<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/" xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom" version="2.0">
  <channel>
    <title>La peine de mort dans le monde — Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU</title>
    <link>https://www.peinedemort.org/rss/organisation?id=51</link>
    <description>Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU : tous les documents concernant la peine de mort.</description>
    <language>fr</language>
    <copyright>Sophie Fotiadi &amp;lt;sophie.fotiadi@peinedemort.org&amp;gt;, 2026</copyright>
    <pubDate>Sat, 02 May 2026 05:03:58 +0000</pubDate>
    <lastBuildDate>Thu, 30 Apr 2026 22:36:05 +0000</lastBuildDate>
    <ttl>120</ttl>
    <item>
      <title>Iran. 21 exécutions et 4.000 arrestations depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, selon l'ONU</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12651</link>
      <description>Un total de 21 personnes ont été exécutées et plus de 4.000 arrêtées en Iran pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale depuis le début du conflit au Moyen-Orient, a annoncé mercredi le Haut-Commissariat des droits de l'homme de l'ONU.&#13;
&#13;
Depuis le début des attaques conjointes israélo-américaines dévastatrices contre l'Iran fin février, « au moins neuf personnes ont été exécutées en lien avec les manifestations de janvier 2026, dix pour appartenance présumée à des groupes d'opposition et deux pour espionnage », a annoncé l'agence onusienne dans un communiqué.&#13;
&#13;
Le Haut-Commissariat a précisé qu'au cours de la même période, plus de 4.000 personnes avaient été arrêtées « pour des accusations liées à la sécurité nationale ». « De nombreux détenus ont été victimes de disparitions forcées, de torture ou d'autres formes de traitements cruels, inhumains et dégradants, notamment des aveux extorqués – parfois télévisés – et des simulacres d'exécution », a ajouté l'organe onusien.&#13;
&#13;
« Je suis consterné de constater que, s'ajoutant aux graves conséquences du conflit, les droits du peuple iranien continuent d'être bafoués par les autorités, de manière brutale et impitoyable », a réagi le Haut-Commissaire aux droits de l'homme Volker Türk, cité dans le communiqué. « J'appelle les autorités à suspendre toutes les exécutions, à instaurer un moratoire sur la peine capitale, à garantir pleinement le respect des droits de la défense et le droit à un procès équitable et à libérer immédiatement les personnes détenues arbitrairement », a-t-il insisté.&#13;
&#13;
Selon plusieurs ONG, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Un total de 21 personnes ont été exécutées et plus de 4.000 arrêtées en Iran pour des motifs politiques ou liés à la sécurité nationale depuis le début du conflit au Moyen-Orient, a annoncé mercredi le Haut-Commissariat des droits de l'homme de l'ONU.<br />
<br />
Depuis le début des attaques conjointes israélo-américaines dévastatrices contre l'Iran fin février, « au moins neuf personnes ont été exécutées en lien avec les manifestations de janvier 2026, dix pour appartenance présumée à des groupes d'opposition et deux pour espionnage », a annoncé l'agence onusienne dans un communiqué.<br />
<br />
Le Haut-Commissariat a précisé qu'au cours de la même période, plus de 4.000 personnes avaient été arrêtées « pour des accusations liées à la sécurité nationale ». « De nombreux détenus ont été victimes de disparitions forcées, de torture ou d'autres formes de traitements cruels, inhumains et dégradants, notamment des aveux extorqués – parfois télévisés – et des simulacres d'exécution », a ajouté l'organe onusien.<br />
<br />
« Je suis consterné de constater que, s'ajoutant aux graves conséquences du conflit, les droits du peuple iranien continuent d'être bafoués par les autorités, de manière brutale et impitoyable », a réagi le Haut-Commissaire aux droits de l'homme Volker Türk, cité dans le communiqué. « J'appelle les autorités à suspendre toutes les exécutions, à instaurer un moratoire sur la peine capitale, à garantir pleinement le respect des droits de la défense et le droit à un procès équitable et à libérer immédiatement les personnes détenues arbitrairement », a-t-il insisté.<br />
<br />
Selon plusieurs ONG, dont Amnesty International, l'Iran est le pays qui recourt le plus à la peine capitale après la Chine.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12651</guid>
      <pubDate>Wed, 29 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran : 21 exécutions et 4.000 arrestations depuis le début du conflit fin février</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12652</link>
      <description>Le chef des droits de l'homme de l'ONU fustige la répression sanglante des dissidents en Iran. Depuis deux mois, 21 exécutions et des milliers d'arrestations ont été orchestrées sous couvert de « sécurité nationale » ou de liens supposés avec l'opposition. L'ONU exige un moratoire immédiat sur la peine capitale et la libération des détenus arbitraires.&#13;
Parmi ces personnes exécutées depuis le début des attaques conjointes dévastatrices menées par Israël et les États-Unis contre l'Iran il y a deux mois, au moins neuf personnes ont été exécutées en lien avec les manifestations de janvier 2026, dix pour leur appartenance présumée à des groupes d'opposition et deux pour espionnage.&#13;
&#13;
« Je suis consterné de constater que, outre les conséquences déjà graves du conflit, les autorités continuent de priver le peuple iranien de ses droits, de manière cruelle et brutale », a déclaré dans un communiqué, Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme.&#13;
&#13;
Selon le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme (HCDH), cette répression se déploie dans un cadre légal flou. La définition étendue des « crimes contre la sécurité nationale » expose un grand nombre de personnes, y compris des enfants, au risque de la peine de mort.&#13;
&#13;
Arrestations pour raisons de sécurité nationale&#13;
&#13;
Des cas de torture et de mauvais traitements ont également été régulièrement signalés. Certains verdicts rendus à l'encontre de manifestants - dont au moins neuf ont été exécutés - auraient été fondés sur des aveux obtenus sous la contrainte.&#13;
&#13;
« En temps de guerre, les menaces qui pèsent sur les droits humains augmentent de manière exponentielle. Pourtant, même lorsque la sécurité nationale est invoquée (…), les droits fondamentaux, auxquels il ne peut être dérogé - tels que la protection contre la détention arbitraire et le droit à un procès équitable – doivent être respectés de manière absolue, en tout temps », a ajouté le chef des droits de l'homme.&#13;
&#13;
Malgré les garanties juridiques rappelées par M. Türk, la réalité sur le terrain est beaucoup plus sombre. Depuis le 28 février, plus de 4.000 personnes ont été arrêtées en Iran pour des motifs liés à la sécurité nationale. &#13;
&#13;
De nombreux détenus ont été victimes de disparitions forcées, de tortures ou d'autres formes de traitements cruels, inhumains et dégradants, notamment des aveux obtenus sous la contrainte - parfois diffusés à la télévision - et des simulacres d'exécution. Les personnes issues de minorités ethniques et religieuses, notamment les Bahaïs, les Kurdes et les baloutches, ont été particulièrement exposées à ces risques.&#13;
&#13;
Le sort alarmant de Nasrin Sotoudeh et Narges Mohammadi&#13;
&#13;
La situation s'aggrave encore avec des transferts secrets : plusieurs détenus, dont des figures emblématiques comme l'avocate Nasrin Sotoudeh, ont été déplacés vers des lieux inconnus, leur sort restant totalement inconnu.&#13;
&#13;
Ces transferts interviennent alors que les conditions de détention dans les prisons iraniennes sont « désastreuses ». Dans ces conditions, la santé de la lauréate du prix Nobel de la paix, Narges Mohammadi, qui reste emprisonnée dans des conditions à haut risque et détenue aux côtés de délinquants violents, se détériorerait après qu'elle a subi une crise cardiaque. &#13;
&#13;
À la prison de Chabahar, les détenus qui ont protesté contre la suspension prolongée de la distribution de nourriture ont été confrontés à une violence meurtrière. Les forces de sécurité auraient tué au moins cinq personnes et en auraient blessé 21 après s'être affrontées avec les manifestants. Deux autres détenus seraient morts en détention, dans une autre prison, et tout porte à croire qu'ils ont été soumis à la torture.&#13;
&#13;
Avoirs de centaines d'Iraniens saisis &#13;
&#13;
La répression s'étend également à la confiscation de biens, touchant Iraniens résidant à l'étranger et figures publiques accusés de collaboration avec des « groupes hostiles ». Les autorités auraient saisi les biens de quelque 675 citoyens, dont 400 Iraniens vivant à l'étranger - parmi lesquels des acteurs, des athlètes, des cadres et des journalistes -, les qualifiant de « traîtres à la patrie » et les accusant de soutenir des frappes militaires contre l'Iran et de coopérer avec des « groupes hostiles ». &#13;
&#13;
Un nouveau système, « Sahm », permet d'identifier et de saisir des fonds de manière électronique.&#13;
&#13;
Cette campagne de répression franchit un nouveau palier avec le blocage presque total d'Internet depuis deux mois, privant les citoyens d'un accès essentiel à l'information et accentuant la précarité sociale et économique. Les Iraniens sont privées d'Internet depuis 61 jours, ce qui en fait « l'un des blocages les plus longs et les plus sévères jamais enregistrés à l'échelle mondiale ».&#13;
&#13;
« Cela prive les populations de tout le pays de l'accès à des informations vitales, réduit au silence les voix indépendantes et inflige d'énormes préjudices sociaux et économiques », a fait valoir le Haut-Commissaire, qui appelle à la « levée immédiate » de ces restrictions.&#13;
</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le chef des droits de l'homme de l'ONU fustige la répression sanglante des dissidents en Iran. Depuis deux mois, 21 exécutions et des milliers d'arrestations ont été orchestrées sous couvert de « sécurité nationale » ou de liens supposés avec l'opposition. L'ONU exige un moratoire immédiat sur la peine capitale et la libération des détenus arbitraires.<br />
Parmi ces personnes exécutées depuis le début des attaques conjointes dévastatrices menées par Israël et les États-Unis contre l'Iran il y a deux mois, au moins neuf personnes ont été exécutées en lien avec les manifestations de janvier 2026, dix pour leur appartenance présumée à des groupes d'opposition et deux pour espionnage.<br />
<br />
« Je suis consterné de constater que, outre les conséquences déjà graves du conflit, les autorités continuent de priver le peuple iranien de ses droits, de manière cruelle et brutale », a déclaré dans un communiqué, Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme.<br />
<br />
Selon le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme (HCDH), cette répression se déploie dans un cadre légal flou. La définition étendue des « crimes contre la sécurité nationale » expose un grand nombre de personnes, y compris des enfants, au risque de la peine de mort.<br />
<br />
Arrestations pour raisons de sécurité nationale<br />
<br />
Des cas de torture et de mauvais traitements ont également été régulièrement signalés. Certains verdicts rendus à l'encontre de manifestants - dont au moins neuf ont été exécutés - auraient été fondés sur des aveux obtenus sous la contrainte.<br />
<br />
« En temps de guerre, les menaces qui pèsent sur les droits humains augmentent de manière exponentielle. Pourtant, même lorsque la sécurité nationale est invoquée (…), les droits fondamentaux, auxquels il ne peut être dérogé - tels que la protection contre la détention arbitraire et le droit à un procès équitable – doivent être respectés de manière absolue, en tout temps », a ajouté le chef des droits de l'homme.<br />
<br />
Malgré les garanties juridiques rappelées par M. Türk, la réalité sur le terrain est beaucoup plus sombre. Depuis le 28 février, plus de 4.000 personnes ont été arrêtées en Iran pour des motifs liés à la sécurité nationale. <br />
<br />
De nombreux détenus ont été victimes de disparitions forcées, de tortures ou d'autres formes de traitements cruels, inhumains et dégradants, notamment des aveux obtenus sous la contrainte - parfois diffusés à la télévision - et des simulacres d'exécution. Les personnes issues de minorités ethniques et religieuses, notamment les Bahaïs, les Kurdes et les baloutches, ont été particulièrement exposées à ces risques.<br />
<br />
Le sort alarmant de Nasrin Sotoudeh et Narges Mohammadi<br />
<br />
La situation s'aggrave encore avec des transferts secrets : plusieurs détenus, dont des figures emblématiques comme l'avocate Nasrin Sotoudeh, ont été déplacés vers des lieux inconnus, leur sort restant totalement inconnu.<br />
<br />
Ces transferts interviennent alors que les conditions de détention dans les prisons iraniennes sont « désastreuses ». Dans ces conditions, la santé de la lauréate du prix Nobel de la paix, Narges Mohammadi, qui reste emprisonnée dans des conditions à haut risque et détenue aux côtés de délinquants violents, se détériorerait après qu'elle a subi une crise cardiaque. <br />
<br />
À la prison de Chabahar, les détenus qui ont protesté contre la suspension prolongée de la distribution de nourriture ont été confrontés à une violence meurtrière. Les forces de sécurité auraient tué au moins cinq personnes et en auraient blessé 21 après s'être affrontées avec les manifestants. Deux autres détenus seraient morts en détention, dans une autre prison, et tout porte à croire qu'ils ont été soumis à la torture.<br />
<br />
Avoirs de centaines d'Iraniens saisis <br />
<br />
La répression s'étend également à la confiscation de biens, touchant Iraniens résidant à l'étranger et figures publiques accusés de collaboration avec des « groupes hostiles ». Les autorités auraient saisi les biens de quelque 675 citoyens, dont 400 Iraniens vivant à l'étranger - parmi lesquels des acteurs, des athlètes, des cadres et des journalistes -, les qualifiant de « traîtres à la patrie » et les accusant de soutenir des frappes militaires contre l'Iran et de coopérer avec des « groupes hostiles ». <br />
<br />
Un nouveau système, « Sahm », permet d'identifier et de saisir des fonds de manière électronique.<br />
<br />
Cette campagne de répression franchit un nouveau palier avec le blocage presque total d'Internet depuis deux mois, privant les citoyens d'un accès essentiel à l'information et accentuant la précarité sociale et économique. Les Iraniens sont privées d'Internet depuis 61 jours, ce qui en fait « l'un des blocages les plus longs et les plus sévères jamais enregistrés à l'échelle mondiale ».<br />
<br />
« Cela prive les populations de tout le pays de l'accès à des informations vitales, réduit au silence les voix indépendantes et inflige d'énormes préjudices sociaux et économiques », a fait valoir le Haut-Commissaire, qui appelle à la « levée immédiate » de ces restrictions.<br />
]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12652</guid>
      <pubDate>Wed, 29 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU</author>
    </item>
    <item>
      <title>Amnistie en Birmanie : le chef des droits de l'homme de l'ONU réclame la libération «immédiate» d'Aung San Suu Kyi</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12634</link>
      <description>Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme Volker Türk a réclamé vendredi la libération « immédiate » et « inconditionnelle » de l'ancienne dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, après l'annonce d'une amnistie ayant légèrement réduit sa peine.&#13;
&#13;
Vendredi, les autorités birmanes ont annoncé une amnistie qui rédit d'un sixième toutes les peines inférieures à 40 ans et annule toutes les condamnations à mort.&#13;
&#13;
