaux ont cependant déjà donné le feu vert à des exécutions dans des cas où la Convention aurait été violée.
Ruben Ramirez Cardenas a été condamné à la peine capitale pour l'enlèvement et le meurtre de sa cousine adolescente, il y a plus de 20 ans.

Aujourd'hui âgé de 47 ans, le condamné était passé aux aveux devant les policiers.

Il s'agirait du septième détenu à être exécuté cette année au Texas, l'État américain ayant plus souvent recours à la peine de mort.

Tard mardi, ses avocats ont intenté une poursuite en affirmant que le droit de leur client à un procès équitable avait été violé par les autorités texanes, qui refusent de soumettre les preuves à d'autres tests d'ADN.

Les procureurs de l'État objectent que le détenu ne peut pas démontrer comment des analyses plus poussées pourraient l'innocenter. Cette demande vise seulement à étirer les procédures, font-ils valoir.

Les avocats de Ruben Ramirez Cardenas ont également saisi la Cour suprême de l'affaire, le jour même de l'exécution.

L'avocate Maurie Levin a engagé une autre poursuite judiciaire mardi, signalant qu'on lui refuse l'accès à la salle d'exécution. Un porte-parole du département texan de justice pénale explique que Ruben Ramirez Cardenas n'avait tout simplement pas demandé à ce qu'elle soit présente avant mercredi.

Me Levin avait également contesté la peine de son client en reprochant aux autorités de ne pas l'avoir informé qu'il avait droit à une aide consulaire.

Étant né au Mexique, un pays où la peine de mort a été abolie, Ruben Ramirez Cardenas aurait pu obtenir un soutien légal du consulat mexicain au moment de son arrestation, en vertu de la Convention de Vienne sur les relations consulaires.

Les tribunaux ont cependant déjà donné le feu vert à des exécutions dans des cas où la Convention aurait été violée.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9622 Wed, 08 Nov 2017 00:00:00 +0100 Associated Press - AP
Nouvelle exécution au Texas d'un ressortissant mexicain en violation du droit international https://www.peinedemort.org/document/9627 Le Texas exécute le ressortissant mexicain Ramiro Hernández-Llanas, en violation de l'application de la Convention de Vienne sur les relations consulaires et malgré la demande de sursis de la Commission interaméricaine des droits de l'homme. En 2004, la Cour Internationale de Justice avait reconnu, dans son arrêt "Avena et autres ressortissants mexicains (Mexique c. Etats-Unis d'Amérique)" la violation des droits de 51 Mexicains dans les couloirs de la mort de prisons américaines, parce qu'ils n'avaient pas été informés de leur droit à une assistance consulaire, prévue à l'article 36 de la Convention de Vienne. Les Etats-Unis d'Amérique étaient tenus de procéder au réexamen et à la révision des verdicts de culpabilité rendus et des peines prononcées contre ces condamnés à mort mexicains, ce qu'ils n'ont pas fait. Comme pour quatre précédents cas de ressortissants mexicains, en 2008, 2011 et 2014, le Texas a procédé à l'exécution sans prendre en compte les pressants appels internationaux à surseoir à l'exécution.
En 2004, la Cour Internationale de Justice avait reconnu, dans son arrêt "Avena et autres ressortissants mexicains (Mexique c. Etats-Unis d'Amérique)" la violation des droits de 51 Mexicains dans les couloirs de la mort de prisons américaines, parce qu'ils n'avaient pas été informés de leur droit à une assistance consulaire, prévue à l'article 36 de la Convention de Vienne.
Les Etats-Unis d'Amérique étaient tenus de procéder au réexamen et à la révision des verdicts de culpabilité rendus et des peines prononcées contre ces condamnés à mort mexicains, ce qu'ils n'ont pas fait.