Dans ce cadre de cette amnistie décidée par l'ex-chef de junte et nouveau président Min Aung Hlaing, l'ex-président birman Win Myint, emprisonné depuis le coup d'État militaire de 2021, a été libéré vendredi.&#13;
&#13;
Selon une source proche du dossier, la réduction de peine s'applique également à l'icône déchue de la démocratie birmane Aung San Suu Kyi, 80 ans, qui purge actuellement une peine de 27 ans dans un lieu tenu secret. Celle-ci était dirigeante de facto du pays au titre de « conseillère de l'État » de 2016 à 2021.&#13;
&#13;
Dans un message posté sur X, Volker Türk s'est dit « soulagé par la libération tant attendue du président Win Myint et d'autres prisonniers détenus arbitrairement, ainsi que par la commutation des peines de mort ».&#13;
&#13;
« Toutes les personnes détenues injustement depuis le coup d'État – y compris la conseillère d'État Aung San Suu Kyi – doivent être libérées immédiatement et sans condition », a-t-il exhorté, appelant à « mettre fin aux violences incessantes perpétrées contre tout le peuple birman ».&#13;
&#13;
Célébré toute la semaine, le Nouvel An birman, Thingyan, est traditionnellement l'occasion de larges amnisties et celle de cette année était très attendue avec l'arrivée la semaine dernière à la présidence de l'ex-chef de la junte au pouvoir depuis le coup d'État de 2021.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme Volker Türk a réclamé vendredi la libération « immédiate » et « inconditionnelle » de l'ancienne dirigeante birmane Aung San Suu Kyi, après l'annonce d'une amnistie ayant légèrement réduit sa peine.<br />
<br />
Vendredi, les autorités birmanes ont annoncé une amnistie qui rédit d'un sixième toutes les peines inférieures à 40 ans et annule toutes les condamnations à mort.<br />
<br />
Dans ce cadre de cette amnistie décidée par l'ex-chef de junte et nouveau président Min Aung Hlaing, l'ex-président birman Win Myint, emprisonné depuis le coup d'État militaire de 2021, a été libéré vendredi.<br />
<br />
Selon une source proche du dossier, la réduction de peine s'applique également à l'icône déchue de la démocratie birmane Aung San Suu Kyi, 80 ans, qui purge actuellement une peine de 27 ans dans un lieu tenu secret. Celle-ci était dirigeante de facto du pays au titre de « conseillère de l'État » de 2016 à 2021.<br />
<br />
Dans un message posté sur X, Volker Türk s'est dit « soulagé par la libération tant attendue du président Win Myint et d'autres prisonniers détenus arbitrairement, ainsi que par la commutation des peines de mort ».<br />
<br />
« Toutes les personnes détenues injustement depuis le coup d'État – y compris la conseillère d'État Aung San Suu Kyi – doivent être libérées immédiatement et sans condition », a-t-il exhorté, appelant à « mettre fin aux violences incessantes perpétrées contre tout le peuple birman ».<br />
<br />
Célébré toute la semaine, le Nouvel An birman, Thingyan, est traditionnellement l'occasion de larges amnisties et celle de cette année était très attendue avec l'arrivée la semaine dernière à la présidence de l'ex-chef de la junte au pouvoir depuis le coup d'État de 2021.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12634</guid>
      <pubDate>Fri, 17 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Moyen-Orient : l'ONU dénonce le durcissement de la répression de la liberté d'expression</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12605</link>
      <description>La liberté d'expression et l'espace civique subissent un recul alarmant à travers le Moyen-Orient, sur fond d'escalade militaire liée aux frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, a averti mercredi le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.&#13;
Selon lui, la région connaît une « sécuritisation » accrue de l'espace civique, marquée par des restrictions sévères visant les personnes exerçant leur droit à la liberté d'expression et de réunion pacifique. « Des vagues d'arrestations et des mesures de répression généralisées, souvent fondées sur des accusations vagues, ont un effet profondément dissuasif », a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.&#13;
&#13;
Des milliers de personnes arrêtées en Iran&#13;
&#13;
En Iran, plus de 2.300 personnes auraient été arrêtées depuis le début du conflit, notamment pour des accusations liées à la sécurité nationale, à la dissidence ou à une prétendue « coopération avec l'ennemi ».&#13;
&#13;
De nombreux détenus seraient maintenus dans des conditions alarmantes et soumis à des procédures accélérées ne respectant pas les garanties d'un procès équitable. Huit exécutions ont déjà été signalées, dont certaines en lien avec des manifestations, tandis que des dizaines d'autres condamnés, y compris des mineurs, risquent la peine capitale.&#13;
&#13;
« C'est scandaleux », a dénoncé M. Türk, appelant à un arrêt immédiat des exécutions et à la protection des droits fondamentaux de la population iranienne. Il a également exprimé son inquiétude face à la coupure quasi totale de l'Internet dans le pays, entrée dans sa cinquième semaine.&#13;
&#13;
Bahreïn, Qatar, Koweït, Jordanie, Emirats arabes unis&#13;
&#13;
Au-delà de l'Iran, des tendances similaires sont observées dans plusieurs pays de la région. Dans le Territoire palestinien occupé, les autorités israéliennes ont annoncé l'arrestation de 200 Palestiniens pour des publications sur les réseaux sociaux ou des accusations « d'incitation » à la violence. Les opérations militaires israéliennes en Cisjordanie se sont intensifiées, accompagnées de restrictions accrues de circulation et d'incidents violents visant des civils. &#13;
&#13;
À Bahreïn, la mort en détention de l'activiste Mohammed Al-Mousawi, sur fond d'allégations de torture, suscite de vives préoccupations. D'autres arrestations, y compris de ressortissants étrangers, ont été signalées pour des contenus partagés en ligne, certains accusés risquant la peine de mort.&#13;
&#13;
Des centaines de personnes ont également été interpellées au Qatar et aux Émirats arabes unis pour avoir filmé ou diffusé des informations liées au conflit. Au Koweït, un nouveau décret criminalise la diffusion de contenus susceptibles de « porter atteinte au prestige de l'armée ». En Jordanie, plusieurs critiques ont été arrêtés, parfois sans base juridique claire. &#13;
&#13;
Selon le chef des droits de l'homme de l'ONU, les mesures répressives prises dans la région reposent souvent sur des justifications sécuritaires floues, utilisées pour restreindre davantage les libertés fondamentales, en particulier celles des minorités et des groupes marginalisés.&#13;
&#13;
M. Türk a rappelé que, même en période de crise, toute restriction à la liberté d'expression doit rester strictement nécessaire, proportionnée et limitée dans le temps. Il a appelé à la libération immédiate des personnes détenues arbitrairement et insisté sur le droit de chacun à un procès équitable.&#13;
&#13;
Enfin, il a mis en garde contre les atteintes croissantes à la liberté de la presse, soulignant que l'indépendance des médias est essentielle pour garantir la redevabilité des gouvernements.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La liberté d'expression et l'espace civique subissent un recul alarmant à travers le Moyen-Orient, sur fond d'escalade militaire liée aux frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, a averti mercredi le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.<br />
Selon lui, la région connaît une « sécuritisation » accrue de l'espace civique, marquée par des restrictions sévères visant les personnes exerçant leur droit à la liberté d'expression et de réunion pacifique. « Des vagues d'arrestations et des mesures de répression généralisées, souvent fondées sur des accusations vagues, ont un effet profondément dissuasif », a-t-il déclaré dans un communiqué de presse.<br />
<br />
Des milliers de personnes arrêtées en Iran<br />
<br />
En Iran, plus de 2.300 personnes auraient été arrêtées depuis le début du conflit, notamment pour des accusations liées à la sécurité nationale, à la dissidence ou à une prétendue « coopération avec l'ennemi ».<br />
<br />
De nombreux détenus seraient maintenus dans des conditions alarmantes et soumis à des procédures accélérées ne respectant pas les garanties d'un procès équitable. Huit exécutions ont déjà été signalées, dont certaines en lien avec des manifestations, tandis que des dizaines d'autres condamnés, y compris des mineurs, risquent la peine capitale.<br />
<br />
« C'est scandaleux », a dénoncé M. Türk, appelant à un arrêt immédiat des exécutions et à la protection des droits fondamentaux de la population iranienne. Il a également exprimé son inquiétude face à la coupure quasi totale de l'Internet dans le pays, entrée dans sa cinquième semaine.<br />
<br />
Bahreïn, Qatar, Koweït, Jordanie, Emirats arabes unis<br />
<br />
Au-delà de l'Iran, des tendances similaires sont observées dans plusieurs pays de la région. Dans le Territoire palestinien occupé, les autorités israéliennes ont annoncé l'arrestation de 200 Palestiniens pour des publications sur les réseaux sociaux ou des accusations « d'incitation » à la violence. Les opérations militaires israéliennes en Cisjordanie se sont intensifiées, accompagnées de restrictions accrues de circulation et d'incidents violents visant des civils. <br />
<br />
À Bahreïn, la mort en détention de l'activiste Mohammed Al-Mousawi, sur fond d'allégations de torture, suscite de vives préoccupations. D'autres arrestations, y compris de ressortissants étrangers, ont été signalées pour des contenus partagés en ligne, certains accusés risquant la peine de mort.<br />
<br />
Des centaines de personnes ont également été interpellées au Qatar et aux Émirats arabes unis pour avoir filmé ou diffusé des informations liées au conflit. Au Koweït, un nouveau décret criminalise la diffusion de contenus susceptibles de « porter atteinte au prestige de l'armée ». En Jordanie, plusieurs critiques ont été arrêtés, parfois sans base juridique claire. <br />
<br />
Selon le chef des droits de l'homme de l'ONU, les mesures répressives prises dans la région reposent souvent sur des justifications sécuritaires floues, utilisées pour restreindre davantage les libertés fondamentales, en particulier celles des minorités et des groupes marginalisés.<br />
<br />
M. Türk a rappelé que, même en période de crise, toute restriction à la liberté d'expression doit rester strictement nécessaire, proportionnée et limitée dans le temps. Il a appelé à la libération immédiate des personnes détenues arbitrairement et insisté sur le droit de chacun à un procès équitable.<br />
<br />
Enfin, il a mis en garde contre les atteintes croissantes à la liberté de la presse, soulignant que l'indépendance des médias est essentielle pour garantir la redevabilité des gouvernements.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12605</guid>
      <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'ONU appelle Israël à abroger une loi sur la peine de mort ciblant les Palestiniens</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12604</link>
      <description>Le chef des droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk, a exhorté mardi Israël à abroger une loi adoptée par son Parlement le 30 mars, rétablissant la peine de mort selon des modalités s'appliquant presque exclusivement aux Palestiniens.&#13;
« Il est profondément décevant que ce projet de loi ait été approuvé par la Knesset », a déclaré, dans un communiqué de presse, Volker Türk, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme. « Il est manifestement incompatible avec les obligations d'Israël au regard du droit international, y compris en ce qui concerne le droit à la vie. Il suscite de graves inquiétudes quant à des violations des garanties d'une procédure régulière, est profondément discriminatoire et doit être promptement abrogé ».&#13;
&#13;
Entre autres dispositions problématiques, la loi fait de l'exécution par pendaison la peine par défaut pour les Palestiniens reconnus coupables, en Cisjordanie occupée, d'attaques meurtrières contre des Israéliens. Elle prévoit également que les condamnations à mort, une fois prononcées, doivent être exécutées dans un délai de 90 jours — ce qui constitue en soi une violation du droit international humanitaire. Par ailleurs, la loi ne prévoit pas la possibilité d'une grâce, comme l'exige le droit international des droits de l'homme.&#13;
&#13;
Risque d'exécuter des innocents&#13;
&#13;
« La peine de mort est profondément difficile à concilier avec la dignité humaine et elle fait peser le risque inacceptable d'exécuter des innocents », a affirmé le Haut-Commissaire. « Son application de manière discriminatoire constituerait une violation supplémentaire, et particulièrement flagrante, du droit international. Son application aux résidents du territoire palestinien occupé constituerait un crime de guerre ».&#13;
&#13;
Le chef des droits de l'homme de l'ONU s'est également inquiété des propositions contenues dans un autre projet de loi, actuellement examiné par la Knesset, visant à créer un tribunal spécial (militaire) chargé exclusivement de juger les crimes commis pendant et au lendemain des attaques du 7 octobre 2023 perpétrées par des groupes armés palestiniens. Le tribunal spécial envisagé n'aurait pas compétence pour juger les crimes commis par les forces israéliennes dans le territoire palestinien occupé.&#13;
&#13;
« J'exhorte la Knesset à rejeter ce projet de loi. En se concentrant exclusivement sur les crimes commis par des Palestiniens, il institutionnaliserait une justice discriminatoire et partiale », a déclaré M. Türk. « Les procès relatifs aux crimes du 7 octobre revêtent une importance capitale, mais ils ne doivent pas reposer sur la discrimination. Toutes les victimes ont droit à une égale protection de la loi, et tous les auteurs de crimes doivent être tenus responsables de leurs actes, sans discrimination ».&#13;
&#13;
Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), ces mesures législatives ne feraient qu'ancrer davantage la violation, par Israël, de l'interdiction de la ségrégation raciale et de l'apartheid, en ciblant de manière discriminatoire les Palestiniens, qui sont souvent condamnés à l'issue de procès inéquitables.&#13;
&#13;
En vertu du droit international des droits de l'homme, les procès de civils devant des tribunaux militaires sont interdits, sauf dans des circonstances strictement exceptionnelles où l'État peut démontrer que de tels tribunaux sont nécessaires et justifiés par des raisons graves et impérieuses, et lorsque les tribunaux civils ordinaires sont dans l'incapacité de conduire ces procès.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le chef des droits de l'homme de l'ONU, Volker Türk, a exhorté mardi Israël à abroger une loi adoptée par son Parlement le 30 mars, rétablissant la peine de mort selon des modalités s'appliquant presque exclusivement aux Palestiniens.<br />
« Il est profondément décevant que ce projet de loi ait été approuvé par la Knesset », a déclaré, dans un communiqué de presse, Volker Türk, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme. « Il est manifestement incompatible avec les obligations d'Israël au regard du droit international, y compris en ce qui concerne le droit à la vie. Il suscite de graves inquiétudes quant à des violations des garanties d'une procédure régulière, est profondément discriminatoire et doit être promptement abrogé ».<br />
<br />
Entre autres dispositions problématiques, la loi fait de l'exécution par pendaison la peine par défaut pour les Palestiniens reconnus coupables, en Cisjordanie occupée, d'attaques meurtrières contre des Israéliens. Elle prévoit également que les condamnations à mort, une fois prononcées, doivent être exécutées dans un délai de 90 jours — ce qui constitue en soi une violation du droit international humanitaire. Par ailleurs, la loi ne prévoit pas la possibilité d'une grâce, comme l'exige le droit international des droits de l'homme.<br />
<br />
Risque d'exécuter des innocents<br />
<br />
« La peine de mort est profondément difficile à concilier avec la dignité humaine et elle fait peser le risque inacceptable d'exécuter des innocents », a affirmé le Haut-Commissaire. « Son application de manière discriminatoire constituerait une violation supplémentaire, et particulièrement flagrante, du droit international. Son application aux résidents du territoire palestinien occupé constituerait un crime de guerre ».<br />
<br />
Le chef des droits de l'homme de l'ONU s'est également inquiété des propositions contenues dans un autre projet de loi, actuellement examiné par la Knesset, visant à créer un tribunal spécial (militaire) chargé exclusivement de juger les crimes commis pendant et au lendemain des attaques du 7 octobre 2023 perpétrées par des groupes armés palestiniens. Le tribunal spécial envisagé n'aurait pas compétence pour juger les crimes commis par les forces israéliennes dans le territoire palestinien occupé.<br />
<br />
« J'exhorte la Knesset à rejeter ce projet de loi. En se concentrant exclusivement sur les crimes commis par des Palestiniens, il institutionnaliserait une justice discriminatoire et partiale », a déclaré M. Türk. « Les procès relatifs aux crimes du 7 octobre revêtent une importance capitale, mais ils ne doivent pas reposer sur la discrimination. Toutes les victimes ont droit à une égale protection de la loi, et tous les auteurs de crimes doivent être tenus responsables de leurs actes, sans discrimination ».<br />
<br />
Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme (HCDH), ces mesures législatives ne feraient qu'ancrer davantage la violation, par Israël, de l'interdiction de la ségrégation raciale et de l'apartheid, en ciblant de manière discriminatoire les Palestiniens, qui sont souvent condamnés à l'issue de procès inéquitables.<br />
<br />
En vertu du droit international des droits de l'homme, les procès de civils devant des tribunaux militaires sont interdits, sauf dans des circonstances strictement exceptionnelles où l'État peut démontrer que de tels tribunaux sont nécessaires et justifiés par des raisons graves et impérieuses, et lorsque les tribunaux civils ordinaires sont dans l'incapacité de conduire ces procès.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12604</guid>
      <pubDate>Tue, 31 Mar 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran : le chef des droits de l'homme de l'ONU « extrêmement alarmé du risque d'escalade militaire régionale »</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12591</link>
      <description>Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme s'est dit vendredi « extrêmement alarmé » par le risque d'escalade régionale alors que l'Iran se trouve sous forte pression militaire des Etats-Unis. « Je suis extrêmement alarmé par le risque d'escalade militaire régionale et ses conséquences pour les civils, et j'espère que la voix de la raison l'emportera », a déclaré Volker Türk lors dans son discours sur la situation des droits de l'homme dans le monde devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève.&#13;
&#13;
Cette intervention survient au lendemain d'une nouvelle série de négociations indirectes sur le nucléaire entre l'Iran et les Etats-Unis à Genève, perçues comme une tentative de la dernière chance pour éviter une guerre entre les deux ennemis de longue date. La semaine dernière, le président américain Donald Trump a donné à Téhéran 15 jours pour parvenir à un accord, tandis que les États-Unis poursuivent leur plus important renforcement militaire au Moyen-Orient depuis des décennies.&#13;
&#13;
M. Türk a également évoqué la situation intérieure en Iran, après la répression massive exercée le mois dernier par Téhéran contre une vague de manifestations, qui a fait des milliers de morts selon les organisations de défense des droits humains. « La situation en Iran reste instable » après cette répression, a déclaré M. Türk, soulignant que « ces derniers jours ont été marqués par une nouvelle vague de manifestations dans les universités, ce qui montre clairement que les griefs sous-jacents persistent ». « On continue de faire état de répression, notamment d'arrestations et de pressions sur les milieux universitaires », a-t-il déclaré, rappelant que « des milliers de personnes sont toujours portées disparues ».&#13;
&#13;
Le chef des droits de l'homme de l'ONU s'est également dit « horrifié d'apprendre qu'au moins huit personnes, dont deux enfants, ont été condamnées à mort en lien avec les manifestations ». « Trente autres personnes seraient menacées de la même peine. J'appelle à des enquêtes indépendantes, impartiales et transparentes, à des garanties de procès équitables et à un moratoire immédiat sur la peine de mort », a-t-il encore exhorté.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme s'est dit vendredi « extrêmement alarmé » par le risque d'escalade régionale alors que l'Iran se trouve sous forte pression militaire des Etats-Unis. « Je suis extrêmement alarmé par le risque d'escalade militaire régionale et ses conséquences pour les civils, et j'espère que la voix de la raison l'emportera », a déclaré Volker Türk lors dans son discours sur la situation des droits de l'homme dans le monde devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève.<br />
<br />
Cette intervention survient au lendemain d'une nouvelle série de négociations indirectes sur le nucléaire entre l'Iran et les Etats-Unis à Genève, perçues comme une tentative de la dernière chance pour éviter une guerre entre les deux ennemis de longue date. La semaine dernière, le président américain Donald Trump a donné à Téhéran 15 jours pour parvenir à un accord, tandis que les États-Unis poursuivent leur plus important renforcement militaire au Moyen-Orient depuis des décennies.<br />
<br />
M. Türk a également évoqué la situation intérieure en Iran, après la répression massive exercée le mois dernier par Téhéran contre une vague de manifestations, qui a fait des milliers de morts selon les organisations de défense des droits humains. « La situation en Iran reste instable » après cette répression, a déclaré M. Türk, soulignant que « ces derniers jours ont été marqués par une nouvelle vague de manifestations dans les universités, ce qui montre clairement que les griefs sous-jacents persistent ». « On continue de faire état de répression, notamment d'arrestations et de pressions sur les milieux universitaires », a-t-il déclaré, rappelant que « des milliers de personnes sont toujours portées disparues ».<br />
<br />
Le chef des droits de l'homme de l'ONU s'est également dit « horrifié d'apprendre qu'au moins huit personnes, dont deux enfants, ont été condamnées à mort en lien avec les manifestations ». « Trente autres personnes seraient menacées de la même peine. J'appelle à des enquêtes indépendantes, impartiales et transparentes, à des garanties de procès équitables et à un moratoire immédiat sur la peine de mort », a-t-il encore exhorté.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12591</guid>
      <pubDate>Fri, 27 Feb 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran : l'ONU dénonce la brutalité persistante malgré la fin des manifestations</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12562</link>
      <description>Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a dénoncé vendredi la répression meurtrière des manifestations en Iran qui a entraîné la mort de « milliers » de personnes, dont des enfants.&#13;
&#13;
Des vidéos montrent des centaines de morts parmi les civils et les forces de sécurité, a déploré Volker Türk, pour qui cette répression ne résout rien et risque d'aggraver les violations des droits humains, l'instabilité et les effusions de sang, maintenant et pour les mois à venir.&#13;
&#13;
S'exprimant à l'ouverture d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies consacrée à l'Iran à Genève, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a indiqué que cette situation dramatique s'inscrit dans un contexte plus large. Il a ainsi rappelé que les manifestations actuelles ne sont que les dernières d'une longue série de mobilisations du peuple iranien en faveur du changement.&#13;
&#13;
L'Iran demeure inflexible&#13;
&#13;
Malgré ces revendications pacifiques, la réponse des autorités a été brutale. « Des manifestants pacifiques auraient été tués dans les rues et dans des zones résidentielles, y compris dans des universités et des établissements médicaux », a déclaré M. Türk. &#13;
&#13;
Il a fait état d'« indications crédibles » sur des interventions des forces de sécurité à l'intérieur de centres médicaux, dans le but d'arrêter des protestataires venus y recevoir des soins.&#13;
&#13;
Or « dans un développement effrayant, le chef du pouvoir judiciaire a déclaré plus tôt cette semaine que leur travail venait de commencer et qu'il n'y aurait aucune clémence pour les personnes détenues », s'est inquiété M. Türk, rappelant que Téhéran reste l'un des pays qui exécute le plus d'individus au monde. &#13;
&#13;
En 2025, au moins 1 500 personnes auraient été exécutées, soit une augmentation de 50 % par rapport à l'année précédente.&#13;
&#13;
Appel à mettre fin aux procès sommaires&#13;
&#13;
Cette inquiétude est renforcée par les messages contradictoires des autorités iraniennes concernant le sort des manifestants détenus, certains responsables affirmant que les exécutions ne sont pas à l'ordre du jour tandis que d'autres continuent de les menacer de la peine de mort.&#13;
&#13;
Face à cette incertitude et à ces menaces, le chef des droits de l'homme de l'ONU invite Téhéran à reconsidérer sa position, à faire marche arrière et à mettre fin à sa répression brutale, notamment aux procès sommaires et aux peines disproportionnées. &#13;
&#13;
En outre, il exhorte la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour remédier à l'impact des sanctions sur les droits humains du peuple iranien. &#13;
&#13;
Cependant, les discours agressifs et les menaces risquent d'aggraver la situation alors qu'il est impératif de réduire les tensions dans toute la région.&#13;
&#13;
Rhétorique de plus en plus répressive&#13;
&#13;
Dans ce contexte, la Rapporteure spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en Iran invite la communauté internationale à intervenir. Pourtant, cette intervention nécessaire se heurte à une rhétorique de plus en plus répressive, qui qualifie les manifestants pacifiques de « terroristes », d'« émeutiers » ou de « mercenaires ». &#13;
&#13;
« Le Guide suprême et le président ont appelé à une action sévère, le chef du pouvoir judiciaire exigeant des poursuites accélérées sans clémence », a affirmé Mai Sato. Cette campagne de stigmatisation s'accompagne de mesures de répression massives à l'encontre des manifestants.&#13;
&#13;
Selon la Mission d'enquête internationale indépendante de l'ONU sur l'Iran, cette répression massive se traduit par une situation critique dans les hôpitaux et les morgues, qui sont « débordés par un nombre important de victimes ». &#13;
&#13;
« Nous sommes hantés par les images de parents en deuil à la morgue improvisée de Kahrizak, dans la ville de Téhéran, cherchant les corps de leurs proches parmi ce qui semble être des centaines de sacs mortuaires empilés les uns sur les autres », a fustigé la Présidente de la Mission, Sara Hossain.&#13;
&#13;
Cependant, la Mission note que toute menace ou intervention militaire unilatérale par des États tiers reste contraire au droit international.&#13;
&#13;
La défense de Téhéran&#13;
&#13;
Face à cette sombre situation décrite par des responsables de l'ONU et des experts indépendants, Téhéran a adopté la même stratégie de défense que celle de ces derniers jours, en soulignant que ces « événements ont délibérément dégénéré en violences organisées, notamment des attentats terroristes, des destructions de biens et des actions armées contre des civils et les forces de l'ordre ». &#13;
&#13;
En conséquence, « les personnes reconnues coupables d'infractions liées aux émeutes seront pleinement responsables devant la justice », a déclaré l'ambassadeur Ali Bahreini, Représentant permanent de l'Iran auprès de l'ONU à Genève.&#13;
&#13;
Cette session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme, réclamée lundi par l'Islande, a adopté une résolution prolongeant de deux ans le mandat de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur l'Iran, créée en novembre 2022 à la suite à la répression des manifestants dénonçant la mort en détention de la jeune iranienne Mahsa Amini.&#13;
&#13;
Le Conseil des droits de l'homme a aussi décidé de prolonger d'un an le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Iran. La résolution a également demandé à la Mission d'établissement des faits de mener une enquête d'urgence sur la répression des manifestations qui ont débuté le 28 décembre 2025.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk, a dénoncé vendredi la répression meurtrière des manifestations en Iran qui a entraîné la mort de « milliers » de personnes, dont des enfants.<br />
<br />
Des vidéos montrent des centaines de morts parmi les civils et les forces de sécurité, a déploré Volker Türk, pour qui cette répression ne résout rien et risque d'aggraver les violations des droits humains, l'instabilité et les effusions de sang, maintenant et pour les mois à venir.<br />
<br />
S'exprimant à l'ouverture d'une session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies consacrée à l'Iran à Genève, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a indiqué que cette situation dramatique s'inscrit dans un contexte plus large. Il a ainsi rappelé que les manifestations actuelles ne sont que les dernières d'une longue série de mobilisations du peuple iranien en faveur du changement.<br />
<br />
L'Iran demeure inflexible<br />
<br />
Malgré ces revendications pacifiques, la réponse des autorités a été brutale. « Des manifestants pacifiques auraient été tués dans les rues et dans des zones résidentielles, y compris dans des universités et des établissements médicaux », a déclaré M. Türk. <br />
<br />
Il a fait état d'« indications crédibles » sur des interventions des forces de sécurité à l'intérieur de centres médicaux, dans le but d'arrêter des protestataires venus y recevoir des soins.<br />
<br />
Or « dans un développement effrayant, le chef du pouvoir judiciaire a déclaré plus tôt cette semaine que leur travail venait de commencer et qu'il n'y aurait aucune clémence pour les personnes détenues », s'est inquiété M. Türk, rappelant que Téhéran reste l'un des pays qui exécute le plus d'individus au monde. <br />
<br />
En 2025, au moins 1 500 personnes auraient été exécutées, soit une augmentation de 50 % par rapport à l'année précédente.<br />
<br />
Appel à mettre fin aux procès sommaires<br />
<br />
Cette inquiétude est renforcée par les messages contradictoires des autorités iraniennes concernant le sort des manifestants détenus, certains responsables affirmant que les exécutions ne sont pas à l'ordre du jour tandis que d'autres continuent de les menacer de la peine de mort.<br />
<br />
Face à cette incertitude et à ces menaces, le chef des droits de l'homme de l'ONU invite Téhéran à reconsidérer sa position, à faire marche arrière et à mettre fin à sa répression brutale, notamment aux procès sommaires et aux peines disproportionnées. <br />
<br />
En outre, il exhorte la communauté internationale à prendre des mesures immédiates pour remédier à l'impact des sanctions sur les droits humains du peuple iranien. <br />
<br />
Cependant, les discours agressifs et les menaces risquent d'aggraver la situation alors qu'il est impératif de réduire les tensions dans toute la région.<br />
<br />
Rhétorique de plus en plus répressive<br />
<br />
Dans ce contexte, la Rapporteure spéciale des Nations Unies sur la situation des droits de l'homme en Iran invite la communauté internationale à intervenir. Pourtant, cette intervention nécessaire se heurte à une rhétorique de plus en plus répressive, qui qualifie les manifestants pacifiques de « terroristes », d'« émeutiers » ou de « mercenaires ». <br />