Comme pour quatre précédents cas de ressortissants mexicains, en 2008, 2011 et 2014, le Texas a procédé à l'exécution sans prendre en compte les pressants appels internationaux à surseoir à l'exécution.
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https://www.peinedemort.org/document/9627 Wed, 08 Nov 2017 00:00:00 +0100 Sophie Fotiadi
Le problème du mauvais avocat devant la justice américaine https://www.peinedemort.org/document/9611 En Amérique, la peine de mort est infligée "non pas aux pires meurtriers, mais à ceux qui ont les pires avocats", selon le pénaliste Stephen Bright: un dossier examiné lundi par la Cour suprême vient illustrer cette dérive du principe d'égalité des citoyens devant la justice. Carlos Ayestas, un homme d'origine hondurienne, a été condamné à la peine capitale pour avoir, en compagnie de deux complices, ligoté et battu à mort une femme de 67 ans dont ils cambriolaient le domicile en 1995. Selon ses défenseurs, le meurtrier avait un lourd passif: alcoolique depuis l'adolescence, toxicomane, victime de traumatismes crâniens, il souffrait de graves troubles psychiques. Il a été jugé dans le comté de Harris, au Texas, qui détient le record absolu des exécutions aux Etats-Unis. A lui seul ce comté a davantage exécuté que chacun des autres Etats américains appliquant la peine de mort. C'est la troisième fois en un an qu'un dossier concernant le comté de Harris, réputé ultra-répressif, arrive devant la Cour suprême des Etats-Unis, pays pourtant composé de quelque 3.000 comtés. "Cela montre qu'il y a là un problème", commente le juriste Robert Dunham: "De comté faisant figure d'exception, on est en train de passer à un comté hors-la-loi". Le code pénal américain stipule qu'un accusé sans ressources a droit à un avocat, à des moyens "nécessaires raisonnablement" pour sa défense, notamment pour financer des actes d'enquête susceptibles d'établir des circonstances atténuant la gravité de ses actes. Dans le cas de M. Ayestas, "l'avocat à son procès n'a rien fait durant un an et demi, jusqu'à environ un mois avant l'audience", souligne Lee Kovarsky, chargé de plaider pour le prisonnier à la Cour suprême. - Pas d'expertise mentale - "Un avocat sérieux doit vérifier l'histoire de son client sur le plan social, obtenir une expertise de sa santé mentale et rechercher quelle est la meilleure circonstance atténuante à exploiter. Rien de tout cela ne s'est produit". Une fois établie la culpabilité de Carlos Ayestas, ajoute-t-il, il aurait fallu se poser la question suivante avant de fixer la peine: "Fait-il partie des pires parmi les pires, mérite-t-il la peine de mort au regard des circonstances de sa vie?" Comme le rappelle Brandon Garrett, professeur à la Virginia School of Law, "le premier rôle de l'avocat d'un accusé encourant la peine capitale est de présenter au jury une raison de ne pas le condamner à mort". Mais, pour M. Ayestas, "rien de surprenant qu'il n'ait fallu que 12 minutes au jury pour décider de le condamner à mort, ils n'avaient aucune raison de ne pas le faire". Pour réparer les défenses défaillantes assurées par un avocat, il existe aux Etats-Unis la procédure d'habeas corpus, qui permet à une personne détenue de contester la condamnation prononcée contre elle au motif que cette condamnation a été obtenue en violation de ses droits constitutionnels. Mais, au Texas, la loi complique les choses pour les détenus, imposant aux avocats de prouver de façon préliminaire que la sentence aurait été différente si l'accusé avait été mieux représenté. - Bien défendre a un coût - Or, explique l'experte Emily Olson-Gault, "pour défendre les condamnés à mort il faut une équipe. Un avocat tout seul n'est pas suffisant", d'autant plus sans moyens financiers. En clair, il faut des travailleurs sociaux établissant une relation de confiance avec le détenu, pour que celui-ci se confie sur les éventuels traumatismes qu'il a subis, il faut des enquêteurs, il faut de l'argent pour des expertises médicales: autant d'éléments que le Texas a refusés dans le cas de M. Ayestas. Ses avocats espèrent donc que la Cour suprême à Washington réaffirmera avec force que les arguments de défense dont Carlos Ayestas a été privé étaient "nécessaires raisonnablement" pour lui trouver d'éventuelles circonstances atténuantes. L'expérience prouve notamment que les jurys sont sensibles aux arguments de santé mentale, même face aux crimes les plus barbares. Ainsi James Holmes, auteur d'un carnage en 2012 dans un cinéma dans le Colorado où il avait ouvert le feu sur les spectateurs, a échappé à la peine de mort, présentant des signes de démence.
Carlos Ayestas, un homme d'origine hondurienne, a été condamné à la peine capitale pour avoir, en compagnie de deux complices, ligoté et battu à mort une femme de 67 ans dont ils cambriolaient le domicile en 1995.