<br />
« Le Guide suprême et le président ont appelé à une action sévère, le chef du pouvoir judiciaire exigeant des poursuites accélérées sans clémence », a affirmé Mai Sato. Cette campagne de stigmatisation s'accompagne de mesures de répression massives à l'encontre des manifestants.<br />
<br />
Selon la Mission d'enquête internationale indépendante de l'ONU sur l'Iran, cette répression massive se traduit par une situation critique dans les hôpitaux et les morgues, qui sont « débordés par un nombre important de victimes ». <br />
<br />
« Nous sommes hantés par les images de parents en deuil à la morgue improvisée de Kahrizak, dans la ville de Téhéran, cherchant les corps de leurs proches parmi ce qui semble être des centaines de sacs mortuaires empilés les uns sur les autres », a fustigé la Présidente de la Mission, Sara Hossain.<br />
<br />
Cependant, la Mission note que toute menace ou intervention militaire unilatérale par des États tiers reste contraire au droit international.<br />
<br />
La défense de Téhéran<br />
<br />
Face à cette sombre situation décrite par des responsables de l'ONU et des experts indépendants, Téhéran a adopté la même stratégie de défense que celle de ces derniers jours, en soulignant que ces « événements ont délibérément dégénéré en violences organisées, notamment des attentats terroristes, des destructions de biens et des actions armées contre des civils et les forces de l'ordre ». <br />
<br />
En conséquence, « les personnes reconnues coupables d'infractions liées aux émeutes seront pleinement responsables devant la justice », a déclaré l'ambassadeur Ali Bahreini, Représentant permanent de l'Iran auprès de l'ONU à Genève.<br />
<br />
Cette session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme, réclamée lundi par l'Islande, a adopté une résolution prolongeant de deux ans le mandat de la Mission internationale indépendante d'établissement des faits sur l'Iran, créée en novembre 2022 à la suite à la répression des manifestants dénonçant la mort en détention de la jeune iranienne Mahsa Amini.<br />
<br />
Le Conseil des droits de l'homme a aussi décidé de prolonger d'un an le mandat du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme en Iran. La résolution a également demandé à la Mission d'établissement des faits de mener une enquête d'urgence sur la répression des manifestations qui ont débuté le 28 décembre 2025.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12562</guid>
      <pubDate>Fri, 23 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>Peine de mort : davantage d'exécutions dans certains pays malgré la tendance à l'abolition</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12556</link>
      <description>Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.&#13;
&#13;
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».&#13;
&#13;
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.&#13;
&#13;
Outil d'intimidation&#13;
&#13;
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. &#13;
&#13;
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. &#13;
&#13;
En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.&#13;
&#13;
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. &#13;
&#13;
En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.&#13;
&#13;
Chine et Corée du Nord&#13;
&#13;
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.&#13;
&#13;
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.&#13;
&#13;
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.&#13;
&#13;
Des États freinent le recours aux exécutions&#13;
&#13;
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. &#13;
&#13;
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.&#13;
&#13;
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.&#13;
&#13;
Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.&#13;
&#13;
« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Alors que le monde semblait s'engager vers l'abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, États-Unis, Chine, Afghanistan… quelques États intensifient les exécutions, notamment pour des délits liés à la drogue, et font grimper le compteur mondial.<br />
<br />
Le Bureau des droits de l'homme de l'ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne répondent pas au critère des « crimes les plus graves » requis par le droit international, « la poursuite des exécutions de personnes condamnées pour des crimes commis lorsqu'elles étaient mineures, ainsi que le secret persistant qui entoure les exécutions ».<br />
<br />
« Cela est non seulement incompatible avec le droit international, mais également inefficace pour dissuader la criminalité », a déclaré le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.<br />
<br />
Outil d'intimidation<br />
<br />
Si le Haut-Commissaire alerte sur ces dérives, des pays comme l'Iran montrent, chiffres à l'appui, la réalité de cette tendance inquiétante. Dans ce pays, au moins 1.500 personnes ont été exécutées, dont 47 % pour des délits liés à la drogue. <br />
<br />
« L'ampleur et le rythme des exécutions suggèrent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État », a observé Volker Türk. <br />
<br />
En Arabie saoudite, 356 personnes ont été exécutées, dépassant le record de 2024, dont 78 % pour des infractions liées à la drogue. Parmi elles, au moins deux étaient mineures au moment des faits.<br />
<br />
Aux États-Unis, 47 exécutions ont été réalisées, le niveau le plus élevé en 16 ans, avec la généralisation de l'asphyxie au gaz, suscitant des inquiétudes sur la cruauté des peines. <br />
<br />
En Afghanistan, des exécutions publiques ont perduré, quatre personnes ayant été tuées par les proches des victimes le 11 avril 2025.<br />
<br />
Chine et Corée du Nord<br />
<br />
Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour. En Chine et en Corée du Nord, le secret autour de la peine de mort empêche d'obtenir des chiffres fiables. Enfin, en Biélorussie, le champ des crimes passibles de la peine capitale a été élargi dans le cadre des lois sur la sécurité nationale et le terrorisme.<br />
<br />
Alors que certaines régions restent marquées par l'opacité ou l'expansion de la peine de mort, d'autres pays, comme Israël et le Hamas à Gaza, attirent l'attention en raison de projets et pratiques ciblant des populations spécifiques.<br />
<br />
En Israël, des projets de loi visent à étendre la peine de mort aux Palestiniens, suscitant de sérieuses inquiétudes sur le respect du droit international et des procès équitables. Selon l'ONU, des exécutions menées par le Hamas à Gaza constituent également des violations des droits de l'homme.<br />
<br />
Des États freinent le recours aux exécutions<br />
<br />
En revanche, quelques États montrent des signes de progrès, réduisant le recours à la peine capitale et limitant les crimes passibles d'exécution. C'est le cas du Vietnam, qui a réduit le nombre d'infractions passibles de la peine de mort. <br />
<br />
Le Pakistan a supprimé deux infractions passibles de la peine capitale, tout en en conservant 29. Le Zimbabwe a aboli la peine de mort pour les crimes de droit commun fin 2024, et le Kenya a entamé une révision législative de la peine capitale.<br />
<br />
En Malaisie, plus de 1.000 personnes ont été retirées du risque d'exécution grâce à la révision des peines. Au Kirghizistan, la Cour constitutionnelle a confirmé l'interdiction de la peine de mort, jugeant inconstitutionnel un projet de loi visant à la réintroduire.<br />
<br />
Ces avancées mettent en lumière l'écart avec d'autres pays. Le chef des droits de l'homme de l'ONU appelle à instaurer un moratoire sur les exécutions, à commuer toutes les condamnations à mort et à s'engager vers l'abolition totale.<br />
<br />
« La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et elle peut conduire à l'exécution de personnes innocentes. Dans la pratique, la peine de mort est aussi souvent appliquée de manière arbitraire et discriminatoire, en violation des principes fondamentaux d'égalité devant la loi », a fait valoir M. Türk.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12556</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>« Augmentation alarmante » du recours à la peine capitale dans le monde en 2025, alerte l'ONU</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12557</link>
      <description>Le recours à la peine capitale dans le monde connaît une « augmentation alarmante », a alerté lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, manifestant sa préoccupation face à la situation en Iran, en Arabie Saoudite ou aux États-Unis notamment.&#13;
&#13;
« Alors que la tendance mondiale générale continue d'évoluer vers l'abolition universelle de la peine de mort, le nombre d'exécutions a fortement augmenté en 2025, principalement en raison d'une hausse significative dans un petit nombre d'États qui la maintiennent », a souligné lundi Volker Türk dans un communiqué publié à Genève. « Mon bureau a constaté une augmentation alarmante du recours à la peine capitale en 2025, notamment pour des infractions ne répondant pas au critère des +crimes les plus graves+ requis par le droit international », a déclaré le responsable onusien.&#13;
&#13;
En Iran, où au moins 1.500 personnes auraient été exécutées en 2025, selon M. Türk, « l'ampleur et le rythme des exécutions évoquent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État ». En Arabie saoudite, au moins 356 personnes, dont au moins deux mineurs, auraient été exécutées en 2025, « dépassant ainsi le précédent record établi en 2024 ». Aux États-Unis, 47 exécutions ont eu lieu en 2025, soit le nombre le plus élevé en 16 ans, selon le Haut-Commissariat. « Le recours à l'exécution par asphyxie au gaz, introduit aux États-Unis en 2024, s'est généralisé, suscitant de vives inquiétudes quant à d'éventuelles pratiques de torture ou des châtiments cruels », a-t-il encore relevé.&#13;
&#13;
En Afghanistan, les exécutions publiques se sont poursuivies, en violation du droit international, ajoute M. Türk, mentionnant les exécutions en avril de quatre personnes « par les proches des victimes dans des stades des provinces de Badghis, Nimroz et Farah ». Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour, et en Chine et en Corée du Nord, « le recours à la peine de mort demeure opaque, ce qui rend difficile l'obtention de chiffres précis ».&#13;
&#13;
M. Türk a également indiqué qu'en Israël, plusieurs propositions législatives visent à « étendre le recours à la peine de mort en introduisant des dispositions de peine capitale obligatoire qui s'appliqueraient exclusivement aux Palestiniens ». « Ceci soulève de graves préoccupations quant à la violation de leurs droits à une procédure régulière », a-t-il souligné tout en dénonçant dans le même temps les « exécutions perpétrées par le Hamas à Gaza », qui selon lui « constituent également des violations flagrantes des droits de l'homme ».&#13;
&#13;
M. Türk a enfin salué les mesures encourageantes prises cette année au Vietnam, au Pakistan, au Zimbabwe, au Kenya ou en Malaisie pour limiter le recours à la peine de mort. « La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et peut conduire à l'exécution d'innocents », a déclaré M. Türk, appelant tous les États qui maintiennent la peine de mort à « instaurer un moratoire immédiat sur les exécutions, commuer toutes les condamnations à mort existantes et s'orienter vers son abolition complète ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le recours à la peine capitale dans le monde connaît une « augmentation alarmante », a alerté lundi le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, manifestant sa préoccupation face à la situation en Iran, en Arabie Saoudite ou aux États-Unis notamment.<br />
<br />
« Alors que la tendance mondiale générale continue d'évoluer vers l'abolition universelle de la peine de mort, le nombre d'exécutions a fortement augmenté en 2025, principalement en raison d'une hausse significative dans un petit nombre d'États qui la maintiennent », a souligné lundi Volker Türk dans un communiqué publié à Genève. « Mon bureau a constaté une augmentation alarmante du recours à la peine capitale en 2025, notamment pour des infractions ne répondant pas au critère des +crimes les plus graves+ requis par le droit international », a déclaré le responsable onusien.<br />
<br />
En Iran, où au moins 1.500 personnes auraient été exécutées en 2025, selon M. Türk, « l'ampleur et le rythme des exécutions évoquent un recours systématique à la peine capitale comme outil d'intimidation de l'État ». En Arabie saoudite, au moins 356 personnes, dont au moins deux mineurs, auraient été exécutées en 2025, « dépassant ainsi le précédent record établi en 2024 ». Aux États-Unis, 47 exécutions ont eu lieu en 2025, soit le nombre le plus élevé en 16 ans, selon le Haut-Commissariat. « Le recours à l'exécution par asphyxie au gaz, introduit aux États-Unis en 2024, s'est généralisé, suscitant de vives inquiétudes quant à d'éventuelles pratiques de torture ou des châtiments cruels », a-t-il encore relevé.<br />
<br />
En Afghanistan, les exécutions publiques se sont poursuivies, en violation du droit international, ajoute M. Türk, mentionnant les exécutions en avril de quatre personnes « par les proches des victimes dans des stades des provinces de Badghis, Nimroz et Farah ». Au moins 24 personnes ont été exécutées en Somalie et 17 à Singapour, et en Chine et en Corée du Nord, « le recours à la peine de mort demeure opaque, ce qui rend difficile l'obtention de chiffres précis ».<br />
<br />
M. Türk a également indiqué qu'en Israël, plusieurs propositions législatives visent à « étendre le recours à la peine de mort en introduisant des dispositions de peine capitale obligatoire qui s'appliqueraient exclusivement aux Palestiniens ». « Ceci soulève de graves préoccupations quant à la violation de leurs droits à une procédure régulière », a-t-il souligné tout en dénonçant dans le même temps les « exécutions perpétrées par le Hamas à Gaza », qui selon lui « constituent également des violations flagrantes des droits de l'homme ».<br />
<br />
M. Türk a enfin salué les mesures encourageantes prises cette année au Vietnam, au Pakistan, au Zimbabwe, au Kenya ou en Malaisie pour limiter le recours à la peine de mort. « La peine de mort n'est pas un outil efficace de lutte contre la criminalité et peut conduire à l'exécution d'innocents », a déclaré M. Türk, appelant tous les États qui maintiennent la peine de mort à « instaurer un moratoire immédiat sur les exécutions, commuer toutes les condamnations à mort existantes et s'orienter vers son abolition complète ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12557</guid>
      <pubDate>Mon, 19 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Iran : des hôpitaux « débordés » par l'afflux de blessés, dont des enfants</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12553</link>
      <description>La répression des manifestations nationales qui secouent l'Iran depuis la fin décembre se poursuit. Mardi, le chef des droits de l'homme de l'ONU s'est dit « horrifié » par l'escalade de la violence exercée par les forces de sécurité iraniennes contre les protestataires, alors que des centaines de morts et des milliers d'arrestations sont rapportées.&#13;
&#13;
« Il faut cesser de tuer des manifestants pacifiques », a dénoncé Volker Türk dans un communiqué. « Il est inacceptable de qualifier les manifestants de terroristes pour justifier la violence à leur égard ». Rappelant que les Iraniens ont le droit de manifester pacifiquement, il a insisté sur le fait que « leurs griefs doivent être entendus et pris en compte, et ne doivent être instrumentalisés par personne ».&#13;
&#13;
Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, plusieurs hôpitaux seraient désormais débordés par l'afflux de victimes, parmi lesquelles figureraient des enfants. Des membres des forces de sécurité auraient également été tués, d'après certaines informations.&#13;
&#13;
Un bilan potentiel de centaines de morts&#13;
&#13;
Le Haut-Commissariat ne dispose pas de présence permanente en Iran, mais « nous recevons des informations provenant de diverses sources sur le terrain qui sont fiables », a précisé son porte-parole, Jérémy Laurence, lors d'un point de presse à Genève.&#13;
&#13;
S'agissant du bilan humain, « le chiffre qui nous parvient se situe à des centaines, et c'est ce qui a été rapporté. Je ne peux pas vous donner un chiffre précis et vérifié, ce n'est pas possible », a-t-il reconnu.&#13;
&#13;
L'ampleur exacte de la répression reste difficile à établir, en raison notamment de la coupure quasi totale des communications. Depuis le 8 janvier, les autorités iraniennes ont imposé une interruption nationale d'Internet et des télécommunications, entravant l'accès à l'information, perturbant les services d'urgence et compliquant le travail de documentation indépendante des violations des droits humains.&#13;
&#13;
Le mouvement de contestation a débuté le 28 décembre à Téhéran, à l'initiative de commerçants dénonçant la cherté de la vie et l'effondrement de la monnaie nationale, avant de s'étendre rapidement à de nombreuses villes du pays, dans le cadre d'une contestation plus large du régime des ayatollahs.&#13;
&#13;
Le Secrétaire général de l'ONU suit également de près l'évolution de la situation. Son porte-parole a indiqué, mardi, que le chef de l'organisation avait « à plusieurs reprises soulevé la situation des droits humains en Iran dans ses conversations avec des responsables iraniens ». Il s'est dit préoccupé par « l'intensification de la rhétorique de type militaire » concernant la situation en Iran. « Il est impératif que tous les Etats membres privilégient la diplomatie plutôt que la rhétorique militaire », a-t-il insisté.&#13;
&#13;
Recouper l'information dans un pays mis hors ligne&#13;
&#13;
Malgré la répression, la mobilisation se poursuit, selon plusieurs médias. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux – avant les coupures – ont montré d'importantes manifestations nocturnes, notamment à Téhéran et à Machhad, dans l'est du pays.&#13;
&#13;
Parallèlement, la télévision d'Etat a diffusé des images de milliers de personnes rassemblées lundi sur une grande place du centre de Téhéran pour afficher leur soutien à la République islamique et rendre hommage aux membres des forces de sécurité tués lors des affrontements. Une démonstration destinée à montrer que le pouvoir conserve des soutiens, sans toutefois enrayer la dynamique de la contestation.&#13;
&#13;
La répression, réponse récurrente aux revendications populaires&#13;
&#13;
Pour Volker Türk, la situation rappelle de précédents épisodes de contestation nationale. « Comme nous l'avions vu récemment en 2022, de larges pans de la population iranienne sont descendus dans la rue pour réclamer des changements fondamentaux dans la gouvernance de leur pays », a-t-il observé. Mais, « une fois encore, la réaction des autorités consiste à recourir à une force brutale pour réprimer des revendications légitimes de changement ».&#13;
&#13;
Le Haut-Commissaire s'est dit particulièrement préoccupé par certaines déclarations de responsables judiciaires laissant entendre que la peine de mort pourrait être appliquée à des manifestants, dans le cadre de procédures accélérées. Ce cycle de violence « terrifiante », a-t-il averti, « ne peut pas continuer ».&#13;
&#13;
Il exhorte les autorités iraniennes à mettre fin à la répression et à faire rendre des comptes aux responsables. « Le peuple iranien et ses revendications en matière d'équité, d'égalité et de justice doivent être entendus », a-t-il insisté.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La répression des manifestations nationales qui secouent l'Iran depuis la fin décembre se poursuit. Mardi, le chef des droits de l'homme de l'ONU s'est dit « horrifié » par l'escalade de la violence exercée par les forces de sécurité iraniennes contre les protestataires, alors que des centaines de morts et des milliers d'arrestations sont rapportées.<br />
<br />
« Il faut cesser de tuer des manifestants pacifiques », a dénoncé Volker Türk dans un communiqué. « Il est inacceptable de qualifier les manifestants de terroristes pour justifier la violence à leur égard ». Rappelant que les Iraniens ont le droit de manifester pacifiquement, il a insisté sur le fait que « leurs griefs doivent être entendus et pris en compte, et ne doivent être instrumentalisés par personne ».<br />
<br />
Selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, plusieurs hôpitaux seraient désormais débordés par l'afflux de victimes, parmi lesquelles figureraient des enfants. Des membres des forces de sécurité auraient également été tués, d'après certaines informations.<br />
<br />
Un bilan potentiel de centaines de morts<br />
<br />
Le Haut-Commissariat ne dispose pas de présence permanente en Iran, mais « nous recevons des informations provenant de diverses sources sur le terrain qui sont fiables », a précisé son porte-parole, Jérémy Laurence, lors d'un point de presse à Genève.<br />
<br />
S'agissant du bilan humain, « le chiffre qui nous parvient se situe à des centaines, et c'est ce qui a été rapporté. Je ne peux pas vous donner un chiffre précis et vérifié, ce n'est pas possible », a-t-il reconnu.<br />
<br />
L'ampleur exacte de la répression reste difficile à établir, en raison notamment de la coupure quasi totale des communications. Depuis le 8 janvier, les autorités iraniennes ont imposé une interruption nationale d'Internet et des télécommunications, entravant l'accès à l'information, perturbant les services d'urgence et compliquant le travail de documentation indépendante des violations des droits humains.<br />
<br />
Le mouvement de contestation a débuté le 28 décembre à Téhéran, à l'initiative de commerçants dénonçant la cherté de la vie et l'effondrement de la monnaie nationale, avant de s'étendre rapidement à de nombreuses villes du pays, dans le cadre d'une contestation plus large du régime des ayatollahs.<br />
<br />
Le Secrétaire général de l'ONU suit également de près l'évolution de la situation. Son porte-parole a indiqué, mardi, que le chef de l'organisation avait « à plusieurs reprises soulevé la situation des droits humains en Iran dans ses conversations avec des responsables iraniens ». Il s'est dit préoccupé par « l'intensification de la rhétorique de type militaire » concernant la situation en Iran. « Il est impératif que tous les Etats membres privilégient la diplomatie plutôt que la rhétorique militaire », a-t-il insisté.<br />
<br />
Recouper l'information dans un pays mis hors ligne<br />
<br />
Malgré la répression, la mobilisation se poursuit, selon plusieurs médias. Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux – avant les coupures – ont montré d'importantes manifestations nocturnes, notamment à Téhéran et à Machhad, dans l'est du pays.<br />
<br />
Parallèlement, la télévision d'Etat a diffusé des images de milliers de personnes rassemblées lundi sur une grande place du centre de Téhéran pour afficher leur soutien à la République islamique et rendre hommage aux membres des forces de sécurité tués lors des affrontements. Une démonstration destinée à montrer que le pouvoir conserve des soutiens, sans toutefois enrayer la dynamique de la contestation.<br />
<br />
La répression, réponse récurrente aux revendications populaires<br />
<br />
Pour Volker Türk, la situation rappelle de précédents épisodes de contestation nationale. « Comme nous l'avions vu récemment en 2022, de larges pans de la population iranienne sont descendus dans la rue pour réclamer des changements fondamentaux dans la gouvernance de leur pays », a-t-il observé. Mais, « une fois encore, la réaction des autorités consiste à recourir à une force brutale pour réprimer des revendications légitimes de changement ».<br />
<br />
Le Haut-Commissaire s'est dit particulièrement préoccupé par certaines déclarations de responsables judiciaires laissant entendre que la peine de mort pourrait être appliquée à des manifestants, dans le cadre de procédures accélérées. Ce cycle de violence « terrifiante », a-t-il averti, « ne peut pas continuer ».<br />
<br />
Il exhorte les autorités iraniennes à mettre fin à la répression et à faire rendre des comptes aux responsables. « Le peuple iranien et ses revendications en matière d'équité, d'égalité et de justice doivent être entendus », a-t-il insisté.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12553</guid>
      <pubDate>Tue, 13 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>Peine de mort : l'ONU dénonce un projet de loi israélien discriminatoire envers les Palestiniens</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12547</link>
      <description>Le chef des droits de l'homme des Nations Unies a critiqué, vendredi, le projet de loi israélien visant à introduire la peine de mort obligatoire pour certains Palestiniens, soulignant qu'il enfreint le droit international et constitue une discrimination flagrante à l'encontre des Palestiniens.&#13;
&#13;
Selon le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, une série de propositions soumises à la Knesset israélienne visant à abaisser le seuil d'application de la peine capitale soulève de graves préoccupations quant à la discrimination à l'égard des Palestiniens et à la violation de leurs droits à une procédure régulière, ainsi qu'à d'autres violations du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire.&#13;
&#13;
Selon l'ONU, le libellé de cette législation, ainsi que les déclarations des responsables politiques israéliens, indiquent qu'elle est destinée à s'appliquer uniquement aux Palestiniens, qui sont souvent condamnés à l'issue de procès inéquitables.&#13;
&#13;
Une législation exclusive pour les Palestiniens&#13;
&#13;
« La proposition soulève des préoccupations en matière de droits humains, notamment parce qu'elle est discriminatoire dans la mesure où elle s'appliquera exclusivement aux Palestiniens », a déclaré dans un communiqué, Volker Türk, relevant qu'il est « extrêmement difficile de concilier une telle peine avec la dignité humaine et cela soulève le risque inacceptable d'exécuter des innocents ».&#13;
&#13;
Par ailleurs, les modifications proposées modifieraient la loi militaire applicable à la Cisjordanie occupée et obligeraient les tribunaux militaires à imposer la peine de mort obligatoire pour toutes les condamnations pour homicide volontaire en Cisjordanie occupée. &#13;
&#13;
En outre, la législation modifierait le droit pénal israélien et introduirait la peine de mort pour les meurtres intentionnels d'Israéliens dans le cadre d'actes terroristes.&#13;
&#13;
Peine de mort rétroactive&#13;
&#13;
Une telle législation aurait également pour effet d'appliquer rétroactivement la peine de mort aux personnes condamnées pour des meurtres liés aux attaques du 7 octobre 2023, en violation du principe de légalité consacré par le droit international.&#13;
&#13;
En outre, les modifications proposées concernant l'application de la peine capitale comprennent des dispositions relatives aux actes de « terrorisme, de racisme ou d'hostilité envers le public », qui sont définis de manière vague et trop large.&#13;
&#13;
Pour le Bureau des droits humains de l'ONU, ces propositions violent également les normes du droit international humanitaire relatives aux procédures pénales et à l'application de la peine de mort à l'encontre des résidents d'un territoire occupé.&#13;
&#13;
Le Haut-Commissaire a rappelé que le fait de priver tout Palestinien de Cisjordanie et de Gaza des garanties d'un procès équitable prévues par la quatrième Convention de Genève constituait un crime de guerre.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le chef des droits de l'homme des Nations Unies a critiqué, vendredi, le projet de loi israélien visant à introduire la peine de mort obligatoire pour certains Palestiniens, soulignant qu'il enfreint le droit international et constitue une discrimination flagrante à l'encontre des Palestiniens.<br />
<br />
Selon le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, une série de propositions soumises à la Knesset israélienne visant à abaisser le seuil d'application de la peine capitale soulève de graves préoccupations quant à la discrimination à l'égard des Palestiniens et à la violation de leurs droits à une procédure régulière, ainsi qu'à d'autres violations du droit international des droits de l'homme et du droit international humanitaire.<br />
<br />
Selon l'ONU, le libellé de cette législation, ainsi que les déclarations des responsables politiques israéliens, indiquent qu'elle est destinée à s'appliquer uniquement aux Palestiniens, qui sont souvent condamnés à l'issue de procès inéquitables.<br />
<br />
Une législation exclusive pour les Palestiniens<br />
<br />
« La proposition soulève des préoccupations en matière de droits humains, notamment parce qu'elle est discriminatoire dans la mesure où elle s'appliquera exclusivement aux Palestiniens », a déclaré dans un communiqué, Volker Türk, relevant qu'il est « extrêmement difficile de concilier une telle peine avec la dignité humaine et cela soulève le risque inacceptable d'exécuter des innocents ».<br />
<br />
Par ailleurs, les modifications proposées modifieraient la loi militaire applicable à la Cisjordanie occupée et obligeraient les tribunaux militaires à imposer la peine de mort obligatoire pour toutes les condamnations pour homicide volontaire en Cisjordanie occupée. <br />
<br />
En outre, la législation modifierait le droit pénal israélien et introduirait la peine de mort pour les meurtres intentionnels d'Israéliens dans le cadre d'actes terroristes.<br />
<br />
Peine de mort rétroactive<br />
<br />
Une telle législation aurait également pour effet d'appliquer rétroactivement la peine de mort aux personnes condamnées pour des meurtres liés aux attaques du 7 octobre 2023, en violation du principe de légalité consacré par le droit international.<br />
<br />
En outre, les modifications proposées concernant l'application de la peine capitale comprennent des dispositions relatives aux actes de « terrorisme, de racisme ou d'hostilité envers le public », qui sont définis de manière vague et trop large.<br />
<br />
Pour le Bureau des droits humains de l'ONU, ces propositions violent également les normes du droit international humanitaire relatives aux procédures pénales et à l'application de la peine de mort à l'encontre des résidents d'un territoire occupé.<br />
<br />
Le Haut-Commissaire a rappelé que le fait de priver tout Palestinien de Cisjordanie et de Gaza des garanties d'un procès équitable prévues par la quatrième Convention de Genève constituait un crime de guerre.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12547</guid>
      <pubDate>Fri, 02 Jan 2026 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>Bangladesh. L'ex-Première ministre condamnée à mort, l'ONU «regrette»</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12518</link>
      <description>Le tribunal de Dacca a prononcé la sentence ultime contre Sheikh Hasina, pour avoir organisé la répression meurtrière des manifestations qui ont causé sa chute en 2024.&#13;
&#13;
L'ex-Première ministre en exil du Bangladesh Sheikh Hasina, 78 ans, a été condamnée lundi à mort pour avoir ordonné la répression meurtrière des manifestations qui ont causé sa chute pendant l'été 2024, dénonçant aussitôt un verdict «politiquement motivé». Au terme de cinq mois de procès, un tribunal de la capitale Dacca a estimé que la «bégum de fer» était coupable de crimes contre l'humanité, notamment pour avoir incité et ordonné des meurtres.&#13;
&#13;
«Tous les éléments (...) constitutifs du crime contre l'humanité sont réunis», a déclaré le juge Golam Mortuza Mozumder en rendant son verdict, «nous avons décidé de lui infliger une seule peine, la peine de mort».&#13;