Selon ses défenseurs, le meurtrier avait un lourd passif: alcoolique depuis l'adolescence, toxicomane, victime de traumatismes crâniens, il souffrait de graves troubles psychiques.

Il a été jugé dans le comté de Harris, au Texas, qui détient le record absolu des exécutions aux Etats-Unis. A lui seul ce comté a davantage exécuté que chacun des autres Etats américains appliquant la peine de mort.

C'est la troisième fois en un an qu'un dossier concernant le comté de Harris, réputé ultra-répressif, arrive devant la Cour suprême des Etats-Unis, pays pourtant composé de quelque 3.000 comtés.

"Cela montre qu'il y a là un problème", commente le juriste Robert Dunham: "De comté faisant figure d'exception, on est en train de passer à un comté hors-la-loi".

Le code pénal américain stipule qu'un accusé sans ressources a droit à un avocat, à des moyens "nécessaires raisonnablement" pour sa défense, notamment pour financer des actes d'enquête susceptibles d'établir des circonstances atténuant la gravité de ses actes.

Dans le cas de M. Ayestas, "l'avocat à son procès n'a rien fait durant un an et demi, jusqu'à environ un mois avant l'audience", souligne Lee Kovarsky, chargé de plaider pour le prisonnier à la Cour suprême.

- Pas d'expertise mentale -

"Un avocat sérieux doit vérifier l'histoire de son client sur le plan social, obtenir une expertise de sa santé mentale et rechercher quelle est la meilleure circonstance atténuante à exploiter. Rien de tout cela ne s'est produit".

Une fois établie la culpabilité de Carlos Ayestas, ajoute-t-il, il aurait fallu se poser la question suivante avant de fixer la peine: "Fait-il partie des pires parmi les pires, mérite-t-il la peine de mort au regard des circonstances de sa vie?"

Comme le rappelle Brandon Garrett, professeur à la Virginia School of Law, "le premier rôle de l'avocat d'un accusé encourant la peine capitale est de présenter au jury une raison de ne pas le condamner à mort".

Mais, pour M. Ayestas, "rien de surprenant qu'il n'ait fallu que 12 minutes au jury pour décider de le condamner à mort, ils n'avaient aucune raison de ne pas le faire".

Pour réparer les défenses défaillantes assurées par un avocat, il existe aux Etats-Unis la procédure d'habeas corpus, qui permet à une personne détenue de contester la condamnation prononcée contre elle au motif que cette condamnation a été obtenue en violation de ses droits constitutionnels.

Mais, au Texas, la loi complique les choses pour les détenus, imposant aux avocats de prouver de façon préliminaire que la sentence aurait été différente si l'accusé avait été mieux représenté.

- Bien défendre a un coût -

Or, explique l'experte Emily Olson-Gault, "pour défendre les condamnés à mort il faut une équipe. Un avocat tout seul n'est pas suffisant", d'autant plus sans moyens financiers.

En clair, il faut des travailleurs sociaux établissant une relation de confiance avec le détenu, pour que celui-ci se confie sur les éventuels traumatismes qu'il a subis, il faut des enquêteurs, il faut de l'argent pour des expertises médicales: autant d'éléments que le Texas a refusés dans le cas de M. Ayestas.

Ses avocats espèrent donc que la Cour suprême à Washington réaffirmera avec force que les arguments de défense dont Carlos Ayestas a été privé étaient "nécessaires raisonnablement" pour lui trouver d'éventuelles circonstances atténuantes.

L'expérience prouve notamment que les jurys sont sensibles aux arguments de santé mentale, même face aux crimes les plus barbares.