&#13;
Depuis son exil en Inde, Sheikh Hasina, qui a toujours nié les accusations portées contre elles, a aussitôt dénoncé un jugement «politiquement motivé», ordonné par «un tribunal illégal, nommé et présidé par un gouvernement non élu et sans mandat démocratique». «Ce verdict de culpabilité était préétabli», a-t-elle ajouté dans un communiqué. «Je n'ai pas peur d'être confrontée à mes accusateurs devant un tribunal impartial où les preuves seront entendues honnêtement».&#13;
&#13;
En juillet et août 2024, les manifestations antigouvernementales qui l'ont contrainte à quitter le pays après quinze ans de règne ont fait au moins 1400 morts, selon l'ONU, pour la plupart des civils. Dans un pays sous fortes tensions politiques déjà tourné vers les élections législatives prévues dans trois mois, la décision était très attendue.&#13;
&#13;
«Bouc émissaire»&#13;
&#13;
La police de la capitale avait été placée en alerte et déployée en nombre pour procéder à des contrôles stricts autour du tribunal et dans tous les points névralgiques de la ville, ont constaté des journalistes de l'AFP. Au terme des débats, le représentant de l'accusation, Tajul Islam, avait requis le mois dernier la condamnation de Sheikh Hasina à la peine capitale. «Pour un simple meurtre, la peine de mort est la règle. Pour 1400 meurtres, elle la mérite 1400 fois», avait-il déclaré devant les juges. «Elle est une criminelle endurcie et n'a fait preuve d'aucun remord pour sa brutalité.»&#13;
&#13;
Dans le communiqué qu'elle a publié lundi, Sheikh Hasina a rejeté les éléments retenus contre elle par l'accusation, notamment des enregistrements suggérant qu'elle avait autorisé le recours aux «armes létales» contre la foule. Ces enregistrements sont «fragmentaires et ont été sortis de leur contexte», a argué l'ex-cheffe du gouvernement. «Les dirigeants du Bangladesh ont agi de bonne foi et avec le souci de minimiser les pertes en vies humaines».&#13;
&#13;
Sheikh Hasina en a également profiter pour dénoncer le gouvernement provisoire mené par le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus qui a pris sa succession jusqu'aux élections prévues en février prochain. Ella a notamment dénoncé sa décision d'interdire son parti, la Ligue Awami, d'y participer. «Leur but consiste à faire de la Ligue Awami des boucs émissaires pour détourner l'attention du monde de (leurs) échecs», a-t-elle lancé.&#13;
&#13;
Ex-ministre condamné&#13;
&#13;
Dans l'opposition sous le règne de Sheikh Hasina, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) est considéré comme le grand favori du prochain scrutin. Après ce verdict, «la perspective de voir Sheikh Hasina organiser un retour au Bangladesh apparaît extrêmement mince», a commenté Thomas Kean, analyste à l'ONG International Crisis Group (ICG).&#13;
&#13;
Le tribunal a également condamné à mort lundi l'ancien ministre de l'Intérieur, Asaduzzaman Khan Kamal, lui aussi en fuite. L'ex-chef de la police, Chowdhury Abdullah Al Mamun, en détention et qui a plaidé coupable, s'est vu lui infliger une peine de cinq ans d'emprisonnement.&#13;
&#13;
Le parcours judiciaire de Sheikh Hasina ne se limite pas à ce procès. Elle fait également l'objet de multiples plaintes pour les meurtres, enlèvements et séquestrations dont l'ont accusé, tout au long de ses mandats, ses adversaires politiques et les ONG.&#13;
&#13;
Une commission d'enquête a récemment chiffré à plus de 250 le nombre de disparitions d'opposants ordonnées par son gouvernement. Sheikh Hasina a une nouvelle fois balayé ces accusations lundi. «Je suis très fière du bilan de mon gouvernement en matière de respect des droits humains et de développement», a-t-elle insisté.&#13;
&#13;
L'ONU «regrette» la condamnation à mort de l'ex-Première ministre&#13;
&#13;
L'ONU a estimé lundi que le verdict rendu contre l'ancienne Première ministre du Bangladesh, accusée de crimes contre l'humanité, constitue un «moment important pour les victimes», mais regrette sa condamnation à mort.&#13;
&#13;
«Nous regrettons (...) l'imposition de la peine de mort, à laquelle nous nous opposons dans toutes les circonstances», a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Ravina Shamdasani.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le tribunal de Dacca a prononcé la sentence ultime contre Sheikh Hasina, pour avoir organisé la répression meurtrière des manifestations qui ont causé sa chute en 2024.<br />
<br />
L'ex-Première ministre en exil du Bangladesh Sheikh Hasina, 78 ans, a été condamnée lundi à mort pour avoir ordonné la répression meurtrière des manifestations qui ont causé sa chute pendant l'été 2024, dénonçant aussitôt un verdict «politiquement motivé». Au terme de cinq mois de procès, un tribunal de la capitale Dacca a estimé que la «bégum de fer» était coupable de crimes contre l'humanité, notamment pour avoir incité et ordonné des meurtres.<br />
<br />
«Tous les éléments (...) constitutifs du crime contre l'humanité sont réunis», a déclaré le juge Golam Mortuza Mozumder en rendant son verdict, «nous avons décidé de lui infliger une seule peine, la peine de mort».<br />
<br />
Depuis son exil en Inde, Sheikh Hasina, qui a toujours nié les accusations portées contre elles, a aussitôt dénoncé un jugement «politiquement motivé», ordonné par «un tribunal illégal, nommé et présidé par un gouvernement non élu et sans mandat démocratique». «Ce verdict de culpabilité était préétabli», a-t-elle ajouté dans un communiqué. «Je n'ai pas peur d'être confrontée à mes accusateurs devant un tribunal impartial où les preuves seront entendues honnêtement».<br />
<br />
En juillet et août 2024, les manifestations antigouvernementales qui l'ont contrainte à quitter le pays après quinze ans de règne ont fait au moins 1400 morts, selon l'ONU, pour la plupart des civils. Dans un pays sous fortes tensions politiques déjà tourné vers les élections législatives prévues dans trois mois, la décision était très attendue.<br />
<br />
«Bouc émissaire»<br />
<br />
La police de la capitale avait été placée en alerte et déployée en nombre pour procéder à des contrôles stricts autour du tribunal et dans tous les points névralgiques de la ville, ont constaté des journalistes de l'AFP. Au terme des débats, le représentant de l'accusation, Tajul Islam, avait requis le mois dernier la condamnation de Sheikh Hasina à la peine capitale. «Pour un simple meurtre, la peine de mort est la règle. Pour 1400 meurtres, elle la mérite 1400 fois», avait-il déclaré devant les juges. «Elle est une criminelle endurcie et n'a fait preuve d'aucun remord pour sa brutalité.»<br />
<br />
Dans le communiqué qu'elle a publié lundi, Sheikh Hasina a rejeté les éléments retenus contre elle par l'accusation, notamment des enregistrements suggérant qu'elle avait autorisé le recours aux «armes létales» contre la foule. Ces enregistrements sont «fragmentaires et ont été sortis de leur contexte», a argué l'ex-cheffe du gouvernement. «Les dirigeants du Bangladesh ont agi de bonne foi et avec le souci de minimiser les pertes en vies humaines».<br />
<br />
Sheikh Hasina en a également profiter pour dénoncer le gouvernement provisoire mené par le prix Nobel de la paix Muhammad Yunus qui a pris sa succession jusqu'aux élections prévues en février prochain. Ella a notamment dénoncé sa décision d'interdire son parti, la Ligue Awami, d'y participer. «Leur but consiste à faire de la Ligue Awami des boucs émissaires pour détourner l'attention du monde de (leurs) échecs», a-t-elle lancé.<br />
<br />
Ex-ministre condamné<br />
<br />
Dans l'opposition sous le règne de Sheikh Hasina, le Parti nationaliste du Bangladesh (BNP) est considéré comme le grand favori du prochain scrutin. Après ce verdict, «la perspective de voir Sheikh Hasina organiser un retour au Bangladesh apparaît extrêmement mince», a commenté Thomas Kean, analyste à l'ONG International Crisis Group (ICG).<br />
<br />
Le tribunal a également condamné à mort lundi l'ancien ministre de l'Intérieur, Asaduzzaman Khan Kamal, lui aussi en fuite. L'ex-chef de la police, Chowdhury Abdullah Al Mamun, en détention et qui a plaidé coupable, s'est vu lui infliger une peine de cinq ans d'emprisonnement.<br />
<br />
Le parcours judiciaire de Sheikh Hasina ne se limite pas à ce procès. Elle fait également l'objet de multiples plaintes pour les meurtres, enlèvements et séquestrations dont l'ont accusé, tout au long de ses mandats, ses adversaires politiques et les ONG.<br />
<br />
Une commission d'enquête a récemment chiffré à plus de 250 le nombre de disparitions d'opposants ordonnées par son gouvernement. Sheikh Hasina a une nouvelle fois balayé ces accusations lundi. «Je suis très fière du bilan de mon gouvernement en matière de respect des droits humains et de développement», a-t-elle insisté.<br />
<br />
L'ONU «regrette» la condamnation à mort de l'ex-Première ministre<br />
<br />
L'ONU a estimé lundi que le verdict rendu contre l'ancienne Première ministre du Bangladesh, accusée de crimes contre l'humanité, constitue un «moment important pour les victimes», mais regrette sa condamnation à mort.<br />
<br />
«Nous regrettons (...) l'imposition de la peine de mort, à laquelle nous nous opposons dans toutes les circonstances», a déclaré une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, Ravina Shamdasani.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12518</guid>
      <pubDate>Mon, 17 Nov 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'Iran a exécuté au moins 1.000 condamnés à mort depuis le début de l'année, selon une ONG</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12467</link>
      <description>Au moins 1.000 condamnés à mort ont été exécutés en Iran depuis le début de l'année, selon un décompte publié mardi par l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui dénonce une "campagne de massacres" dans les prisons iraniennes.&#13;
&#13;
Ce chiffre est le plus élevé depuis que cette ONG basée en Norvège a commencé à recenser les exécutions en 2008. A trois mois de la fin de l'année, il dépasse déjà le record d'au moins 975 exécutions qu'elle avait enregistrées en 2024.&#13;
&#13;
Au moins 64 exécutions ont eu lieu durant la seule semaine dernière, soit une moyenne de neuf pendaisons par jour, selon l'IHR, qui précise que ces chiffres sont probablement sous-estimés en raison de la faible transparence des autorités iraniennes sur le sujet.&#13;
&#13;
Des organisations de défense des droits humains accusent régulièrement la République islamique de recourir massivement aux exécutions ces dernières années, marquées notamment par des mouvements de contestation contre le pouvoir de l'ayatollah Ali Khamenei en 2022-2023 et la guerre de 12 jours contre Israël en juin.&#13;
&#13;
Sollicité par l'AFP, un porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme à Genève a confirmé disposer d'informations similaires à celles d'IHR - plus de 1.000 exécutions depuis janvier-, "un chiffre vertigineux".&#13;
&#13;
Le pays a connu des vagues d'exécutions dans les années 1980 et 1990, au lendemain de la révolution islamique de 1979 et pendant la guerre Iran-Irak.&#13;
&#13;
"Ces derniers mois, la République islamique a lancé une campagne de massacres dans les prisons iraniennes, dont l'ampleur, en l'absence de réaction internationale sérieuse, s'accroît de jour en jour", déclare le directeur de l'IHR, Mahmood Amiry-Moghaddam, dans un communiqué.&#13;
&#13;
"Les exécutions arbitraires et généralisées de prisonniers, sans respect des garanties d'une procédure régulière ni d'un procès équitable, constituent des crimes contre l'humanité", ajoute-t-il.&#13;
&#13;
- "Crime contre l'humanité" -&#13;
&#13;
Pour Raphael Chenuil-Hazan, directeur de l'ONG Ensemble contre la peine de mort (ECPM), "la communauté internationale doit considérer l'Iran comme un Etat qui commet un crime contre l'humanité d'exécution massive et systématique de la peine de mort".&#13;
&#13;
Le président iranien Massoud Pezeshkian doit participer cette semaine à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, au moment où Téhéran fait face à un rétablissement imminent de sanctions économiques.&#13;
&#13;
"Tout dialogue entre des pays attachés aux droits humains et la République islamique qui n'inclurait pas la question des exécutions en Iran est inacceptable", a rappelé Mahmood Amiry-Moghaddam.&#13;
&#13;
L'ONG appelle l'ONU à enquêter sur ces exécutions, utilisées à des fins politiques pour "intimider et susciter la peur au sein de la société".&#13;
&#13;
Le dernier condamné à mort par pendaison est Babak Shahbazi, exécuté le 17 septembre au terme de ce qu'Amnesty International a qualifié de "procès manifestement inéquitable, au cours duquel les autorités n'ont jamais enquêté sur ses tortures".&#13;
&#13;
- Pendaisons -&#13;
&#13;
En Iran, les exécutions se font actuellement par pendaison, le plus souvent en prison.&#13;
&#13;
Le bureau des droits de l'Homme de l'ONU a estimé le mois dernier que l'augmentation significative du nombre d'exécutions en Iran témoigne d'un "schéma systématique d'utilisation de la peine de mort comme outil d'intimidation d'État".&#13;
&#13;
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, avait assuré en juillet que Téhéran "s'efforçait de limiter l'utilisation de cette punition aux seuls crimes les plus graves".&#13;
&#13;
L'IHR estime, elle, que la majorité des pendaisons concernent des infractions non-mortelles, la moitié de celles recensées en 2025 étant liées à des infractions liées aux stupéfiants.&#13;
&#13;
Par ailleurs, 28 personnes exécutées étaient des femmes, dont beaucoup, selon des militants, ont été condamnées pour le meurtre d'un mari qu'elles avaient été forcées d'épouser ou qui était violent.&#13;
&#13;
Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine qui procéderait à des milliers d'exécutions chaque année, bien qu'aucun chiffre précis ne soit disponible.</description>
      <content:encoded><![CDATA[Au moins 1.000 condamnés à mort ont été exécutés en Iran depuis le début de l'année, selon un décompte publié mardi par l'ONG Iran Human Rights (IHR), qui dénonce une "campagne de massacres" dans les prisons iraniennes.<br />
<br />
Ce chiffre est le plus élevé depuis que cette ONG basée en Norvège a commencé à recenser les exécutions en 2008. A trois mois de la fin de l'année, il dépasse déjà le record d'au moins 975 exécutions qu'elle avait enregistrées en 2024.<br />
<br />
Au moins 64 exécutions ont eu lieu durant la seule semaine dernière, soit une moyenne de neuf pendaisons par jour, selon l'IHR, qui précise que ces chiffres sont probablement sous-estimés en raison de la faible transparence des autorités iraniennes sur le sujet.<br />
<br />
Des organisations de défense des droits humains accusent régulièrement la République islamique de recourir massivement aux exécutions ces dernières années, marquées notamment par des mouvements de contestation contre le pouvoir de l'ayatollah Ali Khamenei en 2022-2023 et la guerre de 12 jours contre Israël en juin.<br />
<br />
Sollicité par l'AFP, un porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'Homme à Genève a confirmé disposer d'informations similaires à celles d'IHR - plus de 1.000 exécutions depuis janvier-, "un chiffre vertigineux".<br />
<br />
Le pays a connu des vagues d'exécutions dans les années 1980 et 1990, au lendemain de la révolution islamique de 1979 et pendant la guerre Iran-Irak.<br />
<br />
"Ces derniers mois, la République islamique a lancé une campagne de massacres dans les prisons iraniennes, dont l'ampleur, en l'absence de réaction internationale sérieuse, s'accroît de jour en jour", déclare le directeur de l'IHR, Mahmood Amiry-Moghaddam, dans un communiqué.<br />
<br />
"Les exécutions arbitraires et généralisées de prisonniers, sans respect des garanties d'une procédure régulière ni d'un procès équitable, constituent des crimes contre l'humanité", ajoute-t-il.<br />
<br />
- "Crime contre l'humanité" -<br />
<br />