Ainsi James Holmes, auteur d'un carnage en 2012 dans un cinéma dans le Colorado où il avait ouvert le feu sur les spectateurs, a échappé à la peine de mort, présentant des signes de démence.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9611 Mon, 30 Oct 2017 00:00:00 +0100 Agence mondiale d'information - AFP
L'exécution au Texas d'un tueur en série reportée in extremis https://www.peinedemort.org/document/9598 Washington - L'Etat américain du Texas a reporté mercredi l'exécution d'un tueur en série, quelques heures seulement avant sa mise à mort, afin d'étudier des éléments pouvant le lier à un meurtre pour lequel un autre condamné est déjà dans les couloirs de la mort. Anthony Shore, 55 ans, surnommé le "Tourniquet killer" (le "tueur au garrot"), devait recevoir mercredi soir une injection létale dans sa prison au nord de Houston. Mais les procureurs texans craignaient que ce tueur en série, responsable du meurtre de quatre filles et jeunes femmes de 9 ans à 21 ans, ne s'accuse dans une lettre posthume d'un cinquième meurtre pour disculper un autre prisonnier et remettre ainsi en cause l'exécution de celui-ci. Ce dernier, Larry Swearingen, a été condamné pour le meurtre d'une jeune femme de 19 ans, Melissa Trotter, en 1998, et doit être exécuté le 18 novembre. "Nous demeurons absolument certains de la culpabilité de Swearingen", a écrit le procureur du Texas Brett Ligon au gouverneur Greg Abbott. Anthony Shore, père de famille, présenté comme particulièrement doué en musique, a avoué avoir violé et étranglé plusieurs filles et jeunes femmes d'origine hispanique sur une période d'une décennie. Son arrestation est intervenue huit ans après son dernier crime connu, le meurtre en 1995 d'une adolescente de 16 ans, Dana Sanchez. Anthony Shore a aussi assassiné une fillette de 9 ans, Diana Rebollar, et une autre adolescente, Laurie Tremblay, âgée de 14 ans. Mais c'est le viol et le meurtre en 1992 d'une jeune fille de 21 ans, Maria del Carmen Estrada, qui lui a valu sa condamnation à mort. Durant toutes ces années, Anthony Shore a mené une existence normale en apparence, travaillant, élevant ses filles et jouant dans des clubs de jazz. Ses proches avaient toutefois noté des éléments perturbants chez lui, notamment la fascination que semblait exercer sur lui la nuque de ses compagnes. A la fin des années 1990, il avait plaidé coupable d'agressions sexuelles sur ses filles et avait été enregistré sur le fichier des délinquants sexuels, les autorités prélevant son ADN. Des années plus tard, les policiers ont établi une correspondance entre son profil ADN et des fragments de matière prélevés sous les ongles du cadavre de Maria del Carmen Estrada. Placé en garde à vue, le suspect avait avoué ce meurtre ainsi que les autres. Après avoir demandé à être condamné à la peine de mort lors de son procès, Anthony Shore s'est ravisé durant sa détention et a passé ces dernières années à lancer des recours pour repousser la sentence.
Anthony Shore, 55 ans, surnommé le "Tourniquet killer" (le "tueur au garrot"), devait recevoir mercredi soir une injection létale dans sa prison au nord de Houston.

Mais les procureurs texans craignaient que ce tueur en série, responsable du meurtre de quatre filles et jeunes femmes de 9 ans à 21 ans, ne s'accuse dans une lettre posthume d'un cinquième meurtre pour disculper un autre prisonnier et remettre ainsi en cause l'exécution de celui-ci.

Ce dernier, Larry Swearingen, a été condamné pour le meurtre d'une jeune femme de 19 ans, Melissa Trotter, en 1998, et doit être exécuté le 18 novembre.

"Nous demeurons absolument certains de la culpabilité de Swearingen", a écrit le procureur du Texas Brett Ligon au gouverneur Greg Abbott.

Anthony Shore, père de famille, présenté comme particulièrement doué en musique, a avoué avoir violé et étranglé plusieurs filles et jeunes femmes d'origine hispanique sur une période d'une décennie.

Son arrestation est intervenue huit ans après son dernier crime connu, le meurtre en 1995 d'une adolescente de 16 ans, Dana Sanchez.

Anthony Shore a aussi assassiné une fillette de 9 ans, Diana Rebollar, et une autre adolescente, Laurie Tremblay, âgée de 14 ans. Mais c'est le viol et le meurtre en 1992 d'une jeune fille de 21 ans, Maria del Carmen Estrada, qui lui a valu sa condamnation à mort.

Durant toutes ces années, Anthony Shore a mené une existence normale en apparence, travaillant, élevant ses filles et jouant dans des clubs de jazz.

Ses proches avaient toutefois noté des éléments perturbants chez lui, notamment la fascination que semblait exercer sur lui la nuque de ses compagnes.

A la fin des années 1990, il avait plaidé coupable d'agressions sexuelles sur ses filles et avait été enregistré sur le fichier des délinquants sexuels, les autorités prélevant son ADN.

Des années plus tard, les policiers ont établi une correspondance entre son profil ADN et des fragments de matière prélevés sous les ongles du cadavre de Maria del Carmen Estrada.

Placé en garde à vue, le suspect avait avoué ce meurtre ainsi que les autres. Après avoir demandé à être condamné à la peine de mort lors de son procès, Anthony Shore s'est ravisé durant sa détention et a passé ces dernières années à lancer des recours pour repousser la sentence.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9598 Thu, 19 Oct 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Le Texas exécute un homme emprisonné depuis l'âge de 15 ans https://www.peinedemort.org/document/9590 L'Etat américain du Texas a exécuté jeudi un homme condamné pour le meurtre d'un gardien de prison, malgré l'absence de preuves matérielles établissant l'implication directe du détenu dans cet homicide. Robert Pruett, 38 ans, n'aura pas vécu un seul jour de sa vie d'adulte hors d'une prison. Il a été exécuté à 18H46 locales (23h46 GMT), une heure environ après que la Cour suprême des Etats-Unis a rejeté les ultimes recours en clémence lancés par ses avocats. "Je veux juste dire à tout le monde ici que je vous aime tellement. J'ai fait du mal à beaucoup de gens et beaucoup m'ont fait du mal", a-t-il confié dans sa dernière déclaration. "J'ai dû apprendre les leçons de la vie à la dure. Un jour, on n'aura plus besoin de faire du mal aux gens", a-t-il poursuivi avant de dire ses adieux, selon un communiqué du département de la Justice pénale du Texas. Robert Pruett n'avait que 15 ans quand il a été arrêté pour complicité d'un homicide commis par son père. Il avait alors été condamné à une peine de 99 ans derrière les barreaux, selon une loi très controversée du Texas qui fait encourir une sanction identique au principal acteur d'un homicide et à ses complices. Cette sentence équivalant à une réclusion à perpétuité a été critiquée comme illustrant un système pénal ultra-répressif, n'offrant aucun espoir à un adolescent à l'enfance ballottée entre une mère toxicomane et un père souvent emprisonné. Robert Pruett avait commencé à l'âge de sept ans à consommer des stupéfiants, et il en vendait dès l'école primaire. Tout en étant mineur, il avait été incarcéré dans une prison pour adultes. A l'âge de 20 ans, il s'est retrouvé accusé du meurtre d'un agent pénitentiaire. Daniel Nagle avait été retrouvé baignant dans son sang, poignardé avec une tige de métal. Il venait d'écrire un rapport disciplinaire sur Robert Pruett, qui a toujours clamé son innocence. Les procureurs ont assuré que Pruett avait tué le gardien en représailles de ce rapport défavorable. Le détenu affirme de son côté avoir été victime d'un coup monté par des agents corrompus et d'autres prisonniers. Depuis 2013, Robert Pruett a échappé à plusieurs reprises à une exécution programmée, en exigeant des analyses ADN sur les vêtements, l'arme du crime et le rapport disciplinaire déchiré. Ces analyses se sont révélées non concluantes et n'ont pas prouvé la présence de Pruett sur le théâtre de l'homicide du gardien Nagle. Les résultats n'ont toutefois pas été jugés suffisamment probants pour remettre en question le verdict. La famille de Daniel Nagle a réagi à l'annonce de l'exécution à travers sa soeur Nora Oyler, citée dans le communiqué des autorités texanes: "Même si cela fait 18 ans qu'on nous l'a enlevé, Daniel nous manque encore chaque jour et l'exécution ne diminuera en aucune façon notre perte. Nous avons choisi de passer ce moment loin des médias pour pouvoir célébrer la vie de Daniel et non pas la tragédie de sa mort".
Robert Pruett, 38 ans, n'aura pas vécu un seul jour de sa vie d'adulte hors d'une prison. Il a été exécuté à 18H46 locales (23h46 GMT), une heure environ après que la Cour suprême des Etats-Unis a rejeté les ultimes recours en clémence lancés par ses avocats.