Pour Raphael Chenuil-Hazan, directeur de l'ONG Ensemble contre la peine de mort (ECPM), "la communauté internationale doit considérer l'Iran comme un Etat qui commet un crime contre l'humanité d'exécution massive et systématique de la peine de mort".<br />
<br />
Le président iranien Massoud Pezeshkian doit participer cette semaine à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, au moment où Téhéran fait face à un rétablissement imminent de sanctions économiques.<br />
<br />
"Tout dialogue entre des pays attachés aux droits humains et la République islamique qui n'inclurait pas la question des exécutions en Iran est inacceptable", a rappelé Mahmood Amiry-Moghaddam.<br />
<br />
L'ONG appelle l'ONU à enquêter sur ces exécutions, utilisées à des fins politiques pour "intimider et susciter la peur au sein de la société".<br />
<br />
Le dernier condamné à mort par pendaison est Babak Shahbazi, exécuté le 17 septembre au terme de ce qu'Amnesty International a qualifié de "procès manifestement inéquitable, au cours duquel les autorités n'ont jamais enquêté sur ses tortures".<br />
<br />
- Pendaisons -<br />
<br />
En Iran, les exécutions se font actuellement par pendaison, le plus souvent en prison.<br />
<br />
Le bureau des droits de l'Homme de l'ONU a estimé le mois dernier que l'augmentation significative du nombre d'exécutions en Iran témoigne d'un "schéma systématique d'utilisation de la peine de mort comme outil d'intimidation d'État".<br />
<br />
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei, avait assuré en juillet que Téhéran "s'efforçait de limiter l'utilisation de cette punition aux seuls crimes les plus graves".<br />
<br />
L'IHR estime, elle, que la majorité des pendaisons concernent des infractions non-mortelles, la moitié de celles recensées en 2025 étant liées à des infractions liées aux stupéfiants.<br />
<br />
Par ailleurs, 28 personnes exécutées étaient des femmes, dont beaucoup, selon des militants, ont été condamnées pour le meurtre d'un mari qu'elles avaient été forcées d'épouser ou qui était violent.<br />
<br />
Selon des organisations de défense des droits humains, dont Amnesty International, l'Iran est le deuxième pays au monde qui exécute le plus de personnes, après la Chine qui procéderait à des milliers d'exécutions chaque année, bien qu'aucun chiffre précis ne soit disponible.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12467</guid>
      <pubDate>Tue, 23 Sep 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Corée du Nord: la situation des droits humains s'est détériorée en 10 ans, s'alarme l'ONU</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12462</link>
      <description>La situation générale des droits humains s'est détériorée en Corée du Nord, s'est alarmée l'ONU vendredi dans un rapport qui raconte une décennie « de souffrances, de répression et de peurs accrues ».&#13;
&#13;
Des juristes mandatés par l'ONU avaient pour la première fois établi en 2014 un rapport accablant contre le régime nord-coréen, l'accusant de crimes contre l'humanité à grande échelle. Le président de cette commission d'enquête avait comparé les crimes commis par le régime nord-coréen à ceux des nazis, du régime apartheid et des Khmers rouges.&#13;
&#13;
Les informations recueillies depuis par le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme montrent que la situation « s'est même détériorée dans de nombreux cas », avec un contrôle renforcé du gouvernement sur ses citoyens. « Aucune autre population dans le monde n'est soumise à de telles restrictions », conclut le rapport, qui se fonde notamment sur des centaines d'interviews.&#13;
&#13;
Dirigé d'une main de fer depuis sept décennies par la dynastie des Kim, le régime maintient un contrôle très étroit de sa population. « Si la RPDC (République démocratique populaire de Corée, NDLR) poursuit sur sa lancée, la population sera soumise à encore plus de souffrances, de répression brutale et de peur », a averti le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, dans un communiqué.&#13;
&#13;
Le rapport cite des exemples, dont l'utilisation accrue de la peine de mort, des reculs importants en matière de liberté d'expression et d'accès à l'information, avec des peines plus sévères, ou encore l'accroissement de la « surveillance générale » de la population grâce aux progrès technologiques. Le Haut-Commissariat fait aussi état d'une augmentation du travail forcé. Il avait déjà indiqué l'an dernier que, dans certains cas, cela pourrait relever de l'esclavage, un crime contre l'humanité.&#13;
&#13;
Le rapport publié en 2014 par la commission avait déjà documenté le travail forcé parmi d'autres violations généralisées des droits en Corée du Nord, notamment les exécutions, les viols, la torture, la famine délibérée et la détention alors d'entre 80.000 à 120.000 personnes dans un réseau de camps de prisonniers. &#13;
&#13;
Les informations sur les camps de prisonniers politiques sont très limitées mais le suivi effectué par le Haut-Commissariat, y compris avec des images satellite, montre qu'il en existe encore au moins quatre. Et « le sort de centaines de milliers de personnes disparues, y compris des ressortissants étrangers enlevés, reste inconnu », souligne le rapport.</description>
      <content:encoded><![CDATA[La situation générale des droits humains s'est détériorée en Corée du Nord, s'est alarmée l'ONU vendredi dans un rapport qui raconte une décennie « de souffrances, de répression et de peurs accrues ».<br />
<br />
Des juristes mandatés par l'ONU avaient pour la première fois établi en 2014 un rapport accablant contre le régime nord-coréen, l'accusant de crimes contre l'humanité à grande échelle. Le président de cette commission d'enquête avait comparé les crimes commis par le régime nord-coréen à ceux des nazis, du régime apartheid et des Khmers rouges.<br />
<br />
Les informations recueillies depuis par le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme montrent que la situation « s'est même détériorée dans de nombreux cas », avec un contrôle renforcé du gouvernement sur ses citoyens. « Aucune autre population dans le monde n'est soumise à de telles restrictions », conclut le rapport, qui se fonde notamment sur des centaines d'interviews.<br />
<br />
Dirigé d'une main de fer depuis sept décennies par la dynastie des Kim, le régime maintient un contrôle très étroit de sa population. « Si la RPDC (République démocratique populaire de Corée, NDLR) poursuit sur sa lancée, la population sera soumise à encore plus de souffrances, de répression brutale et de peur », a averti le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, dans un communiqué.<br />
<br />
Le rapport cite des exemples, dont l'utilisation accrue de la peine de mort, des reculs importants en matière de liberté d'expression et d'accès à l'information, avec des peines plus sévères, ou encore l'accroissement de la « surveillance générale » de la population grâce aux progrès technologiques. Le Haut-Commissariat fait aussi état d'une augmentation du travail forcé. Il avait déjà indiqué l'an dernier que, dans certains cas, cela pourrait relever de l'esclavage, un crime contre l'humanité.<br />
<br />
Le rapport publié en 2014 par la commission avait déjà documenté le travail forcé parmi d'autres violations généralisées des droits en Corée du Nord, notamment les exécutions, les viols, la torture, la famine délibérée et la détention alors d'entre 80.000 à 120.000 personnes dans un réseau de camps de prisonniers. <br />
<br />
Les informations sur les camps de prisonniers politiques sont très limitées mais le suivi effectué par le Haut-Commissariat, y compris avec des images satellite, montre qu'il en existe encore au moins quatre. Et « le sort de centaines de milliers de personnes disparues, y compris des ressortissants étrangers enlevés, reste inconnu », souligne le rapport.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12462</guid>
      <pubDate>Fri, 12 Sep 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
    <item>
      <title>Corée du Nord : un rapport de l'ONU décrit la souffrance, la répression et la peur</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12463</link>
      <description>La situation générale des droits humains s'est détériorée en République populaire démocratique de Corée (RPDC), s'est alarmé vendredi le Bureau des droits de l'homme de l'ONU dans un rapport qui raconte une décennie « de souffrances, de répression et de peurs accrues ».&#13;
&#13;
Les informations recueillies par le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme (HCDH) montrent que la situation « s'est même détériorée dans de nombreux cas », causant encore plus de souffrances à la population, avec un contrôle renforcé du gouvernement sur ses citoyens.&#13;
&#13;
Les services du Haut-Commissaire Volker Türk continuent ainsi de documenter les violations des droits humains, dont certaines peuvent constituer des crimes internationaux, tandis que l'État ne dispose d'aucune institution ou procédure indépendante pour garantir la reddition des comptes et offrir aux victimes des recours efficaces.&#13;
&#13;
« Aucune autre population dans le monde n'est soumise à de telles restrictions », conclut le rapport, qui se fonde notamment sur des centaines d'interviews.&#13;
&#13;
Le rapport cite ainsi des exemples, dont l'utilisation accrue de la peine de mort, des reculs importants en matière de liberté d'expression et d'accès à l'information, avec des peines plus sévères, ou encore l'accroissement de la « surveillance générale» de la population grâce aux progrès technologiques ».&#13;
&#13;
Exécuté pour avoir regardé des séries télévisées sud-coréennes&#13;
&#13;
Le HCDH indique disposer de « preuves crédibles » sur des personnes exécutées non seulement pour avoir regardé des séries télévisées sud-coréennes, mais aussi pour avoir diffusé, à un certain niveau, des informations et des médias étrangers.&#13;
&#13;
« Nous voyons des personnes être exécutées pour des crimes que nous pourrions qualifier de crimes ordinaires, tels que la possession de drogue, le meurtre, la possession de pornographie, etc (…). Nous constatons également une hausse des exécutions pour des crimes anti-étatiques, qui constituent des crimes politiques », a déploré depuis Séoul, James Heenan, responsable du HCDH pour la Corée du Nord.&#13;
&#13;
«Si la RPDC poursuit sur sa lancée, la population sera soumise à encore plus de souffrances, de répression brutale et de peur », a insisté pour sa part, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, dans un communiqué.&#13;
&#13;
En outre, les camps de prisonniers politiques continuent de fonctionner. Au cours de la dernière décennie, les personnes rapatriées ont été victimes de graves violations des droits humains, notamment de détentions arbitraires, de tortures, de mauvais traitements, de disparitions forcées et de violences sexuelles et sexistes. Beaucoup ont été séparées de leurs enfants.&#13;
&#13;
Institutionnalisation du travail forcé&#13;
&#13;
Les fugitifs qui auraient eu l'intention de se réfugier en République de Corée (Corée du Sud) ont été traités comme s'ils avaient commis des crimes graves contre l'État et ont donc été soumis à des sanctions particulièrement sévères. D'anciens responsables gouvernementaux ont révélé au HCDH que des équipes spéciales d'arrestation avaient été dépêchées pour capturer et rapatrier les fugitifs se trouvant dans d'autres pays.&#13;
&#13;
Les sanctions pour franchissement illégal de la frontière ont été alourdies depuis 2020 ; les suspects qui avaient l'intention de faire défection sont condamnés à une peine minimale de cinq ans de prison.&#13;
&#13;
Le travail forcé s'est profondément institutionnalisé au cours de la dernière décennie, à travers des mobilisations forcées dans le système pénitentiaire, dans l'armée, dans les « brigades de choc », dans les unités de surveillance de quartier et d'autres groupes communautaires, dans le système scolaire et parmi les travailleurs expatriés.&#13;
&#13;
Quelques « améliorations limitées »&#13;
&#13;
Le HCDH a toutefois reçu des informations faisant état de quelques améliorations limitées. Des évadés ont signalé des améliorations nominales dans le traitement des personnes détenues, notamment une légère baisse de la violence des gardiens, les agents des forces de l'ordre semblant mieux connaître les normes relatives au traitement des personnes privées de liberté et à leurs conditions de détention.&#13;
&#13;
Le rapport rappelle aux États membres les efforts qu'ils doivent déployer pour améliorer la situation des droits humains et la nécessité de poursuivre les responsables de crimes internationaux, notamment par le biais d'un renvoi longtemps retardé de la situation à la Cour pénale internationale par le Conseil de sécurité.&#13;
&#13;
« La prise de ces mesures donnerait à la population l'espoir qu'un avenir plus libre, plus égalitaire et plus respectueux des droits est possible », a fait valoir M. Türk. « Les centaines d'entretiens menés au cours de l'élaboration de ce rapport montrent un désir clair et fort de changement, en particulier chez les jeunes ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[La situation générale des droits humains s'est détériorée en République populaire démocratique de Corée (RPDC), s'est alarmé vendredi le Bureau des droits de l'homme de l'ONU dans un rapport qui raconte une décennie « de souffrances, de répression et de peurs accrues ».<br />
<br />
Les informations recueillies par le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme (HCDH) montrent que la situation « s'est même détériorée dans de nombreux cas », causant encore plus de souffrances à la population, avec un contrôle renforcé du gouvernement sur ses citoyens.<br />
<br />
Les services du Haut-Commissaire Volker Türk continuent ainsi de documenter les violations des droits humains, dont certaines peuvent constituer des crimes internationaux, tandis que l'État ne dispose d'aucune institution ou procédure indépendante pour garantir la reddition des comptes et offrir aux victimes des recours efficaces.<br />
<br />
« Aucune autre population dans le monde n'est soumise à de telles restrictions », conclut le rapport, qui se fonde notamment sur des centaines d'interviews.<br />
<br />
Le rapport cite ainsi des exemples, dont l'utilisation accrue de la peine de mort, des reculs importants en matière de liberté d'expression et d'accès à l'information, avec des peines plus sévères, ou encore l'accroissement de la « surveillance générale» de la population grâce aux progrès technologiques ».<br />
<br />
Exécuté pour avoir regardé des séries télévisées sud-coréennes<br />
<br />
Le HCDH indique disposer de « preuves crédibles » sur des personnes exécutées non seulement pour avoir regardé des séries télévisées sud-coréennes, mais aussi pour avoir diffusé, à un certain niveau, des informations et des médias étrangers.<br />
<br />
« Nous voyons des personnes être exécutées pour des crimes que nous pourrions qualifier de crimes ordinaires, tels que la possession de drogue, le meurtre, la possession de pornographie, etc (…). Nous constatons également une hausse des exécutions pour des crimes anti-étatiques, qui constituent des crimes politiques », a déploré depuis Séoul, James Heenan, responsable du HCDH pour la Corée du Nord.<br />
<br />
«Si la RPDC poursuit sur sa lancée, la population sera soumise à encore plus de souffrances, de répression brutale et de peur », a insisté pour sa part, le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, dans un communiqué.<br />
<br />
En outre, les camps de prisonniers politiques continuent de fonctionner. Au cours de la dernière décennie, les personnes rapatriées ont été victimes de graves violations des droits humains, notamment de détentions arbitraires, de tortures, de mauvais traitements, de disparitions forcées et de violences sexuelles et sexistes. Beaucoup ont été séparées de leurs enfants.<br />
<br />
Institutionnalisation du travail forcé<br />
<br />