"Je veux juste dire à tout le monde ici que je vous aime tellement. J'ai fait du mal à beaucoup de gens et beaucoup m'ont fait du mal", a-t-il confié dans sa dernière déclaration.

"J'ai dû apprendre les leçons de la vie à la dure. Un jour, on n'aura plus besoin de faire du mal aux gens", a-t-il poursuivi avant de dire ses adieux, selon un communiqué du département de la Justice pénale du Texas.

Robert Pruett n'avait que 15 ans quand il a été arrêté pour complicité d'un homicide commis par son père.

Il avait alors été condamné à une peine de 99 ans derrière les barreaux, selon une loi très controversée du Texas qui fait encourir une sanction identique au principal acteur d'un homicide et à ses complices.

Cette sentence équivalant à une réclusion à perpétuité a été critiquée comme illustrant un système pénal ultra-répressif, n'offrant aucun espoir à un adolescent à l'enfance ballottée entre une mère toxicomane et un père souvent emprisonné.

Robert Pruett avait commencé à l'âge de sept ans à consommer des stupéfiants, et il en vendait dès l'école primaire. Tout en étant mineur, il avait été incarcéré dans une prison pour adultes.

A l'âge de 20 ans, il s'est retrouvé accusé du meurtre d'un agent pénitentiaire. Daniel Nagle avait été retrouvé baignant dans son sang, poignardé avec une tige de métal. Il venait d'écrire un rapport disciplinaire sur Robert Pruett, qui a toujours clamé son innocence.

Les procureurs ont assuré que Pruett avait tué le gardien en représailles de ce rapport défavorable. Le détenu affirme de son côté avoir été victime d'un coup monté par des agents corrompus et d'autres prisonniers.

Depuis 2013, Robert Pruett a échappé à plusieurs reprises à une exécution programmée, en exigeant des analyses ADN sur les vêtements, l'arme du crime et le rapport disciplinaire déchiré.

Ces analyses se sont révélées non concluantes et n'ont pas prouvé la présence de Pruett sur le théâtre de l'homicide du gardien Nagle. Les résultats n'ont toutefois pas été jugés suffisamment probants pour remettre en question le verdict.

La famille de Daniel Nagle a réagi à l'annonce de l'exécution à travers sa soeur Nora Oyler, citée dans le communiqué des autorités texanes: "Même si cela fait 18 ans qu'on nous l'a enlevé, Daniel nous manque encore chaque jour et l'exécution ne diminuera en aucune façon notre perte. Nous avons choisi de passer ce moment loin des médias pour pouvoir célébrer la vie de Daniel et non pas la tragédie de sa mort". ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9590 Fri, 13 Oct 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Un condamné à mort exécuté par injection létale au Texas https://www.peinedemort.org/document/9591 AUSTIN, Texas (Reuters) - Condamné à mort pour avoir tué un surveillant pénitentiaire en 1999, Robert Pruett, 38 ans, a été exécuté jeudi à la prison de Huntsville, au Texas. Selon les autorités texanes, le condamné est mort à 18h46 (23h46 GMT) après avoir subi une injection létale. Robert Pruett est le 544e condamné à mort à recevoir la peine capitale au Texas depuis 1976, année du rétablissement de la peine de mort. Une heure avant l'heure prévue de l'exécution, la Cour suprême avait rejeté un ultime recours. La décision n'a pas été motivée. Incarcéré alors qu'il était encore mineur, Robert Pruett purgeait une peine de 99 ans pour sa complicité dans un meurtre commis par son père lorsqu'il a tué un surveillant.
Selon les autorités texanes, le condamné est mort à 18h46 (23h46 GMT) après avoir subi une injection létale.

Robert Pruett est le 544e condamné à mort à recevoir la peine capitale au Texas depuis 1976, année du rétablissement de la peine de mort.

Une heure avant l'heure prévue de l'exécution, la Cour suprême avait rejeté un ultime recours. La décision n'a pas été motivée.

Incarcéré alors qu'il était encore mineur, Robert Pruett purgeait une peine de 99 ans pour sa complicité dans un meurtre commis par son père lorsqu'il a tué un surveillant.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9591 Fri, 13 Oct 2017 00:00:00 +0200 Reuters
Texas. Harvey offre un sursis inespéré à un condamné à mort https://www.peinedemort.org/document/9544 S'il a fait au moins une dizaine de morts en ravageant le Texas, l'ouragan Harvey aura en même temps permis de rallonger de quelques mois la durée de vie d'un condamné à la peine capitale, qui ne sera pas exécuté la semaine prochaine. Il était prévu que Juan Castillo reçoive une injection létale jeudi 7 septembre, mais un juge a pris mercredi une ordonnance repoussant l'exécution au 14 décembre en raison de la catastrophe climatique. Plusieurs des avocats du prisonnier résident en effet dans le comté texan de Harris, actuellement en proie à des inondations d'ampleur historique. Prenant acte de cette situation, le bureau du procureur de Bexar, un autre comté incluant la ville de San Antonio, a de lui-même demandé ce report. Le magistrat Jefferson Moore a répondu favorablement à la demande, offrant trois mois de réclusion supplémentaire au détenu, qui a déjà passé plus d'une décennie derrière les barreaux. M. Castillo avait été reconnu coupable d'avoir dévalisé et tué par balle en décembre 2003 un jeune rappeur de la région, Tommy Garcia. Le Texas est l'État américain qui a procédé au plus grand nombre d'exécutions depuis 40 ans.
Il était prévu que Juan Castillo reçoive une injection létale jeudi 7 septembre, mais un juge a pris mercredi une ordonnance repoussant l'exécution au 14 décembre en raison de la catastrophe climatique.

Plusieurs des avocats du prisonnier résident en effet dans le comté texan de Harris, actuellement en proie à des inondations d'ampleur historique. Prenant acte de cette situation, le bureau du procureur de Bexar, un autre comté incluant la ville de San Antonio, a de lui-même demandé ce report.

Le magistrat Jefferson Moore a répondu favorablement à la demande, offrant trois mois de réclusion supplémentaire au détenu, qui a déjà passé plus d'une décennie derrière les barreaux.

M. Castillo avait été reconnu coupable d'avoir dévalisé et tué par balle en décembre 2003 un jeune rappeur de la région, Tommy Garcia. Le Texas est l'État américain qui a procédé au plus grand nombre d'exécutions depuis 40 ans.]]>
https://www.peinedemort.org/document/9544 Wed, 30 Aug 2017 00:00:00 +0200 Agence mondiale d'information - AFP
Un condamné à mort exécuté au Texas https://www.peinedemort.org/document/9517 Un homme de 46 ans, condamné à la peine capitale pour avoir mortellement poignardé une femme chez elle en 2004, à San Antonio, a été exécuté jeudi soir dans une prison du Texas. Il est mort par injection létale dans la cellule d'exécution de l'Etat, à Huntsville. Son exécution a été suspendue pendant plus de trois heures pour permettre un recours en grâce devant la Cour suprême, qui l'a rejeté, a annoncé un responsable de la prison d'Huntsville. Il s'agit de la 543e exécution au Texas depuis le rétablissement de la peine de mort par la cour suprême, en 1976, ce qui fait de l'Etat le premier des Etats-Unis en nombre d'exécutés. Le quadragénaire avait été condamné pour le meurtre d'une jeune femme de 24 ans. Un homme qui se trouvait à ses côtés avait également été poignardé, mais avait survécu à ses blessures.
Son exécution a été suspendue pendant plus de trois heures pour permettre un recours en grâce devant la Cour suprême, qui l'a rejeté, a annoncé un responsable de la prison d'Huntsville.

Il s'agit de la 543e exécution au Texas depuis le rétablissement de la peine de mort par la cour suprême, en 1976, ce qui fait de l'Etat le premier des Etats-Unis en nombre d'exécutés.

Le quadragénaire avait été condamné pour le meurtre d'une jeune femme de 24 ans. Un homme qui se trouvait à ses côtés avait également été poignardé, mais avait survécu à ses blessures. ]]>
https://www.peinedemort.org/document/9517 Fri, 28 Jul 2017 00:00:00 +0200 Agence Télégraphique Suisse - ATS
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