Les fugitifs qui auraient eu l'intention de se réfugier en République de Corée (Corée du Sud) ont été traités comme s'ils avaient commis des crimes graves contre l'État et ont donc été soumis à des sanctions particulièrement sévères. D'anciens responsables gouvernementaux ont révélé au HCDH que des équipes spéciales d'arrestation avaient été dépêchées pour capturer et rapatrier les fugitifs se trouvant dans d'autres pays.<br />
<br />
Les sanctions pour franchissement illégal de la frontière ont été alourdies depuis 2020 ; les suspects qui avaient l'intention de faire défection sont condamnés à une peine minimale de cinq ans de prison.<br />
<br />
Le travail forcé s'est profondément institutionnalisé au cours de la dernière décennie, à travers des mobilisations forcées dans le système pénitentiaire, dans l'armée, dans les « brigades de choc », dans les unités de surveillance de quartier et d'autres groupes communautaires, dans le système scolaire et parmi les travailleurs expatriés.<br />
<br />
Quelques « améliorations limitées »<br />
<br />
Le HCDH a toutefois reçu des informations faisant état de quelques améliorations limitées. Des évadés ont signalé des améliorations nominales dans le traitement des personnes détenues, notamment une légère baisse de la violence des gardiens, les agents des forces de l'ordre semblant mieux connaître les normes relatives au traitement des personnes privées de liberté et à leurs conditions de détention.<br />
<br />
Le rapport rappelle aux États membres les efforts qu'ils doivent déployer pour améliorer la situation des droits humains et la nécessité de poursuivre les responsables de crimes internationaux, notamment par le biais d'un renvoi longtemps retardé de la situation à la Cour pénale internationale par le Conseil de sécurité.<br />
<br />
« La prise de ces mesures donnerait à la population l'espoir qu'un avenir plus libre, plus égalitaire et plus respectueux des droits est possible », a fait valoir M. Türk. « Les centaines d'entretiens menés au cours de l'élaboration de ce rapport montrent un désir clair et fort de changement, en particulier chez les jeunes ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12463</guid>
      <pubDate>Fri, 12 Sep 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>Exécutions en Iran : l'ONU tire la sonnette d'alarme et réclame un moratoire immédiat</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12447</link>
      <description>Le chef des droits de l'homme de l'ONU a exhorté, lundi, l'Iran à cesser d'appliquer la peine de mort, évoquant une « augmentation inquiétante du nombre d'exécutions », citant un total d'au moins 612 depuis le début de l'année.&#13;
&#13;
« Les informations selon lesquelles plusieurs centaines d'exécutions ont eu lieu en Iran depuis le début de l'année soulignent à quel point la situation est devenue profondément inquiétante ainsi que la nécessité urgente d'un moratoire immédiat sur l'application de la peine de mort dans le pays », a déclaré dans un communiqué, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.&#13;
&#13;
Selon les informations recueillies par le Bureau des droits de l'homme de l'ONU (HCDH), au moins 612 personnes ont été exécutées au cours du premier semestre 2025, plus de deux fois plus qu'à la même période en 2024 (avec 297 exécutions). Aussi, les minorités continuent d'être touchées de manière disproportionnée par les exécutions.&#13;
&#13;
Couloir de la mort&#13;
&#13;
« Il est alarmant de voir des rapports expliquant qu'il y a au moins 48 personnes actuellement dans le couloir de la mort, dont 12 sont considérées comme étant en danger imminent d'exécution », a ajouté M. Türk.&#13;
&#13;
Plus de 40 % des personnes exécutées cette année ont été condamnées pour des infractions liées à la drogue, tandis que d'autres ont été jugées sur la base d'accusations vagues et générales telles que « inimitié envers Dieu » et « corruption sur Terre », souvent utilisées par les autorités pour faire taire les dissidents.&#13;
&#13;
Selon M. Türk, les informations recueillies par l'ONU indiquent que les procédures judiciaires se déroulent souvent à huis clos et ne respectent pas les normes d'un procès équitable.&#13;
&#13;
Projet de loi sur l'espionnage&#13;
&#13;
Cette « hausse inquiétante » du nombre d'exécutions survient alors que le Conseil des gardiens de la Constitution iranien est actuellement en train d'examiner dans sa phase finale un projet de loi sur l'espionnage.&#13;
&#13;
Celui-ci redéfinit la « collaboration avec des États hostiles », passible de la peine de mort, afin d'y inclure des actes tels que la communication en ligne, la collaboration avec des médias étrangers et ce qu'on appelle « l'alignement idéologique ».&#13;
&#13;
Selon le HCDH, ce projet de loi élargit dangereusement le champ d'application de la peine capitale pour espionnage. &#13;
&#13;
« J'appelle à son retrait », a insisté M. Türk, exhortant Téhéran à « se joindre au mouvement mondial en faveur de l'abolition de la peine capitale, en commençant par un moratoire sur toutes les exécutions ».</description>
      <content:encoded><![CDATA[Le chef des droits de l'homme de l'ONU a exhorté, lundi, l'Iran à cesser d'appliquer la peine de mort, évoquant une « augmentation inquiétante du nombre d'exécutions », citant un total d'au moins 612 depuis le début de l'année.<br />
<br />
« Les informations selon lesquelles plusieurs centaines d'exécutions ont eu lieu en Iran depuis le début de l'année soulignent à quel point la situation est devenue profondément inquiétante ainsi que la nécessité urgente d'un moratoire immédiat sur l'application de la peine de mort dans le pays », a déclaré dans un communiqué, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Volker Türk.<br />
<br />
Selon les informations recueillies par le Bureau des droits de l'homme de l'ONU (HCDH), au moins 612 personnes ont été exécutées au cours du premier semestre 2025, plus de deux fois plus qu'à la même période en 2024 (avec 297 exécutions). Aussi, les minorités continuent d'être touchées de manière disproportionnée par les exécutions.<br />
<br />
Couloir de la mort<br />
<br />
« Il est alarmant de voir des rapports expliquant qu'il y a au moins 48 personnes actuellement dans le couloir de la mort, dont 12 sont considérées comme étant en danger imminent d'exécution », a ajouté M. Türk.<br />
<br />
Plus de 40 % des personnes exécutées cette année ont été condamnées pour des infractions liées à la drogue, tandis que d'autres ont été jugées sur la base d'accusations vagues et générales telles que « inimitié envers Dieu » et « corruption sur Terre », souvent utilisées par les autorités pour faire taire les dissidents.<br />
<br />
Selon M. Türk, les informations recueillies par l'ONU indiquent que les procédures judiciaires se déroulent souvent à huis clos et ne respectent pas les normes d'un procès équitable.<br />
<br />
Projet de loi sur l'espionnage<br />
<br />
Cette « hausse inquiétante » du nombre d'exécutions survient alors que le Conseil des gardiens de la Constitution iranien est actuellement en train d'examiner dans sa phase finale un projet de loi sur l'espionnage.<br />
<br />
Celui-ci redéfinit la « collaboration avec des États hostiles », passible de la peine de mort, afin d'y inclure des actes tels que la communication en ligne, la collaboration avec des médias étrangers et ce qu'on appelle « l'alignement idéologique ».<br />
<br />
Selon le HCDH, ce projet de loi élargit dangereusement le champ d'application de la peine capitale pour espionnage. <br />
<br />
« J'appelle à son retrait », a insisté M. Türk, exhortant Téhéran à « se joindre au mouvement mondial en faveur de l'abolition de la peine capitale, en commençant par un moratoire sur toutes les exécutions ».]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12447</guid>
      <pubDate>Mon, 28 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Organisation des Nations Unies</author>
    </item>
    <item>
      <title>L'ONU juge la recrudescence des exécutions en Iran « profondément inquiétante »</title>
      <link>https://www.peinedemort.org/document/12449</link>
      <description>L'ONU a exhorté lundi l'Iran à cesser d'appliquer la peine de mort, évoquant une « augmentation inquiétante du nombre d'exécutions » cette année.&#13;
&#13;
« Les informations selon lesquelles plusieurs centaines d'exécutions ont eu lieu en Iran depuis le début de l'année soulignent à quel point la situation est devenue profondément inquiétante ainsi que la nécessité urgente d'un moratoire immédiat sur l'application de la peine de mort dans le pays », a déclaré Volker Türk, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, dans un communiqué.&#13;
&#13;
Selon les informations recueillies par ses services, au moins 612 personnes auraient été exécutées au cours du premier semestre 2025. Ce chiffre est plus de deux fois supérieur à celui de la même période en 2024 (lorsque les autorités iraniennes auraient procédé à au moins 297 exécutions), indique le communiqué.&#13;
&#13;
« Il est alarmant de voir des rapports indiquant qu'il y a au moins 48 personnes actuellement dans le couloir de la mort, dont 12 sont considérées comme étant en danger imminent d'exécution », a dit M. Türk. Selon lui, les informations recueillies indiquent que les procédures judiciaires se déroulent souvent à huis clos et ne respectent pas les normes d'un procès équitable.&#13;
&#13;
Plus de 40 % des personnes exécutées cette année ont été condamnées pour des délits liés à la drogue, selon ses services, tandis que d'autres ont été jugées sur la base d' »accusations larges et vagues telles que 'l'inimitié envers Dieu' et la 'corruption sur Terre', qui sont souvent utilisées par les autorités pour faire taire les dissidents ». « Au lieu d'accélérer les exécutions, j'exhorte l'Iran à rejoindre le mouvement mondial pour l'abolition de la peine capitale, en commençant par un moratoire sur toutes les exécutions », a insisté M. Türk.&#13;
&#13;
« Pour les crimes les plus graves » dit Téhéran&#13;
&#13;
« La peine de mort est reconnue par les lois nationales de l'Iran pour une série de crimes les plus graves », s'est justifié lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei. Il a estimé que Téhéran « s'efforçait de limiter l'utilisation de cette punition aux seuls crimes les plus graves ».&#13;
&#13;
M. Türk a par ailleurs souligné que les autorités de Téhéran examinaient un projet de loi sur l'espionnage qui redéfinirait la « collaboration avec des États hostiles » (passible de la peine de mort) en l'élargissant à des actes tels que la communication en ligne, la collaboration avec des médias étrangers et « l'alignement idéologique ». « Ce projet de loi élargit dangereusement le champ d'application de la peine capitale pour espionnage et j'appelle à son annulation », a ajouté le responsable de l'ONU. Plusieurs ONG affirment que les autorités iraniennes ont arrêté des centaines de personnes et en ont exécuté des dizaines dans le cadre d'une vague de répression consécutive à la guerre de 12 jours avec Israël, accusant la République islamique d'utiliser la peur pour compenser ses faiblesses révélées par le conflit.&#13;
&#13;
L'Iran se classe au deuxième rang mondial du nombre d'exécutions, après la Chine, selon des groupes de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International. En Iran, les exécutions se font généralement par pendaison à l'aube.&#13;
&#13;
L'appel de M. Türk intervient au lendemain de l'exécution par l'Iran de deux hommes, reconnus coupables d'avoir mené des opérations armées pour l'Organisation des moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI), un groupe d'opposition en exil. « Cette brutalité ne fait qu'intensifier l'indignation du peuple iranien et renforce la détermination de la jeunesse courageuse de l'Iran à mettre fin à cette tyrannie théocratique », a déclaré sur X la dirigeante de l'OMPI, Maryam Radjavi.</description>
      <content:encoded><![CDATA[L'ONU a exhorté lundi l'Iran à cesser d'appliquer la peine de mort, évoquant une « augmentation inquiétante du nombre d'exécutions » cette année.<br />
<br />
« Les informations selon lesquelles plusieurs centaines d'exécutions ont eu lieu en Iran depuis le début de l'année soulignent à quel point la situation est devenue profondément inquiétante ainsi que la nécessité urgente d'un moratoire immédiat sur l'application de la peine de mort dans le pays », a déclaré Volker Türk, le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme, dans un communiqué.<br />
<br />
Selon les informations recueillies par ses services, au moins 612 personnes auraient été exécutées au cours du premier semestre 2025. Ce chiffre est plus de deux fois supérieur à celui de la même période en 2024 (lorsque les autorités iraniennes auraient procédé à au moins 297 exécutions), indique le communiqué.<br />
<br />
« Il est alarmant de voir des rapports indiquant qu'il y a au moins 48 personnes actuellement dans le couloir de la mort, dont 12 sont considérées comme étant en danger imminent d'exécution », a dit M. Türk. Selon lui, les informations recueillies indiquent que les procédures judiciaires se déroulent souvent à huis clos et ne respectent pas les normes d'un procès équitable.<br />
<br />
Plus de 40 % des personnes exécutées cette année ont été condamnées pour des délits liés à la drogue, selon ses services, tandis que d'autres ont été jugées sur la base d' »accusations larges et vagues telles que 'l'inimitié envers Dieu' et la 'corruption sur Terre', qui sont souvent utilisées par les autorités pour faire taire les dissidents ». « Au lieu d'accélérer les exécutions, j'exhorte l'Iran à rejoindre le mouvement mondial pour l'abolition de la peine capitale, en commençant par un moratoire sur toutes les exécutions », a insisté M. Türk.<br />
<br />
« Pour les crimes les plus graves » dit Téhéran<br />
<br />
« La peine de mort est reconnue par les lois nationales de l'Iran pour une série de crimes les plus graves », s'est justifié lundi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei. Il a estimé que Téhéran « s'efforçait de limiter l'utilisation de cette punition aux seuls crimes les plus graves ».<br />
<br />
M. Türk a par ailleurs souligné que les autorités de Téhéran examinaient un projet de loi sur l'espionnage qui redéfinirait la « collaboration avec des États hostiles » (passible de la peine de mort) en l'élargissant à des actes tels que la communication en ligne, la collaboration avec des médias étrangers et « l'alignement idéologique ». « Ce projet de loi élargit dangereusement le champ d'application de la peine capitale pour espionnage et j'appelle à son annulation », a ajouté le responsable de l'ONU. Plusieurs ONG affirment que les autorités iraniennes ont arrêté des centaines de personnes et en ont exécuté des dizaines dans le cadre d'une vague de répression consécutive à la guerre de 12 jours avec Israël, accusant la République islamique d'utiliser la peur pour compenser ses faiblesses révélées par le conflit.<br />
<br />
L'Iran se classe au deuxième rang mondial du nombre d'exécutions, après la Chine, selon des groupes de défense des droits de l'homme, dont Amnesty International. En Iran, les exécutions se font généralement par pendaison à l'aube.<br />
<br />
L'appel de M. Türk intervient au lendemain de l'exécution par l'Iran de deux hommes, reconnus coupables d'avoir mené des opérations armées pour l'Organisation des moudjahidines du peuple d'Iran (OMPI), un groupe d'opposition en exil. « Cette brutalité ne fait qu'intensifier l'indignation du peuple iranien et renforce la détermination de la jeunesse courageuse de l'Iran à mettre fin à cette tyrannie théocratique », a déclaré sur X la dirigeante de l'OMPI, Maryam Radjavi.]]></content:encoded>
      <guid>https://www.peinedemort.org/document/12449</guid>
      <pubDate>Mon, 28 Jul 2025 00:00:00 +0000</pubDate>
      <author>Agence mondiale d'information - AFP</author>
    </item>
  </channel>
</rss>
